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Le prix du silence

Série : Veronica Mars
Création : 06.09.2008 à 12h30
Auteur : mulderbuz 
Statut : Terminée

« Fic individuelle écrite à plusieurs mains. Merci de nous laisser vos impressions. » mulderbuz 

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20h06: Il est content de ce qu'elle est devenue. Depuis qu'elle a décidé de mené sa propre vie loin d'ici et loin de lui,  il s'est mis à douter du bien-fondé de cette guérilla qu'ils avaient lancée tous les deux et de ses conséquences. Il avait agi de bon droit. Justement pour contredire cette "malédiction" qui faisait dire qu'à Neptune, intégrité et honnêteté ne faisaient pas bon ménage. Que les êtres s'y pervertissaient. Que les gens se trompaient les uns les autres. Que les hommes et les jeunes filles y mourraient. Inpunément.

Et quand elle est partie et n'est revenue qu'épisodiquement, il a pensé qu'il avait perdu. Que cette ville avait été la plus forte.

Alors même si son retour est dû à une mort tragique, il est heureux de voir que la Veronica qu'il connaissait n'a pas complètement disparu sous les buildings New Yorkais. Qu'elle n'attendait qu'un déclic pour réapparaître. Et ce déclic, c'est eux. Ceux qu'elle regarde tendrement tout en leur expliquant précisément le plan qu'elle a fomenté pour ce soir. Ils l'écoutent avec attention. Objectent de temps en temps.
Lui reste en retrait et profite. Ils sont dans l'oeil du cyclone. La tempête fait rage mais pour quelques heures encore la maison de Leo reste leur havre de paix.

Pourtant sa femme lui manque. Il aimerait la voir avant de partir là-bas. Mais il craint de se faire repérer. Et il est partiquement sur que chez lui aussi il y a des micros.

Alors il savoure le bonheur de voir sa fille heureuse, accomplie. Elle n'est jamais aussi forte que lorsqu'on l'agresse, elle ou les gens qu'elle aime.


mulderbuz  (06.12.2008 à 18:42)

 

22h34: Et voilà. Ils sont tous partis. Combattre le diable et lui reste là entre les murs de sa maison que d'un coup il trouve bien trop grande. Il sourit en imaginant la tête de Casablancas si il l'entendait dire ça.

Et pourtant oui. Il trouve cet endroit bien trop grand. Il aimerait y voir courir des enfants. Il est un homme à grande famille.

Pour que cela devienne possible il faudrait qu'il arrête de s'enticher de petite blonde kamikaze.

Il est là pour assurer le second front. C'est toujours comme ça que ça se passe. L'héroïne part avec son héros affronter les grands méchants! Pendant que l'ancien amant éconduit "protège leurs arrières"! Tellement convenu!

Dans sa main il serre un papier. Celui qui peut lui permettre de tout inverser. Son Excalibur à lui. Bien qu'il ne pense pas que Neptune mérite d'être comparée à Camelot, mais il s'aime bien dans le rôle d'Arthur! Puis de toute façon, il s'est déjà fait piqué la fille!

Il faudra qu'un jour il arrête de tout ramener à elle.

Il s'étire. Essaye de détendre ses muscles et jette un dernier coup d'œil à l'horloge. Une heure et demie à attendre avant d'aller chercher les renforts. C'est la consigne. Deux minutes encore avant d'appeler le numéro sur le papier.

 


mulderbuz  (06.12.2008 à 21:35)

Chapitre 19: Save the last candies for me

 

Que venait-il de se passer exactement ? La fin... Etait-ce La Fin ?

Dans la sombre nuit neptunienne, seuls les gyrophares des voitures de police et des ambulances déchiraient cette obscurité.

Le silence qui s'était installé sournoisement après cette détonation atroce, fidèle accompagnateur de cette ambiance morbide, fut chassé par les sirènes hurlantes. Les policiers, les pompiers et toutes les équipes médicales s'affairaient autour d'eux. Encore sous le choc de ce qu'ils venaient de vivre, chacun se laissa guider sans rien dire.

Une effervescence presque réconfortante flottait autour d'eux, muets, perdus et ne se rendant pas encore compte de la signification de tout cela ; leur cerveau ne désirant plus réfléchir mais seulement se reposer, oublier et peut-être, passer à autre chose.

Le feu qui consumait cette usine de bonbons effaçait toutes les preuves insidieusement montées pour faire croire à leur culpabilité. Cet incendie, volontaire ou non, faisait office de réparation. Une renaissance en quelque sorte. C'était ce que se disait Keith en regardant tour à tour le brasier, sa fille, ses amis.

Il poussa un soupir lourd de sens. Tout d'abord, il fut soulagé que tout ceci soit fini et ensuite, submergé par le remord. Celui de ne pas avoir su aider sa fille sans que personne ne meure.

Un deuxième soupir plus profond, et il fixa son regard sur la scène qui se déroulait sous ses yeux. Veronica, Logan, Dick, Mac et Wallace étaient sains et saufs, en train de se faire soigner à l'arrière d'une ambulance ou de témoigner auprès d'un adjoint de Keith.

Sains et saufs, oui, le plus important finalement. L'instinct de protection serait son axe de défense au cas où...

 

Keith affaibli par ses blessures, vint s'asseoir à côté de sa fille pour tenter de comprendre un peu mieux le déroulement de cette soirée. Il posa son regard bienveillant sur son unique enfant et constata que Veronica était encore dedans, qu'elle se remémorait la soirée.

Se laisser aller n'avait jamais fait partie de la personnalité de la blonde. Elle voulait comprendre, analyser les évènements, pour être sûre que ce cauchemar touchait à sa fin.

Alors il osa poser cette simple question.

Keith Mars : Tu m'expliques ce que j'ai raté ?

 

Flash Back (Veronica)

Avancer vers son destin... Ce soir, ces mots prennent un sens, un peu trop réel, même pour elle. Étrange comme elle se sent soulagée et libre alors qu'ils vont peut-être mourir. Ils ne sont pas responsables, ils n'ont tué personne, tant d'années perdues avec cette culpabilité.

Chacun à leur manière, ils ont payé le prix de leur silence... une nuit plongée dans l'horreur qui les a brisés, une nuit encore... mais une nuit pour se libérer.

C'est l'anarchie. Sa vie défile dans sa tête, tout se mélange. Et puis comme si tout prenait enfin un sens, elle entend la voix de Lilly.

" Je suis avec toi Veronica ! "

Elle sourit. Logan, s'apprêtant à ouvrir la porte du hangar, s'interrompt et la fixe.

Logan : Ça va ?

Veronica : Oui ! Pas d'acte imprudent. On en reste au plan.

Wallace, Dick et Logan approuvent avant d'entrer. L'effet de groupe donne à chacun une certaine assurance. Ils avancent en ligne mais leurs hôtes ne semblent pas pressés de les voir. Ils se font attendre.

La bâtisse est lugubre. Les esprits se perdent entre rêve et cauchemar.

Les rayons de la lune donnent une touche d'irréel aux vieilles chaînes d'emballage couvertes de poussière qui semblent espérer le retour d'employés fantômes.

Personne n'ose rompre le silence, ils se contentent de se regarder, incrédules. Puis Veronica est attirée par une vieille affiche publicitaire, l'ironie la fait sourire...

Ronniecandy ! Les marshmallows, la promesse d'un moment tendre !

Elle tourne la tête vers ses compagnons, Wallace baragouine quelque chose. Ses mots se perdent dans le néant, lorsque une voix féminine les fait sursauter.

Fin Flash-back

 

Veronica : Wallace ? Mais où est-il ? Papa ?

Veronica était soudain affolée. Keith lui indiqua une autre ambulance du doigt. Elle put voir son meilleur ami, assis à l'arrière, en train de se faire soigner lui aussi.

Wallace encore choqué par cette nuit, ne savait par où commencer. Que dire exactement à cet agent qui attendait avec plus ou moins de patience sa déposition ?

Après plusieurs soupirs, il tenta un début de récit.

 

Flash-Back (Wallace)

Il faut y aller maintenant. Une fois de plus, il doit laisser Mac. Une fois de plus, il se retrouve contre les mêmes agresseurs.

Il veut dire quelque chose. Un peu de ce tout qu'il conserve en lui depuis des années. Mais, elle l'arrête d'un geste de la main. Et elle a raison. Tout ce qu'il pourrait dire sonnerait comme un adieu et ce n'est pas encore le moment.

Quand il rentre dans l'entrepôt, il essaie de canaliser son esprit sur l'environnement pour ne pas penser. Difficile malgré tout. Trop de similitudes avec les événements passés. Et puis les dernières soixante-douze heures ne l'ont pas vraiment épargné... Sa mère enlevée, le sauvetage de Mac, sa propre prise d'otage... Et surtout la mort de Piz. Il n'a pas encore pris le temps de digérer l'information. Mais par moments, elle lui revient par flash. Il a été son colocataire, son ami. Maintenant il est mort... et il va falloir apprendre à vivre avec.

Alors il cherche n'importe quoi sur quoi se focaliser... l'odeur flottant dans l'air, à la fois acre et sucrée. Il tente une blague.

Wallace : Comme quoi le shamallow s'accroche même des années après.

Ils se sont tous arrêtés. Ils attendent un événement, quel qu'il soit, quand soudain une voix retentit. Une voix qu'ils semblent tous connaître mais pas lui. Puis il la voit en face de lui. On est bien loin de la première vision qu'il avait eu d'elle, celle d'une femme semi larmoyante inaugurant la fontaine en hommage à sa fille. Déjà à l'époque, il l'avait sentie fourbe, mais là, elle dégage une telle violence...

Il est juste étonné qu'elle ait pris la peine de se déplacer en personne.

Fin Flash-Back

 

Wallace fit une pause, une courte pause, mais suffisante pour faire tiquer l'agent. Il le ragarda noter silencieusement quelques mots... Piz, prise d'otage, mort... Et s'étonna que tout dévoiler au grand jour ne lui apporte pas plus de réconfort.

Le basketteur repensa à Dick, son ami depuis... depuis quelques années et sa tentative de sauvetage. Dick le super héros. Qui aurait pu croire entendre cela un jour ? Personne. D'ailleurs son acte de bravoure ne les avait que rapprochés un peu plus de la fin. Pensant sauver ses amis, il aurait pu les faire tuer.

Wallace tenta de le retrouver dans cette fourmilière humaine. Ce fut le son de sa voix qui guida ses yeux vers lui. Le surfeur semblait agité et très peu coopératif vis-à-vis du médecin.

Dick : Logan ? Hé mec! Logan ?

Face aux cris du blond apeuré, l'ambulancier le rassura en lui disant que tout le monde était en vie et qu'il allait se renseigner concernant son ami. Il balaya du regard les lieux et vit, un peu plus loin, un jeune homme visiblement énervé, aux prises avec un agent. Il s'approcha et écouta le dialogue houleux entre les deux hommes.

 


mulderbuz  (07.12.2008 à 15:44)

 

Il sentait sa patience s'étioler. Cette homme le harcelait de questions.

Une douleur lancinante lui martelait l'épaule. Pourtant, c'était le dernier de ses soucis.

Inlassablement ses yeux détaillaient la foule agglutinée autour de lui, des policiers, des médecins... mais aucune petite blonde.

 

Flash-back(Logan)

Après avoir fait un bref tour de l'usine pour se faire une idée des lieux, ils sont entrés, laissant Mac et le père de Veronica à l'extérieur. Sa main enserre celle de Veronica, fortement. Il se refuse à la lâcher.

La première chose qui le surprend lorsqu'il pénètre dans les lieux, c'est l'odeur, un mélange de poussière et de sucre. L'usine est fermée depuis presque deux ans, mais le relent écœurant et suave est tenace et a imprégné toute l'atmosphère.

Wallace tente une blague pour désamorcer la tension qui les a envahis mais il l'entend à peine. Il reste par contre attentif au moindre bruit. La peur a fait place à un sentiment nouveau et pourtant si familier chez lui. Il est en colère, tout son être est concentré dans cette émotion. Alors qu'il a si longtemps cru que la culpabilité allait le détruire à petit feu, il découvre qu'il est enfin un homme libre, libre d'aimer et de se construire un avenir.

Avec elle peut-être...

Fin Flash back

 

Policier : Et vous étiez armés ?

La question du policier le sortit brutalement de ses pensées.

Logan : Non, enfin...

Il avait eu beau quitter les lieux depuis presque une heure, les images étaient toujours là. Le lieu avait été un véritable traquenard. 

 

Policier : Je vous ai demandé si vous étiez armés.

Logan : Et moi je vous demande depuis tout à l'heure où elle est et vous refusez de me répondre !

Policier : Nous devons tous vous interroger séparément, c'est la procédure.

Medecin : Et votre procédure, elle ne pouvait pas attendre !

L'intervention du médecin qui terminait le bandage fut une bouffée d'air frais. Et le regard qu'il lança au policier comme une main tendue. De guère lasse, l'agent soupira et s'interrogea face à la mine inquiète du jeune homme.

Policier : Vous pourrez bientôt la voir, Alors, les armes ?...

 

Flash back(Logan)

Tandis que tous ses amis connaissent par cœur les mensurations de sa mère, Logan ne s'est jamais arrêté sur la personne de Céleste Kane. Pourtant, lorsque sa voix résonne dans le silence de l'entrepôt, il la reconnaît immédiatement. Alors elle a daigné venir. Sait-elle seulement qu'elle va leur faciliter la tache?

Elle s'avance vers eux, émergeant des nombreux tapis roulants acheminant les matériaux vers les différents postes de travail.

Il doit admettre que c'est toujours une belle femme, élégante, racée, mais dépourvue de cette joie de vivre qui avait toujours habité sa fille ou de la douceur qui se lisait constamment sur le visage de son fils.

Fin Flash-back

 

L'espace d'un instant, le policier aperçut du trouble dans les yeux du jeune homme. Lui qui paraissait braver sa blessure, racontant tout ceci comme une évidence, parut perturbé.

Logan repensa à son ami perdu de vue, à cause de cette nuit. Il tourna la tête et le vit en train de parler à d'autres agents.

 

Flash-back(Dick)

Cette voix l'agace. Du plus loin qu'il se souvienne, il ne l'a jamais supportée. C'est sûrement pour ça qu'il allait plus souvent chez Logan que chez Duncan à l'adolescence. La mère de Logan était beaucoup plus agréable à entendre et surtout à regarder. Alors que Céleste, c'était tout sauf une femme attirante. Elle était trop. Trop maigre, trop rigide, trop stricte ... Et pas assez... Pas assez souriante, pas assez agréable, pas assez chaleureuse, peut-être trop proche de la sienne ...

C'est à présent cette femme, aussi antipathique soit-elle, qui accable Veronica. Elle semble n'en vouloir qu'à la petite blonde, comme si cette dernière représentait tout ce qu'elle détestait le plus. Certes, aussi loin qu'il s'en souvienne, elle ne l'a jamais appréciée, mais Dick ne comprend pas qu'elle en soit arrivée à ce point. Il repense à Lilly et à Duncan, mais rien ne justifie une telle aversion envers Veronica, Céleste semble jouer de faux arguments pour l'enfoncer encore plus.

Ils sont là, désarmés et encerclés. Personne n'ose réagir aux mots tranchants de la sorcière, car c'est bien à ça qu'elle ressemble en cet instant. Celle de Blanche Neige, une reine déchue, hargneuse et que sa coiffure impeccable et son tailleur strict ne rachetaient plus vraiment aux yeux de ses semblables.

La voix de Logan le fait revenir à la réalité. Il vient de prendre la défense de Veronica face aux remarques de Céleste. Autour, les gardes ont repositionné leurs armes, prêts à tirer. Céleste se raidit et semble sur le point d'exploser.

La contredire ne semble pas une idée fantastique et, même s'il rêve d'emboîter le pas à son ami, il choisit une autre forme de relâchement. Tous ses maux qu'il pensait avoir évacués avec le temps, refont surface tellement rapidement qu'il a presque l'impression d'être à nouveau ce jeune étudiant blessé par la vie.

Fin Flash-back

 

Dick eut un sourire amer. Une nouvelle fois, il chercha un peu de force. Trouver une silhouette familière, une référence inébranlable dans une situation qui avait perdue toute rationalité.

La scène qu'il vit le rassura quelque peu. Logan, un officier, ça ne pouvait pas être autrement.

L'agent agacé par ce dernier, céda au chantage et partit à la recherche de la jeune femme. Il se dirigea vers le shérif et vit sa fille assise à côté de lui.

Il s'approcha. La petite blonde était en train d'expliquer à son père ce qui s'était passé à l'arrivée de Mme Kane.

 

Flash-Back(Veronica)

Malgré les ans, Céleste Kane n'a pas tellement changé, toujours une femme du monde tirée à quatre épingles dans son tailleur de grand couturier.

Veronica accroche son regard. Pendant une seconde, il lui semble qu'elle peut mourir sur place. La haine. Il n'y a plus rien d'autre que la haine dans ses yeux. Elle l'a rendue responsable des maux qui se sont abattus sur sa famille.

 

Une brutale poussée dans son dos la sort de ses réflexions. Des hommes en costume sombre la dominent. Ils sont désormais encerclés et Céleste sourit, prenant un véritable plaisir dans la cruauté.

Ils avaient étudié les lieux, ils avaient un plan : un micro judicieusement dissimulé, il suffisait juste qu'elle parle et son père pourrait appeler les renforts. Et tout se finirait bien. En théorie, un plan sans accroc. En pratique, c'est rapidement le chaos.

Céleste : Alors Veronica ! Qu'est-ce que ça te fait de savoir que tu vas mourir ce soir ? Et surtout qu'est-ce que ça te fait de savoir qu'ils vont tous mourir sous tes yeux ! Et que ça.... Oui tout ça, est ta faute ?

Veronica s'apprête à répondre, mais Logan se place brusquement entre les deux femmes.

Fin Flash-back

 

Ce que venait d'entendre l'agent corroborait les dires de Logan. Il  retrouva donc son témoin peu coopératif et lui demanda juste de poursuivre où il s'était arrêté quelques minutes plus tôt. Il lâcha rapidement qu'il venait de voir une jeune femme blonde qui ne semblait souffrir d'aucun mal.

Désirant en finir au plus vite, Logan reprit son récit.

 

Flash Back(Logan)

Pendant qu'elle s'avance vers eux, sûre d'elle, quatre hommes apparaissent et les encerclent. Ils les fouillent méticuleusement et c'est ainsi que Logan découvre que Veronica cache son arme de service. Elle ne leur est désormais plus d'aucune utilité. Miracle de la technologie ou trop grande assurance du camp ennemi, le micro passe la séance de fouille. Il note le léger tremblement des lèvres de Wallace mais loue son coprs imperturbable.

Au fur et à mesure que Céleste énonce les différentes raisons qui ont abouti à la haine qu'elle a toujours opposée à la famille Mars et notamment à Veronica, Logan sent monter en lui une bouffée de violence qu'il maîtrise difficilement.

Au fond, dès qu'on touche aux gens qu'il aime, c'est une constante, une irrépressible envie de se battre pour eux, aveuglément, sans limite.  Elle parle toujours. Les mots s'enchaînent à une vitesse affolante, des années de rancœur jetées violemment dans le silence de cet entrepôt où chaque ponctuation résonne sinistrement.

Céleste : Tu n'as vraiment pas usurpé ton surnom de fouineuse ! Ça fera toujours une très jolie épitaphe sur ta tombe petite garce !

Il devine que Veronica se prépare à l'offensive, il craint que comme d'habitude, inconsciente du danger, elle ne dise ou ne fasse le geste de trop qui se retournerait contre elle.

Prendre les devants, anticiper ses réactions. La protéger.

Logan : : Et sur la vôtre, on lira quoi ? Ci-gît une femme trompée et sans cœur? Une mère incapable d'aimer sa fille et qui l'a jetée dans la gueule du loup ?

Il la voit se raidir au fur et à mesure qu'il égrène les différents qualificatifs. Voilà tout ce qu'il désire, détourner son attention, qu'elle change de cible.

Tout en parlant, il s'est posé naturellement devant Veronica, et lorsque la voix de Dick s'élève derrière lui, il se tourne, le visage teinté d'étonnement et d'incompréhension.

Fin Flash back

 

Logan, secoua la tête. Comment son ami avait-il eu cette idée ? Il se retourna pour voir où était Dick. Un agent notait scrupuleusement tout ce que ce jeune homme blond lui racontait.

 

Flash-back(Dick)

Les mots sortent tout seuls. A son tour, il accable Veronica, s'opposant par la même occasion à Logan. Tout y passe, Beaver, son père, mais aussi toutes les conséquences dramatiques des agissements de Veronica sur son entourage. Il n'épargne rien ni personne. Il la voit se décomposer sous ses paroles, il voit Logan serrer les poings et Wallace faire de même.

Les mots sont crus.

..."si Mars n'avait pas mis les pieds sur Terre"...

Tout l'opposé de ce qu'il ressent aujourd'hui, même s'il ne l'admettra jamais.

Un coup d'œil à Céleste lui permet de voir un sourire sadique s'inscrire sur son visage, les gardes relâchent un peu de leur attention. Il n'a pas prévu ça, à vrai dire, il n'a pas pensé aux conséquences de ses mots. La pression l'a fait réagir instinctivement et il doit maintenant réfléchir rapidement, et surtout, faire comprendre à ses amis ses paroles démesurées. Il sait que Logan est le plus réceptif, un regard appuyé et celui-ci se détend instantanément.

Avant que quiconque ne le remarque, il donne un coup dans la caisse qui sert de piédestal à Céleste. Pendant son discours, il s'est rapproché d'elle, mimant ainsi par leur proximité le fait qu'il adhère à ses paroles. Personne n'a cillé, et à présent, il se trouve en position de force. Celle-ci, déstabilisée, a lâché son arme qu'il s'est empressé de ramasser. Il la tient à présent en joue.

Dick : Alors Céleste, beaucoup moins sure de vous d'un coup !

Il sourit à ses amis, fier d'avoir réussi à semer le trouble. Les hommes de mains baissent leurs armes. Veronica lâche la main de Logan et se rapproche de Dick, fixant Céleste avec toute la haine qu'elle ressent en cet instant.

Veronica : Laisse-moi le plaisir d'appuyer sur la détente le moment venu...

Dick : Je t'aime bien, mais avec ce que je viens de dire, il est hors de question que je sois dans la même pièce que toi si tu es armée !

Veronica : T'inquiète pas blondinet, je te règlerai ton compte plus tard !

Logan et Wallace, de leur côté, surveillent les hommes qui ne savent plus quoi faire. Céleste semble avoir oublié leur présence et les jeunes contrôlent la situation. Ils se séparent et chacun se rapproche d'un des hommes pour prendre son arme lorsqu'un grand fracas retentit.

Fin flash back

 

A nouveau, Dick demanda un peu de répit. Revivre tout ça, c'était trop pour lui. Il se leva, recommença à marcher dans cette ambiance si particulière et la vit. Cette jolie brune, aux prises avec le staff médical. Logan et la police et Mac et la médecine. Certaines choses ne changeraient pas.

 


mulderbuz  (07.12.2008 à 22:12)

Elle les voyait courir dans tous les sens. Bruit assourdissant. Mouvement perpétuel.

Mac aurait voulu avoir le pouvoir d'appuyer sur pause pour permettre à son esprit d'assimiler ce qui venait de se passer. Elle sentit qu'on la soulevait. Qu'on la plaçait sur un brancard. Qu'on l'éloignait.

Mac : Où sont les autres ?

Dans un murmure, elle essaya de savoir. Mais personne ne lui répondit.

Mac : Où sont les autres ?

Elle accentua sa question . Elle voulait savoir. Elle devait savoir. Silence autour d'elle. Enfin, façon de parler. Ils criaient tous, vérifiaient ses réflexes, s'échangeaient des regards lourds de sous entendus.

Mac : Où sont les autres ?

Elle avait crié cette fois. En s'appuyant sur ses avant-bras.

X : Qui sont les autres, Mademoiselle Mackenzie ? Qui était avec vous à l'intérieur ?

 

Flash-Back(Mac)

Ils sont là... Tous les six devant l'entrepôt. Dick, Logan, Wallace, le shérif Mars, Veronica et elle. L'inquiétude est palpable chez tous mais encore plus chez la jeune agent du FBI. Tout son univers, tout pouvant disparaître en quelques minutes. Elle se penche vers elle.

Veronica : Tu nous attends dehors avec mon père d'accord ?

Mac : Veronica...

Veronica : Non Mac, écoute-moi s'il te plait. On a déjà tout planifié. Si je te laisse dehors ça n'a rien à voir avec ton handicap.

Mac : Veronica...

Veronica : Je laisse mon père avec toi Mac. Une des personnes en qui j'ai le plus confiance. Crois-tu que je cherche à le rabaisser ?

Mac : Veronica...

Veronica : Mac s'il te plait. Fais moi confiance. Pour une fois, je ne cherche à mettre personne en dehors.

Mac : Logan ? Fais la taire ! Juste le temps que je puisse en placer une ! Si l'un de nous doit rester dehors, c'est moi, sans conteste. Je suis la plus qualifiée pour ce qui doit être fait ici.  Et aussi parce qu'ils ne me chercheront pas. On n'emmène pas les infirmes sur le lieu de bataille, à moins d'être aussi inconscients que nous tous. Je voulais juste savoir si tu pouvais me laisser une arme au cas où...

Veronica lui sourit et sort un automatique.

Veronica : Pour t'en servir, tu ...

Mac : Je sais comment ça fonctionne. J'ai appris. Je savais qu'un jour ça nous serait utile.

Elle voit bien l'étonnement sur le visage de son amie. Le même que quand elle lui a dit qu'elle avait griffé son agresseur pour lui voler un peu d'ADN. Elle n'a plus rien de l'adolescente apeurée, sanglotant nue, avec pour seule couverture un rideau de douche. Prête à rendre coup pour coup désormais.

Elle sourit. Fait taire Wallace d'un signe de la main.

Mac : Pas un seul mot... ce n'est pas encore l'heure de se le dire. On est beaucoup trop jeunes.

Dick : Et beaucoup trop sexy, mec...

Ils sont partis et, dans un sursaut, elle rappelle Logan.

Mac : Je te les confie. Mais tu ne fais rien d'inconscient. J'ai besoin de toi, beau gosse!

Il la serre très fort dans ses bras. Appuie son regard.

Logan : Promis.

Puis tout s'est enchaîné...

Fin Flash-back

 

Elle s'agita. Il fallait qu'elle sache. Elle raconterait plus tard.

Docteur : Calmez-vous mademoiselle... vous avez subi un grave traumatisme. Nous craignons des complications au niveau de votre colonne vertébrale.

Elle éclata de rire. Un rire acide, plein d'amertume. Un rire libérateur paradoxalement.

Elle sentait leur étonnement.

Mac : Ne craignez pas pour ma colonne vertébrale. Elle ne fonctionne plus depuis plusieurs années déjà. Je suis relativement fatiguée alors, pour plus de renseignements, demandez au Dr Novak, il officie à NY maintenant.  Patiente Mackenzie, il connaît mon dossier par cœur. Maintenant emmenez-moi voir les autres.

Agent : Je me dois de vous interroger d'abord Mademoiselle Mackenzie. Seule.

Mac : Alors moi je réclame un avocat.

Agent : Un avocat ? Vous sentez-vous accusée Mademoiselle Mackenzie?

Mac : Et vous ? M'accusez-vous de quelque chose monsieur l'officier ? Dans ce cas-là, je vous prie de l'énoncer clairement. Et cessez de répéter mon nom toutes les dix secondes, je vous promets que mon cerveau n'a subi aucun dommage.

Agent : Je cherche juste à comprendre

Mac : Et moi à être rassurée. Peut-être trouverons-nous un consensus.

Agent : A vous de voir. Je peux vous appeler un représentant de la loi. Mais ceci ne fera que retarder votre récit, et donc vos retrouvailles. A vous de voir.

Bloquée.

 

Flash-Back(Mac)

Elle n'entend que des bribes de ce qui se déroule à l'intérieur. Déjà parce qu'ils sont trop loin, ensuite parce que son esprit est occupé ailleurs. Etre sur que tout ce qui va être dit dans l'entrepot sera enregistré. Ne pas rater le moindre mot. Désormais que le témoin principal vient de passer ad patres, ses déclarations ont perdues toute valeur face à une cour. On n'a jamais vu un cadavre témoigner. Et encore moins lorsqu'il cherche à inculper la famille la plus puissante de toute la région, voire même plus.

Keith: Alors?

Mac: Je viens de vérifier, ça enregistre ...

Ils attendent patiemment dans la voiture que le spectacle commence. Mais l'entrée des artistes ne se  déroule pas vraiment comme prévu. Le sourire rassurant de Keith s'estompe quand Clarence arrive face à lui.

C W : Comme on se retrouve Sherif Mars !

 

Keith : Pardonnez mon manque d'enthousiasme Monsieur Wiedman, mais vous ne m'aviez pas manqué.

CW : La réciproque est totalement vraie. Vous avez la fâcheuse tendance à agir comme un grain de sable dans l'engrenage de ma vie.

Il oblige Keith à sortir Mac de la voiture et à la mettre sur son fauteuil. Elle a juste le temps de laisser glisser l'ordinateur sur le sol.

Il les emmène à l'intérieur où elle écarquille les yeux devant la vision de Dick, une arme braquée sur Céleste Kane. 

Fin flash back

 

Se remémorer ce moment lui donna l'irrépressible besoin de constater que tout ceci n'avait rien de réel, que Dick était toujours leur Dick, un chien fou, capable de la pire indélicatesse comme de la plus incroyable tentative de bluff.

 

Flash-back(Logan)

Dick : Ferme-la Logan ! Tout ce bordel a assez duré. Tu ne comprends donc pas que tout est de sa faute ? Elle n'a jamais su se mettre des limites ! C'est elle qui prétendait détenir toutes les vérités, on a toujours été des pantins qu'elle a utilisés et toi le premier. Et on a tous fait partie des dommages collatéraux ! Si Mars n'avait pas mis les pieds sur terre, j'aurais encore un frère et un père à mes côtés! Mais non, elle a encore joué la justicière redresseuse de torts, elle s'est prise pour ce qu'elle n'a jamais été, un être irréprochable ! Demandez donc à son père pourquoi il a perdu sa place de Shérif, demandez à Wallace si l'amitié passait avant ses enquêtes, demandez à Mac si elle se serait intéressée à elle si elle n'avait pas eu besoin de ses talents d'informaticienne ! Et toi, Dude, malgré la confiance qu'elle est incapable de t'accorder, malgré tous les sales coups qu'elle t'a joués, tu prends encore sa défense ? Mais tu as de la merde dans les yeux !

Logan voit Veronica se déliter sous les yeux. Les mots de Dick s'enfoncent dans son crâne comme des pointes acérées et pourtant s'il souffre c'est pour elle, toujours pour elle. Les mots prennent une dimension étrange dans cet entrepôt, un ring pour règlement de compte en quelque sorte, sans les cordes ni les gants, juste quelques syllabes et des spectateurs atterrés par la violence du propos.

Puis soudain, il le voit, ce regard de Dick plongé dans le sien, une connivence, un clin d'œil intérieur. Et il comprend.

Fin flash back

 

Dépité le blond avait décidé de faire une pause.

Dick Casablancas en super héros ? Non, ce costume n'était vraiment pas à sa taille.

Une nouvelle fois, il observa son ami, celui qui s'était pris une balle. Celui qui portait à merveille le costume de sauveur.

 

Flash back (Dick)

C.W : Monsieur Casablancas, ne faites pas l'imbécile, rendez l'arme à Madame Kane !

Tous se retournent vers l'entrée de l'usine.

Cette voix leur est familière et un frisson les parcourt. Comment ont-ils pu négliger cette information ? Comment ont-ils pu imaginer un seul instant qu'après avoir fouillé au NGH, Wiedman ne rejoindrait pas Céleste à l'usine ?

Dick se maudit intérieurement de son manque d'attention. Il a repéré Clarence puis a carrément oublié son existence. Maintenant, ils se trouvent face à face, chacun pointant son arme sur la tempe de quelqu'un.

Fin flash-back

 

Wallace aperçut la silhouette de son ami blond, errant entre les ambulances et les véhicules de police, telle une âme en peine recherchant le pardon.

Il poursuivit donc son récit.

 

Flash Back(Wallace)

Lorsque Dick se met à parler, il sent ses poings se serrer. Merde alors. Au cours des années, il a appris à l'apprécier, il l'a vu mûrir du moins à sa façon et là, il se retrouve en face de ce 999 qui faisait de Veronica le bouc émissaire, une fois de plus. Une fois de trop. Un nouveau pan de sa " nouvelle vie " s'écroule.

Il ne comprend le subterfuge qu'une fois que le pistolet a changé de main. En regardant Logan, il s'aperçoit que lui a saisi. Connection de surfeur peut-être ? Ou tout simplement une parfaite connaissance l'un de l'autre.

Et lui ? De qui peut-il se targuer d'anticiper les réactions ? De toute évidence pas de Dick.

Il pose ses yeux sur son agent préféré et réalise que si. En elle, il lit comme dans un livre ouvert. Un livre certes rempli de mots compliqués. Un livre où le dictionnaire est souvent de mise, mais tout de même.

Wallace sourit du dialogue entre V et le surfeur. L'humour en toute circonstance. Il détend les muscles de sa nuque et reprend lentement un rythme cardiaque plus serein.

Céleste ne parle plus et les paroles agressives de Dick se perdent progressivement dans l'atmosphère sucrée de l'entrepôt.

Il est en train de se plonger dans ses réflexions quand la porte s'ouvre.

En voyant Mac et Keith Mars poussés dans le hangar par un C. Wiedman armé.

Devant la figure imposante du chef de la sécurité des logiciels Kane, il se surprend à regretter de ne pas avoir livré une plante vénéneuse au lieu d'une plante espion, il y a de cela une éternité.

Dans le duel verbal engagé entre Dick et Clarence, la chance semble changer de camp en permanence.

Mais ce qui le rend le plus perplexe, c'est l'attitude se dégageant de Mac. Sans vouloir dire qu'elle est sereine, il s'échappe d'elle quelque chose d'indéfinissable. Comme si elle manigançait quelque chose. Et c'est à ce moment qu'il réalise ce qui jusque-là lui a échappé.

Contrairement à ce qu'il s'est imaginé pendant ces années, Mac n'est pas une victime, elle ne fait pas que survivre. Son handicap l'a aguerrie et Wallace se reproche désormais d'avoir laissé passer tant de temps à ruminer et ressasser inutilement. Elle a su avancer tandis que lui se morfond dans une culpabilité stérile et " isolante ".

Et Logan aussi.

Maintenant qu'ils ont découvert que Céleste Kane est l'instigatrice de la mort de Gory, son pas devient plus léger, pour lui mais aussi pour eux tous.

La roue semble donc tourner, les certitudes du passé font place à une lueur d'espoir. Pour la première fois depuis le début, il prend conscience que, peut-être, ils pourraient gagner. Reste juste à savoir comment sortir de cette impasse en vie.

Même lorsque Wiedmann récupère l'arme et que Céleste relève le menton pour leur faire face, l'attitude toujours étrangement réconfortante de Mac le maintient hors de l'eau.

Il entend à peine le nouveau petit discours de la sorcière brune, concentré sur le visage impassible mais rassurant de son amie.

Fin Flash Back

 

Tout raconter, il ne lui restait plus qu'à tout déballer et il pourrait tirer un trait sur tout ça.

Dick, revint auprès de l'officier et continua de raconter ce qu'il avait vécu dans cette usine.

 

Flash-Back(Dick)

Clarence menace Keith de son arme, il n'a pas pu trouver meilleur moyen de pression face à Veronica, hormis Logan peut-être. Et même si le regard du père de la petite blonde lui crie de ne pas flancher, il la sent faiblir à ses côtés. Tout en gardant son arme pointée sur Céleste, il pose sa main sur l'épaule de Veronica, essayant de lui transmettre toute l'assurance que son pseudo acte héroïque lui a procuré.

De l'autre côté de l'usine, Wallace et Logan se trouvent eux aussi en mauvaise posture. L'arrivée de Clarence a réveillé les deux hommes de main et ceux-ci reprennent leur position faisant ainsi s'écarter les deux jeunes hommes.

Tout le monde semble spectateur de la situation, ils s'observent les uns les autres et personne n'agit. Dick tente un dernier coup dans l'espoir qu'il fonctionne aussi bien que le premier. S'il arrive à faire douter Clarence, leur attention sera affaiblie.

Dick : Si je la tue, il n'y aura plus personne pour vous diriger, plus personne pour vous payer... J'ai entendu dire que Jake Kane n'était plus très apte à s'occuper de ce genre de choses.

Il bluffe. Il n'a aucune idée de l'état de Jake Kane. Il sait juste qu'il est encore en vie car son décès ne serait pas passé inaperçu. Un autre détail qu'il connait, c'est l'emprise de Céleste sur son mari. Même si celui-ci s'est montré redoutable dans ses affaires, il reste à la merci de sa femme.

Wiedman : La vie de Madame Kane n'est en aucun cas la clé de votre liberté. La machine est lancée et rien ne pourra l'arrêter, quelles que soient les vies qui pourront y passer, la sienne ou celle de Monsieur Mars. Je vous conseille vivement de baisser cette arme, ma patience a des limites.

Froid, autoritaire, un ton sans appel. Dick laisse Veronica diriger ses mouvements et rend l'arme à Céleste. Il a échoué et, en plus, il a fait souffrir ses amis. Cette tentative en dernier recours n'a fait qu'une chose, les briser un peu plus.

Il ne voit pas d'autre solution s'offrir à eux. Ils sont tous éparpillés dans l'usine, chacun à la merci d'un de leurs adversaires. Il tache de scruter leurs yeux à la recherche de l'idée miracle, mais tous semblent dans le même état que lui. Seuls Mac et Logan gardent une lueur différente dans le regard. Dick se concentre alors sur eux un instant, se demandant d'où leur viennent ce calme et ce regain d'espoir. (pourquoi mac et logan? moi j'aurais dit ketih et Logan. 

Tout cela n'a duré que cinq minutes. Cinq minutes seulement, et cette voix qui s'élève à nouveau... Dick grimace, il ne veut pas en entendre plus et se concentre sur les bruits de fond. Ses yeux s'accrochent aux restes de couleurs des slogans acidulés pour faire abstraction de toute la gravité de ce qui se passe, juste un instant.

Il cherche désormais à se souvenir de la phrase de Wallace, il veut cette légèreté, il en a besoin.

 


mulderbuz  (08.12.2008 à 19:52)

Logan, lui, mécaniquement répétait les paroles de Céleste à l'agent.

 

Flash back(Logan)

Céleste : Vous croyiez pouvoir vous en sortir comme ça ? Comment pouvez-vous imaginer que je me laisserais berner par vos tentatives enfantines alors que j'ai mis au point le plan le plus machiavélique qui soit ! Je vous ai tous manipulés, la famille Sorokin et notamment toi, le jeune Echolls ! J'espère que tu as apprécié ces années de culpabilité à te ronger les sangs à l'idée d'avoir tué un homme !

Logan, prend toute l'ampleur de cette phrase et serre les poings violemment. Il sait que cette phrase est la clé de leur liberté, mais pour en jouir, il va déjà falloir survivre à cette nuit. Et encaisser. Mais plus de peur, juste une haine farouche contre cette femme qui a fait de sa vie un enfer. Il fait un pas en avant, oubliant les automatiques braqués sur eux, et continue à s'avancer vers elle.

L'espace d'un bref instant, il voit dans ses yeux une ombre passer, puis elle lève sa main armée et, sans aucune hésitation, tire.

La fulgurance de la douleur le fait s'agenouiller, son bras n'est plus qu'un tas de chair flasque et ne lui répond plus.

Il sent, plus qu'il ne voit, ses amis se précipiter autour de lui et le dernier souvenir qu'il garde désormais de cette macabre soirée, c'est le bruit assourdi de la porte de l'entrepôt qui s'ouvre à toute volée.

Fin Flash back

 

Comme un retour en arrière, Il releva la tête pour croiser à nouveau les yeux bleus de son ami. Il s'arrêta de parler et l'observa de loin.

Dick réalisa que se perdre dans une dimension factice et sucrée n'avait fait qu'amplifier la stupeur et la douleur de la scène qui se déroulait devant ses yeux lorsqu'il avait repris pied dans la réalité de cet entrepôt.

 

Flash back(Dick)

Un bruit sourd le fait revenir à la réalité. Ses yeux quittent le rose d'une affiche pour se poser sur le rouge du sang qui s'écoule de l'épaule de son ami. Lorsque Logan s'effondre, il n'a qu'un seul réflexe, accourir à ses côtés. Dans son élan, il plaque sa main sur la blessure, mimant ce geste qu'il a vu de nombreuses fois dans les films.

"La première chose à faire est de stopper l'hémorragie. "

Peut-être que ces années insouciantes lui auront servi après tout. Il n'en sait pas plus, il n'y pense même pas.

Il met quelques minutes à s'apercevoir que tous sont réunis autour de Logan. Une pensée le traverse... Séparés, ils avaient plus de chance de s'en sortir. Même l'infime espoir qu'il percevait tout à l'heure dans les yeux de Mac a disparu, remplacé par les larmes. Elle tient la main de leur ami, le suppliant de tenir bon. Lentement Dick pose sa main libre sur les leurs. La seule chose qu'il puisse faire, c'est leur montrer qu'il les soutient.

Il a pourtant essayé, mais il n'a rien pu faire de plus.

Fin Flash Back

 

L'agent réalisa que Dick s'était tu et qu'il ne parlerait plus. Trop d'émotion et de douleur à gérer en même temps.

Le policier qui s'occupait de la jeune handicapée semblait toujours prendre note. Regrouper toutes ces informations et en faire quelque chose de cohérent leurs demanderait du temps, mais ils réussiraient à tirer cette affaire au clair.

 

Flash back (Mac)

Pourtant, Mac est confiante. Puis la poudre parle et Logan s'écroule.

Elle a l'impression que son cœur explose. Alors qu'elle se précipite vers lui, dans l'autre camp, leur joker, entre en jeu... Ils se réfugient derrière les containers. Elle voit la surprise de Veronica, celle de Wallace.

Mais ils n'ont pas le temps de s'expliquer.

Fin flash back

 

Désormais, les interrogatoires touchaient à leur fin.

Logan souffla pour montrer son exaspération à l'agent.

Policier : Vous ne vous rappelez pas comment vous êtes sorti d'ici ?

Logan : Je me souviens que Dick et Wallace me soutenaient pour sortir de cet enfer qui s'écroulait en flammes, c'est tout. Je suis resté dans les vapes un bon moment, je crois. Je peux aller la voir maintenant ?

Tacitement, chacun des protagonistes de cette triste affaire retomba dans le silence. Ils avaient décidé, d'un commun accord, que certains pans de cette histoire ne devaient pas être dévoilés.

Pourtant, Logan n'était resté inconscient que quelques minutes et il savait très bien que leur survie n'était pas due à une intervention divine mais bien à l'aide de leurs anciens ennemis.

Logan n'attendit pas une quelconque autorisation et se leva.

Avant qu'il ne comprenne, une blonde en larmes se jeta dans ses bras. Veronica pleurait, mais se sentait enfin soulagée. Logan esquissa un sourire malicieux et balaya du regard ce spectacle.

Face à eux, une usine en feu. Derrière eux, la police.

Il sentit une main complice se poser sur son bras valide et reconnut immédiatement la voix du surfeur blond.

Wallace lui emboîtait le pas. Il n'avait pas l'allure d'un suiveur mais plutôt d'un naufragé qui apercevait enfin la terre après des semaines de mer houleuse.

Wallace aussi se rappelait chaque mot.

 

Flash-Back(Wallace)

Un peu trop sûr de lui, il sursaute pourtant quand la balle atteint Logan.

Éclatement de la chair du jeune homme. Réduction à néant de ses espoirs. D'ailleurs s'il en a douté, il lui suffit de regarder Mac. Décomposée. Plus la moindre marque d'assurance.

Il a été stupide d'y croire, ils vont tous mourir ce soir.

Et une fois de plus il ne sauvera personne. Il n'est qu'un personnage inutile et sans consistance. A peine une ombre suivant le mouvement. Incapable de décider. Triste destin.

La porte s'est à nouveau ouverte et, dans son champ de vision, il croit apercevoir un fantôme. Venu de l'au-delà, Gory se tient devant lui. Puis l'individu s'approche et il remarque que la couleur des yeux diffère, que la mâchoire est plus carrée. Un Sorokin oui, mais pas le leur.

" Eh ! On n'y est pour rien, vous savez ? Ce n'est pas nous qui l'avons tué, c'est ELLE, c'est eux! "

Voilà ce qu'il a envie de crier, mais les mots restent bloqués.

Dick : Hey ? Mec, t'as vu un fantôme ou quoi ? Bouge, aide-moi !

L'intervention de son ami a sur lui l'effet d'un électrochoc. Il réalise que, pendant quelques secondes, son esprit a fait le black out total de la situation. D'un rapide coup d'œil, il constate que l'entrée bruyante des Sorokin a semé une pagaille énorme dans les rangs adverses, Céleste semble s'être volatilisée et Wiedman crie à tue-tête des ordres à ses sbires.

Profitant alors de la diversion, Wallace aide Dick à traîner le corps inerte de Logan derrière de grands containers. Mac, Veronica et Keith s'empressent de les suivre.

Pour l'instant, ils sont hors de portée de leurs ennemis, mais pour combien de temps? Et surtout, qui désormais mérite cette appellation ?

Veronica : Quelqu'un peut m'expliquer ce qui se passe ?

La question de Veronica à son père lui fait écarquiller les yeux. Pour la première fois, il l'entend douter à voix haute. Et d'un coup Wallace comprend.

La  fraternisation soudaine entre Logan et Leo. Les messes basses avec Mac avant qu'ils ne pénètrent dans l'entrepôt. Ils ont dû décider d'un truc... comme d'appeler les Sorokin pour tout balancer, de les appeler via un numéro. Un numéro que Logan a eu par ses contacts. Tout se met en place dans sa tête.

Keith : Je crois qu'il y a eu des fuites de la part des services de police. 

Une fois de plus, il ne peut qu'admirer cette faculté de Keith à tout prendre avec légèreté. Lui aussi a compris.

Les sirènes des renforts font écho aux balles. Et, une fois de plus, cette balance étrange. Espoir et abattement.

Puis, d'un seul coup, une nouvelle présence à leur côté. Froide, implacable. Comme le canon du pistolet qu'elle appuie sur la tempe de Veronica.

Celeste : Pour la première fois de ta vie, tu vas m'être utile. Mon passeport de sortie. N'est-ce pas Keith ?

Plus un geste de toute part. Inconsciemment, Wallace a tendu sa main vers le fauteuil de Mac. Dans un état second, il saisit l'automatique et met à son tour la sorcière en joue.

Elle le nargue et il sent comme une bouffée de haine monter en lui. Étrangement, le sourire docile de Piz réapparaît devant lui.

Celeste : Tu n'oseras pas. Tuer quelqu'un nécessite un sang-froid que tu n'as pas.

X : Mais moi si.

Accent étrange. Modulation des mots à la fois lente et incisive. L'intervention d'un membre de la famille Sorokin fait de nouveau pencher le plateau en leur faveur. Le patriarche se tient devant eux. La plus haute branche de l'arbre généalogique et de toute évidence, pas la plus flexible.

Celeste : Voyons Stan ! Vous aussi vous doutez du courage du jeune homme ?

Stan : Absolument pas Celeste. Mais j'aime laver moi-même mon linge sale.

Il se retourne vers lui, le fixant droit dans les yeux. Éclat étrange.

Stan : Garde tes mains propres mon garçon. Tuer quelqu'un laisse des séquelles. Je pense que vous avez eu votre compte.

Fin Flash back

 

Mais tout ça, il le garderait pour lui.

Et Mac en ferait de même. La police n'en saurait rien.

La dernière phrase qu'il leur avait dit dans l'entrepôt résonnait encore à ses oreilles.

 

Flash back(Mac)

De nouveau Celeste, puis le coup d'éclat de Wallace, et enfin l'arrivée de Stan. Wallace envoûté par les graves de cette voix et qui lâche l'arme.

Stan : Maintenant. Courez, et ne vous retournez pas.

Ils fuient se soutenant les uns les autres. Une explosion retentit et ils sont projetés au sol, séparés. Récupérés par les secours.

Fin Flash Back

 

Mais quand Mac releva la tête pour quitter ces souvenirs douloureux, elle les vit.

Sans un mot et dans un même élan, ils se dirigeaient tous les quatre vers elle.

Ils n'étaient plus que cinq survivants, cinq rescapés, cinq amis unis.

Le prix de leur silence était en train de se consumer.

Il partait en fumée avec cette usine.

 


mulderbuz  (08.12.2008 à 22:13)

EPILOGUE

 

Le soleil clément caresse mon visage. D'un commun accord on a décidé de se retrouver là. Sur cette plage.

Le sable. La mer. Des années qu'elle nous aura bercés, et aujourd'hui elle annonce un renouveau. Enfin, nous pouvons nous affirmer libres. Libres de vivre sans ce secret qui nous dévorait petit à petit de l'intérieur, et sans la crainte des représailles.

Je les entends rire. Un peu à l'écart. Membre d'un tout pourtant. Même si j'ai besoin de nous sentir vivants, j'ai encore un peu de mal à faire table rase.

 

Mon père a eu un appel très étrange le lendemain de l'incendie, une voix surgie d'outre-tombe. La disparition de sa femme semble avoir sorti Jake Kane de sa torpeur.

Il n'a pas dit merci. Il n'a pas dit pardon.

Il lui a juste expliqué qu'il se chargeait de tout, et que nous serions lavés de tout soupçons. Mais je n'arriverai jamais à lui faire confiance.

Alors je suis allée le voir. Lui montrer que le pouvoir n'appartenait à personne, et que surtout, au moindre faux pas, j'avais de quoi le faire chuter définitivement de son piédestal.

Les mots furent brefs. Les regards bien plus lourdement chargés de sens. J'avais en main l'enregistrement fait par Mac, la preuve que tout ce que diraient les journaux ne serait que mensonge et manipulation des médias.

Quand la voix de sa femme s'éteignit, il hocha la tête silencieusement.  Un accord tacite. Un de plus.

Juste une petite phrase avant de me laisser quitter la grande demeure familiale. Drôle de qualificatif pour une maison où  le rire des enfants s'était éteint depuis déjà bien longtemps.

Jake Kane: Je constate qu'entre nous, il sera toujours question d'enregistrement .

Veronica: Je n'espère qu'une chose, qu'il n'y ait plus jamais d'entre nous.

J'aurais voulu être plus impersonnelle, mais trop d'amertume face à ce gâchis incroyable.

Et deux jours plus tard, la machine était lancée. Les journaux ont parlé d'une formidable vendetta contre l'empire Kane par la mafia, utilisant des hommes de main comme les Macfaden, et qui avait tourné au cauchemar en laissant de nombreuses victimes innocentes.

 

Une semaine que tout est fini.
Une semaine que j'essaie de respirer normalement. De ne plus sursauter à chaque porte qui claque. Le plus dur a été de réintégrer le monde. Le réel. Celui qui existe en dehors de nous cinq. En dehors de mon père. En dehors de Leo. J'ai fini par comprendre son rôle dans tout ça. Et j'admire encore l'alliance qui les a liés, lui et Logan. Cette idée lumineuse de renverser les rôles. De mettre les vrais coupables face à leur responsabilité. Une initiative risquée. Que j'aurais rejetée sans aucun doute. Qui nous a sortis de là.



Revenir parmi le commun des mortels et essayer de leur faire oublier ces quelques jours qu'ils ont vécu malgré eux.
Affronter la famille de Piz. Celle qui aurait dû devenir ma belle-famille. Des gens que je ne connais presque pas et qui en ignore autant sur moi. Mentir encore une fois.
Pas sur mes sentiments. Larmes non feintes en voyant le cercueil descendre sous terre. Il emporte avec lui des années de sérénité. Pas passionnées ni parfaites, mais des années où j'ai été heureuse. A sa manière à lui.
Je regrette de ne pas pouvoir leur dire la vérité. Qu'il est mort en héros. Par amour autant que par amitié. Alors je me suis contentée de la seule part dévoilable. C'était quelqu'un de bien. D'à part. Ils ont acquiescé et nos routes se sont séparées. On ne se reverra pas.

 

Des enfants jouent sur la plage. J'envie leur innocence. J'envie les pages vierges qu'ils ont devant eux. Exemptes de rancœur, de peine, d'amertume.
Pourtant aussi étrange que cela puisse paraître, je garde ma vie comme elle est. Parce qu'ils en sont la constante. Vertèbres étranges de ma colonne.

 

A bien y réfléchir, quand je les observe, je suis heureuse de constater qu'ils ne m'ont pas écoutée, qu'ils n'ont pas craint de s'opposer à moi et à cette tentative désespérément utopique de vouloir résoudre seule cette triste mascarade.

C'est leur force et leur présence qui font que nous sommes là, tous les cinq, sur cette plage.

Chacun à leur façon, ils ont su briser ce manteau irritant qui m'anesthésiait progressivement. Ils m'ont réchauffée de leur amour et de leur amitié. Je n'espère plus qu'une chose, être capable de leur exprimer le besoin que j'ai d'eux, la nécessité que j'ai de les sentir à mes côtés quand le sol se dérobe sous mes pieds.

Je repense à ces quelques heures où chacun de nous a joué cartes sur table; où chacun de nous a vidé son coeur et s'est enfin déchargé de ce trop plein de silence.

Les heures qui ont suivi ces révélations furent étranges, empruntes de gêne, de tristesse et de tant de compassion pourtant. Elles auraient pu nous détruire définitivement. Bien au contraire, elles nous ont ouvert une porte qui lorsque nous en avons passé le seuil, nous a permis de ne plus faire marche arrière et de faire front, enfin ensemble.

 

Découvrir que toute cette horreur n'est que le fruit de l'esprit malade de Celeste et de sa jalousie maladive à mon encontre m'effraie toujours autant. Réaliser le temps et l'énergie qu'elle a mis pour échafauder ce plan machiavélique est édifiant.

Après qu'elle eût appris de la bouche de Wiedman qu'il s'était débarrassé de Gory Sorokin alors que celui-ci gisait dans cette cabane abandonnée, doucement, calmement, le mur de sa vengeance s'est progressivement construit.

Elle a suivi nos évolutions personnelles, comment nos vies s'étaient séparées, comment nos existences se maintenaient à la surface. Elle nous a laissé nous noyer progressivement dans la culpabilité, pour frapper au moment propice, là où tout n'était plus que quitte ou double.

Quand elle a dû faire face à la déchéance de son mari après son attaque, reprenant les rênes de la société et par là même sa place au sein du Château, elle a vu comment se venger de moi par le biais d'une famille pour qui la justice était celle du sang et non de la loi.

Elle a juste oublié que la seule chose qui nous restait, la vie de ceux qu'on aime, constituait notre plus grande force.

Et finalement, sa haine se sera retournée contre elle.

Je ne pense plus que nous ayons à craindre de quelconques représailles de la part des Sorokin. Lorsqu'ils ont compris qu'ils s'étaient fait manipuler par Celeste Kane, ils ont réglé leurs comptes proprement, c'est à dire de manière radicale, l'incendie ayant effacé toutes les preuves, que ce soient concernant les victimes ou bien même les coupables. Et ironiquement, Jake Kane assure désormais nos arrières.

 

 

Ils viennent de sortir de l'eau et ils ont l'air tellement sereins que je commence sérieusement à me demander si je ne vais pas me mettre au Surf.
Encore que je vais peut-être rester en observatrice.

Deux hommes se débarrasant de leur combinaisons. Leur corps encore humide. L'effort faisant saillir les muscles. Le moins que l'on puisse dire c'est que les années n'ont pas eu d'emprise. Et que la vision n'est pas des plus désagréables. D'ailleurs Mac doit en avoir tiré les mêmes conclusions que moi car elle a lâché son livre.
Dick la défie du regard. Torse nu avant d'enfiler un vêtement sec.  

Dick: Alors, beauté, encore perdue dans la contemplation des exploits du grand Dick? 

Mac: Que veux-tu, je ne m'en lasse pas! J'ai toujours aimé le cirque, et un chien sur une planche de surf, c'est le succès garanti!

Logan: Je t'avais dit Dick que ton T-shirt n'était peut-être pas le plus adéquat...

La remarque me fait rire. Mais plus encore quand je lis l'inscritpion sur son torse. Et sur son dos.

Le bonheur faut s'y accrocher comme un chien à son os!
Le poil brillant et la queue en action, le chien comme le Dick veut que tu sois sa maitresse.

Je me demande depuis le temps pourquoi il n'a jamais pensé à créer ses propres T.Shirt.

Je me surprends parfois à poser un regard différent sur lui. Après tout il aurait tout aussi bien pu baisser les bras.  Je sais qu'il ne l'a pas fait que pour moi. Et c'est sans doute cela qui me touche le plus. Ils méritent d'avoir quelqu'un comme lui comme ami. Inconscient à tendance immature mais entier, drôle. Prêt à tout pour ceux qu'il aime. Peut être ne sommes-nous pas si différents. De Logan à Wallace, il faut croire que nos affinités se rejoignent...

 

 

 

Elle le sent s'approcher. Un peu inquiet. Comme si elle risquait de se volatiliser à tout moment. Qui pourait lui en vouloir de réagir ainsi? Il s'assoit doucement. Elle a l'air à des kilomètres de là. Il se doute bien que de tous, c'est elle qui mettra le plus de temps à cicatriser, parce qu'elle n'a jamais pris le temps de le faire ces 10 dernières années et que cette fois, il y a vraiment besoin de suturer.

Logan : Il est question que nos amis respectifs viennent passer quelques jours chez moi. Si le cœur t'en dit...

Veronica : Je crois que je vais avoir besoin d'un peu de temps. Et d'espace. Histoire, pour une fois de permettre à mon cerveau d'assimiler ce qui vient de nous arriver.

Il fixe la mer. Il s'attendait à ça. Tente de digresser quand même un peu. Pour ne pas se réenfoncer dans le sable tout de suite.

Logan : Et ma folle nuit? Une promesse est une promesse miss Mars.

Il la sent hésitante. Maintenant que tout cela est fini...

Veronica : Honnêtement je ...

Il vole à son secours. Il faut qu'il lui dise qu'elle n'est pas obligée. Qu'il est conscient depuis le début que ce n'est qu'une phrase en l'air.

Logan : Je plaisantais, tu ne me dois rien.

Veronica : Si on efface toutes les fois où tu m'as sauvé la vie alors oui, tu as raison, l'ardoise est vierge.

Logan : Je ne parlais pas de ça. J'y peux rien, c'est inscrit dans mon code génétique ce besoin de sauver tes petites fesses.

Veronica : Et pas celui d'avoir envie de moi ?

Il déglutit difficilement.

Veronica : En fait, je me demandais juste si tu voulais ton « cadeau » sur place ou à emporter...

Devant ses yeux interrogateurs elle se sent obligée de préciser.

Veronica : Tu viendrais partager un peu de ma retraite mystique ?

Il penche légèrement sa tête vers le bas, amusé par sa demande masquée. Il a beau connaître ses manies, elle arrive encore à l'intimider après toutes ces années.

Un contact, une douce chaleur. Dans sa main glissent des doigts fins et audacieux. Les vieux réflexes reprennent le dessus. Sourire taquin et lueur de défi dans les yeux, il accroche son regard sans peine.

Logan : C'est ta main dans la mienne?

Veronica : Non j'ai emprunté celle de Dick, mais ne lui répète pas!

 

FIN


mulderbuz  (10.12.2008 à 23:22)

Cette fic a donc été écrite par:

Blue, Maialen, Marsh, Mulder et les deux pompoms manquantes.

 

Je vous remets le lien vers la vidéo où elle va enfin prendre tout son sens. de plus j'avais un peu cafouillé et vous avais envoyé une version non finalisée ... 


mulderbuz  (11.12.2008 à 09:51)

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