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Série : Veronica Mars
Création : 25.09.2008 à 08h42
Auteur : estel6317
Statut : Terminée
Librement inspirée du quartier de Dawson, vous pouvez poster ici vos histoires courtes (OS). Les règles sont définies dans le premier paragraphe
Cette fanfic compte déjà 313 paragraphes
Une soirée comme les autres
Veronica était encore une fois en planque devant le Camelot. Ça devenait une telle habitude qu’elle pensait payer à la ville la place de parking qu’elle occupait presque tous les soirs.
Son appareil photo posé à côté d’elle, un café brûlant dans une main et un livre de physique dans l’autre, elle révisait ses cours tout en jetant des coups d’oeil sur la chambre 145.
VVOFF : C’est pas possible, ça fait 3 heures maintenant qu’ils sont là-dedans. C’est censé durer combien de temps exactement un rapport sexuel ?
Elle se repencha sur son cours. Elle était tellement concentrée qu’elle ne le vit pas arriver. Il ouvrit d’un geste brusque la porte de la voiture et commença à s’installer sur le siège passager. Elle eut à peine le temps de retirer son précieux appareil. Avant de s’asseoir, il posa un bout de carton sur le siège.
Veronica : Tu fais quoi ?
XX : Je pose mon tapis volant avant de m’asseoir, je ne voudrais pas qu’il s’envole.
Il avait dit ça comme si c’était une évidence et qu’elle était décérébrée.
Veronica : Mon dieu, Weevil, tu es complètement bourré.
Weewil : Nope.
Veronica : Oh que oui. Mais qu’est-ce-qui t’a pris.
Weevil : C’est une drôle d’histoire, bafouilla-t-il. Tu es sûre de vouloir tout savoir ?
Veronica : Au point où j’en suis, vas-y. Elle jeta un œil vers chambre mais ne vit aucun mouvement.
Weevil : Ok. Écoute bien hein. J’étais tranquillement assis sur ma moto. J’étais la dernière chanson de Beyoncé.
Veronica : Hein ?
Weevil : Oui, tu sais, « Libérée, Délivrée ».
Veronica secoua la tête.
Weevil : Enfin, j’écoutais ça tranquille quand tout à coup, un puzzle géant est arrivé droit sur moi et a essayé de m’attaquer !
Veronica : Un puzzle ?
Weevil : Oui, je te jure, un truc énorme ! J’en avait jamais vu d’aussi grand. Du coup, je me suis défendu mais tu parles, il était bien trop fort.
Veronica : Le puzzle était trop fort pour toi ?
Weevil : Oui. Il baissa la tête.
Veronica : Mais tu sais pourquoi il voulait t’attaquer ?
Weevil : On était pas de la même couleur.
Veronica : Quoi ??
Weevil : Il voulait qu’on soit tous violet. Mais moi je ne veux pas être violet. Tu voudrais être violet toi ?
Veronica : Oh non. Bien sûr que non. Mais comment tu as fais pour t’en sortir alors ? Elle commençait à rentrer dans son jeu.
Weevil : Avec mon tapis volant, bien sûr. Et il m’a conduit jusqu’à toi. Il savait que tu m’aiderais.
Veronica : Il est fort ton tapis Weevil.
Weevil se raidit d’un coup.
Veronica : Qu’est-ce-qui t’arrive ?
Weevil Il est là !
Veronica : Qui ça ? Le puzzle ?
Weevil : Oui, souffla-t-il.
Veronica regarda dehors mais ne vit que Mac.
Veronica : Dis-moi Weevil, tu ne serais pas allé à la soirée d’Halloween de Dick par hasard ?
Weevil : Oui, comment tu sais ?
Veronica : Parce que ton puzzle géant, c’est Mac gros malin !
Une blague ??
« C’est une blague ? Dis-moi que c’est une blague ! »
La jeune femme sortait de la salle de bain avec un bout de plastique dans la main et lui montra.
« - Qu’est-ce-qui t’arrive ?
- Regarde ! »
Il jeta un œil sur le bâtonnet mais ne comprit pas ce qu’elle lui voulait.
« - V, il est six heures du mat’, qu’est-ce-que c’est ?
- Un test de grossesse, nigaud ! »
Il eut un temps d’arrêt, essayant de comprendre l’information que sa compagne lui communiquait.
« - Un test de grossesse ?
- Oui. Et regarde, je crois qu’il est positif."
Il baissa les yeux vers le test, plutôt plus attentif cette fois-ci.
"- En effet, il m’a tout l’air de l’être.
- Logan, tu ne comprends pas. Je ne peux pas être enceinte ! »
Il attrapa sa tasse de café, quitta la cuisine et alla s’asseoir sur le canapé du salon. Il attendit que Veronica le rejoigne. Elle arriva quelques minutes après, avec un thé chaud.
« -Ok. C’est quoi le problème ?
- Je ne veux pas être enceinte Logan. »
Il encaissa le coup, ne laissant rien paraître.
« - C’est pas que je ne veux pas d’un enfant, mais comprends-moi, comment on pourrait-être de bons parents ?
- C’est-à-dire ?
- On a trois parents dysfonctionnels sur quatre. Logan, on a pratiquement pas eu de repères parentaux. Je ne sais pas comment être une mère… Elle souffla.
- Je sais. Je ne sais pas comment être un père non plus. Mais je crois que j’ai envie d’essayer quand même. Et puis, on a Keith. S’il devait y en avoir qu’un pour nous expliquer comment être un bon parent, ce serait lui. Il lui prit la main, cherchant à la réconforter.
- Je ne sais pas, elle secoua la tête, perdue. Ma mère est une alcoolo adultérine, ton père un pédophile violent et assassin et ta mère s’est jetée d’un pont. Ça fait beaucoup, non ? »
Les souvenirs leur faisaient mal, mais ils étaient réels et ils ne pouvaient faire comme ci ils n’avaient pas existé.
« - Oui, tu n’as pas tort. Mais regarde-nous. Regarde de là où on est parti. On était deux gamins perdus dans leur douleur, incapables de supporter le poids de notre tristesse et nous sommes devenus deux adultes responsables. On fait un boulot qui nous plaît, on a su s’adapter l’un à l’autre pour que notre relation ne soit plus destructive. »
Veronica souriait face au discours de Logan. Il parlait avec ferveur, déjà heureux de savoir qu’un petit bout d’eux allait bientôt commencer une vie sur Terre.
« - Tu n’as pas peur ?
- Tu rigoles ? J’ai la trouille V, comme j’ai jamais eu la trouille de ma vie. J’ai peur d’être comme Aaron, ou pire. J’ai peur de ne pas réussir à être un bon père et de tout foirer avec toi. J’ai peur de plein de choses. Mais je sais aussi que nous ne sommes plus ça et qu’ensemble on y arrivera.
- Je ne sais pas si je serais une bonne mère.
- Tu seras la meilleure ! Il me suffit de te voir avec Henry pour savoir que tu seras parfaite.
- Ce n’est pas pareil avec Henry. C’est le fils de Mac et Wallace. Il est trop génial ce petit.
- Parce que tu crois que le nôtre ne le sera pas ? Notre enfant sera d’enfer ! »
Elle rigola, consciente de l’énergie que mettait Logan pour la mettre à l’aise face à cette toute nouvelle situation.
Sept ans. Sept ans qu’ils étaient ensemble et qu’ils avaient réussi à trouver le bon rythme, le bon tempo pour leur relation. Oh, ce n’était pas facile tous les jours mais ils étaient heureux, c’était tout ce qu’ils voulaient. Sept ans. Selon les croyances, c’était l’année charnière, soit ça passe, soit ça casse. Et là, comme un signe du destin, un mélange d’eux deux allait venir au monde, comme pour les souder encore plus.
Veronica se leva, attrapa la main de son homme et le leva.
« - Allez, viens. On a quelque chose à fêter ! »
Jours enchantés ?
-Eli, Veronica est arrivée !
"Non, elle ne ressemble à personne. Cette fille ne ressemble à personne, c'est Belle !"
-Elle est intenable aujourd'hui, s'excusa en souriant la femme d'Eli, en réponse à la voix de Valentina qui s'élevait un peu plus à chaque phrase qu'elle chantait.
-C'est une enfant. Répondit simplement Veronica en lui rendant son sourire.
-Veronica ! La salua Eli en arrivant avec sa fille.
-Salut Eli, bonjour Valentina, ça va ?
La fillette hocha frénétiquement la tête.
-Bonjour, Bonjour salue la famille !
-Valentina, la reprit sa mère. Dépêches-toi d'aller finir ton goûter.
La jeune fille, espiègle la regarda.
-Il m' faut six œufs !Tu veux nous ruiner !
Jade secoua la tête en souriant et emmena sa fille avec elle dans la cuisine, non sans un dernier regard échangé avec son mari.
-Eh ben, elle a l'air en forme ! Qu'est-ce que vous lui avez fait ? Demanda Veronica, hilare devant l'air blasé d'Eli.
-Il était une fois, un père qui avait promis d'amener sa petite princesse au cinéma.Voulant lui faire plaisir, il lui a dit qu'elle choisirait le film. Ils ont payé leur place, pris du pop-corn et même une boisson, parce qu'il paraît que c'est "indispensable". C'est évident qu'on ne peut pas s'en passer pendant deux heures... Ils se sont installés et le père a dû supporter pendant 120 minutes des chansons d'une mièvrerie à faire pâlir la guimauve que tu es, continua-t-il en la pointant avec son index. 120 minutes Veronica ! Il secoua la tête.
-Et tout ça sans rien dire du ridicule de l'histoire qu'on a, en plus, vue et revue sous toutes ses formes...
-Qu'est-ce qu'on ne ferait pas pour faire plaisir aux gens qu'on aime ? Sourit Veronica.
-Ouais. Il soupira et reprit : Il va falloir que j'apprenne à résister à ses yeux de biche parce que si je dois encore la traîner voir ce genre de truc au cinéma, me taper le dessin animé ou l'entendre chanter les mêmes refrains pendant des semaines, je vais finir par me taper la tête contre les murs d'un hôpital psychiatrique, vêtu d'une camisole de force !
Veronica passa son bras autour des épaules d'Eli et en tapota une avec sa main.
-Je t'amènerai des cookies si tu veux.
Eli lui lança un regard navrant.
-On ferait mieux de se mettre en route...
Ils sortirent de la maison et se dirigèrent vers la voiture de la jeune femme.Valentina arriva en courant et s'élança sur Eli, surprit.
-Tu n'es pas en train de goûter toi ? C'est maman qui va être contente. Sourit Eli en répondant à l'étreinte de sa fille.
-On pourra lire une histoire à ton retour ?
-Tous les deux ? Je croyais que tu aimais lire toute seule maintenant ?
-Mais j'adore quand tu fais les voix avec moi ! Tu fais trop bien la Bête !
Eli allait soupirer mais devant l'enthousiasme de Valentina il ne put que sourire.
-D'accord je ferai la Bête, Big Ben et Gaston mais c'est toi qui joues Zip et Lumière !
-Et maman pourra être Belle ?
-Si tu veux chérie, je suis sûre que ça va lui faire plaisir. Maintenant file la prévenir.
Valentina se tourna vers Veronica.
-Mon papa c'est le meilleur papa du monde !
Et elle s'en alla aussi vite qu'elle était venue. Les deux adultes échangèrent un regard.
-Ça va ? Demanda la jeune femme.
-Oui, j'ai juste une poussière dans l'oeil.
Son amie acquiesça et s'installa dans la voiture. Eli l'imita. Une fois assis, il regarda vers la maison.
-Je n'aurais jamais cru avoir la chance d'être aussi heureux un jour. Quand je pense à tout ce que j'aurais pu perdre...
Une note de tristesse perçait dans sa voix. Sa maison, sa femme, sa fille. Tout ce qu'il avait réussi à construire, tout ce qu'il aimait et le rendait fier du chemin parcouru. Il avait beau se plaindre, ce moment partagé avec sa fille resterait gravé dans sa mémoire. En cet instant, il la savait heureuse. Et tant pis si le prix à payer était des migraines et de se faire charrier au garage parce qu'il fredonnait "C'est la fête".
Veronica démarra la voiture et le sorti de ses pensées.
-Mais ça n'est pas arrivé. Alors maintenant, allons-y et finissons-en avec cette histoire ! Dans moins de deux heures tu seras de retour chez toi. Libre, innocent et tu seras même dédommagé. Tu auras tout le temps de savourer cette victoire et de profiter de ta famille.
Eli hocha la tête, reconnaissant.
-Et ne me remercie pas ! Je suis contente de pouvoir t'aider.
-C'est ce que je disais, tu es une guimauve. Une vraie crème.
Veronica haussa les épaules.
-Et maintenant, dit Eli déterminé, allons tuer la Bête !
WW d'Elai - Crossover VM et ?? (à vous de deviner !)
La famille profitait du soleil texan dans le jardin de leur ami médecin. Après s'être coursé avec les pistolets à eau, tous s'étaient assis pour se reposer. Les adultes discutèrent de choses et d'autres quand la conversation prit un tour inattendu.
- Papa, tu me racontes comment vous vous êtes rencontrés tous les 2, demanda le petit garçon en tirant la manche de son père.
Le pilote était gêné. Il n'aimait pas se raconter. Il n'aimait plus ça. Au temps du lycée, il adorait se mettre en scène et donnait du "il était une fois" à toutes les filles aux yeux de biche qui voulaient bien l'écouter. Aujourd'hui, il était plus dans la réserve pourtant il n'avait pas honte de cette histoire. Il chercha du regard sa compagne. Elle avait beau être allongée sur la pelouse à quelques mètres d'eux, il était certain qu'elle avait suivi leur discussion. C'était dans sa nature. Veronica gardait toujours un oeil sur ceux qui comptaient pour elle. Et Dieu sait qu'ils comptaient tous les deux. Alors il guettait son assentiment avant d'oser raconter cette histoire qui était tout sauf pour les guimauves.
- Dis-lui, il faut bien qu'il sache d'où il vient, ce petit bonhomme, dit Veronica en s'asseyant sur la chaise longue à côté de Logan. Ryan, leur fils de 8 ans, s'installa sur ses genoux.
Logan prit une profonde inspiration, chercha du soutien dans le regard de leur hôte et commença à raconter.
- Nous nous sommes rencontrés sous un nuage de poussière...
- On ne doit pas être faite attention à être tout propre quand on est docteur ? coupa Ryan en désignant leur hôte.
- Si, bien sûr... Mais c'est un docteur un peu particulier, mon chéri, expliqua Veronica en caressant les cheveux de son fils.
Le médecin gêné se massa la nuque.
- Je reprends. On s'est rencontré sous un nuage de poussière lors d'une de mes premières missions au front.
- Ah ouais ! Parce que mon papa, il botte le derrière des méchants !
Veronica soupira tandis que les 2 hommes s'empêchaient de rire.
- Plus jamais, mon père ne fera de babysitting lors de ses gardes à Mars Investigations !
- Je disais... Qu'on s'est rencontré lors d'une de mes missions. A cause de la météo et de la tempête, mon avion ne pouvait pas décoller. J'ai donc patrouillé avec les autres. Sur la base, on racontait que le...
Logan ne savais pas comment nommer les terroristes sans effrayer son jeune fils. Il reprit la formule de Keith.
- ... grand méchant était tout proche de nous, qu'on pouvait l'arrêter, ou même pire... Sur la base, on a commencé à entendre des chants étranges comme "Tuons la bête" ! Les soldats devenaient fous...
- Mais ça ne me dit pas comment tu l'as rencontré...
- Ryan, stop. Ecoute-moi, écoute l'histoire depuis le début et tu comprendras comment on s'est rencontré et pourquoi il est devenu comme un frère pour moi.
- D'accord. Les soldats devenaient fous et voulaient tuer le méchant.
- C'est ça. Nous partions pour le chasser. Mais mon unité est tombée dans une embuscade. On nous a tiré dessus. J'ai été touché...
Logan porta la main à son abdomen.
- Je saignais beaucoup... Alors...
- Alors, il est arrivé et il t'a sauvé !
Le médecin sourit du raccourci que Ryan prenait pour raconter la fin de cette histoire qui aurait pu tourner au tragique. Si son unité n'avait pas été à une ruelle de l'embuscade, Logan se serait vidé de son sang et Ryan aurait été un orphelin de guerre de plus. Heureusement, le destin en avait décidé autrement.
- C'est ça, bonhomme. Je patrouillais à une rue de ton père quand j'ai entendu l'explosion. Je me suis précipité et...
- Tu peux le dire, c'était vraiment pas beau à voir... Et ça ne l'est toujours pas... Je ne surfe plus qu'en combinaison...
- Peut-être, mais le plus important, Ryan, c'est que là-bas, j'ai réussi à stopper le saignement et à sauver ton papa, conclut le médecin.
- Alors, elle vient de là-bas, ta vilaine cicatrice au ventre ?! comprit soudain Ryan.
Logan eut un rire nerveux.
- Tu vois, elle est vraiment moche...
- Arrête ton char !
- Je suis dans l'aéro-navale par les Marines... Et, je sais bien que sur place, on ne fait pas dans la chirurgie esthétique et je te remercie chaque jour d'avoir croisé ma route ce jour-là... Mais ça m'énerve de devoir enfiler cette combinaison pour surfer, j'ai l'impression de porter une camisole... reconnut Logan.
- C'est ce que je vais te faire porter Echolls, si tu te plains encore d'être en vie sans être sexy, menaça le médecin.
- NON ! Râla Veronica.
Les deux hommes et le garçon se tournèrent vers la jeune femme qui était silencieuse durant toute l'histoire.
- TC, je ne te laisserai pas interner Logan ! Il est encore très sexy pour un balafré. Et puis, j'aimerai vraiment beaucoup qu'il assiste à la naissance de ce bébé là... dit doucement la jeune femme.
TC sourit. Les yeux de Logan s'embuèrent. Ryan cessa tout mouvement. Il n'était pas sûr d'avoir compris.
- C'est donc ça que tu faisais avec Jordan cet après-midi...
- TC, tu croyais vraiment qu'on s'était fait un hammam ? plaisanta Veronica
Logan ne trouva rien de sarcastique à répondre. Il préféra aller embrasser sa compagne sous les applaudissements de Ryan qui criait au voisinage.
- Je vais être grand frère ! je vais être grand frère ! je vais être grand frère !
WW d'Elai - Bonus Bad Week
Il ferma les yeux, inspira profondément, tentant de faire le vide. Tentant d’oublier le monde autour. Il sentit le vent glisser sur son visage, la douce chaleur du soleil réchauffer sa peau, son cœur aussi un peu. Il frissonna. Il rouvrit les yeux et observa les gens habillés de noir, les yeux remplis de larmes. Ce moment, il l’avait redouté. Ce moment, il l’avait attendu. Il replaça sa cravate couleur guimauve, la seule touche de couleur qu’il s’était autorisé aujourd’hui. Pour elle. C’était son dernier cadeau d’anniversaire. Elle avait tempêté, faisant virevolter ses cheveux dorés et briller ses yeux en disant qu’il était le plus beau avec. Il serra les dents, la douleur était profonde. Bien trop profonde encore. Il tentait de garder sa dignité, de ne pas perdre pied maintenant. Il le lui devait. Il le leur devait. Une petite rafale de vent fit virevolter de la poussière au loin alors qu’il tentait de la repérer dans la foule. Au départ, elle avait décliné, prétextant que l’événement était privé, qu’elle n’y avait pas sa place. Il avait insisté, effrayer à l’idée d’affronter ces coffres de bois seul. Elle avait finalement cédé, devant son regard implorant. Lorsque son regard croisa le sien, son cœur se fit un peu plus léger. Malgré la douleur, elle avait cet effet sur lui. Peu importe qu’ils se soient quittés, qu’ils aient partagé autant de mauvais que de bons moments, elle apaisait ses peines, son cœur et son corps. Il savait qu’il était bon pour la camisole, et pourtant il était incapable de la laisser filer. Elle avait dessiné ses yeux de biche d’un crayon noir, s’était glissée dans une magnifique robe noire aussi. Les choses les plus simples la rendaient belle. Elle lui fit un petit sourire, s’adossant à un arbre près de la dernière rangée de chaises, l’observant de loin. Il lui rendit son sourire mais fut rapidement sortit de sa contemplation par une main qui agrippait déjà son bras.
X – C’est l’heure Logan.
Une sueur froide glissa le long de son dos. Il observa la foule s’installer dans un silence de mort. Il se retourna enfin, affrontant enfin la vision devant lui. Deux cercueils posés à même le sol, recouvert de rose couleur guimauve. Son cœur se brisa à nouveau. La réalité le rattrapa à nouveau. L’amour de sa vie était morte, bientôt enterrée et poussière. Et la femme qui lui avait donnée la vie aussi. La vie était cruelle. Il se sentait comme une bête qui survit au désespoir. Il jeta un dernier regard à sa partenaire de toujours. Elle plongea son regard dans le sien, lui donnant le courage nécessaire. Il rejoignit le petit pupitre placé entre les deux coffrages de bois. Toussota, contempla la foule avant de prononcer les premiers mots :
LOGAN – Il était une fois un ventre arrondi. Un ventre que j’ai vu grandir. Et puis un jour, elle est apparue. Ce petit être plein de vie, m’a volé mon cœur la première seconde où je l’ai aperçue. Elle a défié toutes mes lois, changé toutes mes idées, modifié mes habitudes, mais plus important elle a fait de moi l’homme que je suis aujourd’hui. Elle a fait de moi un homme meilleur. Holly…
Sa voix se brisa. A nouveau, il chercha son soutien.
LOGAN – Holly, tu as été la plus belle chose qui me soit arrivé. Tu as fait de ma vie un paradis. Tu as été l’enfant dont rêve tous les pères. Je n’ai pas de mot pour exprimer cette perte. Je n’ai pas de mots pour te dire combien tu me manques. Les heures passées à regarder les mêmes dessins animés, écouter les mêmes refrains… « Chanson éternelle, au refrain fané, c'est vrai c'est étrange, de voir comme on change, sans même y pense, tout comme les étoiles, s’éteignent en cachette… » Sache Holly, que dans mon cœur ton souvenir ne fanera jamais. Et je remercie ta maman qui sans le savoir m’a fait le plus beau cadeau qui soit, devenir ton père.
Les larmes se mirent à couler. Dans l’assemblée, quelqu’un osa un applaudissement. Sans un mot de plus, il se retira au fond de l’assemblée. Laissant les techniciens descendre les caissons dans la terre, ça il ne pouvait pas y assister. Il la rejoignit sous l’immense tilleul et s’effondra dans ses bras. Elle le sera fort dans ses bras n’osant prononcer le moindre mot, retenant ses larmes elle aussi. Au bout de quelques secondes, la tension évacua le corps de Logan et il se détendit un peu. Il la regarda dans les yeux, il frémit la sentant près de lui. Ils échangèrent un regard tendre, il dut se retenir de ne pas lui voler un baiser alors que quelqu’un les interrompit. Il s’écarta un peu de Veronica, mais ne brisa pas le contact de sa main.
X – Logan. Merci pour ce magnifique discours.
Il tourna les yeux vers la jeune femme rousse avec un petit sourire. Elle semblait tenir le choc mieux que lui. Il relâcha le bras de Veronica et sécha ses larmes.
LOGAN – Julia, voici Veronica Mars. Veronica, je te présente Julia, la sœur de Carly.
Veronica inspira profondément prise par surprise, elle voulut tendre la main à la jeune femme mais celle-ci fut plus rapide et se jeta à son coup la serrant contre elle.
JULIA – Vous êtes l’agent Mars. Merci. Merci infiniment d’avoir fait enfermer ses ordures. Merci.
Veronica d’abord incertaine finit par se détendre et accepta l’accolade. Lorsque Julia relâcha son emprise Veronica tenta de cacher sa nervosité. Que savaient ses gens d’elle, quelle étiquette lui avait-elle collé hormis celle de « Agent fédéral qui avait fait boucler des meurtriers ». Savaient-ils pour Logan et elle ? Savaient-ils pour les dernières semaines ? Elle lança un regard suppliant à Logan, ne sachant que faire. Celui-ci eut un petit rictus qu’elle connaissait bien et qui la rassura un peu.
VERONICA – Je suis ravie de vous rencontrer, je…
JULIA – Je suis désolée, je suis tellement heureuse de vous rencontrer. Je sais tout à votre sujet. Holly m’a tout raconté. Dit-elle en serrant la main de la jeune femme. Et si je peux me permettre vous êtes bien plus jolie que sur les photos que Logan a gardé de vous.
Logan baissa les yeux et regarda ses mocassins italiens feignant de n’avoir rien entendu alors que le regard interrogateur de Veronica se porta sur lui. Elle ne sut quoi répondre.
JULIA – Ne vous inquiétez pas, cela fait bien longtemps que Carly et Logan ne sont plus ensemble et je suis ravie de savoir qu’il a quelqu’un sur qui compter auprès de lui après tout ça. Déclara-t-elle avec un petit sourire.
Les trois adultes se regardèrent tristement et jetèrent un dernier regard aux tombes fraichement recouvertes derrières eux. Veronica glissa sa main dans celle de Logan, leurs doigts s’entrelacèrent, elle serra fort. Logan sentit un poids le quitter, un cœur brisé, c’est un cœur en vie.
Un ancien WW que Alex ou moi avions lancé il y a déjà quelques mois quand j'ai eu mes premiers soucis de pc... je pensais l'avoir perdu et bien non... le voici donc
WW:
- doit être une scène drôle / comique
- l'un des perso doit être dans un état d'ébriété avancé
- utilisé les mots suivants: Délivré, bafouiller, carton, couleur, puzzle
Elle avala le troisième verre d’une traite et le reposa sur le bar devant elle. Elle ne sentit pas le regard se poser sur elle avec discrétion et étonnement. Il observait la scène avec un petit sourire sur les lèvres alors que sa dernière conquête n’arrêtait pas de papoter à ses côtés. Il ne l’avait pas vu depuis plusieurs mois et ne pensait pas tomber sur elle ici. A ses côtés, il détailla le jeune homme qui tentait de la séduire en vain. Il pouvait sentir d’ici le mal qu’elle avait à s’intéresser à la conversation et la retenue dont elle devait faire preuve pour ne pas l’envoyer sur les roses. Alors qu’il voulut tenter de prendre sa main, elle recommanda un verre écartant toutes possibilités de contact. Cette fois ci un véritable sourire se dessina sur ses lèvres. Il n’aurait jamais pensé la revoir dans ce genre de circonstance et il devait admettre que même après tout ce temps elle ne le laissait pas indifférent. Était-ce un signe ? Un test ? Ou l’avait-elle repéré depuis le début et tentait-elle en vain de lui faire passer un message ? Il reprit une gorgée dans son verre, reporta son attention sur la jeune femme à côté de lui qui n’avait absolument pas arrêté de bavasser pendant toute sa contemplation et fronça les sourcils désolé.
X – Je suis désolé chérie, mais tu m’ennuies !
Il se leva et se dirigea vers le bar, il glissa ses doigts dans les pans de sa veste de costard et se rapprocha avec discrétion. Elle était dos à lui et il put à sa guise laisser glisser son regard sur les courbes qui se dessinaient sous la robe de couleur grise. Pas qu’il l’ait oublié, non un corps pareil ne s’oublie pas. Et de toute façon la jolie blonde était bien inoubliable. Il écouta attentivement quelques secondes de la conversation.
Jeune Homme – Et tu sais sur le marché des céréales c’est complexe de faire des pronostics alors lorsque vient la période des stat et des bilans il faut agir rapidement et avec du tact.
La jeune femme acquiesça pour la énième fois ne sachant définitivement pas quoi répondre à son rencard. Elle avait accepté de sortir avec un collègue de Wallace. Il se trouvait que celui-ci était fan des cours de marché, quel qu’il soit. Elle regarda sa montre pour la cinquième fois en moins d’une demi-heure et se dit qu’elle aurait bien besoin d’un miracle pour survivre à cette soirée. Elle avait déjà évité plusieurs tentatives de rapprochement physique de sa part. Elle avait tenté de noyer le poisson mais à force de cocktail elle commençait à se sentir pompette. Ce n’était pas son genre mais dans sa nouvelle université elle avait appris à lâcher prise une fois de temps à autre. Là l’espoir en était la cause. Elle espérait qu’avec quelques verres il deviendrait plus intéressant ou que le temps passerait plus vite. Alors qu’elle porta le nouveau verre à ses lèvres lorsqu’elle frissonna. Une sensation qu’elle avait oubliée un peu avec le temps. Elle se redressa et jeta un regard à son prétendant avant de se promettre de tuer Wallace. Elle inspira profondément lorsqu’elle sentit un souffle chaud dans sa nuque, une voix rauque murmurer :
X – Je vois qu’on s’amuse bien par ici !
Son cœur fit un bon. Cette voix, elle ne l’avait pas entendu depuis un moment, elle avait même tentée de l’effacer de sa mémoire pendant un certain temps. Et finalement elle s’était prise à penser à lui, se dire qu’il lui manquait… Elle pivota sur son tabouret et son cœur se remis à battre avec force. Elle ne savait pas si c’était l’effet de l’alcool ou si c’était lui mais elle en perdit ses moyens. Elle réalisa que le jeune à ses côtés semblait perturbé et s’était finalement interrompu dans sa longue tirade sur le cours du marché et profita du moment. Dans un élan, sans réfléchir, elle attira le nouveau venu vers elle avec fermeté, colla ses lèvres sur les siennes et se lova dans ses bras avec passion.
Il fut d’abord surpris par cet élan et il lui fallut quelques secondes pour réaliser lorsqu’elle s’immisça dans ses bras se collant à son torse. Lorsqu’elle posa ses lèvres sur les siennes la décharge le réveilla et sans hésitation aucune il répondit à ce baiser. Il l’enserra dans ses bras, respira son parfum et ferma les yeux profitant de l’étreinte. Une toux légère les sépara. Alors qu’il restait coi elle avait déjà repris sa répartie et avec un grand sourire lança.
X – Chéri ! Je ne t’attendais pas si tôt je suis ravie de voir que ta réunion a fini plus tôt. Je te présente Colin Forester c’est un collègue de Wallace. Colin je te présente Logan. Lâcha-t-elle avec des yeux de biches.
LOGAN – Enchanté, je suis toujours ravi de rencontrer les collègues de Wallace. Déclara-t-il tentant de rentrer dans le jeu avant de se tourner vers la jolie blonde et de reprendre. Veronica, mon cœur, j’ai pensé te faire une surprise je ne pensais pas que tu serais occupé ?
VERONICA – Merveilleux. Colin si tu veux bien nous excuser ? Demanda-t-elle sans attendre de réponse de sa part.
Elle était déjà en train de reprendre sa veste et son sac alors que le visage du jeune homme se décomposait tel un puzzle. Alors qu’ils s’éloignaient du bar sans se retourner Veronica souffla un peu guillerette :
VERONICA – Libérée ! Délivrée !
Logan ne put s’empêcher de pouffer. Il avait connu Veronica dans bien des situations mais pompette c’était bien la première fois. Il l’invita à s’installer sur le divan et pris place face à elle. Il la dévora du regard un instant et alors qu’il allait ouvrir la bouche elle lui coupa la parole.
VERONICA – Qu’est-ce que tu fais là Echolls ?
Elle détacha son regard de lui quelques secondes pour repérer le serveur et se concentra à nouveau sur son ancien amant qu’elle n’avait pas vu depuis un moment et qui pourtant venait de lui sauver la mise avec un baiser qui avait enflammé son corps tout entier. Il sourit en coin, haussant les sourcils et la détailla doucement.
VERONICA – Quoi ?
LOGAN – Je connaissais beaucoup de côtés de ta personnalité mais je ne pensais pas te voir pompette un jour.
Ses joues rosirent aussitôt. Son cerveau moulinait à toute allure. Elle tentait en vain de rester cohérente mais l’effet de l’alcool ne lui laissait pas de répit et la seule chose à laquelle elle pensait actuellement était les lèvres de Logan.
VERONICA – Je ne vois absolument pas de quoi tu parles… Bafouilla-t-elle en essayant d’être convaincante.
Pour cacher sa gêne elle attrapa le carton de cocktail posé sur la table devant elle et se plongea dans sa lecture avec un air concentré.
LOGAN – Alors tu vas m’expliquer ou faut que je devine !
Elle reposa le carton sur la table avec un air contrarié sur le visage et soupira.
VERONICA – Ok. Wallace et Mac tentent de me trouver un prétendant depuis que je suis rentré. C’est le troisième en deux semaines j’en peux plus. Chaque occasion est bonne pour me pousser dans les bras de quelqu’un. Je suis fatiguée.
LOGAN – Pourquoi ?
VERONICA – Pourquoi on essaie de me trouver un mec ou pourquoi je suis fatiguée ?
LOGAN – Les deux ! En répondant il fit signe au serveur.
VERONICA – Tu viens juste de commander pour moi là, je n’ai pas rêvé !
Logan sourit et plongea son regard dans celui de la petite blonde avec un air de défi et attendit la réponse à sa question précédente. Elle le défia du regard un moment avant de sourire et de finalement répondre :
VERONICA – Depuis qu’ils pensent que je ne suis sorti avec personne depuis ma séparation avec Piz.
LOGAN – AH mon copain Piz. Et alors qu’est-il devenu ?
VERONICA – Oui enfin c’est pas vraiment le genre de discussion que j’aurais pensé avoir avec toi…
LOGAN – Donc tu penses à moi ?
VERONICA – Tu es un idiot !
Le serveur posa deux verres de champagnes devant eux et Logan le remercia d’un billet. Il attrapa les deux verres et en tendit un à Veronica.
LOGAN – Au passé ?
VERONICA – Tu aurais dû commander des shots de Tequila si on devait trinquer au passer.
LOGAN – Ne me tente pas !
VERONICA – Tu ne tiendrais pas la distance !
LOGAN – Je te rappelle que mon nom de code est…
VERONICA – Endurance ! Merci je me rappelle…
Sans le vouloir ses joues s’étaient teintées de rose à nouveau. L’alcool avait un effet nouveau sur elle. Elle tenta un regard autour d’elle pour cacher sa gêne.
LOGAN – C’est sympa de voir que je n’ai pas laissé que de mauvais souvenir derrière moi.
Veronica attrapa le verre de champagne et le vida d’une traite sous l’œil amusé de son ex.
LOGAN – Tu devrais faire doucement, tu as l’alcool bavard. Je risquerais d’apprendre des choses que je ne suis pas censé savoir… Commença-t-il.
Elle reposa son verre sur la table un peu sèchement, plongea son regard dans celui du jeune homme, se pencha vers lui avant d’annoncer :
VERONICA – Profites en, c’est peut-être la dernière chance que tu auras de me récupérer.
« C’est le moment Logan, tu sors de ma vie, pour toujours ! »
Il entendait ces mots se répéter en boucle dans sa tête. Assis sur le canapé de la suite, les yeux dans le vide, il ne pouvait qu’écouter et ré-écouter les derniers mots qu’avait prononcés Veronica.
« C’est le moment Logan... »
Les mots cruels, la voix autoritaire, il avait franchi une ligne rouge. Il avait fait tellement de conneries depuis tellement d’année… Mais, il était naïf, il pensait que l’amour triomphait toujours et qu’il trouverait toujours un moyen de se faire pardonner. Sauf que pour se faire pardonner, il aurait fallu qu’il puisse parler à Veronica. Et malgré les centaines de messages laissés sur son répondeur, les lettres postées chez son père, les textos envoyés à toute heure, elle ne répondait pas. Elle ne répondrait plus jamais.
« Tu sors de ma vie... »
Mais il ne pouvait pas se résoudre à sortir de la vie de Veronica. Qui d’autre la protégerait ? Qui d’autre l’aimerait autant que lui ? Mais à bien y réfléchir, l’avait-il vraiment protégée ? Bien sûr, cette fille avait le chic pour se mettre dans des situations impossibles et dangereuses mais il n’avait rien fait pour l’en empêcher. Ce n’etait pas en lui donnant des ultimatums qu’on arrêtait Veronica Mars. Il aurait dû le savoir. Il aurait dû savoir que la meilleure façon de la protéger aurait été de lui faire confiance. Pourquoi n’avait-il pas pu s’y résoudre ? Cela l’amena à une autre question, l’aimait-il vraiment ? Bien sûr, il était amoureux d’elle. Il l’aimait à en crever mais l’avait-il aimé comme elle le méritait ? N’avait-il pas été égoïste à vouloir toujours être celui qui gagne ? A toujours vouloir que leur couple soit un combat entre eux ?
« Pour toujours ! »
« Tu as raison Veronica. Il est temps que je sorte de ta vie.”
Il attrapa le flacon d'anxiolytique qu’il avait été prendre dans l’armoire à pharmacie un peu plus tôt et dévissa le bouchon. Il fit tomber une dizaine de comprimés dans sa main et les porta à sa bouche. Il se pencha alors pour prendre la bouteille de vodka qui attendait qu’on l’ouvre et mit le goulot sur ses lèvres. Il expira un grand coup par le nez et but de longues gorgées avant de s’allonger sur le canapé. Petit à petit, son esprit s’embruma. Il ferma les yeux dans l’espoir que sa tête arrête de tourner. Son estomac fit des soubresauts dans son ventre. Son bras droit glissa le long de son corps. Ses doigts lâchèrent la bouteille qu’il tenait toujours et celle-ci vint s’écraser sur le sol. Elle explosa par terre, répandant des milliers de petits bouts de verres. Son esprit n’était plus, le noir avait envahi son cerveau. Mais, il étaitmaintenant délivré des paroles cruelles de Veronica Mars.
30 minutes de Dick (en lien avec On My Way)
Dick attendait ce moment depuis plusieurs semaines déjà. Il avait tout mis sur pied avec l'aide de Kate. Cette attente le rendait fébrile, le laissait désoeuvré alors les souvenirs affluaient telles les vagues de l'Atlantique.
L'Atlantique... Kate...pensa-t-il en buvant un dernier scoth avant de descendre dans la salle de réception.
Au départ, il n'appréciait pas le personnage, tout en excès. Trop brune. Trop à l'aise sur l'eau. Trop jackass. Trop Logan. Trop Neptune. Lui d'ordinaire, léger et inconséquent s'était méfié de ses origines. En vain. Kate était simplement une femme, californienne de naissance, qu'un coup du sort avait poussé plus loin sur la côte. En voyant son pote relever la tête, retrouver le sourire, il avait oublié ses doutes et leur avait souhaité tout le bonheur possible. Ils le méritaient.
Et comme un pied de nez à la vie, il leur avait conseillé de rentrer au pays pour montrer qu'Il ne les avait détruit. Ils l'avaient écouté. Logan était même allé jusqu'à prendre le poste de shérif pour bien faire comprendre à Kane qu'ils n'étaient plus des enfants, qu'ils ne se laisseraient plus faire, qu'eux aussi avaient appris à jouer.
La vibration continue de son téléphone le tira de sa rêverie. Les invités et investisseurs arrivaient. Il vida son verre, retourna ajuster sa tenue. Il sourit en passant devant le dressing. Il avait passé un moment cocasse justement avec Kate un peu plus tôt. A quelques heures de la soirée, Logan et elle lui avaient annoncé le retour de Mac et Mars à Neptune.
Cette arrivée massive de fédéraux n'arrangeait que moyennement leurs plans.
Le retour de Mac l'amusait, il avait joué sur la nostalgie de leur presque baiser pour sa petite note.
Pour Mars, c'était une autre affaire...
Kate qui l'avait entre-aperçut au poste était revenue à l'hôtel un brin paniquée et elle avait réussi à transmettre son angoisse au beau blond.
Le retour de Mars dans le jeu des Kane ce n'était jamais bon.
Alors à eux deux, ils avaient dégoté la parfaite tenue pour la fouine. En entrant dans la cabine de l'ascenseur, Dick se souvint de sa dernière conversation avec Kate.
- Hors de question que je lui prête quoique ce soit, s'énerva Kate dont la jalousie commençait à crever le plafond.
- Au contraire... Si j'en crois ce que me dit Logan (Dick agita son portable), elle est venue accompagnée...
- Et alors ?
- Alors, trouvons la tenue qui poussera cet accompagnateur à l'accompagner jusque dans sa chambre...
- Je doute qu'un tel stratagème l'empêche de s'attaquer à Kane...
- Parce que c'est cela qui te met dans cet état ?
Kate grimaça, elle n'aimait ce que le retour de cette ex lui faisait.
- Suis mon conseil. Prête-lui la robe la plus facile à enlever et son accompagnateur ne la lâchera pas d'une semelle et nous serons tous gagnants.
Kate sourit et alla choisir la tenue que porterait Veronica. Avant qu'elle ne sorte, Dick la rassura une fois de plus.
- Tu n'as besoin d'aucun stratagème pour le garder près de toi.
La belle brune revint sur ses pas et embrassa Dick.
- C'est touchant de savoir que tu es dans mon équipe.
"Tu es dans mon équipe." se répéta-t-il avant de quitter la cabine.
- Et mon équipe ne perd jamais, souffla-t-il en entrant dans la salle. Il afficha son plus beau sourire et commença à serrer des mains, à complimenter, à vendre son projet. Aprsè tout, Mars était à Neptune, les planètes étaient alignées, ça ne pouvait augurer que du bon ?
--- Dernière option ---
Sa dernière option. Elle avait essayé toutes les autres envisageables, et ce n’est pas de gaité de cœur qu’elle avait pris cette décision. Le besoin physiologique de dormir primait sur sa fierté. Et puis le manque de sommeil associé à sa colère l’avait transformée en « Folle-Veronica », alors il ne fallait pas lui demander de prendre des décisions raisonnables. Quoi qu’en y réfléchissant bien, c’était la plus raisonnable de toutes, toutes celles qui lui restaient en tous cas.
Elle avait erré avant de se rendre sur les lieux, espérant trouver une échappatoire, mais rien. Rien d’autre à faire. Devant la porte, elle hésita. Longuement. Levant la main pour frapper, la rabaissant, la relevant… Quelques petites crises de nerfs pour évacuer le surplus de stress emprisonné dans son petit corps. Elle souffla un bon coup et prit son courage à deux mains. Elle toqua fermement et rapidement. Elle priait intérieurement pour que cette porte reste close. Au moins, elle pourrait se dire qu’elle avait eu le mérite d’essayer avant de passer du côté obscur de la force.
Elle allait partir, après avoir attendu un temps qu’elle avait estimé correct, mais la poignée tourna. Une boule se forma au fond de sa gorge, ses mains se mirent à trembler sans le vouloir.
Il ne dormait pas. Toujours pas. Dans un premier temps, il s’était saoulé. Une semaine de cuite sans en sortir un seul instant. Mais pour quel résultat ? L’alcool ne l’aidait pas, au contraire, il le rendait encore plus morose. Alors il avait arrêté de boire et s’était transformé en hermite. Du lit au fauteuil. Du fauteuil au lit. Voilà les seuls déplacements qu’il avait encore le courage de faire. Même Dick n’avait pas tenu. Deux jours qu’il ne l’avait pas vu. En même temps, il passait son temps à l’envoyer sur les roses. Forcément, le blond, aussi bon copain soit-il, en avait eu assez. Alors il passait son temps devant des séries TV ou des émissions sans intérêts. De toute façon il ne suivait pas vraiment. Même pas le courage d’engager une partie de jeu vidéo… Alors quand on toqua à la porte, c’était à peine s’il eut l’intention d’aller ouvrir. Il regarda l’heure. 2h24. Etonnant. A la fois parce qu’il ne pensait pas que le temps passait aussi lentement, et aussi parce qu’il se demandait qui pouvait bien avoir envie de le voir à une heure aussi tardive.
Logan Voff - C’est Elle …
Il se redressa prestement et se ressaisit. Impossible. Jamais elle ne reviendrait. Mais bon, comme il était debout, autant aller ouvrir et envoyer bouler cet opportun.
Il ouvrit brusquement, prêt à râler mais en la découvrant face à lui, il se ravisa. Enfin, « se décomposa » était plus approprié. Elle était là. Que faisait-elle là ? Elle n’avait pas l’air de vouloir lui passer un savon. Elle avait surtout l’air épuisée, les traits tirés. Il ne l’avait jamais vue aussi pâle et creusée. Mais elle était là. Devant lui. Elle semblait perdue elle aussi. Elle lui fit un semblant de sourire. Du baume au cœur. Et comme dans un réflexe il s’approcha d’elle pour saisir ses lèvres.
Il n’avait pas vu venir son mouvement de recul. Elle avait levé ses mains vers lui pour faire obstacle. Il se figea sur place, son espoir de la tenir contre lui ruiné. Il vit les larmes pointer dans ses yeux. Mais que faisait-elle là ? Elle ouvrit la bouche, il redoutait plus que tout ce qui allait en sortir. C’était plutôt mal engagé, mais ça aurait pu être pire. A une époque, elle l’aurait déjà mis six pieds sous terre.
Veronica – Ne te méprends pas sur l’objet de ma visite. C’est juste que… je suis fatiguée Logan. Sa voix commençait à partir dans les aigus. Elle se reprit avant de retrouver son regard. Je ne peux pas fermer l’œil sans… sans y penser, c’est comme une obsession. Mais je ne tiens plus, je deviens folle, je n’en peux plus... Tu es ma dernière option. Dernière avant de dégoter de quoi oublier dans les quartiers malfamés… Un jour tu m’as dit que tu serais là si j’avais besoin… J’ai besoin de dormir…. Et je n’ai jamais mieux dormi que près de toi.
Sa voix avait décru au fur et à mesure que ses yeux se remplissaient de larmes. Aussi, sa dernière phrase avait-elle été quasi inaudible. C’était l’ascenseur émotionnel dans son être. Il avait été heureux de la découvrir face à lui, avait cru pouvoir la tenir, puis elle avait refusé ses bras, pour enfin lui avouer son profond désarroi. Il ne l’avait jamais vue aussi vulnérable, il ne savait même pas que c’était possible. Il constatait l’ampleur des dégâts, et chaque cellule de son corps souffrait de la voir ainsi. Il aurait voulu lui arracher sa douleur si ça avait été possible. Ça n’avait jamais été concevable pour lui de la voir en peine mais là, ça dépassait largement le stade du chagrin. Pour qu’elle vienne le voir, lui, malgré tout ce qu’il lui avait fait, c’est qu’elle était vraiment désespérée. Il voulait de nouveau s’excuser de la faire autant souffrir mais quand il ouvrit la bouche elle ajouta.
Veronica – Pas d’excuses. Non. Pas même un seul mot si ce n’est pas trop demander. Ce n’est pas ce que je suis venue chercher. Lâcha-t-elle en laissant percevoir sa colère avant de se radoucir. Je veux juste dormir.
Ses désirs étaient des ordres. C’était la moindre des choses qu’il pouvait faire pour elle. Il s’effaça pour la laisser entrer mais elle ne bougea pas. Il lui saisit alors doucement la main pour lui montrer qu’il accédait à sa requête. Elle se laissa guider, elle semblait totalement ailleurs. Mais alors qu’il se dirigeait vers sa chambre, il la sentit se raidir et freiner des quatre fers.
Logan Voff – Abruti !
Il s’orienta alors vers le canapé où elle s’assit, toujours perdue dans ses pensées. Il la regarda inquiet en se dirigeant vers la chambre pour récupérer oreillers et couverture. Il éteignit au passage la lumière principale en ayant la présence d’esprit de ne pas les plonger totalement dans le noir. Au salon, elle n’avait pas bougé. Il posa ses trouvailles sur le dossier et l’aida à retirer ses chaussures. Il positionna les oreillers, s’allongea contre le dossier et tendit le bras vers elle pour qu’elle s’allonge contre lui. Elle répondit à son geste, le visage toujours sans la moindre expression.
Il avait accepté. Elle s’attendait à ce qu’il tente des excuses tout de même, qu’il la rejette parce qu’elle venait de le rejeter, qu’il refuse car lui aussi souffrait. Elle avait vu qu’il n’était pas dans un meilleur état qu’elle. Son cœur s’était même fendu en le voyant se décomposer face à elle. Comment en étaient-ils arrivés là ? Mais il avait accepté, sans condition. Et elle était paralysée sur le pas de sa porte. Peur de rentrer de nouveau dans cette suite qui avait été le lieu de nombreuses effusions d’amour entre eux, peur que ses obsessions ne soient pires en sa présence, peur de laisser ses sentiments s’échapper. Alors elle s’était laissée guider. Et plus elle avançait, plus elle se projetait dans le passé. Un passé pas si éloigné, où tout allait bien. Une journée banale où ils rentraient ensemble, dans cette suite pour se retrouver seuls. Elle entendait leurs rires résonner dans sa tête, revoyait son sourire et son regard taquin. Comme ça lui manquait… Alors quand il la dirigea vers la chambre, elle eut peur de laisser ses souvenirs la posséder. Elle en avait dans chacune des pièces de la suite, mais c’était dans la chambre qu’ils étaient les plus nombreux.
Paradoxalement, elle fut ravie de constater que durant cette poignée de secondes où elle avait sa main dans la sienne, elle n’avait pas eu une seule image de Madison à l’esprit. Et voilà, maintenant qu’elle y avait pensé elle en avait. Elle se maudit alors qu’il lui retirait ses chaussures. Elle vit ensuite dans son champ de vision latéral une main se tendre vers elle. Elle tourna la tête et accrocha son regard. Triste, inquiet. Elle ne savait trop que dire. Mais cette image de lui l’invitant à le rejoindre la replongea dans un souvenir heureux. Alors elle s’allongea doucement. Elle trouva sa place instantanément, blottie contre son torse, la tête sur son épaule, leurs jambes entrecroisées. Incroyable hasard, la nature faisait-elle à ce point aussi bien les choses ? Elle était bien. Il rabattit la couverture sur eux et posa sa joue contre ses cheveux. Elle ferma les yeux et se détendit instantanément lorsqu’il referma ses bras sur elle. Elle entendait son cœur battre un peu vite, comme le sien. Elle se laissa bercer par les soulèvements réguliers de sa poitrine, respirant son odeur virile, savourant les timides caresses qu’il glissait du bout des doigts sur son dos. Elle était bien…
Elle s’allongea contre lui et ils prirent la même position qu’à leur habitude. Il soupira lentement, pour freiner ses réminiscences. Il la serra contre lui et inspira longuement l’odeur de ses cheveux. Elle relâcha tous ses muscles, signe qu’elle était bien. Donc il était bien lui aussi. Il fit parcourir doucement ses doigts sur sa peau, appréciant ainsi toute sa douceur. Il retenait ses gestes. Elle lui avait seulement interdit de parler, mais il ne ferait rien qui puisse la faire fuir. Elle avait besoin de lui, et même si ce n’était que pour trouver le sommeil, il y subviendrait. Elle s’était endormie en moins d’une minute. Il avait réussi une partie de sa mission, restait à savoir si elle pourrait aligner plusieurs heures, ce qui lui faisait cruellement défaut. Il la regarda un instant, et il sentit le poids de la culpabilité s’abattre sur lui. Il était responsable de tous ses maux. Il s’était pourtant juré de ne plus jamais la faire souffrir. Jamais. Surtout pas elle. Sa douleur, ajoutée à la sienne, c’en fut trop. Des larmes silencieuses roulèrent sur ses joues. Délicatement il passa une main dans ses cheveux et déposa un baiser sur son front avant de la serrer un peu plus fort qu’avant. Sa présence l’apaisait malgré tout. L’avoir revue avait relancé son désarroi, mais rien n’avait d’égal que de pouvoir la tenir dans ses bras. Alors il finit par s’endormir à son tour, non sans avoir imprimé cet instant dans sa mémoire. Il savait pertinemment qu’elle aurait disparu à son réveil…
Il devinait à travers ses paupières que le jour était levé depuis déjà un certain temps. Il sentait toujours sa présence mais il ne savait pas encore si c’était le produit de son imagination, le reste de ses rêves ou la réalité. Il resserra un peu son emprise. Cela semblait si réel. Alors il ouvrit les yeux. Elle était toujours là, dans ses bras. Il sourit. Elle était belle. Et il avait réussi sa mission. Elle avait dormi toute une nuit, et son sommeil n’avait pas été agité, il l’aurait senti. Il ferma de nouveau les yeux pour profiter encore un peu de ce moment, et se rendormit.
Rêve ou réalité ? Elle ne savait pas vraiment. Mais elle était bien, elle avait chaud, et elle baignait dans son odeur. Elle parcouru son torse de sa main en se rapprochant un peu plus. Elle finit enfin par ouvrir les yeux. Et constata qu’elle n’hallucinait pas. Elle était allongée tout contre Logan. Et d’un coup tout lui revint en mémoire. De son arrivée au moment où elle s’etait allongée sur ce canapé. Mais pas que. Elle balaya mentalement l’ensemble de ses rêves : tous les scénarii possibles et imaginables liés à cette situation, des plus tendus au plus érotiques. Ses entrailles se serrèrent et elle sentit le rouge lui monter aux joues. Elle sentit autre chose monter contre sa jambe. Elle sourit.
Veronica Voff – Transmission de pensée Echolls ?
Elle n’osa pas immédiatement bouger. Il avait bloqué sa respiration, il était aussi gêné qu’elle. Elle sourit de plus belle. Depuis quand une érection embarrassait-elle Logan Echolls ? Elle avait souri deux fois en moins d’une minute, elle avait dormi toute une nuit, voire plus, vu la luminosité dans la pièce, et tout ça grâce à lui. Il avait ce pouvoir sur elle de diriger son humeur. Elle l’aimait. Elle avait envie d’assouvir un des fantasmes qu’elle avait imaginés cette nuit et d’un coup, Madison refit surface dans ses pensées. Et voilà, bonne humeur gâchée. Elle leva enfin les yeux vers lui puis se redressa lentement. Elle regarda l’heure.
Veronica – 14h30 ? Il faut que j’aille à la fac.
Il s’était redressé, lui aussi surpris de l’heure qu’il était. Ils avaient dormi presque douze heures d’affilée. Ils échangèrent un regard de remerciement puis elle se leva et se dirigea d’un pas rapide vers la chambre de Dick. Elle ferma la porte derrière elle et se rendit dans la salle de bain. Elle fit couler la douche pour faire venir l’eau chaude et se déshabilla en vitesse. Au moment de se jeter sous le jet d’eau, elle resta clouée sur place. Encore un fantasme de la nuit qui refaisait surface. Elle se sentit frémir. Elle n’arrivait pas à le chasser de ses pensées. Elle tourna la tête vers la porte de la chambre et se prit à espérer qu’il l’ouvre, qu’ils aient une nouvelle transmission de pensée. Mais rien. Son corps prit le dessus sur la petite voix intérieure qui la mettait en garde et elle se dirigea vers la porte. Elle l’ouvrit discrètement, les papillons au ventre, et le chercha des yeux. Il n’était plus dans le fauteuil. Elle ouvrit plus grand, passa la tête. Encore introuvable. Il était dans sa chambre. Elle s’approcha de sa porte, nue comme un ver. Avant de l’ouvrir, elle entendit l’eau couler dans sa douche. Elle posa son front sur la porte et fit demi-tour, sans prendre la peine de fermer la chambre de Dick. Après tout, s’il était traversé par les mêmes sentiments qu’elle, il aurait su la trouver.
Sa main caressant son torse le sortit de son sommeil. Il ouvrit les yeux et distingua sur son visage un sourire. Rêvait-elle ? Peu importe. Instant de bonheur. Il n’avait même pas imaginé qu’elle puisse encore sourire en sa présence. Sa joie se manifesta aussi sous la ceinture. Il bloqua sa respiration en espérant que cela bloquerait son érection. Il espérait vraiment qu’elle dorme encore. Elle finit par lever des yeux voilés de tristesse vers lui avant de s’asseoir. Elle avait meilleure mine que la veille. En l’entendant annoncer l’heure, il sourit intérieurement de lui avoir offert un peu de répit. Elle partit s’enfermer précipitamment dans la chambre de Dick, il la suivit du regard. L’appel de son corps et de son âme le poussait vers elle. Sans savoir comment, il était arrivé face à la chambre de Dick. Il crevait d’envie de franchir cette porte, mais il ne voulait pas la braquer. Il voulait regagner sa confiance, ses sentiments, avant de regagner son corps. Alors il s’engouffra sous une douche bien froide, dans sa propre chambre. Il laissa redescendre sa tension, retrouva ses esprits, puis s’activa en espérant qu’il ne l’aurait pas loupée avant son départ.
En sortant de sa chambre il découvrit la porte de Dick grande ouverte.
Logan Voff – Trop tard…
Il se précipita dans le couloir, au cas où elle attendrait encore l’ascenseur. Elle n’y était pas. Il referma alors lentement la porte et s’y accouda. Il ne savait pas ce qu’il lui aurait dit, ni même s’il lui aurait parlé, mais il avait eu envie de la revoir une fois encore. Il maudissait les réactions incontrôlées de son corps qui lui avaient déjà valu tant de problèmes.
Elle sortit de la chambre Dick et le vit appuyé sur la porte d’entrée, une main sur la nuque. Elle l’observa un instant. La tristesse et les tourments qui émanaient de lui à cet instant, ainsi que la veille, ne la laissaient vraiment pas insensible. Oui il la faisait souffrir, mais il la faisait aussi rire, rêver, s’épanouir, vivre… Et il l’aimait inconditionnellement et irrévocablement, elle n’en doutait pas. Amour réciproque. Pour avancer elle devait lui pardonner. Ce n’était pas encore à l’ordre du jour. Mais elle avait envie de faire un geste envers lui. Pour lui montrer qu’elle finirait par surmonter cet affront, que ses sentiments étaient inchangés.
Elle avança alors vers lui à pas feutrés, se laissa guider par son instinct. Elle se faufila par dessous sous son bras, passa les siens autour de sa taille et posa sa tête sur son torse. Elle entendit son cœur éclater. Il craqua en lui rendant son étreinte. Elle le serra plus fort encore et enfouit son visage dans son cou, le cœur battant à tout rompre. Sa réaction confirma ses dernières pensées. Sa chance à elle, c’était lui, alors elle n’allait pas laisser sa rancœur tout gâcher.
Il la sentit se lover doucement contre lui. Un mélange de surprise, de soulagement, de joie, de reconnaissance le transperça. Elle faisait un pas vers lui alors qu’il ne le méritait absolument pas. Il réalisa la chance qu’il avait. Un sanglot explosa alors qu’il l’entourait de ses bras. Et elle accentuait son étreinte pour l’apaiser. Le monde à l’envers : il la blessait et elle le consolait. Bon sang ce qu’il l’aimait. Il profita encore un peu de cet instant avant de relever la tête et la sienne en même temps. Leurs regards s’accrochèrent et ils se sourirent timidement avant de prononcer en même temps.
« Merci ».
Défi WW - anniversaire 2018
Etre enfermés dans une salle une heure à résoudre des énigmes en espérant dégoter un trésor quelconque, c'était la nouvelle lubie de Wallace. Il y brûlait toutes ses économies. Quand une nouvelle salle sur le thème de la NBA avait ouvert, il s'était hâté de réserver et d'avertir ses camarades : Veronica qui raffolait, elle aussi, de ce nouveau loisir et Mac qui enrageait à chaque session. Selon elle, résoudre une énigme sans technologie c'était un retour à l'âge de bronze où l'on se chauffait au charbon !
Manque de chance, alors qu'il allait régler la réservation, le site internet bloqua sa carte, faute de finances.
- NON !
- Quoi, Wallace, demanda Logan qui squattait régulièrement la chambre du basketteur.
- Rien. Enfin, si un découvert gargantuesque...
Logan vient se glisser derrière son ami et lut l'écran.
- Encore ton délire d'énigmes, souffla Logan.
- Chacun son addiction, rétorqua-t-il.
- Ce scenarion a quoi de bien celui-ci ?
- LA NBA, banane ! La NBA ! s'énerva Wallace.
L'agacement de l'adolescent amusa Logan quand une idée commençait à germer en lui.
- Et si un généreux donateur te finançait cette room ?
- Tu ferais ça ?
- Ecoute, mon héritage me permet de bien vivre et les vagues commencent à me lasser.
- Attends, attends. Tu voudrais m'offrir cette session ? En échange de quoi ?
Un vaste sourire s'étira sur le visage de Logan. Wallace leva les mains en signe de refus.
- Non. Non. Non. Vous réunir tous les deux dans la même salle ?
- On doit se voir. ça fait des semaines qu'Aaron a été arrêté. On doit discuter.
- Elle ne veut rien te dire. Elle...
- Elle doit m'écouter. C'était une monstrueuse erreur avec Madison. L'alcool m'a embrumé les idées...
- Veronica se contrefout de tes états d'âmes.
- Allez, Wallace...
Le basketteur se contenta de faire glisser le clavier vers le golden boy qui tapa ses codes bancaires.
- L'affaire est dans le sac.
Une heure, il avait une heure avec elle. Une heure pour la convaincre. Logan révisait ses arguments en se moquant du briefing du gérant de la salle. Quand la serrure fut verrouillée derrière eux, il voulut commencer sa tirade. Mais, Veronica se mit à décrire tout ce qu'elle voyait tandis que Mac carressait tout le mobilier. Wallace s'était rué sur un mur de casiers, il envoyait valser gourdes ballons et autres chaussettes. Lentement, Logan s'avança vers elle.
- V...
- Non.
- V, écoute-moi...
- Tu es là uniquement car tu as offert la session. Alors, tais-toi et cherche.
- Tu sais très bien que c'est toi que...
- ASSEZ ! hurla Mac. Elle le sait. On le sait tous. Mais là, il y a urgence. On doit vraiment sortir vite.
- On vient d'entrer, fit remarquer Wallace.
- Certainement. Mais une heure avec la musique d'High School Musical ? Non merci !
Logan et Veronica se turent et écoutèrent la bande son. Effectivement, Zac Effron chantait à tue-tête. Mac avait raison. Il y avait urgence. La mièvrerie des chansons contaminait le cerveau de Logan. Une idée saugrenue faisait son chemin. Lentement, il se tourna vers Veronica qui roulait des yeux face à un Wallace dansant.
- On a payé pour une heure, Ok ?
- OK.
- Les minutes qui resteront, car il y en restera, tu les vis avec moi. En tête à tête. On doit discuter.
Veronica interrogea Mac du regard qui semblait lui dire que le marché était correct. Elle tendit une main décidée à Logan.
- Deal.
Un sourire traversa le visage de Logan.
- Allez, sortons d'ici avant que Wallace ne se mette à chanter les titres de Vanessa Hudgens...
Et ils se mirent tous à fouiner.