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Série : Veronica Mars
Création : 25.09.2008 à 08h42
Auteur : estel6317
Statut : Terminée
Librement inspirée du quartier de Dawson, vous pouvez poster ici vos histoires courtes (OS). Les règles sont définies dans le premier paragraphe
Cette fanfic compte déjà 313 paragraphes
Hello Stranger
Cour de Justice – New York
X – Oui je sais je vais tenter de me libérer mais je ne te garantis rien du tout. J’ai un procès qui a commencé hier et tu sais que je ne peux pas toujours prendre ma pause déjeuner.
…
X – Je sais que je t’ai promis d’aller manger avec ta mère mais là je ne pense pas que ce soit le meilleur moment. Piz, c’est mon second procès et je dois faire mes preuves…
…
X – Si je ne me libère pas, dis-lui que je suis une businesswoman hors pair et que je n’ai pas le luxe de ne pas travailler.
…
X - Ok, ce n’est pas ce que je voulais dire.
Elle leva les yeux au ciel en soupirant.
X – Ecoute, je suis désolée. Ok. On se voit ce soir.
Elle raccrocha à la hâte, attrapa le dossier sur son bureau et toqua à la porte voisine. Un homme d’une trentaine d’années releva la tête de derrière son ordinateur.
X – On y va Rey !
REY – Bien Veronica, j’arrive. Tu as le dossier ?
VERONICA – J’ai tout ce qu’il faut, mais je n’ai toujours pas de nouvelles sur le prochain témoin qu’ils veulent présenter. Toi ?
REY – Ce n’est pas simple de fouiller une base de données avec des milliers de personnes…
VERONICA – Oui effectivement, ce n’est pas ce qu’il y a de plus simple. Je n’ai toujours pas compris pourquoi ils nous cachent le témoin mais j’espère qu’ils ont une bonne raison.
REY – Moi aussi sinon ma femme va me tuer, ça fait trois jours qu’on n’a pas diné ensemble.
VERONICA – Je suis sûre que tu trouveras comment te faire pardonner ! Lança-t-elle avec un sourire avant de le dépasser pour pénétrer dans la salle d’audience.
Plusieurs participants étaient déjà installés et le juge se tenait debout face à la salle. Veronica se glissa derrière le bureau de droite et lança un petit sourire machiavélique à son rival Roger Richmon qui la regardait de haut. A l’audience préliminaire, elle avait réussi à le faire plier et priver son client d’une libération sous caution. Autant dire qu’il l’avait mal pris. Le jury prit place et la juge fit signe à tous de s’installer.
JUGE – Maitre Richmon, avez-vous pu trouver votre témoin ?
RICHMON – Oui votre honneur.
Les portes de la salle s’ouvrirent, laissant place à un jeune homme vêtu d’un uniforme de la marine d’un blanc immaculé. D’un pas sûr, celui-ci s’avança dans l’allée centrale alors que Richmon l’annonçait :
RICHMON – Votre honneur, nous souhaitons inviter l’officier Logan Echolls à la barre.
Veronica se retourna et en perdit son sourire. Devant elle se tenait Logan, s’avançant droit vers eux. Son cœur manqua un battement. Voilà plus de neuf ans qu’elle n’avait plus revu Logan Echolls. Neuf ans qu’elle avait reconstruit sa vie loin de Neptune pour finalement se retrouver devant une cour de justice où elle avait prévu de mettre une déculottée à son rival pour finalement se retrouver nez à nez avec son amour de jeunesse. Lorsqu’il plongea son regard dans le sien, elle comprit de suite que lui non plus ne s’attendait pas du tout à la trouver là. Il hésita avant de continuer dans sa foulée, passant à sa hauteur et l’effleurant du regard. Logan tenta de cacher son trouble et poursuivit son chemin jusqu’au box où il prit place face à l’assemblée. Là encore, ils échangèrent un regard empli d’incertitude, d’électricité. Veronica en eut les mains moites, elle cherchait se mots et se tourna vers Rey, désemparée. Elle poussa le dossier vers lui tremblante et souffla :
VERONICA – Tu vas devoir gérer celui-ci seul…
REY – Veronica tu déconnes, si tu as les boules c’est le mauvais moment. C’est toi qui as bossé cette affaire, je ne connais pas tous les détails. Tu ne peux pas lâcher comme ça !
VERONICA – Crois-moi, rien ne me ferais plus plaisir de botter les fesses de Richmon et de gagner ce procès mais je ne peux pas en être l’avocate…
REY – Quoi ? Mais qu’est ce qui a changé ?
Veronica se redressa de sa chaise et ouvrit la bouche avec assurance :
VERONICA – Votre honneur, puis-je avancer ?
La juge fronça les sourcils puis fit signe à l’avocate de s’avancer vers elle. Veronica sortit de derrière son bureau et se dirigea vers le bureau du juge. En chemin elle sentit le regard de Logan la suivre, elle inspira profondément tentant de garder son professionnalisme.
JUGE – Maître Mars, y a-t-il un problème ?
VERONICA – Je ne peux pas être l’avocate de l’accusation, votre honneur.
JUGE – Et pourquoi ça ?
VERONICA – Le nouveau témoin, Logan Echolls, et moi-même avons grandi ensemble, votre honneur.
JUGE – Je ne vois là aucun conflit d’intérêt tant que vos relations sont restées platonique je… Elle s’interrompit, voyant le regard de Veronica se faire plus insistant et hocha la tête.
JUGE – Je vois, il s’agit d’un autre type de relation. Très bien.
Elle releva les yeux vers l’assemblée.
JUGE – Je dois lever la session d’aujourd’hui. Maître Mars vient de me faire part d’un conflit d’intérêt avec le nouveau témoin. Je donne donc vingt-quatre heures à l’accusation pour transmettre le dossier à un nouvel avocat.
Veronica retourna à sa place où Rey l’attendait avec un regard interrogateur.
REY – Il y a quelque chose que je ne sais pas sur toi ! Quand avais-tu l’intention de me dire que tu avais flirté avec un officier de la navy ?
VERONICA – Alors là Rey, crois-moi, je préfèrerais mourir plutôt que de te raconter cette histoire.
Elle se tassa dans sa chaise et attendit que la salle se vide pour rassembler ses affaires. Elle fermait son attaché case lorsque des pas résonnèrent sur le marbre de la pièce. Elle laissa échapper un sourire sans se retourner.
X – Alors, c’est Maitre Mars maintenant ?
Elle pivota sur ses talons avec un sourire et relança les hostilités :
VERONICA – Oui Officier Echolls !
LOGAN – Donc je suppose que ça fait de nous des adultes n’est pas ?
VERONICA – Hum, je ne bois toujours pas de café et je n’aime toujours pas me lever le lundi matin…
Ils sourirent franchement.
LOGAN – Le Juge Flores t’a donnée vingt-quatre heures pour potasser ton dossier… Tu manges toujours des hamburgers ?
VERONICA – Bien sûr. Répondit-elle avec un sourire.
Terrasse de café au abord de la cours de justice – New York
Veronica reposa la carte devant elle et reporta son attention sur Logan. Une fois les banalités et blagues en tout genre échangées, ils avaient retrouvé le silence. Veronica voulut dire un mot lorsqu’elle se figea. Logan haussa les sourcils et la regarda soudain bizarrement.
LOGAN – Qu’est ce qu’il t’arrive ?
VERONICA – Piz ! Désigna-t-elle de la tête.
Logan tourna les yeux et aperçut Piz avec une femme plus âgée arrivant dans leur direction. Il tourna les yeux vers Veronica, perplexe.
LOGAN – Et ?
VERONICA – Ok pour faire court je suis à nouveau avec Piz et sa mère est en visite en ville, j’étais censée travailler et du coup j’ai annulé le déjeuner à cause du procès mais là… ça…
LOGAN – Oh je vois… Effectivement c’est plutôt gênant comme situation, franchement t’es vraiment pas douée.
VERONICA – Je sens que tu ne vas pas m’aider du tout hein ?
LOGAN – Pourquoi ? Je suis censé te sauver la mise maintenant ?
VERONICA – Je croyais qu’on était adultes ! Et puis d’abord c’est ta faute !
LOGAN – C’est très mature ça, comme réponse. Et après ça tu veux que je t’aide ! Dit-il en riant.
VERONICA – Fais quelque chose ! Ils se rapprochent et ils vont nous voir !
LOGAN – Ok !
Il se pencha par-dessus la table, l’attira vers lui et déposa ses lèvres sur les siennes, cachant son visage aux passants.
Elle fut d’abord surprise, mais n’eut pas le temps de réagir. Elle frissonna et sentit son corps lâcher prise lorsque les lèvres de Logan s’emparèrent des siennes. Elle voulut le repousser, mais n’en eut pas le courage. Inconsciemment, presque naturellement, elle lui rendait déjà son baiser. Elle retrouva ve goût salé, l’odeur de sa peau et le parfum de musc. Elle retrouva cette douceur et cette passion qui lui retournaient l’estomac, réveillaient les papillons endormis et la faisaient vibrer de tout son être. Doucement, il mit un terme au baiser et s’écarta un peu d’elle, mais pas trop. Vérifia autour d’eux si Piz et sa mère avaient disparu et finalement se réinstalla sur sa chaise. Elle mit un moment à se reprendre, à retrouver un souffle normal. Logan, lui, semblait détendu. Elle le regarda ahurie et lui lança sa serviette au visage.
VERONICA – Je te dis de m’aider et la seule chose que tu trouves à faire, c’est ça ?
Logan retint un sourire en voyant l’air effaré de son ancienne conquête et répondit calmement :
LOGAN – Tu m’as dit, fais quelque chose ! La prochaine fois je peux très bien essayer d’embrasser la mère de Piz mais je doute que l’effet soit le même… Donc j’ai choisi ça ! Surprise !
Veronica fronça les sourcils, le regard perdu. Dans les yeux de Logan, une lueur pétillait, une lueur qu’elle avait bien connue. Il ne semblait pas du tout surpris par leur baiser. Il semblait calme et posé, comme s’ils s’étaient embrassés hier pour la dernière fois. Elle tenta de lire entre les lignes, de déchiffrer son sourire et de comprendre pourquoi il restait si calme alors qu’elle était hors d’elle. Énervée de voir que même après tant d’année il arrivait à semer le doute en elle en un baiser. Que le simple fait de l’avoir senti près d’elle ait réveillé tout son corps et que cela lui ait donné envie de plus. Elle réfléchissait à cent à l’heure, cherchant la réponse dans les yeux de son ancien amant. Il restait calme, posant son regard doux et plein de sous-entendus sur elle, comme il l’avait toujours fait. Comme s’ils ne s’étaient jamais dit au revoir. Elle s’impatienta et demanda :
VERONICA – Comment fais-tu pour rester si calme ? Tu agis comme si c’était normal…
LOGAN – Ça l’est… Enfin disons que c’est un sentiment avec lequel j’ai appris à vivre.
Il fit tourner l’alcool dans le verre, savourant les effluves du liquide envahissant son nez. Il ferma les yeux, tentant d’oublier sa journée, d’oublier ses maux. Il voulait faire abstraction de cette douleur qui lui fendait le ventre, lui broyait les côtes. Il avait besoin d’oublier, de noyer la douleur, d’une façon ou d’une autre. Alors à nouveau, il vida le verre d’une traite, le reposa d’un geste sec sur le comptoir et commanda le suivant. Ses traits étaient tirés, il n’avait rien du beau gosse qu’il avait été autre fois. Il n’était que l’ombre de ce charmeur, ce beau parleur qu’il avait été un jour. Il avait tenté d’éviter tout ça. Il avait voulu la protéger comme toujours. Sauf que cette fois… Cette fois, tout était allé de travers. Il n’avait rien vu venir, le cambriolage et puis… Il inspira profondément, attrapa le nouveau verre qui se tenait devant lui et tenta de retrouver son calme. A chaque fois qu’il y pensait, il se rendait malade. Il sortit son téléphone et consulta les messages avant de glisser sur ses contacts. Il pourrait… Oui, il pourrait l’appeler. Elle saurait quoi faire, mais pour cela il faudrait d’abord qu’elle décroche. Il posa le téléphone sur le comptoir et tourna les yeux vers le miroir accroché au mur et soupira bruyamment. Il n’avait rien avalé d’autre que du whisky depuis plus de trois jours, il avait été incapable de manger quoi que ce soit. Dans sa tête, les cris retentissaient toujours. Et pour ça, il n’y avait que le whisky qui aidait. Au moins un moment, juste un moment, mais c’était suffisant pour que son corps arrête de trembler. Il avala le dernier verre rapidement, déposa quelques billets sur le comptoir et sortit du bar d’un pas rapide. Il fallait qu’il le fasse. Il était déterminé, meurtri mais déterminé. Et pour ça, elle était la seule à pouvoir l’aider, peu importe le passé. Il avança dans le parking en direction de sa voiture lorsque des pas retentirent derrière lui, il sourit en coin et se retourna pour faire face à un gros bras.
X – Laisse-moi deviner, tu t’es dit que tu pourrais surement tirer encore quelques billets à l’alcoolo qui vient de finir son dernier verre ?
GROS BRAS – Tu n’es pas si bête pour un alcoolo mon petit gars. Si tu es sympa, je ne te casserais pas ta jolie gueule.
X – Ah ouais ? Et toi, si tu fous pas le camp je te transforme en passoire. Déclara-t-il en sortant son arme. J’ai eu une très mauvaise semaine mon pote, personne ne m’en voudra de dégommer le gros bras du coin qui a déjà fait les poches aux dix-huit autres clampins du coin. Et tu vois ça ? Ça, c’est un badge de la criminelle, les meurtres ça me connait !
GROS BRAS – Ok, tout doux beau gosse. Je vais aller faire un tour ailleurs.
X – Je crois que c’est plus sage.
Alors que le gros bras s’éloignait, il rangea son arme et rejoignit sa voiture. Il alluma le contact, fit vrombir le moteur de la V8 et s’engagea sur la route. Une fois chez lui, il laissa tomber le masque. Il retira ses habits un par un, tel un automate. Il se glissa dans la douche et alluma le jet d’eau froide, pour réveiller son corps, réveiller son esprit, juste pour se sentir en vie tout simplement.
Il traversa le salon, vêtu d’une simple serviette, son torse musclé était couvert d’hématomes et de quelques cicatrices récentes. Sur les étagères, quelques photos d’une petite blonde aux yeux verts avec un sourire malicieux trônaient dans l’appartement. Il tourna en rond pendant un moment, essayant de trouver une meilleure solution, en vain. Il attrapa son téléphone, regarda l’horloge au mur et composa un numéro qu’il n’avait jamais oublié.
***
Les premiers rayons de soleil filtraient au travers de la baie vitrée, envahissant la pièce peu à peu. Elle se retourna dans le lit, dégagea quelques cheveux blonds de son visage et s’enroula dans les draps avant de refermer les yeux. Il était trop tôt. Elle n’avait aucune envie de se lever ce matin. La semaine avait été difficile et l’enquête qu’elle venait de clôturer plutôt compliquée à gérer. Elle savoura encore un moment le moelleux de son lit avant de se décider à le quitter. Au même instant, son téléphone sonna. Elle grogna et attrapa l’appareil sur la table de chevet jetant un œil sur le correspondant. Elle se figea un moment, se redressa dans le lit et regarda le téléphone à nouveau. Que lui voulait-il ? Que pouvait bien vouloir Logan Echolls, un vendredi matin, alors qu’ils ne s’étaient plus croisés depuis au moins huit ans. Elle prit une grande inspiration avant d’appuyer sur l’écran pour prendre l’appel.
- Mars !
- J’ai besoin de ton aide Veronica.
Cette voix fit remonter beaucoup de souvenirs en elle. Son cœur s’accéléra en entendant la détresse qui émanait de cette phrase, et elle savait que si Logan l’appelait à cette heure-ci, lui demandant de l’aide, c’était souvent qu’il y avait un souci. Elle ne savait pas comment répondre, laissant un blanc dans la communication.
Alors il tenta sa chance. Appuyé contre le mur du salon, toujours vêtu d’une simple serviette il reprit.
LOGAN – Je ne sais pas si tu as entendu parler de l’affaire Holly Grant… Commença-t-il.
Elle s’installa correctement dans son lit, ne sachant toujours pas quoi dire et comment réagir à cet appel.
Veronica voix off : Bien sûr que je connais l’affaire Holly Grant. Une gamine de six ans qui s’est fait tuer à coup de couteaux par des barjots lors d’un cambriolage, ça ne passe pas inaperçu, on en a parlé hier toute la journée, j’en ai d’ailleurs perdu mon appétit.
VERONICA – Oui, mais je croyais que tu étais chez les fédéraux aussi…
LOGAN – Je ne suis plus sur l’affaire, c’est pour ça que j’ai besoin de ton aide V.
VERONICA – Logan, je ne sais même pas…
LOGAN – C’était ma fille, Veronica. C’est pour ça qu’on m’a retiré l’enquête. Ils ont tué ma fille.
Le sang de Veronica se glaça dans ses veines, la voix de Logan venait de se briser au bout de la ligne, la laissant blême. Elle avait lu les dossiers, vu les photos, elles avaient circulé la veille dans les locaux chez elle. Le cambriolage s’était passé début de la semaine et la mère de la gamine avait voulu s’interposer, elle a fini dans le coma. Et ils avaient fini par poignarder la petite de peur qu’elle ne parle. Elle entendit Logan reprendre une inspiration avant d’ajouter quelque chose :
LOGAN – Je n’ai pas besoin de ton badge V. J’ai besoin de toi, de tes tours de magies. Je veux retrouver les salauds qui ont fait ça à Holly.
Veronica frissonnait, elle ne pouvait pas, mais avait-elle le choix ? Elle ne pouvait décemment pas dire non à Logan, il en était hors de question. Elle fit voler son drap, se leva et fit les cent pas dans la pièce en réfléchissant. Elle regarda au travers de la baie vitrée et regarda l’océan. Son cœur se serra, elle inspira profondément à son tour et ferma les yeux.
VERONICA – D’accord. Donne-moi les infos qu’il faut, je vais voir si je peux trouver un avion pour…
LOGAN – Le vol est déjà réservé. Annonça-t-il.
VERONICA – Tu savais que je viendrais…
LOGAN – Non, j’ai juste espéré que tu acceptes de m’aider… Il n’y personne d’autres sur ma liste de personne à contacter en cas d’urgence.
Veronica ne savait pas s’il elle devait être flattée ou triste. Elle pénétra dans le dressing et attrapa une valise. Elle s’accroupit devant avant de souffler :
VERONICA – Je suis en route.
défi lancé par Arween lors de la soirée anniversaire (11 ans) à Marion et Alexian : écrire une short sur le thème LoLé.
NB: entre parenthèses, on vous a indiqué qui a écrit quoi....
***
La soirée avait bien commencé. Il était sorti avec Veronica Mars : une fille magnifique, drôle, un peu impertinente. Oui elle était un peu jeune, mais il avait besoin de cette candeur pour reprendre contact avec la gente féminine. Quoiqu’au sujet de la petite blonde, il doutait de plus en plus de sa candeur. Elle faisait preuve d’une maturité indéniable. La petite leçon qu’elle lui avait donnée à leur première rencontre en témoignait. Depuis ce jour, Leo essayait d’inverser la tendance et de la surprendre à son tour. Il essayait de redevenir l’homme romantique que sa mère imaginait. Mais Leo n’avait pas réussi.
C’était lui qui s’était fait surprendre. Alors qu’il allait embrasser la jeune fille grimée en Madonna autour d’un couloir, un adolescent ivre avait surgi. Il ne portait pas grand-chose. Des lunettes noires, une chemise blanche, une paire de chaussettes blanches, un caleçon espérait-il… Ce n’est pas seulement l’absence de tenue qui le troubla mais la détresse qui émanait de l’adolescent. Bien que son discours était davantage celui d’un homme abimé par la vie. Et les dégâts causés par la vie, ça il connaissait…
Alors qu’il allait intervenir, Veronica lui coupa la parole. Elle demandait au jeune homme, Logan Echolls, de se calmer et de rentrer chez lui. Il ne semblait pas d’accord. Leo abandonna alors son rôle de petit ami pour endosser sa fonction d’agent de police ; rôle qui lui était beaucoup plus naturel. Il attrapa Logan par l’épaule et le reconduisit à sa voiture sous l’œil déçu de Veronica. Mais cela, Leo ne le vit pas. Il était trop occupé à soutenir Logan. En l’installant dans la voiture, Leo vit que Logan ne portait effectivement pas de sous-vêtements. Bêtement, l’agent rougit. Quand il contourna le véhicule, il se sermonna :
- Tu as laissé tes penchants derrière toi D’Amato...
(Alexian)
Logan regarda l’agent s’installer derrière le volant et l’observa dans le rétroviseur avec un regard taquin.
- Vous n’avez jamais vu un homme nu, officier ?
Logan sourit en voyant Leo mal à l’aise. Celui-ci ne releva pas et démarra le moteur. Logan ne se laissa pas démonter et avant que le jeune adjoint du shérif ait pu réagir, il se rapprocha de lui, posant sa tête près de la sienne et souffla :
- Ça vous a donné des idées peut-être ! Si Veronica n’y arrive pas, alors je crains que vous ayez certains penchants pour la gente masculine.
Leo tenta de ne pas répondre aux piques que lui lançait Logan. Il mit cela sur le compte de l’alcool et ne chercha pas plus loin. Toutefois, il devait admettre que le jeune homme avait une répartie, un franc parlé et un corps qui ne le laissaient pas indifférent.
- Je comprends. Je suis assurément sexy… Et entre nous, je vous assure, l’endurance n’est absolument pas un souci pour moi !
Logan se laissa retomber sur la banquette arrière avec un air nonchalant et gardait un sourire malicieux sur les lèvres. Leo inspira profondément, piquant définitivement un fard. Il ne put retenir un sourire et fit la moue. L’admiration d’un corps nu faisait-il à nouveau de lui un homme qui aime les hommes ou était-ce simplement du bon goût d’apprécier la vue d’un jeune corps athlétique ?
Logan le vit hésiter et ne put s’empêcher d’adorer ce côté joueur. Il ne l’aurait pas imaginé de la sorte. Lorsqu’il l’avait croisé avec Veronica plus tôt, il le voyait comme quelqu’un de sage et plutôt discret, mais le sourire qui se dessinait sur le visage de l’officier le titillait.
- Vous devriez vider votre sac maintenant, officier D’Amato. Il y a des chances que je sois trop imbibé pour répéter quoi que ce soit demain. Allez-y, c’est le moment !
(Marion)
Leo sourit ouvertement à Logan. Non seulement ce mec avait un corps de rêve, une répartie époustouflante mais en plus, il était du genre direct. Leo se mit sur la même longueur d’onde. Ça passe ou ça casse, se dit Leo en se garant sur le bas-côté d’une route chiche et mal éclairée.
- T’as pas complètement tort, Echolls… C’est le moment ou jamais.
Avec une vitesse hallucinante et une douceur insoupçonnée, Leo s’approcha de son passager et lui vola un baiser. Il ne s’attarda pas sur les lèvres douces de Logan, l’officier se recula vivement pour observer la réaction. Ce qu’il vit lui plut autant qu’il le déstabilisa. Logan souriait en ôtant ses lunettes noires.
- J’avais vu juste alors… Echolls 1 - Mars 0.
Leo préféra regarder l’horizon à travers le pare-brise plutôt qu’affronter le regard de Logan. Les yeux du jeune homme étaient doux mais ils renvoyaient un souvenir dur à Leo. Le souvenir de ses parents refusant son homosexualité. Voir Logan se contrefoutre de qui l’embrassait était trop violent pour Leo. A cet instant, il bloquait sur le fait que ses plus proches parents ne l’aimaient pas pour ce qu’il était alors que cet ado quasi inconnu acceptait son baiser. Son baiser. Leo passa sa langue sur ses lèvres. Du coin de l’œil, il aperçut Logan accoudé sur le tableau de bord qui l’observait avidement.
(Alexian)
- T’y prendrais goût n’est-ce pas? T’inquiète, je fais toujours cet effet-là ! Bon c’est pas tout ça mais tu devais pas me ramener chez moi? Ou alors t’as l’intention de me menotter dans une de tes cellules de dégrisement ?
Le jeune homme joua des sourcils, rechaussant ses lunettes de soleil, laissant Léo perplexe et indécis face à ses avances. La nuit risquait d’être longue…
(Marion)
Just a bad moment…
Elle pénétra dans la cabine de douche de la salle de bain de luxe et ouvrit le robinet d’eau chaude, vérifia la température avant de glisser son corps nu sous le flot du jet. Elle ferma les yeux savourant la caresse du l’eau chaude glisser sur son corps encore tremblant de désir. Elle était frustrée certes, mais aussi inquiète. Et si c’était elle qui avait fait quelque chose de mal ? Si c’était de sa faute que cela ne fonctionnait pas ? Elle n’était pas une de ces filles qui savait choisir la lingerie, de celles qui passaient plusieurs heures devant le miroir. Elle n’avait pas les plus belles formes, mais elle avait des formes. Cela ne l’empêchait pas de s’accepter tel qu’elle était. Elle était belle, intelligente et plutôt maline et comme ses parents lui répétaient constamment, c’était le plus important. La beauté et la popularité ne vous apportent pas toujours que du bon mais parfois un peu de simplicité ne faisait pas de mal. Surtout pas ici, à Neptune. Où les riches et les pauvres se partageaient la ville. Où le Shérif corrompu et incompétent préférait plier sous le poids des riches et se faire graisser la patte que de courir après les vrais soucis. Elle passa sa tête sous l’eau tentant d’oublier que sa première vraie nuit d’amour venait surement de tomber à l’eau. Elle repensa à la nervosité dont il avait fait preuve et se raidit à nouveau. Elle l’avait senti ailleurs, bloqué, comme paralysé. Et pendant un moment elle ne le reconnaissait plus. Il était d’habitude si doux, timide et marrant à la fois. Mais là elle avait eu du mal à trouver son regard, à se sentir bien dans ses bras. Malgré le fait qu’elle avait tenté de le rassurer, de l’apaiser, et même de détendre l’atmosphère en rigolant cela n’avait servi à rien. Elle sortit de la douche et remarqua que les serviettes manquaient à l’appel. Elle fronça les sourcils, embarrassée. Elle regarda autour d’elle, tentant de ne pas glisser sur le sol de marbre de la grande salle d’eau. Rien, juste le tapis de sol. Elle grimaça et finit par s’avancer vers la porte. Elle se regarda rapidement dans le miroir et fit la moue. Le fait qu’il venait de la voir nue, ne voulait pas dire qu’elle était prête à se balader sans aucun vêtement devant lui. Elle ouvrit finalement la porte et passa sa tête au travers.
X – Cassidy ?
Pas de réponse. Elle fronça un peu plus les sourcils et s’avança dans la pièce. Alors que son regard plein d’incompréhension parcourait la pièce, la peur s’empara d’elle. Doucement, incertaine elle avança vers le lit, les draps, les coussins, tout avait disparu. Elle se mit à trembler, incapable de contrôler sa peur elle retourna la pièce en pleurant. Ses habits, ses sous-vêtements, tout avait disparu. Elle tourna sur elle-même, nue et humiliée dans cette suite classieuse. Se sentant comme violée dans son intimité. Elle avait froid, elle était en colère, triste et elle avait peur. Et que dirait-elle quand on la retrouverait ? Il fallait qu’elle contacte quelqu’un. Elle se dirigea vers le lit et fouilla la table de nuit à la recherche de son téléphone, sans succès. Elle attrapa le combiné du fixe et remarqua immédiatement l’absence de tonalité, elle tira sur le câble, il avait coupé la prise. Les sanglots se firent plus forts, elle avait envie de hurler mais la peur l’en empêchait. Qu’était-il en train de se passer ? Comment avait-elle pu en arriver là ? Pourquoi avait-il fait cela ? Qu’avait-elle raté ? Elle retourna dans la salle de bain, arracha le rideau de douche et se couvrit le corps. Seule paroi de son intimité à présent. Seule protection contre l’humiliation. En retournant dans la pièce elle était comme usée, les batteries étaient à plat. Son cœur battait à la chamade, les larmes coulaient à flot. Elle avait besoin que quelqu’un la trouve. Mais elle était incapable de faire plus, elle était incapable de faire face. Elle se laissa glisser à côté du lit et resserra son emprise sur le tissus de douche, repliant ses jambes vers sa poitrine et se laissa envahir par la douleur.
Elle n’était pas sûre de savoir depuis combien de minutes elle se tenait déjà là, recroquevillée sur elle-même. Elle se serrait les jambes tellement fort qu’elle en avait mal à la poitrine. Elle tremblait de peur, de froid, de colère. Elle n’arrivait pas à se calmer, à se décider à sortir de là, sortir de cet enfer. Faire face. Lorsque la porte émit un bip, elle hésita. Devait-elle se cacher ou attendre qu’on la trouve ? Et si c’était lui ? Et s’il revenait pour finir ce qu’il avait commencé ? Qu’avait-il au juste commencé ? Mais lorsque la porte s’ouvrit une petite blonde fonça droit sur elle, s’agenouilla en larmes devant elle. Pour une raison qu’elle ne comprenait pas encore son amie avait l’air aussi bouleversée qu’elle. Elle se laissa enlacer, retrouver la chaleur humaine d’une personne de confiance. Elles s’agrippèrent l’une à l’autre avec force, laissant libre cours à leur chagrin.
Getting better and better
Lorsqu’il ouvrit les yeux, la lumière lui brûla la rétine. Une voix masculine résonnait au loin, comme un écho dans le silence d’une vallée. Il cligna des yeux, incapable de visualiser le paysage autour de lui. Une douleur insoutenable lui vrillait les côtes et le dos. Il voulut se tourner mais la voix résonna à nouveau dans sa tête lui intimant de ne pas bouger. Les seuls autres mots qu’il perçut était « couteau » et « calmer ». Il n’était pas certain de connaitre la voix qui s’adressait à lui. Il cligna des yeux encore une fois et plissa les paupières pour observer la scène qui se jouait autour de lui. Lorsqu’enfin un corps se dessina face à lui, il eut un sursaut d’effroi. Le corps sans vie et ensanglanté d’un jeune motard lui faisait face. Il serra les poings pour tenter de bouger mais faillit hurler de douleur lorsqu’il sentit la larme trancher la chair de sa main. Il lâcha le couteau et reprit conscience rapidement. L’adrénaline venait de le booster inconsciemment. Il secoua la tête en se redressant voyant un homme reculer. Il l’ignora, tituba jusqu’à son SUV et monta à bord sans un regard pour l’homme qui tentait de le retenir. Il chercha ses clés et les retrouva sur le contact. Il tenta de se reprendre, mais il tremblait. Il démarra enfin et lorsque le moteur vrombit, la radio se mit automatiquement en route passant le dernier flash info. Il fit glisser les doigts sur le tableau de bord pour atteindre les boutons pour l’éteindre lorsque son sang se glaça en entendant les nouvelles.
« Nouvelle choquante dans l’affaire Lilly Kane, alors que tous pensaient que le coupable se trouvait derrière les barreaux, l’acteur Aaron Echolls a été arrêté ce soir, il est suspecté du meurtre de la jeune femme… »
Il tapa sur un bouton pour changer de chaine, une fois, deux fois, trois fois puis fondit en larmes et frappa sur le volant de son SUV. Son cœur venait d’exploser dans sa poitrine. Il n’était plus sûr de savoir à qui il en voulait le plus. A sa mère pour les avoir laissés avec un monstre pareil. A Lilly pour avoir joué les filles faciles avec tous les hommes de Neptune. A Veronica pour avoir fourré son nez là où il ne fallait pas. A son père parce qu’il n’était qu’un immonde salaud. A lui-même parce qu’il n’avait ni soutenu Veronica, ni tenu tête à son père. A lui-même parce qu’il ne valait sûrement pas mieux que son père.
Il appuya sur l’accélérateur et traversa le pont rapidement. Alors que son visage était couvert de bleus, de sang et inondé de larmes, il déambulait dans les rues de Neptune au volant de son SUV incapable de calmer la douleur. Incapable de savoir où il devait aller. Mais inconsciemment lorsqu’il regarda par la fenêtre, il reconnut la résidence. Il laissa les clés sur le contact, sachant pertinemment qu’il n’irait plus très loin ce soir. S’extirpa du véhicule tant bien que mal en évitant de crier de douleur. Tituba le long des petits appartements de la résidence, avançant lentement dans la pénombre et tentant de chasser les images atroces qui lui traversaient l’esprit. Lilly avec son père. Son père le frappant. Le sang qui giclait partout. Le visage de cet homme affolé sur le pont. Lilly en train de rire aux éclats. Lilly et son père, encore. Lilly morte, Lilly ensanglantée. Du sang, beaucoup trop de sang. Les coups que son père lui mettait chaque fois qu’il passait sa frustration sur lui. Le vide qu’avait laissé sa mère. Du sang, Lilly pleine de sang. Le beau visage de la jeune fille ensanglanté. Son père qui rit aux éclats. Le visage de cet homme sur le pont. Le visage de Felix. Felix était mort. Le couteau. Le sang sur le couteau. Le visage de cet homme. Le visage de Lilly. Le visage de son père.
Son visage à elle. Lorsqu’elle ouvrit la porte et le découvrit, il lâcha prise. Transpercé par la douleur, physique comme émotionnelle, il se laissa bercer dans ses bras. S’enivrant de son parfum pour oublier. Les larmes coulèrent à flot et il sentit son cœur battre à la chamade, à l’unisson avec celui de la petite blonde. Elle l’entraina jusqu’au canapé, et sans un mot, l’attira vers elle pour soulager ses blessures. Elle avait l’air tout aussi meurtri que lui. Dieu sait ce qu’elle avait subi ce soir. Alors qu’ils échangèrent un regard, ils savaient déjà que jamais plus rien ne serait comme avant.
La rentrée
La rentrée... Cela l'avait toujours stressé.
Déjà tout petit quand il était entré à l'école, il avait fallu des trésors de patience pour que sa mère réussisse à lui faire passer la grille. Il avait toujours été ce garçon partagé entre l'excitation de la nouveauté et la peur de n'être aimé de personne, de ne pas se faire d'ami.
Se faire des amis...
C'était au lycée qu'il s'était fait sa meilleure amie. Quoiqu'en disent les magazines féminins, son meilleur ami était une femme. A l'époque, c'était une jeune fille sarcastique et solitaire ; aujourd'hui, elle était une femme piquante et attirante. Ils ne passaient pas une journée sans s'appeler, se parler. Cette journée si particulière n'avait pas dérogé à la règle. Elle avait été le second appel de la matinée -le premier venant de la femme de sa vie : sa maman- Veronica avait tenu à s'assurer qu'il avait bien entendu le réveil sonner, qu'il n'avait pas mis de cravate, qu'il avait pris la belle sacoche que Mac lui avait offerte. Tant de prévenance l'avait ému, au point qu'il en avait l'estomac tout retourné. L'espace d'un instant il avait cru qu'il allait rendre son café et ses céréales sur le paillasson de son appartement. Il n'en fut rien. Le petit déjeuner avait l'air décidé à rester à sa place.
Maintenant, seul dans le gymnase à attendre les fauves, Wallace n'était plus si sûr de ses tripes. Il se forçait à respirer calmement espérant ainsi chasser les papillons qui s'agitaient en lui. Alors qu'il soufflait par la bouche, il vit la poignée du gymnase s'abaisser. Les gonds grincèrent. Une goutte perla sur son front. Elle s'évapora quand il repensa au conseil de Veronica.
"-Si tu flanches, imagine les tous nus accrochés au mât des Pirates !"
Wallace n'eut pas besoin de faire un grand effort d'imagination. La flopée de lycéens qui venait d'entrer mollement sur le parquet s'égailla soudain. Un adolescent traversa la foule. Il était en caleçon, quoique le terme "hamac à banane" aurait été plus approprié. Le jeune homme s'égosillait en poursuivant un autre adolescent qui tenait en boule un short, un T-shirt et des baskets.
"- Fuller, rends-moi mes fringues ! Arrête de faire le con !"
Le dit Fuller portait fièrement la tenue des basketeurs de Neptune High. Wallace aperçut même l'écusson de capitaine. Tout stress définitivement envolé, il allait mettre fin à la scène quand le voleur de vêtements fut stoppé dans sa course par un croche-pied. Fuller s'étala lamentablement sur le parquet. Le sweep caractéristique du corps transpirant glissant sur le parquet résonna dans la salle avant d'être suivi d'un concert de rires. Wallace s'avança vers le fauteur de troubles. Il ne tendit nullement de main secourable à son élève ; il n’avait pas besoin d’être aimé de ses élèves, il avait besoin de leur respect. Et il estimait que le respect se gagnait par les actes. Sans un mot, il se saisit du short, de T-shirt et des baskets volés qu'il tendit à l'adolescent en caleçon en marmonnant pour lui-même.
"- Toi au moins, il t'a laissé le caleçon..."
Le jeune homme accepta ses vêtements sans mot dire et les enfila immédiatement. Il n'avait eu aucune pudeur à courir en sous-vêtements devant ses camarades, se vêtir devant eux ne lui posait aucun problème. Il ne s'émut pas plus des rires et autres moqueries. Quand il eut lacé sa dernière chaussure, Wallace prit la parole. Il ne prit pas la peine de siffler, il savait que sa voix porterait assez. Dans cette salle, il avait toujours été galvanisé.
"- Après cet intermède aussi comique que stupide, je me présente : Wallace Fenell"
Les yeux de quelques élèves se levèrent vers les maillots affichés sur le mur nord du bâtiment.
"- Oui, c'est mon maillot là-bas. Meilleur meneur des années 2000 de Neptune High. Mais tout ceci est le passé. Voyons ce qu'on peut faire de vous. 5 tours de piste."
Les filles aux airs de bimbo rechignèrent un peu ; les autres se mirent en train. Wallace retint les 3 adolescents qui avaient animé son début d’année.
"- Fuller, c'est ça? demanda-t-il au fauteur de troubles.
- C'est ça, coach.
- Seulement les joueurs de l'équipe peuvent m'appeler Coach.
- Je sais, je suis le capitaine, dit-il en montrant son écusson."
Wallace eut un rictus qui n'échappa pas aux deux autres.
"- Ca, ça reste à prouver. 2 tours de plus pour toi."
Fuller resta interdit.
"- Qu'est-ce que tu attends ? Tu veux que je t'accompagne ?"
Vexé, Fuller s'éloigna en petites foulées, les deux autres adolescents souriant franchement.
"- Vos noms à tous les deux.
- Alison Drake, dit la jeune fille.
- Ta vision des trajectoires est intéressante. Pense à passer les essais pour une de nos équipes."
Sa remarque fut accueillie d'un haussement d'épaules. La jeune fille rejoignit la classe qui terminait son deuxième tour.
"- Laissez tomber Monsieur, Alison ne met les pieds dans le gymnase que pour les cours obligatoires. Elle évite le gymnase comme la peste... Même le pep rallye, elle va le faire sauter..."
Wallace regarda la jeune fille avec une ombre dans les yeux. Ce besoin d'intervenir lors d'une injustice et cette aversion des événements populaires ce n'était pas sans lui rappeler quelqu'un. D'un mouvement de tête, il chassa le souvenir.
"- Et toi ? Tu es un fan du gymnase ?
- Comme mon pote Fuller ! On est tous les deux des anciens du 5 majeur."
Wallace ne put cacher sa surprise. Il pensait avoir trouvé une version 2.0 de lui mais il venait de croiser les nouveaux Logan et Dick dans son gymnase.
"- Hé ma caille quand tu veux tu viens boucler tes 5 tours, hurla Fuller."
Le jeune homme chercha l'autorisation dans le regard de son professeur. D'un mouvement du menton, il l'invita à aller courir. Il avait fait deux foulées quand Wallace se rappela de lui demander.
"- Et la caille, elle s'appelle comment ?
"- Rollins. Evan Rollins."
Le temps que les élèves terminent l’échauffement, Wallace nota leurs trois noms sur le carnet offert par Keith. Ce premier cours lui avait fait ressasser le passé mais il était venu ici pour faire bouger les choses. Hors de question de laisser chaque élève bien dans sa case. S’il pouvait faire bouger les lignes, il ne s’en priverait pas.
Dédicace à tous les membres du quartier et mes chères acolytes d'écriture ;-) Suite à une petite vanne dans le forum je me suis dit que je devais tester l'anti-LoVe ;-)
Enjoy
L’alliance anti LoVe
X – Par le serment qui suit, par notre croyance et notre souffrance commune ainsi que par notre volonté de faire mieux je te nomme, toi Stosh Piznarski, membre officiel de la confrérie des anti-LoVe. Par ce serment tu promets de servir avec allégeance la cause et suivre quoi qu’il en coûte les règles qui régissent notre communauté.
Une main s’abaissa sur le front de Piz l’obligeant à fermer ses yeux. Une fois fait, l’homme face à lui attrapa une photo couleur sur laquelle on pouvait voir Logan et Veronica rire aux éclats et, avec un briquet, y mit le feu. Lorsque la flamme devint plus grande il lâcha le papier qui tomba dans une urne. Il attrapa alors la main de Piz, la plaça au-dessus de l’urne et reprit :
X – A présent Piznarski tu es des nôtres. Prête serment.
PIZ – Je promets de respecter la confrérie quoi qu’il en coûte, de toujours suivre les règles qui régissent les anti-LoVe et promet a jamais mon allégeance. Maître Kane, je te promets de toujours servir à tes côtés.
DUNCAN – Parfait ! Bienvenu à toi dans la confrérie des anti-LoVe. Tu fais à présent, et pour toujours, partie de cette nouvelle famille.
X – Super donc maintenant on peut boire un coup ? Déclara une voix dans la pénombre.
PIZ – Pourquoi il est là au juste lui ? Railla-t-il en se relevant et en allumant la lumière.
DUNCAN – Erreur de ma part, il me fallait un cobaye pour le premier serment j’ai pas trouvé mieux que Dick. Et puis a vrai dire il est plutôt serviable.
DICK – Faut bien que quelqu’un prévoit les after serments non ? Bon allez on va s’en coller un derrière les étiquettes ou on attend encore quelqu’un ?
PIZ – Tu es pote avec Logan, ça n’a aucun sens. Je vois même pas pourquoi tu t’amuses de tout ça je suis sûr que tu vas lui raconter toute la séance ce soir en rentrant !
DICK – Petit un, j’ai toujours rêvé d’être un espion super secret et super sexy alors merci Pizounet ! Et petit deux je ne sais pas si t’as remarqué mais lorsque Logan est avec Blondie il en perd ses facultés a penser correctement alors les soirées entre poto très peu pour moi. On va le boire ce fichu verre ?
DUNCAN – Il faut qu’on attende quelqu’un encore.
PIZ – Un nouvel adhérent ?
DUNCAN – En fait non ils ont rejoint la cause bien avant toi, mais en fait ça a pris plus de temps que prévu de tous les rassembler.
La porte s’ouvrit dans un gros fracas laissant apparaitre un grand blond avec un sourire sarcastique.
DUNCAN – Troy ! Te voilà enfin.
TROY – Pour rien au monde j’aurais raté une réunion de la confrérie anti-LoVe.
DICK – Si ça continue on ira jamais le boire ce foutu verre. Marmonna-t-il en serrant la main de Troy.
Piz salua le nouveau venu en regardant par-dessus son épaule.
PIZ – Tu parlais de plusieurs adhérents ? Il en a semé en route ?
TROY – Non, il est flic il ne voulait pas vraiment qu’on le voit arriver avec un ex détenu. Je le prends pas mal en fait je trouve ça assez cool je l’ai regardé passer par la fenêtre de derrière. Il est sportif pour un deputy.
Une nouvelle silhouette se distingua sur le pas de la porte, uniforme beige, beau sourire charmeur et les cheveux gominés.
X – Salut les gars, désolé j’ai eu quelques soucis en passant par l’arrière.
DUNCAN – Leo je t’ai déjà dit que c’était chez moi ici, tu n’as pas à passer par la porte de derrière.
LEO – Non c’est cool t’inquiète je suis passé par la fenêtre. Dit-il en lui tapotant l’épaule.
Une fois au complet, affublé de leur petites étiquettes anti-LoVe la petite bande sortie de la maison avec la ferme intention de s’amuser. Au même instant, un coupé sport rutilant leur barra le passage et s’arrêta juste devant eux.
X – Ah je vois que notre fan club s’est réuni ! Tu as vu mon ange comme ils sont mignons ?
La petite blonde se tourna vers eux avec un sourire et répondit :
Y – J’étais sûr que c’était le mardi pourtant. Déclara-t-elle surprise en sortant son appareil photo.
X – Allez Dick, le super espion ramène tes fesses, on bouge !
DICK – Ah enfin quelqu’un qui sait comment me parler. Allez Echolls démarre, lâcha-t-il en montant à l’arrière.
LOGAN – Mars ?
VERONICA – Souriez le petit oiseau va sortir ! Elle photographia la bande puis Logan démarra les laissant planter là sur le trottoir, bouche bée.
PIZ – Je t’avais bien dit qu’il se foutait de nous !
DUNCAN – Attend tu crois vraiment que Dick est un super espion secret ?
War Word lancé par Marion ;-)
Le grand jeu de la Saint Valentin
« - Vous êtes sûrs de vous ?, demanda Wallace, un peu inquiet.
- Mais oui, tu vas voir, ça va bien se passer, le rassura Mac. »
Wallace hocha la tête, mais il n’avait pas plus l’air rassuré.
« - De toute façon, c’est trop tard, tu as prêté allégeance maintenant, renchérit Dick.
- Je ne comprends toujours pas ce qu’il fait là…
- Il a dit qu’il était de notre côté et nous avions besoin d’une personne supplémentaire. Et crois moi, ça n’a pas été facile à trouver, répondit Mac. »
« -Bon, les gars, je compte sur vous hein !
- T’es mignon Piz, mais je suis une fille.
- Oh, désolé Parker.
- Vous êtes prêt à prêter serment ?
- Oui, répondit Léo, tout en nettoyant son calibre.
- Il me fait flipper à sortir son flingue à tout bout de champs celui-là ! »
Piz fit un signe de tête à Parker pour la calmer. La jeune fille était un peu sur les nerfs avec cette histoire et ce n’était clairement pas le moment pour qu’elle pète une durite maintenant.
Une heure plus tard, tous étaient partis manger à la cafétéria de l’université. Chaque groupe avait sa table. De temps en temps, ils s’échangèrent des regards en coin, tout suspicieux qu’ils étaient les uns des autres.
« - Je me demande bien ce qu’ils ont prévu, se questionna Veronica en arrivant dans la salle et en voyant ses amis dans cet état-là.
- Oh, ne t’inquiète pas, quoi qu’il fasse, ça ne peut pas être bien grave, si ?, dit Logan en épluchant sa banane.
- J’ai bien peur du contraire, mais personne ne veut me dire quoi que ce soit.
- Et tu te contentes de cette solution ? Tu ne vas pas chercher à en savoir plus ?
- Oh, il ne reste qu’une après-midi, après nous serons fixés. »
« - Si V pense venir des infos, elle peut aller se brosser, je ne lui dirais rien !, s’exclama Parker mais déjà la jeune blonde piqua le fruit de son compagnon et s’installa loin d’eux.
- Tu es bien mauvaise quelque fois jeune fille, répliqua Léo.
- Elle est toujours jalouse, balança Piz. »
Parker haussa les épaules mais ne répondit rien.
« - Je commence à avoir le trac.
- Ne dis pas de bêtises Dick, tu ne peux pas voir le trac.
- Oh que si petite brunette ! Je sens que je ne vais y arriver.
- Écoute moi bien, jeune écervelé, tu vas me faire le plaisir d’aller jusqu’au bout, sinon, je piraterais tous tes comptes sociaux et j’écrirais quelque chose à propos d’une maladie vénérienne.
- Ça sera beaucoup plus difficile de trouver une jolie fille pour partager ton lit après ça, enchérit Wallace. »
L’après-midi touchait à sa fin. Léo, Piz et Parker se regroupèrent. Mac, Wallace et Dick, montèrent dans une voiture. Veronica et Logan étaient déjà sur la route. Ils se retrouvèrent tous au même endroit, au pied d’un gigantesque immeuble. Veronica et Logan étaient les seuls qui blaguaient, les autres étaient tous concentrés. Lorsqu’ils pénétrèrent dans la pièce, une lumière éblouissante leur arriva directement dans les yeux.
«- Mesdames, messieurs bonsoir. Je suis Jimmy Fallon et je vous propose un tout nouveau jeu pour la saint valentin, "Mes amis sont-ils fait pour être ensemble" »
Logan et Veronica se regardèrent, interloqués.
« - Deux équipes vont s’affronter ce soir pour savoir si Logan et Veronica sont fait pour être ensemble. D’un côté les pro-LoVe, comme ils se font appellés, Mac, Wallace et Dick ! » Un concert d’applaudissement retentit alors qu’ils arrivèrent sur la scène. « De l’autre, les anti-LoVe, Piz, Léo et Parker. » Des hués accompagnèrent leur entrée. « Et maintenant, je vous propose d’accueillir comme il se doit le couple le plus discuté de Neptune : Veronica et Logan ! »
Les spectateurs applaudirent, tapèrent des pieds, firent le plus bruit possible pour leur entrée. Logan et Veronica n’en revenaient pas de ce qu’avaient fait leurs amis.
« - Et tout de suite, nous commençons avec la première question. »
Fin
Ligue anti-Love
Dans un coffee shop de Neptune.
VERONICA - Non ! Non ! Non, je n'irais pas ! Je n'ai aucune envie de revoir leur tête !
MAC - Mais si ! Ça sera drôle !
VERONICA - Qu'est-ce qu'il y a de si drôle à revoir des personnes n'aspiraient qu'à me pourrir l'existence ?
WALLACE - Tu as bien revu Logan le mois dernier....
VERONICA - C'est...
MAC - Différent ?
Mac adresse un sourire complice à Wallace avant de mordre dans son muffin à la banane.
VERONICA - Oui. C'est différent ! Il avait besoin d'aide !
WALLACE - Besoin d'aide ? Mais encore ?
VERONICA - Je n'allais lui refuser mes services ! Je suis avocate, je vous rappelle !
MAC - Une question, maitre. Qu'est-ce que tu aurais fait s'il avait coupable ?
Veronica choisit de se recoiffer plutôt que de répondre à la question.
WALLACE - V, ne te défile pas ! Tu ne peux pas être avocate et juge. Tu n'as pas le droit d'objecter les questions ! Qu'aurais-tu fait si Logan avait vraiment tué sa petite amie avec le calibre retrouvé chez lui ?
VERONICA - Il ne l'a pas fait.
MAC - Tu éludes.
VERONICA - La question ne se pose pas.
WALLACE - Comme toujours quand il s’agit de Logan...
VERONICA – Quoi « comme toujours quand il s’agit de Logan » ?
WALLACE – Tu ne te poses aucune question quand il s’agit de Lui ! Quoiqu’il te demande, tu dis oui, tu rappliques ; encore mieux que le serment liant un vassal à son seigneur ! Sérieusement, quel genre d’allégeance as-tu tissé avec lui ? As-tu seulement hésité avant d’accepter l’affaire Burton ?
Il règne une telle frénésie autour de la table que personne ne remarque l’arrivée de Weevil.
WEEVIL – Non, elle s’est dit que la place était libre alors elle a sauté dans un avion pour sauter sur l’occasion… L’occasion fait le larron, non ?
VERONICA – Depuis quand tu fais des citations, toi ?
WEEVIL – Depuis que tu fous en l’air ta carrière pour devenir housewife.
VERONICA – J’ai l’air désespérée ?!
MAC – Non mais ça viendra.
WEEVIL – Ce type ne sait pas rendre les filles heureuses… C’est un poison.
VERONICA – Tu dis n’importe quoi. Tu l’as toujours haï.
WEEVIL – Faux. En tant que jackass, il a tout mon respect. Pour ce qui est de dépasser les bornes, il est Maitre. Pour prendre soin des gens qu’il aime, c’est un naze. Lilly assassinée par son père. Le suicide de sa mère. Dick qui vient de finir en HP…
MAC – Bien dit !
VERONICA – Tu partages son avis ? Je pensais que tu avais appris à le connaitre en travaillant avec lui.
MAC – Pour lui.
VERONICA – Avec, pour. C’est pareil !
WALLACE – Pour une avocate, je te trouve un peu légère avec la sémantique. Logan a toujours voulu être avec toi mais a-t-il été là pour toi seulement une fois ?
MAC – Ne réponds pas la nuit du suicide de Cassidy ou je serais contrainte de te rappeler comment cette nuit-là a été possible.
VERONICA – Je pourrais t’objecter des contre-exemples mais cela me semble contreproductif, vous vous êtes déjà forgés une opinion. Vous haïssez Logan.
WALLACE – Non. On ne déteste pas Logan.
VERONICA – A vous entendre ce n’est pas si évident.
WEEVIL – On déteste celle que tu deviens quand tu sors avec.
VERONICA – Vous n’aimez pas me voir heureuse ?
MAC – Justement, on veut te voir heureuse.
WALLACE – Depuis que je te connais V, tu incarnes le girl-power, la droiture, le courage, l’indépendance d’opinion. Quand tu sors avec Echolls, tu deviens superficielle… Tu disparais derrière cet amas de testostérone monté sur planche de surf !
WEEVIL – Ne nous fais pas croire que tu aimes être la serviette de Logan Echolls. Comment la fille assez gonflée pour remballer Lenny Sofer peut se satisfaire ça ?!
Veronica encaisse les réflexions en silence. Elle est troublée par les piques qu’il lance à Logan mais elle est émue des compliments qu’ils lui adressent. Dans son cerveau, c’est la panique. Si elle ne fait appel qu’à sa raison, elle ne peut donner tort à ses amis.
MAC – Tu sais, il peut marcher sur toutes les blondes platines qu’il veut mais pas sur celle qui est ma meilleure amie, pas sur celle qui mérite un mec qui la respecte chaque jour. Et pas uniquement quand il est accusé de meurtre.
VERONICA – Ok, je crois que j’ai compris le message.
Tous les quatre se sourient.
VERONICA – Vous l’aviez bossé votre discours, hein ?
WALLACE – Pas le moins du monde.
MAC – On avait peut-être brossé une liste d’arguments mais…
WEEVIL – Nul besoin de s’entendre sur la vérité.
VERONICA – Weevil, arrête, tu deviens flippant à parler comme un bouquin ! Arrête ça tout de suite ou je te confisque ta carte de bibliothèque…
Tout à coup, le téléphone de Wallace sonne.
WALLACE – Parfait, la limousine est avancée.
VERONICA – Limousine ? Tu vas où ?
MAC – Ne nous fais pas croire que notre tribunal t’a lavé la mémoire. On va se pavaner à la soirée d’anciens élèves ! Neptune High nous voilà !
Veronica grimace mais embarque dans la limousine. Devant le lycée, la blonde se tortille entre ses trois amis.
WALLACE – Qu’est-ce qu’il y a ? Tu as envie d’aller au petit coin ?
VERONICA – Non…
WEEVIL – Et merde, il a réussi à venir…
VERONICA - Est-ce que je peux devenir une fille bien que demain ?
MAC - Pourquoi ce délai ? Notre argumentaire ne t’a pas convaincu ?
VERONICA - Si, si… Mais...
WEEVIL - Logan.
MAC – Quoi Logan ?
VERONICA – Il est là.
WALLACE – Tu as peur de flancher ? Je peux rester toute la soirée avec toi pour te rappeler combien c’est un con.
VERONICA – Non, non, j’ai compris le message mais… Je me disais que vous pouviez m’accorder une dernière soirée.
MAC – Genre la cigarette du condamné ?
VERONICA – En quelque sorte… Et en plus…
MAC – En plus ?
VERONICA – ça me ferait bien chier que je me sois épilée le maillot pour rien.
WEEVIL & WALLACE – MARS ! Tu abuses !
Mac explose de rire avant d’enlacer Veronica.
MAC – Un soir. Un dernier soir avant de le sortir de ta vie et de commencer à vivre des histoires d’amour adultes ?
VERONICA – Un dernier. Promis.
A ces mots, elle plante un baiser sonore sur la joue de chacun de ses amis et va à la rencontre de Logan. Dans sa tête tourbillonnent les arguments du trio d’amis. Elle ne veut pas les oublier pour être certaine de le quitter demain matin.
- Allez Duncan ! Il est temps que tu découvres les plaisirs de l'adolescence dorée, lança Dick en roulant du bassin.
- Je les connais déjà ! Un excellent dermato qui m'épargne le fait d'avoir le visage façon console de boeing 747. Tellement d'argent de poche que j'ai pu ouvrir un plan épargne retraite.
- Gna gna gna, fit le surfeur en imitant l'air hautain de l'adolescent. Mais tu t'entends ! hurla Dick en titubant jusqu'au bain de soleil.
- C'est surtout toi que j'entends...
Dick avala une longue gorgée de bière avant de reprendre son discours. Le surfeur avait l'alcool bavard.
- On jurait un croisement entre ma belle-mère qui ne veut pas de rides et mon père qui veut toujours plus de fric. Et le plaisir ? Le vrai plaisir, celui de la chair, tu en fais quoi ?
L'espace d'une seconde, une image envahie l'esprit de Duncan. Les plaisirs charnels, il y pensait de plus en plus. Surtout quand il va chercher sa soeur après ses entrainements de sport. Tout le temps que mettait Lilly à se changer, Duncan le passait à mater la nouvelle attaquante de l'équipe de soccer, une petite blonde très vive ballon au pied. Il rêvait de gouter à ses lèvres roses qu'il imaginait douces. Toute à sa rêverie, Duncan fit tourner machinalement la bague de pureté qu'il portait depuis quelques semaines. Ce geste inconscient n'échappa pas à Dick. Ivre, il était d'une rare vigilance.
- Ce n'est pas sur ton doigt que tu devrais enfiler des trucs, mon pote !
- Par...Pardon, bafouilla Duncan.
Il n'en revenait pas de l'inconvenance des paroles de Dick. Comment Logan pouvait trainer avec un type pareil ? D'aileurs, où était-il passé encore ? Subitement, Duncan eut sa réponse. Lilly déboula sur la terrasse poursuivie par un Logan vociférant. La jeune fille gloussait et demandait grâce.
- Non! Logan, arrête !
Le jeune homme venait de l'acculer à quelques mètres de la piscine. Il avait un sourire carnassier sur les lèvres et la menaçait de la pousser dans le bassin. Duncan s'approcha de lui et mit une main sur son épaule.
- Laisse Lilly tranquille et viens faire décuver Dick. Il parle trop.
Lentement, Logan se tourna vers Duncan.
- Lâche-moi. C'est entre elle et moi. Elle n'aurait pas du faire ça ! S'énerva le jeune homme en pointant son mollet droit sur lequel reposait une longue bande de papier.
- Qu'est-ce qu'elle t'a fait ? demanda Duncan.
- Lilly... Lilly, tu es la championne quand il s'agit d'en faire voir de toutes les couleurs aux mecs, mais là, je te tire...
- AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH ! hurla Logan dont Dick s'était approché.
Le surfeur venait de tirer sur la raison du litige entre Lilly et Logan.
- ... mon chapeau.
Logan se baissa et prit son mollet entre les mains. Il avait l'habitude de la douleur ciblée mais celle-ci semblait irradiée toute sa jambe.
- Tu n'aurais jamais dû faire ça Dick ! Viens par là que je te rectifie la tronche façon puzzle ! ça me soulagera et ça te désoulera grogna Logan.
Dick s'éloigna en agitant la bande de papier recouverte de cire dépilatoire.
- Euh,j'ai beau être bourré, je suis pas con.
- ça reste à prouver, marmonna Duncan souriant.
- Je ne vais pas me jeter dans tes bras, continua Dick en piochant une canette dans un nouveau carton de bière.
Il la lança à son ami.
- Et puis, tu n'es pas vraiment pas mon type quand tu es en colère...
A ces mots, Lilly explosa de rire. Ce rire cristallin radoucit le jeune homme. Son rire se joignit aux autres. Doucement, la jeune fille s'approcha de sa victime. Elle l'enlaça de ses bras fins et l'embrassa sur la joue en lui murmurant à l'oreille.
- En colère, souriant, avec ou sans poil, tu es bien mon genre, Echolls...
Ce fut le mot de trop, Logan enserra Lilly dans ses bras. Elle n'avait aucune chance de se délivrer de l'étau de ses bras. Logan se laissa partir à l'arrière dans la piscine entrainant Lilly dans sa chute. Le peu de temps que dura la chute, Lilly cria.
- LOGAN ! NOOON ! Mon mascara n'est pas waterproof !
Ils tombèrent en faisant une grosse vague qui doucha Dick.
- BATAILLE D'EAU !!!! hurla le jeune homme en faisant une bombe dans le bassin sous le regard effaré de Duncan qui se décida enfin à boire une bière.
L'ébriété rendait Dick plus sérieux. Si l'alcool avait l'avantage de réduire vos défauts, Duncan voulait bien tester, ainsi il aurait peut-être le courage d'aborder la belle attaquante de soccer cette après-midi...