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Short Stories

Série : Veronica Mars
Création : 25.09.2008 à 08h42
Auteur : estel6317 
Statut : Terminée

Librement inspirée du quartier de Dawson, vous pouvez poster ici vos histoires courtes (OS). Les règles sont définies dans le premier paragraphe

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 Petite fille au coeur brisé, 

 

 

Tu affrontais seule ta destinée, 

 

 

Ce combat qui ne cessait de durer, 

 

 

Et qui t'as empêché de rêver. 

 

 

 

 

 

 

 

 

Petite fille au coeur brisé, 

 

 

Tu continuais à avancer, 

 

 

Souriante telle une effrontée, 

 

 

Tu ne cherchais que la paix. 

 

 

 

 

 

Petite fille au coeur brisé, 

 

 

En cette justice tu croyais, 

 

 

L'utopie qui t'as fait espérer, 

 

 

Que le bien, un jour, vaincrait. 

 

 

 

 

 

Petite fille au coeur brisé, 

 

 

Tu vivais telle une rose fânée, 

 

 

Tu te sentais sale, si délabrée, 

 

 

Par ces sévices qui t'ont marqué. 

 

 

 

 

 

Petite fille au coeur brisé, 

 

 

Tu étais seule, désemparée, 

 

 

Par ces démons qui t'ont hanté, 

 

 

Ils ont eu ta vie, ils ont gagné.


DebbySaez  (27.12.2010 à 16:02)

Chasser le maudit ou chassez le mot « di »1.

Il a longtemps hésité avant de pousser la porte. Avant de pousser cette porte, il a dû puiser au fond de lui le courage d’en ouvrir d’autres plus secrètes. A moins que ça ne soit au fond de ce regard bleu pétrole qu’il a puisé son courage d’aller sonder l’ombre. Voilà ce qu’il avouerait sur son blog s’il savait manier les mots. Oui, mais il ne tient pas de blog et ne sait pas manier les mots. Ça, il l’a compris justement en ouvrant un de ses portes. Les mots, ça lui a souvent fait défaut. Les mots d’amour, il faut dire qu’on ne lui en a pas énormément donné, les mots d’un grand frère, aussi ça lui a manqué.

Avant de franchir la fameuse porte, il secoue la tête - comme pour chasser les souvenirs alors qu’il est là pour ça ; lui, il vous dira que c’est pour remettre sa mèche de surfeur blond peroxydé en place. Oui, car on en est toujours là : face à cette porte en bois laqué estampillée d’un panonceau en laiton indiquant la fonction, les diplômes et les horaires de consultation.

Elizabeth Belmonte – docteur es psychologie diplômée de Hearst – consultations tous les jours même le dimanche de 10h à 14h.

Il entre dans la … quatrième dimension. Lui qui a toujours vécu dans le faste découvre la triste réalité de la fonction de psy à la clientèle dépourvue de people : une pièce aux murs nus, une table basse couverte de magazines du mois dernier et quelques chaises en plastique. Il ne détale pas pour autant. Il s’assied et attend son tour. S’il a choisi un cabinet aussi commun c’est pour l’anonymat, la discrétion bien entendu. N’allez pas croire que c’est sa bonditude qui a frappé. Non, pas d’erreur dans le choix de ce cabinet discret. Son GPS ne sait pas trompé de direction.

C’est l’heure. La doc le convie à entrer, à s’installer sur le divan. Il est nerveux comme pour une première fois. Il laisse parler l’instinct. Il s’allonge lascivement et susurre des mots qui même à ses oreilles sonnent faux.

- Vous préférez Elizabeth ou Lizzie ?

La doc s’installe face à lui sans sourciller. Elle a déjà tellement vu, entendu.

- Puisqu’on est dans le diminutif, vous préférez Richard ou Dick ?

Il se redresse, s’assied, comme elle, les pieds bien ancrés dans la moquette. Finies les bêtises.

- Dick. Richard, c’est mon père ou du moins c’était…

Elle fait cliqueter son Waterman®. La séance commence. Elle griffonne : relations conflictuelles au père.

- Allongez-vous Dick, vous serez mieux.

- Non. (Il se tend) Je ne m’allongerai pas. Et je ne m’allongerai jamais ici en votre présence. Crache-t-il en caressant le velours du divan.

Elle griffonne : comportement ambivalent.

- Pourquoi cela ? S’étonne-t-elle. Elle veut comprendre. C’est son métier après tout.

- Ce n’est pas stipulé dans le règlement que je sois allongé pour vous parler, si ?! S’énerve-t-il avant de se reprendre.

Il ne doit pas fléchir, pas maintenant qu’il a réussi à rentrer ici, surtout s’il veut sortir de son labyrinthe personnel, s’il veut vaincre la malédiction Casanblancas. Il ne veut pas finir gonfler par le Botox® pour sauver la face, ni en taule pour escroquerie, ou dans une boite en sapin pour manque de courage. Il ne veut pas tenir le rôle du dernier fils maudit. Il ne veut pas. Il veut que ça change et tant pis si la doc n’arrive pas à le suivre.

- Pourquoi cela te gêne-t-il de te coucher sur ce divan ?

- Aidez-moi, et je vous le dirai peut-être…

Elle croise ses longues jambes qu’autrefois, il aurait trouvées si sexy. Dick détourne le regard, concentré. Elle hausse un sourcil et ajoute sur son bloc : inhibition sexuelle ?

- Alors, dis-moi…

- C’est ça… C’est tout à fait ça. Dix mois. Dix mois qu’il a sauté. Dix mois qu’il a préféré fuir plutôt que…

Les larmes lui montent aux yeux. Il résiste.

- Qui a sauté ? demande-t-elle naïvement.

- Tss… Faire celle qui ne sait pas c’est censé m’aider à avancer hein ! 10 mois que Cassidy (Il martèle chaque syllabe de ce prénom qu’il n’a jamais su dire.) du toit du Neptune Grand. 10 mois que je m’en crois responsable. 10 mois que j’accumule les conneries. 10 mois…

Il est à bout de souffle, les larmes s’entendent dans sa voix. Ça y est, il pleure. Il s’abandonne. Elle sourit. On y est. Il tousse, chasse les sanglots de sa gorge pour parler, parler encore.

- Si ce n’était que moi… Mais 10 mois qu’elle aussi, elle vit en apnée. 10 mois qu’on souffre tous les deux… Si je m’en sors… (Non, il n’y a pas la place pour le doute !) Il faut que je m’en sorte pour pas qu’elle coule…

- Je connais l’affaire, Dick. Mais même sans la connaître, il est une vérité qu’on ne peut nier. On ne peut aider quelqu’un que s’il le veut bien. Cassidy n’a pas tendu la main vers toi.

- Mais moi non plus !

Elle continue comme si elle ne l’avait pas entendu.

- Cassidy a choisi de violer, de tuer, de se venger plutôt que de demander justice. Cassidy (Elle utilise à dessein ce prénom si souvent tabou, elle l’utilise, le tord, l’essore de tout son poison.) se faisait justice lui-même et jusqu’au bout, il s’est substitué à la justice des hommes. Tu ne pouvais rien pour lui, Dick.

Elle le laisse méditer sa tirade. D’ordinaire, elle se tait, laisse les patients remplir les blancs mais avec lui, elle sent qu’il a déjà bien creusé, qu’il a tendu des fils. Elle sent qu’il a plus besoin d’Ariane pour secouer le fil qu’il lui indiquera la sortie que pour lui offrir une pelote de fils à démêler.

- Il est temps d’accepter Dick. Et si tu es là, c’est parce que tu sais que c’est le moment.

Sans plus attendre, elle le congédie. Elle ne peut rien de plus pour lui. Elle lui a donné la direction. Il a le fil, il trouvera la sortie. Surtout si à la sortie, il y a un elle. Sur le pas de la porte, la doc ose quémander son propre fil.

- J’ai droit à un indice pour le divan ?

Il la regarde dans ses beaux yeux, comme il n’a jamais regardé une femme. A croire qu’il ne savait pas qu’elle avait un visage.

- J’ai trop souvent été en position horizontale avec les femmes dans les pièces pourvues d’un divan ou d’un lit. Il était temps que ça change…

Elle lui sourit. Quand elle vous disait qu’il allait trouver la sortie. Courage petit scarabée, plus que quelques marches et tu es dehors…

FIN

 

1 Pour écrire ce One Shot, je me suis fait une liste de 10 mots commençant par Di. Pourquoi ? Parce que le personnage principal n’est autre que Dick. Saurez-vous trouvez les dix mots « di » ? On ne compte pas les dérivés d’un mot : digestion et digérer, ça ne compte que pour 1.


alExiaN  (29.12.2010 à 09:44)

Friday, 13rd July 2004

8H 32

 


Un coup de feu retentit dans l’enceinte du Neptune High School, déclenchant une panique collective. A l’intérieur de la salle 102, mademoiselle Dent demanda à tous ses élèves de se mettre au fond de la pièce et de ne pas faire de bruit. Veronica prit rapidement le teaser qu’elle avait au fond de son sac et s’exécuta, retenant son souffle. Un deuxième coup de feu se fit entendre et de nouveaux cris résonnèrent dans l’établissement. La petite blonde s’inquiéta pour ses deux meilleurs amis, Wallace et Mac, qui étaient restés à la cafétéria en attendant leur cours de 9H 00.


8H 35


La poignée tourna, les adolescents se collèrent davantage au mur.  Veronica croisa le regard de son ex petit-ami, Logan Echolls, qui la regardait avec un mélange d’inquiétude et d’incompréhension. Au moment où la porte s’ouvrit, Logan se rapprocha de Veronica et la prit dans ses bras. L’adolescente posa sa tête contre son torse, cherchant par ce contact un moyen de se rassurer.
Un adolescent entra dans la pièce, tenant un revolver entre ses doigts. Veronica reconnu alors le créateur du site « KillemAll.net », Pete, se souvint-elle. Celui-ci dirigea son arme vers le visage de mademoiselle Dent et lui ordonna de s’assoir avec les autres. La professeur de journalisme les rejoint, terrorisée. Veronica remarqua qu’il transpirait et qu’il semblait tout aussi nerveux que les élèves présents dans la pièce. Elle essaya alors de trouver un moyen de lui parler sans trop le brusquer mais celui-ci pointa son arme vers les adolescents.


« Maintenant, tout le monde me montre son portable avant de le jeter à l’autre bout de la pièce, compris ?! »


Logan regarda Veronica, lui demandant de faire ce qu’il demandait. Celle-ci hocha la tête et sortit son portable de sa poche avant de le faire glisser sur le sol, ce que son ex petit-ami fit à son tour.


9H 30

 

Cela faisait environ une heure que Pete les menaçait de son arme. Il ne leur avait toujours pas adressé la parole, et Veronica, elle, n’avait pas osé couper le silence qui régnait dans la pièce.
« Tu comptes nous garder ici combien de temps ? » Demanda Dick avec une voix qui se voulait rassurante bien que les tremblements de celle-ci le trahissaient.
   L’adolescent ne répondit pas et se mit à faire les cent pas dans la pièce, tout en gardant ses camarades dans son champ de tir.
 « Est-ce que tu fais ça à cause de Ben ? Réussit à formuler Veronica.
- Ben malheureusement vient de recevoir une balle dans l’estomac, je ne pense pas que tu pourras lui poser la question.
- Tu te rends compte que tu viens de tirer sur un homme parce qu’il t’a volé ton argent de poche pendant des mois ? » Rétorqua celle-ci.

    Peter s’approcha d’elle et pointa le revolver vers son visage.
« Et toi est-ce que tu te rends compte qu’à force d’avoir la langue bien pendue tu pourrais le regretter ? » Dit-il avec une voix qui n’était pas très convaincante malgré les propos menaçants qu'il tenait.

    Logan prit la main de Veronica, se préparant à agir si Pete faisait un mouvement brusque. Mais celui-ci recula et s’assit sur une chaise.

9H 40


   Bien que le département du sheriff devait avoir envoyé la majorité de ses agents devant le lycée, aucun son de sirène n’arriva aux oreilles des otages. Pete était toujours assis sur sa chaise, essuyant la sueur qui perlait sur son front et passa sa main dans ses cheveux avec anxiété.
« Pourquoi tu nous gardes enfermés ici ? De toute façon tu es fichu maintenant : soit tu vas en prison, soit le sheriff te descend. » Déclara Dick.

   Logan ferma les yeux un instant devant la stupidité dont faisait preuve son ami, qui réussissait non seulement à rendre Pete encore plus angoissé mais à le rendre plus dangereux.
« Non, après tout peut-être que Ben s’en est sorti. Si tu te rends tu auras peut-être la chance de rester seulement quelques mois en prison. Précisa Logan.
- Je ne veux pas prendre ce risque.
- Alors qu’est-ce que tu comptes faire ? Demanda Veronica.
- Tu te souviens ce que je t’ai dit sur mon père ? Il m’avait dit de me conduire en homme, d’affronter Ben.
- Tu ne te conduis pas en homme Pete, tu te conduis en meurtrier.
- Pourtant c’est grâce à ça qu’on ne me regarde plus comme un lâche, qu’on me montre un peu de respect, poursuivit-il en montrant l’arme. Mon père était une belle ordure mais sa mort ne m’a pas soulagé, au contraire.
- Tu sais, ton père avait raison, tu te caches derrière une arme à feux pour résoudre tes problèmes, bravo ! Tu ne t’es jamais montré aussi « femme » qu’aujourd’hui, s’exclama Veronica, soudain énervée par les propos de l’adolescent pour une raison inconnue.

   Pete braqua son révolver sur Veronica, s’apprêtant à tirer. Logan, qui s’était préparé à cette réaction, se redressa et mis un coup de poing au visage de l’adolescent qui tomba à terre sous le choc, tenant toujours l’arme entre ses mains. Celui-ci afficha alors un sourire avant de coller le révolver contre sa tempe. Veronica fit un mouvement pour empêcher Pete de faire une bêtise mais il était trop tard, un coup de feu retentit et plusieurs élèves crièrent dans la pièce. Veronica se leva et se dirigea vers Logan qui la prit dans ses bras.

9H 45


  Les adolescents présents dans la pièce se précipitèrent à l’extérieur avant de disparaître dans le couloir. Logan retira sa veste et la déposa sur le cadavre, avant de se retourner vers la petite blonde.
- Ton père est sûrement en train de se battre avec Don Lamb pour qu’il puisse aller te rechercher, tu devrais aller le rejoindre.
- Ce n’est pas ta faute s’ il s’est suicidé.
- … Si je ne l’avais pas frappé on aurait eu du temps pour le persuader de se rendre.
- Si tu ne l’avais pas frappé il m’aurait tué…
   Veronica se hissa sur la pointe des pieds et l’embrassa brièvement.
- Et si on sortait de cette pièce ? Proposa la jeune femme en prenant la main de Logan.

 


lovevm88  (23.01.2011 à 15:11)

Be a man

 

« Ce soir, tu deviens un homme, un vrai ! »

Cette phrase, anodine, résonne dans sa tête.

Être un homme, un vrai…

Comme si c’était simple…

La simplicité est une question de point de vue, a dit quelqu’un un jour.

 

Alors, il analyse les différents points de vue en espérant calmer son trouble.

D’un point de vue phylogénique, un Homo Sapiens appartient à la lignée humaine. Il est un Homo Sapiens donc il est un homme.

Simple, non ?

Il respire mieux.

 

D’un point de vue génétique, il a beau ne pas s’appeler Kyle, il l’a bien le XY. Donc, il est un homme.

Simple, non ?

Il se redresse.

 

D’un point de vue sociétal, ce n’est plus si simple…

Il se rassoit. Il sent la nausée proche. Tente de fermer les yeux mais l’horreur reste accrochée à ses rétines. Lui qui d’ordinaire est si cérébral s’est laissé emporter dans le feu de l’action. Essaie de reprendre ses esprits. De réfléchir. D’abord analyser les faits, ensuite aviser.

 

On l’a poussé dans la chambre avec une bouteille d’alcool fort et bien sûr une fille.

« On a fait ce qu’il fallait pour que tu… » lui ont-ils dit goguenards.

Pas le temps de se rebeller, la porte est maintenant close. Il jette la bouteille au sol, il n’envisage aucune intervention, aucun besoin de s’anesthésier. S’approche du lit pour voir de qui il s’agit. Pour mesure l’ampleur de la bêtise de son frère.

 

Elle…

 

Ravise son jugement sur son aîné. Pas si bête de l’avoir choisie elle. Si quelque chose survenait, personne ne la défendrait.

 

L’adolescente est allongée presque inconsciente sur le lit. Ses petits seins se soulèvent au gré de ses respirations lentes et calmes.

Il la regarde.

La poitrine enfle, tend le tissu du bustier, offre un galbe parfait à qui prend le temps d’observer.

Et lui, il a le temps.

Il n’a que ça à faire ici.

Expiration. Le bustier retombe.

Il guette la prochaine inspiration en souriant.

La voici.

Il sourit comme quand on retrouve une vieille amie. Il tend la main, l’effleure, amicalement.

Se reprend.

 

Non.

Il ne doit pas.

 

Elle est inconsciente.

 

Il ne faut pas.

 

Sois un homme.

 

Il veut s’éloigner, aller cracher son dégout au visage de son frère mais il ne le peut. La beauté fragile de la jeune fille et surtout un fil de son pantalon accroché au bracelet de la demoiselle le retient. De là à y voir le fil du destin, il n’y a qu’un pas qu’il franchit rapidement, poussé par le contact de cette main endormie qu’elle vient de rejeter contre son entrejambe.

 

Il déglutit.

 

Il ne doit pas.

 

Sois un homme.

 

Il l’entend grogner dans son demi-sommeil.

 

Sois un homme.

 

Sa conscience n’a plus la force de lutter.

Il se colle à elle.

Force le contact de leurs chairs.

Arrache le fil qui l’a retenu à elle.

Pris de frénésie, il arrache tout le reste : bustier, sous vêtements…

En oublie la plus élémentaire prudence.

La pénètre.

 

 

Sois un homme.

 

A peine a-t-il joui qu’il regrette. La verge au vent, les yeux exorbités par l’horreur qu’il vient de commettre, il la regarde.

Il regarde son œuvre.

Qu’a-t-il fait ? !

 

Sois un homme !

 

Si mettre une fille dans une chambre pour qu’il perde enfin son pucelage et devienne un homme selon les ados neptuniens était une bêtise de Dick, ce qu’il vient de se passer est entièrement de sa faute.

Ce n’est pas une bêtise.

 

Non…

 

Violer une fille n’est pas une bêtise, c’est de la cruauté.

Violer une fille ne fait pas de vous un homme mais un monstre.

Un monstre avide de chair, de sang et de violence.

Ce soir, il n’est pas devenu un homme. Il est devenu l’animal.

Haletant dans la salle de bains, il reconnait les faits.

 

Il est devenu un animal.

Et ça encore, il aurait pu s’en accommoder.

Avoir violé ne l’émeut pas davantage.

Avoir rejoint Woody Goodman lui donne des envies de… meurtres.

 

- Oh oui : Il va payer pour ce qu’il m’a fait devenir… déclare-t-il à son reflet.

 

Cassidy Casablancas s’essuie la bouche, chasse son trouble et quitte la chambre.

Avec une flamme de vengeance dans l’œil mais sans un regard pour sa victime.

 

Sans un regard pour Veronica Mars.


alExiaN  (27.02.2011 à 22:54)

Lily's Dream

 

Il n’y a pas d’endroit plus sûr que celui dans lequel on se sent chez soi ?

 

Son corps se jette sur le large édredon. Un tour sur le côté, le regard se colle au plafond et la rêverie prend place.

 

Non, il n’y a pas d’endroit plus sûr. Mais où se sent-on vraiment chez soi ?

 

Sa main tire son t-shirt jusqu’à sa jupe pour couvrir sa peau.

Elle le sait, c’est une belle fille, pulpeuse, ambitieuse, une de ses filles que les garçons admirent et que les filles jalousent.

 

Elle déteste ce corps. Tellement belle, disent-ils tous.

Oui elle est belle mais au-delà de cela rien. Le vide.

Elle sent le vide partout en elle, comme un océan qui ne trouve jamais de fond.

 

La mer, ce vide.

La mer, le berceau de Neptune.

 

Veronica aime la mer, pense-t-elle. Veronica, elle, a autre chose, c’est une fille complexe, intelligente et douce.

Mais elle, qu’a-t-elle de plus que ce corps ?

 

Elle voudrait en parler à Veronica, parce que Veronica l’aime.

Mais elle ne peut pas.

Elle ne peut pas expliquer, elle ne peut pas quantifier, donner des exemples ou encore faire un schéma. Juste du rien.

Un rien inhérent, sans saveur et sans odeur qui la traverse.

 

Elle rit. Un rire étrange et compulsif qui ne veut rien dire mais qui les fait tous tant sourire.

Lorsqu’elle donne son corps, lorsqu’elle donne sa bouche, elle rit.

Un rire frivole qui les conforte dans cette stupide image de fille frivole et dévergondée.

 

Des yeux humides comme la moiteur d’un temps paresseux. Des yeux vitreux qu’elle ne montre qu’au plafond, elle est là, la VRAIE Lily Kane.

Un corps splendide qui laisse un esprit en perte vagabondé seul dans les songes des nuits.

 

Oui, elle a un corps, alors elle le donne. Elle n’a rien d’autre à donner si ce n’est ce corps.

 

Et elle se sent mal. Mal comme la douleur du hoquet de pleurs qu’elle retient dans sa gorge, mal parce qu’elle ne se comprend pas. Pourquoi au juste fait-elle ça ? Pourquoi se livre-t-elle si facilement.

 

Pour faire rougir une mère étouffante ou faire pleurer un père qui ne sait pas la voir ?

Peut-être pour donner au monde l’étrange satisfaction de croire connaître Lily Kane.

 

Non, ils ne savent rien d’elle.

 

Dans un rire congestionné, elle cache les K7. Elle sait que cet abruti ne va pas tarder.

 

Y a-t-il vraiment un endroit où l’on se sent chez soit ?


lolia  (02.03.2011 à 19:34)

Aime-moi, aime-moi plus fort... Empêche moi de me détruire...

 

V :  C’est fini, Logan… Je ne peux pas jouer. Je ne veux plus jouer. Tes vannes machistes pour te faire mousser devant tes potes… Tes airs de coq en parade… Stop… On n’arrête là. Ne cherche pas à me joindre.

Elle raccroche. Vite. Elle n’est plus si sûre de ses maux. Se met à ranger. Doucement. Frénétiquement. Juste pour s’occuper les mains, l’esprit. Ne pas ressasser. Aller de l’avant. Il vaut mieux amputer avant de laisser la gangrène s’infiltrer.

Veronica Mars ne se laisse pas marcher dessus même sous couvert de sentiments plus forts.

 ****

Encore humide des vagues du matin, il attrape son mobile. Un message. Veronica. Il sourit bêtement rien qu’à l’idée d’entendre sa petite voix.

Dick : Qu’est-ce que tu as à sourire comme un demeuré ?

L : Ah, ça tu vois c’est le sourire que tu as dès que tu vois un 95 C se promener dans le coin…

Il compose le numéro de sa messagerie, écoute l’hôtesse.

Dick fouillant le coffre à la recherche des bières : Non. C’est faux le Dick ne sourit pas à moins de 100C !

Reçoit le message en pleine figure.

D : C’est triste, il ne reste que deux brunes… Toi qui aime tant les blondes…

Il accuse le coup sur le sable.

D : ça va, Logan ?

Non. Pas elle. Pas cette fois. Pas pour ça. Pas pour ces raisons là. Non.

D : Logan, t’es sûr que ça va ?

Se ressaisir. La retrouver. Lui parler. Lui expliquer. Lui avouer. Sans prendre la peine de se changer, démarre son SUV. Fonce chez elle. Se glisse dans la résidence en suivant une voisine trop pataude. Cavale jusqu’à sa porte. Close. De rage, il frappe le mur.

La  voisine pataude qui a enfin atteint son domicile : Si c’est la petite Mars que vous cherchez jeune homme, elle est en bas. Elle étend son linge.

Il l’aurait embrassé. Dégringole les marches. L’aperçoit entre les fils.

L : Veronica !

****

Elle a tellement laissé ses mains s’exprimer qu’elle a rangé, trié, astiqué, lavé les 2/3 de l’appartement. Elle sort étendre sa 3ième machine de la journée. Elle arrive à épingler le linge presque sereinement. Les 2 machines précédentes lui avaient renvoyé tant de souvenirs de lui à la figure qu’elle enrageait d’être si lente à les étendre. Cette troisième machine, ce troisième essorage de leur histoire, de son cœur semblait être bénéfique. Elle ne souffrait plus. Elle avait vaincu la douleur du souvenir.

L : Veronica !

Elle croyait l’avoir vaincu. A tort. Un simple cri, et son cœur manque un battement. Pourquoi cet organe ne pouvait-il pas être plus fiable ? Nerveuse, elle s’active. Etend n’importe comment la veste de son père. Ressemble fissa ses affaires et court se mettre à l’abri. A l’abri de ses cris. De ses sentiments. A lui. Comme à elle. Les résidents les observent. Elle devant galopant sur ses petites jambes. Lui, sur ses talons, heureusement ralenti par sa combi. Toutefois, il l’a presque rattrapé au niveau de l’escalier. S’il tend la main,  il la touche. Il rate une marche. Dérape. Elle se sauve. Clac. Tchac. Tchac. Porte close et double verrou. Il ne peut s’empêcher de sourire. Si cartésienne qu’elle s’imagine stopper ses sentiments comme on stoppe un intrus. Il frappe à la porte poliment. Ne veut pas se donner en spectacle.

L : Veronica, ouvre-moi. Il faut que je te parle.

V : NON. Va-t-en !

L : Veronica.

V : Tire-toi ! On n’a plus rien à se dire ! Tes excuses n’y changeront rien. J’en ai assez de te servir de paillasson Logan ! Je ne mérite pas ça !

L : Ronnie…

V : NE M’APPELLE PAS COMME CA ! … Ecoute, soit tu t’en vas… Soit j’appelle le sheriff…

Plus que la menace, c’est son cri qui lui a glacé le sang. Sonné, Logan s’éloigne sous le regard interloqué des voisins. Comment a-t-il pu la faire souffrir à ce point ? Ne vaut-il pas mieux que son abominable père ? Son père, cet handicapé du sentiment.

L : En matière de sentiments, on n’invente rien. Jamais. On ne reproduit que ce que les autres, nos parents ont bien voulu nous montrer… Mon père n’a jamais su parler autrement qu’à ma mère quand la rabaissant. Lily n’a jamais voulu m’aimer avec respect et exclusivité. Je te parle d’eux mais je pourrais t’en citer plein d’autres… Je ne te demande pas de m’excuser. Ça non… Parce que même moi, je ne m’excuse pas mon attitude, mes mensonges. Mais ai-je vraiment tout les torts ? Ne te complais-tu pas à jouer la fille qui fuit toujours et cherche tous les moyens de faire capoter son histoire d’amour ? Ne te complais –tu pas à rejouer l’histoire de ta mère ?

Silence radio. Il entend seulement les bruissements de pas sur la moquette.

L : Tu ne dis rien ? Non, tu appelles le sheriff. En parlant de sheriff… Ton père ! Cet homme si fort pour s’attaquer à l’injustice quand elle touche les autres mais si faible quand il s’agit de rappeler la femme qu’il aime. 

Nouveaux bruissements sur la moquette.

L : Tu ne dis toujours rien ? Soit. Écoute-moi alors.

Logan remonte quelques marches et vient s’asseoir face à la porte de chez les Mars.

L : Tous les hommes ne sont pas comme ton père. Tous les hommes ne renoncent pas en voyant leur dulcinée s’éloigner. Mon père était peut-être un salaud mais il ne renonçait jamais. Et moi, je ne renonce pas, Veronica.

Il se lève, plaque sa main contre le mur et murmure à la cloison.

L : Je t’aime. Je ne le montre peut-être pas comme il le faudrait mais moi, je t’aime.

Il frappe du plat de la main le mur. La force de sa frappe suit le volume de sa voix. Crescendo.

L : Tu l’entends ça ! JE T’AIME ! JE T’AIME VERONICA MARS !

Il se masse l’arrière du crâne. S’éloigne de la porte. Ne résiste pas au flot de paroles qui menace.

L : Oui, je te traite comme un meuble devant mes potes. Oui, je te mens au sujet de mes virées au Mexique. Mais je n’y peux rien. Je fais ce que je sais faire. Seulement, écoute bien ça, Mars, je ne le dirai pas deux fois… Je t’aime. Et pour toi, je suis prêt à apprendre toutes ces choses que je ne connais pas…

Sans rien dire de plus, Logan descend les quelques marches qu’il lui reste. Va rejoindre sa voiture, le cœur plus leste. S’apprête à démarrer quand une petite blonde plaque ses mains sur la carrosserie. Comme ça, sans prévenir, sans craindre une brutale accélération. Elle est haletante. Contourne le capot. Ouvre la portière conducteur. Ne le laisse pas descendre. Se hisse sur ses genoux. L’embrasse. Avidement.

V : Première leçon : toujours laisser passer les dames. 


alExiaN  (05.03.2011 à 17:53)

I’ll always be there for you

 

Logan et Veronica ne se sont jamais revus.

Keith est mort, assassiné. La nouvelle se répandit largement dans les médias.

 ***

Après l’enterrement, Veronica alla s’asseoir sur la plage, seule. Elle avait besoin de réfléchir, d’analyser ses sentiments.

Elle n’arrivait pas à accepter la mort de son père. Elle ne comprenait pas. Elle voulait connaître la vérité. Coûte que coûte. Elle eut un sourire amer. Comme pour Lilly.

Elle se sentait seule, seule sur la plage, seule dans sa vie, seule au monde.

Logan arriva, s’assit à côté d’elle. C’était sa façon à lui de lui montrer qu’il partageait sa douleur, qu’il serait toujours là pour elle en cas de coup dur, qu’elle ne serait jamais seule sur la plage, seule dans sa vie, seule au monde.

Elle le sentit plus qu’elle ne le vit. Elle comprenait sans qu’il ait besoin de parler. Elle ne voulait pas pleurer, lui montrer qu’elle était forte. Mais elle n’allait pas résister longtemps. Elle le savait, si elle ne faisait rien, il repartirait comme il était venu, il disparaîtrait à nouveau de sa vie jusqu’au prochain coup dur.

Elle prit sa main et la serra très fort, à la fois pour le remercier et évacuer sa douleur.

Il la sentit serrer sa main, il comprit, il n’avait pas mal. Il l’attira contre lui.

Elle posa la tête sur son épaule et ce fut trop. Les larmes qu’elle avait retenues depuis qu’elle avait appris la nouvelle jaillirent.

Il caressa ses cheveux dans un geste dérisoire de consolation et attendit que le flot daigne se tarir.

Ils restèrent longtemps ainsi.

Lorsque le soleil se coucha, il la prit délicatement dans ses bras et la força à se relever. Elle pleurait toujours.

Il l’emmena chez lui, il avait peur que chez elle, trop de souvenirs liés à la présence de son père ressurgissent. Il la coucha dans son lit et dormit sur le canapé. Il attendit qu’elle soit réveillée pour préparer le petit-déjeuner car il ne voulait pas qu’elle repense à la dernière fois où elle avait cru que son père était mort, car celui-ci était arrivé dans la pièce au moment du petit-déjeuner.

Délicatement, au fil des jours, il l’aida à ne pas sombrer dans la dépression et la vengeance. Il l’aida à chercher la vérité et la trouvèrent. Ensemble. Ils firent tomber le Château à l’aide du FBI. Toujours ensemble.

Veronica fit son deuil comme elle avait fait celui de Lilly. Elle remarqua que, comme après la mort de sa meilleure amie, Logan était omniprésent pour elle. Mais cette fois-ci, de manière plus douce qu’autrefois. Il l’avait tant aidée sans jamais rien lui demander en échange. Elle comprit qu’elle l’aimait, qu’il l’aimait et que ces dix années sans lui n’avaient été qu’un long tissu d’ennui.

Elle alla le trouver et l’embrassa. C’était sa façon à elle de le remercier. Lorsqu’ils se séparèrent, elle avait une autre surprise à lui offrir.

  - Logan, je t’aime.

 

 Fin


AliM88  (11.03.2011 à 19:26)

Piqure de rappel

 

La douceur brumeuse berce, il est inutile de bouger, puisqu’elle est inconduite, immobile, fixée à ce nuage duveteux.

L’on est si bien lorsque l’on ne contrôle plus rien. Comme c’est bon de sentir le cœur léger sans un écho amer au fond de la gorge.

Un banc de plume si léger que le corps se laisse choir de plaisir.

180 °

Une bouffée d’air, un corps en sueur, une sonnerie qui écrase ses tympans.

Un rêve.

Cette paix si soudaine n’était qu’un rêve. Un rêve curieux qui l’a rappelle aussitôt à la nauséabonde réalité. Son corps quelquess minutes plus tôt si doux, devient piquant et rêche, ses pensées si limpides s’assombrissent.

Il l’a fait. Oui, il a posé ses mains sur les hanches de Madison, il a mordillé ses lèvres, senti son coup, investit son corps et elle… Elle attendait.

Ca y est, elle se souvient de tout. La boutique de lingérie, le sourire de narquois d’une post-ados toujours pas sortie de sa période Polly pocket, et elle… une femme enfant qui s’aventure dans les plaisirs masculins pour lui … le traitre.

Le téléphone sonne toujours.

Ah oui, c’est lui, le traitre.


lolia  (22.03.2011 à 17:35)

En réponse au défi war word de Babou31

 

Les différences facettes de l'étincelle

 

C’est fou comme une fille peut se sentir faible sans son sac à main.
Surtout quand il y a un taser dans celui-ci.
Avait. C’est dans les mains de son agresseur qu’il se trouve à présent.

Elle qui croyait que les beaux quartiers de Neptune étaient sûrs.
Pas pour elle visiblement.
Trois voitures sont déjà passées à quelques mètres sans s’arrêter.
Elle ne peut pas croire qu’elle ait si mauvaise réputation.
Ou que tous trouvent normal ce qui est en train de passer sur ce trottoir.
Non... Ils doivent juste avoir trop peur d’abîmer leurs costumes italiens faits sur mesure.

Pourtant la situation détone sous ce lampadaire quasiment recouvert de feuilles d’or.

Son cerveau réfléchi à toute vitesse.
Derrière elle, un buisson. Non. Ca la ralentirait. Mauvaise idée.
Face à elle, la rue. Et l’acolyte de son nouvel ami qui observe le spectacle confortablement installé dans la boite de conserve qui lui sert de véhicule, une pomme juteuse à la main.
La solution n’est pas de ce côté non plus.
Elle commence à croire qu’il n’y en a pas.

Si elle le met hors jeu, l’autre lui saute dessus.
Si elle court, il la rattrape.
Tout ça ne rendrait la chasse que plus excitante.

Et si elle crie, les habitants du voisinage seraient bien capable de sortir les pop corn.
Elle n’a aucune intention de faire plaisir à qui que ce soit.
Son seul but est de s’en sortir sans trop de cicatrices.

Pourtant il va bien falloir agir.
L’autre se régale un peu trop du désarroi qui se peint sur son visage.

C’est un crissement de pneu qui fait tout déraper.
Trois paires d’yeux se fixent sur une même scène.

Une décapotable blanche qui vient de s’arrêter face à eux.
A son volant, la nonchalance à l’état pur coiffée de ses cheveux blonds.

Le dragon perd de sa superbe.
Son acolyte met rapidement en oeuvre la phrase : ”Courage, fuyons”.
Et la princesse se tape le front du plat de la main.

- De tous les princes charmants qui auraient pu s’arrêter, il a fallut que ce soit toi ?

Un sourire plus blanc que blanc ébloui le dragon.
Trop de confiance en soi.
Trop d’argent qui transpire.
Cette arrogance luxueuse qui peut le faire enfermer de longues années juste pour un regard de travers.
Alors pour une agression...

- Tu rentres tard Casablancas !
- Que veux-tu... Les petits oiseaux ont mis un peu de temps à refaire mon brushing.

Elle a retrouvé son sourire, son assurance.
Il n’est pas le prince idéal mais vu la réaction du dragon, il fera l’affaire.
D’un geste, elle récupère son sac et son taser.

- Oh là ! Doucement, on voulait juste s’amuser un peu.
- Nous n’avons pas la même conception de “s’amuser”, tu veux que je te montre la mienne ? Tu veux voir comme elle est fun ?
- Tu vas te faire marser si tu reste là mon gars...

Le prince s’appuie sur le capot, spectateur amusé.
La princesse fait jaillir une étincelle de son arme favorite.
Juste pour le plaisir de voir une lueur de peur.
Un prêté pour un rendu.
Le regard noir du prince charmant met fin à la mascarade.
Le dragon n’est pas si courageux au final et fuit rapidement.

Elle souffle, c’est fini.
Il attend qu’elle reprenne ses esprits.
Doucement, la normalité se réinstalle entre eux.

- Ne va pas croire après ça qu’on ira boire du thé ensemble.
- Ne va pas croire que, parce que tu m’as sortie d’un mauvais pas, je vais finir dans ton lit pour te remercier.
- Et salir mon costume blanc ? Jamais !
- Au moins on est bien d’accord sur ce point... Dis... “Se faire marser” ?
- Tout ce qui à rapport à toi et tes manies bizarres... En gros, ça craint !
- Pourquoi t’es-tu arrêté ?
- S’amuser ce n’est pas blesser. Je me suis dis que tu aurais moins tendance à me marser si j’essayais d’être gentil... Et puis, je l’avoue, j’ai un faible pour les fouines de ton espèce. Sans elles, il n’y aurait pas tous ces scandales au lycée et mes journées seraient moins drôles.
- Ravie de voir que je sers ton amusement personnel.
- Comme l’a dit un grand philosophe un jour : “Fun, fun fun !”. C’est tout ce qui compte.
- Tu pousserais le vice jusqu’à me raccompagner dans les bas quartiers ? Un peu d'adrénaline, ça rajoute du fun, non ?
- En selle Blanche Neige, les nains doivent t’attendre pour partager le fruit de leur labeur.
- Comment fais-tu pour garder la même attitude en toute situation ? S’il avait décidé de se battre, tu aurais fais quoi ?
- Ca aurait été le bon moyen de vérifier si le surf a bien musclé toutes les parties de corps de rêve.
- Et sérieusement ?
- J’aurais prié pour que tu montes dans la voiture rapidement afin qu’on puisse détaler comme des lapins...
- Ca me semble plus dickesque comme réaction. Aller, dis-moi, quel est le secret de ta nonchalance perpétuelle ?
- La Dickittude est un secret que j’emporterai dans ma tombe jeune fille. Et maintenant, on arrête là. Cette conversation entre toi et moi. Beaucoup trop normale. C’est flippant !

Il lui fait un clin d’oeil pour ponctuer l’échange.
Elle lui sourit.
Ils ne deviendront jamais amis mais, après ça, leurs altercations auront un petit goût de plus.


Maialen  (15.04.2011 à 18:36)

Défi WW de Bab’

 EraDickation

Depuis que son ami était aux abonnés absents, la bière n’avait plus le même goût. Les vagues semblaient moins belles. En solo, les sorties étaient moins épicées. Pas grave ! Il s’en remettrait. Côté santé mentale de son pote, en revanche, il ne savait plus à quel saint se vouer. Ses quelques tentatives pour le tirer du trou où la peste l’avait précipité… Foirade complète et accumulation de griefs « Mars ! T’étais avec Logan, je te tolérais. Tu lui as fait du mal, maintenant je te hais ».

Un jour d’ennui, un dictionnaire abandonné comme lui. Les yeux clos, il l’ouvrit au hasard, pointa le doigt sur un mot…  Le sort offre parfois de ces surprises !... Dératisation n.f. Action consistant à éliminer méthodiquement les nuisibles. Cette définition débrida son imagination.

 

Cette fille nuisait à son pote. Une déMarsification s’imposait. 

Pour le fun, il s’imagina scout la grillant sur un feu de bois. Cette fille au parfum de guimauve en avait peut-être aussi le goût… Il se rêva Lucifer, sourire sadique, griffes acérées, étouffant la souris sous une tasse « Zoup ! Zoup ! Veronica », mais... La définition disait méthodiquement. Il lui fallait un plan, un truc imparable. Quelques heures de cogitation et une grosse migraine plus tard « Ben quoi ? C’est difficile de penser », deux possibilités étaient encore à flot.

Plan A : Y aller franco. Éliminer physiquement la peste. Comment ? Aucune idée. L’envisager était déjà osé. Plus rancunière que cette fille y avait pas. À ceux qui l’attaquaient, elle appliquait l’adage «Œil pour œil, dent pour dent» de façon très personnelle. Un œil ? En retour, elle vous crevait les deux. Contre une dent, une mâchoire pouvait suffire les jours de grande tolérance. Et puis, cette nana capable d’émasculer un type rien qu’avec des mots, il devait avouer qu’elle lui foutait la trouille. Lui tenait à ses attributs. Un dernier hic, peut-être le plus important : Logan himself, défenseur autoprogrammé de Blondie. S’en faire un ennemi n’était pas le but recherché. Conclusion : Plan A éliminé.

Plan B : La jouer fine. Extirper la peste des pensées de son pote. Comment ? Là, il avait plus qu’une idée. Dans ses pérégrinations solitaires, il avait flashé sur une perle d’une eau à se damner. Inaccessible la perle. Très bien protégée. Mais, pour la bonne cause, que ne ferait-il pas ? Conclusion provisoire : Plan B à peaufiner.

 

Et pour peaufiner, pas de doute, il peaufina. Prenant ses quartiers au Blue Note, cabaret sélect où elle se produisait, un soir après l’autre, il fit porter des roses dans sa loge. Blanches pour qu’il n’y ait aucun malentendu. De façon anonyme pour exciter sa curiosité.

Tandis qu’il posait ses jalons, il apprivoisa le personnel en guise d’échauffement. Un salut, un sourire, toujours un mot aimable… Il fut parfait et s’octroya une note d’encouragement quand il devint leur client favori, celui auquel on réserve la meilleure table, une attention de tous les instants.

Parce que des encouragements, il en avait besoin. Déjà quatre bouquets et… Rien !!! Son idée était pourtant brillante. Qu’est-ce qui l’avait fait foirer ?... Un détective maison faiblard ? Il devrait peut-être lui présenter pestiMars… Non ! Très mauvaise idée… La perle elle-même ? Manque total d’intérêt ou allergie aux roses ?... Demain, il en aurait le cœur net.

Le lendemain et sept autres roses plus tard. Fin de prestation de la belle, applaudissements de son public séduit. Quand elle regagna les coulisses sans le moindre coup d’œil dans sa direction, il se décida « Si tu ne vas pas à Dick, Dick… Bla bla bla ! ». Lui faire passer un message par le maître d’hôtel. Avant même d’avoir attiré son attention « Waouh ! Ce mec est télépathe », il était déjà là.

Se penchant à l’oreille d’un Dick plutôt surpris, il lui susurra :

- Miss Pearl souhaiterait vous rencontrer. Accepteriez-vous sa présence à votre table ?

« Tu parles Charles ! Tu m’étonnes que je veux ! Chiffre à retenir : cinq. Ça pourra resservir… Cool Dick ! Tu restes calme, tu la joues grand seigneur. La vie de ton pote en dépend ».

- Avec grand plaisir. Peut-être prendra-t-elle un peu de champagne ?

- Ne vous inquiétez pas pour moi… annonça une voix grave qu’il reconnut aussitôt.

Lorsqu’elle chantait, sa voix était déjà sublime, mais quand elle parlait… À vous filer des frissons partout « Logan ! Si cette fille ne te réveille pas, restera plus que l’euthanasie pour toi. Heu… NON ! Dick est bon. Dick va d’abord la mettre dans sa poche. Quand il la mettra dans ton lit, elle envahira tes pensées et… Exit Mars ! Tu seras sauvé. CQFD  ».

Il se leva et, très classe, courba le haut du corps avant de se présenter :

- Richard Casablancas. Ravi de faire votre connaissance. D’un signe de la main, il lui présenta un siège. Je vous en prie. Un vrai gentleman, il s’étonnait lui-même.

- Joan Pearl  répondit-elle en s’asseyant. Puis elle le regarda. Alors, les roses c’est vous ?

- Sont-elles à votre goût ?

- Elles sont magnifiques, je vous remercie. Une petite question quand même… Vous envisagez de m’en envoyer pendant combien de temps ?... Je ne voudrais surtout pas vous paraître rabat-joie, mais… Une loge d’artiste n’est pas extensible. Au prochain bouquet, vos roses me mettent dehors. Ni vous, ni moi ne voulons ça, n’est-ce pas ?

- Absolument. Que diriez-vous de les remplacer par quelques bulles de champagne ?

- Hum !... Les bulles pour vous, l’élixir spécial cordes vocales pour moi. Vous permettez ?  Elle fit signe au serveur. Il devait guetter son geste car aussitôt, il déposa sur la table un nécessaire à thé complet.

Tandis qu’elle préparait son breuvage, Dick se contenta d’observer ses gestes sans rien dire. Ensuite, ils discutèrent si agréablement qu’ils prirent rendez-vous pour le lendemain soir.

Deux cérémonies du thé plus tard, la confiance était totale. Elle lui fit part de ses aspirations professionnelles. Lui s’en inventa quelques-unes. Côté famille, ils se découvrirent des vécus différents, mais s’accordèrent sur un point : pas enthousiasmant. Côté relations amicales et amoureuses, elle se montra discrète. Lui fut très volubile. Il lui décrivit Logan, ses atouts et Mars sa faiblesse. Il fut si persuasif « Alors Blondie, on a les oreilles qui sifflent ? » que la perle en convint : aucune circonstance atténuante. Cette fille était une garce, Logan méritait bien mieux. « BINGO !!! La perle est dans la poche. Dick C, t’es le meilleur ».

Au moment de lui mettre le marché en main, le doute s’installa. Et si elle le prenait mal ?... Comme il n’en était plus à un jour près, il convint avec lui-même que ça pouvait attendre. Fin de soirée. Il sortit en regardant sa montre. Plus le temps de rentrer se changer. S’il ne voulait pas se faire virer, il devait se montrer en cours d’éco. Après il irait dormir à la confrérie.

 

« Attendre et voir… OK ! Parce que je suis un mec cool, mais là… Ça peut plus durer ! ».

Quand il rentra au NGH après avoir récupéré toute la journée « J’suis pas Superman ! Moi, il me faut mes 8 heures », le panneau «Ne pas déranger» était toujours en place. Apparemment, personne n’avait pu faire le ménage. Il ouvrit la porte « Gagné ! Même souk qu’hier ».

Il para au plus pressé. Un coup de fil pour voir débarquer une escouade de femmes de chambre. En moins d’une heure, la suite avait retrouvé sa fraîcheur… Enfin presque, parce qu’il bloqua au vol l’inconsciente qui voulait s’attaquer à l’antre de Logan. On verrait plus tard.

Ensuite, il s’occupa de lui. Il devait être à son avantage. Ce soir, il poserait à la perle la question qui tue.

Un dernier regard sur son allure « Oh ! Toi, t’es le plus beau ». Un coup d’œil du côté de chez son pote. Une grande inspiration. Trois pas jusqu’à sa porte « Dick C que la force soit avec toi » et il ouvrit sans frapper. Le remugle qui lui sauta au visage lui bloqua le passage sans l’empêcher de hurler.

- Pouah ! L’odeur. Mec, si c’est parce tu te prends pour le Roi Lion que tu vis dans la tanière des fauves, je vais te décevoir. T’as vraiment rien de royal.  

Un Logan hirsute se retourna vers lui. Avant qu’il puisse en placer une, Dick continua de plus belle.

- P*** !  Mec, tu t’es vu ? Permets-moi de te dire qu’en Belle au Bois Dormant, pour l’instant, t’es pas crédible. Mais si tu te douches, si tu as les dents propres et si ta piaule ne sent plus l’étable… Je te promets un baiser sur la bouche dont tu te souviendras. Foi de Prince Charmant ! Maintenant, je sors. Ça te laisse le temps de te décrasser. Mais quand je reviens, t’as vraiment intérêt à être présentable sinon… Et il partit en claquant la porte.

« Sinon quoi ? ». Logan réfléchit un instant. Il esquissa un sourire qui devint franchement moqueur au moment où il se leva pour gagner la salle de bain.

 

Nouvelle cérémonie du thé. Quand la perle eut fini de siroter son breuvage. Il se lança et posa la question. Aucune manifestation de la belle. Elle se contenta de l’observer puis de se lever.

- Je dois aller me changer.  Avant de s’éloigner.

Dick n’était pas peu fier. Dans quelques heures, Logan redeviendrait lui-même. Mars serait éradiquée.

Alors, il patienta en pensant à toutes les bonnes choses que son ami avait à rattraper. Quand il jeta un coup d’œil à sa montre, 45 mn étaient passées « Ah ! Les filles. Elles mettent toutes un temps fou à se préparer ».

Il demanda au maître d’hôtel où se trouvait la loge de Miss Pearl et partit à sa recherche. Le couloir y conduisant était jonché de roses « Conception bizarre de la décoration, mais si ça leur plait ». Il allait frapper à la porte quand il réalisa qu’il n’avait pas prévenu Logan. Suspendant son geste, il sortit son portable.

- Allo ! Mec. C’est moi. J’suis au Blue Note. T’es présentable ?...

- …

- Parce que j’ai une surprise pour toi. Il s’annonça en continuant sa conversation. Dans une heure au plus tard, tu seras pas déçu. Hey ! Qui êtes-vous ?

La porte venait de s’ouvrir. Pas sur la belle, sur l’un des videurs du club.

- J’ai rendez-vous avec Miss Pearl. Merci de la prévenir que je l’attends.

- Un rendez-vous ? Ça m’étonnerait.

Le mec était tellement large qu’il bloquait la visibilité sur la loge. Dick tenta de le repousser. Mauvaise idée. Le type le saisit et le retourna si violemment qu’il laissa échapper son portable. Il fit une nouvelle tentative pour pénétrer dans la pièce. Encore raté. L’autre l’enserra si fort qu’il eut du mal à respirer.

- Mais puisque je vous dis que j’ai rendez-vous. Demandez à Miss Pearl. Et lâchez-moi ! Vous me faites mal.

- Un rendez-vous ? Je redis que ça m’étonnerait. Et t’as mal ? Ben mon gars, t’as encore rien vu. Jim ! Le monsieur à mal. Qu’est-ce que t’en penses ?  Il s’adressait à un mec, même gabarit que lui, arrivant du fond du couloir.

- Du bien. J’en pense du bien. Et dans un moment, je crois que je vais en penser du mieux. Donc ce monsieur aurait rendez-vous avec l’une de nos artistes ? Si nous allions en discuter dehors tous les trois ?

Ils le prirent chacun sous un bras, le soulevèrent de terre et l’entraînèrent sur le parking désert. Là, la valse commença.

- Alors le monsieur pense que si une femme travaille dans un club la nuit, c’est automatiquement une pute ? Et bien le monsieur à tort !... S’il pense qu’avec son argent, il peut tout acheter… Il a encore plus tort.

Coups de pied et coups de poing soulignaient chacune de leurs paroles. Dick essaya de se protéger. Ça sembla les exciter car ils cognèrent plus fort. Quand il tomba dans les pommes, ils le reprirent chacun sous un bras et le balancèrent sur le capot de sa voiture.

- Joan Pearl est une fille bien. Elle te faisait confiance et toi, pauvre abruti, tu lui as fait du mal. Nous, on n’aime pas que Joan ait mal. Alors, tiens-toi le pour dit, ne remets jamais les pieds ici.

Ils pouvaient dire ce qu’ils voulaient. Il ne les entendait plus.

 

Quand Logan sortit de la salle de bain, il avait bien meilleure allure. Il passa deux coups de fil. Le premier à l’office pour qu’on fasse sa chambre. Le second au room-service pour un repas complet. Ne rien avaler de consistant pendant des jours l’avait fait décoller. Son reflet dans le miroir de la douche venait de le lui prouver. Il commença par reprendre ses marques avec un tour du propriétaire. Ensuite, il se fixa un programme des choses à faire pour éviter de penser. Le coup de gueule de Dick l’avait fait cogiter. Il devait reprendre une vie normale. Hearst, les vagues, les sorties, la regarder exister de loin, ne plus sombrer parce que ça fait mal.

Trois heures du matin. Il finissait à peine de trier le courrier qui s’était accumulé quand son portable sonna.

- Dick ?

- …

- Content pour toi. Pourquoi tu me demandes ça ?

- …

-  C’est quoi cette surprise ? Dick ? Réponds !

Il l’entendait parler avec quelqu’un. Apparemment, ça ne se passait pas comme il voulait car la voix de son pote montait dans les aigus. Des bruits bizarres, le choc d’un portable qui tombe. Des menaces ?  Son sang ne fit qu’un tour, Dick était dans la galère. Il attrapa ses clefs et fonça récupérer son SUV. En roulant bien, il serait au Blue Note en moins d’une demi-heure. Suffisamment tôt pour l’embarquer si ce n’était que de l’intimidation. Trop tard pour lui prêter main-forte si la menace était réelle. Il croisa les doigts pour ne pas retrouver son pote en morceaux.

En entrant sur le parking, ses phares accrochèrent la seule voiture qui si trouvait encore. La sienne. Elle était vide. Quand il la contourna, une masse sombre affalée contre le pneu avant gauche attira son attention. Il positionna son SUV pour l’éclairer. Dick ! Il était méconnaissable et, plus grave, il ne bougeait pas.

- Hey mec ! Ça va ?  s’inquiéta Logan en tombant à genoux près de lui. Aucune réaction. Mauvais signe.

- Dick !!! Réponds-moi… Ça va ? insista-t-il en posant la main sur son épaule. Contact douloureux qui fit sursauter le blond.

- Hein ?!!!... Heu ?… J’sais plus trop… Sûrement croisé le chat noir qu’avait un sifflet… L’enclume et le piano sur la tête, m’en souviens… Le paquebot, c’est plus flou. J’ai eu comme une absence. Mais… Vous êtes qui ?

- Logan ! Ton pote. Tu ne me reconnais pas ? Il commençait à paniquer.

Dick ouvrit un œil tuméfié, tenta un sourire qui vira à la grimace.

- Salut toi ! Bien content de te retrouver.

- Moi aussi mais arrête de parler. Faut que je t’emmène à l’hosto, t’es pas beau à voir.

Il le releva en y mettant les formes, l’installa dans son SUV le plus confortablement possible et démarra en douceur. Silence dans l’habitacle, Dick avait dû s’endormir. Il lui jeta un coup d’œil. Pas du tout. Deux fentes dans des boursouflures, le surfeur l’observait. Il semblait vouloir dire quelque chose mais hésitait.

- Quoi ???  le questionna-t-il.

- J’suis vraiment content de te retrouver, tu sais. Belle au Bois Dormant, c’est pas ton truc. J’te préfère comme ça. Et puis… Heu !... Comment dire… J’sais que j’avais promis, mais… Le baiser sur la bouche pour quand tu sentirais plus le fennec… On pourrait pas remettre à plus tard ? Attention, j’me défile pas. Cas de force majeur, j’crois que mes lèvres se sont fait la paire.

- Exact ! A la place, t’as deux steaks hachés à me dégoûter des hamburgers. Alors, ta promesse tu sais où tu peux te la mettre…

Dick, soulagé, sauta sur l’occasion :

- OK ! On oublie… Ça m’embêterait que tu finisses végétarien.

Ensuite, il ferma les yeux et la boucla. Logan avait une petite idée de ce qu’avait pu imaginer le blond, mais il voulait le lui entendre dire.

- Bon Dieu ! Dick, qu’est-ce que t’es allé maquiller là-bas ?

- Hein ?... Pas envie d’expliquer, mais j’aurais dû le faire plus tôt.

- T’es con Dick !

- Oui. Moi aussi je t’aime bien… Ensuite, il s’endormit.


SixOfNine  (02.05.2011 à 05:59)

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