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Série : Veronica Mars
Création : 26.07.2016 à 21h13
Auteur : Marion
Statut : Terminée
« La fic se passe à peu près 10 ans après la fin de la saison 3. Elle ne tient pas compte du film ni des livres écrits par Rob Thomas. La fin de la saison 3 a été remodelée pour coller à l’histoire. » Marion
Cette fanfic compte déjà 185 paragraphes
Chambre d’hôtel de Mac – Coconut Grove – Miami
Mac finit d’enfiler son pull et revérifia son portable pour la énième fois depuis qu’elle s’était levée. Elle avait tenté de joindre Veronica au moins trois fois depuis la veille et n’avait toujours pas de nouvelle de sa part. Même si elle n’avait pas été très sympa avec elle à la soirée d’hier, ce n’était pas le style de Veronica de ne pas donner signe de vie. Elle reposa son smartphone et reprit les dossiers de l’affaire. Elle étala les documents sur le lit lorsque la porte de la salle de bain s’ouvrit, laissant apparaître Sam en train de s’habiller.
SAM – Tu te sens coupable ?
MAC – Je n’ai pas de nouvelles.
SAM – J’ai essayé deux fois, pas de réponse.
MAC – Ca ne lui ressemble pas.
SAM – Elle a peut-être réussi à rattraper Derek avant qu’il ne parte en mission.
Mac tourna les yeux vers Sam avec un regard sceptique.
MAC – Tu y crois vraiment ?
SAM – J’essaie juste de te rassurer. Ça ne marche pas vraiment, n’est-ce pas ?
MAC – Pas vraiment. Mais merci d’essayer.
Il se pencha vers elle et déposa un baiser sur les lèvres de la jeune femme.
SAM – Et aujourd’hui qu’est-ce qu’on reprend ?
MAC – Les jumelles.
SAM – Quoi ?
Mas se redressa et tendit le dossier à Sam avant de reprendre la parole d’un ton sérieux.
MAC – J’ai repensé à ce que tu m’as dit hier soir. A propos de Veronica, de la personne qu’elle est vraiment et comment elle gère les choses. Et s’il y a une chose que j’ai apprise avec elle, c’est qu’il faut suivre son instinct.
SAM – Oui c’est souvent une bonne chose. Et donc ?
MAC – Depuis le début, elle n’arrête pas de faire le rapprochement entre Collins et la femme de Logan. Et si son instinct ne la trompait pas ?
SAM – Tu te sens tellement mal de ne pas lui avoir parlé depuis hier ou alors tu es désespérément à court d’idées ?
Mac grimaça et se prit la tête dans ses mains avec un rire nerveux.
MAC – Un peu des deux je crois.
SAM – Ok. Fais voir nos deux candidates.
Il ouvrit le dossier et reprit les différentes infos que Veronica et Mac avaient trouvées sur les deux femmes.
Appartement de Derek et Veronica – Coconut Grove – Miami
Veronica jeta un coup d’œil sur son téléphone et soupira. Sam et Mac avaient tenté de l’appeler depuis hier mais elle n’avait pas trouvé le courage de répondre aux appels. Lorsque son téléphone vibra à nouveau, elle attrapa l’appareil mais se figea lorsqu’elle aperçut le nom inscrit à l’écran. Elle cliqua sur la petite enveloppe avec hésitation. Ses mains étaient moites et son cœur venait de s’emballer à nouveau.

« V. je suis vraiment désolé. Je n’ai jamais voulu que ça se produise. S’il te plaît appelle-moi. L »
Elle verrouilla l’écran et reposa le téléphone sur la table. Elle ne voulait surtout pas penser à lui et encore moins lui parler. Elle voulait simplement tout oublier. Simplement effacer cette soirée comme si de rien n’était. Comme si tout ça n’avait jamais existé. Elle n’avait pas réussi à fermer l’œil de la nuit. A chaque fois qu’elle l’avait fait, les images de Logan et elle envahissaient son esprit. Elle se rappelait ses lèvres sur son corps, ses mains glissant dans l’intérieur de ses cuisses, la chaleur de son corps. Elle avait dû passer sous la douche plusieurs fois cette nuit après s’être réveillée plus d’une fois en sueur. Elle avait finalement abandonné l’idée de dormir et s’était reconcentrée sur le dossier. Elle allait reprendre un papier lorsque le téléphone vibra à nouveau. Par réflexe, elle reprit le téléphone et s’en voulut presque aussitôt lorsqu’elle lut le message.
« Je me sens aussi mal que toi. Parle-moi. L »

Elle hésita un moment puis se mit à taper quelques mots, puis au dernier moment elle effaça le tout et reposa le téléphone. Cette fois-ci, le téléphone vibra plus fort et plus longtemps, avec un soupir elle attrapa l’appareil et se crispa en lisant le nom sur son smartphone. Elle inspira profondément et décrocha :
VERONICA – Mars.
…
VERONICA – Bonjour Lise. Comment vas-tu ?
…
VERONICA – Pourquoi est-ce que j’ai l’impression que ton appel n’est pas juste un appel de courtoisie ?
…
VERONICA – Quoi ?
…
VERONICA – Il me reste encore une semaine de congés. Je n’ai pas pris un jour depuis deux ans.
…
VERONICA – Il a dit quoi ?
Son expression venait de changer et on pouvait lire l’inquiétude dans ses yeux.
VERONICA – Je suis au milieu de…
Elle pinça ses lèvres. Elle ne pouvait pas dire cela tout haut au risque que Lise aille tout répéter à James.
VERONICA – Je passerai le voir aujourd’hui.
…
VERONICA – Merci Lise.
Elle raccrocha, le regard noir. D’abord cette histoire de fusillade, puis Logan et elle et enfin son patron. Il n’avait rien trouvé de mieux que lui faire du chantage. En plus de deux ans, elle n’avait pas pris un jour de libre et là il fallait qu’elle rapplique sous peine de perdre son poste. Elle passa ses mains sur son visage et se frotta les yeux. Elle n’avait pas dormi et rien mangé depuis la veille, elle se sentait fatiguée et irritée par cette situation. Elle attrapa la bouteille d’eau sur le bord de la table basse et avala le restant du liquide d’une traite.
Veronica voix off : C’est typique, une mauvaise nouvelle n’arrive jamais seule ! Tu devrais prendre note Veronica, c’est pourtant pas une nouveauté ! Et pourtant à chaque fois je me fais avoir. Ok Veronica, une douche sera nécessaire si tu veux impressionner James !
Bureau de Miami Today – South Dixie Highway – Miami
Lise se redressa derrière son écran en entendant des pas rapides claquer sur le paquet. Alors qu’elle jetait un rapide coup d’œil par-dessus son moniteur, un sourire se dessina sur son visage. Veronica s’avançait dans l’allée centrale.
LISE – Tu es de retour ?
Veronica esquissa un sourire et s’avança vers elle.
VERONICA – Bonjour Lise. Non pas tout à fait.
LISE – Il est en train de nous rendre fous, je ne sais pas comment tu fais toi pour le supporter !
VERONICA – Il faut savoir le prendre par les sentiments, il n’est pas si compliqué !
Lisa la regarda avec un œil nouveau et la détailla de la tête aux pieds.
VERONICA – Quoi ?
LISE – Tu as tourné dans un clip ?
Veronica fronça les sourcils et grimaça en réalisant qu’elle ne portait pas les habits qu’elle avait l’habitude de porter au bureau. Elle s’efforçait d’être un minimum chic et là elle venait de déroger à sa règle. Jeans foncé, T-shirt moulant avec inscriptions et ses baskets à talons.
VERONICA – On va dire que ça c’est le vrai moi. Celui que j’ai réussi à cacher pendant plusieurs années à mes collègues de bureau.
LISE – Je trouve que ça te va très bien !
Veronica sourit et accepta le compliment. Elle avait besoin d’entendre du positif sortant de la bouche de quelqu’un si elle ne voulait pas finir par se défenestrer. La semaine avait déjà mal commencé, il fallait qu’elle finisse bien.
VERONICA – Il est là ?
Demanda-t-elle en désignant le bureau du fond du doigt.
LISE – Oh oui ! Il n’attend que toi. Et par pitié donne-lui un scoop sur Logan Echolls.
Veronica voix off : Un scoop ? Vous savez, le patron du Lovely Queen dont vous vouliez une interview et bien il s’avère que j’ai couché avec lui ! Ah et pour le scoop c’est aussi mon ex et on est tous les deux mariés ou presque !
LISE – Et pas de mauvaise blague, Brown a renversé son café sur son bureau ce matin…
Veronica voix off : Bon et bien dans ce cas, on va s’en tenir à la fusillade.
Elle se dirigea vers le bureau d’un pas assuré. Toqua deux fois et après avoir entendu la voix de James elle entra. James leva les yeux et l’observa d’abord pendant quelques secondes avant de venir à sa rencontre.
Veronica voix off : Ok, ne jamais changer de style en cours de route, c’est noté.
JAMES – Si ce n’est pas ma meilleure journaliste !
VERONICA – Bonjour James.
JAMES – Comment tu vas ?
VERONICA – En fait…
James retourna s’installer derrière son bureau, invitant Veronica à en faire de même et continuer son discours.
VERONICA – James, j’ai besoin de plus de temps. Je sais que je n’ai jamais été absente aussi longtemps mais… Mais j’ai quelques problèmes personnels à régler.
JAMES – Je croyais que tu étais sur ton affaire ?
Veronica soupira. Ce n’était pas le moment de lui mentir, mais si elle réussissait à coincer ce gang et redorer le blason du Lovely Queen elle aurait de quoi faire un article qui ferait la une.
VERONICA – Laisse-moi du temps et je t’assure que je t’écrirai un article en or sur le gang des Miami boys.
JAMES – Combien de temps ?
VERONICA – Une semaine ?
James se frotta sa barbe naissante, jeta un vague coup d’œil vers l’extérieur et reporta son attention sur Veronica.
VERONICA – James, je n’ai pas pris un jour de congé depuis deux ans. Un ami a eu de graves soucis et j’ai dû être présente. Tu voulais l’interview exclusive sur Logan Echolls. Eh bien tu l’auras. Ca et l’article sur le gang et les fusillades.
JAMES – Veronica, tu es mon meilleur pion. Mais j’ai besoin de toi ici ! Je te donne jusqu’à la fin de la semaine. Si d’ici lundi après-midi tu n’as pas repris place derrière ce bureau…
Il désigna le bureau vide en face de celui de Lise au travers de la baie vitrée de son propre bureau.
JAMES – Je n‘aurai pas d’autre choix que de te montrer le chemin de la sortie.
VERONICA – Quatre Jours.
JAMES – C’est le mieux que je peux t’offrir Veronica.
Veronica se leva sans un mot de plus. Mais avant qu’elle n’atteigne la porte, James la retint.
JAMES – Pourquoi tu es si sûre d’avoir cet entretien exclusif de ce Logan Echolls ?
Veronica ferma les yeux et inspira profondément avant de refaire face à son chef. Elle réfléchit quelques secondes à ce qu’elle allait dire puis se rappela que parfois la vérité avait du bon.
VERONICA – Parce que je le connais. Je pourrais écrire l’article sans même devoir l’interviewer.
James sourit et se rassit dans son siège avec un air rêveur que Veronica ne lui connaissait pas.
JAMES – De toute façon, tu n’as rien à perdre Veronica.
Elle fronça les sourcils, ne comprenant pas le sens de sa phrase. Elle voulut rétorquer quelque chose mais déjà le téléphone se remit à sonner. James lui fit un petit signe de la tête pour la saluer et vaqua à ses occupations. Veronica sortit du bureau, songeuse.
Martinez Investigations – Brickwell – Miami
Mac plissa les yeux de mécontentement et relut encore une fois les informations qu’elle venait de trouver. Elle avait passé plusieurs heures sur le passé de Jess et Jenny. Une seule chose la dérangeait toujours, c’était les activités synchronisées sur les cartes de crédit des deux jumelles. Rien ne laissait penser que Collins et Andersen étaient une seule et même personne. Le décompte était à jour et les assurances aussi. Toutes les déclarations semblaient justes. Elle ne saurait dire si c’était à force de passer du temps avec Veronica ou si elle avait toujours été si méfiante. Plus elle creusait, moins elle trouvait et plus elle devenait suspicieuse. Des passés aussi lisses, c’était presque impensable. Le fait que tous leurs papiers d’identité aient été refaits à quelques jours d’intervalle lui intimait que quelque chose clochait. Elle retombait constamment sur le même dossier concernant l’accident de voiture qui avait tué les parents de la femme de Logan sans comprendre pourquoi celui-ci était répertorié dans beaucoup de bases de données informatiques. Elle reprit une gorgée de café lorsque des pas résonnèrent dans l’entrée.
En entrant dans la pièce, Veronica eut un mouvement de recul en apercevant les sept écrans d’ordinateur provisoirement installés à cet endroit-là. Puis, en apercevant la tête de Mac qui la salua, elle sourit.
VERONICA – Sept, vraiment ? Tu ne voulais pas un chiffre rond ?
MAC – J’ai bien essayé, mais c’est tout ce qui restait dans les locaux. Et puis j’ai mon fidèle compagnon.
La hackeuse désigna son Mac avec un grand sourire. Veronica s’approcha des écrans et reconnut le visage des deux jumelles et lança un regard complice a Mac.
MAC – J’ai repensé à plusieurs choses depuis l’autre soir. Ton instinct ne t’a jamais trompé jusqu’à présent. N’est-ce pas ?
Veronica acquiesça.
MAC – Et moi, je n’avais jamais douté de toi. Alors il n’y pas de raison de ne pas fouiller dans cette direction.
VERONICA – Admets que tu es simplement désespérée ?
Déclara-t-elle en observant le carnage autour de l’informaticienne. Plusieurs emballages de paquets de chips et des gobelets de café vides gisaient autour d’elle.
MAC – C’est effectivement le cas et je risque de sauter par cette fenêtre si je ne trouve pas bientôt quelque chose.
Dit-elle en désignant la fenêtre à côté d’elle sans même quitter l’écran des yeux. Veronica sourit et s’installa à côté d’elle.
VERONICA – Bon choix, mais tu risques de ne pas tomber de haut.
Mac tourna les yeux et réalisa que la porte fenêtre se trouvait au rez-de-chaussée et donnait sur la cour intérieure.
MAC – Pas assez de café !
Veronica eut un sourire et ouvrit son ordinateur à côté de celui de Mac. Lorsque celle-ci grommela.
VERONICA – Oui ?
MAC – Non, pas toi, ces dossiers ! Pas moyen d’y accéder.
VERONICA – Tu as réussi à pirater plusieurs dizaines de sites sécurisés, des bases de données du F.B.I, celui de la criminelle de Miami et tu ne peux pas rentrer dans un dossier ?
MAC – Il est scellé. Et classé confidentiel.
VERONICA – C’est quoi le dossier que tu essaies de pirater Mac ?
MAC – Celui sur l’accident des parents de la femme de Logan.
Les deux jeunes femmes échangèrent un regard perplexe et Veronica l’encouragea a réessayer. Sans succès.
VERONICA – Derek a une copie de tout ce que j’ai trouvé.
Mac vit le regard fuyant de Veronica et remarqua à son timbre de voix que quelque chose ne collait pas.
MAC – Tu n’as pas de nouvelles ?
VERONICA – Je l’ai bien cherché.
Veronica se mordit la langue. Il ne fallait pas que Mac commence à la mijoter maintenant, elle ne pouvait pas se permettre de vendre la mèche. Elle adorait Mac, mais elle n’avait vraiment pas envie de parler de ce qui s’était passé avec Logan. Mac resta silencieuse et ouvrit sa boite mail. Veronica fronça les sourcils en la voyant inscrire l’adresse mail de Derek.
MAC – Je vais essayer de lui transmettre les infos que j’ai trouvées. Il aura sûrement plus de ressources que nous.
VERONICA – Merci Mac.
MAC – Je t’en prie.

Appartement de Veronica & Derek – Coconut Grove
Veronica s’adossa contre le plan de travail de la cuisine en soupirant. Elle posa sa tasse à côté d’elle avec son portable. Elle passa ses mains sur son visage et soupira bruyamment. Elle avait eu des nouvelles de Derek hier en fin de journée. Elles avaient été brèves et froides. L’appel qui avait libéré Rico venait de chez Martinez investigations. Elle avait d’abord voulu éviscérer Sam à vif mais elle avait réussi à se reprendre. Il était clair que quelqu’un se jouait d’elle et que ce n’était sûrement pas Sam qui était responsable de cet appel. Mac avait réussi à la calmer et s’était proposée de prendre contact avec Derek pour lui demander plus d’informations. Elle avait apparemment trouvé un détail perturbant qu’elle souhaitait partager avec lui. Elle avait voulu se changer les idées pour éviter de penser aux messages de Logan. Il n’avait pas cessé de lui écrire depuis l’autre soir. Il avait dû s’excuser au moins vingt fois. Veronica était encore plus en colère car il n’était pas fautif et qu’elle l’avait bien cherché. C’était elle qui était allée le trouver et pas l’inverse. Le voir se confondre en excuses la rendait malade parce qu’elle était incapable de s’excuser pour ce qu’elle avait fait.
I'm lost in sound as I lay my head
I'm a thousand miles from the home we've made
I heard your words as the call came through from
that house of cards that I share with you
Son téléphone vibra à nouveau. Elle tourna les yeux et attrapa le smartphone.
« Tu vas m’ignorer longtemps ? » - Logan
Elle aurait voulu envoyer le téléphone valser à l’autre bout de la pièce mais elle en était incapable. Elle relut le message encore une fois avant d’appuyer sur le bouton répondre.
« Je pense pas que ce soit une bonne idée. » - Veronica
« M’ignorer ? » - Logan
« Se voir ! » - Veronica
« Tu vas changer de trottoir si on se croise un jour ? » - Logan
« C’est une option » - Veronica
« Pourquoi, tu en as plusieurs ? » - Logan
And I believe we both decide to take a stand or run and hide
And if you disagree them I'm the fool
And I always have to much to say
And lucidly I found my way
But it served me well, Coz I found you

Un sourire se dessinait inconsciemment sur son visage alors qu’elle lisait sa réponse. Elle voulut répondre mais il la devança.
« Je te rappelle que je suis têtu » - Logan
« A ce jeu-là, je te bats » - Veronica
« Tu n’es pas têtue, toi tu es bornée, nuance Mars ! » - Logan
« Tu sais donc que je ne changerai pas d’avis ! » - Veronica
« Tu pensais aussi ne jamais répondre à mon sms… » - Logan
Veronica s’interrompit et son sourire se figea quelque peu en lisant le message. Il la connaissait bien mieux que ce qu’elle pensait.
« Et là, tu doutes… » - Logan
« Et toi tu es pénible ! » - Veronica
Elle ragea en envoyant sa réponse. Pourquoi jouait-elle à ce petit jeu avec lui ? Elle n’avait qu’une envie, de le fuir comme la peste et pourtant elle était incapable de l’envoyer sur les roses. Elle reposa son téléphone, attrapa sa tasse de café et voulut sortir de la pièce. Son smartphone vibra.
And I won't let go on the heart I know
I see your smile in an open door as you wait for me and my return
With my feet here on this foreign soil
You know I'd walk those thousand miles so you and I we could be
oh be together now
« Un repas. Un seul. Pour m’excuser. Il faut qu’on parle ! » - Logan

Elle fit demi-tour avec hésitation et attrapa le téléphone.
« Parce que tu sais communiquer maintenant ? » - Veronica
« J’essaie au moins… » - Logan

Elle se mordit la lèvre inférieure et hésita un moment. Elle ne savait pas quoi répondre à cela. Elle se dirigea vers le salon et s’installa sur le canapé. Elle entreprit de relire le dossier que Mac lui avait donné la veille concernant les jumelles. Elle avait trouvé des incohérences au niveau de l’article de presse que Veronica avait découvert au début de l’enquête. Au bout de cinq minutes, elle tourna les yeux vers l’appareil en fronçant les sourcils. Elle observa le téléphone et bizarrement aucun message n’apparut sur l’écran. Puis un bip émana du téléphone. Elle attrapa l’appareil et aperçut le nom de Derek sur l’écran. Elle se crispa et appuya sur l’enveloppe.
Oh my love we could be
And oh my love am I loud enough
Can you hear me where you are
« Salut c’est moi. Je n’ai pas encore trouvé le fichier pour savoir qui a passé cet appel mais Penelope continue de chercher. Je ne rentrerai pas ce soir finalement. Il s’avère qu’on a coffré la mauvaise personne. Je serai là dans quelques jours. Il faudra qu’on parle. Prends soin de toi » - Derek
Veronica se sentit coupable. Elle revint sur le message et réfléchit un instant avant de composer son message.
« Parler, c’est peut-être pas une mauvaise idée. » - Veronica

« Dîner. Retrouve-moi au Puerto Sagua sur Collins avenue, à 20h » - Logan
« D’accord. » - Veronica
Elle n’ajouta rien d’autre et resta silencieuse un moment. Elle ne savait pas si elle avait pris la bonne décision mais parler avec Logan n’était pas forcément une mauvaise chose. Il fallait qu’elle clarifie certains points et surtout il fallait qu’elle sache quoi dire à Derek lorsqu’il rentrerait. Elle regarda sa montre, elle affichait neuf heures du matin. Elle inspira profondément et se dirigea vers la salle de bain. Si elle voulait en savoir plus, il allait falloir qu’elle aille rejoindre Sam et Mac pour avancer dans cette affaire. Il y avait beaucoup de choses dont elle doutait ces jours-ci, mais une chose était claire, elle allait découvrir le fin mot de cette histoire.
And when the nights are bitter cold
And the loneliness is out that door
Remember how we fought it off before
The candlelight you watch it burn
Like sailors wives 'til their men return
The ocean skies bring the home once more
Martinez Investigations – Brickwell – Miami
Veronica pénétra dans la salle de conférence haletante et les cheveux trempés. Mac et Sam sursautèrent en la voyant arriver telle une tornade.
MAC – Qu’est ce qui se passe ?
VERONICA – C’est Luiz.
Lâcha-t-elle en reprenant son souffle. Elle s’appuya sur la première chaise avec le regard triste. Sam cherchait des réponses à son affirmation.
SAM – C’est Luiz quoi ?
MAC – Luiz ton associé ?
Veronica hocha la tête lorsque Mac posa sa question. Elle ne dit rien de plus. Mac fronça les sourcils, comprenant où son amie voulait en venir et tourna les yeux désolée vers Sam.
SAM – C’est Luiz quoi ? Veronica, tu le connais. Ce n’est pas lui qui a pu passer ce coup de téléphone. Veronica, tu as bossé pour cet homme. C’est notre ami.
Veronica ne dit rien et voulut s’avancer vers Sam. Les dernières années n’avaient pas été les plus tendres avec lui et il était dur d’entendre que l’un de ses meilleurs amis l’avait trahi. Elle sortit son portable de sa besace et le posa sur la table. Elle ouvrit l’appareil et chercha le mail que Penelope venait de lui envoyer. Elle appuya sur Play et la bande son se mit en marche. Le son était mauvais, la bande avait été effacée et reconstituée.
« Rico de la Vega était en ma compagnie le soir de la fusillade. J’ai des tickets du match des Charlotte Hornets à son nom pour ce soir-là. »
Sam blêmit. Il se dirigea vers la grande baie vitrée et Veronica ferma les yeux, peinée. Mac resta silencieuse, ne sachant pas réellement quoi dire pour aider ses amis.
SAM – Il est où ?
Veronica fit signe a Mac de prendre son portable. Elle fit glisser l’appareil devant la brune qui se mit aussitôt à ouvrir des programmes et typer les données que Veronica lui avait déjà préparées.
SAM – Il y a une explication à tout ça.
Mac releva les yeux au même moment et grimaça.
MAC – Je ne crois pas qu’elle soit très bonne.
Veronica relut les informations que son amie venait de trouver et grimaça à son tour. Sam se tourna vers elles et attendit que l’une d’entre elles lui donne plus d’informations.
VERONICA – Il a disparu.
Sam se passa une main sur le visage et secoua la tête, espérant se réveiller de ce mauvais rêve.
MAC – Plus de téléphone, plus de contact, plus d’activité sur ses cartes. Rien.
VERONICA – Il a envoyé sa femme et son fils dans sa famille à Seattle il y a deux jours.
SAM – Il faut que je le retrouve. Mac, je te donne mes accès au système de la boîte. Tu déverrouilles tous les accès, tout ce qui a un lien de près ou de loin à Luiz. Tu fouilles chez tout le monde, tu sors tout ce que tu peux, je ne fais plus confiance à personne dans cette boite. Veronica et moi on va chez lui.
Mac et Veronica échangèrent un regard discret. Sam fulminait. Veronica savait ce qu’il pouvait ressentir, mais elle savait aussi que peu importe ce qu’elle dirait, ça ne rendrait pas la chose plus simple à accepter. Elle acquiesça simplement et suivit Sam.