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Série : Veronica Mars
Création : 08.02.2017 à 18h55
Auteur : Marion
Statut : Terminée
« La fiction prend en compte les trois saisons et reprend l’histoire environ 8 ans plus tard. Elle ne tient pas compte du film ni des livres de Rob Thomas. » Marion
Cette fanfic compte déjà 65 paragraphes
Département de la criminelle - FBI - San Francisco
VERONICA - Oui je vous remercie pour votre aide. Je vous tiens informé si on trouve quoi que ce soit.
Elle raccrocha son téléphone exténuée alors que la ville de San Francisco commençait à peine à s’enfoncer dans le noir. Elle s’étira un instant et fut interrompue par Logan qui passa la tête par la porte avec un grand sourire.
LOGAN - Notre scientifique a analysé le moulage de la plaie et la photo que Quint nous a refilée. Pour elle, pas de doute, l’arme peut correspondre. On peut demander notre mandat.
Elle lui rendit son sourire, ravie de voir la tournure que prenaient les évènements. Ils échangèrent un long regard, rempli de satisfaction, de fierté. Quelque chose venait enfin de leur donner un peu d’espoir. Il soupira doucement, fit la grimace puis un pas en avant et demanda:
LOGAN - Est-ce que tu voudrais aller manger un morceau?
Veronica haussa les sourcils, surprise par la demande de Logan. En temps normal, il aurait simplement dit qu’il allait manger et qu’elle pouvait se joindre à lui. Soudain, elle se sentit femme, comme lors d’un premier rendez-vous. Elle rougit quelque peu et répondit:
VERONICA - Tu veux dire comme un rencard ?
Logan ne put s'empêcher de sourire en secouant la tête et baissa les yeux quelques secondes avant de reprendre:
LOGAN - Oui et tu viens de ruiner le moment.
VERONICA - Mais je suis pas habillée pour.
LOGAN - Et maintenant tu fais des manières en plus?
VERONICA - Je sais pas, c’est toi qui fais tout un plat pour aller manger. Si c’est pour aller boire une bière et manger une pizza j’appelle pas ça un “rendez-vous”. Déclara t-elle en s’avançant vers lui, un sourire mutin sur le visage.
LOGAN - En fait, je crois que finalement je vais t’emmener au bistro du coin, vu ton attitude, c’est tout ce que tu mérites.
VERONICA - Ah oui vraiment! Demanda-t-elle en se baissant pour passer sous le bras de Logan et sortir de la pièce.
Elle s’éloigna vers l'ascenseur et Logan la suivit rapidement. Devant la cabine, elle se tourna vers lui avec un regard plein de sous-entendus.
VERONICA - Tu viens, je meurs de faim.
LOGAN - Pourquoi j’ai l’impression qu’on va sauter l’étape du repas ?
VERONICA - Ah Ah! Le voilà! Je savais que je t’au…
Elle n’eut pas le temps de finir sa phrase qu’il l’attrapa par les hanches, l'entraîna dans l'ascenseur qui venait de s’ouvrir derrière elle et souffla:
LOGAN - Tais-toi, Mars. Lâcha t-il avant de poser ses lèvres sur celle de la jeune femme la poussant contre la paroi de l’ascenseur.
Fast Car - Jonas Blue
Celle-ci répondit à cet appel charnel sans hésitation et passa ses bras autour de son cou, fermant les yeux, savourant la douceur de ses lèvres. Les mains de Logan glissèrent dangereusement dans le bas du dos de la jeune femme, réveillant les papillons dans son ventre. Elle s’agrippa un peu plus à lui, il frissonna la sentant se coller contre lui avec ardeur. Il se séparèrent à contre-coeur lorsque les portes de l'ascenseur se rouvrirent sur le hall d’entrée.
Résidence des Hortega - San Francisco
Lorsque la porte d’entrée s’ouvrit sur une employée de maison mexicaine, Veronica eut un faible sourire sur son visage.
Veronica voix off: On ne sortira jamais avec ce cliché!
Elle sortit sa plaque et son badge, imitée dans la foulée par Logan et Donovan postés à quelques mètres derrière elle puis elle prit la parole.
VERONICA: On est là pour Gill Kutter et Carlo Hortega. Où est-ce qu’on peut les trouver?
L’employée, pas plus surprise que cela, montra le chemin qui menait à la piscine aux agents. Ils traversèrent le hall, longèrent la baie vitrée et arrivèrent dans le jardin d’été. Au bord de la piscine, plusieurs femmes, des jeunes et moins jeunes se prélassaient au soleil. Logan et Donovan jetèrent un rapide coup d’oeil par dessus leurs lunettes de soleil alors que Veronica secoua la tête, amusée. Un homme d’une soixantaine d’années s’avança vers eux, habillé d’un costume blanc et d’un chapeau. Pour parfaire le tableau, il tendit sa main avec élégance à la jolie blonde avant de se présenter.
X - Hortega Senior, que puis-je pour vous Agent…
VERONICA - Mars. Voici les agents Donovan et Echolls du FBI.
HORTEGA - Alors dites moi qu’est-ce que mon fils a encore fait?
Veronica sortit le mandat de sa poche, le tendit à Hortega qui prit le soin d’analyser le papier avant de reporter son attention sur la jeune agent.
LOGAN - Nous avons un mandat pour fouiller la maison, et interpeller Gill Kutter et votre fils pour le meurtre de Holly Grant.
DONOVAN - De plus, il semblerait que le mode opératoire utilisé ici corresponde à plusieurs autres homicides non résolus.
Hortega regarda autour de lui et massa sa barbe bien fournie, l’air ennuyé.
HORTEGA - Je vois. Et bien Messieurs, Dame, je vous en prie, je n’ai rien à cacher. Déclara t-il d’un ton solennel en ouvrant les bras vers sa maison. Vous trouverez ces jeunes gens au fond du jardin. Rajouta-t-il avant de faire signe à son employée de maison de laisser entrer les autres agents qui attendaient sagement devant la maison.
Ils allaient s’éloigner pour interpeller les deux accusés lorsque Hortega se tourna vers Logan et le détailla un instant.
HORTEGA - Veuillez recevoir toutes mes condoléances Agent Echolls, j’ai cru comprendre que la jeune fille était votre enfant.
Le sang de Logan ne fit qu’un tour, il savait qu’Hortega était protégé et qu’il en jouait par son calme et le fait qu’ils les laissent fouiller sans aucune hésitation. Il le savait aussi prêt à envoyer son fils en prison si cela lui permettait de faire son business tranquillement sans que quiconque ne s’en mêle.
HORTGEA - Je ne peux imaginer la douleur que l’on peut ressentir lorsque l’on perd un enfant.
Logan fulminait, Veronica le regardait en coin espérant qu’il saurait se contrôler. Hortega attendait le moindre faux pas pour tenter de le déstabiliser et les mettre à la porte. Logan respira profondément puis répondit calmement, laissant Veronica et Donovan cois.
LOGAN - Je vous remercie. Toutefois, je suppose qu’une fois que votre fils sera jugé coupable et se verra condamné à la peine capitale, il est possible que vous fassiez connaissance avec cette tristesse.
Sur ces mots, il tourna les talons, s’avança dans le jardin sans un regard pour quiconque. Les agents envahirent les lieux, fouillant les chambres ainsi que les autres pièces sous l’oeil attentif de Logan. Donovan et Veronica avaient attrapé Kutter et Carlo. Ce dernier se débattait comme un fauve, criant à l’injustice face à son père qui restait de marbre. Veronica soupira, fatiguée de l’entendre geindre. Ils les installèrent dans des voitures différentes, refermant les portières sur eux. Veronica fronça les sourcils voyant l’air serein et sûr de lui de Kutter.
Veronica voix off: Je t’assure que je me ferais un plaisir de te faire transpirer un peu durant l’interrogatoire.
Lorsqu’elle se retourna, elle se retrouva face à un Logan tout sourire. Il souleva avec un air triomphal sa main dans laquelle il tenait un sachet avec le couteau de chasse de Kutter.
Veronica voix off: Pitié, faites que ce soit l’arme du crime.
Département du FBI - San Francisco - Laboratoire
La jeune femme blonde leva les yeux par dessus ses lunettes et fusilla Logan du regard pour la troisième fois.
LOGAN - Je ne part pas d’ici sans une réponse Mary.
MARY - Tu es conscient que ce n’est pas une personne que j’interroge mais que je suis en train de faire des analyses avec mon cher spectromètre de masse et que les réponses n’arrivent qu’au bout d’un certain temps.
Logan lui fit son plus beau sourire.
MARY - Ça n’ira pas plus vite parce que tu te tiens derrière la vitre.
LOGAN - Pas de souci, j’attendrais.
MARY - Tu n’as pas un suspect à harceler au lieu de me rendre la vie dure?
LOGAN - J’aime bien les faire attendre… comme ça ils sont à point lorsque je les cuisine.
MARY - Tu es incroyable.
Au même instant, une des machines émit un bip. Logan s’approcha rapidement de l’écran derrière lequel était postée la grande blonde. Il la détailla un court instant. Habillée de rouge et rose, elle détonnait complètement du reste de l’équipe.
MARY - Ok donc c’est effectivement du sang ce qu’il y avait sur le couteau.
LOGAN - Tu peut le comparer?
MARY - Oui avec celui d’un chevreuil peut-être, mais avec celui de Holly aucune chance.
Logan déchanta et soupira bruyamment. L’ordinateur émit un nouveau bip, il reprit espoir mais Mary grimaça à nouveau.
MARY - Ce n’est pas le bon couteau. Ou tu n’as pas le bon meurtrier.
Logan fronça les sourcils, il était sûr de son coup, la photo et tout le reste pouvaient qu’il s’agissait du même couteau.
LOGAN - Tu m’as dis que d'après la photo c’est ce couteau-là que tu cherchais.
MARY - Oui ce couteau-là. Désigna t-elle en montrant le moulage et la photo qui s’affichait sur l’écran à leur droite. Mais ça ce n’est pas le même couteau.
LOGAN - T’es en train de me dire que le couteau que Carter a pris en photo n’est pas le même que celui que j’ai récupéré chez les Hortega ?
MARY - J’ai bien peur que non. Tu vois le moulage et la photo, la lame a été abîme, c’est petit mais c’est ça qui change la donne. Le moulage montre bien l’imperfection de la lame, qui correspondrait en tout point au couteau sur la photo. Mais avec ce couteau-là, la blessure aurait été fluide et le moulage aussi.
Logan tourna les talons et sortit de la pièce le pas lourd.
MARY - Logan, je suis désolée.
Elle fronça les sourcils et étudia la lame du couteau attentivement. Aucune trace d’imperfection. Elle entendit l'ascenseur se refermer sur l’agent, elle se mordit la lèvre et tenta une nouvelle chose. Si ce couteau était bien celui de Kutter, elle devrait y trouver ses empreintes. Sauf s’il avait été échangé avec un autre. Un sourire se dessina sur le visage de la scientifique et elle sortit son matériel.
Salle de conférence - Département du FBI - San Francisco
DONOVAN - Qui était l’agent en charge du dossier dans les autres cas?
Sa voix résonna dans la pièce, sortant Veronica et Logan de leurs réflexions. Depuis que Logan avait appris que l’arme qu’ils avaient récupérée chez les Hortega ne correspondait pas à celle du meurtre, il avait déchanté. Sa bonne humeur s’était envolée.
VERONICA - Jessica Collins. Pourquoi?
DONOVAN - Jessica Collins était l’agent en charge du dossier à Boston lorsque ma femme et ma fille ont été tuées.
Veronica fronça les sourcils et lança une recherche dans son ordinateur alors que Logan attrapait les dossiers au milieu de la table.
LOGAN - Jessica Collins. Déclara-t-il ahuri en tournant les pages du premier dossier qu’il venait d’ouvrir.
VERONICA - Les mecs, je crois qu’on a retrouvé le dénominateur commun de chacune de ces affaires. Jessica Collins.
Elle fit pivoter le portable sur la table et leur montra l’écran.
Jessica Collins, affections
DONOVAN - Et personne n’a relevé ce détail ?
LOGAN - C’est presque trop beau pour être vrai. Mais comment elle a fait ça? En plus de dix ans, elle aurait réussi à falsifier toutes ces preuves?
X - Non, seulement à chaque fois elle échangeait l’arme du crime.
LOGAN - Mary?
MARY - J’ai trouvé des empreintes sur le couteau. Au départ, je ne pensais pas utile de les rechercher toutes compte tenu de la faible probabilité. Mais j’ai fini par céder à la tentation. Le couteau, ce n’est pas celui de Kutter. Les cellules épithéliales appartiennent à une femme. En faisant des analyses, j’ai pu trouver son empreinte dans les fichiers.
Veronica ne releva pas les yeux et fit une rapide recherche sur son pc et acquiesça.
VERONICA - Il n’y a que deux endroits pour trouver ce couteau. On va vérifier de suite.
LOGAN - Je viens avec toi. Donovan, tu peux…
DONOVAN - Commencer à cuisiner Carlo. Il n’a sûrement rien à voir avec les meurtres et voudra faire un deal.
American soldier supplies - San Francisco
Le carillon résonna dans la boutique lorsque Veronica et Logan y pénétrèrent. Elle regarda les équipements militaires autour d’elle et s’avança vers le comptoir. Un homme, la cinquantaine, apparut derrière celui-ci, alerté par le carillon.
VENDEUR - Bonjour, comment puis-je vous aider?
VERONICA - Agent Mars et Echolls, nous aurions quelques questions à vous poser pour une enquête.
HOMME - Une de mes armes a été retrouvée sur le lieu d’un crime? S’enquit-il soudain.
LOGAN - Peut-être. Vous vendez ce genre de couteau? Demanda t-il en lui montrant la photo de l’arme de Kutter.
HOMME - Effectivement. Mais je n’en vends plus beaucoup ces derniers temps. J’ai dû en écouler une dizaine depuis le début de l’année.
VERONICA - Vous avez un registre des clients et des achats qu’ils ont effectués chez vous?
L’homme acquiesça, se pencha vers l’ordinateur et tenta de faire une recherche.
HOMME - J’en ai vendu huit depuis le début de l’année. Dont trois ont été payés en cash.
Il fit pivoter l’écran vers les agents et désigna la liste. Veronica se pinça les lèvres, aucun des noms ne correspondait. Elle sortit la photo de l’agent Collins, de Carlo et de Kutter et elle les tendit au vendeur. L’homme attrapa les photos et les observa attentivement. Lorsqu’il vit la photo de la jeune femme, il n’eut pas de doute et confirma les pensées de Veronica.
HOMME - Elle est venue acheter un couteau il y a quelques jours.
Il hésita en voyant la photo de Kutter un moment.
HOMME - Il ne me parait pas inconnu, mais je pourrais pas être certain pour lui. Annonça t-il à contre coeur.
VERONICA - Ça suffira, je vous remercie.
Une fois sur le trottoir, ils se regardèrent un peu perdus.
LOGAN - Alors quoi, elle trouve les cibles, elle donne les infos à son complice, fait l’échange de l’arme du crime et c’est tout… l’affaire finit par être laissée en suspens? Une fois fait, elle change de brigade et on passe au prochain?
VERONICA - Ça m’en a tout l’air. Et c’est pour ça que ce ne sont que des agents. Elle est proche d’eux et elle connait des détails que d’autres ne connaissent peut-être pas. Dit-elle dégoutée.
LOGAN - Je hais les agents véreux.
VERONICA - Oui, surtout qu’on ne va pas pouvoir l’attraper comme ça, va falloir qu’on ait plus que ça.
LOGAN - Faut qu’on trouve un lien entre elle et Kutter.
VERONICA - Oui et qu’on trouve leur complice. On n’a toujours pas la troisième personne responsable du dénominateur commun dans les premières affaires.
LOGAN - Les viols. C’est le seul moyen de lier le meurtre de ma fille à tous les autres. Je veux dire, je serais ravi de les voir tomber pour avoir tué ma fille, mais s’ils sont responsable des autres meurtres et viols, ils faut qu’on trouve leur complice, on ne peut pas les laisser s’en sortir juste avec ça…
VERONICA - Il faut qu’on creuse sur Collins, c’est le seul moyen d’obtenir quoi que ce soit.
LOGAN - Comment une femme peut-elle… Il s’interrompit au même instant, ayant trouvé lui-même la réponse à sa question. Il faut chercher sous d’autres noms, des bien communs, une personne de la famille de Collins.
VERONICA - Comment ça?
LOGAN - Comment une femme pourrait-elle laisser quelqu’un commettre de pareilles atrocités, à moins bien sûr d’être une psychopathe sans limite?
VERONICA - Pour sa famille, Kutter et le complice sont certainement de la même famille.
Elle attrapa son téléphone dans sa veste de costard et composa un numéro rapidement alors qu’elle suivait Logan en direction de la voiture.
VERONICA - Mac, c’est moi, est-ce que je pourrais te demander un service? Pourrais-tu fouiller le passé de Jessica Collins, et voir si tu trouves une personne de sa famille qui est en prison ou qui a passé du temps en prison, un oncle, un père, un frère ? Et tente de faire le lien avec Kutter Gill. Elle est de la maison, elle a sûrement pu se fournir et leur fournir des identités et des noms différents.
Département du FBI - San Francisco
Alors qu’ils sortaient de la cabine d’ascenseur, Donovan se dirigea vers eux à grands pas.
DONOVAN - Carlo s’est mis à déballer tout ce qu’il savait à partir du moment où il a entendu le mot meurtre. Ce gamin n’a rien fait hormis se mouiller pour des histoires de dopes. Il confirme que mardi soir Kutter est rentré, les habits tâchés de sang et que les jours qui ont suivi il a rencontré une jolie brune dans la résidence des Hortega. Il ne se rappelle pas son nom mais lorsque je lui ai montré la photo de l’agent Collins il l’a reconnue presque immédiatement.
LOGAN - Ça, c’est ce qui s’appelle du grand déballage!
DONOVAN - Il est trop trouillard pour finir en taule, là-bas je lui donne pas trois jours. J’ai envoyé quelques agents récupérer les déchets de la semaine, si ses habits étaient couverts de sang il les a sûrement balancés quelque part.
VERONICA - Tu as pris sa déposition, il l’a signée ? Demanda-t-elle pour être sûre d’avoir quelque chose en main.
Donovan acquiesça puis reprit:
DONOVAN - Et vous, du neuf?
VERONICA - Apparemment l’agent Collins ne passe pas inaperçue. Le gars de la boutique l’a identifiée de suite. Par contre il n’est pas certain pour Kutter. On a une piste, Mac est dessus. On pense qu’il y a un lien entre Kutter, Collins et le complice dans les autres affaires.
DONOVAN - Ok. Un lien de parenté ce qui expliquerait qu’elle les ait couverts tout ce temps. Ça tient debout, en plus elle a accès au système et aurait pu facilement changer les identités de Kutter et l’autre complice pour qu’on ne remonte pas jusqu'à elle.
En discutant, ils se dirigeaient vers la salle de conférence.
LOGAN - Il ne nous reste pas beaucoup de temps, il faut qu’on trouve quelque chose pour pouvoir interroger Kutter. Son avocat a déjà fait des pieds et des mains. Il nous reste jusqu'à demain matin.
VERONICA - On va trouver.
MAC - J’ai! S’écria-t-elle avec un sourire triomphal depuis l’écran de l’ordinateur.
LOGAN - Si tu as, je te jure Mac je t’offre une soirée dans le meilleur restaurant des US!
MAC - Hum, je prends bien note, ça fait longtemps que je n’ai pas eu une soirée romantique. Lança-t-elle avec un sourire.
VERONICA - Pour ça, il te faudrait un chevalier servant! Lâcha-t-elle rapidement, consciente que ce n’était pas le moment de rigoler.
LOGAN - Ça peut s’arranger, qu’est ce que tu as?
MAC - C’est pire que ce vous pensiez. Bradley Connor. Arrêté en 2015 pour multiples viols. C’est un charmant personnage et c’est le père de notre jeune agent. C’est même son témoignage qui l’a fait enfermer. Il a commencé par le viol et le meurtre de sa femme, et il a abusé de la confiance de sa fille. Il l’a utilisée pour trouver de nouvelles victimes. Plusieurs fois, la police l’a inquiété mais Collins a réussi à trouver une échappatoire pour le faire libérer. Mais au fil du temps, elle s’est liée à Kutter et en est tombée amoureuse…
LOGAN - Elle a fini par lâcher son père pour couvrir son conjoint. Et en 2015, quand les pistes menaient droit sur eux, il fallait qu’elle en sacrifie un.
MAC - Tu l’as dit. Du coup, elle a fini par avouer le tout pour les meurtres avec viols.
DONOVAN - Mais pourquoi alors ces affaires sont toujours non résolues ?
MAC - Car justement dans ces affaires Kutter et elle étaient complices. C’était le deal, elle vendait son père pour sauver son conjoint, et du coup les affaires ouvertes étaient toutes celles dans lesquelles Bradley Connor, Collins et Kutter avaient opéré ensemble.
VERONICA - Pourquoi Connor n’a t-il pas balancé Kutter?
MAC - Si Collins avait assez de preuves pour l’inculper, elle devait certainement connaître ses faiblesses, et avoir de quoi protéger Kutter au cas où. Sans preuves le reliant, c’était la parole de Connor contre celle de Kutter.
VERONICA - Parler avec Bradley Connor ne servira à rien. Il ne nous dira rien, on ne peut pas lui proposer de marché, dans tous les cas il ne peut qu’y perdre.
LOGAN - Oui, mais avec ces infos on peut arrêter Collins, perquisitionner sa maison et mettre la main sur l’arme du crime.
DONOVAN - Et avec les infos de Mac, si on réussit à en faire craquer l’un des deux, on obtiendra des aveux.
VERONICA - On n’aura plus qu’à les monter l’un contre l’autre et attendre qu’ils fassent une erreur.
LOGAN - Mac, choisis-toi un prétendant, je te fais un chèque.
MAC - Allez les faire transpirer, on en reparle plus tard!
VERONICA - Merci.
Salle d’interrogatoire n°2 - FBI - San Francisco
Veronica pénétra dans la pièce, balança le dossier sur la table et fit quelques pas devant la vitre. Donovan la suivit et s’installa dans un coin de la pièce.
KUTTER - Qu’est-ce que vous me voulez?
VERONICA - Il y a beaucoup de choses que je veux Gill! Mais là tout de suite, ce que je voudrais comprendre, c’est comment t’as réussi à te mettre dans une merde pareille.
KUTTER - Je ne sais pas de quoi vous parlez. Je veux voir mon avocat.
VERONICA - On vient de l’appeler, elle est en chemin. Je te demande pas de parler.
DONOVAN - Regarder tu sais faire? Alors observe!
Veronica ouvrit le dossier, s’installant devant Kutter avec un sourire paisible. Elle sortit la photo de l’agent Collins, puis celle du corps de Holly Grant, celle de la blessure de la petite fille, celle du moulage, puis enfin celle du couteau que l’agent Carter avait réussi à prendre. Kutter était hésitant, il résista à l’envie de dire quoi que ce soit et préféra détourner le regard, dédaigneux. Donovan posa le couteau qu’il avait perquisitionné chez Hortega sur la table avec brutalité.
KUTTER - C’est mon couteau et alors.
VERONICA - Non c’est pas le vôtre.
KUTTER - Vous l’avez trouvé chez les Hortega dans ma piaule, à qui vous voulez qu’il soit ?
Elle plaça le couteau sur la photo de l’agent Collins.
VERONICA - A Jessica Collins. Ta petite amie. C’est elle qui fait les échanges des armes. Elle achète la même arme après le meurtre et elle l’échange avec la tienne.
Kutter se repositionna dans sa chaise, nerveux et fronça les sourcils. Mais il ne pipa mot.
VERONICA - On a un témoin qui vous a reconnus. Toi et Collins, vous êtes allés acheter le même couteau à quelques semaines d’intervalles. Toi avant le meurtre de la petite Holly, elle juste après.
KUTTER - Je la connais pas. Et ça c’est mon couteau.
VERONICA - Il est couvert des empreintes de Collins.
Kutter fit craquer les os de ses doigts, se mordit la lèvre.
KUTTER - Vous bluffez. Vous n’avez rien et vous n’irez certainement pas chez l’agent Collins fouiller, pour ça il vous faudra des preuves en béton.
DONOVAN - Est-ce qu’il vient de dire Agent Collins?
VERONICA - Ou,i je crois que c’est ce qu’il vient de dire.
KUTTER - Mon avocate n’est pas là, tout ce que je dis ne peut pas être utilisé contre moi.
DONOVAN - Il est malin hein?
VERONICA - On n’a pas besoin de ton témoignage.
KUTTER - Quoi ?
DONOVAN - Ta copine s’est mise à table.
KUTTER - Je ne vous crois pas.
Veronica lut dans ses yeux qu’il doutait. Au même instant, son téléphone émit un bip, elle consulta le message, toqua contre la vitre et le petit écran dans la pièce se mit en route. Dessus un agent du FBI escortait l’agent Collins dans les locaux.
KUTTER - Je vais tuer cette petite salope. C’est elle qui…
DONOVAN - Tsss Tsss un moment. Signez là, après on pourra causer.
Kutter attrapa la feuille et signa en dessous.
VERONICA - Alors comme ça vous la connaissez finalement?
KUTTER - Je bossais pour son père, elle l’a fait enfermer l’année dernière, on a failli se faire attraper parce qu’il pouvait pas contrôler ses pulsions pour les femmes.
VERONICA - Donc il y a eu d’autres affaires.
Au même moment, alors que Kutter voulait répondre, un nouveau message vint la déranger. Un sourire éclaira son visage et elle se redressa sur sa chaise.
VERONICA - Donc vous avez tué Holly Grant et assisté à tous les meurtres et viols que Bradley Connor a commis. Collins était votre porte de sortie, elle couvrait vos arrières.
KUTTER - Attendez, je n’ai fait qu’assister ces deux malades, je vous donne toutes les affaires sur lesquelles il n’a pas été jugé.
DONOVAN - Très bien, on pourra toujours plaider votre cause. Dire que vous nous avez aidé.
KUTTER - Je peux vous écrire toutes les affaires qui n’ont pas été jugées.
Salle d’interrogatoire N°1 - FBI - San Francisco
Logan fit s’installer l’agent Collins.
COLLINS - Je pensais être là pour vous aider dans votre enquête Agent Echolls, et me voilà dans une salle d’interrogatoire.
LOGAN - Changement de plan. Vous voyez, j’ai un jeune homme qui vient de nous faire des confessions assez surprenantes. Il dit que vous avez couvert tous les meurtres que votre père a commis.
COLLINS - Mon père est en prison, j’ai témoigné contre lui, c’est pour ça que je fais ce métier aujourd’hui.
LOGAN - Oh non, ça ce n’est pas la raison. Votre vrai nom est Juliet Connor, vous avez assisté au viol et à la mort de votre mère alors que vous aviez 12 ans. Comment une enfant peut-elle subir une chose pareille et ne pas mal tourner ? Et depuis vous êtes simplement l’outil de votre père. Vous l’avez aidé jusqu’à ce que vous ayez rencontré son complice Kutter. Vous le saviez différent. Bien sûr c’est un meurtrier, mais lui il vous aimait. Et il ne violait pas les femmes. Alors vous en avez profité pour faire enfermer votre père en vous gardant bien de donner des infos sur les passe-temps de Kutter.
COLLINS - Je veux mon avocat.
LOGAN - Vous allez en avoir besoin, mais je n’ai pas besoin de vos aveux, pour ça il est trop tard. Je voudrais juste que vous écoutiez. Vous pensiez que personne ne ferait le lien et que personne n’irait accuser la fille d’un monstre. Alors qu’au final vous êtes autant un monstre que votre père. On a retrouvé les habits de Kutter le soir du meurtre de la petite Holly, le sang trouvé sur ses habits correspond à celui de la fillette. Le couteau aussi a été retrouvé chez vous.
COLLINS - Je n’ai fait que protéger les gens que j’aime.
LOGAN - Au détriment de combien de femmes, d’enfants… Vous avez les mains aussi sales que Kutter ou votre père. Je vous souhaite une jolie réunion de famille en prison.
Il sortit de la pièce sans un regard pour elle et signala à l’agent devant la porte qu’il pouvait la menoter et l'emmener.
Salle d’interrogatoire n°2 - FBI - San Francisco
Kutter tendit le document à Veronica, avec un sourire elle tendit le papier à Donovan. L’agent sentit le poids qu’il portait sur les épaules depuis plus de dix ans s’apaiser d’un seul coup.
VERONICA - Gill Kutter, vous êtes en état d’arrestation pour le meurtre d’Holly Grant, celui de Melinda et Joyce Jensen, Felicia Cambell, Carine Davis, Molly Calldway et Maria Lopez. Ainsi que pour non assistance à personne en danger et complice de viols sur les personnes de Melinda Jensen, Alice Cambell, Dorothy Davis, Angela Calldway et Rosalinda Lopez.
KUTTER - Mais vous avez dit que…
DONOVAN - Il n’y a pas de marché pour les gens comme vous Kutter.
VERONICA - Tout ce que vous direz sera et pourra être retenu contre vous devant un tribunal.
Ils laissèrent les agents embarquer Kutter, dans le couloir ils croisèrent Collins, escortée par d’autres agents, menottée elle aussi. Au bout du couloir Veronica aperçut Logan, les yeux emplis de larmes, un sourire victorieux bien que faible. Donovan, à ses côtés, arborait le même regard que celui de Logan. Bien sûr les années s’étaient écoulées, il avait l’air plus serein, plus enclin à accepter que Logan mais tout de même, il semblait soulagé, comme libéré d’un poids.
La sonnerie d’un téléphone vint interrompre le silence qui régnait dans le couloir. Logan sortit son téléphone de sa poche et décrocha rapidement:
LOGAN - Echolls.
…
LOGAN - Quand?
Sa voix se brisa, il leva les yeux vers Veronica, perdu et comme estomaqué par la nouvelle. Elle comprit aussitôt. Elle s’avança vers lui alors que déjà les sanglots lui brûlèrent la gorge. Il raccrocha.
LOGAN - Carly…
Veronica enlaça Logan et le serra fort contre elle en fermant les yeux. Il se laissa étreindre, relâchant la pression et ses larmes coulèrent sur ses joues. Donovan se frotta le visage, assistant impuissant à la scène, il préféra s’éloigner.
Il ferma les yeux, inspira profondément, tentant de faire le vide. Tentant d’oublier le monde autour. Il sentit le vent glisser sur son visage, la douce chaleur du soleil réchauffer sa peau, son cœur aussi un peu. Il frissonna. Il rouvrit les yeux et observa les gens habillés de noir, les yeux remplis de larmes. Ce moment, il l’avait redouté. Ce moment, il l’avait attendu. Il replaça sa cravate couleur guimauve, la seule touche de couleur qu’il s’était autorisé aujourd’hui. Pour elle. C’était son dernier cadeau d’anniversaire. Elle avait tempêté, faisant virevolter ses cheveux dorés et briller ses yeux en disant qu’il était le plus beau avec. Il serra les dents, la douleur était profonde. Bien trop profonde encore. Il tentait de garder sa dignité, de ne pas perdre pied maintenant. Il le lui devait. Il le leur devait. Une petite rafale de vent fit virevolter de la poussière au loin alors qu’il tentait de la repérer dans la foule. Au départ, elle avait décliné, prétextant que l’événement était privé, qu’elle n’y avait pas sa place. Il avait insisté, effrayer à l’idée d’affronter ces coffres de bois seul. Elle avait finalement cédé, devant son regard implorant. Lorsque son regard croisa le sien, son cœur se fit un peu plus léger. Malgré la douleur, elle avait cet effet sur lui. Peu importe qu’ils se soient quittés, qu’ils aient partagé autant de mauvais que de bons moments, elle apaisait ses peines, son cœur et son corps. Il savait qu’il était bon pour la camisole, et pourtant il était incapable de la laisser filer. Elle avait dessiné ses yeux de biche d’un crayon noir, s’était glissée dans une magnifique robe noire aussi. Les choses les plus simples la rendaient belle. Elle lui fit un petit sourire, s’adossant à un arbre près de la dernière rangée de chaises, l’observant de loin. Il lui rendit son sourire mais fut rapidement sortit de sa contemplation par une main qui agrippait déjà son bras.
X – C’est l’heure Logan.
Une sueur froide glissa le long de son dos. Il observa la foule s’installer dans un silence de mort. Il se retourna enfin, affrontant enfin la vision devant lui. Deux cercueils posés à même le sol, recouvert de rose couleur guimauve. Son cœur se brisa à nouveau. La réalité le rattrapa à nouveau. L’amour de sa vie était morte, bientôt enterrée et poussière. Et la femme qui lui avait donnée la vie aussi. La vie était cruelle. Il se sentait comme une bête qui survit au désespoir. Il jeta un dernier regard à sa partenaire de toujours. Elle plongea son regard dans le sien, lui donnant le courage nécessaire. Il rejoignit le petit pupitre placé entre les deux coffrages de bois. Toussota, contempla la foule avant de prononcer les premiers mots :
LOGAN – Il était une fois un ventre arrondi. Un ventre que j’ai vu grandir. Et puis un jour, elle est apparue. Ce petit être plein de vie, m’a volé mon cœur la première seconde où je l’ai aperçue. Elle a défié toutes mes lois, changé toutes mes idées, modifié mes habitudes, mais plus important elle a fait de moi l’homme que je suis aujourd’hui. Elle a fait de moi un homme meilleur. Holly…
Sa voix se brisa. A nouveau, il chercha son soutien.
LOGAN – Holly, tu as été la plus belle chose qui me soit arrivé. Tu as fait de ma vie un paradis. Tu as été l’enfant dont rêve tous les pères. Je n’ai pas de mot pour exprimer cette perte. Je n’ai pas de mots pour te dire combien tu me manques. Les heures passées à regarder les mêmes dessins animés, écouter les mêmes refrains… « Chanson éternelle, au refrain fané, c'est vrai c'est étrange, de voir comme on change, sans même y pense, tout comme les étoiles, s’éteignent en cachette… » Sache Holly, que dans mon cœur ton souvenir ne fanera jamais. Et je remercie ta maman qui sans le savoir m’a fait le plus beau cadeau qui soit, devenir ton père.
Les larmes se mirent à couler. Dans l’assemblée, quelqu’un osa un applaudissement. Sans un mot de plus, il se retira au fond de l’assemblée. Laissant les techniciens descendre les caissons dans la terre, ça il ne pouvait pas y assister. Il la rejoignit sous l’immense tilleul et s’effondra dans ses bras. Elle le sera fort dans ses bras n’osant prononcer le moindre mot, retenant ses larmes elle aussi. Au bout de quelques secondes, la tension évacua le corps de Logan et il se détendit un peu. Il la regarda dans les yeux, il frémit la sentant près de lui. Ils échangèrent un regard tendre, il dut se retenir de ne pas lui voler un baiser alors que quelqu’un les interrompit. Il s’écarta un peu de Veronica, mais ne brisa pas le contact de sa main.
X – Logan. Merci pour ce magnifique discours.
Il tourna les yeux vers la jeune femme rousse avec un petit sourire. Elle semblait tenir le choc mieux que lui. Il relâcha le bras de Veronica et sécha ses larmes.
LOGAN – Julia, voici Veronica Mars. Veronica, je te présente Julia, la sœur de Carly.
Veronica inspira profondément prise par surprise, elle voulut tendre la main à la jeune femme mais celle-ci fut plus rapide et se jeta à son coup la serrant contre elle.
JULIA – Vous êtes l’agent Mars. Merci. Merci infiniment d’avoir fait enfermer ses ordures. Merci.
Veronica d’abord incertaine finit par se détendre et accepta l’accolade. Lorsque Julia relâcha son emprise Veronica tenta de cacher sa nervosité. Que savaient ses gens d’elle, quelle étiquette lui avait-elle collé hormis celle de « Agent fédéral qui avait fait boucler des meurtriers ». Savaient-ils pour Logan et elle ? Savaient-ils pour les dernières semaines ? Elle lança un regard suppliant à Logan, ne sachant que faire. Celui-ci eut un petit rictus qu’elle connaissait bien et qui la rassura un peu.
VERONICA – Je suis ravie de vous rencontrer, je…
JULIA – Je suis désolée, je suis tellement heureuse de vous rencontrer. Je sais tout à votre sujet. Holly m’a tout raconté. Dit-elle en serrant la main de la jeune femme. Et si je peux me permettre vous êtes bien plus jolie que sur les photos que Logan a gardé de vous.
Logan baissa les yeux et regarda ses mocassins italiens feignant de n’avoir rien entendu alors que le regard interrogateur de Veronica se porta sur lui. Elle ne sut quoi répondre.
JULIA – Ne vous inquiétez pas, cela fait bien longtemps que Carly et Logan ne sont plus ensemble et je suis ravie de savoir qu’il a quelqu’un sur qui compter auprès de lui après tout ça. Déclara-t-elle avec un petit sourire.
Les trois adultes se regardèrent tristement et jetèrent un dernier regard aux tombes fraichement recouvertes derrières eux. Veronica glissa sa main dans celle de Logan, leurs doigts s’entrelacèrent, elle serra fort. Logan sentit un poids le quitter, un cœur brisé, c’est un cœur en vie.