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Série : Veronica Mars
Création : 06.09.2008 à 12h30
Auteur : mulderbuz
Statut : Terminée
« Fic individuelle écrite à plusieurs mains. Merci de nous laisser vos impressions. » mulderbuz
Cette fanfic compte déjà 118 paragraphes
Quand ils entrèrent dans la suite, ils sentirent la tension qui y régnait. Ils aperçurent Wallace et Dick assis dans le canapé en face d'un colis. Ils accoururent jusqu'à eux.
Dick: Ne vous mettez pas à courir à maintenant! Vous n'êtes pas crédibles.
Il désigna le paquet.
Dick: On vous attendait avant de l'ouvrir!
Veronica: Où l'avez-vous trouvé?
Dick: Exactement là où il se trouve en ce moment.
Veronica: Tu veux dire que quelqu'un a pu entrer dans la suite?
Dick réalisa soudain ce qu'elle était en train de lui dire. Quelqu'un avait à nouveau pénétré chez eux. Des réminiscences de la nuit passée lui revinrent en mémoire et il frissonna.
Wallace: Ou alors le colis a dû être déposé par le personnel de l'hôtel...
Le surfeur n'était pas à ce point naïf. Il était conscient que Wallace avait dit ça uniquement pour le rassurer et bêtement cela lui suffit. Le simple fait de savoir que quelqu'un essayait de le protéger, même de ses angoisses lui faisait du bien. Mais cette accalmie fut de courte durée
Veronica: Je vérifierai auprès de la réception. Mais j'ai bien peur que cet endroit ne soit plus sécurisé.
Personne n'avait toujours osé toucher à leur étrange livraison. A se demander s'il ne dérivait pas de sujet.
Ils se regardèrent à tour de rôle. Difficile d'accepter d'être l'annonciateur de mauvaises nouvelles. Parce que sans vouloir se prétendre devin, aucun d'eux, même pas Dick n'espérait en voir sortir une stripteaseuse.
Voyant que personne ne se décidait, Veronica prit les devants. Autant en finir au plus vite. Elle se plaça devant et l'ouvrit délicatement. Quand enfin, elle put voir ce qu'il contenait, son visage blêmit.
Veronica voff: Oh mon Dieu!
Deux heures auparavant
A quelques kilomètres de là, dans une somptueuse résidence, un homme était assis à son bureau attendant un appel. Lorsque, enfin son téléphone sonna, la conversation fut brève et concise. Il raccrocha tout en souriant, se dirigea vers son bar et sortit une bouteille de whisky. Il s'en versa une bonne rasade et resta assis quelques instants sans bouger, se contentant d'observer la douce couleur ambrée au travers du verre . Quand il porta enfin l'alcool à ses lèvres, le liquide coulant dans sa gorge ne fit qu'augmenter la douce sensation d'euphorie qui l'animait.
" Je tiens enfin ma revanche sur toi, Veronica Mars!"
La première chose qu'elle sentit en se réveillant, ce fut un goût amer dans sa bouche. Celui du sang. Du sien. A tâtons, elle en chercha l'origine et sentit qu'elle était blessée à la tête. Son corps entier la faisait souffrir. Bien trop pour mesurer l'ampleur véritable de ses blessures.
Bien vite ses yeux s'habituèrent à l'obscurité. Elle essaya d'identifier l'endroit où elle se trouvait, mais le seul indice qu'elle put déceler, c'était qu'elle disposait de peu d'espace.
Avec difficulté, elle se retourna et remarqua une série de chiffres, comme un chronomètre. Fatigue? Douleur? Choc? Le tout fut tel, qu'il lui fallut quelques instants avant de prendre la mesure de la situation; avant de saisir ce que signifiait ce compte à rebours et pourquoi il était enclenché. Alors seulement, elle comprit avec horreur à quoi elle avait affaire.
Avec le peu de forces qu'il lui restait, elle essaya de se rapprocher de l'objet. Mais le moindre de ses mouvements lui vrillait la tête. Et il était si simple de fermer les yeux et de se laisser glisser...
Il aimait son existence telle qu'elle était aujourd'hui. Son travail, sa famille recomposée... Pourtant Keith ne pouvait régulièrement s'empêcher de penser que, des années auparavant, il aurait fallu agir différemment.
Il aurait dû la prendre sous le bras et l'emmener loin de tout ça. L'empêcher de ne plus avoir foi en rien. Il y avait longtemps que sa fierté de père d'avoir une fille aussi futée s'était émoussée, jusqu'à devenir source d'écoeurement. A peu près au moment où les mensonges avaient remplacé leur complicité.
Toute sa vie.
Jusqu'à son dernier souffle il regretterait de ne pas avoir laissé Jake Kane tranquille. De ne pas avoir fait ce qu'avait si bien réussi Lamb. Fermer les yeux et laisser couler. Certes, un meurtrier serait toujours en vie, mais il aurait pu la sauver elle, en lui gardant son innocence.
Il enviait le sommeil d'Alicia. Il aurait tout donné pour que les voix se taisent dans sa tête. Pour qu'il n'ait pas à affronter cette introspection. Pour ne pas avoir à dealer avec ses angoisses. Loin de le rassurer, la présence des hommes à l'extérieur l'empêchait de prendre un somnifère. Besoin inconscient de rester conscient. Alerte.
A côté de lui, le rythme régulier de la respiration de sa femme aurait dû le rassurer,cependant il percevait sous ce calme apparent ses doutes et ses interrogations.
Il avait essayé de justifier cette surveillance, prétextant une affaire en cours. Mais difficile d'être crédible quand soi-même, on ne détenait qu'une infime partie des éléments.
Un simple appel: " Mets la maison sous surveillance, je t'expliquerai!"
Keith voff: M'expliquer quoi bon sang! Dans quoi tu trempes Veronica? Dans quoi vous êtes-vous tous embarqué?!
Le bruit d'un objet heurtant le sol le ramena à la réalité.
Se lever en douceur, identifier le bruit, sa provenance, s'avancer lentement pour ne pas signaler sa présence. Il savait exactement quoi faire quand soudain, un cri perçant le paralysa sur place. Il retourna à toute vitesse dans la chambre. On avait juste voulu l'éloigner et il était tombé dans le piège.
Il plongea ses yeux dans ceux d'Alicia. Promesse muette.
Keith voff: Je vais nous sotir de là. Il faut juste que j'arrive à prévenir les hommes dehors, que j'attrappe mon arme, que...
X: N'essayez pas de jouer au héros! Ca serait une très mauvaise idée!
Calculer le nombre de présences dans la pièce: trois apparemment.
Evaluer leur force: des hommes, armés de surcroît.
Négocier.
Keith: Il doit y avoir un moyen de s'arranger.
X: On est pas là pour ça. Où est il?
Keith: Qui ça?
X: VOus êtes sensés être trois dans cette maison! Où est votre fils madame Fennel? Je veux dire le plus jeune, l'autre je le sais déjà.
Alicia se délita devant les yeux de Keith, prenant enfin conscience de ne pas être face à un simple cambriolage.
KEITH: Laissez-le en dehors de ça, d'accord?
X: Pas vraiment. Mais je manque de temps voyez-vous. Et je n'ai aucune envie de faire le tour des maisons environnantes pour le trouver chez un de ses camarades de classe. Souriez donc très chère, peut-être qu'un de vos enfants survivra.
Sa main s'égarait le long du cou d'Alicia. Il sentit son sang bouillir.
KEITH: Je vous interdis de...
X: VOus m'interdisez Monsieur Mars? Mais quelle drôle d'idée!
Le ravisseur harangua ses hommes dans une langue étrangère. A peine Keith eut il le temps de voir le tampon d'éther se poser sur le visage de sa femme qu'il se sentit partir à son tour. Une dernière phrase lui parvint, un sussurement à son oreille.
X: Avez vous confiance en votre fille?
Les ravisseurs transportèrent leur deux victimes dans la voiture, enjambant sans la moindre trace d'émotions les corps des officiers chargés de la protection de la maison.
Le "chargement effectué", il se cala au fond du siège de la voiture, laissant à un de ses sbires le soin de conduire. Il avait mieux à faire. Il décrocha son téléphone et sans attendre prononça
"Phase deux terminée".
Le destinataire de son appel ne prononça pas un mot, mais il l'entendit sourire. Tout se déroulait exactement comme prévu. Jubilatoire.
Chapitre 14: BETWEEN HEART AND HEART
Elle s’était reculée de quelques pas du carton, la main sur la bouche.
Logan s'approcha et prit sa place au-dessus de la boîte. Il s'interrompit en sortant ce qu'elle contenait et en le déposant sur la table du salon.
Logan: Veronica... Qu'est-ce que c'est que...
Dick: Une balance, mais pourquoi ?
Dick ne comprenait pas, n'ayant pas encore pris conscience de ce que contenaient les deux plateaux. Il se déplaça en même temps que Wallace pour se placer au-dessus. Désormais, plus aucun son ne parvenait à passer leurs lèvres tandis qu'ils réalisaient la portée de ce cadeau empoisonné.
Wallace avait craint au début qu'en lieu et place de Mac saine et sauve, ils ne découvrent quelque chose qui leur indiquerait qu'ils l'avaient déjà tuée. Mais le jeu était bien plus cruel.
Sur le plateau de gauche de la balance, une photo de Mac. Elle avait les yeux pleins de larmes et la bouche recouverte d'un gros sparadrap, mais surtout une minuterie rouge sang égrenait inlassablement les minutes qui la séparaient de sa mort. Sur le bas de l'instantané, était griffonnée en quelques mots l'adresse à laquelle ils pourraient la trouver.
Sur l'autre, Keith Mars et Alicia Fennel, tous les deux assis, bâillonnés et ligotés. Un carton déposé sur les genoux du père de Veronica indiquait l'endroit où ils étaient enfermés.
Mais cette dernière ne pouvait détacher ses yeux du mot qui était accroché au centre de la balance à un petit téléphone jetable.
" Vous ne pourrez pas tous les sauver. Il vous faut choisir.La famille ou votre amie ? Attendez mon appel. "
Dick et Logan n'osaient rompre le silence. La cruauté du jeu que venaient de leur envoyer les ravisseurs ne les touchait pas de la même manière, ils n'étaient pas directement visés même si leur implication était totale. Logan se disait que dans un moment pareil, au moins lui n'aurait pas eu à hésiter. Son père, même face à un inconnu, n'aurait pas fait le poids. Mais il connaissait parfaitement les liens qui unissaient Veronica à son père et, s'il lui arrivait quelque chose, jamais elle ne s'en remettrait. Mais qu'en serait-il si Mac mourait ?
Ils avaient trouvé la seule faiblesse de la petite blonde; son attachement inconditionnel aux quelques personnes qui constituaient son monde, monde réduit, mais son unique moteur pour la faire avancer et continuer à vivre.
Enfin Logan s'approcha de Veronica et commença à l'entourer de ses bras. Elle réagit violemment.
Veronica: Non ! Ne me touche pas.
Il se recula surpris et blessé. Dick la regardait étrangement tandis que Wallace n'avait toujours pas relevé la tête. Il parla enfin. Il répétait inlassablement les mêmes mots et se laissa tomber sur le fauteuil la tête entre les mains.
Wallace: C'est ma mère, je ne peux pas... mais je ne peux pas l'abandonner encore Veronica, je ne peux pas la laisser se faire tuer, je ne m'en remettrais pas, non je n'y arriverais pas, c'est ma mère... mais c'est aussi mon amie.
Elle s'agenouilla près de lui et lui prit les mains.
Veronica: On va trouver quelque chose Wallace. Personne ne mourra, tu m'entends, personne !
Tout en répétant ceci, sa voix reprenait de sa force et son regard de l'assurance.
Une sonnerie de téléphone brisa le silence de la suite. Logan décrocha, le visage toujours fermé après la réaction de Veronica à son égard.
Logan: Oui, je mets le haut-parleur.
Voix: Alors mes amis, vous avez reçu mon petit cadeau ? Vous avez vu, je n'ai fait de mal à personne, je vous laisse le soin de le faire vous-mêmes. Je vous explique mon petit jeu. Je vous aide en vous indiquant les lieux de détention de votre amie et vos familles. Comme vous avez pu le remarquer, j'ai bien pris soin de les situer à l'opposé l'un de l'autre dans cette ville. Donc, mais je pense que vous l'aviez déjà compris, vous devrez choisir qui sauver. Dès lors que vous aurez libéré l'un des deux, l'autre mourra. Vous avez, à partir de maintenant, quarante minutes. La vie n'est pas un conte de fée mes enfants, et je voulais que vous en reteniez la leçon. Elle est faite de sacrifices et de choix, qu'ils soient bons ou mauvais. Maintenant, c'est à vous de jouer. Une idée peut-être ? La courte paille ?
Il avait dit cette dernière phrase en riant. Le bip du téléphone résonnait encore dans la pièce alors qu'ils intégraient petit à petit ce que la voix venait de leur apprendre. Logan raccrocha enfin sans un bruit.
Chacun avait pris possession de la pièce restant terré dans un mutisme assourdissant.
Seul Wallace, la tête toujours plongée entre ses mains, ne cessait de répéter comme une prière la même phrase.
Dick, les yeux dans le vague, prenait conscience du jeu macabre qui se déroulait devant lui.
Logan?
Logan la regardait elle, se demandant où étaient ses pensées. Il ne pensait qu'à elle, comme d'habitude. Les années étaient passées mais après tout, rien n'avait vraiment changé. Pour lui, tout tournait encore autour d'elle. Et même si ce mariage se concrétisait, même si elle ne lui revenait pas, il n'y aurait toujours qu'elle.
Son rire retentissait encore dans la pièce.
Il aimait ce pouvoir qu'il avait sur eux. Il jubilait de détruire leur vie.
Trois ans. Pendant trente six mois, il avait arpenté la planète pour essayer de retrouver la trace de son frère. Pour comprendre comment il avait pu disparaître de la surface de la terre d'un jour à l'autre. Connaissant le specimen, il avait fait le tour des bars les plus glauques, les hôpitaux, les morgues même. En vain. Pas le moindre indice.
Jusqu'à ce jour de Mars de l'année précédente. A croire qu'il existe toujours des signes, partout. Il avait fait courir le bruit qu'il offrait une forte récompense à qui détiendrait des informations. C'est là que la source était apparue. Sous forme de mail d'abord: " Je sais ce qui est arrivé à votre frère". Un vrai remarke de "Souviens toi l'été dernier".
Il avait senti son ventre se tordre en lisant cette phrase, le petit espoir l'espérant vivant disparaître. Le reste des preuves étaient arrivé et Gory avait enfin pu être pleuré par le reste du clan.
Son père lui avait demandé de régler ça proprement. Sans bavure.
Lui voulait plus, bien plus. Quand il l'avait rencontrée, il avait vu dans ses yeux comme un écho. La même folie vengeresse. Ensemble, ils avaient tout mis en oeuvre pour avoir le plus de détails, engagés les meilleurs hommes pour tout mettre en place.
Et aujourd'hui ils les regardaient se débattre dans une cours bien trop grande pour eux. Ces demi adultes. Accablés de remords et de douleur.
Cet ultimatum les renvoyait irrémédiablement à cette nuit où tout avait commencé. Chacun avait vécu cette soirée à sa manière, conservant gravé dans le cœur des images propres, mais qui en seraient à jamais indélébiles.
Veronica avait toujours ce goût de sang dans la bouche, celui de Gory coulant sur les planches de la cabane, celui de Mac s'échappant de la blessure qui lui avait paralysé les jambes.
Wallace, les années aidant, avait réussi à occulter l'image de son amie gisant, désarticulée, sur le sol froid et humide. Par contre, sans cesse, les mots du docteur comme une sombre litanie chantaient en boucle dans son crâne... " Plus jamais elle ne marchera ".
Dick avait assisté en spectateur à tout ce drame, n'ayant fait que suivre Logan, comme toujours. Mais il s'était trouvé embarqué dans cette tragédie et de ce jour, l'innocence qui s'était désespérément accrochée à lui après la mort de Cassidy s'était finalement envolée.
Logan quant à lui, avait voulu fuir pour oublier. Mais quels que soient les paysages qui défilaient devant ses yeux, quels que soient les gens qui lui adressaient la parole, tout lui renvoyait l'image de son père au visage. Comme lui, il était un assassin. De la légitime défense lui avaient-ils tous répété. Peut-être... Mais il avait tué un homme, et même si cet homme s'apprêtait à faire le pire, Logan était désormais le digne fils d'Aaron Echolls.
Dick les sortit tous de leurs sombres pensées en se relevant enfin. Il leur parla doucement.
Dick: On fait quoi maintenant ?
Veronica posa une main sur l'épaule de Wallace et regarda Dick et Logan qui se tenaient face à elle.
Veronica: On va les chercher, on va chercher nos parents.
Dick, les yeux écarquillés, la fixait durement et s'adressa à elle avec agressivité.
Dick: Tu as joué à la courte paille toute seule ? Et nous on n'a rien à dire ? Mac tu en fais quoi maintenant ?
Logan: Dick, arrête.
Dick: Quoi arrête ? C'est vrai après tout, pourquoi ce serait elle qui déciderait qui doit vivre ou mourir ?
Logan: Dick !
Logan tenait son ami par le bras tandis que ce dernier commençait à s'avancer dangereusement vers Veronica. Dick se dégagea violemment et se planta devant lui, ses yeux bleus emprisonnés entre souffrance et colère.
Dick : Quoi ? Comme d'habitude, tu ne dis rien ! Veronica a parlé et on obéit ! Hein, c'est ça ? Mais réagis bon sang ! Si on en est là, c'est uniquement de sa faute, comme toujours ! Une fois de plus, la fouineuse de merde a mis son nez où il ne fallait pas et voilà où on en est maintenant !
Veronica encaissait les mots de Dick, sans réagir, sans se défendre. Se défendre de quoi ? Après tout il avait raison, tout était de sa faute. Mais avant qu'elle n'ait pu dire quoi que ce soit, le poing de Logan claqua contre la mâchoire de Dick et l'envoya au sol. Ce dernier encore faible de ses récentes blessures resta sonné, assis sur le parquet de la suite.
Veronica s'avança et se mit entre les deux garçons. Ses yeux brillaient d'une telle colère envers Logan qu'il recula de plusieurs pas.
Veronica: Non, mais vous allez arrêter ! Dick a raison après tout, tout est de ma faute. Quelqu'un va mourir encore et ce sera de ma faute !
Logan: Non Veronica ! On est tous dans le même bateau, et c'est plus à vous deux de prendre cette décision...
Veronica: Oui , quelque part ça t'arrange bien. Pas besoin de te mouiller, tu laisses les autres prendre les décisions. Tu ne t'impliques pas, comme toujours ! Je me demande même pourquoi tu es encore là !
Logan: Quoi ? Tu es malheureuse, je le comprends, mais ta mauvaise foi est incroyable ! Tu te demandes pourquoi je suis là ?... Mais peut-être que parce que, grâce à moi, tu es toujours en vie... Peut-être parce que, grâce à moi, Sorokin n'a pas pu te poignarder ! Tu te souviens quand même de ça !
Il vociférait en remontant son T-shirt pour lui montrer la marque que le couteau avait laissée sur sa peau et continua à l'invectiver.
Logan: Je te le répète, on est tous impliqués d'une manière ou d'une autre. Tu n'as pas le droit de me dire que ce n'est pas mon problème !
Veronica: Je veux que vous partiez, je veux que vous partiez tous. C'est surtout à moi qu'ils en veulent, et si vous restez, ils s'en prendront à vous aussi, ils auront tous les gens que j'aime...
Elle avait fini en chuchotant. C'est pourquoi Logan lui répondit doucement en s'approchant d'elle et lui releva la tête.
Logan: Mais ça a déjà commencé Veronica, la machine est en marche et désormais plus rien ne pourra les arrêter.
Veronica: Et quoi ? Tu veux que ce soit toi le prochain sur la liste, tu veux encore jouer les héros ?
Logan: Mais je suis déjà sur la liste Veronica. Et ce depuis bien longtemps.
Après un silence, il la dévisagea et laissa enfin son cœur parler.
Logan: Soit lucide. Tu ne crois pas que si c'était possible, il y a longtemps que je l'aurais fait ? Tu ne crois pas que s'il y avait un moyen de t'oublier et que je puisse vivre normalement, je ne l'aurais pas déjà fait ? C'est trop tard Veronica, bien trop tard. Accepte notre aide. Ensemble.
Et il lui tendit la main.