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Série : Veronica Mars
Création : 26.07.2016 à 21h13
Auteur : Marion
Statut : Terminée
« La fic se passe à peu près 10 ans après la fin de la saison 3. Elle ne tient pas compte du film ni des livres écrits par Rob Thomas. La fin de la saison 3 a été remodelée pour coller à l’histoire. » Marion
Cette fanfic compte déjà 185 paragraphes
Loft – The Lovely Queen Bar – Miami Beach
LOGAN – Tu ne devrais pas être là.
°Oo FIN o0°
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°Oo De la première partie o0°
"hé non ce n'est pas une blague"
LoVe Marion
2ième Partie - The Lovely Queen
LOGAN – Tu ne devrais pas être là.
Ils se jaugèrent un moment, tentant en vain de chercher une raison à leur folie. Elle l’avait rayé de sa vie il y a bien longtemps maintenant. Elle avait voulu oublier le passé, fuir cette douleur qui à l’époque était trop dure à supporter. Elle avait pensé qu’elle avait avancé. Qu’elle avait changé, qu’elle était devenue plus forte et plus sûre d’elle. Mais de se retrouver face à lui la rendait vulnérable. Dès le premier instant où elle l’avait croisé, la compétition avait repris. Elle ne pouvait pas se permettre d’être vulnérable à ses yeux. Il avait réussi sa vie et elle devait lui prouver qu’elle avait été à la hauteur aussi. Lui prouver que l’évincer avait été la bonne décision. Et qu’ils étaient bien mieux l’un sans l’autre. Que l’amour ne signifiait pas forcément drame et déchirement. Et pourtant tout son corps ne réclamait que lui. Même après tant d’années elle se sentait revivre. Son sang frappait fort dans ses tempes, les papillons n’avaient jamais plié bagage. Ils avaient juste perdu de l’envergure, s’étaient claquemurés dans un silence profond, comme oubliés.
VERONICA – Je voulais juste…
Elle s’interrompit lorsqu’il leva les yeux vers elle. Il était partagé entre le rire et la colère. Il avait tourné la page. Il avait refait sa vie enfin. Avec une femme qui le faisait rire, qui lui apportait tellement de bonheur et de simplicité. Jessica lui avait montré que la vie pouvait être facile. Et puis en la voyant l’autre soir, tout son être était sorti de sa torpeur, c’est comme si cette vision l’avait arraché à un rêve éveillé. La revoir, la sentir, lui parler avaient réchauffé son être. Le désir qu’il avait ressenti était inexplicable. La façon qu’elle avait de remettre sa mèche blonde en place, sa façon de mordre sa lèvre inférieure lorsqu’elle était en conflit avec elle-même. Ces petits riens qui pour lui avaiten toute une signification. Qui lui rappelaient combien il avait été vivant, brûlant de désir, torturé par son amour et même sa perte. Combien il l’avait aimé et combien il l’aimait encore. Malgré les années, les sentiments s’étaient juste dissimulé sous un masque, bien à l’abri des regards. Et ce masque était tombé lorsqu’il avait croisé sa route à nouveau.
VERONICA – Je ne sais pas, Logan. J’ai deux semaines de folie derrière moi. A poursuivre des pistes qui ne mènent nulle part. A croiser les données, trouver des indices pour comprendre pourquoi toi. Je suis obsédée par cette histoire. Juste le simple fait de t’avoir vu couché là dans une mare de sang, cette image ne me quitte plus. Je me lève avec et je m’endors avec. J’ai menacé un membre d’un gang, j’ai failli me faire arrêter. J’ai demandé à mon père de placer des micros, à Mac de pirater les lignes du département de la police. Je suis allée jusqu’à fouiller le passé de toutes les personnes qui ont croisé ta route, y compris ta femme.
LOGAN – Qu’est-ce que tu attends de moi ? Sérieusement Veronica, on a tourné autour de tout ça bien trop longtemps. J’ai réussi ma vie, j’ai réussi à devenir quelqu’un de bien. Je suis passé à autre chose. Du moins je le croyais. Je l’aimais. J’ai reconstruit une vie. J’avais avancé. Et…
Sa voix d’abord inquisitrice se brisa en plein vol. Veronica avala sa salive et se mordit la lèvre. Ses yeux étaient remplis de larmes. Elle avait envie de hurler mais aucun son ne sortait de sa bouche. Elle était comme paralysée.
LOGAN – Et puis tu as débarqué. Le fait de te sentir contre moi ce soir, pendant quelques secondes. Quelques minutes. Ton parfum, ta peau, ton regard, ton souffle chaud sur mon torse, ton visage… Je suis retombé dix ans en arrière, comme si je n’avais pas changé d’un poil. Comme si en fait l’horloge n’avait fait que reculer depuis cette fusillade.
VERONICA – Qu’est-ce que je dois dire Logan ? Sérieusement qu’est-ce que tu veux que je te dise ? Tu as pensé à ce que je ressens ? A ce que je vis ?
LOGAN – Et alors quoi ! Je balance ma vie, ma femme, pour quoi : un combat perdu d’avance !
VERONICA – Je ne te demande rien. Je n’en sais pas plus que toi. Je n’ai aucune idée de ce que je dois dire ou faire. Je ne sais pas ce qui est juste ou pas.
LOGAN – Je crois que tu devrais partir.
Il fit un pas vers elle et passa à côté d’elle sans un regard. Il ouvrit la porte de la suite et lui montra le chemin. Il ferma les yeux un instant pour ne pas laisser paraître sa tristesse. Il tenta de détourner le regard autant que possible pour ne pas craquer. Elle essuya ses larmes et ne pipa mot. Elle tourna les talons sans un regard et quitta la pièce comme demandé. Sa tête cognait fort et les larmes lui brûlaient les joues. Elle savait qu’il avait raison, il n’y avait pas d’issue. Il y avait Derek, il y avait Jessica. Et puis il était marié. Mais cette sensation. Quelque chose s’était réveillé au fond d’elle. Sa tête lui criait de s’enfuir au plus vite lorsque la porte claqua derrière elle mais elle ne pouvait pas bouger. Elle ne put faire un pas de plus.
Elle pivota sur ses talons et au moment où sa main allait toucher la porte, celle-ci s’ouvrit presque instantanément.
Son regard glissa sur son visage, ses longs cheveux blonds qui cascadaient sur ses épaules et les traces des larmes qui avaient coulé. Elle n’avait jamais été aussi belle qu’en cet instant. Il ne l’avait jamais autant désirée qu’à cet instant. Et Dieu savait combien il l’avait désirée.
Elle leva les yeux vers lui, dans son ventre les papillons s’affolaient, ses jambes allaient flancher comme la première fois qu’il avait posé ses lèvres sur les siennes. Elle était incapable de contrôler ce qu’elle allait faire. Incapable de dire un mot. Elle fit un pas en avant, lâchant son sac et s’agrippa au col de la chemise de Logan. Elle l’attira avec fermeté vers elle et déposa ses lèvres gonflées de désir sur les siennes. Ses reins étaient en feu et lorsque Logan y posa ses mains pour l’attirer vers lui, elle se cambra davantage collant son corps au sien.
Il fit glisser ses mains le long de ses fesses, de ses cuisses et la souleva, pivota sur lui-même et fit claquer la porte d’un coup de pied. Il la plaque avec force, presque brutalement, contre le premier mur qu’il trouva et lui rendit son baiser, fébrile. Il redécouvrit chaque centimètre de sa peau, goûtant chaque parcelle de ses lèvres. Il respira le parfum de sa peau depuis si longtemps oublié. Il se rappela l’odeur de ses cheveux, la douceur de sa peau. Il soupira, sentant les mains de Veronica sur son corps, agiles, comme si elle n’avait jamais connu aucun autre homme que lui.
Les gestes, les caresses étaient les mêmes. Une habitude qui ne se perd pas. Un désir que ni disparaît pas. Il dégrafa le corsage de la robe rouge vif qu’elle portait et fit glisser le tissu sur les épaules de la jeune femme. Il remonta ses mains le longs de ses cuisses, elle resserra l’étreinte autour du bassin de Logan et se lassa entraîner vers la table de la cuisine. D’un geste impeccable, il balaya l’ensemble de ce qui s’y trouvait et posa Veronica avec délicatesse sur le marbre froid. Elle eut une seconde de sursaut à ce contact mais se redressa presque immédiatement pour arracher la chemise de Logan et couvrir son torse de baisers passionnés. Il lui agrippa les poignets et la colla contre la table avant de venir coller son corps sur celui de la jeune femme.
Miami Beach – Plage
Au loin, il l’aperçut les chaussures dans une main, marchant le long des vagues. La brise qui s’était levée entortillait sa frange et la forçait à chasser ses cheveux de sa main libre. Doucement, il s’avança vers elle et vint se poster à ses côtés. D’abord il resta silencieux, observant les reflets de la lune sur son visage. Ses lèvres dessinées et ses yeux maquillés de noir. Elle avait l’air plus serein qu’il y a quelques minutes. Il n’avait pas bien compris le sens de ses mots. Mais il avait déjà perdu une femme par le passé. Il n’allait pas laisser des petits différends s’interposer. Il avait appris que le temps lui était compté et depuis qu’elle lui avait rendu son baiser le temps filait à toute allure.
SAM – C’est après moi que tu en as ?
Mac sourit. Il avait plus de dix ans de plus qu’elle et pourtant il était aussi terrorisé qu’elle à l’idée que sa relation en fonctionne pas. Elle n’aurait jamais pensé qu’en vieillissant elle soit toujours autant sur ses gardes et en regardant Sam ce soir elle comprit qu’elle le serait toujours. Cette incertitude liée à l’amour ne disparaissait jamais. En y pensant, elle s’adoucit presque aussitôt.
MAC – Non pas du tout. Je suis désolée de t’avoir entraîné là-dedans.
SAM – Tu es en colère après Veronica ?
Elle fit quelques pas vers l’océan puis s’immobilisa.
MAC – Je ne suis pas en colère. Veronica et moi, ça fait longtemps qu’on se connaît. J’espérais juste qu’elle soit plus ouverte. Elle avait recommencé à zéro… Un super job avec des opportunités incroyables, un petit ami qui allait faire sa demande…
SAM – Tu es contrariée parce qu’elle n’en prend pas conscience ou tu es contrariée parce qu’elle se voile la face ?
MAC – Tu la connais vraiment bien. C’est ça qui me fait peur. On a tous pensé que ses démons étaient derrière elle. Mais il a fallu un petit rien pour que tout recommence là où on l’avait laissé. Neptune nous a tout pris.
SAM – Tu n’es pas en colère. Tu as peur. Parce que si Veronica n’a pas avancé, tu t’imagines que toi non plus ?
MAC – Tu aurais dû faire psy !
SAM – Ma femme me disait ça…
Mac sourit à l’allusion. Elle posa sa main sur la joue de Sam et puis déposa ses lèvres sur les siennes.
SAM – Tu sais, on ne change pas. Veronica a toujours été comme ça, elle a juste voulu se prouver qu’elle valait mieux.
MAC – Elle n’a rien à nous prouver…
SAM – A elle-même Mac. Elle est toujours la même personne que j’ai engagée il y a plusieurs années, elle ne lâchera rien.
MAC – Ca ne t’effraie pas parfois ?
SAM – Parfois…
MAC – C’est juste que je me retrouve comme projetée dans le passé et avec Logan dans les parages…
SAM – Tu ne l’aimes pas beaucoup, n’est-ce pas.
Mac leva les yeux au ciel.
MAC – Bien sûr que j’apprécie Logan. Il a … son charme. Mais c’est Logan.
SAM – Qu’est-ce que ça veut dire au juste ? Vous dites tous ça comme si ça avait un sens.
MAC – Veronica et lui c’est une longue histoire…
SAM – Oui, je la connais. Avoua-t-il.
MAC – Elle t’en a parlé ?
SAM – Tu sais, parfois les choses changent. Mais les gens sont toujours les mêmes. C’est juste ta façon de voir les choses et de les ressentir qui évolue.
MAC – Tu veux dire que s’ils se retrouvaient, ce serait une bonne chose ?
SAM – Je n’en sais rien. Mais ce que je sais, c’est que tu ne peux pas changer les gens. Et si V redevient celle qu’elle a toujours été, ce n’est peut-être pas une si mauvaise chose.
MAC – J’aime la façon dont tu vois les choses.
Elle se glissa dans ses bras et ils restèrent au bord de l’eau encore un moment, à observer l’horizon.
The Lovely Queen Bar – Miami Beach – Le Loft de Logan
Elle s’était endormie contre son torse chaud et musclé. Elle était entortillée dans les draps frais et le parfum salé du corps de Logan la fit sourire. Elle ouvrit les yeux et au même instant réalisa que tout ceci n’était pas juste le fruit de son imagination. Elle se redressa vivement, et avec une rapidité hors du commun elle sortit du lit et attrapa sa robe. Logan se réveilla instantanément. Lorsqu’il croisa son regard, il comprit, lui aussi. Elle était déjà en train d’enfiler sa robe, de chercher ses chaussures, lorsqu’il se redressa et voulut ouvrir la bouche. La tristesse se lisait dans ses yeux. Veronica retint ses larmes et leva la main vers lui pour lui indiquer de ne pas dire un mot.
LOGAN – V je t’en..
VERONICA – Pas un mot.
Elle fit quelques pas en arrière et percuta le meuble derrière elle. La lampe vacilla et vint se briser sur le sol dans un bruit sourd. Elle enfila son escarpin et tourna les talons rapidement. Logan se leva et retenta un geste vers elle.
LOGAN – Je suis désolé. V…
VERONICA – Je t’en prie. Ne bouge pas.
Il se résigna à la laisser partir, dévasté. Elle détala et dans son élan fit tomber les bougies de la table basse. La porte claqua brutalement derrière elle. Il ne restait que lui. Lui et ce parfum sucré. Son cœur venait de faire le grand saut et la douleur qu’il ressentait n’avait pas d’égal. Il avait déjà souffert de cette relation. Elle lui avait déjà brisé le cœur, il avait déjà gardé des cicatrices de cet amour. Mais là, c’était comme arracher les points de sutures et le brûler au fer rouge. Il aurait voulu crier, mais aucun son ne sortait de sa bouche. Il aurait voulu pleurer, mais aucune larme n’avait décidé de couler. Il n’avait même pas la force de casser quoi que ce soit pour faire passer la douleur. Il s’avança à pas lents vers le salon, suivant le chemin qu’elle venait d’emprunter et ferma les yeux quelques secondes. Dans sa tête, des flash-backs de ce qui venait d’arriver ne le quittaient plus. Le parfum de sa peau, ses mains sur son torse, sa poitrine et ses hanches. Il secoua la tête, tentant de se ressaisir un instant. Il voulut ramasser les bougies qu’elle avait accidentellement fait tomber et tomba sur un châle. Il l’attrapa et l’enroula autour de ses doigts. Il se laissa tomber sur le canapé et porta l’étoffe à son visage. Il s’enivra du parfum de la petite blonde encore un peu alors que déjà la culpabilité le rongeait.
Logan voix off : Qu'est ce qui tourne pas rond chez moi ?
Appartement de Veronica et Derek – Coconut Grove – Miami
Elle referma la porte derrière elle et se laissa glisser le long du mur. Elle s’assit sur ses talons et plongea sa tête entre ses mains. Fébrile, elle chercha son téléphone dans sa pochette et voulut faire défiler le répertoire lorsqu’elle aperçut un petit signe clignotant. Elle avait un message sur sa boite. Un message de Derek. Elle inspira profondément et composa le numéro de sa boite vocale. Au bout de quelques secondes, la voix de Derek retentit dans l’appareil :
« Hé c’est moi. J’ai dû partir en mission. Ecoute Veronica je… Je crois qu’on devrait se parler à mon retour. Je ne sais pas trop quoi te dire ce soir. Je serai absent quelques jours, je te rappelle. Prends soin de toi. »
Sa voix hésita encore un instant avant de finalement raccrocher sans rien rajouter. Veronica se mordit la lèvre inférieure et leva les yeux au ciel pour retenir ses larmes. Elle avait merdé. Et le mot était faible. Elle se leva, abandonna sa veste et son portable dans l’entrée et se dirigea vers la salle de bain en traînant les pieds. Elle se déshabilla machinalement et se glissa sous l’eau brûlante. Elle laissa l’eau glisser sur son corps tremblant, elle mit son visage sous l’eau et finalement éclata en sanglots.