Joey quittait le restaurant d'un pas léger mais cruellement insatisfaite. Elle était finalement prise à son propre piège! Ne pouvant décemment pas faire demi-tour et supplier Pacey de la prendre subitement et d'assouvir enfin le désir qui les rongeait, elle fut contrainte de faire avec et d'attendre qu'il rentre. Pas trop tard, espérait-elle! L'idée de ses retrouvailles la comblait d'un bonheur sans nom. Elle s'arrêta pour regarder une vitrine et remarqua son reflet. Ses cheveux étaient en désordre, ses lèvres encore gonflées par la violence des baisers de Pacey et son chemisier était mal reboutonné. Elle rougit, confuse de l'image qu'elle pourrait donner aux passants puis elle secoua la tête. Que lui importait, après tout, elle reflétait juste l'image d'une femme amoureuse. Et elle était tellement épanouie qu'elle avait envie de crier son amour au monde entier! Elle se demanda comment combler les quelques heures qui la séparait de son homme et une idée germa dans sa tête. Elle appela Jack pour régler certains détails, notamment pour lui demander si Emma et lui n'envisageaient pas de découcher cette nuit. Jack très compréhensif, assura à Joey que l'appartement serait libéré ce soir et il se porta également garant pour Emma. Rassurée sur ce point, Joey alla faire quelques emplettes.
Il était passé minuit et Pacey quittait le restaurant, après s'être rafraîchi dans la petite salle de bain prévue pour les employés. Pierre Durand l'avait autorisé à partir plus tôt ce soir, compte tenu des heures supplémentaires qu'il avait accomplies depuis qu'il travaillait à "La petite France". Impatient de retrouver Joey, il se précipita chez lui pour y déposer ses affaires et ensuite aller la chercher, il ne voulait pas qu'elle se retrouve seule dans les rue de Boston à cette heure-ci. Pénétrant dans son appartement, il fut captivé par une odeur suave de rose. De ses yeux, il balaya la pièce et remarqua avec stupeur, des dizaines de petites bougies allumées encadrant un parterre de pétales de roses, semblant lui ouvrir le chemin jusqu'à sa chambre, au deuxième étage. Le cœur battant à tout rompre, il s'avança lentement suivant la lignée de feu. Arrivé au seuil de sa chambre, il s'immobilisa un instant, le temps de calmer les battements précipités de son cœur mais en vain. La savoir si près de lui augmentait invariablement son rythme cardiaque et seul assouvir ce désir qu'il avait d'elle pourrait l'apaiser. Il poussa doucement la porte et resta pétrifié sur place. Devant lui se tenait Joey, vêtue d'une simple nuisette en soie noire, les cheveux cascadant négligemment sur ses épaules. Jamais elle ne lui avait paru plus désirable qu'en cet instant magique, au milieu de cette myriade de bougies et de roses. Les lumières vacillantes des bougies se reflétaient dans ses yeux, intensifiant la lueur du désir qui illuminait déjà ses prunelles. Pacey la dévorait du regard, sans vergogne, elle ne se déroba pas à son examen, sentant ses yeux caresser son corps. Il la faisait sienne par son regard, et elle frémit de volupté. Sa respiration devint plus saccadée, elle s'offrait à lui, l'appelant du regard et de son corps qui se tendait imperceptiblement vers lui. Alors, sortant de sa paralysie, Pacey avança doucement vers elle, de peur que par un geste trop brusque, elle ne s'évanouisse dans les airs. Désormais tout près, il pouvait sentir son souffle chaud contre son cou, attisant son désir. Tendrement, le regard rivé au sien, il caressa ses cheveux. Puis ses mains descendirent le long de sa nuque, de son dos et fermement il la plaqua contre lui. Joey plaça ses mains sur sa taille.
Joey (sortant la boîte qu'elle avait sentie dans la poche de la veste de Pacey) : Qu'est-ce que c'est?
Pacey (murmurant contre son oreille) : C'est pour toi, ma belle. Ouvre.
Joey s'exécuta et elle étouffa un cri de surprise. Dans le long écrin de velours reposait un magnifique collier de perles, celui-là même qu'elle avait repéré, un jour qu'elle se promenait avec lui et qui lui avait plu instantanément. Ainsi, il s'en était souvenu. Elle leva les yeux embués de larmes vers lui.
Joey (murmurant) : Il est magnifique.
Pacey (d'une voix rauque) : Sur toi, sans aucun doute.
Joey (lui tendant le collier) : Accroche-le autour de mon cou, s'il te plaît.
Pacey : Tout de suite?
Joey (dans un souffle) : Oui.
Pacey passa derrière elle et tendrement, il accrocha le collier, tout en lui caressant la naissance de sa gorge, nouvel écrin pour les perles. Il picorait sa nuque de petits baisers tandis que ses mains caressaient les épaules de la jeune fille.
Joey (se retournant et murmurant, le regard ivre de désir rivé à celui de Pacey) : Fais-moi l'amour, Pacey.
L'émotion le saisit à la gorge. Son cœur battait la chamade et il répondait à celui de Joey qu'il sentait contre son torse. Il prit le visage de la jeune fille entre ses mains et plongea doucement vers ses lèvres, du bout de la langue il força le passage puis s'y engouffra. Leurs langues se mêlèrent d'abord timidement puis frénétiquement, gagnés tous deux par la passion, trop longtemps refoulée. Pacey abandonna un instant les lèvres de sa compagne et embrassa son cou, ses épaules, tandis que Joey entreprenait de le déshabiller. La veste tomba en un bruit sourd, rejointe bientôt par la chemise. Elle embrassa avec passion son torse, et caressa de ses mains son dos, l'invitant à se coller davantage contre elle. Pacey fit glisser la fine nuisette et embrassa chaque parcelle de peau ainsi découverte. Il acheva de se dévêtir et prit Joey dans ses bras pour la déposer délicatement, tel le plus précieux des présents, sur un matelas de pétales. Joey frissonna à ce contact soyeux et attira Pacey tout contre elle. Leurs lèvres se soudèrent à nouveau et elle s'ouvrit pour l'accueillir en elle. Ils firent longuement, voluptueusement l'amour, redécouvrant chaque parcelle du corps de l'autre, s'unissant et se désunissant au rythme effréné de la passion. Le plaisir les foudroya en même temps, les laissant sans force, comblés et incrédules, face à une telle extase. Un peu plus tard, lorsque leurs souffles eurent repris un rythme régulier, Joey se leva et leur fit couler un bain. Ils y plongèrent avec volupté. Joey appuyée contre le bord de la baignoire, caressait négligemment le torse de Pacey dont la tête reposait sur sa poitrine. Ses mains remontaient sensuellement le long des jambes fuselées de la jeune fille, lesquelles emprisonnaient sa taille. L'eau refroidissant les sortit de la torpeur dans laquelle les avaient plongés le champagne dont il ne restait q'une bouteille vide. Ils sortirent de la baignoire, légèrement engourdis mais Pacey, encore tout ruisselant emporta Joey dans la chambre et il se chargea à sa manière de la réchauffer.
Pacey (murmurant contre ses lèvres) : Je t'aime.
Joey (amusée) : Plus qu'une quiche lorraine?
Pacey (intensément) : Je t'aime à un point que ce mot n'est même plus suffisant.
Joey (émue, murmurant) : Il faudra en inventer un nouveau, mon amour, rien que pour nous.
Pacey lui sourit tendrement, elle attira son visage vers le sien et l'embrassa. Plusieurs fois, dans la nuit, ils refirent l'amour, insatiable de ce plaisir que chacun procurait à l'autre. Ce n'est qu'au petit matin qu'ils s'endormirent, repus et momentanément apaisés. (falbala)
falbala (15.10.2003 à 23:08)
Jen et Jack étaient attablés à l’une des tables du Hell’s Kitchen, ils riaient aux éclats. Jack venait de se faire draguer ouvertement par l’un des jeunes nouveaux barmans.
Jack : Tu crois qu’il était sérieux lui demanda t-il en rigolant.
Jen : Je suis sûr que oui lui assura t-elle.
Ils s’esclaffèrent et détournèrent leur regard du type en question. Celui-ci derrière le comptoir, ne quittait pas Jack du regard et lui souriait de manière très implicite.
Jack : Bon, si on en revenait à notre sujet principal ? dit-il voulant changer de sujet.
Jen : Oui faisons ça dit-elle en reprenant son sérieux.
Jack : Alors qu’est-ce qu’on fait ? Parce que Pacey et Joey qui se remettent ensemble ce n’est pas rien.
Jen : Oh, ça c’est sûr. Ils peuvent nous déclencher une guerre mondiale c’est deux là !! Lorsqu’ils sont ensemble, ils me font l’effet d’une bombe.
Jack : Ouais, mais ils sont si mignons.
Jen : Je te crois lui dit-elle attendrie. Bon alors si on leur faisait une fête ? s’exclama t-elle.
Jack : Bonne idée, on n’a qu’à la faire ici, on réunit tout le monde et on les fait venir sous un faux prétexte.
Jen : Excellente idée !
Jack : Ok, alors moi je me charge des autres et toi de les faire venir. Tu es beaucoup plus douée que moi pour mentir.
Jen : Merci lui dit-elle en faisant mine d’être vexée.
Jack : il n’y a pas de quoi lui dit-il en souriant.
Jen : Bon alors rendez-vous ce soir à 21h, ici ?
Jack : D’accord.
Ils se serrèrent dans leur bras et partirent chacun de leur côté.
Joey remua tout contre Pacey, elle commençait à s’éveiller. Se retournant, elle vint se blottir plus près aux creux de ses bras, lui déposant au passage un léger baiser au creux de son cou. Pacey ouvrit les yeux, le sourire aux lèvres. Le simple fait de pouvoir se réveiller en tenant Joey dans ses bras suffisait à son bonheur. Le souvenir de la nuit passée lui revint en mémoire, dans ses moindres détails. Il en avait tellement rêvé, de cette nuit si parfaite qu’il ne croyait toujours pas à sa chance.
Joey : Bien dormi lui murmura Joey.
Pacey : Merveilleusement, grâce à toi.
Joey se pencha et l’embrassa tendrement. Pacey n‘y opposa aucune objection, trop heureux de ce doux contact.
Joey : Je t’aime lui dit-elle en le fixant intensément.
Pacey sentit son cœur fondre, jamais il n’aurait cru pouvoir être aussi comblé de toute sa vie. Une pointe d’amusement s’éveilla en lui, jamais il n’aurait cru que ce bonheur lui serait apporté par Joey. Il se souvenait avec nostalgie de leur début plus que mouvementé, leurs disputes faisaient partie de ce qu’il aimait le plus dans leur relation passée. Il aimait la mettre en boîte, déjà à cette époque.
Joey : A quoi tu penses ?
Pacey : A toi, avoua t-il, à la peste que tu étais adolescente.
Joey : Eh ! lui dit-elle en lui assénant un petit coup à l’estomac qui fit rire Pacey.
Pacey : Bon, tu étais adorable, certes mais tu n’en étais pas moins une peste lui dit-il en rigolant de plus belle devant l’air indigné de Joey.
Joey : Je crois que je vais te laisser puisque ma compagnie est si désagréable lui dit-elle en faisant mine de se relever.
Pacey la rattrapa et la plaqua contre lui, l’emprisonnant entre ses bras puissant.
Pacey : Oh non ! Mademoiselle Potter, vous n’irez nulle part.
Pour lui prouver ses dires, il prit possession de ses lèvres, Joey loin d’être réticente, lui rendit son baiser en mettant encore plus de passion. Pacey la fit rouler sur le côté et plaqué sur elle, il parcourait déjà son cou, faisait courir ses mains le long de son corps. Soudain, il releva la tête vers Joey et poussa un soupir de frustration.
Joey : Qu’est-ce qu’il y a ? lui demanda t-elle inquiète.
Pacey : Je dois aller travailler lui dit-il la mine sombre.
Joey : Ah non dit-elle déçue.
Pacey : Je suis désolé.
Joey : Ce n’est rien, le travail c’est le travail. Et puis je ne voudrais pas priver tous ces braves gens de ta merveilleuse cuisine.
Pacey : Merci lui murmura t-il aux coins des lèvres.
Il l’embrassa tendrement tout en se relevant, Joey se levait en même temps que lui, prolongeant le baiser le plus longtemps possible, jusqu’à ce que finalement, à regret Pacey rompt leur contact. Désappointée, Joey se laissa retomber le long du lit en regardant Pacey disparaître dans la salle de bain. Elle entendit l’eau couler et l’imagina, nu, sous la douche, l’eau lui parcourant le corps en une fine pluie. Prise d’une subite impulsion, elle se leva et pénétra dans la salle de bain. Doucement, elle souleva le rideau de douche et monta dans la baignoire alors que Pacey se savonnait les cheveux, faisant tomber négligemment du gel douche partout sur son corps. Se rapprochant de lui, Joey posa ses mains sur son dos et commença à lui frictionnait le produit doucement. Surpris, Pacey se retourna et ses lèvres esquissèrent un sourire de ravissement.
Pacey : J’espérais bien que tu me suivrais lui avoua t-il.
Joey : Je me sentais seule lui dit-elle taquine. Et puis j’avais froid ajouta t-elle.
Pacey : Oh, dans ce cas.
Il se colla à elle et l’embrassa fougueusement, faisant instantanément renaître le désir en eux. Joey se mit à rire en lui passant la tête sous l’eau pour la rincer pendant que Pacey embrassait sa nuque. Jouant avec la mousse sur le corps de Joey, Pacey la plongea lentement vers le plaisir. Ils finirent par refaire l’amour une fois de plus, alors que l’eau tiède leur glissait le long du corps.
Jen marchait en direction du Hell’s Kitchen avec des sacs de provision dans les mains. La petite fête qu’ils avaient organisée pour Pacey et Joey s’annonçait plutôt bien. Elle était passée voir Audrey dans l’après midi et l’avait informée de vive voix de ce qui était arrivé entre ses deux amis. Elle pensait que Joey aurait dû lui dire elle-même, mais étant donné les circonstances, elle s’était dévouée pour le faire. La surprise passée, Audrey s’y était plutôt bien fait. Elle lui avait avoué qu’au fond d’elle-même, elle savait qu’il y avait encore quelque chose entre Pacey et Joey. Et elle ne leur en voulait pas. En rentrant dans le café, elle chercha Jack du regard.
Jen : Tout est prêt ? l’interrogea t-elle inquiète.
Jack la rassura par un sourire et lui montra le fond de la salle où tout le monde s’entassait. Jen aperçut Audrey en grande conversation avec CJ et David, ils avaient l’air de bien s’amuser. Elle fut ravie de constater qu’entre CJ et Audrey les relations étaient devenues plus amicales. Les voir ensemble ne l’inquiétait pas, elle ne doutait pas des sentiments de CJ pour elle. Puis, elle s’attarda sur la décoration, une immense banderole longeait tout le mur, sur laquelle était inscrite « On est content pour vous » en grosses lettres. Jen eut une moue amusée, Jack avait vu grand, il avait fait pendre des ballons un peu partout ainsi que des guirlandes et des confettis. La pièce était parfaite avec toutes ses lumières colorées.
Jen : Génial. Je m’occupe de les faire venir maintenant.
Elle se dirigea vers Emma et lui fit signe qu’il était l’heure. Emma hocha de la tête et attrapa son téléphone pour composer le numéro de Joey. Celle-ci décrocha dès la deuxième sonnerie.
Joey : Allo ?
Emma : Joey, je suis contente de te trouver lui dit-elle précipitamment.
Joey : Qu’y a-t-il ? demanda t-elle intriguée.
Emma : J’ai absolument besoin du registre des comptes, et je sais que tu l’as emporté hier soir pour le mettre à jour.
Joey : Tu en as besoin maintenant ? s’enquit-elle.
Emma : Oui, je suis vraiment désolée mais il faudrait que tu me l’apportes.
Joey : Ca ne peut pas attendre demain ? demanda t-elle la voix remplie d’espoir.
Emma : Joey, je ne te le demanderais pas si ce n’était pas urgent.
Joey : Je sais….bon, c’est d’accord, je te l’amène.
Emma : Génial, tu es un ange. Eh Joey ?
Joey : Oui ?
Emma : Sais-tu où es Pacey ?
Joey : Il finit à 20h, j’avais prévu de passer le chercher avoua t-elle déçue.
Emma : C’est parfait, passe-le prendre et amène-le avec toi, il faut que je lui parle.
Joey : Ah bon ?
Emma : Oui, c’est un détail pour l’appart mais il me faut son avis.
Joey : Ok, alors à tout à l’heure.
Emma : A tout à l’heure, merci Joey.
Emma raccrocha et fit signe à Jen que tout se déroulait comme prévu. Ravie, elle alla l’annoncer aux autres.
Joey marchait vers « La petite France », le registre sous le bras. Elle était pressée de retrouver Pacey. Ce matin lorsqu’ils s’étaient quittés et qu’elle s’était retrouvée seule, il lui avait terriblement manqué. Elle s’était alors aperçue qu’il lui serait impossible à l’avenir de se passer de lui. Elle avait pensé à lui toute la journée et espéré ce moment de tout son cœur. Folle de joie à l’idée que son attente allait bientôt prendre fin, elle pénétra dans le restaurant. Parcourant la pièce, elle l’aperçut près du bar qui discutait avec un serveur. La voyant, il stoppa net toute discussion et la fixa intensément, ne voyant plus qu’elle. Après avoir adressé un dernier signe à son collègue, il avança droit vers elle et sans un mot prit possession de ses lèvres pour un baiser aussi fougueux que tendre.
Pacey : Tu m’as manqué lui murmura t-il tout contre ses lèvres.
Joey : C’était la journée la plus longue de toute ma vie avoua t-elle avant de l’embrasser à nouveau.
Les collègues de Pacey s’arrêtèrent de travailler et se mirent à siffler en applaudissant. Leur souriant, les deux amoureux sortirent dans la rue bras-dessus bras-dessous.
Pacey : Alors, on va chez moi ? lui dit-il l’air songeur.
Joey : Je suis désolée lui dit-elle la mine triste. Mais Emma m’a demandé de passer la voir pour lui apporter ça dit-elle en désignant le livre noir coincé sous son bras.
Pacey : Zut ! Bon, on lui donne et on file.
Joey : Ca ne va pas être possible non plus. Elle doit te parler d’une chose qui concerne votre appartement lui annonça t-elle.
Pacey : Tu crois qu’on aura quand même un peu de temps pour nous ce soir lui dit-il en levant les yeux au ciel.
Joey : Je te le jure lui dit-elle avec un sourire prometteur avant de lui déposer un baiser sur la joue.
Heureux, ils partirent main dans la main.
Jack : Je crois qu’ils arrivent annonça t-il.
A ces mots, tout le monde sa cacha derrière les chaises et le bar. Prêt à faire une surprise à leurs amis.
A l’extérieur :
Joey : Il n’y a pas de lumière !! s’étonna t’elle. Pourtant on est ouvert ce soir.
Pacey : Emma ne t’as peut-être pas donné rendez-vous ici mais chez nous.
Joey : Non, je suis sûre qu’elle m’a dit ici. Viens lui dit-elle en l’entraînant à l’intérieur.
Une fois la porte franchie, ils ne virent personne jusqu’à ce que la lumière se rallume en une nuée de cris et de confettis.
Tous : Surprise !!!!
Pacey et Joey se regardèrent, réellement surpris. Ils ne s’étaient pas attendus à ça.
Joey : Qu’est-ce qui vous prend ? leur demanda t-elle mi-intriguée mi-amusée.
Jack : On sais pour vous deux et on s’est dit que cela devait se fêter.
Pacey et Joey échangèrent un sourire complice tandis que leurs mains se rejoignaient, oui, ils avaient raison, cela devait se fêter.
Audrey : Vous avez l’air heureux ça fait plaisir !
Joey et Pacey se retournèrent d’un même élan, et fixèrent Audrey, dont ils n’avaient pas remarquer la présence jusque là. Elle se mit à rire devant leur mine coupable.
Audrey : Aller ! Faites pas cette tête.
Elle s’avança vers eux et les serra dans ses bras.
Audrey : Je vous aime tous les deux leur déclara t-elle émue. Je veux que vous soyez heureux.
Joey : Merci lui dit-elle en la resserrant contre elle une nouvelle fois.
Jack : Et maintenant, on fait la fête !! s’écria t-il en débouchant une bouteille de champagne.
Joey se tourna vers Pacey et lui sourit tendrement. D’une main douce, il lui replaça une mèche de cheveux derrière les oreilles.
Joey : Ce ne serait pas sympa de partir maintenant.
Pacey : Je sais souffla t-il un peu déçu.
Joey : Je trouve ça adorable ce qu’ils ont fait pour nous.
Pacey : Ouais, ils sont gentils lui dit-il en jetant un œil vers Jack et Jen qui discutaient plus loin, avant de reporter son attention sur Audrey. Je suis content qu’elle le prenne comme ça.
Joey : Moi aussi dit-elle en suivant son regard. Je n’aurais pas voulu lui faire du mal.
Emma : Allez, fêtons ça ! annonça t-elle en distribuant des coupes à la volée avant d’en placer une dans les mains de Pacey et Joey. Quelqu’un veux porter un toast ?
Dawson : Moi.
Tous se retournèrent et découvrir Dawson, debout sur le seuil de la porte. Il semblait en pleine forme. Le silence s’installa dans la pièce, chacun craignait sa réaction. D’instinct, Pacey et Joey se rapprochèrent l’un de l’autre. Ils n’avaient pas penser à Dawson une seule seconde lorsqu’ils s’étaient remis ensemble. L’image de Dawson lorsqu’il les avait découvert la première fois s’imposa à eux.
Jen : Dawson mais qu’est-ce que tu fais là? demanda t-elle gênée.
Dawson : J’étais venu vous dire bonjour et ta grand-mère m’a prévenu pour la petite fête.
Joey : Dawson on voulait pas….
Dawson l’arrêta d’un geste de la main. Il lui sourit avant de prendre une coupe de champagne sur le plateau du bar.
Dawson : Alors, je peux le porter ce toast ?
Jack : Bien sûr lui dit-il pas très assuré.
Dawson : Merci lui dit-il avant de se tourner vers Pacey et Joey. Eh bien, j’aurais dû savoir que ce jour arriverait dit-il en souriant. J’ai toujours refusé de le voir mais au fond de moi, je sais que vous vous aimez vraiment tous les deux. Joey, je t’ai bien observée lorsque vous vous êtes séparés et jamais je ne t’avais vue aussi malheureuse. J’ai compris à ce moment là qu’il avait prit ma place dans ton cœur, et que plus jamais ça ne pourrait être comme avant entre toi et moi. Pacey, tu es mon meilleur ami et je sais que tu n’as jamais voulu me faire souffrir en tombant amoureux d’elle. Et je crois qu’il est temps que tu entendes ce que j'aurais dû te dire la première fois lui dit-il en se rapprochant de lui. J’ai eu ma chance pour la rendre heureuse, maintenant c’est à ton tour.
Pacey : Merci lui dit-il ému avant de le prendre dans ses bras.
Joey lui déposa un baiser sur la joue avant de le serrer à son tour contre elle. Tous ensemble, ils se dirigèrent vers le fond de la salle et s’installèrent à une table où ils discutèrent et rirent une bonne partie de la soirée. Joey et Pacey, serrés l’un contre l’autre ne pouvaient s’empêcher de se lancer des regards langoureux. Ce n’était pas la soirée qu’ils avaient imaginés mais ils ne regrettaient rien, là au milieu de tous leurs amis, ils se sentaient bien, à leur place. Soudain, une musique retentit et ils ne purent s’empêcher de se fixer intensément, cette chanson « Daydream believer » leur rappelait des souvenirs à tous les deux. Nostalgique, Pacey se pencha vers Joey, déposant un baiser au creux de son cou.
Pacey : Tu veux danser ?
Joey : Avec plaisir.
Ils se levèrent et marchèrent main dans la main vers la piste où ils s’enlacèrent tendrement. Evoluant au rythme de la musique, Joey posa sa tête contre l’épaule de Pacey. Appréciant simplement le bonheur de l’instant, ils dansaient serrés l’un contre l’autre, mêlant leur rythme de battement de cœur et leur respiration. Joey se pressa encore plus contre Pacey, réduisant l’espace entre eux, au plus grand plaisir de celui-ci. Joey envisageait son avenir sous les meilleurs auspices. Pacey et elle étaient de nouveaux ensemble, et cette fois rien ne viendrait les séparer. Pacey remonta sa main dans le dos de Joey pour venir lui caresser les cheveux. Joey se plongea dans ses yeux bleus, s’y perdant.
Pacey : Tu sais, quand je suis parti en mer, j’ai souvent rêvé d’un jour comme aujourd’hui lui avoua t-il.
Joey : Et moi, je croyais t’avoir perdu à tout jamais.
Pacey : Promets-moi une chose lui dit-il d’une voix remplie d’émotion.
Joey : Tout ce que tu veux.
Pacey : Ne me laisse plus jamais sans toi.
En guise de promesse, Joey l’embrassa lentement, tendrement en le serrant contre son cœur d’où elle était sûre qu’il ne partirait jamais. La musique continua de se diffuser alors qu’ils ne l’entendaient plus. Leur baiser ne prit fin que pour laisser place au suivant. Au loin, Audrey, Dawson, Jen et Jack les regardaient en souriant, content pour eux.
FIN.
Marjo (15.10.2003 à 23:17)