HypnoFanfics

5 ans de reflexion

Série : Dawson's Creek
Création : 26.07.2003 à 20h12
Auteur : DC.for.eve 
Statut : Terminée

Une fin alternative à la série.

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Dawson marche seul dans les rues de New York, un sourire aux lèvres. Il est venu là pour faire la promotion de son premier film intitulé « True Love » et qui raconte les aventures sentimentales d’un groupe d’ados dans l’Amérique profonde.
En effet, il a enfin réalisé son rêve de faire des films et il vit depuis 2 ans dans une belle maison à Los Angeles et est considéré par certaines critiques comme le réalisateur le plus prometteur et le plus talentueux depuis Spielberg.
Il se dit que tout va vraiment pour le mieux mais il regrette que son père ne soit pas là pour voir le succès de son fils : « tu serais fier de moi papa » pense t’il. Il continue de promener à en réfléchissant à son prochain film quand son portable se met à sonner. Il décroche, c’est Audrey :
- Hello Spielberg comment tu vas ?
- Hello Audrey, je vais bien, il fait super beau, tout le monde à l’air d’adoré mon film. Il n’y a qu’une seule ombre au tableau c’est que tu n’es pas là.
- Tu sais bien que j’aurais mille fois préféré être avec toi plutôt que de rester là pour servir à boire à tous ces gens.
- Je le sais bien, je te taquine mais c’est vrai que tu me manques. Tout ça à moins de saveur sans toi.
- C’est gentil. Je te promets de venir ce week end te rejoindre, tu m’as réservé une chambre ?
- La suite nuptiale ça te va ?
- Tu rigoles ?
- Mais non c’est la production qui paye, mais pour réussir ça j’ai du dire que tu étais ma petite amie ça ne te dérange pas ?
- Je m’en remettrais.
Quand tout à coup, il aperçoit dans la foule une silhouette qui lui semble familière :
- « Mais on dirait… Jen ! Jen ! »
- Qu’est-ce que tu dis Dawson ?
- Là dans la rue devant moi c’est Jen.
Celle-ci se retourne interloquée :
- Dawson, c'est vraiment toi ?
- Je te rappelle plus tard. Je t’aime ? Dit-il en raccrochant. C’est alors qu’il réalise ce qu’il vient de dire et en semble très gêné. Il n’avait jamais osé dire ça à Audrey même s’il le pensait depuis longtemps. Il se demande comment elle va réagir.
- Salut Jen, comment vas-tu ?
- Bien et toi ?
- C'est une longue histoire, et toi ?
- Mon histoire est longue aussi, on pourrait aller en discuter devant un café, j’en connais justement un pas loin.
- D’accord allons-y.


Peu de temps après ils arrivent devant un café.
- Le Capeside !!! C'est dingue ça !! S’exclame Dawson.
- J’avais envie de garder un lien avec le passé.
- Comment ça ? Tu veux dire que ce café est à toi ?
- Eh oui !!! À la fin de mes études, j’ai eu envie de revenir à New York et d’y ouvrir un café, mes parents m’ont prêté de l’argent, j’ai trouvé un local libre et voilà le résultat. C’est devenu l’un des endroits les plus branchés de toute la ville. Pas mal hein !??
- Tu parles, c'est génial !! Alors on dirait que tu as trouvé ce que tu voulais faire de ta vie finalement, je suis content pour toi, je savais que tu y arriverais.
- Exact et toi tu es devenu un réalisateur à succès comme tu en rêvais.
- Mais comment sais-tu cela, le film n’est pas encore sorti ?
- Car je suis allée voir ton film en avant première, j’ai su que ça ne pouvait être que toi après en avoir lu l’histoire dans le journal et je peux te dire que je l’ai vraiment adoré. En particulier la fin lorsque les deux amis qui se sont déchirés pour une fille se réconcilient. Mais dis-moi pourquoi avoir choisit ce pseudonyme : James Van Der Beek ?
- Je ne sais plus, je crois que c'est Audrey qui m’en a donné l’idée.
- Audrey ??
- Oui, c’est avec elle que j’étais au téléphone quand je t’ai aperçue. Nous nous revoyons assez fréquemment car elle est restée à Los Angeles après sa cure et c’est là que je l’ai rencontrée un soir en me promenant sur la plage
- Racontes moi ça et n’oublie aucuns détails !
Il commença à lui raconter cette histoire.
- C’était il y a environ 2 ans. Je venais de passer une journée horrible au studio car le réalisateur changeait d’avis toutes les cinq minutes et qu’en tant qu’assistant j’étais chargé d’annoncer ces éternels changements aux comédiens et pour en rajouté une couche, ma petite amie du moment venait de me plaquer au téléphone deux heures plus tôt. Alors, après ça j’ai eu envie de me changer les idées et d’aller me promener sur la plage. Je marchais tranquillement au hasard quand tout à coup j’ai aperçu une fille assise sur le sable en train de pleurer, alors je me suis approché et c’est à ce moment là que je l’ai reconnue :
- Audrey ? Lui ai-je demandé.
Elle s’est alors tournée vers moi et a tenté de cacher ses larmes :
- Dawson ? Mais qu’est ce que tu fais là ?
- Eh bien j’avais besoin de changer d’air après une dure journée de boulot. Mais à mon tour de te poser cette question que fais-tu là ?
- C’est très long à expliquer…
- J’ai tout mon temps. Lui répondis-je en m’asseyant.
Alors elle a commencé à me raconter sa vie depuis la dernière fois que je l’avais vue. Après sa cure de désintoxication de 6 mois elle n’avait pas envie de reprendre les études. Alors elle avait décidé de voyager un peu partout mais surtout en Europe et à son retour elle a décidé de s’installer ici dans l’espoir de trouver un boulot en tant qu’actrice. Et puis surtout elle ne voulait pas retourner à Boston où elle avait tant de mauvais souvenirs et surtout où elle avait tant fait souffrir les gens auxquels elle tenait. Elle me dit qu’elle n’avait rien trouvé comme boulot alors qu’en attendant, elle était serveuse dans un restaurant appelé « Chez Mel » dont elle me donna l’adresse en me demandant de passer la voir de temps en temps car ça lui ferait plaisir de revoir un visage connu et ami.
- J’y suis allé dès le lendemain et elle a semblé ravie de me revoir. Alors que je pensais ne rester qu’une heure ou deux, je me suis surpris à l’attendre jusqu’à la fin de son service qui était 3 heures et demi plus tard ensuite nous sommes aller boire un verre dans un autre bar où nous sommes rester à discuter jusqu’au lendemain matin. Depuis ce soir-là on se voie assez souvent.
- Que veux-tu dire par assez souvent ? Une fois par semaine, deux fois ?
- En fait, dit-il avec un sourire, on se voit presque tous les soirs.
- Et ça se passe comment ?
- A chaque fois c’est génial elle me fait faire des choses hallucinantes et qui me change totalement de mes habitudes. Le week end dernier nous sommes allez faire du parapente. Elle me fait rire, je peux lui parler de tout elle sait toujours m’écouter et m’aider dans mes décisions. En bref, je me sens bien avec elle. On se complète, quand je suis avec elle j’ai l’impression que le temps s’arrête et que nous sommes seuls au monde.
- Tu ne serais pas un petit peu amoureux d’elle par hasard ?
- Pas du tout, nous avons chacun eus des histoires de notre côtés mais jamais nous n’avons parler d’une relation ensemble. En fait, je n’en sais rien, c’est vrai que je me sens vraiment très heureux quand je suis avec elle. Ce n’est pas comparable avec ce que je ressentais pour toi ou même pour Joey. Par exemple, la dernière fois que nous sommes sortis avec nos partenaires respectifs au moment de nous séparés j’étais dégoûté de la quitter, plus que je n’étais réjoui à l’idée de passer un moment avec ma copine. Mais je ne sais pas si elle ressent les mêmes choses que moi.
- Si ce n’était pas le cas, crois-tu que vous vous verriez si souvent ?
- Tu as peut être raison, je n’y avais pas vraiment réfléchi.
- Je constate que malgré les années tu n’as pas trop changé.
Ils éclatèrent tous deux de rire
- Mais dis moi tu ne me parles pas de toi, je vois que ta vie professionnelle semble aller bien mais comment vas ta vie privée ? Tu as quelqu’un dans ta vie ?
- Eh bien je suis sortie, il y a de cela un an avec un garçon super sympa qui s’appelait Yann, mais nous avons rompu.
- Je suis désolé de l’apprendre.
- C’est loin de moi maintenant. Mais cette histoire a quand même eu un côté positif…
- Lequel ?
- Celui de me faire découvrir le bonheur d’être mère.
- Tu veux dire que tu as un bébé ?
- Eh oui elle s’appelle Alice et elle a un an et demi. Tiens regarde.
Et elle sortit alors une photo de son portefeuille qu’elle lui tendit. Dessus on pouvait voir Jen tenant dans ces bras une adorable petite fille d’environ 6 mois.
- C’est incroyable comme les choses peuvent changé, je n’aurais jamais imaginé te voir maman un jour.
- Moi non plus, mais quand j’ai tenu Alice pour la 1ère fois dans mes bras, ça a été pour moi une révélation. Un enfant, c’est la plus belle chose qui puisse arrivé à une personne, je te souhaite de connaître un jour ce bonheur.
- Et donc tu élèves ton enfant seule ?
- Oui, enfin pas vraiment, grand-mère me donne un coup de main, c’est vrai qu’avec le boulot que j’ai heureusement qu’elle est là sinon je ne saurais plus où donné de la tête.
- Tu es vraiment devenue une femme d’affaire on dirait.
- Eh oui, on dirait. Mais dis-moi comment va Joey ? Je dois dire que j’ai un peu perdu le contact.
- Eh bien pour elle aussi son rêve s’est réalisé en quelques sortes puisque après avoir obtenu son diplôme elle est partie pendant 6 mois en France afin de réaliser ce projet qui lui tenait à cœur depuis tant d’années et à son retour elle a été embauchée par une maison d’édition de Chicago mais elle vient de démissionner pour se lancer totalement dans l’écriture de son premier livre. Je lui ai promis de l’adapter au cinéma dès que possible. On s’appelle une fois par semaine et on se voit avec Audrey au moins une fois par mois. Elle a rencontré un garçon nommé Raphaël, il est avocat, ils sont ensemble depuis un an ils se sont installés ensemble il y a environ un mois et ils commencent même à parler de mariage.
- C’est vrai mais c’est génial !! Je devrais passer la voir un jour.
- Je te donnerais ces coordonnées, je suis sûr que ça lui ferait plaisir d’avoir de tes nouvelles.
- Merci. Et Pacey que devient-il ?
- En fait après avoir démissionné de son agence de courtage il a enchaîné les petits boulots sans suite puis il est retourné à Capeside et est devenu shérif adjoint sous les ordres de son frère Doug.
- Pacey shérif ? C'est pour perpétuer la tradition familiale ou quoi ?
- Ha ha ha !!! Peut-être, je n’y avais pas pensé. Il est toujours célibataire, il accumule les conquêtes sans lendemain mais même s’il ne me l’avoue pas je sens qu’il est malheureux car il lui manque ce dont il rêve…
- Joey… Je suis surprise que tu arrives à en parler si facilement après toutes les années que tu as passé à lui courir après
- Cela fait longtemps que j’ai tourné la page tu sais. J’ai enfin compris que malgré toute l’affection que nous avions l’un pour l’autre nous n’étions pas fait pour former un couple, notre histoire appartient au passé. Joey aura toujours une place particulière dans mon cœur mais elle n’est pas la femme avec laquelle je veux finir mes jours. Pour en revenir à Pacey il ne me parle plus jamais d’elle mais je sens qu’au fond de lui il est terriblement malheureux de la façon dont les choses ont tourné car dès que la conversation se porte sur elle son visage se ferme et un voile passe sur son regard.
- Mais je ne comprends pas c’était pourtant lui qui avait rompu avec elle ?? Je me doutais qu’il éprouvait encore de l’affection pour elle mais je ne me doutais pas que s’était à ce point. Si cette rupture l’a rendu si malheureux, pourquoi avoir rompu dans ce cas ?
- Il n’a jamais voulu m’en parler mais Joey l’a fait. Il l’a quitté car il voyait que sa vie à elle était une réussite alors que la sienne n’était qu’une succession d’échecs et il avait peur de finir par la détester à cause de ça alors il a préféré rompre en se comportant comme un goujat dans l’espoir que Joey puisse vite l’oublier et passer à autre chose. Mais il n’a pas pu allé jusqu’au bout de son idée et il est revenu la voir en lui demandant si le jour ou il se sentirait digne d’elle, s’il revenait la voir, si elle voudrait à nouveau de lui.
- Et que lui a t’elle répondu ?
- Qu’elle reviendrait, sans hésiter.
- Je comprends mieux son attitude lors du bal de promos et ensuite à Boston. Mais pourquoi n’a t’il jamais avoué ces sentiments à Joey ?
- C’est tout Pacey ça il peut souffrir le martyr en silence pourvu que les personnes auxquelles il tient soient heureuses.
- Il est au courant pour Joey et Raphaël ?
- Oui Audrey lui en a parlé car je ne savais pas comment le lui annoncer.
- Et comment a t’il réagit ?
- Mal, comme tu t’en doutes. Il a tenté de faire comme si cela lui était égal et qu’il était très heureux que Joey est enfin trouvé un homme digne d’elle. Mais Audrey m’a dit que ce qui se lisait dans ces yeux démentait totalement ces paroles.
- Et Andie tu as de ces nouvelles ?
- Oui bien sûr grâce à Pacey, elle s’est marié avec Will un copain de Pacey, ils ont eu un fils qu’ils ont appelé Tim et vivent au Canada. Mais arrêtons de tourner autour du pot et pose moi la question qui te trotte dans la tête depuis le début.
- Je ne vois pas de quoi…
- Allons Jen, on se connaît trop bien tous les deux.
- D’accord, comment va Jack ? Tu as de ces nouvelles ?
- Oui on s’appelle de temps en temps il vit dans une petite ville de l’Ohio appelée Toledo et il y enseigne le foot à des enfants comme il faisait au lycée.
- Alors il a réussi à concilier ces 2 passions, le foot et les enfants c'est génial. Et il est…
- Oui il est toujours célibataire il m’a présenté quelqu’un il y a quelques temps mais ça s’est fini, l’autre lui reprochant, je crois, d’avoir quelqu’un d’autre en tête en permanence, il ne m’en a pas dit plus. Mais dis-moi que ressens-tu vraiment pour lui car ce n’est pas très clair.
- Je ne sais pas. Je sais seulement qu’il me manque et que j’ai l’impression que nous nous sommes éloignés l’un de l’autre avec un fossé entre nous que le temps n’a fait qu’agrandir.
- Si c'est ce que tu ressens, je peux te donner ces coordonnées pour que tu le contactes et vous pourrez vous expliquer
- Je ne sais pas si c'est une bonne idée, j’ai peur qu’il n’ai pas très envie de me voir.
- Je ne pense pas car à chaque fois que je l’ai au téléphone il me demande si j’ai de tes nouvelles et quand je lui réponds par la négative il semble très déçu.
- Oh ? Je devrais le contacter mais j’ai peur de m’immiscer dans sa vie.
- Crois en mon expérience, il vaut mieux tenté quelque chose et être déçu que ne rien faire et passer sa vie dans le doute.


Ils restèrent assis encore 2 heures à discuter de leurs vies, du passé et ils étaient émus quand le portable de Dawson se mit à sonner. C’était Audrey
- Allô Audrey, tu ne peux plus te passer de moi on dirait !!
- Dawson, je suis à l’aéroport, j’attends l’avion pour Boston et après j’ai loué une voiture pour aller jusqu’à Capeside et toi et Jen vous feriez bien d’en faire autant.
- Mais enfin pourquoi dis- moi ce qui se passe ?
- C'est Pacey. Dit-elle d’un ton lugubre.
- Que lui est-il arrivé ?
- J’ai reçu un coup de fil de Doug tout à l’heure. Pacey a disparu !
- Comment ça, explique-toi.
- Il y a 3 jours il a dit à Doug qu’il partait faire une petite virée en mer pour se changer les idées et qu’il serait de retour le lendemain, mais il n’est toujours pas rentré.
- Ce n’est pas très inquiétant, il arrive souvent à Pacey de partir en mer pour un long moment, c’est son moyen à lui de faire un break. Doug a essayé de le joindre par radio ?
- Oui mais ça ne réponds jamais. Il a alerté les gardes côtes qui se sont lancés à sa recherche dès hier mais ils n’ont encore rien trouvé et le plus grave c’est qu’ils annoncent à la météo la pire tempête de ces 20 dernières année et elle est prévue dans 36 heures !
- Oh mon Dieu !!! S’écria Jen affolée car Dawson lui faisait écouter sa conversation avec Audrey
- Nous partons tout de suite nous aussi, donnons-nous rendez-vous à l’auberge de Bessie je vais la prévenir que nous arrivons.
- Préviens aussi Joey, Jack et Andie.
- Je m’en occupe. A plus tard. Et ne t’inquiètes pas, Pacey est un vieux loup de mer et il en a vu d’autres.
- Merci Dawson tu ne peux pas savoir le bien que ça me fait que tu me dises ça. Je vous attendrais chez Bessie à plus tard.
Dawson raccrocha et se tourna vers Jen :
- Il faut que nous partions au plus vite pour Capeside
- Je sais, il faut que je passe à la maison pour prévenir grand-mère et prendre Alice et quelques affaires.
- Moi aussi, je vais appeler mon assistant pour qu’il nous loue une voiture ça ira plus vite que l’avion et je vais annuler tous mes rendez-vous. Retrouvons nous ici dans 1 heure ça te va ?
- Oui a tout à l’heure.


Une heure plus tard il se retrouvèrent en effet devant le café pour prendre la route. Après un trajet de 5 heures au cours duquel ils n’échangèrent que peu de paroles mais où chacun semblait très préoccupé, ils arrivèrent enfin devant la pension de Bessie où Doug les attendaient devant l’entrée:
- J’aurais préféré vous revoir dans des circonstances plus agréables.
- Oui, nous aussi.
- Jack et Audrey sont déjà arrivés et ils vous attendent.
Jen ne dit rien mais Dawson remarqua que cette nouvelle semblait la réjouir et l’angoisser en même temps.
Ils entrèrent chez Bessie qui les accueillit très chaleureusement. Audrey se précipita vers Dawson afin de chercher du réconfort au creux de ces bras. Tandis que Jen et Jack semblaient tous les deux gênés de se revoir et se regardaient en chiens de faïence. Après ces retrouvailles quelque peu embarrassées Jen raconta son histoire et la naissance d’Alice. Joey et Andie ne devant arrivées que plus tard, Dawson demanda à Doug de leurs expliquer toute l’histoire. Pour cela, ils s’installèrent tous dans le salon de l’auberge ; Audrey s’assit près de Dawson tandis que Jen et Jack se tenaient chacun à un bout de la pièce et se lançaient des regards gênés auxquels Jen échappait en baissant les yeux sur Alice.
Doug commença donc à raconter ce qui s’était passé :
- Il y a environ une semaine, Pacey m’a parlé de son projet de partir faire un petit tour en mer pour se changer les idées. Je lui ai dit qu’il n’y avait pas de problèmes et je lui ai même proposé de l’accompagner car j’avais un très mauvais pressentiment.
- Comment ça ? Demanda Dawson.
- Eh bien depuis quelques jours je sentais que Pacey n’allait pas bien, il passait son temps à ruminer seul dans son coin. Il y a 10 jours j’ai surpris une discussion au téléphone entre lui et son avocat au cours de laquelle Pacey lui demandait si tous ces papiers étaient en ordre au cas où il lui arriverait malheur. En plus, il y a de cela un mois, il m’a remis une lettre que je dois donner à Joey si jamais il venait à mourir. Je lui ai donc proposer de l’accompagner mais il a bien sûr refusé en prétextant qu’il me voyait tous les jours et que s’il partait en mer c’était justement pour ne plus me voir.
- C’est tout Pacey ça !!! S’exclama Audrey.
- Je l’ai donc accompagner au port il y a 3 jours et depuis je suis sans nouvelles. Tous les appels que j’envoie reste sans réponse mais je suis persuadé qu’il les a reçus mais que pour une raison où une autre il ne veut pas répondre.
- Tout ça ne lui ressemble vraiment pas. Dit Joey qui venait d’arriver avec Raphaël et avait entendu la fin de la discussion.
- Tu as raison Joey. Mais comme je le disais, depuis quelques temps Pacey n’est pas dans son état normal.
- Et ça fait combien de temps à peu près que tu as remarqué ça ? Demanda Dawson.
- Cela fait environ 4 mois, je me souviens qu’un soir vous avez été dîner tous les 3 avec Audrey et quand il est revenu au travail le lendemain matin il semblait triste, ailleurs. Comme ci il n’avait plus goût à ce qu’il faisait. Quand je lui ai posé la question il m’a dit que tout allait bien. Je n’ai pas insisté parce que je le connais, quand il ne veut rien dire il n’y a rien à faire à part attendre qu’il se décide.
Dawson et Audrey ne dirent rien mais il se regardèrent et songèrent que ça devait être la fameuse soirée au cours de laquelle Audrey lui avait parler de Joey et Raphaël. Audrey se blottit contre Dawson au bord des larmes ce que lui seul sembla remarquer et il la serra très fort pour la réconforter Audrey le regarda alors droit dans les yeux et lui dit :
- Après il faudra que nous parlions tous les deux.
Jack demanda à Doug :
- Tu pense qu’il était déprimé au point de vouloir se suicider ?
- Ne dit pas de bêtises Jack. Pacey ne ferait jamais une chose pareille ! S’exclama Joey.
- Qu’en sais tu Joey ? Demanda Doug.
- Mais enfin je le connais ! Je sais comm…
- Dis moi depuis combien de temps tu ne l’as pas vu Joey ? Depuis combien de temps n’as tu pas pris de ces nouvelles ?
- Mais enfin Doug, je…
- C’est vrai, de quel droit tu te permets de la juger ? S’écria Raphaël.
- Je ne la juge pas, je lui fais juste remarqué que ça fait longtemps qu’elle n’a pas vu Pacey et que depuis tout ce temps il a beaucoup changé. Il est plus sombre, plus solitaire. Il ne ressemble plus au Pacey que tu connaissais. Demandes au autres si tu ne me crois pas.
- C’est vrai Joey. Lui dit Dawson. Devant nous il faisait le pitre et semblait comme il a toujours été mais on sentait que sa gaieté était forcée et qu’au fond de lui il y avait une grande tristesse.
- Tu ne m’en as jamais parlé quand je te demandais de ces nouvelles !
- Non car je ne voulais pas t’inquiéter et parce que je pensais que ça passerait mais apparemment je me suis trompé.
Doug se leva et commença à se diriger vers la sortie.
- Bon je vais aller faire un tour à la marina, pour voir s’ils ont des nouvelles. Joey tu veux venir avec moi ?
- Bien sûr, j’arrive tout de suite.
- Tu veux que je vous accompagne ? Questionna Raphaël.
- Non ce n’est pas la peine, reste ici je serais bientôt de retour. Lui répondit Joey. Elle rejoignit Doug devant la pension et ensemble ils partirent en direction du port.


Arrivés à la marina il se dirigèrent ver le bâtiment des gardes-côtes pour tenter d’avoir des informations sur la situation.
Doug entra et demanda :
- Alors qu’elles sont les nouvelles de mon frère ?
- Shérif Witter ! Nous n’avons pas de nouvelles pour le moment, nous avons envoyer plusieurs bâtiments patrouillés dans la zone que vous nous avez indiquée mais les recherches deviennent de plus en plus difficiles à mesure que la tempête se rapproche et demain à la même heure elles seront devenues impossibles.
A ces mots Joey devint livide et ne pu retenir un petit cri. Doug se tourna vers elle et en la voyant fut soudain très inquiet.
- Tu te sens bien Joey ? Apportez lui une chaise vite ! Cria t’il
- Non merci c’est bon Doug ça va. C’est juste le choc, jusqu’à maintenant je ne réalisais pas à quel point la situation était grave.
- Ne vous en faîtes pas mademoiselle, on va tout mettre en œuvre pour le retrouver je vous le garanti.
- Merci beaucoup. Répondit Joey d’une petite voix.
- Viens Joey, rentrons.
- Oui tu as raison.
Ils sortirent donc du bâtiment t se dirigèrent ver la voiture de Doug.
- Avant de partir je voudrais te montrer une chose.
- Quoi donc Doug ?
- Suis-moi et tu verras. Et il l’entraîna vers les docks où les bateaux étaient alignés.
- Qu’elle est cette chose si mystérieuse que tu souhaites me montrer Doug ? Demanda Joey tandis qu’ils marchaient sur le ponton.
- Ça !!! Lui répondit-il en pointant le doigt.
Joey tourna les yeux vers ce que lui montrait Doug et ne put retenir un cri.
- Mon Dieu !!! C'est impossible !!
En effet, amarré au quai comme avant, le True Love se balançait au gré des vagues.
- Mais, mais… il a coulé, je m’en souviens, Pacey a failli mourir ce jour-là.
- Il y a environ 1 an Pacey a découvert une épave chez un marchand de bois, elle avait à peu près les mêmes proportions que le True Love alors il a décidé de l’acheter et de le retaper et voilà le résultat.
- Mais enfin pourquoi ?
- C'est la question que je lui ai posée mais il n’a pas voulu me répondre. Mais il y a un mois il m’a remis cette enveloppe que je ne devais te remettre que je devais te remettre après t’avoir montré le bateau et s’il lui arrivait malheur, mais je pense que le moment est bien choisi pour que tu la lises. Je ne l’ai pas ouverte mais je pense savoir ce qu’elle contient.
Il lui tendit l’enveloppe. Sur celle-ci un seul mot « ‘ JOEY’ » Elle l’ouvrit et lu.

Joey,
Quand tu liras cette lettre j’aurais tiré ma révérence. Doug devrait normalement te remettre cette lettre après t’avoir montré le True Love II. Si j’ai construit ce bateau c'est pour te l’offrir car il représente pour moi les plus beaux moments de ma vie et ce bonheur n’est dû qu’à une seule personne et c'est toi Joey.
Voilà Joey, je n’ai jamais été un littéraire et tu le sais mais ces quelques mots résument bien ce que je ressens.

Je t’aime.

PACEY


A la fin de la lettre Joey était en larmes.
- Je n’aurais jamais pensé que je comptais toujours autant pour lui !!!
- Il ne t’a jamais oublié Joey. Je le voyais à chaque fois qu’il pensait à toi un voile tombait sur son visage et quand je lui demandais ce qui n’allait pas il se contentait de me mettre en boîte.
- Il a toujours fait ça quand on lui parlait de chose dont il ne voulait pas parler, même avec moi.
- Et depuis qu’il a appris pour toi est Raphaël il est devenu différent.
- Comment ça ?
- Il cherchait le danger. Dès qu’il y avait une mission un peu périlleuse il se portait volontaire. C’est la raison pour laquelle j’étais si inquiet quand il m’a parlé de son projet de partir seul en mer.
- Tu veux dire qu’il voulait mourir ? Je ne te crois pas Doug.
- Je ne suis pas certain qu’il voulait mourir mais je sais seulement que depuis ce moment il ne semblait plus avoir goût à rien.
- Je ne reconnais plus Pacey, On dirait qu’il est devenu totalement différent de celui que je connaissais.
- Non, il est toujours le même mais je crois que sa volonté de vivre lui fait défaut depuis ce jour là.
- Je n’aurais jamais imaginé qu’il souffrait tant.
- Il ne montre jamais quand il souffre, il est trop fier pour ça mais si on le connaît bien et qu’on sait observer, on s’en rend compte. Il est temps d’y aller Joey les autres doivent nous attendre.


Doug déposa Joey devant chez Bessie où elle trouva tout le monde dans le salon, prêts pour aller dîner.
- Allez à table tout le monde. Dit Bessie
- C'est vrai que j’ai faim. Dit Raphaël
- Quelqu’un pourrait allez chercher Dawson et Audrey, je crois qu’ils sont sur la jetée.
- J’y vais Bessie. Dit Jen

Dawson et Audrey étaient assis dehors en train de discuter :
- Tu crois que nous sommes responsable de ce qui se passe avec Pacey ? Demanda Audrey affolé.
- Je ne pense pas que nous en soyons directement responsables, mais je pense que le fait d’apprendre que Joey envisageait de faire sa vie avec un autre homme que lui a du faire beaucoup de mal à Pacey.
- Au point de vouloir mourir ?
- Je ne l’espère pas, à mon avis il a surtout voulu savoir s’il avait encore suffisamment envie de vivre.
- Je souhaites que tu aie raison, mais si j’ai voulu te parler ce n’était pas seulement de Pacey.
- Et de quoi donc voulais tu me parler ?
- Je voudrais que tu m’expliques ce que tu m’as dit au téléphone tout à l’heure.
- Comment ça Audrey ?
- Ne fais pas l’innocent Dawson, tu m’a dit que tu m’aimais !
- Ah Tu parles de ça. Mais j’ai dit ça sans le penser.
- Ah oui alors tu dis je t’aime à tout bout de champ, sans y penser ?
- Je suis désolé Audrey je sens que je t’ai blessée.
- Mais non voyons ne soit pas idiot, je voulais juste que les choses soient claires entre nous.
- Je te rassure, elles le sont. Je tiens beaucoup à toi, tu es ma meilleure amie et je ne pourrais pas me passer de toi.
A ce moment là Jen arriva pour leurs annoncer le dîner et ils se dirigèrent vers l’auberge, mais Audrey arborait un visage triste et Dawson se demanda pourquoi mais il ne voulut pas lui poser la question.


A table, tout le monde raconta des anecdotes sur Pacey et sur leurs vies depuis leurs séparations, Dawson fit rire tout le monde avec ces anecdotes de tournages, Audrey leur parla de ces clients pas tous très net ce que Jen s’empressa de confirmer avec des exemples de sa propre clientèle, Jack parla de ces élèves tous si attachants et Raphaël leurs raconta les frasques de ces clients. Seule Joey ne participait pas à la conversation, elle semblait ailleurs ce que tout le monde remarqua mais Raphaël semblait vraiment mal prendre l’intérêt que celle-ci portait à Pacey mais personne ne dit rien car chacun s’imaginait ce qui devait se passer dans leurs têtes.


A la fin du repas Dawson voulu aller voir Joey qui était sortie, mais Audrey le retint :
- Laisse Dawson, je vais aller la voir.
- Merci Audrey. Dit Dawson et il la prit dans ces bras puis s’écarta d’elle comme gêné par ce qui venait de se passer.
Elle rejoignit donc Joey en laissant Dawson sur le seuil de la porte. Joey était assise dehors sur la jetée au bord de l’eau et regardait dans le vague.
- Tu as l’air troublée Joey, tu veux m’en parler ?
- C'est Pacey, tu ne devineras jamais ce qu’il a fait.
- Avec lui je m’attends à tout.
Joey lui tendit alors la lettre. Après l’avoir lu Audrey leva les yeux vers Joey.
- C'est vrai ? Il a vraiment reconstruit le True Love ?
- J’ai eu l’impression de voir un fantôme Audrey ça m’a bouleversée.
- Je te comprends Joey, je sais combien les fantôme du passé peuvent nous hanter et ce que ce bateau a représenté pour vous, même quand nous sortions ensemble il m’en parlait parfois mais il n’insistait jamais car j’étais jalouse de l’histoire que vous aviez eue.
- Pourquoi Audrey ? Notre histoire était finie §
- Peut être mais j’en doutes. En tout cas tu as toujours occupé une place particulière dans son cœur.
- Je ne sais vraiment pas quoi penser de ce message, c’est vrai que ça m’a fait un choc de me rendre compte après toutes ces années à quel point je comptais encore pour lui.
- Mais maintenant tu ne sais plus où tu en es.
- Exactement, j’avais tourné depuis longtemps la page de notre histoire en pensant qu’il en avait fait de même mais il s’avère qu’il ne m’a jamais oublié.
- Tu es certaine d’avoir vraiment tourné la page de votre histoire ?
- Mais oui, maintenant je suis avec Raphaël et je suis heureuse. Mais pourquoi me poses-tu cette question ?
- Parce que tu n’as pas la réaction de quelqu’un qui a tourné la page. Tu me fais plutôt penser à quelqu’un qui a erré pendant des années et qui vient subitement de retrouver son chemin
- Je ne sais pas Audrey. C’est vrai que je suis très inquiète pour lui mais je ne sais pas si c’est parce qu’il est mon ami ou plus que ça. Je ne sais plus où j’en suis, d’un côté il y a Raphaël et la vie que je me suis construite avec lui et de l’autre il y a Pacey et cette histoire que nous avons vécue et qui a comme un petit goût d’inachevé.
- Tu es la seule à pouvoir prendre cette décision Joey. Mais pour le moment le problème n’est pas là, il faut que nous retrouvions Pacey. Où du moins nous devons trouver un moyen pour qu’il accepte de communiquer avec nous et je pense que toi seule détient ce moyen joey !
- Je n’en suis pas convaincue Audrey.
- C’est en tous cas le message que semble vouloir te transmettre cette lettre. Mais on ne peut rien faire de plus ce soir, on verra ça demain. Je vais aller me coucher et tu ferais bien d’en faire autant Joey ; ne dit-on pas que la nuit porte conseil ? Bonne nuit Joey.
- Bonne nuit Audrey et merci pour tes conseils.


Pendant ce temps à l’intérieur Jen et Jack se retrouvèrent seuls dans le salon. Aucuns des deux n’osaient parler. Tout à coup Jen décida de se lancer.
- Il faut que nous parlions Jack.
- Et de quoi veux-tu parler Jen ?
- De nous, de cette gène qui existe depuis des années.
- Qu’est-ce que tu entends par « nous » Jen ?
- Je pense que nous sommes tous les deux passés à côté de quelque chose. Il y a 6 ans ni toi ni moi n’étions près. J’espère que le temps qui à passer aura permis de faire évoluer les choses. Quand je t’ai vu tout à l’heure j’ai su que ce sentiment que je ressentais il y a 6 ans, loin d’avoir diminué n’a fait que s’accroître. Mais là l’important c'est ce que toi tu ressens.
- De quels sentiments parles-tu Jen ?
- Arrêtes de faire semblant de ne pas comprendre Jack. Je suis amoureuse de toi, je m’en suis rendue compte en te revoyant tout à l’heure.
- Mais enfin Jen pourquoi ne m’as tu jamais rien dit ? J’ai toujours cru que tu pensais que nous avions bien fait de ne pas allez plus loin, d’ailleurs c’est toi qui as tout stoppé. Moi je n’ai pas insisté et j’ai continué ma vie en te gardant toujours comme ma meilleure amie. C’était d’ailleurs toi qui me couvrais lorsque je ramenais mes petits copain chez grand-mère à Boston. Pourquoi faisais tu ça si tu éprouvais ces sentiments là ?
- Tout simplement parce que je pensais que c’était la meilleure solution pour nous deux. Tu avais tes histoires, moi les miennes et je me suis faîtes à l’idée que tu étais gay. Enfin je le croyais jusqu’à ce soir, c’est pour ça que je voudrais savoir ce que toi tu ressens Jack.
- Je n’en sais rien Jen. C'est vrai que quand je t’ai vu tout à l'heure il s’est passé quelque chose en moi mais je ne peux pas te dire si c'est de l’amour Jen. Tu dois me comprendre, pendant des années je me suis considéré comme hétéro avant de m’apercevoir que j’étais attiré par les hommes, puis nous nous sommes rapprochés puis éloignés de nouveau pendant toutes ces années j’ai tenté de te sortir de ma tête et de ne pas penser à cette soirée à la montagne et à ce qui aurait pu se passer et maintenant je ne sais plus ou j’en suis. Tu dois me laisser du temps pour faire le point avec moi-même et avec mes sentiments.
- Jack je t’ai attendu toutes ces années, je ne suis pas pressée. J’attendrais le temps qu’il faudra.
- Merci Jen.
Alors celle-ci se leva accompagnée de Jack pour aller voir Alice qui venait de se mettre à pleurer.


Joey rejoignit sa chambre et y trouva Raphaël qui l’attendait. Il la regarda et lui demanda si elle allait bien.
- Oui tout va bien, je suis juste inquiètes pour Pacey.
- J’aimerais bien comprendre ce qui se passe Joey ?
- Il se passe que Pacey a disparu, qu’il refuse de nous dire où il se trouve et que les autres semblent persuadés que je suis la seule personne qui puisse le faire changer d’avis.
- Pourquoi toi ?
- Tout le monde semble penser que Pacey est toujours amoureux de moi.
- Et toi que ressens-tu pour lui ?
- …
- Ton silence en dit beaucoup Joey.
- Comprends-moi Raphaël, j’ai vécu une histoire pendant plus d’un an avec lui et c’est vrai que j’ai encore beaucoup d’affection pour lui et que si je peux le sauver, je le ferais. Franchement je crois que le moment est plutôt mal choisi pour me faire une scène de jalousie.
- Excuse-moi Joey mais comprends moi j’ai tellement peur de te perdre.
- Ne t’inquiètes pas pour ça.
Elle l’embrassa doucement et prit son manteau.
- Où vas tu ?
- J’ai besoin de changer d’air, je vais faire un tour en ville.
- Tu veux que je vienne avec toi ?
- Non merci Raphaël j’ai besoin d’être un peu seule
- Pas de problème je t’attendrais.


Ces pas la conduisirent devant le mur que Pacey lui avait offert. Cela lui semblait une éternité. Bizarrement elle constata que le mur était tel qu’elle l’avait laissé avec toujours ce message marqué dessus « demandes-moi de rester », comme un appel surgit du passé.
- Vous avez l’air troublée mademoiselle, vous savez ce que signifie ce message et à qui il s’adresse?
Joey se retourna et vit une vielle femme qui lui souriait.
- Oui je sais, c’est un appel au secours et c'est à moi qu’il s’adresse. C’est un message pour me rappeler que l’amour peut toujours triompher si on se bat pour lui.
- Très joli message, et très vrai aussi. Celui qui vous l’a adressé doit beaucoup vous aimer car cela fait maintenant plus de 7 ans que le loyer de ce mur est payé tous les mois.
- Vous voulez dire que Pa… que la personne qui loue ce mur est le même depuis tout ce temps ?
- Oui mademoiselle, tous les mois je reçois le loyer sans jamais un jour de retard et je me suis toujours posé la question de savoir qui pouvait avoir intérêt à louer un mur, surtout pour le laisser tel quel, mais maintenant je crois que je viens d’avoir ma réponse. Bonne soirée jeune fille.
- Bonne soirée madame.
La vielle femme était sur le point de partir mais elle se retourna et demanda à Joey :
- Au fait, vous l’avez fait ?
- Quoi ?
- Lui demander de rester.
- La dernière fois j’ai fait le contraire, je suis partie avec lui mais cette fois je ne sais pas quoi faire.
- Ecoutez votre cœur, lui il sait sûrement ce qu’il faut faire.
- Mon cœur est partagé entre 2 solutions dont chacune fera souffrir quelqu’un auquel je tiens.
- En ne faisant rien, vous risquez de les faire souffrir voire de les perdre tous les deux.
- ...
- Mais je suis là à radoté, je vous souhaite une bonne nuit mademoiselle, tachez de prendre la bonne décision.
- Je vais essayer. Bonne nuit madame.
Et elle continua de marcher. Ces pas l’entraînèrent vers le port où le True Love était amarré. En le voyant ici Joey se rappela tous les moments qu’elle avait passé sur ce bateau en compagnie de Pacey


De retour à la pension, elle trouva Raphaël qui l’attendait dans leur chambre.
- Alors cette balade t’a fait du bien ? Elle t’a changé les idées ?
- …
- Bon allez viens te coucher demain risque d’être une longue journée pour tout le monde.
Et il s’approcha d’elle pour l’enlacer mais il la sentit se raidir à son contact sans en comprendre la raison. Ils se couchèrent donc chacun de leurs côté jusqu’au lendemain matin.


Au petit déjeuner l’ambiance était morose. En effet, le temps était de plus en plus couvert et le vent soufflait de plus en plus fort et en plus tous avaient très mal dormis tant leur inquiétude pour Pacey était grande. Ils décidèrent tous de se rendre au bureau des gardes côtes afin d’être tenus informés et peut-être de tenter quelque chose pour sauver leur ami.
En arrivant ils entendirent le capitaine des gardes côtes parler à la radio avec un de ces lieutenant:
- Toujours pas de traces de la Dame Blanche ?
- Non chef, toujours rien. Doit-on poursuivre les recherches ? Cela fait pus de 3 jours qu’on est sans nouvelles.
- Vous continuerez les recherches jusqu’à 16h. De toutes façons après cette heure la mer sera trop formée pour que cela serve à grand chose. Je reprendrais contact avec vous dans une heure. Terminé.
- Bien compris chef. Terminé.
En entendant ça tous les amis se regardèrent et se rendirent compte que le temps pressait de plus en plus. Le capitaine se tourna alors vers eux.
- Je suis désolé de ne pas avoir de meilleures nouvelles à vous annoncer. Mes hommes ratissent l’océan depuis 3 jour sans le moindre résultat. En plus, en raison de la petite taille du bateau, il nous est pratiquement impossible de le repérer sur le radar.
- Nous somme convaincus que vous faites tout ce que vous pouvez pour retrouver Pacey et nous vous en sommes reconnaissants. Lui dit Jack.
- Que pourrions-nous faire pour vous aider ? Demanda Jen.
- Si vous connaissez une prière… A moins que…
- Quoi donc ? Demanda Joey soudain empli d’un fol espoir.
- Il refuse de répondre à nos appels mais peut être parviendrez-vous à le faire réagir.
- Pourquoi pas ? Ça vaut le coup d’essayer.
- Allez-y. Il régla la radio sur la fréquence du bateau de Pacey
Dawson pris le micro et commença à s’adresser à Pacey en espérant que celui-ci pouvait l’entendre :
- Pacey, c’est Dawson. Je voulais prendre de tes nouvelles savoir comment tu allais. Ici tout le monde est très inquiet pour toi, on aimerait bien que tu nous dises où tu es et si tu vas bien. Je voulais aussi te dire que tu es le meilleur ami dont on puisse rêver, malgré cette histoire qu’il y a eu entre nous et toutes les choses que je t’ai dites tu ne m’en a jamais tenu rigueur. Je suis ton ami Pacey. Comme quand on était gamins, à la vie à la mort.
Après ce petit discours tout le monde avait les larmes aux yeux, y compris Dawson. Audrey le prit dans ces bras pour le réconforter. Jen décida alors à son tour de prendre la parole et s’approcha de la radio :
- Salut Pacey. Moi je ne te ferais pas un discours aussi brillant que celui de Dawson, après tout c’est lui qui écrit des scénarios. Je voulais juste que tu rentre pour faire la connaissance d’Alice. C’est ma petite fille, elle est adorable et je voudrais vraiment que tu la rencontre et que tu sois son parrain. Alors si tu voulais bien nous faire un signe ça rassurerait tout le monde. Tu es mon ami Pacey et je ne voudrais pas te perdre.
Chacun écoutait la radio, espérant une réaction mais rien ne vint. A son tour, Audrey prit le micro :
- Pacey, c’est Audrey. C’est juste pour te dire merci. Merci d’avoir vu en moi quelqu’un d’exceptionnel. Quand tu me regardais, j’avais l’impression d’être la personne la plus importante de la terre. Tu m’as aidé à prendre conscience de ce que je valais vraiment, même après que nous ayons rompus tu as toujours été là pour moi et pour ça je voulais te remercier. Maintenant ramènes toi ici et plus vite que ça !
Chacun avait un petit sourire après le monologue d’Audrey mais le cœur n’y était pas vraiment et celle-ci se réfugia aussitôt dans les bras de Dawson qui la serra contre lui. Jack prit alors le micro :
- Pacey, je ne serais sûrement pas aussi brillant que les autres mais je voulais te dire que tu es pour moi un ami sincère qui a été là quand ça n’allait pas fort pour moi alors maintenant c’est à mon tour d’être là et on ne partira pas tant que tu ne nous auras pas donnés de tes nouvelles. On va te harceler non-stop jusqu’à ce que tu craques.
Jack coupa le micro e se leva. Il se tourna alors vers Joey imité par les autres.
- C’est ton tour Joey. Enfin si tu t’en sens capable.
- Je vais le faire, mais j’aimerais être seule pour ça.
- Très bien Joey.
Ils sortirent tous, même Raphaël non sans lui avoir jeté au préalable un regard où se lisait pleins de questions. Alors Joey prit le micro d’une main tremblante.
- Pacey, c’est Joey. Je ne sais pas où tu te trouves actuellement, mais je voulais te dire que j’ai bien reçu ton cadeau et la lettre qui l’accompagnait. Cela m’a vraiment touché. Je ne pensais pas compter encore autant pour toi. Si je te dis tout ça, c’est que je voudrais savoir pourquoi tu ne m’e a pas parler plus tôt. Si j’avais su tout ça les choses auraient peut-être été différentes. Je voudrais te voir pour pouvoir en parler avec toi.
Seul le silence lui répondit.
- Je suis persuadée que tu entends ce que je te dis Pacey, je le sens en moi, tu es encore en vie alors réponds moi je t’en prie.
- Je ne pensais pas vraiment ce que j’ai écrit.
- Pacey c’est vraiment toi ? Elle n’osait pas y croire et elle avait du mal à reconnaître sa voix en raison des parasites
- Eh oui Joey c’est moi. Et je te répète que je ne pensais pas vraiment ce que j’ai écrit.
- Je ne te crois pas une seconde Pacey.
- Et même si je le pensais encore dis-moi ce que ça changerait Joey, nous avons eu notre chance et ça n’a pas marché. Maintenant tu es avec Raphaël et tu es très heureuse d’après ce qu’on m’a dit. Plus heureuse que tu ne pourras jamais l’être avec moi.
- Ca c’est ton opinion, je te rappelle que c’est toi qui as décidé que c’était fini, je n’ai pas eu mon mot à dire. Et après notre rupture tu as toujours semblé te contenter de mon amitié alors que mon cœur saignait à chaque fois que je te voyais t’approcher d’une autre fille même quand tu sortais avec Audrey.
- Tu ne m’as rien dit Joey.
- Parce que tu avais été très clair avec moi, tu me ferais signe quand tu te sentirais à nouveau digne de moi. Je n’ai jamais vu de signe. Alors j’ai tenté une autre approche en sortant avec des gars totalement différents de toi dans l’espoir de t’oublier ou de te faire réagir, mais ça n’a pas marché.
- Que pouvais-je faire Joey ? Je t’avais déjà tellement fait souffrir. Si je t’ai quitté c’était parce que je sentais que je n’étais qu’une gêne pour toi et que je ne pouvais rien t’apporter. Alors j’ai renoncé au bonheur, et maintenant tu as Raphaël, lui pourra te rendre heureuse car tu le mérites; Je n’avais et je n’ai toujours rien à t’apporter.
- Alors quand ça devient trop dur tu prends la fuite ? Ça ne ressemble pas au Pacey dont je me souviens. Celui-là se battait pour les choses qui lui tenaient à cœur : pour Jack quand il a été humilié par un prof, pour soutenir Andie durant sa maladie et pour m’aider quand j’en avais le plus besoin.
- A quoi bon se battre quand le combat est déjà perdu.
- Qui a dit que le combat était perdu ?
- Moi quand je me suis rendu compte que je ne pourrais jamais te rendre heureuse.
- Et je peux savoir comment tu es parvenu à cette brillante déduction ?
- Voyons Joey, il faut regarder la réalité en face. Que pourrais-je t’offrir.
- Si tu ne reviens pas tu ne le sauras jamais.
- Tu ne serais pas en train de me tendre un piège par hasard ?
- Tu devrais me connaître mieux que ça Pacey.
- Bon d’accord, je te fais confiance. Voilà mes coordonnées, donnes les aux gardes côtes.
A la fin de leurs conversations, Joey couru à l’extérieur pour donner les coordonnées au capitaine qui s’empressa de les transmettre à l’équipage le plus proche et une demie heure plus tard ils annoncèrent avoir retrouver la Dame Blanche et son capitaine, blessé mais vivant. Ils annoncèrent leur retour d’ici une heure environ.


Alors commença pour les amis une attente qui leur sembla interminable. Jen s’était rapprochée de Jack, Audrey de Dawson, mais Joey ne s’approcha pas de Raphaël et celui-ci sembla s’y résigner. Enfin, le bateau des gardes-côtes fut annoncé et chacun se précipita sur le quai. Dès que le bateau fut amarré, Pacey en descendit. Il semblait mal en point, couvert d’ecchymoses et une attelle au bras gauche. Mais cela n’arrêta pas Joey qui se jeta à son cou et lui murmura :
- Je suis si heureuse de te voir. J’ai eu si peur de te perdre.
Il la regarda, un peu surprit et il lui sourit. Elle lui rendit son sourire. Il se tourna alors vers tous les autres et son regard s’arrêta quelques secondes sur Raphaël et une grande tristesse passa sur son visage et il éloigna Joey de lui. A ce moment surgit l’ambulance pour l’emmener à l’hôpital où ces amis lui promirent de le rejoindre. Avant cela, Dawson passa des coups de fil à sa mère, à Bessie, à la grand-mère de Jen et à Doug, pour les informer du retour de Pacey.
Avant le départ pour l’hôpital, Raphaël emmena Joey à l’écart pour lui parler :
- Je ne viens pas avec vous à l’hôpital Joey.
- Pourquoi Raphaël ?
- Je rentre à Chicago.
- Mais enfin pourquoi ? J’ai besoins de toi, j’ai…
Il l’interrompit d’un geste.
- Non Joey ce n’est pas de moi dont tu as besoin, c’est de lui.
- Mais Raphaël je ne comprends pas. De quoi tu parles ?
- Moi aussi j’ai mis du temps à comprendre mais une chose m’a aidé.
Et il lui tendit l’enveloppe dans laquelle se trouvait la lettre que Pacey lui avait écrite.
- Je l’ai trouvé dans tes affaires après ton départ et je n’ai pas pu m’empêcher de la lire. Je ne pourrais jamais rivaliser avec votre histoire Joey et je ne veux même pas essayer, je pars battu d’avance.
- Il ne s’agit pas de lutter Raphaël, toi et moi nous avons aussi notre histoire ! Je ne te croyais pas si défaitiste.
- Cessons de nous mentir Joey et cesse de te mentir à toi-même ; tu es toujours amoureuse de lui. Je l’ai vu dans tes yeux quand tu as aperçu le bateau et que tu l’as vu descendre. J’y ai vu tout l’amour qu’une femme peut éprouver pour un homme. Tu n’as jamais eu ce regard avec moi Joey. Mais rassures toi je ne t’en veux pas.
- Raphaël, je suis désolé mais …
- Tu n’as pas à te justifier Joey. J’ai réussi à t’avoir pour moi pendant 1 an et ce fut l’année la plus merveilleuse de ma vie mais maintenant nos routes se séparent. Au fond de moi j’ai toujours su que ce moment viendrait j’espérais seulement me tromper. Tu pourras passer récupérer tes affaires quand tu voudras Joey. Adieu, je ne t’oublierais jamais.
- Au revoir Raphaël.
Raphaël partit alors en direction de sa voiture et Joey rejoignit ces amis pour aller à l’hôpital. Dans la voiture elle se tenait entre Jen et Audrey qui la prirent dans leurs bras tour à tour.


Arrivés à l’hôpital ils se précipitèrent à l’accueil où une infirmière les informa que Pacey était au bloc opératoire pour soigner son bras cassé ainsi qu’un hémorragie elle pensait que tout serait terminé dans 2 heures et leurs conseilla de patienter en salle d’attente.
Ils s’y installèrent donc et Dawson et Jack décidèrent d’aller chercher à manger
A leur retour, chacun mangea mais sans grand appétit car Pacey n’était pas encore sorti d’affaire. Après ce repas Dawson prit Joey à part pour lui parler :
- Alors finalement tu as fait ton choix, c’est lui que tu as choisi. Après tout ce temps.
- Ne me dit pas que tu es déçu Dawson ? Je croyais que nous avions régler ce problème ?
- Mais oui Joey je te rassure, mais je voulais juste être certain que tu étais convaincue d’avoir fait le bon choix.
- Oui j’en suis sûre, mais au lieu de t’occuper de moi, tu ferais mieux de penser à Audrey.
- Nous sommes justes amis je te l’ai déjà dit.
- A d’autres Dawson ! Je sais l’effet que cette fille peut avoir sur les gens et je pense qu’elle n’est pas non plus insensible à ton charme et j’ai aussi remarqué les regards que vous vous lanciez tous les deux, ils en disent beaucoup. Regarde la Dawson, cette fille est amoureuse de toi autant que tu l’es d’elle, ne gâche pas cette chance.
- Tu as sans doute raison Joey, je vais y réfléchir. Mais mon cœur est encore meurtri de mes divers échecs sentimentaux et j’ai peur de souffrir encore.
- Si tu n’essaye pas, tu ne sauras jamais si ça valait le coup et tu risques de t’apercevoir trop tard de ton erreur. Moi j’ai réagi juste à temps mais j’ai failli tout perdre simplement parce que je ne voulais pas voir la réalité en face.
- Tu as raison Joey, mais il faut que je trouve le bon moment pour lui parler.
- Ne le cherches pas Dawson, ce moment n’existe pas. Il faut que tu le crée toi-même.
- Merci Joey, grâce à toi j’y voie plus clair.
- De rien Dawson, les amis sont là pour ça. Et elle se dressa sur la pointe des pieds pour lui déposer un baiser sur la joue.


A l’autre bout de la salle d’attente, Audrey regardait cette scène et une pointe de jalousie lui transperça le cœur. Mais après tout Dawson ne lui avait rien promis, il ne connaissait même pas ces sentiments. Il avait été clair avec elle hier même si son « je t’aime » au téléphone lui avait donné des espoirs. Si seulement il cessait de la voir seulement comme une amie.
Audrey en était là de ces pensées quand la porte de la salle d’attente s’ouvrit et Andie entra :
- Alors comment va t’il ? Je suis passé au port et on m’a dit que je vous trouverais ici alors je suis arrivée aussi vite que j’ai pu.
- Il va bien, pour le moment il est en salle d’opération, il devrait en sortir d’ici 45 minutes. Ravi de te voir petite sœur. Lui dit Jack en la serrant dans ces bras.
- Moi aussi je suis contente de te voir, de vous voir tous. Cela fait longtemps qu’on ne s’est pas vus alors raconté moi ce que vous devenez et je veux aussi tout savoir sur ce qui s’est passé avec Pacey car Doug n’a rien voulu me dire et puis ça nous aidera à passer le temps.
Ils lui racontèrent donc les uns après les autres leurs vies depuis la dernière fois qu’ils s’étaient tous retrouvés réunis. Et enfin, Joey raconta comment elle avait convaincu Pacey de lui donner sa position.
Après ça Andie prit Joey à part pour lui parler :
- Tu lui as vraiment dis tout ça Joey ? J’espère que tu étais sincère au moins ?
- Comment peux tu en douter ? J’aime Pacey plus que ma propre vie et c’est la possibilité de le perdre qui m’a permis de m’en rendre compte. Plus jamais je ne le laisserais m’éloigner de lui.
- Merci Joey c’est ce que je voulais entendre. Je tiens à Pacey comme à un frère et je ne veux plus le voir souffrir. J’ai trop vu dans quel état ça le mettait à l’époque. Je ne veux pas revivre ça.
- Je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour que ça n’arrive jamais. Je te le promets Andie.
- Je te crois Joey. Et elles se jetèrent dans les bras l’une de l’autre au bords des larmes.
Après 2h30 d’attente, tout le monde se demandait ce qui se passait et Dawson décida donc d’aller aux nouvelles. L’infirmière lui dit qu’il y avait eu des complications et que l’opération prendrait plus de temps que prévu. Dawson, encore plus inquiet ne voulu pas affoler Joey alors il lui dit :
- Le médecin a été un peu optimiste dans ces prévisions et il en aura encore pour une demi-heure.


Effectivement après quelques temps le médecin arriva.
- L’opération s’est très bien passé, même s’il y a eu quelques complications. Heureusement que votre ami s'est décidé car quelques heures de plus auraient put lui être fatales.
- Merci docteur. On peut aller le voir ?
- Cela ne servirait pas à grande chose car il est encore sous anesthésie pour le moment. Mais vous pourrez passer le voir demain si vous voulez.
- Et quand pourra t-il sortir de l’hôpital ? Demanda Audrey.
- Je pense que je vais devoir le garder encore 2 ou 3 jours en observations afin de faire quelques analyses et si les résultats sont bons il pourra rentrer chez lui. Mais il devra se reposer car il vient de vivre des moments très éprouvants sur le plan physique et mental..
- Ne vous inquiétez pas je connais quelqu’un qui veillera sur lui. Hein Joey ?
Celle-ci se mit à rougir, mais sur ces joues des larmes de joie coulaient. Elle répondit :
- Je vais rester au chevet de Pacey, mais vous pouvez rentrer si vous voulez.
- Oui tu as raison Joey, on ferait mieux de rentrer. Je repasserais vers 20h pour t’apporter quelque chose à manger. Proposa Andie.
- Je te remercie Andie.
Tout le monde s’en alla et Joey se dirigea vers la chambre où elle découvrit Pacey endormi. Elle prit une chaise et s’assit près de lui et le contempla pendant des heures, elle se dit qu’elle pourrait rester toute sa vie ainsi près de lui. A 20h Andie apporta à manger à Joey ainsi que des vêtements de rechange pour Pacey et elle discutèrent quelques instants de Pacey, de leurs vies puis elles se souhaitèrent bonne nuit et se dirent à demain.


Pendant ce temps à l’auberge de Bessie Dawson et Audrey étaient en train de discuter dans le salon :
- Tu voudrais faire un tour en barque avec moi ?
- Pourquoi pas, ça me changera les idées !
Ils prirent donc la barque de Joey dans laquelle celle-ci avait fait tant de voyage jusqu’à la maison de Dawson.
- La nuit est belle tu ne trouves pas Audrey ?
- Si, superbe. Lui répondit-elle en grelottant.
- Tu as froid ? Attends. Et il ôta son manteau pour le mettre sur ces épaules.
- Merci Dawson.
- Je t’en prie, tu sais que j’adore secourir les demoiselles en détresse.
Elle rit.
- Oui c’est vrai d’ailleurs tu m’as déjà sauvée. Ce fameux soir où tu m’as trouvé sur la plage j’étais vraiment au bout du rouleau et de te voir ça m’a vraiment fait du bien.
- Pareil pour moi. Justement à ce propos je voulais te parler de quelque chose qui me tiens à cœur.
- Quoi donc ?
- On se connaît depuis longtemps donc on peut tout se dire ? Alors voilà, je crois que je suis amoureux.
Audrey ne semblait pas ravi de ce que Dawson lui annonçait mais tentait de le cacher.
- C’est vrai ?
- Oui c’est une fille merveilleuse, drôle, intelligente, belle…
- Tu lui as avoué tes sentiments ?
- Pas encore, j’ai peur de sa réaction.
- Tu ne le sauras pas si tu ne lui dis pas. Tu devrais l’appeler.
- Je ne peux pas.
- Pourquoi ?
- Là où elle se trouve à cet instant elle n’a pas de téléphone à portée de main. Mais tu ne m’as pas demandé de qui il s’agit ?
- C’est vrai alors dis-moi comment s’appelle l’heureuse élue ? Lui demanda Audrey. Mais son visage montrait qu’elle n’était pas vraiment pressée de connaître la réponse à sa question.
- Je vais te donner un indice en te disant où elle se trouve en ce moment ça te va ?
- Oui j’aimerais bien connaître ce coin paumé où i n’y a même pas un téléphone.
- Actuellement elle se trouve dans une petite ville appelée Capeside au milieu d’un lac.
Audrey le regarda avec de grands yeux. Elle avait peur d’avoir mal compris.
- Mais enfin Dawson, hier tu m’a dit que j’étais juste une amie pour toi, rien de plus.
- Je t’ai menti Audrey.. Cela fait très longtemps que je voulais t’en parler mais j’avais toujours peur de ta réaction, peur que ce ne soit pas le bon moment, ce qui vient de se passer avec Pacey a tout changé, cela m’a fait comprendre qu’il faut vivre les choses lorsqu’elle se présente et ne pas attendre sinon elles risquent de disparaître sans que l’on en ait profité. Maintenant je n’ai plus peur d’assumer mes sentiments, je t’aime comme je n’ai jamais aimé quelqu’un auparavant Tu sais, maintenant j’ai vraiment très envie de t’embrasser.
- Cela fait 2 ans que j’espères que tu me dises ces mots là. Et un grand sourire illumina son visage
Alors Dawson s’avança vers elle et il l’embrassa et ils se dirent tous les deux qu’ils n’avaient jamais vraiment embrassé quelqu’un avant cet instant.


Pendant ce temps à l’hôpital Joey était retournée dans la chambre de Pacey après sa discussion avec Andie et le trouva toujours endormi. Il semblait tellement changé !! Usé, fatigué malade. Mais il avait sur le visage cet air si rassurant qui la faisait tellement craquer à l’époque où ils sortaient ensemble et qui lui faisait toujours cet effet. Elle prit alors une chaise et le contempla pendant quelques instants jusqu’à ce que celui-ci se réveille. Mais il n’eu pas besoin d’ouvrir les yeux pour savoir qui était dans la chambre il pouvait sentir sa présence dans la pièce et il dit :
- Qu’est-ce que tu fais là Potter ?
- Quel accueil ! Ça fait plaisir ! Moi qui allait te dire que tu étais très mignon quant tu dormais. Mais comment savais-tu que c’était moi ?
- Je sais toujours quand tu es près de moi, mais tu n’as pas répondu à ma question : que fais -tu là ?
- Je suis venue voir l’homme que j’aime.
- Alors tu t’es trompé d’endroit Joey tu ferais mieux d’aller retrouver Raphaël.
- Je viens de rompre avec lui, ou plutôt c’est lui qui a rompu avec moi quand il s’est rendu compte de l’amour que j’éprouves pour toi.
- Tu aurais dû rester à Chicago.
- Pourquoi ça Pacey ?
- A ton avis Joey ? Je ne voulais pas que tu vois ce que je suis devenu, je ne voulais pas lire la pitié dans tes yeux.
- Regardes moi et dis- moi ce que tu vois dans mes yeux Pacey.
- Arrêtes Joey. Mais tu ne m’as toujours pas répondu que viens-tu faire ici ?
- Je suis venu tenter de comprendre pourquoi tu as tenter de te suicider.
- Pourquoi Joey ? Regardes ma vie, le monde ne se portera pas plus mal sans moi.
- Je ne te reconnais plus Pacey, tu ne penses pas à ta famille, tes amis ?
- Ils se passeront bien de moi.
- Et moi Pacey, tu ne penses pas à moi ?
- Mais tu fais partie de mes amis !
- Ce n’est pas ce que laissait entendre ta lettre ou ton cadeau.
- Je ne pensais pas vraiment ce que j’ai écrit Joey.
- Tu me l’a déjà dis et je t’ai répondu que je ne te croyais pas alors n’insistes pas et trouves autre chose.
- Mais voyons Joey je n’ai rien à t’offrir !
- Tu te trompes, il y a une chose que tu es le seul à pouvoir m’apporter alors que ni Dawson ni Raphaël n’y sont jamais parvenus.
- Qu’est ce que s’est ?
- Le bonheur Pacey. Toi seul peut me rendre heureuse. Toutes ces années sans toi m’ont semblées vide et inintéressantes, les seuls moments où je me suis réellement sentie heureuse et vivante c’est parce que j’étais avec toi.
- Je ne suis pas sûr d’être capable de te rendre à nouveau heureuse Joey. J’ai peur de tout gâcher à nouveau
- Ce genre d’attitude ne ressemble pas au Pacey que je connais. Celui que je connais essaie et il n’abandonne jamais.
- Je ne pourrais

DC.for.eve  (26.07.2003 à 20:15)
Dawson marche seul dans les rues de New York, un sourire aux lèvres. Il est venu là pour faire la promotion de son premier film intitulé « True Love » et qui raconte les aventures sentimentales d’un groupe d’ados dans l’Amérique profonde.
En effet, il a enfin réalisé son rêve de faire des films et il vit depuis 2 ans dans une belle maison à Los Angeles et est considéré par certaines critiques comme le réalisateur le plus prometteur et le plus talentueux depuis Spielberg.
Il se dit que tout va vraiment pour le mieux mais il regrette que son père ne soit pas là pour voir le succès de son fils : « tu serais fier de moi papa » pense t’il. Il continue de promener à en réfléchissant à son prochain film quand son portable se met à sonner. Il décroche, c’est Audrey :
- Hello Spielberg comment tu vas ?
- Hello Audrey, je vais bien, il fait super beau, tout le monde à l’air d’adoré mon film. Il n’y a qu’une seule ombre au tableau c’est que tu n’es pas là.
- Tu sais bien que j’aurais mille fois préféré être avec toi plutôt que de rester là pour servir à boire à tous ces gens.
- Je le sais bien, je te taquine mais c’est vrai que tu me manques. Tout ça à moins de saveur sans toi.
- C’est gentil. Je te promets de venir ce week end te rejoindre, tu m’as réservé une chambre ?
- La suite nuptiale ça te va ?
- Tu rigoles ?
- Mais non c’est la production qui paye, mais pour réussir ça j’ai du dire que tu étais ma petite amie ça ne te dérange pas ?
- Je m’en remettrais.
Quand tout à coup, il aperçoit dans la foule une silhouette qui lui semble familière :
- « Mais on dirait… Jen ! Jen ! »
- Qu’est-ce que tu dis Dawson ?
- Là dans la rue devant moi c’est Jen.
Celle-ci se retourne interloquée :
- Dawson, c'est vraiment toi ?
- Je te rappelle plus tard. Je t’aime ? Dit-il en raccrochant. C’est alors qu’il réalise ce qu’il vient de dire et en semble très gêné. Il n’avait jamais osé dire ça à Audrey même s’il le pensait depuis longtemps. Il se demande comment elle va réagir.
- Salut Jen, comment vas-tu ?
- Bien et toi ?
- C'est une longue histoire, et toi ?
- Mon histoire est longue aussi, on pourrait aller en discuter devant un café, j’en connais justement un pas loin.
- D’accord allons-y.


Peu de temps après ils arrivent devant un café.
- Le Capeside !!! C'est dingue ça !! S’exclame Dawson.
- J’avais envie de garder un lien avec le passé.
- Comment ça ? Tu veux dire que ce café est à toi ?
- Eh oui !!! À la fin de mes études, j’ai eu envie de revenir à New York et d’y ouvrir un café, mes parents m’ont prêté de l’argent, j’ai trouvé un local libre et voilà le résultat. C’est devenu l’un des endroits les plus branchés de toute la ville. Pas mal hein !??
- Tu parles, c'est génial !! Alors on dirait que tu as trouvé ce que tu voulais faire de ta vie finalement, je suis content pour toi, je savais que tu y arriverais.
- Exact et toi tu es devenu un réalisateur à succès comme tu en rêvais.
- Mais comment sais-tu cela, le film n’est pas encore sorti ?
- Car je suis allée voir ton film en avant première, j’ai su que ça ne pouvait être que toi après en avoir lu l’histoire dans le journal et je peux te dire que je l’ai vraiment adoré. En particulier la fin lorsque les deux amis qui se sont déchirés pour une fille se réconcilient. Mais dis-moi pourquoi avoir choisit ce pseudonyme : James Van Der Beek ?
- Je ne sais plus, je crois que c'est Audrey qui m’en a donné l’idée.
- Audrey ??
- Oui, c’est avec elle que j’étais au téléphone quand je t’ai aperçue. Nous nous revoyons assez fréquemment car elle est restée à Los Angeles après sa cure et c’est là que je l’ai rencontrée un soir en me promenant sur la plage
- Racontes moi ça et n’oublie aucuns détails !
Il commença à lui raconter cette histoire.
- C’était il y a environ 2 ans. Je venais de passer une journée horrible au studio car le réalisateur changeait d’avis toutes les cinq minutes et qu’en tant qu’assistant j’étais chargé d’annoncer ces éternels changements aux comédiens et pour en rajouté une couche, ma petite amie du moment venait de me plaquer au téléphone deux heures plus tôt. Alors, après ça j’ai eu envie de me changer les idées et d’aller me promener sur la plage. Je marchais tranquillement au hasard quand tout à coup j’ai aperçu une fille assise sur le sable en train de pleurer, alors je me suis approché et c’est à ce moment là que je l’ai reconnue :
- Audrey ? Lui ai-je demandé.
Elle s’est alors tournée vers moi et a tenté de cacher ses larmes :
- Dawson ? Mais qu’est ce que tu fais là ?
- Eh bien j’avais besoin de changer d’air après une dure journée de boulot. Mais à mon tour de te poser cette question que fais-tu là ?
- C’est très long à expliquer…
- J’ai tout mon temps. Lui répondis-je en m’asseyant.
Alors elle a commencé à me raconter sa vie depuis la dernière fois que je l’avais vue. Après sa cure de désintoxication de 6 mois elle n’avait pas envie de reprendre les études. Alors elle avait décidé de voyager un peu partout mais surtout en Europe et à son retour elle a décidé de s’installer ici dans l’espoir de trouver un boulot en tant qu’actrice. Et puis surtout elle ne voulait pas retourner à Boston où elle avait tant de mauvais souvenirs et surtout où elle avait tant fait souffrir les gens auxquels elle tenait. Elle me dit qu’elle n’avait rien trouvé comme boulot alors qu’en attendant, elle était serveuse dans un restaurant appelé « Chez Mel » dont elle me donna l’adresse en me demandant de passer la voir de temps en temps car ça lui ferait plaisir de revoir un visage connu et ami.
- J’y suis allé dès le lendemain et elle a semblé ravie de me revoir. Alors que je pensais ne rester qu’une heure ou deux, je me suis surpris à l’attendre jusqu’à la fin de son service qui était 3 heures et demi plus tard ensuite nous sommes aller boire un verre dans un autre bar où nous sommes rester à discuter jusqu’au lendemain matin. Depuis ce soir-là on se voie assez souvent.
- Que veux-tu dire par assez souvent ? Une fois par semaine, deux fois ?
- En fait, dit-il avec un sourire, on se voit presque tous les soirs.
- Et ça se passe comment ?
- A chaque fois c’est génial elle me fait faire des choses hallucinantes et qui me change totalement de mes habitudes. Le week end dernier nous sommes allez faire du parapente. Elle me fait rire, je peux lui parler de tout elle sait toujours m’écouter et m’aider dans mes décisions. En bref, je me sens bien avec elle. On se complète, quand je suis avec elle j’ai l’impression que le temps s’arrête et que nous sommes seuls au monde.
- Tu ne serais pas un petit peu amoureux d’elle par hasard ?
- Pas du tout, nous avons chacun eus des histoires de notre côtés mais jamais nous n’avons parler d’une relation ensemble. En fait, je n’en sais rien, c’est vrai que je me sens vraiment très heureux quand je suis avec elle. Ce n’est pas comparable avec ce que je ressentais pour toi ou même pour Joey. Par exemple, la dernière fois que nous sommes sortis avec nos partenaires respectifs au moment de nous séparés j’étais dégoûté de la quitter, plus que je n’étais réjoui à l’idée de passer un moment avec ma copine. Mais je ne sais pas si elle ressent les mêmes choses que moi.
- Si ce n’était pas le cas, crois-tu que vous vous verriez si souvent ?
- Tu as peut être raison, je n’y avais pas vraiment réfléchi.
- Je constate que malgré les années tu n’as pas trop changé.
Ils éclatèrent tous deux de rire
- Mais dis moi tu ne me parles pas de toi, je vois que ta vie professionnelle semble aller bien mais comment vas ta vie privée ? Tu as quelqu’un dans ta vie ?
- Eh bien je suis sortie, il y a de cela un an avec un garçon super sympa qui s’appelait Yann, mais nous avons rompu.
- Je suis désolé de l’apprendre.
- C’est loin de moi maintenant. Mais cette histoire a quand même eu un côté positif…
- Lequel ?
- Celui de me faire découvrir le bonheur d’être mère.
- Tu veux dire que tu as un bébé ?
- Eh oui elle s’appelle Alice et elle a un an et demi. Tiens regarde.
Et elle sortit alors une photo de son portefeuille qu’elle lui tendit. Dessus on pouvait voir Jen tenant dans ces bras une adorable petite fille d’environ 6 mois.
- C’est incroyable comme les choses peuvent changé, je n’aurais jamais imaginé te voir maman un jour.
- Moi non plus, mais quand j’ai tenu Alice pour la 1ère fois dans mes bras, ça a été pour moi une révélation. Un enfant, c’est la plus belle chose qui puisse arrivé à une personne, je te souhaite de connaître un jour ce bonheur.
- Et donc tu élèves ton enfant seule ?
- Oui, enfin pas vraiment, grand-mère me donne un coup de main, c’est vrai qu’avec le boulot que j’ai heureusement qu’elle est là sinon je ne saurais plus où donné de la tête.
- Tu es vraiment devenue une femme d’affaire on dirait.
- Eh oui, on dirait. Mais dis-moi comment va Joey ? Je dois dire que j’ai un peu perdu le contact.
- Eh bien pour elle aussi son rêve s’est réalisé en quelques sortes puisque après avoir obtenu son diplôme elle est partie pendant 6 mois en France afin de réaliser ce projet qui lui tenait à cœur depuis tant d’années et à son retour elle a été embauchée par une maison d’édition de Chicago mais elle vient de démissionner pour se lancer totalement dans l’écriture de son premier livre. Je lui ai promis de l’adapter au cinéma dès que possible. On s’appelle une fois par semaine et on se voit avec Audrey au moins une fois par mois. Elle a rencontré un garçon nommé Raphaël, il est avocat, ils sont ensemble depuis un an ils se sont installés ensemble il y a environ un mois et ils commencent même à parler de mariage.
- C’est vrai mais c’est génial !! Je devrais passer la voir un jour.
- Je te donnerais ces coordonnées, je suis sûr que ça lui ferait plaisir d’avoir de tes nouvelles.
- Merci. Et Pacey que devient-il ?
- En fait après avoir démissionné de son agence de courtage il a enchaîné les petits boulots sans suite puis il est retourné à Capeside et est devenu shérif adjoint sous les ordres de son frère Doug.
- Pacey shérif ? C'est pour perpétuer la tradition familiale ou quoi ?
- Ha ha ha !!! Peut-être, je n’y avais pas pensé. Il est toujours célibataire, il accumule les conquêtes sans lendemain mais même s’il ne me l’avoue pas je sens qu’il est malheureux car il lui manque ce dont il rêve…
- Joey… Je suis surprise que tu arrives à en parler si facilement après toutes les années que tu as passé à lui courir après
- Cela fait longtemps que j’ai tourné la page tu sais. J’ai enfin compris que malgré toute l’affection que nous avions l’un pour l’autre nous n’étions pas fait pour former un couple, notre histoire appartient au passé. Joey aura toujours une place particulière dans mon cœur mais elle n’est pas la femme avec laquelle je veux finir mes jours. Pour en revenir à Pacey il ne me parle plus jamais d’elle mais je sens qu’au fond de lui il est terriblement malheureux de la façon dont les choses ont tourné car dès que la conversation se porte sur elle son visage se ferme et un voile passe sur son regard.
- Mais je ne comprends pas c’était pourtant lui qui avait rompu avec elle ?? Je me doutais qu’il éprouvait encore de l’affection pour elle mais je ne me doutais pas que s’était à ce point. Si cette rupture l’a rendu si malheureux, pourquoi avoir rompu dans ce cas ?
- Il n’a jamais voulu m’en parler mais Joey l’a fait. Il l’a quitté car il voyait que sa vie à elle était une réussite alors que la sienne n’était qu’une succession d’échecs et il avait peur de finir par la détester à cause de ça alors il a préféré rompre en se comportant comme un goujat dans l’espoir que Joey puisse vite l’oublier et passer à autre chose. Mais il n’a pas pu allé jusqu’au bout de son idée et il est revenu la voir en lui demandant si le jour ou il se sentirait digne d’elle, s’il revenait la voir, si elle voudrait à nouveau de lui.
- Et que lui a t’elle répondu ?
- Qu’elle reviendrait, sans hésiter.
- Je comprends mieux son attitude lors du bal de promos et ensuite à Boston. Mais pourquoi n’a t’il jamais avoué ces sentiments à Joey ?
- C’est tout Pacey ça il peut souffrir le martyr en silence pourvu que les personnes auxquelles il tient soient heureuses.
- Il est au courant pour Joey et Raphaël ?
- Oui Audrey lui en a parlé car je ne savais pas comment le lui annoncer.
- Et comment a t’il réagit ?
- Mal, comme tu t’en doutes. Il a tenté de faire comme si cela lui était égal et qu’il était très heureux que Joey est enfin trouvé un homme digne d’elle. Mais Audrey m’a dit que ce qui se lisait dans ces yeux démentait totalement ces paroles.
- Et Andie tu as de ces nouvelles ?
- Oui bien sûr grâce à Pacey, elle s’est marié avec Will un copain de Pacey, ils ont eu un fils qu’ils ont appelé Tim et vivent au Canada. Mais arrêtons de tourner autour du pot et pose moi la question qui te trotte dans la tête depuis le début.
- Je ne vois pas de quoi…
- Allons Jen, on se connaît trop bien tous les deux.
- D’accord, comment va Jack ? Tu as de ces nouvelles ?
- Oui on s’appelle de temps en temps il vit dans une petite ville de l’Ohio appelée Toledo et il y enseigne le foot à des enfants comme il faisait au lycée.
- Alors il a réussi à concilier ces 2 passions, le foot et les enfants c'est génial. Et il est…
- Oui il est toujours célibataire il m’a présenté quelqu’un il y a quelques temps mais ça s’est fini, l’autre lui reprochant, je crois, d’avoir quelqu’un d’autre en tête en permanence, il ne m’en a pas dit plus. Mais dis-moi que ressens-tu vraiment pour lui car ce n’est pas très clair.
- Je ne sais pas. Je sais seulement qu’il me manque et que j’ai l’impression que nous nous sommes éloignés l’un de l’autre avec un fossé entre nous que le temps n’a fait qu’agrandir.
- Si c'est ce que tu ressens, je peux te donner ces coordonnées pour que tu le contactes et vous pourrez vous expliquer
- Je ne sais pas si c'est une bonne idée, j’ai peur qu’il n’ai pas très envie de me voir.
- Je ne pense pas car à chaque fois que je l’ai au téléphone il me demande si j’ai de tes nouvelles et quand je lui réponds par la négative il semble très déçu.
- Oh ? Je devrais le contacter mais j’ai peur de m’immiscer dans sa vie.
- Crois en mon expérience, il vaut mieux tenté quelque chose et être déçu que ne rien faire et passer sa vie dans le doute.


Ils restèrent assis encore 2 heures à discuter de leurs vies, du passé et ils étaient émus quand le portable de Dawson se mit à sonner. C’était Audrey
- Allô Audrey, tu ne peux plus te passer de moi on dirait !!
- Dawson, je suis à l’aéroport, j’attends l’avion pour Boston et après j’ai loué une voiture pour aller jusqu’à Capeside et toi et Jen vous feriez bien d’en faire autant.
- Mais enfin pourquoi dis- moi ce qui se passe ?
- C'est Pacey. Dit-elle d’un ton lugubre.
- Que lui est-il arrivé ?
- J’ai reçu un coup de fil de Doug tout à l’heure. Pacey a disparu !
- Comment ça, explique-toi.
- Il y a 3 jours il a dit à Doug qu’il partait faire une petite virée en mer pour se changer les idées et qu’il serait de retour le lendemain, mais il n’est toujours pas rentré.
- Ce n’est pas très inquiétant, il arrive souvent à Pacey de partir en mer pour un long moment, c’est son moyen à lui de faire un break. Doug a essayé de le joindre par radio ?
- Oui mais ça ne réponds jamais. Il a alerté les gardes côtes qui se sont lancés à sa recherche dès hier mais ils n’ont encore rien trouvé et le plus grave c’est qu’ils annoncent à la météo la pire tempête de ces 20 dernières année et elle est prévue dans 36 heures !
- Oh mon Dieu !!! S’écria Jen affolée car Dawson lui faisait écouter sa conversation avec Audrey
- Nous partons tout de suite nous aussi, donnons-nous rendez-vous à l’auberge de Bessie je vais la prévenir que nous arrivons.
- Préviens aussi Joey, Jack et Andie.
- Je m’en occupe. A plus tard. Et ne t’inquiètes pas, Pacey est un vieux loup de mer et il en a vu d’autres.
- Merci Dawson tu ne peux pas savoir le bien que ça me fait que tu me dises ça. Je vous attendrais chez Bessie à plus tard.
Dawson raccrocha et se tourna vers Jen :
- Il faut que nous partions au plus vite pour Capeside
- Je sais, il faut que je passe à la maison pour prévenir grand-mère et prendre Alice et quelques affaires.
- Moi aussi, je vais appeler mon assistant pour qu’il nous loue une voiture ça ira plus vite que l’avion et je vais annuler tous mes rendez-vous. Retrouvons nous ici dans 1 heure ça te va ?
- Oui a tout à l’heure.


Une heure plus tard il se retrouvèrent en effet devant le café pour prendre la route. Après un trajet de 5 heures au cours duquel ils n’échangèrent que peu de paroles mais où chacun semblait très préoccupé, ils arrivèrent enfin devant la pension de Bessie où Doug les attendaient devant l’entrée:
- J’aurais préféré vous revoir dans des circonstances plus agréables.
- Oui, nous aussi.
- Jack et Audrey sont déjà arrivés et ils vous attendent.
Jen ne dit rien mais Dawson remarqua que cette nouvelle semblait la réjouir et l’angoisser en même temps.
Ils entrèrent chez Bessie qui les accueillit très chaleureusement. Audrey se précipita vers Dawson afin de chercher du réconfort au creux de ces bras. Tandis que Jen et Jack semblaient tous les deux gênés de se revoir et se regardaient en chiens de faïence. Après ces retrouvailles quelque peu embarrassées Jen raconta son histoire et la naissance d’Alice. Joey et Andie ne devant arrivées que plus tard, Dawson demanda à Doug de leurs expliquer toute l’histoire. Pour cela, ils s’installèrent tous dans le salon de l’auberge ; Audrey s’assit près de Dawson tandis que Jen et Jack se tenaient chacun à un bout de la pièce et se lançaient des regards gênés auxquels Jen échappait en baissant les yeux sur Alice.
Doug commença donc à raconter ce qui s’était passé :
- Il y a environ une semaine, Pacey m’a parlé de son projet de partir faire un petit tour en mer pour se changer les idées. Je lui ai dit qu’il n’y avait pas de problèmes et je lui ai même proposé de l’accompagner car j’avais un très mauvais pressentiment.
- Comment ça ? Demanda Dawson.
- Eh bien depuis quelques jours je sentais que Pacey n’allait pas bien, il passait son temps à ruminer seul dans son coin. Il y a 10 jours j’ai surpris une discussion au téléphone entre lui et son avocat au cours de laquelle Pacey lui demandait si tous ces papiers étaient en ordre au cas où il lui arriverait malheur. En plus, il y a de cela un mois, il m’a remis une lettre que je dois donner à Joey si jamais il venait à mourir. Je lui ai donc proposer de l’accompagner mais il a bien sûr refusé en prétextant qu’il me voyait tous les jours et que s’il partait en mer c’était justement pour ne plus me voir.
- C’est tout Pacey ça !!! S’exclama Audrey.
- Je l’ai donc accompagner au port il y a 3 jours et depuis je suis sans nouvelles. Tous les appels que j’envoie reste sans réponse mais je suis persuadé qu’il les a reçus mais que pour une raison où une autre il ne veut pas répondre.
- Tout ça ne lui ressemble vraiment pas. Dit Joey qui venait d’arriver avec Raphaël et avait entendu la fin de la discussion.
- Tu as raison Joey. Mais comme je le disais, depuis quelques temps Pacey n’est pas dans son état normal.
- Et ça fait combien de temps à peu près que tu as remarqué ça ? Demanda Dawson.
- Cela fait environ 4 mois, je me souviens qu’un soir vous avez été dîner tous les 3 avec Audrey et quand il est revenu au travail le lendemain matin il semblait triste, ailleurs. Comme ci il n’avait plus goût à ce qu’il faisait. Quand je lui ai posé la question il m’a dit que tout allait bien. Je n’ai pas insisté parce que je le connais, quand il ne veut rien dire il n’y a rien à faire à part attendre qu’il se décide.
Dawson et Audrey ne dirent rien mais il se regardèrent et songèrent que ça devait être la fameuse soirée au cours de laquelle Audrey lui avait parler de Joey et Raphaël. Audrey se blottit contre Dawson au bord des larmes ce que lui seul sembla remarquer et il la serra très fort pour la réconforter Audrey le regarda alors droit dans les yeux et lui dit :
- Après il faudra que nous parlions tous les deux.
Jack demanda à Doug :
- Tu pense qu’il était déprimé au point de vouloir se suicider ?
- Ne dit pas de bêtises Jack. Pacey ne ferait jamais une chose pareille ! S’exclama Joey.
- Qu’en sais tu Joey ? Demanda Doug.
- Mais enfin je le connais ! Je sais comm…
- Dis moi depuis combien de temps tu ne l’as pas vu Joey ? Depuis combien de temps n’as tu pas pris de ces nouvelles ?
- Mais enfin Doug, je…
- C’est vrai, de quel droit tu te permets de la juger ? S’écria Raphaël.
- Je ne la juge pas, je lui fais juste remarqué que ça fait longtemps qu’elle n’a pas vu Pacey et que depuis tout ce temps il a beaucoup changé. Il est plus sombre, plus solitaire. Il ne ressemble plus au Pacey que tu connaissais. Demandes au autres si tu ne me crois pas.
- C’est vrai Joey. Lui dit Dawson. Devant nous il faisait le pitre et semblait comme il a toujours été mais on sentait que sa gaieté était forcée et qu’au fond de lui il y avait une grande tristesse.
- Tu ne m’en as jamais parlé quand je te demandais de ces nouvelles !
- Non car je ne voulais pas t’inquiéter et parce que je pensais que ça passerait mais apparemment je me suis trompé.
Doug se leva et commença à se diriger vers la sortie.
- Bon je vais aller faire un tour à la marina, pour voir s’ils ont des nouvelles. Joey tu veux venir avec moi ?
- Bien sûr, j’arrive tout de suite.
- Tu veux que je vous accompagne ? Questionna Raphaël.
- Non ce n’est pas la peine, reste ici je serais bientôt de retour. Lui répondit Joey. Elle rejoignit Doug devant la pension et ensemble ils partirent en direction du port.


Arrivés à la marina il se dirigèrent ver le bâtiment des gardes-côtes pour tenter d’avoir des informations sur la situation.
Doug entra et demanda :
- Alors qu’elles sont les nouvelles de mon frère ?
- Shérif Witter ! Nous n’avons pas de nouvelles pour le moment, nous avons envoyer plusieurs bâtiments patrouillés dans la zone que vous nous avez indiquée mais les recherches deviennent de plus en plus difficiles à mesure que la tempête se rapproche et demain à la même heure elles seront devenues impossibles.
A ces mots Joey devint livide et ne pu retenir un petit cri. Doug se tourna vers elle et en la voyant fut soudain très inquiet.
- Tu te sens bien Joey ? Apportez lui une chaise vite ! Cria t’il
- Non merci c’est bon Doug ça va. C’est juste le choc, jusqu’à maintenant je ne réalisais pas à quel point la situation était grave.
- Ne vous en faîtes pas mademoiselle, on va tout mettre en œuvre pour le retrouver je vous le garanti.
- Merci beaucoup. Répondit Joey d’une petite voix.
- Viens Joey, rentrons.
- Oui tu as raison.
Ils sortirent donc du bâtiment t se dirigèrent ver la voiture de Doug.
- Avant de partir je voudrais te montrer une chose.
- Quoi donc Doug ?
- Suis-moi et tu verras. Et il l’entraîna vers les docks où les bateaux étaient alignés.
- Qu’elle est cette chose si mystérieuse que tu souhaites me montrer Doug ? Demanda Joey tandis qu’ils marchaient sur le ponton.
- Ça !!! Lui répondit-il en pointant le doigt.
Joey tourna les yeux vers ce que lui montrait Doug et ne put retenir un cri.
- Mon Dieu !!! C'est impossible !!
En effet, amarré au quai comme avant, le True Love se balançait au gré des vagues.
- Mais, mais… il a coulé, je m’en souviens, Pacey a failli mourir ce jour-là.
- Il y a environ 1 an Pacey a découvert une épave chez un marchand de bois, elle avait à peu près les mêmes proportions que le True Love alors il a décidé de l’acheter et de le retaper et voilà le résultat.
- Mais enfin pourquoi ?
- C'est la question que je lui ai posée mais il n’a pas voulu me répondre. Mais il y a un mois il m’a remis cette enveloppe que je ne devais te remettre que je devais te remettre après t’avoir montré le bateau et s’il lui arrivait malheur, mais je pense que le moment est bien choisi pour que tu la lises. Je ne l’ai pas ouverte mais je pense savoir ce qu’elle contient.
Il lui tendit l’enveloppe. Sur celle-ci un seul mot « ‘ JOEY’ » Elle l’ouvrit et lu.

Joey,
Quand tu liras cette lettre j’aurais tiré ma révérence. Doug devrait normalement te remettre cette lettre après t’avoir montré le True Love II. Si j’ai construit ce bateau c'est pour te l’offrir car il représente pour moi les plus beaux moments de ma vie et ce bonheur n’est dû qu’à une seule personne et c'est toi Joey.
Voilà Joey, je n’ai jamais été un littéraire et tu le sais mais ces quelques mots résument bien ce que je ressens.

Je t’aime.

PACEY


A la fin de la lettre Joey était en larmes.
- Je n’aurais jamais pensé que je comptais toujours autant pour lui !!!
- Il ne t’a jamais oublié Joey. Je le voyais à chaque fois qu’il pensait à toi un voile tombait sur son visage et quand je lui demandais ce qui n’allait pas il se contentait de me mettre en boîte.
- Il a toujours fait ça quand on lui parlait de chose dont il ne voulait pas parler, même avec moi.
- Et depuis qu’il a appris pour toi est Raphaël il est devenu différent.
- Comment ça ?
- Il cherchait le danger. Dès qu’il y avait une mission un peu périlleuse il se portait volontaire. C’est la raison pour laquelle j’étais si inquiet quand il m’a parlé de son projet de partir seul en mer.
- Tu veux dire qu’il voulait mourir ? Je ne te crois pas Doug.
- Je ne suis pas certain qu’il voulait mourir mais je sais seulement que depuis ce moment il ne semblait plus avoir goût à rien.
- Je ne reconnais plus Pacey, On dirait qu’il est devenu totalement différent de celui que je connaissais.
- Non, il est toujours le même mais je crois que sa volonté de vivre lui fait défaut depuis ce jour là.
- Je n’aurais jamais imaginé qu’il souffrait tant.
- Il ne montre jamais quand il souffre, il est trop fier pour ça mais si on le connaît bien et qu’on sait observer, on s’en rend compte. Il est temps d’y aller Joey les autres doivent nous attendre.


Doug déposa Joey devant chez Bessie où elle trouva tout le monde dans le salon, prêts pour aller dîner.
- Allez à table tout le monde. Dit Bessie
- C'est vrai que j’ai faim. Dit Raphaël
- Quelqu’un pourrait allez chercher Dawson et Audrey, je crois qu’ils sont sur la jetée.
- J’y vais Bessie. Dit Jen

Dawson et Audrey étaient assis dehors en train de discuter :
- Tu crois que nous sommes responsable de ce qui se passe avec Pacey ? Demanda Audrey affolé.
- Je ne pense pas que nous en soyons directement responsables, mais je pense que le fait d’apprendre que Joey envisageait de faire sa vie avec un autre homme que lui a du faire beaucoup de mal à Pacey.
- Au point de vouloir mourir ?
- Je ne l’espère pas, à mon avis il a surtout voulu savoir s’il avait encore suffisamment envie de vivre.
- Je souhaites que tu aie raison, mais si j’ai voulu te parler ce n’était pas seulement de Pacey.
- Et de quoi donc voulais tu me parler ?
- Je voudrais que tu m’expliques ce que tu m’as dit au téléphone tout à l’heure.
- Comment ça Audrey ?
- Ne fais pas l’innocent Dawson, tu m’a dit que tu m’aimais !
- Ah Tu parles de ça. Mais j’ai dit ça sans le penser.
- Ah oui alors tu dis je t’aime à tout bout de champ, sans y penser ?
- Je suis désolé Audrey je sens que je t’ai blessée.
- Mais non voyons ne soit pas idiot, je voulais juste que les choses soient claires entre nous.
- Je te rassure, elles le sont. Je tiens beaucoup à toi, tu es ma meilleure amie et je ne pourrais pas me passer de toi.
A ce moment là Jen arriva pour leurs annoncer le dîner et ils se dirigèrent vers l’auberge, mais Audrey arborait un visage triste et Dawson se demanda pourquoi mais il ne voulut pas lui poser la question.


A table, tout le monde raconta des anecdotes sur Pacey et sur leurs vies depuis leurs séparations, Dawson fit rire tout le monde avec ces anecdotes de tournages, Audrey leur parla de ces clients pas tous très net ce que Jen s’empressa de confirmer avec des exemples de sa propre clientèle, Jack parla de ces élèves tous si attachants et Raphaël leurs raconta les frasques de ces clients. Seule Joey ne participait pas à la conversation, elle semblait ailleurs ce que tout le monde remarqua mais Raphaël semblait vraiment mal prendre l’intérêt que celle-ci portait à Pacey mais personne ne dit rien car chacun s’imaginait ce qui devait se passer dans leurs têtes.


A la fin du repas Dawson voulu aller voir Joey qui était sortie, mais Audrey le retint :
- Laisse Dawson, je vais aller la voir.
- Merci Audrey. Dit Dawson et il la prit dans ces bras puis s’écarta d’elle comme gêné par ce qui venait de se passer.
Elle rejoignit donc Joey en laissant Dawson sur le seuil de la porte. Joey était assise dehors sur la jetée au bord de l’eau et regardait dans le vague.
- Tu as l’air troublée Joey, tu veux m’en parler ?
- C'est Pacey, tu ne devineras jamais ce qu’il a fait.
- Avec lui je m’attends à tout.
Joey lui tendit alors la lettre. Après l’avoir lu Audrey leva les yeux vers Joey.
- C'est vrai ? Il a vraiment reconstruit le True Love ?
- J’ai eu l’impression de voir un fantôme Audrey ça m’a bouleversée.
- Je te comprends Joey, je sais combien les fantôme du passé peuvent nous hanter et ce que ce bateau a représenté pour vous, même quand nous sortions ensemble il m’en parlait parfois mais il n’insistait jamais car j’étais jalouse de l’histoire que vous aviez eue.
- Pourquoi Audrey ? Notre histoire était finie §
- Peut être mais j’en doutes. En tout cas tu as toujours occupé une place particulière dans son cœur.
- Je ne sais vraiment pas quoi penser de ce message, c’est vrai que ça m’a fait un choc de me rendre compte après toutes ces années à quel point je comptais encore pour lui.
- Mais maintenant tu ne sais plus où tu en es.
- Exactement, j’avais tourné depuis longtemps la page de notre histoire en pensant qu’il en avait fait de même mais il s’avère qu’il ne m’a jamais oublié.
- Tu es certaine d’avoir vraiment tourné la page de votre histoire ?
- Mais oui, maintenant je suis avec Raphaël et je suis heureuse. Mais pourquoi me poses-tu cette question ?
- Parce que tu n’as pas la réaction de quelqu’un qui a tourné la page. Tu me fais plutôt penser à quelqu’un qui a erré pendant des années et qui vient subitement de retrouver son chemin
- Je ne sais pas Audrey. C’est vrai que je suis très inquiète pour lui mais je ne sais pas si c’est parce qu’il est mon ami ou plus que ça. Je ne sais plus où j’en suis, d’un côté il y a Raphaël et la vie que je me suis construite avec lui et de l’autre il y a Pacey et cette histoire que nous avons vécue et qui a comme un petit goût d’inachevé.
- Tu es la seule à pouvoir prendre cette décision Joey. Mais pour le moment le problème n’est pas là, il faut que nous retrouvions Pacey. Où du moins nous devons trouver un moyen pour qu’il accepte de communiquer avec nous et je pense que toi seule détient ce moyen joey !
- Je n’en suis pas convaincue Audrey.
- C’est en tous cas le message que semble vouloir te transmettre cette lettre. Mais on ne peut rien faire de plus ce soir, on verra ça demain. Je vais aller me coucher et tu ferais bien d’en faire autant Joey ; ne dit-on pas que la nuit porte conseil ? Bonne nuit Joey.
- Bonne nuit Audrey et merci pour tes conseils.


Pendant ce temps à l’intérieur Jen et Jack se retrouvèrent seuls dans le salon. Aucuns des deux n’osaient parler. Tout à coup Jen décida de se lancer.
- Il faut que nous parlions Jack.
- Et de quoi veux-tu parler Jen ?
- De nous, de cette gène qui existe depuis des années.
- Qu’est-ce que tu entends par « nous » Jen ?
- Je pense que nous sommes tous les deux passés à côté de quelque chose. Il y a 6 ans ni toi ni moi n’étions près. J’espère que le temps qui à passer aura permis de faire évoluer les choses. Quand je t’ai vu tout à l’heure j’ai su que ce sentiment que je ressentais il y a 6 ans, loin d’avoir diminué n’a fait que s’accroître. Mais là l’important c'est ce que toi tu ressens.
- De quels sentiments parles-tu Jen ?
- Arrêtes de faire semblant de ne pas comprendre Jack. Je suis amoureuse de toi, je m’en suis rendue compte en te revoyant tout à l’heure.
- Mais enfin Jen pourquoi ne m’as tu jamais rien dit ? J’ai toujours cru que tu pensais que nous avions bien fait de ne pas allez plus loin, d’ailleurs c’est toi qui as tout stoppé. Moi je n’ai pas insisté et j’ai continué ma vie en te gardant toujours comme ma meilleure amie. C’était d’ailleurs toi qui me couvrais lorsque je ramenais mes petits copain chez grand-mère à Boston. Pourquoi faisais tu ça si tu éprouvais ces sentiments là ?
- Tout simplement parce que je pensais que c’était la meilleure solution pour nous deux. Tu avais tes histoires, moi les miennes et je me suis faîtes à l’idée que tu étais gay. Enfin je le croyais jusqu’à ce soir, c’est pour ça que je voudrais savoir ce que toi tu ressens Jack.
- Je n’en sais rien Jen. C'est vrai que quand je t’ai vu tout à l'heure il s’est passé quelque chose en moi mais je ne peux pas te dire si c'est de l’amour Jen. Tu dois me comprendre, pendant des années je me suis considéré comme hétéro avant de m’apercevoir que j’étais attiré par les hommes, puis nous nous sommes rapprochés puis éloignés de nouveau pendant toutes ces années j’ai tenté de te sortir de ma tête et de ne pas penser à cette soirée à la montagne et à ce qui aurait pu se passer et maintenant je ne sais plus ou j’en suis. Tu dois me laisser du temps pour faire le point avec moi-même et avec mes sentiments.
- Jack je t’ai attendu toutes ces années, je ne suis pas pressée. J’attendrais le temps qu’il faudra.
- Merci Jen.
Alors celle-ci se leva accompagnée de Jack pour aller voir Alice qui venait de se mettre à pleurer.


Joey rejoignit sa chambre et y trouva Raphaël qui l’attendait. Il la regarda et lui demanda si elle allait bien.
- Oui tout va bien, je suis juste inquiètes pour Pacey.
- J’aimerais bien comprendre ce qui se passe Joey ?
- Il se passe que Pacey a disparu, qu’il refuse de nous dire où il se trouve et que les autres semblent persuadés que je suis la seule personne qui puisse le faire changer d’avis.
- Pourquoi toi ?
- Tout le monde semble penser que Pacey est toujours amoureux de moi.
- Et toi que ressens-tu pour lui ?
- …
- Ton silence en dit beaucoup Joey.
- Comprends-moi Raphaël, j’ai vécu une histoire pendant plus d’un an avec lui et c’est vrai que j’ai encore beaucoup d’affection pour lui et que si je peux le sauver, je le ferais. Franchement je crois que le moment est plutôt mal choisi pour me faire une scène de jalousie.
- Excuse-moi Joey mais comprends moi j’ai tellement peur de te perdre.
- Ne t’inquiètes pas pour ça.
Elle l’embrassa doucement et prit son manteau.
- Où vas tu ?
- J’ai besoin de changer d’air, je vais faire un tour en ville.
- Tu veux que je vienne avec toi ?
- Non merci Raphaël j’ai besoin d’être un peu seule
- Pas de problème je t’attendrais.


Ces pas la conduisirent devant le mur que Pacey lui avait offert. Cela lui semblait une éternité. Bizarrement elle constata que le mur était tel qu’elle l’avait laissé avec toujours ce message marqué dessus « demandes-moi de rester », comme un appel surgit du passé.
- Vous avez l’air troublée mademoiselle, vous savez ce que signifie ce message et à qui il s’adresse?
Joey se retourna et vit une vielle femme qui lui souriait.
- Oui je sais, c’est un appel au secours et c'est à moi qu’il s’adresse. C’est un message pour me rappeler que l’amour peut toujours triompher si on se bat pour lui.
- Très joli message, et très vrai aussi. Celui qui vous l’a adressé doit beaucoup vous aimer car cela fait maintenant plus de 7 ans que le loyer de ce mur est payé tous les mois.
- Vous voulez dire que Pa… que la personne qui loue ce mur est le même depuis tout ce temps ?
- Oui mademoiselle, tous les mois je reçois le loyer sans jamais un jour de retard et je me suis toujours posé la question de savoir qui pouvait avoir intérêt à louer un mur, surtout pour le laisser tel quel, mais maintenant je crois que je viens d’avoir ma réponse. Bonne soirée jeune fille.
- Bonne soirée madame.
La vielle femme était sur le point de partir mais elle se retourna et demanda à Joey :
- Au fait, vous l’avez fait ?
- Quoi ?
- Lui demander de rester.
- La dernière fois j’ai fait le contraire, je suis partie avec lui mais cette fois je ne sais pas quoi faire.
- Ecoutez votre cœur, lui il sait sûrement ce qu’il faut faire.
- Mon cœur est partagé entre 2 solutions dont chacune fera souffrir quelqu’un auquel je tiens.
- En ne faisant rien, vous risquez de les faire souffrir voire de les perdre tous les deux.
- ...
- Mais je suis là à radoté, je vous souhaite une bonne nuit mademoiselle, tachez de prendre la bonne décision.
- Je vais essayer. Bonne nuit madame.
Et elle continua de marcher. Ces pas l’entraînèrent vers le port où le True Love était amarré. En le voyant ici Joey se rappela tous les moments qu’elle avait passé sur ce bateau en compagnie de Pacey


De retour à la pension, elle trouva Raphaël qui l’attendait dans leur chambre.
- Alors cette balade t’a fait du bien ? Elle t’a changé les idées ?
- …
- Bon allez viens te coucher demain risque d’être une longue journée pour tout le monde.
Et il s’approcha d’elle pour l’enlacer mais il la sentit se raidir à son contact sans en comprendre la raison. Ils se couchèrent donc chacun de leurs côté jusqu’au lendemain matin.


Au petit déjeuner l’ambiance était morose. En effet, le temps était de plus en plus couvert et le vent soufflait de plus en plus fort et en plus tous avaient très mal dormis tant leur inquiétude pour Pacey était grande. Ils décidèrent tous de se rendre au bureau des gardes côtes afin d’être tenus informés et peut-être de tenter quelque chose pour sauver leur ami.
En arrivant ils entendirent le capitaine des gardes côtes parler à la radio avec un de ces lieutenant:
- Toujours pas de traces de la Dame Blanche ?
- Non chef, toujours rien. Doit-on poursuivre les recherches ? Cela fait pus de 3 jours qu’on est sans nouvelles.
- Vous continuerez les recherches jusqu’à 16h. De toutes façons après cette heure la mer sera trop formée pour que cela serve à grand chose. Je reprendrais contact avec vous dans une heure. Terminé.
- Bien compris chef. Terminé.
En entendant ça tous les amis se regardèrent et se rendirent compte que le temps pressait de plus en plus. Le capitaine se tourna alors vers eux.
- Je suis désolé de ne pas avoir de meilleures nouvelles à vous annoncer. Mes hommes ratissent l’océan depuis 3 jour sans le moindre résultat. En plus, en raison de la petite taille du bateau, il nous est pratiquement impossible de le repérer sur le radar.
- Nous somme convaincus que vous faites tout ce que vous pouvez pour retrouver Pacey et nous vous en sommes reconnaissants. Lui dit Jack.
- Que pourrions-nous faire pour vous aider ? Demanda Jen.
- Si vous connaissez une prière… A moins que…
- Quoi donc ? Demanda Joey soudain empli d’un fol espoir.
- Il refuse de répondre à nos appels mais peut être parviendrez-vous à le faire réagir.
- Pourquoi pas ? Ça vaut le coup d’essayer.
- Allez-y. Il régla la radio sur la fréquence du bateau de Pacey
Dawson pris le micro et commença à s’adresser à Pacey en espérant que celui-ci pouvait l’entendre :
- Pacey, c’est Dawson. Je voulais prendre de tes nouvelles savoir comment tu allais. Ici tout le monde est très inquiet pour toi, on aimerait bien que tu nous dises où tu es et si tu vas bien. Je voulais aussi te dire que tu es le meilleur ami dont on puisse rêver, malgré cette histoire qu’il y a eu entre nous et toutes les choses que je t’ai dites tu ne m’en a jamais tenu rigueur. Je suis ton ami Pacey. Comme quand on était gamins, à la vie à la mort.
Après ce petit discours tout le monde avait les larmes aux yeux, y compris Dawson. Audrey le prit dans ces bras pour le réconforter. Jen décida alors à son tour de prendre la parole et s’approcha de la radio :
- Salut Pacey. Moi je ne te ferais pas un discours aussi brillant que celui de Dawson, après tout c’est lui qui écrit des scénarios. Je voulais juste que tu rentre pour faire la connaissance d’Alice. C’est ma petite fille, elle est adorable et je voudrais vraiment que tu la rencontre et que tu sois son parrain. Alors si tu voulais bien nous faire un signe ça rassurerait tout le monde. Tu es mon ami Pacey et je ne voudrais pas te perdre.
Chacun écoutait la radio, espérant une réaction mais rien ne vint. A son tour, Audrey prit le micro :
- Pacey, c’est Audrey. C’est juste pour te dire merci. Merci d’avoir vu en moi quelqu’un d’exceptionnel. Quand tu me regardais, j’avais l’impression d’être la personne la plus importante de la terre. Tu m’as aidé à prendre conscience de ce que je valais vraiment, même après que nous ayons rompus tu as toujours été là pour moi et pour ça je voulais te remercier. Maintenant ramènes toi ici et plus vite que ça !
Chacun avait un petit sourire après le monologue d’Audrey mais le cœur n’y était pas vraiment et celle-ci se réfugia aussitôt dans les bras de Dawson qui la serra contre lui. Jack prit alors le micro :
- Pacey, je ne serais sûrement pas aussi brillant que les autres mais je voulais te dire que tu es pour moi un ami sincère qui a été là quand ça n’allait pas fort pour moi alors maintenant c’est à mon tour d’être là et on ne partira pas tant que tu ne nous auras pas donnés de tes nouvelles. On va te harceler non-stop jusqu’à ce que tu craques.
Jack coupa le micro e se leva. Il se tourna alors vers Joey imité par les autres.
- C’est ton tour Joey. Enfin si tu t’en sens capable.
- Je vais le faire, mais j’aimerais être seule pour ça.
- Très bien Joey.
Ils sortirent tous, même Raphaël non sans lui avoir jeté au préalable un regard où se lisait pleins de questions. Alors Joey prit le micro d’une main tremblante.
- Pacey, c’est Joey. Je ne sais pas où tu te trouves actuellement, mais je voulais te dire que j’ai bien reçu ton cadeau et la lettre qui l’accompagnait. Cela m’a vraiment touché. Je ne pensais pas compter encore autant pour toi. Si je te dis tout ça, c’est que je voudrais savoir pourquoi tu ne m’e a pas parler plus tôt. Si j’avais su tout ça les choses auraient peut-être été différentes. Je voudrais te voir pour pouvoir en parler avec toi.
Seul le silence lui répondit.
- Je suis persuadée que tu entends ce que je te dis Pacey, je le sens en moi, tu es encore en vie alors réponds moi je t’en prie.
- Je ne pensais pas vraiment ce que j’ai écrit.
- Pacey c’est vraiment toi ? Elle n’osait pas y croire et elle avait du mal à reconnaître sa voix en raison des parasites
- Eh oui Joey c’est moi. Et je te répète que je ne pensais pas vraiment ce que j’ai écrit.
- Je ne te crois pas une seconde Pacey.
- Et même si je le pensais encore dis-moi ce que ça changerait Joey, nous avons eu notre chance et ça n’a pas marché. Maintenant tu es avec Raphaël et tu es très heureuse d’après ce qu’on m’a dit. Plus heureuse que tu ne pourras jamais l’être avec moi.
- Ca c’est ton opinion, je te rappelle que c’est toi qui as décidé que c’était fini, je n’ai pas eu mon mot à dire. Et après notre rupture tu as toujours semblé te contenter de mon amitié alors que mon cœur saignait à chaque fois que je te voyais t’approcher d’une autre fille même quand tu sortais avec Audrey.
- Tu ne m’as rien dit Joey.
- Parce que tu avais été très clair avec moi, tu me ferais signe quand tu te sentirais à nouveau digne de moi. Je n’ai jamais vu de signe. Alors j’ai tenté une autre approche en sortant avec des gars totalement différents de toi dans l’espoir de t’oublier ou de te faire réagir, mais ça n’a pas marché.
- Que pouvais-je faire Joey ? Je t’avais déjà tellement fait souffrir. Si je t’ai quitté c’était parce que je sentais que je n’étais qu’une gêne pour toi et que je ne pouvais rien t’apporter. Alors j’ai renoncé au bonheur, et maintenant tu as Raphaël, lui pourra te rendre heureuse car tu le mérites; Je n’avais et je n’ai toujours rien à t’apporter.
- Alors quand ça devient trop dur tu prends la fuite ? Ça ne ressemble pas au Pacey dont je me souviens. Celui-là se battait pour les choses qui lui tenaient à cœur : pour Jack quand il a été humilié par un prof, pour soutenir Andie durant sa maladie et pour m’aider quand j’en avais le plus besoin.
- A quoi bon se battre quand le combat est déjà perdu.
- Qui a dit que le combat était perdu ?
- Moi quand je me suis rendu compte que je ne pourrais jamais te rendre heureuse.
- Et je peux savoir comment tu es parvenu à cette brillante déduction ?
- Voyons Joey, il faut regarder la réalité en face. Que pourrais-je t’offrir.
- Si tu ne reviens pas tu ne le sauras jamais.
- Tu ne serais pas en train de me tendre un piège par hasard ?
- Tu devrais me connaître mieux que ça Pacey.
- Bon d’accord, je te fais confiance. Voilà mes coordonnées, donnes les aux gardes côtes.
A la fin de leurs conversations, Joey couru à l’extérieur pour donner les coordonnées au capitaine qui s’empressa de les transmettre à l’équipage le plus proche et une demie heure plus tard ils annoncèrent avoir retrouver la Dame Blanche et son capitaine, blessé mais vivant. Ils annoncèrent leur retour d’ici une heure environ.


Alors commença pour les amis une attente qui leur sembla interminable. Jen s’était rapprochée de Jack, Audrey de Dawson, mais Joey ne s’approcha pas de Raphaël et celui-ci sembla s’y résigner. Enfin, le bateau des gardes-côtes fut annoncé et chacun se précipita sur le quai. Dès que le bateau fut amarré, Pacey en descendit. Il semblait mal en point, couvert d’ecchymoses et une attelle au bras gauche. Mais cela n’arrêta pas Joey qui se jeta à son cou et lui murmura :
- Je suis si heureuse de te voir. J’ai eu si peur de te perdre.
Il la regarda, un peu surprit et il lui sourit. Elle lui rendit son sourire. Il se tourna alors vers tous les autres et son regard s’arrêta quelques secondes sur Raphaël et une grande tristesse passa sur son visage et il éloigna Joey de lui. A ce moment surgit l’ambulance pour l’emmener à l’hôpital où ces amis lui promirent de le rejoindre. Avant cela, Dawson passa des coups de fil à sa mère, à Bessie, à la grand-mère de Jen et à Doug, pour les informer du retour de Pacey.
Avant le départ pour l’hôpital, Raphaël emmena Joey à l’écart pour lui parler :
- Je ne viens pas avec vous à l’hôpital Joey.
- Pourquoi Raphaël ?
- Je rentre à Chicago.
- Mais enfin pourquoi ? J’ai besoins de toi, j’ai…
Il l’interrompit d’un geste.
- Non Joey ce n’est pas de moi dont tu as besoin, c’est de lui.
- Mais Raphaël je ne comprends pas. De quoi tu parles ?
- Moi aussi j’ai mis du temps à comprendre mais une chose m’a aidé.
Et il lui tendit l’enveloppe dans laquelle se trouvait la lettre que Pacey lui avait écrite.
- Je l’ai trouvé dans tes affaires après ton départ et je n’ai pas pu m’empêcher de la lire. Je ne pourrais jamais rivaliser avec votre histoire Joey et je ne veux même pas essayer, je pars battu d’avance.
- Il ne s’agit pas de lutter Raphaël, toi et moi nous avons aussi notre histoire ! Je ne te croyais pas si défaitiste.
- Cessons de nous mentir Joey et cesse de te mentir à toi-même ; tu es toujours amoureuse de lui. Je l’ai vu dans tes yeux quand tu as aperçu le bateau et que tu l’as vu descendre. J’y ai vu tout l’amour qu’une femme peut éprouver pour un homme. Tu n’as jamais eu ce regard avec moi Joey. Mais rassures toi je ne t’en veux pas.
- Raphaël, je suis désolé mais …
- Tu n’as pas à te justifier Joey. J’ai réussi à t’avoir pour moi pendant 1 an et ce fut l’année la plus merveilleuse de ma vie mais maintenant nos routes se séparent. Au fond de moi j’ai toujours su que ce moment viendrait j’espérais seulement me tromper. Tu pourras passer récupérer tes affaires quand tu voudras Joey. Adieu, je ne t’oublierais jamais.
- Au revoir Raphaël.
Raphaël partit alors en direction de sa voiture et Joey rejoignit ces amis pour aller à l’hôpital. Dans la voiture elle se tenait entre Jen et Audrey qui la prirent dans leurs bras tour à tour.


Arrivés à l’hôpital ils se précipitèrent à l’accueil où une infirmière les informa que Pacey était au bloc opératoire pour soigner son bras cassé ainsi qu’un hémorragie elle pensait que tout serait terminé dans 2 heures et leurs conseilla de patienter en salle d’attente.
Ils s’y installèrent donc et Dawson et Jack décidèrent d’aller chercher à manger
A leur retour, chacun mangea mais sans grand appétit car Pacey n’était pas encore sorti d’affaire. Après ce repas Dawson prit Joey à part pour lui parler :
- Alors finalement tu as fait ton choix, c’est lui que tu as choisi. Après tout ce temps.
- Ne me dit pas que tu es déçu Dawson ? Je croyais que nous avions régler ce problème ?
- Mais oui Joey je te rassure, mais je voulais juste être certain que tu étais convaincue d’avoir fait le bon choix.
- Oui j’en suis sûre, mais au lieu de t’occuper de moi, tu ferais mieux de penser à Audrey.
- Nous sommes justes amis je te l’ai déjà dit.
- A d’autres Dawson ! Je sais l’effet que cette fille peut avoir sur les gens et je pense qu’elle n’est pas non plus insensible à ton charme et j’ai aussi remarqué les regards que vous vous lanciez tous les deux, ils en disent beaucoup. Regarde la Dawson, cette fille est amoureuse de toi autant que tu l’es d’elle, ne gâche pas cette chance.
- Tu as sans doute raison Joey, je vais y réfléchir. Mais mon cœur est encore meurtri de mes divers échecs sentimentaux et j’ai peur de souffrir encore.
- Si tu n’essaye pas, tu ne sauras jamais si ça valait le coup et tu risques de t’apercevoir trop tard de ton erreur. Moi j’ai réagi juste à temps mais j’ai failli tout perdre simplement parce que je ne voulais pas voir la réalité en face.
- Tu as raison Joey, mais il faut que je trouve le bon moment pour lui parler.
- Ne le cherches pas Dawson, ce moment n’existe pas. Il faut que tu le crée toi-même.
- Merci Joey, grâce à toi j’y voie plus clair.
- De rien Dawson, les amis sont là pour ça. Et elle se dressa sur la pointe des pieds pour lui déposer un baiser sur la joue.


A l’autre bout de la salle d’attente, Audrey regardait cette scène et une pointe de jalousie lui transperça le cœur. Mais après tout Dawson ne lui avait rien promis, il ne connaissait même pas ces sentiments. Il avait été clair avec elle hier même si son « je t’aime » au téléphone lui avait donné des espoirs. Si seulement il cessait de la voir seulement comme une amie.
Audrey en était là de ces pensées quand la porte de la salle d’attente s’ouvrit et Andie entra :
- Alors comment va t’il ? Je suis passé au port et on m’a dit que je vous trouverais ici alors je suis arrivée aussi vite que j’ai pu.
- Il va bien, pour le moment il est en salle d’opération, il devrait en sortir d’ici 45 minutes. Ravi de te voir petite sœur. Lui dit Jack en la serrant dans ces bras.
- Moi aussi je suis contente de te voir, de vous voir tous. Cela fait longtemps qu’on ne s’est pas vus alors raconté moi ce que vous devenez et je veux aussi tout savoir sur ce qui s’est passé avec Pacey car Doug n’a rien voulu me dire et puis ça nous aidera à passer le temps.
Ils lui racontèrent donc les uns après les autres leurs vies depuis la dernière fois qu’ils s’étaient tous retrouvés réunis. Et enfin, Joey raconta comment elle avait convaincu Pacey de lui donner sa position.
Après ça Andie prit Joey à part pour lui parler :
- Tu lui as vraiment dis tout ça Joey ? J’espère que tu étais sincère au moins ?
- Comment peux tu en douter ? J’aime Pacey plus que ma propre vie et c’est la possibilité de le perdre qui m’a permis de m’en rendre compte. Plus jamais je ne le laisserais m’éloigner de lui.
- Merci Joey c’est ce que je voulais entendre. Je tiens à Pacey comme à un frère et je ne veux plus le voir souffrir. J’ai trop vu dans quel état ça le mettait à l’époque. Je ne veux pas revivre ça.
- Je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour que ça n’arrive jamais. Je te le promets Andie.
- Je te crois Joey. Et elles se jetèrent dans les bras l’une de l’autre au bords des larmes.
Après 2h30 d’attente, tout le monde se demandait ce qui se passait et Dawson décida donc d’aller aux nouvelles. L’infirmière lui dit qu’il y avait eu des complications et que l’opération prendrait plus de temps que prévu. Dawson, encore plus inquiet ne voulu pas affoler Joey alors il lui dit :
- Le médecin a été un peu optimiste dans ces prévisions et il en aura encore pour une demi-heure.


Effectivement après quelques temps le médecin arriva.
- L’opération s’est très bien passé, même s’il y a eu quelques complications. Heureusement que votre ami s'est décidé car quelques heures de plus auraient put lui être fatales.
- Merci docteur. On peut aller le voir ?
- Cela ne servirait pas à grande chose car il est encore sous anesthésie pour le moment. Mais vous pourrez passer le voir demain si vous voulez.
- Et quand pourra t-il sortir de l’hôpital ? Demanda Audrey.
- Je pense que je vais devoir le garder encore 2 ou 3 jours en observations afin de faire quelques analyses et si les résultats sont bons il pourra rentrer chez lui. Mais il devra se reposer car il vient de vivre des moments très éprouvants sur le plan physique et mental..
- Ne vous inquiétez pas je connais quelqu’un qui veillera sur lui. Hein Joey ?
Celle-ci se mit à rougir, mais sur ces joues des larmes de joie coulaient. Elle répondit :
- Je vais rester au chevet de Pacey, mais vous pouvez rentrer si vous voulez.
- Oui tu as raison Joey, on ferait mieux de rentrer. Je repasserais vers 20h pour t’apporter quelque chose à manger. Proposa Andie.
- Je te remercie Andie.
Tout le monde s’en alla et Joey se dirigea vers la chambre où elle découvrit Pacey endormi. Elle prit une chaise et s’assit près de lui et le contempla pendant des heures, elle se dit qu’elle pourrait rester toute sa vie ainsi près de lui. A 20h Andie apporta à manger à Joey ainsi que des vêtements de rechange pour Pacey et elle discutèrent quelques instants de Pacey, de leurs vies puis elles se souhaitèrent bonne nuit et se dirent à demain.


Pendant ce temps à l’auberge de Bessie Dawson et Audrey étaient en train de discuter dans le salon :
- Tu voudrais faire un tour en barque avec moi ?
- Pourquoi pas, ça me changera les idées !
Ils prirent donc la barque de Joey dans laquelle celle-ci avait fait tant de voyage jusqu’à la maison de Dawson.
- La nuit est belle tu ne trouves pas Audrey ?
- Si, superbe. Lui répondit-elle en grelottant.
- Tu as froid ? Attends. Et il ôta son manteau pour le mettre sur ces épaules.
- Merci Dawson.
- Je t’en prie, tu sais que j’adore secourir les demoiselles en détresse.
Elle rit.
- Oui c’est vrai d’ailleurs tu m’as déjà sauvée. Ce fameux soir où tu m’as trouvé sur la plage j’étais vraiment au bout du rouleau et de te voir ça m’a vraiment fait du bien.
- Pareil pour moi. Justement à ce propos je voulais te parler de quelque chose qui me tiens à cœur.
- Quoi donc ?
- On se connaît depuis longtemps donc on peut tout se dire ? Alors voilà, je crois que je suis amoureux.
Audrey ne semblait pas ravi de ce que Dawson lui annonçait mais tentait de le cacher.
- C’est vrai ?
- Oui c’est une fille merveilleuse, drôle, intelligente, belle…
- Tu lui as avoué tes sentiments ?
- Pas encore, j’ai peur de sa réaction.
- Tu ne le sauras pas si tu ne lui dis pas. Tu devrais l’appeler.
- Je ne peux pas.
- Pourquoi ?
- Là où elle se trouve à cet instant elle n’a pas de téléphone à portée de main. Mais tu ne m’as pas demandé de qui il s’agit ?
- C’est vrai alors dis-moi comment s’appelle l’heureuse élue ? Lui demanda Audrey. Mais son visage montrait qu’elle n’était pas vraiment pressée de connaître la réponse à sa question.
- Je vais te donner un indice en te disant où elle se trouve en ce moment ça te va ?
- Oui j’aimerais bien connaître ce coin paumé où i n’y a même pas un téléphone.
- Actuellement elle se trouve dans une petite ville appelée Capeside au milieu d’un lac.
Audrey le regarda avec de grands yeux. Elle avait peur d’avoir mal compris.
- Mais enfin Dawson, hier tu m’a dit que j’étais juste une amie pour toi, rien de plus.
- Je t’ai menti Audrey.. Cela fait très longtemps que je voulais t’en parler mais j’avais toujours peur de ta réaction, peur que ce ne soit pas le bon moment, ce qui vient de se passer avec Pacey a tout changé, cela m’a fait comprendre qu’il faut vivre les choses lorsqu’elle se présente et ne pas attendre sinon elles risquent de disparaître sans que l’on en ait profité. Maintenant je n’ai plus peur d’assumer mes sentiments, je t’aime comme je n’ai jamais aimé quelqu’un auparavant Tu sais, maintenant j’ai vraiment très envie de t’embrasser.
- Cela fait 2 ans que j’espères que tu me dises ces mots là. Et un grand sourire illumina son visage
Alors Dawson s’avança vers elle et il l’embrassa et ils se dirent tous les deux qu’ils n’avaient jamais vraiment embrassé quelqu’un avant cet instant.


Pendant ce temps à l’hôpital Joey était retournée dans la chambre de Pacey après sa discussion avec Andie et le trouva toujours endormi. Il semblait tellement changé !! Usé, fatigué malade. Mais il avait sur le visage cet air si rassurant qui la faisait tellement craquer à l’époque où ils sortaient ensemble et qui lui faisait toujours cet effet. Elle prit alors une chaise et le contempla pendant quelques instants jusqu’à ce que celui-ci se réveille. Mais il n’eu pas besoin d’ouvrir les yeux pour savoir qui était dans la chambre il pouvait sentir sa présence dans la pièce et il dit :
- Qu’est-ce que tu fais là Potter ?
- Quel accueil ! Ça fait plaisir ! Moi qui allait te dire que tu étais très mignon quant tu dormais. Mais comment savais-tu que c’était moi ?
- Je sais toujours quand tu es près de moi, mais tu n’as pas répondu à ma question : que fais -tu là ?
- Je suis venue voir l’homme que j’aime.
- Alors tu t’es trompé d’endroit Joey tu ferais mieux d’aller retrouver Raphaël.
- Je viens de rompre avec lui, ou plutôt c’est lui qui a rompu avec moi quand il s’est rendu compte de l’amour que j’éprouves pour toi.
- Tu aurais dû rester à Chicago.
- Pourquoi ça Pacey ?
- A ton avis Joey ? Je ne voulais pas que tu vois ce que je suis devenu, je ne voulais pas lire la pitié dans tes yeux.
- Regardes moi et dis- moi ce que tu vois dans mes yeux Pacey.
- Arrêtes Joey. Mais tu ne m’as toujours pas répondu que viens-tu faire ici ?
- Je suis venu tenter de comprendre pourquoi tu as tenter de te suicider.
- Pourquoi Joey ? Regardes ma vie, le monde ne se portera pas plus mal sans moi.
- Je ne te reconnais plus Pacey, tu ne penses pas à ta famille, tes amis ?
- Ils se passeront bien de moi.
- Et moi Pacey, tu ne penses pas à moi ?
- Mais tu fais partie de mes amis !
- Ce n’est pas ce que laissait entendre ta lettre ou ton cadeau.
- Je ne pensais pas vraiment ce que j’ai écrit Joey.
- Tu me l’a déjà dis et je t’ai répondu que je ne te croyais pas alors n’insistes pas et trouves autre chose.
- Mais voyons Joey je n’ai rien à t’offrir !
- Tu te trompes, il y a une chose que tu es le seul à pouvoir m’apporter alors que ni Dawson ni Raphaël n’y sont jamais parvenus.
- Qu’est ce que s’est ?
- Le bonheur Pacey. Toi seul peut me rendre heureuse. Toutes ces années sans toi m’ont semblées vide et inintéressantes, les seuls moments où je me suis réellement sentie heureuse et vivante c’est parce que j’étais avec toi.
- Je ne suis pas sûr d’être capable de te rendre à nouveau heureuse Joey. J’ai peur de tout gâcher à nouveau
- Ce genre d’attitude ne ressemble pas au Pacey que je connais. Celui que je connais essaie et il n’abandonne jamais.
- Je ne pourrais

DC.for.eve  (26.07.2003 à 20:15)
Dawson marche seul dans les rues de New York, un sourire aux lèvres. Il est venu là pour faire la promotion de son premier film intitulé « True Love » et qui raconte les aventures sentimentales d’un groupe d’ados dans l’Amérique profonde.
En effet, il a enfin réalisé son rêve de faire des films et il vit depuis 2 ans dans une belle maison à Los Angeles et est considéré par certaines critiques comme le réalisateur le plus prometteur et le plus talentueux depuis Spielberg.
Il se dit que tout va vraiment pour le mieux mais il regrette que son père ne soit pas là pour voir le succès de son fils : « tu serais fier de moi papa » pense t’il. Il continue de promener à en réfléchissant à son prochain film quand son portable se met à sonner. Il décroche, c’est Audrey :
- Hello Spielberg comment tu vas ?
- Hello Audrey, je vais bien, il fait super beau, tout le monde à l’air d’adoré mon film. Il n’y a qu’une seule ombre au tableau c’est que tu n’es pas là.
- Tu sais bien que j’aurais mille fois préféré être avec toi plutôt que de rester là pour servir à boire à tous ces gens.
- Je le sais bien, je te taquine mais c’est vrai que tu me manques. Tout ça à moins de saveur sans toi.
- C’est gentil. Je te promets de venir ce week end te rejoindre, tu m’as réservé une chambre ?
- La suite nuptiale ça te va ?
- Tu rigoles ?
- Mais non c’est la production qui paye, mais pour réussir ça j’ai du dire que tu étais ma petite amie ça ne te dérange pas ?
- Je m’en remettrais.
Quand tout à coup, il aperçoit dans la foule une silhouette qui lui semble familière :
- « Mais on dirait… Jen ! Jen ! »
- Qu’est-ce que tu dis Dawson ?
- Là dans la rue devant moi c’est Jen.
Celle-ci se retourne interloquée :
- Dawson, c'est vraiment toi ?
- Je te rappelle plus tard. Je t’aime ? Dit-il en raccrochant. C’est alors qu’il réalise ce qu’il vient de dire et en semble très gêné. Il n’avait jamais osé dire ça à Audrey même s’il le pensait depuis longtemps. Il se demande comment elle va réagir.
- Salut Jen, comment vas-tu ?
- Bien et toi ?
- C'est une longue histoire, et toi ?
- Mon histoire est longue aussi, on pourrait aller en discuter devant un café, j’en connais justement un pas loin.
- D’accord allons-y.


Peu de temps après ils arrivent devant un café.
- Le Capeside !!! C'est dingue ça !! S’exclame Dawson.
- J’avais envie de garder un lien avec le passé.
- Comment ça ? Tu veux dire que ce café est à toi ?
- Eh oui !!! À la fin de mes études, j’ai eu envie de revenir à New York et d’y ouvrir un café, mes parents m’ont prêté de l’argent, j’ai trouvé un local libre et voilà le résultat. C’est devenu l’un des endroits les plus branchés de toute la ville. Pas mal hein !??
- Tu parles, c'est génial !! Alors on dirait que tu as trouvé ce que tu voulais faire de ta vie finalement, je suis content pour toi, je savais que tu y arriverais.
- Exact et toi tu es devenu un réalisateur à succès comme tu en rêvais.
- Mais comment sais-tu cela, le film n’est pas encore sorti ?
- Car je suis allée voir ton film en avant première, j’ai su que ça ne pouvait être que toi après en avoir lu l’histoire dans le journal et je peux te dire que je l’ai vraiment adoré. En particulier la fin lorsque les deux amis qui se sont déchirés pour une fille se réconcilient. Mais dis-moi pourquoi avoir choisit ce pseudonyme : James Van Der Beek ?
- Je ne sais plus, je crois que c'est Audrey qui m’en a donné l’idée.
- Audrey ??
- Oui, c’est avec elle que j’étais au téléphone quand je t’ai aperçue. Nous nous revoyons assez fréquemment car elle est restée à Los Angeles après sa cure et c’est là que je l’ai rencontrée un soir en me promenant sur la plage
- Racontes moi ça et n’oublie aucuns détails !
Il commença à lui raconter cette histoire.
- C’était il y a environ 2 ans. Je venais de passer une journée horrible au studio car le réalisateur changeait d’avis toutes les cinq minutes et qu’en tant qu’assistant j’étais chargé d’annoncer ces éternels changements aux comédiens et pour en rajouté une couche, ma petite amie du moment venait de me plaquer au téléphone deux heures plus tôt. Alors, après ça j’ai eu envie de me changer les idées et d’aller me promener sur la plage. Je marchais tranquillement au hasard quand tout à coup j’ai aperçu une fille assise sur le sable en train de pleurer, alors je me suis approché et c’est à ce moment là que je l’ai reconnue :
- Audrey ? Lui ai-je demandé.
Elle s’est alors tournée vers moi et a tenté de cacher ses larmes :
- Dawson ? Mais qu’est ce que tu fais là ?
- Eh bien j’avais besoin de changer d’air après une dure journée de boulot. Mais à mon tour de te poser cette question que fais-tu là ?
- C’est très long à expliquer…
- J’ai tout mon temps. Lui répondis-je en m’asseyant.
Alors elle a commencé à me raconter sa vie depuis la dernière fois que je l’avais vue. Après sa cure de désintoxication de 6 mois elle n’avait pas envie de reprendre les études. Alors elle avait décidé de voyager un peu partout mais surtout en Europe et à son retour elle a décidé de s’installer ici dans l’espoir de trouver un boulot en tant qu’actrice. Et puis surtout elle ne voulait pas retourner à Boston où elle avait tant de mauvais souvenirs et surtout où elle avait tant fait souffrir les gens auxquels elle tenait. Elle me dit qu’elle n’avait rien trouvé comme boulot alors qu’en attendant, elle était serveuse dans un restaurant appelé « Chez Mel » dont elle me donna l’adresse en me demandant de passer la voir de temps en temps car ça lui ferait plaisir de revoir un visage connu et ami.
- J’y suis allé dès le lendemain et elle a semblé ravie de me revoir. Alors que je pensais ne rester qu’une heure ou deux, je me suis surpris à l’attendre jusqu’à la fin de son service qui était 3 heures et demi plus tard ensuite nous sommes aller boire un verre dans un autre bar où nous sommes rester à discuter jusqu’au lendemain matin. Depuis ce soir-là on se voie assez souvent.
- Que veux-tu dire par assez souvent ? Une fois par semaine, deux fois ?
- En fait, dit-il avec un sourire, on se voit presque tous les soirs.
- Et ça se passe comment ?
- A chaque fois c’est génial elle me fait faire des choses hallucinantes et qui me change totalement de mes habitudes. Le week end dernier nous sommes allez faire du parapente. Elle me fait rire, je peux lui parler de tout elle sait toujours m’écouter et m’aider dans mes décisions. En bref, je me sens bien avec elle. On se complète, quand je suis avec elle j’ai l’impression que le temps s’arrête et que nous sommes seuls au monde.
- Tu ne serais pas un petit peu amoureux d’elle par hasard ?
- Pas du tout, nous avons chacun eus des histoires de notre côtés mais jamais nous n’avons parler d’une relation ensemble. En fait, je n’en sais rien, c’est vrai que je me sens vraiment très heureux quand je suis avec elle. Ce n’est pas comparable avec ce que je ressentais pour toi ou même pour Joey. Par exemple, la dernière fois que nous sommes sortis avec nos partenaires respectifs au moment de nous séparés j’étais dégoûté de la quitter, plus que je n’étais réjoui à l’idée de passer un moment avec ma copine. Mais je ne sais pas si elle ressent les mêmes choses que moi.
- Si ce n’était pas le cas, crois-tu que vous vous verriez si souvent ?
- Tu as peut être raison, je n’y avais pas vraiment réfléchi.
- Je constate que malgré les années tu n’as pas trop changé.
Ils éclatèrent tous deux de rire
- Mais dis moi tu ne me parles pas de toi, je vois que ta vie professionnelle semble aller bien mais comment vas ta vie privée ? Tu as quelqu’un dans ta vie ?
- Eh bien je suis sortie, il y a de cela un an avec un garçon super sympa qui s’appelait Yann, mais nous avons rompu.
- Je suis désolé de l’apprendre.
- C’est loin de moi maintenant. Mais cette histoire a quand même eu un côté positif…
- Lequel ?
- Celui de me faire découvrir le bonheur d’être mère.
- Tu veux dire que tu as un bébé ?
- Eh oui elle s’appelle Alice et elle a un an et demi. Tiens regarde.
Et elle sortit alors une photo de son portefeuille qu’elle lui tendit. Dessus on pouvait voir Jen tenant dans ces bras une adorable petite fille d’environ 6 mois.
- C’est incroyable comme les choses peuvent changé, je n’aurais jamais imaginé te voir maman un jour.
- Moi non plus, mais quand j’ai tenu Alice pour la 1ère fois dans mes bras, ça a été pour moi une révélation. Un enfant, c’est la plus belle chose qui puisse arrivé à une personne, je te souhaite de connaître un jour ce bonheur.
- Et donc tu élèves ton enfant seule ?
- Oui, enfin pas vraiment, grand-mère me donne un coup de main, c’est vrai qu’avec le boulot que j’ai heureusement qu’elle est là sinon je ne saurais plus où donné de la tête.
- Tu es vraiment devenue une femme d’affaire on dirait.
- Eh oui, on dirait. Mais dis-moi comment va Joey ? Je dois dire que j’ai un peu perdu le contact.
- Eh bien pour elle aussi son rêve s’est réalisé en quelques sortes puisque après avoir obtenu son diplôme elle est partie pendant 6 mois en France afin de réaliser ce projet qui lui tenait à cœur depuis tant d’années et à son retour elle a été embauchée par une maison d’édition de Chicago mais elle vient de démissionner pour se lancer totalement dans l’écriture de son premier livre. Je lui ai promis de l’adapter au cinéma dès que possible. On s’appelle une fois par semaine et on se voit avec Audrey au moins une fois par mois. Elle a rencontré un garçon nommé Raphaël, il est avocat, ils sont ensemble depuis un an ils se sont installés ensemble il y a environ un mois et ils commencent même à parler de mariage.
- C’est vrai mais c’est génial !! Je devrais passer la voir un jour.
- Je te donnerais ces coordonnées, je suis sûr que ça lui ferait plaisir d’avoir de tes nouvelles.
- Merci. Et Pacey que devient-il ?
- En fait après avoir démissionné de son agence de courtage il a enchaîné les petits boulots sans suite puis il est retourné à Capeside et est devenu shérif adjoint sous les ordres de son frère Doug.
- Pacey shérif ? C'est pour perpétuer la tradition familiale ou quoi ?
- Ha ha ha !!! Peut-être, je n’y avais pas pensé. Il est toujours célibataire, il accumule les conquêtes sans lendemain mais même s’il ne me l’avoue pas je sens qu’il est malheureux car il lui manque ce dont il rêve…
- Joey… Je suis surprise que tu arrives à en parler si facilement après toutes les années que tu as passé à lui courir après
- Cela fait longtemps que j’ai tourné la page tu sais. J’ai enfin compris que malgré toute l’affection que nous avions l’un pour l’autre nous n’étions pas fait pour former un couple, notre histoire appartient au passé. Joey aura toujours une place particulière dans mon cœur mais elle n’est pas la femme avec laquelle je veux finir mes jours. Pour en revenir à Pacey il ne me parle plus jamais d’elle mais je sens qu’au fond de lui il est terriblement malheureux de la façon dont les choses ont tourné car dès que la conversation se porte sur elle son visage se ferme et un voile passe sur son regard.
- Mais je ne comprends pas c’était pourtant lui qui avait rompu avec elle ?? Je me doutais qu’il éprouvait encore de l’affection pour elle mais je ne me doutais pas que s’était à ce point. Si cette rupture l’a rendu si malheureux, pourquoi avoir rompu dans ce cas ?
- Il n’a jamais voulu m’en parler mais Joey l’a fait. Il l’a quitté car il voyait que sa vie à elle était une réussite alors que la sienne n’était qu’une succession d’échecs et il avait peur de finir par la détester à cause de ça alors il a préféré rompre en se comportant comme un goujat dans l’espoir que Joey puisse vite l’oublier et passer à autre chose. Mais il n’a pas pu allé jusqu’au bout de son idée et il est revenu la voir en lui demandant si le jour ou il se sentirait digne d’elle, s’il revenait la voir, si elle voudrait à nouveau de lui.
- Et que lui a t’elle répondu ?
- Qu’elle reviendrait, sans hésiter.
- Je comprends mieux son attitude lors du bal de promos et ensuite à Boston. Mais pourquoi n’a t’il jamais avoué ces sentiments à Joey ?
- C’est tout Pacey ça il peut souffrir le martyr en silence pourvu que les personnes auxquelles il tient soient heureuses.
- Il est au courant pour Joey et Raphaël ?
- Oui Audrey lui en a parlé car je ne savais pas comment le lui annoncer.
- Et comment a t’il réagit ?
- Mal, comme tu t’en doutes. Il a tenté de faire comme si cela lui était égal et qu’il était très heureux que Joey est enfin trouvé un homme digne d’elle. Mais Audrey m’a dit que ce qui se lisait dans ces yeux démentait totalement ces paroles.
- Et Andie tu as de ces nouvelles ?
- Oui bien sûr grâce à Pacey, elle s’est marié avec Will un copain de Pacey, ils ont eu un fils qu’ils ont appelé Tim et vivent au Canada. Mais arrêtons de tourner autour du pot et pose moi la question qui te trotte dans la tête depuis le début.
- Je ne vois pas de quoi…
- Allons Jen, on se connaît trop bien tous les deux.
- D’accord, comment va Jack ? Tu as de ces nouvelles ?
- Oui on s’appelle de temps en temps il vit dans une petite ville de l’Ohio appelée Toledo et il y enseigne le foot à des enfants comme il faisait au lycée.
- Alors il a réussi à concilier ces 2 passions, le foot et les enfants c'est génial. Et il est…
- Oui il est toujours célibataire il m’a présenté quelqu’un il y a quelques temps mais ça s’est fini, l’autre lui reprochant, je crois, d’avoir quelqu’un d’autre en tête en permanence, il ne m’en a pas dit plus. Mais dis-moi que ressens-tu vraiment pour lui car ce n’est pas très clair.
- Je ne sais pas. Je sais seulement qu’il me manque et que j’ai l’impression que nous nous sommes éloignés l’un de l’autre avec un fossé entre nous que le temps n’a fait qu’agrandir.
- Si c'est ce que tu ressens, je peux te donner ces coordonnées pour que tu le contactes et vous pourrez vous expliquer
- Je ne sais pas si c'est une bonne idée, j’ai peur qu’il n’ai pas très envie de me voir.
- Je ne pense pas car à chaque fois que je l’ai au téléphone il me demande si j’ai de tes nouvelles et quand je lui réponds par la négative il semble très déçu.
- Oh ? Je devrais le contacter mais j’ai peur de m’immiscer dans sa vie.
- Crois en mon expérience, il vaut mieux tenté quelque chose et être déçu que ne rien faire et passer sa vie dans le doute.


Ils restèrent assis encore 2 heures à discuter de leurs vies, du passé et ils étaient émus quand le portable de Dawson se mit à sonner. C’était Audrey
- Allô Audrey, tu ne peux plus te passer de moi on dirait !!
- Dawson, je suis à l’aéroport, j’attends l’avion pour Boston et après j’ai loué une voiture pour aller jusqu’à Capeside et toi et Jen vous feriez bien d’en faire autant.
- Mais enfin pourquoi dis- moi ce qui se passe ?
- C'est Pacey. Dit-elle d’un ton lugubre.
- Que lui est-il arrivé ?
- J’ai reçu un coup de fil de Doug tout à l’heure. Pacey a disparu !
- Comment ça, explique-toi.
- Il y a 3 jours il a dit à Doug qu’il partait faire une petite virée en mer pour se changer les idées et qu’il serait de retour le lendemain, mais il n’est toujours pas rentré.
- Ce n’est pas très inquiétant, il arrive souvent à Pacey de partir en mer pour un long moment, c’est son moyen à lui de faire un break. Doug a essayé de le joindre par radio ?
- Oui mais ça ne réponds jamais. Il a alerté les gardes côtes qui se sont lancés à sa recherche dès hier mais ils n’ont encore rien trouvé et le plus grave c’est qu’ils annoncent à la météo la pire tempête de ces 20 dernières année et elle est prévue dans 36 heures !
- Oh mon Dieu !!! S’écria Jen affolée car Dawson lui faisait écouter sa conversation avec Audrey
- Nous partons tout de suite nous aussi, donnons-nous rendez-vous à l’auberge de Bessie je vais la prévenir que nous arrivons.
- Préviens aussi Joey, Jack et Andie.
- Je m’en occupe. A plus tard. Et ne t’inquiètes pas, Pacey est un vieux loup de mer et il en a vu d’autres.
- Merci Dawson tu ne peux pas savoir le bien que ça me fait que tu me dises ça. Je vous attendrais chez Bessie à plus tard.
Dawson raccrocha et se tourna vers Jen :
- Il faut que nous partions au plus vite pour Capeside
- Je sais, il faut que je passe à la maison pour prévenir grand-mère et prendre Alice et quelques affaires.
- Moi aussi, je vais appeler mon assistant pour qu’il nous loue une voiture ça ira plus vite que l’avion et je vais annuler tous mes rendez-vous. Retrouvons nous ici dans 1 heure ça te va ?
- Oui a tout à l’heure.


Une heure plus tard il se retrouvèrent en effet devant le café pour prendre la route. Après un trajet de 5 heures au cours duquel ils n’échangèrent que peu de paroles mais où chacun semblait très préoccupé, ils arrivèrent enfin devant la pension de Bessie où Doug les attendaient devant l’entrée:
- J’aurais préféré vous revoir dans des circonstances plus agréables.
- Oui, nous aussi.
- Jack et Audrey sont déjà arrivés et ils vous attendent.
Jen ne dit rien mais Dawson remarqua que cette nouvelle semblait la réjouir et l’angoisser en même temps.
Ils entrèrent chez Bessie qui les accueillit très chaleureusement. Audrey se précipita vers Dawson afin de chercher du réconfort au creux de ces bras. Tandis que Jen et Jack semblaient tous les deux gênés de se revoir et se regardaient en chiens de faïence. Après ces retrouvailles quelque peu embarrassées Jen raconta son histoire et la naissance d’Alice. Joey et Andie ne devant arrivées que plus tard, Dawson demanda à Doug de leurs expliquer toute l’histoire. Pour cela, ils s’installèrent tous dans le salon de l’auberge ; Audrey s’assit près de Dawson tandis que Jen et Jack se tenaient chacun à un bout de la pièce et se lançaient des regards gênés auxquels Jen échappait en baissant les yeux sur Alice.
Doug commença donc à raconter ce qui s’était passé :
- Il y a environ une semaine, Pacey m’a parlé de son projet de partir faire un petit tour en mer pour se changer les idées. Je lui ai dit qu’il n’y avait pas de problèmes et je lui ai même proposé de l’accompagner car j’avais un très mauvais pressentiment.
- Comment ça ? Demanda Dawson.
- Eh bien depuis quelques jours je sentais que Pacey n’allait pas bien, il passait son temps à ruminer seul dans son coin. Il y a 10 jours j’ai surpris une discussion au téléphone entre lui et son avocat au cours de laquelle Pacey lui demandait si tous ces papiers étaient en ordre au cas où il lui arriverait malheur. En plus, il y a de cela un mois, il m’a remis une lettre que je dois donner à Joey si jamais il venait à mourir. Je lui ai donc proposer de l’accompagner mais il a bien sûr refusé en prétextant qu’il me voyait tous les jours et que s’il partait en mer c’était justement pour ne plus me voir.
- C’est tout Pacey ça !!! S’exclama Audrey.
- Je l’ai donc accompagner au port il y a 3 jours et depuis je suis sans nouvelles. Tous les appels que j’envoie reste sans réponse mais je suis persuadé qu’il les a reçus mais que pour une raison où une autre il ne veut pas répondre.
- Tout ça ne lui ressemble vraiment pas. Dit Joey qui venait d’arriver avec Raphaël et avait entendu la fin de la discussion.
- Tu as raison Joey. Mais comme je le disais, depuis quelques temps Pacey n’est pas dans son état normal.
- Et ça fait combien de temps à peu près que tu as remarqué ça ? Demanda Dawson.
- Cela fait environ 4 mois, je me souviens qu’un soir vous avez été dîner tous les 3 avec Audrey et quand il est revenu au travail le lendemain matin il semblait triste, ailleurs. Comme ci il n’avait plus goût à ce qu’il faisait. Quand je lui ai posé la question il m’a dit que tout allait bien. Je n’ai pas insisté parce que je le connais, quand il ne veut rien dire il n’y a rien à faire à part attendre qu’il se décide.
Dawson et Audrey ne dirent rien mais il se regardèrent et songèrent que ça devait être la fameuse soirée au cours de laquelle Audrey lui avait parler de Joey et Raphaël. Audrey se blottit contre Dawson au bord des larmes ce que lui seul sembla remarquer et il la serra très fort pour la réconforter Audrey le regarda alors droit dans les yeux et lui dit :
- Après il faudra que nous parlions tous les deux.
Jack demanda à Doug :
- Tu pense qu’il était déprimé au point de vouloir se suicider ?
- Ne dit pas de bêtises Jack. Pacey ne ferait jamais une chose pareille ! S’exclama Joey.
- Qu’en sais tu Joey ? Demanda Doug.
- Mais enfin je le connais ! Je sais comm…
- Dis moi depuis combien de temps tu ne l’as pas vu Joey ? Depuis combien de temps n’as tu pas pris de ces nouvelles ?
- Mais enfin Doug, je…
- C’est vrai, de quel droit tu te permets de la juger ? S’écria Raphaël.
- Je ne la juge pas, je lui fais juste remarqué que ça fait longtemps qu’elle n’a pas vu Pacey et que depuis tout ce temps il a beaucoup changé. Il est plus sombre, plus solitaire. Il ne ressemble plus au Pacey que tu connaissais. Demandes au autres si tu ne me crois pas.
- C’est vrai Joey. Lui dit Dawson. Devant nous il faisait le pitre et semblait comme il a toujours été mais on sentait que sa gaieté était forcée et qu’au fond de lui il y avait une grande tristesse.
- Tu ne m’en as jamais parlé quand je te demandais de ces nouvelles !
- Non car je ne voulais pas t’inquiéter et parce que je pensais que ça passerait mais apparemment je me suis trompé.
Doug se leva et commença à se diriger vers la sortie.
- Bon je vais aller faire un tour à la marina, pour voir s’ils ont des nouvelles. Joey tu veux venir avec moi ?
- Bien sûr, j’arrive tout de suite.
- Tu veux que je vous accompagne ? Questionna Raphaël.
- Non ce n’est pas la peine, reste ici je serais bientôt de retour. Lui répondit Joey. Elle rejoignit Doug devant la pension et ensemble ils partirent en direction du port.


Arrivés à la marina il se dirigèrent ver le bâtiment des gardes-côtes pour tenter d’avoir des informations sur la situation.
Doug entra et demanda :
- Alors qu’elles sont les nouvelles de mon frère ?
- Shérif Witter ! Nous n’avons pas de nouvelles pour le moment, nous avons envoyer plusieurs bâtiments patrouillés dans la zone que vous nous avez indiquée mais les recherches deviennent de plus en plus difficiles à mesure que la tempête se rapproche et demain à la même heure elles seront devenues impossibles.
A ces mots Joey devint livide et ne pu retenir un petit cri. Doug se tourna vers elle et en la voyant fut soudain très inquiet.
- Tu te sens bien Joey ? Apportez lui une chaise vite ! Cria t’il
- Non merci c’est bon Doug ça va. C’est juste le choc, jusqu’à maintenant je ne réalisais pas à quel point la situation était grave.
- Ne vous en faîtes pas mademoiselle, on va tout mettre en œuvre pour le retrouver je vous le garanti.
- Merci beaucoup. Répondit Joey d’une petite voix.
- Viens Joey, rentrons.
- Oui tu as raison.
Ils sortirent donc du bâtiment t se dirigèrent ver la voiture de Doug.
- Avant de partir je voudrais te montrer une chose.
- Quoi donc Doug ?
- Suis-moi et tu verras. Et il l’entraîna vers les docks où les bateaux étaient alignés.
- Qu’elle est cette chose si mystérieuse que tu souhaites me montrer Doug ? Demanda Joey tandis qu’ils marchaient sur le ponton.
- Ça !!! Lui répondit-il en pointant le doigt.
Joey tourna les yeux vers ce que lui montrait Doug et ne put retenir un cri.
- Mon Dieu !!! C'est impossible !!
En effet, amarré au quai comme avant, le True Love se balançait au gré des vagues.
- Mais, mais… il a coulé, je m’en souviens, Pacey a failli mourir ce jour-là.
- Il y a environ 1 an Pacey a découvert une épave chez un marchand de bois, elle avait à peu près les mêmes proportions que le True Love alors il a décidé de l’acheter et de le retaper et voilà le résultat.
- Mais enfin pourquoi ?
- C'est la question que je lui ai posée mais il n’a pas voulu me répondre. Mais il y a un mois il m’a remis cette enveloppe que je ne devais te remettre que je devais te remettre après t’avoir montré le bateau et s’il lui arrivait malheur, mais je pense que le moment est bien choisi pour que tu la lises. Je ne l’ai pas ouverte mais je pense savoir ce qu’elle contient.
Il lui tendit l’enveloppe. Sur celle-ci un seul mot « ‘ JOEY’ » Elle l’ouvrit et lu.

Joey,
Quand tu liras cette lettre j’aurais tiré ma révérence. Doug devrait normalement te remettre cette lettre après t’avoir montré le True Love II. Si j’ai construit ce bateau c'est pour te l’offrir car il représente pour moi les plus beaux moments de ma vie et ce bonheur n’est dû qu’à une seule personne et c'est toi Joey.
Voilà Joey, je n’ai jamais été un littéraire et tu le sais mais ces quelques mots résument bien ce que je ressens.

Je t’aime.

PACEY


A la fin de la lettre Joey était en larmes.
- Je n’aurais jamais pensé que je comptais toujours autant pour lui !!!
- Il ne t’a jamais oublié Joey. Je le voyais à chaque fois qu’il pensait à toi un voile tombait sur son visage et quand je lui demandais ce qui n’allait pas il se contentait de me mettre en boîte.
- Il a toujours fait ça quand on lui parlait de chose dont il ne voulait pas parler, même avec moi.
- Et depuis qu’il a appris pour toi est Raphaël il est devenu différent.
- Comment ça ?
- Il cherchait le danger. Dès qu’il y avait une mission un peu périlleuse il se portait volontaire. C’est la raison pour laquelle j’étais si inquiet quand il m’a parlé de son projet de partir seul en mer.
- Tu veux dire qu’il voulait mourir ? Je ne te crois pas Doug.
- Je ne suis pas certain qu’il voulait mourir mais je sais seulement que depuis ce moment il ne semblait plus avoir goût à rien.
- Je ne reconnais plus Pacey, On dirait qu’il est devenu totalement différent de celui que je connaissais.
- Non, il est toujours le même mais je crois que sa volonté de vivre lui fait défaut depuis ce jour là.
- Je n’aurais jamais imaginé qu’il souffrait tant.
- Il ne montre jamais quand il souffre, il est trop fier pour ça mais si on le connaît bien et qu’on sait observer, on s’en rend compte. Il est temps d’y aller Joey les autres doivent nous attendre.


Doug déposa Joey devant chez Bessie où elle trouva tout le monde dans le salon, prêts pour aller dîner.
- Allez à table tout le monde. Dit Bessie
- C'est vrai que j’ai faim. Dit Raphaël
- Quelqu’un pourrait allez chercher Dawson et Audrey, je crois qu’ils sont sur la jetée.
- J’y vais Bessie. Dit Jen

Dawson et Audrey étaient assis dehors en train de discuter :
- Tu crois que nous sommes responsable de ce qui se passe avec Pacey ? Demanda Audrey affolé.
- Je ne pense pas que nous en soyons directement responsables, mais je pense que le fait d’apprendre que Joey envisageait de faire sa vie avec un autre homme que lui a du faire beaucoup de mal à Pacey.
- Au point de vouloir mourir ?
- Je ne l’espère pas, à mon avis il a surtout voulu savoir s’il avait encore suffisamment envie de vivre.
- Je souhaites que tu aie raison, mais si j’ai voulu te parler ce n’était pas seulement de Pacey.
- Et de quoi donc voulais tu me parler ?
- Je voudrais que tu m’expliques ce que tu m’as dit au téléphone tout à l’heure.
- Comment ça Audrey ?
- Ne fais pas l’innocent Dawson, tu m’a dit que tu m’aimais !
- Ah Tu parles de ça. Mais j’ai dit ça sans le penser.
- Ah oui alors tu dis je t’aime à tout bout de champ, sans y penser ?
- Je suis désolé Audrey je sens que je t’ai blessée.
- Mais non voyons ne soit pas idiot, je voulais juste que les choses soient claires entre nous.
- Je te rassure, elles le sont. Je tiens beaucoup à toi, tu es ma meilleure amie et je ne pourrais pas me passer de toi.
A ce moment là Jen arriva pour leurs annoncer le dîner et ils se dirigèrent vers l’auberge, mais Audrey arborait un visage triste et Dawson se demanda pourquoi mais il ne voulut pas lui poser la question.


A table, tout le monde raconta des anecdotes sur Pacey et sur leurs vies depuis leurs séparations, Dawson fit rire tout le monde avec ces anecdotes de tournages, Audrey leur parla de ces clients pas tous très net ce que Jen s’empressa de confirmer avec des exemples de sa propre clientèle, Jack parla de ces élèves tous si attachants et Raphaël leurs raconta les frasques de ces clients. Seule Joey ne participait pas à la conversation, elle semblait ailleurs ce que tout le monde remarqua mais Raphaël semblait vraiment mal prendre l’intérêt que celle-ci portait à Pacey mais personne ne dit rien car chacun s’imaginait ce qui devait se passer dans leurs têtes.


A la fin du repas Dawson voulu aller voir Joey qui était sortie, mais Audrey le retint :
- Laisse Dawson, je vais aller la voir.
- Merci Audrey. Dit Dawson et il la prit dans ces bras puis s’écarta d’elle comme gêné par ce qui venait de se passer.
Elle rejoignit donc Joey en laissant Dawson sur le seuil de la porte. Joey était assise dehors sur la jetée au bord de l’eau et regardait dans le vague.
- Tu as l’air troublée Joey, tu veux m’en parler ?
- C'est Pacey, tu ne devineras jamais ce qu’il a fait.
- Avec lui je m’attends à tout.
Joey lui tendit alors la lettre. Après l’avoir lu Audrey leva les yeux vers Joey.
- C'est vrai ? Il a vraiment reconstruit le True Love ?
- J’ai eu l’impression de voir un fantôme Audrey ça m’a bouleversée.
- Je te comprends Joey, je sais combien les fantôme du passé peuvent nous hanter et ce que ce bateau a représenté pour vous, même quand nous sortions ensemble il m’en parlait parfois mais il n’insistait jamais car j’étais jalouse de l’histoire que vous aviez eue.
- Pourquoi Audrey ? Notre histoire était finie §
- Peut être mais j’en doutes. En tout cas tu as toujours occupé une place particulière dans son cœur.
- Je ne sais vraiment pas quoi penser de ce message, c’est vrai que ça m’a fait un choc de me rendre compte après toutes ces années à quel point je comptais encore pour lui.
- Mais maintenant tu ne sais plus où tu en es.
- Exactement, j’avais tourné depuis longtemps la page de notre histoire en pensant qu’il en avait fait de même mais il s’avère qu’il ne m’a jamais oublié.
- Tu es certaine d’avoir vraiment tourné la page de votre histoire ?
- Mais oui, maintenant je suis avec Raphaël et je suis heureuse. Mais pourquoi me poses-tu cette question ?
- Parce que tu n’as pas la réaction de quelqu’un qui a tourné la page. Tu me fais plutôt penser à quelqu’un qui a erré pendant des années et qui vient subitement de retrouver son chemin
- Je ne sais pas Audrey. C’est vrai que je suis très inquiète pour lui mais je ne sais pas si c’est parce qu’il est mon ami ou plus que ça. Je ne sais plus où j’en suis, d’un côté il y a Raphaël et la vie que je me suis construite avec lui et de l’autre il y a Pacey et cette histoire que nous avons vécue et qui a comme un petit goût d’inachevé.
- Tu es la seule à pouvoir prendre cette décision Joey. Mais pour le moment le problème n’est pas là, il faut que nous retrouvions Pacey. Où du moins nous devons trouver un moyen pour qu’il accepte de communiquer avec nous et je pense que toi seule détient ce moyen joey !
- Je n’en suis pas convaincue Audrey.
- C’est en tous cas le message que semble vouloir te transmettre cette lettre. Mais on ne peut rien faire de plus ce soir, on verra ça demain. Je vais aller me coucher et tu ferais bien d’en faire autant Joey ; ne dit-on pas que la nuit porte conseil ? Bonne nuit Joey.
- Bonne nuit Audrey et merci pour tes conseils.


Pendant ce temps à l’intérieur Jen et Jack se retrouvèrent seuls dans le salon. Aucuns des deux n’osaient parler. Tout à coup Jen décida de se lancer.
- Il faut que nous parlions Jack.
- Et de quoi veux-tu parler Jen ?
- De nous, de cette gène qui existe depuis des années.
- Qu’est-ce que tu entends par « nous » Jen ?
- Je pense que nous sommes tous les deux passés à côté de quelque chose. Il y a 6 ans ni toi ni moi n’étions près. J’espère que le temps qui à passer aura permis de faire évoluer les choses. Quand je t’ai vu tout à l’heure j’ai su que ce sentiment que je ressentais il y a 6 ans, loin d’avoir diminué n’a fait que s’accroître. Mais là l’important c'est ce que toi tu ressens.
- De quels sentiments parles-tu Jen ?
- Arrêtes de faire semblant de ne pas comprendre Jack. Je suis amoureuse de toi, je m’en suis rendue compte en te revoyant tout à l’heure.
- Mais enfin Jen pourquoi ne m’as tu jamais rien dit ? J’ai toujours cru que tu pensais que nous avions bien fait de ne pas allez plus loin, d’ailleurs c’est toi qui as tout stoppé. Moi je n’ai pas insisté et j’ai continué ma vie en te gardant toujours comme ma meilleure amie. C’était d’ailleurs toi qui me couvrais lorsque je ramenais mes petits copain chez grand-mère à Boston. Pourquoi faisais tu ça si tu éprouvais ces sentiments là ?
- Tout simplement parce que je pensais que c’était la meilleure solution pour nous deux. Tu avais tes histoires, moi les miennes et je me suis faîtes à l’idée que tu étais gay. Enfin je le croyais jusqu’à ce soir, c’est pour ça que je voudrais savoir ce que toi tu ressens Jack.
- Je n’en sais rien Jen. C'est vrai que quand je t’ai vu tout à l'heure il s’est passé quelque chose en moi mais je ne peux pas te dire si c'est de l’amour Jen. Tu dois me comprendre, pendant des années je me suis considéré comme hétéro avant de m’apercevoir que j’étais attiré par les hommes, puis nous nous sommes rapprochés puis éloignés de nouveau pendant toutes ces années j’ai tenté de te sortir de ma tête et de ne pas penser à cette soirée à la montagne et à ce qui aurait pu se passer et maintenant je ne sais plus ou j’en suis. Tu dois me laisser du temps pour faire le point avec moi-même et avec mes sentiments.
- Jack je t’ai attendu toutes ces années, je ne suis pas pressée. J’attendrais le temps qu’il faudra.
- Merci Jen.
Alors celle-ci se leva accompagnée de Jack pour aller voir Alice qui venait de se mettre à pleurer.


Joey rejoignit sa chambre et y trouva Raphaël qui l’attendait. Il la regarda et lui demanda si elle allait bien.
- Oui tout va bien, je suis juste inquiètes pour Pacey.
- J’aimerais bien comprendre ce qui se passe Joey ?
- Il se passe que Pacey a disparu, qu’il refuse de nous dire où il se trouve et que les autres semblent persuadés que je suis la seule personne qui puisse le faire changer d’avis.
- Pourquoi toi ?
- Tout le monde semble penser que Pacey est toujours amoureux de moi.
- Et toi que ressens-tu pour lui ?
- …
- Ton silence en dit beaucoup Joey.
- Comprends-moi Raphaël, j’ai vécu une histoire pendant plus d’un an avec lui et c’est vrai que j’ai encore beaucoup d’affection pour lui et que si je peux le sauver, je le ferais. Franchement je crois que le moment est plutôt mal choisi pour me faire une scène de jalousie.
- Excuse-moi Joey mais comprends moi j’ai tellement peur de te perdre.
- Ne t’inquiètes pas pour ça.
Elle l’embrassa doucement et prit son manteau.
- Où vas tu ?
- J’ai besoin de changer d’air, je vais faire un tour en ville.
- Tu veux que je vienne avec toi ?
- Non merci Raphaël j’ai besoin d’être un peu seule
- Pas de problème je t’attendrais.


Ces pas la conduisirent devant le mur que Pacey lui avait offert. Cela lui semblait une éternité. Bizarrement elle constata que le mur était tel qu’elle l’avait laissé avec toujours ce message marqué dessus « demandes-moi de rester », comme un appel surgit du passé.
- Vous avez l’air troublée mademoiselle, vous savez ce que signifie ce message et à qui il s’adresse?
Joey se retourna et vit une vielle femme qui lui souriait.
- Oui je sais, c’est un appel au secours et c'est à moi qu’il s’adresse. C’est un message pour me rappeler que l’amour peut toujours triompher si on se bat pour lui.
- Très joli message, et très vrai aussi. Celui qui vous l’a adressé doit beaucoup vous aimer car cela fait maintenant plus de 7 ans que le loyer de ce mur est payé tous les mois.
- Vous voulez dire que Pa… que la personne qui loue ce mur est le même depuis tout ce temps ?
- Oui mademoiselle, tous les mois je reçois le loyer sans jamais un jour de retard et je me suis toujours posé la question de savoir qui pouvait avoir intérêt à louer un mur, surtout pour le laisser tel quel, mais maintenant je crois que je viens d’avoir ma réponse. Bonne soirée jeune fille.
- Bonne soirée madame.
La vielle femme était sur le point de partir mais elle se retourna et demanda à Joey :
- Au fait, vous l’avez fait ?
- Quoi ?
- Lui demander de rester.
- La dernière fois j’ai fait le contraire, je suis partie avec lui mais cette fois je ne sais pas quoi faire.
- Ecoutez votre cœur, lui il sait sûrement ce qu’il faut faire.
- Mon cœur est partagé entre 2 solutions dont chacune fera souffrir quelqu’un auquel je tiens.
- En ne faisant rien, vous risquez de les faire souffrir voire de les perdre tous les deux.
- ...
- Mais je suis là à radoté, je vous souhaite une bonne nuit mademoiselle, tachez de prendre la bonne décision.
- Je vais essayer. Bonne nuit madame.
Et elle continua de marcher. Ces pas l’entraînèrent vers le port où le True Love était amarré. En le voyant ici Joey se rappela tous les moments qu’elle avait passé sur ce bateau en compagnie de Pacey


De retour à la pension, elle trouva Raphaël qui l’attendait dans leur chambre.
- Alors cette balade t’a fait du bien ? Elle t’a changé les idées ?
- …
- Bon allez viens te coucher demain risque d’être une longue journée pour tout le monde.
Et il s’approcha d’elle pour l’enlacer mais il la sentit se raidir à son contact sans en comprendre la raison. Ils se couchèrent donc chacun de leurs côté jusqu’au lendemain matin.


Au petit déjeuner l’ambiance était morose. En effet, le temps était de plus en plus couvert et le vent soufflait de plus en plus fort et en plus tous avaient très mal dormis tant leur inquiétude pour Pacey était grande. Ils décidèrent tous de se rendre au bureau des gardes côtes afin d’être tenus informés et peut-être de tenter quelque chose pour sauver leur ami.
En arrivant ils entendirent le capitaine des gardes côtes parler à la radio avec un de ces lieutenant:
- Toujours pas de traces de la Dame Blanche ?
- Non chef, toujours rien. Doit-on poursuivre les recherches ? Cela fait pus de 3 jours qu’on est sans nouvelles.
- Vous continuerez les recherches jusqu’à 16h. De toutes façons après cette heure la mer sera trop formée pour que cela serve à grand chose. Je reprendrais contact avec vous dans une heure. Terminé.
- Bien compris chef. Terminé.
En entendant ça tous les amis se regardèrent et se rendirent compte que le temps pressait de plus en plus. Le capitaine se tourna alors vers eux.
- Je suis désolé de ne pas avoir de meilleures nouvelles à vous annoncer. Mes hommes ratissent l’océan depuis 3 jour sans le moindre résultat. En plus, en raison de la petite taille du bateau, il nous est pratiquement impossible de le repérer sur le radar.
- Nous somme convaincus que vous faites tout ce que vous pouvez pour retrouver Pacey et nous vous en sommes reconnaissants. Lui dit Jack.
- Que pourrions-nous faire pour vous aider ? Demanda Jen.
- Si vous connaissez une prière… A moins que…
- Quoi donc ? Demanda Joey soudain empli d’un fol espoir.
- Il refuse de répondre à nos appels mais peut être parviendrez-vous à le faire réagir.
- Pourquoi pas ? Ça vaut le coup d’essayer.
- Allez-y. Il régla la radio sur la fréquence du bateau de Pacey
Dawson pris le micro et commença à s’adresser à Pacey en espérant que celui-ci pouvait l’entendre :
- Pacey, c’est Dawson. Je voulais prendre de tes nouvelles savoir comment tu allais. Ici tout le monde est très inquiet pour toi, on aimerait bien que tu nous dises où tu es et si tu vas bien. Je voulais aussi te dire que tu es le meilleur ami dont on puisse rêver, malgré cette histoire qu’il y a eu entre nous et toutes les choses que je t’ai dites tu ne m’en a jamais tenu rigueur. Je suis ton ami Pacey. Comme quand on était gamins, à la vie à la mort.
Après ce petit discours tout le monde avait les larmes aux yeux, y compris Dawson. Audrey le prit dans ces bras pour le réconforter. Jen décida alors à son tour de prendre la parole et s’approcha de la radio :
- Salut Pacey. Moi je ne te ferais pas un discours aussi brillant que celui de Dawson, après tout c’est lui qui écrit des scénarios. Je voulais juste que tu rentre pour faire la connaissance d’Alice. C’est ma petite fille, elle est adorable et je voudrais vraiment que tu la rencontre et que tu sois son parrain. Alors si tu voulais bien nous faire un signe ça rassurerait tout le monde. Tu es mon ami Pacey et je ne voudrais pas te perdre.
Chacun écoutait la radio, espérant une réaction mais rien ne vint. A son tour, Audrey prit le micro :
- Pacey, c’est Audrey. C’est juste pour te dire merci. Merci d’avoir vu en moi quelqu’un d’exceptionnel. Quand tu me regardais, j’avais l’impression d’être la personne la plus importante de la terre. Tu m’as aidé à prendre conscience de ce que je valais vraiment, même après que nous ayons rompus tu as toujours été là pour moi et pour ça je voulais te remercier. Maintenant ramènes toi ici et plus vite que ça !
Chacun avait un petit sourire après le monologue d’Audrey mais le cœur n’y était pas vraiment et celle-ci se réfugia aussitôt dans les bras de Dawson qui la serra contre lui. Jack prit alors le micro :
- Pacey, je ne serais sûrement pas aussi brillant que les autres mais je voulais te dire que tu es pour moi un ami sincère qui a été là quand ça n’allait pas fort pour moi alors maintenant c’est à mon tour d’être là et on ne partira pas tant que tu ne nous auras pas donnés de tes nouvelles. On va te harceler non-stop jusqu’à ce que tu craques.
Jack coupa le micro e se leva. Il se tourna alors vers Joey imité par les autres.
- C’est ton tour Joey. Enfin si tu t’en sens capable.
- Je vais le faire, mais j’aimerais être seule pour ça.
- Très bien Joey.
Ils sortirent tous, même Raphaël non sans lui avoir jeté au préalable un regard où se lisait pleins de questions. Alors Joey prit le micro d’une main tremblante.
- Pacey, c’est Joey. Je ne sais pas où tu te trouves actuellement, mais je voulais te dire que j’ai bien reçu ton cadeau et la lettre qui l’accompagnait. Cela m’a vraiment touché. Je ne pensais pas compter encore autant pour toi. Si je te dis tout ça, c’est que je voudrais savoir pourquoi tu ne m’e a pas parler plus tôt. Si j’avais su tout ça les choses auraient peut-être été différentes. Je voudrais te voir pour pouvoir en parler avec toi.
Seul le silence lui répondit.
- Je suis persuadée que tu entends ce que je te dis Pacey, je le sens en moi, tu es encore en vie alors réponds moi je t’en prie.
- Je ne pensais pas vraiment ce que j’ai écrit.
- Pacey c’est vraiment toi ? Elle n’osait pas y croire et elle avait du mal à reconnaître sa voix en raison des parasites
- Eh oui Joey c’est moi. Et je te répète que je ne pensais pas vraiment ce que j’ai écrit.
- Je ne te crois pas une seconde Pacey.
- Et même si je le pensais encore dis-moi ce que ça changerait Joey, nous avons eu notre chance et ça n’a pas marché. Maintenant tu es avec Raphaël et tu es très heureuse d’après ce qu’on m’a dit. Plus heureuse que tu ne pourras jamais l’être avec moi.
- Ca c’est ton opinion, je te rappelle que c’est toi qui as décidé que c’était fini, je n’ai pas eu mon mot à dire. Et après notre rupture tu as toujours semblé te contenter de mon amitié alors que mon cœur saignait à chaque fois que je te voyais t’approcher d’une autre fille même quand tu sortais avec Audrey.
- Tu ne m’as rien dit Joey.
- Parce que tu avais été très clair avec moi, tu me ferais signe quand tu te sentirais à nouveau digne de moi. Je n’ai jamais vu de signe. Alors j’ai tenté une autre approche en sortant avec des gars totalement différents de toi dans l’espoir de t’oublier ou de te faire réagir, mais ça n’a pas marché.
- Que pouvais-je faire Joey ? Je t’avais déjà tellement fait souffrir. Si je t’ai quitté c’était parce que je sentais que je n’étais qu’une gêne pour toi et que je ne pouvais rien t’apporter. Alors j’ai renoncé au bonheur, et maintenant tu as Raphaël, lui pourra te rendre heureuse car tu le mérites; Je n’avais et je n’ai toujours rien à t’apporter.
- Alors quand ça devient trop dur tu prends la fuite ? Ça ne ressemble pas au Pacey dont je me souviens. Celui-là se battait pour les choses qui lui tenaient à cœur : pour Jack quand il a été humilié par un prof, pour soutenir Andie durant sa maladie et pour m’aider quand j’en avais le plus besoin.
- A quoi bon se battre quand le combat est déjà perdu.
- Qui a dit que le combat était perdu ?
- Moi quand je me suis rendu compte que je ne pourrais jamais te rendre heureuse.
- Et je peux savoir comment tu es parvenu à cette brillante déduction ?
- Voyons Joey, il faut regarder la réalité en face. Que pourrais-je t’offrir.
- Si tu ne reviens pas tu ne le sauras jamais.
- Tu ne serais pas en train de me tendre un piège par hasard ?
- Tu devrais me connaître mieux que ça Pacey.
- Bon d’accord, je te fais confiance. Voilà mes coordonnées, donnes les aux gardes côtes.
A la fin de leurs conversations, Joey couru à l’extérieur pour donner les coordonnées au capitaine qui s’empressa de les transmettre à l’équipage le plus proche et une demie heure plus tard ils annoncèrent avoir retrouver la Dame Blanche et son capitaine, blessé mais vivant. Ils annoncèrent leur retour d’ici une heure environ.


Alors commença pour les amis une attente qui leur sembla interminable. Jen s’était rapprochée de Jack, Audrey de Dawson, mais Joey ne s’approcha pas de Raphaël et celui-ci sembla s’y résigner. Enfin, le bateau des gardes-côtes fut annoncé et chacun se précipita sur le quai. Dès que le bateau fut amarré, Pacey en descendit. Il semblait mal en point, couvert d’ecchymoses et une attelle au bras gauche. Mais cela n’arrêta pas Joey qui se jeta à son cou et lui murmura :
- Je suis si heureuse de te voir. J’ai eu si peur de te perdre.
Il la regarda, un peu surprit et il lui sourit. Elle lui rendit son sourire. Il se tourna alors vers tous les autres et son regard s’arrêta quelques secondes sur Raphaël et une grande tristesse passa sur son visage et il éloigna Joey de lui. A ce moment surgit l’ambulance pour l’emmener à l’hôpital où ces amis lui promirent de le rejoindre. Avant cela, Dawson passa des coups de fil à sa mère, à Bessie, à la grand-mère de Jen et à Doug, pour les informer du retour de Pacey.
Avant le départ pour l’hôpital, Raphaël emmena Joey à l’écart pour lui parler :
- Je ne viens pas avec vous à l’hôpital Joey.
- Pourquoi Raphaël ?
- Je rentre à Chicago.
- Mais enfin pourquoi ? J’ai besoins de toi, j’ai…
Il l’interrompit d’un geste.
- Non Joey ce n’est pas de moi dont tu as besoin, c’est de lui.
- Mais Raphaël je ne comprends pas. De quoi tu parles ?
- Moi aussi j’ai mis du temps à comprendre mais une chose m’a aidé.
Et il lui tendit l’enveloppe dans laquelle se trouvait la lettre que Pacey lui avait écrite.
- Je l’ai trouvé dans tes affaires après ton départ et je n’ai pas pu m’empêcher de la lire. Je ne pourrais jamais rivaliser avec votre histoire Joey et je ne veux même pas essayer, je pars battu d’avance.
- Il ne s’agit pas de lutter Raphaël, toi et moi nous avons aussi notre histoire ! Je ne te croyais pas si défaitiste.
- Cessons de nous mentir Joey et cesse de te mentir à toi-même ; tu es toujours amoureuse de lui. Je l’ai vu dans tes yeux quand tu as aperçu le bateau et que tu l’as vu descendre. J’y ai vu tout l’amour qu’une femme peut éprouver pour un homme. Tu n’as jamais eu ce regard avec moi Joey. Mais rassures toi je ne t’en veux pas.
- Raphaël, je suis désolé mais …
- Tu n’as pas à te justifier Joey. J’ai réussi à t’avoir pour moi pendant 1 an et ce fut l’année la plus merveilleuse de ma vie mais maintenant nos routes se séparent. Au fond de moi j’ai toujours su que ce moment viendrait j’espérais seulement me tromper. Tu pourras passer récupérer tes affaires quand tu voudras Joey. Adieu, je ne t’oublierais jamais.
- Au revoir Raphaël.
Raphaël partit alors en direction de sa voiture et Joey rejoignit ces amis pour aller à l’hôpital. Dans la voiture elle se tenait entre Jen et Audrey qui la prirent dans leurs bras tour à tour.


Arrivés à l’hôpital ils se précipitèrent à l’accueil où une infirmière les informa que Pacey était au bloc opératoire pour soigner son bras cassé ainsi qu’un hémorragie elle pensait que tout serait terminé dans 2 heures et leurs conseilla de patienter en salle d’attente.
Ils s’y installèrent donc et Dawson et Jack décidèrent d’aller chercher à manger
A leur retour, chacun mangea mais sans grand appétit car Pacey n’était pas encore sorti d’affaire. Après ce repas Dawson prit Joey à part pour lui parler :
- Alors finalement tu as fait ton choix, c’est lui que tu as choisi. Après tout ce temps.
- Ne me dit pas que tu es déçu Dawson ? Je croyais que nous avions régler ce problème ?
- Mais oui Joey je te rassure, mais je voulais juste être certain que tu étais convaincue d’avoir fait le bon choix.
- Oui j’en suis sûre, mais au lieu de t’occuper de moi, tu ferais mieux de penser à Audrey.
- Nous sommes justes amis je te l’ai déjà dit.
- A d’autres Dawson ! Je sais l’effet que cette fille peut avoir sur les gens et je pense qu’elle n’est pas non plus insensible à ton charme et j’ai aussi remarqué les regards que vous vous lanciez tous les deux, ils en disent beaucoup. Regarde la Dawson, cette fille est amoureuse de toi autant que tu l’es d’elle, ne gâche pas cette chance.
- Tu as sans doute raison Joey, je vais y réfléchir. Mais mon cœur est encore meurtri de mes divers échecs sentimentaux et j’ai peur de souffrir encore.
- Si tu n’essaye pas, tu ne sauras jamais si ça valait le coup et tu risques de t’apercevoir trop tard de ton erreur. Moi j’ai réagi juste à temps mais j’ai failli tout perdre simplement parce que je ne voulais pas voir la réalité en face.
- Tu as raison Joey, mais il faut que je trouve le bon moment pour lui parler.
- Ne le cherches pas Dawson, ce moment n’existe pas. Il faut que tu le crée toi-même.
- Merci Joey, grâce à toi j’y voie plus clair.
- De rien Dawson, les amis sont là pour ça. Et elle se dressa sur la pointe des pieds pour lui déposer un baiser sur la joue.


A l’autre bout de la salle d’attente, Audrey regardait cette scène et une pointe de jalousie lui transperça le cœur. Mais après tout Dawson ne lui avait rien promis, il ne connaissait même pas ces sentiments. Il avait été clair avec elle hier même si son « je t’aime » au téléphone lui avait donné des espoirs. Si seulement il cessait de la voir seulement comme une amie.
Audrey en était là de ces pensées quand la porte de la salle d’attente s’ouvrit et Andie entra :
- Alors comment va t’il ? Je suis passé au port et on m’a dit que je vous trouverais ici alors je suis arrivée aussi vite que j’ai pu.
- Il va bien, pour le moment il est en salle d’opération, il devrait en sortir d’ici 45 minutes. Ravi de te voir petite sœur. Lui dit Jack en la serrant dans ces bras.
- Moi aussi je suis contente de te voir, de vous voir tous. Cela fait longtemps qu’on ne s’est pas vus alors raconté moi ce que vous devenez et je veux aussi tout savoir sur ce qui s’est passé avec Pacey car Doug n’a rien voulu me dire et puis ça nous aidera à passer le temps.
Ils lui racontèrent donc les uns après les autres leurs vies depuis la dernière fois qu’ils s’étaient tous retrouvés réunis. Et enfin, Joey raconta comment elle avait convaincu Pacey de lui donner sa position.
Après ça Andie prit Joey à part pour lui parler :
- Tu lui as vraiment dis tout ça Joey ? J’espère que tu étais sincère au moins ?
- Comment peux tu en douter ? J’aime Pacey plus que ma propre vie et c’est la possibilité de le perdre qui m’a permis de m’en rendre compte. Plus jamais je ne le laisserais m’éloigner de lui.
- Merci Joey c’est ce que je voulais entendre. Je tiens à Pacey comme à un frère et je ne veux plus le voir souffrir. J’ai trop vu dans quel état ça le mettait à l’époque. Je ne veux pas revivre ça.
- Je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour que ça n’arrive jamais. Je te le promets Andie.
- Je te crois Joey. Et elles se jetèrent dans les bras l’une de l’autre au bords des larmes.
Après 2h30 d’attente, tout le monde se demandait ce qui se passait et Dawson décida donc d’aller aux nouvelles. L’infirmière lui dit qu’il y avait eu des complications et que l’opération prendrait plus de temps que prévu. Dawson, encore plus inquiet ne voulu pas affoler Joey alors il lui dit :
- Le médecin a été un peu optimiste dans ces prévisions et il en aura encore pour une demi-heure.


Effectivement après quelques temps le médecin arriva.
- L’opération s’est très bien passé, même s’il y a eu quelques complications. Heureusement que votre ami s'est décidé car quelques heures de plus auraient put lui être fatales.
- Merci docteur. On peut aller le voir ?
- Cela ne servirait pas à grande chose car il est encore sous anesthésie pour le moment. Mais vous pourrez passer le voir demain si vous voulez.
- Et quand pourra t-il sortir de l’hôpital ? Demanda Audrey.
- Je pense que je vais devoir le garder encore 2 ou 3 jours en observations afin de faire quelques analyses et si les résultats sont bons il pourra rentrer chez lui. Mais il devra se reposer car il vient de vivre des moments très éprouvants sur le plan physique et mental..
- Ne vous inquiétez pas je connais quelqu’un qui veillera sur lui. Hein Joey ?
Celle-ci se mit à rougir, mais sur ces joues des larmes de joie coulaient. Elle répondit :
- Je vais rester au chevet de Pacey, mais vous pouvez rentrer si vous voulez.
- Oui tu as raison Joey, on ferait mieux de rentrer. Je repasserais vers 20h pour t’apporter quelque chose à manger. Proposa Andie.
- Je te remercie Andie.
Tout le monde s’en alla et Joey se dirigea vers la chambre où elle découvrit Pacey endormi. Elle prit une chaise et s’assit près de lui et le contempla pendant des heures, elle se dit qu’elle pourrait rester toute sa vie ainsi près de lui. A 20h Andie apporta à manger à Joey ainsi que des vêtements de rechange pour Pacey et elle discutèrent quelques instants de Pacey, de leurs vies puis elles se souhaitèrent bonne nuit et se dirent à demain.


Pendant ce temps à l’auberge de Bessie Dawson et Audrey étaient en train de discuter dans le salon :
- Tu voudrais faire un tour en barque avec moi ?
- Pourquoi pas, ça me changera les idées !
Ils prirent donc la barque de Joey dans laquelle celle-ci avait fait tant de voyage jusqu’à la maison de Dawson.
- La nuit est belle tu ne trouves pas Audrey ?
- Si, superbe. Lui répondit-elle en grelottant.
- Tu as froid ? Attends. Et il ôta son manteau pour le mettre sur ces épaules.
- Merci Dawson.
- Je t’en prie, tu sais que j’adore secourir les demoiselles en détresse.
Elle rit.
- Oui c’est vrai d’ailleurs tu m’as déjà sauvée. Ce fameux soir où tu m’as trouvé sur la plage j’étais vraiment au bout du rouleau et de te voir ça m’a vraiment fait du bien.
- Pareil pour moi. Justement à ce propos je voulais te parler de quelque chose qui me tiens à cœur.
- Quoi donc ?
- On se connaît depuis longtemps donc on peut tout se dire ? Alors voilà, je crois que je suis amoureux.
Audrey ne semblait pas ravi de ce que Dawson lui annonçait mais tentait de le cacher.
- C’est vrai ?
- Oui c’est une fille merveilleuse, drôle, intelligente, belle…
- Tu lui as avoué tes sentiments ?
- Pas encore, j’ai peur de sa réaction.
- Tu ne le sauras pas si tu ne lui dis pas. Tu devrais l’appeler.
- Je ne peux pas.
- Pourquoi ?
- Là où elle se trouve à cet instant elle n’a pas de téléphone à portée de main. Mais tu ne m’as pas demandé de qui il s’agit ?
- C’est vrai alors dis-moi comment s’appelle l’heureuse élue ? Lui demanda Audrey. Mais son visage montrait qu’elle n’était pas vraiment pressée de connaître la réponse à sa question.
- Je vais te donner un indice en te disant où elle se trouve en ce moment ça te va ?
- Oui j’aimerais bien connaître ce coin paumé où i n’y a même pas un téléphone.
- Actuellement elle se trouve dans une petite ville appelée Capeside au milieu d’un lac.
Audrey le regarda avec de grands yeux. Elle avait peur d’avoir mal compris.
- Mais enfin Dawson, hier tu m’a dit que j’étais juste une amie pour toi, rien de plus.
- Je t’ai menti Audrey.. Cela fait très longtemps que je voulais t’en parler mais j’avais toujours peur de ta réaction, peur que ce ne soit pas le bon moment, ce qui vient de se passer avec Pacey a tout changé, cela m’a fait comprendre qu’il faut vivre les choses lorsqu’elle se présente et ne pas attendre sinon elles risquent de disparaître sans que l’on en ait profité. Maintenant je n’ai plus peur d’assumer mes sentiments, je t’aime comme je n’ai jamais aimé quelqu’un auparavant Tu sais, maintenant j’ai vraiment très envie de t’embrasser.
- Cela fait 2 ans que j’espères que tu me dises ces mots là. Et un grand sourire illumina son visage
Alors Dawson s’avança vers elle et il l’embrassa et ils se dirent tous les deux qu’ils n’avaient jamais vraiment embrassé quelqu’un avant cet instant.


Pendant ce temps à l’hôpital Joey était retournée dans la chambre de Pacey après sa discussion avec Andie et le trouva toujours endormi. Il semblait tellement changé !! Usé, fatigué malade. Mais il avait sur le visage cet air si rassurant qui la faisait tellement craquer à l’époque où ils sortaient ensemble et qui lui faisait toujours cet effet. Elle prit alors une chaise et le contempla pendant quelques instants jusqu’à ce que celui-ci se réveille. Mais il n’eu pas besoin d’ouvrir les yeux pour savoir qui était dans la chambre il pouvait sentir sa présence dans la pièce et il dit :
- Qu’est-ce que tu fais là Potter ?
- Quel accueil ! Ça fait plaisir ! Moi qui allait te dire que tu étais très mignon quant tu dormais. Mais comment savais-tu que c’était moi ?
- Je sais toujours quand tu es près de moi, mais tu n’as pas répondu à ma question : que fais -tu là ?
- Je suis venue voir l’homme que j’aime.
- Alors tu t’es trompé d’endroit Joey tu ferais mieux d’aller retrouver Raphaël.
- Je viens de rompre avec lui, ou plutôt c’est lui qui a rompu avec moi quand il s’est rendu compte de l’amour que j’éprouves pour toi.
- Tu aurais dû rester à Chicago.
- Pourquoi ça Pacey ?
- A ton avis Joey ? Je ne voulais pas que tu vois ce que je suis devenu, je ne voulais pas lire la pitié dans tes yeux.
- Regardes moi et dis- moi ce que tu vois dans mes yeux Pacey.
- Arrêtes Joey. Mais tu ne m’as toujours pas répondu que viens-tu faire ici ?
- Je suis venu tenter de comprendre pourquoi tu as tenter de te suicider.
- Pourquoi Joey ? Regardes ma vie, le monde ne se portera pas plus mal sans moi.
- Je ne te reconnais plus Pacey, tu ne penses pas à ta famille, tes amis ?
- Ils se passeront bien de moi.
- Et moi Pacey, tu ne penses pas à moi ?
- Mais tu fais partie de mes amis !
- Ce n’est pas ce que laissait entendre ta lettre ou ton cadeau.
- Je ne pensais pas vraiment ce que j’ai écrit Joey.
- Tu me l’a déjà dis et je t’ai répondu que je ne te croyais pas alors n’insistes pas et trouves autre chose.
- Mais voyons Joey je n’ai rien à t’offrir !
- Tu te trompes, il y a une chose que tu es le seul à pouvoir m’apporter alors que ni Dawson ni Raphaël n’y sont jamais parvenus.
- Qu’est ce que s’est ?
- Le bonheur Pacey. Toi seul peut me rendre heureuse. Toutes ces années sans toi m’ont semblées vide et inintéressantes, les seuls moments où je me suis réellement sentie heureuse et vivante c’est parce que j’étais avec toi.
- Je ne suis pas sûr d’être capable de te rendre à nouveau heureuse Joey. J’ai peur de tout gâcher à nouveau
- Ce genre d’attitude ne ressemble pas au Pacey que je connais. Celui que je connais essaie et il n’abandonne jamais.
- Je ne pourrais

DC.for.eve  (26.07.2003 à 20:16)
- j’en suis arrivé à la conclusion que ma période homosexuelle s’est terminée le jour où on s’est embrassé dans le chalet et que depuis tout ce temps j’ai peur de m’avouer les sentiments que j’éprouve pour toi.
- Si c'est une blague, elle n’est pas drôle Jack.
- Est-ce que j’ai l’air de rire ?
- Non mais j’ai peur d’être en train de rêver et…
- Jen tu parles trop. Lui dit Jack Et il se pencha vers elle et l’embrassa tendrement avec Alice entre eux qui gazouillait.


Quant à Dawson et Audrey, ils étaient partis s’installer dans le parc où il rencontrèrent la mère de Dawson venue prendre des nouvelles de Pacey.
- Il va très bien maman mais pour le moment il est avec Joey et je doute qu’ils aient envie d’être dérangés.
- Je peux le comprendre. Comment vas tu Audrey ?
- Très bien madame Leery merci.
- Justement maman je voulais te dire au sujet d’Audrey...
- Vous êtes amoureux c’est ça ?
- Mais comment le sais tu ? Je ne l’ai dit à Audrey qu’hier.
- Cela fait longtemps que je m’en doutes, la dernière fois que vous êtes venus ensemble je me suis amusé du fait que lorsque je posais une question à l’un de vous deux c’était presque toujours l’autre qui répondait et ça vous semblait si naturel ! C’est à ce moment que j’ai compris. Je suis juste surprise que ça vous aient pris autant de temps pour le réaliser.
Audrey et Dawson se regardaient tous les deux abasourdis.
- Ne faites pas cette tête, j’ai plus d’expériences que vous dans ce domaine et je sais reconnaître les signes. Je sais que vous allez être très heureux tous les deux et si vous voulez des enfant n’hésitez pas ça me ravirait d’être grand-mère. Allez je vous souhaite une bonne journée et embrassez Pacey et Joey de ma part.
Ils la regardèrent s’éloigner puis éclatèrent de rire.
- Et dire que je craignais qu’elle le prenne mal.
- Et si ça avait été le cas ?
- Tant pis pour elle, je l’aime mais j’ai passé l’âge où elle me disait ce que je devais faire. Je t’aime et personne ne pourra rien faire contre ça.
- Moi aussi je t’aime.
Ils se blottirent l’un contre l’autre et continuèrent leur promenade.


De retour dans la chambre de Pacey Dawson voulut leurs annoncer une grande nouvelle :
- Audrey et moi on a une grande nouvelle à vous annoncer, on va se marier !!!
- Eh tu m’as piqué mon idée ! Dit Pacey avec un large sourire. Mais enfin je te pardonne, à la condition qu’on célèbre 2 mariages au lieu d’un seul. Si tu es toujours d’accord Joey ?
- Pourquoi tu poses la question si tu connais déjà la réponse ?
- Est-ce qu’il y aurait de la place pour un 3ème couple ? Demanda brusquement Jack.
Tous se tournèrent vers lui, stupéfaits, mais la plus stupéfaite de tous était certainement Jen.
- Enfin ça dépend de toi Jen : est-ce que tu veux m’épouser ?
- Quoi ? Mais tu es sûr ?
- Plus sûr que je ne l’ai jamais été, je pense que si je dois t’aider à élever Alice il serait mieux que nous soyons mariés, et puis je pense que nous avons perdu suffisamment de temps, alors ?
- Alors c'est oui, évidemment.
Et tous les amis se serrèrent dans leurs bras pour se féliciter et ils s’aperçurent que les liens qui les unissaient loin d’avoir diminué au fil des années n’avaient fait que se renforcer.


Finalement, trois mois plus tard ils se retrouvent tous à Capeside pour célébrer les trois mariages. Tout le monde est là, les amis nouveaux et anciens, la famille. Seuls manquent ceux qui les ont quittés : Abby Morgan, Arthur Brooks, Mitch Leery, mais les amis savent que, où qu’ils soient, ils sont heureux pour eux. Le soleil se couche et l’on voit alors Dawson et Audrey, suivis de Pacey et Joey, puis viennent Jen et Jack tenant tous les deux Alice par la main et enfin Andie, Will et le petit Tim et tous marchent au bord de l’eau en se demandant s’ils ne vivront jamais un plus beau moment. Et qu’importe ce que l’avenir leur réserve, ils savent qu’ils pourront toujours compter les uns sur les autres.




DC.for.eve  (27.07.2003 à 15:02)

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