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Série : Veronica Mars
Création : 15.11.2016 à 17h18
Auteur : alExiaN
Statut : Terminée
« Cet EV se déroule temporellement après la saison 3 mais certains événements ont été modifiés pour coller à l'intrigue. » alExiaN
Cette fanfic compte déjà 73 paragraphes
Veronica ne jeta pas un regard au brancard. Elle s’accroupit immédiatement à la hauteur de Logan. Elle se saisit par les épaules, le secoua.
VERONICA : Logan !
LOGAN : C’est bon, je crois ma pulpe est décollée… plaisanta-t-il en posant sa main sur le bras de Veronica.
En colère, elle se releva sans ménagement et détourna le regard. Comment pouvait-il plaisanter dans un moment pareil ?
Veronica voix off : Tu as toujours ce foutu comportement inconséquent, Echolls…
Quand elle aperçut Leo en train de refermer le sac, elle fut prise d’un doute. Logan disait des âneries uniquement quand il était trop ému. Doucement, elle posa sa main sur celle du détective.
VERONICA : Attends, Leo…
LEO : C’est bon, Veronica…Ne t’inflige pas ça… Logan l’a reconnu…
VERONICA : Je n’en suis pas si sûre, souffla-t-elle en saisissant plus fortement la main du détective.
Malgré sa petite poigne, elle le contraignit à rouvrir le sac mortuaire. A moins qu’il ait renoncé à résister sous le contact de la peau veloutée de Veronica. Une fois, le sac complètement ouvert, elle laissa les souvenirs de sa formation fédérale l’envahir. Elle observa cliniquement le corps. Un homme, la trentaine, au corps solide, un physique de surfeur si on se fiait au bronzage et à la décoloration des cheveux. Sans demander la permission, Veronica contourna le brancard pour s’approcher davantage du corps. Elle lui saisit le bras gauche. Elle reconnut les traces d’injection caractéristiques des shoots à l’héroïne. Elle remonta vers la tête de corps. Elle observa les narines, elle lui sembla repérer des marques signifiant la consommation de cocaïne. Tout ce qu’elle constatait ne faisait qu’accroitre sa crainte. Rassemblant son courage, elle souleva les paupières du cadavre et découvrit deux yeux sombres. Toute l’adrénaline se dissipa.
VERONICA : Ce…
LOGAN : N’est pas Dick, compléta-t-il qui avait fini de reprendre ses esprits et venait recoller aux talons de Veronica.
Leo lui lança un regard étonné.
LEO : Alors pourquoi tu t’es effondré ?
LOGAN : Le soulagement… Tu connais ?
Veronica en fine observatrice vit passer dans les yeux de Leo l’envie de rabrouer Logan mais son professionnalisme l’en empêchait. Alors qu’elle, rien ne le lui interdisait. Logan lui gâchait ses vacances et jouait les mâles alpha de pacotille. Elle allait le lui faire remarquer à sa façon et ainsi retrouver un peu d’espace...
Veronica voix off : A croire qu’il a oublié qu’en société, il y a une distance minimale à respecter entre les gens…
VERONICA : Logan… Maintenant que tu es soulagé que ce ne soit pas Dick. Tu pourrais peut-être quitter la scène de crime que Leo nous a gentiment laissé visiter ?
Le pilote accueillit la nouvelle en arquant un sourcil. Leo sourit en refermant le sac. Il aimait quand elle se transformait en cheftaine, contrairement à Logan, il n’avait jamais eu de mal avec cette facette de la personnalité de Veronica.
LOGAN : Et toi ?
VERONICA : Quoi moi ?
LOGAN : Toi, tu restes ?
Veronica roula des yeux. C’était donc ça. Logan voulait repartir avec elle. Il voulait pouvoir parader sous les yeux de Leo. Leur petite guerre n’était donc pas finie depuis le temps.
Veronica voix off : Est-ce que ce genre de guerre prend fin un jour ?
VERONICA : Moi, je vais aller rejoindre les gars de la scientifique pour qu’ils prennent mes empreintes… J’ai mis mes doigts un peu partout sur le corps de ce type… Ils doivent les prélever pour que je n’entrave pas leurs recherches.
Logan ne trouva rien à redire et se laissa raccompagner vers le ruban jaune. Une fois qu’il l’eut franchi, il ne put s’empêcher d’ajouter bien fort.
LOGAN : A ce soir, à la maison, mon petit lynx…
Veronica voix off : La trêve, ce n’est pas pour tout de suite…
LOGAN : A ce soir, à la maison, mon petit lynx …
Veronica roula des yeux ronds. Leo regarda Echolls s’éloigner. Il ne le reconnaitrait pas devant elle mais il était ravi que le pilote s’en aille. Le voir jouer le mâle alpha à qui on passe tout l’agaçait. Et lui rappelait qu’un jour, il avait été assez faible pour lui trahir les lois qu’il défend et que cela n’avait servi à rien. D’un clignement d’œil, il chassa ses mauvais souvenirs pour revenir au présent.
LEO : Alors comme ça, tu mets des doigts partout sur son corps…dit-il en pointant le brancard qui s’éloignait.
VERONICA : Il aimerait bien…soupira-t-elle soulagée de voir Logan partir. 8 ans d’absence et il croit que rien n’a changé…
LEO : Euh… Veronica… Je te parlais de mon cadavre…balbutia-t-il partagé entre la gêne d’entendre Veronica s’épancher sur sa vie amoureuse et le soulagement qu’elle ne soit pas la compagne d’Echolls.
Leo voix off : Tu vaux tellement mieux que lui…
Veronica rougit devant sa bourde.
VERONICA : Oh… ton cadavre… Tu m’offres un café pour que je t’explique comment je me suis retrouvée à promener mes mains sur ton macchabée ?
LEO : Après ton relevé d’empreintes, répondit-il avec un clin d’œil appuyé.
Riant, ils quittèrent la scène de crime.
LEO : Détective amateur, plus jeune détective privé du comté de Balboa, recrutée pour un stage au FBI, major à l’Académie, agent fédéral pendant un an et maintenant journaliste d’investigations… Dis-moi, tu as combien de vies, Veronica ? s’interrogea-t-il après qu’elle eut raconté ce qui avait été sa vie ces dernières années.
VERONICA : Une seule… mais j’ai plusieurs peaux… Fini la fouine… Bienvenue au caméléon…
Leo secoua la tête avant de finir son café.
VERONICA : Quoi ?
LEO : Elle n’est pas finie la fouine… Elle est toujours là. La preuve, tu aides Echolls…
VERONICA : Je ne crois pas. Je l’aide parce qu’on a été amis…
LEO : Alors tu vas m’aider aussi ? demanda-t-il plein d’espoir.
Leurs regards s’aimantèrent plusieurs secondes. Leo se morigénait, pourquoi lui avait-il dit ça ? Il n’avait plus 20 ans. Le temps avait passé, pourquoi son cœur s’emballait depuis qu’ils étaient entrés dans ce café ? Le détective s’insultait intérieurement.
Leo voix off : Leo D’amato, flic au cœur de midinette… Pathétique…
Veronica ne savait pas quoi répondre. Elle ouvrit la bouche et fut surprise de sa réponse.
VERONICA : Bien sûr, fit-elle en posant sa main sur la sienne.
Leo voix off : Pathétique ? Pas tant que ça…
Elle termina sa tasse. Leo régla la note. Sur le trottoir, ils échangèrent leurs numéros. Alors qu’elle était assise au volant, Leo redevint professionnel.
LEO : Je te confirme au plus vite que ce n’est pas Dick. Et toi, tu m’appelles si tu le retrouves… Si ce n’est pas son cadavre, c’est mon meilleur suspect…
VERONICA : Et moi qui espérais que tu m’appelles pour diner… minauda-t-elle.
En se redressant Leo lui offrit un sourire rayonnant que Veronica lui rendit.
LEO : Je pourrai bien le faire… Histoire de te voler des infos…
VERONICA : Ce serait un juste retour des choses… Bon, 10 ans après…
LEO : Je sais être patient…
Il osa l’embrasser sur la joue avant de la quitter. Le cœur en fête, il rejoignit son équipe. Discuter et flirter avec elle était toujours plaisant et facile. Veronica se touchait encore la joue quand les feux arrières de la voiture de Leo disparurent à l’horizon.
Veronica voix off : Oh tu vas te calmer le cœur !
En se garant devant chez Mac, Veronica constata qu’elle avait plus de cinq appels en absence et quatre SMS. Trois appels de Logan : ça allait de l’appel sympathique à l’appel plein de jalousie et de colère mal placées. Un appel de son père qui lui annonçait qu’il dinait chez Eli. Un appel d’Eliott et toute l’équipe de rédaction qui lui annonçaient la publication de son papier dans les jours à venir. Veronica consulta ses SMS. Deux SMS de Logan. Vu la teneur de son dernier appel, elle imagina sans mal le contenu des textos et préféra les effacer sans les lire. Un SMS de Mac qui l’invitait à diner, parfait elle était devant chez elle. Un SMS de Leo. Veronica sourit bêtement en l’ouvrant.
Leo (SMS) : Confirmation faite que ce n’est pas Casablancas mais un certain Sean Granger. X
Grand seigneur, Veronica appela Logan pour lui annoncer la nouvelle.
VERONICA : J’ai une bonne et une mauvaise nouvelle. Ce n’est pas le cadavre de Dick. Mais il se retrouve en tête des suspects de la police…
LOGAN : Où es-tu ?
VERONICA : Chez Mac. Pourquoi ?
LOGAN : J’arrive.
Veronica soupira en raccrochant.
Veronica voix off : Qu’est-ce qu’il a à toujours vouloir me rejoindre ?!
La soirée promettait d’être électrique. Logan était après Dick, la personne que Mac détestait le plus à Neptune. Il incarnait tout ce qu’elle haïssait à Neptune bien qu’il eut essayé de se racheter une virginité en entrant chez les Marines.
LOGAN : Tu ne veux pas enfreindre la loi ? Tu plaisantes ?! Tu veux que je te rappelle comment tu as commencé à t’enrichir, Cindy ?
Elle détestait son prénom et ne supportait pas qu’on s’en serve contre elle. Que Logan l’utilise ainsi fit monter Mac dans les tours. Elle se mit à rugir. Tant de virulence dans sa bouche, Logan n’y était pas préparé. Il l’avait toujours connue timide et effacée. Il recula d’un pas. Heureusement le bar mettait un peu de distance entre eux. D’autant qu’elle le menaçait du couteau qui jusque-là servait à couper les poivrons.
MAC : Je n’enfreindrai pas la loi pour ton décérébré de copain ! En plus, un honnête flic le soupçonne de meurtre !
LOGAN : Un honnête flic, D’Amato ? grinça-t-il. Il est comme tout le monde, intéressé…
VERONICA : Logan, arrête, tu ne sais pas de quoi tu parles… murmura-t-elle.
La blonde voyait bien Mac partir en vrille. Et la savoir armée d’un couteau ne la rassurait pas beaucoup. Elle tentait d’apaiser la situation mais Mac en avait décidé autrement.
MAC : Exactement comme toi ! Tu viens la chercher quand tu en as besoin ! Mais quand elle a été contrainte à la fuite, tu t’es battu peut-être pour la faire rester ? Non ! Et pourquoi ? Pour ne pas perdre ton petit confort de 09ers de merde ! Si Leo avait été là, il n’aurait certainement pas laissé faire !
LOGAN : Bien sûr que si ! Il est venu sans vergogne me vendre les vidéos de Lilly et mon père contre une jolie somme. S’il avait été là, il n’aurait pas dit non aux billets verts de Kane ! Il est cupide, point barre. Ça le rend moins sexy, Ronnie, c’est ça le problème ?
La main de Veronica partit sans qu’elle en ait conscience. Logan encaissa la gifle sans vaciller.
LOGAN : Ça fait deux fois, Mars, dit-il d’une voix blanche.
Son regard et celui de Veronica se jaugèrent. Ils restèrent un moment aimantés, aucun des deux ne voulant céder. Mac surprise par la scène baissa son couteau et retrouva un peu de son calme.
VERONICA : Et je recommencerai si tu ne te calmes pas. Je ne suis pas ton larbin et Mac non plus. Tu ne peux pas arriver et exiger ! Enquêter prend du temps. Si tu veux que je t’aide, qu’on t’aide, il va falloir changer de discours. Le sarcasme ne te garantira qu’une chose, notre absence de coopération…
LOGAN : Ah bon. Avant c’était l’inverse. Tu te ramollis avec l’âge, Mars…
VERONICA : Et toi, tu es devenu idiot…
Logan recula d’un pas et leva les mains en signe de reddition.
LOGAN : Okay, okay… Je m’excuse. Leo est un mec bien.
Veronica roula des yeux devant l’absence de conviction de Logan. Il ne changerait pas. Quand il était en concurrence avec un autre homme, Logan était toujours déloyal. Et puis, elle ne l’avait pas giflé à cause de Leo, pas seulement, quand Logan avait mentionné Kane et sa manie de payer tous ceux qui se mettaient en travers de sa route, la honte avait submergé Veronica. Malgré les ans, elle s’en voulait toujours d’avoir obéi à Jake Kane. Elle avait été faible et n’avait pas aimé qu’on le lui rappelle. Tant pis si pour cela il fallait frapper Logan.
LOGAN : Mac, puisque nous sommes tous des gens biens, ici…Est-ce que tu veux bien s’il te plait m’aider à retrouver Dick ?
MAC : Non, répondit-elle toujours aussi laconique.
Son nouveau refus mit Logan dans une colère folle. Il envoya valser une chaise et rugit :
LOGAN : Mais qu’est-ce qu’il t’a fait ?!
MAC : Tu te fous de moi, Echolls, renchérit-elle en sortant de derrière le bar, couteau en main. Toujours à se payer ma tronche, à me trainer plus bas que terre, à se croire supérieur aux autres et puis, il a été plus proche des Sinclair que je ne le serai jamais !
Veronica secoua la tête. Mac perdait les pédales, elle dévoilait ses secrets les plus intimes. Il était temps de mettre fin à tout ça. Mais Mac n’avait pas vidé tout son sac. Elle s’avança davantage vers Logan en le pointant avec son couteau. Le Marine semblait prêt à se défendre.
MAC : Et pourquoi je devrais t’aider ? Tu m’as aidé à la retrouver quand elle a fui ? NON ! Vous m’avez tous abandonné ! Tu as fui aussi ! C’est facile de se planquer dans l’armée… Tellement facile… Je ne dois aucun service ! Ni à Dick, ni à toi !
Alerté par les cris, Liam pénétra avec précipitation dans sa maison. Quand il vit Mac armée d’un couteau face à un homme à l’attitude menaçante, son sang ne fit qu’un tour. D’une puissante clé de bras, Liam immobilisa Logan et le raccompagna vers la sortie. Ce dernier se laissa guider vers sa voiture sans broncher. Alors qu’il ouvrait la portière, il eut un sourire amusé en découvrant Veronica à ses côtés.
LOGAN : J’aurai dû me souvenir que la violence et la colère t’attiraient…
La blonde fut désolée d’entendre ça. Il n’avait pas changé en huit ans. Il espérait toujours la séduire en jouant de ses muscles. Il espérait son retour. Veronica doucha ses espoirs.
VERONICA : Rentre chez toi, Logan. Je vais tenter de réparer tes dégâts. Et souviens-toi de ce qui s’est passé entre nous la dernière fois que tu as usé de tes muscles.
Sans un regard de plus, Veronica abandonna le soldat pour retourner réconforter son amie. Logan passa ses nerfs sur une poubelle municipale. Il devait se reprendre s’il voulait la reconquérir. Il devait maitriser ses nerfs.
Elle referma la porte et rejoignit son amie qui tentait de se calmer en cuisinant. Liam la tenait serrer contre lui. Il lui murmurait des choses à l’oreille. Mac sembla se calmer. Il l’embrassa avant d’aller dans le garage. Ses derniers mots furent pour Veronica.
LIAM : Je vais me défouler sur le sac pour le moment. Mais si Echolls refait un sketch pareil à Mac, je te jure que je ne serai pas aussi cool…C’est lui qui prendra les coups.
VERONICA : Et tu aurais bien raison.
La porte se referma laissant les deux amis en tête à tête.
VERONICA : Toi aussi, tu as raison...
MAC : Comme souvent. Tu peux préciser ?
Elle coupait lentement des lamelles de poivrons. Elle se concentrait sur la tâche pour garder son calme.
VERONICA : Je t’ai abandonnée ces dernières années… Le Castle… J’ai accepté le marché de Kane pour vous assurer une sécurité relative à mon père, à toi… mais je n’en suis pas fière…
Veronica n’osait pas regarder Mac en lui avouant tout ça.
MAC : Je sais. Oublie ce que j’ai dit à Logan. J’ai pété un plomb. J’ai compris pourquoi tu étais partie. Je t’ai retrouvée, c’est l’essentiel.
Les deux amies se sourirent. Veronica rejoint Mac aux fourneaux et reprit la conversation.
VERONICA : Logan m’a appelée parce qu’il s’ennuie. Retrouver Dick est un prétexte pour m’exposer au danger. Cette exposition au danger est supposée m’exciter au plus haut point. Et GI Joe pense que je passerai mon excitation sur lui ou sous lui… Je ne me souviens plus bien de ses positions favorites…
Mac gloussa. Veronica lui sourit en retour. Elle avait réussi à lui changer les idées.
MAC : Bon, il veut que tu sois son jouet sexuel mais il veut aussi que tu sois une mère juive pour Dick. Il a beau avoir gagné des médailles, il conserve toujours ses mauvaises manières de 9ers. Tout vouloir ! Le beurre, l’argent du beurre et les fesses de la crémière !
VERONICA : Personnellement, j’ai toujours préféré la cuisine à l’huile d’olive…plaisanta la blonde en versant une rasade d’huile dans la poêle.
MAC : Ah… Alors la gifle de toute à l’heure ce n’était pas que pour me défendre…
VERONICA : c’était pour toi, pour moi aussi… Je sais que j’ai fait le bon choix en obéissant à Kane mais je ne l’accepte toujours pas… Je suis assez grande pour me rappeler mes erreurs, pas besoin de Logan pour ça…
MAC : Donc la gifle…
VERONICA : Donc la gifle.
MAC : Et la première, c’était pour ???
Veronica eut un sourire même en colère, Mac restait une analyse redoutable. L’information numérique n’était pas passée à côté de sa vigilance.
VERONICA : La première, c’était pour l’empêcher de m’embrasser…
Mac posa son couteau et déploya son argumentaire.
MAC : Je récapitule, tu gifles Echolls pour qu’il ne t’embrasse pas. Ensuite, tu le frappes à nouveau quand il évoque la cupidité de Leo et tu m’avoues que tu préfères l’huile d’olive, dois-je en conclure quelque chose ?
Veronica haussa les épaules et mit les poivrons à revenir.
VERONICA : Je ne sais pas… Revoir Leo, ça m’a fait…bizarre… Encore plus bizarre que de revoir Logan… Et puis, il faut dire que Logan a été d’une bêtise… Je suis LE mâle, ne touche pas la femelle, c’est la mienne !
Mac ria aux éclats devant l’imitation.
MAC : A ce point ? Et Leo, comment il a vu ça ?
VERONICA : Oh… Je crois qu’il n’en revenait pas de ce qu’il voyait… On se serait cru dans une cour de lycée…
Mac mordit dans une lamelle de poivron cru. Avant qu’elle n’ouvre la bouche, Veronica savait que son amie allait dire une ânerie.
MAC : N’empêche que ça a dû te faire une petit quelque chose ses deux hommes se toisant pour obtenir tes faveurs…
VERONICA : Dis comme ça, ça sonne plutôt cool… Mais ça ne l’était pas… C’était gênant au possible…
MAC : Allez… fais pas ta coincée… Je dois te rappeler que je connais ton score au test de pureté ?
Veronica roula des yeux en remuant les poivrons dans la poêle.
VERONICA : Ce n’était même pas le mien !
MAC : Je vais chercher le questionnaire si ce n’est que ça… Alors Leo ou Logan ?
VERONICA : Tu me connais, j’ai l’esprit de contradiction… Logan veut que je le colle ? Qu’est-ce que je fais ?
MAC : Tout l’inverse… évidemment.
VERONICA : Et puis, j’ai déjà beaucoup donné à Logan. On n’arrive pas à être ensemble… Mac écoutait en silence son amie ouvrir son cœur. C’était un moment rare. Mac laissa Veronica parler. Elle lui raconta les derniers moments de sa relation avec Logan. Elle lui parla de leur possessivité à tous les deux incompatible avec leur besoin d’indépendance.
VERONICA : On est pareil avec Logan mais nos cœurs sont toujours en déphasage. Wallace, c’est lui le génie de la physique, il t’expliquerait ça mieux que moi. Mais en gros, j’ai compris un truc ces dernières années, Logan et moi, ce n’est pas fait pour durer. C’est excitant, c’est passionnel mais éphémère. Et puis…
MAC : Et puis…
VERONICA : J’ai grandi à Neptune, alors le blanc immaculé de l’uniforme, ce n’est pas vraiment mon truc…
MAC : Le marron tirant sur le vert chiasseux, c’est plus ton truc ? plaisanta la hackeuse.
VERONICA : Je ne vois pas de quoi tu parles… Leo est détective à San Diego, il est habillé en civil.
MAC : Je remarque surtout que tu as noté qu’il n’avait pas cet infâme uniforme vert chiasseux…
Veronica rosit.
LIAM : Vert chiasseux ? Mon dieu, j’avais oublié que tu n’étais pas une femme comme les autres, Mac. Tu as le prénom de Cendrillon mais les manières du bucheron !
Il venait chercher une bouteille d’eau. Il était en nage. Le sac de sable devait avoir encaissé un bon nombre de coups.
MAC : C’est pour ça que tu m’aimes, dit-elle en embrassant son conjoint.
Veronica s’efforça de chasser la pointe de jalousie qui s'immisçait dans son ventre.
Veronica voix off : Avant, j’avais droit à ça moi aussi…
LIAM : Pour ça et parce que tu as été un sacré défi pour un homme comme moi...
VERONICA : Un sacré défi ? questionna la blonde, trop heureuse de pouvoir relancer la conversation.
LIAM : Elle ne t’a pas raconté comment on s’est rencontré ?
Mac baissa les yeux, Veronica détourna le regard. Comment deux meilleures amies pouvaient avoir autant de secrets ?
LIAM : Mais est-ce que ça vous arrive d’avoir de vraies discussions de filles ?
Les deux amies haussèrent les épaules en réalisant que les minutes précédentes avaient certainement été ce qui se rapprochait le plus d’un papotage de filles. Liam soupira.
LIAM : L’autre jour, je t’ai passée sur le grill… Aujourd’hui, c’est moi qui vais papoter comme une fille et te raconter comment Mac est entrée dans ma vie…
2009 - Neptune
Un brillant avenir s’ouvrait à elle mais Mac avait refusé toutes les offres d’emploi dans les plus grandes filiales informatiques de l’état, surtout l’offre très alléchante de Kane Software. Il était impossible pour elle de travailler pour celui qui avait fait fuir sa seule amie. Du silence radio dans lequel Veronica l’avait plongée, Mac avait tiré cette certitude. Veronica avait suivi son cœur en partant à New York mais Piz n’y était pour rien. Veronica avait fui pour les protéger : Keith et elle. Mac avait du mal à accepter le sacrifice de son amie, alors elle passait ses nuits à chercher un indice, une trace d’elle. Cela avait été facile de la suivre lorsqu’elle était à New York. Piz postait tellement de photos de leur nouvelle vie. Par procuration, Veronica les tenait informés. Puis un jour, Mac dût se rendre à l’évidence, Veronica n’apparaissait plus dans les clichés de Piz. La hackeuse s’était alors mise en chasse. Tous les moyens seraient bons pour retrouver son amie. Tous les soirs après ses longues heures de travail ; filature numérique, gestion de site internet, Mac avait plusieurs cordes à son arc ; la hackeuse plongeait dans les méandres d’internet pour retrouver la trace de Veronica. Ce soir, elle allait partir de la fiche fédérale de son amie et essayerait de remonter sa trace. Elle allait accéder au fichier du personnel quand un fenêtre bloc-notes s’ouvrit toute seule et apparut à l’écran. Mac la regarda d’un mauvais œil, elle frissonna quand elle vit un texte apparaitre.
« Toc, toc, toc… Qui est là ? Pour toute demande, merci de consulter le guichet unique… »
Elle resta un moment les doigts en suspens au-dessus du clavier. Alors qu’elle allait saisir sa réponse, elle vit le voyant rouge de sa webcam clignoter. Elle vida un pot à crayons et chapeauta la caméra en jurant.
MAC : Sale voyeur !
X : Ce n’est pas moi qui regardait le premier… fit une voix électronique depuis les hauts parleurs.
MAC : Des yeux et des oreilles !
X : Oui, comme tout être humain…
Mac commençait à perdre de sa superbe en constatant l’étendue de l’intrusion de l’autre hackeur. Prise par sa propre manipulation, elle ne l’avait pas vu pénétrer son système. Elle allait tenter une manœuvre complexe, et dévastatrice, si elle échouait, pour son matériel, pour s’assurer une nouvelle tranquillité.
Mac voix off : heureusement que tu as fait ta sauvegarde ce matin… Espérons qu’il ne soit pas allé fouiner dans tes dossiers…
Elle commença à entrer sa suite de commande quand le curseur du bloc note s’affola.
X : Qu’est-ce que tu fais ?! On commençait tout juste à s’amuser !
Mac s’interdit d’accorder la moindre attention à la supplique de l’intrus. Méthodiquement, elle érigea des murailles autour de son espace numérique. Elle cantonna l’intrus à un tout petit répertoire qu’elle nomma : parasite.
X : Sympa ! J’aurais préféré un surnom plus sexy, affichait le bloc-notes.
MAC : Voyeur, ça te correspondrait mieux ? demanda-t-elle à voix haute.
X : C’est sûr que je le suis plus que toi… Tu avances plutôt à l’aveugle dans les fichiers, là…
MAC : Occupe-toi ton clavier, espèce de nerd…
X : Mais c’est qu’elle mord ! Moi qui voulais te proposer de l’aide…
MAC : J’en veux pas de ton aide…
X : Pourtant, tu vas en avoir besoin…
MAC : C’est bon, arrête ton numéro ! J’ai déjà assez de papas !
Mac rejeta son clavier sans fil sur le bureau. Il fallait qu’elle se calme. Elle était en train de révéler des informations personnelles à un excellent hackeur. Ce foutu nerd avait réussi à remonter son flot de données et à infiltrer son serveur personnel. Elle n’oserait pas le reconnaitre mais elle avait eu chaud aux fesses.
X : Partie ? demanda la voix dans les haut-parleurs.
Mac pesta. Sa ligne de défense n’avait pas tenu longtemps, le hackeur avait à nouveau accès aux périphériques de son ordinateur.
X : Juste comme ça en passant… C’est pas en fouinant dans la liste du personnel que tu trouveras ton prochain rencard… A moins que tu aies envie de menottes, de salle d’interrogatoire...
MAC : Qui te dit que je cherche un mec ?
X : Oh, mademoiselle a des goûts éclectiques ? chuchota -t-il d’une voix coquine.
MAC : Non. Je ne suis pas là pour ça. Je cherche quelqu’un…
X : Et moi, on me paie pour empêcher les gens de ton espèce de venir fouiner ici. Alors, dis-moi qui tu cherches ou je vais devoir t’inculper ?
Mac fondit sur son clavier.
Mac voix off : m’inculper ? Attends, je me suis faite doubler par un féd ?
Ses doigts volèrent sur les touches. Habilement, elle remonta l’adresse IP de son intrus.
X : Hé pas si vite ! ça chatouille ! Tu veux savoir qui je suis et tu ne me laisses pas voir qui tu es… Pas très équitable, non ?
MAC : Dans mon monde, l’équité n’existe pas, désolée… Le monde des Bisounours a disparu…
D’un index rageur, elle appuya sur la commande entrée et découvrit le visage de son intrus. Un visage souriant, des yeux couleur noisette et des cheveux taillés savamment et surtout en fond, l’insigne du FBI. Mac commença à pâlir.
X : Bonsoir… fit-il amusé en levant son mug FBI.
MAC : Et merde…
X : Mais c’est qu’elle est grossière ! Tu enlèves le cache de ta caméra ou j’ai besoin d’envoyer une équipe te chercher pour qu’on se parle face à face ?
Mac s’avança vers son pot à crayons et le retira consciente d’avoir perdu la partie.
X : Bonsoir, répéta-t-il. Agent Liam Miller, chargé d’empêcher les invasions de hacker... Mais je crois que j’ai des progrès à faire.
MAC : Mac… Et si tu as besoin de progresser, je donne des cours du soir….
LIAM : Des avances ? Oh la coquine ! Bon, tu me racontes qui tu cherches et après je vois ce que je note dans mon rapport…
MAC : Je cherche un de vos agents…
LIAM : Pour le compte de qui ?
MAC : C’est personnel.
LIAM : Pourquoi tu n’es pas venu en personne au bureau faire une demande en bonne et due forme ?
MAC : Parce que je m’impatiente…
LIAM : La prison t’enseignera la patience, sermonna-t-il en buvant une gorgée de café.
MAC : Sérieux ? Des gros méchants rodent dehors et c’est moi qu’on veut enfermer ?
LIAM : La loi est la loi…
Mac partit dans un fou rire incontrôlable.
Mac voix off : Il faut que je retrouve Veronica, il lui plairait…
LIAM : A moins que… Tu es prête à quoi pour retrouver ton mystérieux agent et garder ta liberté ?
MAC : Annonce ton deal, on verra si je suis…
LIAM : Dine avec moi et je transforme ta balade nocturne en opération partagée. Je devrais bien arriver à trouver un dossier où tes talents s’exprimeront à merveille.
Mac esquissa un sourire et accepta. Elle ne pensait vraiment pas s’en tirer à si bon compte. Avec ce marché, elle tenait peut-être un moyen de mettre fin aux années d’absence et de silence de son amie.
LIAM : Et voilà comment elle a diné avec moi… Ce diner a été fantastique et on ne s’est plus quitté, conclut-il amoureusement en serrant Mac dans ses bras.
Veronica regarda Mac différemment. Elle la connaissait curieuse et solitaire. Elle la découvrait fouineuse et bossant en équipe. Elle comprenait mieux l’interrogatoire de la veille. Ils leur restaient des blancs dans leur chronologie. Au lieu de leur en vouloir, Veronica en eut la gorge nouée.
VERONICA : C’est un peu grâce à moi alors si vous êtes ensemble, si je comprends bien ?
MAC : Un peu grâce à toi, beaucoup grâce à lui, répondit-elle en resserrant son étreinte. Il m’a aidée à retrouver ta trace, à attendre que tu fasses le premier pas… On t’avait retrouvée bien avant l’accident de Keith. Le cercle polaire…
Veronica serra la main de Mac pour la remercier de sa loyauté, de sa patience, d’être tout simplement elle. Mac accepta sa gratitude en silence avant de se retourner vers Liam.
MAC : Il m’a aussi fait rencontrer des gens importants qui avaient besoin de mes services. En faisant ça, j’ai compris pas mal de choses sur ta position face à la justice…
LIAM : Oui, je suis un homme génial…
VERONICA : C’est vrai. Me retrouver en plein milieu de mon reportage sur le massacre des phoques… Il faut être sacrément bon…
LIAM : C’était un beau défi qu’elle m’avait lancé, dit-il en dévorant Mac des yeux.
Veronica ressentit une pointe de jalousie face au bonheur de son amie. Elle préféra changer de sujet pour chasser son pêché.
VERONICA : En parlant de défi, tu crois qu’on peut retrouver Dick avant la fin de l’année ?
MAC : On va essayer… Mais je le fais pour pouvoir passer plus de temps avec ma BFF et pas pour l’Amiral…
VERONICA : Qu’importent tes motivations… Je ne suis même pas sûre de connaitre les miennes ou les siennes…
Elles passèrent une bonne partie de la nuit d’abord à pirater les relevés téléphoniques de Dick, à les étudier. Mac avait réussi à récupérer via le site internet de l’opérateur l’ensemble des communications du mois dernier. Veronica n’eut pas besoin de remonter aussi loin pour découvrir une nouvelle piste. Piste qu’elle aurait souhaité éviter. Dans les numéros récurrents, Veronica reconnut le numéro de son ancien meilleur ami.
MAC : Dick était en contact avec Wallace. Ils se sont appelés régulièrement ce mois-ci.
Les deux amies échangèrent un regard entendu.
Veronica voix off : Cette fois-ci, il va falloir qu’on se parle… Se toiser ne suffira pas.
2012 - Neptune
Lorsque Veronica était revenue à Neptune après l’accident vasculaire de son père. Elle avait constaté que la ville avait bien changé. Weevil était passé du côté de la lumière en ouvrant son garage et œuvrant au côté de Keith. Wallace avait plongé dans la noirceur. Depuis qu’elle avait quitté la ville, Eli dirigeait de main de maitre un garage auto et moto prospère. A l’inverse du motard, Wallace avait succombé à l’appel des sirènes du Castle malgré les nombreuses mises en garde de Mac. Wallace avait refusé de l’écouter, la geek s’efforçait de lui rappeler que Veronica trouvait Kane dangereux. Plus Mac s’entêtait, plus Wallace s’éloignait d’elle. Mac sans Veronica, c’était différent. C’était impossible. Seul, il était devenu une proie facile et Wallace se laissa attirer dans les filets de Kane. Il se laissa séduire par les paillettes et le luxe que les Fennell avaient espéré en rejoignant la Californie... En revenant en ville pour voir son père à l’hôpital, Veronica ne put ignorer les affiches du meilleur joueur de basket de l’état soutenant Jake Kane dans sa campagne électorale. Il s’exposait de partout. Elle ne fut pas surprise d’entendre son rire dans les couloirs de l’hôpital. Les sportifs sont souvent mis à contribution pour faire oublier la maladie aux enfants.
Veronica voix off : Ou pour attirer des voix dans les urnes…
Lui aussi, il la reconnut instantanément. Les deux ex meilleurs amis se jaugèrent du regard. Wallace semblait hésité. La dureté du regard de Veronica lui souffla l’attitude à adopter.
Veronica voix off : C’est ça, reste loin de moi… Kane m’a poussé à fuir. Hors de question que je fréquente un de ses chiens.
Elle passa son chemin, ébranlée. Elle heurta de plein fouet Eli. Il mit le choc sur le compte de son inquiétude pour son père, aussi, il s’empressa de la rassurer en la serrant dans ses bras. Etrangement, elle se laissa faire. C’était bon de sentir les bras puissants d’Eli sur elle. A cet instant, elle se sentait en sécurité. Elle serait restée dans cette position longtemps mais les mots du motard lui rappelèrent pourquoi elle était rentrée.
ELI : Veronica. Il va bien.
VERONICA : Merci d’avoir appelé.
ELI : Heureusement que j’ai trouvé le téléphone de ton père. Sinon, personne n’aurait pu te joindre. Personne ne savait où tu trouvais.
X : Si je savais, fit la voix de Mac dans leur dos.
Veronica se retourna vers elle. Elles s’étreignirent fortement.
VERONICA : Merci de m’avoir laissé du temps.
MAC : Tu ne disparais jamais sans raison. Alors, j’ai attendu.
Les deux jeunes femmes rompirent leur accolade.
MAC : Va le voir. Et passe à la maison avant de partir cette fois.
Veronica opina du chef avant de rejoindre son père. En avançant dans le couloir, elle recroisa Wallace. Cette fois-ci, elle passa devant lui sans laisser paraitre la moindre émotion. Oui, ils avaient été amis. Mais aujourd’hui, ses vrais amis, c’était un chef de gang repenti et une hackeuse de haut vol qui avaient su attendre qu’elle fasse le premier pas pour reprendre contact qui n’avaient pas succombé à l’appel des sirènes. Elle entra timidement dans la chambre de son père. Il était allongé au milieu des écrans qui contrôlaient l’état de son rythme cardiaque. Ses yeux étaient clos. Doucement, elle prit sa main dans la sienne et l’embrassa. Le contact de leurs peaux fit ouvrir les yeux de Keith.
KEITH : Ma chérie…
VERONICA : Je suis là, papa. Ne t’inquiète pas. Ils prennent soin de toi.
KEITH : Je sais. Je sais tout.
Veronica essayait de comprendre le sens caché de la répétition de son père. Keith n’était pas du genre à parler pour rien. Comme elle ne semblait pas comprendre, l’ancien shérif s’expliqua.
KEITH : J’étais chez Jake quand c’est arrivé. Il m’a raconté votre petit arrangement et… Il m’a dit que tu avais eu de la chance, qu’il avait été miséricordieux avec toi parce que c’est ce qu’on fait avec ses enfants… Alors, je me suis emporté, je lui ai dit qu’il n’était pas ton père… Qu’une jeune femme indépendante d’esprit et aussi forte ne pouvait pas être la sienne… Le ton est monté et… Je suis tombé. Ton héros est tombé.
Les larmes aux yeux, Veronica serra fortement la main de son père. Pendant toutes ses années, il n’avait eu de cesse d’essayer de comprendre pourquoi elle avait fui. Il avait enquêté prudemment. Il avait compris et était allé affronter le Roi.
VERONICA : Tombé peut-être. Mais vivant.
KEITH : Grâce à Wallace.
VERONICA : Hein ?
KEITH : Il devait être dans le manoir quand on s’est disputé. Son visage inquiet, c’est la dernière chose que j’ai vu avant de tomber. C’est lui qui a appelé les secours et Eli…
Veronica coupa son père.
VERONICA : Peu importe qui a appelé… Tu es vivant. C’est tout ce qui m’importe, papa. Laissons le Castle derrière nous…
KEITH : Il va pourtant nous rattraper… Jake Kane se présente aux élections. Le Castle n’existe que pour lui permettre de gagner l’élection…
VERONICA : On s’en fiche. On a connu pire et puis, son administration t’apportera certainement plus de clients…
Keith sourit en redécouvrant sa fille : sarcastique et souriante. Son cœur avait eu des ratés mais ça en valait la peine.