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Série : Veronica Mars
Création : 28.06.2015 à 19h14
Auteur : labelette
Statut : Terminée
« Fic collective écrite à l'occasion des 10 ans du quartier par alExiaN, arween, Junk03, Marion et Sophjan, sous l'oeil attentif de labelette » labelette
Cette fanfic compte déjà 86 paragraphes
La voix de Piz se brisa en croisant le regard illuminé de Veronica. Voilà plus de dix minutes qu’il était à sa recherche et la retrouver en compagnie de Logan en pleine discussion ne lui plaisait pas vraiment.
VERONICA : Désolé, je disais à Loga…
LOGAN : On s’est croisé au buffet, on a échangé deux trois mots et je me suis permis de lui offrir un verre. Tu veux quelque chose ?
Piz voix off : Que tu ne me piques pas ma copine ?
PIZ : Non c’est bon, merci.
Il remarqua l’air gêné de Veronica et comprit qu’il venait de les interrompre dans une discussion personnelle. Il sourit mal à l’aise.
Piz voix off : Mais tu as visiblement commencé…
Et il lança :
PIZ : Je vois que tu es entre de bonnes mains. Je vais rejoindre Wallace.
Il laissa courir ses doigts sur le bras de Veronica et s’en alla rapidement, l’air déçu. Logan regarda son verre et attendit que Veronica se tourne vers lui. Il pensait qu’il allait prendre un savon mais il ne se passa rien. Veronica sourit gênée et soupira doucement. Il voulut ouvrir la bouche pour dire une bêtise mais se retint et demanda simplement :
LOGAN : Y aurait-il de l’eau dans le gaz ?
VERONICA : J’ai pas été très présente avec mon stage au F.B.I et je pense que…
Elle s’interrompit en secouant la tête. Puis se mit à sourire en coin en regardant Logan qui bizarrement l’écoutait attentivement.
VERONICA : Rien, laisse. Je sais même pas pourquoi je te raconte ça. Je vais aller lui parler. A plus tard.
LOGAN : Veronica?
Elle se retourna vers lui et il reprit:
LOGAN : Fais attention à Madison! Je crois qu’elle ne s’arrêtera pas à Parker. Elle va tenter de pourrir la soirée de Mac.
Veronica fronça les sourcils et s’étonna devant la prévenance de Logan.
VERONICA : Merci mais je ne savais pas que Mac et toi…
LOGAN : Elle m’a donné un coup de main pour un projet avant l’été. Disons qu’elle est plutôt cool.
VERONICA : Mac n’est pas cool. Elle est géniale !
Logan acquiesça en silence et la regarda s’éloigner avec tendresse. Il s’adossa contre le mur avec un sourire en coin. Veronica lui lança un dernier coup d’œil avant de rejoindre la piste de danse. Si Piz baissait les armes, il avait toutes ses chances. Il avala une gorgée et garda un oeil sur elle.
Dick s’était pris une veste monumentale par Madison mais il ne s’inquiétait pas. Il y avait plein de jolies filles à cette soirée : des blondes pulpeuses, des brunettes piquantes et même des rouquines incendiaires. A cet instant, il avait une blonde piquante en vue.
Dick voix off : Le croisement des genres est permis dans le classement du grand Dick !
Sa cible semblait être venue avec les geeks de la soirée. Elle portait leurs couleurs : jupe noire et top bleu pétrole. Dick la regarda danser un moment. Elle bougeait bien sur le zouk remixé par le DJ. Il avala une gorgée de bière de son party-pig avant de le laisser dans un coin.
Dick voix off : Reste là, papa part à la chasse !
Avec la force de l’habitude, Dick ondula jusqu’à la blonde. Il faillit renoncer en découvrant que sa cible était l’ex de Logan.
Dick voix off : S’il peut se taper ma belle-mère et Madison, je peux bien tenter ma chance avec une de ses ex…
Il cala ses mouvements sur les siens. Au début, il resta à distance. Puis, la chanson avançant, Dick plaça ses mains sur les hanches de la blonde. Elle accepta la proposition et se mit à balancer avec lui. Dans le dernier refrain, il voulut l’embrasser et se prit un vent.
PARKER : Chez moi, on n’embrasse pas après une première danse…
Elle s’éloigna de lui. Dick lui sourit avant de lui répondre :
DICK : Réserve moi la prochaine et là, tu découvriras le plaisir des baisers du Grand Dick !
Parker leva les yeux au soleil.
Parker voix off : J’ai peut-être pas eu l’idée du siècle en dansant avec lui…
Alors qu’elle espérait rejoindre Mac ou Wallace, Parker croisa la route de Madison. La pimbêche ne semblait toujours pas s’être remise du partage de la salle. Un cocktail rose bonbon à la main, elle lui demanda :
MADISON : ça ne te suffit pas de piquer les salles de bal des autres, il faut aussi que tu piques nos mecs… Remarque, avec Dick et même Logan, c’est de l’histoire ancienne… En somme, tu ramasses les miettes, les restes ! Parker, le camion-poubelles !
La bêcheuse partit dans un petit rire. Parker lui coupa le sifflet.
PARKER : Si je suis un camion-poubelle, t’es quoi toi ? Une autoroute ? C’est vrai, après tout, tout le monde, ou presque, t’est passé dessus!
Sur ces mots, Parker tourna les talons. Madison fulminait. Elle descendit son cocktail d’une traite. Elle chercha ses amies du regard. Elle avait besoin de soutien.
Madison voix off : Elles ne sont jamais là quand on a besoin d’elles...
Ce soir, Madison regrettait d’avoir voulu faire une grande fête pour son anniversaire. Organiser une simple fête à la maison lui aurait évité de partager sa fête avec Cindy Mac Kenzie et sa bande de ploucs. Non, Madison ne pouvait pas fêter son anniversaire en leur compagnie. Elle passait ses nerfs sur son verre en regardant Mac et ses amis boire et s’amuser comme si de rien n’était. Si elle continuait, elle allait le briser. Carrie Bishop remarqua la tension de son amie et lui proposa un autre exutoire.
CARRIE : Arrête ! Tu vas l’exploser et salir ta belle robe, Madison…
MADISON : La soirée est gâchée alors l’état de ma robe, je m’en moque, répondit-elle clinglante.
CARRIE : On ne va pas laisser les parias gâcher TA soirée… Vois leur présence comme une animation… On va s’amuser un peu, souffla-t-elle à l’oreille de Madison.
Carrie venait de tirer discrètement de son sac un petit sachet contenant un tas de petites pilules. Bien qu’elle n’en consomme pas, Madison reconnut rapidement un sachet d’ecstasy. Un sourire passa sur son visage. Madison comprit l’idée de Carrie.
Madison voix off : Dîner spectacle… ça mettra un peu d’ambiance...
La blonde se saisit de quelques comprimés. Elle les dissimula dans un repli de son bustier. Madison se recomposa un visage neutre et s’avança vers Mac.
Madison voix off : Que le spectacle commence !
Pendant ce temps, Mac avait profité d’avoir l’attention de Logan pour boire une coupe et ouvrir son cadeau avec lui. Le petit sac contenait un cadre et une photo où elle était avec Veronica et Wallace. Elle ne se souvenait plus du moment où avait été prise cette photo mais ils étaient bien tous les trois, ils étaient heureux.
Mac fut touchée de la prévenance de Logan et elle l’embrassa sur la joue.
MAC: Merci beaucoup ! Tu la sors d’où cette photo ?
LOGAN : Elle date de l’été dernier. On était sur Dog Beach et Veronica a bien voulu me laisser son appareil quelques instants. Enfin, juste le temps que je prenne cette photo, lui dit-il en souriant.
MAC : Mais… comment est-elle arrivée en ta possession alors ?
LOGAN : Comme je l’ai prise, V me l’a offerte.
MAC : Je ne peux accepter ça Logan. C’est un cadeau de V pour toi.
LOGAN : Et je te l’offre à mon tour. Je trouve qu’elle représente bien votre amitié.
Mac dut se contrôler pour empêcher les larmes de couler.
MAC : Merci Logan, vraiment. C’est un très beau cadeau. Je vais aller me chercher quelque chose à boire, ajouta-t-elle pour se redonner une contenance.
Logan la regarda partir, content du geste qu’il avait fait. C’est alors qu’il vit une Madison en furie foncer droit sur lui. Afin, d’éviter d’être pris dans une dispute dans laquelle, de toute façon, Madison n’entendrait que ce qu’elle voudrait, il préféra filer. Il avisa Dick de loin qui draguait lourdement Parker et décida qu’il avait besoin d’une pause. Il se mit un peu à l’écart, regardant les gens danser autour de lui.
Plus loin, Wallace et Piz étaient accoudés au comptoir du bar et observaient Parker danser.
PIZ : Elle a une énergie débordante! Je sais pas où elle trouve tout ça, elle m'a usé.
WALLACE : Je dois dire que j'apprécie son côté positif, c'est assez rafraîchissant.
Piz sourit, il était ravi de pouvoir passer un peu de temps avec Wallace. Depuis son retour, ils ne s'étaient pas beaucoup vus, Wallace ayant choisi de rester chez sa mère. Après un long moment loin des siens, le retour aux sources lui faisait du bien, avait-il dit à Piz. Il avala une gorgée de son cocktail et grimaça. Wallace gloussa.
WALLACE : Ne me demande pas ce qu'il y a là dedans, j'ai renoncé à le boire!
Piz observa son cocktail rose bonbon et attrapa la bière que Wallace avait en main pour rincer le goût du poison.
WALLACE : Hé! C'est pas comme si les boissons étaient payantes! Lança t-il ironique.
PIZ : Désolé, c'est le goût du bubble gum qui n'est pas passé je crois.
WALLACE : Au fait, où sont passées Mac et Veronica?
PIZ : Mac, je ne sais pas, mais Veronica est avec Logan, dit-il dans un soupir.
WALLACE - Tu lui as parlé ?
PIZ : Quand est ce que tu veux que je lui parle ? On a pratiquement pas eu le temps de s'appeler pendant son stage. A peine est-elle revenue qu’elle est repartie avec son père.
WALLACE : Et depuis la reprise des cours?
PIZ : Nos horaires sont en décalés. Aucun moment de libre en commun.
WALLACE : Elle te rend la vie dure, c'est ça?
PIZ : Elle est toujours comme ça?
WALLACE : Ne le prends pas mal, mais elle n'a jamais été avec quelqu'un comme toi, alors je ne peux pas te dire comment elle est censée réagir. C'est Veronica, elle ne vit pas comme nous.
PIZ : Je ne demande pas la lune, quelques heures, un peu d'attention. Tu crois que j'en fais trop ?
Wallace se sentit gêné en voyant la tournure que prenait la discussion. Il connaissait Veronica et il l’avait prévenue de ne pas jouer avec Piz. Mais comment dire à son ami que Veronica n'était pas son genre de fille sans le blesser. Ou plutôt qu'il n'était pas le genre de garçon qui convenait à la détective.
WALLACE : J'en sais trop rien. Elle avait beaucoup de boulot au F.B.I et son père lui a manqué. Elle n'a que lui comme famille, le temps qu'elle passe avec lui est précieux.
PIZ : Oui, je comprends.
Il reprit une rasade du cocktail et refit la même grimace que quelques minutes auparavant. Wallace éclata franchement de rire.
PIZ : Ok, je vais aller jeter ce truc, c'est définitivement la pire chose qu'on puisse boire!
Il s'éloigna avec le verre à l'autre bout du bar pour souffler deux mots à Ratner au sujet du cocktail lorsque Parker rappliqua, tout sourire.
PARKER : Hé, alors? Vous ne dansez plus?
WALLACE : Tu nous as épuisés, et pourtant je suis black, j'aime danser, mais là, j'arrive pas à te suivre.
Parker sourit de plus belle et jeta un regard autour d'elle.
PARKER : Qu'est ce que Mac fiche avec Madison ?
Wallace suivit son regard et haussa les épaules.
WALLACE : Elle tente peut-être de trouver un terrain d'entente.
PARKER - Avec cette garce, je ne tenterai rien! C'est une vraie plaie!
Ils jetèrent un oeil discret à la scène mais comme aucun crêpage de chignon ne semblait s’annoncer, ils s’en détournèrent.
PARKER : Oh non… Pas lui…
Wallace reconnut immédiatement qui avait provoqué cette étrange réaction de Parker. La jeune femme venait de se cacher derrière Piz.
PIZ : Je peux savoir pourquoi je te sers de cachette ?
PARKER : Il est parti ? Est-ce que Dick est parti ?
WALLACE : Oui. Il est en train de coller une de vos copines de cours…
Parker sortit de sa cachette, soulagée.
PARKER : Dans le genre plaie, il est pas mal non plus, lui aussi… Il n’arrête pas de me coller depuis 3 chansons… C’est d’un lourd… Je n’aurais jamais dû lui dire que je n’embrassais jamais après la première chanson… Depuis, il me colle pour qu’on danse une autre chanson...
PIZ : Il a de la suite dans les idées...
WALLACE : Ah, mais c’est pour ça que tu es venue nous voir… Tu veux qu’on te serve de gardes du corps ?
Parker poussa un petit rire auquel se joignirent les deux garçons. Elle se glissa entre eux, bras dessus bras dessous.
PARKER : J’y avais pas pensé… Mais puisque vous me le proposez… Allez venez faire rempart de vos muscles !
Les trois amis repartirent sur la piste de danse.
Wallace voix off : En parlant de faire rempart…
Le basketteur observa Mac et Madison. Leur discussion semblait toujours cordiale. Sans aucune crainte, il put aller se déchaîner sur la piste de danse.
MADISON : Ce n’est pas exactement ce que j’espérais comme soirée d’anniversaire mais bon, commença-t-elle en se servant un cocktail rose.
MAC : Ah oui ? Et tu espérais quoi ? demanda la geek sarcastique.
MADISON : Oh… Et bien, je voyais plus ma soirée comme celle que mes parents m’ont offerte l’an passé : une salle de bal privé, un grand DJ et des tonnes de cadeaux ! répondit-elle avec un grand sourire.
Carrie et les autres suiveuses gloussèrent comme les dindes qu’elles étaient.
MADISON : Dommage pour toi qu’une infirmière se soit trompée à la maternité, souffla-t-elle en buvant une gorgée.
Ce fut la goutte de trop pour Mac. Elle n’allait pas se laisser faire.
MAC : Heureusement pour toi que j’ai une amie un peu fouineuse, sinon tu n’aurais plus de maman pour te faire tes beaux cadeaux...
Face à cette remarque très personnelle, Madison baissa les yeux. Elle ne pouvait pas lui répondre sans reconnaître ouvertement le plus gros secret de son existence. Elle l’avait découvert il y a quelques mois à peine. L’évoquer était encore douloureux.
flashback
Les Sinclair étaient réunis dans une chambre d’hôpital. Un éminent professeur expliquait les résultats d’analyse de Madame Sinclair. La leucémie était de retour et sans un don de moelle osseuse, les perspectives étaient très sombres. Immédiatement, Monsieur Sinclair réclama à ce que ses enfants fassent un test pour savoir si l’une d’elles étaient compatibles. Madison n’écoutait que d’une oreille distraite ce qui se passait dans la chambre. Elle était en train d’enchérir sur E-bay pour une paire de Jimmy Choo. Quand le médecin se mit face à elle pour lui expliquer, elle s’intéressa à la conversation.
MADISON : Docteur, je ne comprends pas ce que vous me dites mais si ça permet de sauver ma mère, alors, faites moi tous vos prélèvements dit la jeune femme.
Depuis son lit, Madame Sinclair interpella le professeur et sa fille.
MADAME SINCLAIR : Je doute que cela soit nécessaire…
DOCTEUR : Pourquoi ? Votre fille est la personne qui a le plus de chance d’avoir le même groupe tissulaire que vous.
MADAME SINCLAIR : Ma fille, oui…
D’un coup, le visage de Monsieur Sinclair s’assombrit. Madison chercha du regard ses parents. Grace préféra regarder ses chaussures.
MONSIEUR SINCLAIR Ce que maman essaie de te dire, Madison…
MADAME SINCLAIR : Il y a eu un petit souci à ta naissance… fit-elle faiblement.
Madison cessa d’enchérir et écouta ses parents sans vraiment savoir si elle pouvait encore les appeler comme tels.
MONSIEUR SINCLAIR : Tu as été échangée à la naissance. Nous l’avons appris trop tard. Nous nous étions déjà attachés à toi. Tes vrais parents s’étaient déjà attachés à notre bébé. Nous avons préféré laisser les choses en l’état… expliqua-t-il en posant une main sur celle de son épouse.
Madison encaissa le choc. Le temps que l’information se fraye un chemin dans son esprit, une question lui rebattait les tempes.
MADISON : Est ce que vous savez avec qui j’ai été échangée ? Qui est cette fille et va-t-elle pouvoir te sauver?
Madame Sinclair ferma les yeux. Des larmes commençaient à perler sur son visage. Elle aurait voulu raconter cette histoire à Madison autrement. Elle savait que Madison ne portait pas dans son cœur sa véritable fille. Apprendre l’histoire de ses origines de manière aussi abrupte n’arrangerait pas la relation entre elles. Madame Sinclair ne put cependant mentir plus longtemps à Madison.
MADAME SINCLAIR : Il s’agit de Cindy MacKenzie.
Madison ne réussit pas à garder son calme. Elle cria, jeta son téléphone contre le mur et quitta l’hôpital sans un regard pour la femme qui souffrait sur le lit. Et dire qu’il y a moins d’heure, elle était encore sa mère. A présent, elle n’était plus rien.
fin flashback
Madison releva la tête et lui sourit.
MADISON : Il est vrai que je te dois mon plus beau cadeau… Quelle ingrate, je fais, je ne t’ai rien offert...
Madison fit volte face, se saisit d’un verre et le remplit consciencieusement avec l’aide de Carrie.
MADISON : Tiens, laisse-moi au moins t’offrir un verre.
Mac allait s’en saisir quand Veronica arriva en bousculant Shelly et Carrie. Madison pinça ses lèvres quand elle vit sa rivale approcher.
Madison voix off : Qu’est-ce que j’ai fait au bon dieu pour mériter une torture pareille ?
VERONICA : Pas possible ? Madison, tu offres quelque chose à quelqu’un sans rien attendre en contre-partie ?
La bêcheuse lui rendit un sourire pincé. Elle posa calmement les verres sur la table, se tourna le temps de prendre une coupe supplémentaire. Ce temps suffit à Veronica pour effectuer une petite manœuvre. Sous le regard incrédule de Mac, elle abandonna le verre offert parmi les autres.
Veronica voix off : Avec Madison, on n’est jamais sûr de rien…
MADISON : Voilà, Veronica. Comme ça, tu ne pourras pas dire que je ne partage pas…
Veronica prit la coupe, Mac aussi. Madison leva son verre. Les trois ennemies trinquèrent.
VERONICA : Santé.
Madison descendit son verre d’un trait. Mac et Veronica la regardèrent, surprises. Elle venait de boire son champagne comme un vulgaire shot de vodka.
MADISON : QUOI ?
Les deux amies ne surent quoi répondre.
MADISON : Oh et puis flûte… Je ne vois pas pourquoi je devrais continuer à faire comme si votre présence ne me dérangeait pas ! Vous me dérangez ! Vous gâchez MA soirée ! Vous n’auriez même pas dû pouvoir louer la salle ! Vous n’êtes que des parasites !
Soudain, une main se posa sur l’épaule de Madison. Carrie Bishop tentait de mettre fin à la scène rocambolesque qu’offrait Madison. Elles avaient décidé de tourner Mac en ridicule, c’était l’inverse qui se produisait.
MADISON : Oh ! ça va, lâche moi ! Laisse-moi tranquille ! Je n’ai pas besoin de toi pour savoir ce que j’ai à faire ! Je n’ai pas besoin de toi pour briller !
Carrie encaissa l’insulte et laissa Madison s’enfuir direction le bar. Mac et Veronica pouffèrent quand leur ennemie fut loin.
MAC : Tu m’expliques ton petit jeu avec les verres ?
VERONICA : Tu ne te rappelles pas le coup du dentiste ? Madison adore piéger les verres qu’elle offre… Comme elle t’apprécie encore moins qu’avant, j’ai préféré assurer le coup…
MAC : Et dire que j’aurais pu boire de la bave de blanche colombe…
Les deux amies trinquèrent à nouveau et rirent de bon coeur.