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Série : Veronica Mars
Création : 25.09.2008 à 08h42
Auteur : estel6317
Statut : Terminée
Librement inspirée du quartier de Dawson, vous pouvez poster ici vos histoires courtes (OS). Les règles sont définies dans le premier paragraphe
Cette fanfic compte déjà 313 paragraphes
Le divorce des Kane
2007, dans le manoir des Kane, Jake raccrocha le téléphone satisfait. Tout rentrait dans l’ordre. L’incursion de miss détective dans leurs affaires serait sans conséquence.
- Tout rentre dans l’ordre. Clarence a trouvé un moyen de l’atteindre… Elle va gentiment me ramener ce qu’elle nous a pris.
- Comme une bonne fille à son papa, lâcha Celeste agacée par cette nouvelle incursion de Veronica Mars dans leur vie.
- Pardon ?
- Tu m’as très bien entendu. Tu n’as jamais voulu lui faire de mal… quoique tu aies dit à Wiedman ce matin… Tu en es incapable !
- C’est faux, se contenta-t-il de répondre.
Il se garda bien de préciser ce qui était erroné. Son mutisme agaça davantage Celeste qui elle semblait en proie à l’hystérie.
- Arrête tes simagrées ! Il n’y a personne à impressionner. Nos enfants sont partis ! Lilly, par ma faute ! Si je ne l’avais pas tant sermonné sur son attitude envers les garçons, elle ne serait jamais allée se jeter dans les bras d’Aaron !
- Tais-toi…
- NON ! Laisse-moi parler ! Je ne me tairai plus ! La reine des glaces, c’est fini ! Lilly, c’est ma faute ! Duncan, c’est la tienne ! Tu le poussais toujours trop ! Tu ne lui as jamais parlé au présent. Toujours à lui rebattre les oreilles aves son avenir ! Résultat : notre fils est père célibataire en fuite ! BRAVO !
- Ça nous fait un par tout, égalité, essaya-t-il de plaisanter pour faire redescendre la fureur de Celeste.
- OH, non ! Il n’y aura jamais d’égalité ! Il y aura toujours Veronica Mars ! Il y aura toujours ta petite batarde ! Terrible ironie. Tu l’aurais détruite depuis longtemps si ce n’était pas ta batarde. Tu l’aurais mise à la tête de ton empire depuis longtemps si ce n’était pas une batarde…
- Celeste…
- C’est fini, Jake. Je préfère m’en aller plutôt que continuer de te voir lui passer ses moindres écarts… A croire qu’on est plus permissif avec les batards… Tout ce qu’elle te fait subir, tu ne l’aurais jamais accepté d’un de nos enfants…
- Celeste, arrête…
- Exactement. J’arrête. Je te quitte. Et ne compte pas sur moi pour partir comme Lynn. Les sorties dramatiques ce n’est pas mon genre. Mon avocat contactera le tien.
Sur ces paroles, Celeste quitta le manoir sans un regard pour Jake. Elle quitta la Californie dans la foulée. Elle ne voulait plus passer un seul jour dans le même état que celle qui avait détruit sa famille.
2014, dans une rue sordide de Neptune, Celeste maudissait son GPS. Il l’avait envoyé dans les bas-fonds de la ville, dans le côté obscur. Elle allait se faire agresser. Un coup fut porté sur sa vitre. Sans aucun avertissement, elle utilisa son arme. Elle le regretta quand elle constata qu’il était venu à son secours. Celeste inspira un grand coup, essuya l’arme, la plaça dans la main du mexicain et appela les forces de police. Elle préféra leur mentir plutôt que de finir au trou. Elle avait besoin d’être libre si elle voulait lui faire payer. En plus, sa mise en scène aurait l’avantage de la présenter comme une femme sans défense aux yeux des amis influant de son ex-mari. Exactement, ce qu’il lui fallait pour arriver à ses fins…
Spéciale dédicace à Alex et a MAP, Merci ALIM pour ta correction, enjoy et vive MAP!
- Si quelqu’un a une objection à faire, c’est maintenant…
Le silence était total dans le petit groupe d’amis. Veronica sourit à son futur époux avec un éclat radieux dans les yeux. Ryan lui rendit son sourire et plongea son regard dans le sien. Ca y était, il avait réussi. Dans quelques secondes ils seraient mariés. Le Castle, Sorokin, Scello, tout ne serait plus qu’un mauvais souvenir. Pour une fois il n’y avait plus qu’eux qui comptaient. Il voulut faire un pas vers Veronica lorsqu’une voix brisa ce silence. Le cœur de Ryan se serra.
- Je suis désolé. Je ne peux pas…
La voix de Scello claqua dans la pièce comme un fouet sur la croupe d’un équidé. Veronica déglutit, Ryan serra les poings. Scello lança un dernier regard désolé à Veronica, et, sans un mot pour qui que ce soit, il sortit. La porte claqua derrière lui laissant tout le monde abasourdi.
DICK – Je vais le tuer ! J’avais dit qu’il était dangereux !
RYAN – A quoi il joue là ?
MAC – On peut, peut-être, finir sans lui après tout ?
LE MAIRE – C’est à vous de décider. Vous pouvez continuer sans témoin.
DICK – Je serais son témoin, dit-il avec autorité en s’avança vers Ryan.
Veronica n’avait pas bougé. Elle avait le souffle coupé, les yeux rivés sur la porte qui s’était refermée sur Lohan. Elle ressentait un grand vide. Comme une sensation de déjà-vu. Lorsque la porte avait claqué, son cœur avait fait un saut en parachute. Le sang cognait si fort dans ses tempes qu’elle n’entendait pas un mot de ce que ses amis disaient.
- Veronica !
Dans sa tête, les images de Lohan et de son amour se bousculaient. Sur cette plage, lorsque ses lèvres avaient failli effleurer celles de Lohan, elle n’avait pas fait le lien avec Logan. Elle avait été attirée par cet inconnu avant de se rendre compte qu’il lui ressemblait. Tout le monde l’avait mise en garde contre lui. Pourtant cette sensation de chaleur qu’il lui avait procurée le jour où il l’avait embrassé avant de lui tirer une balle était unique. Intense comme… Comme lorsqu’elle était dans les bras de Logan.
- Veronica !
Elle n’écoutait plus rien, elle devait savoir. Elle lâcha les mains de Ryan, jeta un regard désolé à Dick qui comprit instantanément.
DICK – Je vais le tuer !
Veronica s’élança à la suite de Lohan sous le regard ahuri, blessé de Ryan. Mac ferma les yeux espérant se réveiller d’un mauvais rêve.
Devant la mairie, V attrapa le pan de sa robe et dévala les escaliers en talons aiguilles. Elle râla en arrivant au bas des marches. Retira les escarpins cherchant Lohan des yeux. Au loin sur la plage elle l’aperçut. Elle reconnut immédiatement sa silhouette dans ce costume couleur sable. Elle sourit, traversa la rue en courant pieds nus. Elle ne prit pas le temps de regarder les voitures ni même de se retourner lorsque Dick lui criait après du haut des marches.
VERONICA – Lohan !, cria-t-elle.
Lohan se retourna les yeux rougit de chagrin. Lorsqu’il aperçut la petite blonde dans sa robe blanc ambré, ses escarpins à la main, courir vers lui, il sourit, désemparé. Il avait tout prévu, mais pas ça.
LOHAN – Veronica ?
VERONICA – Lohan !, s’exclama-t-elle en s’arrêtant devant lui avec un sourire sur les lèvres.
LOHAN – Que fais-tu là ?
Elle ne répondit pas. Elle s’avança vers lui doucement, glissa ses mains autour de son cou et déposa ses lèvres sur celles de Lohan. Le cœur de Lohan lâcha prise. La brûlure était intense mais il ne voulait pas s’en défaire. C’était doux, sucré et tellement bon. Il la serra contre lui. A ce contact le corps de Veronica s’éveilla. Les souvenirs de l’homme qu’elle avait aimé, la chaleur qu’il lui procurait à chaque instant, les papillons dans son ventre venaient de renaître. Elle frissonna. Doucement, à contrecœur, elle se sépara de lui.
VERONICA – Comment as-tu connu Sorokin ?
LOHAN – Heu…
Il était encore sous le choc du baiser. Troublé par les avances de Veronica. Surpris par la question qu’elle lui posait.
VERONICA – Comment, Lohan ? s’impatienta-t-elle.
LOHAN – A l’hôpital ! J’avais eu un accident. J’étais dans le coma sans souvenir de mon passé. Mais c’était il y a bien longtemps…
Veronica sourit avec une petite lueur espiègle dans les yeux. Logan haussa les sourcils curieux.
VERONICA – Pardonne-moi !
Elle n’hésita pas une seconde et lui balança un droit bien placé en plein visage.
VERONICA – Le jeu est terminé, il faut que tu te réveilles Echolls !
Lohan tomba comme une masse sur le sable humide. Au même instant, Dick arriva à leur hauteur.
DICK – Tu m’expliques, là ?
VERONICA – Une seconde Dick ! dit-elle en attendant que la mer arrive jusqu’à ses pieds. L’eau recouvrit le corps de Lohan puis son visage. A peine eu-t-il disparu sous l’eau salée qu’il avait repris conscience et qu’il se mit à tousser. Il ouvrit les yeux très grands, un air paniqué se lisait sur son visage. Ses yeux passèrent de Dick à Veronica, surpris.
LOHAN – Mais qu’est ce qu…
VERONICA – A ton avis !
LOHAN – Je ne sais pas moi ! Tu viens de me flanquer la branler de ma vie V ! Je suis là, allongé dans la flotte avec mon costume à mille dollars ! Qu’est-ce qu’il te prend ?
Dick resta stupéfait. Quelque chose dans l’attitude de Lohan lui paraissaient soudain très familier. Veronica tendit la main à Lohan qui la prit sans hésiter.
VERONICA – D’autres souvenirs ?
Elle le laissa réfléchir un instant. Il se frotta la nuque puis la tête et ferma les yeux quelques secondes. Veronica se hissa sur la pointe des pieds et déposa rapidement ses lèvres sur celle du jeune homme. Au grand désarroi de Dick qui soupira, ne sachant pas quoi faire. Lohan ouvrit les yeux et détailla Veronica.
LOHAN – Veronica ?
VERONICA – C’est toi ! souffla-t-elle avec un sourire immense.
LOGAN – Chut ! C’est un secret ! dit-il en la prenant dans ses bras.
Elle sourit et se laissa enlacer sous les yeux de Dick.
LOGAN – Je suis désolé mon vieux… souffla-t-il à l’intention de Dick.
Une petite lueur s’alluma dans les yeux de Dick. La petite blonde ne s’était pas trompée sur ce coup-là.
In the Navy !!!
Il n’a pas pour habitude d’interférer dans les affaires de cœur de sa fille mais là, elle lui a demandé.
Flashback : Veronica entre en furie dans Mars Investigation. Elle ne s’est pas remise de l’altercation entre Gory et Logan.
- Je sais que j’ai abusé de ta confiance. Je sais que je t’ai déçu mais j’ai besoin que tu me rendes un immense service.
Keith opine du chef et écoute attentivement.
- Logan doit disparaitre. Il s’en est pris à eux. Ils ne vont pas laisser ça impuni. Il ne représente rien pour Gory mais pour Kane, Logan est tout ce qu’il reste de l’assassin de sa fille. Supprimer Logan, c’est effacer tout souvenir des Echolls et il reste le meilleur moyen de m’atteindre…
Keith attrape Veronica par les épaules, l’embrasse sur le front avant de lui répondre.
- Puisque tu te décides à être raisonnable, on va faire les choses à ma manière. Tu pars pour Standford dès demain. Pour Logan, je m’en occupe. Par contre, tu ne sauras rien et tu n’essayeras pas de le contacter. Il va falloir se tenir calme quelques temps.
Fin flashback
Keith frappe à la porte de la suite et s’annonce.
- Mars.
- Je te manque déjà, claironne Logan torse nu et trempé en ouvrant la porte.
La gêne s’empare de lui quand il réalise son erreur.
- Désolé pour l’autre Mars… Il faudra repasser plus tard… beaucoup plus tard, répond Keith.
Keith voix off : jamais ?
- Que puis-je pour vous monsieur Mars ? demande Logan en laissant entrer Keith dans la suite.
- C’est plutôt ce que je peux pour toi…
Logan laisse échapper un petit rire nerveux.
- Il n’y a pas de quoi rire…
- C’est juste que Veronica aurait dit exactement la même chose… Alors de quoi il retourne ?
- Gory Sorokin.
- C’est le gars de la cafétéria.
- Il est dangereux. Enfin, il a des très bons appuis… Il serait sage de te mettre au vert… C’est ce que Veronica va faire. Je lui laisse sa soirée avec Mac et Wallace. Ensuite, elle part pour Standford.
Logan encaisse la nouvelle. Il ne pourra même pas lui dire au revoir. Tant pis, il la rejoindra là-bas.
- Je te déconseille de la suivre. Si vous êtes ensemble, ils vont s’imaginer que c’est pour mieux les attaquer. Et ce n’est pas du tout ce qu’on veut qu’ils croient.
Logan a plus de mal à avaler cet avertissement. Il n’aime pas qu’on lui dicte sa conduite mais là, il est surtout question de la sécurité de Veronica. Il est prêt à renier quelques principes.
- Que me conseillez-vous ?
- Fuir…
- Je ne suis pas Duncan.
Il veut bien renier quelques principes mais devenir quelqu’un d’autre. Keith grimace devant la réaction de Logan.
Keith vx off : aussi têtue qu’elle… voilà qui explique bien des choses…
- J’ai protégé votre fille mieux qu’aucun de ses petits amis excepté ce flic…
- C’est bien pour ça que je passe au-dessus de toutes les peines que tu lui as causé, c’est pour ça que je veux te protéger. Si votre relation est si épique que tu le dis, vous ne souffrirez pas quelques années de séparation…
Keith vx off : mais on est pas au cinéma… L’éloignement la guérira de toi...j'espère...
Logan accepte la logique de Keith et s’ouvre au dialogue.
- Alors quelle est l’option 2 ?
- L’armée. Il n’existe pas de meilleure protection contre une société secrète qu’une autre organisation où l’esprit de corps est une loi.
Logan commence à voir la logique du détective dans ce drôle de plan.
- Soit. Va pour l’armée. J’ai le choix du corps ?
- Certainement. Alors, dans quel corps souhaites-tu être incorporé ?
- L’air… Vous direz à Veronica que c’est pour mieux l’emmener au septième ciel…
Keith commence à composer un numéro. Il attend que quelqu’un décroche. Le temps s’étire. Il finit par répondre à Logan :
- Tu sais, il y a des limites dans ce qu’un homme peut dire au père de sa copine ou ex-copine…
Logan sourit. Il a vécu sous les coups d’un père violent ; ce ne sont pas quelques mots qui vont le faire frémir. Il aime Veronica et il est prêt à le crier à la face du monde.
- Bonsoir, c’est Keith Mars. J’appelle pour un dossier d’incorporation. Oui, je vous l’ai faxé il y a moins d’une heure.
Logan se masse la nuque en réalisant que Keith avait déjà tout organisé. Comme sa fille, il n’envisage pas l’échec.
- Place le dossier Logan Echolls en haut de la pile de l’armée de l’air. Je m’en porte garant. Merci Connie.
Keith raccroche.
- Profite de ta dernière soirée à Neptune. Demain, tu pars pour la base Edwards de l’Air Force.
Logan serre la main de Keith pour le remercier, pour sceller leur accord. Logan est bien incapable de mesurer la portée de cette poignée de mains. Sur le pas de la porte, Keith a un dernier mot pour le jeune homme.
- Je sais que tu aimes les citations. Tu connais la devise de l’air force ?
Logan secoue la tête.
- Au-dessus de tout… Pas mal, non ?
- Ça me va comme un gant !
écrit dans le cadre d'un concours
10 ans après, un tournant étonnant : Private Eye
Un homme observait discrètement la chambre d'un motel miteux depuis le parking. Cela faisait déjà plus de quarante-cinq minutes qu'il était installé dans l'habitacle de sa vieille Mustang. Il tapotait avec agacement sur son volant d'un geste mécanique. Des gobelets et de nombreux emballages alimentaires jonchaient le sol. Bien qu'il était habitué à être en planque, il n'avait jamais trouvé l'attente particulièrement agréable. C'était bien simple, il s'ennuyait comme un rat mort. Ingérer des litres de café et écouter les plus grands classiques du rock n'y changeait rien. Il n'y avait rien à faire !
- Aller, montre toi, souffla-t-il entre ses dents.
Comme si on avait entendu ses supplications, la porte du motel s'ouvrit. Il s'empara rapidement de son appareil photo et commença à mitrailler l'homme qui sortait de la chambre. Il discutait, mais on ne parvenait pas encore à voir le visage de la femme qui lui tenait compagnie. Quelques secondes plus tard, elle se penchait et ils s'embrassaient. Bingo. Le jeune détective était parvenu à prendre le cliché révélateur. La photo qui valait de l'or !
Encore un mari infidèle qui était pris en flagrant délit ! Il aurait pu se sentir coupable de briser autant de couples. Mais au final, c'était son gagne pain ! Et puis, quand on y pensait, il ne faisait qu'ouvrir les yeux à ces gens. Il savait depuis longtemps que la vie de couple n'était pas un long fleuve tranquille. On ne passait pas son temps à dire des mots doux à l'être aimé tandis que celui-ci ne pensait qu'à nous pour toujours. Ce n'était qu'une question d'intelligence ! Le prince charmant et les princesses, ça n'existait pas ! Personne n'était un sain ! Tout le monde mentait à un moment ou un autre.
Et de toute manière, quand on évoluait dans un milieu de requins, il ne fallait pas faire dans le sentimentalisme...
Il sursauta en entendant qu'on tapotait à sa fenêtre. Il tourna la tête et ouvrit des yeux ronds avant de finalement grimacer et d'ouvrir la vitre. Il ne connaissait que trop bien la jeune femme blonde qui le fixait avec un regard amusé.
- Veronica... comme on se retrouve ! Besoin de quelque chose peut-être ? Demanda-t-il d'un ton douceureux.
- Maintenant que tu le dis ! Je ne dirais pas non à un petit café ! Le taquina-t-elle.
Sans protester, il l'avait donc emmenée dans un établissement fréquenté du centre ville où il avait commandé deux cafés noir. Sans échanger un mot, ils avaient commencé à siroter leur tasse. Mais il la regardait déjà d'un air agacé. La première fois qu'il l'avait revue, il avait été agréablement surpris, il l'avait invitée à dîner et ils avaient passé une superbe soirée... sur tous les plans. Par la suite, les choses s'étaient un peu gâtées. Elle apparaissait toujours au détour d'une affaire et il fallait le dire, il avait horreur qu'on marche sur ses plates-bandes ! Sa petite frimousse blonde semblait toujours vouloir le narguer !
- Alors, commença-t-il d'un ton doucereux. De quoi s'agit-il cette fois ?
Elle lui adressa un sourire qui ne semblait annoncer rien de bon. Comme si elle savait qu'elle pouvait faire de lui ce dont elle avait envie. Elle avait l'air de la parfaite manipulatrice.
- J'aimerais savoir sur quoi tu travailles.
Il ricana. Il n'en attendait pas moins. Elle allait droit au but. Et ce n'était pas la première fois qu'elle lui demandait sur quoi il bossait.
- Secret professionnel. Tu connais ? Lui demanda-t-il avec un clin d'oeil.
Mais il savait qu'elle ne baisserait pas les bras si facilement. Et en effet, elle déposa entre eux deux une plaque qu'il avait déjà eu l'occasion de voir. Chaque fois qu'il refusait de lui dire quelque chose à vrai dire.
- J'aimerais savoir sur quoi tu travailles, répéta-t-elle, plus fermement.
- Merci, je sais que tu fais partie du FBI, répondit-il calmement. Mais si tu ne poses pas de questions plus précises pour que je sache si mon enquête a quelque chose à voir avec ton affaire, je ne dirai rien.
Veronica garda un air professionnel mais il remarqua que sa mâchoire était étrangement contractée.
- Mademoiselle Brown. Qu'est-ce que tu sais sur elle ?
- Oh, c'est donc elle qui t'intéresse, commenta-t-il.
- Qu'est-ce que tu sais ? Insista-t-elle, un peu moins amène.
- Rien du tout. J'ignorais encore son nom avant que tu me renseignes. Mon enquête porte seulement sur un mari volage.
Veronica le regarda d'un air suspicieux, pas certaine qu'il disait la vérité. Elle le connaissait suffisamment pour savoir qu'il était un très bon menteur. Il savait masquer ses émotions à la perfection et garder toutes les infos pour lui. Elle reprit par la suite ses questions.
- Depuis quand tu enquêtes ?
- Deux jours. Ça n'a pas été très difficile de le prendre sur le fait.
- Tu as remarqué quelque chose sortant de l'ordinaire ?
- Comme quoi ? S'enquit-il innocemment.
Veronica poussa un soupir agacé. Elle détestait quand il la prenait pour une idiote en jouant à celui qui ne comprenait pas où elle voulait en venir.
- Ne joue pas à ça. Je sais que tu essayes de glaner des informations qui ne te concernent pas. Il s'agit d'une affaire sérieuse, je n'ai pas besoin qu'un fouille-merde se mêle de ça.
Il éclata de rire face à cette appellation.
- Je ne m'attendais pas à ce que tu dénigres avec autant de force ton ancienne profession, la réprimanda-t-il d'un ton sarcastique.
- Je savais pertinemment que j'étais une fouille-merde également. Mais tu ne dois pas te mettre en travers du boulot du FBI. Cette affaire ne te concerne pas, alors dis-moi tout ce que tu sais et oublie cette conversation ! Exigea-t-elle d'un ton autoritaire.
- Okay, très bien.
Il leva les bras en signe d'abandon.
- J'ai été chargé par la femme de Monsieur Wilson de prouver l'infidélité de son mari. C'est un commercial ennuyant. Rien d'autre à signaler, si ce n'est que l'infidélité est confirmée. Je ne sais rien sur ta Mademoiselle Brown à part que j'ai maintenant déduit qu'il s'agissait de l'amante du mari de ma cliente.
Veronica le fixa avec attention. Il avait les yeux brillants, une lueur amusée dans le regard et un léger sourire en coin mais rien ne semblait montrer qu'il mentait. En même temps c'était tellement difficile de s'en rendre compte avec lui, c'était un beau parleur, un menteur né.
- Ça y est, tu m'as passé au détecteur de mensonges ? Ironisa-t-il.
- Bon, je te crois, se résigna-t-elle.
- Tu as l'air déçue.
- Tes infos ne m'apportent pas grand chose.
- Si tu me disais sur quoi tu es...
- Rêve toujours...
- Tu as l'air exténuée pourtant, un peu d'aide ne te ferait pas de mal.
- Si tu voulais te mêler de ce genre d'affaires, tu avais qu'à tenter de rentrer dans le FBI.
Il grimaça.
- Je préfère ne pas avoir de comptes à rendre à qui que ce soit. Et puis, mon dossier n'est pas très glorieux, je ne suis pas sûr que ce serait passé...
- Mouais... Enfin bref, oublie ! Merci pour le café !
Elle se leva d'un geste las. Il lui attrapa le poignet avant qu'elle ait le temps de filer et se pencha vers elle pour lui chuchoter à l'oreille.
- Sincèrement, si tu as besoin d'aide, n'hésite pas.
Elle lui adressa un léger sourire.
- Merci, mais tu es déjà au courant de beaucoup trop de choses. Je vais me débrouiller, comme d'habitude. A plus tard Troy.
- Évidemment, répondit-il en lui adressant un clin d'œil charmeur.
Voici ma tentative de réponse au WW d'Elodie
L'heure était déjà tardive et Piz allait enfin quitter la radio. En arrivant devant l'ascenseur il tomba nez à nez avec son patron. Celui-ci commença à lui parler d'un nouveau projet d'émission. Piz vit arriver l'ascenseur, il fit un pas vers lui mais comme son interlocuteur continuait à lui parler, il le regarda se refermer puis jeta un coup d'œil à sa montre.
PVOFF : Mince, si je ne me dépêche pas, je ne serais jamais là bas à temps. On dirait qu'il a fini de parler. Ah non, c'est reparti...
Il continua à écouter poliment son interlocuteur mais après 20 minutes n'y tenant plus il finit par l'interrompre.
Piz : Excusez-moi de vous couper comme ça, cette émission a l'air intéressante et j'adorerais la présenter mais là je dois absolument partir. Comme vous le savez je suis en congés ce soir et j'ai de la visite. Je dois aller chercher quelqu'un à l'aéroport. Je vais finir par être en retard si je ne pars pas tout de suite. Est-ce que je peux y aller ?
Patron (regardant sa montre) : Mince je n'avais pas vu qu'il était déjà si tard ! Oui, oui allez-y. On en reparlera.
Il n'avait pas fini sa phrase que Piz était déjà dans l'ascenseur. Il fonça prendre un taxi, direction l'aéroport.
Il arriva finalement à l'aéroport dans les temps et chercha sur les écrans le vol en provenance de San Diego. Une fois qu'il l'eut repéré, il se dirigea vers la porte affichée et attendit.
Il était impatient de l'accueillir, il ne l'avait pas revu depuis cette soirée des mois auparavant. La réunion des anciens de Neptune High. Réunion pendant laquelle il avait pris conscience de la malfaisance des gens de cette ville. Pour la première fois, il avait commencé à entrevoir ce qu'avait du être l'adolescence de ses amis dans une ville pareille. Il avait commencé à les comprendre vraiment... Quand ils avaient parlé de se revoir, il lui avait tout de suite proposé de se retrouver à New-York. Pour bien des raisons, retourner à Neptune ne l'enchantait pas plus que ça.
Les haut-parleurs annoncèrent l'arrivée du vol. Il vit alors un flot de voyageur qui commençait à sortir. Il scruta la foule avec attention à la recherche de la personne qu'il attendait. Il finit par apercevoir une silhouette qui semblait être la sienne. Silhouette qu'il perdit de vue quand on le bouscula. Il fut distrait un instant mais reporta très vite son attention sur les voyageurs qui défilaient devant lui. Il finit par retrouver la personne qu'il cherchait, il essaya de se rapprocher un peu mais la foule était compacte alors il lui fit de grands signes.
X : Piz !!!
Piz : Wallace, je suis content de te voir ! Ton vol s'est bien passé ? Pas trop dur de laisser ton équipe ?
Wallace : Tu plaisantes ! J'attendais les vacances avec impatience. Et les joueurs avaient besoin de repos également. Je suis super content que tu m'ais proposé de venir passer du temps à New-York. Mac était verte de jalousie quand elle a su ! Elle te passe le bonjour et Veronica aussi.
Une ombre passa sur le visage de Piz à la mention de la petite blonde mais il se reprit très vite. Wallace s'en voulut de sa maladresse. Il allait s'excuser mais Piz ne lui en laissa pas le temps.
Piz : J'espère qu'elles vont bien, qu'elles ne travaillent pas trop dur. Enfin, tu leur diras que je les embrasse quand tu rentreras. Mais en attendant on a une semaine de folie qui nous attend. Une semaine entre mec, tu vas voir, je nous ai prévu une tonne de truc à faire. Tu m'as dit que tu me faisais confiance, tu ne vas pas le regretter.
En disant cela il avait retrouvé le sourire et Wallace fut soulagé. Ils se dirigèrent vers la sortie de l'aéroport en discutant.
Wallace lui parla de la soirée qu'il avait passé à New-York des années auparavant quand il pensait rejoindre son grand amour de l'époque à Paris. Comment elle lui avait annoncé qu'en fait elle vivait à New-York et qu'elle avait un fils. Il lui raconta comment ils s'étaient finalement retrouvés à boire un café dans l'aéroport pendant qu'il attendait son vol retour. Piz ne put s'empêcher de rire en imaginant un Wallace tout penaud. Wallace éclata de rire à son tour.
Wallace : On rigole, on rigole. Mais tu sais à l'époque ça m'avait vraiment brisé le cœur. Je m'étais senti trahi. Elle ne m'avait pas fais confiance et m'avait menti. Heureusement que Veronica lui a dit que j'allais partir pour Paris si elle ne me retenait pas. T'imagines que j'aurais pu la chercher pendant des jours en France...
Les rires de Piz redoublèrent à cette idée. Enfin ils arrivèrent à la station de taxi. Pendant qu'ils attendaient, ils continuaient à parler. Piz parla de sa future émission, Wallace des bons résultats de son équipe. Ils discutèrent aussi du choix qu'avait fait Mac de quitter Kane's Software pour travailler dans l'agence de détective des Mars. Par contre, un accord tacite leur évita de s'attarder sur Veronica.
Il purent enfin monter dans un véhicule et Piz donna son adresse au chauffeur.
Wallace : Attention New-York, nous voilà !!!
Réponse au WW d'ELo
Walk like an egyptian….
Veronica hésitait entre visiter le phare d’Alexandrie ou arpenter le souk. Elle voulait profiter de tout et tout de suite. Un rien l’émerveillait mais elle ne restait jamais très longtemps en place. Ce qui avait le don agaçait Mac et Wallace. Finalement, elle choisit le souk au grand dam de ses amis. L’effervescence du marché ne la calmerait pas.
MAC – J’ai accepté de te suivre en vacances Veronica ! Pas dans une course contre la montre !
VERONICA – Mais il y a tant à voir !
WALLACE – Tu passes trop vite devant les choses comment peux-tu les voir ?
Veronica fit une grimace à ses amis.
VERONICA – Avouez qu’il y a pire comme endroit pour vos vacances ?
Mac et Wallace haussèrent les épaules de concert. Ils n’arrivaient pas à suivre Veronica dans les ruelles du souk, alors comprendre sa logique.
VERONICA – Mac, tu as ici de quoi faire le plein de soleil avant de retourner d’enfermer dans ton antre de geek ! Et toi, Wallace, tu es au paradis des gâteaux sucrés et ultra-caloriques !
WALLACE – Ah ! C’est pour ça que tu me fais courir ? Tu veux que j’élimine tous les gâteaux consommés !
MAC – Hé, moi, j’ai rien mangé !
Veronica les laissa se chamailler et repartit visiter le souk.
MAC ET WALLACE – Hé, Mars attends nous !
Ils se promenèrent deux bonnes heures dans le marché. Ils s’essayèrent à quelques tractions sur le prix des souvenirs. Mac avait été d’une grande efficacité à ce sujet. Ils comptaient leurs économies dans leur chambre d’hôtel avant de sortir diner.
WALLACE – Tu négocies comme personne. Rappelle-moi, pourquoi tu n’es pas patron de ta propre boite ?
MAC – Je déteste la lumière des projecteurs…
VERONICA – D’où ton teint blafard de vampire…
Veronica venait de sortir de la salle de bains, elle était élégamment vêtue. Elle avait réussi à rendre son short en jean sexy en le surmontant d’un joli chemisier sans manches en flanelle. Mac sentit l’anguille sous roche. Veronica devait prévoir de les emmener dans un lieu de perdition quelconque pour la soirée.
MAC – On peut s’avoir pourquoi tu es si…
VERONICA – Quoi ?! Je n’ai pas le droit de me faire jolie juste pour moi ?
Wallace haussa les épaules, Mac resta sur ses positions : Veronica leur cachait un truc.
VERONICA – Bon, on sort manger ?
Les trois amis quittèrent l’hôtel pour se restaurer. Durant leur escapade au souk, ils avaient repéré un petit restaurant sympathique qu’ils voulaient essayer. Wallace commanda à peu près tout ce que la carte proposait. Mac mangeait des choses horriblement huilées. Et Veronica alternait les coups de fourchette et les coups d’œil à son téléphone.
MAC – Tu attends un coup de fil ?
VERONICA – Non, non…
WALLACE – Alors, lâche ton fichu téléphone ! Le boulot peut attendre, on est en vacances…
Ils baissèrent d’un ton. Déjà qu’ils s’exprimaient dans une langue étrangère, il aurait particulièrement déplacé de faire un esclandre surtout pour un téléphone… Mac allait interroger Veronica sur le gout de son plat quand celle-ci attrapa besace et portable pour quitter la table comme une furie. Wallace faillit s’étouffer de surprise. Mac l’aida à retrouver son souffle. C’est là qu’ils comprirent ce qui avait travaillé leur amie toute la journée et qui l’avait fait bondir. Un groupe de soldats américains venaient de pénétrer dans la rue. Mac reconnut l’uniforme de l’armée de l’air. Elle eut un sourire. Ils s’étaient bien fait balader…
MAC – Je crois qu’on a quartier libre ce soir Wallace…
Wallace se retourna et comprit les paroles de Mac. Veronica était sur la pointe des pieds pour enlacer un des soldats américains. Elle aurait voulu se fondre en lui. Elle aurait voulu qu’il la cache sous sa veste d’uniforme et l’emmène avec lui le lendemain. Mais le monde n’exauce pas les vœux. Veronica s’écarta très légèrement du soldat.
VERONICA – Tu m’as manqué, beau gosse…
Elle l’embrassa avidement ce qui fit rire les compagnons de virée du soldat. Dans un vocabulaire fleuri, il les invita à débarrasser le plancher. Il n’avait qu’une soirée au port. Il voulait la passer avec la femme qu’il aime. Il l’embrassa sur le front, la joue puis il gouta à ses lèvres sucrées. La vibration du téléphone de Veronica l’empêcha de savourer l’instant. Elle s’empressa de lire le message avant de le couper. Elle voulait profiter de chaque seconde avec lui.
MAC : Tu nous as bien eus Mars… Passe une bonne soirée avec ton Amiral… A demain.
WW de Elo
Paris la ville des amoureux
Veronica regardait sa montre pour la énième fois. Voilà plus de 30 minutes qu’elle attendait son amie dans l’aéroport de San Francisco. Mac avait promis qu’après son séminaire Veronica et elle iraient à Paris pour le weekend. Juste entre filles, histoire de décompresser. De respirer un nouvel air et oublier Neptune juste 2 nuits. Au programme shopping, musée et bien sûr bonne bouffe.
En réalité, Mac avait réalisé à quel point le cœur de Veronica était brisé depuis que son pilote préféré avait mis les voiles. Et il fallait qu’elle fasse quelque chose pour lui changer les idées.
Veronica voix off : Mac, bon sang, l’avion décolle dans moins de 45 minutes si tu ne déboules pas maintenant je vais devoir embarquer sans toi ou ne pas embarquer du tout.
Elle fouilla rapidement sa besace pour tenter de remettre la main sur son téléphone. Elle râlait.
Veronica voix off : La prochaine fois prends un sac à main encore plus gros quand tu pars en vacances comme ça tu ne retrouveras rien du tout !
Sa main continua son rodéo dans le sac lorsque qu’elle effleura un métal qu’elle ne connaissait que trop bien.
Veronica voix off : Oui je sais, je suis incapable de m’en séparer. Vous pensez ce que vous voulez mais même à l’autre bout de la terre, à vingt mille lieux de Neptune, un teaser peut être utile ! Jackpot !
Elle venait de glisser sa main sur la petite pochette en cuir contenant son smartphone. Elle regarda d’abord l’heure avant de voir qu’elle avait un message. Elle fit glisser ses doigts sur le téléphone avec agilité et sourit lorsqu’elle s’aperçut qu’il venait de l’homme qu’elle aimait tant.
Malgré les interdits et la distance, il mettait un point d’honneur à toujours, toujours, et ce quoi qu’il arrive, lui écrire pour lui souhaiter une bonne soirée et une bonne nuit. Un véritable gentleman. L’armée l’avait surement un peu changé tout de même. Bien sur son air de bad boy n’avait pas disparu et heureusement, sinon il serait tellement moins attirant aux yeux de V. Mais la douceur avec laquelle il la traitait depuis qu’ils s’étaient retrouvés était appréciable.
« Je te souhaite un agréable weekend dans la ville des amoureux, V ! Je penserai à toi chaque seconde ! Bon vol ! Ton Amiral ! »
Elle sourit puis fronça les sourcils. Comment savait-il qu’elle allait à Paris ? Ils n’avaient réussi à se voir sur Skype depuis plus d’une semaine et lorsqu’elle lui avait écrit par sms, elle n’avait rien mentionné préférant se concentrer sur des choses plus importantes.
- Dernier appel pour l’embarquement sur le vol A467 à destination de Paris, France. Les derniers passagers sont priés de bien vouloir se présenté à la porte 26, Hall C.
Veronica râla lorsque son téléphone émit un bip pour prévenir d’un second message.
« Je te souhaite un superbe weekend V, tu en as besoin. Mais n’oublies pas une chose, il va falloir le laisser partir lundi matin… la permission ne dure que 2 jours ! Bisous, Mac ! »
Cette fois elle se sentait d’un seul coup nerveuse. Que voulait dire Mac par là. Elle ne viendrait pas mais ce pourrait-il qu’elle est …
Veronica voix off : Non !
Elle était soudain plus qu’agitée, elle se détailla de la tête aux pieds. Bien sûr qu’il l’aimait pour ce qu’elle était. Mais voilà plus de deux mois qu’elle ne l’avait pas vu et elle allait se retrouver face à lui en jeans troué et débardeur noir.
Elle râla lorsque quelqu’un toussota devant elle. Elle leva doucement ses yeux sur l’uniforme blanc. Il se tenait la devant elle, un sourire radieux sur le visage. Des étincelles dans les yeux, sa casquette de pilote sous le bras. Elle faillit défaillir. Son cœur cognait dans sa poitrine à en faire mal. Il était bon de voir l’homme qu’on aime. Il était bon de sentir ce parfum qu’on cherche chaque nuit. Elle se jeta à son coup sans un mot et déposa ses lèvres brulantes sur celle de son Pilote. Il l’enlaça fort contre lui laissant ses mains glisser le long de son dos. Elle lui avait tant manqué ses dernières semaines. Il avait sauté sur sa permission mais Mac l’avait appelé avant lui expliquant son idée. Il n’avait qu’une envie sentir la chaleur de la jeune femme contre lui. La regarder dans les yeux pendant des heures. Elle lui manquait tant.
VERONICA – Comment as-tu fait…
LE PILOTE – J’avais deux jours de permission, j’ai demandé à être débarqué ce soir à San Francisco par un collègue alors qu’on rejoignait le sud. L’idée vient de Mac.
VERONICA – Si tu savais ce que tu m’as manqué !
LE PILOTE – Vous voulez bien de moi pour quelques jours à Paris Mademoiselle Mars ?
VERONICA – Je ne sais pas ce que je verrais de Paris, mais je pars avec toi, Pilote !
Elle attrapa la main que lui tendait le bel Apollon et le suivit en direction de la porte d’embarquement. Peu importait la destination tant qu’il était près d’elle. Le monde pouvait s’effondrer, elle serait heureuse.
Veronica voix off : Merci Mac !
Wallace la star du ballon. Pourquoi a-t-il choisi de devenir coach à Neptune ?
Son entrainement l’avait bien épuisé. Le coach s’était montré deux fois plus exigeant depuis que les recruteurs des Lakers étaient passés superviser son dernier match. En dix ans de carrière, ça ne lui était jamais arrivé au coach. Qu’est-ce qui avait changé ? Wallace Fennell. Il avait tout changé. Wallace s’enorgueillissait d’être le joyau de l’équipe. En descendant d’un trait une bouteille d’eau, il se revoyait sur le parquet lors du dernier match. Il avait été parfait et elle ne l’avait même pas vu. Il y avait bien Mac, sa famille et les recruteurs des Lakers dans les gradins mais ce n’était pas pareil.
Wallace vx off : Reconnais-le, si elle avait été encore là, tu n’aurais jamais atteint un tel niveau. Tu aurais été encore fourré avec elle sur une enquête. Tu aurais négligé l’entrainement, tu ne serais pas en passe de devenir un rookie des Lakers à la saison prochaine.
Tiraillé par des sentiments contradictoires, il fila prendre de ses nouvelles sur facebook. Veronica avait quitté Neptune rapidement pour éviter de mettre le feu aux poudres de l’affaire Castle, mais elle ne se cachait pas pour autant. Elle avait fait quelques semaines à Stanford, le temps de valider une année puis quand la pression s’est accrue autour de Keith, elle a filé à New York direction Colombia et le droit.
Wallace vx off : Qu’avais-tu dis déjà ? Si je me cache, ils vont croire que je mijote quelque chose. Si je me contente de partir et de rester visible, ils ne me traqueront pas et ça se tassera. Et comme souvent, tu as eu raison. Tu as aussi promis de rentrer souvent… mais bon…
Une fois la connexion établie, Wallace découvrit sur son mur la traditionnelle photo météo. C’était leur nouveau truc depuis que Veronica avait posé ses valises à New York. Ils se faisaient un bulletin météo en photo.
Wallace vx off : Montre-moi ton ciel, je te dirai tes humeurs.
Visiblement, Veronica avait l’esprit très embrumé par les différents codes de procédures. Les livres de textes officiels occupaient un tiers de la photo, le reste étant une vaste purée de pois. Wallace se releva pour se plier à l’exercice. C’est en attrapant son smartphone que vit la lettre des Lakers. Très impatient, il oublia le rituel météo et ouvrit l’enveloppe.
Nous aurions aimé vous compter parmi nos joueurs pour la saison prochaine mais le doyen de votre université nous a fait parvenir votre dossier médical. Il est mentionné que vous avez été contrôlé positif lors de vos études.
Wallace vx off : contrôlé positif ?? Quand ?
Il réfléchit quelques secondes aux différents contrôlés anti-dopages de sa carrière. Le seul qui avait posé problème datait de Neptune high.
Wallace vx off : Butters… Je croyais qu’on avait enterré ce truc…
Il reprit sa lecture.
Au vue de ces éléments, les Lakers ne peuvent prendre le risque de recruter un joueur ayant ou ayant eu une addiction aux drogues.
Il ne prit même pas la peine de lire les formules de politesse. Il ne prit pas de photo non plus. Il se contenta de scanner le courrier pour Veronica qu’il posta en message privé assorti d’un petit commentaire typiquement neptunien (ou marsien, il ne savait plus) : la vie, ça craint… La réponse de Veronica fut quasi immédiate. A croire qu’elle guettait tous les signes émanant de Neptune.
Marshmallow : quel ramassis de c********* !
Wallace sourit, elle avait parfaitement résumé la situation. En découvrant la pastille verte à côté du pseudo de sa meilleure amie, une boule se dénoua dans son ventre. Elle était ni occupée, ni absente, elle était disponible. Certes, il aurait pu appeler Mac, mais Veronica avait toujours été sa confidente préférée. Alors, il s’installa derrière son écran. La douche attendrait. Il avait Veronica en ligne. Elle lui offrait une séance remonte moral comme autrefois.
Wallace vx off : et l’ordinateur ne transmet pas les odeurs…
Papa ours : laisse tomber, V…
Marshmallow : Tu es sûr ? Je peux…
Pars ours : tes supers pouvoirs ne pourront rien n’y changer ! On sait très bien ceux qui se cachent là-dessous.
Marshmallow : navrée que tu ne puisses pas être un roi…
Papa ours : je n’ai jamais voulu en être un ! Et puis, je n’ai jamais eu le bon code postal…
Marshmallow : Alors, c’est quoi le plan ?
Papa ours : le plan ? Je vais devenir coach à Neptune High, remporter le championnat national ! ça leur prouvera qu’ils avaient tort ! Tu sais moi les paillettes… c’est pas mon truc… Tant que je joue avec un ballon…
Marshmallow : Chiche ?
Wallace hésita un instant. Il avait lâché ça pour rassurer V sur son moral. Quand il se relut, il devait reconnaitre que l’idée lui plaisait. Elle avait l’avantage de concilier passion et devoir. Passion du ballon et devoir envers sa mère. Il ne voulait pas la laisser seule face au nouveau Neptune : une ville de plus en plus corrompue et incertaine. Et puisque Veronica le défiait…
Papa ours : Je suis comme toi, V. je tiens mes promesses !
Marshmallow : Attention Pan high ! Coach Fennell est dans la place ! Et à propos de promesses, regarde ce que je viens de réserver ???
Wallace exulta, elle lui montrait son billet de retour pour la Californie.
WW
La tablette qui tombe brusquement devant lui le sort de ses pensées. Il ne s’était pas rendu compte qu’il y avait des turbulences malgré les sauts de son cœur dans sa poitrine. Il faut dire que depuis hier, son myocarde s’agite rien qu’à l’idée d’y retourner : chez lui. Il a souhaité que l’appareil traverse la moitié de la terre à la vitesse d’un avion de chasse, mais depuis, il s’est ravisé. Il est partagé, divisé entre excitation de retrouver ses marques, ses habitudes, eux … et crainte qu’il ne soit pas attendu avec la même impatience qui l’habite, d’être déçu de retrouver cette ville qu’il avait souhaité quitter à de nombreuses reprises. Alors il utilise cette quinzaine d’heures perché au-dessus des nuages à réfléchir à ce qu’il leur dira lorsqu’il les retrouvera.
Le pilote annonce la descente de l’appareil, il serre fermement les accoudoirs. L’heure est proche. On pourrait croire qu’il fait partie de ces gens stressés par l’atterrissage, mais il n’en est rien, ça fait bien longtemps que cette sensation l’a quitté. Son angoisse à lui est autre et ne s’envolera pas lorsque l’avion s’immobilisera.
Lorsqu’il pose le pied sur le tarmac, un étrange sentiment l’envahit. Il distingue, au-delà de l’air qui ondule à cause de la chaleur du macadam, l’océan au pied de la piste. Un sourire se dessine sur son visage, il respire profondément pour laisser pénétrer l’air iodé dans chacune des alvéoles de ses poumons. Sensation oubliée trop longtemps. Tout en marchant pour rejoindre le terminal, il tourne la tête à 180°. Autre paysage. Les montages des chaînes sauvages de Santa Rosa et de San Jacinto se découpent dans le ciel bleu sans nuage. Nouveau sourire. La Californie offre des paysages hors du commun qu’il sait apprécier. Il se sent un peu apaisé, mais pas encore serein.
Il récupère son bagage et part réserver une voiture. Il n’a prévenu personne, il a voulu faire de son retour anticipé de quelques jours une surprise, et il compte bien la garder entière. A bord du bolide qu’il a choisi, il profite du paysage qui défile sous ses roues jusqu’au passage du panneau d’entrée dans la ville. Neptune. Il ne pensait pas un jour être si heureux d’y revenir. Il parcourt les rues. Son sourire ne quitte plus son visage alors qu’une sensation de chaleur rassurante grandit au plus profond de ses entrailles. L’allure typique des maisons du centre-ville - très hautes et très étroites, façades ocres, jaunes ou orangées, petits volets en bois peint tous fermés à cette heure-ci à cause de la chaleur écrasante, balconnets tournés vers la mer – lui tire un nouveau sourire. Les habitations de l’avenue principale, bordée d’oliviers, abritent en leurs rez-de-chaussée des commerces artisanaux, des bars dont les terrasses sont remplies d’amis discutant autour d’un rafraichissement, des restaurants du monde, des boutiques de vêtements ou de souvenirs. On croirait une ville insulaire. On se croirait en vacances. Mais il n’est pas en vacances.
Il lui suffit de tourner dans une traverse pour s’éloigner du coté touristique de la ville. Quelques centaines de mètres plus loin, les maisons sont plus petites, plus anciennes mais pas moins charmantes pour autant avec ces personnes âgées assises sur le perron de leur porte, ces enfants faisant du vélo ou jouant au ballon, et ces femmes discutant sur un banc du square. Il ne fréquente habituellement pas ces quartiers, mais étonnamment il s’y sent bien. Ici à Neptune tout semble paisible. Pour y avoir vécu il sait que ce n’est pas vraiment le cas, mais ça l’est beaucoup plus que d’où il vient. Son cœur se pince en y repensant. Il aimerait pouvoir faire quelque chose pour ces conflits créant des milliers de morts et des enfants soldats, mais en a-t-il réellement le pouvoir ? C’est clair que non, sinon il aurait changé beaucoup de choses…
Il chasse ses idées noires en passant devant Mars Investigations. Un coup d’œil aux alentours, sa voiture n’est pas là, mais il sait où la trouver. Il se dirige vers l’océan. Pas vers cette grande plage au pied de la grande avenue qu’il a traversé tout à l’heure. Elle est charmante c’est vrai, mais ils se retrouvent toujours sur une autre, plus intime, moins fréquentée, plus sauvage. Il emprunte la route surplombant le bord de mer et se régale de la vue. Les rochers de granite rouge contrastent avec le dégradé de bleus de l’eau, du turquoise au marine, en passant par une bonne dizaine de nuances. Juste magnifique. Parfois une petite crique de sable blanc se dévoile au détour d’un virage. De l’autre côté de la route, le maquis dégage un mélange d’odeurs particulièrement agréable qui lui titille les narines. Il se sent bien.
Dans un petit renfoncement, il aperçoit leurs voitures et gare la sienne à côté. Son cœur s’accélère. Son souffle est court. Il se contient. Il se retient de sortir en trombe et de les rejoindre en courant et en hurlant sur la plage. Il prend le temps d’abandonner son uniforme et de mettre un t-shirt et un short de bain pour passer inaperçu sur la plage. Il traverse prudemment la route, et observe le bord de mer du haut de la corniche, dissimulé derrière un pied de laurier en fleur. Sur sa planche, son meilleur ami sort d’un tunnel. Quelle classe ! Son allure est parfaite, il maitrise parfaitement son art. Cette vision le gonfle à block, il meurt d’envie de le rejoindre. Mais il scrute encore. Il les voit, il la voit. Elle est là, entourée d’eux, elle rayonne. Il est ému. L’envie de la serrer contre lui est encore plus forte que l’appel de la vague qu’il a ressenti quelques secondes auparavant. Elle éclate de rire, et son rire retentit jusqu’à ses oreilles. Son cœur lâche. Une larme perce aux coins des yeux. Une larme de joie. Elle est heureuse. Ca suffit à l’emplir d’allégresse. Il se frotte les yeux, inspire à fond plusieurs fois pour se redonner une contenance et entame sa descente sur la plage. Quand il pose son pied nu sur le sable brulant, la sensation est intense. Il l’avait presque oublié. Presque. Il laisse ses pieds s’enfoncer profondément dans le sable fin à chaque pas, profitant de la caresse des grains entre ses orteils. Il les regarde. Il la regarde en fait. Ils ne peuvent pas le voir, ils lui tournent le dos et le surfeur est occupé avec sa planche. Il réfléchit aussi vite que son cœur bat. Les 15 heures de vol n’ont pas suffi, il ne sait toujours pas ce qu’il va dire. Trop tard. Comme si elle l’avait entendu arriver, bien qu’il soit encore trop loin pour qu’elle puisse l’entendre ou sentir sa présence, elle se retourne. Il s’arrête brutalement en découvrant son minois dirigé vers lui. Il est paralysé par l’émotion. Il veut se précipiter sur elle, hurler sa joie de la revoir mais impossible, il ne bouge pas. Elle semble dans le même état, sous le choc. Elle l’a reconnu à l’ instant où ses yeux ont croisé les siens. Mais elle sort vite de sa torpeur et se relève à la vitesse de l’éclair.
- Dites-moi que je rêve. Dit-elle dans un murmure à l’intention de Mac et Wallace qui l’entourent.
Ces derniers ne comprenant pas à quoi elle fait allusion se tournent vers elle et suivent son regard. Mac ouvre grand les yeux et sa bouche dessine un « O » de surprise. Quant à Wallace, il va répondre à V. dans un sourire mais la petite blonde est déjà en train de courir dans sa direction.
Ses genoux lachent quand elle se met à courir vers lui. Sa crainte de ne pas être attendu s’est envolée, l’allégeant du dernier poids qui pesait sur sa cage thoracique. Il peut respirer. Elle se jette dans ses bras, les faisant tomber brusquement sur le sable. Il la serre, fort, sur sa poitrine, sur son cœur. Maintenant il respire. Son cœur explose. Ils éclatent de rire tous les deux, toujours s’étreignant avec vigueur, libérant leur bonheur. Au bout de quelques minutes, elle dégage son visage de son cou, et plonge son regard dans le sien. Ils se sourient encore. Il déplace une mèche de cheveux et pose sa main sur son cou, le pouce sur sa joue. Elle vient poser ses lèvres sur les siennes. Il revit.
Leur regard se croisent, ils échangent même un léger sourire...
Instant fugace de complicité retrouvée. Instant de partage où les souvenirs communs les unissent. Instant de nostalgie qui leur rappelle un temps où ils étaient plus heureux, une époque où ils n'étaient pas tout à fait les mêmes.
Pour la première fois depuis longtemps, malgré sa colère, il lui est reconnaissant de l'avoir aider à rendre cette hommage à leur amie. Il ouvre un peu les yeux sur sa douleur à elle. Après tout elle a perdu sa meilleure amie. Pour la première fois depuis longtemps, malgré son amertume, elle veut le remercier de ce qu'il a fait, d'avoir rendu justice à leur amie. Elle sait qu'il a souffert aussi. Après tout, il a perdu sa petite amie. Ils ne sont pas capables de le verbaliser mais leur regard suffit à l'exprimer.
Moment volé avant de retrouver leur carapace quotidienne...
Demain ils reprendront le petit jeu qui est devenu leur seul moyen d'échange. Ils s'enverront des piques, ils se blesseront, ils oublieront de nouveau qu'avant ils étaient amis, qu'avant ils s'appréciaient.
Mais là, pendant quelques secondes ils sont de nouveau unis, ils ont de nouveau quelque chose à partager. Et devant cette image figée de leur amie souriante, ils se souviennent. Ils se souviennent qu'avant la solitude et le vide, il y avait la vie et la chaleur.
Certes ils ne sont pas vraiment seuls, ils sont plus ou moins entourés et chacun fait bonne figure. Pourtant ils savent ce que l'autre a ressenti devant cette vidéo. Elle était sa meilleure amie, elle était sa petite-amie. Ils l'aimaient et on leur a pris. Et ils se sont déchirés, ils se sont détestés. Pour survivre ils ont fait souffrir l'autre.
Pourquoi ? Parce que la petite blonde a choisi de suivre son père ? Parce qu'elle ne méritait plus de faire partie de leur cercle ?
Ne serait-ce pas surtout parce qu'ils sont miroir l'un de l'autre ? Parce que voir la tristesse et la douleur de l'autre renvoie à sa propre douleur ? Et donc à sa faiblesse. Or ils ne peuvent pas se permettre de montrer leur faiblesse. Au contraire, ils se doivent d'être forts. Et chacun tente de se reconstruire sur les ruines du désespoir. Chacun s'est construit sa forteresse, sa carapace. Et l'autre l'entretient par ses coups bas, par ses sarcasmes.
Pour lui l'image du jackass imbu de lui même et sûr de sa fortune, pour elle celle de la petite blonde sarcastique un peu fouineuse.
Pour survivre, ils ont besoin de se cacher derrière ceux qu'ils sont devenus. Chaque jour, pour ne plus être blessé, pour ne plus souffrir, ils s'enfoncent un peu plus dans leur nouvelle identité au risque de se perdre définitivement.
Chacun finit par détourner les yeux. Les images les ont renvoyés un instant à cette soirée qui leur semble avoir eu lieu dans un autre univers, à leur ancienne personnalité, à leur ancienne complicité. Mais ils savent que ça ne veut rien dire. Cet instant n'est qu'une trêve, un cessez-le-feu éphémère. Demain la spirale de haine reprendra.
Pourtant pendant une fraction de seconde, ils ont baissé la garde. Un échange de regard et ils ont compris qu'ils se ressemblent plus que ce qu'ils ne veulent l'admettre. Quelque chose s'est passé mais ils n'en sont pas vraiment conscient. Ce moment de partage leur ouvre de nouvelles perspectives. Mais encore faut-il qu'ils saisissent l'opportunité.
Le moment du choix finira par se présenter sans qu'ils s'y attendent.
Tirer un trait définitif sur ce qu'ils ont été, se fuir définitivement. Ou au contraire partager plus qu'un sourire et un regard complice, avancer ensemble et plus l'un contre l'autre. Se trouver pour retrouver une partie de ce qu'ils ont perdu, retrouver une partie d'eux même. Se trouver pour être heureux.