HypnoFanfics

L'ascenseur

Série : Dawson's Creek
Création : 31.08.2003 à 00h22
Auteur : Marjo 
Statut : Terminée

Pacey qui déteste véritablement Joey va pourtant devoir rendre un service à Dawson et passer toute la journée avec elle. Peu à peu les langues vont se délier et les liens se nouer.

COMMENTER CETTE FANFIC

Cette fanfic compte déjà 6 paragraphes

Afficher la fanfic

Dawson cherchait Pacey partout depuis des heures. C’était toujours pareil avec lui, c’était quand il avait le plus besoin de son meilleur ami qu’il ne pouvait pas mettre la main dessus. Finalement après deux heures de recherche intensive, il le retrouva à la rivière où il avait l’habitude de venir pêcher.
DAWSON : Pacey, je te cherche depuis tout à l’heure !
PACEY : Doucement Dawson, tu vas faire fuir les poissons lui dit-il en se retournant vers lui avec un demi sourire.
DAWSON : Pacey, j’ai besoin de toi !
PACEY : Là, je suis plutôt occupé, tu vois dit-il en désignant sa canne à pêche et en lui faisait un clin d’œil.
DAWSON : Désolé de te déranger durant ton travail si important mais il faut absolument que tu me rendes ce service.
PACEY : Ca ne peut pas attendre ?
DAWSON : Pacey, je t’en prie, je te le demande au nom de notre amitié.
Pacey jeta un regard inquisiteur sur son ami, ça devait être drôlement important pour qu’il se mette dans cet état et qu’il invoque leur amitié. Il poussa un soupir et commença à ranger sa canne.
PACEY : Bon, ça va Dawson. C’est quoi ?
DAWSON : Ben voilà, en fait, c’est pas facile à dire….
PACEY : Dawson ? J’ai déjà dit que j’étais d’accord alors ne fais donc pas autant de manière.
DAWSON : Ben voilà, ce service que j’ai besoin que tu me rends concerne aussi….
Pacey leva vers Dawson son regard inquiet et surpris. Puis son visage vira au rouge.
PACEY : Oh, non non non, pas question !
DAWSON : Je ne t’ai encore rien dit !
PACEY : Justement, si tu ne dis rien et que ça concerne aussi quelqu’un d’autre, ça ne peux être que Potter et quoique ce soit, c’est hors de question.
DAWSON : Pacey, il n’y a que toi qui puisses le faire.
PACEY : Ah ouais et pourquoi ? Et faire quoi d’abord ?
DAWSON : Je lui ai promis de l’accompagner au centre commercial ce soir. Mais ma grand-mère vient juste de prévenir qu’elle arrivait et je dois aller la chercher à l’aéroport de Boston.
PACEY : Dawson, je ferais tout ce que tu veux, j’irais à Boston chercher ta grand-mère mais ne me demande pas d’accompagner Joey l’implora t-il.
DAWSON : Impossible. D’abord ma grand-mère s’attend à ce que ce soit moi et avec toutes les bêtises que tu as faites chez elle lorsqu’on était petit, je ne suis pas sûr qu’elle serait ravie de te voir à l’aéroport.
Pacey eut un sourire en se remémorant le passé, Dawson et lui, enfin surtout lui, en avaient fait voir à sa grand mère. Son esprit revint à la conversation et son sourire s’effaça.
PACEY : Mais pourquoi tiens tu autant à ce que ce soit moi ?
DAWSON : Toi seul peux comprendre.
PACEY : Comprendre quoi ?
DAWSON : Je ne peux pas te le dire mais fais moi confiance, il faut que tu y ailles.
PACEY : Dawson……
DAWSON : Je t’en prie.
PACEY : C’est bon ça va, j’irais déclara t-il en levant les yeux au ciel.
DAWSON : Génial, merci. Il faut que tu passes la prendre à 17h précise et que tu l’emmènes au centre commercial de Providence.
PACEY : Qu’y a-t-il de si important dans ce centre commercial.
DAWSON : Elle te l’expliquera…. peut être.
Dawson commençait à s’éloigner en direction de sa voiture lorsque Pacey le héla.
PACEY : Elle est au courant au moins de ce changement de chauffeur ?
Dawson se retourna et pris un visage contrit.
DAWSON : Ben en fait, je n’ai pas vraiment eu le temps de l’appeler.
Il se dépêcha de monter dans sa voiture et démarra. Pacey le regarda partir légèrement énervé.
PACEY : Génial, comme ça c’est moi qui vais me coltiner sa colère et ses sautes d’humeurs. Merci Dawson déclara t-il à la voiture qui quittait son champs de vison en s’engageant sur l’allée principale.


Joey se préparait, Dawson n’allait pas tarder à arriver. Elle avait choisi de mettre sa plus belle robe. Ce jour était un jour important pour elle, c’était un rituel même. Elle se regardait dans la glace et se revit assise à cette même place des années plus tôt, sa mère en arrière qui lui coiffait les cheveux. La douceur de sa mère, la tendresse de son regard. Tout en elle respirait l’amour. Elle lui manquait tant. Une larme se mit à couler le long de sa joue lorsque Bessie apparut dans la pièce.
BESSIE : Ca va Joey ?
JOEY : Oui oui dit-elle en s’essuyant rapidement la larme qui dévalait déjà son visage.
BESSIE : Tu sais, tu n’es pas obligée de faire ça si…..
JOEY : Si je le suis ! s’indigna t-elle.
BESSIE : D’accord Joey fait ce que tu veux, je disais juste que si c’était trop douloureux pour toi, tu n’étais pas obligée d’y aller. Je suis sûr qu’elle comprendrait.
JOEY : Je dois y aller. Pour elle lui dit-elle avec un sourire. Et puis, Dawson serait là, il ne devrait pas tarder à arriver d’ailleurs.
Bessie eut une moue inquiète.
BESSIE : Justement, j’étais venue te dire qu’il était là mais….
Sans lui laisser le temps de finir, Joey se précipita dans la salle en hurlant.
JOEY : Dawson ! J’ai bien cru que tu n’arriverais jamais, on va finit par être….
Elle s’arrêta surprise, son regard venait de rencontrer celui de Pacey. Il se trouvait là, assis sur son canapé, dans son salon.
PACEY : Potter ! dit-il l’air aussi ravi qu’elle de leur rencontre.
JOEY : Witter ! Mais qu’est ce que tu fous là ?
PACEY : Merci, je vais bien et toi ?
BESSIE : Justement, c’est ce que j’essayais de te dire tout à l’heure intervint-elle.
Joey se tourna vers elle et attendit des explications.
BESSIE : Dawson, ne peux pas venir.
JOEY : C’est impossible, il vient toujours s’écria t-elle.
BESSIE : Cette fois, il a eu un empêchement.
Joey baissa la tête puis, se tourna vers Pacey.
JOEY : Bien, mais ça ne m’explique toujours pas ce que lui fait ici dit-elle en le désignant.
Pacey fit signe à Bessie de continuer l’histoire et celle-ci se plaça devant Joey, lui prit les mains et reprit.
BESSIE : Joey, chérie, Dawson n’a pas pu venir et il donc demandait à Pacey de t’accompagner.
JOEY : Il a quoi ? Il est devenu complètement cinglé ma parole !
PACEY : Je suis tout à fait d’accord.
JOEY : Toi, on t’a rien demandé lui lança t-elle en lui fixant un regard noir.
PACEY : Eh oh, moi c’est pas un problème, j’ai rien demandé. Si tu ne veux pas que je t’accompagne, je n’en ferais pas une maladie.
Il s’était déjà levé et se dirigé vers la porte.
BESSIE : Pacey attends, s’il te plait dit-elle avant de reporter son regard vers sa soeur. Joey, je n’ai pas la voiture et Body n’est pas là. Réfléchis, si tu n’y va pas avec Pacey tu ne pourras pas y aller aujourd’hui. Et tu m’as dis que tu devais absolument y aller.
Joey jeta un œil sur Pacey qui était toujours devant la porte. Elle semblait réfléchir, Bessie avait raison. Le plus important était d’y aller. Et puis, si cela devait être avec Pacey, tant pis elle n’aurait qu’à l’ignorer.
JOEY : Très bien murmura t-elle dans ses dents.
PACEY : Bon, j’ai cru comprendre que tu étais d’accord alors je t’attends dans la voiture.
Il sortit et elle pu l’entendre claquer la portière de sa voiture. Elle posa un regard rempli d’inquiétude sur Bessie qui lui sourit.
BESSIE : Ca va aller Joey, je te le promets.
JOEY : Je l’espère dit-elle en attrapant son manteau et en sortant à la suite de Pacey.


Cela faisait bientôt trente minutes qu’ils se trouvaient en voiture et aucun d’eux n’avaient ouvert la bouche. Pacey jetait de temps en temps un œil vers Joey afin de voir ce qu’elle faisait. Chaque fois, il la voyait les yeux baissés, tournée vers la fenêtre. Il se demandait pourquoi elle était si pensive mais il ne s’en souciait pas vraiment. Il lui tardait d’arriver là bas pour qu’elle puisse aller faire ce qu’elle devait faire et qu’enfin, ils puissent rentrer, la ramener et être débarrassé d’elle et de cette corvée que Dawson lui avait collée entre les pattes.
JOEY : On arrive quand ? demanda t-elle d’un ton froid et sec.
PACEY : Désolé miss Daisy mais on arrivera quand on arrivera.
Ils se jetèrent un regard noir et chacun retourna à sa rêverie silencieuse.


Pacey commençait à s’énerver. Il était à bord du ferry qui allait bientôt accoster et Joey qui était sortit prendre l’air, ne revenait pas. Il perdait patience en tapant nerveusement sur le volant de sa voiture.
PACEY : C’est pas vrai ! lâcha t-il en sortant et en claquant la porte.
Il parcourut le bateau de long en large, rien. Elle n’était nulle part. Il aperçut un jeune garçon d’une dizaine d’années venir vers lui.
BOY : Monsieur, elle est avec vous la dame qui a des longs cheveux noirs.
PACEY : Ouais, dis moi tu sais où elle est ?
BOY : Elle est triste lui dit-il.
PACEY : Triste ? Comment ça ?
BOY : Je l’ai vu là bas dit-il en désignant le fond du bateau. Elle pleurait.
PACEY : Merci.
Il ébouriffa les cheveux du garçon en guise de remerciement. Celui-ci s’en alla en lui souriant. Elle pleurait ? Pourquoi ? se demandait–il. Décidément, cette journée s’annonçait encore pire que ce qu’il l’aurait cru. Non seulement, il devait supporter sa compagnie mais voilà maintenant qu’il allait aussi devoir supporter ses humeurs. Génial ! Il partit en grommelant vers l’endroit que lui avait désigné le gamin. Il la trouva appuyée sur la rambarde, le regard perdu vers l’océan.
PACEY : Qu’est ce que tu fous Potter !
Il l’aperçut essuyer vivement une larme sur sa joue et il s’en voulut aussitôt de la dureté avec laquelle il avait prononcé sa phrase.
JOEY : Qu’est ce que ça peut te faire ? lui lança t-elle méchamment ce qui lui fit très vite oublier ses regrets.
PACEY : Le bateau va bientôt amarrer, retourne dans la voiture.
Elle passa devant lui l’air hautain et fâché mais il remarqua bien les yeux tristes et rougis qu’elle avait. Il la suivit sans dire un mot. Il réfléchissait, qu’avait cette journée de si spécial pour elle ?


JOEY : Je n’arrive pas à le croire !
Elle déboula en trombe dans le magasin et jeta un œil sur l’horloge murale.
JOEY : 19h45 ! ! s’écria t-elle. Il est 19h45 ! Je te rappelle qu’il ferme à 20h ! !!
PACEY : C’est bon Potter, arrête d’hurler. C’est pas de ma faute si on a crevé.
JOEY : Ah non ! t-elle l’air très en colère. Et c’est de la mienne peut être s'il t’a fallut une heure et demie pour la changer.
PACEY : Eh ! C’est déjà bien gentil de ma part de t’avoir amenée ! lui lança t-il en commençant à s’énerver.
JOEY : Ah ça, t’inquiètes pas, Dawson va m’entendre.
Elle s’élança vers l’ascenseur afin de gagner le troisième étage. Pacey dû courir pour la rejoindre.
PACEY : Surtout ne m’attends pas.
Ils pénétrèrent ensemble à l’intérieur et regardèrent les portes se refermaient devant eux. Il commença à bouger et les étages défilèrent sur l’écran. Lorsque le 2 s’afficha, ils sentirent une petite secousse et l’ascenseur s’immobilisa.
JOEY : Ah non, pas ça !
Elle commença à paniquer et à frapper sur la porte en criant de toutes ses forces.
JOEY : À l’aide, il y a quelqu’un coincé dans l’ascenseur. A l’aide.
Pacey se mit les mains sur les oreilles.
PACEY : Ca suffit ! Arrête, personne ne pourra t’entendre à travers l’épaisseur de ses portes. Si tu utilisais plutôt ça lui dit-il l’air moqueur en brandissant le téléphone sous le tableau d’affichage.
Elle saisit l’appareil en lui faisant une grimace mauvaise. Elle était déjà énervée mais le savoir avec elle ne faisait qu’accroître sa mauvaise humeur. Elle appuya sur un bouton et attendit la tonalité….en vain. L’appareil était hors service.
JOEY : Ah, c’est bien ma chance. Il faut absolument que je sorte d’ici.
Pacey qui s’était contenté de l’observer jusqu’alors commença à s’inquiéter. S’il y avait bien une chose dont il n’avait pas envie, c’était de rester enfermé ici avec cette fille hystérique. Il cogna contre la porte en répétant les mêmes phrases que Joey quelques minutes plutôt. Joey se retourna et émis un rire sarcastique.
JOEY : Ca c’est très intelligent dis donc ! Tu crois peut être que l’épaisseur des portes a diminué en cinq minutes.
Il se retourna vers elle et plissa les yeux, le regard mauvais.
PACEY : Tout ça, c’est de ta faute à toi. Pourquoi fallait-il absolument t’amener ici ? Et aujourd’hui ?
JOEY : Ce ne sont pas tes affaires !
PACEY : Oh si, maintenant elles le sont.
JOEY : Pacey, va en enfer !
PACEY : Après toi !
Il se dirigèrent chacun dans un coin de l’ascenseur tel deux boxeurs après un round. Ils finirent par s’asseoir par terre. Appuyée contre les parois, évitant soigneusement le regard de Pacey, Joey était perdue dans ses pensées, toutes tournées vers sa mère.
JOEY : Je suis désolée, murmura t-elle.
PACEY : Quoi ? lui demanda t-il l’ayant aperçue remué les lèvres.
JOEY : Je ne te parlais pas à toi !
Pacey eut l’air surpris et fit mine de regarder autour de lui pour lui faire comprendre qu’ils étaient seuls dans cet ascenseur et que si elle ne lui parlait pas à lui, c’est qu’elle avait un problème alors.
JOEY : Va te faire voir !
PACEY : Tu sais Potter, si tu as envie de me dire des gentillesse, ne te gênes pas. Je saurai les accepter.
JOEY : Désolée, mais là tout de suite, ça ne me vient pas.
PACEY : C’est pas grave, j’attendrai.
JOEY : C’est ça ! lui dit-elle avec un sourire moqueur. Mais n’espère pas trop.
Ils se firent tous les deux des grimaces qui en disaient long sur les sentiments qu’ils éprouvaient l’un pour l’autre. La situation devenait de plus en plus tendue entre les deux. Pacey commençait sérieusement à en vouloir à Dawson qui l’avait entraîné dans cette galère qui semblait ne pas vouloir s’arrêter.


Joey n’en pouvait plus, il faisait une chaleur étouffante dans cet ascenseur.
PACEY : C’est bon, il vont bien se rendre compte qu’il y a encore des personnes dans leur ascenseur lui dit-il plus pour qu’elle arrête de gigoter que pour la rassurer.
JOEY : Ca va faire une demi heure qu’on est là, ce qui veux dire que le magasin est fermé depuis quinze minutes mais oui, on va nous retrouver lui dit-elle avec un air narquois.
PACEY : Pfft, je n’aurais jamais du rendre ce service à Dawson.
JOEY : Et moi je n’aurais jamais du écouter Bessie.
Ils se regardèrent tous deux très énervés. Les minutes passèrent dans un silence glacial où ils ne cessaient de se jeter des regards en biais.
JOEY : Qu’est ce que tu as à me regarder comme ça ?
PACEY : Je voudrais savoir ce que je fais ici déclara t-il en la regardant dans les yeux.
JOEY : Oh tu veux des explications ? Et bien, c’est simple, abruti, tu as crevé et tu as mis un temps pas possible à changer la roue.
PACEY : Ah ouais, tu aurais fait sûrement mieux miss perfection !
JOEY : Ca c’est certain !
PACEY : Ben voyons, j’oubliais, tu fais toujours mieux que les autres toi ! lui lança t-il d’une voix pleine de rancœur.
Joey aperçut furtivement de la colère et de la tristesse passaient dans les yeux de Pacey. Ces propos avaient un double sens, elle le sentait.
JOEY : Et qu’est ce que je dois comprendre ?
PACEY : Rien. Absolument rien.
JOEY : Oh non tu vas pas t’en tirer comme ça, tu as quelques chose à me reprocher alors vas y dis le ! C’est le moment rêvé.
Pacey se tourna vers elle, elle attendait une réponse. Il darda sur elle son air plein d’animosité.
PACEY : Je te déteste Potter.
JOEY : Nan, ça je le sais déjà, dis moi plutôt quelque chose que j’ignore.
PACEY : Ma vie a été un enfer à cause de toi lui dit-il l’air méchant aussitôt effacé par un voile de tristesse.
JOEY : Qu’ai-je dont fait ? lui demanda t-elle curieuse et surprise.
PACEY : Il fallait toujours que tu sois là, à parader devant tout le monde, en montrant à quel point tu étais intelligente et futée. L’enfant parfait !
JOEY : Quoi ?
PACEY : Ouais, c’est ça, fais celle qui ne voit pas de quoi je parle.
JOEY : J’ai n’ai pas beaucoup de mal, je ne vois absolument pas de quoi tu parles !
PACEY : Bien sûr, tu ne te rappelles peut être plus à quel point tu aimais raconter à tout le monde et en particulier à mes parents, toutes les mauvaises notes que j’avais eu sans oublier toutes les bêtises que j’avais pu faire. Bien sûr, sans jamais oublier d’ajouter « Moi j’ai eu un A » ou « Moi je n’aurais jamais fait ça » singea t-il d’un air dédaigneux.
Joey : Je n’ai jamais fait ça ! déclara t-elle sèchement.
PACEY : C’est ça, et moi je ne passais pas des heures par la suite à être puni et à entendre la même phrase « Mais pourquoi tu ne prends pas exemple sur la petite Joey Potter, elle a de bonne note elle et puis c’est une gentille fille. De toute façon, je ne vois pas pourquoi je m’esquinte, tu ne feras jamais rien de ta vie, tu n’es qu’un raté. ». Si tu savais à quel point je t’ai détestée, et aujourd’hui encore.
Joey ne su que répondre. Elle n’avait aucun souvenir d’avoir fait cela, pourtant, elle avait dû le faire car Pacey en avait un très bon souvenir lui. Elle préféra éviter son regard pour l’instant, trop lourd, trop blessant. Il avait l’air d’en avoir beaucoup souffert. Une vague de regrets l’envahit furtivement, puis, des flots de souvenir lui revint en mémoire et la colère reprit le dessus.
Joey : Tu as dû oublié le calvaire que tu as fait de ma vie peut être ?
PACEY : Moi, je n’ai certainement rien fait qui est pu être aussi dur que ce que tu m’as fait toi !
Joey : Ah ouais ? Je vais te rafraîchir la mémoire alors ? Tu as passé toute ton enfance, que dis-je, toute ta vie à minimiser la mienne. A me faire sentir une moins que rien, à rappeler au bon souvenir de tout le monde que mon père était en prison et que je dormais sur un canapé. A me ridiculiser devant tout le monde.
PACEY : T’exagère pas un peu là ?
JOEY : Pas du tout, ton passe temps préféré lorsque nous étions gosse s’était de me titrer les cheveux ou de soulever mes jupes. J’ai du opter pour des pantalons et ne plus jamais les enlever ce qui m’a valu le surnom de garçon manqué pendant des années. Lorsque j’avais le malheur d’aller aux toilettes, tu t’arrangeais toujours pour m’y enfermer.
PACEY : Oh oui, dis donc quel calvaire lui dit-il ironique. Moi je passais des heures à être punis et insulté de moins que rien par ma propre famille et madame est forcé de porter des pantalons. Ce que ta vie a du être dure. Mais pourtant, je ne suis pas aveugle, tu as bien une robe sur toi aujourd’hui ?
JOEY : Je n’étais pas sensé te voir et c’est un jour important….pour moi.
PACEY : Donc ne viens pas dire que par ma faute tu as été obligé de porter des jeans, quand tu veux, tu sais t’habiller en fille.
JOEY : Et tu n’as pas non plus lancé une rumeur selon laquelle je serais lesbiennes peut être ???
PACEY : D’abord je ne suis pas sûr que ce ne soit qu’une rumeur, on t’as jamais vu avec un mec Potter lui dit-il avec un léger sourire.
JOEY : Ah oui ! Peut être parce qu’ils croient tous ta rumeur débile et qu’il me fuit comme la peste.
Pacey eut l’air d’y réfléchir, cela tenait debout. Il éclata d’un rire moqueur et victorieux.
PACEY : Et bien au moins j’ai pu éviter à quelques garçons de faire une bêtise monumentale. Bien que je ne sois toujours pas convaincu de ton hétérosexualité.
JOEY : Va au diable !
PACEY : Après toi !
Joey : Tu ne t’en souviens peut être plus mais pour mes dix ans, tu as donné une fausse adresse à mes invités et du coup personne n’est venu.
Pacey eut un sourire à se souvenir, il l’a fait, cela avait même été un jeu d’enfant d’intervertir les deux adresses. Il avait passé une excellente soirée en imaginant sa tête, ne voyant personne arriver comme prévu. Il avait beaucoup rigolé, pourtant aujourd’hui, cette histoire ne lui passerait plus aussi amusante. D’ailleurs plus rien ne l’amusait plus désormais.
PACEY : D’abord, je t’ai fait ça uniquement parce que tu avais raconté à mon père que je lui avais piqué une bouteille de bière et qu’après l’avoir bu j’avais passé mon temps à vomir dit-il pour se défendre.
Joey poussa un long soupir. Cela devenait ridicule, ils se balançaient leurs griefs en plein visage depuis dix minutes et tout ce qu’ils pouvaient en conclure l’un comme l’autre, c’était qu’ils s’étaient fait beaucoup de mal mutuellement, et elle était incapable de savoir qui avait commencé les hostilités.


Marjo  (31.08.2003 à 00:24)
Ils passèrent l’heure suivante en silence, chacun replongeait dans son passé. Se rappelant ce qu’il avait pu faire à l’autre. Toutes les injures, les mesquineries, les coups tordus remontaient à la surface de chaque esprit. Pacey commençait à se sentir un peu coupable de toutes les choses qu’il avait pu faire à Joey par le passé. Depuis plusieurs années déjà, ils s’ignoraient soigneusement mais ils avaient cessé leurs gamineries. Il la regarda, elle avait l’air ailleurs, il chercha en lui la parcelle qui la détestait, il ne la retrouva plus. Il avait dépassé ce stade, oh il ne l’aimait pas pour autant pensa t-il, mais la haine était partie le soulageant d’un poids qui lui oppressait la poitrine alors même qu’il ne s’en rendait pas compte. Joey, sans le savoir, avait les mêmes pensées que lui. La vie de Pacey n’avait pas été si facile après tout, et elle ne l’avait pas aidé en le dénigrant constamment auprès de ses amis et surtout de sa famille peu amène de le soutenir. Soudain, Pacey leva les yeux vers le plafond et son regard s’illumina, il aperçut la trappe de l’ascenseur. Pourquoi n’y avait-il pas pensé plus tôt ? Il se leva et commença à chercher un moyen pour l’ouvrir. Joey le regarda, surprise.
Joey : Qu’est ce que tu fais ?
PACEY : On peut, peut être sortir par là.
Joey : Tu crois ?
PACEY : Ca vaut le coup d’essayer, non ? lui demanda t-il en baissant les yeux vers elle.
Elle réfléchit quelques instants puis se leva, décidé à l’aider. Après tout, il avait raison. Ca valait la peine de tenter le coup. Après maints efforts, ils réussirent à soulever la paroi. Une fois fait, Pacey regarda alors Joey, mal à l’aise.
Joey : Qu’est ce qu’il y a ? lui demanda t-elle lorsqu’elle perçut son regard sur poser elle.
PACEY : Ben, c’est que l’espace pour sortir est assez haut et étroit.
Joey : Et ?
PACEY : Et ce n’est pas toi qui pourra m’aider à sortir alors si moi je ne peux pas…
Joey : C’est moi qui vais devoir y aller…avec ton aide…déclara t-elle placidement en venant de comprendre où il voulait en venir.
Il hocha la tête en posant ses yeux partout sauf sur elle. Il savait qu’elle répugnerait à se coller à lui et il n’en avait pas franchement envie non plus. Bien que ses sentiments pour elle soit mois proche du degré 0 qu’auparavant, il était encore loin d’avoir envie de la prendre dans ses bras.
Joey : Pas question !
PACEY : Joey, ce n’est pas le moment de faire un caprice, on n’a pas vraiment le choix !
Joey hésitait à y aller, elle avait mis une robe et ne tenait pas vraiment à se mettre debout au dessus de Pacey. Pourtant, il n’y avait pas d’autre solution.
Joey : T’as intérêt à garder tes yeux dans ta poche ! lui lança t-elle avec un regard noir.
PACEY : Parce que tu crois que j’ai envie de mater ! Rêves pas.
Elle se rapprocha de lui et Pacey posa ses mains sur ses hanches avant de la regardait dans les yeux.
PACEY : Tu es prête ?
Joey : Oui.
Il prit une impulsion et la souleva dans les airs. Elle attrapa le rebord et s’y accrocha, Pacey la soutint par les jambes pendant qu’elle prenait un appui. L’espace d’un instant, il apprécia le moment et sourit. Les jambes de Joey lui semblaient douces sous sa peau, son parfum sucré embaumé la pièce. Il trouva dommage qu’elle les cachent constamment sous de vieux pantalons et regretta de ne pas pouvoir les lui admiraient plus souvent. Il n’aurait jamais cru se retrouver dans ce genre de situation avec elle. Il n’avait pas imaginé que cela se déroulerait de cette manière lorsque Dawson était venu le trouver. Il se sentait un peu perdu et ne savait plus s’il devait en vouloir ou remercier son ami. Malgré lui, la situation commençait à l’amuser. Joey baissa les yeux et remarque son léger sourire. Elle se demanda ce qui pouvait bien se passer dans sa tête.
Joey : On peut savoir pourquoi tu souris aussi bêtement ?
PACEY : Pour rien, lui répondit-il sans lever les yeux.
Joey sentit soudain les mains robustes et douces de Pacey remontaient ses jambes pour lui donner une impulsion et l’aider à se hisser en haut. Douces ? Venait-elle vraiment de penser ça ? Elle secoua la tête, tenant de recouvrer ses esprits mais l’idée resta là, les mains de Pacey semblaient n’être qu’une caresse sur sa peau. Ainsi soutenue par lui, elle avait comme une impression de sécurité, ce qui ne lui était pas arrivé depuis longtemps. Un frisson la parcourut. Elle avait hâte de sortir de là et de trouver Dawson pour lui dire deux mots. Une fois en haut, elle parvint à atteindre la cage d’ascenseur suivante et trouva un bouton qui lui permit d’ouvrir les portes. Elle redescendit à l’étage en dessous et libéra Pacey.
PACEY : Ouf ! C’est pas trop tôt.
Joey : Et bien, j’aurais pu aller plus vite si…
PACEY : Stop lui dit-il en posant un doigt sur ses lèvres. On va peut être en rester là pour les reproches.
Joey fut surprise par son geste et ne répondit pas. Elle le regarda dans les yeux et détourna la tête. Son regard fut attiré par un jais de lumière.
Joey : Là regarde lui dit-elle en désignant la lueur. Ca doit être un gardien allons le voir, il nous fera sortir d’ici.
PACEY : Attends dit-il en la rattrapant alors qu’elle s’élançait déjà.
Il la plaqua contre lui, la souleva dans les airs et s’élança avec elle dans un recoin derrière le mur juste au moment où le gardien arrivait dans le couloir. Il avait une main sur sa bouche et d’un bras possessif, la maintenait plaquée contre lui. Il plongea son regard dans les yeux de Joey qui reflétaient l’incrédulité et lui fit signe de ne pas faire de bruit. Elle s’exécuta surprise et curieuse, il pu ainsi retirer sa main qu'il laissa tomber le long du corps de Joey. Elle, ne sachant pas que faire des siennes, les posa finalement sur le torse de Pacey, ses yeux restèrent accroches aux siens. Elle sentait l’espace se réduire de plus en plus entre eux, le souffle de Pacey lui caressait le cou, elle pouvait sentir son cœur battre la chamade sous ses mains. Elle sonda le sien et remarqua qu’il battait tout aussi vite. Pacey n’avait jamais remarqué à quel point les yeux de Joey étaient si profond et si…beaux. Il du reconnaître à cet instant précis, alors qu’il la tenait dans ses bras, qu’il ne l’avait jamais trouvée aussi belle. Une petite voix lui dit, qu’il ne l’avait tout simplement jamais regardée auparavant. Il eu l’impression soudaine d’avoir les mains moites et de ne plus pouvoir respirer, le regard de Joey posait sur lui donner l’impression d’être transparent, comme si elle avait la faculté de lire en lui. Joey eut l’impression de voir imperceptiblement les yeux de Pacey descendre sur ses lèvres. Une pensée aussi incongrue qu’inimaginable lui traversa la tête : Pacey avait envie de l’embrasser. Il détourna prestement le regard. Une fois le gardien passé, elle se recula très vite de lui et afin de masquer le trouble qui s’était emparé d’elle lorsqu’elle avait cru qu’il aller l’embrasser, elle s’énerva.
Joey : Qu’est ce qu’il t’as pris ? Maintenant, il est parti dieu sait où !
PACEY : Potter, réfléchis cinq minutes, qu’aurait-il fait s’il nous avait vus ?
Joey : Il nous aurait fait sortir d’ici !
PACEY : Bingo !
Joey : Il va falloir que tu m’expliques là, ça fait des heures qu’on attend que ça ?
PACEY : Je croyais qu’il était d’une importance capitale que tu viennes ici aujourd’hui. Il y a bien quelque chose que tu devais faire à ce satanée 3ème étage ! Et tu renoncerais si près du but ?
Joey : Qu’est ce que tu veux dire ? lui demanda t-elle surprise.
Elle avait presque oublié ce pourquoi elle était là. Mais lui, cela avait l’air de ne jamais lui avoir quitté l’esprit. Elle lui adressa un sourire timide de reconnaissance. Celui-ci, même timide atteint Pacey en plein cœur. C’était la première fois qu’elle le regardait autrement que comme un raté ou avec un regard chargé de haine et de dégoût. Il lui renvoya son sourire, lui prit la main et l’entraîna vers l’étage supérieur. Tout en marchant, elle regarda leurs deux mains enlacées en un geste si naturel. Elle le suivit sans rien dire ni sans oser retirer sa main de la sienne. D’ailleurs, le voulait-elle vraiment ? Ils longèrent les murs jusqu’à l’étage du dessus.
PACEY : Au faite dit-il en s’arrêtant, je ne sais toujours pas où on va ?
Joey : Là ! lui dit-elle en désignant du doigt la galerie d’art moderne.
PACEY : Une galerie d’art ? s’insurgea t-il. J’ai fait tout ça, tout se trajet pour une simple galerie d’art !
Joey : Personne ne te force à m’accompagner à l’intérieur répondit-elle sur un ton où perçait la colère. Et puis de toute façon, je ne veux pas que tu viennes, cela ne te regarde pas.
Elle retira vivement sa main et commença à avancer vers le magasin.
PACEY : Et tu voudrais peut être que je fasse le guet ?
Joey : Et bien ouais, t’as qu’à faire ça ! lui lança t-elle furieusement en partant en direction de l’endroit tant attendu.
Pacey ne bougea pas et la regarda partir. Il y avait une sorte de détermination farouche dans la démarche de Joey. Il avait bien vu à son regard qu’elle ne voulait pas qu’il l’accompagne, même si c’était dit sur un ton froid et sec, c’était une chose qu’elle devait faire seule. Aussi, il décida de rester à l’écart. Il fouilla dans sa poche et en retira son téléphone portable. Il était l’heure de demander des comptes à Dawson. Au bout de la troisième sonnerie, il décrocha enfin.
Dawson : Allo.
PACEY : Tu sais que tu vas me le payer ? lui dit-il sans préambule.
Dawson : Comment ça se passe ? lui demanda son ami d’une voix teintée d’amusement.
PACEY : Comment ça se passe ? Oh et bien c’est simple, le trajet a été une horreur, j’ai fini par crevé, résultat nous sommes arrivés en retard et nous avons été coincés dans l’ascenseur d’où nous venons juste de sortir. Le magasin comme tu peux le deviner est fermé, donc après avoir réussi à sortir par nos propres moyens, nous avons dû éviter le gardien pour qu’enfin Joey puisse pénétrer dans une boutique d’art ! !! lui raconta t-il exaspéré.
Il eut un silence à l’autre bout du fil et finalement, il entendit Dawson éclatait de rire.
PACEY : Parce qu’en plus ça t’amuse ?
Dawson : Pardon Pacey, je suis désolé dit-il entre deux éclats de rire. Bon, et Joey elle est où maintenant ?
PACEY : Dans la galerie d’art entrain de faire dieu sais quoi !
Dawson : Et pourquoi tu n’es pas avec elle ? lui demanda t-il redevenu tout à coup sérieux.
PACEY : Parce qu’elle ne voulait pas de ma présence.
Dawson : Pacey, va la rejoindre.
PACEY : Pourquoi ? demanda t-il surpris.
Dawson : Parce qu’elle ne l’admettra jamais mais elle a besoin de toi en ce moment.
PACEY : Qui y a-t-il de si important dans cette boutique ?
Dawson : Fais moi confiance et vas-y.
PACEY : Je te jure, si s’était pas pour toi….
Il poussa un soupir de frustration mais finit par se décider.
Dawson : Merci Pacey.
PACEY : Ouais ouais marmonna t-il avant de raccrocher.
Il regarda vers l’entrée de la galerie. Il prit une profonde inspiration avant de pénétrer à l’intérieur où il ne savait pas ce qu’il l’attendait. Il retrouva Joey face à un tableau au fond de la salle. Il resta un peu à l’écart, préférant la regarder et lui laisser un peu d’intimité dans un moment qui avait l’air empli de tristesse. Elle semblait comme recueillie devant un tableau, il sentit que ce n’était pas le moment de la déranger. Il resta là, à la contemplait, à réfléchir à ce qui pouvait bien se passé entre eux. Il n’oserait jamais lui avouait mais lorsqu’il la tenait dans ses bras, lorsque leur promiscuité les avaient fait se coller l’un à l’autre, il avait eut une envie irrésistible de l’embrasser, il avait du faire appel à toutes ses forces et rassembler tout son courage pour résister. Il poussa un long soupir de frustration mêlé à la colère. Que s’était-il passé ? Comment avait-il pu passer de la haine au désir fulgurant qui s’était emparé de lui de prolonger leur étreinte, de caresser sa peau si douce et de goûter ses lèvres si appétissantes. Que se passait-il dans sa tête ?
Joey se tenait devant un tableau représentant une femme et son enfant. Des d’émotions de toutes sortes lui parvenaient. Elle connaissait ce tableau depuis toujours, elle en connaissait chaque recoin, chaque détail était gravé dans sa mémoire, pourtant, comme à chaque fois, la même nostalgie l’envahissait. Des larmes commencèrent à ruisseler son visage.
Joey : Tu me manques tellement murmura t-elle. Vous me manquez tellement se reprit-elle.
Lorsque Pacey perçut les soubresauts du corps de Joey, il s’approcha inquiet. C’est en avançant qu’il remarqua les personnes peintes sur le tableau. Il en eut un hoquet de surprise.
PACEY : Mais c’est … ?
Joey : Ma mère dit-elle sans même tourner la tête vers lui.
PACEY : Et l’enfant c’est…
Joey : Moi.
PACEY : Oh mon dieu !
Il mit une main sur sa bouche pour cacher sa surprise. Joey ne quitta pas le tableau des yeux.
Joey : Ma grand-mère l’a peint quand j’avais cinq ans. Elle est morte deux jours plus tard. C’est ma mère qui à force de faire jouer des coudes et des mains a réussi à le faire exposer ici. C’était le rêve de ma grand-mère d’avoir un jour, un ces tableaux exposé dans cette galerie. Avec ma mère on est revenu, juste elle et moi, tous les ans depuis qu’il est là. On pouvait rester des heures assises à le regarder. C’était notre rituel à toute les deux, en la mémoire de ma grand mère.
Elle marqua une légère pose avant de reprendre.
Joey : Et quand ma mère est morte…
Sa voix se brisa et des larmes jaillirent de nouveau. Pacey se rapprocha d’elle doucement, ne sachant quel comportement adopté. Joey ne bougea toujours pas, mais la présence de Pacey auprès d’elle lui faisait du bien. Elle ne savait pas pourquoi mais le fait qu’il soit là, lui semblait apaisant. Pacey reporta son attention sur la peinture et il remarqua quelque chose en arrière plan.
PACEY : C’est quoi, là bas, au fond on dirait…deux gamins qui jouent déclara t-il en se rapprochant de plus près encore.
Joey : Hum hum, c’est bien deux gamins. Ce sont Dawson…et toi dit-elle alors qu’un petit sourire effleurait ses lèvres.
Pacey se retourna complètement interdit sur Joey. Elle le regarda dans les yeux cette fois et lui sourit chaleureusement.
PACEY : Moi ?
Joey : Et bien, en ce temps là, tu aimais bien venir passer du temps à la maison. Et le jour où ma grand-mère a peint ce tableau, tu étais là avec Dawson.
PACEY : Oh mon dieu, je ne m’en rappelais plus…dit-il en reposant son regard sur la peinture.
Joey : Elle t’aimait beaucoup…
PACEY : Qui ? demanda t-il surpris.
Joey : Ma grand mère.
PACEY : C’est vrai ?
Joey : Oui. Ma mère aussi.
Il la regarda interloqué. Elles l’aimaient bien. Il ne se souvenait plus très bien de la grand-mère mais il se rappelait très bien de Liliane, la mère de Joey. Elle était très gentille avec lui, elle avait toujours un mot agréable pour le réconforter. Il avait prié un jour pour qu’elle soit sa mère à lui aussi.
PACEY : Je les aimais beaucoup moi aussi. Bon, d’accord, ta grand-mère est sortie de ma mémoire mais j’ai un très bon souvenir de ta mère, c’était la femme la plus belle que j’ai jamais vue.
Joey lui sourit ravie de sa remarque, elle aussi était convaincue que sa mère était très belle, et elle était contente que quelqu’un d’autre partage son avis. Elle rebaissa les yeux et des larmes inondèrent de nouveau son visage, des vagues de souvenirs encore trop présents remontèrent à la surface. Elle revoyait sa mère la bordant le soir, l’aidant à apprendre ses leçons, lui racontant des histoires. Pacey vit la tristesse qui voilait le regard de Joey, instinctivement il lui prit la main et l’attira à lui. Elle vint se blottir aux creux de ses bras sans un mot. Pacey la tenait contre lui et lui caressait d’une main douce ses cheveux en lui murmurant des paroles réconfortantes à l’oreille. Joey ne l’entendait pas vraiment, elle déversa sur son épaule toutes les larmes que son corps possédait. Il lui parlait d’une façon réconfortante et apaisante, c’est cela qu’elle sentait plus que le sens réel de ses paroles, son ton doux et calme. Une fois qu’elle se fut calmée, elle releva la tête vers lui et Pacey s’essuya de ses mains les dernières traces d’eau parcourant ses joues. Elle lui sourit simplement reconnaissante pour ce moment, aucun mot n’aurait suffi à lui dire merci, pensait-elle.
Joey : Bessie aussi t’aime bien murmura t-elle.
Il eut un petit rire qui la déconcerta.
Joey : Qu’est ce qui te prends ? lui demanda t-elle en s’écartant quelques peu.
PACEY : Rien, c’est juste que je me rends compte que j’ai réussi à me faire apprécier de presque toute la famille Potter sauf une.
Joey rit avec lui.
Joey : Je ne te déteste pas dit-elle finalement après un petit silence.
PACEY : Ah bon ?
Joey : Oui dit-elle avec un petit sourire taquin. Je suis même contente que Dawson t’ai demandé de m’accompagner. Je suis contente que tu sois là ajouta t-elle.
Pacey fut complètement abasourdi par l’aveu de Joey. Pendant quelques secondes, il eut l’impression qu’ils se comprenaient par leur simple regard qui ne se séparait pas. Ils étaient rivés l’un à l’autre comme fixés à un point d’encrage invisible. Leurs corps se rapprochèrent sensiblement, attirés l’un par l’autre tel deux aimants. Pacey ne pouvait détachait ses yeux de ceux de Joey.
PACEY : Je suis content d’être venu parvint t-il à formuler malgré la sécheresse de sa gorge.
Ils se rapprochaient toujours, si bien que leurs visages ne fut plus qu’à quelques centimètre de distance, leurs soufflent se confondaient, leurs respirations devenait lentes et irrégulières, leur coeurs se rejoignaient en un seul et même battement. Pacey attendit légèrement de peur que Joey veuille se reculer mais elle ne semblait pas désireuse de s’écarter de lui, il en sourit. Il se pencha afin de venir lui effleurait les lèvres.
GARDIEN : Mais qu’est ce que vous faites ici vous deux ? demanda celui ci avant que Pacey n’est pu atteindre son but.
Ils s’écartèrent rapidement et recouvrèrent très vite leurs esprits. Ils se retrouvèrent face à un vieil homme qui leur braquait sa torche électrique dans les yeux. Pacey et Joey évitèrent de se regarder.
PACEY : C’est pas se que vous croyez, je vais vous expliquer.
GARDIEN : Je crois d’abord que je vais appeler la police.
Joey : Non, ne faites pas ça gémit-elle.
GARDIEN : Et pourquoi ça mademoiselle ?
PACEY : Parce que ce n’est pas de notre faute si on est là ! Vous nous avez enfermés dans l’ascenseur lorsque vous avez fermés le magasin.
Joey : On y est restés des heures avant de réussir à sortir, on a essayé le téléphone mais il ne marchait pas.
Le gardien les regarda sceptique. Il y avait bien un problème avec le téléphone de l’ascenseur, il été en panne depuis des semaines, il l’avait dit et répété à la maintenance mais rien à faire. Mais même s’ils disaient la vérité, que faisait-ils ici ?
GARDIEN : Pourquoi ne pas être venu me chercher dans le magasin ? Et pourquoi être venu ici.
Joey : Mais parce que… ?
GARDIEN : C’est un peu faible comme raison mademoiselle.
PACEY : Venez voir.
Pacey l’attira à l’écart, près du tableau. Joey l’observa de loin lui parler et désigner le tableau du doigt. Le gardien se retourna sur elle et elle eut l’impression d’être étudiée des pieds à la tête. Après quelques minutes, ils revinrent vers elle.
GARDIEN : Bon aller. Suivez moi, je vais vous amener vers la sortie.
Joey les suivit sans mot dire. Une fois à la porte de sortie elle adressa un petit signe de tête à l’encontre du vieil homme et suivit Pacey à la voiture. Elle monta à bord et Pacey en fit de même. Un silence gênant s’installa entre les deux, ils étaient mal à l’aise.
PACEY : Joey…commença t-il.
Il la sentit frissonnait et la vit se raidirent.
PACEY : A propos de tout à l’heure…
Joey : C’est bon Pacey ce n’est rien.
Il reçu un coup à l’estomac. Rien ? Ce n’est pas exactement ce qu’il aurait dit, bien au contraire. Ce bref moment avait chamboulé bien plus de choses qu’il ne le pensait. Plus rien avec Joey ne serait comme avant dorénavant. Il avait vraiment eut envie de l’embrasser, ça il en était sûr, Joey aussi avait paru le vouloir. Ou l’avait-il simplement rêvé ?
PACEY : Très bien, ce n’est rien dit-il sombrement en enfonçant la clef de contact et en démarrant la voiture.
Joey se recroquevilla sur son siège. Le malaise qui l’avait prise lorsqu’elle était montée dans la voiture s’était soudain accru. Pacey semblait d’accord sur le fait d’oublier ce qui s’était passée. Elle avait dit ça pas peur de ce qu’il aurait pu dire, elle n’était pas encore prête à assumer quoi que se soit. Pourtant, ce soir, avec lui, tout avait semblé…simple et normal. Sa vie avait comme éclos, c’était comme une renaissance, des sentiments et des sensations qu’elle croyait avoir enfouis depuis des années au fond d’elle, avaient refait surfaces. Depuis, la mort de sa mère, elle vivait sa vie comme une automate. Refusant de s’attacher à quelqu’un ou de désirait quoi que se soit. Mais se soir, sous le regard de Pacey, elle avait senti fondre ses bonnes résolutions comme neige au soleil. Elle avait désiré qu’il l’embrasse, vraiment désiré. Elle avait dû se tromper sur les intentions du garçon.


Le retour se passa sans un mot. Pacey avait décidé de se concentrer sur la route et il s’y appliqua de son mieux. Ses yeux dérivaient parfois vers Joey mais ils retournaient très vite à leur place. Il n’arrêtait pas de revoir en flash ce qui c’était passé ou du moins ce qui aurait pu se passer dans la boutique d’art. Son estomac se nouait rien que d’y penser, l’image des lèvres de Joey si généreusement offertes, hantée son esprit. Il avait beau se forcer à penser à autres chose en se disant qu’il y avait encore une heure à peine il la détestait ! Ca ne marchait pas. L’envie de déposer ne serait-ce qu’un baiser sur ces douces lèvres lui tenaillait le ventre comme un maux incurable. Joey semblait perdue dans ses pensées, il se demanda ce qui pouvait la préoccuper ainsi pour qu’elle ne remarque même pas sa présence. Il ignorait qu’elle était très consciente qu’il était là, près d’elle et du regard qu’il dardait sur elle. Elle l’ignorait délibérément, espérant ainsi regagner ses esprits et gardait le contrôle des événements. Elle n’arrêtait pas de s’interroger, on ne pouvait pas partir avec du dégoût pour quelqu’un à l’esprit et revenir avec l’envie qu’il vous embrasse ? Cela lui paraissait hors de sa conception des choses.
Une heure plus tard, Pacey garait sa voiture devant la maison des sœurs Potter. Il descendirent en silence et marchèrent côte à côte vers la demeure. Le retour s’était fait dans le plus grand calme. Joey avait apprécié l’attitude de Pacey aujourd’hui, elle avait pu compté sur lui malgré leurs querelles. Elle s’était même surprise à être heureuse de sa présence, pleurer sur son épaule lui avait fait le plus grand bien. Il y avait bien longtemps qu’elle ne s’était pas sentie aussi apaisée. Et c’était à lui qu’elle le devait. Une fois devant la porte, Pacey se sentait mal à l’aise, il gardait ses mains dans ses poches et ses yeux sur ses chaussures.
Joey : Merci Pacey murmura t-elle.
PACEY : Il n’y a pas de quoi lui répondit-il en osant enfin la regardait et en lui souriant timidement.
Ils restèrent ainsi les yeux dans les yeux plusieurs secondes, sondant les pensées de l’autres avant que Bessie ne viennent rompre le charme.
Bessie : Ah c’est vous, je savais bien que j’avais entendu une voiture.
PACEY : Je vais y aller.
Bessie : Merci Pacey.
PACEY : De rien. Bonne nuit ajouta t-il en fixant Joey.
Joey : Bonne nuit Pacey.
Les deux filles restèrent quelques instants sur le perron à regarder Pacey s’éloigner. Lorsque enfin, elles regagnèrent la maison, Bessie voulut tout savoir de la journée de sa sœur. Joey lui expliqua alors comment ils avaient crevé sur la route, leur enfermement dans l’ascenseur ainsi que leur évasion. Elle lui raconta ensuite comment ils s’étaient faufilés vers la galerie d’art et comment ils s’étaient fait prendre par le gardien. Elle garda pour elle le fait que Pacey l’ait pris dans ses bras pour la consoler et surtout le fait qu’ils aient failli s’embrasser. Elle prétexta qu’elle était fatiguée pour se retirer dans sa chambre. Une fois seule, elle s’assit sur son lit et repensa au baiser raté avec Pacey. Comment aurait-elle réagi s’ils vraiment s’étaient embrassés ?

Marjo  (31.08.2003 à 00:39)
Pacey avait très mal dormi la nuit dernière, il n’avait cessé de se retourner dans son lit, un détail le chiffonner sur la journée d’hier. Quelque chose lui avait échappé mais il ne parvenait plus à se rappeler quoi. Une chose importante dont son cerveau avait occultait la présence. Par contre, lors du bref moment où il avait dormi, il avait rêvé de Joey et lui lorsqu’ils étaient enfants. Il s’était revu allant chez elle avec Dawson et s’amusait comme des fous tous les trois. Frustré, il se leva, prit une douche et s’habilla rapidement, pressé de se rendre au lycée. La raison inavouée de cette précipitation était le désir irrésistible de revoir Joey. Une trouille d’enfer aussi de la voir lui tenaillait l’estomac. Comment allait-elle se comporter avec lui ? Personnellement, il ne se voyait pas reprendre leur comportement naturel et retourner à leurs querelles. Il ne pourrait pas. Pas depuis qu’il avait découvert leur attachement étant enfant, et la beauté de la fille qu’elle pouvait être si seulement il daignait lever les yeux sur elle.
Il pénétra à l’intérieur des enceintes du lycée et il n’eut pas besoin de chercher très longtemps pour la voir. Elle se tenait près des panneaux publicitaires et griffonner sur un morceau de papier. Il resta à l’écart, préférant l’observer. Il fut déçu de la voir porter un pantalon mais il se dit qu’elle était belle quoi qu’elle porte de toute façon. D’une main, il la vit replacer quelques mèches rebelles derrière son oreille. Il se surpris à suspendre s respiration pendant se geste qu’il trouvait si sensuel. Ce matin, il la trouvait d’une beauté à couper le souffle. Elle finit par se retourner vers lui et leurs regards se rencontrèrent. Après des secondes qui lui parut interminables, elle lui adressa un de se plus beaux sourires. Il trembla légèrement et se mit à marcher dans sa direction.
PACEY : Bonjour lui dit-il timidement.
JOEY : Bonjour.
Il semblait aussi gêné l’un que l’autre de se retrouver l’un en face de l’autre parmi la foule grandissante.
JOEY : Je voulais encore te dire merci pour hier.
PACEY : Tu n’as pas à me remercier, ça m’a fait plaisir.
Elle haussa un sourcil et ils finirent par éclater de rire en même temps.
PACEY : Bon, d’accord, j’avoue, peut être pas au début ! Mais en fin de compte, je suis content de t’avoir accompagné.
JOEY : Moi aussi.
Ils restèrent un instant à se regarder les yeux dans les yeux, chacun se remémorant les souvenirs de la veille. Joey le revoyait descendre doucement vers ses lèvres, Pacey pouvait encore sentir la chaleur du corps de Joey coller contre le sien.
DAWSON : Bon, je sais vous m’en voulez mais avant de me fusillais, il faut que vous sachiez que si j’avais pu faire autrement je l’aurais …
Il s’arrêta, voyant qu’aucun d’eux ne l’écouter. Il s’arrêta et observa ses deux amis qui se dévoraient du regard. Il fut stupéfait.
DAWSON : Eh Oh !
Pacey et Joey se reculèrent systématiquement en se rendant compte de la présence de dawson.
PACEY : Excuse moi Dawson tu nous parler ?
DAWSON : J’essayais oui…
JOEY : Et tu disais ?
DAWSON : Que j’étais désolé de vous avoir obligé à vous supporter l’un l’autre hier mais je pense que vous y êtes parvenus dit-il amuser.
PACEY : De quoi tu parles ?
Dawson le regarda et sourit, visiblement, aucun des d’eux n’avait vraiment conscience de se qui s’était passé quelques secondes plus tôt. La situation l’amusé de plus en plus.
DAWSON : Premièrement vous êtes encore vivant tous les deux. Je n’étais pas très sûr de vous retrouver entier après vous avoir fourrer ensemble hier. Je m’étais prépare à l’idée de perdre un de vous deux.
JOEY : Très drôle.
DAWSON : Deuxièmement, je ne vous ais rien demandé aujourd’hui et je vous retrouve quand même l’un avec l’autre ce qui signifie que vous pouvez vous supporter même sans moi à côté de vous.
Il les regarda et leur sourit.
DAWSON : Par conséquent, je pense avoir le droit de rester vivant.
PACEY : C’est bon Dawson, on ne va pas te tuer. Du moins pas aujourd’hui. Hein Joey ?
JOEY : Tu as raison, mais qui sait ce que réserve demain ?
Ils échangèrent un sourire avant de se retourner sur Dawson.
DAWSON : Bon, ça va. Je ne le ferais plus. Bon, si on aller en cours ?


Joey dessinais sur son cahier depuis plus d’une heure, la pause déjeuner tirée à sa fin. Elle posa les yeux sur ce qu’elle avait croqué et un sourire illumina son visage. Pacey. Depuis hier, il occupait beaucoup ses pensées. Une question la travaillait, que leur était-ils arrivé pour qu’ils se disputent à ce point et se déchirent de cette façon ? Tout ce temps qu’ils avaient perdus à détruire l’autre. En y repensant, elle s’en voulut de tout ce qu’elle avait pu lui faire. Quelqu’un s’assit près d’elle et aussi vite que la lumière elle cacha son dessin. Puis leva la tête.
JOEY : Ah Pacey !
PACEY : Salut, je te dérange ?
JOEY : Non, pas du tout.
PACEY : Qu’est ce que tu faisais ? lui demanda t-il en cherchant à voir par-dessus son épaule.
JOEY : Rien.
PACEY : Fais voir, je suis sûr que tu dessinais.
JOEY : Pas du tout.
PACEY : Inutile de mentir Joey, c’est ce que tu fais tous les midis.
Surprise qu’il soit au courant, elle relâcha sa garde et Pacey en profita pour lui saisir l’objet des mains. Il resta bouche bée devant le croquis de lui qu’avait fait Joey.
JOEY : Je suis désolée, j’ai dessinais ça comme ça et je ne suis pas très douée…
PACEY : Pas douée ? T’es folle ? Ce dessin est digne d’être accroché à côté de celui de ta grand-mère à la galerie d’art.
JOEY : Ne dis pas de bêtises lui répondit-elle les joues rosies pas la gêne qu’elle éprouvait.
PACEY : Je t’assure. Je suis très flattée que tu m’ais choisis comme modèle. Tu permets que je le garde ?
Joey le regarda interloqué par sa demande. Elle n’avait encore jamais donné ses dessins à quelqu’un, d’habitude elle les cachait comme des biens précieux. Aussi fut-elle encore plus surprise quand elle s’entendit dire oui. Ravit, il le rangea dans son classeur afin de ne pas l’abîmer. Un silence lourd et pesant s’installa entre eux. Joey décida de tirer les choses au clair.
JOEY : Pacey, je peux te poser une question ?
PACEY : Bien sûr.
JOEY : Qu’est ce qui nous est arrivés ?
Il la regarda surprise par sa question et se demanda de qu’elle sujet elle voulait parler car des choses entre eux ils s’en étaient passés pas mal depuis quelques temps. Il espérait secrètement qu’elle voulait parler du baiser.
PACEY : Qu’est ce que tu veux savoir ?
JOEY : Je voudrais savoir ce qui a pu se passer pour qu’on finisse par se détester autant.
PACEY : Oh, ça !
JOEY : Tu pensais que je parlais de quoi ?
PACEY : Rien. Tu sais, je ne saurais pas te répondre. Je me rappelle désormais être venu souvent chez toi enfant. Mais j’ignore ce qui s’est passé après. Tout ce dont je me souviens c’est qu’après la mort de ta mère, plus rien n’a jamais été pareil. Et tout s’est dégradé.
Une lueur se mit à briller dans les yeux de Joey, elle venait subitement de retrouver la mémoire, s’était comme une révélation. Il la regarda inquiet de son silence.
PACEY : Qu’est ce qu‘il y a ?
JOEY : Je me souviens. Je t’en voulais….
PACEY : De quoi ? demanda t-il complètement perdus.
Remuer par tous les souvenirs déplaisant qui lui revenait à la mémoire, elle se mit à bouger sur sa chaise, cherchant tant bien que mal à refouler les larmes qui lui monter aux yeux.
JOEY : Le jour où on a enterré ma mère…dit-il d’une voix vibrante d’émotion. Tu…tu n’es pas venu.
Soudain, la scène revint tel un flash back aux yeux de Pacey. Il se revit caché au fond du cimetière, derrière une pierre tombale, observant la scène de loin, des larmes plein les yeux…il était venus mais n’avait pas pu aller jusqu’au bout.
JOEY : Je t’ai attendu….je t’ai attendu pendant des heures mais tu n’es pas venu, ni à l’enterrement ni après….
Sa voix s’était cassée sur les derniers mots, des larmes dévalaient désormais ses joues. Comment avait-elle pu oublier ce jour, qui avait été l’un des plus pénibles de sa vie.
PACEY : Si je suis venu… lui murmura t-il la voix déformé par l’émotion.
Elle se tourna vers lui complètement abasourdie. Il était là ? Mais où ?
PACEY : Je me suis caché au fond, je te voyais. Tu avais l’air si forte…si courageuse. Aucune larme ne parcourait ton doux visage. Moi, je n’avais pas ta force. Ta mère était une femme que j’aimais énormément et ma peine était si grande que je ne parvenais pas à arrêter mes larmes.
Joey se mit à pleurer de plus en plus. Des larmes chaudes et lourdes venaient s’écraser sur sa main. Elle avait beau tenté de les retenir, rien n’y faisait.
PACEY : Je ne voulais pas rajouter à ton chagrin et risquer de briser ta détermination. Dawson était prêt de toi, je me suis dis que tu n’avais pas besoin de moi.
JOEY : J’avais besoin de toi dit-elle en sanglotant de plus en plus sous le poids de cet aveu qui lui arrachait le cœur.
Pacey soutint son regard. Il était tellement désolé. D’une main, il entreprit de stopper le flot de ses larmes. Joey laissa sa joue allait contre le creux de sa main.
JOEY : Je savais combien maman t’aimais et je voulais partager ma peine avec toi. Je voulais que tu sois là, près de moi. J’avais tant besoin de toi.
Il posa son front contre le sien, leurs souffles se mêlèrent. Ils se retrouvèrent soudain dix ans en arrière.
PACEY : Je te demande pardon Joey lui murmura t-il. J’aurais du être là.
Elle se cala dans ses bras et se mit à sangloter doucement, laissant toute la peine et le chagrin accumuler au long des années s’évanouirent en silence. Pacey la serra contre lui ronger par les remords et les regrets. Il comprenait mieux sa réaction du lendemain. Elle l’avait repoussé disant qu’elle n’avait pas besoin de lui, dès lors, ils avaient garder leur distances et commençait leur impitoyable rancune.


Pacey faisait les cents pas dans sa chambre. Tous les événements de la journée défilaient sans cesse dans sa tête. Quelques choses en lui depuis bien longtemps s’était ouvert mais il ne savait pas quoi. Un sentiment étrange de bien-être et de confiance. Il ignorait d’où cela lui venait. Il repensa au tableau qu’il avait vu avec Joey à la galerie la veille, il était vraiment beau, sa grand-mère avait beaucoup de talent. Sa grand-mère, c’était cela, quelque chose avec la grand-mère de Joey le travaillait. Il chercha à se souvenir plus exactement d’elle. Tout à coup, il se rappela, il su ce qui l’avait travaillé toute la journée, il ouvrit l’armoire et se mit à chercher fébrilement dans de vieux carton. Lorsqu’il l’eut en main, un sourire de triomphe et de tristesse marqua son visage. Il quitta précipitamment sa chambre et emporta au passage les clefs de la voiture de son père.


Joey s’était assoupie depuis dix minutes lorsqu’un bruit attira son attention. Il lui semblait familier mais pourtant si éloigné dans sa mémoire. Brutalement, le souvenir lui revint, le bruit venait de la fenêtre, quelqu’un envoyé de petits cailloux tout contre. Elle se revit tel un à cinq ans se dirigeait vers la fenêtre et l’ouvrir à Pacey. Le faire entrer et lui, s’allongeant dans un sac de couchage près d’elle. Elle se releva rapidement de son lit, persuadée que c’était lui. Elle enfila sa robe de chambre et alla vers la fenêtre. Il était là, devant elle, lui souriant comme il le faisant étant petit. Elle ouvrit la vitre en grand et lui rendit son sourire.
PACEY : Je m’en suis rappelé en rentrant chez moi.
Joey : Entre, lui dit-elle sans se départir de son sourire.
Il enjamba le rebord et se retrouva face à Joey. Elle était si belle, vêtue de sa simple robe de chambre pensa t-il.
PACEY : J’avais oublié dit-il.
Joey : Quoi ?
PACEY : Que c’était chez toi que je venais quand j’étais petit lorsque ça n’allait pas.
Elle se contenta de lui sourire.
Joey : Qu’est ce qui nous est arrivé ? Comment à t-on pu laisser les choses s’envenimées à ce point ?
PACEY : Je ne sais pas, mais j’en suis désolé. Je m’en veux Joey.
Joey : Moi aussi.
Ils ne parlèrent plus, savourant l’instant. Le regard plongeait dans les yeux l’un de l’autre. Les yeux de Pacey descendirent vers les lèvres de Joey et il sentit en lui un désir qu’il n’avait jamais connut auparavant, une sensation tel qu’il perdait tous ses moyens. Aucune fille ne lui avait fait cette impression avant. Joey frottait discrètement ses mains moites sur le tissu de son vêtement. Le poids du regard de Pacey sur elle devenait de plus en plus lourd, pourtant, elle aimait ses yeux qui semblait la dévorait toute crue. Elle pouvait lire l’effet qu’elle produisait sur Pacey, et elle adorait ça. Pacey devait livrer un dur combat intérieur pour ne pas lui sauter dessus. Joey remarqua soudain qu’il tenait quelque chose à la main.
Joey : Qu’est ce que c’est ?
PACEY : Ah, c’est pour ça que je suis venu.
Il tendit l’objet à Joey qui le déplia et se figea de stupeur.
PACEY : Je n’ai pas arrêté de repenser au tableau de la galerie et c’est là que je me suis souvenu de ça. J’ai pensé que tu voudrais peut être l’avoir.
Joey : Merci.
Ce mot avait douloureusement franchit ses lèvres. Déjà des larmes brillaient au coin de ses yeux.
PACEY : Je suis désolé, je ne voulais pas te faire pleurer dit-il en dansant d’un pied sur l’autre.
Joey : Je ne pleure pas de tristesse Pacey, je suis contente de voir ce dessin. Mais dit moi, comment ça se fait que ce soit toi qui l’aies ?
PACEY : C’est ta grand-mère qui me l'a donné, maintenant je me souviens bien d’elle. Je l’aimais beaucoup. Je me souviens aussi de ce jour là.
Joey reposa ses yeux sur le dessin. Sa mère se trouvait au centre, assise sur un fauteuil, elle tenait Joey sur un genou et Pacey se trouvait sur l’autre. Tous les deux se regardaient et se souriiez, sa grand-mère avait su parfaitement retracé le plaisir qu’ils prenaient à poser ensemble et l’amusement qu’ils y prenaient. Elle fondit en larmes et se précipita dans ses bras, où il fut ravit de l’accueillir.
PACEY : Calme toi Joey ça va aller.
Joey : Je suis désolée Pacey, tellement désolée.
PACEY : C’est rien lui dit-il avec un petit sourire. Maintenant qu’on sait qu’on est désolé, on va pouvoir avancer et devenir des grandes personnes.
Elle se recula sans pour autant quitter ses bras et lui adressa son plus beau sourire.
Joey : Je suis contente que tu sois passé lui murmura t-elle.
Il lui essuya ses larmes en lui caressant la joue, Joey se laissa aller à cette tendresse. Elle ne souvenait pas de s’être jamais sentie aussi en confiance et aussi…bien. Car c’était ça, elle se sentait tout simplement bien avec lui. Les yeux de Pacey glissaient de ses yeux à ses lèvres semblant ne pas vouloir se décider. Lasse de cette attente, elle fondit sur lui et l’embrassa fiévreusement. Pacey répondit à son baiser et la passion s’empara d’eux. Leurs mains cherchaient fébrilement le corps de l’autres, celles de Pacey remontaient doucement le dos de Joey et caressaient ses cheveux soyeux. Joey s’accrochait à lui de peur de ne le voir disparaître et de se réveiller en sueur dans son lit en découvrant que tout ceci n’était qu’un rêve. Pacey fut le premier à rompre leur baiser et il se mit à rire.
Joey : Qu’est ce qu’il y a ?
PACEY : Je crois que finalement j’ai réussi à charmer toute la famille Potter ! ! s’exclama t-il en souriant.
Elle l’attrapa par le cou et l’attira de nouveau vers ses lèvres et elle lui murmura tout contre.
Joey : Et moi j’ai l’impression d’avoir attendu ce baiser depuis mes cinq ans.
Ils s’embrassèrent de nouveau, plus tendrement que la première fois, comme pour mieux apprécier leur nouvelle complicité. La douceur de la nuit inondait la pièce tandis que la lune se reflétait sur le lac. Nos deux amoureux restaient enlacés et leurs lèvres scellées en un doux baiser que rien ne vint troubler.

FIN.

Marjo  (31.08.2003 à 00:42)
Je sais pas si on a le droit d'écrire nos avis à la fin d'une histoire complètement écrite comme avant mais je m'y risque..
Bon bah Marjo, rien denouveau, toujours autant de talent...
cette histoire est superbe, j'ai adoré que t'expliques ce qui s'est passé entre Pacey et Joey pour qu'ils se disputent comme ça. et moi aussi je le voyais un peu comme tu le décris, c'est sûrement pour ça que je trouve cette histoire extraordinaire!!merci!!
bisous à vs ts.
Claire

Claire  (31.08.2003 à 10:57)
c'est une histoire magnifique. Tu écris vraiment tres bien. J'en avais les larmes aux yeux. Encore bravo!!!

cloclo  (31.08.2003 à 13:59)
MARJO MARJO you are the best!! Mais sa tu le sasi deja tu plafonne!!!! Mais je t'es deja donner mon avis sur l'histoire et je l'adore tu le sais!! A quan dla prochaine!!!
BIsous ma cherie a plus...
Marion

Marion  (01.09.2003 à 14:40)

Activité récente
Dernières audiences
Logo de la chaîne France 3

Vanina - Un vicequestore a Catania, S02E03
Dimanche 7 juin à 21:10
2.22m / 13.3% (Part)

Logo de la chaîne M6

NCIS, S23E03
Samedi 6 juin à 21:10
0.85m / 5.6% (Part)

Logo de la chaîne France 2

Haute saison, S01E04
Vendredi 5 juin à 22:00
2.82m / 20.3% (Part)

Logo de la chaîne France 2

Haute saison, S01E03
Vendredi 5 juin à 21:10
3.25m / 20.6% (Part)

Logo de la chaîne France 3

Un si grand Soleil, S08E199
Vendredi 5 juin à 20:40
1.47m / 9.7% (Part)

Logo de la chaîne TF1

Demain nous appartient, S09E200
Vendredi 5 juin à 19:15
1.86m / 15.6% (Part)

Logo de la chaîne TF1

Demain nous appartient, S09E199
Jeudi 4 juin à 19:15
2.08m / 15.0% (Part)

Logo de la chaîne TF1

Grey's Anatomy, S22E16
Mercredi 3 juin à 22:00
1.49m / 10.1% (Part)

Toutes les audiences

Actualités
Joshua Jackson rejoint la saison 3 de Your Friends & Neighbors

Joshua Jackson rejoint la saison 3 de Your Friends & Neighbors
Après The Affair et plus récemment Doctor Odyssey, Joshua Jackson s'offre un nouveau projet télévisé...

À surveiller cette semaine chez les diffuseurs anglophones

À surveiller cette semaine chez les diffuseurs anglophones
Plusieurs nouvelles séries sont à découvrir cette semaine du côté des diffuseurs anglophones....

À surveiller cette semaine chez les diffuseurs francophones

À surveiller cette semaine chez les diffuseurs francophones
Les diffuseurs francophones européens vous proposent une dizaine de nouvelles fictions. Lesquelles...

La Petite Maison dans la Prairie a recruté Nellie Oleson et deux personnages emblématiques

La Petite Maison dans la Prairie a recruté Nellie Oleson et deux personnages emblématiques
Alors que la saison 1 du reboot de La Petite Maison dans la Prairie n'arrivera sur Netflix que le 9...

À surveiller cette semaine chez les diffuseurs francophones

À surveiller cette semaine chez les diffuseurs francophones
Sept séries sont à découvrir cette semaine du côté des diffuseurs francophones. Allez-vous regarder...

HypnoRooms

CastleBeck, 02.06.2026 à 11:38

Bannières et thème en vote, si vous avez 30 secondes pour cliquer. Merci.

choup37, 06.06.2026 à 12:26

Nouveaux sondages sur kaamelott et Doctor Who

ShanInXYZ, Avant-hier à 02:07

Nouveau sondage sur le quartier Cat's Eyes, pas besoin de connaître la série

Luna25, Avant-hier à 08:58

Nouveau mois sur les quartiers Legends of Tomorrow, Reign et Supernatural, n'hésitez pas à passer !

Viens chatter !

Newsletter

Les nouveautés des séries et de notre site une fois par mois dans ta boîte mail ?

Inscris-toi maintenant

Sondage

Un peu d’amour dans un monde de brutes. Parmi ces couples, lequel aviez-vous vu venir dès le départ ?

Plus d'infos / Commenter

Total : 58 votes
Tous les sondages