HypnoFanfics

Please...wake me up!

Série : Veronica Mars
Création : 26.06.2009 à 23h06
Auteur : marshmalow 
Statut : Terminée

« Histoire individuelle. Se situe juste après So what  » marshmalow 

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NEPTUNE

Elle est sortie brusquement abandonnant la lettre sur la table de la cuisine...

Mac s'est levée mais Keith a empêché quiconque de la suivre.

Elle a juste besoin d'air, de respirer. Il s'attend à la voir revenir dans quelques instants. Il s'attend surtout à ce qu'elle commette agisse en toute inconscience  Il la connaît. Elle est sa fille et on vient de toucher à ce qu'elle a de plus précieux.

 

AU DESSUS DE LA TERRE

Il a posé sa tête contre le hublot, exactement comme elle quelques semaines auparavant. Il avait adoré la regarder à son insu, sans sa carapace. Il avait souri en la voyant se blottir contre son pull... Moment volé de fragilité marsienne...

Aujourd'hui il ne serre personne contre lui et même si la classe affaire est bien plus confortable il regrette l'exiguïté de son vol San Francisco/Quantico

Ce voyage l'angoisse. Il est certain d'avoir pris la bonne décision  mais il ne sait pas ce qu'il va trouver à l'arrivée et il ne sait surtout pas comment il va s'y prendre. Il est parti sur un coup de tête pour ne pas l'entraîner avec elle mais le comprendra-t-elle seulement?

 

NEPTUNE

Au bout d'une dizaine de minutes elle  revient dans l'appartement, prend le sac qu'elle vient à peine de poser, le repose sur son épaule et se tourne vers son auditoire qui n'a pas bougé.

Veronica : Je sais ce que vous allez dire, tous les arguments que vous allez m'opposer mais ils ne serviront à rien et je pense que la dernière chose dont nous ayons besoin soit des cris. Alors je vais prendre la voiture, retourner à l'aéroport et attraper un avion. Je viens d'appeler il y en a un qui décolle dans deux heures. Je vous tiens au courant dès que j'arrive.

Elle a dit tout cela dans un souffle... comme un discours appris par cœur.

Elle s'apprête à fermer la porte quand dans une impulsion elle revient vers son père pour le prendre dans ses bras. Il lui pose un baiser sur le front, sans chercher à la retenir. Ca ne sert à rien, il faut juste qu'il gagne du temps.

 

AEROPORT DE ROISSY CHARLES DE GAULLE

Voyage interminable... par paliers.

Décoller, se poser, attendre... recommencer encore et encore.

Il survole des pays, des villes où il aurait rêvé de l'emmener. A ses pieds... Paris...

Il espère juste que ce voyage-là ne sera pas sans retour, qu'il reviendra avec Wallace et les autres. Pour la seconde fois de la journée il se sent trop jeune pour cette mission, trop seul... Il a pour habitude de régler ses problèmes avec sa carte de crédit et son seul nom. Laissez-passer pour la crainte et encore pour une certaine notoriété. Il n'a jamais été fier d'être un Echolls. Il n'a jamais cherché à le cacher non plus.

Logan VOFF : C'est moi tel que je suis. A prendre ou à laisser.


ENTRE NEPTUNE ET SAN FRANCISCO

Pendant tout le trajet elle ne peut empêcher les larmes de couler sur ses joues. En moins de deux heures son monde vient de se disloquer sous ses pieds sans qu'une fois de plus elle n'ai pu agir. On vient de lui mettre au-dessus de la tête la perte de deux des personnes les plus importantes de sa vie.

Veronica VOFF : Y a-t-il pire épée de Damoclès ? Tu en fais quoi de tes histoires de roues qui tournent maintenant ?

 

AEROPORT DE KAMPALA

Il sent l'avion atterrir et la peur qui l'étreint est telle, qu'il en viendrait presque à espérer de nouvelles escales.

A sa descente il est saisi par la chaleur humide qui lui colle à la peau. Rien ici ne ressemble à ce qu'il connaît. D'un pas beaucoup moins assuré qu'il ne le souhaiterait il se dirige vers la douane et leur tend son passeport

Logan VOFF : Etait-ce vraiment une si bonne idée que ça ?

 

AEROPORT DE SAN FRANCISCO

Elle paye son billet, enregistre ses bagages comme anesthésiée. Forcément tout cela ne peut être qu'une énième plaisanterie du destin et quelqu'un va venir la réveiller.

Flagellant sur ses jambes elle prend place dans la file pour passer la douane et donne son passeport.

Veronica VOFF : Ils auraient dû m'en parler avant... Ca m'aurait évité les allers-retours.

 

AEROPORT DE  KAMPALA

Douanier : Monsieur Echolls ? Veuillez nous suivre s'il vous plait

Devant lui un véritable comité d'accueil armé jusqu'aux dents.

Logan VOFF : Wallace dans quoi m'as-tu embarqué ?

 

AEROPORT DE SAN FRANCISCO

Douanier : Mademoiselle Mars ? Veuillez nous suivre s'il vous plaît.

Devant elle deux policiers californiens

Veronica VOFF : Papa qu'as-tu fait !


marshmalow  (03.07.2009 à 08:29)

QUELQUE PART ENTRE KAMPALA ET LE RESTE DU MONDE

Il grelotte...

Etrange étant donné la température extérieur.

Il ne sait pas depuis combien de temps il est allongé

Il ne sait pas non plus où il est.

Si l'horreur de la vision l'avait saisi en sortant de la pièce, il aurait souhaité que tout reste figé, indéfiniment.

Mais il en avait été autrement.

Un premier coup l'avait touché à l'épaule, puis un deuxième en plein sur le genou. Il s'était alors fait la réflexion stupide que ça allait sûrement compromettre sa carrière de basketteur... Mais pour que avenir pro il y ai il faudrait encore qu'il sorte d'ici un jour. Puis il avait arrêté de réfléchir et de compter les coups. Il s'était retrouvé jeté dans un camion avec trois autres de l'association et puis plus rien.

Le vide.

Combien de temps ont-ils roulé, dans quelle direction ? Sont-ils seulement encore en Ouganda ?

Tout cela il l'ignore. De la même façon qu'il n'a pas la moindre idée de ce qui a pu arriver aux autres membres du groupe.

Alors même si la douleur le submerge, au-delà de ça c'est l'angoisse qui le tenaille... Qu'ont-ils fait d'eux... qu'ont-ils fait d'Ally ? Si jamais ils ont touché à un seul de ses cheveux...

Au premier coup d'œil il avait craqué pour ce petit bout de bonne femme. Moins d'un mètre soixante, des grands yeux verts et des cheveux bruns lui descendant en cascade dans le dos, accrochés généralement à la va-vite avec la première chose tombant sous la main de la jeune fille. Un crayon, un bout de bois... Aucun artifice, juste une beauté naturelle éclatante.

Tout le contraire de Jackie.

Au cours de l'année passée il avait cru qu'il ne pourrait jamais l'oublier. Il n'avait même pas essayé à dire vrai. Elle avait laissé une cicatrice ouverte dans son cœur. Un mélange d'amour et de trahison.

Et puis il avait croisé ce regard rieur et volontaire et il avait cédé. Sur son physique en premier lieu, il le confesse, et puis il avait découvert son caractère bien trempé et son humour décapant. Sur certains points elle lui rappelle Veronica. En plus douce. Il s'est souvent demandé comment elle aurait évolué sans tous les coups pris au cours des dernières années. Peut être à Ally.

Veronica... Depuis que tout a commencé à dégénérer il pense à elle en continu. Il ne sait pas comment elle va réagir... Elle est capable du pire...

Wallace VOFF : Quoi qu'il arrive je t'en supplie ne fait rien d'inconscient.

Des voix lui parviennent. Une langue qu'il ne comprend pas. Mais de toute évidence ils sont nombreux...

Une porte s'ouvre, deux hommes déposent une assiette de nourriture et s'éloignent. Pas un mot, pas un regard. Aucune explication.

Et à nouveau un silence implacable et violent seulement perturbé par la respiration saccadée de ses voisins de cellule...


marshmalow  (04.07.2009 à 07:52)

NEPTUNE

Ils l'avaient regardée l'air ébahi prendre son sac et partir.

Le fait qu'elle agisse comme ça ne les avait absolument pas étonnés, la non réaction de Keith par contre...

Il était resté impassible, ne cherchant pas un seul instant à la retenir. Puis il leur avait conseillé d'attendre.

Quand quelques heures plus tard le téléphone avait sonné il ne s'était pas départi de sa sérénité, du moins dans la mesure où la situation le permettait.

 

Keith : Allo ?

X: ...........

Keith  : Pas de souci... J'arrive.

Il était sorti à son tour. Sur ses paroles énigmatiques :

Keith : Je vous la ramène.

 

Une fois dans la voiture il avait posé sa tête sur le volant, perdant d'un seul coup sa superbe. Il n'était pas fier de ce qu'il avait fait et il allait en payer le prix.

Elle est assise sur une chaise. Juste en face du bureau de Vinnie.

Son passeport avait été tout simplement rejeté à l'aéroport et sans lui donner l'ombre d'une explication elle avait été avait conduite ici.

Dans l'antre du Sherif Van Lowe !

Elle n'arrive même plus à réfléchir tellement ça tourne dans tous les sens dans sa tête. Elle soupçonne très fortement son père d'être derrière tout ça. La façon qu'ils ont ici de la faire languir ne fait que confirmer ses doutes. Ils attendent tous l'arrivée de Keith.

Il franchit la porte à l'instant même où on la fait entrer dans la salle d'interrogatoire. Elle détourne la tête.

Pour la première fois depuis qu'ils ne vivent que tous les deux il vient de la trahir.

 

Vinny  : Mademoiselle Mars ? Que me vaut la joie de te voir ?

Veronica : A vous de me le dire. Je vous signale que ce sont vos agents qui m'ont emmenée ici.

Vinny  : Sur ordre du responsable de la sécurité de l'aéroport de San Francisco. Chercherais-tu à étendre ta zone d'influence ?

Veronica : Trêve de plaisanterie. J'ai un avion à prendre le plus vite possible alors plus vite nous résoudrons ce petit différent et mieux ce sera pour tout le monde.

Vinny : Bien. Entièrement d'accord avec toi. Ne crois pas que t'avoir aussi proche de moi me fasse plaisir. Tu as une fâcheuse tendance à attirer les ennuis dans ton sillage. Mais je crains de ne pouvoir faire quoi que ce soit pour toi. Ton passeport a été déclaré volé il y a de cela 5 heures. Par conséquent il demeure inutilisable jusqu'à preuve du contraire.

 

Tout en essayant de garder son calme elle sort son passeport de son sac :

 

Veronica : La preuve du contraire la voici !

Vinny: Qui me prouve que c'est bien le tien ?

Veronica : Comment ça qui vous prouve que... C'est mon passeport, c'est ma tête... Qu'est ce que vous voulez de plus !

Prenant tout son temps il tourne et retourne la pièce d'identité de la jeune fille entre ses mains.

Vinny: Peut être. Encore que tu es beaucoup plus jolie sur la photo qu'en vrai.

Elle lui arrache des mains et le remet dans son sac :

Veronica : C'est bon ? je peux y aller ?

Vinny: Bien sur... par contre interdiction de quitter le pays.

Veronica : Pardon ? Et pourquoi ça ?

Vinny: J'ai une déclaration de perte qui de toute évidence est un faux. Je vais donc devoir enquêter et tu es ma chère mon principal témoin et suspect !

Veronica : Dites-moi que c'est une plaisanterie avant que je ne perde toute mesure.

Vinny: Absolument pas mademoiselle Mars. Et quand bien même je résoudrais cette affaire au plus vite, le temps de régler tous les problèmes administratifs il y en a au moins pour une bonne semaine ! Encore heureux que je n'ai aucune rancœur contre toi sinon imagine le temps que ça prendrait.

 

Elle se lève furieuse, se précipitant vers la sortie.

Son père silencieux la suit. Arrivé dehors il lui ouvre la voiture. Dans laquelle elle monte sans lui accorder un regard.

Le trajet s'effectue sans qu'aucun des deux n'ouvrent la bouche. Elle sait qu'il est derrière tout ça. Il est conscient qu'elle le soupçonne. Il suffirait d'une étincelle pour que les reproches fusent mais aucun des deux n'osent l'allumer.


marshmalow  (06.07.2009 à 07:27)

KAMPALA

Au travers de la fenêtre d'une riche voiture à la climatisation trop forte il regarde le paysage défiler.

Il a l'impression de plonger au cœur de tous les comptes rendus qu'a pu lui faire Wallace au cours de son séjour mais sans le côté positif.

Misère, pauvreté, violence, oppression. Aucun mot agréable ne lui vient en tête.

Peut être la présence des hommes armés autour de lui qui le rend nerveux. Depuis qu'ils l'ont récupéré à la douane il ne l'ont pas quitté.

Il a toujours aimé provoquer l'autorité, ne pas se plier aux règles... Rebelle dans l'âme.

Mais à l'instant précis où il a posé ses yeux sur ce pays, il a su que tout depuis le début dans son existence n'a été qu'un jeu.

Certes il n'a pas eu la jeunesse dorée qu'on pourrait croire : de son père  à Lilly en passant par le suicide de sa mère et celui de Cassidy il a eu à gérer quelques mauvais moments. Mais rien à voir avec la réalité qu'il a sous les yeux.

C'est comme si d'un coup on venait de lui montrer à quel point il a pu se fourvoyer en jouant les durs tout au long de ces années.

Dès leur plus jeune âge, les gamins ici ont perdu leur innocence. Quand lui jouait les apprentis chevaliers servants dans un bar glauque de Neptune, ces enfants avaient déjà vu la mort de près, peut être même l'avaient-ils déjà donnée.

Tout ça a des allures de cauchemar sans espoir de voir le réveil sonner.

Il est soit disant sous escorte. Les gens qui l'encadrent font parti du gouvernement et pourtant il n'arrive pas à se sentir en sécurité.

A Neptune il a beau jouer avec le feu, il a toujours son téléphone à portée de main et son avocat au bout de la ligne. Et là, qui pour lui répondre si tout ne se déroule pas comme il veut, si son plan ne fonctionne pas ?

La voiture stoppe devant un bâtiment de toute évidence officiel. On lui ouvre la porte, on le fait descendre. La chaleur extérieure lui tombe de nouveau dessus, comme une chape de plomb. Tout ici lui pèse sur les épaules.Il entre et de nouveau la différence de température le fait frissonner.

Logan VOFF : A croire qu'ici le froid est un signe extérieur de richesse.

On le fait asseoir dans une salle lourdement décorée.Nouveau contraste entre intérieur et extérieur. Il se demande comment un pays peut être à ce point en opposition. Comment un gouvernement peut tolérer que sa population meure alors que leurs locaux sont dignes des plus beaux palais

Logan VOFF Même Neptune est plus civilisée c'est pour dire !

Les gens se succèdent devant lui redoublant de prévenance, lui demandant si il a fait un bon voyage, le remerciant de l'action de l'association mais pas un ne lui parle de ce qu'il s'est passé, ses questions restent sans réponse et il sent la colère monter en lui.

Il a l'impression qu'on le mène en bateau, qu'on essaie de faire diversion.

Il n'en peut plus de ce va et vient permanent, de cette courtoisie apparente alors que 4 membres sont les otages d'un groupe dont on ignore tout. Il essaie de se contenir, de prendre sur lui... en vain. Il arrive un moment où la pression est trop forte.

Logan : Je ne voudrais pas vous paraître impoli, mais je ne suis pas là pour faire des courbettes ! Je suis là pour avoir des réponses et je compte bien les obtenir avant de partir ! Je vais même être plus clair que ça. Je compte retrouver mes amis au plus vite et les ramener chez nous. Et avant toute chose je veux que vous me conduisiez à l'endroit même où sont les autres humanitaires.

L'ambiance change alors du tout au tout et celui qui depuis le début semble être responsable de l'opération s'approche. Il n'y a même plus en lui la moindre volonté de paraître poli. Il pose sur lui un regard ampli d'animosité.

Général : Croyez-moi monsieur Echolls nous avons un intérêt commun dans cette affaire. La mort de vos amis ne nous serait d'aucune utilité. Cependant vous êtes bien trop loin de chez vous pour espérez agir selon vos règles. Alors je vous conseille de modifier votre comportement immédiatement.

Les deux hommes s'affrontent du regard. Seulement l'un des deux a derrière lui une demi douzaine d'hommes qui à la simple élévation du ton de la voix de leur commandant ont mis la main sur leur arme.

Alors pour une des rares fois de sa vie Logan cède...

Logan VOFF : Est-ce à ça que l'on voit que l'on vieilli ? à notre capacité à évaluer les risques.


marshmalow  (09.07.2009 à 09:16)

NEPTUNE

 

Un silence à couper aux couteaux... voilà l'expression qui définit le mieux l'ambiance dans la voiture.

Veronica VOFF : Donnez-moi une lame et je vous jure que ce n'est pas le silence que je découperai en lamelles !

Elle fulmine ! Elle n'arrive pas à comprendre qu'il ai pu lui faire ça ! Il est pourtant conscient de leur place dans sa vie, non ? Alors depuis quand change-t-on les règles du jeu ? Depuis quand on arrête de se battre pour les gens qu'on aime ?

En entrant dans la maison elle ne peut s'empêcher de jeter un regard de dédain à Dick, Mac et Alicia. Ils sont toujours là, à l'endroit même où elle les a laissés quelques heures plus tôt.

Elle fonce dans sa chambre, prête à bouder comme une enfant que l'on vient de priver de son jouet. Elle devrait aller s'asseoir  et discuter calmement avec eux. Demander plus de précisions, réussir à le convaincre de la laisser partir. Même si il n'y a pas eu d'aveux explicites elle sait que c'est lui qui a déclaré son passeport volé.

Veronica VOFF Qui d'autre que le Grand détective Keith Mars aurait eu cette ingénieuse idée pour me clouer au sol !

Mais elle bouillonne d'une telle rage qu'elle n'arrive pas à être rationnelle.

Elle cherche juste un moyen de contourner cette interdiction. De fuir. Du salon, des bribes de conversations lui parviennent

" Pas pu partir... " " Une histoire avec son passeport... " " Pas le droit de quitter la ville... "

C'est insupportable après toutes les épreuves qu'ils ont traversé de le voir la trahir aussi délibérément. Alors elle ne cherche pas à comprendre, elle a besoin de retourner sa colère contre quelqu'un et pour la première fois de sa vie elle décide de le faire contre son père. Sans prendre le temps de peser le pour et le contre elle retourne vers lui, prête à rendre coups pour coups... prête à frapper la première.

Veronica : Tu es fier de toi je suppose ?

Keith : Veronica, si tu voulais bien me laisser parler ce serait plus simple.

Veronica : Te laisser parler ? Pour me dire quoi ? Comment t'est venue cette si ingénieuse idée de mettre Vinnie dans ta poche pour m'empêcher de partir ? Vas-y je suis certaine que c'est l'histoire drôle de l'année.

Keith : Je reconnais que l'idée est bien trouvée mais elle n'est pas de moi.

Veronica : Et tu penses sincèrement que je vais te croire ? Comment as-tu été mis au courant alors ? Je t'en prie papa, je suis une Mars ! L'art de tromper les gens, de les piéger ça fait partie intégrale de mon éducation et à ce jeu-là j'ai toujours été beaucoup plus forte que toi !

Keith : Avant toute chose je voudrais que tu cesses de me parler sur ce ton. Quelque soit ton ressenti et ta peur pour Logan et Wallace je suis ton père...

Veronica : On parle uniquement en terme de génétique là ! Un père ne trahirait pas sa fille de cette manière !

Keith : Heureusement alors que je suis plus prompt que toi au pardon parce que si j'avais dû te tourner le dos à chaque coup de canif que tu as donné dans ma confiance, notre famille n'aurait pas fait de vieux os.

Elle sait qu'elle l'a cherché mais l'attaque la foudroie sur place.

Dick les regarde l'air hagard... Il a toujours cru que leur relation était bonne. Que connaît-il en vérité de cette petite blonde? Plus la journée avance et plus il a l'impression d'avoir en face de lui une étrangère.

Ni Alicia, ni Mac n'ose prononcer un mot. Jamais elles n'ont vu les deux membres de la famille Mars s'affronter de la sorte. Même visage blême, même veine tapant sur la tempe, même tremblements de la voix. Il est des combats dont on ne ressort pas indemne même quand on les remporte.

Pourtant aucun des deux ne semblent disposés ni à baisser sa garde, ni à arrêter de frapper. C'est elle qui redonne le premier coup.

Veronica : Tu sais que tu ne me retiendras pas ici, que je finirai par trouver un moyen de m'y rendre. Tu n'as fait que retarder l'échéance rien de plus.

Keith : Quand tu auras fini de jouer les rebelles irréfléchies et que tu accepteras de m'écouter on avancera peut être un peu.

Elle croise ses mains sur sa poitrine

Veronica : Alors vas-y: je te donne une minute pour me convaincre.

Keith : Que tu le veuilles ou non cette histoire te dépasse. Il ne s'agit pas d'une enquête de routine dans les bas fonds de Neptune Veronica, mais d'un pays en guerre. Peux-tu comprendre que ta place n'est en rien là-bas? Que tu finirais par les mettre plus en danger qu'autre chose? Crois-moi, même si ça te parait impensable, ce n'est pas en fonçant tête la première dans le premier avion que tu les feras revenir.

Veronica : On parle de Logan et de Wallace ! Comment peux-tu me demander de rester calme ? Comment peux-tu attendre de moi que je reste ici ! Je deviens quoi si je les perds ?

Sa voix commence à se briser elle a laissé une brèche se former dans son mur et si elle n'y remédie pas de suite alors tout s'écroulera.

Alicia : C'est aussi de mon fils qu'il s'agit Veronica.

Non, ne surtout pas la regarder, ne pas laisser l'émotion l'envahir.

Se nourrir de rancœur.

C'est toujours comme cela qu'elle a avancé : se battre contre les Kane, contre les 3/9 qui l'avait exclue.

Continuer à laisser sa haine pour Aaron couler dans ses veines.

Se venger de Cassidy au travers de Mercer.

Démolir le château pour effacer l'affront de la vidéo. Elle ne les laissera pas l'attendrir, pas maintenant.

Dick : Et de mon meilleur ami.

La voilà la meilleure façon de rebondir. Elle elle le fusille d'un regard flamboyant.

Veronica : Et tu crains quoi ? De ne pas réussir à appeler le room service tout seul ou de ne pas trouver la plage si Logan n'est pas là pour te conduire ? Je ne comprends même pas que tu l'aies laissé partir !

Affrontement de bleus dans des yeux pleins de haine.

Dick se lève et part, suivi peu de temps après par Mac.

Mac : Il n'y a pas que toi que cette situation angoisse... Par contre il n'y a que toi qui réagisses aussi stupidement.

La porte se referme sur elle laissant le silence se réinstaller seulement pour quelques brefs instants.

Keith : Souffrir n'est pas une excuse pour tout Veronica. Méfie-toi de ne pas perdre définitivement les gens à agir comme ça.

Veronica : Et toi arrête de toujours vouloir me surprotéger ! Je t'assure que tu es loin de connaître le quart des choses que j'ai eu à affronter !

Keith : Alors ne t'étonne pas après que les gens aient peur de tes actions irréfléchies. Au point de prendre le temps de faire déclarer ton passeport volé juste avant de monter dans un avion pour l'Afrique.

Veronica VOFF : Logan ? 


marshmalow  (10.07.2009 à 07:26)

150 KMS AU SUD DE KAMPALA

Que dit-on à des gens qui viennent de vivre un tel drame ?

C'est exactement la question qu'il se pose en arrivant dans le camp où ont été rapatriés les membres de l'association.

Logan VOFF: A Neptune Hight ils organisaient une cellule de crise pour le moindre ongle cassé en public. Est-ce à moi de mettre ça en place ici ? Attendent-ils de moi que je joue les psys ? Parce que, en toute honnêteté ce n'est pas gagné.

D'accord, il a dans son entourage un bon nombre de gens susceptibles de faire d'excellents cas d'études.

N'a-t-il pas confié son cœur à la fille plus "pathologiquement incapable d'exprimer ses sentiments", pour reprendre sa propre expression ?

Mais est-ce suffisant pour savoir comment réagir ?

Certainement pas. D'ailleurs n'est-il pas lui-même un pro dans l'art d'éluder ses problèmes, n'a-t-il pas toujours évité toute analyse. Mais qu'aurait-il pu dire ?

Logan VOFF Ma mère s'est suicidée à cause des frasques de mon père qui s'est entre autre envoyé en l'air avec mon premier amour avant de l'assassiner sauvagement. Mais ne vous inquiétez pas je me suis senti pleinement vengé le jour où quelqu'un lui a mis une balle dans la tête. Paradoxalement je ne garde pas un très bon souvenir de ce jour. Comprenez moi, au même moment le frère de mon meilleur ami à sauter du haut du toit d'un hôtel sous mes yeux !

Joli résumé de sa vie non ?

Parfois il se demande si tout ceci aura un jour une fin. Mais l'heure n'est pas à l'introspection.

Devant lui une vingtaine de personnes égarées, venues ici avec un idéal aujourd'hui bafoué et qui cherchent de nouveau à s'ancrer à quelque chose. Et de toute évidence il semblerait que ce quelque chose, ce soit lui.

Son arrivée ne passe pas inaperçue. Il représente à la fois un espoir et la preuve concrète que tout est entrain de s'écrouler. De plus, de toute évidence ses compatriotes semblent éprouver la même réaction épidermique que lui face à son staff d'encadrement.

Bien trop armé pour être honnête.

Il essaie d'afficher son sourire le plus rassurant alors qu'à l'intérieur de lui une petite voix répète en boucle " Laisse faire les adultes Logan ! "

Logan VOFF : Je devrais être sur une plage à boire des cocktails avec ma petite amie comme tout garçon normal !

" Normal est le mot d'ordre " il repense souvent à cette époque... où elle avait essayé de leur rendre à tous leur quotidien d'avant la mort de Lilly... où elle s'était attachée à ce leitmotiv comme à une bouée de secours... Peut être aurait-il dû la laisser faire...

Logan VOFF Crois-tu vraiment que ce soit le moment de digresser ainsi ?

Une fois tout le groupe rassemblé il prend la parole de sa voix qu'il espère la plus assurée :

Logan : Je ne vais pas vous mentir. La situation n'est pas des plus rassurantes. Wallace, Peter, Tyler et Anthony sont toujours portés disparus et nous ne savons pas qui les a enlevés et aucune demande de rançon n'a été faite.

Des voix s'élèvent, des larmes, des cris... en quelques mots il vient d'anéantir son auditoire. Seule une silhouette fluette le fixe de ses grands yeux verts impassibles attendant qu'ils veuillent bien finir.

Logan VOFF : Je connais ce regard et il ne me dit rien qui vaille.

Il se force à regarder ailleurs.

Logan VOFF : Chaque problème en son temps.

 

Il reprend.

 

Logan : Votre rapatriement a été organisé. Cela ne veut pas dire que nous interrompons notre action définitivement. Juste que nous l'interrompons le temps que votre sécurité soit de nouveau garantie. Je comprends votre déception mais je vous assure que la décision a été mûrement réfléchie, conjointement entre nos deux gouvernements.

Il coule un regard vers ses gardes du corps dont le chef opine de la tête apparemment satisfait.

Logan : Un avion vous ramènera aux Etats Unis, le départ a lieu dans deux heures... le temps de rassembler vos affaires. Je vous fais la promesse solennelle que ceci n'est pas un adieu définitif à cette ville, loin de là. Nous reviendrons. Parce que ces gens pour qui vous vous êtes battus le méritent.

Une voix interroge : et pour les...

Il semble ne pas oser prononcer le mot... Otage. Connotation trop angoissante pour ce jeune homme du même âge que lui dont il n'arrive plus à se rappeler le nom.

Une fois de plus il est choqué par l'attitude des autres à son égard. A partir de quel moment est-il passé de l'autre côté de la barrière ? De celle où les gens se reposent sur vous ?

Logan : En ce qui me concerne je ne partirai pas d'ici avant d'avoir obtenu les réponses que je suis venu chercher et je ne rentrerai pas sans avoir fait tout mon possible pour ramener nos amis avec moi. Et je compte avoir toute l'aide nécessaire pour y parvenir.

Deuxième regard vers le chef armé. Deuxième sourire satisfait.

L'assemblée se sépare et lui s'assoit épuisé. Il a répété son petit discours tout au long de la journée et pourtant chacun des mots a semblé avoir une connotation étrange dans sa bouche. Déculpabiliser, ménager les susceptibilités, avoir l'air sûr de lui.

Logan VOFF Je ne suis définitivement pas fait pour faire de la politique.

 

Autour de lui les gens s'agitent, en dehors d'une seule personne. Elle l'a quitté des yeux pour aller s'assoir au pied d'un arbre, un livre à la main apparemment pas décidée du tout à plier bagages.

Logan VOFF : C'est maintenant que le combat commence.

 

Logan : Ally c'est ça ?

Ally : Très bonne mémoire. On s'est vu quoi, 1/4 d'heure à l'aéroport ?

Logan : Je connais la plus part d'entre vous au travers de vos dossiers mais disons qu'en ce qui te concerne j'ai eu quelques informations supplémentaires.

Ally : Du genre ?

Logan : Ca ! Ne compte pas sur moi pour trahir les confidences d'un ami ! J'espère juste qu'il s'est trompé sur un point.

Ally : Et je peux savoir lequel ?

Logan : Il t'a comparé en terme de caractère à une petite blonde que je connais relativement bien...

Ally : Veronica ?

Logan : Yep ! je vois qu'il t'en a parlé aussi.

Ally : Oui... souvent même. Si par le " j'espère juste qu'il s'est trompé sur un point " tu fais référence à mon entêtement et à ma façon d'aller au bout des choses alors ma réponse est non.

Logan : Non tu ne vas pas t'entêter à faire quelque chose de stupide ?

Ally : Non il ne s'est pas trompé. Je ne prendrai pas cet avion Logan. Je ne rentrerai pas sans Wallace.

Logan : Ecoute je me doute de ce que tu peux ressentir mais rester ici ne changera rien, à part à te mettre en danger et je ne suis pas certain que ça nous facilite les choses.

Ally : Ne dépense pas ton énergie inutilement à me convaincre. Je ne bougerai pas. Si vous avez tous les deux raisons et que l'on fonctionne pareil elle et moi alors tu devrais comprendre non ?

Logan : La comprendre n'est pas toujours ce que je fais de mieux...

Ally : Je sais...

Ils se fixent tous les deux pendant un long moment et puis il finit par capituler... Alors qu'il s'apprête à rejoindre le reste du groupe...

Ally : Juste une question.. Comment se fait-il qu'elle ne soit pas là ?

Logan : J'ai bloqué son passeport avant de partir...

Et pendant qu'il s'éloigne il entend son rire éclater dans son dos.

Logan VOFF : Mon Dieu ! La même. Le monde survivra-t-il ?


marshmalow  (14.07.2009 à 23:17)

NEPTUNE

Y a-t-il quelque chose de plus apaisant sur terre que la vue d'un coucher de soleil sur la mer, quand le contact du sable vous effleure la peau et que le bruit des vagues vous berce ?

Elle s'est assise face à l'eau, décrochant son  i-pod de ses oreilles profitant l'espace de quelques instants d'une plénitude certes éphémère mais tout de même réelle.

Elle essaie de fondre son esprit dans ce mélange de jaune et d'orangé comme si cela pouvait suffire à remettre un peu de couleurs dans sa tête.

 

FLASH BACK

Après le départ de Dick et de Mac et les déclarations de son père elle avait été prise d'une impulsion. Courir. Comme si les deux mois passés à s'entrainer avait laissé une marque indélébile dans son corps, comme un manque à combler.

Alors qu'elle a passé tout son stage à râler contre le sadisme de ses professeurs l'obligeant dès le saut du lit à enchaîner les tours de pistes elle avait eu comme une révélation. Quand la tête déraille la seule solution est de passer le relais au corps.

Elle avait donc reprogrammé sa musique sur la même playlist que celle qui l'avait accompagnée durant son séjour à Quantico et elle avait entamer sa courses contre les kilomètres. Au tout début elle avait commencé par penser que le choix des chansons n'était pas des plus judicieux. Alors que là-bas il la plongeait dans une douce nostalgie de souvenir d'eux, là ça appuyait trop douloureusement sur la plaie gigantesque causée par leur absence

D'un autre côté ce n'est pas un simple changement de fréquence qui permettrait de faire abstraction... Alors elle avait calé son souffle et laissé doucement ses pensées s'ordonner.

Au bout de vingt minutes elle avait réussi à faire cesser le tremblement de ses mains, au bout de quarante elle avait commencé à prendre conscience de ses erreurs, au bout d'une heure elle savait exactement par où commencer.

FIN DU FLASH BACK

 

La pause bucolique sur la plage, n'est qu'une légère parenthèse avant de se mettre en action.

S'en même prendre la peine de repasser chez son père pour prendre une douche elle se dirige vers le Neptune Grand Hotel. Quand elle pénètre dans l'ascenseur elle sent ses yeux se remplir à nouveaux.

Après la mort de Lilly elle avait cru qu'elle ne serait plus jamais capable de pleurer. Même au départ de sa mère elle avait gardé les yeux secs. Puis peu à peu les événements s'étaient enchaînés et elle s'était vite aperçue que la douleur s'amusait souvent à prendre des formes différente et que les larmes la surprenaient souvent au moment même où elles se mettaient à dégringoler le long de ses joues.

Veronica VOFF : A croire que tu as raison Wallace... je suis définitivement beaucoup trop sensible !

Wallace... le simple fait de l'évoquer, qui plus est dans ce couloir ravive la brûlure de son estomac et c'est les yeux tout gonflés qu'elle frappe.

Quand Dick ouvre la porte, au regard qu'il lui jette, elle sait qu'il ne lui facilitera pas la tâche et qu'il n'a aucune raison de le faire. Il ne prononce pas un mot, il ne s'écarte pas pour la laisser entrer. Il attend tout simplement en la fixant.

L'impression de se regarder dans un miroir. Même iris bleu sertis de rouge. Juste un soupçon de colère en plus.

 

Veronica : A vrai dire, je ne sais pas trop par où commencer...

 

Le seul silence pour réponse

 

Veronica : Je te laisse le choix :

1) je suis désolée. J'ai réagi comme la pire des idiotes tout à l'heure

2) Je suis désolée. Je ne pensais pas un traître mot de ce que je t'ai dit

3) Je suis désolée. Je comprendrais que tu m'en veuilles mais... je peux dormir ici cette nuit ?

 

Il se décale pour la laisser pénétrer. Toujours pas un mot. Toujours pas un sourire mais ses yeux se sont adoucis de façon considérable.

Mac, assise sur le canapé l'observe s'avancer sans trop savoir comment réagir. Alors elle se lève et tout doucement vient poser une main sur son épaule. Ne pas la brusquer, la laisser croire qu'elle tient le coup, lui donner l'illusion de la maîtrise.

Contre toute attente la petite blonde se blottit dans ses bras. Rentrer ici et ne pas le voir a suffi à faire tomber son dernier rempart. Elle sanglote et rien ne semble pouvoir endiguer toute la peine qui s'échappe.

Veronica : J'ai la trouille Mac... imagine que...

La fin de sa phrase reste suspendue comme si elle n'osait la finir. Imagine que quoi ? Que l'un des deux ne revienne pas ? Qu'aucun des deux ne refranchisse un jour cette porte ? Tout cela est tellement inimaginable.

Pendant un temps elle reste là incapable de bouger sous les yeux effarés de DICK. Il est inconcevable pour lui qu'elle puisse craquer. Dans toutes les situations il l’a toujours vue garder la tête haute. Cette fille est un bloc de pierre, dans lequel on peut taper sans risque. Si même elle flanche alors plus rien ne s'arrangera... On ne change pas le cours des choses comme ça!

Au bout d'un moment elle finit par se dégager des bras de Mac et se dirige vers la salle de bain.

Alors qu'elle s'éloigne la voix de Dick la force à se retourner.

Dick : Tu veux manger quelque chose Ronnie ? Le Dick va te prouver que le room service n'a aucun secret pour lui.

Elle lui sourit faiblement... le remerciant de sa démarche

Veronica VOFF : Peut-être qu'en fin de compte cette hache de guerre peut être enterrée.


marshmalow  (16.07.2009 à 07:36)

NEPTUNE GRAND

Elle n'arrive pas à dormir... Peut être pas une aussi bonne idée que ça d'être venue ici.

Ses yeux sont grands ouverts et son cœur bat la chamade

Elle ne parvient pas à détacher son regard de la photo qu'il a mis sur sa table de nuit. Ils sont tous les deux sur la plage. Il tient l'appareil au bout de ses bras.

Elle n'est pas de très bonne qualité, un peu floue même mais ils ont l'air tellement sereins dessus. Morceaux de bonheur volés.

A chaque fois qu'elle se retourne son odeur la saisit.

Dire qu'il était là exactement il y a de cela moins de 36h...

Veronica VOFF : Ne commence pas comme ça Veronica... tu ne tiendras pas longtemps sinon...

Le repas s'était déroulé dans une relative plénitude même si chaque sonnerie de téléphone les faisait à chaque fois osciller entre angoisse et espoir. Elle avait passé un appel au centre de l’association les persuadant de la tenir au courant du moindre mouvement.

Elle ne chercherait plus à partir.. Même si ça devait la rendre malade. Puisque telle était sa volonté elle la respecterait. Enfin tant que les choses restaient en l'état. Elle ne peut pas non plus garantir de tenir paroles pendant très longtemps.

La chaleur l'oppresse.

Depuis qu'elle est revenue elle a tout le temps ce sentiment de manquer d'air. Pour un peu elle rechausserait bien ses baskets pour repartir jouer les marathoniennes.

Tourner en rond ne sert à rien. Alors elle se lève et s'accoude au balcon.

Veronica VOFF Fixer les étoiles jusqu'à s'y perdre... voit-on mieux le monde d’en haut?

Elle se demande quel temps il fait là-bas... qu'elle heure il est... Où sont-ils à l'instant présent... Vont-ils seulement bien?

Une main se tend devant elle, enserrant des cinq doigts une bière ouverte.

Dick : Des problèmes de sommeil ?

Elle opine de la tête. Attrape la bouteille

Veronica : Morphée doit être occupée ailleurs...

Dick : Je sais que tu ne bois pas mais je n'avais pas envie d'être tout seul. Et puis vu que tu portes les fringues de Logan...

 

Elle réalise qu'effectivement elle n'a pas quitté son t-shirt dans lequel elle s'est blottie tout à l'heure. Elle sourit comme prise en flagrant délit. 

 

Veronica : Pathétique hein ?

Dick : Non surprenant... Je ne connaissais pas cette face cachée de ta personnalité.

Veronica:  Voleuse de vêtements ?

Dick : Non. Sensible

Veronica: Aujourd'hui je dirais plus perdue...

Dick : Ca non plus je ne savais pas que ça t'arrivait des fois... tu sembles toujours tellement...

Veronica: Tranchante ?

Dick : Oui. Comme si rien ne pouvait t'atteindre.

Veronica: Disons que j'ai appris... pas franchement eu le choix en réalité. 

Dick : Sûrement. Et je suppose que je n'y suis pas totalement étranger. On a sérieusement déconné avec toi à un certain moment

Veronica: Toi ? Avoir eu un impact sur ma vie ? Tu te crois vraiment aussi doué que ça?

 

Elle n'a pas envie de partir là-dedans...Pas ce soir. Alors elle tourne son début de remords à l'ironie... Ce qui n'empêche qu'elle apprécie la démarche.

Veronica: On ne change pas le passé Dick. Il est ce qu'il est.

Dick : Et philosophe par-dessus tout ? Vous êtes combien à l'intérieur de ce minuscule corps ?

 Veronica: Beaucoup trop pour ne jamais s'engueuler !

 

Elle entrechoque sa bière à la sienne... et la porte à ses lèvres. Elle grimace sous l'amertume du liquide.

 

Dick : Evite de faire cette tête-là sinon je vais avoir du mal à me persuader que tu es un de mes potes !

Veronica: Que faut-il que je fasse pour te convaincre ? Que je rigole à tes blagues, que je te batte au jeu vidéo ou que je m'extasie en ta compagnie sur toutes les paires de sein qui passent ?

Dick :Baisse d'un ton veux-tu... Ta brunette de copine dort mais on ne sait jamais ! Le Dick craint les foudres d'une femme jalouse !

 

Le silence se réinstalle mais sans qu'aucun malaise ne subsiste. Ils n'ont pas parlé franchement mais pour la première fois ils ont presque réussi à avoir une conversation normale. Aussi loin qu'ils s'en souviennent tous les deux ça ne leur est jamais arrivé. Même du temps où elle vivait quasiment ici.

 

Dick :Tu crois qu'ils vont bien ?

Veronica: J'en sais rien... j'espère. Parce que je ne peux pas concevoir que ce soit autrement. Je ne m'en relèverai pas cette fois-si ça ne finit pas bien.

 

Elle a énoncé ça le plus calmement possible. Comme une évidence.

 

Dick : Je n'y arriverai pas non plus sans lui tu sais. Même si je sais parfaitement où se trouve la plage...

Veronica: Je suis vraiment désolée c'était... stupide et déplacé.

Dick : Stupide et déplacé ? Deux mots qui me sont inconnus.

Elle éclate de rire... et s'arrête brusquement comme si c'était indécent compte tenu de la situation...

Dick : Tu veux me faire plaisir... Ne recommence jamais ce que tu as fait tout à l'heure.

Veronica: M'en prendre à toi injustement ?

Dick : Non ça je sais gérer...

Elle l'interroge du regard.. pas certaine de comprendre.

Dick : Ne craque plus... sinon moi je ne tiendrai pas... Mac a beau être là, j'ai beau me calmer dans ses bras, elle a beau partager ma peine... Il n'y a que toi qui puisses comprendre ce que sa disparition représenterait. Si tu baisses les bras alors ça veut dire qu'il n'y a plus d'espoir...

L'ombre de Mac se glisse entre eux deux, toute endormie

Mac : On organise une contre soirée sans me prévenir ?

Dick la serre dans ses bras et par-dessus son épaule sourit à Veronica qui articule en silence un " promis " qui les lie tous les deux... bien au-delà de la signification du mot.


marshmalow  (17.07.2009 à 07:42)

NEPTUNE GRAND

Le calme est retombé sur la suite. Dick est retourné dormir dans les bras de Mac... Elle contemple le plafond de la chambre... Même la brûlure de la douche n'a pas réussi à la réchauffer. Leur petite mise au point nocturne lui a fait du bien. Cependant elle ne sait pas comment elle va faire pour tenir sa promesse.

Mais ce qu'elle a juré à Dick c'est de ne pas craquer devant lui. Ici bien cachée sous les draps elle a le droit de laisser s'évacuer sa peur en longs sillons sur ses joues. Au travers des rideaux elle perçoit le jour en train de percer.

Veronica VOFF : Reviens Logan, je ne tiendrai pas sans toi.

 

KAMPALA

Le calme est retombé sur le village. Les valises sont prêtes et personne n'ose se regarder. Un car est là prêt à les conduire à l'aéroport.... Il sait que tant qu'il n'aura pas vu l'avion décoller il ne sera pas tranquille.

Quand le véhicule, démarre le silence qui y règne est assourdissant. Paradoxal peut être mais c'est ce qu'il ressent. Pour un peu il se sentirait presque des velléités de chanteur scout. N'importe quoi pour insuffler un peu de vie à ce groupe. Il se sent tellement impuissant et bizarrement responsable

Logan VOFF : J'ai besoin de toi Veronica... sentir dans les yeux de quelqu'un que je n'y suis pour rien


NEPTUNE GRAND 

Elle regarde le soleil se lever en essayant de composer des plans dans sa tête pour voir comment elle peut essayer de l'aider d'ici à sa façon mais rien... pas la moindre espèce de début d'idée. Si seulement elle avait un numéro de téléphone... entendre sa voix... rien qu'un instant.

Elle a tellement peur pour Wallace et seul lui est à même de la calmer quand elle est comme ça. Elle repense à toutes les fois où elle s'est réveillée tremblante dans ses bras quand la vision de Cassidy se jetant du toit venait la poursuivre au plus profond de ses cauchemars

Veronica VOFF Comment as-tu fait Echolls pour me rendre aussi accro à toi ?

 

 KAMPALA

Il regarde l'avion disparaître en essayant de composer des plans dans sa tête pour voir comment il va pouvoir faire pour les sortir de là au plus vite...

Pour revenir vers elle le plus rapidement possible.

Il a juste envie de l'entendre mais il sait que c'est aussi la meilleure façon de qu'il a pour lui de flancher.

De plus rien ne lui dit que l'accueil soit des plus chaleureux. La connaissant elle n'a du que moyennement apprécier sa petite visite chez Vinnie.

Il repense à toutes les fois où c'est elle qui a joué des tours aux autres. Il revoit son sourire vainqueur et moqueur qu'elle arbore à chaque succès. Elle est des plus mutines quand elle gagne. Mais là il s'agit d'un jeu autrement différent. Et ses réactions extrêmes le terrorisent

Logan VOFF : Te perdre ou te mettre en danger...Comment suis-je censé m'en sortir petite Mars ?

 

D'un bout à l'autre de la terre

Elle n'arrive pas à s'éloigner de son téléphone...

Il n'arrive pas à se résoudre à composer son numéro...

 

Mac passe la tête par la porte de sa chambre

Mac : Tu devrais prendre quelque chose pour te détendre...

 

Ally le dévisage depuis de longues minutes

Ally : Qu'est-ce qui te retient ? Sais-tu ce que je donnerais pour être à ta place ?

 

Elle sourit faiblement

Veronica VOFF : Comment puis-je t'expliquer que même dormir me fait peur.


Il la regarde fixement.

Logan VOFF : Comment puis-je t'expliquer à quel point la perdre me fait peur.


Mac part chercher un comprimé dans la salle de bain et lui tend un verre d'eau.

Ally sort de sa poche l'agenda de Wallace, cherche le numéro et appuie elle-même sur les touches et lui tend le combiné

Bruit d'un téléphone vibrant sur les draps

Sonnerie retentissant dans son oreille

Battements de cœurs à l'unisson, aussi rapide l'un que l'autre à des milliers de Kms. Le même Allo haletant quand la voix de l'autre se fait entendre au bout.

 

Logan : Avant de m'adresser tous les reproches du monde Mars écoute-moi...

Veronica : Avant de te lancer dans la moindre explication Echolls écoute-moi

Logan : Je n'avais pas le choix Veronica.

Veronica : Je t'aime Logan.

 

Les deux phrases s'entrechoquent mais les mots arrivent dans l'ordre aux oreilles concernées

Elle s'écroule sur le lit se laissant bercer par son rire... il reprend des forces sous le poids de ses mots....


marshmalow  (18.07.2009 à 11:33)

QUELQUES PART ENTRE KAMPALA ET LE RESTE DU MONDE

 

Depuis combien de temps... ?

C'est presque l'unique question à laquelle il aimerait qu'on lui réponde.

Il n'a plus aucune notion du temps qui passe. On les réveille à tout moment du jour et de la nuit. On les rationne en nourriture mais surtout en eau. L'impression d'être revenu à l'état animal. Pas le droit de se laver, pas de sanitaire. A peine 20 m2 dans lequel ils sont cloîtrés.Il n'a pas vu la lumière du jour depuis qu'il a quitté le camp.

Au début ils avaient essayé de parler pour ne pas sombrer et puis ils avaient abandonné.A quoi bon. Et puis parler de quoi ? De leur vie d'avant qu'ils ne retrouverons certainement pas ? De ce qu'ils ressentent à l'instant présent ? Désespoir ? Abandon ? Souffrance ?

Par moment il a des relents de combativité. Il essaie de calmer les palpitations de son cœur et ses pensées les plus sombres. Il s'imagine en train de s'évader, il invente mille et un moyens dans sa tête de pour s'enfuir. Mais à peine essaye-t-il de se lever qu'il s'écroule.

Les tremblements n'ont pas cessé. Il sent que la fièvre a pris possession de tout son corps. Par moment il divague, il croit être revenu à Neptune. Il voit Veronica, il entend le rire de Mac, l'instant d'après il croit voir passer Ally devant lui et puis il revient à la réalité. L'odeur putride le saisi à la gorge. Ce sont ces moments de lucidité qui sont le plus difficile à gérer. Quand le délire cesse il prend conscience de son état comme de celui de ses compagnons.

Il repense parfois à cet exercice stupide que leur avait fait faire leur prof à Hearst. Version factice d'une prise d'otage. Qu'est il censé avoir appris ce jour là, à part que l'humain peut s'avérer être une ordure ? Dire qu'il avait été choqué par certains comportements. Il en rigolerait presque maintenant. Ce qui est certain c'est qu'il ne va pas s’en sortir en changeant l'heure de l'horloge. Ni même en leur donnant une adresse bidon.

Si seulement il savait ce qu'ils veulent. Mais personne ne leur a adressé la parole.... Combien de temps encore... C'est plutôt à cette question qu'il voudrait qu'on lui réponde.

La porte s'ouvre.

Brusquement. Instinctivement il se recroqueville. Un homme entre. Un qu'ils n'ont jamais vu. Il tient une caméra à la main. Deux soldats attrapent Tyler et l'assoit de force sur un tabouret. Il braque l'objectif sur lui. Ce dernier tente de se débattre mais il y gagne une lèvre ouverte par la crosse du fusil. Les premiers mots qu'ils comprennent malgré un fort accent s'adresse à la caméra.

" Nous détenons quatre de vos ressortissants. Nos règles sont simples. Le gouvernement sait ce que nous voulons... A vous de les convaincre. Tous les deux jours nous éliminerons une personne supplémentaire. Un conseil, prenez-nous au sérieux. "

Le canon se pose sur la tempe de son camarade Assis dans un coin il assiste impuissant à cette scène qui se déroule devant lui. Il n'arrive même pas à fermer les yeux. Un éclair de feu qui zèbre l'obscurité. Un bruit assourdissant. Un cri à vous glacer le sang.

NON !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

En moins d'une seconde sa vie vient de basculer.

 


marshmalow  (19.07.2009 à 19:38)

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