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Série : Veronica Mars
Création : 08.02.2017 à 18h55
Auteur : Marion
Statut : Terminée
« La fiction prend en compte les trois saisons et reprend l’histoire environ 8 ans plus tard. Elle ne tient pas compte du film ni des livres de Rob Thomas. » Marion
Cette fanfic compte déjà 65 paragraphes
San Francisco – Alamo Square
Au détour d’une ruelle, une jeune femme blonde, les cheveux relevés et vêtue d’un blouson de cuir était installée sur le capot d’une vielle mustang. Logan ne put retenir un sourire en l’apercevant alors qu’elle tournait les yeux vers lui.
VERONICA – Tu es un homme mort, Echolls. Et je te vois depuis là où je suis, enlève-moi ce satané sourire.
LOGAN – C’était ton idée de l’attraper à l’ancienne. Pas la mienne.
VERONICA – Je n’ai pas choisi le costume.
LOGAN – Tu m’as dit « je te laisse choisir ».
VERONICA – Stupide, stupide Veronica. Pourquoi je te fais encore confiance.
LOGAN – Je trouve que tu es superbe.
VERONICA – Tais-toi, il arrive.
Elle descendit du capot et s’avança vers un homme d’une quarantaine d’années. L’homme regardait par-dessus son épaule pour la troisième fois et ne remarqua pas Veronica s’avancer vers lui. Lorsqu’il tourna les yeux, elle planta son regard dans le sien.
VERONICA – Salut Quint.
L’homme abaissa ses lunettes de soleil, la détailla un instant avec un sourire et reporta son attention sur son visage. Logan secoua la tête en souriant, elle faisait toujours tourner la tête à tous les hommes.
Logan voix off : Mars, tu es née pour ce boulot !
QUINT – Que me vaut le plaisir…
VERONICA – Betty. J’ai entendu parler de toi par le bouche à oreille. J’aurais besoin d’un service.
Quint fronça un peu les sourcils alors que Veronica se rapprochait dangereusement de lui. Il regarda autour de lui et reprit la parole.
QUINT – Qui t’envoie ?
VERONICA – Terence. Répondit-elle du tac au tac.
Elle avait lu le dossier, elle savait ce qu’il fallait qu’elle dise.
QUINT – C’est quoi le boulot ?
VERONICA – On aura besoin d’un peu d’intimité pour ça. Lança-t-elle aguicheuse, forçant son regard de biche.
Elle l'entraîna dans la ruelle, rapidement, discrètement.
QUINT – Ce n’est pas que je n’aime pas les jeunes femmes qui font le premier pas, ma jolie, mais…
X – Carter, Agent Echolls.
Un pas de plus et Veronica l’avait mené droit sur son coéquipier. Quint jeta un regard à Logan et voulut dégainer, mais Veronica fut plus rapide et lui arracha le chargeur avec un sourire.
VERONICA – Agent Mars. On a besoin de votre aide, Carter.
Quint semblait ennuyé, voire même inquiet.
LOGAN – On peut faire ça discrètement, ou on vous ramène au poste.
Quint soupira et fila son flingue à la petite blonde.
QUINT – Comment savez-vous que je ne porte pas un mouchard ?
LOGAN – Parce que la demoiselle porte un brouilleur. Ça nous couvre, et ça vous couvre au cas où quelqu’un serait à vos trousses.
Logan rangea son arme et sortit un dossier avant de le tendre à Quint.
LOGAN – Vous reconnaissez quelqu’un ?
Veronica l’observa attentivement pendant qu’il étudiait les photos du dossier. L’homme fronça les sourcils à plusieurs reprises, mais ne parut pas reconnaître qui que ce soit.
QUINT – Comment vous m’avez trouvé ?
VERONICA – Votre nom est sorti dans une de nos affaires.
Il rendit le dossier à Logan.
QUINT – Ces visages ne me disent rien. Pourquoi ?
LOGAN – Ce sont des victimes d’un cambriolage qui a mal tourné.
VERONICA – Vous reconnaissez ça ? Demanda-t-elle en lui tendant une photo des bijoux qu’il avait revendus. Ses yeux s’illuminèrent.
QUINT – Oui. Ce sont des bijoux, j’ai compris seulement plus tard qu’ils avaient été volés, j’ai donc fait le nécessaire pour que le bijoutier le voie.
VERONICA – Oui, on a pu retrouver leurs traces grâce à vous.
LOGAN – La question c’est où vous les avez eus.
QUINT – Je fais des petits boulots pour le patron de l’organisation que j’infiltre. Et parfois je gère ce genre de choses pour eux. Ça fait partie du boulot si je ne veux pas finir dans un sac poubelle.
LOGAN – Vous savez pour qui exactement ?
QUINT – Je crois que c’était pour le neveu du boss.
VERONICA – Vous avez un nom ? Un visage ?
QUINT – Gill. Je crois que son prénom c’est Gill. Il traîne constamment avec le fils de M. Hortega. Ils ne sont pas clairs tous les deux, souvent les mains sales, de l’argent volé, des armes à tout va. Mais je ne les ai jamais pris sur le fait. Pourquoi, qu’est-ce qu’ils ont fait à vos victimes?
Veronica et Logan échangèrent un regard. Carter était de la police mais ils n’étaient pas sûr de lui faire confiance. Il avait pourtant été assez doué pour comprendre de suite que les visages que Logan lui avait montrés étaient ceux des victimes.
LOGAN – Ils ont sûrement un lien avec le meurtre de ma fille. Lâcha-t-il un peu plus froidement.
Quint hocha la tête sans un mot, Logan respecta son silence.
QUINT – Je peux voir si je trouve quelque chose. Il y a un bar où je vais souvent seul, pour faire le point avec mes supérieurs. Dans trois jours, j’ai un rendez-vous là-bas, je peux laisser des infos pour vous.
VERONICA – Merci.
Logan lui serra la main et les deux agents regardèrent Quint sortirent de la ruelle et rejoindre sa vieille mustang. Veronica prit les devants, attrapa son téléphone dans la poche arrière de son jeans moulant et composa le numéro de la centrale.
VERONICA – Passez-moi Donovan, c’est l’agent Mars.
…
VERONICA – C’est Veronica. Je suis avec Logan, on a pu choper Quint. On a quelques infos. Vous pouvez chercher des infos sur un certain Hortega. Il est connu pour trafic et blanchiment. Trouvez-moi tous les membres de sa famille, Donovan. On est en route.
La jeune femme tourna les talons et passa devant Logan en lui intimant de la suivre. Il la détailla un instant et voulut siffler d’admiration en la voyant se promener dans ses chaussures à talons aiguilles.
VERONICA – Tu siffles et je te jure que tu passeras une très mauvaise journée.
Logan souffla d’admiration, et ne prononça pas un mot de plus. Il la suivit en silence jusqu’à leur voiture, garée un peu plus bas dans la ruelle.
Salle de conférence – FBI San Francisco
En pénétrant dans la salle, elle retrouva six agents en train d’éplucher les dossiers et une Mac très réactive qui parlait avec Donovan.
VERONICA – Vous avez trouvé quelque chose ?
DONOVAN – Oui, mais disons que votre amie a été plus rapide. Déclara-t-il en pointant le visage de la petite brune dans l’écran.
LOGAN – Alors ?
MAC – Gill Kutter, c’est le nom de celui qui a certainement fourni les bijoux à Quint. Il est toujours fourré avec le fils aîné de la famille Hortega. Papa fait tourner le business mais le fils a à son actif plusieurs suspicions pour meurtre et violence. Apparemment, ça ne plaît pas à Hortega senior qui n’a pas couvert ses dernières frasques.
LOGAN – Ça tombe sous le sens. Hortega est connu pour son trafic et son business de blanchiment d’argent mais il est lui-même tellement clean et irréprochable qu’il est très dur de réussir à le lier à tout ça. Il a des boys qui font le boulot à sa place, des gens qui prennent pour lui. Alors avoir son fils qui se fait remarquer ne doit pas franchement l’aider.
DONOVAN – Apparemment Gill n’a pas de lien de parenté à proprement parler avec Hortega, mais c’est le fiancé de la fille de la nouvelle femme d’Hortega.
VERONICA – Pourquoi Quint ferait des petits boulots pour eux alors que Papa Hortega est contre tout ça ?
MAC – C’est peut-être le coup de trop. Peut-être qu’il n’a aucune idée de comment se débarrasser de son fils et de son gendre et il a demandé à Quint de faire en sorte que ça remonte à la surface.
DONOVAN – Vous croyez vraiment qu’un parent serait prêt à balancer son fils pour pouvoir continuer son business ?
Un silence emplit la pièce, ce qui surprit Donovan. Logan, Veronica et Mac baissèrent les yeux. De là où ils venaient, tout était possible. Préférer la bouteille à sa propre fille, prendre la fuite avec l’argent de ses études, battre son fils, tuer sa maîtresse mineure par pur ego, faire abattre le meurtrier de sa sœur par un homme de main. Balancer son fils pour qu’il fasse quelques années en prison ne paraissait à leurs yeux, pas si cruel que cela.
DONOVAN – Ok, je vois que vous avez dû avoir une jeunesse en or.
VERONICA – En or n’est peut-être pas le mot juste.
MAC – Disons simplement que malgré tout on ne l’échangerait pour rien au monde.
LOGAN – On a juste grandi bien plus vite que la moyenne.
Donovan hocha la tête et attrapa les dossiers de Gill Kutter et de Carlo Hortega. Il les tendit à Veronica.
DONOVAN – Maintenant on a tout, il nous manque le mobile et plus important, le moyen de les lier à la scène de crime. Les bijoux ne suffiront pas.
VERONICA – Étudiez les mouvements de nos deux fanfarons. Je vais voir Jenny, j’ai quelques questions pour elle. Logan, tu peux me préparer un dossier sur Hortega ? Peut-être que si on a assez pour faire pression, il pourrait nous donner son fils et son gendre en échange de quelque chose.
LOGAN – Tu veux proposer un accord à un criminel ?
VERONICA - Non, mais comme tu le dis si bien, chaque homme a un prix. Il suffit de trouver quel est son prix.
Elle sourit en sortant de la salle de conférence.
Salle d’autopsie – Département du FBI – San Francisco
Veronica poussa la porte vitrée et toussota pour attirer l’attention de la jeune femme brune, concentrée derrière son microscope. Jenny releva les yeux et sourit en apercevant l’agent devant la porte.
JENNY – J’ai entendu que vous avez un peu avancé.
VERONICA – Disons qu’on creuse encore plus profond.
JENNY – C’est toujours mieux que de ne pas avancer. Qu’est-ce que je peux faire pour vous ?
VERONICA – J’aurais besoin de votre aide pour l’arme du crime.
JENNY – Je ne l’ai pas.
VERONICA – Non je sais, mais je sais aussi que d’après les blessures sur un corps, on peut à peu près estimer la taille, la forme de l’objet.
JENNY – C’est vrai. J’avais fait des examens sur le corps de la victime. Elle s’interrompit et reprit rapidement : Holly, pardon.
VERONICA – Oui, et ça a donné quelque chose.
JENNY – C’est un couteau, ou du moins une lame un peu particulière. Elle était un peu courbée, très courte, et dentelée.
VERONICA – Un couteau de pêche, de chasse.
JENNY – Possible. Les plaies n’étaient pas nettes. Comme si la lame avait une entaille.
VERONICA – Vous pourriez tenter de faire un moulage ?
JENNY – Je peux essayer, mais dans le corps d’une enfant les tissus ont tendance à se rétracter quelques jours après la mort. Je vous tiens au courant.
VERONICA – Merci beaucoup Jenny.
Elle tourna les talons, laissant la légiste dans son antre scientifique et rejoignit l’ascenseur.
Starbucks Café – San Francisco
Elle s’installa à une table au soleil, chaussa ses lunettes de soleil et prit quelques instants pour observer les gens. Ils étaient en train de se promener, de rire insouciants et pleins de vie. Ce qu’elle n’était plus depuis longtemps. Elle avait perdu son insouciance bien trop tôt et elle était incapable de briser le cours des choses, de profiter de chaque moment. Et pourtant. Pourtant en repensant à Logan et à ce qu’il venait de lui arriver, elle devait admettre que la vie était bien trop courte pour passer à côté des belles choses. Elle s’était fait la promesse de passer plus de temps avec son père, de prendre quelques jours de congés, de revoir du monde, mais à chaque fois elle avait repoussé à plus tard. Le dernier homme de sa vie était parti en courant au bout de quelques mois seulement. Elle ne vivait pas comme tout le monde. Elle vivait pour ce boulot, et malgré l’horreur qu’elle voyait chaque jour, c’était ce qui la faisait tenir. Elle arrêtait une partie de ceux qui rendaient la vie des autres horrible, et ça pour elle c’était vital. La journée avait été longue. Ils avaient trouvé plusieurs affaires similaires, ils attendaient les rapports des différentes agences d’ici demain pour comparer. Carter avait rendez-vous demain soir avec ses supérieurs, peut-être qu’il trouverait quelque chose d’ici là. Soudain, elle se figea et un sourire naquit sur son visage. Elle reposa le café sur la table et quitta les lieux.
Département du FBI – San Francisco
VERONICA – J’ai une idée. Déclara-t-elle en déboulant dans la pièce.
LOGAN – Je pensais que tu étais rentrée ?
VERONICA – J’ai eu une idée en chemin.
Elle pianota sur l’ordinateur portable, ouvrit une session skype et attendit que la jeune femme réponde. Bientôt le visage de Mac apparut sur l’écran.
MAC – Est-ce que j’ai le droit à une prime de consultante moi aussi ? Plaisanta-t-elle en allumant sa caméra.
VERONICA – J’ai une idée. Est-ce qu’il est possible de faire parvenir un sms à l’agent Carter sur son téléphone avec un numéro intraçable ? Voire inexistant.
MAC – Tout est possible. C’est ça la magie de l’informatique. Mais ça tu aurais pu le faire avec n’importe quel téléphone prépayé.
VERONICA – Non, je veux que ce numéro n’existe pas. Que si quelqu’un remonte le numéro, celui-ci n’ait jamais existé. Pour protéger l’agent Carter.
LOGAN – Pourquoi tu veux lui envoyer un sms ?
VERONICA – Jenny t’a remis un rapport ?
LOGAN – Oui, elle vient de quitter les lieux avant que tu arrives. Pourquoi ?
Il chercha quelques secondes sur la table et tendit le dit-dossier à la jeune femme, intrigué.
VERONICA – Attends…
Elle ouvrit le dossier, le parcourut et son sourire se fit beaucoup plus franc. Elle en sortit une feuille qu’elle montra à tout le monde, y compris Mac.
MAC – Et c’est quoi ?
LOGAN – L’arme avec laquelle ma fille a été poignardée. Devina-t-il.
VERONICA – Exact. Et maintenant qu’on sait ce qu’on cherche, on n’a qu’à le signaler à Carter.
DONOVAN – Oui mais même si le numéro est inconnu, si vous lui écrivez un message de la sorte et qu’il est surveillé, ça risque de lui poser problème.
VERONICA – Pas si tu y mets les formes. Mac ?
MAC – Donne-moi ton message et je fais le reste.
LOGAN – Mars ? Qu’est-ce que tu vas lui écrire?
Veronica se tourna avec un sourire, s’installa devant l’ordinateur et ouvrit la messagerie pour envoyer un mot à Mac :
« Salut beau gosse, toujours ok pour notre soirée chasse et pêche… tu as intérêt à bien aiguiser tes outils… Betty »
Appartement de Logan – San Francisco
Il était tard, la lune éclairait le salon plongé dans la pénombre. Elle reposa sa tasse à côté de l’écran de l’ordinateur, ramena ses jambes contre elle et réétudia le dossier encore une fois. Elle s’installa confortablement sur le canapé du salon, tentant de faire le vide dans sa tête. La journée avait été longue et les nuits étaient de plus en plus courtes. Plus ils avançaient dans cette affaire, moins elle en voyait le bout. A chaque fois qu’ils avaient quelque chose, cela les menait à une nouvelle personne. L’horloge accrochée sur le mur derrière elle indiquait 3h25 du matin. Elle avait abandonné depuis longtemps cette bataille contre ses insomnies et avait accepté que son corps se réveille à des heures improbables.
Dans son lit, il se tendit, se retourna en sueur, s’agitant de plus en plus entre les draps. Dans un sursaut, il se redressa, laissant échapper un léger cri. Un cauchemar, encore. Il regarda autour de lui, reprenant son souffle et tentant de retrouver le calme.
Un cri retentit depuis la chambre de Logan. Elle se redressa, inquiète et se dirigea vers la pièce. Elle ouvrit la porte et découvrit Logan en nage assis dans son lit, les yeux remplis de larmes. Elle s’approcha de lui, sans un mot, s’installa à ses côtés et posa sa main sur la sienne. Elle cherchait son regard mais il était trop nerveux. Elle le laissa souffler quelques instants et laissa courir ses yeux sur le torse musclé et contusionné de son ancien amant. Lorsqu’elle aperçut les blessures au niveau des côtes, son cœur s’accéléra.
Veronica voix off : Quand est ce que tout ça s’arrêtera…
A ce contact, le corps de Logan se décontracta, il ferma les yeux, essayant de faire le vide en lui. Concentré, il tenta d’oublier les images atroces du corps ensanglanté de sa fille. Il ne sentit pas le regard de Veronica glisser sur sa peau, mais sursauta lorsque la main de la jeune femme se posa sur l’une de ses blessures. Leurs regards se croisèrent alors enfin.
Il put lire l’inquiétude de la petite blonde dans ses yeux. Il se souvint de leur altercation à ce sujet quelques jours plus tôt. Il avait aussi honte de savoir qu’elle l’avait sûrement compris au moment même où elle avait posé les yeux sur lui. Mais à cet instant, c’était simplement de l’inquiétude qu’il lisait en elle. De l’inquiétude et… Non, il n’avait pas vu ce regard depuis tellement d’années qu’il était impossible qu’elle le voie de cette façon et surtout pas après tout ce qui venait d’arriver. Son bas ventre le chatouilla, le ramenant à une sensation qu’il avait enfouie depuis longtemps maintenant. Réveillant ses sens instantanément, le sang cognait dans ses tempes, son cœur frappait de plus en plus fort et un sentiment jusqu’alors oublié refit surface. Son parfum envahit son esprit, provoquant en lui un désir incontrôlable de l’attirer à lui. Elle le regardait, toujours aussi intensément, le cœur battant à la chamade. Les papillons enterrés depuis si longtemps reprenaient vie au creux de son ventre, la faisant se sentir vivante pour la première fois depuis bien des années. Ses lèvres étaient gonflées de désir, ses reins en feu, elle tentait en vain de refréner cette envie nouvelle qui était en train de s’échapper de la boite dans laquelle elle l’avait rangée.
Veronica voix off : Non, ce n’est pas réellement en train d’arriver…
Elle se pencha vers lui sans réfléchir et posa ses lèvres sur les siennes avec douceur, mais avec autant de ferveur que la première fois qu’elle l’avait embrassé. Elle se rappela le goût de ses lèvres, l’odeur de sa peau et la chaleur de son corps. Elle se souvint instantanément de l’effet que lui faisaient ses étreintes, sentant son cœur exploser dans sa poitrine. Il n’eut pas le temps de réagir, mais lorsqu’il sentit ses lèvres se coller aux siennes tout son être se réveilla, sortant d’une torpeur comme après un coma. Il sentit le sang courir dans ses veines jusqu’à ses extrémités, retrouvant pour la première fois cette envie viscérale de vivre et d’aimer. Mais alors qu’il savourait enfin ce baiser, elle se détacha de lui. Et comme la première fois, ce jour-là, devant cette chambre d’hôtel à Neptune, ils se regardèrent sous un jour nouveau. Des années s’étaient écoulées et ils étaient pétrifiés de voir combien rien, absolument rien n’avait changé en eux. Les sentiments s’étaient simplement dissimulés, avaient été ignorés, enterrés bien profond pour ne plus y penser. Ils étaient toujours aussi dévastés, anéantis par la vie et l’horreur qu’ils devaient affronter chaque jour. Ils étaient toujours ces adolescents pétrifiés par cette peur incontrôlable. Elle voulut se redresser, comme pour fuir, mais il fut plus rapide. Ce moment-là, il l’avait attendu, il l’avait rêvé des nuits durant, désespérant un jour de la retrouver. Alors même s’il ne l’attendait plus, et même si ce n’était absolument pas le moment pour ce genre d’ébats, il lui attrapa la main. L’attira avec lui avec force et retrouva ses lèvres, avant de glisser ses mains sur le corps de la jeune femme. Leurs corps se touchèrent à nouveau, tremblants, fiévreux et comme s’ils ne s’étaient jamais quittés, leurs gestes se complétèrent. Elle lâcha un gémissement lorsqu’elle sentit les doigts de Logan glisser sur sa poitrine au travers du tissu, descendre lentement pour remonter le long de sa peau. Il frémit à chacune de ses caresses, comme il l’avait toujours fait, laissant les mains de Veronica glisser sur son torse, son dos. Il retira le t-shirt de la jeune femme, laissa sa bouche redécouvrir la peau de la jeune femme. Il l’attrapa par les cuisses et l’attira vers lui, la positionnant à califourchon sur lui. Elle ferma les yeux, s’agrippa à Logan et se laissa faire.
Les rayons de soleil filtraient au travers des fenêtres lorsqu’elle ouvrit les yeux. Elle savoura la chaleur de la peau de Logan sur la sienne, son odeur salé et resta blottie contre lui sans scrupule. La sentant remuer, il se réveilla à son tour, réalisant qu’elle était dans ses bras, il sentit son cœur s’accélérer à nouveau. Il baissa les yeux vers elle, elle lui fit son plus beau sourire et ses angoisses fondirent comme neige au soleil. Il posa ses lèvres sur celles de la jeune femme et l’embrassa avec ardeur. Il fit glisser son bras sous elle et l’attira à lui. Elle se détacha de lui avec douceur et souffla :
VERONICA – Il n’y a rien que je préférerais plus que de passer encore un peu de temps comme ça… Commença-t-elle en rougissant un peu. Mais il faut qu’on aille bosser.
Logan la regarda avec un sourire, il laissa ses mains glisser sur la poitrine, le ventre et les hanches de la jeune femme avant d’acquiescer timidement. C’était la première nuit où il avait dormi sans faire de cauchemar. La première fois qu’il avait passé plus d’une heure endormi. Veronica se mit à rougir en sentant le regard de Logan sur sa peau nue.
VERONICA - Echolls, arrête, ça tu vas me faire rougir.
LOGAN - Je crois que c’est trop tard. Déclara-t-il en déposant ses lèvres sur les siennes avec ardeur.
Elle se dégagea de l’emprise avant d’être tentée encore plus et avec un sourire elle reprit:
VERONICA - Ok, il faut vraiment qu’on y aille. On a des méchants à secouer. Lança-t-elle avec un regard plein de défi.