Entrez dans la grande bibliothèque d'Hypnoweb. De très nombreuses fanfics vous attendent. Bonne lecture ! - Inscris-toi gratuitement et surfe sans pub !
Série : Veronica Mars
Création : 08.07.2010 à 21h20
Auteur : Marion
Statut : Terminée
« L'histoire se déroule quelques mois après la fin de la saison 3. Veronica est de retour à Neptune pour quelques jours avant de retourner au FBI. » Marion
Cette fanfic compte déjà 85 paragraphes
Maison des Navarro
Une lumière s'alluma sous le porche. La porte s'ouvrit doucement, laissant apercevoir Eli se frottant les yeux.
ELI – Tu es une grand malade! Tu le sais ça?
... - Tu n'as rien à me dire?
ELI – J'ai acheté un nouveau lit! J'avais oublié que je devais t'en parler. Tu veux l'essayer?
Il la regarda sans comprendre où elle voulait en venir.
... – Pourquoi tu ne m'as rien dit pour Logan?
Il leva les yeux vers Veronica et grimaça. Doucement il passa sa main sur son menton.
ELI - Parce que tu n'es pas censée savoir!
VERONICA – Et...
ELI – Comment tu sais?
Elle sourit. Avec le temps il jouait au même jeu qu'elle. Il lui rendit son sourire.
VERONICA – Logan n'a pas vidé ses poubelles avant de mettre les voiles, tu pourras lui notifier.
ELI – Tu as... Non mais c'est pas vrai V. là tu dépasses...
VERONICA – Dick! C'est Dick qui les a trouvées!
ELI – Je comprends mieux!
VERONICA – Qu'y avait-il dans cette lettre Weevil?
ELI – Il a promis ma mort si je te la montre!
Veronica le regarda avec un petit sourire en coin.
ELI – Tu me diras, j'ai pas peur de lui.
Il lui tendit l'enveloppe.
Avant de parcourir la lettre, elle leva les yeux vers lui, avec un sourire.
VERONICA – Depuis quand vous êtes copains? Pour ne pas que je sache?
ELI – Parce que pour une fois il avait l'air sérieux!
Le regard de V s'assombrit. Et si Dick disait vrai?
Quelque part dans San Francisco
Logan sortit de la salle de bain, une serviette autour de la taille. Il s'allongea sur le lit, les bras derrière la tête. Eva avait sans doute raison. Passer à autre chose sans alcool, sans fête et sans sexe c'était autre chose. Mais au moins ça marchait.
Logan voix off: Il paraît...
Sur la table de nuit, une vieille photo était déposée négligemment. Inconsciemment, il ne pensait qu'à sa réaction lorsqu'elle s'apercevrait de son absence. Il fallait néanmoins qu'il oublie. Il le fallait oui. C'était elle qui lui avait demandé. Et il n'avait, jusqu'alors, rien fait qui allait dans son sens. Alors, pour une fois, il allait respecter son choix. Sortir de sa vie. Il ferma les yeux, cherchant le sommeil. Un sommeil, qui depuis quelques jours, avait du mal à venir.
Chambre de Veronica
Allongée sur son lit, elle relisait pour la énième fois les mots que Logan avaient couchés sur papier avant son départ.
Flash Back
LOGAN – Je n'ai plus à me sentir coupable.
VERONICA – Coupable de quoi?
LOGAN – D'avancer.
Sur ces mots il glissa doucement ses doigts sur le visage de la jeune femme et déposa ses lèvres sur les siennes. Son cœur battait à tout rompre, épris d'un sentiment oublié depuis longtemps. Il l'attira à lui. Elle répondit ardemment à son baiser et se laissa étreindre dans les bras de Logan. Elle sourit entre deux baisers.
VERONICA – Qu'est-ce qu'il nous arrive?
Logan déposa ses lèvres sur les siennes puis sourit à son tour.
LOGAN – Je n'en sais rien.
Ils s'embrassèrent tendrement, Logan posa avec douceur ses mains sur les joues de Veronica. Elle se colla à lui, tremblante. Elle était heureuse. Voilà longtemps qu'elle n'avait pas éprouvé autant d'amour. Ils rirent.
VERONICA – Il faudra qu'on en parle.
LOGAN – Oui...
Il colla son front contre le sien et elle sourit. Elle mordit sa lèvre inférieure et déposa à son tour ses lèvres sur celles du jeune homme. Ils se serrèrent l'un contre l'autre, découvrant une chaleur oubliée, après une soirée chargée en émotion.
Fin Flash Back
Veronica secoua la tête. Il était temps de dormir. Elle se tourna et fixa son ordinateur.
Veronica voix off: Mac...
Elle se redressa et attrapa son pc. Il fallait qu'elle trouve d'où provenaient ces lettres. Quelque chose ne tournait pas rond ces derniers temps, entre la présence qu'elle avait sentie l'autre soir à la plage et les lettres plus qu'étranges que recevait Mac. Il fallait qu'elle mette un nom sur cette histoire.
Elle ouvrit le site internet et se mit à tapoter sur le clavier.
(marion)
Neptune Grand Hotel
Mac profitait de la soirée. Elle était bien, tranquille. Adossée au mur du salon, un verre à la main, elle regardait tout autour d’elle, ravie de constater que ses amis étaient là. Enfin pas tous. Seul un manquait à l’appel. Celui qui était toujours là. Toujours présent au cas où, sa présence se voulait rassurante, comme celle de Veronica à ses côtés. Elle fut sortie de ses pensées par une voix qu’elle n’eut aucune peine à reconnaître. Dick, avec un grand sourire, l’invita à le rejoindre sur la piste. Sans se faire prier, elle y alla. Cassidy les liait. Pudique, Dick n’avait jamais vraiment évoqué leur flirt, ni le reste, mais il savait; savait ce qu’ils avaient représenté l’un pour l’autre. C’était bien plus que ce que Dick avait partagé avec son frère. Mac était une fille très bien, et lui un simple idiot.
Dick la prit par les mains et l’attira vers lui. Il la fit tourner à plusieurs reprises, et des éclats de rires émergeaient de leur soudaine amitié. A la fin de la chanson, Dick déposa un baiser amical sur la joue de Mac et, pour ne pas faillir à sa réputation, lui dit:
DICK – Désolée ma belle, le devoir m’appelle!
Il tourna la tête vers de jolies bimbos.
MAC – Oui je vois, ne les fais pas attendre, je m’en voudrais si tu terminais la soirée seul.
Mac se retrouva seule à nouveau. Veronica l’avait quittée précipitamment, Piz avait préféré terminer sa soirée dans un bar ; quant à Wallace, il se trémoussait sur la piste sous le regard amusé de celle-ci. Soudain, elle eut un léger étourdissement. Elle mit ce petit malaise sur le coup de l’émotion. Émotions fortes : le retour de Veronica, les souvenirs de ce lieu et ces mails, de plus en plus menaçants, surtout le dernier qui se voulait sans appel. Elle décida qu’il était temps de rentrer.
Elle embrassa furtivement Dick et Wallace et prit la direction de l’ascenseur. Elle traversa le hall de l'hôtel et se posta à l’entrée.
MAC – Mais où avais-je la tête! Je n’ai pas de voiture.
Le portier qui l’avait remarquée se dirigea vers elle.
PORTIER – Quelque chose ne va pas mademoiselle?
MAC – Effectivement, pourriez-vous m’appeler un taxi ?
PORTIER – Bien sûr, un instant.
Il prit le téléphone et murmura:
PORTIER - Tout est OK. Je vous attends.
Toujours dans la suite, Wallace se dirigea vers le bar. Il s’était accoudé au comptoir et attendait son verre. Soudain, un objet retint toute son attention. Tiens, le portable de Mac, se dit-il. Il le prit et s’empressa de la rejoindre. Cela faisait à peine une minute qu’elle était partie, et il se dit qu’il pourrait peut-être la rattraper.
Hall du Neptune Grand Hotel
Mac, dans ses pensées, n’avait pas fait attention au portier qui se tenait derrière elle. Elle se retourna et, au même moment, il lui mit la main sur le visage et en quelques secondes elle s’évanouit. Il la souleva. Une voiture noire venait de s’arrêter devant eux. Une porte s’ouvrit et homme tout habillé de noir l’aida à la transporter à l’intérieur. Au même moment, les portes de l’ascenseur s’ouvrirent. Wallace, d’un pas pressé, avança. Le temps s’arrêta quand il aperçut Mac inconsciente, embarquée par les deux hommes. Il se mit à courir pour les rattraper. Autour de lui, il n’y avait personne, personne pour appeler de l’aide. Sans réfléchir, il prit sa voiture et la suivit. Discret, comme le lui avait appris Veronica. Sans être remarqué, il était stationné devant un entrepôt désinfecté. Il scruta tout ce qui se déroulait devant lui. Mac toujours inconsciente avait été transportée à l’intérieur.
Le courage n'était pas sa grande force, mais Mac avait besoin de lui. La voie était libre. Plus le choix. Il pénétra dans le hangar.
Maison des Mars
Veronica, face à son ordinateur, tenta de regrouper les indices afin de la conduire sur une piste. Elle avait beau remettre tous les éléments à leur place, rien, rien n’avait de sens. Un bruit de fond l’interpella. La radio. Une chanson familière retentit. « I Hear the Bells ». Elle ferma les yeux un instant. Tout ça n'avait aucun sens.
Veronica voix off: L'espace, la belle affaire. Tu crois pas que j'y ai songé bien avant toi Echolls. V, concentre-toi. Mac a besoin de toi.
Un e-mail la fit sortir de ses pensées.
From: Anonyme
Pourquoi es-tu toujours sur mon chemin?
Je vois que tu n’as pas compris… Dommage!
Regarde.
Veronica glissa ses yeux sur les liens, un peu perturbée. D'un clic, elle ouvrit la première vidéo. Une petite pièce vide apparut à l'écran. Tout était sombre, et les murs paraissaient hostiles. Au centre de la pièce Mac était allongée au sol, regardant tout autour d’elle. La peur se lisait dans son regard. Elle était bâillonnée, pieds et poings liés. Elle s'efforçait de desserrer ses liens… La vidéo se coupa.
Veronica se retint d'exploser, sa main nerveuse cliqua sur la seconde vidéo.
Un couloir. Un long couloir se dressait devant elle. Rien sur les murs. Ils étaient vieillis par le temps et sales. Longeant les murs, V aperçut une silhouette. Elle cherchait, nerveuse. Une sortie... Une personne... Elle ne se savait pas observée. Elle se rapprochait dangereusement. A ce moment-là, Veronica n’eut aucun mal à reconnaître son ami.
La caméra se coupa de nouveau.
Un rire cynique se fit entendre.
«Sagace, tu l’es mais
Incrédule toujours tu resteras
Narcissique tu seras
Caricaturale je te fais mais
Lapalissade bientôt tu trouveras, en attendant
Accours sans te retourner, vite…
Impétueuse je suis
Rage folle tu éprouves pour moi»
Allez, sois bonne joueuse, levons nos verres en souvenir du passé!
Veronica resta muette. Elle ne comprenait plus. Tout cela était-il un moyen de l’atteindre? Qui pourrait en vouloir à Mac et à elle? Quels ennemis communs? Son esprit se dispersa. Elle trouverait sans aucun doute. Elle se ressaisit. Mac avait besoin d'elle et Wallace aussi, si elle avait tout suivi. Sans attendre, elle prit son téléphone et appela son père. Elle tomba sur la messagerie.
– Keith Mars laissez un message.
VERONICA – Papa, rappelle-moi au plus vite, c'est important.
Veronica voix off: Où êtes-vous? Calme-toi Veronica, calme-toi. Revoyons les vidéos.
Veronica scrutait une à une les vidéos, cherchant un quelconque élément qui indiquerait où ils étaient retenus. Voilà maintenant plus de vingt minutes qu’elle repassait les vidéos en boucle. Elle était agacée. Rien, rien. Elle perdit son sang froid et, dans un mouvement de colère, elle envoya au sol toutes les affaires de son bureau.
Son téléphone s'écrasa au sol dans un bruit sourd. Et, comme une évidence, elle sut ce qu’elle devait faire. Elle attrapa son traceur afin de les localiser.
VERONICA – Bingo! Maintenant, allons voir où est cet endroit mystère.
Elle tapa sur son clavier le lieu. En quelques secondes elle le trouva: ancienne usine de manufacture. Sans attendre, elle prit sa veste et son sac et s’engouffra dans sa voiture. Sur le chemin, elle composa plusieurs fois le numéro de son père, sans succès.
Ancienne usine de Manufacture
Feux éteints, elle pénétra dans une cour déserte. Seul un vieux bâtiment désaffecté se dressait en plein milieu. A quelques mètres, elle aperçut la voiture de Wallace.
Wallace, après avoir arpenté les couloirs, avait fini par trouver une porte non-verrouillée. Il se glissa dans la pièce. Mac était là. Allongée, épuisée. Il s’approcha d’elle et, d’un geste délicat, lui soutint la tête. Elle reprit petit à petit ses esprits. Wallace lui parlait, elle n’entendit pas tout de suite. Doucement, elle émergea. Elle regarda tout autour d’elle, affolée. Soudain, elle eut un flash : la soirée au Neptune Grand Hotel. Veronica qui part précipitamment. Elle se souvient d'une courte danse avec Dick. Et puis l'ascenseur. Le taxi... Et puis plus rien. Délicatement, il voulut lui retirer le bandeau de la bouche. Elle voulut se redresser précipitamment.
WALLACE – Hey, doucement, c’est moi… Wallace.
MAC – Où est-ce qu'on est?
WALLACE – Tu t'es fait enlever.
Elle ferma les yeux, un peu sonnée.
WALLACE – Ça va?
MAC – Je suis épuisée.
Il desserra doucement les liens qui la retenaient prisonnière, évitant de lui faire mal.
WALLACE - J’ai vu ce qui s’est passé à l’hôtel, je t’ai suivie.
Il s’interrompit. Les yeux plissés et interrogateurs, il fixa Mac.
WALLACE - Dis-moi ce qui passe Mac?
MAC – Je crois que j'ai des gros ennuis. On me menace. Le père de Veronica est sur l'affaire. Et j'en ai parlé à Veronica aussi.
A l’extérieur de l’usine de manufacture
Veronica observa autour d’elle. Elle avança doucement, sans un bruit pour ne pas se faire remarquer. Devant elle se dressait l’usine. Cachée derrière de vieux bidons, elle balaya les alentours des yeux. L’adrénaline montait. A la fois angoissée et impatiente, elle se rapprocha de plus en plus. D'un pas lent mais sûr. Un bruit sourd mais grave la surprit. Elle chercha d’où provenait le bruit. Son regard se posa sur deux hommes qui refermaient la porte. Elle n’était pas assez près d’eux pour entendre leur conversation ni pour pouvoir les identifier. L’un faisait les cent pas tout en fumant une cigarette et l’autre était au téléphone. Qui pouvaient-ils être? Que voulaient-ils? Quel rapport avec Mac? Adossée aux bidons, elle n’avait pas remarqué que les deux hommes étaient rentrés dans leur voiture. Seul le bruit du moteur fit sursauter Veronica. Suspicieuse, elle trouva la situation un peu trop facile. Mais avait-elle le choix? Elle chercha quelques instants, puis trouva une entrée. Elle s'y glissa.
Usine de manufacture
Tout ce qu’elle voyait était identique aux vidéos. Les murs suintaient et l’odeur âpre de l’humidité embaumait le couloir. Elle s’avança sans savoir. Son cœur battait de plus en plus fort. Il fallait les trouver. Vite.
Mac et Wallace étaient toujours au milieu de la pièce. Mac fit glisser son regard dans la pièce. Wallace comprit tout de suite ce qu’elle cherchait. Il se leva et entrouvrit la porte et, tout en regardant Mac, l’invita à le suivre. Très étonnée, elle ne chercha pas à discuter. Elle lui emboita le pas. Il faisait sombre. Leurs seuls repères étaient les murs qu’ils touchaient. Une atmosphère pesante les plongea dans le silence. Chacun d’eux se voulait rassurant mais ils ne pouvaient échanger un mot. Pour se donner du courage, ils se prirent par la main. Wallace avait serré la main de Mac, elle sentit cette petite pression et comprit.
Veronica tenta d’ouvrir chacune des portes qu’elle croisait sur son chemin, mais aucune ne cédait. Dans l'immense couloir, il ne lui restait que deux portes. L’avant-dernière fut la bonne. La porte la conduisit dans un nouveau couloir, plus petit et sans aucune luminosité. Seule l’embrasure de la porte éclairait les lieux. Elle eut la désagréable impression d’être manipulée. Elle ne contrôlait rien. Elle grinça, l’auteur de tout ceci jouait avec elle. Elle était tendue. Son visage était crispé et froid. Elle qui affichait d'habitude un regard sûr avait perdu sa belle assurance. La pression était à son comble. Elle frôlait les murs pour se repérer dans l’espace. Crispée, elle tenait la crosse de son révolver, prête à tirer. L’oreille à l’affût du moindre son, elle se stoppa au bruit de pas légers venant dans sa direction. Sa respiration était rapide, elle se figea pour ne pas faire part de sa présence.
Mac et Wallace continuaient d’avancer à pas de loup, cherchant toujours la sortie. Un petit bruit alerta Wallace. Une faible respiration. Il agrippa la main de Mac et la tira près de lui. Il fit un pas en avant.
VERONICA – Agent Fédéral, ne bougez plus!
Veronica pointait l'arme au niveau du visage de Wallace. Il agrippa Mac et la planqua dans son dos, sursautant. Il fronça les sourcils, reconnaissant la voix. Cette voix si familière et chère à son cœur.
WALLACE – V? C’est bien toi?
VERONICA – Wallace! Oui c’est moi, Mac est avec toi?
Elle tendit la main vers l'avant, baissant son arme.
MAC – Affirmatif agent Spade!
WALLACE – Bon, je ne crois pas que ce soit le lieu pour vos belles tirades, alors si vous voulez bien…
Il sentit les mains de Veronica se poser sur son torse et grimaça.
WALLACE - Mais à quoi tu joues, là, Veronica?
VERONICA – Détends-toi, donne-moi ta main, prends celle de Mac. Il faut qu'on sorte de là.
Une fois dehors, la pression retomba.
VERONICA – Plus jamais je vous laisse seul. J'ai eu une de ces frayeurs!
MAC – Avec ou sans toi, ce serait arrivé à un moment ou un autre. Tu n’es en rien responsable. Mais comme d’habitude, tu viens à la rescousse.
VERONICA – Tu n'as rien?
MAC – Non, tout va bien, Wallace m'a sortie de là.
VERONICA – Ca devient louche, j'ai même eu des vidéos de toi et Wallace. C'est comme si on me poussait à venir vous chercher. Comme si le but était de jouer avec mes nerfs.
WALLACE – T'as reçu des vidéos?
VERONICA – C'est comme ça que je vous ai retrouvés.
MAC – Ça devient tordu V. T'as prévenu ton père?
VERONICA – Oui. Allez, ne restons pas là. Il est grand temps de trouver qui est derrière tout ça.
Ils montèrent chacun dans leur voiture respective. Mac avait pris place à côté de Veronica. Veronica était songeuse. Mac épuisée. Les bras croisés, elle fixa l’horizon. Elles étaient liées. Leurs destins s’étaient croisés au lycée et de leur rencontre était née une très belle amitié. Une amitié qui les avait conduites dans des mésaventures quelque peu mouvementées et peu ordinaires pour des jeunes filles comme elles. Le téléphone de Veronica sonna et les sortit de leurs pensées.
VERONICA – Mars.
...
VERONICA – Papa!
...
VERONICA – Je te raconte dès que je rentre. Papa, tout va bien. Tu peux nous rejoindre au Neptune Grand?
…
VERONICA – Mac va bien, elle est avec moi, à tout à l’heure.
Elle raccrocha, soulagée.
Neptune Grand Hotel – Suite
Les filles suivies de Wallace pénétrèrent dans la suite. Sur la table du salon et un peu partout dans la pièce jonchaient des cadavres de bouteilles ; des miettes de gâteaux tapissaient le sol. Dans le canapé, tout habillé, le bras reposant dans le vide, un coussin sur la tête, il dormait. Cette soirée, comme toutes les autres, l’avait laissé seul. Lui, pourtant le Dom Juan de ces dames, était de nouveau seul : pas une bimbo en vue, juste lui.
Veronica s’approcha doucement, elle s’accroupit et glissa sa bouche près de l'oreille de Dick et d’une voix forte s'écria:
VERONICA – Hey Casanova!
Il se redressa si vite qu’il bascula sur la moquette. Il se redressa, péniblement, le visage imprimé du coussin, la fixant.
DICK - Mais t’es une grande malade, tu le sais ça au moins?
Mac observait la scène d'un œil amusé.
VERONICA – Tiens, on me l'a pas déjà dit ça? Allez lève-toi, on a besoin de toi.
DICK - Quoi, maintenant?
Il jeta un regard désespéré sur sa montre.
VERONICA – Écoute, j’ai besoin qui tu t’occupes de Mac.
DICK – Ah ça change tout! Je suis à tes ordres.
Il fixa Mac avec un regard vicieux.
MAC – Veronica, t’as pas trouvé mieux? C’est Dick je te rppelle. Je serai sûrement plus en sécurité seule.
DICK – Dis donc ma jolie, ne te fie pas aux apparences! Mais dis-moi Veronica, qu’est-ce qui se passe?
VERONICA – Tout te raconter me prendrait beaucoup de temps, et du temps je n’en n'ai pas. Alors veille sur Mac, ne la quitte pas des yeux! Peu importe où elle va! Compris?
DICK – No problemo Ronnie!
En disant cette phrase, il en comprit l’impact et se reprit tout de suite:
DICK - Je veux dire, compte sur moi Veronica.
VERONICA – Je n’en doutais pas une seconde.
DICK – Hum... Une question...
Veronica tourna les yeux vers lui.
DICK – Quand tu dis peu importe où... Ca veut dire...
MAC – Dick, si tu fais un pas dans la salle de bain, je te tue!
DICK – Hey, c'est bon, je vérifiais.
MAC – V...
Veronica lui lança un sourire amusé. Mac s’avança vers le canapé et prit place entre eux.
MAC – Bon, puisque je n’ai pas le choix, autant en profiter. Pas d'autres blagues douteuses, ou de sous-entendus.
DICK – Tu connais le Dick!
MAC – Et retire ce sourire niais de ton visage !
DICK – Écoute, je te propose de faire de mon mieux afin que ton séjour soit agréable, si tu promets de...
MAC – Dick!
DICK – J'allais dire de faire des parties de jeux vidéo avec moi. Mais si tu as l'esprit qui divague...
MAC – OK mais pas maintenant, j’ai pas vraiment la tête à ça pour le moment.
Elle se tourna vers Veronica et lui dit:
MAC – Tu as une piste?
Veronica allait répondre quand on frappa à la porte. Son père et Wallace arrivèrent en même temps.
DICK – Bonsoir M. Mars, le salua-t-il en lui serrant la main.
Il l’invita à rentrer, puis tapa dans la main de Wallace. Keith se dirigea vers Veronica et Mac.
KEITH – Tout va bien?
VERONICA – Oui maintenant, tout ira bien!
Keith se tenait debout face à eux, regardant partout dans la pièce.
KEITH – Logan? Où est-il? Je suis surpris qu’il ne soit pas ici. J’aurais juré le trouver avec…
DICK – Il est parti.
Dick l'avait coupé d'une voix grave, sans détour.
KEITH – Ah...
VERONICA – Ce n’est pas le plus important pour le moment. Le plus urgent est de trouver les réponses à nos questions et de démasquer au plus vite qui se cache derrière tout ça et pourquoi.
Keith comprit tout de suite que c’était délicat pour sa fille. Il prendrait le temps plus tard. Veronica sortit son ordinateur de son sac, et un dossier. Elle rassembla ses amis et son père autour d’elle.
VERONICA – Bon voici ce que j’ai reçu tout à l’heure.
Elle tourna l’ordinateur vers eux et tous se penchèrent pour lire le message.