HypnoFanfics

Le prix du silence

Série : Veronica Mars
Création : 06.09.2008 à 12h30
Auteur : mulderbuz 
Statut : Terminée

« Fic individuelle écrite à plusieurs mains. Merci de nous laisser vos impressions. » mulderbuz 

COMMENTER CETTE FANFIC

Cette fanfic compte déjà 118 paragraphes

Afficher la fanfic

Il essaya de bouger. En vain.
La douleur au début vive avait fini par s'atténuer. Jusqu'à devenir lancinante.
Il n'aurait pas dû essayer de se redresser. Un morceau de bois avait entaillé sa cuisse. Et à présent contre sa jambe, il sentait le sang couler.

Depuis combien de temps était-il là? Impossible de le savoir. Aucune notion temporelle. Un seul espoir, la venue de Leo... en admettant qu'il fasse un trophée suffisamment attrayant comparé à sa fille!

Il tenta de récupérer son portable glissé dans sa poche de veste. Chaque mouvement était un supplice. Le moindre déplacement de son corps enfonçait encore un peu plus le reste de la planche dans son mollet. 

Démarche aussi douloureuse qu'inutile. En se penchant il aperçut son téléphone sur le sol de l'étage en dessous. Brisé. Sa montre indiquait 10 heures. Il s'était donc évanoui plusieurs heures. Pourtant, même si sa blessure à la jambe le faisait atrocement souffrir, d'après ce qu'il pouvait en voir, elle n'était que superficielle, ou tout au moins pas mortelle. En tournant la tête, il comprit enfin. En s'écroulant, le sol avait déstabilisé l'armoire qui s'était affalée devant lui en l'assommant avec son contenu. Une bosse grosse comme un œuf en attestait sur le dessus de son crane dégarni. 

Keith: Et une cicatrice de plus pour faire augmenter la côte de mon sex-appeal! 

A se demander comment il faisait pour se retrouver toujours dans de telles situations. L'espace d'un instant il fut presque tenté de trouver ça risible ! Mais la vibration de son rire réveilla ses côtes endommagées. 

 

Juste après l'interrogatoire il avait démarré en trombe. Pas le temps de réfléchir. Si les infos données par son détenu s'avéraient exactes, il n'y avait pas une seconde à perdre.

Quand il s'était garé, l il avait senti un frisson lui parcourir le dos. Revoir cette maison ne le rassurait pas vraiment. Deux fois dans la même journée, ça commençait à faire beaucoup... Peut-être pour cela qu'instinctivement il avait tendu la main vers son téléphone : « Maison des Mc Faden. Je te tiens au courant dans 2 heures. » 

Les scellés étaient là, mais si ce que lui avait dit Macfaden était vrai, cette petite incartade au règlement n'aurait plus beaucoup de poids ensuite dans la balance. Il savait que si réellement Celeste était mêlée à tout ça, de toute manière rien ne pourrait se régler légalement, surtout ici à Neptune. La famille Kane était bien trop omnipotente sur la région pour pouvoir espérer ne serait-ce qu'un instant renverser l'équilibre des choses.

Le quartier était toujours largement désert. Les rares habitants dormaient à poing fermé. Il avait sorti un petit canif de sa poche et entaillé régulièrement le ruban jaune puis pénétré dans la maison.

Une impression de déjà vu, le danger de se retrouver avec une arme pointée sur la tempe en moins. Le malfaiteur lui avait dit d'aller à l'étage. Là il trouverait une trappe dans le plafond. Quand il était arrivé sur le palier, la trappe était déjà ouverte et l'échelle descendue. Les policiers avaient fouillé toute la maison après le carnage de cette journée, y compris le grenier.
Mais pour autant qu'il s'en souvienne, aucune enveloppe n'avait été trouvée par un de ses agents.

Dès qu'il avait posé le premier pas, le plancher avait craqué sinistrement. Pas à dire, cette maison n'arrivait pas à entrer dans ses bonnes grâces. Il vit tout de suite la vieille armoire dont lui avait parlé Macfaden. Les portes étaient béantes et les objets qu'elle avait contenus jonchaient le sol.

Mais tout ça ne l'avait pas intéressé pas. Il s'était approché du meuble imposant et l'avait empoigné par le côté. Elle avait bougé de quelques centimètres seulement. Ces meubles de famille avaient la fâcheuse tendance à être aussi lourd que dix enclumes réunies. En regardant autour de lui, il avait avisé une barre métallique qui pourrait lui permettre de faire levier. 

Il avait pesé de tout son corps sur la tige en fer et réussi à décaler lentement l'armoire du mur, qui avait laissé deviner une petite niche creusée dans le béton. Alors qu'il tendait le bras pour récupérer l'enveloppe brune posée à l'intérieur, il avait sentit le sol vibrer sous ses pieds et avant qu'il ne puisse réagir, il s'était écroulé. 

 

Il fallait qu'il sorte de là. D'une quelconque façon. Comme si quelqu'un avait décidé de jouer enfin de son côté, sa prière fut exaucée.  

Leo: Keith? ... Keith! 

La voix de Leo l'appelant de l'entrée de cette vieille bicoque lui rendit instantanément le sourire et il leva les yeux droit vers le ciel. 

Keith voff: Qui que tu sois, tu remontes dans mon estime! Tu as enfin choisi le camp des gentils.

Keith: Leo, là-haut, le grenier! 

Arrivé au premier étage, Leo découvrit l'étendue des dégats. La jambe de Keith dépassait du plafond, et il constata que le reste de celui-ci menaçait de rompre à tout moment. 

Leo: C'est une manie dans votre famille de faire n'importe quoi ?

Keith : Ne t'étonne pas que ma fille ait perdue patience ! Je t'ai envoyé mon message il y a 5 heures de cela.

Leo : Pardonnez-moi de dormir de temps en temps ! Puis on peut savoir ce que vous faites ici? Besoin de jouer les héros solitaires?

Keith: Et bien pour l'instant, on échange les costumes! Je deviens la demoiselle en détresse, et j'apprécierais que tu sois mon héros jusqu'à ce que je puisse reposer mes deux pieds sur la terre ferme!

Leo: Vous pouvez bouger? 

Après trois tentatives infructueuses et périlleuses, il réussit à s'extraire de sa prison de bois. L'enveloppe était tombée aussi sur le sol. Il la ramassa, et quitta avec précaution le grenier en boitillant. 

Keith: On s'en va maintenant. J'ai tout ce qui m'intéresse.

Il venait de regarder le contenu du pli kraft, et Macfaden ne lui avait pas menti. Il avait enfin un moyen de pression.


mulderbuz  (26.11.2008 à 17:49)

Logan avait pris le volant spontanément. Nécessité absolue pour pouvoir garder le contrôle. Il n'arrivait pas à enlever la vision des cadavres de son esprit. Combien de corps morts allait-il devoir encore affronter?
Sans la concerter, il avait repris la direction du NGH. Besoin de vérifier que les autres allaient bien. Les voir, les toucher.
Elle n'avait pas protesté. S'était laissée guider.

Anxieusement, il ne cessait de jeter des coups d'œil dans le rétroviseur. Comme si le danger pouvait survenir de toute part. Il savait que tant que tout ceci n'aurait pas une fin définitive, il ne se sentirait plus jamais en sécurité.
Il se gara. Machinalement au même emplacement que des années auparavant. Tous les réflexes de sa vie passée surgissant de leur boîte.
Peut-être pour cette même raison qu'il lui attrapa la main pour pénétrer dans l'hôtel.
Peut-être pour cela qu'elle ne se dégagea pas.
 Impression d'avancer dans une bulle. Sans notion de l'heure. Sans notion de l'entourage.

C'est pourquoi il sursauta quand il entendit leur nom et il mit quelques secondes à comprendre que c'était l'hotesse d'accueil qui leur parlait. Un fax leur avait été envoyé vers 3 heures du matin. Quatre feuilles dactylographiées. Un en-tête qui la fit réagir mais sans trop savoir comment interpréter les émotions qui se bousculaient dans sa tête.

- Déposition Andrew Macfaden -

Et à côté, le nom de son père et d'un deuxième agent présent pendant l'interrogatoire. Celui qu'elle avait reconnu étendu sur le sol du bureau du sherif. Etant donné l'heure à laquelle elle avait été faite, elle se doutait que son père n'avait pas voulu attendre le matin même et avait préféré accélérer la procédure aussitôt l'accord conclu entre les deux parties.

Logan: Veronica, ça va aller?
Veronica: Je ne suis pas sure que tu me croirais si je te disais oui, alors on peut remettre la question pour plus tard?
Veronica: Quand tu veux.

Il lui prit la main, la dirigeant doucement vers les ascenseurs. Mais au moment d'appuyer sur le bouton elle le stoppa net.

Veronica: Ils savaient.

Il la dévisagea. Les portes s'étaient refermées sur eux. Ascenseur immobile. Il attendait la suite.

Veronica: Ils savaient. Que Macfaden allait parler. Ils le savaient et c'est pour cela qu'ils ont éliminé les témoins.
Logan: Tu penses qu'il ya une taupe dans l'équipe de ton père ?
Veronica: Ou des micros dans la suite...

Il accusa le coup. C'était lui qui avait énoncé l'information à haute voix... lui qui...

Veronica: Stop ! Arrête ça de suite.

Elle avait saisi sa main qu'instinctivement il avait portée derrière son cou.

Veronica: On ne retombe pas dans la culpabilité inutile. Les méchants ce sont eux.
Logan: Et nous sommes les héros c'est ça ?!
Veronica: Je te rappelle que j'ai été pompom girl !
Logan: Je me demandais aussi comment tu arrivais à toujours t'en sortir !

Les portes de l'ascenseur se rouvrirent. De nouveau sur l'accueil. Se refermèrent. Sous le regard surpris de l'hôtesse.

Logan : D'accord miss Bennett, alors on fait quoi? On reste ici ? On squatte la chambre de Dick ?
Veronica : Certainement sur écoute aussi. Pour l'instant ils sont plutôt méticuleux !
Logan : Il suffit juste que l'on ne parle pas. Si on est que tous les deux, on peut ne pas faire de bruit.
Veronica : Me voilà rassurée. J'ai cru l'espace d'un instant que tu me faisais une proposition crapuleuse...

Il regarda ses yeux. Mélange de larmes, d'inquiétude et d'espieglerie. Et l'évidence lui sauta en plein visage une nouvelle fois. Elle était peut-être blindée de défauts mais elle était unique. Tout comme lui.

Les revoilà dans le hall. Etrange attitude mais pas un employé n'aurait osé la moindre remarque. L'argent achète la discrétion. Et son compte à lui en était assez rempli pour se permettre les pires excentricités. Alors leur petit manège n'était après tout pas si notable.

Logan : On utilise quel moyen de pression pour obtenir la clé ? Mon charme légendaire ou ta carte du FBI ?
Veronica : Ma carte. Pas envie d'être obligée de tirer sur une innocente.
Logan : Jalouse ?
Veronica : Absolument pas. Mais je ne veux pas que tu fasses des infidélités à mon meilleur ami.

La récupération de l'objet en question ne fut que formalité. Et ils reprirent place dans l'ascenseur.

Logan : Sympa comme endroit au final. A se demander pourquoi je me suis évertué pendant des années à louer une suite.
Veronica : Ton goût pour les grands espaces ?
Logan : Toujours eu une préférence pour tout ce qui est petit personnellement !

Elle rougit et sortit son téléphone de son sac.

Logan : Quoi ? Tu vas noter ma phrase ?
Veronica : Non je rassure les enfants...

Un léger cliquetis comme signe que la porte était désormais ouverte. Silencieusement afin d'éviter tout signalement de leur présence dans la suite de Dick, ils se dirigèrent dans la salle de bain et ouvrirent les robinets. La seule chose que les tueurs auraient pu imaginer, c'était que l'habitant de cette chambre prenait une douche. Rien de suspect.

Le rebord de la baignoire n'était pas confortable et ils se laissèrent glisser le long de celui-ci pour se retrouver assis sur un tapis moelleux, épaule contre épaule.
Les quatre feuilles étaient étalées sur leur cuisses et il commencèrent à lire studieusement, hésitant entre l'excitation et l'appréhension de découvrir les fameuses révélations de Macfaden.

La première chose qu'ils découvrirent, c'est un nom bien trop connu de Veronica. Clarence Wiedman. Et naturellement, le nom associé ne fut presque plus une surprise. Celeste Kane.

Logan: Mais qu'est ce qu'ils ont dans cette famille pour s'en prendre à toi comme ça?
Veronica: Tu veux une énumération détaillée ou un résumé te suffira?

Il la scruta interrogateur.

Veronica: Premièrement je suis la fille de ma mère, et implicitement, j'aurais pu être celle de son mari. Ensuite, j'ai été la meilleure amie de sa fille qu'elle n'a jamais su aimer. Son fils a disparu grace à moi et j'ai voulu faire couler la société secrete de son mari. Je suis sa Nemesis en quelque sorte!
Logan: Rappelle-moi de ne jamais jouer dans l'autre camp!
Veronica: Entre l'amour et la haine, il n'y a qu'un pas ...
Logan: Qu'est ce que ça veut dire?
Veronica: Je ne sais pas. On peut en reparler plus tard?

Alors qu'il s'était replongé dans les détails de l'enlèvement de Wallace, la main de Veronica sur son bras et son regard étrange le stoppa net dans sa lecture.

Logan: Hey! ... Veronica, qu'est ce qui se passe?

Les lèvres toujours closes quoique un peu tremblantes, elle lui tendit un des documents en lui indiquant à quel endroit il devait regarder. Il mit un peu de temps à comprendre pourquoi le récit revenait quatre années en arrière. Puis le sens des phrases lui sauta au visage et il accéléra le mouvement de ses yeux. Revint en arrière. Relut plusieurs fois le même passage.


« Macfaden:... et puis quand ils sont partis, Wiedman est retourné dans la cabane et l'a terminé.
Sherif Mars: Comment êtes-vous sur que c'est lui finalement qui l'a tué?
Mac faden: Au cas où, il m'avait demandé de l'accompagner. Je lui servais de chauffeur. Et comme j'en avais plus qu'assez de poirauter dans la voiture depuis près d'une demi-heure, je suis allé voir ce qui se passait. Je suis arrivé au moment où le grand brun le fils Sorokin. Ca m'a choqué quand je l'ai reconnu. Failli intervenir, puis je me suis dit que ça m'apporterait que des emmerdes. Pour ça aussi que j'ai pas pipé quand ils se sont mis à le chercher partout. Mieux valait pas qu'on sache que j'étais là. Ni du côtés Sorokin ni du Côté wiedman. Enfin bref... Le petit venait de se faire planter. Il avait une bonne technique l'autre en face, quoique pas assez ferme. Pas l'expérience pour porter le coup fatal. Ca se voyait qu'il survivrait. J'ai pas compris pourquoi, juste après ils sont sortis très vite. J'en ai profité pour continuer à mater Wiedman en planque. Il est marrant comme type. Il fait 3 mètres mais quand il veut disparaître, c'est à peine si vous le voyez. Mais moi, j'ai jamais eu confiance dans ce type. Tout ce que je pouvais savoir de crade sur lui, je le gardais, au cas où. Et des infos il en donnait le moins possible. Je savais même pas ce qu'on venait foutre ici. Et c'est la où ça devient intéressant. Il est sorti de sa cachette. Il s'est approché de celui qui était à terre, et il a mis sa main sur sa bouche et son nez, et il l'a étouffé. Comme ça. En une minute s'était fait. J'en avais assez vu. Je suis retourné à la voiture. »

La déposition lui échappa des mains.

Logan: Ca veut dire que ...
Veronica: Oui. Tu n'as jamais tué Gory.

 


mulderbuz  (28.11.2008 à 17:51)

Un silence de plomb s'était abattu sur la suite du NGH. Entrecoupé parfois de phrases vides de sens. Sonnant faux. Il faut dire que le sms de Veronica avait quelque peu mis à mal leur naturel.

" Message à lire en silence... suite sur écoute... ne rien dire de compromettant...on est juste au dessus".

Et maintenant débrouillez-vous avec ça.

Machinalement ils avaient essayé de repérer les micros, mais en vain. Alors ils avaient décidé d'amplifier le rythme de leurs recherches. Un film en fond sonore et quelques commentaires parfois pour donner le change.En vrai, la situation n'avait rien d'une soirée-télé entre amis. Trois individus , face à leur ordinateur, à la recherche de la même information.

Dick était revenu s'asseoir près d’eux. Immobile. Fixant son écran comme si toutes les solutions pouvaient en surgir par magie. En réalité il se trouvait ailleurs, aussi loin que possible de cet endroit qui lui pesait de plus en plus. C'est pourquoi il sursauta en entendant Mac crier victoire.

Mac : And the winner is... Mac ! Encore une fois messieurs, je viens de vous démontrer la supériorité féminine !

Leur regard plein d'inquiétude la firent réajuster le tir aussi sec.

Mac: Depuis le début je vous dit que le type en orange ment! Que c'est lui le vrai coupable! Et personne ne veut me croire.

Ils s'étaient rapprochés la laissant divaguer sur le film pendant qu'elle leur montrait l'écran. Un plan exact de l'usine. Il ne restait plus qu'à en tirer le meilleur parti. Prévenir Veronica et Logan aussi. Ou du moins attendre qu'ils redescendent pour pouvoir leur dire.

Wallace lui murmura "tu es hallucinante" dans le creux de l'oreille, avant de passer ses bras autour des épaules de la jeune fille et de poser un baiser sur sa joue rosissante.

Dick se leva. Brusquement. Trop de complicité pour lui. Ça le renvoyait inexorablement face à la même réalité. Il n'avait jamais fait partie de leur groupe. Il n'était que l'ami du type qui avait fait chavirer le cœur de LEUR amie. A Seattle les choses étaient peut-être différentes, mais à Neptune, rien ne changerait jamais. Du haut du balcon, il écoutait la mer au loin. Bien sûr chez lui aussi il était proche de l'océan. Mais ce bruit, il n'y avait qu'ici qu'il le retrouvait. Il avait beau essayer de se perdre dans cette douce mélodie, il savait que ça n'allait pas l'occuper toute la soirée et il ne voulait pas retourner dans le salon. Pas envie de se sentir une fois de plus exclu. Pas envie de laisser le sentiment bizarre qui l'avait traversé tout à l'heure prendre le dessus.

Super, comme si c'était le moment d'avoir à affronter de pareilles émotions. Il essaya de se concentrer sur ce qui allait suivre, mais insidieusement, le visage de l'informaticienne s'acharnait à reprendre le dessus.

Dick voff: En plus, on est trop haut pour regarder les filles d'ici ! N'importe quelle bimbo pour me la sortir de la tête...

Il souffla bruyamment et s'assit à même le sol, incapable de lutter contre son propre inconscient. Etre dans un tel état de doute lui était soudainement devenu insupportable. Le pire dans cette situation, était qu'elle ne se rendait certainement compte de rien. Il se comportait comme tout le monde attendait de lui qu'il agisse. Un type un peu balourd, plus enclin à la bagatelle qu'aux grandes romances. Bref le bon pote, toujours là pour lancer une connerie susceptible de détendre l'atmosphère.

Il fut sorti de ses considérations, presque métaphysiques de sa part, par l'arrivée de Mac à ses côtés.

Mac : Eh? Ça va toi ? Tu es parti comme une flèche.

Dick : Désolé mais j'avais envie de m'isoler !

Mac : Je peux comprendre. Ça finit par devenir pesant d'être en permanence en danger.

Dick : Ouais. Ça doit être ça.

Étrange. Assis par terre et elle sur son fauteuil, les rapports de taille étaient inversés. Il ne s'en sentait que plus fragilisé.

Mac : Tu as besoin d'une oreille ?

Dick : Je crois pas que tu veuilles entendre ce que j'ai à dire.

Mac : Bien sûr que si! Tu penses que je ne suis pas capable de comprendre ? C'est quoi le problème ? Un truc de mec ?

Elle avait prononcé sa dernière phrase en souriant, mais lui y avait perçu une note de mépris .

Dick : Que veux-tu que ce soit Mackenzie ? Bien sûr que c'est un truc de mec. C'est de moi dont on parle ! De quoi d'autre pourrait-il s'agir ? De sentiments ? Non ! On sait bien, tous les deux, que jamais je ne rentrerai dans cette case là. Ça c'est bon pour Logan et Veronica, pour toi et Wallace. Moi je suis juste là pour applaudir et jeter du riz !

Mac : Jeter du riz ? Le prends pas mal, mais je ne comprends pas où tu veux en venir.

Dick : Laisse couler tu veux. J'ai juste besoin d'être seul.

Elle n'arrivait pas à retourner dans le salon. Il leva les yeux au ciel.

Dick : Ce qu'il y a au moins d'évident, c'est que l'association toi et Wallace ne t'a pas choquée. Ça a au moins le mérite d'être clair.

Mac : Wallace et moi ?

Il se releva d'un bond.

Dick : J'ai besoin de sortir, tu m'excuses ?

Mac : Je croyais qu'on ne devait pas se séparer ?

Dick : Pourquoi ? Tu crois que, si je vous laisse tous les deux, vous n'allez pas pouvoir vous empêcher de vous sauter dessus ? Et bien tu vois, je prends le risque. J'en ai marre d'assister à ce charmant spectacle d'amour platonique. Vas-y ! Tu as ma bénédiction. Prenez votre pied surtout. Qui sait ? Demain, on sera peut-être tous morts.

Elle le suivit du regard, le temps qu'il traverse la grande pièce et claque la porte sur une dernière remarque à l'intention de son ami.

Dick : Le champ est libre.

Elle était complètement abasourdie. Quelque chose venait sans aucun doute de lui échapper. Wallace s'approcha d'elle plein de questions en suspens qu'elle interrompit d'un revers de la main.

Mac : Ne me demande rien, moi-même, je n'ai pas vraiment compris. Apparemment, je serais amoureuse de toi. Et il nous laisse de l'espace pour qu'on puisse coucher ensemble ?

Et l'espace d'une seconde Wallace pensa que leurs poursuivants devaient bien s'amuser à les écouter.


mulderbuz  (01.12.2008 à 02:53)

Ne pose pas de questions...Ne pose pas de questions.

La phrase tournait en boucle dans la tête de Leo. Un peu comme une ritournelle. Ne pas quitter des yeux son objectif pour ne pas se fourvoyer.

Ne pose pas de questions. Ne pas pose de questions.

Keith : Tu veux des explications ?

Non ! On ne change pas les règles comme ça en cours de route ! Pourtant il ne quitta pas des yeux le trajet. Il essaya même de prendre l’air faussement détaché.

Leo : J’y ai droit ?

Keith soupira. Il comprenait ce que tout cela pouvait avoir de contraignant. Ces mystères en permanence. Lui-même s’en était lassés. Il rêvait d’une vie tranquille. Avec sa femme et ses enfants.

Keith : Disons que c’est ta récompense pour m’avoir sauvé la vie.

Leo : Un lot de consolation en quelque sorte ?

Keith : Attends d’en connaître le contenu.

Doucement il commença à raconter. Laissant quelques passages sous silence. Ceux touchant de trop près sa fille. Ceux qu’il avait lui-même pas entièrement intégrés. Quand il en arriva aux raisons de sa présence dans la vielle masure, il sentit Leo se contracter douloureusement et la voiture s’arrêta.

Leo : C’est un cadeau empoisonné ! La famille Kane… Décidément rien ne change à Neptune. La même traque sans fin. Reste à savoir qui tient le fusil.

Keith : Je te promets que cette fois je les tiens Leo.

Leo : A moins que ce ne soit eux qui aient une longueur d’avance.

La phrase claqua dans l’habitacle et pour la première fois depuis son retour inespéré à l’air libre, le sherif Mars remarqua les marques sur le visage de son agent. L’urgence se pressa dans ses questions.

Keith : Qu’est ce qui s’est passé cette nuit ?

Leo : Macfaden est mort. Les trois agents présents aussi.

Keith se cala au fond de son siège. Se sentant soudain très vieux.

 

Sans le concerter, Leo avait repris la route et les avait menés jusque devant chez lui. Keith avait suivi toujours silencieux. Le jeune agent était désemparé face au mutisme inquiétant de son supérieur. Il le savait sensible et réactif aux malheurs d'autrui, mais si Keith Mars en personne commençait à baisser les bras, le jeu partait avec des dés pipés.

Alors il lui laissait un peu de temps en l'abritant chez lui pour qu'il reprenne ses esprits, et par la même occasion il pensait qu'il serait bon que Veronica et ses amis les rejoignent ici. Un havre de paix provisoire mais surtout exempt d'oreilles indiscrètes, comme l'avait appris Keith de la bouche de Macfaden.

 

Le café ébouillantait ses mains mais c'est à peine si il le sentait. Déjà une bonne dizaine de minutes que Leo le voyait prostré devant la fenêtre de la petite maison qu'il avait acheté deux ans plus tôt.

Une banlieue tranquille, des trottoirs propres, des jardins bien entretenus, une zone neutre dans la cité californienne. Le seul signe qu'une middle class pouvait peut-être côtoyer le faste des résidences des familles richissimes de cette ville et les banlieues laissées quasi à l'abandon par les municipalités antérieures.

Le retour de Keith Mars à la tête de la police neptunienne avait redonné espoir à bon nombre de personnes prêt à baisser les bras face à l'omnipotence des nantis calfeutrés dans leurs prisons dorées. Les administrations avaient suivies, et bien que le pouvoir des Kane restait très présent, il semblait représenter plus une source de travail pour les habitants de la ville qu'une chape de plomb au dessus de leur tête.

L'accident cérébral de Jake Kane avait rassuré les démarcheurs et ouvert une concurrence saine et stimulatrice. Et depuis deux trois ans, Keith avait vu fleurir ces rues proprement agencées, ces jolies maisons blanches, où les enfants faisaient du vélo sur les trottoirs le week end, accompagnés de leurs parents.

Une image d'Épinal qu'il avait presque réussi à prendre pour argent comptant. Il s'était fait avoir, comme tout les autres. Jake Kane n'était plus, mais Celeste avait su reprendre les rênes.

Le roi était mort, vive la reine ...

 

Leo se refusait à le voir s'enfoncer plus dans les tourments qui l'accablaient. Non pas que la mort de trois de ses collègues ne lui avait pas retourné le ventre, bien au contraire, mais désormais qu'il avait les tenants et les aboutissants de cette histoire, il savait que la bataille n'était pas finie. Il s'approcha de Keith et lui retira sa tasse des mains.

Leo: Gardez vos doigts en bon état. Un flic c'est comme un pianiste, les mains c'est notre gagne-pain.

Keith: Je ne voudrais pas en arriver là.

Leo: Eux ne se sont même pas posés la question. Il n'y a plus qu'une seule manière de répondre à toute cette histoire.

Keith: C'est ton côté sicilien qui te fait en appeler à la vengeance ainsi?

Leo sourit. Keith était revenu.

Leo: Vous devriez appelez Veronica et lui dire de vous rejoindre ici. La maison est sure. Les Kane ne s'intéresse pas à un agent anonyme et subalterne.

Keith: Chéris ton insignifiance Leo, elle te sauve la vie actuellement ...

La lucidité avait retrouvé son chemin dans le corps du shérif, mais la culpabilité n'était pas prête de le quitter. Il pris le portable de Leo et appela sa fille.

 

Veronica et Logan avaient lu tous les documents un nombre incalculable de fois. Ils n'en revenaient toujours pas. Tout ça pour une histoire de vengeance. Tout ces mort pour de lointains griefs et une haine jamais ensevelie.

Alors qu'ils s'étaient assoupis sur le canapé de la suite de Dick harassés de fatigue, le téléphone de Veronica se mit à sonner.

Un sursaut. Une demi-seconde pour que tout lui revienne en mémoire. Des policiers morts. Le principal suspect allongé dans sa cellule sans vie. Mais des documents qui faisaient maintenant la lumière sur toute cette histoire. Et ... une suite où ils n'avaient rien à faire. Une suite truffée de micros.

Une demi seconde de trop. Elle venait de répondre à son père.


mulderbuz  (01.12.2008 à 17:06)

Deux heures qu'il était sur le parking de l'hotel le plus select de Neptune. Le seul moyen pour lui d'avoir les écoutes en direct.Et simplement une discussion digne des séries pour adolescents.
Une chose l'intriquait malgré tout. Il savait que Veronica et Logan étaient revenus et pourtant pas une seule fois il n'avait entendu leur voix. Uniquement celle du jeune noir, et une dispute à laquelle il n'avait rien compris entre l'informaticienne et le fils Casablancas.
Où était donc les deux autres ?

 

Wallace : Quoi ? Toi amoureuse de moi ?

Elle ne put s'empêcher de rire devant le visage ahuri de Wallace à cette évocation. Aussi lui répondit-elle en singeant la femme vexée et blessée.

Mac : C'est bon, cache ta joie, Wallie. Et puis non, un homme dont la seule passion se résume aux cookies et au basket, il y a incompatibilité !
Wallace : Mais pourquoi il a dit ça alors ?
Mac : Je crois qu'il est jaloux...
Wallace : De moi ?
Mac : Ta conversation se limite aux questions ou tu as un registre plus étendu?

 

Pathétique. N'avaient-ils donc pas conscience d'être sur la sellette?

 

De son côté, Dick se sentait con. Aucun autre mot ne lui venait à l'esprit.
Qu'est-ce qui lui avait pris de lui dire tout ça ? Le stress, ça ne pouvait être que ça.
Mais maintenant, revenir dans la chambre d'hôtel le mettait mal à l'aise. Il était comme tout le monde. Peu de personnes le savaient, mais il avait des sentiments aussi, comme le crétin de base.
Il allait devoir suivre une thérapie de revalorisation personnelle après toute cette histoire.

Affalé sur le canapé de l'accueil, ses pensées vagabondaient tristement entre Mac, Wallace et le Dick affligeant qui s'était exprimé tout à l'heure.
Il se redressa brusquement en reconnaissant la voix qui parlait avec le réceptionniste. Aucun doute n'était possible, ces intonations restaitent gravées dans sa mémoire et elles appartenaient à l'homme qui venait de sortir de la voiture stationnée devant l'établissement.

Depuis ces derniers jours, Dick ne croyait plus aux coïncidences. Il se releva discrètement et s'engouffra dans l'ascenseur.



Il était passé chez Keith Mars pour constater que sa voiture n'était pas là. Même chose au commissariat. Une quantité de policiers en uniforme, des ambulances, mais pas de sherif.  C'était étrange . Alors que la relève de la nuit était arrivée dans les locaux pour découvrir quatre corps morts, personne n'avait jugé bon d'en prévenir leur supérieur ?
Tout  concordait à penser que Keith avait les documents en sa possession et qu'il avait disparu avec.

Il était presque 10 heures du matin et Celeste Kane ne l'avait pas appelé. La déposition n'avait donc pas été laissée aux bons soins de la police. Par mesure de prudence, il lui avait téléphoné aussitôt qu'il avait quitté le commissariat, l'enjoignant à se mettre à l'abri tant qu'il n'aurait pas réglé toute l'affaire.
Et alors qu'il n'y croyait plus et avait décidé de quitter la planque devant le NGH, il l'avait enfin entendue.

Veronica : Allo ... Papa ? Tu vas bien ? Je les aies ...Je ...

Et il avait compris. Les dépositions étaient entre leurs mains. Et au vu de son hésitation soudaine à prolonger la conversation, elle savait aussi pour les écoutes . Tout s'expliquait. Les conversations sans queue ni tête, ce silence ...
Il fallait agir. Tout de suite.


Lorsque Dick fit irruption dans la chambre, il se trouva nez à nez avec Logan et Veronica.

Dick : Dépêchez-vous, il faut partir d'ici.

Sans un regard pour les visages chargés d'incompréhension qui le fixaient stoïquement, il récupéra le fauteuil de Mac et l'y assit sans ménagement. Ce qui eut pour effet immédiat de faire sortir Wallace de sa torpeur.

Wallace : Dick, tu peux nous dire ce qu'il se passe ?
Dick : En bas il y a un homme, quand j'ai entendu sa voix, ça a fait tilt. Il était dans la chambre quand ils m'ont refait le portrait.

Sans prendre plus de précaution pour les oreilles indiscrètes, ils l'avaient laissé débiter toute sa phrase. Après avoir récupéré précipitament les sacs et les ordinateurs, il sortirent et se ruèrent vers les ascenseurs.Lorsqu'ils constatèrent qu'un de ceux-ci grimpait les étages vers eux, une décision s'imposa. Ce fut Mac qui prit les devants. Elle osa enfin le regarder.

Mac : Dick, tu me portes, Wallace et Logan vous prenez le fauteuil et on descend par les escaliers !
Dick : Pourquoi c'est toujours moi qui dois prendre...
Mac : Dick, la ferme et regarde où tu mets les pieds, sinon c'est vraiment un poids mort que tu auras dans les bras !
Dick : OK, princesse, le Dick se tait. Mais il n'en pense pas moins.
Mac : Ah bon ? Et depuis quand le Dick pense ?

Malgré la tension, Veronica loua une fois de plus la réactivité de son amie. Elle savourait ce nouvel esprit qu'elle avait progressivement tenu loin d'elle. Comme tous ceux réunis ici.

Dick avait répondu à Mac en pensant qu'il aurait dû en faire autant tout à l'heure, bien que les choses ne se déroulent finalement pas si mal, vu les circonstances. Wallace interrompit le cours de ses réflexions en soufflant péniblement, concentré sur sa descente des escaliers que le fauteuil menaçait de dévaler à tout moment.

Wallace : On est en situation de crise là ! On est obligé de faire de l'humour à tout instant ?
Logan : Ca passe toujours mieux au cinéma !

 


Wiedman était sorti de sa voiture et s'était aussitôt dirigé vers l'accueil où il avait appris qu'effectivement un fax était arrivé pour la suite 351 dans la nuit. Il appuya nerveusement sur le bouton de l'asscenseur et attendit que les portes s'ouvrent. Pendant la lente montée de la cage métallique, il se demandait comment toute cette histoire allait bien pouvoir finir. Les morts s'accumulaient et l'étau se resserrait dangereusement autout de Mme Kane. Mais elle ne semblait pas en faire grand cas, aveuglée par un désir de vengeance incontrolable.

Il réalisa qu'il était trop tard. La porte de la suite était grande ouverte et il devina que ses occupants venaient de partir. Il redescendit précipitamment jusqu'au parking pour constater que la voiture de location de Logan Echolls avait quitté sa place de stationnement.

Il remonta lentement vers les deux suites tout en réfléchissant à la suite à tenir. Arrivé à l'étage, il récupéra tous les micros cachés dans les deux chambres.
 
Sur le parking, le jeune homme blond s'arrêta devant la voiture de laquelle était descendu le fameux homme et se mit à lire le papier collé sur le pare-brise.

Dick : Il a un macaron des entreprises Kane.
Veronica : Dick, à quoi ressemblait-il ?
Dick : Grand, black, mince... Enfin, j'avoue que lorsque j'ai reconnu sa voix, je ne lui ai pas proposé non plus un tête-à-tête.
Logan : C'est Wiedman...

Le ton tout d'abord soupçonneux de la petite blonde et les paroles de son meilleur ami tout justes murmurées, achevèrent de l'inquiéter.

Et spontanément il dégonfla un pneu.

 


mulderbuz  (02.12.2008 à 21:50)

CHAPITRE 18: SOMEWHERE A CLOCK IS TICKING

11h32: Dick s'approche de la fenêtre. Pour la dixième fois en moins de vingt minutes. Il pousse légèrement le rideau pour regarder la rue et ses maisons parfaitement rangées.

Dick: On se croirait à Disneyland ici. C'est flippant, comme un mauvais rêve.

Logan s'approche et l'éloigne. Il faut rester discret.

Alors Dick retourne s'asseoir dans le fauteuil. Il se sent à l'étroit. Le plafond est trop bas, les murs ont l'air de s'approcher pour vouloir l'écraser.

Dick: Mais comment on peut vivre dans aussi peu d'espace? Cette maison est à peine plus grande que ma suite!

Mac roule vers lui et lui intime silencieusement l'ordre de se taire. Alors il se lève et allume la télévision. Et se rassoit lourdement. En la regardant droit dans les yeux et en haussant les épaules.
Il s'étonne encore de l'atmosphère qui règne ici. Il les voit errer dans ces pièces, enveloppes fantomatiques mais dont l'esprit est déjà dans une usine désaffectée pour enfin mettre un terme à ces derniers jours passés en enfer.

Il se met à rire. Comme d'habitude le coyote vient de se faire avoir. Affligeant de constater comme certains n'apprennent pas de leurs erreurs.
A vrai dire, si il faut choisir un camp, il préfère prendre celui du carnivore. Etre un oiseau plus malin que les autres ne doit amener que des ennuis au final. Preuve en est une petite fouineuse blonde qui n'est toujours pas sortie de la cuisine. Réunion au sommet avec son père. Même Logan les a abandonnés pour les laisser seuls.


mulderbuz  (03.12.2008 à 10:37)

13h18: Le temps s'étire en longueur. La tension augmente de minute en minute. Il voudrait juste pouvoir sortir, à la limite pourquoi pas échanger quelques paniers. Juste histoire de mettre son énergie dans quelque chose qu'il maîtrise. Mais il a bien vu le geste de Logan tout à l'heure. Même s'approcher d'une vitre n'est pas recommandé. Alors un deux contre deux...

Il n'a même pas réagi à la remarque de Dick. Le gène 3.9 reprend parfois le dessus. Il le sait. D'aileurs, il n'a pas été le seul à laisser couler. 

Seule Mac semble avoir conservé un peu de foi dans la bienséance. Même Léo n'a pas relever alors à quoi bon ...

La télé lui tape sur le système. Cette émission est stupide. Mais toujours mieux que le cartoon de tout à l'heure. Il n'a jamais aimé ce dessin animé! Bip bip l'insuporte à se croire toujours plus fort que tout le monde.  Bizarrement si il doit vivre les derniers instants de sa vie, il aimerait apprendre quelque chose. Ou partager un truc. Laisser une trace.

Ridicule. Pourquoi pas graver son nom sur la porte des toilettes tant qu'il y est! Ici Wallace Fennel est venu avant de mourir!

Mais ils sont sensés faire quoi! Quelqu'un à un mode d'emploi, un guide? Les 345 occupations à faire en groupe avant de passer l'arme à gauche?

Peut-être devrait-il appeler sa mère?


mulderbuz  (03.12.2008 à 12:26)

 

14h56: Presque deux heures qu'elle est avec son père. Mais bon dieu qu'est ce qu'ils peuvent bien se dire?  

 Il les a quittés alors qu'elle  lui retraçait la nuit studieuse qu'ils avaient passée à décortiquer la déposition de Macfaden constatant qu'elle était passée plus rapidement sur la trouvaille macabre du commissariat. 

A présent, Il fait comme les autres, enfin ceux qui n'ont pas voulu participer à la réunion au sommet. Il marche dans les pièces de la maison de Leo.

Dick a raison, elle est minuscule. Triste privilège d'un enfant gâté de ne pas savoir se satisfaire d'un espace où  ils sont pourtant actuellement à l'abri.

Il observe son soit-disant ennemi de toujours. Un type dont il a été jaloux. Une des nombreuses personnes à le détester. Pourtant bizarrement leur destin son liés. De Veronica aux cassettes de Lilly. Deux blondes, deux blessures. Et aujourd'hui, une fois encore, il risque sa carrière. Pour eux. Sans contrepartie. Peut-être faudra-t-il un jour qu'il songe à le remercier?

Mac est partie s'allonger dans une chambre, son esprit encaisse sans broncher les jours qui se succèdent mais son corps a demandé un peu de répit. Il l'a vu pincer les lèvres sans rien dire. Il sait très bien ce que ça signifie. Il est soulagé qu'elle ait cette fois-ci accepté de s'écouter.

Il aimerait pouvoir en dire autant de Wallace qu'il sent prêt à exploser. Cette histoire ne l'a pas épargné non plus. Il voudrait faire quelque chose pour lui. Mais il n'y a rien à faire pour l'instant. Seulement attendre.

Une vibration au fond de sa poche et une enveloppe qui clignotte. Il hésite un quart de seconde avant de l'ouvrir. Se dirige vers Leo. A défaut de remerciement il peut, éventuellement tendre la main.

Logan: J'ai besoin de toi.

Quelques mots. Chargés de sens. Que l'autre prend sans sourciller.


mulderbuz  (03.12.2008 à 14:57)

16h43:Elle n'arrive pas à l'atteindre. Son regard est fuyant. Alors que maintenant elle voudrait se retrouver à des lieux d'ici, avec lui pourquoi pas, il la fuit. Non. Ils se fuient tous.  Ne pas rendre concret la présence de l'autre et la possible disparition de contact du lendemain.

Veronica voff: Impressionnant de constater qu'on va peut-être tous mourir ce soir et qu'aucun de nous n'est capable du moindre geste de tendresse!

Elle est heureuse d'avoir pu passer du temps avec son père dans la cuisine. Tous les deux. Comme avant. Elle se serait presque sentie le besoin de faire des cookies!

 

Elle ne tient pas en place. Il y a dix minutes, elle était sur le canapé. Maintenant elle s'enfonce dans le rocking-chair du salon avec son i-pod sur les oreilles.

Veronica voff: Personne ne veut communiquer, et bien ne comptez pas sur moi pour jouer les Maitre Loyal!

Mais si la musique l'isole des bruits qui l'entourent, elle ne la rend pas aveugle. Dick est une loque humaine, Wallace une pile electrique en colère contre elle ne sait quoi, et Logan semble avoir trouver un nouveau copain de jeu.

Veronica voff: Je ne sais pas si je dois être rassurée ou inquiète de les voir devenir les meilleurs amis du monde ...

Il faut qu'elle parvienne à faire le vide dans sa tête. Pour être prête tout à l'heure.

Elle devrait leur parler aussi. Leur expliquer pas après pas ce qu'elle attend d'eux. Comment ils vont devoir agir. Mais plus tard. Juste avant de partir. Que les informations n'aient pas le temps de s'étioler.

 

Elle laisse son regard s'égarer sur les photos de famille. Leo, de petit à maintenant. Sa famille. Ses amis. Que connait-elle de lui après tout ? Rien. Comme d'habitude elle a pris sans rien rendre. Jusqu'à risquer sa vie aujourd'hui. Elle est d'un égoïsme affligeant.

 

A travers la porte entrouverte elle observe Mac étendue. Les yeux mi-clos. Et elle décide à franchir l'espace qui les sépare.

 


mulderbuz  (05.12.2008 à 21:18)

18h22:Veronica vient de sortir de sa chambre. Après le premier étonnement de l'avoir vue entrer et fermer la porte derrière elle, Mac a savouré cette complicité retrouvée. Elle est repartie mais la chaleur reste.

Une éternité qu'elle est plongée dans la demi-pénombre de cette petite chambre. A ne pas dormir.

Comment font les soldats avant de partir sur le front? Ils embrassent la photo de leurs proches, prient, mais arrivent-ils à dormir?

Elle, son porte-feuillle est vide de toute mièvrerie familiale, et si un dieu existait il ne lui aurait pas ravi l'usage de ses jambes. Elle ne voulait pas payer pour la culpabilité d'autrui. Déjà assez à faire à gérer celle de Logan et Wallace. 

Bien que en ce qui concerne ces deux là, tout semblait s'arranger. Wallace osait enfin la regarder en face et Logan venait de redresser la tête et de se projeter plus loin que les yeux ne portent.

Typiquement Echolls ça d'avoir envie de vivre au moment où ça devient impossible.

Elle sait qu'ils vont vouloir la tenir à l'écart au dernier moment. Elle l'admet. C'est d'une logique implacable. Pourtant il y a un point sur lequel elle ne tergiversera pas. Elle tient à être sur place. Même cachée. 

Au travers de l'ouverture, elle les observe se rapprocher doucement les uns des autres.

Elle se remet dans sa chaise. Besoin elle aussi de recréer l'unité. A quoi bon cloîtrer les gens dans votre portefeuille quand au moment de mourir ils sont à vos cotés?

 


mulderbuz  (05.12.2008 à 23:25)

Activité récente
Dernières audiences
Logo de la chaîne M6

NCIS, S23E03
Samedi 6 juin à 21:10
0.85m / 5.6% (Part)

Logo de la chaîne France 2

Haute saison, S01E04
Vendredi 5 juin à 22:00
2.82m / 20.3% (Part)

Logo de la chaîne France 2

Haute saison, S01E03
Vendredi 5 juin à 21:10
3.25m / 20.6% (Part)

Logo de la chaîne France 3

Un si grand Soleil, S08E199
Vendredi 5 juin à 20:40
1.47m / 9.7% (Part)

Logo de la chaîne TF1

Demain nous appartient, S09E200
Vendredi 5 juin à 19:15
1.86m / 15.6% (Part)

Logo de la chaîne TF1

Demain nous appartient, S09E199
Jeudi 4 juin à 19:15
2.08m / 15.0% (Part)

Logo de la chaîne TF1

Grey's Anatomy, S22E16
Mercredi 3 juin à 22:00
1.49m / 10.1% (Part)

Logo de la chaîne France 2

L'or bleu, S01E06
Mercredi 3 juin à 22:00
2.29m / 15.0% (Part)

Toutes les audiences

Actualités
Joshua Jackson rejoint la saison 3 de Your Friends & Neighbors

Joshua Jackson rejoint la saison 3 de Your Friends & Neighbors
Après The Affair et plus récemment Doctor Odyssey, Joshua Jackson s'offre un nouveau projet télévisé...

À surveiller cette semaine chez les diffuseurs anglophones

À surveiller cette semaine chez les diffuseurs anglophones
Plusieurs nouvelles séries sont à découvrir cette semaine du côté des diffuseurs anglophones....

À surveiller cette semaine chez les diffuseurs francophones

À surveiller cette semaine chez les diffuseurs francophones
Les diffuseurs francophones européens vous proposent une dizaine de nouvelles fictions. Lesquelles...

La Petite Maison dans la Prairie a recruté Nellie Oleson et deux personnages emblématiques

La Petite Maison dans la Prairie a recruté Nellie Oleson et deux personnages emblématiques
Alors que la saison 1 du reboot de La Petite Maison dans la Prairie n'arrivera sur Netflix que le 9...

À surveiller cette semaine chez les diffuseurs francophones

À surveiller cette semaine chez les diffuseurs francophones
Sept séries sont à découvrir cette semaine du côté des diffuseurs francophones. Allez-vous regarder...

HypnoRooms

ShanInXYZ, 01.06.2026 à 20:39

Nouveau mois sur les quartiers Cat's Eyes et Doctor Who, n'hésitez pas à passer

CastleBeck, 02.06.2026 à 11:38

Bannières et thème en vote, si vous avez 30 secondes pour cliquer. Merci.

choup37, Hier à 12:26

Nouveaux sondages sur kaamelott et Doctor Who

ShanInXYZ, Aujourd'hui à 02:07

Nouveau sondage sur le quartier Cat's Eyes, pas besoin de connaître la série

Luna25, Aujourd'hui à 08:58

Nouveau mois sur les quartiers Legends of Tomorrow, Reign et Supernatural, n'hésitez pas à passer !

Viens chatter !

Newsletter

Les nouveautés des séries et de notre site une fois par mois dans ta boîte mail ?

Inscris-toi maintenant

Sondage

Un peu d’amour dans un monde de brutes. Parmi ces couples, lequel aviez-vous vu venir dès le départ ?

Plus d'infos / Commenter

Total : 58 votes
Tous les sondages