HypnoFanfics

Qui l'aurait cru 4

Série : Dawson's Creek
Création : 18.09.2003 à 17h16
Auteur : Marjo 
Statut : Terminée

Ceci est enfi la suite de celles que j'ai faites auparavant. Pour ceux qui n'ont pas lu les 3 premiers, ils se trouve sur Chez Dawson.

COMMENTER CETTE FANFIC

Cette fanfic compte déjà 9 paragraphes

Afficher la fanfic

Dans cette histoire Joey est à Worthington. Pacey travaille dans un restaurant. Ils sortent toujours ensemble mais leur différence de vie va leur créer quelques problèmes. Il faut aussi savoir, que dans mon histoire, Jack n’est plus très sûr d’être gay et il commence à développer des sentiments pour Jen. Dawson est à Los Angeles et Andie à Harvard. Chacun va devoir affronter sa nouvelle vie.



Pacey jeta un coup d’œil vers Joey, elle était assoupit à côté de lui, sa tête reposait doucement sur l’appuie tête. Pacey et elle roulait déjà depuis deux heures. Ils avaient pris la route tôt dans la matinée, direction Boston. Joey avait obtenu une place dans l’université de ses rêves. Pacey sourit, elle était si belle, il ne parvenait toujours pas à croire à sa chance. Depuis deux ans déjà, ils sortaient ensemble, après avoir traversé quelques tempêtes, ils avaient su préserver leur couple. Ces deniers mois, il avait un eut un peu peur et avait été sur les nerfs car il craignait de ne pas parvenir à obtenir ses examens. Mais heureusement Joey avait été là pour le soutenir, et il avait obtenu son bac haut la main. Grâce à Joey pensa t-il encore, sans elle, jamais il n’aurait eu la force de travaillait autant, ni l’envie d’ailleurs. L’avoir dans sa vie, été une immense joie pour lui, jamais il n’aurait cru qu’un bonheur aussi parfait était possible. Il se revit petit, observer Joey dans les coins et rêvait qu’un jour elle l’aime. Et depuis deux ans, c’était chose faite, car il savait que Joey l’aimait, jamais il n’en avait douté. Son cœur était remplit d’un amour incommensurable pour cette fille. Il ne pouvait imaginer sa vie autrement qu’à ses côtés. Il la sentit remuer à côté de lui, signe qu’elle commençait à se réveiller.
JOEY : Hum…on est bientôt arriver ?
PACEY : Tu peux te rendormir, je te réveillerais quand on y sera.
JOEY : Je crois que je vais plutôt faire ça.
Elle se rapprocha de lui et vint se coller tout contre en lui déposant un baiser sur la joue.
PACEY : Oui, tu peux faire ça aussi, à vrai dire j’aurais même une préférence pour ça dit-il en souriant.
JOEY : Alors qu’est ce que tu vas faire une fois là bas ?
Pacey soupira, la vie à Boston lui faisait peur. Il n’y allait que pour être près de Joey car jamais il n’aurait pu vivre séparait d’elle. Après avoir obtenu son bac, il avait décidait de ne pas aller à l’université, sachant pertinemment qu’il n’aurait rien à y faire. Il avait décidé de trouver un travail et un endroit pour y vivre.
PACEY : J’irais me renseigner au restaurant que Doug m’a conseillé, ensuite j’irais me louer un appartement.
JOEY : Pacey, tu sais que si tu ne trouves pas, tu peux toujours venir au dortoir, je serais ravit de t’accueillir.
PACEY : Ton offre est tentante.
JOEY : Ah oui !
Joey commença à lui déposer de tendre baiser au creux du cou. Pacey, tout sourire, se penchait afin de recueillir ses doux bisous fruités. Lorsqu’elle remonta jusqu’à ses lèvres il se recula, à son plus grand désespoir.
PACEY : Joey, arrête ou tu vas nous faire avoir un accident.
JOEY : Et si, je ne le veux pas ? dit-elle en rigolant.
PACEY : Dans ce cas ma chère, vous allez être en retard à votre université car je suis tout disposait à arrêté cette voiture sur le bas côté et à continuer ce que tu as commencé.
Joey éclata de rire, elle savait qu’il était capable de le faire. De plus, elle l’avait sentit frémir sous ses lèvres.
JOEY : Très bien, chauffeur. Mais je vous préviens que vous ne perdez rien pour attendre !
PACEY : Mais j’espère bien. Je suis habitué à avoir ce que je mérite dit-il avec un grand sourire.
JOEY : Tu l’auras je te le promets.
Elle l’embrassa et posa sa tête contre son épaule. Elle finit par se rendormir ainsi, paisiblement.


Andie avait choisit de s’inscrire à Harvard, elle en rêvé depuis qu’elle était toute petite. Aujourd’hui le rêve était devenue réalité. Elle se trouvait au cœur de cette prestigieuse université. Elle regardait tout autour d’elle, soucieuse d’emmagasiner le maximum d’information et de souvenir de sa première impression des lieux. De plus, elle avait promis à Jack un compte rendu détaillé. De l’intérieur, Harvard ressemblait à une gigantesque fourmilière. Des centaines d’étudiants parcouraient d’un pas pressé les longues avenues qui parcheminé toute l’université. Après la grande bouffé de bien être, une panique subite s’empara d’elle, chaque personne semblait vivre à cent à l’heure. Tout autour d’elle respirait le stress, elle fut emportée par le désir de se sauver, de se cacher dans un coin et celui de profiter à fond de cette ambiance. Elle se dirigea vers l’accueil afin de connaître le dortoir qui lui était attribué. Après avoir obtenu ces informations, elle se dirigea d’un pas tranquille vers son bâtiment. Le Greenough, résidence réservée aux premières années était connues pour le confort des chambres. Elle savait qu’une cuisine avec un équipement aménagé était intégrée dans toutes les chambres. Lorsqu’elle ouvrit la porte de la sienne, elle fut un peu surprise et déçue de se rendre compte qu’elle possédait une chambre individuelle, une « psycho single ». La pièce était spacieuse et les murs nus donner une impression de vide. Elle referma derrière elle et un sentiment fugace de solitude s’empara d’elle. Elle le refoula ses sombres pensées et décida d’aller visiter les lieux afin de repérer ces salles de cours. A peine eut-elle franchit la porte en sens inverse qu’elle manqua de renversé un jeune étudiant qui avait les bras chargés de bouquins.
ANDIE : Je suis désolée, je ne t’avais pas vu.
INCONNU : C’est rien, ne t’en fais pas. Tu es Andie Mc Phee, c’est ça ?
ANDIE : Oui, comment le sais tu ? demanda t-elle surprise.
INCONNU : J’ai la liste de toutes les personnes qui résident ici ainsi que les numéros de chambres qu’ils occupent. Je m’appelle Craig, je suis le censeur de ce bâtiment. Ce qui signifie que si tu as une plainte à formuler, c’est à moi que tu dois t’adresser. Ma chambre est là bas dit-il en indiquant la grande porte du fond.
ANDIE : Merci.
Elle apprécié le sourire charmeur du jeune garçon. Elle le trouva d’emblée sympathique.
CRAIG : Si tu veux je peux te faire visiter les lieux ?
ANDIE : Avec plaisir.
CRAIG : Bien laisse moi déposer ça et je suis à toi.
Andie le regarda partir. A elle ? Hum qu’elle pensait alléchante se dit-elle en souriant. Elle se sentait beaucoup mieux et commençait même à penser qu’elle serait très bien ici. Elle regarda s’éloigner Craig, il était très séduisant. Blond avec une carrure d’athlètes, elle était sous le charme. Cette université recelait de nombreux trésors et elle avait hâte de les découvrir, elle pensait déjà en avoir trouvé un. Avec un sourire ravit, elle vit Craig revenir vers elle.


PACEY : Princesse, tu peux te réveiller maintenant dit-il en lui embrassant le front.
Joey ouvrit légèrement les paupières et vit se dessinait les murs de Worthington sous ses yeux. Dans toute sa splendeur, l’université se dressait devant elle, tel une magistrale cathédrale. Joey n’avait jamais rien vu d’aussi, beau et d’aussi grand.
JOEY : Oh mon dieu, c’est…
PACEY : Immense ! Je suis sûr que c’est le mot que tu cherches lui assura t-il, en tout cas moi, c’est le mot qui m’est venu en premier.
JOEY : J’ai l’impression que cet endroit est magique s’exclama t-elle toute excité. Je vais sûrement passé les plus belles années de ma vie ici.
Pacey sentit une pointe d’amertume jaillirent en lui. « Ses plus belles années », il pensait que ces plus belles années elle les avaient passées avec lui. Oh, il n’était pas jaloux, non, il savait que ce que Joey allait vivre, aller être extraordinaire pour elle et risquait de changer sa vie à tout jamais. Non, ce qui lui faisait peur, c’était qu’elle allait vivre tout ça sans lui. Il ne serait pas là à longueur de journée pour partageait toutes ses émotions. Il savait qu’elle allait vivre des tas d’expérience dont il serait malheureusement exclu.
JOEY : On y va !!! dit-elle le visage animé d’une vive lueur d’impatience.
PACEY : Vas-y je vais prendre tes sacs.
JOEY : D’accord dit-elle en filant.
Pacey la regarda partir avec l’impression que déjà, elle lui échappait. Il poussa un soupir avant d’attraper ses valises et de la suivre. Lorsqu’ils pénétrèrent dans la chambre qui était allouée à Joey, elle ne pu retenir sa joie et poussa de grand cris.
JOEY : Mon dieu, cette chambre est fabuleuse et puis regarde comme elle est grande ?? Tout cet espace rien que pour moi !!!! dit-elle en parcourant la pièce.
PACEY : Tu ne m’avais pas dit que tu avais une colocataire ?
JOEY : Si. Mais je n’aurez plus à entendre Bessie m’appelez toute les trente seconde pour un rien, ni à m’occupez d’un gosse alors que j’ai des devoirs à faire. Je crois que je vais adorer cette vie.
Pacey posa les sacs sur le sol et garda la tête baissait. Joey remarqua son air absent et s’avança vers lui.
JOEY : Quelque chose ne va pas ? lui demanda t-elle en posant ses deux mains sur ses hanches.
PACEY : C’est juste que tu commences une nouvelle vie et que….je me demande si il va y avoir une place pour moi.
JOEY : Pacey !! dit-elle déconcertée.
Elle le força à relever la tête et à la regarder dans les yeux.
JOEY : Il est hors de question que je te laisse partir. Tu auras toujours une place dans ma vie parce que sans toi je n’ai aucune raison de vivre. Tu es la seule personne au monde avec qui je veux être, le seul qui m’importe. Je t’aime.
Rasséréné par les paroles réconfortante de Joey il l’embrassa tendrement en la serrant dans ses bras.
PACEY : Dis moi ta colocataire n’est pas encore arrivée ? dit-il taquin.
JOEY : Tu as une idée derrière la tête ? répondit-elle avec un sourire éclatant.
PACEY : Peut être dit-il en levant les yeux au ciel l’air innocent.
Tout à coup, il la souleva dans les airs et il se laissa tomber avec elle sur son lit. Il était entrain de l’embrasser dans le cou tandis que ses mains lui parcourait le corps, Joey gloussait sous les caresses et lui rendait baiser pour baiser. Ils n’entendirent pas la porte s’ouvrir, ni la jeune fille blonde qui pénétrait dans la chambre et restait surprise sur le seuil.
AUDREY : Je crois qu’on va avoir besoin d’un code pour se genre de chose ! déclare t-elle en rigolant.
JOEY : Oh mon dieu !!
Pacey et Joey s’écartèrent l’un de l’autre et se rhabillèrent alors qu’Audrey s’avancer vers eux, le sourire aux lèvres.
AUDREY : Tu dois être Joséphine Potter je suppose ?
JOEY : Oui et lui c’est Pacey, mon petit ami.
PACEY : Enchanté dit-il en lui serrant la main.
AUDREY : Moi aussi. Je m’appelle Audrey Liddell.
Puis Pacey se tourna vers Joey et lui sourit.
PACEY : Je vais y aller et essayer de trouver ce Danny. Je te laisse t’installer et faire connaissance avec cette jeune fille qui a l’air tout à fait charmante dit-il en souriant à Audrey. On se voit plus tard.
JOEY : D’accord.
Il se pencha pour l’embrasser.
PACEY : On reprendra les choses où on les avait laissé [i)lui glissa t-il à l’oreille. Audrey, je suis sûr qu’on sera appelé à se revoir.
AUDREY : Mais je l’espère bien !! lui dit-elle alors qu’il franchissait la porte. Alors Joséphine, je veux tout savoir de ce bel apollon.
Joey lui sourit et s’assit sur son lit, rêveuse.
JOEY : JE ne sais pas par où commencer avec lui déclara t-elle en souriant.
AUDREY : Mais du début, je veux tout savoir !!! s’exclama t-elle toute excitée.


Jen et Jack venaient à peine d’arriver à Boston où ils étaient venus vivre avec Grams. Eux aussi avaient choisis de venir faire leurs études à Worthington. Ils avaient à peine posés leurs valises que déjà Jen voulait aller faire le tour des environs.
JACK : Tu ne crois pas qu’on devrait d’abord s’installer ?
JEN : Mais pourquoi ? Oh Jack, on a tout le temps de s’installer tout à l’heure, il y a peut être des choses passionnantes qui se passe là tout près et nous on raterais tout parce qu’on sera entrain d’ouvrir nos valises !!!!
GRAMS : Elle ne te lâchera pas Jack lui déclara t-elle en souriant devant l’enthousiasme de sa petit fille.
JACK : Je sais. C’est bon, on y va céda t-il.
JEN : Oh merci dit-elle en lui sautant dans les bras et en le tirant par la manche afin qu’il se dépêche.
Quelques minutes plus tard, ils parcouraient la plus grande avenue de Boston, Jen s’émerveillait de toutes les beautés de l’endroit.
JEN : Oh regarde là bas, on dirait une station de radio !!
JACK : Formidable ! se moqua t-il.
JEN : Eh, me gâche pas mon plaisir, je te rappelle que je viens d’une grande ville et toute ses choses m’ont été supprimé pendant mon séjour à Capsides.
JACK : Oh, je suis vraiment désolée que nous les bouseux du petit trou perdu n’ayons pas une seule de ces petites stations de radio tenu par des petits frimeurs soucieux d’améliorer leur côte auprès des filles.
Jen lui décocha un regard meurtrier et inquisiteur.
JEN : Ce n’est pas ce que j’ai dit !! Qu’est ce qui te prend ? On est pas là depuis cinq minutes que tu critiques tout ce que tu vois.
JACK : Désolé.
Il ne l’était pas vraiment en réalité. Il ne savait pas ce qui lui arrivait mais depuis déjà un certain temps, être auprès de Jen l’irritait. Il avait de plus en plus de mal à garder son calme et préférait par conséquent l’éviter. Jusqu’à là, il s’était assez bien débrouiller, malheureusement, cette année, il avait emménager avec elle et sa grand-mère, son père refusant de le laissait vivre seul. Il se sentait déjà au bord de l’épuisement et ne rêver que d’une bonne douche et d’une nuit de sommeil. Il n’avait pas beaucoup dormit ces derniers jours, inquiet de la façon dont aller se passer les choses en vivant avec Jen. Et le premier aperçut qu’il en avait aujourd’hui n’était pas très encourageant.
JACK : Tu ne veux pas qu’on rentre et qu’on revienne demain plutôt, là je suis crevé ?
JEN : D’accord acquiesça t-elle a contre coeur.
Ils firent le chemin du retour en silence. Jen se posait des questions sur Jack, il était de plus en plus distant et bizarre avec elle. Maintenant, qu’ils allaient vivre ensemble, elle espérait pouvoir y remédier car Jack était une des personnes avec qui elle se sentait le mieux, presque que comme un frère. Une communion les lié tous les deux, elle pouvait le sentir.


JOEY : Alors tu veux tout savoir sur Pacey ?
AUDREY : Sur lui et toi, oui. Absolument tout sans oublié le plus croustillant.
Joey sourit, le côté exubérant de son amie lui plaisait bien. Audrey lui faisait pensé à une bouffée d’air fraîche et elle se dit qu’avec l’activité ambiante qui régnait dans un endroit aussi grand qu’une université, avoir quelqu’un comme Audrey à ses côté lui ferait le plus grand bien. Elle décida d’emblé que la jeun fille lui était sympathique.
JOEY : Je le connais depuis que je suis toute petite.
AUDREY : Un amour de jeunesse, comme c’est mignon dit-elle sans condescendance aucune.
JOEY : En faite on se détester lui et moi, ou pour être exact, moi je le détestais. Car j’ai appris plus tard que lui était tombé amoureux de moi dès la première fois qu’il m’avait vu.
AUDREY : Oh dit-elle toute attendrie.
JOEY : Un jour on s’est un peu rapproché et on s’est embrassé.
AUDREY : Et c’est là que tu as su que tu l’aimais aussi ?? dit-elle avec empressement.
JOEY : Pas tout à fait dit-elle en souriant.
AUDREY : Comment ça ?
JOEY : Et bien disons juste qu’on a mis du temps à se trouver mais que depuis, on les plus heureux du monde. Cela va faire deux ans.
AUDREY : Deux ans ! Mon dieu, jamais je ne tiendrais aussi longtemps avec le même garçon.
JOEY : Oh tu sais, c’est facile lorsqu’on sait que c’est le bon.
AUDREY : C’est vrai que vous avez l’air très amoureux tout les deux, j’en veux pour preuve la scène à laquelle j’ai assisté.
JOEY : Je suis désolée pour ça, ce n’est pas mon genre dit-elle confuse.
AUDREY : T’inquiètes, je ne suis pas mère Thérèsa. Si j’étais arrivée la première, dieu seul sait ce que tu aurais pu voir !! dit-elle en rigolant. Mais cela m’étonne, tu as l’air d’une jeune fille bien sous tout rapport Joséphine, dis moi, j’ai l’impression que tu cache bien ton jeu.
Joey lui sourit.
JOEY : Tu peux m’appeler Joey, tous mes amis m’appellent comme ça.


Dawson venait à peine de débarquer à l’aéroport de Los Angeles. Il venait faire ses études dans la prestigieuse université cinématographique de l’USC. Il avait travaillé dur afin de pouvoir l’intégrer. Il se tenait devant le tapis des bagages, attendant patiemment que les siens se décident à défiler. Ses yeux parcouraient les alentours, soucieux d’emmagasiner le plus possible d’informations sur cette ville. Il désirait s’intégrer au plus vite afin de ne pas passer pour le petit nouveau qui débarque de sa province natal. Un rapide coup d’œil lui assura d’être dans les bons tons vestimentaires, la tendance était au neutre, un style passe partout efficace. Lorsqu’il reporta son attention sur le tapis, il vit ses sacs parcourir lentement le trajet jusqu’à lui. Il se pencha pour les attraper et sa main en effleura un autre qui déjà agripper les précieux bagages.
DAWSON : Excusez moi, mais se sont mes bagages dit-il à l’inconnu.
INCONNU : Cela m’étonnerait.
Dawson se retourna et fit face à une jeune fille qui devait avoir à peut près son âge. Grande, blonde aux yeux bleus. Il fut subjugué par sa beauté fragile et sensuelle à la fois.
DAWSON : Et qu’est ce qui vous dit que c’est moi qui me trompe ? lui demanda t-il intriguer.
INCONNU : Le rouge à lèvres sur le manche lui dit-elle en souriant.
Dawson baissa la tête et remarqua un trait de rouge à lèvres qui zébrait le manche du bagage. De toute évidence, ce n’était pas le sien. Gêné, il releva les yeux sur elle. Elle ne s’était pas départit de son sourire et le regardait amuser.
INCONNU : Tu es nouveau par ici, hein ?
DAWSON : Qu’est ce qui te fait penser ça ? lui demanda t-il énervé par l’air supérieur qu’elle se donnait.
INCONNU : Si tu étais déjà venu, tu saurais que ce type bagages est très côté et tu saurais par conséquent qu’il est préférable de faire une marque dessus.
Elle agrippa le sac et dévisagea Dawson en souriant.
INCONNU : Tiens regarde, voilà sûrement le tien dit-elle en désignant un autre sac identique au sien qui défilé sur le tapis. Elle se rapprocha de lui, mais je serais toi, je vérifierais qu’il n’ait pas du fond de teint dessus avant de le prendre lui glissa t-elle avant de disparaître.
Dawson la regarda partir intrigué et agacé. Cette fille se donner des grands airs. Pourtant, quelque chose dans son attitude et dans sa démarche l’attirait. Il chassa cette idée de sa tête, elle était simplement jolie. Jolie et bête se dit-il. Lorsque la valise arriva jusqu’à lui, son instinct le fit l’admirer sous toutes les coutures afin de repérer d’éventuel marque. Se traitant d’imbécile et saisit la valise et se dirigea vers la sortie. Cela commençait plutôt mal, lui qui voulait passé inaperçu parmi la foule, c’était déjà fait catalogué comme étant le petit nouveau de service alors qu’il n’était même pas encore sortit de l’aéroport.
DAWSON : Bien joué Dawson se murmura t-il pour lui-même.
Il sortit sur le parking et le soleil vint lui caresser le visage, détendu il sourit, après tout, la journée ne faisait que commençait et il n’aurait pas à revoir cette fille.


Après avoir demandé à de nombreux passant, Pacey dénicha enfin, le restaurant appelé « Civilization » dont son frère lui avait parlé. Il cacha sa nervosité par une façade décontractée avant de pénétrer à l’intérieur. Il avait besoin de ce travail, vraiment besoin et il ne pouvait pas risquer de le rater. Il repéra un homme au fond de la salle, peut être pourrait-il lui indiquer où se trouver le patron.
PACEY : Salut, excuse moi mais est ce que tu sais où je pourrais trouver Danny Brecker ?
HOMME : Et qu’est ce que tu lui veux ?
PACEY : Ca c’est entre lui et moi, alors tu sais où il est où pas ? demanda t-il irrité par l’attitude de son interlocuteur.
HOMME : Tu dois être Pacey dit-il en rigolant. Il m’avait dit que tu étais une tête de mule.
Pacey le dévisagea, ce ne pouvait pas être le patron, il était à peine beaucoup plus âgé que lui. Et pourtant, qui d’autre saurait qui il était. L’autre lui tendit la main, Pacey s’empressa de la lui serrée chaleureusement conscient que la première image qu’il avait montré n’était pas terrible.
PACEY : Vous devez être Danny, merci beaucoup de me recevoir.
DANNY : C’est inutile d’être aussi polit dit-il en rigolant, je sais déjà sur toi tout ce dont j’ai besoin de savoir.
PACEY : C'est-à-dire ? demanda t-il inquiet.
DANNY : Que tu es le frère de Doug et qu’il se porte garant pour toi. Alors gamin, qu’est ce qui t’amène à Boston ?
PACEY : Ma petite amie, elle a été acceptée à l’université de Worthington.
DANNY : Et pourquoi ne pas avoir été à l’université toi aussi ? le questionna t-il.
PACEY : Ce n’est pas vraiment mon truc dit-il avec une moue dégoûtée.
DANNY : Je comprend dit-il en éclatant de rire. J’étais pareil à ton âge. Bon alors tu commences demain à 10h.
PACEY : Je suis engagé ? Comme ça, sans avoir passé un entretien ? demanda t-il abasourdi.
DANNY : Oui mais si tu veux on peut faire un entretien approfondi ?
PACEY : Oh non, vous n’aurez pas à le regretter.
Pacey jugea le bonhomme en un clin d’œil, il lui plaisait. Il était sûr de pouvoir apprendre beaucoup à ses côtés.
DANNY : Tiens ! lui dit-il en lui lançant un trousseau de clef.
PACEY : Qu’est ce que c’est ?
DANNY : Ton frère m’a dit que tu ne saurais pas où te loger. Il y a un petit studio inhabité au dessus du restaurant, il est meublé très simplement mais en attendant tu peux le prendre. Je te décompterais 100 dollars par mois sur ton salaire pour le loyer. Ca te va ?
Si ça lui allait ? Mais il ne pouvait rêver mieux. Il était aux anges. Danny Brecker venait de lui trouver un travail et un lieu pour dormir. Emu et heureux il vint lui serré la main ivre de gratitude. Il avait hâte de raconter ça à Joey, elle serait fière de lui.


Jack était assis sur un banc dans un parc, il se posait des questions sur sa vie. Comment l’avait-il mené jusqu’à aujourd’hui ? A l’école il s’était toujours débrouillé assez bien, mais sa vie privée était un fiasco. Depuis qu’il avait révélé son homosexualité, beaucoup de gens, ceux qu’il croyait être ses amis s’étaient détournés de lui. Heureusement, il avait eut sa sœur pour le soutenir, Andie ne l’avait jamais laissé tombé. Mais cette année, elle était partit dans une université différente alors qu’il avait besoin d’elle, il ne s’était jamais sentit aussi perdu. Il pensa à Dawson, Pacey, Joey et Jen, eux aussi avaient là pour lui et ne l’avait pas repoussé, il leur en serait éternellement reconnaissant. Dire qu’il était homosexuel n’avait pas été facile, et l’assumer encore moins. D’ailleurs, il n’avait jamais eut de petit ami, il n’en avait jamais trouvé la force. Il avait déjà trouvé des garçons attirants mais il n’avait jamais ressenti d’attraction physique avec aucun d’entre eux. Il ne lui été jamais arrivé de faire des rêves érotiques avec l’un d’entre eux. De ce fait, il se posait des questions sur sa sexualité. Etait-il réellement gay ? Il observait les garçons qui passaient devant lui, cherchant un petit quelque chose chez eux qui pourrait éveillé un soupçon de désir en lui. Mais quoiqu’il fasse, ses pensées semblaient ne pas vouloir lui obéir et retourner constamment vers Jen. Jen ? Que se passa t-il avec elle ? Il n’arrivait pas à s’expliquer son comportement irrationnel, elle avait toujours été celle avec qui il se sentait le mieux après Andie, comme une deuxième sœur. Aujourd’hui, sa présence lui était insupportable. Que lui arrivait-il ?

Marjo  (18.09.2003 à 17:41)
Pacey retrouva Joey dans la cour de l’université, assise sur le banc que lui avait indiqué Audrey lorsqu’il était passé au dortoir. Heureusement, elle n’avait pas bougé, il ne se serait pas sentit la force de la chercher dans tous les recoins de la faculté. Arrivant doucement derrière elle, il lui mit les mains sur les yeux.
PACEY : Qui c’est ?
JOEY : Avec un peu de chance ? Brad Pitt ?
PACEY : Mieux que ça dit-il en l’embrassant.
JOEY : Oh oui, bien mieux dit-elle en lui rendant son baiser à son tour.
Il s’assit près d’elle et jeta un coup d’œil sur le livre qu’elle lisait.
PACEY : Intéressant ?
JOEY : Passionnant. Il était sur la liste des livres à lire pour le premier cours de littérature anglaise. J’ai voulus profiter de ce soleil et du cadre pour venir le lire ici.
PACEY : Tu as bien fait.
JOEY : Alors ? lui demanda t-elle, se rappelant soudain ce pourquoi il était partit. Tu as vu Danny Brecker ?
Pacey lui sourit, signe que tout allait bien. Le visage de Joey s’illumina.
JOEY : Tu as un travail ? lui demanda toute excitée.
PACEY : Si tu allais cherché quelques affaires et que tu venais avec moi ?
JOEY : Excellente idée !
Le prenant par la main, elle l’entraîna avec elle. Une heure plus tard, Pacey la faisait entrée à l’intérieur du petit deux pièces louées par Danny. L’appartement, était comme l’avait prédit son patron, meublé simplement. Une petite cuisine américaine se tenait dans le coin du séjour, il y avait une petite salle de bain au fond et une chambre à coucher. L’endroit était idéal pour Pacey. Il déposa la pizza, acheter en rentrant, sur la table de la cuisine.
JOEY : C’est magnifique ici ! [I]s’exclama t-elle.
PACEY : Ouais, Danny est un mec vraiment sympa, je suis sûr qu’il te plaira.
JOEY : Je n’en doute pas lui dit-elle en venant se coller contre lui et en l’embrassant tendrement dans le cou.
Pacey déposa un tendre baiser sur ses lèvres et ils prirent place autour de la petite table afin de déguster la pizza…..Une fois leur repas fini, Joey vint se blottir dans ses bras et entreprit de lui faire de léger massage, Pacey commença à tremblait sous les caresses prodiguait par Joey. Une sensation de bien être intense s’empara de lui. Il l’enlaça et l’embrassa passionnément.
JOEY : Et si tu me faisais visiter la chambre maintenant ? lui dit-elle sensuellement.
PACEY : Très bonne idée.
Pacey la souleva dans les airs et reprit possession de ses lèvres. Langoureusement, leur baiser déclencha une passion enfouit en eux. Lorsque Pacey déposa Joey sur le lit et s’allongea à côté d’elle, c’est d’une main douce, qu’il déboutonna son chemisier et embrassa chaque parcelle de peau révélée à ses yeux. Joey frémissait sous les baisers, un brasier s’éveilla en elle que seul Pacey était capable d’apaiser par ces caresses. Fiévreuse, elle se cambra. Pacey remonta le long de son cou et Joey l’attira à elle avec tendresse. Ils s’embrassèrent passionnément et ils firent l’amour, avant de s’endormir paisiblement dans les bras l’un de l’autre.


Andie était blottit sous la couverture et contemplait les murs nus de sa chambre. Sa première journée sur le campus s’était déroulée à merveille et laissé présager le meilleur pour le futur. Sa rencontre avec Craig était le point culminant de tout ce qu’elle avait vu. Il lui avait dévoilé tous les secrets du bâtiment où elle allait vivre. Désormais, le Greenough n’avait plus aucun secret pour elle. Il lui avait montré les endroits les plus sympas comme la « Common room » où elle avait découvert qu’il y avait une télé et, ce que leur envier tous les étudiants de cette université, une table de Ping-Pong. Des canapés étaient disposés dans la pièce, idéal pour des moments de détente et de complicité. Et il y avait aussi la cuisine aménagée et équipée. Par la suite Craig lui avait parlé de tout ce qu’il y avait à savoir pour s’intégrer le plus facilement à l’ambiance. Etant en deuxième année, il connaissait toutes les règles de base à observer pour s’intégrer le plus habilement. Enfin, il lui avait fait découvrir quelques uns des plus beaux endroits de l’université. Elle avait particulièrement apprécié une exposition d’une collection personnelle de Théodore Roosevelt. Et elle s’était promis de revenir plus tard. Ses pensées dérivèrent sur Craig, il était d’un calme et d’une énergie débordante à la fois. Sa beauté physique égalait son mental. Il n’avait rien du type séduisant à la cervelle d’oiseau. Il s’était montré attentionné et patient devant son émerveillement, répondant aux nombreuses questions qui lui brûlaient la langue. Le sourire aux lèvres, elle trouva le sommeil, heureuse et détendue.


JEN : Je t’assure grand-mère, il est bizarre avec moi ces derniers temps.
GRAMS : Qu’est ce qui te fait penser ça ?
JEN : Je n’en sais rien, j’ai l’impression qu’il m’évite.
Jen et Grams se tenaient dans la cuisine et préparaient ensemble le petit déjeuner. Elles n’avaient pas pris le temps de le faire depuis très longtemps déjà. Et comme aujourd’hui était le premier jour d’école de Jen et Jack, elles avaient décidé que c’était la bonne occasion. Jen parlait de ses inquiétudes au sujet de Jack, depuis quelques temps déjà, il lui semblait changé, distant.
GRAMS : Attends, je vais l’appeler.
Grams se dirigea vers le bas des escaliers et s’appuya à la rambarde.
GRAMS : Jack, le petit déjeuner est prêt ! cria t-elle.
JACK : J’arrive !
La vieille grand-mère regagna la cuisine et fit un clin d’œil à Jen. Elle ne pensait pas un instant qu’il y ait le moindre malaise entre Jack et Jen, sa petite fille devait se tromper. Elle et Jack avaient toujours été très amis depuis le collège, et il n’y avait aucune raison que cela change. Un bruit de pas se fit entendre dans le couloir et Jack apparut tout sourire au pas de la porte. Voyant Jen dans la pièce, il se figea et son sourire s’estompa.
JACK : Je suis désolé mais j’avais prévu de prendre mon petit déjeuner à l’université dit-il mal à l’aise.
GRAMS : Tu es sûr ? Jen et moi avons préparé ton plat préféré, pancakes aux myrtilles insista t-elle.
JACK : J’en mangerais demain s'il en reste.
Jen évitait soigneusement de croiser le regard de Jack, elle savait qu’il mentait. Quelque chose dans sa voix et dans son attitude le trahissait. Cela la conforter dans son idée qu’il faisait tout pour ne pas être en sa présence. Elle en souffrait mais se refuser à l’admettre. Aujourd’hui, c’était leur premier jour à la fac et elle devrait y aller seule. Elle dut se résigner à cette pensée douloureuse.
GRAMS : Très bien Jack, à ce soir.
JACK : A ce soir.
Grams jeta un coup d’œil surpris vers Jen, après tout, elle n’avait peut être pas tort. L’attitude de Jack était curieuse.
JEN : Tu vois, je te l’avais dit.
Feignant l’indifférence, elle attrapa une assiette et se servit un copieux petit déjeuner en guise de compensation à ses problèmes. Jack referma la porte d’entrée derrière lui et poussa un long soupir. Se retrouver en présence de Jen ce matin était une chose qu’il ne pouvait pas assumer. Cette nuit, il avait encore était hanté par un de ses maudits rêves, que lui arrivait-il ? Il se sentait détraqué et différent à la fois. Quelque chose en lui avait changé, c’était comme si une porte s’était refermée pour en ouvrir une autre aussitôt. Décidant d’y réfléchir plus tard, il partit d’un pas nonchalant vers Worthington afin d’entamer son premier jour d’université.


Joey s’éveilla la première et resta allongée quelques instants à contemplait Pacey. Il dormait encore profondément. Sa nuit avait été fabuleuse, toutes ses nuits auprès de lui étaient formidables, pensa t-elle. Pacey était d’une douceur et d’une tendresse infinie avec elle, il savait se montrer affectueux et la faire se sentir femme et belle. Son cœur était empli d’un amour immense pour cet homme qui était tout pour elle. Elle déposa un doux baiser sur sa joue et se leva afin de prendre une douche. Aujourd’hui débutait sa première journée universitaire. L’excitation la gagnait. Elle avait l’impression qu’aujourd’hui démarrait pour elle une nouvelle vie et que tout commençait maintenant. C’était à elle de construire son avenir. Détendue par la douche, elle sortit de l’appartement sans un bruit pour ne pas réveiller Pacey. Cependant, Pacey ouvrit les yeux au moment où la porte se refermait. En tournant la tête il fut surpris de constater l’absence de Joey, seul un mot reposait sur l’oreiller.
« Pacey, je suis partie plus tôt,
je devais passer prendre mes affaires au dortoir.
Je te souhaite bon courage pour ta première journée.
Je t’aime. Joey »

Pacey eut un pincement au cœur, après la nuit qu’ils avaient passé, il n’imaginait pas d’autre réveil qu’avec elle à ses côtés. Machinalement, il prit l’oreiller qui reposait à la place de Joey et le porta à son visage pour en respirer l’odeur. Le parfum de Joey y était encore imprégné. Un doux mélange fruité lui chatouilla les narines le reportant aussitôt dans la magie de la nuit passée. Une pensée fugitive lui traversa l’esprit, lui disant que ce matin était le premier d’une longue lignée de réveil sans Joey. Chassant cette idée désagréable, il reporta son attention sur le délicieux parfum de Joey. Après avoir passé une heure à rêvasser et à penser à elle, Pacey se leva pour affronter sa première journée de boulot.


Dawson était assis, prêt à suivre son premier cours de la journée. Il pensa à ses amis de Boston qui ayant 4 heures de décalages horaires, en étaient déjà au milieu de la journée. Il regarda autour de lui, plusieurs de ses camarades lui paraissait décalés avec l’endroit, en complète opposition. Mais tout ça faisait partie du folklore de Los Angeles. Il remarqua son colocataire assis plus loin, Tom lui donnait l’impression d’être un gars sympathique malgré son côté marginal. Il n’aimait que le reggae et passait son temps à en écouter en boucle pendant qu’il écrivait. Le silence se fit et Dawson aperçut le professeur entrer et parcourir la salle d’un regard scrutateur.
PROF : Bonjour à tous, je m’appelle Kevin Stratford et j’ai la lourde tâche de vous enseignez l’art cinématographique. Comme si ça pouvait s’enseigner dit-il ironique. Tout ceux d’entre vous qui sont venus ici pour apprendre vont très vite être déçus.
Dawson constata que tout le monde semblait aussi choqué que lui et se sentit rassurer, il n’était pas le seul à être impressionné et intrigué par ce type.
STRATFORD : Le cinéma n’est pas quelque chose qui s’apprend, c’est un art. Certain naissent avec, d’autre pas dit-il placidement. Il y a peut être parmi vous un futur Spielberg mais les trois quart d’entre vous finiront aux oubliettes, il ne tient qu’à vous d’être celui qui sortira du lot leur déclara t-il sans ménagement.
Une porte claqua au fond de la salle et Dawson se retourna, subjugué, il demeura la bouche ouverte pendant quelques secondes. La jeune fille de l’aéroport venait d’entrer dans la pièce.
INCONNU : Excusez-moi Professeur, un petit problème à régler au bureau.
STRATFORD : Ce n’est rien.
La fille passa à côté de Dawson et le reconnaissant lui adressa son plus beau sourire. Devant son air surpris et elle lui fit un clin d’œil en riant.
STRATFORD : Je vous présente Charlotte, mon second. Elle m’aide dans mes recherches et sera chargée de me remplacer si nécessaire.
Retournant à son bureau, il sortit plusieurs feuilles de son sac et les fit distribuer par Charlotte qui l’avait rejointe.
STRATFORD : Alors, maintenant, j’aimerais que chacun d’entre vous me parle de ce qu’il a déjà fait ou de ce qu’il sait faire avec une caméra dans les mains. Commençons par vous dit-il en désignant Dawson.
DAWSON : J’ai fait un petit film amateur il y a 3 ans pour le festival de Boston et j’ai remporté le premier prix dit-il fièrement.
STRATFORD : Et je parie que cela vous a conforté dans l’idée de devenir réalisateur ?
DAWSON : Oui.
STRATFORD : Eh bien, mes amis, voici notre nouveau Spielberg en herbe déclara t-il d’un air condescendant. Jeune homme vous apprendrez que réussir à un festival aussi insignifiant que celui de Boston, n’ouvre en aucun cas les portes d’Hollywood.
Stratford passa à un autre élève aussi facilement qu’il en était venu à lui. Dawson s’enfonça sur son siège, aussi gêné que découragé. Ce prix avait été d’une grande importance pour lui et voilà, qu’en l’espace de cinq minutes, cet individu venait de tout mettre par terre. D’un coup de l’œil il remarqua Charlotte qui l’observait. Déterminé à ne pas montrer sa déception, il se redressa et affronta glorieusement les deux heures de cours qui restaient. Lorsqu’il sortit du cours, il se dirigea vers la fontaine, désireux de se rafraîchir un peu après l’humiliation subie. Il n’avait pas remarqué qu’on l’avait suivi jusqu’à ce qu’il relève la tête et rencontre le sourire de Charlotte en face de lui.
CHARLOTTE : Tu te sens mieux ?
DAWSON : En quoi cela te concerne t-il ? demanda t-il exaspéré.
CHARLOTTE : C’était juste une question !
Dawson la fixa, elle n’avait pas l’air si méchante que ça en fait, mais l'air supérieur qu’elle affichait en permanence, l’irrité considérablement.
DAWSON : Bon, si tu n’as rien à me dire, je peux partir ?
CHARLOTTE : Je ne te retiens pas lâcha t-elle énervée.
Dawson passa devant elle et avança de quelques pas avant de l’entendre derrière lui.
CHARLOTTE : Il n’est pas si méchant que ça, tu verras, c’est un bon prof.
Il ne se retourna même pas et sortit de l’établissement.
DAWSON : Un bon prof ? Ben voyons se dit-il pour lui-même.


CRAIG : Eh Andie !
Andie se retourna et vit Craig qui marchait vers elle. Elle sentit son cœur s’emballait et ses jambes se dérobaient sous elle. Il était encore plus beau qu’hier décréta t-elle. Et il venait vers elle.
CRAIG : Alors comment s’est passée cette première journée ?
ANDIE : Très bien, les professeurs sont très intéressants et leur cours passionnant.
CRAIG : On dirait qu’Harvard te plait lui dit-il en souriant.
ANDIE : C’est un endroit merveilleux qui est encore plus beau que dans mes rêves les plus fous.
CRAIG : Je suis content que cela te plaise. J’organise une petite fête ce soir au dortoir pour fêter notre première journée de cours, j’espère que tu viendras ?
ANDIE : Je viendrai bien sûr dit-elle ravit.
CRAIG : Super ! Cela n’aurait pas été pareil sans toi lui dit-il en la regardant avec un grand sourire et en plongeant ses yeux dans les siens.
Elle l’observa partir en direction des autres étudiants. Andie se sentit fondre, il espérait qu’elle vienne. Très vite elle rentra dans sa chambre et s’appuya sur la porte, le cœur battant la chamade. Ce pouvait-il qu’elle lui plaise, ne serait-ce qu’un peu ? Elle l’espérait de tout son cœur. Se laissant emportée par la joie et elle se laissa tomber sur son lit, et contemplant le plafond, elle se mit à penser au doux sourire de Craig.


Deux semaines, s’étaient déjà écoulées depuis leur arrivé à Boston et Pacey travaillait de plus en plus dur au restaurant. Il lui arrivait même assez souvent de faire des heures supplémentaires afin d’apprendre encore plus vite. Il lui tardait de connaître toutes les ficelles du métier. Il pensa à Joey, il ne l’avait pas vue depuis deux jours entiers et elle lui manquait terriblement. Entre son travail à lui et ses cours à elle, ils ne se voyaient presque plus. Cela commençait à le perturber. Joey avait de plus en plus d’excuser pour ne pas venir dormir chez lui, un devoir à terminer, un cours très tôt le lendemain….il finissait pas se demander si ce n’était pas le fait de se retrouver avec une personne moins cultivée qui la faisait rester à l’université plutôt que de venir le rejoindre lui. Il souffrait de cette pensée mais ne parvenait pas à la chasser pour autant.
DANNY : Tu ferais mieux de te concentrer un peu ou alors tu risques de perdre un doigt dans pas longtemps.
Pacey secoua la tête, son patron se tenait debout devant lui. Baissant les yeux, il remarqua le couteau de boucher qu’il avait dans les mains et se rappela qu’il était entrain d’émincer des petits filets de viande.
PACEY : Je suis désolé s’excusa t-il.
DANNY : Ne t’en fais pas, je sais que tu passes de nombreuses heures ici au lieu de t’amuser, à ton âge on a sûrement des tas d’autres occupations à faire le samedi soir.
PACEY : Il n’y a aucun problème.
DANNY : Oui, mais moi j’ai un problème.
Pacey leva des yeux inquiets sur lui. Le ton sérieux sur lequel son patron lui avait dit ça le faisait craindre pour la suite de la conversation. Il espérait de tout cœur ne pas être renvoyé.
PACEY : Je peux m’améliorer encore je le sais.
DANNY : Nan, je suis désolé. Il va falloir que tu me rendes ton tablier.
Désespéré, Pacey remarqua l’air déterminé de Danny et hocha la tête. Il pensa aussitôt à Joey, qu’allait-elle dire ? Elle aurait raison de penser qu’il n’est qu’un raté, un bon à rien. Même pas capable de garder un boulot plus de quinze jours. Il tendit son tablier à Danny et celui le prit en éclatant de rire. Interloqué il le regarda s’esclaffer.
DANNY : Arrête de me regarder avec cet air de chien battu dit-il en riant. On dirait que je viens de te couper la queue.
PACEY : A quoi tu joues ? demanda t-il les joues en feu.
DANNY : Je n’ai pas l’intention de te virer imbécile, tu es l’un de mes meilleurs apprentis !
Soulagé, Pacey se tendit et son visage se farda d’un sourire.
PACEY : Mais alors, le tablier ?
DANNY : Je te donne ta soirée idiot ! dit-il en souriant. Je n’ai pas vu Joey traîner par ici depuis un petit moment et je pense qu’avec les horaires que vous faites tout les deux, vous devaient avoir du mal à vous voir, alors file rejoins-la vite.
PACEY : Merci lui dit-il en détalant à toute vitesse.
Danny le regarda partir en riant. Pacey le faisait penser à lui plus jeune. Pacey savait où retrouver Joey. Ils avaient prévu de tous se retrouver chez Grams, en se dépêchant il arriverait pas longtemps après elle et après avoir passé un peu de temps avec les autres, ils auraient le reste de la soirée pour être ensemble.


JEN : Je t’assure, ce prof est d’un cynique !!
JOEY : Moi, les miens, j’ai l’impression qu’ils se prennent pour le nombril du monde.
JACK : Moi, ils sont assez sympas.
Les deux filles lui jetèrent un regard accusateur.
JACK : Eh ! Ce n’est pas de ma faute ! se défendit-il.
JOEY : Non, mais tu pourrais nous soutenir un peu. Les amis sont fait pour être solidaires déclara t-elle théâtralement.
Ils éclatèrent de rire ensemble. Jack se sentait bien ce soir, il lui était toujours plus facile de se détendre avec Jen lorsque quelqu’un d’autre était avec eux. Ces deux dernières semaines n’avaient pas été de tout repos. Il se posait de plus en plus de question quant à sa sexualité et passait de plus en plus de temps à mater les mecs afin de vérifier l’effet qu’ils produisaient sur lui. Le résultat n’avait pas été très encourageant, aucun garçon, même terriblement séduisant, n’avait réussit à éveiller en lui le moindre soupçon de désir, ni d’intérêt.
JOEY : Jack tu es encore avec nous ?
JACK : Hein, quoi ?
JEN : Je vois, j’ai l’impression que notre Jack a l’esprit perturbé par un bel étalon dit-elle en s’esclaffant.
JACK : Ne raconte donc pas n’importe quoi ! Occupe-toi plutôt de tes affaires s’énerva t-il.
Joey et Jen le regardèrent surprises. Elles ne s’étaient pas attendues à ça.
JEN : Ce n’est pas ce…
Un coup à la porte se fit entendre et Jack en profita pour s’éclipser afin d’ouvrir la porte. Soulagé par cette interruption, il laissa les deux filles derrière lui.
JOEY : Qu’est-ce qui lui prend ?
JEN : Je n’en ai pas la moindre idée dit-elle en baissant la tête, triste et silencieuse.
JACK : Regardez qui voilà ! annonça t-il.
Joey leva les yeux et vit Pacey à côté de Jack, tout sourire. Osant à peine y croire, elle se leva et courut dans ses bras.
JOEY : Oh mon dieu, tu es là !!!! cria t-elle toute contente.
PACEY : Tu ne te débarrasseras pas de moi comme ça.
JOEY : Hors de question de me débarrasser de toi dit-elle en l’embrassant fougueusement.
Jen et Jack se jetaient des regards en biais, mal à l’aise. Pacey et Joey ne se détachaient plus l’un de l’autre. Et leur baiser prenait des airs de prolongation.
JEN : Hum…hum….
JOEY : Désolée dit-elle sans détaché ses yeux de ceux de Pacey. Mais nous ne nous sommes pas vue depuis au moins 48h.
JACK : On comprend dit-il en souriant.
PACEY : Je suis désolé, mais je crois qu’on ne va pas pouvoir rester avec vous…
JEN : Bien évidemment, vous avez sûrement des choses très importantes à faire ?
JOEY : Oh oui, très importantes dit-elle en hochant la tête en même temps que Pacey.
Bras dessus, bras dessous, ils sortirent sous l’œil amusé de leurs amis. Jen regarda Jack qui avait le sourire aux lèvres. Le moment était propice pour tenter une explication.
JEN : Jack, tu as un problème avec moi ?
JACK : Avec toi ? dit-il comme si de rien n’était. Non, pourquoi tu penses ça ?
JEN : Je n’en sais rien, j’ai l’impression que depuis quelques temps, tu ne me supportes plus dit-elle l’air triste.
JACK : C’est ridicule dit-il sûr de lui.
JEN : D’accord alors tu as envie qu’on se fasse un ciné ce soir ?
JACK : Désolé mais j’ai un devoir important à faire pour lundi mentit-il.
Sous l’œil déçu de Jen, il quitta la pièce et se précipita vers les escaliers.
JEN : Aucun problème avec moi, bien sûr ! singea t-elle.


La soirée tombait à peine sur Los Angeles. Le petit café où Dawson avait établi ses quartiers était un endroit assez tranquille et le cadre était très agréable, il l’inspirait. Ce soir, il était venu passer plusieurs heures à travailler sur un scénario qu’il espérait montrer à Stratford dès le lundi matin. Il avait mis beaucoup de temps et d’énergie dans cette histoire et espérait qu’elle ne finirait pas à la corbeille comme bon nombre d’histoires qu’avait jeté son prof avant même de les avoir lues.
CHARLOTTE : Tu planches ton nouveau prix au festival de Boston ? demanda t-elle rieuse.
Dawson leva la tête de son écran et découvrit avec horreur Charlotte penchée au dessus de son épaule.
DAWSON : Tu n’as pas quelqu’un d’autre à aller ennuyer ? demanda t-il sentant l’énervement le gagner.
CHARLOTTE : Ben non, tu sais bien que j’ai une préférence pour toi.
A ça ! Il l’avait remarqué. Elle ne perdait jamais une occasion de lui faire remarquer à quel point il était nul et ignorant dans le domaine du cinéma hollywoodien. Lorsqu’elle avait le malheur de faire cours à la place de Stratford, elle semblait focalisée sur l’idée de le tourner en ridicule devant toute la classe.
DAWSON : Fais-moi plaisir et va voir ailleurs !
CHARLOTTE : Alors comme ça, à peine sorti de ta Province tu as voulu devenir réalisateur dit-elle ignorant la demande de Dawson. Je parie que ton idole c’est Spielberg ?
Devant l’air surpris et coupable qu’afficha Dawson, elle éclata de rire certain d’avoir mit dans le mile.
DAWSON : C’est un très grand réalisateur dit-il comme pour se défendre.
CHARLOTTE : Oh bien sûr, et c’est normal que tu l’adules.
DAWSON : Ah oui dit-il en relâchant sa garde.
CHARLOTTE : Bien sûr, ce mec est un dieu pour tous les petits provinciaux.
Et voilà, il venait de se faire avoir une fois de plus. Cette fille avait le don de le mettre sur les nerfs.
DAWSON : Tu ne me connais pas !
CHARLOTTE : Non mais j’imagine. Je te vois bien au fond d’une petite bourgade à rêver de devenir un jour le nouveau Spielberg, je vois des posters aussi partout dans ta chambre. De Spielberg évidemment. Avec un papa et une maman derrière toi, toujours près à soutenir leur fiston.
DAWSON : Tout le monde ne naît pas avec une petite cuillère en argent dans la bouche. Avec tout Hollywood à ses pieds. Et un papa et une maman prêts à tout pour accéder aux caprices de leur petite fille chérie. Toi, je t’imagine bien comme une fille à papa, pourrie gâté.
Charlotte se leva, avec une étrange lueur dans les yeux. L’espace d’un instant, il eut l’impression de l’avoir blessée. Ses yeux bleus pétillant de malice d’habitude avaient une couleur sombre désormais.
CHARLOTTE : Il y a un point sur lequel on sera d’accord. Toi non plus, tu ne me connais pas.
Sur ce, elle se leva et quitta le café. Dawson se renfonça dans son siège, perplexe. Cette fille était un véritable mystère.


Joey et Pacey était tendrement enlacés, blottis l’un contre l’autre sous l’épaisse couverture qui recouvrait le lit de Pacey. Seule cette couverture avait survécu au carnage, la chambre ressemblait à un vrai champ de bataille. Pacey serrait Joey contre lui de ses bras protecteurs et rassurants. Un sourire épanoui et heureux se lisait sur leurs visages. Joey se pencha et embrassa Pacey dans le cou.
JOEY : Tu m’as manqué.
PACEY : Toi aussi.
Pacey ouvrit les yeux et parcourut la pièce du regard.
PACEY : J’ai l’impression qu’on a fait un sacré bordel.
Joey se retourna et posa ses deux mains sur le torse nu de Pacey, appuyant sa tête dessus, elle sourit à son amant. Jamais pareil moment ne lui avait parut aussi intense et magique.
JOEY : On avait d’autre chose en tête que de faire attention à ranger derrière nous.
PACEY : Des choses bien plus importantes, c’est sûr dit-il en appliquant un baiser sur ses lèvres.
Joey sentit la passion renaître en elle, le désir d’être à lui. Un frisson lui parcourut l’échine alors que Pacey laissait ses lèvres vagabonder au creux de son cou, descendant le long de sa gorge.
JOEY : Tu es insatiable lui dit-elle le souffle cours.
PACEY : De toi, toujours.
JOEY : Moi aussi lui susurra t-elle.
Pacey la fit remonter le long de son corps et l’embrassa doucement, tendrement. Ils parcourut son corps de baiser et de tendres et douces caresses, jusqu’à n’y tenant plus, il lui refasse l’amour passionnément.

Marjo  (18.09.2003 à 18:24)
Andie revenait avec Craig, ils étaient sortis prendre un verre dans un pub du coin que Craig avait voulut lui faire découvrir. En chemin, il avait pris sa main dans la sienne et Andie avait senti son cœur s’arrêter et s’enflammer en même temps. Un brûlant sentiment d’amour et de désir s’empara d’elle. Ce sentiment incomparable à aucun autre envahissait tout son corps, ravageant tout sur son passage. Elle n’avait aucune envie de rompre cet instant magique et unique pour elle, jamais elle n’avait connu un tel bonheur avec quelqu’un d’autre. Un sourire lui vint aux lèvres, la comparaison allait très vite à faire étant donné que peu de garçons avaient partagé sa vie et qu’encore moins avaient compté. Depuis près de deux semaines, elle et Craig s’étaient vus le plus souvent possible, multipliant les sorties à l’extérieur. Andie se plongeait dans ses doux souvenirs mais déjà, le haut bâtiment du Greenough se dessinait devant elle….Lorsqu’ils arrivèrent devant la porte de sa chambre, c’est avec déception qu’Andie lâcha la main de son compagnon.
ANDIE : J’ai passé une agréable soirée.
CRAIG : Moi aussi lui dit-il charmeur.
ANDIE : Cet endroit était génial.
CRAIG : Je savais qu’il te plairait.
Andie se trouvait plaquée contre sa porte, Craig devant elle avait un bras appuyé contre la rambarde et plantait son regard dans le sien. Andie ne parvenait pas à détourner ses yeux des siens, elle sentait une décharge d’électricité lui parcourir le corps tandis que Craig plongeait sur ses lèvres et en prenait possession. Totalement inerte entre ses mains, Andie s’abandonna à ce baiser et aussitôt Craig l’enserra dans ses bras.
CRAIG : Et si tu me faisais entrer ? lui demanda t-il en l’embrassant dans le cou.
Incapable de réfléchir, elle ouvrit la porte et se laissa diriger vers le lit. Certaine de partager avec Craig la nuit la plus belle de sa vie et de démarrer sa plus belle histoire jusqu’alors. Craig l’allongea sur le lit et commença à la déshabiller, elle pouvait sentir ses mains inonder son corps de tendres effleurements. C’était sa première fois et elle était sûre d’avoir choisi l’homme parfait pour la guider sur ce nouveau terrain.
ANDIE : Tu sais Craig, je ne l’ai jamais….commença t-elle.
CRAIG : Chut….tu verras ce sera merveilleux lui assura t-il.
Se laissant complètement aller, elle se donna à lui.


Joey ouvrit les yeux et aperçut Pacey penchait sur elle. Le regard plus amoureux que jamais. Cette nuit avait été formidable, au-delà de toutes ses attentes. Mais toutes ces nuits auprès de Pacey étaient magiques.
JOEY : Tu es réveillé depuis longtemps ?
PACEY : Une heure à peu près.
JOEY : Et tu me regardes depuis tout ce temps ? demanda t-elle surprise.
PACEY : Oui avoua t-il. Mais tu es tellement belle que jamais je ne me lasserai de te regarder.
Joey se rapprocha de lui afin de l’embrasser amoureusement.
JOEY : Je t’aime.
PACEY : Moi aussi lui dit-il en lui rendant son baiser.
Joey vint se blottir dans ses bras, appréciant la chaleur douce et apaisante qui émanait de lui. La force et la bonté qui se dégageait de son corps.
PACEY : Il va falloir que j’y aille lui annonça t-il à regret.
JOEY : Comment ça ? demanda t-elle en se redressant surprise.
PACEY : Je travaille aujourd’hui et je commence……dans vingt minutes lui dit-il après avoir consulté sa montre.
JOEY : Mais Pacey, on est dimanche !!! s’écria t-elle.
PACEY : Je sais mais nous sommes ouvert. Joey, il ne faut pas m’en vouloir, je suis nouveau et je ne peux pas me permettre de ne pas travailler le jour où il y a le plus de monde.
JOEY : Je sais mais….
PACEY : J’ai déjà eu ma soirée, Danny a été sympa dit-il sur un ton d’où perçait une pointe d’irritation.
JOEY : Mais on ne se voit presque plus !!!!
Pacey se leva et commença à s’habiller.
PACEY : Je te rappelle que toi aussi tu es très occupée avec tes cours et tes devoirs dit-il en s’énervant.
JOEY : Tu ne vas pas m’en vouloir d’aller à l’université !!!! s’exclama t-elle.
PACEY : Absolument pas ! Mais tu pourrais comprendre que mon travail est très important pour moi et que c’est le seul moyen que j’ai de m’en sortir.
Il attrapa ses clés et sortit et claquant la porte. Joey resta pétrifiée sur le lit. Comment une nuit aussi belle avait pu tourner en un drame pareil ?


Jack était étendu sur son lit, perdu dans ses pensées. Il sondait son cœur et chercher en vain des réponses à toutes ses questions. La première étant, suis-je toujours homosexuel ? La deuxième et non des moindres la nature de ses sentiments pour Jen. Il savait quand la fuyant comme il le faisait, il lui faisait de la peine mais il ne voyait pas d’autre solution. Lorsqu’il était en sa présence, chaque parcelle de son corps réclamait de se rapprocher d’elle. De respirer encore plus près son parfum de vanille, il s’était même surpris une fois à se servir de son gel douche afin d’avoir son odeur sur lui. Rien que de penser à elle, il sentait son corps frémir. Il se leva, décrétant qu’une bonne douche lui remettrait les idées en place. Ouvrant la porte, il laissa tomber la trousse de toilette qu’il tenait dans les mains. Jen se tenait devant le miroir, vêtue d’une simple serviette de bain, nouée autour de la taille. Ses longs cheveux blonds bouclés étaient mouillés et lui retombaient en cascade sur les épaules. Une vision de lui fonçant sur elle pour l’embrasser et lui ôter la serviette lui traversa l’esprit. La rejetant, il se détourna de la vue torride que Jen offrait à ses yeux.
JACK : Je suis désolé !
JEN : Jack ! Tu aurais pu frapper.
JACK : Je ne sais pas quoi dire, je n’ai pas fait attention.
JEN : Bon, et bien puisque tu veux la salle de bain, je te la laisse.
Elle passa devant lui et il dû faire appelle à toute sa force mentale pour ne pas relever les yeux vers son corps parfait et....
JACK : Ah ! Mon dieu, Jack, tu es dans la merde dit-il en fermant la porte derrière lui.


Andie ouvrit les yeux précipitamment, gagnée par le froid. Une impression de solitude immense fit irruption dans son corps, dans ses veines. Le froid emplissait la pièce. Elle pensa que la fenêtre était ouverte, jetant un œil, elle réalisa que non. Elle tendit la main sur la place d’a côté espérant y trouver Craig, mais sa main retomba sur un espace vide. Déconcertée, elle réalisa qu’elle était seule. Craig était parti, sans un mot. Sa première réaction fut la peur. Une peur incontrôlable et irréaliste. Pourquoi Craig était-il parti ? La laissant seule. Ne l’aimait-il pas ? Ou pire, était-ce à cause d’elle, elle n’avait pas été à la hauteur ? Oh mon dieu, si c’était cela elle allait mourir de honte. Elle fut prise d’un fou rire, elle se sentait ridicule. Comment pouvait-elle songer à ce genre de choses ? Entre elle et Craig, il y avait quelque chose de fort. Elle le savait, elle en était sûre. Cette nuit avait était spéciale, il n’avait cessé de lui dire combien elle était belle et qu’il était fou d’elle. Leur première nuit avait était magique et merveilleuse, il y en aurait d’autres, beaucoup d’autres et de tendres matins où elle pourrait se réveiller dans les bras du garçon qu’elle aime. Elle sonda son cœur, elle était tombée si vite amoureuse de lui, et si pleinement que cela la surprenait encore. Jamais auparavant, elle n’avait connu un tel élan, un tel déferlement. Sentant encore l’empreinte de son amant, elle se recoucha de l’autre côté du lit. Le sourire aux lèvres, elle respira son parfum musqué qui inondait la pièce.


Lundi matin, Dawson se tenait assis recroquevillé sur son siège. Son scénario était posé sur le bureau de Stratford et il redoutait plus que tout que celui-ci en fasse la lecture devant tout le monde. Une humiliation lui suffisait amplement.
STRATFORD : Très bien, à présent que j’ai lu tous vos travaux, je sais d’ors et déjà qui se fait des illusions quant à son avenir dit-il en riant.
Dawson avait l’impression qu’il s’adressait directement à lui.
STRATFORD : J’en ai conclu vos futurs stages cinématographiques.
Des stages ? Mais, jamais il ne leur avait dit que ces travaux seraient un devoir clé pour obtenir l’un des meilleurs stages que cette université offrait aux premières années. Dawson fut pris d’un accès de colère envers ce professeur si arrogant et imbu de lui-même.
DAWSON : Jamais, il n’a été question que ces devoirs compteraient pour le stage osa t-il s’écrier.
STRATFORD : Oh attention, une objection ! dit-il ironique.
DAWSON : Vous ne nous avez pas dit que ce devoir était un test.
STRATFORD : Si je vous l’avez dit, où aurait été le test dit-il en souriant.
Stratford semblait prendre un réel plaisir à cette conversation. Dawson était le premier de ces étudiants qui osait l’interpeller pendant un cours. Cela lui plaisait vraiment. Ce gamin avait du culot et il aimait ça.
STRATFORD : Auriez-vous peur à cause de ce que vous m’avez rendu ? dit-il en rigolant.
DAWSON : ….
Dawson ouvrit la bouche mais ne parvint pas à dire un mot. Son prof avait raison, il avait peur. Non pas qu’il croyait que son devoir était mauvais mais parce que la façon de juger de Stratford pouvait être radicale et il ne savait pas à quoi s’attendre.
STRATFORD : C’est bien ce que je pensais dit-il en voyant Dawson se rasseoir.
Dawson chercha Charlotte du regard. Elle savait à quoi s’en tenir elle. Mais depuis l’autre soir, elle l’évitait. Il n’aurait su dire pourquoi mais ça l’embêter de ne plus l’avoir constamment sur le dos. Il réalisa que lui aussi aimait bien lorsqu’elle venait le voir et lui donner sa vision des choses. De plus, elle avait souvent raison, après tout, il venait bien d’une petite ville de Caroline du Nord. Il avait bien été choyé par ses parents. Il la regarda, assise derrière le bureau, buvant les paroles de leur cher professeur. Elle était jolie ainsi avec ses cheveux bouclés qui lui retombaient sur ses épaules.
STRATFORD : Très bien, ce cours est terminé. Vous trouverez sur cette liste dit-il en désignant la feuille qu’il tenait dans la main, votre affectation qui sera effective dès mercredi.
Tous ce précipitèrent sur la feuille dès que qu’il fut sortit. Dawson observait ses camarades, certains arboraient des mines ravies, d’autres semblaient dévastés. Lorsque vint son tour, il prit une profonde respiration avant de baisser les yeux sur la feuille. Todd Carr. Oh mon dieu, il allait être stagiaire sur un tournage de Todd Carr, ce mec était très connu dans le métier. Tout compte fait, il avait eu tort d’avoir peur. Il regarda autour de lui, cherchant après Charlotte, il voulait partager cette nouvelle avec elle. La voyant toujours assise, il se précipita à sa rencontre.
DAWSON : Charlotte regarde, je suis avec Todd Carr !!!
CHARLOTTE : C’est formidable pour toi lui dit-elle sans même lever la tête.
DAWSON : Moi qui croyait que Stratford m’aurait saqué dit-il tout content.
La jeune fille leva la tête et le regarda surprise. Puis elle éclata de rire.
CHARLOTTE : Tu ne crois tout de même pas que c’est une faveur de sa part ? dit-elle en s’amusant.
DAWSON : De quoi tu parles, ce type est très connu à Hollywood.
CHARLOTTE : Oh mais c’est sûr. Mais tu sais, il est très connu ici aussi.
Dawson la regarda suspicieux, où voulait–elle en venir ? Charlotte se leva, prenant tout son temps pour éclairer sa lanterne, elle rangea ses affaires avant de le regarder de nouveau.
CHARLOTTE : Ce type à la réputation de détruire les rêves des jeunes réalisateurs en herbe. Aucun stagiaire ayant eu affaire à lui n’a tenu plus de 3 jours. Et aucun d’eux n’est resté à l’USC par la suite.
Dawson fut abasourdi, ce n’était donc en aucun cas une récompense. Mais plutôt un nouveau test.
CHARLOTTE : Bonne chance lui dit-elle en passant à côté de lui.


Pacey se trouvait au Civilization. Il ne travaillait pas ce matin, mais il ne savait pas quoi faire d’autre. Il aimait cette heure de la journée, celle où le restaurant était vide et calme. Il pensa à Joey, depuis sa dispute avec elle de la veille, il ne l’avait pas revue. Il n’arrêtait pas de s’en vouloir pour toutes les choses qu’il lui avait dites. Mais il était très en colère à ce moment là. En colère que Joey ne comprenne pas son besoin de réussite et qu’elle lui en veuille de mettre un terme à leur retrouvailles pour aller travailler alors qu’elle-même le laissait régulièrement de côté pour ses études. Une partie de lui, lui en voulait encore mais elle lui manquait terriblement. Sa relation avec elle avait eu des débuts chaotiques mais il croyait avoir dépassé ce stade depuis longtemps. Le carillon de la porte d’entrée sonna le tirant de ses réflexions. Se penchant, il aperçut Jack, entrant. Son ami avait la mine sombre et le regard perdu dans ses pensées.
PACEY : Ca n’a pas l’air d’aller, vieux ? lui lança t-il.
JACK : J’ai connu des jours meilleurs avoua t-il.
PACEY : T’as envie d’en parler ?
JACK : J’en suis pas très sûr. Je ne suis même pas sûr de ce que je pourrais te dire en plus.
PACEY : OK, alors je vais peut-être nous préparer deux cafés, ça nous fera du bien.
Pacey disparut à l’intérieur des cuisines et revint quelques minutes plus tard, deux tasses de cafés fumant à la main.
PACEY : Alors si tu me disais maintenant ce qui te tracasse ?
JACK : Je ne suis plus sûr d’être homo annonça t-il de but en blanc.
Pacey resta suffoqué. Depuis qu’il connaissait Jack, il le savait homosexuel, il ne l’avait même jamais imaginé avec une fille.
PACEY : Qu’est-ce qui te fait penser ça ?
JACK : Je n’arrête pas de penser à une fille. Je rêve d’elle la nuit, le jour. Quand je suis avec elle, je n’arrive même plus à me concentrer sur quoi que se soit. C’est pour ça que la plupart du temps je l’évite. Mais quand je ne la vois pas, elle me manque énormément. Son sourire, son doux visage, son expression…
PACEY : Tu as l’air sacrément mordu lui dit-il en souriant.
JACK : C’est ce qui me fait peur. Comment je pourrais être mordu d’une fille alors que je suis censé être homo ?
PACEY : Faut croire que tu ne l’aies plus !
JACK : Ou que je ne l’ai jamais été dit-il comme si de rien n’était.
Pacey releva la tête, surpris, vers lui.
PACEY : Comment ça ?
JACK : Je ne sais pas, c’est dur à expliquer mais je n’ai aucun souvenir d’avoir été attiré un jour par un homme comme cette fille m’attire. Je n’ai jamais éprouvé le besoin d’être avec un garçon comme j’ai envie d’être avec elle.
PACEY : Jack, j’ai l’impression que tu es amoureux lui dit-il en s’amusant. Et on peut savoir qui est l’heureuse élue ?
JACK : Jen lui dit-il sans oser relever la tête.
Pacey qui avait porté sa tasse à ses lèvres, la reposa sans y avoir touché, les yeux rivés sur Jack. Il n’en croyait pas ses oreilles. Jen ! Bon d’accord Jack et elle s’étaient toujours très bien entendus mais de la à les imaginer ensemble.
PACEY : Tu es sûr ?
JACK : Certain.
PACEY : Et tu lui as dit ?
JACK : Je ne suis pas fou, Jen et moi sommes amis, de simples amis. De très bon amis mais rien de plus ajouta t-il comme pour s’en convaincre.
PACEY : Merde, ça ne doit pas être facile à assumer.
JACK : Oh non.
Ils burent leur café en silence, remuant chacun leurs sombres pensées. Jack posa un regard interrogateur sur Pacey.
JACK : Dis-moi, toi non plus ça n’a pas l’air d’aller très fort.
PACEY : Je me suis disputé avec Joey hier avoua t-il.
JACK : Quel sujet ? dit-il en avalant une gorgé du breuvage.
PACEY : Elle était en colère que je doive bosser hier.
JACK : Oh.
PACEY : Mais ce qui m’agace c’est qu’elle ne comprend pas à quel point ce job est important pour moi s’emporta t-il. Moi, je n’ai pas un avenir tout tracé devant moi. Si je foire tout, je ne sais pas ce que je vais pouvoir faire après. Et puis, elle ne se gêne pas pour me laisser tomber lorsqu’elle à des devoirs importants, elle.
JACK : Je comprends. Mais si j’ai un petit conseil à te donner.
PACEY : Je t’écoute.
JACK : Toi et Joey êtes ensemble depuis deux ans. Deux longues et merveilleuses années d’après ce que tu m’as toujours dit. Alors, ne laisse pas une petite dispute se mettre entre toi et elle. N’oublie pas que tu l’aimes depuis que tu es gosse et qu’il t’en a fallu du temps pour être avec elle. Rappelle-toi comme ça a été dur.
Pacey savait que Jack avait raison. Il ne pouvait pas rester fâché avec Joey plus longtemps.


Audrey rentra dans sa chambre, heureuse et insouciante. Elle avait dans sa poche le numéro de téléphone d’un garçon très mignon qu’elle avait ouvertement dragué. Et elle en était fière, sa réputation n’était plus a faire, non pas celle de fille facile mais celle de femme entreprenante qui décide seule de ceux avec qui elle sort ou pas. Toute contente, elle pénétra dans sa chambre et trouva Joey le nez plongé dans ses bouquins. L’air concentré sur ce qu’elle faisait.
AUDREY : Mais c’est pas vrai, quand je suis partie il y a trois heures tu étais déjà dans cette position.
Joey regarda son amie d’un air qui la défiait de rajouter autre chose.
AUDREY : Bon, très bien. Je te laisse.
JOEY : De toute façon, je n’y arrive pas dit-elle en refermant brutalement son livre.
AUDREY : Toi ça va pas fort lui dit-elle en s’asseyant sur son lit, prête à l’écouter. Raconte.
Joey la regarda de biais, hésitante. Après tout, elle ne connaissait Audrey que depuis trois semaines. Mais son instinct lui disait qu’elle pouvait avoir confiance en la jeune fille.
JOEY : C’est Pacey.
AUDREY : Oh, il y a de l’orage au paradis.
JOEY : Nous nous sommes disputés pour un truc ridicule.
AUDREY : Comme ?
JOEY : Pacey devait travailler hier et j’étais un peu surprise qu’il doive travailler un dimanche.
AUDREY : Oh, et tu le lui as clairement fait comprendre je parie.
JOEY : Oui.
Joey contemplait Audrey. Le ton négatif de sa voix ne lui avait pas échappé.
JOEY : Vas-y donne moi ton avis, t’en meurs d’envie.
AUDREY : Non, c’est juste que d’un certain côté, je peux comprendre ton petit ami.
JOEY : Ah oui ?
AUDREY : Et bien, je ne vous connais pas depuis longtemps. Mais toi et tes amis vous avez tous décidés d’aller à l’université sauf Pacey, ce qui le met déjà à l’écart de votre univers. Vous avancez, vous allez évoluer, pas lui. De plus, il t’aime ce qui le met en difficulté car il faut qu’il réussisse, pour toi, pour être digne de toi. Alors, ce travail qu’il occupe doit être très important pour lui.
JOEY : Je n’avais pas vu les choses sous cet angle lui dit-elle troublée.
AUDREY : Un point de vue extérieur est toujours ce qu’il y a de mieux dit-elle avec un grand sourire.
Joey prit Audrey dans ses bras et la serra chaleureusement avant de sortir de la chambre.


Andie parcouraient les couloirs du Greenough à la recherche de Craig. Elle ne l’avait pas vu depuis qu’il avait quitté sa chambre la veille au matin. A présent inquiète, elle avait décidé d’avoir une explication avec lui. Mais au fond d’elle, elle savait qu’il devait y avoir une raison pour qu’il ne l’ait pas appelée. Elle se dirigea vers la Common Room, il devait probablement s’y trouver, il y passait tout son temps. Et elle avait raison. Lorsqu’elle tourna elle l’aperçut de dos, avec un sourire elle pénétra dans la pièce avant de s’immobiliser, une fille était avec lui et ils semblaient très proche l’un de l’autre. Il riaient et la fille lui caressait le bras d’un geste qui signifiait qu’ils partageait une intimité et qu’ils se connaissaient très bien. Complètement abasourdie, Andie se sentait fébrile. L’air lui manquait et ses yeux commençaient à s’embuer. La scène à laquelle elle assistait était une véritable torture. Elle était tombée sincèrement amoureuse de lui en peu de temps, et elle avait pensé que ses sentiments étaient partagés. Elle s’était donnée à lui, elle lui avait offert ce qu’elle avait de plus précieux. N’osant bouger, elle resta là, à les regarder jusqu’à ce qu’elle voit la jeune femme l’embrasser et disparaître. Craig se retourna et la vit. D’abord surpris, il s’avança sur elle avec un sourire.
CRAIG : Salut Andie !
ANDIE : Je …je
Elle ne parvenait pas à parler, secouée par des sanglots. Doucement, elle essaya de contenir sa peine.
CRAIG : Ca ne va pas ? lui demanda t-il tranquillement.
ANDIE : Je t’ai vu avec….cette fille. Je…
CRAIG : Ah avec Claire tu veux dire ?
ANDIE : Oui, je croyais que toi et moi….
CRAIG : Tu croyais qu’on était ensemble ? lui demanda t-il surpris.
ANDIE : On a fait l’amour et je …dit-elle des larmes pleins la voix.
CRAIG : Andie, toi et moi on s’est bien amusé c’est vrai, mais c’est tout. Je ne t’ai jamais rien promis il me semble.
ANDIE : Je sais mais je croyais que tu tenais à moi prononça t-elle entre deux sanglots étouffés.
CRAIG : Mais je t’aime beaucoup lui assura t-il.
ANDIE : Mais moi je suis amoureuse de toi lui dit-elle en pleurant.
CRAIG : Ce n’est pas ma faute à moi. Nous sommes jeunes, et je croyais que toi aussi, tu voulais t’amuser un peu.
Voyant qu’Andie pleurait de plus en plus, Craig se recula d’elle, tenant à éviter un esclandre.
CRAIG : Bon Andie, je suis désolée mais il faut que j’y aille. On se voit plus tard en cours.
Sans un mot, il s’éloigna. Andie se faufila jusqu’à sa chambre et s’effondra sur son lit, y déversant toutes les larmes que son corps pouvait contenir.

Marjo  (18.09.2003 à 19:28)
Pacey cherchait ses clés dans tout l’appartement, il voulait aller voir Joey et s’excuser de son attitude. Jack l’avait aidé à se rendre dompte à quel point il avait été idiot. La seule chose importante était qu’ils s’aimaient et il ne devait pas perdre cet objectif de vue. Les clés en mains, il se dirigeaient vers la porte lorsqu’on y tapa faiblement. Il l’ouvrit brusquement.
PACEY : Je suis désolé mais je suis pressé……Joey !! s’exclama t-il.
JOEY : Je te dérange ?
PACEY : Non pas du tout, entre.
Pacey s’effaça pour la laisser entrer. Le cœur battant la chamade, il frissonnait. Même après deux ans, cette fille pouvait encore réveiller des parties inconnues de son corps. Il était étonné de la voir sur le pas de sa porte, c’était comme si penser à elle l’avait amenée jusqu’à chez lui. Il se retourna et planta ses yeux dans les siens. Immobiles, ils se perdaient dans le regard de l’autre.
JOEY : Je suis désolée…
PACEY : Je suis désolé…
Ils s’étaient exprimés en même temps ce qui les firent éclater de rire.
JOEY : Non, c’est moi.
PACEY : Laisse Joey ça va lui dit-il en s’approchant d’elle.
JOEY : Non, je ne suis pas d’accord. C’était ridicule Pacey, je sais ce que ton travail signifie pour toi et je m’excuse de m’être emportée.
PACEY : On oublie tout lui dit-il en se collant à elle.
JOEY : Je t’aime Pacey lui déclara t-elle alors que leurs souffles se mêlaient.
PACEY : Moi aussi lui dit-il avant de fondre sur ses lèvres et de l’embrasser tendrement.
JOEY : Tu as un peu de temps devant toi lui demanda t-elle taquine.
PACEY : Deux heures.
JOEY : Hum, qu’est-ce qu’on peut faire pendant tout ce temps ? lui demanda t-elle rieuse.
Pacey alla mettre de la musique douce avant de venir reprendre Joey par la taille et la serrer dans ses bras. Il commença à l’embrasser dans le cou et Joey se mit à glousser doucement. Ils se déhanchaient au rythme de la chanson, marchant lentement vers la chambre. Leurs deux corps pressaient l’un contre l’autre, les lèvres tendrement enlacées en une douce caresse, sucrée et sensuelle.
PACEY : Joey tu vibres….
JOEY : Oh zut !
Rompant leur étreinte, elle s’empressa de décrocher son téléphone. Pacey observa la scène, de loin, semblant s’enfoncer dans sa solitude. Il se sentait déjà seul alors que Joey était à deux mètres.
JOEY : Audrey tu plaisantes…Quoi ?....Nan, mais c’est pas possible…..J’avais tout mis là dedans !! Très bien….oui oui… j’arrives dit-elle en raccrochant.
Joey se retourna vers Pacey, le regard triste et désolé. Pacey affichait un regard absent.
JOEY : Pacey, je suis terriblement désolée…
PACEY : Mais tu dois y aller finit-il.
JOEY : Il y a un problème avec l’ordinateur, toutes mes notes sont dedans, sans parler du devoir que je dois rendre demain lui dit-elle en guise d’excuse.
PACEY : Pas besoin de m’expliquer…
Pacey regardait tout sauf elle. Il ne voulait pas rencontrer ses grands yeux verts. Il était triste mais en colère surtout. Encore une fois, elle devait partir à cause de son école. Il avait l’impression que Worthington passait avant lui.
JOEY : Je m’en veux vraiment lui dit-elle en se rapprochant de lui assez près pour le toucher. Dis-moi que tu ne m’en veux pas ? le supplia t-elle.
PACEY : Je ne t’en veux pas lui dit-il sans lever les yeux.
JOEY : Pacey on sait tout les deux que ce n’est pas vrai.
PACEY : Tu ferais mieux d’y aller lui dit-il en la fixant intensément.
Elle le regarda un instant avant de quitter la pièce, le coeur lourd et rongé par le remord et l’inquiétude. Qu’adviendrait-il de son couple s’ils continuaient à enchaîner les disputes ?


Dawson se cachait dans un soin du studio. Son premier jour ainsi que les trois suivants auprès de Todd Carr avaient été un véritable calvaire. Ce type était odieux avec tout le monde et particulièrement avec lui. Depuis quatre jours, il le faisait faire toutes les corvées inimaginables. Mais Dawson encaissait tous les coups, désireux de prouver à son professeur ce qu’il valait. Et puis, il voulait aussi montrer à Charlotte de quoi il était capable. Il se mit à rire, si elle le voyait ainsi, assis dans un soin en une attitude puérile, attendant que ça passe, elle serait probablement morte de rire.
TODD : Leery ! hurla t-il.
Prenant son courage à deux mains, Dawson se mit debout et releva la tête. Il se sentait prêt à affronter l’orage.
DAWSON : Je suis là !
TODD : Qu’est-ce que tu fous, ça fait deux heures que je t’ai demandé de me ramener du café ! Tu te crois en vacances ?
DAWSON : Désolé, j’y vais tout de suite.
TODD : Pas la peine, reste là.
Todd se replaça derrière la caméra et tourna la scène suivante dans le plus grand silence. A la fin, tout le monde applaudit. Jeff son metteur en scène vint le saluer.
JEFF : C’était génial ! Formidable, tu es le meilleur.
TODD : Merci.
BRIAN : Ouais, un travail génial…ajouta son assistant.
Las d’écouter les compliments de son entourage, Todd se retourna vers Dawson qui gardait le silence. Il se rapprocha de lui et d’un regard intimidant le jugea de la tête aux pieds.
TODD : Et toi petit, qu’en penses-tu ?
Tout se passa très vite dans la tête de Dawson. Premièrement, il pourrait faire comme tout le monde et lécher les bottes de cet homme qui avait l’habitude qu’on lui cire les pompes. Se serait pour lui la meilleure des manières de se faire bien voir. D’un autre côté, cette scène était nulle et d’un point de vue éthique, il ne pouvait pas dire le contraire. Mais cela signifiait probablement la fin de sa carrière.
TODD : Alors ? Tu as sûrement une langue ?
DAWSON : Oui.
TODD : Alors, cette scène, tu en penses quoi ? insista t-il.
DAWSON : Elle est nulle i]avoua t-il.
Le silence tomba sur le plateau. Plus personne n’osait parler, ni même respirer. Tous, assistaient à la scène et regardaient Dawson d’un air ahuri. Todd lui-même semblait surpris. Probablement pas habitué à ce que quelqu’un, et surtout un petit bleu, lui dise ce qu’il pensait.
TODD : Développe lui demanda t-il imperturbable.
DAWSON : Très bien dit-il en reprenant son souffle, la lumière était mauvaise, et puis son cri était peu convainquant, j’ai eu l’impression qu’elle venait de se rendre compte que son vernis à ongle avait bavé.
Todd émit un petit rire étouffé.
DAWSON : Il n’était pas en place dit-il en désignant un des figurants. Et elle avait un temps d’avance sur son texte termina t-il en montrant d’un signe de tête l’actrice principale qui s’en offusqua.
Todd le regarda silencieusement. Semblant réfléchir ses paroles. Finalement, il éclata de rire.
TODD : Tu iras loin petit !
Dawson ne savait pas ce que cela signifiait et commençait à avoir peur. Tout le plateau imita Todd sans réellement savoir pourquoi ils riaient, ça Dawson en aurait mit sa main à couper. Puis Todd cessa de rire et se tourna vers ses employés.
TODD : Ce gamin a raison, cette scène est nulle s’écria t-il. Je bosse avec des incapables !!!!
Soulagé, Dawson s’éloigna boire un verre d’eau sentant sa gorge sèche.
TODD : Eh Leery !
DAWSON : Oui dit-il fébrilement.
TODD : T’éloigne pas, j’aurais sûrement besoin de ton avis plus tard.


Andie était allongée sur son lit. Depuis une semaine déjà, elle avait pleuré toutes les larmes de son corps, si bien qu’elle se sentait vide à l’intérieur. Jamais encore auparavant, elle ne s’était trouvée aussi minable et sale. Elle s’était donnée à un type qui n’en valait pas la peine. Elle avait cru à quelque chose qui n’existait pas ou qui n’existait que pour elle. Elle avait traversé ces jours comme dans un brouillard, faisant à peine quelques apparitions à ses cours, manquant des devoirs importants. Elle ne s’était pas sentie la force d’y aller et d’affronter tous les regards de ses camarades. Ayant peur d’y lire ce qu’elle savait au plus profond d’elle, elle s’était faite roulée dans la boue par un garçon. Beaucoup penseraient aussi qu’elle était une fille facile alors qu’il était le premier garçon avec qui elle faisait l’amour. Elle l’imaginait racontant ses exploits avec ses camarades, donnant des notes et des détails croustillants. Plusieurs fois au cours de la semaine, elle l’avait aperçu au bras de filles qui étaient différentes chaque jours. Et chaque fois, elle s’était sentie trahie et humiliée, sentant le poignard s’enfoncer dans sa chair. Comment elle, qui était censée être une fille intelligente, avait-elle pu tomber dans un piège aussi vieux et usé. ? Comment avait-elle pu craquer sur un homme de ce genre ? Et plus important encore, comment n’avait-elle pas vu que Craig faisait parti de ce genre d’homme ? A cette idée, une vague de colère s’empara d’elle. Jamais plus elle ne serait aussi naïve. Mais pour l’instant, son cœur était meurtri, elle l’aimait toujours. Elle avait espéré construire quelque chose avec lui. Et le plus dur était de vivre près de lui avec le risque de le croiser à chaque sortie. Elle savait qu’elle ne le supporterait pas. Et puis, la vie à Harvard ne ressemblait pas à se qu’elle avait imaginé au début. Elle avait cru à un rêve féerique et magique, la réalité était sombre et maussade. Les gens n’étaient pas ce qu’elle croyait non plus. Ses amis commençaient à lui manquer de plus en plus, chaque jour loin d’eux lui semblait vide et nul de sens. Et Jack, depuis plusieurs jours déjà, il ne lui avait pas donné de nouvelles, elle sentait bien qu’il avait un problème qu’il lui taisait et elle n’était même pas là pour pouvoir l’aider. Depuis qu’ils étaient tout petit, ils avaient toujours été là l’un pour l’autre. Sa vie était triste et morne sans Jack pour lui raconter ses problèmes, Jen avec ses petites anecdotes croustillantes sur ses conquêtes, Dawson et ses grands rêves, enfin Pacey et Joey, ces deux-là lui avaient transmis le goût du bonheur, lui redonnaient envie d’y croire. Ils faisaient plaisir à voir tellement leur amour pouvait être palpable. Une solution s’imposa à elle, la seule qui lui paraissait possible. Ne plus voir Craig tous les jours et pouvoir partager la vie de ses amis. Elle prit sa décision, qui était définitive et irrévocable. Se serait beaucoup mieux pour elle. Elle devait quitter Harvard.


Jack se trouvait sur une plage de sable fin, le soleil l’inondait et il sentait une douce chaleur lui caressait le corps. Tout autour de lui se dessinait des rochers et des palmiers. Il se trouvait dans une petite crique, retirée et intime. Le cadre était très joli mais rien ne lui semblait familier. Il ne savait pas ce qu’il faisait là. Mais pour rien au monde il n’aurait voulu être ailleurs. Une silhouette attira son attention, quelqu’un sortait de l’eau. Un corps de femme, magnifiquement sculpté se dessina dans l’horizon, elle marchait droit vers lui. Il se surprit à apprécier chaque courbe et chaque cambrure de la jeune fille. Gracieusement, elle se déplaçait aux rythmes des vagues qui venaient lui caresser les pieds. Finalement, elle arriva devant lui et se laissa tomber à genoux. Son visage vint baigner dans la lumière du soleil. Lentement, les traits se dessinèrent et il pu reconnaître Jen. Elle était d’une beauté à couper le souffle, son maillot de bain violet à fines bretelles faisait ressortir son teint halé et chaud.
JEN : On dirait que tu ne m’as jamais vu ? dit-elle en rigolant.
JACK : J’ai l’impression de te voir avec des yeux nouveaux.
JEN : Ah bon, et qu’est-ce que tu vois ? demanda t-elle aguicheuse.
JACK : Une fille magnifique, splendide, dont le seul sourire me fait chavirer le cœur.
JEN : Wouah dit-elle perplexe. Et bien, que dire ? Sauf peut être….
Doucement, avec un sourire, elle se pencha sur lui et l’embrassa fougueusement. Tendrement, Jack noua ses bras autour de sa taille et la fit glisser à côté de lui. Les cheveux dans le sable, Jen semblait sous l’emprise des baisers de Jack. Lui ne s'était jamais senti aussi bien, jamais encore il n’avait ressenti de telles sensations auprès de quelqu’un. Tandis que ses lèvres effleuraient les siennes tendrement, sa main explorait son corps. Le souffle court, il sentit le désir montait en lui. Il désir violent et puissant.
JACK : Si tu savais comme je t’aime haleta t-il.
Brusquement Jack se redressa dans son lit, il était couvert de sueur. Sa respiration saccadée avait du mal à reprendre un rythme normal. Le cœur battant la chamade, il baissa ses yeux vers son bas ventre et s’aperçut que tout son rêve n’était pas factice. Il se précipita vers la salle de bain et prit une douche glacée. Sous l’eau froide, il réalisa l’ampleur de son rêve. S’appuyant sur le mur, il laissa retomber ses bras le long de son corps.
JACK : Je suis amoureux de JEN réalisa t-il soudain avec force.


Gail se trouvant seule, avait décidé de faire revenir tout le monde à Capeside auprès d’elle autour d’un bon repas maison. Oh, elle avait bien Mitch mais en temps normal sa maison regorgeait de jeunes adolescents qui remuaient dans tous les sens. Sans eux, sa maison lui paraissait vide et calme, et ce silence devenait pesant aux files des semaines.
MITCH : Tu as l’air bien gai lui demanda t-il en rentrant dans la cuisine d’où s’échappait une délicieuse odeur.
GAIL : Les enfants ne vont pas tarder lui dit-elle avec un grand sourire. Tu as mis la table ?
MITCH : Oui chef lui dit-elle en venant l’enlacer par derrière.
GAIL : Mitch ! Je n’aurai jamais fini s’écria t-elle en rigolant.
MITCH : Ca sent délicieusement bon.
GAIL : Ce n’est que du gigot d’agneau.
Mitch l’enlaça tendrement, il était fou de sa femme. Il ne se rappelait pas un jour où il n’avait pas été amoureux d’elle. Ses cheveux sentaient bon la vanille, son arôme préféré. Gail posa sa cuillère en bois et se retourna pour faire face à son mari. Passant ses bras autour de son cou, elle l’embrassa amoureusement avant de le regarder, inquiète.
GAIL : J’ai un peu peur.
MITCH : Il n’y a pas de raison je t’assure. Tout se passera bien.
GAIL : Et si Dawson ne le prenait pas bien ?
MITCH : Tout ira bien i]lui dit-il d’un ton sûr et rassurant.
GAIL : Oh tu as vu l’heure qu’il est ? Tu ferais bien de te dépêcher d’aller la chercher à la gare, elle ne devrait plus tarder s’écria t-elle.
MITCH : Ah oui, la fille de ton ami, je l’avais presque oubliée. Je file.
Il déposa un baiser sur ses lèvres et attrapa les clefs de sa voiture sur le guéridon d’entrer. En sifflotant, Gail retourna à ses fourneaux. La porte de la cuisine s’ouvrit brusquement quinze minutes plus tard. Surprise, elle se tourna et eut une expression de surprise peinte sur le visage.
GAIL : Dawson !!!!
DAWSON : Bonjour maman lui dit-il en venant la serrer dans ses bras.
GAIL : Tu m’as tellement manqué mon fils. Laisse-moi te regarder lui dit-elle en se reculant. Mon dieu, tu as grandi, j’ai l’impression ! Et puis tu as maigri, est-ce que tu manges assez ? l’interrogea t-elle.
DAWSON : Je vais bien lui dit-elle en rigolant. Très bien.
GAIL : Ah mon dieu ! Ce que je suis contente lui dit-elle en le resserrant contre elle.
DAWSON : Maman, tu vas finir par m’étouffer lui dit-il en se retirant de son étreinte. Papa n’est pas là ? lui demanda t-il en regardant autour de lui.
GAIL : Il est sorti. En fait, il est parti chercher la fille d’une de mes amies à la gare. Je l’ai rencontrée par hasard l’autre jour et elle m’a dit qu’elle devait partir en voyage et que sa fille allait se retrouver seule. Par conséquent, je l’ai invitée.
DAWSON : Toi et ta conscience, elle te perdra. Et je la connais ?
GAIL : Non, je n’avais pas revu Joanne depuis plus de vingt ans.
DAWSON : Et tu connais sa fille ?
GAIL : Non.
Dawson éclata de rire et monta dans sa chambre pour y déposer ses affaires avant de donner un coup de main à sa mère.


Pacey et Joey était en route pour Capeside. Ils avaient acceptés avec joie la proposition de la mère de Dawson. Mais l’ambiance était assez tendue dans la voiture, ils ne s’étaient pas reparler depuis que Joey avait quitté Pacey pour aller régler ses problèmes d’ordinateur. Pacey n’avait aucune envie de reparler de la soirée en question mais sa colère n’était pas éteinte pour autant. L’atmosphère lourde et pesante commençait à influencer le moral de chacun. Il se concentrait sur la route, occultant volontairement la présence de Joey à ses côtés.
JOEY : Tu as l’intention de m’ignorer encore longtemps ? lui demanda t-elle d’une voix plus triste qu’énervée.
PACEY : Je ne t’ignores pas lui dit-il les yeux sur la route.
JOEY : Ah bon je croyais ! lui dit-elle ironique.
Pacey jeta un œil vers elle et souffla.
PACEY : C’est juste que je n’ai pas envie de parler.
JOEY : Traduction, je n’ai pas envie de TE parler.
PACEY : Je ne crois pas que ce soit l’endroit pour discuter de ce qu’il s’est passé la dernière fois.
JOEY : Non, je suis d’accord.
PACEY : Bien.
JOEY : Bien.
Ils firent le reste du trajet en silence. Retournant leur colère mutuelle dans leur tête.


Dawson était assis sur la terrasse, attendant son père. Il était impatient de le revoir et de lui dire ce qu’il se passait pour lui à Los Angeles. Il voulait démontrer à son père qu’il avait eu raison de le soutenir et de l’encourager. Il avait été le premier à croire en lui, à l’âge de 13 ans, il lui avait offert sa première caméra vidéo, le cadeau suprême pour lui. Lorsqu’il aperçut la voiture remonter l’allée, il se leva. Lorsque son père en descendit, il courut à sa rencontre et le prit dans ses bras.
MITCH : Dawson ! dit-il en le serrant très fort.
DAWSON : Je suis content de te voir.
MITCH : Moi aussi.
CHARLOTTE : Oh mon dieu !
Dawson se tourna vers la voix sortie tout droit de nulle part. Charlotte se tenait à gauche de la voiture, elle venait d’en sortir. Mettant très vite les pièces du puzzle ensemble, il réalisa que Charlotte devait être la fille de la fameuse amie de sa mère et que par conséquent, il allait devoir passer la soirée avec elle. Seigneur !
DAWSON : Mais qu’est-ce que tu fais là ? s’écria t-il.
CHARLOTTE : J’allais te poser la même question ?
MITCH : Vous vous connaissez ? demanda t-il surpris.
DAWSON : On est à la même école avoua t-il sans lâcher Charlotte du regard.
MITCH : Je ne savais pas que vous étiez amis, c’est une sacrée coïncidence.
La phrase « On l’est pas !!» leur avait traversé l’esprit à tout les deux mais ils s’étaient contentés de se dévisager. Marchant derrière Mitch, ils regagnèrent la maison en se jetant des regards en biais. Dawson se demandait comment sa mère avait pu lui faire une chose pareille. Bon d’accord, elle n’était pas au courant mais il était en colère quand même. Une petite discussion avec mademoiselle « je sais tout » s’imposait.

Marjo  (18.09.2003 à 19:59)
Tout le monde était réuni autour de la table et malgré une bonne humeur apparente, Gail sentait bien que chacun d’entre eux cherchait à cacher quelque chose et n’était pas à l’aise. De plus, l’attitude de Dawson avec Charlotte l’intriguait. Depuis, que Mitch était arrivé avec elle, Dawson s’était renfermé sur lui-même et paraissait énervé. Pourquoi ?
GAIL : Alors Dawson, si tu nous disais où toi et Charlotte vous vous êtes rencontrés ?
DAWSON : Cela n’est pas très intéressant.
JACK : Au contraire dis-nous ? s’empressa t-il d’ajouter, soucieux de détourner l’attention de lui
Dawson lui adressa un regard mauvais dont Jack ne parut pas faire attention. Trop occupé à passer inaperçu, ce que Dawson avait remarqué.
DAWSON : On s’est connu à l’aéroport le jour où je suis arrivé à Los Angeles lâcha t-il.
GAIL : Et toi aussi tu es à l’USC ? demanda t-elle à Charlotte.
CHARLOTTE : Oui, nous sommes dans la même classe.
DAWSON : Sauf qu’elle est la chouchoute du prof dit-il avec dédain.
CHARLOTTE : Ce n’est pas vrai !!! se défendit-elle avec un regard mauvais en direction de Dawson.
DAWSON : Ben voyons, tu n’es pas son assistante peut être ? Si ça c’est pas fayoté !
MITCH : Dawson maintenant ça suffit ! intervint-il.
CHARLOTTE : J’appelle ça, aider son oncle lâcha t-elle à la grande surprise de Dawson qui en fit tomber sa fourchette.
DAWSON : Facile d’avoir des relations quand la famille de papa et maman est derrière soi !! déclara t-il, une fois le choc passé.
CHARLOTTE : J’ai été adoptée et mes parents adoptifs ne savent que me refiler de droite à gauche. Ils sont beaucoup trop occupés par le travail pour se soucier de moi déclara t-elle avec froideur. Tu es content ? lui demanda t-elle des larmes pleins les yeux.
Dawson resta cloué sur place, il n’avait pas imaginé ça. La jeune fille sûre d’elle et agaçante qu’elle affichait en permanence n’était qu’une façade pour se protéger des autres. Il était rongé par le remords et comprenait mieux sa réaction au café.
JACK : Félicitation Dawson ! murmura t-il.
Dawson se retourna sur lui, reportant toute sa colère vers son ami.
DAWSON : Tu vas me lâcher un peu !!
JACK : Quoi, j’ai rien fait ! s’indigna t-il.
DAWSON : C’est bien ça le hic, Jack. Tu ne fais rien lui dit-il en posant les mains sur la table et en le fixant bien dans les yeux. Tu crois qu’on n’a pas remarqué que tu étais bizarre et que tu nous cachais quelque chose ?
Jack ravala sa salive, évitant de croiser Jen du regard.
DAWSON : Alors, si tu nous disais ton petit secret ?
JACK : Je n’ai aucun secret dit-il la tête basse.
JEN : Menteur murmura t-elle.
DAWSON : Tu disais Jen ? lui dit-il l’ayant entendu.
JEN : Tu es un menteur !!! déclara t-elle en ne regardant que Jack. Tu as un problème et c’est avec moi. J’ignore ce que sais mais c’est suffisant pour que tu m’évites. Alors ?
JACK : Alors quoi ? Qu’est-ce que tu veux que je te dise ? s’énerva t-il.
JEN : Je veux savoir ce que je t’ai fait pour mériter ça !!
JACK : Absolument rien, tu te fais des idées.
PACEY : Tu devrais lui dire lui souffla Pacey.
JEN : Me dire quoi ? s’écria t-elle tandis que Jack incendiait Pacey du regard. Jack, je veux savoir !!!
JACK : Tu veux savoir quoi ? Hein ? Tu veux que je te dise qu’auprès de toi, je doute de mon homosexualité, c’est ça que tu veux entendre ???
Jen se rassit, complètement bluffée. J’aimais elle n’aurait penser ça.
JACK : T’es contente voilà, tu sais ! J’ai réalisé que je n’étais plus gay et que je ne l’ai peut-être même jamais été !! Et ça je l’ai compris parce…….parce que je suis amoureux de toi !!! avoua t-il.
Jen en eut le souffle coupé et eut du mal a reprendre sa respiration, jamais elle n’avait envisagé de tel sentiments envers Jack. Ils étaient amis, de très bon amis même. Jack préférant ne pas avoir à subir une seconde de plus son regard se tourna vers Pacey, l’instigateur de sa déclaration.
JACK : Alors Pacey, toi qui est pour la vérité, pourquoi tu ne dis pas à Joey ce qui te met en colère ?
JOEY : Oui, pourquoi tu ne me le dis pas ? lui demanda t-elle en se tournant vers lui pour la première fois de la soirée.
PACEY : Parce que je n’ai rien à dire ! lança t-il mauvais.
JACK : Moi, j’en suis pas si sûr ! dit-il en le fixant bien.
JOEY : Alors, puisque c’est l’heure de vérité autant y passer nous aussi. Dis-moi chéri, quel est le problème avec moi ? lui demanda t-elle du défi plein les yeux.
PACEY : Ah tu veux savoir, et bien, tu n’es qu’une sale égoïste.
JOEY : Une égoïste répéta t-elle en accusant difficilement le coup.
PACEY : Oui exactement ! Tu ne te rends pas compte à quel point mon travail est important pour moi. Je n’ai pas un avenir tout tracé comme toi. Je dois bosser deux fois plus !
JOEY : Mais qui t’en empêche ? Moi peut-être ? s’indigna t-elle.
PACEY : On ne peux pas dire que tu m’aides en tout cas s’emporta t-il. Tu es sans cesse entrain de râler que je doive bosser et tu ne te rends pas compte que toi, de ton côté, tu étudies constamment !!!
Joey se cala sur sa chaise, surprise et déçue. S’il pensait tout ça, pourquoi ne pas lui en avoir parlé plus tôt ? Ses yeux tombèrent sur Andie, qui renfoncé sur son siège, avait un petit sourire aux coins des lèvres.
JOEY : La situation t’amuse ?
ANDIE : Pas du tout !! affirma t-elle pleine d’innocence.
JOEY : Et bien, puisque tout le monde y passe, il n’y a pas de raison. Andie, tu es revenue avec un sac énorme. Toi qui n’es censé rester que deux ou trois jours, tu peux nous expliquer ?
ANDIE : Je n’ai rien à expliquer !
JOEY : Pas même pour avoir pleuré dans la salle de bain il y a vingt minutes, pensant que personne ne s’en rendrait compte ?
ANDIE : Je ne te dois aucune explication.
JOEY : Harvard ne serait-elle pas le merveilleux endroit dont tu as toujours rêvé ? se moqua t-elle.
ANDIE : Et bien si tu veux savoir non, ce n’est pas l’endroit que je croyais et je vais le quitter !! avoua t-elle en tremblant.
JACK : Andie !! s’écria t-il.
ANDIE : Et oui, Jack je suis désolée dit-elle les larmes aux yeux. Mais je vais abandonner dès lundi.
JACK : Mais pourquoi ?
ANDIE : Parce que j’ai étais idiote dit-elle en se mettant à pleurer. Je suis sortie avec un garçon qui m'a largué après avoir couché avec moi. Je ne veux plus rester là bas et le voir tous les jours avec d’autres.
Joey se tassa sur sa chaise, elle s’en voulait énormément, si elle avait su, jamais elle n’aurait insisté. Gail, qui était restée silencieuse jusque là et qui avait observé toute la scène, se leva avant de jeter un regard circulaire autour d’elle.
GAIL : Je suis enceinte annonça t-elle avant de quitter la pièce.
Tous se regardèrent surpris avant de quitter un par un la pièce et de partir tous dans des directions opposées.


Le week end était fini, tous avaient regagné leur université. Aucun d’entre eux ne s’était reparlé depuis le fameux repas. Dawson avait tenté de parler avec Charlotte mais il ne l’avait pas retrouvé. Le cours avec Stratford prenant fin, il prit son courage à deux mains et descendit le voir.
DAWSON : Je peux vous parler monsieur ?
STRATFORD : Monsieur Leery, que me vaut cet honneur ?
DAWSON : Je me demandais si vous saviez où se trouve Charlotte ?
STRATFORD : Et pourquoi le saurais-je ? lui demanda t-il détaché.
DAWSON : Et bien parce que vous êtes son oncle dit-il tout naturellement.
STRATFORD : Elle vous l’a dit dit-il surpris. D’habitude, elle préfère taire cette information se dit-il à lui-même.
DAWSON : Bon alors, vous le savez ou pas ? dit-il en commençant à s’énerver.
STRATFORD : Elle est à la librairie, elle m’a dit qu’elle avait absolument besoin d’un livre.
DAWSON : Merci lui dit-il en détalant comme une flèche.
Il traversa toute l’université au pas de course et la retrouva finalement devant le rayon livre ancien de la librairie rattachée à l’USC. Il se dirigea droit sur elle.
DAWSON : Je peux te parler ?
CHARLOTTE : Non dit-elle catégorique.
DAWSON : S’il te plait ? insista t-il.
Elle le regarda et soupira avant de le suivre à l’extérieur.
CHARLOTTE : Bon alors, qu’est-ce que tu me veux ? lui demanda t-elle en soufflant.
DAWSON : M’excuser.
Elle l’observa surprise. Elle ne s’attendait pas à ça. Apercevant un banc, elle alla s’asseoir dessus. Dawson la suivit et en fit autant.
CHARLOTTE : Tu ne pouvais pas savoir.
DAWSON : Je m’en veux.
CHARLOTTE : Pourquoi ? Tu avais raison, j’ai été une vraie casse-pied.
DAWSON : Oh pas tant que ça, en fait lui dit-il en souriant.
CHARLOTTE : Merci.
DAWSON : On pourrait recommencer du début, non ?
CHARLOTTE : Ca me plairait beaucoup avoua t-elle.
DAWSON : Enchanté, je m’appelle Dawson Leery et je viens d’une petite province de la Caroline du Nord lui dit-il en lui tendant la main.
CHARLOTTE : Moi c’est Charlotte Clark, j’ai été adoptée et mon oncle est le professeur Stratford dit-elle en serrant sa main dans la sienne et en lui rendant son sourire.


Jack été allongé dans son lit, ressassant ses pensées. Jamais il n’aurait dû avouer ses sentiments à Jen. Maintenant qu’allait-il advenir de sa relation avec elle ? Leur amitié allait droit à la poubelle. Depuis qu’il était parti de chez les Leery et avait prit un train pour rentrer, il ne l’avait pas revue, n’avait pas osé l’affronter. Avoir une discussion avec elle le terrifiait. Il savait qu’elle était inévitable mais il avait peur des conséquences qu’elle allait engendrer. Il redoutait plus que tout de la perdre en tant qu’amie. De plus, il vivait chez elle et se serait à lui de partir, où irait-il ? Finalement, plutôt il lui parlerait, plus vite il serait fixé sur son avenir. De plus, il ne l’avait pas vue depuis 48 heures et elle commençait à lui manquer. Rassemblant tout son courage, il se leva et parcoura les quelques mètres qui les séparaient. Parvenu devant sa porte, il pouvait entendre la douce musique qui émanait de la pièce, signe qu’elle était là. La sachant juste derrière la porte, il sentait son cœur s’affoler. Il posa sa main sur la porte mais n’osa pas frapper. Il resta quelques instant ainsi collé à la porte avant de retourner dans la sienne et de refermer la porte sur lui. Ce ne serait pas pour aujourd’hui, il n’en avait pas la force.


Jen était debout, le dos collé à sa porte, ignorant que Jack était de l’autre côté. Elle hésitait à aller lui parler, ne sachant pas quoi lui dire. Il était amoureux d’elle ! Il le lui avait clairement avoué. Depuis, qu’elle le connaissait, il avait toujours était homo, aussi s’était-elle toujours refusée à avoir des sentiments amoureux à son encontre et s’était nouée avec lui d'une amitié très forte. Il était devenu l’une des personnes les plus importantes de sa vie. Elle se rappelait souvent avoir trouvé dommage qu’il soit gay, disant que les garçons les plus formidables étaient soit pris soit homosexuels. Et maintenant qu’il ne l’était plus ? Que devait-elle faire ? Qu’allait–elle lui dire lorsqu’elle le croiserait ? Comment devait-elle agir avec lui ? Elle ne pouvait faire comme si de rien n’était. Depuis qu’elle connaissait la nature de ses sentiments pour elle, elle comprenait mieux ses réactions. Toutes ces fois où elle l’avait surpris entrain de regarder vers elle avec un air bizarre. Mais quels étaient ces sentiments à elle pour lui ? Elle l’aimait énormément, ça c'était indéniable. Mais avec quelle intensité ? Et de quelle façon ? Refusant de pousser plus avant ses réflexions, elle stoppa le flux de ses pensées. S’allongeant sur son lit, se laissant bercer par la musique, elle décida d’y réfléchir plus tard et finit par s’assoupir recroquevillée sur elle-même.


Andie était retournée à Harvard avec la ferme intention de faire ses bagages et de partir définitivement. Elle s’était déjà renseignée pour faire son rattachement à l’université de Worthington. Jen lui avait promis de l’héberger à son arrivée et pendant l’année scolaire. Elle devait repartir là-bas pour oublier et avancer. Marchant dans les couloirs, elle ne faisait pas attention et rentra dans une fille qui longeait les murs.
ANDIE : Je suis désolée, je ne faisais pas attention s’excusa t-elle.
FILLE : Ce n’est rien dit-elle timidement.
ANDIE : Tout va bien ? lui demanda t-elle surprise devant l’attitude étrange de la jeune fille.
FILLE : Oui merci murmura t-elle avant de s’éloigner.
Andie, la regarda partir avec un air de compassion au visage. Cette fille n’avait pas l’air d’aller. Elle semblait seule et perdue, comme désorientée voire apeurée. Le genre de fille dont on pourrait passer à côté sans même la voir. La jeune fille en question n’alla pas bien loin car à peine quelques mètres plus loin elle s’arrêta et se retourna vers Andie.
FILLE : A vous aussi, il vous l’a fait, hein ?
ANDIE : Qui ? demanda t-elle ne voyant pas où elle voulait en venir.
FILLE : Craig murmura t-elle.
Retenant une pointe d’exclamation, Andie porta une main à sa bouche pour étouffer son cri. Alors Craig avait fait son numéro à beaucoup d’autres filles. Malheureusement pour elle, la fille en face d’elle avait l’air en pire état.
ANDIE : Viens lui dit-elle en l’attirant dans sa chambre.
Une fois, en sécurité à l’intérieur, elles purent discuter tranquillement.
ANDIE : Comment tu as su pour moi ? lui demanda t-elle.
FILLE : Il suffisait de te regarder lui dit-elle timidement. Je t’ai vu plusieurs fois avec Craig et puis plus rien. Ensuite, tu avais l’air triste. C’est comme ça que j’ai compris avoua t-elle.
ANDIE : Oh.
Après avoir discuté un peu. Andie apprit qu’elle s’appelait Clara et que Craig lui avait fait exactement le même numéro qu’à elle. Prise de pitié pour elle, Andie décida de la prendre sous son aile. Clara lui raconta qu’elle avait déjà repéré deux autres filles à qui il avait fait son petit tour. A force de discuter ensemble, les deux jeunes filles développèrent un sentiment de colère aigu vis-à-vis de Craig. A cause de lui, elles s’étaient senties devenir une moins que rien, à cause de lui, elles avaient totalement perdu leur assurance, leur amour propre. Le désir de se venger s’empara très vite d’elles. Réalisant qu’elles devaient agir, elles allèrent trouver les deux autres filles afin de mettre un plan au point. Après avoir rencontré Debbie et Rachel et parlé avec elles, Andie réalisa qu’il leur fallait à tout prix lui rendre la monnaie de sa pièce, lui montrer qu’il avait eu tort de se moquer d’elles. Il les avaient probablement choisies pour leur fragilité mais elles allaient lui montrer qu’il n’aurait pas dû. Ensemble, elles décidèrent d’aller trouver le doyen de l’université pour raconter leurs histoires. Elle ne pensaient pas qu’il puisse y faire grand-chose mais elles voulaient qu’il sache quel genre d’étudiants il abritait dans son université. Elles devaient l’empêcher de recommencer avec une autre fille. Celui-ci après avoir patiemment écouté leurs histoires parut sincèrement touché aux premiers abords, avant de laisser place à une colère non dissimulée.
DOYEN : Laissez-moi y réfléchir leur avait-il dit.
Fortes de leur acte, elles étaient parties fêter leur semi-victoire. Savoir que le doyen en personne allait s’occuper de leurs affaires les remettait en confiance. Elles se sentaient souder toutes les quatre. Unis dans la souffrance et la tristesse. Mais confiantes en l’avenir, en leur avenir.
Le doyen réfléchissait à ce problème, bien que le fait de draguer des filles pour les mettre dans son lit n’était pas un crime répréhensible. Il était énervé qu’il puisse y avoir de tels agissements dans son établissement. De plus, en consultant son dossier, il avait remarqué que cela n’était pas la première fois que des jeunes filles venaient se plaindre. L’une d’elle avait même porté plainte pour harcèlement sexuel l’année dernière. Il leur avait promis de sévir. Réfléchissant pendant toute la soirée à une solution possible, il avait convoqué Craig dès le lendemain matin. Sa nonchalance ajoutée à l'indifférence avait fini de le mettre en colère. Il avait eu en face de lui, un jeune tout à fait sûr de lui qui ne voyait pas le problème de coucher avec une fille pour la jeter le lendemain. Pour lui, c’était à peine si elle ne demandait pas que ça. Il était à la limite de l’arrogance et ça il ne pouvait le supporter. Pas tant que ce serait lui qui dirigeait cette université. Il avait déjà eu un avertissement dont il n’avait pas tenu compte, cette fois, la sanction serait immédiate et exemplaire. Le jour même, Craig avait été renvoyé d’Harvard.
Les quatre jeunes filles accueillirent cette nouvelle avec soulagement et bonheur. Finalement, après mûres réflexions Andie avait décidé de rester à Harvard et de poursuivre son rêve. Et puis, elle n’était plus seule. Clara, Debbie et Rachel étaient devenues de bonnes amies, voire inséparables. Et elles étaient devenues intraitables sur le choix de leurs petits amis.


Pacey roulait en direction de Worthington, bien décidé à parler avec Joey. Ils ne pouvaient pas rester sur cette dispute. Ils ne s’étaient pas reparlés du week end et Pacey avait mis à profit ce temps pour réfléchir. Une chose était sûr pour lui, il n’imaginait pas son avenir sans elle, alors qu’importe ce qu’il adviendrait pas la suite, il devraient faire des efforts tous les deux. Il était prêt à toutes les concession pour ne pas gâcher leur histoire, même si cela signifiait passer après ses études. Une pointe de tristesse s’empara de lui, il aurait voulu être la priorité de Joey comme elle était la sienne, car après tout, s’il se donner tant dans son travail c'était uniquement pour elle, pour être digne d’elle et de son amour. Etre relégué à la seconde place dans la vie de Joey était un coup dur mais il devrait faire avec. Et puis, un jour, elle aurait fini d’étudier. Mais alors viendrait son travail, passerait-il après le travail aussi ? Il refoula cette idée, il serait bien temps d’aviser à ce moment là. Pour l’instant le principal était de remettre leur relation sur les rails. Il espérait que c’était ce que Joey voudrait aussi. Il était inquiet, si elle ne le voulait plus ? Après tout, comment lui en vouloir, il n’avait pas été très tendre avec elle, la traitant d’égoïste alors qu’elle était la générosité même. Il l’avait vue très souvent s’occuper des autres avant de s’occuper d’elle. Il en voulait pour preuve le fait qu’elle l’avait réconcilié avec son père, chose qu’il n’aurait jamais cru capable. Aujourd’hui, son père et lui étaient devenus proche, autant qu’un père et qu’un fils puissent l’être. Arrivé devant l’université, il gara sa voiture sur le parking.


Joey était assise sur son lit, devant elle, des dizaines de photos de Pacey et d'elle s’étalaient. Une musique douce et triste passait en boucle dans la chaîne hifi.
AUDREY : Bon Joey ça suffit dit-elle en appuyant sur le bouton stop. Ouf, une fois de plus et je cognais dedans.
JOEY : Eh ! s’indigna t-elle. C’était notre chanson dit-elle tristement.
AUDREY : A Pacey et toi, oui je sais, ça fait dix fois que tu me le dis mais là je craque.
Joey enfonça sa tête sur ses genoux, se repliant sur elle même.
AUDREY : Ma chérie regarde-toi, tu as passé deux jours dans cet état et franchement tu fais peur à voir.
JOEY : Merci !
AUDREY : Désolée mais c’est la vérité. On dirait une pauvre fille pleurnicharde et pathétique.
JOEY : C’est peut-être ce que je suis, une pleurnicharde, pathétique et égoïste.
AUDREY : Du baratin tout ça dit-elle en envoyant valser ses paroles d’un geste de la main. Tu es une fille courageuse et déterminée, du moins d’après ce que j’ai pu en voir. Alors, tu vas me faite le plaisir de te lever, d’aller prendre une douche et de filer t’expliquer avec Pacey !
JOEY : Il n’y a rien à expliquer dit-elle tristement, il ne m’aime plus.
AUDREY : Foutaises ! Bon aller maintenant à la douche dit-elle en la tirant du lit.
JOEY : Eh !!! s’écria t-elle. Je peux le faire moi-même dit-elle en se reculant.
AUDREY : Encore une chance. Maintenant file !
Joey obéît non sans rechigner un peu, mais de toute façon, une douche n’engageait à rien. Et puis, elle ne pourrait que lui faire du bien. Lorsqu’elle fut rentrée dans la salle de bain, Audrey entreprit de débarrasser son lit de tout ce qui y traînait encore. Elle fut interrompue par un coup frappé à la porte. Elle alla ouvrir et surprise, Pacey se tenait sur le seuil.
AUDREY : Pacey !!! s’écria t-elle à voix basse.
PACEY : Salut Audrey, est-ce que Joey est là ?
AUDREY : Dans la salle de bain, entre.
Elle l’attira à l’intérieur. Pacey avança vers le lit de Joey, et voyant quelque chose dessus, il se pencha pour l’attraper. Il s’agissait d’une photo d’eux prise lors du bal de promo, ils étaient tendrement enlacés. Leur bal de promo était l’un de leur plus beau souvenir. Emu, il se tourna vers Audrey avec un sourire triste.
AUDREY : Elle a passé son temps à les regarder lui dit-elle en lui montrant les autres vestiges de la déprime de Joey. Je vais vous laisser discuter l’informa t-elle en prenant son blouson.
PACEY : Merci lui murmura t-il.
AUDREY : Ne lui fais pas mal le mit-elle en garde.
PACEY : Promis lui dit-il avec un léger sourire.
Lorsqu’elle fut sortie, Pacey s’assit sur le lit, prenant les photos que Audrey y avait déposé, il les observe une à une, ressassant tous ses souvenirs, il n’entendit pas la porte de la salle de bain s’ouvrir.
JOEY : Audrey je te préviens…
Pacey releva la tête et rencontra le regard perçant de Joey. Il lui sourit timidement.
PACEY : Elle est sortie l’informa t-il.
JOEY : Qu’est-ce que tu fais là ? demanda t-elle encore sous le choc de le voir.
PACEY : Je crois qu’on doit parler.
Joey ne dit pas un mot mais se rapprocha sensiblement de lui. Lui se leva pour lui faire face.
PACEY : Joey ce que j’ai à te dire n’est pas facile alors je te demanderai de m’écouter sans parler s’il te plait.
Joey hocha la tête, la peur lui nouait le ventre. Elle redoutait ce qu’il allait lui dire, une appréhension subite s’empara d’elle.
PACEY : Joey je suis désolé pour ce qu'il s’est passé chez Gail. Je regrette ce que j’ai dit et surtout je ne le pensais pas. Ce qu’il y a c’est qu’on ne se voit plus et j’ai peur que mon travail et tes études nous sépares. Si je travaille autant c’est pour que tu ne puisses pas un jour te retourner et te rendre compte que tu sors avec un raté. Voir cette impression dans tes yeux me ferait trop mal. Je ne le supporterais pas.
Joey avait les larmes aux yeux. Elle sentait Pacey sincère et l’émotion qui lui brûlait la gorge lui semblait insoutenable.
PACEY : Toi et moi est ce que j’ai de plus précieux dans ma vie, ce qui compte le plus. Alors si tu dois faire passer tes études avant moi, je ne t’en voudrais pas, j’apprendrais à faire avec. Le plus important, c’est que rien ne puisse jamais se mettre en travers de notre chemin.
Pacey avait la voix qui tremblait, il craignait la réaction de Joey.
PACEY : Maintenant, ce que j’espère c’est que toi aussi tu m’aimes assez pour me partager avec mon travail.
JOEY : Oh Pacey dit-elle en fondant en larmes. Je t’aime tellement.
Soulagé Pacey la serra dans ses bras où Joey se laissa bercer tendrement.
JOEY : Pacey hoqueta t-elle en lui faisant face. Jamais je ne pourrai penser que tu es un raté. Pour moi tu es l’être le plus merveilleux de cet terre lui assura t-elle en le regardant dans les yeux. Tu es doux et sensible mais fort à la fois. Tu encaisses tous les coups durs de la vie en relevant la tête à chaque fois. Tu n’abandonnes jamais ceux que tu aimes. Tu fonces toujours lorsque tu crois en quelque chose et c’est ce que j’aime le plus en toi.
Pacey était touché par les paroles de Joey, elles lui réchauffaient le cœur et l’emplissaient de joie de savoir qu’elle pensait ça de lui. La serrant plus fort contre lui, il l’embrassa tendrement, langoureusement. Joey se laissa aller à cette douce caresse avant de plonger ses yeux dans les siens, en lui caressant la joue elle lui démontra tout son amour par son simple regard.
JOEY : Jamais je ne te ferais passer après mes études Pacey, je t’aime trop pour ça lui déclara t-elle.
PACEY : Ce ne serait pas grave lui dit-il tristement. Je comprendrais.
JOEY : C’est hors de question dit-elle avec véhémence. Mais j’ai peur qu’on se voit de moins en moins avec nos occupations respectives lui dit-elle tremblante.
PACEY : On fera tout pour l’éviter, je te le promets lui dit-il en la serrant très fort dans ses bras.
Joey vint se blottir contre lui, ses bras étaient comme un havre de paix où rien ne pouvait lui arriver. La force rassurante qui émanait de Pacey savait calmer ses peurs. Pacey se recula d’elle brutalement l’arrachant à la délectation du moment.
PACEY : J’ai une idée !! s’écria t-il.
JOEY : Laquelle ? lui demanda t-elle surprise et curieuse.
PACEY : Viens vivre avec moi ?
Joey le regarda comme si elle avait reçu le ciel sur la table. Il était fou, son idée était folle. Bon d’accord, son appartement était coquet et elle si sentait bien. De plus, il n’était pas très loin du campus et elle pourrait facilement faire le trajet. Enfin, elle pourrait voir Pacey tous les jours…A bien y réfléchir elle n’y voyait que des avantages. Malgré la peur qui lui tenaillait le ventre, elle mourrait d’envie d’accepter. Ce serait le défi le plus fou de sa vie. Et puis la vie auprès de Pacey ne pourrait être qu’une continuité de jours heureux. Devant le silence de Joey, Pacey commençait à avoir peur d’avoir dit une bêtise.
PACEY : Oui, je comprends que tu n’es pas envie de vivre dans un endroit aussi petit alors que tu as tout cet espace pour toi…
JOEY : Non pas du tout !! C’est une excellente idée !!
PACEY : C’est vrai ?
JOEY : Oui dit-elle en affichant son plus beau sourire. Je veux vivre avec toi.
PACEY : C’est génial, je te jure que tu n’auras pas à le regretter.
Fou de bonheur, il la prit dans ses bras et la fit tournoyer dans les airs. Joey riait aux éclats, heureuse.


Le lendemain, Pacey était entrain d’emballer les affaires de Joey avec elle. Ils étaient pressés de pouvoir emménager ensemble. Impatient de pouvoir être réunis 24 heures sur 24 heures et de partager leur quotidien. Pacey ne cessait de jeter des petits coups d’œil vers Joey. Il la trouver ravissante dans son jeans. En réalité, il la trouvait ravissante dans n’importe tenue. Il se mit à sourire.
JOEY : Qu’est-ce qu’il y a ? lui demanda t-elle surprise.
PACEY : Rien, tu es juste magnifique.
JOEY : Tu n’es pas mal non plus lui dit-elle en l’embrassant.
PACEY : Dis-moi Joey, tu es sûre que tu ne vas pas le regretter ? lui demanda t-il inquiet.
JOEY : Absolument certaine. Comment pourrais-je regretter de pouvoir m’endormir tous les soirs dans les bras de l’homme que j’aime et de me réveiller auprès de lui.
PACEY : Vu sous cet angle lui dit-il en souriant. Viens là !
Il l’attira contre lui et l’embrassa tendrement.
PACEY : Tu sais que je t’aime ? lui demanda t-il à quelques centimètres de ses lèvres.
JOEY : Et si tu me le montrais ? lui dit-elle en souriant.
PACEY : A vos ordres.
Tendrement, il lui effleura les lèvres en une douce caresse avant d’en prendre totalement possession. La serrant contre lui, il sentit son cœur vibrer.
AUDREY : Et bien, ça va me manquer ça lança t-elle en rigolant. Ne pas vous trouver en mauvaise posture.
Joey et Pacey s’arrêtèrent pour lui sourire, sans pour autant se détacher l’un de l’autre.
AUDREY : C’est un seau d’eau froide qu’il vous faudrait dit-elle en rigolant.
JOEY : Chéri, je crois que tu devrais descendre ça à la voiture lui dit-elle en lui mettant un gros carton dans les bras. Je te rejoins.
Elle l’embrassa avant qu’il ne sorte en faisant un clin d’œil à Audrey.
AUDREY : Alors tu t’en vas ? C’est décidé, tu m’abandonnes ? lui dit-elle l’air triste.
JOEY : Audrey, je vais vivre à deux pas !
AUDREY : Oui, mais tu te rends compte qu’à cause de toi, on va me coller une autre fille qui sera peut-être une psychopathe prête à me tuer en pleine nuit d’un coup de couteau.
JOEY : Peut-être qu’elle le fera en plein jour quand tu sortiras de la salle de bain lui dit-elle amusée.
AUDREY : C’est pas drôle ! Et puis…tu vas me manquer ajouta t-elle tristement.
JOEY : Toi aussi lui dit-elle en la prenant dans ses bras.
Autant Joey était ravie d’aller vivre avec Pacey, autant elle se sentait triste d’abandonner Audrey. Elle ne la connaissait pas depuis longtemps mais elles s’étaient déjà beaucoup attachées l’une à l’autre.
AUDREY : Je m’étais promis de ne pas me mettre à pleurer lui dit-elle les larmes aux yeux.
JOEY : On va se revoir tous les jours en cours lui assura t-elle.
AUDREY : Bon, je vais te laisser car je n’aime pas les adieux.
Après un dernier regard, elle sortit en vitesse de la chambre. Joey se pencha, attrapa le dernier carton et après avoir embrassé la pièce du regard une dernière fois, elle sortit à son tour, fermant la lumière et la porte derrière elle. Désormais, une nouvelle vie l’attendait. Une vie avec Pacey pensa t-elle joyeusement.


A suivre…….


Marjo  (18.09.2003 à 21:45)
Il est vraiment génial cet épisode, c'est dingue le talent que tu as !! bref ben j'espère que tu vas continuer à me faire rêver ... Vive Pacey et Joey...lol. bizoux. Claire

Claire  (20.09.2003 à 13:17)
(Moi aussi j'adore et j'attend la suite avec inpatience)

Willémina  (20.09.2003 à 13:20)
Moi aussi, je trouve en effet très judicieux de créer une vraie intrigue à dawson, elle est de plus très bien menée, j'attends la suite mais c'est bien joué (et de ma part, un compliment, ça vaut de l'or, je suis très exigeante...).

La relation PJ n'est (j'allais dire pour une fois) pas décrite comme une relation de conte de fées ou les je t'aime dégoulinants me tapent sur les nerfs...

Bon travail Marjo, je n'ai rien à redire...

Leeryfan  (20.09.2003 à 20:12)
Merci beaucoup, j'espère que vous apprécierez la suite que je vais me dépêcher de faire. Bisous à tous. Marjo.

Marjo  (23.09.2003 à 16:30)

Activité récente
Dernières audiences
Logo de la chaîne France 3

Vanina - Un vicequestore a Catania, S02E03
Dimanche 7 juin à 21:10
2.22m / 13.3% (Part)

Logo de la chaîne M6

NCIS, S23E03
Samedi 6 juin à 21:10
0.85m / 5.6% (Part)

Logo de la chaîne France 2

Haute saison, S01E04
Vendredi 5 juin à 22:00
2.82m / 20.3% (Part)

Logo de la chaîne France 2

Haute saison, S01E03
Vendredi 5 juin à 21:10
3.25m / 20.6% (Part)

Logo de la chaîne France 3

Un si grand Soleil, S08E199
Vendredi 5 juin à 20:40
1.47m / 9.7% (Part)

Logo de la chaîne TF1

Demain nous appartient, S09E200
Vendredi 5 juin à 19:15
1.86m / 15.6% (Part)

Logo de la chaîne TF1

Demain nous appartient, S09E199
Jeudi 4 juin à 19:15
2.08m / 15.0% (Part)

Logo de la chaîne TF1

Grey's Anatomy, S22E16
Mercredi 3 juin à 22:00
1.49m / 10.1% (Part)

Toutes les audiences

Actualités
Joshua Jackson rejoint la saison 3 de Your Friends & Neighbors

Joshua Jackson rejoint la saison 3 de Your Friends & Neighbors
Après The Affair et plus récemment Doctor Odyssey, Joshua Jackson s'offre un nouveau projet télévisé...

À surveiller cette semaine chez les diffuseurs anglophones

À surveiller cette semaine chez les diffuseurs anglophones
Plusieurs nouvelles séries sont à découvrir cette semaine du côté des diffuseurs anglophones....

À surveiller cette semaine chez les diffuseurs francophones

À surveiller cette semaine chez les diffuseurs francophones
Les diffuseurs francophones européens vous proposent une dizaine de nouvelles fictions. Lesquelles...

La Petite Maison dans la Prairie a recruté Nellie Oleson et deux personnages emblématiques

La Petite Maison dans la Prairie a recruté Nellie Oleson et deux personnages emblématiques
Alors que la saison 1 du reboot de La Petite Maison dans la Prairie n'arrivera sur Netflix que le 9...

À surveiller cette semaine chez les diffuseurs francophones

À surveiller cette semaine chez les diffuseurs francophones
Sept séries sont à découvrir cette semaine du côté des diffuseurs francophones. Allez-vous regarder...

HypnoRooms

ShanInXYZ, 01.06.2026 à 20:39

Nouveau mois sur les quartiers Cat's Eyes et Doctor Who, n'hésitez pas à passer

CastleBeck, 02.06.2026 à 11:38

Bannières et thème en vote, si vous avez 30 secondes pour cliquer. Merci.

choup37, 06.06.2026 à 12:26

Nouveaux sondages sur kaamelott et Doctor Who

ShanInXYZ, Avant-hier à 02:07

Nouveau sondage sur le quartier Cat's Eyes, pas besoin de connaître la série

Luna25, Avant-hier à 08:58

Nouveau mois sur les quartiers Legends of Tomorrow, Reign et Supernatural, n'hésitez pas à passer !

Viens chatter !

Newsletter

Les nouveautés des séries et de notre site une fois par mois dans ta boîte mail ?

Inscris-toi maintenant

Sondage

Un peu d’amour dans un monde de brutes. Parmi ces couples, lequel aviez-vous vu venir dès le départ ?

Plus d'infos / Commenter

Total : 58 votes
Tous les sondages