Entrez dans la grande bibliothèque d'Hypnoweb. De très nombreuses fanfics vous attendent. Bonne lecture ! - Inscris-toi gratuitement et surfe sans pub !
Série : Veronica Mars
Création : 18.09.2015 à 23h14
Auteur : alExiaN
Statut : Terminée
« fiction qui débute peu après le film.... » alExiaN
Cette fanfic compte déjà 116 paragraphes
Les informations se bousculaient dans sa tête. On venait de retrouver Gory Sorokin plongé dans un profond coma éthylique. Tout ceci n’avait qu’un seul sens. Le FBI se rapprochait grandement de la tête du Castle.
Veronica voix off : A moins que l’idée de poser à côté de toi pour la photo officielle mairie/shérif ne lui déplaise tant que ça…
Veronica refusa d’accorder de l’importance à cette idée. Elle n’était pas assez narcissique. Gory avait senti le vent tourner et il avait voulu se supprimer pour ne pas parler.
Veronica voix off : la mort plutôt que la trahison…
La jeune femme ne le laisserait pas décider du scénario. Elle avait besoin de lui pour faire tomber le Roi.
Veronica voix off : Si Gory nous a senti…Peut-être que…
Prise d’un doute, Veronica attrapa son téléphone et appela Mac. Elle mit l’appareil sur haut-parleur et démarra sa mustang direction le Neptune Hospital.
- Gory a essayé de se supprimer pour nous échapper…lâcha Veronica dès qu’elle entendit décrocher.
- Il a réussi ?
- Je n’espère pas. Là, je file à l’hosto pour m’assurer qu’aucun sous-fifre du Castle ne l’aide à passer l’arme à gauche…
- J’appelle Cameron pour savoir s’il y a eu des fuites et pour accélérer le mouvement. Il est temps de couper la tête.
- Trouve-moi Wiedman.
- Pourquoi ? s’interrogea Mac.
- C’est l’exécuteur des basses œuvres, je te rappelle… Et si le Roi se sent menacé, il va avoir besoin de lui…
Mac mit fin à la conversation pour se mettre au travail. Le temps était précieux. Aujourd’hui, encore plus.
Veronica était arrivée à l’hôpital en même temps que l’ambulance. Elle n’osait pas se réjouir de la situation mais cette arrivée simultanée lui permit de mettre en place une surveillance étroite de Gory.
Veronica voix off : Hors de question que je te perde…Tu ne fuiras pas !
Elle attendait le relais d’un de ses agents quand elle eut des nouvelles de Mac.
Mac (SMS) : Wiedman a disparu.
Veronica (SMS): Pardon ?
Mac (SMS) : Il n’a même jamais existé au sein de l’entreprise si j’en crois mes recherches.
Veronica (SMS) : CIA
Mac (SMS) : Certainement. Sa disparition nous apprend deux choses.
Veronica sourit en tapant sa réponse.
Veronica (SMS) : Le roi est sans défense. La partie s’achève.
Elle les avait tous invités pour la soirée. C’était devenu un rituel depuis le retour quasi définitif de Logan. Sa bravoure en Irak lui avait fait gravir quelques échelons. Logan était rentré aux USA en étant promu au rang d’instructeur de vol. Veronica avait hurlé à en crever les tympans de tous ses voisins quand elle avait appris la nouvelle. Logan en avait été agréablement surpris. Il craignait que Veronica redoute la vie à deux, qu’elle freine des quatre fers. Ce fut tout le contraire, elle lui avait assuré que rien ne pouvait lui faire plus plaisir. Quand il avait demandé pourquoi, elle lui avait répondu parce que Neptune n’est pas pareil sans lui. Donc, ce soir comme tous les vendredis soirs, c’était Chili à la maison de la plage. Pendant que ses amis discutaient au salon, Veronica préparait les cocktails en cuisine. Elle était en train de doser le rhum quand elle entendit la voix nasillarde de la journaliste qui l’avait interviewée un peu plus tôt dans la journée.
« - Bonsoir, ce soir sur notre plateau nous recevons la première femme à avoir accédé au poste de shérif dans le comté de Balboa. Elle vient nous raconter comment en moins de 6 mois, elle a nettoyé Neptune de la corruption. Mesdames et Messieurs, voici Veronica Mars. »
Keith avait fermé l’agence plus tôt aujourd’hui. Il était pressé. Il ne voulait pas rater la diffusion de l’heure de gloire du nouveau shérif Mars. Il ne prit pas la peine d’enlever ses chaussures ou d’ouvrir le courrier. Il s’installa directement sur le canapé et alluma l’écran. Le générique du JT s’achevait juste. Il était à l’heure.
Du fond de sa cellule, Jake Kane préféra éteindre le poste et se tourna vers le mur de sa cellule. Il n’avait pas besoin d’entendre l’histoire. Il avait été aux premières loges.
Flashback
Au lendemain de l’élection de la fouine, Jake voulait joindre Gory Sorokin pour discuter de la politique à tenir face à ce nouveau shérif.
- Je suis navré Monsieur Kane mais Monsieur Sorokin est injoignable. Et il va l’être pour un petit moment, répondit une voix masculine.
Au loin, Jake entendit les sirènes d’une ambulance. Ça n’augurait rien de bon. En plus, Jake n’aimait pas la voix qui s’adressait à lui. Elle suintait la satisfaction de ceux qui savent quelque chose qui vous échappe. Le Roi eut le malheur de laisser son émotion prend le pas sur sa raison.
- Vous ne savez pas qui je suis. Passez-moi immédiatement Monsieur Sorokin ou votre boss aura de mes nouvelles…
Son interlocuteur eut un petit rire. Jake sentit le sol glisser sous ses pieds. Quelque chose se tramait et il ne savait pas ce que c’était.
- Détrompez-vous, je sais très bien qui vous êtes. J’ai votre photo dans ma chambre au-dessus de mon lit…
Cette impertinence… ça le rendait fou. Ça lui rappelait cette sale petite fouine qui se mettait en travers de sa route encore aujourd’hui. Il allait répliquer quand l’homme continua à s’amuser au bout du fil.
- Et mon boss, il attend de vos nouvelles depuis longtemps. Il a même hâte de pouvoir discuter avec vous…
En fin analyste, Jake comprit que la partie était sur le point de se terminer. Il raccrocha. Rapidement, il fit une valise et attrapa son passeport. Il devait quitter le pays vite. Très vite s’il ne voulait pas découvrir de ses yeux ce qui arrivait à Sorokin. En moins de vingt minutes, il était prêt. Il essaya de joindre Clarence Wiedman. Puis il se souvint qu’il n’était plus à son service. Jake se dirigea vers le garage. Une valise sous le bras, il quittait son royaume pour fuir et devenir un roi en exil.
Jake Kane voix off : L’exil plutôt que la prison… Je n’ai pas besoin de Wiedman. Si une blonde a réussi à faire disparaître mon fils, je peux le faire !
Il ouvrit la porte à la volée et tomba sur un os.
- Alors on part sans dire au-revoir…
Les lèvres de Jake se pincèrent en une grimace.
- On ne dit au revoir qu’aux gens que l’on connaît.
L’homme en costume eut un petit rire. Jake était fait comme un rat mais il voulait croire qu’il avait encore le pouvoir.
- Mais je vous l’ai déjà dit, je vous connais très bien…
- Ce n’est pas réciproque, répondit Jake qui tentait de conserver son calme face à ce type souriant et plein d’autosatisfaction.
- Comment dit-on déjà ? fit mine de s’interroger l’agent en se grattant le menton.
Il claqua des doigts en l’air et affirma.
- Echec et mat.
Menottes aux poignets, Jake demanda à l’agent ce qui l’avait trahi.
- Il est assez révélateur que vous ne demandiez pas pourquoi on vous arrête… Mais la procédure me contraint à vous le dire. Donc : Jake Kane vous êtes en état d’arrestation pour corruption de plusieurs fonctionnaires locaux et fédéraux.
L’agent Cameron Baker se délectait de ce moment. Il regretta que l’instigatrice du mouvement ne récolte pas les lauriers. Tant pis, il la citerait lors de la conférence de presse.
- Comment avez-vous fait ?
- Oh moi ? Pas grand-chose. Je dois tout au travail titanesque d’une détective privée. On peut dire qu’elle avait de la suite dans les idées. Elle vous traque depuis ses années de fac…
- Mars, persifla Jake.
- Ah, je ne connais personne de ce nom-là, répondit Cameron en accompagnant son prévenu à la voiture.
L’incompréhension se lisait dans le regard de Jake.
- Mon précieux informateur signe ses e-mails par MK. Elle a vraiment du talent en ce qui concerne le numérique. C’est elle qui a trouvé la faille et qui nous a offert ce moment.
- Mackenzie, souffla Jake qui venait de comprendre.
Cameron boucla le Roi déchu. Alors qu’ils allaient partir pour Los Angeles, une mustang arriva en trombe dans la cour du manoir. Deux femmes en descendirent. Elles étaient essoufflées. La blonde agrippa l’agent pendant que la brune vérifiait toutes les voitures.
- Rassurez-vous, shérif, on l’a coffré. Il va finir ses jours au trou.
- Je le sais mais elle avait une dernière chose à lui dire. Je lui dois bien ça.
Veronica voix off : Elle m’a débarrassé d’un des derniers démons de mon adolescence.
Mac s’approcha de la voiture où Jake Kane était retenu. Elle se pencha à sa hauteur et lui murmura.
- Alors, qui a le mieux protégé sa Reine ?
Assis et menotté à l’arrière d’une voiture miteuse, Jake dut reconnaître son erreur. En divorçant, il s’était séparé de sa reine et avait tout perdu à ce moment-là. Elle n’avait plus été là pour lui rappeler la prudence nécessaire au maintien de son empire.
Fin flashback
- Coupe-moi ça s’il te plait, demanda Veronica depuis la cuisine.
Wallace n’obéit pas et monta le son pour que son amie réfugiée dans une autre pièce entende bien. La journaliste, par d’habiles questions, amenait Veronica à dévoiler l’opération contre le Castle. Le coach se délectait du programme. Il avait attendu ce jour. Il voulait profiter de l’émission pour entendre encore une fois la bonne nouvelle.
- WALLACE ! ETEINS ! gronda la blonde.
Rien que pour l’embêter, il monta un peu plus le son. Il aurait pu continuer son petit manège si une main ferme ne venait pas de lui prendre la télécommande des mains.
- LOGAN ! Non ! Rends-moi ça !
Le marine avait coupé le son et il tenait la télécommande bien au-dessus de sa tête. Hors de portée du basketteur, pensait-il.
- Je te rappelle qu’un panneau de basket est situé à plus de 2m 50…fit un Wallace triomphant.
Il allait remettre le son quand Logan lui attrapa le poignet d’une main de fer. Les deux hommes luttèrent un moment. Avant que Wallace ne céda.
- Je maintiens mon cap au milieu de turbulences bien plus remuantes que toi…plaisanta Logan pour justifier sa victoire.
Fatigué par le jeu, Logan lança la télécommande vers Dick. Le basketteur n’avait pas dit son dernier mot.
- Je te rappelle que les Lakers ont failli faire appel à moi, dit Wallace goguenard qui venait de récupérer la télécommande.
Il allait monter le son quand l’écran devint noir. Surpris, il leva la tête vers le plasma et découvrit Dick qui s’amusait avec la prise.
- Solution radicale !
- Mais pourquoi tu as fait ça ?!
Dick abandonna la prise et ne donna pas plus d’explication. Il avait soif. Wallace était du genre têtu, aussi il retourna brancher le téléviseur. Mais rien ne se passa. Ses amis le regardèrent s’énerver face au poste. Veronica, qui rejoignait la bande avec les cocktails, s’interrogea :
- J’ai loupé un truc ?
Logan et Dick se regardèrent et firent comme si la situation était tout à fait normale.
- Heureusement qu’il n’est pas devenu ingénieur… fit Mac mystérieusement.
En entendant la pique, Wallace comprit l’origine de la panne. Il rendit les armes et vint prendre l’apéritif avec eux.
- Tu as été jusqu’à saboter le tableau électrique, lança-t-il à Mac en souriant.
- Attention, ça devient une spécialité chez toi, Mac de bosser dans l’ombre… fit Veronica.
- Rassure-toi, ton père m’a fourni une lampe et des ampoules de rechange… rétorqua Mac.
- La collaboration se passe bien ? demanda Logan.
- Oui. Chacun son domaine et puis, on a un rythme de travail plus calme maintenant qu’on a un shérif efficace.
- Et vous la cohabitation ?
Logan et Veronica échangèrent un regard.
- Très bien. Pas de cris, pas de sang et pas de larmes. Je crois qu’on a en fini avec l’épique… Place au romantique, dit posément Logan.
- On n’a plus l’âge pour cet amour qui déchire…ajouta Veronica en enlaçant Logan.
Tous échangèrent un sourire. Tous sauf Dick qui laissa échapper un petit rire très incongru.
- Je te jure que si tu sors qu’il n’y a pas d’âge pour ça ! Je vomis, Dick, fit Wallace la bouche pleine. – Non, non… Je me souvenais juste d’un truc…
Dick attrapa un tapas, l’avala avant de murmurer quelque chose au creux de l’oreille de Mac.
- C’est vrai que tu excelles dans le noir… Tu te souviens l’autre soir…
Mac piqua un fard et descendit d’un trait son verre. Ils avaient tous observé leur manège mais aucun ne fit de commentaire. Ils avaient déjà du mal à concevoir la relation qui unissait ces deux-là alors ils se gardaient de tout jugement.
- Mac, tu peux peut-être remettre le courant. L’émission doit être finie. Je ne voudrais pas manquer le match, se plaignit Wallace.
***
« C’est sur ces mots de notre shérif que nous rendons l’antenne. Place au basket. Bonne soirée. »
Keith coupa son téléviseur. Il chassa les larmes qui lui montaient aux yeux. Et dire qu’il avait failli la remettre de force dans un avion. Il se félicita d’avoir élevé une fille au caractère de tête de mule. Sans ça, elle serait repartie pour la grosse pomme et Neptune n’aurait jamais pu retrouver un peu de calme. Oui, il avait moins de travail, mais ça tombait bien, il envisageait de prendre sa retraite. Et le shérif était quelqu’un d’efficace…
FIN