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Série : Veronica Mars
Création : 25.09.2008 à 08h42
Auteur : estel6317
Statut : Terminée
Librement inspirée du quartier de Dawson, vous pouvez poster ici vos histoires courtes (OS). Les règles sont définies dans le premier paragraphe
Cette fanfic compte déjà 313 paragraphes
Comment Weevil est rentré dans le rang ?
Veronica ne l’avait pas cru quand il lui avait présenté sa famille et sa nouvelle situation. Eli ne lui en tenait pas rigueur. C’était vrai que sa nouvelle vie avait quelque chose d’incroyable. Si on lui avait dit 6 ans plus tôt qu’il ne serait plus le chef des PCH, qu’il se serait rangé pour devenir un gérant de magasin respectable avec femme et enfant, lui aussi, il aurait douté. Et en même temps, en regardant en arrière, sa progression était logique… Pendant que les fils de riches ou les jeunes doués d’un cerveau allaient étudier, lui faisait l’homme de maintenance. Il apprenait à travailler légalement. Petit à petit avec l’aide de Veronica et de son père, ou à cause d’eux, Eli goûtait à la lutte légale contre l’injustice. Finis les comptes réglés à coup de poing, bonjour la pose de micros, les écoutes… Il y prenait goût, surtout que les méthodes de la blonde étaient plus durables que ses intimidations. Aussi quand tout s’était arrêté, quand elle avait été contrainte à la fuite, Eli s’était retrouvé un peu perdu. Monsieur Mars ne lui faisait pas assez confiance pour avoir recours à ses talents. Eli ne retourna pas pour autant à ses anciennes méthodes. Les tensions entre nantis et défavorisés atteignaient leur paroxysme. La montée de la corruption rendait illusoire toute tentative de défense. La menace ne servait plus à rien. Les boulettes du shérif étaient plus craintes que le chef des PCH. Eli se sentait impuissant et inutile. Monsieur Mars aurait pu l’aider s’il n’avait pas eu déjà fort à faire après la perte des élections. Donc, quelques mois après le départ de Veronica, les arrestations arbitraires se multiplièrent. Tellement plus facile quand personne n’ose vous défendre. La situation se résumait à ça : tu étais un PCH, tu étais à proximité d’un incident, c’était de ta faute, tu étais condamné. Rapidement, les effectifs des PCH déclinèrent et les incivilités dans le quartier des nantis aussi, tout comme les revenus des familles défavorisées. Les pères, frères et cousins étant sous les verrous, les femmes n’arrivaient pas à subvenir aux besoins des familles. Eli devait lutter contre la grogne grandissante du quartier et celles de ses gars en prison. A cette époque, il regrettait le départ de Veronica. Avec elle, il aurait pu tirer tout ça au clair. Sans elle, il voulait tout arrêter. Il était courageux mais pas fou. Son instinct de survie le poussa à prendre une décision extrême et sans précédent dans l’histoire des PCH. Il prononça la dissolution du club. En faisant disparaitre la menace PCH, Eli espérait que le shérif arrêterait de demander des peines démesurées et qu’il chercherait de vrais coupables. Quelques mois après la dissolution, les peines à l’encontre des gars du quartier s’allégèrent. Mais privés de chef, ces mêmes gars plongèrent dans le côté obscur : trafic de drogue, prostitution… Eli ne bougea pas. Son casier personnel était trop plein pour prendre le moindre risque. Il devait sauver sa peau et les siens avant de penser au quartier. Il laissa donc les motards refonder un club animé par l’illégalité. Il s’opposa seulement à la dénomination. Jamais le nom de PCH ne serait associé à ce triste spectacle. Etrangement sa requête fut respectée, à croire qu’il faisait encore autorité dans ce monde. Puisqu’il ne pouvait plus subvenir aux besoins des siens avec ses magouilles, Eli se résolut à jouer au vendeur. Loin des trafics, il put se consacrer à sa vie. Il finit par rencontrer une jolie femme. Dans la noirceur de Neptune, elle lui donna une fille. A la petite trentaine, Eli Navarro était devenu un homme respectable. Et il était fier de se présenter ainsi devant Veronica Mars.
Veronica – Je n’en reviens pas !
Eli – Toi aussi, tu as changé…Tu ne chasses plus les méchants.
Veronica – Je m’efforce de les faire enfermer. On doit être les seuls à avoir changé.
Eli – Tu ne crois pas si bien dire.
Du coin de l’œil, il vit Madison Sinclair enclencher une vidéo. Eli voulut prévenir Veronica d’un possible coup bas mais elle était déjà loin. Ses poings se serrèrent quand la vidéo s’afficha en grand. Après tout était confus dans son esprit, il ne savait plus qui avait frappé le premier. Il se souvenait juste d’échanges de coups, de l’adrénaline qui l’avait envahi. Il était grisé par la puissance de ses poings frappant les infâmes qui riaient de Veronica. Puis ce fut la douche. Les hommes avaient défendu Veronica mais elle avait réglé le problème durablement tout seule : elle avait déclenché l’alarme incendie empêchant ainsi la suite de la projection. Plus personne ne pourrait rester regarder cette vidéo. Sinclair vint lui cracher au visage qu’elle n’avait pas changé, qu’elle gâchait toujours tout. La réponse de Veronica surprit Eli. La blonde adressa une droite dans les dents de la bimbo. Ce geste attisa l’afflux d’adrénaline chez Weevil.
Eli vx off : Si Veronica Mars entre dans le combat, on peut espérer des lendemains moins sombres…
Comment Veronica Mars (sauce Alexian) a résolu l’affaire Sullivan ?
J’aimerais remercier Maia qui a conservé une trace de mes MP et m’a permis d’écrire (après coup) ce journal de bord de mes pérégrinations et mes errances.
Voici le récit romancé (parce que je ne résiste pas à une envie d’écrire) de mon enquête. Le « je » fait donc référence à moi me prenant pour Veronica. Chapeau à Maia qui nous a amenés à nous prendre pour la blonde.
***
Cher Logan,
Un nouveau meurtre a eu lieu en ville. Austin Sullivan a été retrouvé mort chez lui. Une ancienne connaissance est venue solliciter mon aide : Sunny (Bien sûr que tu la connais, il s’agit de la petite sœur de Meg, rappelle-toi). Puisque j’allais devoir enquêter, autant faire ça de manière ordonnée. En commençant par le commencement : je suis partie questionner la désormais ex-copine d’Austin : Marleen Cooper. Elle devait m’aider à cerner la personnalité du mort.
Le découvrant fêtard et peut-être consommateur de drogues, je me suis dirigée vers les spécialistes du monde de la nuit et du monde obscur de la ville : Dick et Weevil. Piques et sarcasmes ont été échangés mais je faisais chou blanc concernant mon enquête.
Je retournais donc interroger Marleen. Elle m’avoua un aspect de la personnalité d’Austin : il était du genre pressé de conclure. Marleen reconnut même qu’elle avait dû le frapper le jeudi avant son meurtre pour repousser ses avances. Voilà qui avait de quoi attiser ma curiosité…Leur relation était récente. Peut-être devrais-je m’intéresser aux ex-copines d’Austin, l’une d’entre elles avait peut-être voulu se venger de lui parce qu’il l’avait prise puis jetée aussitôt ? Bref, je tournais en rond. Je demandais quand même à Marleen son emploi du temps des derniers jours. Mon enquête piétinait mais je n’avais pas perdu tous mes réflexes.
En parlant de réflexe, je me tournais vers mon cher papa. Il saurait sûrement m’aider et éclairer ma lanterne. Il me conseilla de m’éloigner de l’affaire. Tu me connais, quand on me dit noir, je choisis blanc. Alors, après notre discussion, je filais faire les yeux doux à Lamb… qui m’envoya sur les roses. Il est encore moins pétri de justice que son prédécesseur.
Direction le bar où la victime avait rencontré Marleen, j’avais besoin de concret pour avancer. Surprise, je retrouvais Sunny. Elle est serveuse au Firehouse mais elle ne m’apprit rien de plus sur Austin.
J’enrageais du manque d’informations solides. J’appelais Mac à la rescousse. Elle allait devoir faire parler sa magie. Elle me dégota le pédigrée du mort. Stupeur (et beaucoup de tremblements !) quand je découvris que mon mort était lié à un Irlandais que je ne souhaitais pas revoir (ou du moins pas sans ta présence à mes côtés avec un pistolet chargé ! Reste calme, il ne m’a rien fait puisque je peux t’écrire cette lettre…).
Je décidais de parler àWeevil puisqu’Austin était apparemment membre du club des méchants gars de Neptune. Le motard aurait peut-être des choses à me dire cette fois-ci. Que nenni, Weevil m’invita quasi ouvertement à rencontrer Liam Fitzpatrick. Soit ! S’il m’arrive quelque chose, tu l’auras sur la conscience, Eli ! (Je te répète Logan qu’il ne m’est rien arrivé, donc inutile de venir t’en prendre à Weevil à ton retour…Nous aurons mieux à faire…)
A mon arrivée au River Styx, j’ai aperçu Liam chassant des gêneurs venant tout droit des quartiers sud de Neptune… J’ai filé, mais je prévoyais de repasser quand il serait mieux disposé.
Sur le moment, je suivais la piste de la drogue Elixyr en laissant le possible fournisseur de côté. Voyons du côté des dealers. Dick et Sunny ne m’offrirent rien de bien croustillant si ce n’est un portrait du dealer du Firehouse. Prenant mon courage à deux mains, je retournais discuter avec Liam.
Curieusement, j’appris qu’Austin était son meilleur ami, qu’il connaissait le dealer du Firehouse et qu’il avait passé une partie de la soirée de la mort d’Austin avec lui…Tiens donc…Liam s’empressa de me préciser qu’Austin était vivant quand ils sont partis. Il m’affirma que sa copine Chrissie confirmerait. Je laissais l’Irlandais et parti souffler sur le parking de Neptune High. J’ai eu peur durant tout notre entretien. A cet instant, tu me manquais vraiment beaucoup…
Sur le parking du lycée, j’ai retrouvé la mémoire et l’identité du « Rat » que Liam m’avait décrit comme étant le dealer d’Elixyr : Ratner. Je filais l’interroger mais cet infâme cafard réussit à me droguer. Il allait me le payer.
A notre seconde rencontre, je le cuisinais mais rien à faire, il était totalement étranger à mon affaire. Je perdais mon temps avec lui.
D’autant plus que Lamb avait arrêté Marleen. J’enrageais de savoir que ce crétin avait peut-être vu un truc qui m’avait échappé ! Je réalisais alors que je n’avais même pas songé à récupérer le rapport d’autopsie.
Vite, j’appelais Mac. Quelque chose m’échappait dans cette affaire, pourquoi les journalistes s’affolaient autant ? Parce qu’Austin sortait avec la fille Cooper ?
En parlant de Cooper, Marleen a un frère. Je fonçais lui parler. Il pourrait peut-être m’apprendre quelque chose d’intéressant. Peine perdue, je l’ai trouvé froid et peu intéressé par la vie de sa sœur. Je perdais encore mon temps ! Décidément, je suis rouillée. L’air de New York m’avait-il fait perdre mon instinct ?
Heureusement, Mac me remonta le moral en me donnant le rapport d’autopsie d’Austin. Il y avait de nombreuses traces d’ADN. Je repris confiance. J’adore l’ADN. Il ne ment jamais ! Je m’empressais de lire le rapport : 4 ADNs ont été retrouvés.
ADN n°1 : d’après l’analyste, il s’agit de l’ADN de Liam Fitzpatrick. Rien d’étonnant, il a bu un coup avec Austin le soir de sa mort.
ADN n°2 : il s’agit d’un ADN féminin, il était sur une bouteille de bière. Certainement, la copine de Liam. Elle était avec eux vendredi soir.
ADN n°3 : il s’agit d’un ADN féminin présent sur une lampe, un foulard, un verre et il composait un cheveu trouvé sur le canapé. Là, encore, il me semblait logique de penser que cet ADN appartient à Marleen : elle aura frappé Austin avec la lampe jeudi soir quand elle a repoussé ses avances.
ADN n°4 : il est inexploitable, pourtant il présente des similitudes avec l’ADN n°3.
Ce détail m’offrait enfin une piste !
Je devais vérifier quelques points. Marleen m’aurait menti ? Je m’empressais de vérifier son emploi du temps du vendredi soir. Sunny me confirma l’alibi de son amie, elle était à New York. J’allais vérifier mon intuition au River Styx au sujet de l’ADN n°2. Chrissie confirma ma théorie.
Je pris le temps de me poser pour analyser mes données. Si l’ADN n°4 avait des ressemblances avec le n°3, il n’y avait pas 36 possibilités. Grâce à Sunny, je savais que Marleen était hors de cause ; donc, l’ADN n°4 appartenait soit aux parents de Marleen, soit à son frère. La plus probable de mes théories étant la seconde, je retournais discuter avec le frère de Marleen. Celui-ci me fournit un alibi sans ronchonner pour la nuit du meurtre. On m’a appris à recouper mes informations. J’ai donc demandé à Mac de vérifier l’alibi de Tom Cooper. Les informations récupérées par Mac me prouvèrent que Tom pouvait avoir le temps d’agir. De plus en plus intéressant, tu ne trouves pas ? Je t’entends d’ici, et le mobile, Veronica ? Le mobile ? Simple ! Il n’a pas apprécié qu’on prenne sa sœur pour une fille facile. Rappelle-toi comment tu as réagi avec le producteur qui frappait Trina ?
Certes, ce n’était que des intuitions. Mais je comptais bien aller confronter Tom Cooper. Ce dernier m’envoya sur les roses. Il me rappela que personne ne l’inculperait avec si peu de preuves. Cela suffit à me prouver que j’avais vu juste. Il avait tué Austin. J’ai sollicité Liam et Ratner pour m’aider à le coincer. Etrangement, c’est le Rat qui me donna mon meilleur élément. Il avait vu Tom Cooper au River Styx le soir de la mort d’Austin.
Tom Cooper avait le profil parfait : personne ne pouvait confirmer son alibi, il savait se battre, il avait suivi Austin la nuit de sa mort et surtout, il avait un mobile : Austin avait voulu forcer sa sœur.
Je suis retournée acculer mon suspect avec mes preuves indirectes : un ADN ayant des similitudes avec celui présent dans la blessure d’Austin ; il avait suivi la victime…
Sous le flot de mes paroles (tu sais que je peux être agaçante quand je parle trop), Tom a craqué et a avoué son crime.
Après son inculpation, j’ai appris que je faisais fausse route sur un point.
Tom ne savait pas qu’Austin avait voulu forcer sa sœur. Tom avait seulement entendu sa sœur pleurer le jeudi soir. Il avait mené son enquête et avait voulu savoir pourquoi Austin l’avait fait pleurer. Vendredi soir, Tom avait voulu expliquer à Austin qu’il n’était pas le compagnon idéal pour sa sœur. Leur discussion fut houleuse et Tom avait fini par mettre KO Austin. Ce dernier avait succombé à ses blessures.
Tom était plein de bonnes intentions. Et aujourd’hui, il va découvrir l’enfer carcéral.
Après cette affaire, je me dis que j’ai bien fait de poser de nouveau mes valises à Neptune. La ville tourne mal. Il va bien falloir plusieurs Mars pour que ça reparte…
En parlant de départ, quand rentres-tu ?
V
1er Essai en Anglais - Correction: Merci Soph :-)
If Veronica did get the message from Logan:
Veronica smiles and picks up her phone. She sees that she has a new voice mail message. She dials to get it.
LOGAN: [on phone] Ah! Veronica's voice mail!
She sinks down onto the arm of the chair to listen.
LOGAN: So, where are you, Veronica? Out digging through someone's trash, maybe? Interrogating one of your friends? Beating out a confession? You know, if you dig deep enough, you're gonna find that everyone's a sinner. Judge not, Veronica, et cetera, et cetera. All right, stay on message, Logan. Okay, honestly...it's encouraging that someone still has such high expectations of me.
He takes a deep, shuddering breath.
LOGAN: Veronica, I would give anything if I could take back that night in Aspen. I'm sorry it causes you so much pain. I'm sorry it happened. And I really love you, Veronica.
Keith, still brushing his teeth, looks out and notices as she bites her thumb and shakes her head.
KEITH: Something wrong, honey?
Veronica drops the phone and punches a button.
VERONICA: No.
Keith looks concerned and stares at her. She smiles.
VERONICA: Life’s a bitch. But you know it right?
KEITH: Did I miss something honey?
He disappears in the Bathroom and comes out cleaning his mouth one minute later.
VERONICA: I don’t know anymore.
KEITH: Can I help?
VERONICA: Unfortunately not.
She stands up, smiles once again to her Father and get out letting Keith alone.
As she walks to her car, she erases a few tears on her cheek and breathes deeply. She opens the door and throws the phone into it with rage. She closes the door and bends over to look for her phone. She stares at it like it has answers to the some mystical questions. Opens it again and dials the number of the voicemail.
Logan’s voice comes through once more, she listens, in silence.
LOGAN: So, where are you, Veronica? Out digging through someone's trash, maybe? Interrogating one of your friends? Beating out a confession? You know, if you dig deep enough, you're gonna find that everyone's a sinner. Judge not, Veronica, et cetera, et cetera. All right, stay on message, Logan. Okay, honestly...it's encouraging that someone still has such high expectations of me.
He takes a deep, shuddering breath.
LOGAN: Veronica, I would give anything if I could take back that night in Aspen. I'm sorry it causes you so much pain. I'm sorry it happened. And I really love you, Veronica.
She closes the phone and turns on the car. First she has to meet with someone. Logan can wait. She checks herself in the mirror and smiles.
Veronica voice over: A day like any other day in Veronica Mars ‘Life!
Hearts Campus – Neptune
X: How long is it gonna last this time Ronnie?
Veronica turns back to discover a pissed off Dick standing in front of her.
VERONICA: What is it this time Dick? What did I do today to make your day a living hell? Please tell me, because otherwise my day’s long enough without your constant blabla!
DICK: What’s the matter with you Veronica? What did he do this time to piss you off that way! Was it the words he used? Was it the way he talked to you?
She gives him an angry look.
VERONICA: What he did Dick? You should ask your Blondie Bitch with who he slept at Aspen last month. Maybe you’d feel the same way… Ask your roommate, he’ll give you some details!
She turns around and leaves Dick alone. He looks like someone has just slapped him in the face. The time he realizes what she just said, she is gone.
Neptune Grand Hotel – Logan & Dick’s Suite
The front door opens, Logan looks up from the couch. On the floor, some empty Whisky and Scotch bottles. The tv is on, but the sound is out.
DICK: Let me get this straight! You slept with Madison?
Logan sinks down in the couch again without an answer.
DICK: Dude you’re an ass!
LOGAN: I was drunk! What’s the matter, you sleep with everyone who has boobs.
DICK: So you’d feel the same way if I slept with Ronnie? Coz’ she comes and goes so much that I even don’t know any more if you two are a couple or just a drama show! You screw up Dude!
He walks away and slaps his door behind him. Logan closes his eyes. His hand catches the phone and as he reach the reception he open his mouth:
LOGAN: Hey Calen, I think I’m out of Irish Blend!
Parker & Mac’s Room – Hearst College
Veronica knocks at the door praying to find Mac. Parker opens the door and grins.
PARKER: So, so Dear Veronica! What is it gonna be today?
VERONICA: I’m looking for Mac.
PARKER: You’re always looking for her… Oh, no! Except when you’re looking to find me in an awkward position?
VERONICA: Parker? Mac!
PARKER: She’s here. I’m heading out! Mac your friend is here!
Parker takes her coat and walks away without a word for Veronica.
VERONICA: She’s not getting over this…
MAC: You know she’s…
She frowns, trying to find the right word.
MAC: … Parker!
VERONICA: How are you?
MAC: Hum better than you I think!
VERONICA: What? Is it written on my face?
MAC: What’s wrong?
VERONICA: Oh I woke up in a world where Respect, Love and Trust just vanished!
MAC: Hum… Let me get that straight! You realized that Love sucks?
VERONICA: You’re a genius!
MAC: Yeah I know!
VERONICA: Come on, let’s get some coffee before I get mad!
MAC: Oh I thought it was standard with you!
VERONICA: Did you eat something wrong this morning?
Both laugh and head out to the cafeteria.
A few days later – Hearst College – Yard
Veronica and Mac are sitting on a bench and enjoying the sun in silence. When suddenly, someone stops in front of them.
X: Question: Has someone seen Logan?
MAC: This could come from Dick!
VERONICA: Please! Wallace why do YOU care?
WALLACE: Not that I care, but our teacher told me he should come back to school or he will be dismissed from the class! So I figured…
VERONICA: Nope…
MAC: Did you ask Dick?
WALLACE: Yeah well… I tried but if I understand it correctly he doesn't want to speak with him… Any idea of what happened?
MAC: Strange…
Veronica take a look at her watch without saying a word.
MAC: Do you know something we don’t?
VERONICA: I know a lot of things…
WALLACE: ‘Bout Dick and Logan? I haven’t seen him around since… Since you dumped him!
VERONICA: I might have told Dick that Logan slept with Madison. Great yet I’m gonna have to throw up… Again!
MAC: Hard!
VERONICA: Did you just said hard? Are we still talking about Logan and Dick?
WALLACE: Yeah, I suppose I should ask someone else then.
VERONICA: Ok, ok. I’m gonna tell him! I have still the key from his suite I have to give it back to him.
She takes her bag, takes a look at her friends and smiles.
VERONICA: It’s ok, I’m gonna survive! Like every time!
Neptune Grand Hotel – Logan & Dick’s Suite
As the lift’s door opens she first don’t move. Too much feelings. Logan, the Neptune Grand, the fights, all the memories… She closes her eyes and shakes her head. She has to get through this.
Veronica voice over: So get to the point V! Give back the key, tell him for the class and run out!
She walks slowly to the Suite’s door and takes a deep breath. She knocks. No answer. Knocks again. No one seems to be alive. She stares at the card in her hand and take another deep breath. With a shaking hand, she inserts the card in the door and opens it. She’s first surprised by the smell of alcohol which emanates from the room. Not sure of what she’s going to find, she walks in. The floor is covered with empty bottles and hasn’t be cleaned for several days. As she looks up, Logan just comes out from the bathroom, with only a towel around his hips. He looks at her with a light smile.
VERONICA: Things never change!
Logan closes his eyes and sighs.
LOGAN: What can I do for you Ronnie?
She swallows and tries to keep calm.
VERONICA: I wanted to give you this back! And…
She tightens her arms with the card and opens her mouth again to finish her phrase. But Logan makes a step toward her.
LOGAN: Don’t want it back.
VERONICA: Am I supposed to what… keep it forever? Just like a trophy or something?
LOGAN: Do what you want but I don’t want it back, ok. There’s no one who needs it.
She sighs, put the card in her jacket and turns around.
LOGAN: You came over for this?
He sinks on the back of the couch and stares at her with a sparkling look.
VERONICA: Actually Wallace send me over to tell you that you should go back to school or you’re gonna flank out!
LOGAN: Don’t care!
VERONICA: What is going on with you?
LOGAN: You ask me?
They stare at each other for a while without a word. Veronica can’t deny the feelings she has. They are still there, burning and hurting her. Her heart beat is going faster and faster. She is too weak to fight yet. It is too soon. And Logan sees it. He knows her, more than she wants to.
LOGAN: Get my message?
VERONICA: Yeah.
LOGAN: Are we going to fight?
Silence.
LOGAN: Talk? Ignore everything?
VERONICA: What did you expect from me Logan?
LOGAN: I guess we’re gonna fight! So let’s go…
VERONICA: It’s not a game Logan. Why is everything just such a joke to you!
LOGAN: You’re talking about jokes! Funny! You think I find the situation amusing. You really thing I’m good with that V? Look around you? Really?
VERONICA: That doesn’t prove anything.
LOGAN: I love you Ronnie! That proves something to me! I messed up, I’m sorry but I can’t change it.
VERONICA: You cannot erase what happened Logan. You just act like always and you don’t think about the consequences.
LOGAN: God dammed! Veronica! I told you I was Sorry. I told you I Loved you! I messed up Veronica, we had broken up, I was a mess, I was drunk and I don’t remember anything.
VERONICA: You wish to? Coz’ I’ve got a million of pictures in my mind I would like to get read of!
LOGAN: I don’t! She’s not important to me, you are!
VERONICA: Too bad.
LOGAN: You know what V? I apologized about a million time to you. I told you I loved you. And you know what hurts the most… You never said you did…
He turns around without a look and get back in his room. She just stays there without a word. Some tears run over her cheeks, she doesn’t even try to retain them.
Veronica voice over: Well done V! You just forget the running out part! So move!
She walks out the room, shivers, closes her jacket and put her hands in her pocket. Once she is in thelift she turns around. He’s there. Just a few feets away from her. Staring at her as if it’s the last time he sees her. She can’t look away. It’s like this moment would last forever, but at the moment she wants to say something, the doors closes in front of her.
Défi WW de Kyubi - Merci Alex pour la correction
Allongé sur le dos, la tête calée contre l’un des oreillers, il l’observait avec attention. Assise au bout du lit, la jeune femme léchait le reste de chocolat qu’il lui restait sur le bout du doigt. La vision était réelle pourtant il ne pouvait s’empêcher d’en rêver, encore et encore. Cent quatre-vingt jours. Cent-quatre-vingt nuits sans elle et le monde ne tournait plus très rond. Il était rentréhier soir et la réalité l’avait frappéde plein fouet. Son cœur ne l’avait jamais quittée. Pas une seule seconde. Elle glissa sa main sur son épaule pour remettre ses cheveux en place et sourit àla vue de ce regard posésur elle.
- Tu rêves ?
- Un rêve éveilléoui.
- C’est la nuit d’amour qui t’a fait cet effet-là?
- Même gravir les montagnes de l’Himalaya ne me ferait pas cet effet-là.
Elle se pencha vers lui un sourire coquin aux lèvres. A quelques centimètres de son visage, elle ferma les yeux savourant le parfum de cet homme qui lui avait tant manqué. Les cent quatre-vingt dernières nuits avaient étéplus longues les unes que les autres. Les sorties avec Mac et Wallace, les soirées Chili Con Carne hebdomadaires avec son père n’y avaient rien changé. Le vide était palpable, glacial et l’absence était terrible. Bien sûr elle s’était occupée, enchainant les affaires les unes après les autres. Occuper son esprit pour que son cœur ne saigne pas. Son père lui avait demandéde ralentir avant de se brûler les ailes. Mais lorsqu’il lui avait demandépourquoi elle ne dormait pas, il avait compris àson regard que quelque chose manquait àson équilibre. Alors il n’avait pas jugé, juste surveillé. Comme on surveille le lait sur le feu, l’enfant malade qui tente de trouver le sommeil. Elle avait souffert de cette absence. Plus qu’elle ne l’aurait imaginé. Plus qu’elle n’oserait jamais l’admettre. Elle l’avait retrouvéet se séparer lui avait briséle cœur. Elle posa doucement ses lèvres brûlantes sur celle du jeune homme avant de s’installer àcalifourchon sur lui.
- Tu m’as manquéaussi, Pilote !
- Serait-ce une déclaration Mars ?
VERONICA –Je ne sais pas…tu m’auras peut être àl’usure, Echolls.
Logan sourit, un air malicieux sur le visage. Il passa doucement ses doigts sur le visage de la jeune femme, glissant le long de son œil, ramenant une mèche derrière son oreille, pour finir sa course sur ses lèvres rosées. Elle frémit àcette caresse. Il sourit voyant l’effet qu’il pouvait avoir sur elle. Il posa son front sur celui de Veronica et souffla.
LOGAN –Il aura fallu tout ce temps…
VERONICA –Pour arriver làoùon a commencé.
LOGAN –V…
VERONICA –J’étais jeune. Et toi…
LOGAN –Aussi, je sais. Mais je ne t’attendais plus…
VERONICA –Je sais mais moi…
Elle s’interrompit. Il fronça les sourcils.
LOGAN –Tu as penséàmoi ?
Elle soupira avec un petit sourire, s’installant àses côtés dans le lit. Elle replia une jambe sous ses fesses et ramena l’autre vers elle. Il se tourna vers elle, s’appuyant sur son coude dévoilant un peu plus de son torse musclé. D’un regard, il l’encouragea àcontinuer.
VERONICA –Ce serait mentir de te dire que non ! Toi non ?
LOGAN –V. Tu me connais ! Une chevelure de rêve, un corps à damner tous les saints. Comment voudrais- tu que …
VERONICA –Stop ! Chuchota-t-elle en posant son doigt sur la bouche de Logan avec un sourire.
LOGAN –Continue.
VERONICA –Je n’ai pas fini mon stage au F.B.I. ! Lança-t-elle de but en blanc.
Logan haussa les sourcils surpris et interloqué.
LOGAN –Et pourquoi tu me dis ça…
VERONICA –Parce que c’est comme ça que tout a commencé.
Logan l’observa curieux et soudain très intéressé. Allait-elle pour une fois lui dévoiler les sentiments qu’elle garde scellés au fond d’elle. Ces cent-quatre-vingt jours d’absence lui auraient -ils ouvert les yeux et fait sauter le couvercle de la boite de pandore ?
VERONICA –Moi et l’autorité…Commença-t-elle.
LOGAN –C’est pour ça que tu es partie pour Stanford àton retour ?
VERONICA –J’ai refait une demande de bourse qui a étéacceptée et j’ai fait une demande de prêt pour financer le reste. Je n’étais pas encore revenue du F.B.I que j’étais déjààStanford dans ma tête.
LOGAN –Mais pourquoi avocat ? Tu déteste tous ces types !
VERONICA –Oui mais c’est la seule façon de faire tomber tous ceux qui ont fait quelque chose d’illégal. Et tu connais mon nez, il repère les coupables àdes kilomètres àla ronde. C’était un emploi facile, àma portée, et surtout ça me permettait de rembourser mes prêts universitaires.
Logan se redressa un peu, plongea son regard dans les yeux de Veronica, ouvrit la bouche et hésita.
VERONICA –Oui ? Le devança-t-elle.
LOGAN –Quand tu as quittéNeptune pour Stanford est ce que c’était pour rejoindre…
Veronica se mit àrire. Elle se calma et regarda Logan avec une certaine tendresse.
VERONICA –Tu me crois vraiment capable d’oublier mes rêves pour suivre un homme ?
LOGAN –Je ne sais pas comment je dois le prendre. Demanda-t-il en haussant les sourcils.
Remarquant que sa phrase pouvait porter àconfusion elle reformula.
VERONICA –A l’époque !
Logan sourit et secoua la tête pour confirmer ses pensées.
VERONICA –Piz et moi, on ne s’est plus adressés la parole après l’incident àla cafétéria. Ni lui, ni moi n’étions capable de définir ce moment. Et je crois que c’était mieux ainsi. On s’est quittés quelques jours plus tard.
LOGAN –Mais alors…
VERONICA –Je suis tombée sur lui par hasard lors d’une soirée oùl’on fêtait nos derniers diplômes en date. J’étais sortie avec quelques personnes de ma promo pour fêter ça dans un grand bar et on s’est croisés là-bas quelques mois avant ma titularisation. On s’est revus quelques fois et ça m’a paru…simple.
Elle avait du mal àchoisir ses mots. Il y a quelques minutes, elle était en totale osmose avec Logan. Ils venaient de faire l’amour, de dormir dans les bras l’un de l’autre, de savourer chaque parcelle de leurs corps et voilàle passéqui refaisait surface. Logan la détailla du regard, comprenant qu’elle commençait àréfléchir ànouveau.
LOGAN –Piz est un idiot !
VERONICA –Logan ! On est plus au lycée.
LOGAN –J’aurais tuépour te récupérer Veronica. J’ai passécent-quatre-vingts jours en mer àpenser àtoi. A ne penser àrien d’autre qu’àtes yeux et si tu m’attendrais jusqu'àaujourd’hui.
VERONICA –Je crois que mon accueil d’hier soir n’a pas étéassez clair !
LOGAN –Ton accueil a étéon ne peut plus clair. Répondit-il du tac au tac.
Il plongea ses yeux dans ceux de la jeune femme. Elle remarqua une certaine inquiétude, tristesse dans ce regard. Elle fronça les sourcils avec un petit sourire tentant de savoir ce qui le tracassait. Il se lança, hésitant.
LOGAN –Et si ce jour-là, Piz n’avait pas rompu avec toi.
Veronica se mordit les lèvres. Le moment était là. Cette occasion, elle l’avait déjàratée lorsqu’il était reparti en mer il y a six mois, cette fois elle était sûre d’elle. Cette fois, elle ne le laisserait plus filer.
VERONICA –Piz a rompu avec moi le jour oùil m’a laisséfiler àNeptune seule pour t’aider.
Logan se redressa et l’observa attentivement. Quelque chose dans son attitude venait de changer.
VERONICA –Le fait qu’il m’ait libérée d’un poids ce jour-làau téléphone n’y a rien changé. Si ce soir-làj’ai sautédans tes bras ce n’est pas parce que j’étais en pleine détresse. Pas non plus parce que tu venais de sauver mon père d’une mort certaine. Mais parce que je t’aime Echolls. Et ça je l’ai su le jour oùj’ai mis les pieds dans ce maudit aéroport. Et j’ai eu six mois pour me rendre compte que c’est ce que j’aurais dûte dire le jour oùtu as franchi cette même porte ce matin-làavant ton départ. Je t’attends depuis longtemps Logan. Je n’ai simplement jamais eu la force de l’admettre.
Logan resta sans voix un moment, ému. Ces mots il les avaient attendus depuis des années. Il aurait voulu cent fois qu’elle le retienne.
LOGAN –Il aura fallu tout ce temps...
VERONICA –Pour arriver làoùon a commencé. Dit-elle avec un sourire.
Il l’attrapa doucement et ses lèvres attrapèrent celle de la jeune femme. Ils se serrèrent l’un contre l’autre et s’enlacèrent passionnément. Il s’écarta un instant d’elle et souffla.
LOGAN –Dans la prochaine vie essaie de faire plus vite.
VERONICA –Promis. Répondit-elle avant de l’embrasser ànouveau.
Défi WW donné par Alexian.
23 décembre 2014.
C'est un peu comme si je me retrouvais enfermée dans un univers parallèle…
T'écrire une lettre alors que je sais très bien que tu n'existes pas.
Tu ne me répondras pas, ne m'apporteras pas ce que je veux et c'est peut-être mieux comme ça.
Après tout...
N'as tu jamais connu la chaleur de l'amour? L'ardeur du désir? La cruauté de la distance?
J'ai bousculé mes freins et ranger mes peurs pour me donner à lui.
C'est plus fort que tout tu sais… quand on s'aime. On lutte, on lutte et au final on baisse les bras et on se laisse porter par cette sensation enrobante.
J'ai aimé le retrouver et tacler cette distance que la vie avait creusée entre nous. J'ai aimé retrouver son regard sur moi, brûlant du même désir qu'au temps de notre "il était une fois".
J'ai aimé sentir son souffle près de moi qui n'osait pas franchir les barrières que nous avions inconsciemment fixées.
Et puis… j'ai aimé me laisser aller.
Amoureusement.
Passionnément.
Follement.
Oui j'ai aimé.
Et j'aime. Je l'aime.
Mais tu le sais, toi qui chaque 24 décembre redonne aux rêves de chaque enfant son sens, tu le sais.
La vie ne fait jamais de cadeau, et lorsqu'elle donne, elle reprend.
Pourquoi? Pourquoi briser mes propres barrières, mes propres remparts, pourquoi me donner à cet amour si c'est pour quelle le reprenne?
Ca me dévore, de l'intérieur, comme un spasme qui enfle jusqu'à m'en étouffer.
J'entends au dehors une chorale d'enfants qui entame "christmas is all around" et je ne peux m'empêcher de ressentir cette profonde solitude.
Il n'est pas là.
Je veux qu'il revienne. C'est si long. Si long.
Il n'est pas là.
Rend le moi.
S'il te plait, fait que cette foutue marine lui laisse la permission de passer quelques instants avec moi.
Noël sans amour perd toute sa magie.
Et je ne voudrais surtout pas ne plus croire en la magie de Noël.
Veronica
Réponse à mon WW
10 décembre 2014,
Cher père Noël,
Je sais que tu reçois plein de SMS, d’e-mails… Mais moi, je n’ai que mon papier et un timbre pour t’écrire. J’espère que tu auras mon courrier à temps et qu’il ne se perdra pas sous les longues listes de cadeaux de mes camarades des quartiers huppés… Une petite lettre, ça se perd vite… Je m’appelle Valentina Navarro. Je vis avec ma maman mais sans mon papa depuis quelques mois dans le quartier mexicain de Neptune. Nous avons une petite maison que maman a réussi à garder malgré le départ forcé de papa. Je ne sais pas comment elle fait maman. Elle est si forte. Elle prend soin de moi, des anciens du quartier, elle travaille, elle va voir papa. Elle n’a pas une minute à elle. Alors la seule chose que je peux faire pour l’aider c’est me comporter comme une petite fille modèle pour pas qu’on ait plus d’ennuis. J’ai été une bonne petite fille toute l’année à l’école, à la chorale, à la maison et dans le quartier. Casser la vaisselle parce qu’on est en colère, ça ne compte pas, Père Noël ? Et puis, j’avais une bonne raison d’être fâchée, tu ne crois pas ? On m’a toujours dit que mentir c’était mal mais j’ai l’impression que quand ce sont les adultes, c’est moins grave…
J’ai fini le trimestre première de ma classe et je n’ai jamais été punie. Je n’ai même pas tiré les cheveux de Madison quand elle a embêté ma copine Marisol alors qu’elle l’aurait bien méritée cette peste. Je n’ai pas frappé Ryan quand il a dit devant toute la classe que la fille du taulard chantait « Silent Night » comme une vache mexicaine… Tu vois, Père Noël, j’ai été très très gentille, un vrai petit ange.
Père Noël, puisque tout est possible le 25 décembre, puisque cette nuit-là, tous nos vœux sont exaucés… J’aimerais que tu fasses sortir mon papa de sa prison. Ce serait le plus beau cadeau du monde ! Tu le sais toi qu’il n’a rien fait, que ce n’est pas lui qui a tiré sur cette dame…
S’il te plait, Père Noël, ramène-moi mon papa à la maison pour Noël.
Je t’embrasse fort.
Valentina.
Voici ma réaction à la fin alternative (imaginée par Marion) de Mise au placard.
Pour mémoire, Mise au placard, c'est par là : https://veronica-mars.hypnoweb.net/fanfics.39.459/view=123
et la fin alternative de Marion c'est par là :https://veronica-mars.hypnoweb.net/fanfics.39.459/view=78&ndeb=260&npp=10#photos
Bonne lecture
***
- Si quelqu’un a une objection à faire, c’est maintenant…
Le silence était total dans le petit groupe d’amis. Veronica sourit à son futur époux avec un éclat radieux dans les yeux. Ryan lui rendit son sourire et plongea son regard dans le sien. Ca y était, il avait réussi. Dans quelques secondes ils seraient mariés. Le Castle, Sorokin, Scello, tout ne serait plus qu’un mauvais souvenir. Pour une fois, il n’y avait plus qu’eux qui comptaient. Il voulut faire un pas vers Veronica lorsqu’une voix brisa ce silence. Le cœur de Ryan se serra.
- Je suis désolé. Je ne peux pas…
La voix de Scello claqua dans la pièce comme un fouet sur la croupe d’un équidé. Veronica déglutit, Ryan serra les poings. Scello lança un dernier regard désolé à Veronica, et, sans un mot pour qui que ce soit, il sortit. La porte claqua derrière lui laissant tout le monde abasourdi.
DICK – Je vais le tuer ! J’avais dit qu’il était dangereux !
RYAN – A quoi il joue là ?
MAC – On peut, peut-être, finir sans lui après tout ?
LE MAIRE – C’est à vous de décider. Vous pouvez continuer sans témoin.
DICK – Je serais son témoin, dit-il avec autorité en s’avança vers Ryan.
Veronica n’avait pas bougé. Elle avait le souffle coupé, les yeux rivés sur la porte qui s’était refermée sur Lohan. Elle ressentait un grand vide. Comme une sensation de déjà-vu. Lorsque la porte avait claqué, son cœur avait fait un saut en parachute. Le sang cognait si fort dans ses tempes qu’elle n’entendait pas un mot de ce que ses amis disaient.
- Veronica !
Dans sa tête, les images de Lohan et de leur relation se bousculaient. Sur cette plage, lorsque ses lèvres avaient failli effleurer celles de Lohan, elle n’avait pas fait le lien avec Logan. Elle avait été attirée par cet inconnu avant de se rendre compte qu’il lui ressemblait. Tout le monde l’avait mise en garde contre lui. Pourtant cette sensation de chaleur qu’il lui avait procurée le jour où il l’avait embrassé avant de lui tirer une balle était unique. Intense comme… Comme lorsqu’elle était dans les bras de Logan.
- Veronica !
Elle n’écoutait plus rien, elle devait savoir. Elle s’adressa au maire.
- On peut reporter de quelques minutes ?
Elle lâcha les mains de Ryan, jeta un regard désolé à Dick qui comprit instantanément.
DICK – Je vais le tuer !
Veronica s’élança à la suite de Lohan sous le regard ahuri du maire. Mac ferma les yeux espérant se réveiller d’un mauvais rêve. Ryan restait accroché à un mot : reporter. Tout n’était pas perdu.
Devant la mairie, V attrapa le pan de sa robe et dévala les escaliers en talons aiguilles. Elle râla en arrivant au bas des marches. Retira les escarpins cherchant Lohan des yeux. Au loin sur la plage elle l’aperçut. Elle reconnut immédiatement sa silhouette dans ce costume couleur sable. Elle traversa la rue en courant pieds nus. Elle ne prit pas le temps de regarder les voitures ni même de se retourner lorsque Dick lui criait après du haut des marches.
VERONICA – Lohan !, cria-t-elle.
Lohan se retourna les yeux rougit de chagrin. Lorsqu’il aperçut la petite blonde dans sa robe blanc ambré, ses escarpins à la main, courir vers lui, il sourit, désemparé. Il avait tout prévu, mais pas ça.
LOHAN – Veronica ?
VERONICA – Lohan !, s’exclama-t-elle en s’arrêtant devant lui avec un sourire sur les lèvres.
LOHAN – Que fais-tu là ?
VERONICA – Je viens te libérer.
Il ne lui répondit pas d’autant que Dick venait d’arriver. Il semblait être prêt à le tuer de ses mains.
VERONICA – Je suis désolée mais je pensais que tu avais compris… Je ne suis pas faite pour toi… Tu as croisé ma route lors d’un moment de faiblesse. Tu me rappelais un bon souvenir… J’ai succombé… Qui n’aime pas se vautrer dans la tiédeur d’un souvenir agréable…
LOHAN – Tu as planté Ryan, juste pour me dire ça ?
Dick s’avança poing en avançant, bon sang qu’est-ce qu’il avait envie de le cogner, de lui faire ravaler sa belle assurance… Veronica le retint d’un simple geste de la main gauche.
VERONICA – Pas seulement… Je suis venue m’excuser aussi… Sorokin pensait t’utiliser pour m’atteindre. Il pensait se servir de l’un pour blesser l’autre… Et bien, il n’a échoué qu’à moitié. C’est toi qu’il a blessé.
Veronica s’avança, caressa la joue de Lohan.
VERONICA – Regarde toi, tu frémis rien que sous mes doigts… alors que l’on se connait si peu…
LOHAN – Je te connais ! Je sais ce que je ressens…
VERONICA – Non. Tu me connais à travers les casseroles que je traine, les récits de Sorokin… A ce propos, comment tu as croisé sa route ?
LOHAN – Heu…
Il était encore sous le choc. Il avait cru un instant qu’il avait gagné la partie mais plus il l’écoutait parler plus l’espoir s’amenuisait.
VERONICA – Comment, Lohan ? s’impatienta-t-elle.
LOHAN – Il est venu me chercher après mon renvoi de l’armée… J’étais dans un sale état à l’époque. Enlève-moi 15 kilos et tu as le tableau…
Veronica l’incita à poursuivre.
LOHAN – Sorokin m’a recruté pour son bureau fédéral. Il a payé tous mes soins médicaux. Il a pris soin de moi. Il m’a initié au surf, m’a offert un nouveau train de vie.
DICK – Il t’a façonné à l’image de Logan. Tu n’es ni plus ni moins que l’arme de Sorokin a créé pour abattre Veronica.
LOHAN – C’est ce que tu crois, toi aussi ? Que je suis là que pour te détruire ? Que je ne suis qu’une pâle copie de Logan ? Que ce ne sont pas mes sentiments qui parlent quand je te dis que je …
VERONICA – Arrête, Lohan… Tu vas te faire du mal pour rien…
LOHAN – Je crois que c’est déjà fait…
Sur ces paroles, Lohan quitta la plage. Veronica eut un pincement au cœur. Elle n’était pas amoureuse de Lohan, elle n’était jamais sortie avec lui pourtant elle avait l’impression de l’avoir largué. Elle soupira de soulagement.
VERONICA : Comment tu dis déjà ? Ouvre la plaie, vide le pus et suture.
DICK – Parfaitement.
VERONICA – Tu crois qu’il s’en sortira ?
DICK – Le Docteur Steele est là pour ça.
Sur ces mots, Dick offrit son bras à Veronica. Au bas des marches de la mairie, elle remit ses chaussures, épousseta sa robe. Dick la précéda.
Elle était partie depuis 15 minutes. Ryan se refusait à quitter la salle. Elle avait demandé un report, pas une annulation. Et Veronica tenait toujours ses promesses. Son cœur fit une embardée quand la porte s’ouvrit. Son excitation retomba comme un soufflet quand il reconnut Dick. Son costume était propre et net. Ryan le regretta, il avait espéré que Dick avait mis ses menaces à exécution. Ryan allait descendre de l’estrade pour l’interroger quand la porte s’ouvrit à nouveau.
Elle était là.
VERONICA – Tu ne bouges pas Barrows ! Tu es en état d’arrestation ! Tu vas prendre perpétuité avec moi !
Et Veronica courut se jeter dans les bras de Ryan.
Et si Veronica avait eu le message de Logan dans la saison 3: (version FR)
Veronica sourit et attrape son téléphone. Elle s’aperçoit qu’elle a un nouveau message. Elle compose le numéro de la messagerie.
LOGAN: [au téléphone] Ah ! La messagerie de Veronica !
Elle s’appuie sur le rebord d’une des chaises du salon pour écouter.
LOGAN: [au téléphone] Hu ! Alors où es-tu Veronica? Encore en train de fouiller les poubelles de quelqu’un? Interroger un de tes amis et de lui extorquer des aveux ? Tu sais, si tu creuses assez profond tu découvriras que chaque individu est un pêcheur. Ne juge pas Veronica. Et cætera, et cætera… Et toi Logan termine ton message! Tu sais honnêtement … Je trouve ça encourageant que quelqu’un puisse encore fonder des espoirs si grand en moi.
Il prend une grande inspiration. Puis le silence. Enfin sa voix retentit à nouveau.
LOGAN : [au téléphone] Veronica, je ferais n’importe quoi pour pouvoir effacer cette nuit à Aspen. Je regrette de t’avoir fait autant de peine. Je regrette que ce soit arrivé. Et je t’aime vraiment Veronica.
Keith, toujours en train de se brosser les dents, jette un regard à sa fille et remarque son désarroi et qu’elle secoue la tête.
KEITH : Tout va bien chérie ?
Veronica referme le téléphone et le remet dans son sac.
VERONICA: Non.
Keith la regarde inquiet. Elle lui sourit.
VERONICA: La vie est une salope. Mais ça tu le savais déjà non ?
KEITH: Est-ce que j’ai raté quelque chose chérie?
Il disparait dans la salle de bain quelque temps et ressort dans la foulée avec la bouche propre.
VERONICA: J’en sais trop rien.
KEITH: Est-ce que je peux faire quelque chose ?
VERONICA: Pas vraiment non.
Elle se redresse, jette un regard a son père et lui sourire encore une fois. Sans un mot elle se dirige vers la sortie laissant Keith seul et soucieux.
Alors qu’elle se dirige vers sa voiture, elle essuie les quelques larmes qui coulent le long de ses joues. Elle prend une profonde inspiration. Elle ouvre la porte de sa voiture et y jette le téléphone avec une certaine rage. Elle s’installe, referme la portière sur elle et se penche pour attraper son téléphone. Elle le regarde fixement comme si l’appareil avait les réponses à ses questions. Elle le rallume, compose le numéro de la boite vocale à nouveau.
La voix de Logan retentit à nouveau. Elle écoute en silence.
LOGAN: Ha ! La messagerie de Veronica ! Alors où es-tu Veronica? Encore en train de fouiller les poubelles de quelqu’un? Interroger un de tes amis et de lui extorquer des aveux ? Tu sais, si tu creuses assez profond tu découvriras que chaque individu est un pêcheur. Ne juge pas Veronica. Et cætera, et cætera… Et toi Logan termine ton message! Tu sais honnêtement … Je trouve ça encourageant que quelqu’un puisse encore fonder des espoirs si grand en moi.
Silence, Logan reprend une grande inspiration. Elle remarque le tremblement dans sa voix.
LOGAN: Veronica, je ferais n’importe quoi pour pouvoir effacer cette nuit à Aspen. Je regrette de t’avoir fait autant de peine. Je regrette que ce soit arrivé. Et je t’aime vraiment Veronica.
Elle referme le téléphone et allume le moteur de la voiture. D’abord il faut qu’elle aille voir quelqu’un. Logan peut attendre. Elle jette un œil dans le rétroviseur et sourit.
Veronica voix off: Un jour comme les autres dans la vie de Veronica Mars!
Campus de Hearst – Neptune
X: Combien de temps ça va durer ce coup-ci Veronica?
Veronica se retourne pour découvrir un Dick passablement énervé le détaillant de haut en bas.
VERONICA - Qu’est-ce qu’il y a Dick? Qu’est-ce que j’ai fait aujourd’hui pour faire de ta journée un enfer Dick ? S’il te plait, dis le moi parce que sérieusement j’ai autre chose à faire qu’écouter ton blabla constant.
DICK - C’est quoi ton problème Veronica? Qu’est-ce qu’il a fait ce coup-ci pour te rendre furax à ce point? Quels sont les mots qui t’ont déplu? Ou c’était juste la façon qu’il avait de te parler?
Elle lui jette un regard noir.
VERONICA - Qu’est-ce qu’il a fait? Tu devrais demander à ta pétasse blonde qui a couché avec lui à Aspen le mois dernier. Peut-être qu’après ça tu te sentiras pareil … Demande à ton coloc, il te donnera des détails !
Elle tourne les talons la gorge nouée laissant Dick seul. Dick était resté planté là, comme si quelqu’un venait de lui coller une grosse baffe. Le temps qu’il réalise l’ampleur de ses mots, elle était partie.
Neptune Grand Hôtel – Suite de Logan & Dick
La porte de la suite s’ouvre, Logan jette un œil par-dessus le canapé. Sur le sol, plusieurs bouteilles de Whisky et de Scotch vides. La télé était allumée et le son éteint.
DICK - Je vais faire vite! Tu as couché avec Madison ?
Logan se laisse retomber dans le canapé sans répondre.
DICK - Mec t’es un connard!
LOGAN - J’étais saoul ! Toute façon c’est quoi le souci, tu couches avec tout ce qui a des seins!
DICK - Ok. Alors tu dirais la même chose si j’avais couché avec Veronica? Parce qu’elle vient et elle part tellement souvent que je sais même plus si vous êtes un couple ou juste un drama-show ! T’as merdé vieux !
Dick s’en va en claquant la porte derrière lui. Logan ferme les yeux. Il attrape le téléphone et appelle la réception. Lorsque quelqu’un décroche :
LOGAN - Hey Calen, je crois que j’ai plus de Whisky!
Chambre de Parker & Mac – Hearst College
Veronica toque à la porte de la chambre de Mac. Parker ouvre la porte et grimace.
PARKER - Alors, alors ma chère Veronica! Qu’est-ce que tu veux aujourd’hui ?!
VERONICA - Je cherche Mac.
PARKER - Tu cherches toujours Mac… Oh non attends ! Sauf quand tu penses me trouver en bonne compagnie alors que je suis en train de me faire violer !
VERONICA - Parker? Mac!
PARKER - Elle est là ! Je m’en vais. Mac ton amie est là!
Parker prend sa veste et s’en va sans un mot pour Veronica.
VERONICA - Elle ne va jamais passer à autre chose ?
MAC - Tu sais bien. C’est…
Elle fronce les sourcils tentant de trouver le mot juste.
MAC - … Parker!
VERONICA - Comment tu vas?
MAC - Hum, mieux que toi je pense!
VERONICA - Quoi? Ça se voit à ce point?
MAC - Qu’est ce qui ne va pas?
VERONICA - Oh rien je me suis juste réveillée dans un monde sans respect, sans amour et où la confiance avait disparu !
MAC - Hum… Attends, laisse-moi deviner! Tu as compris que l’amour ça craint?
VERONICA - Tu es un génie!
MAC - Oui je sais!
VERONICA - Allez viens, on va se chercher un peu de café avant que je devienne totalement folle !
MAC - Ah pourtant je pensais que c’était normal chez toi !
VERONICA - Est-ce que tu as pris quelque chose ce matin?
Elles se mirent à rire en se dirigeant vers la cafeteria.
Quelques jours plus tard – Hearst College – Cours
Veronica et Mac sont installées sur un banc et profitent du soleil en silence. Soudain, quelqu’un s’arrête devant elles et leur fait de l’ombre.
X: est-ce que quelqu’un a vu Logan?
MAC - Ça aurait pu être Dick!
VERONICA - S’il te plait! Wallace! Pourquoi est-ce que TOI ça t’intéresse?
WALLACE - Pas que je sois inquiet, mais notre prof m’a dit que je devais lui dire que s’il ne remettait plus les pieds en cours il serait viré! Donc j’ai pensé…
VERONICA - Non…
MAC - Tu as demandé à Dick?
WALLACE - Heu oui… J’ai essayé. Etrangement, si j’ai tout compris il ne lui parle plus vraiment ces temps ci… Vous ne sauriez pas pourquoi ?
MAC - Etrange…
Veronica regarde sa montre sans dire un mot.
MAC - Est-ce que tu saurais quelque chose qu’on ignore?
VERONICA - Je sais plein de trucs…
WALLACE - A propos de Dick et Logan? Je ne l’ai plus revu depuis… Depuis que tu l’as plaqué. Encore!
VERONICA - J’ai peut-être dit à Dick que Logan avait couché avec Madison. Super! Maintenant j’ai de nouveau envie de vomir!
MAC - Dur!
VERONICA - Est-ce que tu viens de dire “dur”? On parle toujours de Logan et Dick non ?
WALLACE - Oui, bon je suppose que je vais devoir demander quelqu’un d’autre.
VERONICA - Ok, ok. Je vais le lui dire! Je dois lui rendre la clé de sa suite d’une façon ou d’une autre.
Elle attrape son sac, jette un œil à Wallace et Mac puis sourit.
VERONICA - Tout va bien! Je vais survivre! Comme chaque fois!
Neptune Grand Hôtel – Suite de Logan & Dick
Alors que la porte de l’ascenseur s’ouvre sur l’étage elle reste là, comme figée. Trop de sentiments. Logan, le Neptune Grand, les disputes, tous les souvenirs… Elle ferme les yeux et secoue la tête. Il fallait qu’elle le fasse.
Veronica voix off: Alors tu vas direct à l’essentiel V! Tu lui donnes la clé, tu lui dis pour son cours et tu sors en courant !
Elle s’avance doucement vers la porte de la suite et prend une profonde inspiration. Elle toque. Pas de réponse. Elle toque encore. Personne. Elle regarde la carte dans ses mains et respire profondément. La main tremblante, elle insère la carte dans la porte et l’ouvre. Elle se fait surprendre par l’odeur d’alcool qui émane de la chambre. Pas vraiment sûre de ce qu’elle va y trouver elle décide de faire un pas en avant. Puis deux. Le sol est jonché de bouteille d’alcool vide et la pièce n’a visiblement pas été nettoyée depuis plusieurs jours. Alors qu’elle lève les yeux, Logan sort de la salle de bain avec pour seule vêtement une serviette de bain nouée autour de sa taille. Il la regarde et sourit.
VERONICA - Les choses ne changent pas!
Logan ferme les yeux et soupire.
LOGAN - Qu’est-ce que je peux faire pour toi, Ronnie?
Elle déglutit difficilement et tente de garder son calme.
VERONICA - Je voulais te rendre ça! Et…
Elle tend sa main dans laquelle se trouve toujours la clé de la chambre d’hôtel et tente de continuer sa phrase. C’est sans compter la rapidité de Logan qui l’a coupée dans son élan en faisant un pas vers elle.
LOGAN - Je n’en veux pas.
VERONICA - Et je suis supposée en faire quoi? La garder pour toujours? En faire un trophée!
LOGAN - Fais en ce qu’il te plaira mais je la veux pas, ok. Personne n’en a besoin !
Elle soupire et fourre la carte dans la poche de sa veste en tournant les talons.
LOGAN - Tu es venue jusqu’ici pour ça?
Il se laisse tomber sur l’arrière du canapé et lui jette un regard pétillant dont lui seul en a le secret.
VERONICA - En fait, Wallace m’a envoyée ici pour te dire que tu ferais mieux de retourner en cours, sinon tu risques d’être viré.
LOGAN - M’en fiche!
VERONICA - Mais qu’est-ce qu’il t’arrive?
LOGAN - C’est à moi que tu demandes?
Ils se fixent pendant un long moment en silence. Veronica ne peut nier les sentiments qui l’animent encore. Ils étaient là, la torturant. Les battements de son cœur s’accélèrent de plus en plus. Elle est trop faible pour se battre. C’est trop tôt encore. Et Logan le sait bien. Il la connait, plus qu’elle ne le voudrait.
LOGAN - Tu as eu mon message?
VERONICA - Oui.
LOGAN - Est-ce qu’on va se disputer?
Silence.
LOGAN - Parler? S’ignorer?
VERONICA - Qu’est-ce que tu attends de moi au juste, Logan?
LOGAN - Je suppose qu’on va se disputer! Alors, allons-y…
VERONICA - Ce n’est pas un jeu, Logan! Pourquoi est-ce que tout n’est toujours qu’un jeu pour toi ?!
LOGAN - Et c’est toi qui parle de jeu? C’est drôle! Tu crois vraiment que je trouve la situation marrante? Tu crois vraiment que je vais bien V ? Tu as regardé autour de toi ? Tu le crois vraiment?
VERONICA - Ca, ne prouve rien du tout.
LOGAN - Je t’aime Veronica! Ca, ça compte pour moi! J’ai merdé, je suis désolé mais je ne peux pas changer le passé !
VERONICA - Tu ne peux pas faire comme si rien ne s’était passé Logan. Tu as agi comme toujours sans penser aux conséquences.
LOGAN - Bordel Veronica! Je t’ai dit que j’étais désolé! Je t’ai dit que je t’aime ! J’ai merdé! On avait rompu, j’étais bourré et je ne me souviens de rien !
VERONICA - Pourquoi? Tu voudrais? Car si tu veux j’ai des centaines d’images dans ma tête dont j’aimerais me débarrasser!
LOGAN - Je n’en veux pas! Elle n’est pas importante ! Toi si!
VERONICA - Dommage.
LOGAN - Tu sais quoi Veronica? Je me suis excusé un million de fois. Je t’ai dit que je t’aime. Et tu sais ce qui fait le plus mal dans tout ça… C’est que toi tu ne l’as jamais dit !
Il se détourne d’elle sans même un regard et retourne dans sa chambre. Elle reste là un instant sans savoir quoi dire. Quelques larmes coulent sur ses jours, elle n’essaie même plus de les retenir.
Veronica voix off: Bravo! Bien joué Veronica! Tu as juste oublié la partie ou tu t’en vas en courant! Alors bouge !
Elle tourne les talons en frissonnant. Elle referme sa veste et glisse ses mains dans ses poches. Une fois dans l’ascenseur elle se retourne. Il est là. Juste à quelques pas d’elle. La regardant comme si c’était la dernière fois qu’il la voyait. Elle ne peut s’empêché de soutenir son regard malgré les larmes. C’est comme si cet instant durait une éternité. Au dernier moment alors qu’elle voulait ouvrir la bouche, la porte de l’ascenseur se referme sur elle.
J'ai...
Quelque part dans Neptune, deux petites filles s'amusent avec un ballon de football.
« - Tu penses qu'ils vont m'accepter dans l'équipe, Lilly ?
- Bien sûr, Veronica, tu joues super bien ! »
A ce moment-là arrive une jeune garçon, l'air timide et un peu effacé. Derrière lui, un autre le suit un peu en retrait et pas très à l'aise.
« - Lilly, Veronica ! Logan vient d'arriver à Neptune. C'est cool, comme ça, on sera quatre maintenant !
- Bonjour...
- Hey, moi c'est Lilly et elle c'est Veronica ».
Nos yeux se croisent...
J'ai douze ans et je ne comprends pas pourquoi mon cœur s'accélère comme ça quand je le regarde.
J'ai douze ans et ses yeux bleus me font me sentir fragile...
**********
Autour de la piscine des Kane, deux garçons et une fille bronzent tranquillement.
« - J'ai pas vraiment envie que la rentrée arrive... On est bien en vacances, souffle la jeune fille.
- Tu sais, à un moment donné, il faudra s'y faire, tous les ans, on doit reprendre le chemin des cours, lui dit Duncan dans un sourire ».
Une jeune fille blonde sort de la maison, son maillot de bain deux pièces lui va à ravir. Elle se met directement au bord de la piscine, prenant juste le temps de poser sa serviette sur un des transats encore disponible.
Son regard se pose sur le corps de la demoiselle...
J'ai treize ans et je la trouve de plus en plus belle. Elle perd ses formes d'enfant pour un corps de femme.
Elle le voit allongé...
J'ai treize ans et depuis un an je ne peux empêcher mon cœur de battre comme un fou lorsque je l'aperçois.
Elle saute dans l'eau pour rompre le charme.
**********
Ils sont à la plage, ils sont sortis pour leur dernière soirée de libre avant la rentrée. Autour d'un feu, ils discutent, ils rient, ils profitent de ces derniers instants de liberté.
« - Si seulement on pouvait arrêter le temps...
- Tu as raison, j'aimerais que cette soirée ne s'arrête jamais. »
Ils se regardent...
J'ai quatorze ans et je dois absolument faire quelque chose... Je ne peux pas continuer comme ça. Elle me fait me sentir fragile, trop fragile... Et je suis déjà fragile à la maison, je ne peux pas me permettre de l'être dehors. Je sens que pour elle, je serais capable de tout... C'est décidé, ce soir j'embrasse Lilly et j'arrête avec mes rêveries sur elle.
J'ai quatorze ans et je sens mon cœur se déchirer lorsque je le vois embrasser Lilly. C'est vrai que par rapport à elle, je n'avais aucune chance...
Défi War Word de Marion
(Oui, j'ai eu une idée et j'ai écrit très vite^^)
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Céleste était allongée dans le pool-house des Echolls, allanguie sur le lit, elle attendait son amant. Elle portait un ensemble très suggestif mais elle savait qu'elle n'avait pas besoin de cela pour le mettre en forme.
Cela faisait maintenant quelques mois qu'elle entretenait une relation extra-conjugale avec Aaron. Elle avait commencé ce petit jeu pour faire enrager son mari, Jake. Après tout, celui-ci se tapait bien la pauvre Lianne Mars alors ça n'était qu'un juste retour de bâton et puis elle aimait jouer avec Aaron. Il débordait d'imagination au lit.
Il avait reçu un appel de son agent quelques minutes plus tôt et il ne revenait toujours pas. Elle en profita pour faire le tour de la pièce. Elle aperçut le bar et alla se verser un wiskhy.
Elle repensa à tout cela, la relation entre Jake et Lianne … Cela la mettait dans un rage folle.
Veronica Mars débarqua dans ses pensées. Cette petite qui se mettait en travers de son chemin, de ce qu'elle voulait pour sa famille et ses enfants. Etait-elle la fille illégitime de Jake ou la fille de ce bedonnant de Keith ? Elle aurait aimé une réponse franche à cette question mais elle n'arrivait pas à franchir le cap et aller voir Keith afin de faire un satané test de paternité.
Penser à Veronica l'emmena à penser à son fils.
Elle allait devoir dire à Duncan d'arrêter cette relation et pour justifier cela, elle devrait lui dire que cette petite fille blonde était peut-être sa demi-soeur. Duncan ne le prendrait sûrement pas bien et elle espérait que ça ne déclancherait pas une crise chez son fils adoré. Duncan le fils prodigue qui souffrait d'épilepsie... Elle espérait vraiment que cette information ne sortirait jamais du cercle familial, c'était le seul de ses enfants qui avait un grand avenir.
Ses pensées partirent vers Lilly...
Qu'allait-elle faire de sa fille ? Cette gamine était infernale et s'amusait à les faire enrager ! Sa dernière trouvaille ? Elle avait fait éclater des bulles de bubble-gum devant le gouverneur qui était venu diner chez eux. Le pauvre homme ne savait comment réagir et Jake avait tenté de remettre Lilly dans sa chambre. C'était sans compter sur le caractère incendiaire de sa fille. Elle était sortie de la maison en leur disant qu'elle allait rejoindre son amant et qu'elle ne rentrerait pas de la nuit. Céleste n'était pas dupe, elle savait que sa fille avait plusieurs hommes dans sa vie. Elle ne savait pas qui ils étaient mais à son avis, ils étaient au moins trois.
Elle porta le verre à ses lèvres en se disant qu'il fallait qu'elle arrête de se creuser la tête avec tout ça et Aaron rentra à ce moment-là, un sourire libidineux aux lèvres.
« - On commence notre petit séance ? »