Entrez dans la grande bibliothèque d'Hypnoweb. De très nombreuses fanfics vous attendent. Bonne lecture ! - Inscris-toi gratuitement et surfe sans pub !
Série : Veronica Mars
Création : 02.08.2008 à 23h51
Auteur : lolia
Statut : Terminée
« Fic individuelle » lolia
Cette fanfic compte déjà 70 paragraphes
« Ce n’est pas la chute qui compte, c’est l’atterrissage. »
- Je peux savoir pourquoi nous sommes ici ?
- Tu peux arrêter de te plaindre Celeste ? On se pose tous la question !
- Oui mais enfin ! On reçoit tous un mot insolite qui nous demande d’aller au bureau un dimanche après midi, et on y va ? C’est complètement ridicule Jack !
Dans la fameuse salle de conférence, les Kane et leur homme de main, Clarence Wiedman, les deux Echolls, les Casablancas, et Weevil étaient réunis. Un lourd malaise régnait dans la salle.
Tout à coup, les portes baillantes s’ouvrirent et la petite tête blonde de Veronica fit son entrée. Se tenant derrière elle, le sheriff Lamb et deux de ses acolytes, la suivaient.
- Vous ne m’avez pas trop attendu j’espère ?
- A peine Veronica, lui sourit Weevil.
Céleste Kane qui commençait à virer au rouge, prit la parole :
- Je peux savoir ce que nous faisons ici ? C’est toi qui nous as fait venir Veronica ? Tu te prends pour qui ? On te trouve du travail et toi…
- Céleste, ne soyez pas si pressée, la coupa Veronica avec un grand sourire.
Si derrière moi vous pouvez voir le sheriff c’est que quelqu’un va être arrêté ! dit -elle en pointant son doigt en l’air.
Car oui, messieurs dames, dans cette pièce, se trouve le meurtrier de Lilly.
Aussitôt, les différents protagonistes se dévisagèrent les uns les autres.
- Dites-moi, vous n’allez pas trouver ça abusé si je joue la narratrice ? J’adore faire dans le mélodrame.
Logan esquissa un sourire en coin. Leurs regards se croisèrent et Veronica détourna la tête.
- Et tu nous as tous réunis ici pour ça ? l’interrogea Weevil. Dis donc Mars, tu ne te prendrais pas pour un certain Hercule Poirot ?
- Tout à fait Mademoiselle Lemon, lui répondit-elle en souriant.
- C’est inacceptable, Veronica ! Je crois que tu ne te rends pas compte de ce que tu es en train de faire ! Et vous aussi Monsieur Lamb ! Vous ne vous souvenez donc pas qui vous a permis d’avoir ce titre de sheriff ?
- Monsieur Kane, on se calme… Je ne vais pas faire durer le suspense plus longtemps. Si vous êtes ici, c’est que vous ou nous, tout dépend comme on l’entend, avons tous un rapport avec la mort de Lilly.
Alors, attention sensation ! … Elle se racla la gorge.
Il paraît évident que le jour où je me suis présentée au poste de responsable des ressources humaines, mon unique but était de trouver le meurtrier de Lilly. J’ai d’ailleurs appris par la suite que vous m’aviez engagée dans cette intention…
Celeste Kane jeta un regard foudroyant à son mari.
- Tu lui as dit ? Jack, nous avions pourtant convenu de taire ce point-là !
- Si vous permettez, Madame Kane, je vais poursuivre.
Tout en parlant Veronica faisait le tour de la salle et les observait un à un.
- J’ai donc été embauchée. Au départ, je n’avais pas grand-chose sous la main. Mais j’avais le plus important : vos alibis. Qui, d’ailleurs, n’étaient pas bien clairs.
À commencer par vous Madame Kane ! Vous êtes allée à cette soirée chez les Sinclair et personne ne vous y a vue. Je me suis donc imaginée ce qui aurait pu se passer, quel aurait pu être votre mobile. Il est vrai que vous et Lilly n’aviez pas des rapports des plus fusionnels et vous lui aviez toujours reproché d’avoir pris votre place dans le cœur de votre mari. De plus, vous auriez très bien pu filer en douce de la soirée et en finir, enfin, avec votre jalousie maladive.
- Veronica, si tu insinues que…
- Heureusement pour vous, je suis très maligne. Et il ne m’a pas fallu chercher longtemps pour savoir qu’en réalité, vous et ce cher Richard Casablancas, aviez fricoté toute la soirée dans une des pièces des Sinclair.
La fameuse soirée où votre mari ne s’est jamais rendu. Comment j’ai su pour Richard ? C’est ce que vous vous demandez n’est –ce pas ?
Flash Back 1 -
Lorsqu’elle sortit, elle se trouvait en face du bureau de Celeste Kane. La porte était entrouverte et la jeune fille comprit que Celeste était au téléphone. Elle réussit à entendre une ébauche de la discussion :
- Oui moi aussi je pense à toi…Mais tu crois que c’est facile pour moi ? Mais je ne peux pas le quitter. Je deviendrais la paria de Neptune. … Non mais tu nous imagines, nous pavanant bras dessus bras dessous… Ecoute R…
Celeste s’arrêta net face à Veronica et claqua la porte.
Fin du Flash Back 1-
- C’est à ce moment-là que j’ai su que vous aviez un amant. Manquait plus qu’à savoir qui ? Et là, la tâche s’est avérée être plutôt facile.
Flash Back 2-
Veronica allait sortir du NGH, lorsqu’une idée lui traversa la tête...
Se dirigeant vers l’accueil, et prenant sa voix la plus langoureuse, elle interpella un des réceptionnistes…
- Bonjour, je suis la nouvelle représentante de votre banque. Je viens faire le relevé mensuel des clients.
- Mais… On ne m’a pas prévenu.
- Oh mais c’est très dommage ça. Surtout qu’il va falloir que vous payiez des frais supplémentaires… et…
Regardant l’homme langoureusement, elle fit battre ses cils, tandis que le visage du réceptionniste commençait à se décomposer. Elle s’approcha de lui et murmura :
- Pour vous et votre charmant sourire, j’accepterai peut-être de faire une entorse.
- Euh… Oui ce serait très gentil madame…
- Summers. Lui sourit-elle. Joyce Summers.
Fin du Flash Back 2.
- Une fois les listes des clients du Neptune Grand Hotel en main, il ne m’a pas fallu beaucoup de réflexion pour voir que Monsieur Casablancas et vous, vous vous retrouviez régulièrement pour … Enfin… Disons…
- Je crois que nous avons compris Veronica, la coupa Lamb.
- Tu me trompes ? s’exclama Jake Kane qui jusque là n’avait rien dit. Avec cet abruti de Richard Casablancas !
- N’insultez pas mon père ! réagit Dick d’un ton menaçant.
- Euh … Si vous me laissiez continuer ? demanda Veronica. Je sais que tout le monde ici se demande qui est le meurtrier de Lilly. Et ce n’est pas vous qui me direz le contraire Monsieur Kane ! Tenez, d’ailleurs, mes soupçons se sont portés aussi sur vous.
Mais comme vous me l’avez révélé il y a quelques jours, vous étiez auprès d’Aaron Echolls à ce moment là. Vous veniez de le surprendre faisant l’amour à votre fille n’est-ce pas ?
Les poings serrés, Logan regardait son père.
- Tu as tué maman ! lui ragea-t-il.
Aaron baissa les yeux, puis, s’adressant à son fils :
- Logan je suis désolé. Mais ta mère s’est tué toute seule…
- C’est faux ! Veronica m’a tout dit ! Je sais ce que tu comptais faire avec cette débauchée de Lilly Kane.
- Je t’interdis de parler comme ça de ma fille ! cria Jake en se levant et pointant un doigt menaçant sur Logan.
Veronica se racla à nouveau la gorge.
- Je peux continuer ? Car, saviez-vous Monsieur Kane, que si mes soupçons se sont longtemps portés sur vous c’est grâce à l’ « effacé ». Oh ! Oh ! Mais qui est l’ « effacé » ? Monsieur et Madame Kane, une idée ? Qui est cette personne qui, depuis mon arrivée, ne fait que m’envoyer des e-mails avec de nombreux articles de journaux ?
La tension était à son comble. Devant le silence de la salle, Veronica continua :
- Ha ! ha ! Qui m’a envoyé tous ces e-mails vous accusant, vous et votre femme d’être impliqués dans les trafics de drogues de Neptune ? Hein ? Qui donc m’a apporté la preuve que c’est vous, Monsieur et Madame Kane, qui êtes responsables du départ de ma mère ?!
- Qu’est-ce que c’est que ces élucubrations ! s’énerva Celeste.
- Veronica, fais attention à ce que tu dis… Continua Jake.
- Oui, c’est vrai que je devrais avoir peur : le sheriff est ici! fit-elle en faisant mine de frémir. Mais je sais que vous voulez quand même savoir. Après tout, tout le monde veut savoir.
Elle sortit son portable, leur fit un grand sourire, et composa un numéro.
- C’est bon… Oui tu peux venir… Nous t’attendons !
Quelques instants plus tard, Duncan poussait la porte de la salle de conférence.
- Mesdames et Messieurs je vous présente l’ « effacé », s’exclama Veronica en accompagnant sa réplique d’un geste grandiloquent.
- Duncan ! s’exclama Dick, heureux de revoir son ami « disparu ».
- Duncan, mumura Celeste.
- Nous t’avions demandé de te faire discret quelques temps Duncan, renchérit Jake.
- Duncan, chéri, tu devais rester caché.
- Mais caché de quoi ? S’énerva Duncan. De ce que je suis ?
- Chéri tu sais bien que ta santé…
- Maman arrête ! Ma santé ? Je suis malade et alors ? Vous aviez trop honte de moi ? Trop honte d’un fils « fou » !
- Je ne voudrais pas couper court à ces chaleureuses retrouvailles, enchaîna Veronica, mais j’ai une enquête à élucider ! Donc, Duncan, si tu veux bien prendre place, dit-elle en lui indiquant un fauteuil vide.
Les regards fusaient dans la salle. Jake regardait Celeste, tandis que cette dernière semblait vaciller entre rage et désespoir, fixant son dernier enfant prendre place. Aaron Echolls n’arrêtait pas de gesticuler sur sa chaise, baissant la tête pour éviter le regard de Logan pendant que, Dick, Beaver et Weevil observaient le tout. Clarence Wiedman, quant à lui, restait impassible.
- Bon, reprenons. Monsieur et Madame Kane, n’êtes pas les coupables de ce meurtre, mais « seulement » les plus gros trafiquants du pays et avec l’aide de notre bien aimé sheriff !
Aaron Echolls, quant à vous, votre alibi semble tenir la route. Néanmoins, rien ne vous empêchait de faire tuer Lilly pour qu’elle se taise. Mais je ne pense pas. Vous sembliez tellement désemparé le jour où je vous ai accusé. Et puis… Lilly avait le bon œil. Et, d’après ses lettres, il semblerait qu’elle vous appréciait beaucoup. Je dois même reconnaître qu’elle vous aimait.
- Les lettres ? demanda Aaron intrigué.
Se tournant vers Lamb et faisant la moue Veronica enchaîna :
- Ah oui, Sheriff Lamb, ô très grand sheriff corrompu, je dois vous informer que je vous ai soufflé des preuves.
- Soufflé ? s’enquit le sheriff d’un air sévère qui le rendait si ridicule.
- Oui… ou emprunté comme vous voudrez. Bref, oui Monsieur Echolls, des lettres. Mais j’y reviendrai tout à l’heure. Ne gâchons pas le suspense… Car je vous rappelle qu’il reste encore des suspects dans cette salle. Dont un, qui a été l’un des amants de Lilly.
Weevil, blêmit.
- Eh oui Weevil, je me suis penchée sur ton cas. Ne vois pas ça d’un mauvais œil mais, vois-tu, un ancien truand qui couchait avec ma meilleure amie, nos rapports aussi amicaux soient-il, ne m’inspiraient pas non plus un grand réconfort. Mes doutes se sont encore plus confirmés le jour où ma voiture a brûlé. Ce soir-là, c’est bizarrement toi qui m’as retrouvée.
- Veronica je n’ai pas tué Lilly.
- Je sais. Mais tu as quand même fait brûler ma voiture n’est-ce pas ? Pourquoi ? Pour me protéger ! Et oui ! Tu me l’as dit toi-même lors de notre première rencontre.
Flash Back 3 –
Repartie dans ses spéculations elle ne remarqua pas la personne qui se tenait face à elle.
- Veronica Mars en personne. J’avais entendu parler d’une petite blonde, mais je n’y croyais pas.
- Eli Navarro. Quelle surprise ! Tu travailles ici ?
- Ne fait pas l’innocente Mars, je sais pourquoi tu es ici et ce que tu veux.
- Ah oui, et qu’est-ce que je veux ?
- Savoir…
Accoudé sur l’embrasure de la porte, Elie Navarro, ex chef de gang, fixait Veronica.
- Tu sais, j’aimais Lilly.
- Ce qui veut dire ?
- Que tu peux me rayer de ta liste.
- Wouhaou un de moins, il suffit quoi ? Que je dise Next pour voir qui sera le prochain à éliminer ?
- Ici tout le monde a un secret. Et Lilly en avait. De supers secrets comme elle disait !
Fais attention à toi Veronica Mars, les propriétaires des secrets veulent les garder… Et ils sont près à tout pour ça.
Fin Flash Back 3-
- Et oui Eli, tu t’es vendu avant même de commettre ton larcin. Tu savais pourquoi j’étais là et ce que je voulais. Tu savais aussi dans quoi étaient mêlés les Kanes et que je risquais de le découvrir. Tu avais peur qu’ils s’en prennent à moi.
- Mais tu es aussi têtue que Lilly, lui répondit-il en baissant la tête. J’ai bien compris que tu n’abandonnerais pas.
- Et tu m’as même trouvé une nouvelle voiture lui sourit-elle. Ce que je me demande c’est comment tu t’y es pris.
- En fin de journée, je me suis caché dans le parking et j’ai attendu que tu y descendes. Lorsque je t’ai vu pousser la porte, j’ai enflammé un torchon imbibé d’essence et l’ai jeté sur ta Saturne. Je voulais te faire peur. Que tu arrêtes.
- Ah le petit escroc, sourit-elle. Merci. Je crois bien que c’est ce que je dois de te dire. Après tout, tu m’as trouvé une nouvelle voiture… Et puis, pour le meurtre de Lilly, tu as un alibi béton ! N’est-ce pas Weevil ? Tu étais avec le sheriff, ce soir-là. N’est-ce pas sheriff ? Vous étiez en train de rompre votre contrat de collaboration.
- Veronica s’il te plait, rétorqua Lamb.
- Ne râlez pas sheriff, du coup ça vous fait un alibi pour vous aussi après tout. Bref, il nous reste quand même quelques suspects dans cette salle !
Tout le monde regardait les 5 restants : Logan, Dick, Duncan, Beaver et Clarence Wiedman.
- Je sais de source sûre que ce n’est ni Duncan, ni Dick, ni Logan. Duncan me l’a dit, le soir de nos retrouvailles.
Flash back 4
- Ce soir-là j’étais dans un bar avec Logan et Dick. Nous… Nous avions rendez-vous avec trois belles plantes… Mon père m’a appelé mais je n’ai rien entendu. Ce n’est que vers minuit que j’ai vu son message.
Fin du Flash Back. 4
- Et en bonne détective que je suis, j’ai vérifié ! Vous étiez bien dans un bar accompagnés de trois demoiselles. Ce bar s’appelle le Neptune Moon. Le patron du bar se souvient très bien de vous, car il t’a vu à la télé Duncan. Après la mort de Lilly. Il m’a même dit être resté « sous le choc. »
Veronica prit son inspiration. La mort de Lilly, le tourbillon. Non !
- Il nous reste donc le coupable.
A ces mots, tous les regards parurent intrigués : il restait deux personnes, Clarence Wiedman et Cassidy Casablancas.
- Clarence ?! faillit s’étrangler Jake.
- On se calme Monsieur Kane, poursuivit Veronica. Votre intelligence, s’est égarée en cours de route, car si vous réfléchissez bien, je n’ai envoyé aucune lettre à Clarence, c’est vous qui l’avez convié.
Elle se tourna alors vers Beaver, le regard accusateur :
- C’est donc toi Cassidy.
- Voyons Veronica, quel était mon intérêt ? lui sourit Cassidy, resté très calme depuis le début.
- C’est justement ce qui m’a causé le plus problème. Jusqu’aux fameuses lettres… Car je dois dire que mes soupçons se sont très vite tournés vers toi. Au début tu ne faisais pas partie de ma liste de suspects, jusqu’à ce que je réussisse à me procurer la liste des entrées et sorties du personnel et que je découvre vos fameuses parties de poker. Puis il y eu les lettres. Sur celles-ci Lilly faisait allusion à Lui qu’elle aimait et qui la persécutait. Mais en les relisant, j’ai remarqué qu’elle y mettait une nuance.
Le « Lui » était celui qu’elle aimait donc Aaron. Tandis que le « lui » était celui qui la persécutait, donc, un inconnu à mes yeux, le meurtrier.
Flash Back 5 : Lettre N°1 de Lilly
« Le temps passe et ne se ressemble pas.
Demain matin, je parlerai à Vero. Je lui dirai à quel point il me terrifie. Il a jeté son dévolu sur moi avant même que j’ai eu le temps de dire ouf. Quelle galère ma pauvre Lilly…
A trop jouer avec le feu je suis en train de me brûler les ailes. Chaque jour je passe devant lui et je sais que sous son pantalon le ton monte.
Je n’ai pas peur de lui mais peur de moi. Qu’est-ce que j’ai fait… Je ne suis qu’une pute aguicheuse depuis mon plus jeune âge.
Les choses paraissent tellement si simples.
Mais après le beau soleil vient la tempête et je sens que je suis juste au début de l’orage.
Demain, j’en parle à V, elle saura quoi faire.
Quelque chose de raisonnable. Pas comme moi.
Il faut qu’il s’éloigne. Il faut que je m’éloigne de moi. De ce que j’ai voulu toujours être. Il n’y aura plus que Lui, moi et V désormais.
Je joue avec mon corps comme les chirurgiens jouent avec leur scalpel.
D’ailleurs c’est l’heure du docteur Troy… Veronica m’attend.
Demain j‘en parle à V. De tout. Tout et Tout. »
Fin du Flash Back 5
-Je me suis donc mise à la recherche de ce « lui ».
Celui dont Lilly m’a parlé le jour de sa mort :
Flash Back 6
Veronica est assise à la terrasse d’un café. Elle s’impatiente sur sa chaise et gesticule comme un ver. Son téléphone se met à sonner.
- Lilly ?
- …
- Lilly ? Qu’est-ce que tu fiches ?! On avait rendez-vous il y a déjà une demi-heure ?
- Veronica…
- Lilly ? Tout va bien ?
- Il m’a eue Veronica… Bip bip bip.
Fin du Flash Back 6
- Il paraissait évident que « lui/il » était entré dans la pièce après le départ d’Aaron et Jake. Mais comment avait-il su que Lilly était seule ? Et là, c’est Dick qui m’a mis sur la voie :
Flash Back 7
« Il appuya sur un nouveau bouton et Veronica se vit sur l’écran :
Vidéo :
- Bonjour … hummm… je suis … Madame E.T. Euh… j’ai rendez-vous avec Monsieur Spielberg, grimaça-t-elle.
La réceptionniste leva la tête et lui sourit.
- Chambre 1412….
Fin vidéo.
Dick n’en pouvait plus de rire.
- Comment vous avez fait pour avoir accès à ces images ?
- Euh… mon frère est informaticien je te rappelle… Et moi…
- Veronica ?... »
Fin du Flash Back 7.
-Et oui ! continua la jolie blonde. Celui qui a tué Lilly l’observait en vidéo !
Beaver observa Dick et, les dents serrées, il lui dit :
- Dick, tu as toujours été un imbécile…
- Oh mais détrompe-toi, enchaîna Veronica. Tu t’es vendu tout seul ! Et ce vendredi même, à la soirée poker ! Ce soir-là, j’ai appris par tes convives que tous, vous buviez comme des assoiffés à toutes vos soirées. J’ai aussi appris que tu ne jouais pas. Intéressant n’est-ce pas ? Tu pouvais donc prétendre à tout moment être saoul et aller aux toilettes.
- Et comment j’aurais soi-disant su que Lilly était seule ? ricana-t-il.
- Sur ton écran de contrôle mon cher Beaver.
- Mon nom est Cassidy, articula-t-il lentement, le regard noir.
- Si tu veux, lui sourit-elle.
Pardon alors, Cassidy… Ce soir-là pendant que tu échangeais des regards langoureux avec mon amie Mac, j’ai, moi, jeté un regard sur ton écran. Il fallait que je confirme mes doutes ! Et qu’est-ce que j’y ai vu ? Oh mais oui c’est ça ! Les vidéos de surveillance de Kane’s Software ! C’est fou!
- Et qu’est-ce qui te fait dire que je suis allé voir Lilly?
- À la soirée du club. Ce soir-là, un de tes amis t’a trahi. Il n’avait pas beaucoup de souvenir de cette soirée à part que tu étais saoul et que tu avais passé, comme souvent d’ailleurs, du temps aux toilettes. D’ailleurs ce soir-là j’ai appris que tu connaissais Piz. Un lien ?
Beaver, les poings serrés, tentait désormais de contenir sa colère.
Fixant Aaron Echolls, il se mit à lui vociférer dessus :
- Vous me l’avez volée ! Ma Lilly ! Vous l’avez abandonnée et elle n’a pas voulu de moi. Tu veux vraiment savoir ce qui s’est passé Veronica ? Vous voulez vraiment savoir ?
Ce soir-là, nous organisions un tournoi. Et pendant que mes stupides collègues jouaient au poker, je l’observais. Elle était belle, si belle. Elle portait un joli chemisier et une jupe qui dévoilait ses jambes. Elle était excitante. Et puis ce salaud d’Aaron Echolls est arrivé. Et il l’a touché, il lui a fait l’amour. J’avais envie de vomir. Puis Jake les a surpris. Et ils sont partis. Ils l’ont laissée seule. La pauvre, elle pleurait ! Alors je suis allé la voir…
Flash Back –
Lilly est assise par terre, le dos contre son bureau.
- Lilly…
Elle pleure et n’entend pas la voix chuchotante qui vient d’entrer.
- Lilly…
Elle n’entend toujours rien. La voix s’approche de plus en plus. C’est Cassidy. Il se tient à quelques centimètres d’elle, il lui tend la main et lui dit :
- Lilly ne t’inquiète pas, ça va aller, je suis là.
Lilly, relève la tête, elle le voit. Elle est effrayée. C’est lui qui n’arrête pas de la regarder, de la suivre partout où elle va. En réunion, à la machine à café… Il est toujours là… lui.
Elle recule vivement :
- Ne me touche pas ! Qu’est-ce que tu fais ici ?
- C’est moi. Cassidy. Lilly, n’aie pas peur, je suis là.
- Je sais qui tu es ! lui crie-t-elle. Arrête de me suivre tu veux, ça me fait flipper.
- Mais Lilly, je t’aime, lui répond-il blessé.
- Comment tu peux m’aimer, on ne se parle jamais !
- Je t’aime Lilly.
Cassidy s’approche, il pose sa main sur l’épaule de Lilly.
- Ne me touche pas ! lui crie-t-elle.
- Mais Lilly je t’aime ! On est fait pour être ensemble ! Viens avec moi tu verras, lui dit-il tout en l’attrapant par les deux épaules.
- Ne me touche pas je t’ai dit !
Il la serre de plus en plus fort. Elle tente de se relever, mais il l’en empêche. Il la maintient entre ses mains. « Ses épaules sont si douces » pense-t-il.
Elle se débat, il s’approche et l’embrasse de force.
Elle le gifle.
La colère l’envahit, puis l’angoisse.
« Pourquoi elle ne veut pas de lui ? Pourquoi elle préfère cet Aaron qui la fait souffrir ? »
Il l’aime, elle le hait.
Elle tente à nouveau de se lever. Il la maintient désormais par les poignets. Elle crie.
« Il ne faut pas qu’elle crie » pense-t-il.
Alors il lui met la main sur la bouche, elle continue à se débattre. Il faut qu’il l’arrête.
« Elle m’aime, c’est juste qu’elle ne le sait pas encore. »
Elle arrive à se relever, il la tient par le chemisier. Celui-ci cède et se déchire. Elle attrape son portable sur la table. Elle trébuche, s’entremêlant les pieds dans ses talons. Il se jette sur elle et dans élan de rage et de folie, il pause ses deux mains sur son cou. Elle compose un numéro…
Elle tente de parler :
- Veronica… Il m’a eue… Veronica….
Et il serre. Il serre. Elle lâche le portable.
Elle devient rouge, des bruits d’étranglements sortent de sa bouche.
Elle bouge. Beaucoup, un peu, pas du tout.
Ses yeux sont révulsés et son corps est inerte.
- Lilly… Lilly ?
Elle est morte.
C’est un cauchemar. Il pleure.
Vite il faut qu’il fasse disparaître les vidéos.
Cassidy Casablancas vient de tuer Lilly Kane.
Fin du Flash Back.
Les larmes coulaient sur le visage du jeune Casablancas. Toute l’assemblée était stupéfaite.
Veronica, le regard empli de haine fixait le jeune Cassidy. Ses mains tremblaient, tandis qu’elle sentait ses tempes vibrer aux battements de son cœur.
- Beaver, qu’est-ce que tu as fait ? demanda Dick d’un ton des plus sérieux et inquiet.
- Tu as tué ma fille! rugit Jake Kane.
Il se tenait debout face à Beaver près à lui bondir dessus. Mais il fut moins rapide que Duncan, qui se rua sur Beaver et le plaqua au sol.
Les hommes de Lamb se précipitèrent sur eux, les séparèrent et menottèrent Cassidy.
- J’aimais Lilly ! hurlait-il. Et j’étais le seul !
Puis pointant son doigt sur Veronica :
- On se reverra Veronica Mars !
- Oui au procès si tu ne meures pas avant, articula-t-elle, le ton acide, en ne le lâchant pas du regard.
Puis se ressaisissant :
- Attendez ! Tu ne m’as pas répondu Cassidy. Pourquoi Piz ?
Tout en pleurant, il entra dans un éclat de rire, laissant apparaître toutes les veines de son visage :
- Arrête de toujours tout ramener à toi Veronica Mars. Piz est un gentil garçon… Mais lui, il ne sait pas reconnaître les filles biens.
Les deux hommes du shérif attirèrent Cassidy vers eux et rejoignirent la porte tandis que Lamb leur emboîtait le pas…
- Sheriff Lamb ! Vous n’allez pas partir si vite ! le héla Veronica.
Arquant le sourcil, le sheriff s’arrêta net et fit un demi-tour sur lui-même.
- Pourquoi ? Tu comptes m’arrêter ? lui répondit-il sournoisement.
- Moi non, mais les plus hautes autorités oui quand elles entendront ça !
Elle sortit de sa poche un petit dictaphone, le rembobina et fit écouter à l’assemblée : elle avait tout enregistré...
- Oh, et ne croyez pas pouvoir effacer la bande… continua-t-elle tout en déboutonnant le premier bouton de son chemisier.Vous voyez ceci ? C’est un micro, et ma chère amie Mac, une Dumbledore de l’informatique, a tout enregistré et envoyé au FBI… Alors bon séjour en prison ! Il y aura de la place pour vous quatre, continua-t-elle en fixant Lamb, les Kane et Clarence Wiedman .
Elle leur fit un clin d’œil, se retourna vers Duncan qui lui murmura un « merci ». Et, l’air satisfait, elle quitta les lieux. Comme elle était venue.
Logan se leva vivement et lui emboîta le pas. Et lorsqu’elle passa la porte :
- Veronica… Je voulais te dire. Cette soirée… Au lycée… Il… Il ne s’était rien passé.
Veronica le fixait, silencieuse. Elle lui sourit.
- Tu es une grande dame Veronica Mars.
Ils se regardèrent. Les yeux dans les yeux. Ils n’étaient pas aussi proche que la dernière fois et pourtant elle sentait son souffle chaud…
- Veronica ?
- Piz ! S’exclama-t-elle en faisant volte face à son amant.
Il lui souffla un baiser.
- Ton père m’a dit où te trouver.
- Euh… Piz, je te présente…
Elle se retourna en direction de Logan mais il avait disparu.
- Ton père m’a dit de venir te chercher, que tu aurais besoin de réconfort et comme il était sur une enquête…
- - Mon père est plein de bonnes idées !...
Lorsqu’elle poussa la porte de la résidence Mars, Veronica était épuisée. Elle ferma ses yeux un instant, inspira profondément…
Elle se trouvait devant la porte d’entrée de l’appartement de son père. Au fond du couloir, ses bagages s’entassaient, annonçant son retour dans le cocon.
Elle posa ses clés sur le comptoir. Un objet attira son regard et la sortit de ses pensées.
C’était une enveloppe signée de son père.
« Veronica ».
Elle l’ouvrit.
Deux places d’avion pour un séjour aux Bahamas, joint d’un mot.
« Tu peux souffler ma chérie. On va la retrouver. Toi et moi.
Papa »
Elle sourit.
‘’- Regarde comme il fait beau. Nous sommes bien ici n’est-ce pas ?
- Oh que oui Vero.
- C’est si bon d’être ensemble.
- Donne- moi ta main…
Veronica et Lilly sont allongées dans un champ. Une lumière profondément douce les éclaire. Elles regardent le ciel. Il n’est pas bleu. Il est teinté de rose, de jaune, d’orange et par endroits même de vert.
- Que je te donne ma main ?
- Oui donne-moi ta main V.
Veronica tend sa main vers son amie. Mais ne l’atteint pas. Veronica se sent aspirée par le sol.
- Veronica qu’est-ce que tu fais ?
L’orage commence à tonner. Le ciel se métamorphose en un épais magma grisonnant. Veronica s’enfonce. Son amie la regarde partir en lui tendant la main.
- Veronica ne me laisse pas ! hurle-t-elle. Ne me laisse pas encore !
- Lilly !
Le tourbillon. Il est là, il revient, Veronica tourne et retourne, Lilly s’éloigne encore et encore.
- Lilly.
Leurs mains se joignent. Enfin. Lilly attrape Veronica et la soulève.
Il est parti. Le tourbillon. Enfin.
Le Andamania a atterri.
- Merci Lilly.
- Je ne te laisserai jamais.
L’orage se dissipe peu à peu. Les rayons rougeoyants du soleil leur caressent la peau.
Elles se regardent les yeux dans les yeux. Lilly sourit, paisiblement.
Veronica lui répond par ce même sourire.
Elles se prennent dans les bras.
- Je t’aime Veronica.
- Je t’aime Lilly’’
Ses yeux s’ouvrirent.
Pas un sursaut. Pas un tremblement. Plus de boule au fond de son ventre. Elle était bien. Enfin.
Un sourire se dessina sur ses lèvres. Un vrai sourire. L’apaisement. La fin.
Les coups contre sa porte, ceux qui l’avaient tirée des bras de Morphée se répétèrent. Trois coups bien distincts. Elle se leva et alla ouvrir la porte.
- J’espérais que ce soit toi.
FIN
