HypnoFanfics

Short Stories

Série : Veronica Mars
Création : 25.09.2008 à 08h42
Auteur : estel6317 
Statut : Terminée

Librement inspirée du quartier de Dawson, vous pouvez poster ici vos histoires courtes (OS). Les règles sont définies dans le premier paragraphe

COMMENTER CETTE FANFIC

Cette fanfic compte déjà 313 paragraphes

Afficher la fanfic

TCQVATVS sur...

 

"C'est bizarre la vie.


C'est bizarre comme un souffle, un sourire, une voix peu nous changer.


Je suis par habitude un dur dénué de sentiments, et pourtant à ses côtés je me soumettrais entièrement. 


C'est bizarre la vie.

Bizarre la sensation de l'aiguille sur ma peau... 

Plus tendre encore que que ses ongles trépassant sur mon dos.

Elle est ma drogue, mon supplice...

Mon envie, mon délice, mon vice...

 

Chaque jour elle m'épuise encore un peu plus.

Et ses courbes m'enivrent à m'en rendre fou. 


J'ai envie de vomir.

Oui vomir, chaque fois que je la vois dans les bras de ce fils à papa.

Incompréhensible ce besoin qu'elle a de se montrer à son cou. 

Démentielle cette façon qu'elle a de mettre ses jambes autour de mon torse.

Je ne dirige plus rien dès qu'elle est sur moi. 

Je sais qu'elle et moi ça ne rime à rien.

Qu'elle ne voudra jamais plus. 

Et pourtant... 

C'est bizarre la vie.


L'aiguille enchaîne les picotements sur mon épaule semblant aspirer la souffrance.

Peut-être est-le le moyen pour moi de mettre un terme à mes angoisses.

Peut-être comme ça je serai toujours avec elle... 


Ou du moins jamais seul."

 

Le vieil homme penché sur son épaule depuis près d'une heure se redressa avec un large sourire, laissant entrevoir le trous béant causé par son manque évident de dentition.

 

- Voilà Eli'. 

- Merci Jo. Combien je te dois?

- Je te l'offre. 

 

Le jeune homme enfila rapidement un t-shirt blanc maculé de taches de cambouis, et, le regard dans le vague, fila vers la sortie. 

 

Mais, au moment de passer le pas, le vieil homme l'interpella : 

- Dis moi Eli, qui est Lilly?

- Un secret Jo, un super secret.

 

 


lolia  (07.01.2009 à 19:14)

(Et je continue ma ronde...)

TCVATVS sur....

 

Ne pas la laisser prendre possession de son corps.

 

Résister. 

 

Ne pas céder à ses courbes lisses et satinées.

 

Venin, ce n'est que du venin destructeur.

 

Ne pas penser à l'abondance de plaisirs, ne pas la sentir contre ses lèvres, la possédant, la libérant.

 

 

 

Son souffle se faisait de plus en plus accéléré. Pour se contrôler, elle avait placardé ses mains tremblante sur la table.

La sueur perlait sur son front et ses membres commençaient à la tirer.

Son bras et ses jambes lui paraissaient si lourds.

 

Trois jours qu'elle n'avait pas dormi, qu'elle ne pensait qu'à ça. Ses yeux étaient gonflées, ses pommettes creuses, ses lèvres collantes, ses cheveux sales.... 

Elle n'en pouvait plus d'y penser. Pourtant elle s'était promis d'arrêter.

Pour elle, pour lui...

 

Son ventre se tordait, ses nerfs se crispaient de plus en plus.

 

Elle sentit son coeur s'emballer, elle sentit la rage la submerger, elle sentit la mort arrivée.

 

 

 

Tant pis. Trêve.

 

 

Elle se rua sur le frigo, s'emparant du précieux.

 

La bouteille d'alcool se fondit entre ses paumes.

Le bouchon tournoya entres ses doigt...

Le liquide glissa, glissa au creux de sa bouche. 

Pensant le plais, les blessures, effaçant sa vie, désintégrant les failles de tristesse...

 

- Maman?

 

Comme l'enclume se posant sur le dos des pêcheurs, elle lâcha instantanément l'objet convoitée.

 

La bouteille s'écrasa sur le sol.

Milles morceaux de verres s'étalèrent à leurs pieds nus.

 

Lianne Mars, alcoolique.



lolia  (09.01.2009 à 17:17)

Elle était couchée sur son lit, les écouteurs de son iPod dans les oreilles, écoutant en boucle cette chanson si particulière. Elle se sentait mal, terriblement mal... Mais pourquoi ?

Veronica voff : Tu es seule ma fille, toute seule...
Elle s'en voulait. Pourquoi ne réussissait-elle pas à faire confiance aux gens ? Pourquoi tout envoyer balader sans explication ? Il avait été le seul repère stable qu'elle ait eu depuis la mort de Lily, même si leur relation était passée de l'amitié à la haine puis de l'indifférence à l'amour...


Veronica voff : Mais passer au dessus de ça je ne le peux pas...
Ils s'étaient fait tant de mal depuis toutes ces années qu'elle ne pouvait calculer avec exactitude s'ils avaient connu plus de moments de bonheur ou plus de périodes de tempête. Malgré tout il avait toujours été là, près d'elle, à lui sauver les fesses malgré tout. Et maintenant qu'elle lui avait dit de sortir de sa vie... Elle était seule face à tout ça, tous ces regrets qui l'empêchaient d'avancer, toutes ces questions sur l'avenir auxquelles elle ne pouvait répondre. Sans lui comme pilier dans sa vie, elle était perdue...


Veronica voff : Trop de souffrance, trop de douleur... Pourtant moi aussi je suis fautive...
Elle s'était concentrée trop souvent sur ses conneries d'ado et son caractère insupportable. Il l'avait déçue tant de fois... Pourtant aujourd'hui, en réfléchissant bien, elle comprenait, tout prenait sens dans sa tête... Elle ne lui avait jamais accordé sa confiance, elle ne le pouvait pas même si elle l'aimait. «Veronica ne craint personne, Veronica n'a besoin de personne». Elle ne lui avait même jamais clairement exprimé ses sentiments, elle ne lui avait jamais dit «je t'aime».


Veronica voff : Alors pourquoi s'étonner de ses réactions et de ses actes ? Tu ne l'as jamais rassuré sur tes sentiments, tu t'es contentée de le juger et de le casser à chaque fois qu'il en faisait une... Tolérance zéro... Tu es devenue un monstre ma pauvre Veronica... Tu es incapable d'éprouver de la compassion ou de donner ton pardon...
Des larmes envahirent ses yeux azurs, tout était de sa faute ! Elle avait causé son malheur toute seule. Car oui maintenant qu'elle était seule, couchée sur son lit à cogiter, elle comprenait. Logan avait été et était toujours le seul homme pour lequel elle ait ressenti ça. Il était le seul à la connaître réellement, à l'accepter elle et ses défauts, à passer outre son inexplicable besoin de fourrer son nez partout et de se mettre en danger quand tous les autres ne voyaient en elle que son côté arriviste et fouineuse.
Elle prit son téléphone et hésita quelques secondes... Mais c'était irrémédiable, elle devait le faire...


.... : Allo
Veronica : C'est moi
... : Comment va ma princesse ?
Veronica : Piz je suis désolée... Mais je ne peux plus faire semblant et croire que tout va bien. Tu es quelqu'un de génial mais...
Piz : (en colère) il vaut mieux que tu arrêtes là, j'ai compris. J'ai vu ton regard quand il a cassé la gueule de ce gars à la cafèt' et je ne suis pas né de la dernière pluie... Cependant excuse-moi si je n'ai pas envie de te souhaiter du bonheur pour la suite, je ne le peux pas !
Puis il raccrocha.


Veronica voff : Décidément tu ne peux pas t'empêcher de faire du mal aux gens qui t'entourent...
Alors qu'elle venait de quitter le petit ami parfait que toutes les filles rêveraient d'avoir, elle était sûre d'une chose, c'était la meilleure décision à prendre. Elle ne l'aimait pas, elle ne l'avait jamais réellement aimé. Elle l'appréciait, c'était certain, mais jamais elle n'avait senti cette étincelle en sa présence ou ce manque en son absence. Il n'avait finalement été qu'une solution de repli, un mec de transition pour oublier le précédent et ne pas se retrouver seule...
Le précédent, Logan ECHOLLS, l'amour de sa vie depuis ce baiser au Camelott. Jamais elle n'avait aimé et souffert à ce point. Leur relation était épique selon Logan. Pourquoi épique d'ailleurs, ne pouvaient-ils pas s'aimer simplement ?


Veronica voff : On n'a jamais eu le choix, notre relation a subi les tourments que la vie nous a imposés... mais on n'a pas fait d'efforts, on s'est laissé ronger par nos vies, nos défauts et le fait qu'aucun de nous ne voulait avoir tort... Tout ça au dépend de l'autre, pour que chacun essaie de survivre aux claques de la vie... Pourtant à chaque fois on se retrouvait...Mais aujourd'hui...
Elle tourna la tête vers son radio-réveil, 02 h 45 du matin... Elle ne savait plus quoi faire pour sortir de cette léthargie morose. Sortir de sa tête et arrêter de penser, voilà ce qu'il lui fallait... Mais elle n'y parvenait pas... Elle ne voulait pas arrêter de penser à lui, arrêter aurait été synonyme de renoncer dans son esprit... Tout s'éclairait enfin... Renoncer à Logan ? Elle ne le pouvait pas. Il était l'homme de sa vie. Pardonner ? Sa dernière solution. Faire confiance ? Son exutoire.
Elle se leva, enfila un jean et un tee-shirt puis partit. Il fallait qu'elle prenne sa vie en main, il fallait qu'elle lui dise ce qu'il représentait pour elle. Elle ne pouvait plus se taire.
Elle roulait à fond, cheveux au vent. Plus elle avançait vers sa destination plus elle savait qu'elle avait pris la bonne décision. Se taire et souffrir de l'absence ou réessayer et vivre ? Elle avait fait son choix.
Arrivée sur le parking du NGH, elle hésita un instant. Après les horreurs qu'elle lui avait dites, comment allait-il réagir ? Qu'importe, elle devait tenter sa chance.
Arrivée devant la porte de la suite, elle inspira profondément puis frappa. Après quelques minutes d'attente, elle entendit du bruit et quelqu'un vint lui ouvrir...


... : Qu'est ce que tu fais là ? Tu t'es perdue ?
Veronica : Dick, passons sur le côté burlesque de notre relation s'il te plaît... Logan est là ?
Dick : Je ne suis pas sûr qu'il ait envie de te voir
Veronica : Je ne te demande pas ton avis... Il est là ou pas ?
Dick : (Ouvrant la porte pour la laisser passer) Dans sa chambre. Je ne t'accompagne, pas tu sais où elle se trouve...
Veronica : Merci.


A peine avait-elle passé le seuil qu'elle le vit adossé à la porte de sa chambre. Dick partit dans sa chambre et s'enferma. Elle avança légèrement, attendant de voir la réaction de Logan.


Logan : Tu voulais me parler ? Je t'en prie assieds-toi. (En lui montrant le canapé). Visite tardive, je dois m'inquiéter ou pas ? Qu'est ce que tu veux Veronica ? J'ai bien compris le message la dernière fois qu'on s'est vu pas la peine de venir me le rappeler toutes les semaines...


Il avait le regard triste, des cernes énormes sous les yeux. A ce moment là, elle comprit tout le mal qu'elle lui avait fait mais aussi celui qu'elle allait certainement lui faire plus tard.


Veronica : Je suis désolée Logan...
Logan : (La coupant) Si tu es venue pour ça tu peux repartir je n'ai plus envie d'entendre tes excuses ou quoi que ce soit d'autre...
Veronica : (Le coupant à son tour) Laisse-moi parler s'il te plaît. Ecoute ce que je suis venue te dire sans m'interrompre et après tu pourras me renvoyer bouler !
Logan : Ok. De toute façon je suis réveillé maintenant...
Elle prit une grande inspiration puis se lança.


Veronica : Je vais me répéter mais je suis désolée Logan. Désolée que notre histoire n'ait pas fonctionnée, désolée que ce soit de ma faute. Tu es la seule chose de bien qui me soit arrivée depuis la mort de Lily, il faut que tu en sois conscient. Sans toi, même pendant notre période «je te hais moi non plus» je n'aurais pas réussi à tenir. Je l'ai aimée comme ma sœur et je l'ai perdue... Après ça j'étais toute seule contre tous, puis finalement plus si seule. Ce sont les tragédies de nos vies qui nous ont réunies, après tout, nous ne sommes pas si différents... Et puis j'ai changé, je suis devenue un monstre, je n'ai fait que te juger, te reprocher tes conneries alors que j'en étais la cause. Je le sais maintenant que tout ce que tu as pu faire tu l'as fait pour attirer mon attention, pour que je m'ouvre à toi, pour que je te rassure... Mais je n'ai rien compris, je me suis éloignée et je t'en ai voulu de te conduire de cette façon... Tu me faisais du mal alors je t'en faisais... Comme tu le disais si bien : Epic love, l'amour dans la douleur... Jusqu'au moment où je ne pouvais plus... Alors j'ai fui comme d'habitude. Mais je ne veux plus vivre comme ça, me mentir continuellement en me disant que loin de toi tout s'arrangera. Je veux être honnête avec moi-même, avec toi, avec nous... Je t'aime depuis cet après-midi là au Camelott. Je sais que je ne t'ai jamais dit la seule chose, les seuls mots que tu souhaitais entendre de ma bouche. J'en suis désolée. Je ne pouvais pas me résoudre à te dire ces mots car si je l'avais fait, je n'aurais jamais réussi à te quitter pour essayer d'être heureuse. Mais tu vois je ne t'ai pas dit ces mots que tu espérais tant, je t'ai quitté... et regarde le résultat ! Je ne suis pas heureuse, je ne peux pas l'être, je ne le pourrai jamais... Et c'est si dur.


Elle enfouit son visage entre ses mains et se mit à pleurer. Logan de son côté avait les yeux embués. Il était abasourdi par ce qu'elle venait de lui dire et ne savait pas comment réagir. Où voulait-elle en venir ? Avait-il seulement saisi correctement ses paroles ?


Logan : Je... je ne comprends pas... Veronica regarde-moi s'il te plaît.
Il lui souleva le menton et accrocha son regard.
Veronica : (Essayant de se reprendre) Je suis désolée de te renvoyer tout ça à la figure Logan après tout ce que je t'ai dit l'autre jour...
Logan : Mais... Vas-y crache le morceau putain tu ne vois pas que j'en crève...
Il se leva brusquement et se mit à marcher, les mains derrière la tête.
Logan : Dis moi ce que tu veux me dire et essaie d'être plus claire parce que pour le moment j'ai saisi une partie mais je ne suis pas bien sûr du fin mot de l'histoire...
Veronica : C'est si simple en apparence Logan, je t'aime c'est tout. Mais on s'est fait tant de mal... On se fera toujours du mal... On ne sait faire que ça...
Logan : Je ne suis pas d'accord Veronica... Pas du tout. Quand tu m'as dit que tu voulais que je sorte de ta vie pour toujours j'ai eu mal comme jamais. Je venais de perdre la seule personne qu'il restait dans ma vie, la seule personne que j'aimais à en mourir. Mais tu vois quand tu m'as largué, je n'ai pas pensé aux disputes, aux doutes ou au mal qu'on s'est fait pendant notre histoire. Je n'ai ressassé que les bons moments : le baiser au Camelott, les photos sur la plage, tout ce qui faisait qu'on était heureux. Et c'est ça qui fait mal. De se souvenir et de se dire que plus jamais ça n'arrivera.
Veronica : (Levant ses yeux dans sa direction) Je suis désolée...
Logan : Arrête avec tes excuses... La seule chose qui m'importe c'est de savoir où tu en es et ce que tu veux exactement, car je t'aime, j'en suis sûr depuis si longtemps que je ne veux plus gaspiller de temps. Mais si tu ne sais pas, ou si tu hésites, alors pars. Laisse-moi et sors de ma vie.
A ces mots, une douleur la transperça. Sortir de sa vie... Ces mots horribles qu'elle lui avait dits et qu'il lui balançait maintenant... Non elle ne voulait pas, elle l'aimait, elle le savait.
Veronica : (Se levant et se postant face à lui) Logan je ne veux plus te perdre, tu es mon âme sœur. Ce que je suis venue te dire cette nuit c'est que tu es la personne la plus importante de ma vie et que sans toi je ne peux plus avancer, je fais du sur-place ... Je te veux toi sans restriction, tout entier. Je ne sais pas si nous aurons le courage d'évoluer pour arrêter de souffrir mais je veux essayer, je veux pouvoir tout faire pour l'homme que j'aime. Je t'aime Logan ECHOLLS, je t'aime depuis toujours.


didoune  (14.01.2009 à 10:18)

Défi WW de mesdames Bab's et Marsh's :) Avec les carences comblées :)

Merci mesdames!

 

Seuls Two

 

A la terrasse d'un luxueux hôtel, se prélassant sous le soleil matinal, une paire de lunettes noires sur les yeux, une jeune femme au caractère bien trempé, s'enfermait peu à peu dans sa réflexion.

 

Graçieusement, elle avala une gorgée de son AppleTiny, et commença sa déduction.

 

"Comment moi, MADISON SINCLAIR, ai-je peu me faire avoir de la sorte? "

 

Avec rage elle planta un cure dent, dans le bol d'olives que venait de lui déposer le barman. Celle-ci glissa en cours de route et s'écrasa sur sa robe.

 

"Franchement, il aurait pas pu m'apporter des cacahuètes? Vraiment c'est viscéral chez moi j'attire les boulets! "

 

Comme pour oublier l'horrible tâche graisseuse, elle bu vivement une gorgée.

 

"Bon concentrons nous, à chaque problème sa solution. 

D'un côté, il y a mon fantasme de toujours : LOGAN ECHOLLS. Grand, athlétique à la peau caramel et riche. Comment lui résister? 

Depuis cette nuit à Aspen, il hante mes rêves.

Il m'a bien promis, pendant l'acte, que lui et moi ce n'était pas juste une histoire de sexe... Et pourtant chaque fois que je l'appelle il répond aux abonnés absents. 

Et puis surtout, il y a cette peste de VERONICA MARS.

Rien à faire, où que j'aille elle est là pour me pourrir la vie. 

Peut-être que la solution serait de me mesurer à elle plus violemment? Je vois déjà l'affiche : MADISON versus VERONICA. Quoi que LOGAN me ferait la peau si je lui défigurait cette greluche.

J'y ai cru un instant. 

Encore hier, encore maintenant. Il n'y a qu'à regarder les regards plein d'appétit qu'il me lance. Des promesses, ce sont uniquement des promesses."

 

Elle avala d'un trait le reste de son coktail et héla le serveur.

 

"De l'autre côté, il y mon ex , un beau blond à la réflexion pas très fine. Depuis qu'entre lui et moi c'est fini il n'a de cesse que de me tourner autour et il n'y a pas à dire c'est plaisant. DICK CASABLANCAS est certainement le petit ami le plus attentionné que j'ai jamais eu et malgré ce... Ben je voudrais un LOGAN moi. 

A croire que je suis atteinte du syndrome de l'insatisfaite! 

Vraiment me voilà dans de sales draps ! Je vais leur envoyé un sms, celui qui répondra le plus vite sera celui sur lequel je jetterai mon dévolu."

 

Elle pianota aussitôt à vive allure sur son portable tandis que le serveur déposait son verre sur la table. Un sourire se dessina sur le visage du jeune homme. Cette jeune fille avait l'air de sortir tout droit d'un magazine de mode et ressemblait à une vague caricature de Paris Hilton. 

Il se pencha vers elle et murmura à son oreille : 

- Vous saviez-que sans SMS la fête et plus folle?

 

"Cette odeur, ce regard... Finalement je vais revoir mes options..."


lolia  (15.01.2009 à 16:07)

Je continue... 

TCQVATVS sur...

 

 

 

 

Ses pieds se balançaient dans l'eau encore tiède de la piscine.

Son reflet s'évasant peu à peu au rythme des ondes.

 

Un poste de musique jonché sur une des chaises longues de la grande résidence, elle se laissait aller à ses pensées.

La nuit était vraiment propice au calme.

 

Comment trouver un chemin qui ne soit pas celui de la décadence?

 

Car après tout ce n'était que ça sa vie, une grosse farce dont elle était la dinde.

 

"Life is bitch", songea-t-elle.

 

Un sourire se dessina sur son visage. 

Comme si les paroles superflues qu'entonnaient les chanteurs boutonneux de la radio pouvaient lui remonter le moral, elle monta la son.

 

Elle s'étendit sur le sol, les pieds toujours dans l'eau. 

Laissant son corps se bercer au son des notes doucereuses, elle lâcha prise.

Un peu comme ce saut en parachute, tant convoité par les amateurs de sensations fortes, elle laissa le mal qui la rongeait s'échapper en quelques larmes succinctes.

 

Elle savait bien qu'elle n'avait pas le droit de pleurer, que sa vie si parfaite ne pouvait pas la rendre malheureuse, et pourtant...

Pourtant, chaque fois qu'un homme posait ses mains sur sa peau elle se sentait de plus en plus disparaître.

Et elle aimait ça.

 

Avec Logan, elle avait la fougue du jeune étalon, l'ivresse de de la découverte du nouveau monde.

Avec Weevil, c'est elle qui jouait le rôle d'initié tout en gardant, en apparences, son rôle d'initiatrice.

Et c'est avec Aaron qu'elle assouvissait toute la perversité qui la nourrissait.

 

Elle se demandait souvent si cet aspect corrompu de sa personnalité venait de son père ou de sa mère. 

Même si, en apparence, cela dénotait fortement du paternel, la perfidie et la sournoiserie appartenait véritablement à Celeste.

Il n'y avait qu'à regarder la façon dont elle avait détruit la relation en Veronica et Duncan. 

 

Pauvre Veronica, si jeune et si fragile. 

Pauvre Duncan, assez naïf pour croire cette sorcière!

Son ventre se tordit à l'idée de voir son amie pleurer. 

 

Elle l'aimait, sincèrement et tendrement... Sa meilleure amie. 

 

Difficile d'arriver à se comprendre quand votre vie vous échappe.

Trop rapide, trop sournoise, trop tout.

Mais ses envies et son choix étaient fait, demain elle se rendrait à l'événement des pom pom girls et après, irait défouler sa boulimie sexuelle sur Aaron... Après tout, tant que Logan état au Mexique elle ne risquait rien...

 

"Ah, ce que je peux aimer les garçons !"

 

Lilly Kane, 2 octobre 2004.

 

 


lolia  (18.01.2009 à 00:42)

Défi de la Plume et La Glue.

Voix off : « Tout n'est qu'illusion, mais qu'importe au final, chacun y trouve son compte. Trompée les apparences, afin de ne pas ternir la vie des gens, est quelque chose de facile. Alors, je vais continuer. »

Assise à la terrasse d'un café, sirotant un Mojito, elle venait le temps d'une pensée de synthétiser sa vie.

Ses lunettes noires cachaient sa mélancolie, mais elle se perfectionnait à tenir l'expression de la plénitude, affichant ainsi qui elle était.

Plus rien ne semblait la captiver. Elle plagiait sa vie quotidienne sur sa vie sentimentale, à savoir, angélique, placide, sage et l'investigateur de cette douce torpeur n'était autre que STOSH PIZNARSKI.

Il est bien le seul coupable de ce changement si radical. Jeune homme de bonne famille peut être ? Jeune homme sans histoires surement ! Versus celui qu'on ne nommera pas pour ne pas défrayer la chronique.

Voix off : Qui l'aurait cru, il figure aux abonnés absents et ce contre tout attente, ..... Enfin pas tant que ça  (Remember VERONICA tu lui l'as soufflé). Hé oui, à force de convoiter la luxure, il fallait bien qu'un moment cela prenne fin, voyons. Est-ce que cela en valait la peine ?Regarde maintenant, aucuns échanges entre nous, rien, plus rien. Seuls les souvenirs persistent. Ces cours instants étaient absolus, intemporels. Ils battaient la mesure avec fermetés, insistant sur le fait que se perdre dans l'espace temps avait l'odeur de l'existence. Métaphore ou contemplation d'une vie trop parfaite ? Non simple caricature d'une Vie Marsienne...et oui que veux tu VERONICA !

Toujours attablée devant son verre, elle tourne les feuilles de menthe et se remémore les paroles de son ange gardien.

 Flash back 

GABRIEL : Arrête ça toute de suite, tu vas droit dans le mur. Mais de quels syndromes souffres-tu ? Ouvre les yeux, sors de cette bulle. Qui mieux que toi peut savoir ce que tu veux. Oui toi VERONICA. Tu connais déjà la réponse, tu as seulement besoin d'en être persuadé. Pas besoin d'un épic Love pour exister, pas besoin de pactiser avec l'interdit ou l'impossible pour être vivante. Tu l'es. Tu l'as toujours été. Accorde-toi le temps de la réflexion, et regarde. Toi si cartésienne d'habitude semble ignorer l'évidence. C'est un fantasme juste pour assouvir un manque. Peu importe que se soit physique ou sentimental, la n'est pas la question. Il est tout ce qu'il ne faut pas, tout ce que tu ne dois pas. Je te le dis et te le  redis, tu joues depuis trop longtemps, aux risques de tout compromettre. Tu flirtes avec la corruption, prends garde de ne pas te perdre à ce jeu.

Fin du flash back

GABRIEL avait raison, GABRIEL a toujours raison.

Le sourire avait disparu mais les lunettes noires gardaient leur place. Elle avait le sentiment de se cacher, de pouvoir rêver éveiller. C'était une agréable sensation, comme si ses rêves  convoitaient la réalité. Elle pouvait ainsi continuer de jouer sans altérer le cour de sa vie. Instants trop courts, éphémères qui laissent un grand vide. Comment en être persuadé. Comment être persuadé, que ce qui se joue autour d'elle, est bien ce qu'elle veut et non ce qu'elle croit....Pas de réponses. Silence. Perdue elle n'avait pas vu MAC prendre place en face d'elle.

MAC s'agitait devant elle : Hé oh, la terre appelle MARS.

VERONICA surprise : MAC !

MAC : Oui, c'est bien moi, y a pas de doutes....Mais toi, dis moi qui es-tu ?

VERONICA : Moi.

MAC : Bravo, deux mots à ton vocabulaire, je n'en attendais pas mieux de ta part.

 VERONICA retira ses lunettes, fixa MAC : Est-ce que là c'est mieux ?

MAC : Mieux, c'est vite dit, mais déjà je peux essayer d'analyser la scène. Alors, si je m'essaye dans ton rôle, je dirai : Tu es seule (surprise ou est-il ?), ton verre est à moitié vide (indice : le finir ou pas ? ce que je traduirais par : Attendre les effets de l'ivresse qui pour moi serait peine perdu), et ton téléphone posé à ta droite te fait de l'œil tout à s'amusant à te dire « Sans SMS, la fête est plus folle » ce qui se résume par : Appel tout simplement. Mais il serait prétentieux de ma part, que de prendre la place d'une détective aussi chevronnée que toi, puisque tu es VERONICA MARS.

 

VERONICA : Qu'est que tu veux dire MAC ?

 

MAC se leva, remis sa chaise en place, attrapa la dernière cacahuète, et tout en souriant lui répondit : « Un tiens vos mieux que deux tu l'auras ».

  

VERONICA : Mais...

MAC la coupa : Ton esprit est privé d'oxygène, tu manques de discernement et je suis convaincue....

VERONICA lasse : L'un est sur, l'autre ne l'est pas.

MAC toujours debout : Et tu connais la réponse depuis toujours, alors s'il te plaît : Carpe diem.   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


aussie  (20.01.2009 à 15:51)

Toi et Moi.

Une semaine était passée. Une semaine.... Elle avait du mal y croire mais pourtant c'était le cas. Elle avait passé une semaine entière seule dans sa chambre, sans sortir sauf pour manger ou se rendre à la salle de bain. Elle était là, allongée sur son lit les yeux dans le vide, ses yeux rougis par les larmes et la tristesse. Son téléphone sonnait au moins 20 fois par jour dans le vide, elle ne voulait pas leur parler. Heureusement que son père était parti pour une semaine sur une affaire, elle n'aurait pas supporter de le voir inquiet ou qu'il lui demande des comptes. Mais aujourd'hui il fallait que ça change.

 

V . V Off : Je ne vais pas rester plus longtemps dans cette chambre, j'ai besoin d'air...

 

Comme pour conforter sa pensée, son téléphone se mis à sonner. Elle décrocha.

 

Veronica : Salut Mac.

 

Mac : Veronica ! Enfin ! Bon sang mais qu'est-ce qui t'arrive ? Je me suis fais un sang d'encre. En une semaine j'ai eu 1 seul sms.

 

Veronica : Désolée Mac. Mais je t'ai dis de pas t'inquiéter dans mon sms. J'avais besoin de réfléchir.

 

Mac : Une semaine Veronica ! Silence radio pendant une semaine !

 

Veronica : Encore une fois je suis désolée.

 

Mac : De toute façon, je passe te chercher dans une heure, on va au karaoké et tu n'as pas le droit de dire non.

 

Veronica : Très bien. A tout à l'heure.

 

Elle mis un jean et un tee-shirt comme à son habitude, se maquilla légèrement pour effacer les traces sa semaine. Mac arriva.

 

Mac : Tu es prête ?

 

Veronica : Oui c'est bon, on peut y aller. Mais dis moi, qui viens avec nous ?

 

Mac : Wallace et Piz. Pourquoi ?

 

Veronica : J'espérais échapper à Piz pour ce soir mai c'est pas grave.

 

Mac : Mais qu'est-ce qui t'arrive Veronica ? C'est ton petit ami et lui aussi n'a pas e de nouvelle de toi pendant une semaine, depuis la cafétéria.

 

Veronica : Je sais mais je n'en peux plus. Depuis l'incident je perds pied. C'est pour cela que le soir même je me suis allongée sur mon lit et je n'en suis plus sortit, jusqu'à ce soir.

 

Mac : Et Piz ? Tu vas faire quoi ?

 

Veronica : Je ne peux plus faire semblant Mac.

 

Mac : Ouais je sais. Allez, en route.

 

Mac gara sa voiture sur le parking du bar. Veronica senti son cœur battre quand elle aperçut une certaine voiture sur ce même parking. Les deux filles entrèrent alors à l'intérieur du bar. Veronica était de bonne humeur tout à coup et Mac s'en aperçut. Elles rejoignèrent alors Wallace et Piz à leur table. Ce dernier tournait en rond. Il aperçut Veronica et se précipita pur la prendre dans ses bras.

De son coté, Dick était satisfait car il avait réussi à sortir Logan de sa chambre dans laquelle il se terrait depuis une semaine. Etrange coïncidence, non ?

Logan lui avait aperçut Veronica et il avait ressentit un bonheur immense. Elle l'avait peut-être sortit de sa vie, ce dont il doutait depuis son sourire à la cafétéria, mais il ne pourrait jamais la sortir de la sienne. Son visage se rembruni quand il vit Piz se précipiter pour la prendre dans ses bras.

 

Veronica vit Piz arriver et son visage changea d'expression. Piz l'a pris ans ses bras mais elle le repoussa.

 

Veronica : Je ne peux pas Piz, désolée mais je ne peux plus mentir. Il vaut mieux qu'on arrête toi et moi.

 

Piz : Ouais c'est ça. Fallait bien s'en douter.

 

Veronica : Piz...

 

Piz ; C'est bon et évite de me parler. Merci.

 

De l'autre coté du bar un visage s'éclaira, c'était ce soir ou jamais pour lui...

L'animateur monta alors sur scène.

 

Animateur : Mesdames et Messieurs voici le début de notre grande soirée Karaoké. Merci d'acceuillir notre premier chanteur.

 

Les premières notes d'une mélodie se firent entendre et le cœur de Veronica se mit à battre plus fort et encore plus quand la voix se fit entendre.

 

I talk to you as to a friend
I hope that's what you've come to be
It feels as though we've made amends
Like we found a way eventually

It was you who picked the pieces up
When I was a broken soul
And then glued me back together
Returned to me what others stole

I don't wanna hurt you
I don't wanna make you sway
Like I know I've done before
I will not do it anymore
I've always been a dreamer
I've had my head among the clouds
Now that I'm coming down
Won't you be my solid ground?

 

Logan n'avait pas lâché Veronica des yeux de toute la chanson et elle avait soutenue son regard, ses yeux noyés de larmes de joie. Il descendit de la scène et elle se dirigea vers lui.

 

Veronica : Je le serai Logan.

 

Logan : Quoi ?

 

Elle s'approcha et l'embrassa.

 

Veronica : Ta terre ferme... Parce que je t'aime.


5alovej5  (22.01.2009 à 18:50)

Et dans la série ça continu ! (un prolongement du tout premier TCQV...)

 

TCQVATVS sur...

 

Sans savoir pourquoi elle était guidée par ces magazines.

Les jambes filiformes des mannequins, les sacs griffés, les rouges à lèvres repulpants... C'étaient sa genèse. Son sois profond... Chose insignifiante qui l'avait construite.

Le billet vert était, par la force des choses, devenu son guide. 

Elevée avec une cuillère en or en bouche et une carte bancaire dans chaque main, elle n'avait eu d'autres choix que de s'y résigner : elle était riche.

Et pourtant tout cela lui paraissait si confus. Comme si finalement tout n'était qu'une manipulation. Mais que pouvait-elle y faire.

L'argent... L'ennui.

L'ennui et l'argent... 

Sa vie n'était qu'une illusion. Elle semblait comblée, heureuse, accomplie... Mais rien. Elle n'était que cette enfant seule, affichant chaque jour le visage de la peste de service. 

Comment palier l'ennui? Les bêtises.

Un sourire en coin se lisait sur son visage lisse dès lors qu'elle pouvait aiguiser sa maniabilité de la méchanceté.

Madison Sinclair, sous ses airs de petite fille de bonne famille n'était en réalité qu'une gosse de riche perdue. 

Petite, elle fourmillait pendant les receptions de papa-maman, défaisant les robes des serveuses, crachant dans les rinces doigts... 

Elle avait grandi et l'ennui était devenu plus probant et les méchancetés s'était développées à échéances identiques.

Etre le centre du monde était devenu une de ses activités principale. Sa philosophie de vie, un nombrilisme à souhait, défiant toute concurrence. 

Et aujourd'hui, elle allait mettre un point d'honneur à sa stratégie : l'inscription au Pom Pom grils de Neptune.

Premier jour de cours au lycée, première à s'inscrire pour faire partie de ce groupuscule de filles en jupes plissées vertes jaunes. 

Elle savait que les honneurs seraient de mises, elle jubilaient à l'idée de voir les autres gosses de riches l'admirer. 

Et puis, comme un écran de fumée, la jubilation disparue lorsqu'elle aperçut... Veronica Mars et Lilly Kane, dans la queue elles aussi.

Elle détestait Lilly car elle lui faisait de l'ombre, trop d'ombre. 

Et comme la déception de Madison Sinclair n'est jamais sans séquelle, salive épaisse en bouche il lui vint soudainement une idée...


lolia  (22.01.2009 à 19:04)

Have I found you?

 

     Accoudée au bar devant sa margarita à moitié vide, VERONICA jeta un nouveau coup d’œil à son téléphone portable. Toujours rien. Il aurait dû arriver trente minutes plus tôt, et toujours aucun signe de vie.

     - C’est bien connu : sans sms, la fête est plus folle ! murmura-t-elle pour elle-même.

     Elle avala d’un trait les dernières gorgées de son cocktail.

     - Mais pas sans alcool… rajouta-t-elle dans un souffle, un sourire ironique au coin des lèvres.

     La petite blonde plongea sa main dans le bol de cacahuètes caramélisées. Le bruit des applaudissements l’arracha un instant à sa mélancolie et lui fit tourner irrésistiblement la tête vers la scène derrière elle. Un homme brun, d’une trentaine d’années, montait sur les planches muni d’une guitare sèche, souriant à ses auditeurs impatients. Lorsqu’il s’assit sur le tabouret, un silence respectueux se fit dans l’assistance, tandis que les spots rouges et jaunes se mettaient en mouvement. La voix douce et suave remplit la salle d’une volupté aussi lourde que sensuelle. VERONICA se surprit à dodeliner la tête tandis que quelques couples se laissaient griser par le tourbillon lent d’une danse. De son tabouret, VERONICA eut l’impression d’un immense carrousel où lumières et danseurs fusionnaient jusqu’à l’engourdissement.

      Elle tourna la tête, chassant les souvenirs qui lui revinrent aussitôt à l’esprit. Le serveur avait déposé un verre sur le comptoir et elle le contempla un instant. A quoi bon patienter davantage ? Il avait visiblement décidé de s’inscrire aux abonnés absents, il ne viendrait plus… Le rêve versus la réalité… Comment avait-elle pu croire, ne serait-ce que l’espace d’un instant, que l’espoir pouvait remporter la mise ? Sans doute souffrait-elle d’un syndrome dissociatif aigu… Ces deux parties de son être s’affrontaient en elle depuis si longtemps… Sans doute aurait-elle dû aller consulter un marabout, ou toute autre forme de sorcière capable de fusionner les deux créatures qui vivaient en elle depuis la mort de LILLY. La petit VERONICA, aussi innocente qu’optimiste, dont les rêves d’avenir ressemblaient à un conte de fées… La VERONICA adulte, aussi amère que réaliste, dont la principale préoccupation était de rester debout, vivante, envers et contre tout. Envers et contre tous.

     Mais elle n’aurait jamais les deux. Avenirs incompatibles. Elle avait essayé, pendant des mois, se montrant forte et indépendante, tout en essayant de satisfaire ses fantasmes de petite fille … avec lui. Mais le prince charmant n’aimait pas être menée à la baguette par Cendrillon, fût-elle magique. La veille, elle avait crû faire un choix entre ces deux vies.

     - Tu es sorti de ma vie. Pour toujours.

     Elle frissonna au souvenir de ces paroles absurdes, dénuées de tout sens en cet instant. Mais le petit prince n’avait pas cédé. Il lui était revenu cet après-midi là, défendant sa Cendrillon retournée à ses guenilles. Et elle avait fait volte-face, se demandant à nouveau si les deux étaient si incompatibles. Un jour, peut-être… Elle avait voulu essayer. Mais il avait décidé pour elle, visiblement. Sous ses allures d’ado à la testostérone incontrôlable, il avait sans doute compris que, aujourd’hui encore, ils ne pourraient pas allier les deux.

     S’emparant de son cardigan, elle déposa un billet de vingt dollars à côté du verre intact et se leva. Une main agrippa son coude et elle ferma les yeux.

      - Je vous prie d’agréer, mademoiselle, l’expression de mes plus plates excuses pour ce retard inopiné, chuchota une voix douce à son oreille. Oserais-je vous proposer une danse afin de me faire pardonner cette intolérable erreur ?

      Retenant son souffle, elle se laissa conduire sans un mot sur la piste, le laissant glisser ses mains sur ses reins, passant ses bras autour de sa nuque. Piégée dans la confusion des sentiments qui s’était emparée d’elle, elle le laissa conduire la danse, choisir le tempo, décider de la cadence et de la distance. Se laisser aller, avoir confiance… La petite VERONICA gagnait du terrain, piétinant la méfiance de l’autre créature, amère, à chaque nouvelle rotation. Oui, il fallait faire un choix… Maintenant. Elle n’aurait jamais les deux, il fallait donc qu’elle décide. Elle ne voulait plus être amère : son cynisme n’était finalement que le fruit inéluctable de la frustration entre la triste réalité des choses et la beauté flamboyante des utopies… Stop.

     Elle sentit la main de LOGAN la repousser légèrement, juste assez pour plonger son regard dans le sien. De ses lèvres légèrement pâlies par l’émotion, il mima les paroles du refrain :

 

Have I found you?

Flightless bird, brown hair bleeding

Or lost you?

American mouth

Big bill, stuck going down


     Il n’était donc pas plus sûr qu’elle de sa décision… Et pourtant il était là. Il avait choisi, entre un rêve sans doute voué à l’échec et une distance protectrice, que l’espoir pouvait encore le guider. Les guider. Il voulait lui faire confiance.

     C’est alors que, tout doucement, remontant doucement depuis son cœur par l’aorte, un sourire naquit sur ses lèvres : elle aussi.

 

Défi WW


lili59  (24.01.2009 à 12:12)

Quelque part dans un hall d'aéroport....
Keith était là, et attendait son arrivée avec impatience. Deux mois qu'il ne l'avait pas vue. C'en était trop pour ce papa guimauve... Il avait besoin de retrouver sa fille...


Keith : hé chérie je suis là... hé ho.... là....
Véronica voff : (un peu rougissante) décidément il ne changera jamais...
Lorsqu'elle fut à sa hauteur, Keith souleva Véronica du sol et la fit voler comme une petite fille.
Keith : tu m'as tellement manquée honey
Véronica : papa tu sais que je t'aime très fort mais là ça devient vraiment embarrassant...
Keith : excuse-moi je me laisse déborder....
Puis il la reposa au sol.
Tout en se dirigeant jusqu'à la voiture de fonction de Keith qui se trouvait sur le parking, ils discutèrent des deux mois de Véronica passés au FBI. Keith voulait tout savoir...


Un peu plus tard dans la soirée, Véronica se trouvait dans sa chambre. Elle était allongée sur son lit, les écouteurs de son ipod dans les oreilles. Elle regardait fixement une enveloppe qu'elle tenait entre ses doigts. Elle se décida à l'ouvrir une énième fois et de relire son contenu :


Petit Lynx,
Je sais que tu n'auras certainement pas envie de lire cette lettre. Cependant je prends le risque de t'envoyer ce mot même si au final il finira dans une corbeille. N'en veux pas à Mac je l'ai harcelée pour qu'elle me communique ton adresse en Virginie et je t'assure qu'elle a résisté...
Je ne sais pas vraiment pourquoi j'éprouve le besoin de coucher sur le papier ce que je veux te dire... Peut-être parce que tu ne souhaites plus me voir... Oui ce doit être ça...
Depuis notre dernière entrevue, je me sens comme un arbre mort, je suis vidé de toute essence... Tu as brisé la seule chose qui me retenait encore à cette vie... Notre amour... Tu m'as privé de toi, de nous et je n'arrive pas à faire avec.
Bien sûr si tu étais en face de moi tu me dirais certainement que je l'ai cherché, que j'ai provoqué ce qu'il m'arrive... Peut-être... En même temps tu ne m'as pas laissé ma chance... Ne t'énerve pas... Je parle d'une vraie chance, celle que tu m'aurais donné si tu avais eu confiance en moi. Tu te serais alors rendue compte que j'avais changé, pour toi, pour nous... Mais pas assez pour toi en tout cas...
Comme le disent si bien certains, il faut avoir perdu ce qui nous est cher pour se rendre compte de sa valeur... C'est vrai... On s'est aimé, on s'est fait du mal mais jamais nos séparations ne m'ont atteint comme les derniers mots que tu as prononcés... Quand tu m'as dit de sortir de ta vie pour toujours, tu m'as tué une dernière fois. Et c'est à ce moment précis que j'ai compris ce que tu représentais. Tu étais la meilleure partie de moi, celle qui m'avait fait entrevoir un avenir, celle qui m'avait changé. Et maintenant que me reste t-il ?
Je ne veux pas t'apitoyer sur mon sort car je sais que tu souffres un peu toi aussi. Mais je t'en veux, je n'arrive pas à effacer de ma mémoire ce que tu m'as dit avant de claquer la porte de ma suite pour la dernière fois.
Tu avais peut-être raison lors de l'alterna-prom quand tu m'as demandé si les relations amoureuses devaient forcément se résumer à des combats, des effusions de sang et de la souffrance... Ce n'est peut-être pas ça l'amour mais je t'aimais plus que ma vie alors «épic love» me semblait parfait. Mais aujourd'hui tu as ce que tu as toujours souhaité, d'abord avec Duncan et maintenant avec Piz... Un mec honnête sur qui tu puisses compter, quelqu'un qui t'apportera ce que je n'ai apparemment jamais pu te donner...
Je ne tiens pas à écrire un livre ou à m'épancher trop sur ce sujet qui m'est douloureux. Je t'ai dit le principal et ce n'est déjà pas si mal. Je vais donc te laisser maintenant et sois sûre que plus jamais Logan ECHOLLS ne croisera ta route. Je te le promets.

En espérant que tu m'aies lu.
Avec tout mon amour et mes regrets.
LOGAN


Elle avait les larmes aux yeux. Lorsqu'elle avait reçu cette lettre, elle n'avait tout d'abord pas voulu la lire, se doutant de sa provenance et ne souhaitant pas revenir sur ce qui avait alors été dit. Puis les jours passant, sa curiosité et son désarroi l'avaient finalement poussée à le faire. Elle était en manque de lui c'était certain, elle le ressentait au fond d'elle mais elle ne voulait plus souffrir, elle ne souhaitait plus refaire les même erreurs. Pourtant même si son petit couple parfait qu'elle formait avec Piz ne la rendait pas heureuse, elle refusait d'admettre qu'elle l'aimait toujours. Puis un soir, elle s'était décidé à l'appeler, avait composé son numéro de mobile puis avait finalement raccroché. Elle était perdue et ne savait plus quoi faire. Cependant, une chose s'imposa très vite à elle, elle n'aimait pas Piz, elle l'adorait et le trouvait gentil mais elle n'était pas amoureuse. Elle fut soulagée lorsque ce dernier l'avait appelée pour lui annoncer qu'il ne retournerait pas a Hearst l'année suivante, un poste d'animateur radio lui avait été proposé à Denver et il comptait l'accepter. Une séparation d'un comme un accord enfin presque... Elle lui avait simplement dit qu'il ne fallait pas laisser passer une telle chance, qu'elle était heureuse pour lui mais qu'il valait mieux en rester là, distance oblige... Depuis ce jour, elle s'était enfermée dans un mutisme sentimental. Lorsque Mac l'avait appelée pour l'informer qu'elle avait failli à sa promesse en transmettant son adresse à Logan, celle-ci lui avait simplement dit qu'elle ne lui en tenait pas rigueur et qu'elle n'avait reçu aucun courrier et aucune visite. Elle s'était cloisonnée dans sa carapace et plus personne n'aurait accès à ses sentiments...


Keith : (criant de la cuisine) chérie j'ai failli oublier mais tu as une lettre qui t'attend sur le comptoir.
Véronica : (le rejoignant) elle est de qui ?
Keith : je ne sais pas. Il n'y a pas d'expéditeur, je l'ai trouvé devant la porte un soir en rentrant du commissariat. (il lui tendit)
Véronica : merci (puis elle retourna dans sa chambre)
Une fois installée sur son lit, elle ouvrit l'enveloppe et commença à lire son contenu...


Ronnie,
Excuse-moi de te déranger à nouveau avec mes écrits. Ne t'inquiète pas celui-ci sera plus court... Je savais que tu rentrerais ces jours ci... Et je ne pouvais pas faire ce que je souhaitais sans t'en parler....
Tu sais je me suis dit que tes deux mois d'absence allaient m'aider à t'oublier, que le fait de ne pas te voir pourrait m'éviter de souffrir davantage. Mais ça n'a pas été le cas. Depuis que tu es partie en Virginie, j'ai pensé à toi au réveil et à chaque minute de la journée. Je ne parviens pas à te sortir de ma tête et encore moins de mon coeur. Je crois que comme Véronne, Neptune a son couple maudit... Personne n'y croyait, sauf toi et moi au début puis seulement moi maintenant... La seule chose dont je sois sûr c'est que je t'aime petit lynx comme je n' ai jamais aimé avant... même pas Lilly... Mais tout est cassé, tout est fini... Plus jamais tu ne voudras de moi à tes côtés, tu as été assez claire et pourtant je t'aime plus que tout, je ne peux empêcher mon coeur de battre à l'unisson du tiens... Je veux juste que tu saches que je ne suis pas en colère, je ne t'en veux pas de me faire souffrir mais je serais parti avant ton retour. Je ne peux pas rester là et continuer à te voir sans pouvoir essayer de te reconquérir... Je n'en ai pas la force, je ne veux plus me battre contre toi et tes jugements. Je ne veux plus te décevoir et je sais que jamais nous ne pourrons être amis... nous ne l'avons jamais été et ne pourrons plus essayer de l'être à présent.
Ton âme soeur
Logan


C'en était trop pour elle. Elle ne pouvait retenir ses larmes, elle avait si mal... Il avait abandonné, il l'avait abandonnée... Non ce n'était pas possible, il ne pouvait pas être parti... Pas comme ça... Elle prit son sac et partit.


Devant la suite du NGH. Elle frappa à la porte et attendit qu'on vienne lui ouvrir.
... : qu'est ce que tu fous là ? Tu crois que tu n'as pas fait assez de mal !
Véronica : (relevant la tête et dévoilant son visage noyé par ses larmes) Dick dis moi qu'il est là...
Dick : (voyant sa détresse) je suis désolé...
Véronica : (tombant à genoux, le visage entre ses mains) non ce n'est pas possible...
Dick : (se mettant à sa hauteur et la prenant dans ses bras) désolé mars mais il est parti et je ne sais pas où il est...


didoune  (27.01.2009 à 11:34)

Activité récente
Dernières audiences
Logo de la chaîne M6

NCIS, S23E03
Samedi 6 juin à 21:10
0.85m / 5.6% (Part)

Logo de la chaîne France 2

Haute saison, S01E04
Vendredi 5 juin à 22:00
2.82m / 20.3% (Part)

Logo de la chaîne France 2

Haute saison, S01E03
Vendredi 5 juin à 21:10
3.25m / 20.6% (Part)

Logo de la chaîne France 3

Un si grand Soleil, S08E199
Vendredi 5 juin à 20:40
1.47m / 9.7% (Part)

Logo de la chaîne TF1

Demain nous appartient, S09E200
Vendredi 5 juin à 19:15
1.86m / 15.6% (Part)

Logo de la chaîne TF1

Demain nous appartient, S09E199
Jeudi 4 juin à 19:15
2.08m / 15.0% (Part)

Logo de la chaîne TF1

Grey's Anatomy, S22E16
Mercredi 3 juin à 22:00
1.49m / 10.1% (Part)

Logo de la chaîne France 2

L'or bleu, S01E06
Mercredi 3 juin à 22:00
2.29m / 15.0% (Part)

Toutes les audiences

Actualités
Joshua Jackson rejoint la saison 3 de Your Friends & Neighbors

Joshua Jackson rejoint la saison 3 de Your Friends & Neighbors
Après The Affair et plus récemment Doctor Odyssey, Joshua Jackson s'offre un nouveau projet télévisé...

À surveiller cette semaine chez les diffuseurs anglophones

À surveiller cette semaine chez les diffuseurs anglophones
Plusieurs nouvelles séries sont à découvrir cette semaine du côté des diffuseurs anglophones....

À surveiller cette semaine chez les diffuseurs francophones

À surveiller cette semaine chez les diffuseurs francophones
Les diffuseurs francophones européens vous proposent une dizaine de nouvelles fictions. Lesquelles...

La Petite Maison dans la Prairie a recruté Nellie Oleson et deux personnages emblématiques

La Petite Maison dans la Prairie a recruté Nellie Oleson et deux personnages emblématiques
Alors que la saison 1 du reboot de La Petite Maison dans la Prairie n'arrivera sur Netflix que le 9...

À surveiller cette semaine chez les diffuseurs francophones

À surveiller cette semaine chez les diffuseurs francophones
Sept séries sont à découvrir cette semaine du côté des diffuseurs francophones. Allez-vous regarder...

HypnoRooms

ShanInXYZ, 01.06.2026 à 20:39

Nouveau mois sur les quartiers Cat's Eyes et Doctor Who, n'hésitez pas à passer

CastleBeck, 02.06.2026 à 11:38

Bannières et thème en vote, si vous avez 30 secondes pour cliquer. Merci.

choup37, Avant-hier à 12:26

Nouveaux sondages sur kaamelott et Doctor Who

ShanInXYZ, Hier à 02:07

Nouveau sondage sur le quartier Cat's Eyes, pas besoin de connaître la série

Luna25, Hier à 08:58

Nouveau mois sur les quartiers Legends of Tomorrow, Reign et Supernatural, n'hésitez pas à passer !

Viens chatter !

Newsletter

Les nouveautés des séries et de notre site une fois par mois dans ta boîte mail ?

Inscris-toi maintenant

Sondage

Un peu d’amour dans un monde de brutes. Parmi ces couples, lequel aviez-vous vu venir dès le départ ?

Plus d'infos / Commenter

Total : 58 votes
Tous les sondages