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Série : Veronica Mars
Création : 25.09.2008 à 08h42
Auteur : estel6317
Statut : Terminée
Librement inspirée du quartier de Dawson, vous pouvez poster ici vos histoires courtes (OS). Les règles sont définies dans le premier paragraphe
Cette fanfic compte déjà 313 paragraphes
It’s always you.
Logan : Ne t’inquiète pas, ça va aller.
Veronica : Non ça ne va pas !
Logan : Ne cri pas comme ça !
Veronica : Pourquoi le sort s’acharne sur moi comme ça ?
Logan : Ce n’est pas si grave Veronica, nous sommes juste coincé dans un ascenseur !
Veronica resta silencieuse. Elle songea à ce qu’elle allait faire. Elle se trouvait la coincé dans cet ascenseur du NGH. Pourquoi était-elle là d’ailleurs ?
Flash-back (quelques heures plus tôt)
Veronica se trouvait devant la chambre de Piz. Elle respira un grand coup et entra.
Veronica : Piz je dois te parler, c’est important.
Piz : Pourquoi je m’y attendais ? Ecoute Veronica, je sais ce que tu vas me dire. C’est dur pour moi car je suis sincèrement amoureux de toi mais ce n’est pas ton cas. Tu as raison, il vaut mieux en rester là.
Veronica : Je suis désolée Piz, vraiment.
Elle sorti de la chambre.
Piz : C’est encore et toujours lui. Il n’y a que vous deux qui ne vous en rendez pas compte.
Fin du flash-back.
Après ça elle avait roulé sans réfléchir et s’était retrouvé devant le NGH. Elle entra et voulu aller sur le toit, pour se rappeler ce fameux soir, qui avait changé tant de choses.
Il l’avait aperçu et était monté dans le même ascenseur qu’elle. Celui-ci s’était arrêté. Pour Logan c’était un signe du destin. Il devait saisir sa chance, tout faire pour qu’elle lui revienne enfin.
Logan : Je ne peux pas.
Veronica : Pardon ?
Logan : Je ne peux pas sortir de ta vie, c’est impossible.
Veronica : Logan …
Logan : Si tu ne veux plus de moi laisse moi au moins être ton ami, rien que on ami. Je m’en accommoderais mais je t’en supplie ne me raye pas définitivement de ta vie.
Des larmes coulaient sur ses joues quand il lui dit ce qu’il avait sur le cœur. Veronica essayait de cacher les siennes mais ne pu les retenir.
Veronica : Je… je ne veux pas te sortir de ma vie.
Logan savait combien il lui était difficile de lui dire ça. Il devait tenter sa chance. Il s’approcha doucement d’elle pour ne pas l’effrayer car même si elle ne pouvait pas fuir, ses chances seraient réduites à néant si elle prenait peur.
Il était maintenant tout près d’elle, il approcha sa main et caressa sa joue. Le même frisson parcouru leurs échines. Veronica comprit que c’était sa chance, leur chance.
V, Voix off : Je ne peux pas fuir encore, c’est lui. On en revient toujours au même point. Logan, c’est toujours toi.
C’est elle qui fit le premier pas, elle se blottie dans ses bras.
Veronica : C’est la première fois que je vais faire ça alors écoute moi. Je n’ai jamais ouvert mon cœur a personne, je ne te l’ai pas ouvert à toi alors tu étais le seul à qui je pouvais le faire, mon seul et grand amour. Logan, je t’aime.
Logan : Je t’aime aussi Veronica.
Ils pleuraient tous les deux. Logan prit le visage de Veronica entre ses mains et ils s’embrassèrent avec passion, se transmettant leur amour mutuel.
L’ascenseur reparti et c’est main dans la main qu’ils en descendirent.
Défi WW de Léa, très en retard..
Don't Worry
"Exilé sur le sol au milieu des huées,
Ses ailes de géant l'empêchent de marcher."
Je ferme le livre et caresse avec douleur sa couverture rugueuse...
Il appartenait à ma mère.
Le bruit des vagues me ramène doucement à la réalité.
Le coi de la mer ne présage rien de bon... Il est souvent présage de tempête.
Un frisson me traverse l'échine.
Un cri me rappelle à nouveau à l'ordre.
Plissant les yeux, je relève la tête vers le soleil ardent et observe mon interlocuteur.
Je ne retiens pas le rictus qui se glisse sur mes lèvres.
L'albatros, oiseau de la famille des diomédédéidés vole au dessus de moi, tel un messager.
Au premier abord, oiseau libre...
En apparences...
Heureusement que certains hommes sur cette terre font preuve d'un peu de bon sens.
Merci Monsieur Baudelaire d'avoir chercher enluminer le brouillard des apparences. Merci d'avoir outre passer le reflet.
Dans un sens je me sens proche de cet oiseau, je pourrai presque l'apprivoiser.
Nous serions tellement plus forts à deux.
Je le défendrais des marins belliqueux et lui m'emmènerait dans des terres insoupçonnées.
Nous serions bien tous les deux...
Or, la réalité est bien plus sombre que ce rêve éveillé. Pas de plumes d'oiseau pour me chatouiller le nez au réveil, pas de grandes ailes qui se déploient de chaque côtés de l'horizon, non.
Juste une petite fille qui s'accroche à ce qui reste du radeau.
J'ai cette chanson qui tourne en boucle dans ma tête :
"Et petite fille tu bois de l'eau mais tu es saoule,
Là où tu te noies, tu as beau avoir pied, tu coules..."
Si seulement le radeau pouvait toucher le rivage avant que le fracas du tonnerre ne s'écrase à nouveau.
Histoire de ne pas être trop touchée cette fois-ci.
Il y a eu tellement de tempête que je ne sais même pas si je pourrai l'aider à atteindre la terre ferme.
Lilly, Maman, ma virginité...
Les premiers tourbillons...
Duncan, Logan... Duncan... Logan...
Les premiers flux tendus...
Papa, toujours là...
Puis les tourbillons qui s'accélèrent, le bus, les viols qui font échos à mes premières souffrances, Madison, Logan...
Mais rien ne s'arrête et le coi, de retour, avait sonné l'alerte : des coups, du sang, un château, Piz, Logan, Gory, Logan, Piz... ... Logan.
Papa, anéanti.
La tempête.
S'il te plaît albatros, laisse moi venir à toi.
Dis moi comment atteindre l'onde sensuelle, celle qui me donne des ailes.
Que je trouve à nouveau le repos dans ses yeux ou dans celui d'un autre. Que je me cache de nouveau derrière une ombre si reposante et protectrice...
S'il te plait....
Je regarde l'écume qui s'abat sur me pieds. L'albatros est parti s'envoler ailleurs.
Le vent à enfoui mon vieux livre sous le sable...
Le calme semble plus sereins, les vagues ne a
Il peut-être tant de tourner la page.
- Dis Mars, tu nous entonnes la complainte d'une femme seule?
La vie a son lot de surprise... Alors plutôt que de pleurer, savourer le spectacle!
- Non, je réfléchissais. Mais tu sais ce qu'on dit, "Un mars et ça repart!".
PROMISES
Another year, another town, and yet here he is again.
He can only stare at the grave in front of him. Tears are pooling in his eyes, but he won’t let them fall. He refuses to shed a tear, he refuses to break the promise he made her a few days ago.
“At my funeral” she whispered “I don’t want you to cry, you’re too damn sexy to be crying”. She tried to laugh at her own joke but failed miserably and almost choked instead. He said yes. How can you not say yes to these beautiful eyes, to a dying person, to your dying wife?
Nostalgia gets a hold of him now. He can smell the perfume she wore her whole life. Several times on Valentine’s Day, he would buy her some fancy new it perfumes, but she would stick to her Promises.
But when it comes down to it, this word said it all. Back then, when everything was going to hell on a regular basis all they had for themselves was promises. Promises that someday things would get back to normal. Promises that they’ll stick for together no matter what. Promises that one day, she would accept to be his truly, not half way. Promises…
He promised her so much over the years: to stop drinking, to stop smoking, to stop asking for a child; but every time he failed her and she never called him up on his lies. That’s because she knew she couldn’t keep her promise either. The one and only that she made in 10 years.
“Veronica Mars doesn’t do promises”, he thinks bitterly.
As predicted, her job has finally killed her, her need for truth and justice. “Irreparable damages in her lungs, liver and heart” the doctor had said, “Say goodbye before it’s too late”.
So Logan did. He said goodbye, goodbye to the one and only stable thing in his life, one Veronica Mars. He made her one final promise, and as the tears finally fall free on his chicks, he fails her one last time.
PROMESSES
Une autre ville, une autre année, et pourtant il se retrouve encore dans cet endroit.
Il ne peut rien faire d’autre que de fixer la tombe devant lui. Les larmes s’accumulent dans ses yeux mais il refuse de les laisser couler. Il refuse de pleurer, de briser la promesse qu’il lui a fait quelques jours auparavant.
« A mon enterrement » avait-elle exigé « promets-moi que tu ne pleureras pas, tu es bien trop sexy pour être vu en larme ». Elle avait essayé de rire de sa propre blague mais avait échoué lamentablement. Elle avait été prise d’une toux déchirante à la place. Il avait accepté. Comment refuser quoique ce soit à ces yeux magnifiques, à une personne mourante, à sa femme mourante ?
La nostalgie prend le dessus à présent. Il peut presque sentir son parfum dans l’air, celui qu’elle avait porté toute sa vie. Plusieurs fois, pour la Saint Valentin, il avait tenté de lui offrir le dernier parfum en vogue, mais elle refusait de se séparer de son Promesse.
En fin de compte, ce mot résumait toute leur vie. A l’époque, quand tout tournait au cauchemar de façon récurrente pour eux, tout ce à quoi ils pouvaient se raccrocher, c’était des promesses. La promesse qu’un jour enfin, les choses redeviendraient normales. La promesse qu’ils resteraient unis même dans l’adversité. La promesse qu’un jour, elle accepterait d’être vraiment à lui, pas à moitié. Des promesses…
Il lui avait tellement promis ces dernières années : d’arrêter de boire, de fumer, de lui demander un enfant. Mais à chaque fois, il l’avait déçu, et elle ne le lui faisait jamais remarquer. C’est parce qu’elle savait qu’elle non plus ne pouvait tenir sa promesse. La seule et unique qu’elle lui ait faite en 10 ans.
« Veronica Mars ne fait pas de promesse » pense-t-il amèrement.
Comme il l’a craint, son travail a fini par la tuer. Son besoin de trouver la vérité et de rendre la justice. « Dommages irréparables des poumons, du foie et du cœur » avait annoncé le docteur « Dites lui au revoir tant qu’il est encore temps ».
Alors il l’avait fait. Il avait dit au revoir à la seule et unique chose qui restait constante dans sa vie, une certaine Veronica Mars. Il lui avait alors fait sa dernière promesse, et alors que les larmes coulent enfin sur ses joues, il la déçoit une dernière fois.
Logan revient encore d'un de ses nombreux voyages d'affaires, nous sommes en 2011, aujourd'hui c'est un brillant homme d'affaire sorti major de sa promotion, il a gardé contact avec tous ses amis sauf une : une petite guimauve sentant les promesses, elle est partie à la fin de sa première année à Hearst. Il ne l'a jamais oubliée ! Parfois pris de nostalgie il retourne sur la plage, leur plage, et se rappelle tous les bons moments qu'ils ont passé ensemble. Mais pas ce soir.
Logan est chez son meilleur ami et passe la soirée comme au bon vieux temps à jouer à des jeux vidéo.
La soirée se passe bien mais on sent un malaise. Ah j'oubliais le meilleur ami est Duncan, il est revenu quelques mois après le départ de Veronica.
Duncan : qu'est ce qu'il y a Logan, tu penses encore à elle ?
Logan : bien sur que non !
Duncan : Logan ne me ment pas !
Logan : elle me manque Duncan, je l'aime encore, j'essaie d'enfouir mes sentiments, de faire comme s'ils n'existaient plus et à chaque fois je me retrouve à « notre » plage et je pense à nous.
Duncan : il n'y a qu'une seule solution Logan, tu dois aller la voir !
Logan : mais je ne sais même pas où elle vit !
Duncan cherche un papier sur une tablette de la pièce : tiens prends ça et va, va la retrouver !
Logan : depuis le début tu as son adresse !
Logan prend le papier et part sans même un mot pour son ami. Dans l'avion Logan s'endort en imaginant leurs retrouvailles.
Le lendemain il est devant la porte d'un appartement hésitant à frapper à la porte. Il prend son courage à deux mains et frappe, il entend du bruit signalant du monde à l'intérieur. Un inconnu ouvre la porte.
Inconnu : oui
Logan : bonjour je cherche Veronica Mars
Inconnu : ah oui une petite blonde, désolé elle n'habite plus ici !
Logan : depuis quand ?
Inconnu : j'ai emménagé il y a un mois.
Logan : et vous n'avez pas d'adresse ?
Inconnu : attendez j'ai peut être gardé le papier avec son numéro, c'est au cas où je recevrais son courrier. Vous êtes un proche ?
Logan : oui un vieil ami
Inconnu tenez le voila. Tendant le papier à Logan
Logan : Merci
Logan attrape son téléphone
???: oui
Logan : salut Mac c'est Logan, pourrais-tu localiser un numéro ?
Mac : oui bien sur, donne
Logan : 666-879-258
Mac : ok je t'envoie ça sur ton portable, mais attends Logan, c'est le numéro de Veronica !
Logan : oui Mac je veux la retrouver !
Mac : bonne chance alors !
Logan : merci Mac je te revaudrai ça !
Et il raccroche. Arrivé à l'adresse ne pouvant plus attendre il frappe à la porte
?: j'arrive, deux secondes !
On ouvre la porte
Veronica : Logan mais que fais-tu ici ?
Logan : je n'en peux plus Veronica, tu me manques, je t'aime !
Il la prend dans ses bras la serre fort contre lui, voulant d'abord le repousser, Veronica cède, pourquoi n'aurait-elle pas droit elle aussi au bonheur ?!
Logan : alors comme ça tu es au FBI ?
Veronica : et oui j'ai le travail et l'homme dont je rêvais ! Je t'aime Logan !
S'en suit le baiser le plus tendre et fougueux à la fois, qui cèle leur amour pour la vie.
No one writes songs about the ones that come easy
(The Scientist-Coldplay)
Ni l'eau crépitante de la douche, la vapeur d'eau chaude ou la silhouette féminine aux formes parfaites qu'il distinguait derrière le rideau n'arrivait à dissiper le brouillard dans lequel il se trouvait. Encore moins à le sortir du cauchemar dans lequel il venait de plonger. Il passa ses deux mains sur son visage et regarda son reflet dans le miroir. Malgré la buée, il distinguait les traits fatigués de son visage défait, traces d'une nuit trop alcoolisée.
Il aurait tellement aimé agir différemment.
Son cœur avait loupé un battement quand il avait ouvert la porte. Ces yeux bleus si démunis. Ses cheveux blonds attachés à la va-vite . Et ce flot de paroles, signe qu'elle était mal à l'aise. Il la connaissait tellement bien.
Ses mots dansaient encore dans sa tête, dans son cœur. Et cette déception quand elle réalisa qu'il n'avait plus aucun souvenir de la soirée.
Les jointures de ses mains accrochées au rebord du lavabo blanchirent. Ses pensées continuèrent de le torturer.
La douleur muette quand elle aperçut Kendall derrière lui.
Et ses mots à lui qui n'arrivaient pas à se former dans cette bouche pâteuse.
Enfin la colère qui avait repris le dessus et qui l'avait poussée à repartir sans l'écouter.
Ecouter quoi d'ailleurs ? Ses balbutiements ? Cela faisait quasiment un an qu'il enfouissait ses sentiments au plus profond de lui-même. Son ironie avait été la seule chose qu'il lui avait permis d'endurer ce marathon qu'elle lui avait imposé. De toutes les épreuves de l'heptathlon de la nostalgie qu'il affrontait, sentir son parfum était certainement une des plus dures... La plus difficile, il refusait farouchement d'y penser mais les images s'imposaient d'elle-même : les mains de Duncan qu'il avait imaginé maintes fois sur son corps. Cela aurait du être lui !
Il secoua la tête rageusement, cherchant par ce moyen futile à repousser la jalousie qui piquait son cœur. Mais il n'y avait rien à faire ... seul l'alcool le soulageait momentanément.
L'alcool qui lui battait encore les tempes. L'alcool qui lui avait permis de se déclarer au point de percer la carapace de la tueuse. L'alcool qui lui avait retiré son bonheur aussi vite qu'il lui avait procuré.
Quand elle avait relevé la tête dans l'ascenseur, les yeux plein de larmes, un coup de poignard l'avait transpercé. Il ne pouvait lui imposer cette souffrance, il ne le supportait pas. Il l'aimait. Il l'aimait au delà du temps et des continents. Alors pourquoi n'avait-il pas pu bouger ? Pourquoi ...
Une main se posa sur son ventre glissant vers son boxer. Il se retourna vers la jeune femme brune qui le caressait, surprise par cette réaction inattendue.
Il la dévisagea sans un mot, cherchant ce qu'il pouvait lui trouver. Pour toute réponse, une moue de dégoût se dessina sur son visage.
" Va-t'en "
Au bout du monde
Elle enfouit la dernière valise et claqua la porte du coffre. Les mains sur les hanches, elle regarda avec plaisir le bolide rouge grenat. Elle se décida enfin à sortir un trousseau de clé de son sac à main et se dirigea avec hâte vers la portière.
Elle allait l'ouvrir, quand un sentiment l'envahit, elle leva la tête et posa son regard autour d'elle. Le spectacle qui s'affichait sous ses yeux était merveilleux. Le soleil couché dans des draps rosés-orangés enluminait doucement la ville.
Neptune. Dur à dire ce qu'elle ressentait...
Etait-ce de la nostalgie? Etait-ce un soulagement? Etait le signe que tout était fini? Etait-ce le signe que tout prenait enfin fin?
Tout devait prendre fin!
Elle inspira, et pris finalement place sur les siège en cuir beige.
Les cheveux soigneusement attachés en catogan, elle traversa la ville à vive allure. Les roues de sa corvette semblaient se fondre dans le sol.
Sur le siège passager, une carte qui permettrait de la guider jusu'au bout du monde.
Un petit mot de son père tronait sur le pare-bise.
"Prends soin de toi, si besoin, je suis là, toujours."
Et derrière, à côté d'une valise, un bouquet de jonquille et de lys blanc, enveloppé dans un papier translucide qui bougeait au rythme du vent, faisait des va et vient sur le siège.
Elle allait atteindre la panneau barré, signe de son échappatoire, quand elle bifurqua sur la droite...
Dernier arrêt.
C'est l'âme en vague et les jambes décontenancées qu'elle s'arrêta devant la grande grille en fer forgé.
Le bouquet serré aux creux des ses mains, elle longea les multiples pierre tombales pour s'arrêter devant la sienne. Elle s'était promis de ne pas pleurer...
Le soleil disparaissait peu à peu, le ciel rose devenait de plus en plus bleuté.
Elle s'avança difficilement jusqu'à la pierre marbrée. Elle y déposa le bouquet et une petite carte.
"Logan,
Je sens tout ça. Je sens ce vide.
Neptune sans toi n'est plus Neptune. C'est l'enfer.Et c'est bien trop dur pour moi de vivre en enfer. Mes ailes sont trop larges...Mais ne t'inquiète pas :Je serai celle qui brisera mon coeur, j'y mettrai fin même si c'est toi qui as commencé. Je t'aime.
V"
Sans chercher à comprendre pourquoi, elle fit volte face et courut s'enfermer dans son véhicule, démarra en trombe, laissant les roue adhérer au goudron... C'est les cheveux dans le vent qu'elle quitta Neptune, les larmes s'écrasant sur son blouson, et une musique entraînante qui lui donna l'impression de voler....
"Mes ailes sont trop larges... Mais je peux voler, j'y ai droit... Je sens tout ça..."
Wanted dead or ...dead...
Il y a des jours où j'aimerais ne pas avoir ma curiosité. Il y a des jours où j'aimerais ne pas être qui je suis et aujourd'hui fait partie de ces jours là. Comment ai je pu en arriver là ? Comment ai je pu me retrouver au milieu de ce parking désert à jouer avec vos vies ? Comment avez vous pu vous trouver au cœur de cette affaire fédérale ? Comment tout cela à commencer ? L'agression bizutage de Wallace ? Mes ébats online ? L'emprunt des disques durs de Kane ? Le portrait pointilliste de Sorokin ? Non, c'était il y a si longtemps, mais tout ça est lié. Pas une raison, mais une multitude. Comment ai-je pu croire que tout rentrerait dans l'ordre après mon intégration au FBI ? Comment avais-je pu croire qu'un simple insigne nous protégerait de ses malades ? Comment ai-je pu croire que le Castle s'effondrait de lui même après l'arrestation de ces grands responsables ? Il y a toujours des électrons libres ? Toujours.
Réfléchis Veronica.
Réfléchis, comment vas-tu te sortir de là ? Comment vas-tu les sortir de là ? Il n'y a aucun moyen de se cacher ici. Aucun moyen de se mettre à couvert. Mon dieu, Wallace qu'ai-je fait ? Comment ai je pu vous mettre en danger après toutes ces années ?
- Alors Mars, tu te décides ? C'est eux ou...
Son adversaire désignait Wallace et Mac ligotés sur une caisse de C4. Veronica déglutit avec peine.
Pardon...
- ou eux ?
Il montrait à présent Parker et Piz suspendus par les poignets à un élévateur. Une goutte de sueur perla sur ses tempes.
Pourquoi avez vous croisé ma route ? Pourquoi n'avez vous pas fui ma vie, il y a dix ans, après ce que je vous avais fait ?
- ou eux ?
Il pointait à présent de son arme, les corps tuméfiés de Dick et Logan menottés à un conduit d'évacuation. Elle avait envie d'hurler.
Logan...Dick... Pardon...
Veronica revoyait chacun des personnes présentes entourées de leurs proches, de leurs familles. Elle voyait quel désastre ça serait si un seul mourrait et pas elle.
- Alors la grande Veronica n'arrive pas à se décider ? Qui vas-tu sacrifier aujourd'hui ? Les BFF ? Les amis ? Les 3x09 ? Qui Veronica ?
- Tu m'as oublié dans ton équation Sorokin !
Je dois rêver. Eli ? Non, Weevil...Il est de nouveau dans la peau de ce motard à qui rien ne fait peur. Un 357 brille dans sa main droite. La chance semble tourner.
- Navarro ! Non, non je ne t'ai pas oublié...
- WEEVIL DERRIERE TOI ! hurla Logan.
Veronica concentra son regard sur l'ombre qui arrivait derrière son ami. Elle braqua son arme sur cette silhouette qu'elle connaissait si bien : Mercer !
- Mercer, tu bouges, t'es mort !
- Tiens, tiens, la grande Veronica va sauver le PCHer...Mais tu abandonnes ton BFF...dit sournoisement Sorokin en braquant son arme sur Wallace.
- Tu seras mort avant de t'en prendre à eux ! répondit Weevil en le tenant en joug.
- Pas si sûr...murmura Mercer.
Voilà comment on a abouti à ce remake de western.
Weevil se décala pour faire entrer Mercer dans le cercle. Mercer visant Weevil. Weevil pointant Sorokin. Sorokin tenant dans sa mire Wallace. Wallace implorant Veronica du regard. Et Veronica qui pointait du canon vers la tête de Mercer. Ils étaient pris au piège.
- On fait quoi ? plaisanta Sorokin. Si le motard tient tant au basketteur, je peux tirer sur la bimbo, ou le surfeur ?
Gory changeait de cible, souvent, trop souvent.
- Veronica fais ce que tu as à faire !
Logan hurlait.
- L'amiral plein aux as veut mourir le premier ?
Sorokin venait de presser le premier cran de la détente. La mort en suspens.
- Fais ce que tu as à faire V.
Logan fixait Veronica avec force, tout comme le canon de Sorokin fixait son flanc.
- Ne t'occupe pas de moi. Ne t'occupe pas...
Des coups partirent.
Deux.
Deux coups quasi simultanés.
Deux armes.
Deux morts.
Un seul tireur.
Une femme à qui il ne fallait pas chercher des noises.
Une femme qui avait suivi l'entrainement de Quantico.
Une femme qui était rompu aux arrestations des malfrats les plus vicieux.
Une femme qui maitrisait le tir croisé.
Cette femme c'est Veronica Mars Echolls.
Et on ne s'attaquait pas aux proches de Veronica sans conséquence.
Elle rangea ses armes. Recouvrit les corps de Mercer et Sorokin en appelant ses supérieurs.
- J'ai les deux derniers. Morts. Un règlement de compte. Ils allaient abattre leurs otages.
Son visage retrouva un air plus gai en raccrochant. Ils étaient sains et saufs.
défi WW...
Mutter...
Elle est dans sa chambre sur son lit, les yeux perdus dans le vague, elle fixe le plafond...
Les larmes n'arrêtent pas de couler le long de son visage. Pour une fois, Veronica laisse sa tristesse sortir d'elle; elle arrête, pour quelques minutes au moins, d'enfouir ses sentiments.
Sur son CD de Rammstein une seule chanson tourne en continu: la n°6 « Mutter »... Maman...
« Die Tränen greiser Kinderschar
Ich zieh sie auf ein Weißes Haar
Werf in die Luft die nasse Kette
Und wünsch mir dass ich eine Mutter hätte... »
D'un revers de la main, elle essuie les larmes mêlées à son mascara qui coule lui aussi...
Pourquoi est-ce maintenant que la nostalgie la gagne? Pourquoi ne peut-elle pas simplement tout oublier?
« Keine Sonne die mir scheint
Keine Brust hat Milch geweint
In meiner Kehle steckt ein Schlauch
Hab keinen Nabel auf dem Bauch... »
Tout à coup, son téléphone la sort de sa léthargie. Elle se redresse, sèche ses dernières larmes, et s'éclaircient la voix avant de prendre l'appel. C'était son père, il avait besoin d'elle pour faire une planque cette nuit. Ah le travail, il n'y a que ça de bon! Je pourrais peut-être oublier tout ça...
« Mutter... »
Oublier « ma mère », si on peut l'appeler comme ça...
It's raining...
Il venait lui aussi d'accomplir son devoir de citoyen à moins que ce ne soit sa façon de lui prouver qu'il soutiendrait la famille Mars quoi qu'il arrive ?
Il l'a vit, sous la pluie, marcher lentement, tristement...
La pluie en Californie ? Une aberration ! Un mal nécessaire plutôt !
Une renaissance, tout recommencer comme un an auparavant. Lui, elle et un fougueux baiser scellant leur relation épique.
La sérénité du départ, avait très vite laissé sa place aux tourments enfouis, dans un grand fracas. Séparations, réconciliations à la chaîne comme décor.
Maturité ou puérilité avaient eu raison d'eux. Un passé commun trop lourd à endosser, une envie de respirer un oxygène plus pur.
Le jeu de la vie, la valse de l'amour et chacun s'était retrouvé avec un autre partenaire.
Soulagement, renouveau, bonheur au départ et puis...
Très vite les sentiments qui les animaient devinrent plus obscurs, nettement moins glorieux.
Echappe-t-on réellement à son vécu ?
Il n'était pas du genre à croire en le destin, sinon il aurait déjà sauté d'un pont depuis bien longtemps. Non, il tentait de mener sa vie, de continuer à être lui, simplement, sans le poids de la culpabilité du à son célèbre père.
Mais là voir, ce matin là sous la pluie, fut plus que révélateur.
Cette vie ! Cette ville ! Elle !
Il ne pouvait y avoir qu'elle pour le comprendre, pour le guider, pour l'épauler.
Parker ? Une très gentille fille qui l'avait guéri de ses blessures mais qui ne pouvait pas lui apporter ce dont il avait besoin.
Son énergie, sa force vitale il la tirait de cette petite blonde. Dans son regard lorsqu'il décelait du doute ou du dépit, inexorablement il trouvait la volonté de lui prouver qu'il n'était pas si mauvais.
Paradoxe, ambiguïté, peu importait la case dans laquelle leur relation pouvait être placée, il en avait besoin. C'était vital ! C'était viscéral !
Cette vague de nostalgie qui venait de l'envahir lui donna plus de courage ou d'inconscience et il partit à sa rencontre.
Il avait déjà tout perdu.
Elle, que pouvait elle bien lui faire de plus ?
Il marqua un temps d'arrêt et l'observa naviguer dans le ballet des parapluies.
Tête baissée, elle ne le vit pas et continua son chemin.
L'igorer. Elle avait su trouver le moyen de le mettre à terre une dernière fois.
Visage crispé, poing serré, il resta sous la pluie à la voir s'éloigner de lui, de sa vie...
défi WW
I've been holding on tonight
Toi et moi dans ce lieu lugubre, comme une vieille rengaine qui repasse.
Une lumière jaunâtre vacille et éclaire ton teint blafard. Tout dans cette scène semble vieux, usé, impropre. Combat perdu contre la lumière, les ténèbres masquent les ravages du temps et du manque.
Qui pourrait penser qu'à une époque les rayons du soleil traversaient ces carreaux aujourd'hui couverts de crasse ?
Qui pourrait imaginer que tes yeux aient été un jour remplis de joie, de vie tout simplement ?
Aujourd'hui vitreux, ils se perdent dans le fond trouble du contenant que tu tiens de tes mains. Telle un zombie, tu subis la vie sans te battre avec pour seuls compagnons ceux qui t'entrainent encore plus bas que tu ne l'es déjà.
A mon tour, je n'ai plus envie de me battre, non pas contre la vie mais contre toi. Non, je ne fais pas comme toi, abandonnant à la moindre difficulté. J'ai essuyé tellement de bataille contre tes dépendance que je suis aujourd'hui vidée de toute espoir te concernant.
Je me demande encore ce qui a guidé mes pas jusqu'ici !
L'expérience devrait me suffire, me stopper dans cet élan guidé par les liens du sang et des sentiments. Ces mêmes liens qui ont enserré mon cœur au point de le faire exploser, ceux-là même qui m'ont appris que jusqu'à la mort la vie n'est qu'une sa***e. Les étoiles tomberont une à une sur mon cœur jusqu'à ce que le ciel soit vidé de toute étincelle.
Alors vas-y, je t'écoute, fais tomber la prochaine !
- Veronica, j'ai besoin de toi...
Ne baisse pas les yeux... Je savais avant même de passer la porte que ce n'était pas pour voir à quel point j'étais devenue une belle jeune femme que tu m'a contactée. Certes mes marques de fatigue n'éclipsent pas les cernes noires qui ornent ton visage mais je n'ai rien d'une jeune fille fraiche et insouciante.
- Il faut que tu m'aides, je veux m'en sortir, je veux revenir à la maison...
Je reste ici pour écouter ce refrain que tu m'as déjà conté tant de fois. Cette fausse volonté qui te maintient dans l'illusion et t'empêche de voir que malgré ma présence je ne t'accorderais rien d'autre.
Je reste parce que c'est toi.
Je reste pour le respect que l'on doit à ses ainés.
Je reste parce qu'une part de ton sang coule en moi.
Il y a toujours cet espoir vain que tu sois si proche du fond que d'un coup tu te décides à refaire surface sous mes yeux.
Tes larmes ne m'aveuglent pas plus que ton discours. Tellement ressassé qu'il en a perdu toute crédibilité. Tu es à la fois trop loin du fond mais si proche du point de non retour.
Tes gestes trahissent tes élucubrations. Ce verre que tu porte à ta bouche entre deux phrases trahit ta dépendance. Tu aimes trop la sensation qu'il te procure lorsqu'il s'insinue dans ton corps. Les tremblements cessent, un soupir de soulagement s'échappe de tes lèvres. Je ne suis pas de taille à rivaliser avec celui qui est ton âme sœur depuis tant d'années.
Autrefois, la colère m'aurait ôté toute lucidité. Je t'aurais écouté, je t'aurais proposé des solutions, je t'aurais donné mon foie si l'alcool avait fini de détruire le tien. Mais cette ère est révolue, la nostalgie du passé est enfouie sous tes coups bas. Et même si je sais que tu n'en est pas maître, je suis à présent consciente que tu es seule face à ton combat et que tu détiens l'unique solution du problème.
- ... je ferais tout si tu veux bien m'aider...
Il est temps pour moi de partir, le temps que je t'ai consacré contient suffisamment de minutes perdues à écouter des promesses en l'air. Alors pourquoi te regarder encore tenter de briser nos cœurs et retourner le couteau dans la plaie ?
- Je ne peux plus prétendre pouvoir t'aider. Si tu veux arrêter de boire, fais-le et cesse de me demander de le faire à ta place. Ce n'est pas moi qui suit alcoolique. Prend tes responsabilités et la prochaine fois que tu veux me voir, aie au moins la décence d'être sobre si tu veux que j'ai une infime chance de croire en tes divagations ! Au revoir maman.
Et bien le bonjour à la bouteille de wisky que tu viens de commander...
L'air devient étouffant, la nausée monte, je n'ai plus aucune raison de rester pour te regarder te perdre un peu plus.
Je ne suis pas responsable de ta chute et je n'ai pas les outils pour te hisser hors du gouffre.
J'ai choisis ma voie. La vie et la lumière, je te laisse cette sombre léthargie que tu apprécies tant.
Rien ne changera si je reste à tes côtés.