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Série : Veronica Mars
Création : 10.09.2014 à 20h39
Auteur : Elodielodi
Statut : Terminée
« Cette fic commence à l'arrivée de Veronica à Hearst. Lilly n'est pas morte, Keith est toujours shérif, Veronica toujours avec Duncan et Logan n'a jamais été à Neptune High » Elodielodi
Cette fanfic compte déjà 36 paragraphes
Mac : Veronica, j’ai un service à te demander.
Veronica : Je t’écoute.
Mac : Tu voudrais bien m’accompagner chez Madison Sinclair ? Oh non Mac, ne fais pas ça. Ça ne te fera que plus de mal.
Veronica : Tu es sûre que c’est une bonne idée ? Parce que je n’en suis pas persuadée et …
Mac : Avec ou sans toi j’irai… Mais je préférerais que tu sois là.
Veronica : … D’accord.
Mac : J’ai juste besoin de voir comment j’aurais pu vivre.
On planque devant la maison des Sinclair en attendant que Madison s’en aille. Mac veut juste rencontrer innocemment sa vraie mère. Elle n’a pas l’intention de lui révéler ce qu’elle sait. Je la mets une dernière fois en garde, mais Mac s’obstine à vouloir savoir ce qu’aurait été sa vie. Comment lui en vouloir ? On sonne à la porte. Une petite fille brune vient nous ouvrir, un livre à la main. Mac est bouche bée.
Veronica : Bonjour, nous sommes des amies de Madison.
Lauren : Salut, je m’appelle Lauren, je suis sa sœur.
Madison a une sœur ? Ce qui en fait … la sœur de Mac…
Veronica : Bonjour Lauren. Moi c’est Veronica et elle c’est …
Mac : Moi c’est Mac.
Lauren : C’est joli comme prénom.
Alchimie spontanée. Sûrement les liens du sang…
Mac : Merci. Alors qu’est-ce que tu lis ?
Lauren : Vipère au poing. Je trouve ça génial.
Mac : Ouais c’est vrai. Dit-elle avec un grand sourire.
Lauren : Je l’aurais sûrement bientôt fini.
La silhouette de la mère de Madison se dessine dans le vitrail de la porte. Je prends la parole, Mac doit se remettre de ses émotions.
Veronica: Oh bonjour Madame Sinclair. Nous devons mettre en place un projet de physique sur l’attraction terrestre et le professeur a formé les groupes. Nous venons voir si Madison est là pour nous accompagner au labo et commencer le travail.
La mère de Madison ne regarde que Mac. Une étincelle au fond de la pupille. Elles ne se quittent pas des yeux.
Mère : Bonjour, dit-elle dans un souffle.
Mac : Bonjour, je suis Cindy.
Je ferais peut-être mieux de les laisser un peu seules. J’ai comme l’impression que Madame Sinclair connaît l’identité de Mac.
Veronica : Euh madame, puis-je emprunter vos toilettes ? C’est un peu urgent là.
Mère : Lauren, montre à Veronica le chemin et file faire tes devoirs.
Lauren : D’accord. Salut Mac !
Mac lui fait un petit signe de la main. En montant les escaliers, sur le palier Lauren m’indique la bonne porte puis disparaît dans sa chambre après m’avoir saluée. Rien à voir avec Madison ! Pas de doute, c’est bien la sœur de Mac. Je redescends de quelques marches pour suivre la scène sans être vue.
Mère : Comment se passent tes études ?
Mac : Bien. Enfin la partie purement scolaire se passe bien.
Mère : Bien. Bien. Tu as une idée de ce que tu feras après l’université ?
Mac : Eh bien pas vraiment encore. J’ai toujours rêvé de concevoir des logiciels, avoir ma propre entreprise.
Silence. Elles se détaillent. Ça commence à être long. J’interviens.
Veronica : Voilà ! Merci
Mère : Madison est sortie. Elle a entraînement avec son groupe de pompom girls. Elle termine à 19 heures il me semble. Vous pouvez revenir à ce moment, vous dînerez avec nous !
Il ne vaut mieux pas non.
Veronica : Merci pour l’invitation mais ça ne sera pas possible.
Mère : Vous êtes sûres ?
Veronica : Oui. Merci. Au revoir Madame Sinclair.
Mac : Au revoir.
On remonte dans la voiture. Pas un mot n’a été prononcé depuis que la porte de la grande maison des Sinclair s’est refermée. Je pourrais dire à Mac que je sais ce qu’elle ressent mais a vrai dire je n’en sais rien.
Mac : J’ai une sœur de sang dont je n’ai jamais entendu parler !
Veronica : Et Madison a un petit frère !
Mac : Pourquoi ils ne nous ont pas à nouveau échangées ? On aurait fini par s’en remettre !
Son regard est rempli d’incompréhension et de douleur. Je me sens mal, pour elle.
Veronica: Je suppose qu’ils ont fini par s’attacher durant ces 4 premières années.
Mac : Ils auraient dû comprendre depuis longtemps. A deux ans je recrachais les hot dog et je mettais la radio sur classique FM... Et qu’est devenu ce million de dollars ?
Veronica : Je ne sais pas encore. Je n’ai pas accès aux comptes en banque.
Mac : Moi je peux. Je craquerai leur mot de passe sur le site internent de leur banque.
Veronica : Tu es sûre que tu veux continuer ?
Mac : Au point où j’en suis …
On retourne sur le campus. Le début de la route se passe dans un silence de plomb. Et puis aussi la voix de Mac se fait entendre, aussi inattendue que surprenante.
Mac : Tu as l’air d’aller beaucoup mieux depuis ce matin. Est-ce le retour de Logan qui te rend aussi rayonnante ?
Je souris. Elle est tellement perspicace ! Et malgré toute cette histoire, elle arrive encore à me taquiner. Je suis fière d’elle.
***
De nouveau tous les cinq, notre petit groupe reprend ses habitudes. Dick se joint parfois à nous. J’arrive à être dans la même pièce que Logan, à la même table que Logan, sur le même banc que Logan, regarder Logan et ne rien laisser paraître. [Beau boulot !] Ce n’est pas sans efforts, mais ça vaut le coup. Nos taquineries me manquaient trop. J’en ai besoin. Je ne peux simplement pas l’ignorer pour me simplifier la vie, d’abord parce que je n’en ai aucune envie, ensuite parce que je n’y arriverais pas. [Passager tu disais ? ]
Il fallait que ça arrive un jour. Perdue dans mes pensées je viens de percuter quelqu'un. Toutes ses affaires sont étalées sur le sol.
Veronica : Oh excuse-moi, je suis vraiment désolée. Dis-je en me baissant pour l'aider à ramasser.
Etudiant : Tu ne peux pas faire attention ? Ouvrir les yeux quand tu marches ? Ce n'est pas compliqué pourtant ? Hurle-t-il
J'ouvre de grands yeux. Je ne comprends pas sa réaction aussi excessive.
Veronica : Ça va, ce n'est pas comme si je l'avais fait exprès. Je continue de l'aider il me repousse.
Etudiant : Touche pas à ça t'as compris ? Tu ne crois pas que tu en as assez fait?
De nombreux étudiant ralentissent en passant près de nous, amusés, curieux. Certains restent pour voir la suite, la plupart continuent comme si rien ne se passait.
Il s'avance vers moi, me forçant à reculer mais je ne trouve que le mur dans mon dos. Son regard est noir, mauvais. Je commence à avoir peur. Il prend appui sur le mur d'une main qu'il pose à côté de ma tête et articule sur un ton froid et menaçant.
Etudiant : La prochaine fois je serai moins clément. Beaucoup moins clément.
Voix : S'en prendre à une fille ? Quelle classe. Il fallait y penser.
L’étudiant se retourne vivement pour faire face au téméraire qui ose s’opposer à lui.
Etudiant : Pour qui tu te prends toi ? En quoi ça te regarde ? On ne fait que discuter.
Voix : On peut aussi aller "discuter" dehors toi et moi. Menace mon défenseur en mimant les guillemets, une pointe de défi dans le regard.
Les étudiants qui ne faisaient que ralentir quelques minutes avant s'arrêtent tous maintenant, formant un attroupement autour de nous. L’étudiant l'a remarqué.
Etudiant, tout bas : Encore un coup comme ça et t'es un homme mort mec.
Voix : Un jour sûrement ! Lance-t-il toujours dans le défi. Ne t’approche plus d’elle.
Le type s'éloigne sous le regard noir de mon défenseur. L'attroupement se dissipe.
Voix : Tu vas bien ? Me dit-il en me couvant du regard.
Veronica : Oui ... Mieux maintenant. Merci.
J’ai le regard intense, le souffle court, le cœur qui bat trop fort pour que ce soit normal. Un sourire timide mais doux né sur mes lèvres. Les siennes font de même. Je sens mes yeux pétiller. Je crois qu'il y a une brèche dans ma carapace. [Stop ! On avait dit tout au fond les sentiments !]
Logan : Je ... J'y vais ... On m'attend. Ne t'approche pas de ce type, et s'il tente quoi que ce soit tu me tiens au courant.
Veronica : Ok.
Impossible d'ajouter quoi que ce soit. J'ai la gorge serrée. Je le regarde s'éloigner. Il se retourne et accroche mon regard avant de tourner dans un couloir, mon cœur explose.
Je reste là encore un peu, histoire me remettre de mes émotions. Émotions qui ne doivent plus prendre le dessus sur moi d'ailleurs. [Ressaisis-toi.] Ok, j'y vais. Je vais à la bibliothèque. Mac doit m’y rejoindre dans dix minutes.
***
Mac : Hé ! Tu as l’air perturbée. Tu as trouvé quelque chose ?
Oui, je suis en effet perturbée, par mes recherches sur tes parents certes, mais surtout par l’attitude de Logan. Me défendre contre les méchants, il ne manquait plus que ça pour faire de lui mon prince ! Quoi qu’il n’est pas encore arrivé sur un cheval blanc … Mais on ne vit pas dans un conte de fée. Loin de là.
Mac sort son ordinateur et affiche les comptes de ses parents à l’aide du mot de passe qu’elle a trouvé. J’ouvre un nouvel onglet sur ma page internet, découvre le résultat de ma recherche et combine les informations trouvées sur cette entreprise grâce à Private Eyes et les comptes de Monsieur et Madame Mac Kenzie.
Veronica : L’argent a été investi dans « Fun time projet ». Ils vendent des jets skis, des quads … Ce genre de choses. Tu connais ?
Mac : Ouais, mon père est vendeur chez eux.
Veronica : En fait … Il en a été le patron. Ton père a lancé cette affaire en 1992. Il a déposé le bilan en 1994 et ça a été racheté début 1995
Mac : …. Continue
Veronica : Je sais que c’est dur à entendre. Mais l’ensemble de l’argent gagné au procès a été investi dans l’entreprise, et a donc disparu en même temps que la faillite. Il ne reste plus rien.
Mac : Donc je n’irai pas à Berkeley l’an prochain ! Lâche-t-elle sur un ton qui se veut ironique. En résumé, je suis toujours pauvre.
Elle a l’air de ne pas trop mal le prendre. Il est plus facile d’accepter, que tout compte fait, on n’a pas d’argent quand on vient de la classe moyenne que quand on fait partie de la haute bourgeoisie. Madison ne se remettrait pas de cette nouvelle. J’affiche un sourire en coin. Elle n’a pas intérêt de s’en prendre une fois de plus à moi, ou à Mac, sinon je me ferais un malin plaisir de la voir souffrir avec cette nouvelle… Non, non, je n’ai pas le droit. Je ne pourrais jamais faire ça à Mac… Sauf si un jour elle m’y autorise !!
Veronica : Tu passes boire un verre au Java the Hut ce soir ? Je termine à 21 heures. Lilly doit venir.
***
21 heures tapantes, Mac prend place à une table. Lilly ne viendra pas, occupée avec son amant secret ! Je rejoins Mac après m’être assurée que la relève est prise, deux cocktails en main.
Veronica : Offerts par la maison !
Mac : Merci Veronica. Pour ça, et pour ce que tu as fait. Tu aurais pu me laisser tout découvrir par moi-même, mais non. Au début, j’ai vécu ça un peu comme une intrusion dans ma vie personnelle, mais j’ai vite compris que tu le faisais pour moi. Pour me soutenir. Je n’aurais pas pu traverser cette épreuve seule, tu l’as compris tout de suite. Alors merci ! Et maintenant, on oublie. Cul sec ?
Je rougis. Elle est encore sous le choc de la nouvelle, mais elle arrive à passer outre. Je sais qu’au fond d’elle, la blessure ne se refermera pas de sitôt.
Veronica : Cul sec ! Après avoir fini mon verre et ma grimace passée, j’ajoute : N’oublie jamais que je suis ton amie, donc si tu as besoin de moi pour quoi que ce soit, je répondrai présente.
Elle sourit. Me remercie du regard. Je remarque Wallace qui passe la porte et lui fais signe de s’installer avec nous.
Wallace : Salut Veronica.
Veronica : Mac voici Wallace, Wallace voici Mac. Ou plus exactement Cindy Mac Kenzie...
Le regard du jeune homme s’éclaire.
Veronica à Mac : C’est grâce à Wallace que j’ai pu obtenir un certain nombre d’informations sur toi sans éveiller tes soupçons. Il a récupéré ton dossier d’inscription, n’est-ce pas agent Q ?
Wallace : Je ne devais pas être James ? Je souris.
Veronica à Mac : Wallace travaille au secrétariat. Tu sais, c’est le basketteur qui a failli se faire voler ses chaussures au début de l’année !
Mac, en riant : Ah oui ? C’est toi l’idiot ?
Wallace esquisse un sourire. Je lui apprends que Mac est ma colocataire et que je lui ai raconté notre première rencontre pour détendre l’atmosphère. Mac et moi le remercions de m’avoir aidé. Il est rassuré. Il constate que je ne voulais aucun mal à Mac. Le reste de la soirée se passe dans une ambiance détendue.
***
Les vacances de Noël approchent. De nombreuses fêtes fleurissent sur le campus. Nous décidons de nous rendre à celle de la confrérie de Duncan et Dick. Lilly nous a invité Mac et moi à se préparer chez elle. Elle veut que pour une fois nous nous lâchions, qu'on soit sexy.
Lilly : On n'a pas tous les jours 20 ans. Profitons-en! Faisons pendre la langue de tous ces beaux mâles en chaleur. On rit. Tiens Mac, va essayer cette robe.
Mac : Rassure-moi, il va dans le dos le décolleté ?
Lilly : Mais non voyons. Tu as un corps fabuleux, et des atouts indéniables. Mets-les en valeur !!
Mac : D’accord pour les mettre en valeur, pas d’accord pour les exposer ! Lilly rit en lui sortant une autre tenue.
Lilly : Ok ça va, j’ai compris. Est-ce que celle-ci te conviendrait mieux ?
Mac : … Elle est magnifique cette robe. Tu es sûre que …
Lilly : Mac, bien sûr que tu peux la porter. Si je n’avais pas envie je ne te l’aurais pas proposée. Et surtout, tu ne serais pas ici dans cette chambre. Avantage réservé uniquement aux amies !
Mac lui sourit avant de se faufiler dans la salle de bain.
Veronica : Bon et toi alors ?
Lilly : Moi ? Et bien ce sera cette très petite jupe accompagnée de ce ravissant haut.
Veronica : Waou ! Tu vas déchaîner le genre masculin ce soir avec ça sur le dos !
Lilly : Je sais… Mais toi tu ne vas pas porter ça hein ?
Veronica : Si, elle n’est pas bien cette robe ?
Lilly : Si, mais tu l’as déjà portée à la soirée de remise des diplômes. Il faut bluffer les gens avec une nouvelle tenue.
Veronica : La plupart des gens qui seront là ce soir n’étaient pas à cette soirée.
Lilly : Oui mais Duncan y était. Il faut entretenir la flamme !
Je tique sur cette dernière réflexion. J’aimerais voir des étincelles dans ses yeux, c’est vrai, mais surtout dans ceux de Logan...
Veronica : Que me conseilles-tu ? Mais attention ! Rien de vulgaire !
Lilly : Insinues-tu que je le suis ? On échange un sourire entendu, elle sait que jamais je ne porterai ce qu’elle porte, mais que jamais je me permettrai de la juger. Avec ça, tes jambes fines et tes magnifiques épaules seront sublimées.
Veronica : Je suis assez d’accord... Dis-je en admirant la tenue qu’elle me tend. Mac sort de la salle de bain à ce moment. Waou Mac ! Tu es splendide !
Mac : Tu trouves ?
Lilly : C’est plus qu’évident. Tu irradies la pièce par ta beauté.
Veronica à Lilly : Tu sais que tu as un avenir tout tracé dans la mode et les conseils vestimentaires ?
Lilly sourit. Elle ne s’est jamais posée de questions sur son avenir professionnel. Avantage d’être riche héritière... Mais cette remarque semble faire son chemin dans sa tête. Une vocation est peut-être née. Maquillées et coiffées on est prêtes, mais on se fait désirer.
En entrant dans la pièce, les regards se tournent vers nous. Des coups de sifflets, des hurlements de loup, des remarques déplacées ... Lilly est aux anges et Mac terriblement mal à l'aise. Duncan se précipite vers nous et comme pour marquer son territoire, il m'embrasse goulûment. Il n'en est pas à son premier verre d'alcool, ça c'est certain ! Il nous complimente sur nos tenues, avec un regard mi étonné - mi enchanté lorsque ses yeux balayent mon corps. Il nous emmène à la table haute où reposent déjà quelques-uns de leurs gobelets vides. Il part nous chercher des cocktails. Je scrute la foule déjà bien arrosée. Lilly est sur la piste de danse, elle me fait signe de la rejoindre. [Plus tard ma belle]. Je tombe sur Dick draguant tout ce qui bouge, mais pas sur son acolyte. Je cherche encore.
Mac : Laisse tomber il n'est pas là. Je la regarde surprise. Elle continue. Logan n'est pas là, je ne l'ai pas vu non plus. Tu devrais penser à t'amuser un peu. Tiens, bois ça ! Dit-elle En me tendant un cocktail que Duncan venait de ramener.
On boit toutes les deux notre verre et nous rejoignons Lilly sur la piste. On se rend bien compte qu'on est le centre de l'attention en dansant de la sorte sur un air de reggaeton, mais nos deux cerbères veillent au grain pour que les mâles affamés de chair fraîche gardent les mains dans leurs poches. Après quelques dansent enflammées, je commande un nouveau cocktail. L'alcool commence à me monter à la tête, il me manque. Je scrute de nouveau la foule, toujours pas là. Sur un coup de tête, je sors mon téléphone et l'appelle. Messagerie. Mince.
Messagerie : Vous êtes bien sur la messagerie de Logan. Ma pensée du jour : « L'avenir appartient à ceux qui croient en la beauté de leurs rêves ». Eleanor Roosevelt.
Veronica : Hey Echolls, lâche ta bimbo et viens t'amuser avec nous. Tu ne voudrais pas nous priver de tes frasques publiques avant ton départ à Tijuana ? Allez ramène-toi !
Les dés sont jetés. Y'a plus qu'à attendre. Un nouveau cocktail et je suis de retour sur la piste.
Une heure plus tard, il passe la porte, je me fige un instant puis reprends ma danse en me dissimulant derrière une armoire à glace.
Il se dirige vers Duncan et Dick accoudés au bar puis scrute la foule comme moi il y a quelques heures. Je le vois repérer Lilly, puis Mac. Son regard cherche autour d'elles, mon armoire à glace se décale, ses yeux me trouvent. Il sourit. Je continue de danser l'air de rien. Même de dos, je sens qu'il détaille mes courbes avec envie. Je tourne brusquement la tête vers lui. Grillé ! Il secoue la tête en souriant et se retourne pour prendre un verre. Je suis ravie de l'effet que je produis chez lui. Merci Lilly…
Avec les filles, on se dirige vers les mecs, toujours au bar, pour se rafraîchir et se reposer un peu. On discute tous ensemble, on rit, beaucoup. De temps à autres, nos regards s'accrochent, doux frisson dans mon dos, je ne laisse rien paraître.
Le DJ enchaîne sur les slows. Duncan m'invite, je ne refuse pas. Je maintiens une certaine distance. J'ai de plus en plus de mal à accepter son contact. Je culpabilise chaque fois qu'il me touche, qu'il m'embrasse. Mes pensées ne vont pas que vers lui, elles vont même de moins en moins vers lui... C'est mal, c'est presque comme si je lui étais infidèle. Un de ses « frères » lui glisse quelque chose à l'oreille, il s'excuse, il a une urgence à régler. Merci. Je n'ai pas envie de me pourrir la soirée avec ma culpabilité ce soir. Ce soir, c'est la fête !
Je rejoins le bar, il n'y a plus que Logan. Dick a invité Mac, Lilly danse avec Wallace, il nous a rejoint tout à l’heure. Un faible sourire, je commande un nouveau verre pour cacher mon trouble. Il fait de même.
Logan : Je n'étais pas avec un bimbo Mars, j'avais décidé de ne pas venir.
Veronica : Et tu es là! Toujours pas de bimbo pendue à ton cou? Que se passe-t-il ? Le Dick te fait de l'ombre ? Pas de réponse. Il sourit légèrement en regardant ses pieds. J'enchaîne. Qu'est ce qui a bien pu te faire changer d'avis et venir ici alors?
Logan : Un petit Lynx très enjoué !
J'explose de rire. Et mince, je suis ridicule...
Logan : Danse avec moi. Dit-il en me tendant une main.
J'hésite. Son regard insiste, comment puis-je y résister? Je saisis sa main. Il la serre spontanément. La chaleur m’envahit, et ça n'a rien d'un effet de l'alcool ! Ses mains se posent sur mes hanches, je frémis, j'accroche les miennes à ses épaules. Je relève la tête, il inspecte les environs avant de plonger son regard dans le mien. Il m'attire plus près de lui, réduisant à quelques centimètres la distance que je m'étais imposée. Son front se pose parfois sur le mien. Les papillons dans mon ventre se déchaînent. Il ne dit rien, moi non plus. Je me sens bien. J'ai envie que le temps s'arrête. De temps en temps il relève la tête, cherche des yeux nos amis, comme pour vérifier qu'ils ne s'approcheront pas.
Cette fois, ses yeux ne retrouvent pas les miens, mais une main qu'il place entre mes omoplates invite ma tête à se poser sur son torse. Son autre main s’appuie sur mes reins. Je crois défaillir quand ses doigts caressent délicatement mes épaules et mon cou. Il va me rendre folle. Ma main frôle sa nuque et se perd de temps à autre dans ses cheveux. Je vois la chair de poule parcourir sa peau. Il respire profondément mon parfum. J'entends son cœur exploser dans sa poitrine. Le rythme effréné de son myocarde fait écho au mien. C'est incroyablement bon. Je suis sur un nuage.
Jusque-là, je m'étais convaincue que les attentions qu'il me porte depuis plusieurs mois résultent du fait que je suis la petite amie de son meilleur pote donc il doit être sympa avec moi, ou que Logan est Logan donc il saute sur la moindre occasion pour attirer une fille dans ses filets. Mais je comprends soudainement quelque chose. Est-ce possible que ... qu'il me considère autrement qu'une fille qu'il aimerait accrocher à son tableau de chasse ? Autrement que la petite amie de son meilleur ami ? … Est-ce possible que les sentiments que j'éprouve à son égard soient réciproques ? Je suis à la fois heureuse et apeurée… Et si je me trompe ? Il faut que j’arrête de me faire de faux espoirs.
Il s'éloigne de moi à la vitesse de l'éclair. [Non, pas déjà…] Il reprend une distance convenable. Dick et Mac se sont rapprochés de nous. Je lève les yeux. Il est troublé lui aussi, et son trouble s'accentue en constatant mon inquiétude. Oh mon dieu, oui c'est possible ! Mon ventre se tord. Je lui souris pour le rassurer. Ça a l'air de marcher.
La chanson est terminée. Je voudrais rester là, dans ses bras, encore un peu. Il n'a pas envie de retourner au bar non plus. La main de Mac frappe mon épaule.
Mac: Tu m'accompagnes aux toilettes ? Le chemin est semé d'embûches, j'ai besoin de toi pour me frayer le passage.
Logan me sourit timidement, puis désigne du doigt le bar, comme pour indiquer qu'on s'y retrouve tout à l'heure. Il n'a pas pipé mot. Il est peut-être dans le même état que moi : Complètement décontenancé.
Ce n'est qu'en arrivant aux toilettes que je repose les pieds sur terre.
Mac: Hey reprends-toi ! T'es à deux doigts de craquer là !
Si tu savais... tu n'as normalement rien vu de cette danse donc tu n'imagines pas à quel point tu es proche de la vérité.
Veronica : Je crois qu'il éprouve ... quelque chose pour moi... Quelque chose de réel qui ne se limite pas à essayer de me mettre dans son lit pour un soir.
Mac : Comment peux-tu en être sûre?
Veronica : Justement je ne peux pas, mais je le sens au plus profond de moi.
Elle me fait un sourire de compassion.
Mac : Allez, maintenant que tu es descendue de ton nuage, je peux te ramener au bar.
J'acquiesce et la suit. Elle nous commande un nouveau verre. Je le cherche rapidement des yeux. Je demande naturellement :
Veronica : Où est Logan ?
Dick : L'étalon s'en va, il a peur que le grand Dick le supplante au jeu de la drague ce soir.
Je me dirige précipitamment vers la porte, sous le regard surpris de Duncan et Mac. Lilly est toujours sur la piste avec Wallace. Une fois dehors, je l'aperçois. Il se dirige vers son SUV. Je cours pour le rattraper. Je l'interpelle. Il se retourne immédiatement.
Veronica : Attends ! Ne pars pas...
Logan : Je n'aurais pas dû venir.
Veronica : Pourquoi tu t'en vas déjà ? La soirée est loin d'être terminée. Dis-je en mettant le plus d'entrain possible.
Logan : Parce que ça vaut mieux pour tout le monde. Dit-il en baissant la tête.
Veronica : Pour tout le monde ? Tu crois ça ?
Logan : C'est mieux pour Dick et la drague. Dit-il en souriant. C'est mieux pour Mac et Lilly qui passeront plus de temps avec toi. Et puis, toi et moi ... on pourrait ... enfin tu vois ... et donc c'est mieux pour Duncan que je m'en aille. C'est mieux pour toi aussi, car pour la même raison tu pourrais regretter... Tu vois ? C'est mieux pour tout le monde. Ironise-t-il.
Mon cœur s'emballe. Moi non plus je n'arrive pas à définir ce qui pourrait se passer…
Veronica : Et en quoi c'est mieux pour toi ?