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Le bouleversement

Série : Dawson's Creek
Création : 26.09.2003 à 20h03
Auteur : Sweetwayki 
Statut : Terminée

L’histoire se passe lors de la mort de la mère de Joey. Celle-ci, très déprimé se mure dans le silence. Ces amis ne savent pas quoi faire pour l’en sortir.

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Jen va arriver alors que Jack et Andie ne sont pas présents.
Cet un épisode complet que moi et Marjo nous avons réaliser.

Sweetwayki  (26.09.2003 à 20:04)
Mourante et allongée dans don lit, Liliane Potter était entourée des deux personnes qu’elle aimait le plus aux monde, ses filles, Bessie et Joey Potter, et du médecin, qui lui, se trouvait un peu à l’écart afin de leur laisser un peu d’intimité :
LILIANE : Surtout les filles, n’oubliaient pas, maman vous aime.
BESSIE : On… on te le promet maman, dit-elle entre deux sanglots.
JOEY : Je t’aime maman.
Et sur ces mots, la mère ne fit plus un geste. Le médecin s’approcha, porta ses doigts à son cou pour y sentir son pouls et fini par déclarer :
MEDECIN : Désolé, elle nous a quitté.
BESSIE : Non, maman, ce n’est pas possible, maman, réveille toi ! cria t-elle toujours en pleures, tout en sachant que cela ne servait à rien.
Joey, quant à elle, n’avait toujours pas réagi, elle fixait sa mère, là, étendue devant elle, aucun mot ne pu sortir de sa bouche. Elle regardait sa soeur pleurer de toutes ses forces, mais, elle, elle voulait se montrer forte, pour la soutenir. Les larmes montaient, montaient, mais elle se retint, c’était à peine si elle se rendait compte de ce qu’il venait de ce passer.
MEDECIN : Mes condoléances les plus sincères, votre mère était une femme formidable.
Cette phrase résonnait dans la tête de Joey, le médecin avait mit la phrase au passé, il avait employé le mot « était ».

Dans la maison des Leery, le téléphone sonna, Gale alla répondre :
GALE : Allo ?
BESSIE : Allo, Gale, c’est Bessie.
GALE : Qu’est-ce qu’il y a ma puce ? dit-elle après avoir remarqué les sanglots de cette dernière.
BESSIE : Ma mère est… ma mère est… ma mère est morte, finit-elle par réussir à prononcer.
GALE : Quoi ?!? Gale n’en revenait pas, elle s’assit sur la première chaise qui se trouvait à proximité d’elle.
GALE : J’arrive ma puce, j’arrive tout de suite. Au revoir.
BESSIE : Au revoir.
Gale resta assise commençant à pleurer, quand Dawson arriva:
DAWSON : Qu’est-ce qu’il y a maman, pourquoi tu pleures ?
GALE : Chéri, il faut que je te dise quelque chose de très important, elle s’arrêta un instant, le temps de retrouver ses esprits et un moyen d’annoncer cette nouvelle à son fils, Liliane, la mère de Joey est morte.
DAWSON : Non, non, ce n’est pas possible.
GALE : Désolé chéri.
DAWSON : On peut aller voir Joey s’il te plait ?
GALE : Oui, on va y aller, va chercher ton père.
DAWSON : Je voudrais d’abord appeler Pacey.
GALE : Tu te sens près à lui annoncer ?
DAWSON : Oui.
Alors Dawson appela Pacey, lui expliqua tout. Pacey se dépêcha d’arriver chez Dawson, Gale, quant à elle avait mit Mitch au courant. Une fois tout le monde près, ils partirent rejoindre Bessie et Joey.

Une fois devant la porte des Potter, ils s’arrêtèrent avant d’entrer :
MITCH : Vous êtes près les petits.
PACEY et DAWSON : Oui.
Et ils rentrèrent à l’intérieur. Ils trouvèrent Bessie et Joey, assise près de leur mère. Personne n’était encore venu chercher son corps. Lorsque Bessie vu la famille Leery et Pacey, elle se jeta à leur cou, en pleures. Dawson et Pacey, quant à eux, avaient décidé d’aller voir Joey, qui elle, n’avait toujours pas bougé. Avant de l’atteindre, Dawson arrêta Pacey.
DAWSON : Je pense que l’on ne devrait pas lui parler, si elle a besoin de discuter, elle le fera, d’accord ?
PACEY : Oui, mais tu ne penses pas que tu devrais y aller tout seul, car je pense que ça ne lui fera pas trop plaisir de me voir dans un moment pareil ?
DAWSON : Pacey, je pense que dans un moment pareil, elle a besoin de nous deux, peut-être qu’elle ne s’en rend pas compte, mais au fond d’elle, je suis sure qu’elle le sait.
PACEY : D’accord, on y va.
Et ils allèrent tous les deux s’asseoir de chaque côté de Joey.

Au bout d’une demi-heure, quelqu’un vint chercher la dépouille de la défunte. Joey n’avait toujours pas ouvert la bouche et Bessie, s’était endormie sur le canapé. Gale et Mitch allèrent rejoindre Pacey et Dawson, prirent Joey dans leurs bras et se tairent comme les deux amis. Joey cru que sa vie s’était envolée en même temps que celle de sa mère, elle souffrait, elle était toujours incapable de parler et de toute façon, elle n’en avait pas envie.
Gale resta dormir à l’auberge tandis que Mitch, Dawson et Pacey rentrèrent chez eux, enfin Pacey chez Dawson.
Tout le monde eu du mal à dormir, Liliane était morte, et son enterrement avait lieu le lendemain. Joey, elle, ne dormit pas, elle resta toute la nuit, à fixer le lit sur lequel, sa mère, avait perdu la vie et elle réfléchie au dernier moment qu’elle avait passé à ses côtés et aux mots qu’elle lui avait dit, elle réfléchie aussi à la journée qu’elle venait de passer et elle réfléchie à tous les moments qu’elle avait vécu au près de sa mère. (Anaïs)

Sweetwayki  (26.09.2003 à 20:25)
Le petit jour s’était levé sur une matinée brumeuse et grise. Le ciel semblait s’être caché pour lui aussi rendre hommage à sa mère. Bessie se tenait sur le seuil de la cuisine, une tasse de café fumante dans les mains. Le regard dirigé vers l’horizon. L’odeur du café emplissait ses narines comme pour lui rappeler sa présence. Elle en avala quelques gorgées sans quitter la fenêtre des yeux. Gail pénétra dans la pièce et aussitôt elle vint la prendre dans ses bras.
GALE : Comment vas-tu aujourd’hui ?
BESSIE : Ca va. C’est juste que….
Sa voix mourut dans sa gorge, les mots refusant de franchir ses lèvres. Son amie la regarda d’un air rempli de tristesse et de douce compréhension. Elle la prit chaleureusement dans ses bras où elle se laissa aller quelques instants à verser ses larmes. Le bébé se mit à pleurer et elles durent mettre fin à leur étreinte.
GALE : Je vais y aller.
BESSIE : Merci, je vais aller voir si Joey est réveillée et si elle est prête.
Joignant le geste à la parole, Bessie se dirigea vers la chambre de sa sœur. Elle toqua doucement à la porte, aucun bruit ne se fit entendre. Elle ouvrit la porte et aperçut Joey assise sur le rebord de la fenêtre, le regard complètement perdu. Elle semblait absente. Depuis que leur mère les avait quittés, Joey n’avait pas manifesté la moindre émotion. Elle n’avait vu ni entendu aucun cri, ni larmes jaillirent de la bouche de sa sœur. Elle s’approcha doucement et vint s’asseoir auprès d’elle. Sans un mot, elle entreprit de lui caresser les cheveux avant de finalement la serrer dans ses bras.
BESSIE : Ne t’en fais pas petite sœur, on va s’en sortir. Je prendrais soin de toi. Je te le promets lui murmura t’elle à l’oreille.
Bessie allait sortir de la chambre lorsqu’elle se retourna.
BESSIE : Nous allons partir dans vingt minutes, tu es prête ?
Joey hocha sensiblement la tête, seul signe de son attention aux événements de la journée. Une fois la porte refermée, Joey remonta ses jambes le long de son corps et maintient ses jambes collées contre elle. Elle posa sa tête sur ses genoux, un frisson lui parcourut le corps. Un vent froid et déchirant inondait la pièce. Un cri de désespoir et d’agonie remonta le long de sa gorge pour finalement venir mourir sur ses lèvres. Aujourd’hui, elle enterrait sa mère…

Pacey et Dawson étaient arrivés les premiers au cimetière où devait reposer Liliane Potter. Ils jetèrent un coup d’œil sur les personnes autour d’eux, Pacey fut le premier à remarquer la jeune fille assise en retrait des autres, les bras croisés autour de la poitrine. Il resta quelques instant à la contempler, elle avait l’air tellement abattu, tellement…..triste. Il pouvait comprendre sa détresse, il la savait très proche de sa mère, toutes les deux étaient inséparables. Hier, elle avait toléré sa présence, ou alors elle ne l’avait tout simplement pas remarqué. Lui et Dawson avaient passé toute la journée assis à côté d’elle sans oser lui parler. D’ailleurs, intérieurement, il s’en était réjouit car il ne savait pas quoi lui dire. Le désarroi de Joey était presque palpable…..la douleur et la détresse semblaient l’entourer et posséder son corps. Guider ses gestes et sa conduite. Il donna un petit coup de coude à son ami pour lui désigner la jeune fille. Ensemble, ils se dirigèrent vers elle et toujours en observant le silence, ils s’assirent à ses côtés. Dawson passa son bras sous celui de Joey et lui prit la main. Ses yeux jusqu’alors dans le vague descendirent vers leur deux mains enlacées. Malgré le vide glacial qui lui oppressait la poitrine, Joey sentit une pointe de chaleur lui envelopper le cœur. Elle était brève et éphémère mais là. Elle sentit Pacey à sa droite se raidir, machinalement, sans même réfléchir, elle prit sa main dans la sienne. Pacey accueillit cette impulsion avec surprise et resserra ses doigts autour des siens. Elle n’avait pas levé les yeux sur eux, mais elle avait conscience de leur présence, et c’était déjà ça.

A la fin de la cérémonie, Bessie et Joey se tenait sur le côté et recevaient toutes les condoléances et propos de tristesse des personnes présentes. Si Bessie se laissait aller à bavarder et à évoquer quelques souvenirs avec les gens, Joey, elle, accueillait les paroles réconfortantes, le visage figé et las. Les yeux clos et baissaient vers ses chaussures. Pacey et Dawson se tenaient derrière elle, près à intervenir si elle n’en pouvait plus, mais elle tint le coup. Elle était dotée d’une force de caractère et d’une volonté qui les surprenait tous les deux. Malgré sa peine évidente, et sa douleur qui elle, l’était moins, Joey parvenait à faire bonne figure. Pacey craignait que la solitude dans laquelle elle allait se retrouver une fois rentrée ne soit pas supportable et qu’elle cherche à leur mentir en prétextant le contraire. Il poussa un long soupir de frustration, il aurait tant aimé faire plus pour elle.

Body cherchait Bessie du regard et la trouva occupée à donner le biberon d’Alexander qui avait réclamé son repas. Il s’approcha d’elle, il prit place à ses côtés sur le canapé. Il l’entoura d’un bras rassurant et elle lui en fut reconnaissante. Depuis, que sa mère était morte, Body avait fait preuve d’une compréhension incomparable. Elle était heureuse de l’avoir dans sa vie.
BODY : Comment tu te sens ma chérie ?
BESSIE : Ca va, je crois. Pour être franche, c’est pour Joey que je suis inquiète. Elle n’a pas dit un mot depuis hier et j’ai peur qu’elle se referme sur elle même, refusant la réalité.
BODY : Joey est une grande fille. Mais elle vient de perdre sa mère, laisse lui un peu de temps.
BESSIE : J’aimerais tellement l’aider mais je ne sais pas quoi faire pour la sortir de son enfermement.
BODY : Ne t’en fais pas, d’autre le feront pour toi lui dit-il avec un léger sourire.
Bessie tourna la tête et suivit la direction du regard de son époux. Un sourire lui effleura les lèvres à elle aussi. Joey était assise sur le canapé, Pacey et Dawson étaient auprès d’elle, tel deux gardes du corps. Bien qu’elle ne leur parler pas, ils passaient tout leur temps à veiller sur elle. Bessie leur en était reconnaissante. Au moins la savait-elle entourée des personnes pour qui elle comptait énormément. Elle les observa encore un moment, la dévotion dont les deux garçons faisaient preuve pour sa petite sœur lui réchauffait le cœur. Elle reporta son attention sur son fils, il était sa joie et sa fierté. (marjo)

Marjo  (26.09.2003 à 20:45)
Le lendemain matin, au lycée, une nouvelle fit la rencontre de Pacey et Dawson :
Nouvelle : Salut ! Je m’appelle Jen, Jen Lindley.
Dawson : Salut, moi c’est Dawson et le gars à côté de moi c’est Pacey.
Jen : Enchanté !
Pacey : Nous de même.
Dawson : Tu as cours avec qui en premier ?
Jen : Euh, avec Mr Stallin.
Dawson: Tant mieux, nous aussi. Tu viens, on y va ensemble et par la même occasion, on va te présenter Joey, notre meilleure amie.
Pacey : Par contre, on doit te prévenir, sa mère est morte avant-hier, donc, elle est encore fragile et ne lui en veux pas si elle ne parle pas ou si au contraire, elle t’agresse.
Jen : Oui, bien sûr. La pauvre, elle doit vraiment être triste.
Dawson : Oui, elle l’est. Jen, si tu veux après les cours, je pourrai te faire visiter la ville ?
Jen : Oui, je veux bien, merci.

Ils arrivèrent enfin, avec quelques minutes d’avances, dans la salle de classe :
Pacey : Bah, où est Joey ?
Dawson : J’en sais rien.
Jen : Peut-être qu’elle va arriver plus tard.
Dawson : Oui, peut-être.
Pacey : Dawson, tu as oublié de qui on parle ? On parle de Joey, miss je suis toujours en avance.
Dawson : Oui, mais vu les circonstances, je pense que pour une fois, elle a pu prendre du retard.

La cloche sonna. Le cours commença et se termina, sans toujours aucune trace de Joey :
Pacey : Je crois qu’on devrait aller voir chez elle.
Dawson : Oui, mais j’ai promis à Jen de lui faire la visite guidée !
Jen : Ce n’est pas grave, elle a plus besoin de toi que moi.
Dawson : Ou sinon, Pacey y va dès maintenant, moi, je te montre Capeside et je le rejoins ensuite.
Pacey : Ca m’étonnerais que ce soit une bonne idée ! Dawson, tu es son meilleur ami, elle a besoin de toi plus que de personne d’autre et encore moins de moi !
Dawson : Mais non, je t’assure tout se passera bien. Alors, on fait comme ça. Salut !
Et sur ces mots, Dawson s’éloigna au bras de Jen.
Pacey : Puisque je n’ai pas le choix, dit-il pour lui-même.

Dawson et Jen s’entendait à merveille, ils passaient ensemble un moment magique.

Pacey, quant à lui, arriva enfin chez Joey. Il entra et alla s’asseoir à ses côtés :
Pacey : Salut Potter ! J’ai vu que tu n’étais pas en cours aujourd’hui, alors, j’ai pris des notes pour toi. Je sais ce que tu dois te dire, « Pacey, le crétin de service, a pris des notes pour moi, ça va être une catastrophe ! », mais j’ai fait du mieux que j’ai pu, et j’ai été attentif. D’ailleurs, il y a une nouvelle au collège, qui est très sympas. Dawson est en train de lui faire le tour de notre chère communauté. Tiens, lança-t-il en lui passant ses notes.
Sinon, aujourd’hui, il faisait beau, et les cours étaient toujours aussi ennuyeux malgré le faite que pour une fois, j’ai compris. J’ai aussi fait une crampe à cette diablesse d’Abby, je la déteste toujours autant. Mais, le pire aujourd’hui, c’est le faite que tu ne sois pas là, tes vannes m’ont manqués Potter.
A ses mots, Joey sentit une nouvelle fois une chaleur l’envahir, la même que celle de l’enterrement. Elle était très touchée par ce que venait de dire Pacey, venant de lui, le compliment lui allait droit au cœur. Ils avaient beau passer la plus part du temps à se lancer des insultes, au fond, ils s’appréciaient quand même. En témoignage de sa gratitude, Joey lui pris la main, elle savait que c’était le seul moyen de lui faire comprendre.
Pacey, lui, se sentit encore plus touché par ce geste que la dernière fois, là, il savait qu’elle était heureuse de sa présence.

Bessie arriva et par la même occasion, rompit cet instant de complicité :
Bessie : Bonjour Pacey !
Pacey : Bonjour, je suis venue apporter mes notes à Joey.
Bessie : Merci. Je pense que Joey va encore rester quelques temps à la maison, pour l’instant elle doit se reposer.
Pacey : Il n’y a pas de problème, je passerai tous les jours lui apporter les cours.
Bessie : Merci, tu es adorable. Bon, je vais vous laisser, je vais aller rejoindre Body.

Et Bessie quitta la pièce, les laissant de nouveau seuls :
Pacey : J’espère que ça ne va pas te gêner que je passe tous les soirs ici ?
Comme seule réponse, elle lui serra la main.
Pacey : Je prends ça pour un non. Dawson va bientôt arriver. En attendant, tu veux que je t’explique tes cours ? Non, pour ça, tu n’as pas besoin de moi, tu es un as dans cette matière. Je suppose que tu préfères rester à l’intérieure.
Elle le regarda dans les yeux, en essayant de lui faire comprendre autre chose.
Pacey : A moins que tu veuilles aller quelque part. Tu veux qu’on aille dans ton jardin ?
Ou, tu veux qu’on aille sur le ponton ?
Il la regarda et comprit que la réponse était positive.
Pacey : D’accord, en route pour le ponton.

Et ils sortirent s’installer au bord de l’eau. Ils y restèrent près d’une demi-heure, où Pacey ne cessa de lui parler sans attendre de réponse, quand.
Pacey : Dawson ! Tu es là.
Dawson : Oui, et j’ai aussi emmener Jen. Il se tourna vers Joey, bonjour Joey, je suis là maintenant. J’ai aussi amené Jen, la nouvelle dont Pacey a sûrement dû te parler.
Jen : Bonjour, je m’appelle Jen Lindley, je suis la petite fille de Grams, j’arrive de
New York.
Joey ne fit pas un signe. Avant que Dawson et Jen arrive, elle était très expressive, toujours sans parler, mais toujours démonstrative, mais depuis qu’ils étaient arrivés, elle était en quelque sorte, de nouveau sans vie.
Jen : Je suis désolée pour ta mère, d’après ce qu’on m’a dit, elle était admirable.
Pacey se dit que la phrase que venait de prononcer Jen reflétait parfaitement la réalité, il admirait Liliane, cette femme était d’une gentillesse et d’une beauté infinie. Lui-même avait beaucoup de mal en pensant que cette femme était morte, il la considérait comme la mère qu’il n’avait jamais eue. Lorsque Dawson lui avait annoncé la nouvelle, on aurait dit que ça lui avait enlevé une partie de son cœur, mais il devait se montrer fort pour Joey, Bessie et pour Liliane. (Anaïs)

Sweetwayki  (26.09.2003 à 20:49)
Ils étaient repartis maintenant, tout le monde l’avait laissée seule. Joey était allongée sur son lit, les jambes repliées sur son corps. Elle n’avait jamais éprouvé un sentiment de solitude aussi profond, aussi brutal. Elle avait l’impression d’être seule sur terre, un sentiment de tristesse absolu prit possession de son être, elle le sentait qui l’enveloppait comme un manteau, un manteau froid et glacial. Sa mère était partie emportant avec elle son sourire et sa chaleur rassurante. Jamais plus elle ne pourrait venir se blottir contre elle pour lui racontait ses malheurs. Un poids lui oppressait la poitrine mais aucun mot ne parvenait à franchir la barrière de ses lèvres. Ses yeux, asséchés ne laissaient pas traverser les larmes qu’elle sentait au fond de son cœur attendre patiemment leur sort. Elle n’avait plus goût à rien. Même aller en cours qui avant était pour elle une sorte de récréation lui semblait désormais futile et inutile. A quoi bon faire des études. Plus personnes n’étaient là pour voir sa réussite et pour l’encourager. Pacey ? Elle se mit à penser à lui, il lui avait apporté les cours et avait promis à Bessie de le faire tous les jours. Une pointe de reconnaissance mêlé à de la tendresse lui piqua le cœur. Il s’était montrait gentil avec elle, comprenant son besoin de rester seule. Mais elle pouvait être seule avec lui, elle aimait sa présence. Elle savait qu’il ne savait pas quoi dire ni faire mais elle n’avait pas besoin qu’il parle, le fait qu’il soit là était suffisant. Son esprit dériva sur Dawson, il était venu aujourd’hui et avait ramener avec lui une fille, elle s’appelait Jen lui semblait-il. L’intrusion de cette fille dans sa vie ne lui avait pas plu. On aurait dit qu’elle venait assister à un quelconque spectacle. Elle décida qu’elle ne l’aimait pas.

Bessie préparait le repas du soir. Alexander enfin endormi, elle avait pu enfin prendre un peu de temps pour elle. Après avoir pris un long et revigorant bain, elle s’était attelée à faire le repas. Des larmes aussi inattendues que malvenues vinrent lui brouiller le regard. Sa mère n’était morte que depuis deux jours mais déjà, elle laissait un vide immense dans la maison et dans son cœur.
BODY : Qu’est ce qui se passe ma chérie ? lui demanda t-il en venant lui nouer les bras autour de la taille.
BESSIE : Ma mère me manque tant.
BODY : Je sais.
Il lui essuya ses larmes du revers de la main et l’embrassa tendrement.
BESSIE : Je vais aller voir ce que fait Joey et la prévenir que le dîner est prêt.
BODY : D’accord, je vais mettre la table.
Elle lui sourit et sortit. Elle frappa deux petits coups légers sur la porte de sa sœur mais elle n’obtint aucune réponse. Collant son oreille contre la porte, aucun bruit ne lui parvint non plus, craignant le pire, elle entra précipitamment. Un sourire mélancolique lui vint aux lèvres. Joey était étendue sur son lit, la couverture à moitié remontée sur elle, endormie. Elle s’approcha afin de la couvrir d’avantage lorsque son regard se posa sur un objet coincé au creux des bras de sa sœur. Elle se pencha afin de mieux voir, il s’agissait d’une photo de Joey et de sa mère, prise lorsque la première n’était encore qu’une enfant. Elle avait un sourire rayonnant sur le cliché. Bessie fut prise d’une peur panique. Reverrait-elle un jour sa sœur afficher un tel bonheur ?

Pacey avait passé la journée entière à suivre les cours, tous les cours, même les plus barbants. Il ne savait pas comment aider Joey et n’avait trouver que cette solution. Il devait suivre les cours afin de pouvoir lui expliquer ce qu’elle ratait et qu’elle ne prenne pas de retard irréversible. Il savait ce que les études représentaient pour elle. Aussi, il se donnait du mal pour l’aider de son mieux, bien que l’école ne fût pas son fort.
DAWSON : Tu as l’air concentré, on dirait ?
PACEY : Tu parles, je suis épuisé. J’ai suivi les cours aujourd’hui.
Son ami le regarda d’un air amusé et haussa un sourcil.
PACEY : Je te le jure !
DAWSON : Pourquoi ? lui demanda t-il incrédule.
PACEY : Pour aider Joey, murmura t-il.
Dawson l’observa mi-surpris mi-ravi. Pacey lui exposa son plan et Dawson le félicita de son initiative. Il pensait en effet que c’était une bonne idée. Joey aurait besoin de toute l’aide qu’on pourrait lui apporter. Et il était content de voir que Pacey s’impliquait autant.
DAWSON : Alors, tu vas passer chez elle tout à l’heure ?
PACEY : Oui, toi aussi ?
DAWSON : Oui. Je viendrai peut-être avec Jen. Tu sais c’est une fille géniale, on a palré d’un tas de choses hier, elle et moi, on s’est trouvé pleins de points communs.
Il vit l’air déçu de Pacey et s’inquiéta.
DAWSON : Qu’est ce qu’il y a ?
PACEY : C’est Jen.
DAWSON : Quoi Jen ? Oh non, ne me dit pas qu’elle te plais à toi aussi.
PACEY : Non, lui répondit surpris et énervé que se soit la seule chose à laquelle il ait pensé. De toute façon, elle n’est pas mon genre.
DAWSOn : Tant mieux. Mais c’est quoi alors ?
PACEY : Joey ! lui répondit-il en levant les yeux au ciel comme si la réponse était évidente. Tu n’as pas remarqué sa réaction hier, elle ne semblait pas ravie de la voir. Elle vient à peine de perdre sa mère et toi, tu lui imposes la présence d’une étrangère.
DAWSON : Je ne lui impose rien du tout s’indigna t-il. Jen est une fille charmante, je suis sûr qu’elle plairait à Joey si elle se donnait la peine de la connaître.
PACEY : Non mais tu t’entends ?
DAWSON : Quoi ?
PACEY : Joey vient de perdre probablement la seule personne sur cette terre qui ait compté véritablement pour elle, et toi, tu t’étonnes qu’elle ne veuille pas faire connaissance avec une parfaite inconnue. Je ne te comprends plus !!
Il se leva et attrapa son sac au passage avant de sortir de la pièce énervé et contrarié laissant derrière lui son ami troublé, méditant sur son comportement.

Il arriva une demi-heure plus tard chez les sœurs Potter. Il resta quelques instants à contempler la maison. Il cherchait ce qu’il pourrait dire à Joey. Lui parlerait-elle aujourd’hui ? Il détestait la voir dans cet état d’apathie, leurs longues joutes verbales lui manquaient de plus en plus. Il aurait préféré de loin qu’elle passe toute sa colère sur lui plutôt que de la voir se murer dans ce silence d’où il ne savait pas la faire sortir. Bessie l’aperçut et vint le rejoindre.
BESSIE : Bonjour Pacey comment ça va ?
PACEY : Ca va merci. Et toi ? s’enquit-il.
BESSIE : Ce n’est pas facile mais c’est pour Joey que je m’inquiète le plus.
PACEY : Elle n’a toujours pas dit un mot ? lui demanda t-il déçu.
BESSIE : Non, mais je ne désespère pas. Je pense que ta présence lui fera du bien. Elle est dehors, sur la terrasse.
PACEY : J’y vais.
Il traversa la maison et la retrouva assise sur une chaise longue, une couverture remonter sur ses jambes. Un étau lui enserra soudain la poitrine, la jeune fille si vivante qu’il avait connu, semblait avoir disparu pour ne laissait que la tristesse et le désespoir derrière elle.
PACEY : Joey ?
Elle ne tourna pas la tête mais il sut qu’elle l’avait entendu à la façon dont elle avait remué imperceptiblement.
PACEY : Je suis venu t’apporter les cours d‘aujourd’hui continua t-il en venant prendre place sur la chaise longue à côté d’elle. Et j’ai même fait un effort, je ne me suis pas contenté de recopier le cours bêtement, non, je l’ai écouté aussi. Je t’épate hein ? Je me suis dit que si tu avais des questions, il valait mieux que je sois paré ajouta t-il sans attendre de réponse. Et je me suis surpris à comprendre certaines choses, je ne suis peut-être pas une cause perdue.
Joey l’écoutait, il le savait. D’une oreille peut être distraite mais il savait qu’elle était là quelques part et qu’elle ne demandait qu’à sortir. Il avait raison, elle l’entendait, il l’amusait aussi, ces propos incohérents sur le fait qu’il ait écouté le cours et l’avait compris lui donnait l’impression d’être encore vivante, de continuer à faire partie de cette vie.
PACEY : Dawson m’a dit qu’il allait passé tout à l’heure. Malheureusement, il est possible qu’il vienne avec Jen. J’ai essayé de l’en dissuader mais je ne sais pas s'il va m’écouter.
Il la sentit se raidir et comprit qu’il avait raison, Jen ne serait pas la bienvenue. Il pouvait parfaitement le comprendre.
PACEY : Il y a une autre solution si tu préfères.
Elle tourna doucement la tête sans pour autant croiser son regard. Il sut qu’il avait toute son attention.
PACEY : On pourrait très bien aller se promener. Rien que toi et moi, et on ne serait pas obligé de parler. Si tu es d’accord, tu n’as qu’à prendre ma main, dans le cas contraire cela voudra dire que tu préfères être un peu seule et je te laisserai.
Il lui tendit la main et comprit à quel point son jeu était dangereux. Il n’avait aucune envie de la laisser seule ici mais il le lui avait dit et il devrait si tenir. Il se surprit à prier pour qu’elle glisse sa main dans la sienne. Les yeux de Joey s’étaient fixés sur cette main tendue. Se demandant que faire ? Elle avait peur de sortir, d’affronter le regard des autres mais elle ne voulait pas rester seule. Ou plutôt, elle ne voulait pas que Pacey parte. Pacey allait abandonner l’idée qu’elle accepte lorsqu’elle lui saisit la main. Un soupir de soulagement s’échappa de ses lèvres et il l’aida à se lever. Il s’apprêta à retirer sa main mais Joey resserra la pression de ses doigts, comme l’on s’accroche à une bouée pour ne pas sombrer. Il comprit le message et lui enlaça la main afin de lui faire comprendre qu’elle pouvait compter sur lui. Il savait qu’elle n’avait pas mis les pieds dehors depuis l’enterrement et que cela lui ferait du bien. Il était heureux qu’elle ait accepté son invitation. Il endossait volontiers le rôle de protecteur, il ne laisserait personne l’approcher, pas encore, pas aujourd’hui, elle n’était pas encore prête à voir du monde. Par la fenêtre, Bessie les regarda s’éloigner le sourire aux lèvres, Pacey parvenait quelque peu à sortir Joey de sa léthargie. Elle lui en était éperdument reconnaissante. (marjo)

Marjo  (26.09.2003 à 21:27)
Ca faisait près d’une heure qu’il roulait, quand enfin ils arrivèrent. Joey suivit Pacey sans rien dire, plus ils avançaient, plus elle comprenait, il l’avait emmené en forêt, pas n’importe laquelle, celle qui comporte un lac. Elle était heureuse, car, avec sa mère, elle passait beaucoup de temps près des lacs à se reposer. Pacey finit par s’arrêter, il installa une nappe sur un parterre d’herbe qui se trouvait à proximité du lac.
Pacey : Et nous voilà arrivé ! J’adore cet endroit, je viens souvent ici pour y réfléchir, alors je me suis dis que peut-être ça te plairait. C’est très calme, le seul grand bruit que tu peux entendre, c’est celui du vent, et personnellement, celui-ci m’est très plaisant
Cette phrase la fit sourire, elle adorait entendre le vent souffler, elle trouvait ça très apaisant.
Pacey : Mais que vois-je, aurais-tu souris l’espace de quelques secondes. Je n’en reviens pas. Et, tu veux que je te dise Potter, le sourire te va à ravir. Enfin bon, on est venu se relaxer, alors suit moi.
Ils s’approchèrent d’un rocher, où ils firent une pause.
Pacey : À présent, enlève chaussures et chaussettes.
Elle s’exécuta pendant que lui faisait de même. Ils avancèrent encore un peu, quand Joey compris, elle sentit la fraîcheur de l’eau venir doucement lui caresser les pieds. C’était une sensation très agréable. Depuis le départ de sa mère, Pacey était très gentil avec elle, elle ne cessait de le remercier pour chaque chose qu’il faisait pour elle, mais, toujours par la pensée, car, elle ne se sentait toujours pas capable de parler, c’était trop tôt. Mais, sa présence lui procurait toujours un grand bien.

Dawson et Jen, quant à eux, passèrent chez Joey. Quand ils rentrèrent, ils n’aperçurent pas Joey. Commençant à s’inquiéter, Dawson alla voir Bessie.
Bessie : Désolé Dawson, elle est sorti avec Pacey.
Dawson : Ah ! Et est-ce qu’elle a ?
Bessie : Non, elle n’a toujours pas prononcé un mot.
Dawson : Bon, j’essaierai de passer demain alors.
Bessie : Oui, bien sûr, tu sais que tu es toujours le bienvenu.
Dawson : Merci. Tu viens Jen, on y va, dit-il en se tournant vers Jen.
Dawson était rassurer de savoir que Pacey prenait soin d’elle, car il faut avouer que lui n’était pas très présent pour elle.

Pacey et Joey était toujours là, assis près du lac, les pieds dans l’eau. Pacey lui faisait toujours la discussion, sachant qu’elle ne répondrait pas, mais il savait qu’il l’écoutait, c’était ça qui était le plus important. A sa plus grande surprise, le décès de Liliane les avait beaucoup rapproché, c’était le seul point fort de ce triste évènement. Il en souffrait encore tellement ! Voir Joey lui faisait énormément penser à Liliane, vu la ressemblance frappante qui lie la mère et la jeune fille, mais étrangement, au lieu de le rendre triste, ça apaisait sa douleur, apaiser, qui ne signifie en rien disparaître, mais la voir lui faisait du bien.
Il continuait de lui parler.
Pacey : Je te promets, je ne comprenais pas un mot de ce qu’il me disait ! Tu dois vraiment me prendre pour un crétin !
Joey : Non.
A ces mots, Pacey se figea, non seulement elle venait de prononcer un mot, mais en plus, elle lui disait qu’elle ne le trouvait pas débile, il sauta de joie au fond de lui, il était tellement heureux !
Pacey : Joey, tu viens de parler, c’est génial ! Bon, je me doute que tu vas pas te mettre à lancer des grandes phrases sur la vie, mais tu as tout de même prononcé un mot ! Merci !
Et leur journée reprit comme avant, avec Pacey lui faisant la conversation et Joey l’écoutant sans dire un mot. Il continua de la surprendre en lui faisant faire des choses superbes, leur journée était magique !
Pacey : Je pense qu’on va rentrer maintenant, il commence à se faire tard.
Et ils regagnèrent la voiture.
Pacey : Et Potter, avant de partir, je voulais te dire que j’ai passé une excellente journée à tes côtés !
Et ils se remirent en route. Pendant tout le trajet, Pacey ne cessait de parler.
Dawson et Jen, eux, était assis dans la véranda des Lindley, en train de discuter :
Jen : Et tu connais Joey depuis combien de temps ?
Dawson : Je crois qu’on s’est rencontré quand on avait cinq ans et depuis, on est les meilleurs amis du monde.
Jen : Alors, pourquoi tu n’es pas avec elle dans une passe aussi dure de sa vie ?
Dawson : Déjà parce que Pacey s’occupe très bien d’elle, parce que moi, je m’occupe de toi et aussi parce que j’ai peur.
Jen : Peur ! Peur de quoi ?
Dawson : Bah, de na pas savoir que faire, car ce qu’elle vit, moi, je ne l’ai jamais vécu.
Jen : Oui, mais elle, elle est en train de le vivre et d’après ce que tu m’as dit, pas très bien ! Tu sais, elle doit se sentir très seule !
Dawson : Je pense que Pacey l’aide à s’en sortir.
Jen : Puisque tu le dis.
Dawson : Mais ne t’inquiète pas, je passerai la voir le plus souvent possible.

Pacey et Joey était enfin arrivés. Ils sortirent de la voiture, mais, patientèrent avant d’entrer :
Pacey : Jo, je suis content d’avoir fait cette petite promenade à tes côtés. Bon, je vais y aller.
Mais lorsqu’il se retourna, Joey lui rattrapa le bras :
Joey : Merci, lui murmura t-elle.
Et elle rentra chez elle, de nouveau dans le silence absolu. Elle s’installa près de la fenêtre de sa chambre et réfléchie.
Pacey, lui, était aux anges, elle avait prononcé deux mots durant leur escapade, deux mots important à ses yeux. Décidément, il ne regrettait en aucun cas cette sortie entre amis !

Quand Pacey rentra chez lui, il rencontra Dawson :
Pacey : Eh, qu’est-ce que tu fais là ?
Dawson : J’étais venu te voir, je voulais savoir c’était comment cette échappée.
Pacey : Bien, relativement bien.
Dawson : Et, as-t-elle parlé ?
Pacey : Non, toujours pas, menti t-il ne voulant pas donné de faux espoirs à son ami, alors que Joey avait murmurer quelques mots.
Dawson : Et tu penses qu’elle va bientôt reparler ?
Pacey : J’en sais rien, mais je pense que toi, tu n’es pas assez présent pour elle.
Dawson : Je suis passé pendant votre absence, c’est pour cela que tu ne m’as pas vu aujourd’hui.
Pacey : Avec Jen ?
Dawson : Avec Jen.
Pacey : Dawson, tu l’as connais mieux que moi, et tu dois savoir plus que quiconque, que pour elle, ce n’est pas le moment de faire des rencontres !
Dawson : Au contraire, ça peut lui faire du bien.
Pacey : Ok, c’est bon, j’en ai marre, pense ce que tu veux, c’est ton problème.
Et ils s’éloignèrent chacun de leur côté.

Dawson rentra chez lui, épuiser par sa journée. Il alla dans la cuisine où se trouvaient ses parents :
Dawson : Bonjour
Mitch : Dawson, tu es rentré !
Gale : Oui, on attendait. Alors, comment va Joey ?
Dawson : Bah, je ne les pas vu aujourd’hui, j’étais avec Jen, mais, en revanche, elle a passé l’après midi avec Pacey. Il m’a dit que ça c’était bien passé, mais qu’elle n’avait toujours pas dit un mot.
Mitch : Et à ton avis, elle va rester dans le mutisme combien de temps encore ?
Dawson : J’en sais rien, elle a vraiment été très perturbée.
Gale : Et toi, tu vas bien ?
Dawson : Oui, je vais bien.
Gale : Et tu as des nouvelles de Bessie ?
Dawson : Ben, je l’ai vu aujourd’hui et elle avait l’air d’aller bien, elle s’inquiétait surtout pour Joey.
Mitch : Oui, c’est normal.
Dawson : Bon, je crois que je vais aller me coucher.
Gale : Déjà, il est tôt et tu n’as toujours pas mangé !
Dawson : Oui, je sais, mais je suis épuisé. Bonne nuit !
Gale et Mitch : Bonne nuit ! (Anaïs)

Sweetwayki  (26.09.2003 à 22:17)
BODY : Tu crois vraiment que c’est une bonne idée ?
BESSIE : Oui, être entouré d’amis ne peut que lui faire du bien. Joey a besoin de voir du monde.
BODY : Moi, ce que je crois, c’est qu’elle a plutôt besoin de calme et de tranquillité.
BESSIE : Fais-moi confiance, c’est ma sœur et je sais ce qui est bien pour elle.
BODY : Je t’aurai prévenu.
Elle se dirigea vers le téléphone et décrocha le combiné, après avoir rapidement pianoté sur le clavier, une sonnerie se fit entendre. A la deuxième, on décrocha.
BESSIE : Allo Gale ?
GALE : Bessie, c’est toi ? Comment vas tu ?
BESSIE : Ca va, merci. En fait, si je t’appelle c’est parce que j’aimerais vous inviter vous et Dawson à venir manger à la maison ce soir. J’aimerais apporter un peu de distraction à Joey.
GALE : C’est une excellente idée.
BESSIE : Merci. Peux-tu demander à Dawson d’appeler Pacey pour l’inviter lui aussi.
GALE : Je vais le faire tout de suite.
BESSIE : Génial. A ce soir alors, vers 8h.
GALE : A ce soir.

Une heure plus tard. La famille Leery frappait à la porte. Bessie les accueillit chaleureusement et les emmena dans le jardin. Elle avait prévu de faire un barbecue.
BESSIE : Pacey ne vient pas ?
DAWSON : Si, mais il va être un peu en retard, à cause de son père m’a-t-il dit.
Soudain, il aperçut Joey assise au loin et courut la rejoindre.
BESSIE : J’espère que sa présence va lui faire du bien murmura t-elle à l’oreille de Gale.
Gale : Moi aussi Bessie, moi aussi.
Dawson vint s’asseoir directement à côté de Joey.
DAWSON : Salut Joey, comment vas-tu ? C’est une bonne idée ce repas, tu ne trouves pas ?
Voyant que son amie ne lui répondrait visiblement pas, il continua, décider à la faire parler coûte que coûte.
DAWSON : Tu te souviens de la fille avec qui je suis venu l’autre jour ? J’aimerais bien savoir ce que tu penses d’elle. C’est une fille très bien, tu sais. Je suis sûr qu’elle te plairait. Je pourrais revenir avec elle si tu veux ? Hein, qu’est-ce que tu en penses ?
Joey sentait l’énervement la gagner, non, elle n’avait pas envie de la connaître, pourquoi son meilleur ami refusait de le comprendre ? Elle resserra ses bras autour d’elle gagnée par le froid, un grand vide au fond du coeur.

Bessie et Gale les observaient par la fenêtre de la cuisine.
BESSIE : Je suis vraiment inquiète pour elle. J’ai l’impression qu’elle s’enfonce de plus en plus.
GALE : Tu as essayé d’en parler avec elle ?
BESSIE : Elle ne me répond pas, parfois, c’est comme si……comme si elle n’était pas là, comme si son esprit avait quitté son corps. Ca me fait peur.
Elle commença à pleurer doucement. Gale la prit par les épaules et la ramena contre elle afin de l’aider à soulager son chagrin.
BESSIE : J’ai déjà perdu ma mère et là, j’ai l’impression…….. de perdre ma sœur ajouta t-elle après un long silence.
GALE : Tu as déjà pensé à l’emmener voir quelqu’un ?
BESSIE : Comment ça ? Tu veux dire un psychologue ? demanda t-elle en se retirant de ses bras.
GALE : Je pensais plutôt à un spécialiste des traumatismes.
BESSIE : Non, je n’y avais pas pensé répondit-elle en réfléchissant.
GALE : Cela pourrait peut-être lui faire du bien.
BESSIE : Je ne sais pas, elle a déjà subit tellement d’épreuves ces derniers jours, je ne voudrais pas en rajouter encore. Je crois que je vais encore lui accorder quelques jours, et si rien ne se passe d’ici là, j’y réfléchirai.
GALE : D’accord, mais quelle que soit ta décision, sache que tu peux compter sur moi.
BESSIE : Merci, je ne sais pas ce que je ferais sans toi.
Leurs regards retournèrent simultanément sur les deux adolescents.

DAWSON : Qu’est-ce que tu en penses ? Je pourrais peut-être te l’amener demain pour que tu fasses sa connaissance ?
PACEY : Demain, ce n’est pas possible, Joey et moi, on doit justement aller se promener intervint-il.
Dawson tourna une tête surprise vers son ami et ne vit pas le petit sourire éphémère de remerciement et de soulagement que Joey adressa à Pacey. Celui-ci remarqua qu’il était arrivé à temps. Dawson se tourna désolé vers la jeune fille.
DAWSON : Bon, ben si vous avez déjà prévu autre chose ce sera pour une prochaine fois. Ce n’est pas grave.
Pacey se pencha vers Joey et lui sourit, content. Il lui tendit sa main.
PACEY : Joey le repas est prêt, tu viens avec moi.
Elle ne se fit pas prier et prenant la main de Pacey, elle passa devant Dawson sans même un regard. Ce dernier les observa s’éloigner, ne sachant que penser. Pacey avait réussi là où lui avait échoué, il était parvenu à la faire réagir en moins de deux minutes alors que lui s’y essayait depuis son arrivée.

MITCH : J’ai l’impression que Joey se sent bien avec Pacey.
BODY : Oui mais je suis désolé pour Dawson.
Ils se tournèrent vers les trois adolescents. Pacey et Dawson entouraient Joey de manière protectrice mais elle ne semblait pas réagir au propos de Dawson, alors qu’on pouvait parfois la voir émettre un sourire à l’encontre de Pacey. Il parvenait à la toucher, ce que personne d’autre en ce moment ne semblait réussir.
MITCH : Ce n’est pas grave le principal, c’est que Joey se sente mieux. Je déteste la voir comme ça, c’est une jeune fille si brillante et pleine de vie. Le choc de la mort de sa mère a dû être terrible pour elle. Perdre sa mère à l’âge où on en a le plus besoin. Pauvre enfant.
BODY : Oui. Et Bessie est très inquiète. Elle ne sait plus quoi faire.
MITCH : Je crois qu’on devrait laisser une chance à Pacey, il a l’air de savoir comment s’y prendre.

Le lendemain matin, Joey s’éveilla à cause des pleures du bébé. Elle se sentait épuisée, cela faisait des semaines que le bébé la réveillait tous les matins. Elle décida qu’il valait mieux se lever et affronter la journée qui commençait. Elle tira les volets et s’aperçut que le soleil ne s’était pas encore levé. On était samedi, il n’y avait pas cours aujourd’hui. De toute façon se dit-elle, elle n’y serait pas allée.
Lorsque vingt minutes plus tard, elle sortit de la salle de bain, les cheveux encore tous mouillés, c’est une Bessie hystérique qui se tenait devant elle.
BESSIE : Joey ma chérie, il faut absolument que tu me rendes un service.
Joey apeurée n’osa pas la regardait en face. Qu’allait-elle lui demander ? Serait-elle en mesure de le faire ?
BESSIE : Il y a un problème au restaurant et Body est parti à San Francisco ce matin pour son travail, j’ai appelé Julia pour qu’elle vienne garder Alexander mais elle n’est pas chez elle. Il va falloir que tu prennes soin de lui pendant que je m’en vais car je ne peux pas le prendre avec moi.
Joey commença à paniquer. Un bébé ? Comment pourrait-elle prendre soin d’un bébé alors qu’elle était à peine capable de s’occuper d’elle ? Elle se mit à triturer ses mains, incapable de réfléchir, de penser de façon cohérente. Bessie lui mit Alexander entre les bras.
BESSIE : Je suis sûre que tu t’en tireras très bien.
Elle la fixa du regard afin d’être sûre que ça irait. Elle voyait bien à quel point Joey avait peur à l’idée de se retrouver seule avec le bébé. Tout à coup, les yeux de sa sœur rencontrèrent les siens, un frisson lui parcourut le corps lorsqu’elle vit les lèvres de celle-ci remuer.
JOEY : PA…CEY finit t-elle par articuler.
Bessie écarquilla de grands yeux.
BESSIE : Tu veux que j’appelle Pacey pour qu’il vienne t’aider ? C’est bien ça ma chérie ?
Joey hocha la tête tandis qu’un léger sourire lui effleura les lèvres. Après avoir prit sa sœur dans ses bras et l’avoir embrassée avec maintes effusions, Bessie appela Pacey et celui-ci lui promit d’arriver le plus vite possible. En effet, dix minutes plus tard, il parcourait l’allée à grandes enjambées, Bessie l’attendait sur le perron.
BESSIE : Merci d’avoir pu venir aussi vite.
PACEY : Il n’y a pas de quoi Bessie. Je serais toujours là si toi ou Joey avait besoin de moi.
BESSIE : Merci lui dit-elle en le serrant dans ses bras.
Pacey remarqua le grand sourire qui illuminait le visage de Bessie. Elle l’avait appelée en lui demandant de venir le plus vite possible mais ne lui en avait pas dit la raison.
PACEY : Que se passe t-il ?
BESSIE : Elle a parlé Pacey, elle a parlé ! dit-elle tout heureuse.
PACEY : C’est formidable s’exclama t-il sincèrement heureux qu’elle se soit décidée à dire un mot à sa sœur.
BESSIE : Et tu sais ce qu’elle m’a dit ?
PACEY : Non.
BESSIE : Elle m’a dit ton nom.
PACEY : Vraiment ?
Il était interloqué. Elle l’avait réclamé, lui ? Il sentit l’allégresse montait en lui. Savoir que lorsque Joey avait eut besoin de quelqu’un, elle l’avait choisi lui, importait beaucoup à ses yeux. Il sourit à Bessie en la regardant s’éloigner et pénétra le plus vite possible à l’intérieur rejoindre Joey. Il la trouva occuper dans la cuisine à donner le biberon à Alexander. Elle s’en sortait très bien, en fait, elle n’aurait même pas eu besoin de lui, il en était sûr. Mais il était ravi d’être venu. Il pris place sur la chaise en face et l’observa, d’un geste assuré nourrir l’enfant. Elle leva vers lui un sourire franc et sincère. Il en fut transporté de joie. Il attendit qu’elle termine et qu’elle réussisse à endormir Alexander avant de lui parler de ses projets. Lorsqu’elle revint, il les lui exposa.
PACEY : J’avais pensé que, puisqu’on devait rester là tous les d’eux, on pourrait en profiter pour réviser les cours que tu as manqués.
Il vit Joey grimaçer et en sourit.
PACEY : Potter, il faudra bien que tu révises un jour ou l’autre, alors puisque je suis là et que je peux t’aider autant en profiter.
Elle fit la moue mais alla tout de même chercher ses livres. Ils s’installèrent à la table et pendant près d’une heure, Pacey lui détailla patiemment toutes les notes qu’il avait prise et ce qu’il en avait retenu. Joey l’écoutait sans jamais émettre un son, parfois elle fronçait les sourcil ce qui signifiait pour Pacey qu’elle avait besoin d’une ré explication et il lui fournissait volontiers des informations supplémentaires. Lorsqu’il jugea les révisions terminées, il ne savait pas comment aborder le sujet dont il voulait lui parler. En fait, il l’avait sur le cœur depuis un moment mais il ne savait pas comment elle prendrait son aveu. Il prit une profonde inspiration et se lança.
PACEY : Joey, je voulais te parler de quelque chose. C’est au sujet de ta mère.
Il la vit se lever avec une telle rapidité qu’il en eut un mouvement de recul. Elle alla se poster devant sa fenêtre et se plongea dans la contemplation de l’horizon. Loin de se laisser décourager, il se plaça derrière elle.
PACEY : Je voulais juste te dire que je l’aimais beaucoup…
Joey remonta les bras le long de sa poitrine, elle commençait à avoir froid. Un vent glacial venait subitement de s’infiltrer dans sa maison, dans son corps. Elle entendait les mots de Pacey, il lui parlait de sa mère, mais…elle ne voulait pas entendre, non, elle ne le voulait pas. Le poids qui lui comprimait le cœur commençait à lui faire de plus en plus mal, il fallait qu’il arrête…
PACEY : Et qu’elle va énormément me manquer. Si tu savais combien j’aimerais qu’elle soit encore là. C’était la femme la plus merveilleuse que j’ai jamais connue.
Les yeux de Joey lui piquait, la douleur était de plus en plus insupportable, un cri de désespoir, un cri trop longtemps contenu, jaillit de sa gorge. Surpris et inquiet Pacey la força à lui faire face. Ses yeux s’écarquillèrent, des larmes coulaient le long des joues de Joey. Son corps était parcouru de soubresauts incontrôlables. Il se sentit totalement désemparé face à son chagrin. Finalement, se fut Joey qui bougea la première. Elle vint se blottir tout contre lui et ses pleures se transformèrent en véritable torrent de larmes. De longues plaintes s’échappaient de sa bouche. Pacey la serra le plus possible contre lui afin de lui faire comprendre qu’elle pouvait se laisser aller, qu’il était là et qu’il ne la laisserait pas. La tristesse de la jeune fille lui blessait le cœur aussi sûrement et précisément qu’un poignard l’aurait fait, il aurait aimé qu’elle n’ait jamais à traverser ça. De fines larmes se mirent à couler le long de ses joues à lui aussi. Unis dans la tristesse, ils se laissèrent aller à leur peine jusqu’à ce que Joey soit dépourvue de larmes et de force. Il put sentir que ses sanglots s’estompaient peu à peu tandis qu’il lui passait délicatement une main dans les cheveux. Elle se décolla de lui, la tête encore basse. Pacey la força à regarder vers lui en lui soulevant le menton.
PACEY : Tu te sens mieux ?
JOEY : Oui, lui murmura t-elle faiblement.
PACEY : Bien. Que dirais-tu de regarder un peu la télé ?
Elle lui sourit tristement et lui prenant la main, l’attira avec elle sur le canapé.

Bessie rentra chez elle et découvrit que la maison était plongée dans le silence. C’est en rentrant dans le salon qu’elle découvrit Joey paisiblement endormie dans les bras de Pacey. Elle ne l’avait pas vu aussi sereine depuis la mort de leur mère. Pacey s’était assoupi lui aussi, sa tête reposait sur sa main appuyée sur l’accoudoir, tandis que de son autre bras, il tenait fermement Joey contre lui d’une façon douce et protectrice. Bessie ne put s’empêchait de retenir une larme, il formait un si beau tableau comme ça. Pacey dut sentir sa présence car aussitôt, il ouvrit un œil et la vit, plantée devant eux.
PACEY : Bessie, quelque chose ne va pas ? lui demanda t-il lorsqu’il la vit pleuré.
Il retira délicatement son bras en dessous de Joey pour ne pas la réveiller, remonta la couverture sur elle et lui sourit tendrement avant de se tourner vers Bessie qui le regardait faire, reconnaissante. Il l’entraîna un peu plus loin.
PACEY : Qu’est-ce qui ne va pas ?
BESSIE : Rien Pacey, je t’assure. C’est le fait de vous voir ainsi tous les deux.
PACEY : Oh ! Je suis désolé, on s’est juste endormi et…
BESSIE : Tu n’as aucune justification à me donner Pacey. Je voulais te dire à quel point je t’étais reconnaissante de t’occuper de Joey comme tu le fais. Tu es vraiment quelqu’un de bien.
Il baissa ses yeux sur ses chaussures, mal à l’aise. Il n’avait pas l’habitude qu’on lui fasse des compliments ou qu’on le remercie pour quoique se soit. Et il n’avait pas l’impression de faire quelque chose d’exceptionnel, pour lui, il lui paraissait naturel d’être auprès de Joey dans un moment pareil et de plus, il aimait les moments qu’ils passaient ensemble.
PACEY : J’ai une chose à te dire….sur Joey.
BESSIE : Quoi il s’est passé quelque chose pendant mon absence ? demanda t-elle gagnée soudain par l’inquiétude.
PACEY : Oui. Elle a craqué.
BESSIE : Elle a pleuré ? demanda t-elle pleine d’espoir.
PACEY : Oui, un vrai déferlement.
BESSIE : Oh mon dieu…
Des larmes de joies roulèrent sur les joues de Bessie. Elle était tellement contente, si Joey avait craqué, c’était bon signe. Non, sa petite sœur n’aurait pas besoin de médecin. Tout irait mieux maintenant, ce dont elle avait besoin maintenant, c’était de repos. Elle serra Pacey dans ses bras.
BESSIE : Je te suis infiniment reconnaissante de ce que tu fais pour elle, dit-elle des larmes plein les yeux.
PACEY : Il n’y a pas de quoi lui dit-il en pensant que s’était la deuxième fois de la journée qu’il faisait pleurer une sœur Potter. (marjo)

Marjo  (27.09.2003 à 10:56)
Dimanche soir, Pacey reçu un coup de fil :
PACEY : Allo ?
PERSONNE : Allo, Pacey ? C’est moi, Bessie.
PACEY : Ah, Bessie ! Que puis-je faire pour toi ?
BESSIE : Rien, j’appelle juste pour te dire que Joey va retourner à l’école demain, et que je suis sure que ça lui plairait que tu viennes la chercher.
PACEY : Avec plaisir ! Je suis content qu’elle revienne en cours.
BESSIE : Oui, moi aussi. Bon, je te laisse, je dois aller changer Alexander.
PACEY : Ok. Salut.
BESSIE : Salut !

Et le lendemain matin, un Pacey tout joyeux vint sonner à la porte du B&B :
PACEY : Joey ! Bonjour ! Alors, parée à reprendre les cours ? Moi, je suis sûr qu’il n’y aura aucun problème. Alors tu viens, on va finir par être en retard.
Joey le suivit et ils partirent tranquillement en direction du lycée.

A l’entrée, ils rencontrèrent Dawson et Jen qui était en train de discuter.
DAWSON : Joey ! Tu reviens en cours, c’est génial ! dit il en la prenant dans ses bras.
JEN : Salut !
PACEY : Et oui les gars, Joey nous fait son grand retour. Je …
Il ne pu finir sa phrase que la sonnerie retentit. Premier cour avec Mme Prelis, direction salle 115. Arrivés en classe, les quatre prirent places. Pacey regarda Joey pour voir comment elle se sentait, elle avait l’air effrayé, mais attentive. Il n’en attendait pas moins de Jo !
Les cours se déroulèrent parfaitement jusqu’au dernier cour, qui avait lieu avant le repas, ou moment où la prof posa une question ;
Mme PICARDO : Melle Potter, qu’en pensez-vous ?
Joey ne répondit pas, elle n’était toujours pas apte à parler, mais la prof commençait à vraiment être insistante. Pacey se rendit compte du malaise de la jeune fille, il fallait qu’il fasse quelque chose, lorsque enfin, il eut une idée ;
PACEY : Ah, Mme, j’ai mal, j’ai très mal au ventre, dit il en jouant parfaitement la comédie s’en se préoccuper des rires de ses camarades qui étaient écroulés sous les cris de celui6ci, Est-ce que je pourrais aller à l’infirmerie ?
Mme PICARDO : Oui, Mr Witter, allez y.
PACEY : Mais j’ai peur d’y aller tout seul, car si j’ai une crise en y allant, personne ne pourra m’aider, c’est pour cette raison que j’aimerai que Joey m’accompagne.
Mme PICARDO : Bon, puisque Melle Potter est sérieuse, j’accepte. Allez-y !
PACEY : Merci Mme. Tu viens Joey.
Joey le suivit, depuis le début elle s’était rendue compte du jeu de son camarade, une nouvelle fois, il l’avait aider, elle était très heureuse de l’avoir comme ami.

Une fois sortie de la classe et après s’être éloigné, Pacey s’arrêta :
PACEY : Alors Potter, je t’ai encore sauvé la vie, ça mérite un oscar ! Bon, qu’allons nous faire maintenant, Pacey regarda sa montre, il nous reste dix minutes avant que ça sonne. Joey haussa les épaules comme seule réponse.
PACEY : Je sais, on a cas aller s’asseoir, se reposer avant que tous les fous, qui sont aussi appelé nos camarades, sortent des classes complètement hystériques ?
Elle lui prit la main pour lui faire comprendre qu’elle trouvait que c’était une excellente idée. Et ils allèrent en direction d’un banc qui ne se trouvait pas très loin.

La sonnerie retentit et Pacey et Joey furent rejoins pas Dawson et Jen :
DAWSON : Alors Pacey, comment va ton soi disant mal de ventre ? Tu ne t’es pas écroulé ?
PACEY : Dawson, arrête de rire, c’est plus grave que ce que tu penses, l’infirmière a dit que si je ne me faisais pas bientôt opérer j’allais mourir !
DAWSON : C’est pas vrai, je vais enfin avoir la paix ! Je plaisante… alors qu’il allait poursuivre sa phrase, un étudiant arriva.
ETUDIANT : Salut, je voulais juste présenter mes condoléances à Joey.
BANDE D’ETUDIANT : Oui, nous aussi, dit une bande de lycéens qui venait d’arriver, tu vas mieux ?
PACEY : Euh ça va aller, ne vous inquiéter pas, dit il pour aider Joey qui elle pendant ce temps là faisait de nouveau face à sa tristesse.
ABBY : Il a raison, elle ira mieux ! Vous rendez-vous comptes que vous faites vos condoléances à Joey, Joey Potter, la fille du tollard ! On s’en fiche de ce qui lui arrive.
A ces mots, Joey, n’en pouvait plus, elle se leva et partit en courant. Pacey, quant à lui, se leva et voulu frapper Abby, mais Dawson le retint et l’emmena à l’écart. Juste après, Jen alla rejoindre Joey.

Jen trouva Joey, assise sur un banc, elle ne pleurait pas, elle était là, en train de réfléchir, mais Jen pouvait sentir toute la tristesse et la colère qu’il y avait en elle, elle n’avait beau ne pas la connaître, elle l’aimait bien, surtout que Dawson lui avait souvent venter ses mérites. Elle s’approcha.
JEN : Je sais que tu préfèrerais être seule, mais je tenais juste à te dire que tu as des amis formidables sur qui tu peux compter, Dawson t’adore, tu es sa meilleure amie, il ferait tout pour toi, Pacey c’est pareil, il tient énormément à toi, quand tu es partie, il a manqué de frapper Abby, cette réflexion fit sourire Joey, c’était Pacey tout craché ça, et moi, j’ai très envie de te connaître, si tu as un problème, tu peux compter sur moi. Tout ça pour dire, que si tu en as besoin, nous trois, nous sommes là pour t’aider à faire face à ce terrible évènement. Je vais te laisser à présent, je te dis à la prochaine, dit elle en s’éloignant.

Pendant ce temps.
DAWSON : Pacey, calme toi, ce n’est que cette vipère d’Abby, tu sais très bien qu’il ne faut pas faire attention à ses réflexions.
PACEY : C’est bon Dawson, je suis calme, maintenant, j’aimerai aller voir Joey.
DAWSON : Oui, tu as raison, elle a besoin de nous.
PACEY : Si ça ne te gène pas, j’aimerai lui parler seul.
DAWSON : Euh oui, oui, bien sur.

Après quelques temps, Pacey rejoint Joey.
PACEY : Excuse moi, cette journée a été une catastrophe ! J’aurai espéré que ton premier jour depuis …, enfin tu sais, ce serait mieux passé, j’en suis vraiment désolé.
Joey ne lui en voulait pas, après tout ce n’était pas de sa faute si la journée avait pris une tournure si épouvantable, au contraire, il l’avait aidé à mieux la vivre.
PACEY : En venant, j’ai fais un détour à la cafétéria, et je t’ai pris a mangé, tiens.
Joey était contente qu’il est pensé à lui amener son déjeuner, surtout qu’il avait prit son plat préféré.
PACEY : Voyant ta tête, j’ai l’impression que ça te fais plaisir, est-ce que je me trompe ?
Elle esquissa un sourire après cette remarque.
PACEY : Ah, ça, ça veut dire oui ! Tant mieux, régale toi. Et pour moi, je me suis pris une délicieuse part de pizza.
Et tous les deux dégustèrent tranquillement.

Jen avait rejoins Dawson.
DAWSON : Tu es allée lui parler ! Alors, ça a donné quoi ?
JEN : Elle m’a écouté et je suis parti, tu n’as rien d’autre à savoir.
DAWSON : Comment ça, tu ne veux pas me le dire ?!? Tu sais que je pourrais te tuer pour ça !
JEN : Non, tu ne le feras pas, et puis, toutes les filles ont leur part de mystère, bon je te laisse. Bon appétit !
Et elle s’éloigna laissant Dawson devant son plateau.

Après avoir mangé, Dawson rejoint Pacey et Joey qui eux aussi, avait fini de manger.
DAWSON : Pacey, j’ai absolument besoin de te parler, désolé Joey, je te l’empreinte.
Et il tira Pacey par le bras en l’emportant avec lui sans lui laisser le choix.

Une fois à l’écart.
PACEY : Alors, qu’est ce qu’il y a de si urgent ?
DAWSON : Pacey, je suis amoureux de Jen.
PACEY : Et ?
DAWSON : Bah, je suis amoureux de Jen, tu ne te rends pas compte ?
PACEY : Attends, tu vas me dire que tu m’as dérangé pour me dire ça ?
DAWSON : Oui.
PACEY: Dawson, je le sais, tu me prends pour un débile, attends, non, ne réponds pas à ça, je connais déjà la réponse, mais même aveugle, je me rendrais compte que tu es amoureux de la miss Lindley.
DAWSON : Oui, mais qu’est-ce que je dois faire ?
PACEY : Oh, là, Dawson, tu fais plus débile que moi, ce qui est très dur ! Invite là à sortir !
DAWSON : L’inviter ?
PACEY : Oui, l’inviter, tu lui demande…
DAWSON : Oui, oui, je sais ce que sais, mais, si elle ne veut pas ?
PACEY : Bah, tu te prends un râteau, comme les nombreux que je me suis déjà pris.
DAWSON : Oui, mais là, je l’aime et je ne m’en remettrais pas si elle refuse.
PACEY : Oui, mais tu vas le regretter si tu ne le fais pas.
DAWSON : Je ne sais pas Pacey, il faut que je réfléchisse.
PACEY : Bon, alors là, ce n’est pas mon fort, alors je vais rejoindre Joey. Salut !
DAWSON : Salut et arrête de dire ça, tu n’es pas débile, cria t-il alors que Pacey était déjà loin.

Dawson trouva Jen près de son casier.
JEN : Dawson, te revoilà !
DAWSON : Oui, si je suis là, c’est pour te demander …C’est pour te demander…
JEN : Oui, fit elle pour l’encourager.
DAWSON : Pour te demander si tu voulais qu’on fasse la route ensemble, dit-il se décidant à abandonner.
JEN : Oui, je ferai la route avec toi, comme tous les jours.
DASON : Alors on y va !

Du côté de Pacey et Joey.
PACEY : Bon, je pense qu’on va rentrer, heureusement que nous n’avons pas cours cette après-midi, c’est à c’est moment là que j’adore Mr Peterson, surtout qu’on était sensé avoir trois heures d’affilé avec lui !
Joey s’en réjouissait elle aussi, elle était pressée de rentrer chez elle, de se sentir bien à nouveau. Et ils partirent eux aussi.

Arrivés chez Joey, Pacey alla parler avec Bessie, pendant que Joey regagna sa fenêtre pour y réfléchir comme à son habitude.
BESSIE : C’était si catastrophique !
PACEY : Oui, enfin non, la fin s’est mieux déroulée, on est resté à l’écart.
Bessie : Pauvre chérie, je ne suis plus si sure qu’avant que la faire retourner à l’école l’aiderai.
PACEY : Si, je pense qu’il faut que maintenant elle soit entourée de personnes, pour qu’elle se ré habitue petit à petit, je pense qu’à force, ça ira mieux.
BESSIE : Si tu le dis.

Joey, elle, réfléchissait à la journée qu’elle venait de passer, c’était horrible, de toute façon, c’était toujours comme ça depuis ce fameux jour où elle l’avait quittée, depuis, plus rien n’avait de saveur, enfin, sauf lorsqu’elle était avec Pacey, lui, il arrivait à lui faire reprendre goût aux choses. Elle pensa aussi à ce qu’avait dit Abby, ça avait beau être affreux, Jo était sure que les trois quarts des élèves pensaient la même chose !
(Anaïs)

Sweetwayki  (27.09.2003 à 15:48)
BESSIE : En tout cas je ne sais pas ce qu’on aurait fait si tu n’avais pas été là.
PACEY : Oh, je n’ai pas fait grand-chose dit-il confus.
BESSIE : Oh si, si tu n’avais pas été là, Joey se serait retrouver toute seule. Elle n’aurait eu personne pour prendre sa défense comme tu l’as fait aujourd’hui et pour prendre soin d’elle comme tu le fais depuis des jours. Elle aurait dû se débrouiller.
Elle le serra dans ses bras et sortit s’occuper d’Alexander. Pacey resta, là où il était, incapable de bouger. Les phrases de Bessie faisaient son chemin dans sa tête et commençait à tout dévaster sur leurs passages « Joey se serait retrouver seule » « elle aurait dû se débrouiller ». Une vague impression de malaise le fit frissonnait. Bessie avait raison, tout était peut être sa faute. Il marcha lentement vers la chambre de Joey, se demandant quelle attitude adopter depuis qu’il avait découvert sa part de responsabilité dans l’état de son amie. Elle contemplait son reflet dans la glace, il arriva par derrière elle et sourit au miroir. Joey se retourna et lui rendit son sourire. Un couteau lui vrilla le cœur.
PACEY : Joey, je crois que je ferais mieux de partir et de te laisser un peu seule.
Elle le regarda incrédule, que faisait-il ? se demandait-elle. Elle avait besoin de lui. Il poussa un soupir en la regardant droit dans les yeux.
PACEY : Je crois que je n’aurais jamais dû venir.
Le deuxième coup lui fit encore plus mal. Ne comprenait-il pas combien sa présence lui avait été bénéfique ? Comment sans lui elle se serait effondrée pour ne plus jamais se relever. Il était l’unique personne avec qui elle se sentait bien et qui parvenait la faire sourire, non, il ne pouvait pas ignorer tout ces détails.
JOEY : J’ai…
Sa gorge se faisait sèche et elle s’efforçait de prononcer les mots retenus dans sa bouche.
JOEY : J’ai...besoin….de toi articula t-elle finalement.
PACEY : Mais non, Joey c’est ça le problème, tu n’as pas besoin de moi. Tu t’en sortiras beaucoup mieux sans moi.
JOEY : NON ! cria t-elle.
Il s’avança vers elle et lui prit les mains entre les siennes.
PACEY : Comprends-moi Joey, tout faire pour toi n’est pas la meilleure solution, il faut que je te laisse te débrouiller afin que tu puisses t’en sortir.
JOEY : Je ne veux pas ! lâcha t-elle d’un trait.
PACEY : Tu n’as pas le choix lui dit-il en la fixant.
JOEY : Tu ne peux pas….pas me laisser.
PACEY : Je ne te laisse pas, je vais garder mes distances pendant quelques temps simplement.
JOEY : Non !
PACEY : Je ne te demandes pas ton avis ! dit-il en commençant à s’énerver. Je m’en vais !
Il fit demi tour vers la sortie mais Joey vint se placer devant la porte, lui barrant ainsi le passage.
PACEY : Joey pousse-toi de là.
JOEY : Non, pas…pas question.
PACEY : Tu es vraiment insupportable !
JOEY : Et toi, tu n’es…tu n’es qu’un sale con.
Chaque mot prononcé par Joey semblait venir du lointain. Comme si elle devait longtemps les réfléchir avant qu’ils puissent franchirent la barrière de ses lèvres. Ses deux mains flanquées sur la porte, elle empêchait Pacey de quitter la pièce.
PACEY : Regarde-moi, qu’ai-je fait de toi, tu es complètement dépendante de moi.
JOEY : C’est...pas…vrai.
PACEY : Alors laisse-moi partir !
JOEY : Je ne peux pas.
PACEY : Pourquoi ? lui demanda t-il en la foudroyant du regard.
JOEY : Parce que je ne veux pas être seule.
PACEY : Mais toi et moi ne sommes même pas amis, je ne te supporte pas dit-il en jurant ses grands dieux qu’elle l’énervé au plus haut point.
JOEY : Et bien tu sais quoi Witter, moi non plus je ne te supporte pas dit-elle sur le ton le plus glaçant qu’elle connaisse, ayant subitement retrouvé se détermination. Tu n’es qu’un sale petit imbécile arrogant. Je peux très bien me passer de toi. En fait, je n’ai pas besoin de toi. Je peux y arriver seule.
Un petit sourire malin retroussé les lèvres de Pacey. Il s’amusait de la situation, elle ne semblait même pas avoir remarqué le changement.
JOEY : Que ferais-je avec un garçon comme toi de toute façon ? Hein ?
PACEY : Ca va ? Tu as fini ? lui demanda t-il en souriant.
JOEY : Oui.
PACEY : Et tu te sens mieux ?
JOEY : Oui.
PACEY : Bien lui répondit-il sans se défaire de son sourire.
Il continuait à la fixer du regard, de cet air si amusé et charmeur que Joey se sentit troublée.
JOEY : On peut savoir ce qui t’amuse autant ?
PACEY : J’espère que tu ne pensais pas un mot de ce que tu m’as dit car j’en serais vraiment triste.
JOEY : Si ! dit-elle sans oser lever les yeux sur lui. Pourquoi ?
PACEY : Tu es très mignonne quand tu es énervée.
Sa phrase les surprit tous les deux. Ils restèrent un moment à se regarder avant que Pacey ne reprenne.
PACEY : Non, ce n’est pas ce que je voulais dire.
JOEY : Et qu’est ce que tu voulais dire ? demanda t-elle en souriant à son tour.
PACEY : Euh….
Il se sentait mal à l’aise. Il ne croyait pas avoir parler tout haut. Cette pensée était personnelle et était sensée le rester. Il se força à reprendre contenance.
PACEY : Ce que je voulais dire, c’est que rien ne pouvait t’arrêter lorsque tu étais en colère.
JOEY : De quoi tu …oh !
Elle porta une main à a bouche, venant de comprendre. Elle avait parlé, elle n’avait pas glissé deux trois mots comme il lui arrivait de le faire parfois, non, là elle avait tenu une véritable conversation, et même une dispute face à Pacey. Elle leva les yeux vers lui, il paraissait très content de lui. C’était un stratagème, elle en aurait mit sa main à couper. Il l’avait mit sciemment en colère afin de la forcer à se défendre. Emportée dans un élan de gratitude, elle lui sauta au cou et le serra très fort. Loin de se défaire, il referma ses bras autour de sa taille et pressa son corps contre le sien, enfouissant son visage dans ses cheveux soyeux.
PACEY : Un sale con hein ?
Elle se mit à rire doucement.
JOEY : Je suis désolée.
PACEY : Je ne sais pas si je vais te pardonner, tu as été très méchante avec moi lui dit-il feignant la tristesse.
Elle lui fit la moue et il se mit à rire avec elle.
JOEY : Oh Pacey, je ne sais pas comment te remercier dit-elle en le resserrant contre elle. Tu en as tellement fait pour moi. Je te dois tant. Si tu n’avais pas était là, je n’aurais jamais tenu le choc.
Et sans réfléchir, tandis qu’il lui coulait un regard admiratif et heureux, elle prit possession de ses lèvres, qu’elle caressa des siennes. Surprit, il ne mit pas longtemps cependant avant de répondre à ses avances. Il goûta ses lèvres, se rendant compte qu’il en mourrait d’envie depuis longtemps. De ses mains avides, il caressait la texture douce et chaude de sa peau sous son chemisier. Elle s’accrochait à son cou, passait sa main dans ses cheveux, l’approchant toujours plus près d’elle, approfondissant leur étreinte. Lorsque la passion les emporta tous les deux, ils se séparèrent brutalement. Se jetant des regards affolés.
PACEY : Je suis désolé…murmura t-il avant de s’enfuir à grandes enjambées.
Joey resta sur place, choquée. Elle venait d’embrasser Pacey, et…et elle avait adoré ça. Elle porta une main à ses lèvres, caressant l’empreinte laissée par Pacey. Un sourire de ravissement lui vint aux lèvres.

Pacey était assis à la marina, scrutant l’horizon. Il était là depuis deux bonnes heures, incapable de bouger. Il se repassait en boucle la scène du baiser avec Joey. Ce baiser avait chamboulé un tas de choses en lui, remuant de vieux sentiments étouffés. La passion qui s’était emparée de lui au moment même où Joey l’avait embrassé n’était pas feinte et jamais il ne pourrait l’assumer. Un déferlement d’émotions l’avait assailli et atteint en pleine figure, lui laissant de nombreuses marques. Joey ? Comme l’embrasser avait était bon, et doux. Même dans ces rêves les plus fous, jamais cela n’avait été aussi parfait, aussi magique.
DAWSON : J’ai l’impression de te déranger ?
PACEY : Pas du tout. Comment tu vas ?
DAWSON : Je dirais mieux que toi.
PACEY : Et tu aurais bien raison.
DAWSON : Que se passe t-il ? lui demanda t-il inquiet.
PACEY : Oh rien, laisse, va. Si tu me parlais plutôt de Jennifer Lindley.
Dawson baissa la tête pour la relever aussitôt vers la mer.
PACEY : Je vois, tu ne lui as toujours rien dit.
DAWSON : Ce n’est pas facile.
PACEY : Dawson, tout ce que tu as à faire c’est de l’inviter.
DAWSON : Et si elle ne veut pas ?
PACEY : Ben dans ce cas tu seras fixé !
DAWSON : Je voudrais bien t’y voir toi, monsieur-je-sais-tout, Jen me plait vraiment. Tu arrives toi à dire tes sentiments devant une fille qui te fait trembler de partout tellement elle est belle.
Ouille, Pacey était touché. La remarque l’avait percuté de plein fouet. Il ne l’avait pas vu venir mais il ne l’avait pas volé, maintenant c’était à lui de réfléchir. Dawson le mettait directement face à son problème. Et son problème, c’était Joey, et les sentiments qu’elle faisait naître en lui. La profusion et la chaleur de ses sentiments.
PACEY : Non, c’est vrai, ce n’est pas facile.
DAWSON : Ah tu vois bien ! Même toi, t’en es pas capable.
Un long silence s’installa entre les deux garçons, où chacun réfléchit à sa vie et à la façon de régler leurs soucis.
DAWSOn : Comment va Joey ? demanda t-il, brisant ainsi le silence.
PACEY : Elle va bien, dit-il en détournant le regard.
DAWSOn : Il s’est passé quelque chose ?
PACEY : Pourquoi tu dit ça ? demanda t-il subitement mal à l’aise.
DAWSON : J’en sais rien, tu as l’air bizarre.
PACEY : N’importe quoi.
DAWSON : Si, je le vois bien. Pacey, je te connais depuis qu’on est haut comme trois pommes et je sais reconnaître quand tu me caches quelque chose. Alors, c’est quoi ?
PACEY : Mais rien.
DAWSON : Je sais être tenace quand je veux.
Pacey tourna la tête vers lui, Dawson le regardait attentif, l’oreille aux aguets. Il attendait une réponse, et il savait qu’il ne s’en irait pas sans. Il poussa un soupir de résignation.
PACEY : Joey et moi on s’est embrassés.
Dawson semblait médusé de la nouvelle. S’il y avait bien une chose qu’il ne pensait jamais voir c’était bien ces deux meilleurs amis ensembles, les imaginer s’embrasser était trop irréel. Mais cette pensée était aussi très amusante, loin de paraître incongrue en réalité. Par bien des côtés, Joey et Pacey se ressemblaient, il en avait toujours eut conscience, même si eux non.
DAWSOn : Alors, vous allez sortir ensemble ?
PACEY : Ne sois pas ridicule !
DAWSON : Pourquoi pas ?
PACEY : C’est arrivé comme ça, c’était une erreur. D’ailleurs, je suis sûr qu’à l’instant même où nous parlons, Joey regrette déjà.
Cette idée lui blessait le cœur plus qu’elle ne le devrait. C’est vrai, ils n’avaient rien prémédité mais Pacey ne regrettait en rien ce qui s’était passé.
DAWSON : Peut être, peut être pas.
PACEY : Bon, cette conversation ne rime à rien. Il vaut mieux que je rentre avant que mon père n’envoie ses gars me chercher dans toute la ville.
Il passa devant Dawson. Celui-ci le regardait partir, d’un œil amusé. Pacey avait délibérément occulté toute discussion entre eux. Mais il ne s’avouait pas vaincu.
DAWSON : Dis-moi, si tu ne ressens rien pour Joey Potter. Pourquoi passes-tu autant de temps avec elle et pourquoi t’empresses-tu toujours de prendre sa défense chaque fois que quelqu’un s’approche d’elle ?
Pacey allait rétorquer mais sa réponse mourut dans sa gorge. D’une mine dépitée, il quitta Dawson.

Joey n’était pas encore sortie de sa chambre, elle se concentrait sur sa soirée. Elle avait recouvré l’usage de la parole, le goût de se servir des mots. Après la mort de sa mère, elle les avait trouvé inutile. Elle les avait mis de coté, dans un coin, les gardant au chaud pour lorsqu’elle se déciderait qu’ils valaient la peine d’être utilisés. Pacey avait été habile, sa ruse avait parfaitement fonctionnée. A l’évocation de Pacey, un doux sourire lui vint aux lèvres. Leur baiser avait été terriblement tendre. Leur étreinte avait été si excitante et envoûtante, si bien qu’elle avait tout oublié de son malheur. C’était un don chez Pacey. Le don de pouvoir lui faire oublier, ne serait-ce qu’une seconde, dans quel monde cruel elle vivait. Elle tendit l’oreille et reconnut le bruit de pas de Bessie qui s’affairait dans la cuisine. Sa sœur s’était beaucoup inquiétée pour elle, il était temps d’apaiser ses craintes. D’une légèreté qu’elle n’avait pas éprouvée depuis des jours, elle se dirigea vers la cuisine. Elle se posta dans l’entrebâillement de la porte et observa sa soeur à la dérobée. Elle paraissait fatiguée et amaigrie. Le fait de devoir veiller sur elle ainsi que sur un petit bébé sans doute. Joey s’en voulait. Sa sœur avait besoin de son soutien. Une vive résolution s’empara d’elle, à partir d’aujourd’hui, elle pourrait compter sur elle. Elle pénétra dans la pièce et commença à mettre les couverts sur la table.
BESSIE : Merci ma chérie, ça m’avancera un peu.
JOEY : Il n’y a pas de quoi, lui dit-elle en la regardant avec un grand sourire.
Bessie se pencha sur sa marmite avant de relever la tête et de se retourner stupéfaite sur Joey.
BESSIE : Qu’est-ce que tu as dit ?
JOEY : J’ai dis qu’il n’y avait pas de quoi.
BESSIE : J’avais donc bien entendu alors. Oh Joey.
Les deux sœurs tombèrent dans les bras l’une de l’autre, riant aux larmes.
BESSIE : Mais depuis quand ?
JOEY : Ca va faire une heure. Pacey était avec moi et…
BESSIE : Encore lui, j’aurais dû me douter qu’il y était pour quelque chose.
JOEY : Oui, il a été formidable.
BESSIE : On ne le remerciera jamais assez.
JOEY : Je sais. J’ai une énorme dette envers lui maintenant.
BESSIE : Petite sœur, je suis si heureuse, dit-elle en la serrant de nouveau aux creux de ses bras.
Elles restèrent ainsi quelques instants à pleurer dans les bras l’une de l’autre. Puis, les cris d’Alexander les firent rompre leurs étreintes.
BESSIE : Il a faim dit-elle haussant les épaules.
JOEY : Laisse, j’y vais, dit-elle en s’emparant du biberon.
BESSIE : Tu es sûre, dit-elle surprise.
JOEY : Certaine. Tu n’as plus à porté le monde sur tes épaules maintenant, je vais bien.
Joey se dirigea vers la sortie.
BESSIE : Joey ?
JOEY : Oui.
BESSIE : Je t’aime.
JOEY : Moi aussi Bessie.
Avec un grand sourire, elle franchit la porte. (marjo)

Marjo  (27.09.2003 à 18:42)
Le lendemain, au lycée, Joey marchait tranquillement dans les couloirs, elle réfléchissait à Pacey, et plus précisément au baiser. Elle se sentait mal, pas parce que le baiser l’avait déplu, mais parce que au contraire, il lui avait plu. Elle craignait aussi de rencontrer Pacey, de peur de ne pas savoir quoi faire, mais d’un autre côté, elle mourrait d’envie de le revoir, elle en avait besoin, besoin de sa présence. Ce sentiment la déstabilisait, elle ne savait pas ce qui lui arrivait, elle était en train de développer des sentiments profonds, à l’égard de son ennemi de toujours. Elle y avait réfléchi toute la nuit. Mais en avançant, elle rencontra Jen qui était dos à elle.
JOEY : Salut Jen !
JEN : Salut, quand elle se retourna et vit Joey, elle changea aussi vite de ton, Joey ?
JOEY : Oui ?
JEN : Tu parles, mais c’est, c’est, c’est fantastique, finit elle par prononcer.
JOEY : Oui, …
Elle ne pu terminer sa phrase que Jen lui prit la main et l’emmena.
JEN : Il faut à tout prix trouver Dawson !

Après avoir errées pendant quelques minutes dans les couloirs, elles finirent par trouver Dawson.
DAWSON : Ah, salut les filles…
JEN : Dawson, il y a quelques choses de beaucoup plus important que tu dois savoir !
DAWSON : Je t’écoute ?
Jen sourit, elle était vraiment heureuse, elle, qui ne connaissait pas vraiment Joey, était ravit qu’elle est recouvrée l’usage de la parole. Elle se tourna vers Joey, et se retourna vers Dawson et avec une grande joie, elle lui annonça la nouvelle.
JEN : Joey parle ! dit elle avec un sourire éclatant.
DAWSON : C’est vrai !!! Joey, parle moi, dis moi quelques choses, dit il tout exciter par cet événement.
JOEY : Ca va Dawson, tu n’as pas l’air dans ton assiette aujourd’hui ?
DAWSON : Oui, c’est elle, c’est ma Joey qui parle à nouveau, cria t-il en la faisant tournoyer dans ses bras.

Pacey arriva pendant cette scène, il aperçut Joey, qui elle aussi le vu, ils se regardèrent, tous les deux fixement, les yeux dans les yeux, mais Pacey, rompu cet instant magique, il détourna le regard et parti dans la direction opposée.
Joey, qui elle avait enfin les pieds de nouveau sur le sol, le regarda s’éloigner, triste de cette réaction.
JEN : Joey, ça ne va pas ?
JOEY : Euh si, si, tout va bien.

Et toute la journée fut ainsi, dès que Pacey croisait le chemin de Joey, il partait à l’opposé. Joey, resta toute la journée avec Dawson et Jen, mais ne cessait de penser à Pacey. La fin des cours arriva, et ce fut l’heure de rentrer, toutefois, avant de partir, Jen alla voir Dawson.
JEN : Dawson, je peux te demander une faveur ?
DAWSON : Euh, ça dépend laquelle.
JEN : Je voudrais rentrer avec Joey, seule.
DAWSON : Euh, oui, bien sur.
JEN : Si tu veux, on se retrouve dans une heure, chez toi ?
DAWSON : Oui, d’accord.
JEN : Ok, alors à tout à l’heure !
DAWSON : Salut !

Et Jen alla retrouver Joey.
JEN : Et Joey ?
JOEY : Jen ! Oui ?
JEN : Ca te dit qu’on fasse la route ensemble ?
JOEY : Oui, bien sur, mais où est Dawson ?
JEN : Euh, lui, il a quelques choses d’autres à faire. On y va ?
JOEY : D’accord.
Après un long silence pesant.
JEN : Bon, je vais me lancer, je vais éviter de tourner au tour du pot, Joey, on ne se connaît pas vraiment toutes les deux, mais j’ai pu remarquer que quelques choses te tracasser aujourd’hui, et j’ai aussi remarquer que Pacey n’était pas venu une seule fois nous voir, alors qu’est-ce qui ce passe ?
JOEY : Rien Jen, je t’assure…
JEN : Joey, s’il te plait, ne me ment pas.
JOEY : Bon, d’accord, j’avoue, quelque chose ne va pas, mais je veux bien t’en parler à une seule condition !
JEN : Laquelle ?
JOEY : Je veux que tu me dises la vraie nature de tes sentiments pour Dawson, car il est mon meilleur ami, et je ne veux pas que tu lui brises le cœur.
JEN : C’est compliqué, même moi, je ne sais pas vraim… Attend une minute, pourquoi je lui briserai le cœur, est-ce qu’il a des sentiments pour moi ?
JOEY : Jen, je le connais mieux que quiconque, et je sais qu’il n’a jamais regardé une seule fille de la même manière dont il te regarde. Alors ?
JEN : Je dois avouer qu’il ne m’est pas indifférent, mais, je ne sais pas si je suis prête à risquer notre amitié pour une relation amoureuse. Voilà, j’ai répondu à ta question ?
JEOY : On va dire que ça ira.
JEN : Bon, alors c’est à ton tour, dis moi ce qui ne va pas ?
JOEY : Ca c’est passé hier, Pacey était chez moi, et au bout d’un moment, on s’est, on s’est…
JEN : Embrassés finit elle.
JOEY : Oui, on s’est embrassés et ça me perturbe.
JEN : Pourquoi, ça veut dire quelque chose pour toi ?
JOEY : Non… enfin… oui… les deux… en faite je ne sais pas. J’ai passé toute la nuit et toute la journée à y réfléchir et j’ai réussi qu’à trouver que deux choses.
JEN : Lesquelles ?
JOEY : J’ai besoin de lui et ce baiser ne m’a pas déplu. Le premier, je me dis que c’est normal, c’est un ami, il a été là pour moi depuis, depuis que je ne vais pas bien, et puis, tout le monde à besoin de ses amis, mais le deuxième m’embête, comment un baiser fait entre deux amis peut-il plaire ?
JEN : Je pense que c’est tout simplement parce que ton cœur ne le considère plus seulement comme un ami. Je dois te laisser, tu es arrivée, et je dois aller rejoindre Dawson qui m’attend. Salut !
JOEY : Mais… Salut !

Joey rentra chez elle, elle repensa à ce que venait de dire Jen, et si c’était vrai, et si Pacey était plus qu’un ami, elle fut tirée de ses pensées pas Bessie qui venait d’arriver.
BESIE : Salut p’tite soeur ! Ca va ?
JOEY : Oui et toi ?
BESSIE : Je vais bien. Mais où est Pacey, d’habitude il est toujours là à cette heure-ci ?
JOEY : Oh, il est occupé, il doit aider son frère je crois, mentit-elle.
BESSIE : Hum, dommage, j’aurai voulu lui dire bonjour, et par la même occasion merci.
Et Joey monta dans sa chambre et s’écroula sur son lit. Elle réfléchit, encore et encore à Pacey et à ses sentiments pour lui.

Pendant ce temps, Pacey lui, était allé voir Dawson.
DAWSON : Pourquoi tu n’es pas venu nous voir aujourd’hui ?
PACEY : Bah, je ne me sens pas prêt à être à côté de Joey après ce qui s’est passé.
DAWSON : Tu ne vas pas passer ton temps tout seul parce que Joey est avec nous ?
PACEY : Bah, à vrai dire, j’y songe sérieusement.
DAWSON : Arrête, tu es ridicule, tu…
Il fut coupé par l’entrer de Jen.
DAWSON : Jen, tu es déjà là, ça ne fait pas encore une heure !
JEN : Je sais, mais j’avais besoin de te parler.
PACEY : Bon, alors je vais vous laisser seules. Bon salut !
JEN : Salut Pacey et merci.

Une fois Pacey sorti, Dawson prit parole.
DAWSON : Alors, vous avez parlé de quoi avec Joey ?
JEN : Hum, rien de spécial.
DAWSON : C’est pour ça que j’ai du faire le chemin tout seul, pour un « rien de spécial » ?
JEN : Oui, enfin non, on s’est quand même dit des choses dont je ne peux pas te parler.
DAWSON : Pourquoi ?
JEN : Parce que… parce que c’est des trucs de… des trucs de… des trucs de filles !
DAWSON : Waouh, j’ai cru que tu n’allais pas réussir à terminer ta phrase ! Félicitation ! Bon, tu es bienvenue ici pour me parler, alors, que puis-je faire pour toi ?
JEN : C'est-à-dire que… c'est-à-dire que…
DAWSON : Jen, tu t’y remets là, tu te remets à bafouiller.
JEN : Oh, c’est juste que j’aie du mal à trouver mes mots.
DAWSON : Merci Einstein, j’aurai pas pu trouver tout seul !
JEN : Ha, ha, ha, très marrant, tu sais que tu es hilarant en ce moment Dawson, tu prends des cours de rire ?
DAWSON : C’est bon, d’accord, j’arrête. Bon, sérieusement, pourquoi es tu venue me voir ? Tu as besoin que je te rende un service ? Ou alors, tu as besoin de savoir quelques choses ?
JEN : À vrai dire Dawson, si je suis ici, c’est pour … (Anaïs)


Sweetwayki  (27.09.2003 à 19:17)

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