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Série : Veronica Mars
Création : 25.09.2008 à 08h42
Auteur : estel6317
Statut : Terminée
Librement inspirée du quartier de Dawson, vous pouvez poster ici vos histoires courtes (OS). Les règles sont définies dans le premier paragraphe
Cette fanfic compte déjà 313 paragraphes
Veronica arriva chez les Kane, elle ne trouva personne. Lorsque tout à coup, elle entendit des cris provenant de l'extérieur! Elle accourut juste à temps pour voir... Logan jeter Lilly dans la piscine toute habillée sous le regard moqueur de Duncan! Elle posa son sac à dos par terre et rejoignis la petite bande.
Duncan: Bravo Logan, en plein dans le mille, tu as le compas dans l'oeil!
Lilly: Tu vas me le payer Logan! Un jour, tu vas gagner un trophée pour le saltimbanque le plus stupide et inutile de la côte ouest des Etats-Unis!
Logan: Lilly...
Lilly: Il n'y a pas de Lilly! Ne me parle plus! C'est fini!
Logan: Lilly, je suis désolé, pardonne moi!
Lilly: FERME LA!
Pendant que les deux « tourtereaux » continuaient à s'engueuler, Duncan se rapprocha de Veronica et lui proposa de choisir le repas du jour. Elle commanda des pâtes au pistou. Ils prirent place sur les chaises longues au bord de la piscine et regardèrent le spectacle offert par les deux autres.
Duncan: On devrait prendre des paris?
Veronica: Des paris? Sur quoi?
Duncan: Combien de temps, Lilly et Logan, vont être séparé? Qui des deux fera le premier pas pour la réconciliation?
Voyant que Veronica ne l'écoutait pas vraiment.
Duncan: Ou alors, on part à Las Vegas en tandem, on amène le chat de la voisine et surtout on essaie de trouver un joli dinosaure pour nous accompagner!...
Toujours aucune réaction.
Duncan: VERONICA!! La terre appelle Mars!!
Veronica: Euh...oui... Bonne idée...pardon, tu me parlais?
Duncan: Ça va, Veronica?
Veronica: Je pensais juste au cours de biologie de ce matin!
Duncan: Tu penses au cours de bio? Là maintenant?
Veronica: Oui, tu sais quand la prof a parlé de « zoopsie »...
Duncan: Oui et alors?
Veronica: Je crois que j'en souffre! J'ai fait un drôle de rêve cette nuit... J'étais un poney, toi un chameau, Lilly une araignée et Logan un lapin!
Lilly: Logan, un lapin? Vraiment? Où es tu allé chercher ça, Veronica?
Veronica, qui venait juste de comprendre à quoi faisait allusion son amie, rougit.
Lilly: Remarque, c'est bien trouvé; il a le poil aussi soyeux que celui d'un lapin!
Duncan: LILLY! Arrête! Tu vas me couper l'appétit!
Quelques minutes plus tard, le repas était enfin livré et les 4 amis se mirent à manger autour de la table devant la piscine. Lilly engagea alors une nouvelle conversation: Vous iriez où si on avait plus qu'un seul jour à vivre?
Logan: J'irais surfer du côté d'Hawaï!
Duncan: Dans les Hamptons où on passait nos vacances quand on était enfants!
Veronica: Je ne sais pas trop, peut-être qu'avec mes parents, on irait au bowling...
Lilly: Je rêve ou tu viens de dire que s'il ne te restait plus que quelques minutes à vivre, tu irais au « BOWLING »... Veronica, tu es irrécupérable!
Logan: C'est clair! Et toi, Lilly, tu irais où?
Lilly: Là-bas...
Veronica: Où ça?
Lilly: Là-bas...
Veronica: T'es pas en train de parler d'un monde meilleur, du paradis ou je sais pas quoi qui impliquerait que tu mettes fin à tes jours?!?!
Lilly: Quoi?? Je parle d'aller faire du shopping dans la boutique « La-bas... » à la Grande Galerie de L.A. Pour dépenser tout l'argent que Papa a gagné dans sa vie!
Logan: Ahhh... j'ai eu peur! Je te trouvais pleine de mystères tout à coup, j'ai pas l'habitude avec toi!
Lilly: Rhôô, Logan... Et puis de tout façon, ce n'est pas parce que tu m'as vu nu que tu sais tout de moi!
Duncan: LILLY!! beurk! Est-ce qu'on pourrait arrêter de parler de ça, SVP?!
Lilly: De quoi, mon cher frère? De sexe?
Duncan: Lilly, c'est la dernière fois que je mange à la même table que toi!
Lilly: Tu es tellement prude Duncan, comment est-ce possible qu'on soit de la même famille?!?
....................................
Défi WW
WW de Nan :
Mots en -pas : pas, compas, papas.
Mots imposés : trophée, mystère, sac à dos, pistou, zoopsie, saltimbanque.
Chansons de JJG : délires schizo-maniaco-psychotiques (album : Non homologué - 1985) brouillard (album : Démodé - 1981)
Personnage : Veronica.
***
V voff : c'est presque fini. Dis toi que c'est presque fini.
Elle passait légèrement endormie dans le couloir. Vraiment, elle ne savait pas ce qu'elle faisait là. Vivement que le lycée s'achève, au moins elle aurait le droit de changer de vie, parce que Life is a bitch until you die.
C'est vrai, elle n'allait pas mourir à la remise des diplômes quoique ça dépendait du sens qu'on donnait à mourir.
V voff : La remise des diplômes : passer la journée en grande robe avec un chapeau ridicule sur la tête entourée de 3x09 agitant leur trophée scolaire devant des familles pleurant devant le succès de leur progéniture...oui c'était à mourir ! Et dire que certains trouvent ça amusant, quel mystère...
Veronica comateuse se dirigeait vers son dernier cours de la matinée. Tellement dans le brouillard qu'elle trébucha sur un sac à dos. D'un mouvement lourd, elle s'effondra déclenchant l'hilarité générale.
- Ca va ?
- Oui, oui...
Elle n'osait pas regarder la main dévouée qui s'agitait sous son nez.
V voff : Il ne me reste que trois jours au lycée et je me vautre en public. Allez, lève toi et marche mon fils ! Attrape la main tendue...Euh, je devrais dire la patte. La patte ? Une patte de blatte !
Elle secoua la tête, qu'est ce que c'était que ce délire ! Voilà que son cerveau pédalait dans le pistou ou alors il versait dans le zoopsie.
V voff : Il est que j'en finisse avec le lycée. Marre des délires schizo-maniaco-psychotiques. Mon cerveau aurait besoin de vacances...
- Veronica ? Tu comptes rester à regarder ma main pendant longtemps où tu te lèves ?
Sa vision se fit plus nette. La patte...la main apparue.
- Depuis quand la blatte aide-t-elle la fouine ? plaisanta-t-elle en se relevant.
- Entre nuisibles, il faut bien s'aider ! cingla Weevil.
- J'aurais préféré que tu dises entre saltimbanques...
- Saltimbanques ?
- Et oui, Eli ne sommes nous pas des amuseurs de foule ?
Eli la regarda étrangement puis se rallia à son jeu. Il lui passa la main dans les cheveux. Ce geste si paternel.
V voff : Arrête de te trouver des papas, Veronica ! Tu en as déjà assez entre Kane, le tien, et ton papa ours...
- Toujours autant le compas dans l'œil, miss Mars !
- Je garde les yeux ouverts et sans corps étranger...dit elle en plissant le nez. J'ai besoin de mes yeux pour les photos !
Cinq minutes.
Cinq minutes soient 300 secondes, c'est le temps que je prend chaque même jour pour penser à toi.
Je ne te regrette pas, pas une seule seconde, non aucune, pourquoi penser à toi alors ?
Bonne question, mais cela ne te regarde pas, tu ne fais plus partie de ma vie, et c'est toi qui l'a décidé, tu ne fais plus partie de sa vie non plus.
Tu nous as abandonné, pourquoi, c'est un mystère, la raison m'est inconnue, tu t'es contentée de prendre ton sac à dos, quelques affaires, et tu t'es envolée.
Je ne t'en veux pas, du moins, je ne t'en veux plus, tu m'importes peu aujourd'hui, mais je pense à elle surtout, je l'entends pleurer dans sa chambre, durant les premiers jours elle prenait seulement son repas, et allait directement se coucher.
Une explication, c'est ce que tu aurais au moins pu lui donner, je ne te demandais rien, j'aurais compris, tu ne me dois aucun compte, je ne me préoccupe plus de toi.
Tu mériterais un trophée, celui de la plus mauvaise mère, je me souviens encore de tes crises de zoopsie, tu buvais beaucoup, tu buvais trop, enfin tu délirais sans cesse.
J'ai perdu mon emploi, ta fille, sa meilleure amie, et toi, la seule chose que tu as trouvé à faire, c'est t'envoler.
Comme si nous n'avions pas souffert assez, il a fallu que tu en rajoutes une couche. Aujourd'hui, je t'ai presque oublié, et ce un peu plus chaque jour, les saltimbanques réussissent de nouveau à me faire rire, ta fille pleure de moins en moins chaque jour.
Je suis heureux, heureux, qu'on aille bien, heureux, que même partie, tu ne nous fasses plus souffrir.
Le pistou a meilleur goût sans toi, la vie a meilleur goût sans toi, moi cruel, c'est toi qui l'a été en nous abandonnant.
Parfois, je ferme les yeux, revoient la scène et la réécrit, mais elle se finit toujours pareil puisque tu pars.
Mais bon, c'est l'aventure humaine, et ton nom représente aujourd'hui un trépas pour moi, tu ne te rattrapas même pas, tu ne le pourras de tout manière jamais.
Ces cinq minutes sont maintenant écoulées, ton anniversaire terminé, je n'ai plus de raison de m'en prendre à toi.
Défi WW de Nan'
- Faites le nécessaire !
Voilà !... En y mettant le ton sec qu’il faut, ces trois petits mots s’étaient révélés magiques. Être fils de… Ça offre bien des avantages. Pfff !... C’est si simple de réclamer une tête en guise de trophée… Papa ! Sois fier… Ton fils lui aussi a su déléguer…
Qu’aurais-je pu faire d’autre en apprenant qu’il était acquitté ?... Glisser ma petite Lili dans un sac à dos et suivre les sherpas dans l’Himalaya ?... Quel exil !... Comme mon ancien pote, ressasser ma douleur à l’infini en avalant tous les alcools du monde et finir ma vie atteint de zoopsie ?... Pas une bonne idée.
Je suis un Kane… Je n’en fais pas mystère. Je ne vais quand même pas me prendre la tête ou me piler le cerveau dans un mortier à pistou… Les petites mains sont là pour les tâches peu ragoûtantes. Qu’elles justifient leur salaire !...
- Le nécessaire est fait !
Hum !... Depuis le temps que j’attendais ces mots-là. Le saltimbanque est enfin passé de vie à trépas. Maintenant, dois-je réfléchir plus ?... Cette vengeance a-t-elle fait de moi un monstre ?... Non !... Quand c’est sans risque, faire sa propre justice est si doux.
- Allez ! Ma Lili, on rentre. C’est l’heure du repas.
Défi WW de Nan’
« Plus facile d'observer, de toute façon c'est ce que je fais de mieux. La première fois que je l'ai vu, j'ai perdu pied. Elle était là, dans l'embrasure de la porte, elle attentait, un geste, une parole, l'invitant à rentrer. Et moi, je ne bougeais pas. J'ai tout de suite compris, toute suite su. J'ai tenté de reprendre de la prestance, alors j'ai bombé le torse et mis les mains sur les hanches, vous savez genre « cool et sur de lui ». J'avais plutôt l'air d'un idiot. J'ai continué ce petit jeu, enfin j'ai essayé ! Mais c'était peine perdue. On ne peut pas lutter dans ces moments là. »
Dans cet habitacle il avait prit place, dans cet habitacle il avait crée son univers. Il contemplait cette table de mixage qui lui faisait face. Elle était représentative de ce qu'il était incapable de faire.
Elle était immobile. Il capturait les commandes, chaque bouton avait un rôle. Il prenait plaisir à monter les aigus comme pour se faire entendre. Il parlait mais elle ne l'écoutait pas. Les basses lui permettaient de lui faire écouter les sons les plus graves comme pour lui transmettre un message. Avec les balances, il cherchait à lui envoyer toutes les paroles qui n'avaient pas de son. Mais elles étaient absentes. Il avait concentré sur cette table l'ensemble de ces émotions, réglé le volume et propagé le tocsin par l'ampli pour les diffuser ensuite. Il pouvait ainsi, à travers ce matériel spartiate, sortir de son mutisme et enfin tout lui dire.
« Je ne suis pas un saltimbanque. Impossible de me produire en public. De là ou je suis, je peux tout faire. Je peux me laisser aller. Te voir me fait du bien, t'entendre me réjouit, mais te toucher, oh te toucher...Je n'ose l'espérer. Tu es un mystère pour moi. J'aimerai expliquer tout cette révolution qui me met dans cet état et crever le silence quand c'est à toi que je pense. Je m'efforce de mener à bien ce combat et accepter de n'être que moi. Simple, effacé, et quelque peu introverti qui est de passage dans ta vie. Je contemple tout ce qui tourne autour de toi, en prenant garde de ne pas faire de faux pas. Je suis à tes côtés, j'ai une petite place. Tu es contente de me savoir là, mais je ne suis pas un trophée que l'on expose, juste pour montrer qu'on a est pas seul. Ou pour se rassurer. Même avec l'aide d'un compas, je ne pourrais mesure la distance qui nous sépare. Le sevrage va être long, je vais tacher d'échapper au zoopsie, mais je me hâte avec lenteur. Mais ça restera comme une lumière qui me tiendra chaud dans mes hivers un petit feu de toi qui s'éteint pas ».
Elle était figée au beau milieu de la cafet' son plateau repas dans les mains, elle fixait son bol de pistou, honteuse de ce monologue si évident.
Il était derrière la vitre transparente, le regard désappointé.
Il prit son sac à dos, la regarda une dernière fois...
« On air »
Défi WW Nan'
Défi WW de Nan'. Ames sensibles s'abstenir, et il a été très difficile pour moi de mettre les mots adéquats. Personnage pas facile, scène détestable, j'espère ne pas trop choquer les courageux qui liront.
TCQVATVS sur...
Fébrilement, grelottant de tout son corps, il s'assit à côté du corps inerte. Si blanc, si pur. Cette pureté le dérangeait. Son repas, un pistou français, se coinça au milieu de sa gorge et, la main tremblante, il se mit à caresser lestement le corps frêle et sans défense. "L'appel de la nuit, le plaisir solitaire laisse place à la décadence. Excuse-moi d'avance, petite fille, de te briser. Mais tu ne peux pas comprendre... Si tu étais consciente tu penserais certainement que je suis le diable. Mais tu ne sais rien... Personne ne sais rien. De mon saltimbanque de frère à mon égoïste et incapable de mère.... Personne. Et je préfère que le mystère reste entier. Après tout, qui aimerait savoir ce qu'il m'a fait? Qui aimerait l'imaginer nous caresser, un par un par un, de ces mains remplies d'obscénité. Ne me juges pas petite fille. J'ai cessé d'être cet enfant il y a déjà trop longtemps... Alors ne te plains pas car toi, tu as au moins eu un temps de grandir. Et, après tout, demain tu ne sauras peut-être plus rien. Ne t'attends pas à me voir vider mon sac. Hors de question. Au contraire, il est solidement scellé et bien à accrocher au dos : un sac à dos, portant toute ma souffrance et bientôt la tienne. Et chaque pierre est un peu plus lourde. Ne te plains pas... Je te donne bien plus qu'il ne m'a été donné. Toi, au moins, tu n'es pas consciente. Tu n'as jamais senti ton esprit se scléroser rien qu'à l'écoute de ses pas. Tu n'as jamais était bazardé comme un trophée obsolète. Après tout ce que j'avais fait pour lui... Mon mutisme, ma maîtrise de soi... Alors que toi... Toi et ta petite vie parfaite... Mais c'est un peu pour ça que je te choisis. Une vie parfaite en apparence... Un puits sans fond lorsque l'on creuse les abîmes de la vérité. Non je ne suis pas atteint d'une maladie incongrue comme le zoopsie, je suis juste ce garçon violé, dépassé par la cruauté et cynisme qui ont envahi sa vie. Ne me juges pas. Si j'avais pu, je ne serais jamais aller là-bas. Mais tu sais on abuse facilement d'un enfant... Tout comme on abuse d'une jeune fille, droguée, allongée ces draps. Mais tu sais, finalement, c'est un juste retour des choses. Le malin et répugnant W a fait sa saisi sur moi, et je vais m'épancher sur l'angélique et naïve petite V. A croire que ton double est maléfique. Il y a une certaine logique à tout ça... Alors tais toi, et laisse moi planter mon compas." Un silence funèbre s'enquit dans la pièce noire. Au dehors, alors que Shelly Pomroy et ses compères s'adonnaient aux futilités adolescents, a l'intérieur, dans cette chambre silencieuse, un garçon, possédé de toute part, commettait l'irréparable. Plus tard, elle cracherait les mots suivant : - Vous voulez savoir comment j'ai perdu ma virginité? Moi aussi.
Défi WW : La soirée de Dick.
- Qu’est ce que tu fais ce soir, demanda Logan à son colocataire tout en mangeant son repas ; des pates au pistou.
- La confrérie organise une soirée, tu veux venir ; ce sera alcool et filles à volonté, en bref fun fun fun !
- Je vais m’en passer merci. J’ai un exposé à faire avec un étudiant de mon cours d’économie. Répondit Logan en montrant son sac à dos.
Dick se prépara et alla au pub loué pour la soirée. Un vieux saltimbanque le héla lorsqu’il descendit de sa voiture, titubant le long du trottoir comme s’il souffrait de zoopsie mais le surfeur l’ignora, pressé de commencer à s’amuser.
Il fit une entrée à la Dick, et plusieurs regards se tournèrent vers lui à son arrivée.
Pendant la première partie de la soirée, il but verre après verre avec ses amis, lançant des blagues de temps en temps et matant les filles.
Dick remarqua plus tard une jeune fille à l’autre bout du bar, sirotant un bloody mary. Elle lui rendit son sourire et comme hypnotisé, il s’avança vers elle, bombant le torse.
Elle se présenta comme Laetitia et Dick se dit que cette fille serait un beau trophée et la bonne fille avec qui finir sa soirée.
Pour lui, c’est facile de lire dans le regard d’une fille qui n’éprouve d’habitude que de l’envie pour lui or cette Laetitia ne se laissait pas séduire ; elle dégageait un mystère et mettait une barrière entre eux que Dick essaya tant bien que mal de briser.
Il passa sa main dans ses cheveux et repoussa sa mèche blonde en arrière comme à son habitude, séduit par les appas de Laetitia.
« Malgré tous mes efforts, elle ne me voit pas ».
Frustré et vexé, Dick se retourna et dragua une blonde comme il les aime, en jetant des regards en coin à son premier choix et remarquant sa jalousie et son envie, il la rejoignit à nouveau, lui offrit plusieurs verres et l’invita à faire un « petit tour ».
Un doigt sur les lèvres, un jupe un peu trop courte laissant apparaître des jambes interminables, voici Gia Goodman. Fille du nouveau maire de Neptune, à la pointe de la mode et de la popularité, légère, enjouée, superficielle. D'aucun vous diront qu'elle n'est qu'un trophée pour celui qui la promène au bout de son bras, d'autres vous assureront qu'elle est bien plus que ce qu'elle veut bien laisser paraître. Elle reste donc un mystère pour beaucoup.
Alors je vous propose une aventure un peu particulière. Une escapade dans la tête de la demoiselle. On attrape le sac à dos et comme les saltimbanques d'autrefois, on se promène dans les méandres de ses souvenirs et de son esprit alambiqué. Ca vous tente? Suivez-moi ...
J'ai 10 ans. Mon petit frère en a 4. On vit dans une grande maison que mon Papa a achetée. Il est gentil. Et il a plein d'argent. Il m'offre tout ce que je veux. Maman elle est étrange par contre.
Hier par exemple, au moment du repas. Elle avait fait des pâtes au pistou et Rodney ne voulait pas finir son assiette. Et maman s'est fâchée. Elle a crié tellement fort que Papa est sorti de son bureau où il travaillait pour voir ce qui se passait. Il a dit qu'on faisait beaucoup de bruit. Mais il ne s'est pas mis en colère, il a posé le compas qu'il tenait encore à la main et s'est approché de Rodney. Il s'est mis derrière lui pour lui caresser la tête, pour le rassurer. Rodney a arrêté de pleurer aussitôt. Ce que je n'ai pas compris, c'est l'attitude de Maman. Elle a dit "non, s'il te plait", et puis elle est partie en pleurant dans sa chambre. Je veux pas être comme elle plus tard. Elle a l'air triste, mais je comprends pas pourquoi ... Moi je veux rire tout le temps, m'amuser tout le temps ...
J'ai grandi. Je suis une très jolie fille d'après mon père. Je suis sa fille adorée. C'est comme ça qu'il m'appelle tout le temps. Il a vu d'un mauvais oeil mes tentatives de rapprochement avec Dick Casablancas. Je lui ai dit qu'il n'avait rien à craindre. Je l'ai embrassé très fort sur la joue et il m'a donnée les clés du coupé. On se fait confiance tous les deux.
Et il me plait bien ce garçon. C'est aussi simple que ça. J'aime son sourire. Il a l'air d'être comme moi. Insouciant, léger ... On a tous un monstre enterré dans la cave. Je ne veux pas vraiment savoir ce qui se cache derrière la porte de chez lui. Il ne voudrait surement pas savoir ce qui se passe derrière la mienne.
La décapotable est confortable. Et j'ai bien vu que ce que je venais de lui souffler à l'oreille lui faisait de l'effet. "Emmène-moi dîner, dis-moi que je suis belle, embrasse-moi dans l'escalier, parle-moi tout bas à l'oreille". Je ne veux rien savoir d'autre. Je veux même oublier ce que Madison laisse sous-entendre. Il a des mains avides qui aiment se balader sur mon corps. Je joue un peu avec lui, mais lui semble jouer encore plus que moi. "Aucune attache, même pas mal" qu'il m'a soufflé à l'oreille. Et puis il a ajouté comme pour s'excuser "Veronica ne t'avais pas dit que j'étais un enfoiré?".
Je ne veux pas comprendre. Je veux être aussi légère que cette bulle de champagne qui remonte le long de la paroi de la bouteille qu'il est en train de porter à ses lèvres. Il me questionne pour savoir ce qu'est la zoopsie. Je me demande si il a encore les idées claires. Il m'explique que Veronica s'est moqué de lui en lui disant que arrivé à ce stade-là, on ne pourrait vraiment plus rien pour lui! Je l'embrasse et lui dit d'oublier Veronica. Elle est gentille mais je ne la comprends pas, elle est si dure ...
Des millions de confettis dans le ciel. Voilà ce qu'est devenu mon père. Des petits bouts de lui se sont posés un peu partout sur le territoire américain. Je ne sais pas si je dois pleurer ou bien rire. A en perdre la raison. Ou boire. En tout cas c'est ce qu'a l'air de faire ma mère. Mais elle ne pleure plus. Et mon frère veut partir.
Moi dans tout ça? J'ai deux mois de plus. Et le coeur d'une sexagénaire. Après tout, je la comprends maintenant. On ne peut pas se voiler la face indéfiniment. Mais je ne suis pas Veronica. J'ai mes propres armes.
Un doigt sur les lèvres, un jupe un peu trop courte laissant apparaître des jambes interminables, je suis Gia Goodman. Fille de l'ex maire de Neptune, ex entraineur d'équipe des Sharks, pédophile avéré désormais mort dans l'explosion de l'avion qui le ramenait en ville. Toujours à la pointe de la mode et de la popularité, légère, enjouée, superficielle. D'aucun vous diront que je ne suis qu'un trophée pour celui qui me promène au bout de son bras, d'autres vous assureront que je suis peut-être plus que ce que je veux bien laisser paraître. Mais après tout, qui sait?
LOGAN: J'ai agi comme un ami, j'étais en colère...Ces vidéos... Il doit toujours y avoir un coupable, non ? Hein !? C'est pas que la règle de notre vie, Mars !?
VERONICA: Nous avons essayé d'être amis, et cela n'a pas fonctionné...C'est le moment, Logan, tu sors de ma vie...pour toujours...
Sans 'l'
Son âme soeur, son héroïne venait de s'échapper...
Un coeur en miettes c'est tout ce qui restait.
Remords, espoirs morts.
Ermite !
De boureau de son coeur à ermite sans sentiments !
Vivre sans personne à aimer.
Sans personne à trahir.
Sans personne à sauver.
Sans personne à haïr !
Sans personne ! Finir comme un chien !
Voff : Et encore Back up peut espérer des caresses...
Pourquoi ?
Pourquoi avoir encore cogné avant de penser ?
Parce que c'est dans sa nature ?
Parce que son père était un homme aux mains percutantes ?
Parce que ce petit bout de femme était tout dans sa vie ?
Sa vie ?
Qu'est ce que c'était sa vie aujourd'hui ?
Une vaste fumisterie...
Sea, sex and surf ?
Non ce n'était pas ça sa vie.
Ce n'était pas une vie pour qui espérait partager son coeur.
Avait essayé. Avait échoué.
Devait passer autre chose.
Non.
Attendre donc...
Attendre qu'un vent nouveau ramène cette effrontée au parfum de promesses et de sucreries.
***
Car sans elle, il n'est rien...
Le retour
Wallace : Veronica ! Réveilles toi !
Veronica : quoi ?
Wallace : ça y est on est bientôt arrivé dans ton nouveau chez toi. Tu es sûre de vouloir tous nous inviter chez toi alors que tu rentres à peine.
Veronica : Oui je suis sûre. Et je suis contente que tu sois venue me chercher en Virginie pour me ramener.
Wallace : Je n'allais pas te laisser toute seule prendre l'avion après deux mois de séparation j'avais trop envie de te revoir avant les autres. Et puis je sais que je te manquais.
Veronica : ne rêve pas trop non plus, je me suis éclater pendant deux mois.
Wallace : ce n'est pas moi qui rêver à l'instant… De qui rêver tu d'ailleurs ? Ne serai ce pas d'un beau surfeur que tu aurais envie de revoir.
Veronica : je t'ai déjà dit que mon histoire avec Logan…
Wallace : c'est du passé, je sais. Mais pourquoi est ce que tu as prononcé son nom plusieurs fois en dormant
Veronica : parce que je tiens encore à lui évidemment et surtout parce que je ne sais pas si je vais le revoir et ça me fait peur.
Flash Back
Le téléphone de Veronica sonne.
Veronica : salut ma petite Mac
Mac : salut V. Alors ton stage au FBI ça se passe comment?
Veronica : Super bien !
Mac : …
Veronica : qu'est ce qui se passe Mac ?
Mac : j'ai appris que vous aviez rompu Piz et toi.
Veronica : c'est pour ça que tu m'appelles. Ça va tu sais, Piz et moi sommes amis.
Mac : en fait je voulais te parler de Logan…
Veronica : Mac dit moi, tu m'inquiètes !
Mac : en fait il est parti…
Veronica : parti… C'est-à-dire, il a fuit à Tijuana comme d'habitude.
Mac : je ne crois pas…
Fin du flash back
Wallace : ne t'inquiète pas, tu le reverras ton Logan.
Veronica : Merci mon BFF d'être là.
Wallace : C'est avec plaisir.
Veronica : Il me tarde de revoir tout le monde…
Wallace : c'est pour ça qu'ils t'attendent tous chez toi.
Et me voilà de retour à Neptune, après deux mois d'absence.
Mac : ça y est, ils sont là ! (prenant Veronica dans ses bras) Tu m'as manqué Bond, Neptune n'est pas pareil sans toi.
Veronica : toi aussi tu m'as manqué Q. Bizarrement je suis contente d'être revenu ici.
Wallace : qu'est ce que je disais… une vraie guimauve…
Keith : Honey!
Veronica (sautant dans les bras de Keith) : papa ! Tu m'as tellement manqué mon p'tit papa!
Keith : toi aussi tu m'as manqué ma chérie! Ton prochain stage ne le prend pas aussi loin!
Weevil : salut V.
Veronica : oh Weevil, tu es là c'est génial! Oh Piz, Parker vous êtes là aussi.
Piz et Parker : oui.
Parker : on n'allait quand même pas manquer ta fête de retour.
Dick : et quand il y a une fête le grand Dick est là aussi… Salut la blonde, je t'ai manqué j'espère.
Veronica : effectivement, une fête sans Dick, ça ne se fait pas… Et oui, tu m'as manqué toi aussi Dick. Et ton acolyte des fêtes n'est pas là?
Mac (baissant la tête) : il n'est toujours pas revenu V, on ne sait pas où il est …
Veronica : bon on est là pour s'amuser ou pas…V. v off : Où est tu parti Logan ? Et surtout, pourquoi ?
Veronica passa les jours suivant allongés dans sa chambre à regarder passer ses amis qui faisaient tout pour qu'elle se sente bien. Elle savait qu'ils enquêtaient pour elle car elle ne s'en sentait pas le courage. Elle culpabilisait de les laisser tomber mais elle n'y pouvait rien, elle ne pouvait plus vivre, il lui manquait trop. Jusqu'au jour où ce fut Dick qui vienne la voir. Elle ne s'attendait vraiment pas à lui. Ils avaient surement déjà tout essayé pour leur envoyer finalement le meilleur ami de son grand amour.
Dick : allé Blondie viens on va faire un tour.
Veronica : Dick ! Mais qui t'as permis d'entrer ?
Dick : Ton père, tes amis. Tu sais toutes les personnes qui t'aiment et que tu laisses tomber depuis quelques temps.
Veronica : Oh, c'est bon, tu ne comprends pas.
Dick : je ne comprends pas, Logan est la seule famille qui me reste et tu penses que je ne comprends pas.
Veronica : je suis désolé Dick, je ne savais pas…
Dick : tu ne savais pas que j'avais un cœur.
Veronica : non ce n'est pas ce que je voulais dire. Je suis égoïste, je suis désolé.
Dick : viens avec moi s'il te plaît, on va faire un tour.
A la plage
Dick : c'est ici que Logan m'a dit qu'il partait… C'était votre endroit je sais. Je crois que c'est pour ça qu'il aimait venir ici, ça lui faisait penser au bon moment qu'il avait passé avec toi… Avant de partir il y venait tous les jours, il y passait ses journées…
Veronica : oui on venait ici pour se cacher quand on était encore à Neptune High et après on y revenait souvent, c'était tellement apaisant comme endroit, on n'avait pas besoin de se cacher ici, on pouvait vivre au moment présent sans avoir peur du regard des autres. Mais en gros ça veut dire que c'est à cause de moi qu'il est parti…
Dick : non, ce n'est pas ce que j'ai dit !
Veronica : c'est bon Dick, merci de m'avoir amené ici. Je vais me reprendre, ça va aller.
Un jour, environ un mois après, sans que personne ne s'y attende il revint. Ils étaient tous à la cafétéria en train de déjeuner.
Logan : salut vous !
Mac : Lo…Logan ?!
Wallace : mais où t'était passé mec, on t'a cherché partout.
Logan : j'avais besoin de réfléchir et de prendre le large un peu. Maintenant ça va mieux, j'ai décidé de revenir pour changer.
Il regarda Veronica mais elle avait les yeux baissés, elle ne savait quoi dire, elle était perdue, elle l'avait tant attendu et il se tenait là devant elle. Les larmes commençait à lui monter aux yeux, elle ne voulait pas le montrer, elle prit ses affaires, se leva et partie.
Piz : V où tu vas ?
Trop tard elle courait déjà hors de Hearst.
Pourquoi était elle si bouleverser alors qu'elle n'attendait que ça… Elle l'aimait, elle en était sûre mais elle se refusait d'aller lui dire, elle refusait d'aller le voir… Elle lui en voulait de l'avoir abandonné même si elle savait que c'était de sa faute qu'il était parti. En rentrant chez elle, elle ne pu contenir les larmes qu'elle avait tant refoulé depuis plus d’un mois. Des larmes de joie car il était enfin revenu mais aussi des larmes de peine car elle ne pouvait plus être avec lui, elle ne voulait plus souffrir et surtout le faire souffrir.
Quelqu'un frappa à la porte. Elle ne voulait pas aller ouvrir mais c'est quelqu'un qui voulais vraiment la voir.
X : tu ne comptais quand même pas ne pas m'ouvrir.
Veronica : si en effet, c'était mon but. Mais puisque que tu as tant insisté… Qu'est ce que tu fais là ?
X : Je voulais voir ton appartement et puis te dire bonjour comme tu es parti assez vite à midi je n'en ai pas eu le temps.
Veronica : et bien entre.
X : merci c'est tellement aimable de ta part…
Veronica : alors voilà chez moi.
X : petit mais mignon.
Veronica : c'est sûr que ça doit te changer du NGH…
X : qu'est ce qui se passe Ronnie, aurait tu perdu ton sens de l'humour au FBI.
Veronica : bon qu'est ce que tu veux Logan ?
Logan : te voir, je te l'ai dit, tu es partie si vite à midi…
Veronica : peut être parce que je ne voulais pas te voir moi.
Logan : ce n'est pourtant pas ce que m'ont dit les autres.
Veronica : que t'ont t'il dit exactement ?
Logan : que je te manquais.
Veronica : bien sûr que tu me manquais, tu as disparu du jour au lendemain sans dire où tu allais, j'avais peur de ne plus te revoir, je m'inquiétais…
Logan : mais tu ne m'as pas cherché.
Veronica : non je ne t'ai pas cherché.
Logan : et pourquoi ?
Veronica : j'ai mes raisons.
Logan : tu ne montres aucuns sentiments, j'oubliais… En tout cas maintenant je suis revenu.
Veronica : merci j'avais vu.
Logan : je suis revenu pour toi.
Veronica : non Logan, je ne suis pas prête, je ne peux pas.
Logan : ne dis pas ça.
Il l'embrassa, elle se laissa faire. Il était revenu pour elle. Ils s’étaient enfin retrouvés.