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Qui l'aurait cru 5

Série : Dawson's Creek
Création : 19.10.2003 à 10h55
Auteur : Marjo 
Statut : Terminée

Pacey et Joey vivent ensemble et ce n'est pas toujours facile. Dawson se découvre des sentiments pour Charlotte. Jack revient auprès de Jen après avoir fuit. Andie doit affronter la vie.

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6 mois ont passées. Pacey et Joey vivent ensemble mais commencent déjà à ressentir les lassitudes d’un vieux couple. Dawson et Charlotte sont devenu les meilleurs amis du monde mais Dawson craint de son côté d’avoir développé d’autres sentiments à son égard. Andie à du mal à refaire confiance aux garçons. Jack a quitté Boston, un matin en laissant un mot sur la table. Depuis, il n’a ni écrit ni téléphoné. Un jour il débarque sur le pas de la porte de Jen. Surprise, elle ne sait pas comment réagir à son retour.


Jack marchait dans les rues de Boston, un sac de voyage sur le dos. Il se revit, 6 mois plutôt, sortir discrètement de sa chambre et quitter la maison pour ne plus y revenir. Il avait laisser une lettre expliquant les raisons de son départ : ses sentiments pour Jen et son incapacité à les affronter. A cette époque, être en présence de la jeune fille lui était insupportable. Sachant que rien n’était possible avec elle et ne voulant pas détériorer leur relation à jamais, il avait préféré partir. Ainsi, il garder un bon souvenir d’eux. Il n’avait même pas eut la force de lui dire au revoir. Et puis son voyage lui avait permis aussi de faire le point sur lui-même, il en avait besoin. Sa sexualité était de plus en plus ambigu et il avait du mal à savoir qui il était. Ce long périple lui avait servit à apprendre beaucoup sur lui-même, ses désirs, ses espoirs et ses rêves. Mais ce qu’il avait appris de plus important, c’était que ses sentiments à l’égard de Jen n’étaient plus à mettre en doute. Depuis qu’il était partit, il avait vu du pays, beaucoup de ville, plus extraordinaires les unes que les autres mais à aucun moment, même à 5000 kilomètres, il ne s’était détachait de Jen. Elle avait occupé chaque secondes de ses pensées. Il se demandait constamment ce qu’elle faisait, avec qui elle était, si elle était heureuse. Il avait cru que fuir était la seule solution mais aujourd’hui, il savait qu’il n’en était rien. C’est pourquoi, il se trouvait désormais à moins de cent mètre de la maison. Il hésitait à aller taper à la porte, il avait peur de la réaction de la jeune fille, que penserait-elle de son retour ? Serait-elle contente de le revoir ? Il l’espérait de tout son cœur. Elle lui avait tant manqué, il avait comprit pendant son voyage, qu’il l’aimait plus que tout et que même si la bagarre lui semblait impossible alors, aujourd’hui, il se sentait prêt à relever le défi. Il allait y aller lorsque la porte s’ouvrit à la volée et qu’elle apparut sur le seuil. Il resta cloué sur place. Elle n’avait rien perdu de sa beauté, au contraire. Vêtue d’une jupe à fleur et d’un petit maillot blanc il l’a trouvé adorable. Ses cheveux avaient poussé et elle les avait bouclés, ce qui les faisait retombés en cascades sur ses épaules. Il la vit sourire à quelqu’un à l’intérieur, probablement Grams, et partir en direction du centre ville. Il mit les mains dans ses poches et poussa un long soupir de frustration, il n’avait pas encore la force d’aller lui parler. Il l’observa jusqu’à ce qu’elle disparaisse au coin de la rue. Puis, il fit demi tour, il lui fallait encore réfléchir à la meilleure façon de l’aborder.


PACEY : Il faut te réveiller chérie lui murmura t-il à l’oreille en lui déposant un baiser dans le cou.
JOEY : Hum…
Joey remua sensiblement, Pacey sourit. Joey était une vrai marmotte, pour elle, chaque minutes gagnés comptés double.
PACEY : Joey, tu vas être en retard.
JOEY : C’est bon je vais me lever râla t-elle.
Pacey se leva et se dirigea vers le salle de bain, une bonne douche lui ferait le plus grand bien, lui aussi commençait bientôt. Joey attendit qu’il ait quitté le lit pour se rallonger confortablement. Encore quelques minutes se dit-elle. Dix minutes plus tard, Pacey sortait de la douche. Lorsqu’il vit que Joey ne s’était pas lever, il la regarda d’un air sévère.
PACEY : Joey, il est 7h15 !
JOEY : Quoi ? dit-elle en se réveillant d’un coup. 7h15 ? Mais pourquoi tu ne m’as pas réveillé plus tôt !! grogna t-elle en se faufilant dans la salle de bain.
Pacey la regarda, hébété. Il passait son temps à la réveiller !! Serait-elle capable un jour d’être à l’heure ? Il préféra ne plus y penser et partit prendre son petit déjeuner. Après avoir vérifier tous les placards il du se résigner au fait qu’il n’y avait plus le paquet de céréales qu’il adorait et qu’il avait acheter lui-même hier. Embrassant la pièce du regard, il aperçu la boite vide sur la table basse près de la télé.
PACEY : C’est pas vrai !!!
Joey les avait encore mangé devant la télé, elle aussi adorait ces céréales. Malheureusement, elle ne pensait jamais à en racheter. C’est le ventre vide qu’il partit travailler, il grignoterait quelque chose là bas.


CHARLOTTE : Tu crois que c’est une perruque ? murmura t-elle.
DAWSON : J’en suis presque sûr affirma t-il. Regarde comme elle penche sur le côté. On dirait un chef allemand pendant la seconde guerre mondiale.
Dawson imita la tête à Hitler et Charlotte gloussa sur sa chaise.
PROF : Monsieur Leery, Mademoiselle Clark pourriez vous faire profitez à la classe de votre petite discussion qui a l’air si passionnante ?
DAWSON : Nous nous demandions juste où nous procurait certains accessoires pour notre prochain film, sauriez vous pas hasard où nous pourrions avoir des costumes ou des perruques par exemple ?
Charlotte éclata de rire tandis que le professeur avait l’air offensé.
PROF : Sortez tous les deux de mon cours !!!
DAWSON : Cette fois c’est sûr, c’est une perruque murmura t-il à Charlotte alors qu’il sortait de la classe.
Charlotte était encore entrain de rire lorsqu’ils arrivèrent dehors.
CHARLOTTE : Tu es complètement fou ! déclara t-il en rigolant. Il risque de t’avoir dans le collimateur.
DAWSON : Et il ne faut jamais fâcher la personne dont dépend votre avenir.
Dawson haussa un sourcil.
DAWSON : Tout compte fait, c’est pas si bête.
CHARLOTTE : Allez viens, je te paie un café lui dit-elle en le prenant par le bras. On parlera de ta reconversion dans les pompes à essence.
Ils partirent en rigolant.


Joey travaillait à la bibliothèque sur son prochain devoir. Elle aurait très bien pu le faire chez elle, mais là bas, lorsque Pacey y était, il était impossible de se concentrer. Il était constamment devant la télé qui braillait ou jouer à la console et poussant des exclamations à chaque fois qu’il perdait. Elle s’était donc rabattue sur la bibliothèque.
AUDREY : Salut ma belle !
Joey leva la tête et se retrouva nez à nez avec Audrey, elle était resplendissante. Un garçon se cachait derrière son sourire, elle en aurait mis sa main à couper.
JOEY : Son nom ? lui demanda t-elle en souriant.
Audrey s’assit à côté d’elle en rigolant.
AUDREY : On ne peut vraiment rien te cacher à toi !
JOEY : Et oui dit-elle en affichant un sourire victorieux. Alors ?
AUDREY : Il est super, je l’ai rencontrer il y a deux jours à une fête organiser dans le couloir. On a passé toute la soirée à discuter.
Joey la regarda sceptique, peu convaincu par ce qu’elle lui racontait.
AUDREY : Oui, bon ben c’est vrai, on a pas fait que ça pendant la soirée ! Au lit, c’est une bombe ! avoua t-elle.
Joey éclata de rire, Audrey était un sacré personnage mais elle l’adorait comme ça. Pour rien au monde elle ne l’aurait voulu différente. Elle lui apportait un peu de fantaisie dans sa vie, un peu monotone, ces derniers temps.
AUDREY : Ca va toi ? s’inquiéta t-elle devant l’air perdu de son amie.
JOEY : Oui oui, t’inquiètes pas.
AUDREY : T’es sûr ?
JOEY : Tout va bien je te dis lui assura t-elle avec un sourire.
AUDREY : Mais dis moi, pourquoi tu es ici ? Tu ne serais pas mieux chez toi ?
JOEY : Pas vraiment. Pacey n’est pas un modèle de discrétion.
AUDREY : Je vois ! Tu sais que si tu as besoin, tu peux venir dans ma chambre, ma colocataire n’est jamais là et elle ne dira rien.
JOEY : Merci c’est gentil, j’y penserais.
Audrey sortit ses bouquins et toutes deux se replongèrent dans leurs devoirs.


Andie était assise sur un banc dans le parc de la fac. Elle travaillait son exposé sur son ordinateur. Depuis une semaine, elle n’avait pas eu d’email de Jack et elle commençait à s’inquiéter. Il avait déjà mit un mois après son départ pour lui en envoyer un. Elle n’avait pas compris sa fuite, pour elle, il aurait du rester et s’expliquer avec Jen. Pauvre Jen, elle l’avait eu au téléphone le jour où Jack était partit, elle était en pleures et ne comprenais pas comment ils en étaient arrivés là. Elle repoussa son ordinateur, elle ne parviendrait pas à se concentrer aujourd’hui.
DAVID : Bonjour.
Andie sortit de ses pensées et releva la tête vers un jeune garçon qui ne lui semblait pas inconnu.
ANDIE : Bonjour.
DAVID : On a cours de gestion ensemble.
ANDIE : Ah oui, c’est vrai se rappela t-elle. Tu es assis devant moi.
DAVID : C’est ça dit-il avec un sourire, ravit qu’elle se rappelle de lui.
ANDIE : Je peux faire quelque chose pour toi ?
DAVID : Et bien voilà, dit-il nerveux, demain Bob Johnson organise un petite fête à son dortoir et je me demandais si tu serais d’accord pour m’accompagner.
Andie se sentit mal à l’aise, David avait l’air d’être un garçon très gentil mais depuis Craig, elle les évitait comme la peste.
ANDIE : Je suis désolée David, mais je sors déjà avec quelqu’un.
DAVID : Tant pis, c’est pas grave, dit-il déçu. Bon, ben je te laisse travailler dit-il en s’éloignant.
Andie le regarda désolée pour lui, mais de toute façon, elle n’aurait pas été de bonne compagnie. Cette excuse du petit ami marchait toujours.
RACHEL : Alors quel défaut avait-il cette fois ? dit-elle en s’asseyant à sa table.
ANDIE : Je ne vois pas de quoi tu parles ! lâcha t-elle sèchement.
RACHEL : Andie, je ne te reproche rien mais ça fait le cinquième garçon que je vois t’approcher et qui repart la tête baissée.
ANDIE : Ce n’est pas ma faute à moi.
RACHEL : Andie, tous ne sont pas Craig.
Andie releva la tête vers son amie, au fond elle savait qu’elle avait raison mais même si la blessure était veille, Andie pouvait encore sentir sa cicatrice.


Jen rentrait chez elle, elle avait passé une journée des plus agréables. Tout c’était passé à merveille, franchissant la porte, le sourire aux lèvres et chercha sa grand-mère pour tout lui racontait. Soudain, celle-ci apparut sur le seuil du couloir.
JEN : Grand-mère, il faut que je te raconte.
GRAMS : Jen, je dois te prévenir la coupa t-elle.
JEN : Que se passe t-il ? demanda t-elle inquiète devant l’air bizarre de sa grand mère.
Tout en parlant, Jen avait avancé et se retrouver sur le seuil de la cuisine. Un bruit attira son attention, tournant la tête, ses yeux rencontrèrent ceux de Jack.
JEN : Oh mon dieu ! lâcha t-elle en se mettant une main sur la bouche.
JACK : Bonjour Jen dit-il timidement.
GRAMS : Je vais vous laisser dit-elle en sortant de la pièce.
Jen se pinça discrètement pour voir si elle ne rêvait pas. C’était bien Jack, il était bien là assis à sa table de cuisine. Elle avait cru ne plus jamais le revoir. Elle le détailla silencieusement, il n’avait pas changé, un peu maigri peut être. Mais il était toujours le même. Elle se rendit compte à quel point il lui avait manqué !! Pas un jour ne s’était écoulé sans qu’elle se demande où il se trouvait et s’il allait bien. Elle sentit les larmes aux yeux lui venir. Elle avait tellement rêvé cet instant.
JEN : Comment vas tu ? prononça t-elle difficilement.
JACK : Je vais bien dit-il en se levant du tabouret, mal à l’aise. Tu es resplendissante lui dit-il timidement.
JEN : Merci répondit-elle émut.
Puis, la surprise passée, la colère reprit peu à peu le dessus.
JEN : Je t’en veux d’être parti lui avoua t-elle.
JACK : Je m’en doute, je suis désolée mais je suis revenu et je n’ai pas l’intention de fuir à nouveau.
Jen fut déconcertée par sa réponse, que signifiez t-elle ?
JACK : Ta grand-mère m’a proposé de rester ici, je lui ais dis que j’aimerais beaucoup mais si tu y vois un inconvénient, j’irais ailleurs.
JEN : Tu peux rester dit-elle après un instant de réflexion.
JACK : Merci.
JEN : Il n’y a pas de quoi, c’est la maison de Grams, si elle a dit que tu pouvais, il n’y a pas de raison que je m’y oppose. Il faut que j’y aille.
Sous le regard pesant de jack, elle sortit dans la rue, elle avait besoin de marcher un peu, et elle avait surtout besoin d’un peu d’air frais. Jack poussa un soupir lorsque la porte ce fut refermé. Cela aurait pu plus mal se passer pensa t-il.
JACK : Mon dieu qu’elle est belle lâcha t-il en sentant son cœur lui faire mal.


Assis devant une page blanche, Dawson observait Charlotte à la dérobée. Ils avaient prit l’habitude de faire leur devoir tous les deux mais depuis quelques temps la présence de Charlotte dans la même pièce que lui l’empêchait de se concentrer. Elle lisait un magasine en jouant négligemment avec une mèche de ses cheveux. Adorable pensa t-il en soupirant. Mais que lui prenait-il ??
CHARLOTTE : Qu’est ce qu’il se passe ? lui demanda t-elle en voyant son air rêveur.
DAWSON : Rien, je pensais à mon script mentit-il.
Tom, le colocataire de Dawson pénétra dans la chambre et coupa cours à la conversation.
TOM : Salut vous deux.
CHARLOTTE : Salut Tom, {i]dit-elle en se levant. Il faut que je vous laisse les garçons.
TOM : Eh ! dit-il en la rattrapant. Un pote à moi organise une fête demain soir, vous venez ? demanda t-il en regardant tour à tour Dawson et Charlotte.
CHARLOTTE : Tu veux y aller ? interrogea t-elle Dawson du regard.
DAWSON : Comme tu veux.
CHARLOTTE : Alors on vient ! A demain dit-elle en sortant.
Dawson Observa Charlotte jusqu’à ce que la porte soit refermée.
TOM : Elle est cool cette fille déclara t-il.
Dawson tourna les yeux vers Tom et sourit. Son colocataire était quelqu’un de peu orthodoxe. Mais malgré son apparence détaché et absent, il était en réalité quelqu’un d’intelligent, hyper doué, très sensible et intuitif. Il arrivait à percevoir tout ce qui échapper aux autres.
TOM : Alors t’as bientôt fini ? demanda t-il en se penchant sur son épaule.
DAWSON : J’ai du mal à me concentré.
TOM : Moi aussi à ta place j’aurais du mal à me concentré mais ça devrait aller mieux maintenant.
Dawson le regardait intrigué, où voulait-il en venir ?
DAWSON : Tu décodes ?
TOM : Si j’avais une fille comme Charlotte sous les yeux tous les jours j’aurais du mal à réfléchir.
DAWSON : Je ne vois pas de quoi tu parles, Charlotte et moi sommes amis, rien de plus.
TOM : Ouais ouais…
Tom préféra s’allonger et mettre son casque de walkman sur ses oreilles. Dawson était un gentil garçon mais il pouvait être aussi très naïf parfois. Surtout en ce qui concernait les relations avec les filles.


Pacey travaillait en musique, le restaurant n’était pas encore ouvert mais il devait prépare la salle. Il aimait bien l’ambiance qui résignait sur les lieux avant la folie du service.
JACK : C’est comme ça que tu travailles ?
Reconnaissant la voix mais ayant peine à y croire, il se retourna surpris. Jack, s’était bien Jack !!
PACEY : Jack ! s’écria t-il en fonçant sur lui et en le serrant dans ses bras.
JACK : Salut Pacey.
PACEY : Mon dieu ! Mais tu es rentré quand ? Tu es allée où ? Tu restes ou tu repars ? Comment vas-tu ?
JACK : Doucement dit-il en rigolant. Je vais bien et non je ne repars pas. Je suis rentré aujourd’hui quant à où je suis allée, c’est une très longue histoire.
PACEY : Dont je veux connaître les moindres détails !!! Tu m’as manqué vieux lui dit-il en le reprenant dans ces bras.
JACK : Toi aussi tu m’as manqué. Je suis désolée de ne pas avoir appelé.
Pacey balaya ces excuses d’un geste, il pouvait comprendre qu’il ait besoin de temps à lui pour réfléchir, même s’il s’était inquiété pour lui. Ils s’assirent à une table et devant une citronnade, Jack lui raconta son voyage dans les moindres détails.
PACEY : Livreur de pizza ? dit-il en éclatant de rire.
JACK : Eh !! Fallait bien que je gagne ma vie. Ce que j’ai vite compris, c’est que l’argent file vite.
PACEY : Et serveur ? dit-il en rigolant.
JACK : Bon ça suffit maintenant ! dit-il alors que l’amusement le gagné lui aussi.
PACEY : Pardon, je suis désolé. C’est juste que…non rien. Bon alors, tu as vu Jen ? demanda t-il sérieusement.
JACK : Ouais dit-il en baissant la tête.
PACEY : Woh, et ça n’a pas l’air d’avoir été brillant.
JACK : Pas trop, non. Je crois qu’elle m’en veut beaucoup.
PACEY : On peux la comprendre non ? Tu es parti du jour au lendemain sans donner de nouvelle.
JACK : Ouais, je sais mais je suis revenu pour elle.
PACEY : Tu l’aimes toujours ?
JACK : C’est encore pire que ça, je suis fou d’elle.
PACEY : Dans ce cas, il y a quelque chose que je devrais te dire.
DANNY : Witter ! Tu crois que je te paie à rien faire.
PACEY : Désolé ! Ne bouge pas j’arrive dit-il à Jack.
Jack observa Pacey partir. Que pouvait-il avoir de si important à lui dire ? Il consulta machinalement sa montre et se rendit compte qu’il devait partir. Il chercha Pacey du regard pour l’avertir mais ne le voyant pas, il sortit. Pacey revint cinq minutes plus tard et aperçu la place de Jack vide.
PACEY : Merde murmura t-il.


RACHEL : Je te jure ce garçon était trop mignon.
CLARA : Et elle la repoussé ?
RACHEL : Disons qu’elle la bien tenu à l’écart.
DEBBIEL : Ouais, tout comme les quatre derniers.
RACHEL : C’est dingue, elle les jette tous !
CLARA : Faut la comprendre, Craig été son premier.
RACHEL : Peut être mais il faudrait qu’elle se remette en cheval ou alors elle va perdre ses leçons !
Debbie et Clara éclatèrent de rire. Rachel était de loin la plus déluré d’entre elles. Elle s’était très vite remit de leur aventure et allait de l’avant quoi qu’il arrive. Moralement, elle était la plus forte. Debbie et Clara avait fait un grand travail sur elles pour parvenir à vivre leur vie en oubliant le passé mais Andie semblait en être incapable. Réunies dans la Common Room, elles avaient pris l’habitude de discuter toutes ensembles. C’était un rituel qu’elles avaient instauré toutes les quatre afin de ne pas se perdre car il était facile de perdre de vue le plus important et de se laisser submergé par le travail, surtout dans une université aussi grande qu’Harvard.
ANDIE : Salut les filles !
CLARA : Andie, on attendait plus que toi !
Andie s’assit avec elle et les dévisagea une par une, elle avait la désagréable impression d’interrompre quelque chose. Ces derniers temps, c’était fréquent qu’elles arrêtent de parler lorsqu’elle pénétrait dans la pièce. Elle commençait à en avoir marre.
ANDIE : Bon ça suffit ! Si vous avez quelque chose à me dire, faite le ! s’énerva t-elle.
CLARA : On s’inquiètes pour toi dit-elle calmement.
ANDIE : Mais pourquoi voyons ?
DEBBIEL : Andie, ça va faire six mois que Craig a été renvoyé et depuis, on ne t’as jamais vu avec un garçon.
RACHEL : Et pourtant, on ne peut ne pas dire qu’ils n’aient pas essayaient.
ANDIE : Je vois, alors selon vous qu’elle est mon problème ?
CLARA : On ne dit pas que tu as un problème.
ANDIE : Oh si, c’est exactement ce que vous dites.
DEBBIEL : Andie, t’énerves pas !
ANDIE : Et pourquoi pas ? Pourquoi je n’aurais pas le droit de m’énerver quand les personnes avec qui je partage tout parle dans mon dos !
CLARA : On voudrait juste de voir heureuse.
ANDIE : Mais qui vous dis que je ne le suis pas ??
RACHEL : Oh je t’en pris, si tu étais heureuse, ça se verrait !
Déçue et en colère, Andie se leva et quitta la pièce.
CLARA : T’as été dur là ! dit-elle à Rachel quand Andie fut partit.
DEBBIEL : C’est vrai, elle n’aurait pas du lui parler comme ça mais elle n’avait pas tort. Andie n’est pas heureuse.
Clara devait reconnaître que ses amies avaient raison mais elle n’aimait pas faire de la peine à Andie, elle était la première amie qu’elle s’était faite et elle se sentait proche d’elle.


Ce cours est d’un ennuyeux pensa Joey. Ce professeur était réputé pour endormir ces élèves.
PROF : J’ai eu une idée pour changer un peu de la routine.
Tous les élèves se retournèrent vers lui, c’était bien la première fois qu’il aurait une idée intéressante.
PROF : Au lieu de votre devoir trimestriel que vous avez l’habitude de faire sur feuille dans cette même pièce, je vous propose un travail de terrain. Vous allez vous mettre deux par deux, et chaque groupe aura un sujet différent qu’il devra creusé et en faire un exposé clair et précis, en recueillant des témoignages si le faut.
Son idée venait de créer un froid. Bien qu’innovant, les étudiants étaient tous un peu sceptique.
PROF : J’ai déjà fais les groupes, vous trouverez votre nom associé à celui de votre binôme sur cette feuille. A côté de votre groupe est associé un thème. A vous d’en faire la présentation. Vous avez un mois pour cela. Au travail ! dit-il alors que la cloche sonner la fin du cours.
Joey descendit de l’estrade et alla voir qui serait son collaborateur ainsi que le sujet qu’ils devraient traités.
MATT : T’es avec moi l’informa t-il.
JOEY : Ah chouette.
Matt était un garçon discret et gentil, Joey était contente d’être tombé avec lui, cela aurait pu être pire.
JOEY : Et quel est notre sujet ?
MATT : Les grands auteurs romantiques du XVIII ème siècle dit-il avec une grimace.
Joey sourit, à elle non plus ce thème ne plaisait guère. Elle consulta sa montre, Pacey finissait bientôt et elle voulait partager un peu de temps avec lui, ils en avaient peu l’occasion ces derniers temps.
JOEY : On se voit demain pour en parler ?
MATT : Ok.
Joey commence à s’en aller.
MATT : Et Joey ?
JOEY : Oui ? dit-elle en se retournant vers lui.
MATT : Je suis content de travailler avec toi lui dit-il en souriant.
Elle lui sourit et quitta la pièce.


Jen marchait tranquillement vers chez elle. Elle n’était pas réellement pressée de rentrer. Jack devait déjà être là. Elle ne savait pas vraiment quoi lui dire. Il était partit depuis si longtemps. Elle repensa au matin où elle avait trouvé le mot déposé sur la table. Il lui avait fallut des semaines pour s’en remettre et elle n’était même pas sûr d’y avoir véritablement réussit. Jack était tellement important pour elle que ne plus l’avoir près d’elle du jour au lendemain avait laissé un vide immense dans sa vie. Elle avait fini par se reconstruire et subitement, il fallait qu’il revienne. Elle se demandait aussi si il éprouvait toujours des sentiments pour elle, ils n’en avaient jamais vraiment discutés et elle s’était toujours poser des questions. Relevant la tête, elle l’aperçu assis sur le perron. Il lui souriait.
JACK : Bonsoir.
JEN : Bonsoir dit-elle sur un ton un peu froid.
JACK : J’ai trouvé que la soirée était belle et j’avais envie de prendre l’air.
JEN : Tu as eu raison. Si tu permets je vais rentrer dit-elle en s’avançant vers la porte.
JACK : J’aimerais qu’on parler s’il te plait.
Jen se retourna vers lui, il la fixait du regard avec un air de chien battu. Elle poussa un soupir, il parvenait toujours à ses fins avec elle.
JEN : De quoi voudrais tu parler ?
JACK : Je crois qu’il y a beaucoup de chose que tu aimerais savoir et je suis prêt à répondre à toutes tes questions.
JEN : Très bien alors commençons. Pourquoi tu es partis ?
Jack accusa la question, il savait qu’elle la lui aurait posé un jour ou l’autre et il s’y était préparé.
JACK : Je suis partis à cause de toi, à cause des sentiments que je me suis découvert pour toi.
JEN : Et tu ne pouvais pas les assumer ici ?
JACK : Non, c’était trop dur, pas avec toi près de moi. Et puis, j’étais homosexuel, imagine tous les chambardements que ça a crée en moi. J’avais besoin de partir pour me connaître vraiment.
JEN : Alors maintenant tu sais qui tu es ?
JACK : Oui, et je sais aussi ce que je veux dit-il en la fixant dans les yeux.
Jen eut l’impression d’être transpercé par de aiguilles tellement son regard était puissant et perçant.
GRAMS : Jennifer, téléphone pour toi ? cria t-elle de l’intérieur.
JEN : Qui est ce grand-mère ? demanda t-elle sans lâché Jack des yeux.
GRAMS : Andrew.
Jen baissa instinctivement la tête. Elle l’avait oublié lui, pendant toute la journée, elle n’avait fait que pensé au retour de Jack et à ce qu’il signifiait.
JACK : Qui est ce ? demanda t-il innocemment.
JEN : Mon petit ami lâcha t-elle en se faufilant à l’intérieur.
Jack en eut le souffle coupé, il ne l’avait pas prévu ça. Jamais, il n’avait pensé qu’elle aurait pu sortir avec quelqu’un. Peu importe se dit-il en se redressant. Il ne capitulerait pas aussi vite, il était revenu pour elle et il ne laisserait pas tomber facilement. Pas après tout ce qu’il avait traversé pour en arriver là. S’il fallait se battre, il se sentait près. Il aimait trop Jen pour la laisser dans les bras d’un autre.


Joey pénétra dans son appartement, elle était pressée de voir Pacey. Elle avait penser à lui toute l’après midi. Elle avait acheté au passage une excellente bouteille de vin ainsi que des plats chinois dans le but de passé une petite soirée en tête à tête. Lorsqu’elle ouvrit la porte, elle resta stupéfaite. Pacey était bien rentré, ça il n’y avait pas de doute, elle aurait pu le suivre à la trace dans tout l’appartement. Enervée, elle posa ses provisions sur la table d’entrée et ramassa ses vêtements un par un pour aller les portés dans le panier à linges sales. Elle le retrouva rallongé sur son lit, assoupit. Elle s’assit près de lui et le regarda dormir quelques instant, sa colère se dissipa peu à peu, il devait avoir eu une dure journée. Allongé sur le ventre, elle lui caressa la nuque. Pacey bougea légèrement avant de finalement ouvrir les yeux et la voir.
PACEY : Bonjour lui dit-il en souriant à moitié endormit.
JOEY : Dur journée ?
PACEY : Ouais, mais j’ai une bonne nouvelle lui dit-il en se relevant vers elle.
JOEY : Laquelle ?
PACEY : D’abord un baiser dit-il en se penchant vers elle.
Joey l’embrassa tendrement avant de se reculer, curieuse.
JOEY : Alors ?
PACEY : Jack est rentré !!
JOEY : C’est vrai ? demanda t-il excité. Tu l’as vu ?
PACEY : Oui, il est passé au restaurant.
JOEY : Comment va-t-il ?
PACEY : Il va très bien mais j’ai un peu peur pour lui. Il aime toujours Jen et je n’ai pas eu le temps de le prévenir qu’elle sortait avec quelqu’un. J’espère qu’il ne tombera pas dessus tout à coup.
JOEY : Je l’espère aussi. Je suis contente, c’est formidable qu’il soit revenu, il m’a manqué dit-elle heureuse.
PACEY : Ouais dit-il en remuant avant de pousser un petit gémissement.
JOEY : Qu’est ce que tu as ? s’inquiéta t-elle.
PACEY : Je ne sais pas j’ai mal au dos depuis ce matin.
JOEY : Oh mon pauvre chéri, laisse moi faire.
Elle lui ôta son T shirt et l’aida à se rallonger. Doucement, elle s’installa sur lui et entreprit de le masser. Pacey se détendait sous les caresses, il se sentait déjà beaucoup mieux, les mains de Joey étaient magiques.
PACEY : Ta journée s’est bien passée ?
JOEY : Ca va. Et pour une fois, monsieur Krazucky a eut une idée intéressante.
PACEY : Ah ouais, laquelle ?
JOEY : On va travailler par deux sur un projet défini, on devra monter tout un dossier et en faire un exposé.
PACEY : Ca à l’air bien, mais pourquoi, j’ai la vague impression que ça va prendre tout ton temps. Et qu’on va encore moins se voir déclara t-il la voix triste.
JOEY : Pacey, c’est l’histoire d’un mois.
PACEY : Ouais ouais maugréa t –il.
C’était souvent l’histoire d’un mois avec Joey. Le problème, c’est que c’était tout les mois l’histoire d’un mois. Ce qui à force ne leur laissait plus beaucoup de temps pour tous les deux. Il avait l’impression qu’ils se voyaient de moins en moins. Et cela devenait pesant à force.
PACEY : Et tu travailles avec qui ?
JOEY : Un garçon qui s’appelle Matt.
Super ! se dit-il. Moi je ne la vois plus et elle passe son temps avec un autre mec.
PACEY : Je le connais ? demanda t-il irrité.
JOEY : Non, il est en cours avec moi.
PACEY : Il est mignon ?
JOEY : Pacey, c’est un véritable interrogatoire ?
PACEY : J’ai quand même le droit de savoir avec qui ma petite amie va passer tout le temps qu’elle ne passera pas avec moi.
JOEY : Tu n’as pas à être jaloux dit-elle légèrement agacée. Tu passes une grande partie de ton temps avec une multitude de serveuse et moi je ne te fais pas de crise de jalousie. Pourtant, je sais qu’il y en a de très jolie pour les avoir déjà vu.
Pacey se retourna et fit face à Joey. Elle avait raison, il le savait mais il était jaloux, c’était plus fort que lui.
JOEY : Et puis, tu sais bien qu’aucun garçon n’est aussi beau que toi le flatta t-elle en rigolant.
PACEY : Viens là !
Il la fit tomber sur le côté et l’embrassa fougueusement. Joey se serra contre lui en rigolant, elle aimait bien le savoir jaloux, cela lui prouvait qu’il l’aimait encore.
PACEY : Tu n’as pas trop chaud avec tout ces vêtement ? lui demanda t-il avec un sourire malicieux.
JOEY : Oh si, beaucoup trop.
Elle se releva et appuya sur le bouton de la chaîne hifi. Une délicieuse musique emplit instantanément la pièce. Elle regarda Pacey avec un sourire charmeur et envoûtant avant de se mettre à onduler aux rythmes de la chanson. Souriant à Pacey, elle défit lentement les boutons de son chemisier, laissant apercevoir se peau nue par parcelle. Pacey allongé dans le lit, la tête posé sur sa main se sentait au supplice, il tendit la main vers elle qu’elle repoussa du pied en lui faisant non de la tête d’un air réprobateur. Pacey mordit dans l’oreiller. Amusée, elle fit glisser très lentement son jeans le long de ses hanches avant de l’envoyer d’un geste du pied à Pacey qui la dévorait du regard.
JOEY : C’est mieux ainsi ? lui demanda t-elle avec un sourire très sensuel.
PACEY : Beaucoup mieux lui dit-il avec un regard appréciateur, emplit de désir.
Joey lui sauta dessus et déposa un doux baiser sur ses lèvres, les lui effleurant à peine faisant ainsi grandir le désir chez Pacey. Elle jouait nerveusement avec ses lèvres, les faisait glisser le long de son cou pour les remonter sur sa bouche, elle aimait jouer avec les nerfs de son compagnon. N’y tenant plus, Pacey termina rapidement de lui ôter ses vêtements et lui fit l’amour, lentement et passionnément. On pu voir plus loin, que les plats chinois et la bouteille de vin reposait toujours dans l’entrée, oubliés.

Marjo  (19.10.2003 à 11:27)
Dawson se sentait un peu seul. Il avait choisit d’aller mangé une pizza ce soir. Il avait cherché à appeler Charlotte pour l’inviter mais son téléphone sonnait dans le vide sans arrêt. Elle devait être sortit avait-il penser déçu. Marchant les mains dans les poches, il ne faisait pas trop attention aux passants qui l’entouraient. Il se demanda où pouvait bien être passé Charlotte. En temps normal, elle était toujours dans sa chambre. Soudain, il fut attiré par un éclat de rire. Charlotte ? se dit-il. Relevant les yeux, il l’aperçu avec un garçon assis à un café. Ils avaient l’air de bien s’amuser. Il se sentit en colère qu’elle ne lui en ait pas parlé et il détestait d’emblé ce garçon qui était beaucoup trop âgé pour elle à première vue. Lui et elle semblait très à l’aise ensemble, il aurait jurer que ce n’était pas leur première sortie tous les deux. Son instinct le poussé à aller les rejoindre et à briser le charme installé entre eux, mais il ne savait pas quoi leur dire.
CHARLOTTE : Eh Dawson ! cria t-elle en l’ayant aperçu.
Découvert, il n’avait plus qu’à y aller. Arrivé devant eux, il sourit à Charlotte mais fusilla le garçon du regard.
CHARLOTTE : Qu’est ce que tu fais là ? Je croyais que tu travaillais sur ton projet ?
DAWSON : J’en ai eu marre, je suis sortit manger une pizza. Je voulais t’inviter à te joindre à moi, mais visiblement tu avais des projets plus importants dit-il d’un ton froid.
Charlotte trouvait Dawson bizarre mais elle décida de ne pas y prêter attention, aujourd’hui elle était heureuse et c’est tout ce qui comptait. Elle aurait bien assez le temps de parler avec Dawson demain.
CHARLOTTE : Dawson je te présente James.
DAWSON : Salut ! dit en posant à peine les yeux sur le garçon en question.
JAMES : Salut répondit-il avec un sourire amusé.
CHARLOTTE : James est…
DAWSON : Excuse moi mais j’ai encore un devoir à finir alors je ferais mieux d’aller chercher ma pizza tout de suite.
CHARLOTTE : Si tu veux dit-elle surprise. A plus tard.
JAMES : Au revoir Dawson dit-il avec un grand sourire.
DAWSON : Ouais, c’est ça maugréa t-il entre ses dents en partant.
CHARLOTTE : Je suis désolée, je ne sais pas ce qu’il a, d’habitude c’est quelqu’un de très sympathique.
JAMES : Je m’en doute. Je l’aime bien.
Charlotte lui sourit avant de reportait un air triste sur Dawson au loin, que lui arrivait-il ? Elle irait lui parler demain matin à la première heure, il était son meilleur ami et s’il avait un problème elle voulait savoir lequel. Dawson s’éloignait de plus en plus furieux. Ce James lui était antipathique, et le sourire qu’il avait affichait pour lui dire au revoir, il lui aurait volontiers collé son poing dans la figure. Il ne s’était retenu que pour ne pas faire de scandale devant Charlotte. Que lui trouvait-elle ? Il avait un physique assez moyen. Il rentra directement, il n’avait plus très faim bizarrement.


CLARA : Andie ouvre s’il te plais ?
ANDIE : Allez vous-en cria t-elle la voix endormie.
CLARA : J’ai des muffins tout chaud lança t-elle.
Elle attendit quelques secondes et le loquet s’ouvrit. Andie apparut sur le pas de la porte, encore en pyjama, les cheveux en bataille, elle bailla avant de laisser tomber ses yeux gourmands sur le sachet encore fumant.
CLARA : Ils viennent directement de ta boulangerie préférée.
ANDIE : Bon allez rentre.
Elles s’assirent sur le lit et piochèrent tour à tour dans le sac. Dès la première bouchée, Andie se sentit plus calme, moins en colère contre ses amies.
CLARA : Tu mens veux encore ? lui demanda t-elle timidement.
ANDIE : Nan, c’est bon mais j’ai horreur qu’on parle dans mon dos.
CLARA : On ne faisait rien de mal, mais il faut que tu comprennes toi aussi qu’on est inquiètes pour toi.
ANDIE : Mais il n’y a pas de raison.
CLARA : Andie, Craig nous a tous roulé mais nous avons tous avancé sauf toi. Tu t’es investit dans tes études et tu as occulté qu’à part ça, il y avait autre chose.
ANDIE : C’est faux ! se défendit-elle.
CLARA : Andie, à part avec Debbie, moi ou Rachel, tu ne sors jamais. Chaque garçon même très gentil qui a le malheur de t’approcher se fait rembarrer.
ANDIE : Peut être que ces garçons ne m’intéresse pas.
CLARA : Possible mais dans ce cas, pourquoi ne cherche tu pas après un garçon qui te plairais ?
ANDIE : Je….je ne sais pas dit-elle en baisant la tête.
Elle savait bien que quelque chose clochait dans sa vie et que ses amies ne voulaient que son bonheur mais elle était incapable d’aller de l’avant. Après sa déception il, y a six mois, elle s’était construite une carapace dont elle ne parvenait pas à sortir aujourd’hui.
CLARA : Voilà ce que je te propose, ce soir avec les filles ont va aller à la fête dont David a parler. Et tu vas venir avec nous.
Andie leva vers elle des yeux inquiets et apeurés.
CLARA : Tout se passera bien, et puis on sera là, avec toi.
ANDIE : D’accord acquiesça t-elle.
Si elle voulait reprendre le dessus sur sa vie, quoi de mieux qu’avoir ses amies près d’elle. Décidée, elle prit un deuxième muffin dans le sac et sourit à Clara.


SERVEUSE : Un tournedos Witter commanda t-elle.
PACEY : Tout de suite.
Pendant qu’il préparait son plat, la jeune fille resta là, elle le regardait sous tous les angles. Elle était nouvelle et venait d’arriver.
PACEY : Qu’est ce qu’il y a ? demanda t-il en voyant ses yeux rivés sur lui.
Elle ne parlait pas mais continuer à le jauger de ses yeux aguicheurs.
PACEY : Jessica ?
JESSICA : On t’as déjà dis que tu avais de jolies fesses ?
Pacey la regarda surpris et éclata de rire. Cette fille n’avait pas froid aux yeux.
PACEY : Oui, ma petite amie dit-il en rigolant.
JESSICA : Elle en a de la chance. Elle le sait au moins ? dit-elle en se rapprochant de lui.
PACEY : Oui, j’en suis sûr lui dit-il en lui déposant son plat sur les bras.
JESSICA : Tu sais, si tu t’ennuis, je suis là.
PACEY : C’est gentil mais j’ai tout ce qu’il me faut à la maison.
JESSICA : Très bien.
Elle prit son plat et posa sa main sur les fesses de Pacey au passage avant de s’éclipser. Pacey se retourna, surpris vers elle et la dévisagea.
JESSICA : Vraiment très jolies dit-elle en sortant.
Pacey éclata de rire, cette fille avait vraiment du culot. Mais elle était plutôt mignonne.


Jack était allongé sur son lit et réfléchissait à la meilleure façon de procéder. Il lui fallait remettre de l’ordre dans sa vie. D’abord, il était allé voir le doyen de l’université. Après s’être expliqué sincèrement avec lui et lui avoir avoué qu’il avait continué à suivre des cours par correspondance et à discuter avec ses profs par Internet, le doyen avait accepté de le faire passé des test afin de vérifier s’il avait toujours le niveau et s’il pouvait passé les examens de fins d’années pour passer en même temps que les autres. Il avait travaillait dur pour ne pas perdre son année malgré son voyage. On frappa à sa porte.
JACK : Entrez.
Jen apparut sur le pas de la porte, mal à l’aise. Il se redressa très vite sur son lit.
JACK : Salut.
JEN : Grand-mère m’a dit que tu étais allé voir le doyen. Je me demandais comment ça s’était passé ? demanda t-elle sans le regarder dans les yeux.
JACK : Bien, il va me faire passer des test pour vérifier mon niveau avant de décider si je peux réintégrer ma classe ou pas.
JEN : C’est super ! s’écria t-elle sincère. Et tu te sens comment par rapport à ces tests ?
JACK : Je suis assez confiant.
JEN : Je suis contente pour toi.
JACK : Merci.
Un long silence gênant s’installa entre eux. Pendant quelques instants, Jack eut la sensation de n’être jamais partit et d’avoir devant lui la même Jen qu’avant, celle qui était toujours là pour le soutenir et qui croyait en lui. Ce sentiment lui était très agréable.
JACK : Jen j’aimerais bien…
GRAMS : Jennifer…Andrew est arrivé.
JEN : J’arrive répondit-elle mal à l’aise. Il faut que j’y aille dit-elle à Jack qui avait baisser la tête.
JACK : Je comprends, passe une bonne soirée dit-il la voix un peu cassée par la déception.
Jen le regarda d’un air désolée et se dirigea vers la porte.
JACK : Jen ?
JEN : Oui ? dit-elle en s’arrêtant dans l’embrasure.
JACK : Est-ce que tu l’aimes ? lui demanda t-il timidement.
Jen leva les yeux vers lui, ne sachant que répondre. Elle se contenta de soupirer et sortit. Jack se laissa retomber sur son lit, malheureux. N’avait elle rien dit parce qu’elle ne le savait pas, ou ne voulait-elle pas simplement lui faire de mal ? Telles étaient les questions qui lui traversaient l’esprit. Il priait intérieurement pour que se soit la première solution. Si au moins elle était confuse, il avait une chance, mais si elle l’aimait réellement, il y aurait du boulot.


MATT : Salut Joey !
JOEY : Ah salut Matt ! dit-elle un peu surprise.
MATT : Je me demandais si tu étais libre pour qu’on prépare notre plan de travail ?
JOEY : Ouais, assis toi lui proposa t-elle gentiment.
Joey avait choisit une table dans le parc pour pouvoir réfléchir tranquillement. La journée étant belle, elle voulait profiter du calme des lieux, mais la présence de Matt ne la dérangeait pas, il était plutôt gentil.
JOEY : Alors tu as une idée ? demanda t-elle en leva les yeux vers lui.
MATT : Hein quoi ? dit-il en sortant de sa rêverie.
Il avait les yeux rivés sur elle, elle était vraiment très jolie.
JOEY : Quelque chose ne vas pas ?
MATT : Non, tout va bien. J’ai commencé à faire des recherches sur Internet et voilà ce que j’ai trouvé lui dit-il en lui donnant une pile de papier.
JOEY : Tu ne perds pas de temps lui dit-elle en souriant.
MATT : Tu es très jolie quand tu souris lui avoua t-il timidement.
Joey leva les yeux vers lui, très surprise et les détourna rapidement. Cela lui faisait bizarre de recevoir un compliment de quelqu’un autre que Pacey.
JOEY : Merci lui dit-elle les joues rouges.
Il y eut un instant de gêne entre eux.
MATT : Je suis désolé, je n’aurais pas du mais je le pensais et j’ai pour habitude de dire toujours ce que je pense.
JOEY : Il n’y a pas de mal, je suis très flattée.
MATT : Mais tu as un petit ami ?
JOEY : Oui je suis désolée.
MATT : Ce n’est pas grave. J’ai l’habitude, les jolies filles sont toujours prises.
Joey lui sourit, attendrie.
MATT : J’espère que ce que je viens de dire ne va pas changer notre plan de travail ?
JOEY : Pas du tout. Et puis, tu as déjà fais une partie du boulot dit-elle en rigolant.
MATT : Heureusement que j’ai commençais alors dit-il en rigolant à son tour.


Charlotte avait cherché Dawson toute la journée. Ils n’avaient pas eu les mêmes cours et il ne se trouvait pas dans sa chambre. Elle voulait à tout prix avoir une explication sur sa réaction de la veille. Elle décida de tenter sa chance une nouvelle fois à sa chambre. Tom vint lui ouvrir.
CHARLOTTE : Salut Tom, est ce que Dawson est là ?
TOM : Non, je suis désolé, je ne l’ai pas vu de la journée.
CHARLOTTE : Zut, il faut que je lui parle. Tu ne sais pas ce qu’il lui prend, il est bizarre depuis hier ?
TOM : Je n’en ai pas la moindre idée mais tu lui demanderas toi-même quand tu le verras ce soir à la fête.
CHARLOTTE : Tu es sûr qu’il va venir ?
TOM : Je te le promets.
CHARLOTTE : Merci dit-elle en lui faisant un bisou sur la joue. A ce soir.
TOM : A ce soir dit-il en refermant la porte.
La porte de la salle de bain s’ouvrit à ce moment là.
DAWSON : Tu rêves, je n’irais pas !!!
TOM : Oh que si, tu vas venir.
DAWSON : Pas question dit-il en s’asseyant sur son lit et en croisant les bras, déterminé.
TOM : Ecoute moi bien, tu m’as fais mentir à cette fille adorable, alors je ne sais pas quel est ton problème avec elle, mais je te garantis que tu vas venir ce soir.
DAWSON : Ou alors ?
TOM : Ou alors je retourne la chercher de ce pas et tu te débrouilles avec elle.
Pour montrer que la discussion était close, Tom mit son casque de walkman et prit un livre. Dawson se tourna vers lui, énervé. Il n’avait aucune envie d’aller à cette stupide fête.


Andie avait essayé une dizaine de tenue depuis tout à l’heure. Mais aucune ne semblait lui convenir. Chaque fois, elle la trouvé, trop sexy ou trop provocante.
DEBBIEL : Andie ! dit-elle fatiguée, décide toi bon sang.
ANDIE : Je crois que je vais plutôt rester là. Allez-y sans moi.
DEBBIEL : A ça il n’en est pas question !
ANDIE : Je suis épuisée et puis j’ai des devoirs à faire…
RACHEL : On la déjà entendu celle là dit-elle en entrant dans la pièce.
CLARA : Tu n’es pas encore prête Andie ? s’exclama t-elle en refermant la porte derrière Rachel et elle.
Debbie leva les yeux aux ciels signe qu’elles étaient là depuis longtemps.
RACHEL : Bon, je vais prendre les choses en main ! décida t-elle en farfouillant dans la garde de robe à Andie.
ANDIE : Eh !! s’indigna t-elle.
DEBBIEL : Laisse la faire déclara t-elle.
CLARA : Oui, il est déjà tard.
Andie les dévisageait irritée, elle commençait à en avoir marre qu’elles se mêlent de sa vie.
RACHEL : J’ai trouvé s’écria t-elle contente.
Elle sortit une magnifique robe bordeaux à jupe courte. Andie regarda la robe de haut en bas, elle ne l’avait pas mise depuis longtemps.
ANDIE : Pourquoi pas ? dit-elle en souriant.
Elle prit la robe et la passa rapidement sur elle. Lorsqu’elle se regarda dans la glace, elle fut surprise de son propre reflet. Rachel lui tendit des chaussures noires à talon. Andie les lui prit des mains et les enfila.
CLARA : Tu es superbe !
DEBBIEL : Ouais je suis d’accord.
RACHEL : Heureusement que je suis là.
ANDIE : Si on y aller ?
Elles éclatèrent de rire toute les quatre et sortirent bras dessus bras dessous. Malgré leur côté envahissante, Andie les adoraient toute les trois, elles les considéraient presque que comme des sœurs. Elle prit la résolution de s’amusait ce soir. Et advienne que pourra !! Tant qu’elles les auraient autour d’elle, elle se sentait en sécurité, protégé.


Pacey rentra chez lui, il était un peu fatigué, le service de midi était souvent plus fatiguant que celui du soir. Lorsqu’il ouvrit la porte, il aperçu Joey penchait sur ses bouquins. Avec une mèche de ses cheveux qui lui retombait sur le visage et ses petites lunettes, elle était adorablement désirable pensa t-il. Joey leva les yeux vers lui et lui sourit. Sans y penser, il lâcha sa veste sur le coin du canapé et lança sa cravate sur un tabouret, manque de chance il le rata et elle atterrit pas terre.
JOEY : Dis moi Witter, personne ne t’aurais donc appris à ranger tes affaires ? lui dit-elle un peu en colère.
PACEY : Désolé dit-il en se retournant vers sa cravate à terre et en faisant une petite moue d’excuse à Joey.
Joey lui sourit, il était pardonné.
JOEY : Comment s’est passée ta journée ? lui demanda t-elle alors qu’il se pencher sur elle.
PACEY : Extrêmement bien lui dit-il en l’embrassant dans le cou.
Joey se tourna vers lui et l’embrassa rapidement.
JOEY : Pacey je suis désolé, j’ai des tas de devoirs et je dois bosser sur ce projet super important.
PACEY : C’est bon, j’ai compris dit-il énervé.
Il alla s’asseoir devant la télé et l’alluma. Joey tenta de se concentrer à nouveau sur ces devoirs mais depuis le retour de Pacey, cela était devenu impossible.
JOEY : Pacey dit-elle exaspéré, tu pourrais baisser un peu cette fichu télé ! Je n’arrive pas à réfléchir.
PACEY : Oh je suis vraiment désolé dit-il faussement sincère.
Il se leva et remis sa veste.
JOEY : Où tu vas ?
PACEY : Je retourne au boulot. Au moins ma présence sera apprécié là bas dit-il en franchissant la porte.
Joey reposa son stylo. C’était fichu, elle n’y parviendrait pas ce soir. Ce genre de dispute n’était pas la première. Ils avaient parfois du mal à rester dans la même pièce tous les deux sans se taper sur les nerfs. Et leurs querelles pour un oui ou un non était de plus en plus fréquentes. Que leur arrivaient-ils ? Elle décida de descendre le voir pour lui parler. Après tout, le restaurant se trouvait juste en dessous.
Pacey était entrain de discuter avec un des cuisiniers lorsque Jessica s’approcha de lui.
JESSICA : Déjà de retour Witter ? lui lança t-elle en souriant.
PACEY : Comme tu vois lui dit-il pendant que l’autre s’éclipser en cuisine.
JESSICA : Y aurait-il de l’eau dans le gaz avec ta chère et douce.
PACEY : Cela ne te concerne en rien répondit-il énervé.
JESSICA : Tu sais, je t’ai déjà dis que si tu avais besoin de compagnie.
Elle s’était rapproché de lui et se penchait vers lui de façon à lui mettre sa poitrine avantageuse sous les yeux. Joey arriva à ce moment là et vit la scène. Instinctivement, elle se cacha sur le côté.
PACEY : Ouais, tu me l’a déjà dis. Mais je ne suis toujours pas intéressé. Si j’avais besoin de compagnie, je remonterais voir celle que j’aime.
Joey sourit, rassurée. Bien répondu Pacey se dit-elle. Mais elle était très en colère contre la fille en question, pour qui se prenait-elle ?
JESSICA : Alors pourquoi tu n’y vas pas ? lui dit-elle narquoise.
Pacey soupira et pénétra dans les cuisines à son tour. Joey résista à l’envie de casser la figure à cette sale petite traînée et remonta chez elle. Apparemment, ce n’était pas la première fois qu’elle lui faisait ce genre de proposition. Comment Pacey avait-il pu ne rien lui dire ?


ANDREW : Ca va Jen ?
Jen sursauta à l’évocation de son prénom. Où se trouvait-elle ?
ANDREW : Jen ?
Soudain, elle fit face à Andrew et se rappela. Andrew était passé la prendre chez elle et ils étaient venus ici, au Hell’s.
JEN : Oui ça va, excuse moi, j’étais entrain de penser à un devoir que mon prof nous a donné cette après midi mentit-elle.
ANDREW : Tu y arriveras, j’en suis sûr lui dit-il en déposant un baiser sur sa main.
Jen plongea son regard sur lui et lui sourit. Mais quelque chose au fond d’elle lui disait que ce n’était pas naturel. Pourquoi se sentait-elle bizarre ce soir ? A cause de jack su t-elle d’instinct. « Es-tu amoureuse de lui ? » lui avait-il demander. Elle n’avait pas su quoi lui répondre. Elle ne sortait avec Andrew que depuis deux mois mais elle avait toujours pensé qu’elle l’aimait. Alors pourquoi ne pas avoir réussit à le lui dire ? Elle leva les yeux vers Andrew afin d’apaiser son trouble mais son regard fut attiré par quelqu’un qui entrer dans le bar, derrière. Jack. Jack l’aperçu lui aussi. Ils restèrent quelques secondes ainsi, rivés l’un à l’autre, le temps semblait comme être suspendu dans les airs. Baissant les yeux le premier, il fit demi tour et ressortit.
JEN : Excuse moi deux secondes dit-elle à Andrew en se levant.
ANDREW : Mais où…
Trop tard, elle avait déjà disparu. Elle courait derrière Jack.
JEN : Attends !
Il se retourna vers elle, le cœur meurtri. Il n’avait aucune envie qu’elle lui parle du type formidable qui l’attendait à l’intérieur.
JEN : Pourquoi ne rentre tu pas, je te présenterais à Andrew ?
JACK : Non merci, dit-il en ricanant, je n’en ai pas très envie.
JEN : Mais qu’est ce qui te prend ? Je ne sais jamais sur quel pied danser avec toi.
JACK : Qu’est ce que tu veux que je te dise ? Que je suis ravit pour toi, se serait faux !! s’écria t-il.
JEN : Tu ne veux donc pas me voir heureuse ?
JACK : Evidement que si ! Mais je ne supporte pas l’idée que ça soit avec un autre que moi !
Voilà s’était dit. Il lui avait fallut du temps pour le lui avouer.
JEN : Jack ! s’exclama t-elle.
Jack se rapprocha d’elle, jusqu’à pouvoir la toucher en tendant le bras.
JACK : Je suis partit à cause de toi et je suis revenu pour toi lui dit-il calmement. J’ai mis du temps à réaliser ce qu’il m’arrivais mais je sais de façon certaine que je t’aime lui avoua t-il en levant lentement les yeux vers elle.
Jen le fixait, désemparée et bouleversée. Elle ne savait pas quoi lui dire, ces mots lui faisait plaisir et la plongé dans la torpeur en même temps. Elle ne savait plus où elle en était, il lui fallait s’éloigner de Jack, réfléchir de son côté.
JACK : Jen murmura t-il en se rapprochant encore d’elle. Si tu me dis que tu es heureuse et que tu l’aimes, je m’effacerais.
Le souffle court, Jen leva les yeux vers Jack. Elle tremblait de partout, ses mains étaient moites. Elle regarda les mains de Jack rejoindre les siennes. Incapable de bouger, elle ferma les yeux. Jack sentit son cœur s’arrêtait, lentement il descendit sur les lèvres de Jen et l’embrassa. Leur étreinte était tendre et passionnée à la fois, leur lèvres paraissaient être faites pour allaient ensemble, elles ondulaient au même rythme. Lorsque Jen réalisa ce qu’elle était entrain de faire, elle le repoussa vivement.
JEN : Oh mon dieu dit-elle en mettant une main sur sa bouche.
JACK : Je suis désolé dit-il encore sous le choc.
JEN : Il faut…il faut….
Elle s’éclipsa et rentra à l’intérieur du bar. Complètement retournée. Jack lui, resta quelques instants immobiles avant de partir la tête baissée, le cœur blessé.


Rachel porta négligemment sa cigarette à sa bouche. Dans un coin de la pièce, elle observait les gens autour d’elle. Debbie et Clara semblaient bien s’amuser. Elle chercha après Andie. Assise dans un coin, elle buvait tranquillement un jus d’orange. Rachel poussa un soupir désespéré, il y avait encore du boulot avec elle. Tout à coup, David se matérialisa devant elle. Un sourire en coin, elle alla le voir.
RACHEL : Salut !
DAVID : Bonjour. Excuse moi, on se connaît ?
RACHEL : Je suis une amie de Andie.
DAVID : Ah dit-il en regardant ses chaussures.
RACHEL : Ouais, je sais elle t’a envoyé promener.
DAVID : Woh oh, doucement ! Elle m’a gentiment rembarré, il y a une légère nuance lui dit-il sûr de lui.
Rachel le regarda amusée, en haussant un sourcil.
DAVID : Bon d’accord, elle ma envoyé promener dit-il dépité.
RACHEL : Elle est là bas, si tu allais l’inviter à danser ?
DAVID : Et son petit copain ? demanda t-il intrigué.
RACHEL : Elle n’en a pas. Elle a subit un traumatisme il y a peu de temps avec un garçon et depuis elle les éloigne tous.
DAVID : Oh, je comprend.
RACHEL : Bon alors tu va le voir et tu l’invite.
DAVID : Et si elle ne veux pas ?
RACHEL : Alors là tu te débrouilles, je ne vais tout de même pas te donner toutes les solutions. Andie te plais non ?
DAVID : Ouais, beaucoup.
RACHEL : Alors, qu’est ce que tu attends ?
David lui sourit. Cette fille avait raison, Andie lui plaisait depuis déjà plusieurs mois, pourquoi ne pas tentait sa chance ?
RACHEL : Eh ! le retient-elle pas le bras. Andie est l’une de mes meilleures amies, si tu lui fais du mal, je te tues.
DAVID : Merci de me prévenir.
Il se dirigea vers le fond de la salle et se plaça devant Andie.
DAVID : Tu veux danser ?
ANDIE : Je ne sais pas, je…
DAVID : Je ne t’invites qu’à danser Andie, rien de plus.
ANDIE : D’accord accepta t-elle avec un sourire après un instant de réflexion.
David l’entraîna vers la piste où il l’enlaça tendrement. Rachel observa la scène assez fière d’elle. Debbie et Clara lui adressèrent un clin d’œil complice. Rachel leur fit une révérence et se tourna vers le garçon très mignon qui se tenait à côté d’elle.
RACHEL : Tu danses ? lui demanda t-elle séductrice.
INCONNU : Avec plaisir.


Dawson suivait Tom d’un pas lent.
TOM : Tu vas te dépêcher oui !
DAWSON : Je t’avais dit que je ne voulais pas venir.
TOM : Ouais, ben c’est trop tard, on y est ! lui dit-il en le poussant à l’intérieur. Maintenant, à ta place je chercherais Charlotte et je lui dirais que je suis un imbécile.
Dawson se tourna vers Tom qui lui fit un clin d’œil avant de disparaître dans la foule. Comme hypnotisé, Charlotte lui apparut tel un ange. Elle était appuyé sur le bar improvisé et avait une discussion animée avec quelqu’un. Dans son jeans délavé et son maillot blanc, elle était très jolie, de cette beauté simple qu’elle seule avait. Il avança pour lui parler mais une personne bougea et il aperçu son interlocuteur, il s’agissait de ce James ! Instantanément, il se sentit fou de rage. Pourquoi l’avait-elle amené encore ? Elle l’avait déjà vu hier. Il s’avança vers eux.
DAWSON : Bonsoir !
CHARLOTTE : Dawson ! Je t’ais cherché toute la journée dit-elle en le serrant dans ses bras.
DAWSON : Désolé, j’étais occupé lui dit-il en la serrant tendrement contre lui.
JAMES : Je suis content de te revoir lui dit-il avec un grand sourire en lui tendant la main.
CHARLOTTE : Tu te rappelles de James ?
DAWSON : Bien sûr dit-il glacial en lui serrant la main.
James paraissait très amusé de la situation. Il voyait la jalousie brillait dans regard de Dawson.
JAMES : Si on allait danser Charlotte ?
CHARLOTTE : Attends, je voulais parler à Dawson…
JAMES : Tu lui parleras après lui dit-il en lui prenant la main…
Les yeux de Dawson descendirent irrémédiablement sur leurs deux mains scellées.
JAMES : Hein Dawson, tu ne vas pas nous faire faux bond ? lui demanda t-il en souriant.
CHARLOTTE : Ok, tu nous attends Dawson ?
DAWSON : Je ne bouge pas dit-il en défiant James du regard.
James prit Charlotte par la main et l’entraîna sur la piste avec lui.
TOM : Tu vas te laissez faire ? lui demanda t-il en se plaçant derrière lui.
DAWSON : De quoi tu parles encore ?
TOM : De ce type, il est entrain de te la piquer mec.
DAWSON : Il ne se passe rien entre Charlotte et lui déclara t-il.
TOM : Ben ils ont l’air drôlement complice pourtant.
Dawson se tourna verse eux, Tom avait raison, ils étaient très proche l’un de l’autre. Trop proche même à son goût. Sans plus réfléchir, il se dirigea droit vers eux.
DAWSON : Bon, ça suffit lâche là dit-il à James en lui prenant le bras.
JAMES : Quoi ? dit-il en éclatant de rire.
CHARLOTTE : Qu’est ce qui te prend ? demanda t-elle interloquée.
DAWSON : Ce type ne veux qu’une chose de toi ! s’exclama t-il énervé.
JAMES : On devrait peut être parler tous les deux avant que tu ne sois ridicule.
Dawson posa ses yeux sur la main de James posait sur lui
DAWSON : Ne me touches pas lui lança t-il en lui balançant un coup de poing en pleine figure.
CHARLOTTE : T’es malade !! s’écria t-elle en s’abaissant auprès de James qui se tenait la mâchoire.
JAMES ! Putain, t’as une sacrée droite lui dit-il en se massant le menton.
DAWSON : Qu’est ce que j’ai fais ? se demanda t-il en observant la scène d’air air absent.
Il venait de se rendre ridicule. Mais le pire étant qu’il ne comprenait même pas son geste et ce qui l’avait amené à en arriver là. La seule conclusion était qu’il ne supporter pas de voir James auprès de Charlotte. Il regarda la jeune fille, elle posait sur lui un regard inquiet et en colère. Il préféra s’enfuir.
CHARLOTTE : Mais qu’est ce qu’il lui a prit ? s’exclama t-elle encore sous le coup de l’émotion.


Lorsqu’il était rentré la veille, Joey s’était déjà endormit et ce matin, elle était partie avant qu’il ne se réveille. Cette situation en pouvait plus durer, ils fallaient qu’ils parlent et qu’ils mettent les choses au clair, s’ils continuer comme ça, ils allaient droit dans le mur. Pacey avait décidé d’aller la voir à la fac, il le faisait rarement, à chaque fois, cela lui rappelait qu’elle avait une vie ailleurs sans lui et il ne le supportait pas. Après avoir prit une bonne douche, il était donc partit direction Worthington. Après avoir demander à plusieurs passant, il la trouva à la cafétéria, bien évidemment penché sur un cours. Il resta à la regardait un moment avant d’avoir le courage d’aller lui parler. Elle était de plus en plus belle, chaque jour qui passait la rendait plus femme que jamais.
PACEY : On peut parler Joey ?
JOEY : Pacey ! dit-elle en manquant de s’étrangler avec son beignet. Que viens tu faire ici ?
PACEY : Comme je viens de te le dire, j’aimerais qu’on parle.
JOEY : Ce n’est pas vraiment le lieu.
PACEY : Joey, il n’y a jamais de lieu, ni de moment adéquat, alors puisque nous sommes là tous les deux autant parler, non ?
JOEY : Tu as raison, viens.
Elle rangea ses affaires et ils sortirent d’un un coin retirer de la fac, où peu de gens venait. Elle posa ses affaires sur une table et releva difficilement sa tête vers lui.
PACEY : Je ne comprends pas ce qui nous arrive lâcha t-il tristement. Au début tout allait bien et maintenant on se dispute sans arrêt.
JOEY : Je sais, moi aussi, j’ai du mal à nous reconnaître.
PACEY : Je pensais qu’en vivant ensemble on se rapprocherait mais c’est le contraire.
JOEY : On aurait peut être pas du emménager tous les deux.
PACEY : Tu le penses vraiment ? lui demanda t-il déçu.
JOEY : Je n’en sais rien lui dit-elle en baissant la tête, ce dont je suis sûre c’est que ça ne nous a pas aider.
PACEY : C’est vrai mais faut dire qu’on a beaucoup de chose contre nous.
JOEY : Comme ?
PACEY : Et bien on ne se voit presque plus. Je fais des heures pas possibles pour Danny et toi tu es constamment plongée dans tes bouquins.
Joey ne pouvait qu’acquiescer, il avait raison.
JOEY : Alors qu’est ce qu’on fait ?
PACEY : J’en sais rien mais on ne peut pas continuer comme ça.
JOEY : Je suis d’accord. Je dormirais chez Audrey ce soir, on a besoin de réfléchir chacun de notre côté.
PACEY : Si tu veux lui dit-il las.
La cloche retentit et Joey leva un regard désolé vers lui.
PACEY : Il faut que tu y ailles je suppose ?
JOEY : Oui dit-elle à voix basse.
PACEY : Très bien.
Elle passa à côté de Pacey pour prendre ses affaires et releva lentement la tête vers lui, leurs yeux se rencontrèrent et Joey partit en direction du bâtiment le plus proche. Pacey resta là à se dire que cette université aller réussir à la lui prendre, si ce n’était pas déjà fait pensa t-il amèrement. Joey rentra dans le bâtiment et tomba sur Matt, elle s’essuya rapidement les quelques larmes qui ruisselaient son visage.
MATT : Ca va Joey ? s’inquiéta t-il.
JOEY : Oui merci.
MATT : Tu es sûr ? lui demanda –il en l’arrêtant dans son élan.
Joey releva les yeux vers lui et d’autres larmes jaillirent.
JOEY : Pas trop, tout compte fait.
MATT : Je peux faire quelque chose pour toi ? lui demanda t-il en lui essayant ses larmes avec le revers de sa manche.
JOEY : Non, ça va aller, allons en cours.
MATT : D’accord.
JOEY : Matt ?
MATT : Oui.
JOEY : Merci.

Marjo  (19.10.2003 à 11:38)
Jen regarda son réveil, il indiquait 11h. Elle n’avait pas cours ce matin et avait préférait passer sa matinée au lit. Elle n’avait jamais aussi mal dormi de toute sa vie. Son sommeil avait été entrecoupé de rêve dans lesquels Jack l’embrassait et la quittait ensuite. Le baiser échangé la veille avec lui l’avait troublé bien plus qu’elle ne voulait le laisser croire. Lorsqu’il avait posé ses lèvres sur les siennes, elle avait sentit comme un frisson de plaisir la parcourir. Tout son corps s’était enflammé et à l’idée qu’ils pourraient recommençaient elle en frémissait de plaisir. Elle avait chercher à une explication à ses réactions, elle refusait de s’avouer qu’elle pourrait être amoureuse de lui, pas de Jack son meilleur ami, un ancien homosexuel qui plus est. Pourtant, le baiser n’avait rien de chaste ou d’innocent. Elle avait beau se dire qu’elle ne le considérait que comme un frère, si tel était le cas, ce qu’elle avait fait hier pouvait être considéré comme de l’inceste. Rah !! râla t-elle en levant les couvertures au dessus de sa tête. Que faire maintenant ? Premièrement, se lever se dit-elle. Elle ne pouvait pas passer la journée au lit, bien que cela soit tentant. Elle retrouva sa grand-mère dans la cuisine et celle-ci voyant son air hésitant, lui sourit.
GRAMS : Il est partit de bonne heure ce matin.
Poussant un soupir, elle pénétra sur les lieux et se choisit une belle pomme avant de mordre dedans à pleine dent.
GRAMS : Ca ne doit pas aller très fort pour que tu te rabattes sur une pomme.
JEN : C’est pire grand-mère !
GRAMS : Comment s’est passé ta soirée avec Andrew ?
JEN : Bien, je pense. Enfin, j’ai quand même rompu à la fin avoua t-elle, mais à part ça, c’était bien.
GRAMS : Oh, Jennifer. Comment vas tu ?
JEN : Ca va, je t’assure. Je ne devais pas tenir vraiment à lui.
GRAMS : Dans ce cas, c’était une bonne idée de rompre tout de suite.
JEN : Ouais.
GRAMS : Et pour ce qui est de jack ?
JEN : Je vais aller prendre une douche !
GRAMS : Jennifer, tu ne pourras pas éviter le sujet éternellement. Il faudra qu’on en discute un jour.
JEN : Oui, et bien ça ne sera pas pour aujourd’hui dit-elle en disparaissant.
Grams poussa un long soupir dans la cuisine. Elle ne supportait pas de voir sa petite fille ainsi, dans cet état d’incertitude. Et puis, elle aimait beaucoup Jack aussi et le considéré comme son petit fils et le voir ce matin lui avait soulevé le cœur. Il avait une tête triste et fatiguée. Celle de quelqu’un qui ne cesse de se ronger les sangs.


TOM : Tiens bois ça.
Dawson ouvrit un œil et aperçu Tom penchait au dessus de lui, un verre à la main. Il se rappela aussitôt la soirée ratée de la veille. Le coup de poing donné à James, le regard en colère de Charlotte et sa vengeance sur une bouteille d’alcool. Sa tête lui chargea de lui rappelait ce dernier détail.
DAWSON : Qu’est ce que c’est ?
TOM : De l’aspirine, tu dois sûrement en avoir besoin.
DAWSON : Merci dit-il en prenant le verre.
TOM : Tu es au courant que l’alcool n’arrange rien ?
DAWSON : Ouais mais sur le coup ça aide bien.
Tom le regarda et se mit à rire.
TOM : Peut être mais regarde le résultat aujourd’hui, tu devrais voir ta tête.
DAWSON : Tu pourrais arrêter de crier s’il te plait.
TOM : C’est encore pire que ce que je pensais dit-il désespéré.
TOM : Tu te rends compte à quel point tu as été ridicule hier ?
DAWSON : J’en ai une vague idée, oui.
TOM : Je ne t’aurais pas cru capable de donner un coup de poing, toi le gentil Dawson.
DAWSON : Moi non plus, j’aurais pas cru.
TOM : Ca t’aideras peut être à voir les choses en face.
DAWSON : Quelles choses ?
TOM : Ben, tu ne peux plus prétendre que toi et Charlotte n’êtes qu’amis, du moins de ton côté.
DAWSON : Tu es ridicule.
TOM : Parfait, soit idiot jusqu’à la fin. Mais si tu n’admets pas très vite que tu es amoureux d’elle, tu vas la perdre lui affirma t-il.
Il se leva et se dirigea vers la salle de bain.
TOM : Et puis, si tu n’étais pas jaloux, tu peux me dire pour qu’elle autre raison tu aurais frappé ce garçon ?
Ouille, touché. Dawson se rallongea sur son lit. Tom n’avait peut être pas tort. Il avait détesté la voir avec ce type et les voir si proche l’un de l’autre. C’est avec lui qu’elle passait son temps d’habitude et qu’ils rigolaient. Il imagina son visage sous ses yeux, elle était tellement belle lorsqu’elle souriait, il n’avait jamais rien vu de plus beau.
DAWSON : Et merde se dit-il.


DEBBIE : Alors, il est comment David ? lui demanda t-elle curieuse.
ANDIE : C’est un garçon très gentil, il vient de France. Sa famille vit encore là bas.
CLARA : Waouh. Et comment s’est passé ta soirée parce que à un moment je t’ai perdu de vue lui dit-elle rieuse.
Toutes réunies autour d’une table pour déjeuner, elle n’attendait plus que Rachel qui était en retard, comme d’habitude. Debbie et Clara en profiter pour cuisiner un peu Andie et en savoir plus sur son prince charmant.
ANDIE : Nous sommes allés marchés un peu, la soirée était belle. Nous avons discuté de chose et d’autre.
DEBBIE : C’est génial ça, on dirait qu’il te plait bien ce garçon.
ANDIE : J’ai passé une bonne soirée avec lui c’est vrai mais il n’y a rien d’autre.
RACHEL : Tu veux dire que tu ne l’a même pas embrassé ? demanda t-elle en prenant place avec elles.
ANDIE : Et non ! Par contre toi tu as l’air vraiment fatigué, que c’est t-il passé après notre départ ?
RACHEL : Mon cavalier m’a ramené à ma chambre.
DEBBIE : Et ? demanda t-elle en souriant.
RACHEL : Ben quoi ? Il m’avait ramené j’allais tout de même pas le mettre dehors. Surtout que ça aurait été dommage, au lit c’est un maître leur avoua t-elle.
Debbie et Clara éclatèrent de rire, les frasques de Rachel ne les étonnaient plus, Andie était celle qui avait le plus de mal à s’y faire, elle paraissait toujours aussi choquer que la première fois.
ANDIE : Et comment s’appelait-il, tu le sais au moins ?
RACHEL : Quelle importance, de toute façon, je n’ai pas l’intention de le revoir.
Andie la regarda d’un air désapprobateur.
RACHEL : Andie, j’apprécie que tu t’inquiètes pour moi, mais je suis une grande fille, je n’ai pas besoin de chaperon. Je prends mes précautions.
Elles passèrent le reste du repas à discuter de leur projet pour la soirée et pour les cours qu’ils avaient cette après midi. Andie ne pouvait s’empêcher de penser que ce que faisait Rachel était dangereux mais comme le disait si bien Rachel, c’état une grande fille.


Jack prenait un verre au Hell’s, le baiser avec Jen repassait sans arrêt dans sa tête. Il aurait mit sa main à coupé qu’elle l’avait apprécié autant que lui. Mais comment le lui faire avoué ? Surtout qu’elle s’était précipité pour rejoindre son petit ami, le gentil Andrew pensa t-il avec dédain. Sans le connaître, il le détestait déjà, ce qui était injuste d’un certain côté car peut être que Jen était vraiment heureuse avec ce type et qu’en revenant, il avait mit la pagaille.
BARMAID : Toi, ça n’a pas l’air d’aller.
JACK : J’en voudrais un autre s’il vous plait madame.
BARMAID : Je m’appelle Emma.
JACK : Un autre Emma.
EMMA : Je pense que ce ne serait pas une bonne idée.
JACK : Je ne cherche pas une idée mais un exutoire.
EMMA : Dans ce cas, je t’en sers encore un mais c’est le dernier.
JACK : Ok acquiesça t-il.
EMMA : Alors le problème c’est une fille ? lui demanda t-elle en lui servant son verre.
JACK : Nan, le problème c’est LA fille.
EMMA : Ouh lui fit-elle en comprenant que la situation était sérieuse. Tu peux m’en parler si tu veux, les barmaids sont fait pour ça, les clients aiment bien s’épancher sur eux en général.
JACK : Je suis un ancien homosexuel amoureux de sa meilleure amie qui a déjà un petit ami déclara t-il d’un trait.
Emma le regarda surprise et éclata de rire, Jack releva la tête vers elle et éclata de rire à son tour.
EMMA : Pas facile comme situation. Je dois dire que j’en ai déjà entendu des problèmes mais c’est la première fois que j’en entends un comme le tien.
JACK : Je suis un cas unique.
EMMA : Ca c’est sûr dit-elle en souriant. Et la fille sait que tu es amoureux d’elle.
JACK : Ouais m’dame, et il y a mieux encore. Je vis chez elle et je la vois tous les jours.
EMMA : Ouch !
JACK : Comme vous dites.


Joey n’avait pas fermé l’œil de la nuit, elle n’avait fait que penser à Pacey. Ils dormaient ensemble depuis tellement longtemps que ne pas sentir sa présence près d’elle lui avait provoqué une sensation de malaise et de vide. Et puis, elle avait eu très froid, d’habitude, elle aimait se blottir contre lui pour s’endormir. Leur discussion d’hier lui avait laissé un goût amer dans la bouche, elle se demandait qu’elle suite il fallait lui donner. Il ne pouvait plus continuer à se disputait ainsi. Si elle avait su qu’ils en arriveraient là, peut être n’aurait-elle jamais accepter de vivre avec lui. Dans ce cas, où en serait-il aujourd’hui ? Peut être aurait ils déjà rompu ?
AUDREY : Tu es réveillée ? demanda t-elle la voix ensommeillée.
JOEY : Oui lui dit-elle sans lui avouer qu’elle n’avait presque pas dormie.
AUDREY : Comment tu te sens ce matin ?
JOEY : Je n’en sais rien, j’ai l’impression de ne pas avoir beaucoup évolué depuis hier. J’en suis toujours au niveau zéro de réflexion.
AUDREY : Vous n’allez pas vous séparé quand même ? demanda t-elle inquiètes.
Joey en eut froid dans le dos, Audrey venait d’exprimer ses craintes à voix hautes. Elle et Pacey sortaient ensemble depuis plusieurs années qu’elle ne pouvait pas imaginer sa vie sans lui. Il était son premier et son unique amour.
JOEY : Bien sûr que non ! rétorqua t-elle.
AUDREY : Ouf, j’ai eu peur, parce que si vous, vous vous séparez, alors il ne reste pas d’espoir pour les autres.
Joey sourit à cette idée, Audrey les avait toujours prit pour un couple modèle, celui que les autres envie ou jalouse. Depuis quelques temps, elle était loin de se sentir privilégié. Elle se sentait perdu.
AUDREY : On frappe, je vais ouvrir lui annonça-elle.
Joey n’avait rien entendu.
AUDREY : Salut dit-elle charmeuse au séduisant garçon qui se tenait sur le seuil de sa porte.
MATT : Salut, est ce que Joey est là ?
JOEY : Matt ?? dit-elle surprise en passant la tête par la porte.
MATT : Bonjour Joey.
JOEY : Comment savais tu que je serais là ?
MATT : Tu me l’as dis hier pendant le cours.
JOEY : Oh !
Audrey observait la scène et les examinait tour à tour, elle n’aimait pas ce qu’elle voyait. Ce garçon, de toute évidence était attiré par Joey et elle, ne semblait pas le décourageait.
MATT : Je suis venu t’inviter à prendre un bon petit déjeuner avec moi.
JOEY : Je ne sais pas…
MATT : Aller, tu as besoin de manger et je suis sûr que tu as faim.
JOEY : Tu as raison lui dit-elle en souriant. Laisse moi m’habiller et j’arrive.
MATT : D’accord dit-il ravit.
Joey referma la porte et se dirigea vers la salle de bain. Audrey la suivit et lui décocha un air sévère.
AUDREY : Mais qu’est ce que tu fais bon sang ?
JOEY : De quoi tu parles ?
AUDREY : Ce garçon craque pour toi et toi tu le fais espéré dit-elle indignée.
JOEY : On est amis, c’est tout.
AUDREY : Ah non, pour lui ce n’est pas tout, il veut plus.
JOEY : Ce n’est pas parce qu’il le veut, que je vais lui donner !
AUDREY : Et Pacey ?
JOEY : Oh, ne t’en fais pas, Pacey ne s’ennuie pas lui dit-elle en repensant à la petite traînée qui lui tournait autour au travail.
AUDREY : Tu fais n’importe quoi ?
JOEY : Audrey, je ne fais rien de mal.
AUDREY : Tu es entrain de mettre en péril l’histoire d’amour de ta vie !! lui lança t-elle avant qu’elle ne franchisse la porte et ne sourit à Matt.


JESSICA : Tu as l’air d’avoir très mal dormit, tu as des cernes.
PACEY : Tu ne voudrais pas aller ennuyer quelqu’un d’autre.
JESSICA : Ouh, il est de mauvaise humeur notre petit chéri se moqua t-elle.
PACEY : Va distiller ton venin ailleurs lui conseilla t-il.
JESSICA : Ou alors ?
Pacey se tourna vers elle et lui lança un regard mauvais. Jessica sourit et le défia du regard. Pacey soupira, elle était désespérante.
JESSICA : Bon aller, lui dit-elle sérieuse, tu veux m’en parler ?
Pacey la regarda surpris. Pourquoi s’était elle radoucit ? Où était le piège ?
JESSICA : Je suis sérieuse ! Je ne suis pas aussi méchante que tu as l’air de penser ! s’exclama t-elle.
Pacey la regarda sceptique.
JESSICA : Bon d’accord, puisque c’est comme ça, débrouille toi !
PACEY : J’ai des problèmes avec Joey avoua t-il.
Jessica fit demi tour et vint se placer près de lui.
JESSICA : Grave ?
PACEY : Je n’en suis pas sûr. Je dirais oui.
JESSICA : Ca va s’arranger lui assura t-elle en l’embrassant sur la joue.
Pacey la regarda sortir en souriant, finalement, elle n’était pas aussi dure qu’elle voulait le laisser croire.
DANNY : Fais gaffe, cette fille est dangereuse le prévint-il.
PACEY : Nan, je crois qu’on se trompe sur son compte.
DANNY : J’ai du flair pour ce genre de fille, fais moi confiance, tiens toi à l’écart. Elle attire les problèmes.
Pacey haussa les épaules, son patron était doué pour beaucoup de chose mais pour juger les gens, il n’était pas infaillible.


Dawson avait prit une journée pour réfléchir à ce qui le préoccupait : Charlotte. Après mûres réflexions, il en était venu à la conclusion qu’il était amoureux d’elle. Il lui avait fallut une journée pour se préparer à l’affronter. Mais ce matin, il s’était levé avec la résolution de tout lui avouer. Il savait qu’il la trouverait auprès de Stratford à une heure pareille. Prenant son courage à deux mains. Il poussa le battant qui le séparé de la salle où ils devaient ce trouver. Il inspira et releva la tête. Quel ne fut pas sa surprise de découvrir, Stratford, Charlotte et…James ! Ils discutaient tous les trois et rigolaient bien. Charlotte fut la première à l’apercevoir, il pu lire de la déception dans son regard ainsi que de la colère. Puis ce fut à James de remarquer sa présence. Celui-ci observa l’air de Charlotte et avec un sourire, il avança vers Dawson.
JAMES : Salut lui lança t-il joyeux.
Dawson le regarda incrédule. Ce type lui semblait de plus en plus bizarre, il paraissait amusé à chacune de leur rencontre. Mais puisqu’il était là, autant commençait par lui.
DAWSON : Je suis désolé pour l’autre jour.
JAMES : Ce n’est pas réellement vrai mais c’est pas grave lui dit-il avec un sourire. C’est ma faute, je l’avais cherché.
Dawson tourna la tête de coin vers lui et haussa un sourcil, de plus en plus intriguer.
JAMES : La situation m’amusée et j’ai exagéré…
DAWSON : Je suis venu parler avec Charlotte le coupa t-il.
Il lui avait présenté ses excuses mais n’avait pas l’intention pour autant de devenir ami avec lui.
JAMES : Tu es amoureux d’elle n’est ce pas ? Je l’ai vu tout de suite lui dit-il en souriant.
DAWSON : Oui avoua t-il. Je ne sais pas qui tu es mais je te préviens que je ne te laisserais pas me la prendre.
JAMES : Ben, pour l’instant, tu n’as pas l’air très doué lui dit-il en éclatant de rire.
DAWSON : Tu es très agaçant lui avoua t-il en le regardant de côté.
JAMES : Je me doute. Si nous reprenions depuis le début, je suis sûr que tu comprendras mieux. Enchanté de te connaître Dawson, je me présente James Stratford, fils du professeur Stratford et cousin de Charlotte lui dit-il en lui tendant la main, souriant.
Dawson se tourna vers lui et eut l’impression que sa mâchoire aller se décrocher. Quel imbécile il avait été. Lentement, il serra la main de James, il ne parvenait pas encore à en croire ses oreilles.
DAWSON : Quel idiot ! se murmura t-il.
JAMES : C’est sûr que c’était plutôt marrant à voir. Mais il y a un problème.
DAWSON : Lequel ?
JAMES : Et bien, si moi je me suis amusé, il n’en est pas de même pour ma cousine, elle est très remonté.
DAWSON : Aille.
Charlotte arriva à ce moment là.
CHARLOTTE : Tu viens James, il est l’heure d’y aller.
DAWSON : Charlotte, je peux te parler s’il te plais ? la supplia t-il.
CHARLOTTE : Pas maintenant Dawson lui dit-elle sans même le regarder.
James lui adressa un regard désolé lorsqu’ils passèrent devant lui. Dawson eut l’impression qu’on venait de lui arracher le cœur. Elle l’avait traité avec une telle indifférence.
STRATFORD : Ca va Dawson ?
DAWSON : Oui professeur lui dit-il en franchissant la porte en sens inverse, la tête rentrée dans les épaules.


Deux jours s’étaient écoulés depuis qu’ils s’étaient embrassés et depuis, ils ne s’étaient pas reparlés. Jack en souffrait beaucoup et il commençait à ne plus pouvoir supporter la situation. Lors d’une discussion innocente avec Grams, elle lui avait apprit que Jen avait rompu avec son petit ami Andrew. Il y voyait comme un bon présage et avait décidé qu’il était l’heure de mettre fin à ce jeu de chat et de souris. La sachant dans sa chambre, il y monta directement, tant que la décision était fraîche dans sa tête, autrement il aurait pu la remettre à plus tard, et il avait déjà perdu assez de temps. Il frappa à sa porte.
JACK : Jen, je peux entrer, je voudrais te parler.
JEN : Bien sûr.
Il ouvrit la porte et la trouva étendu sur son lit, feuilletant un magazine. Elle se redressa rapidement et rangea le bouquin.
JEN : Tu veux parler de quoi ?
JACK : Du temps qu’il fait lui dit-il sarcastique.
JEN : Jack, je ne sais pas si je suis prête pour ce genre de discussion lui dit-elle inquiètes.
JACK : Jen ! On ne sera jamais prêt pour cette discussion de toute façon !
JEN : Tu as raison avoua t-elle.
JACK : Je voudrais qu’on parle de l’autre soir.
Il se tenait debout devant le lit, il essayait d’arborer une position sûr de lui mais le tremblement convulsif de ses mains trahissait sa nervosité. Il croisa les bras pour le cacher le plus possible, il ne voulait pas paraître incertain.
JACK : Je voudrais savoir ce que ça représentait pour toi ?
JEN : Jack ne me demandes pas ça, j’ai du mal à savoir où j’en suis.
JACK : Très bien, alors je vais te dire où moi j’en suis et ensuite se sera à toi de voir.
Il prit une profonde inspiration et se força à relever les yeux vers elle. Lorsqu’il fut sûr d’avoir toute son attention, il se lança.
JACK : Je suis amoureux de toi lui déclara t-il, je ne sais pas comment une chose pareille à pu se produire…toi et moi nous nous sommes toujours considéré comme frère et sœur mais j’ai du franchir une barrière invisible sans m’en rendre compte. Toujours était-il que je t’aime. Et avec toi l’autre soir….je n’avais jamais ressenti ça avec personne. Je me suis sentit heureux, à ma place. J’ai l’impression d’avoir cherché toute ma vie quelque chose qui se trouvait en face de moi. Ca doit être bizarre à entendre, je sais mais je ne peux pas nier ce que je ressens. Je suis sûr que je peux te rendre bien plus heureuse que tous les garçons que j’ai vus défilé dans ta vie. Je suis prêt à tout pour toi, il te suffit de me dire ce que tu veux.
JEN : J’ai besoin de réfléchir Jack lui dit-elle les larmes aux yeux.
JACK : Je comprend lui dit-il blessé.
JEN : Ne m’en veux pas Jack, j’ai besoin de temps, de plus de temps.
JACK : Tu peux prendre le temps que tu veux lui dit-il en marchant vers la porte. Je t’attendrais lui dit-il en la fixant du regard.


JOEY : Merci pour ce verre, j’en avais besoin.
MATT : Je suis ravit de pouvoir t’aider.
Matt et Joey se tenaient sur la terrasse d’un petit café en ville. Matt lui avait proposé d’aller prendre un verre après les cours et elle avait accepté, pensant que celui lui ferait le plus grand bien.
MATT : Tu sais quel est mon passe temps ?
JOEY : Non.
MATT : Lorsque je m’ennuis le soir tard, j’enfile les vêtements de ma grand-mère et je pique le maquillage à ma mère.
Joey le dévisagea avant d’éclater de rire.
MATT : Désolé, je ne savais pas quoi dire pour te faire rire. Je ne t’avais pas vu sourire de toute la journée et ça me manquait.
Joey lui sourit, touchée. Matt était un gentil garçon. Il parvenait à lui faire oublier ses soucis pendant quelques temps. Et c’était déjà pas mal.
JOEY : Je te remercie de vouloir m’aider Matt.
MATT : Mais tu penses toujours à lui ?
JOEY : Ca fait plus de deux ans que nous sortons ensemble. On a quelques problèmes c’est vrai.
Matt lui fit un regard sceptique.
JOEY : On a de gros problèmes d’accord mais je l’aime.
MATT : Très bien, je n’insiste pas, d’après moi ce type ne te mérite pas mais si c’est ce que tu veux.
JOEY : Allons-y lui dit-elle.
Matt la raccompagna jusqu’au dortoir. Le long de la route, il avait fait ce qu’il pouvait pour la faire rire. Il y avait réussi une ou deux fois.
JOEY : Merci Matt.
MATT : Il n’y a pas de quoi Joey, si tu as besoin de moi, il te suffit de m’appeler.
Joey se sentait bien auprès de lui. Elle avait l’impression de se revoir à ses débuts avec Pacey. Sans qu’elle ait eut le temps de s’en rendre compte, Matt s’était rapproché et l’avait embrassé. Un peu surprise au début, elle lui rendit son baiser avant de le repoussé violement et de porter une main à sa bouche.
MATT : Je suis désolé, je croyais.
JOEY : Ce n’est pas de ta faute, c’est de la mienne, je n’aurais pas du te faire croire que…dit-elle troublée.
MATT : C’et ton copain c’est ça lui dit-il déçu.
JOEY : Je suis désolé Matt, mais il n’y aura jamais que lui…lui dit-elle l’air triste avant de se retirer dans sa chambre.
Audrey s’y trouver. Joey se dirigea vers elle et s’assit sur son lit. Audrey leva des yeux paniqués sur elle.
AUDREY : Qu’est ce qui se passe ? Tu n’as pas l’air dans ton assiette.
JOEY : Matt m’a embrassé lui avoua t-elle d’un trait, et je ne l’ai pas repoussé. Enfin, pas tout de suite dit-elle en se mettant à pleurer.
AUDREY : Joey lui dit-elle en la serrant dans ses bras.
JOEY : Qu’est ce que je vais faire ? lui demanda t-elle paniquée.
AUDREY : Il faut que tu ailles voir Pacey et que vous vous expliquiez tous les deux.
JOEY : Je ne peux pas…dit-elle en sanglotant. Je ne sais pas quoi lui dire.
AUDREY : Tu trouveras là bas ma puce, tu verras.
Audrey berça Joey jusqu’à ce qu’elle se soit calmée. Elle était très inquiète pour elle et Pacey, visiblement leur problème était plus grave que ce qu’elle avait cru au début. Elle espérait de tout son cœur que ses amis ne se sépareraient pas.


Andie alla ouvrir, un jeune garçon se trouvait sur le pas de sa porte, un joli bouquet de rose rouge dans les bras.
GARCON : Une livraison pour Andie Mc Phee.
ANDIE : C’est moi lui dit-elle avec un grand sourire.
GARCON : Pour vous lui dit-il en lui tendant le bouquet.
Andie prit les fleurs avec un grand sourire. Elle ignorait de qui elles venaient mais elle lui faisaient déjà très plaisir. Elle prit la carte et lu : « Pour une fille inoubliable, merci pour cette superbe soirée ». Elle sourit, ces fleurs venaient de David. Elle se sentit émut par sa démarche, il y avait bien longtemps qu’elle n’avait pas reçu de tel bouquet.
DAVID : Elles te plaisent ? lui demanda t-il en passant la tête par la porte. Désolé, ta porte n’était pas fermée.
ANDIE : Elles sont magnifique mais tu n’aurais pas du.
DAVID : Si elles te font plaisir, c’est tout ce qui compte.
ANDIE : Merci.
DAVID : Je suis venu t’inviter à aller au cinéma avec moi. Et ne me dis pas non, je t’en pris lui dit-il avec un air suppliant.
ANDIE : J’accepte lui dit-elle en souriant.
DAVID : C’est génial. Je passe te prendre à 19h ?
ANDIE : D’accord. A tout à l’heure.
DAVID : Tu verras, tu ne le regretteras pas.
Oh mais elle en était sûr. Elle avait passé une délicieuse soirée en sa compagnie la dernière fois. Elle se sentait bien avec lui, il la faisait beaucoup rire. Elle adorait lorsqu’il lui parlait de la France. Elle aimait beaucoup ce pays et avait l’impression d’y être à travers ces récits. Il avait le don de la faire rêver, elle qui avait perdu le sens de ce mot. Elle regarda ses fleurs avec tendresse et alla les mettre dans un vase.


Assis sur un banc à l’aéroport, James attendait son vol en compagnie de Charlotte. Il devait repartir aujourd’hui mais cela l’ennuyer d’avoir semer la pagaille et de partir ainsi. Il considérait Charlotte plus comme une petite sœur que comme une cousine
JAMES : Tu voudrais bien m’accorder une faveur ?
CHARLOTTE : Tout ce que tu veux lui dit-elle avec un sourire.
JAMES : Va parler à Dawson.
CHARLOTTE : Après ce qu’il t’a fais, tu voudrais que je lui pardonne.
JAMES : Charlotte, tout était de ma faute. C’est moi qui ais joué avec ses nerfs. La situation m’amusait.
CHARLOTTE : Je ne comprends pas lui dit-elle l’air perdue.
JAMES : Le soir où on est tombé sur lui, au café, j’ai compris tout de suite dans ses yeux que de nous voir ensemble lui déplaisait fortement. Quand j’ai vu son air en colère et en sachant tout ce que tu m’as écris sur vous deux dans tes lettres, j’ai tout de suite deviner qu’il était amoureux de toi.
CHARLOTTE : C’est ridicule, lui et moi sommes amis !
JAMES : Et bien, ces sentiments à lui ont évolué on dirait. Sinon, comment explique tu qu’il m’ait frapper ?
CHARLOTTE : Je ne sais pas dit-elle pensive.
JAMES : Il était jaloux et je peux le comprendre, j’ai fais exprès d’en rajouter.

« Tous les passagers du vol 317 en direction de Boston
sont priés de se rendre en porte d’embarcation.. »


JAMES : C’est le mien. Promets moi de réfléchir à ce que je t’ai dis et d’aller le voir ?
CHARLOTTE : Promis. Eh ! Puisque tu retournes à Harvard, tu pourrais en profiter pour aller saluer une amie à Dawson.
JAMES : Tu sais Harvard est grand. Bon comment s’appelle t-elle ? lui dit-il devant son air déçu.
CHARLOTTE : Andie Mc Phee, elle est dans le Greenough je crois.
JAMES : Tu crois ? Ben ça va être facile tiens.
CHARLOTTE : Tu vas me manquer lui dit-elle en le serrant dans ses bras.
JAMES : Toi aussi.
Il l’embrassa sur la joue et se dirigea vers sa salle d’embarquement. Après un dernier signe au devoir, Charlotte quitta l’aéroport et se rendit à l’USC, elle devoir voir Dawson et savoir si James avait raison. Et puis, elle devait bien s’avouer que malgré l’attitude déplorable qu’il avait eut à l’égard de son cousin, il lui manquait. Elle le trouva à son dortoir.
DAWSON : Salut lui dit-il timidement en ouvrant la porte pour la laisser entrer.
TOM : Je vais vous laissez dit-il en s’éclipsant discrètement.
CHARLOTTE : James est reparti, c’est lui qui m’a convaincu de venir te voir.
DAWSON : Je suis désolé, si j’avais su que c’était ton cousin, jamais je...
CHARLOTTE : Qu’est ce qui t’as pris bon sang ??
Dawson se sentait torturer, devait-il lui avouer ses sentiments ? Il était clair qu’elle ne ressentait rien de ce genre pour lui, s’il lui avouait qu’il était amoureux d’eux, c’était comme faire une croix sur leur amitié et leur complicité.
DAWSON : Je crois que j’étais jaloux du temps que tu passais avec lui.
CHARLOTTE : C’est tout ?
DAWSON : Oui mentit-il. D’habitude on passe tout notre temps ensemble et quand il est arrivé tu m’as un peu mis de côté.
CHARLOTTE : Tu as raison, je suis désolée lui dit-elle sincère.
DAWSON : Tu ne m’en veux plus ?
CHARLOTTE : Tu sais bien que je suis incapable de rester fâcher avec toi.
DAWSON : Je suis content lui dit-il en la serrant dans ses bras.
CHARLOTTE : Moi aussi.
James a du se tromper pensa t-elle. Dawson ne m’aime pas autrement que comme une amie. Elle en eut un petit pincement au cœur sans vraiment savoir pourquoi. Dawson se sentait triste de ne pas avoir réussit à lui déclarer sa flamme mais pour lui, garder son amitié était bien plus important à ses yeux.


Pacey avait l’impression de travailler comme un automate, il avait passé toute la journée dans une espèce de brouillard. Il ne faisait que penser à Joey, était-elle dans le même état que lui ? Il avait l’impression qu’ils se dirigeaient droit vers un mur tous les deux. Toutes ces craintes sur le fait que l’université allait les séparer étaient entrain de se réaliser. Il avait mit tellement d’effort et d’énergie dans leur relation qu’il ne pouvait pas croire que tout était entrain de se casser la gueule. Il l’aimait depuis qu’il était tout petit et il ne voyais qu’elle.
JESSICA : Encore dans tes pensées Witter ?
PACEY : Salut.
JESSICA : Tu penses toujours à elle ?
PACEY : A qui d’autre…lui dit-il en soupirant tristement.
JESSICA : Et bien, tu pourrais penser à moi, cela changerait.
Pacey se tourna vers elle, surpris, et lui sourit.
JESSICA : C’est déjà ça, j’ai réussit à te faire sourire.
PACEY : Tu n’as pas du travail lui dit-il gentiment.
JESSICA : Eh ! Il y a du progrès, tu ne m’envois plus balader.
PACEY : Tu n’es peut être pas si méchante que ça.
JESSICA : Je me tue à le dire aux gens mais personne ne me crois s’écria t-elle en rigolant.
PACEY : Et bien, je vais être le premier lui dit-il avec un sourire.
JESSICA : Je peux te donner mon avis ?
PACEY : Dis toujours.
JESSICA : J’ai entendus dire que tu sortais avec elle depuis le lycée et qu’elle était la seule fille que tu ais jamais aimé, c’est vrai ?
PACEY : Entièrement.
JESSICA : Ben, c’est peut être ça le problème.
PACEY : Je ne te suis plus.

Dehors.
Joey avait finalement décidé d’écouter Audrey et elle venait voir Pacey. Il fallait qu’elle lui parle. Elle se tenait devant le Civilization depuis cinq minutes et réfléchissait à ce qu’elle pourrait lui dire. Elle prit sa respiration et ouvrit la porte.

A l’intérieur.
JESSICA : Et bien, c’est simple, tu ne connais que ta Joey, tu ne t’ais jamais dis que peut être, elle n’étais pas la seule fille de la terre lui dit-elle en se rapprochant de manière aguicheuse.
PACEY : Une fille comme toi par exemple lui dit-il amusé.
JESSICA : Par exemple lui dit-elle en se rapprochant encore plus près.
Pacey la dévisageait elle était plutôt jolie c’est vrai Et puis, elle avait raison, jamais il n’avait penser qu’il existait d’autre fille que Joey.
JESSICA : Alors Witter, intéressé ? lui dit-elle à quelques centimètres de sa bouche.
Voyant que Pacey ne répondait pas, elle s’enhardit et l’embrassa. Joey arriva à ce moment là, la vision de Pacey embrassant une autre fille lui brisa le cœur. Des larmes perlèrent sur ses joues.
PACEY : Attends lui dit-il en la repoussant. Je suis désolé mais ce n’est pas une bonne idée du tout.
Il se retourna et n’aperçu Joey qu’à ce moment là. Son cœur fit un bond dans sa poitrine.
PACEY : Joey murmura t-il.
JOEY : Je crois qu’on devrait monter en haut pour parler lui dit-elle la voix calme.
Pacey baissa la tête. Il entrevoyait déjà la fin de la discussion et il en avait très peur.
PACEY : Dis à Danny que je m’absente dit-il à Jessica sans la regarder.
Joey monta directement les escaliers et Pacey la suivit lentement, le cœur lourd. A l’intérieur de l’appartement, Joey attendit au milieu du salon, debout, les bras croisés sur elle-même et en une position de repli sur soi. Pacey referma la porte derrière lui et s’avança vers elle.
PACEY : Joey, je suis...
JOEY : Je l’ai fais aussi avoua t-elle.
Pacey resta sans voix. Elle l’avait fait aussi !!! Elle avait embrassé quelqu’un d’autre. Joey se retourna vers lui, le visage plein de larme, les yeux coupables.
JOEY : Et j’en suis désolée aussi.
PACEY : Comment a t-on pu en arriver là ?
JOEY : Je n’en sais rien dit-elle l’air lasse et fatiguée. Je n’ai presque pas fermer l’œil cette nuit, je n’arrêter pas de me demander ce qui avait pu nous arriver.
PACEY : Moi aussi lui avoua t-il.
JOEY : Cette fille compte pour toi ? lui demanda t-elle la peur au ventre.
PACEY : Non, et..
JOEY : Non plus.
PACEY : Qu’est ce qu’on fait maintenant ?
JOEY : Je n’en sais rien lui dit-elle alors qu’une larme lui glissait sur la joue. On devrait peut être faire une pause.
PACEY : Tu crois que c’est la meilleure solution ?
JOEY : Pas toi ?
PACEY : Si dit-il en baissant la tête.
JOEY : Je vais prendre quelques affaires dit-elle avait de disparaître dans la chambre.
Pacey s’assit sur le canapé, il avait l’impression qu’un poids lui oppressait la poitrine. Venaient-ils vraiment de rompre ?
JOEY : Je serais chez Grams lui dit-elle la voix tremblante.
Pacey leva la tête vers elle et leurs regards se rencontrèrent, tant de mots se lisaient dans leurs yeux, des mots d’amour, des regrets, de la peur aussi. Ils baissèrent la tête simultanément et Joey se dirigea vers la porte.
PACEY : Joey ? Je pourrais t’appeler ? lui demanda t-il lorsqu’elle se fut retourner vers lui.
JOEY : N’importe quand lui dit-elle en esquissant un timide sourire.
Lorsque Joey eut disparu, Pacey se prit la tête entre les mains et les sanglots étouffés au fond de sa gorge remontèrent. Son corps était secoué par les larmes qu’il versait sur Joey, sur lui…sur eux. Joey attendit d’être arriver dans la rue pour se laisser aller à son chagrin et pour verser toutes les larmes que son corps possédait encore.

Marjo  (19.10.2003 à 12:43)
Quinze jours sont passés depuis que Pacey et Joey ont décidés de prendre leurs distances. A plusieurs reprise, ils ont pensés s’appelaient mais ont raccrochés à la dernière minute. Pacey est passé plusieurs fois devant Worthington uniquement pour la voir et chaque fois son cœur semblait se briser en mille morceaux. Joey est passée très souvent au Civilization pour l’apercevoir, même furtivement. Chacun souffre de l’absence de l’autre. Avec la séparation de leur deux amis, Jen et Jack ont un peu mit en suspend leur discussion et s’occupe de leur remonter le moral chacun de leur côté. Andie et David, se voit de plus en plus souvent mais rien de n’est encore passé entre eux. Cependant, la gentillesse et la simplicité de David, aide Andie à s’épanouir de plus en plus. Charlotte et Dawson sont redevenus de très bons amis, comme avant. Rien n’a changé, sauf la façon que Dawson a de voir Charlotte. Charlotte ne cesse de repenser à la conversation qu’elle a eut avec James avant le départ de celui-ci.


James venait juste de repenser à la discussion qu’il avait eut avec Charlotte. Il avait oublié l’amie de Dawson, Andie Mc Phee.
JAMES : Excuse moi, est ce que tu sais où je pourrais trouver Andie Mc Phee ? demanda t-il à la jeune fille qui se tenait dans l’entrée du Greenough.
RACHEL : Bien sûr, c’est une amie à moi lui dit-elle en le détaillant des pieds à la tête. Pourquoi tu la cherches ?
JAMES : C’est quelque chose entre elle et moi.
RACHEL : Dans ce cas, j’ai bien peur de ne pas pouvoir t’aider.
JAMES : Je me débrouillerais lui dit-il en la dépassant.
Il trouvait cette fille étrange et désagréable. Rachel le trouvait séduisant et intriguant.
RACHEL : C’est bon, je t’amènes céda t-elle.
Elle passa devant lui et grimpa les escaliers. James la suivit sans rien dire.
RACHEL : Andie ouvre c’est Rachel dit-elle en cognant à une porte.
ANDIE : Rachel, qu’est ce que se passe ? demanda t-elle inquiètes après avoir ouvert.
RACHEL : Il se passe que ce jeune homme cherche après toi.
Andie se tourna vers James et le dévisagea.
ANDIE : Bonjour.
JAMES : Bonjour lui dit-il en souriant.
Puis il regarda Rachel avec insistance afin de lui faire comprendre qu’elle dérangeait. Il n’avait aucune envie de parler devant elle. Loin de s’offusquer, Rachel prit appuis sur le chambranle de la porte et croisa les bras, en geste d’attente. Andie sourit.
ANDIE : Tu pourrais nous laisser Rachel s’il te plait ?
RACHEL : T’en es sûr ? lui demanda t-elle déçue.
ANDIE : Certaine.
Rachel partit en adressant un regard mauvais à James qui lui sourit en retour.
JAMES : Votre amie est toujours comme ça ? demanda t-il amusé.
ANDIE : Elle n’est pas méchante lui assura t-elle. Que puis je pour vous ?
JAMES : Ah oui, désolé. Je suis le cousin de Charlotte, une amie de Dawson. Je viens de leur rendre visite et elle m’a demandé de venir te dire un petit bonjour.
ANDIE : C’est gentil dit-elle avec un grand sourire. Comment vont-ils ?
JAMES : Ils vont bien, du moins je l’espère.
ANDIE : Comment ça ?
JAMES : Oh, c’est une longue histoire.
Il réfléchit quelques instants.
JAMES : Mais si vous vous voulez, on peux aller boire un bon café et je vous raconte tout.
ANDIE : Volontiers accepta t-elle avec plaisir.


Pacey avait passé la journée allongée dans le canapé. En faite, il y dormait depuis quinze jours déjà, son lit sans Joey lui paraissait trop froid, trop grand. Encore en robe de chambre, il n’avait pas prit la peine de s’habiller aujourd’hui. Sa vie depuis que lui et Joey avait décidé de prendre du recul se résumait à peu de chose. Il travaillait le plus possible et le reste du temps, Jack tentait de lui remonter le moral. Mais aujourd’hui, il voulait être seul, seul avec sa peine. Joey lui manquait terriblement. Prit par une impulsion subite, il décrocha le téléphone et composa le numéro de Dawson. Il avait besoin d’entendre la voix rassurante de son ami.
PACEY : Salut Dawson dit-il lorsque celui-ci eut décroché.
DAWSON : Pacey ! dit-il surpris. Comment vas-tu ?
Dawson ignorait ce qu’il se passait avec Joey.
PACEY : Pas terrible Dawson.
DAWSON : Qu’est ce qu’il se passe, c’est Joey ?
PACEY : Elle et moi, on a rompu.
DAWSON : C’est pas vrai !! dit-il sous le choc. Mais pourquoi ? Qu’est ce qui a bien pu se passer ?
PACEY : Ces derniers temps, plus rien n’allait, on se disputait tout le temps. Et puis, nous avons fait des bêtises chacun de notre côté.
DAWSON : Oh !
PACEY : Ce n’était rien ni pour elle, ni pour moi. Mais si nous avons pu nous faire ça, alors nous avions un véritable problème. Et notre couple n’était peut être pas si solide qu’on le penser.
DAWSON : Ne dis pas de bêtise, il n’y a pas plus solide que vous deux. C’est une mauvaise passe rien de plus.
PACEY : Je n’en suis pas si sûr.
DAWSON : Et bien moi si, tu ne va pas te laisser abattre Pacey, rappelle toi comme tu étais fou d’elle et du temps qu’il t’as fallut pour lui faire admettre cet amour.
PACEY : Je m’en souviens dit-il nostalgique. J’ai toujours cru qu’il n’y aurais qu’elle.
DAWSON : C’est encore possible, j’en suis sûr. Pacey, tu ne me feras pas croire que tu ne l’aimes plus.
PACEY : J’ai mal tellement je l’aimes Dawson.
DAWSON : C’est bien ce que je pensais dit-il avec un sourire dans la voix. Alors maintenant tu vas te remuer et trouver un moyen de la récupérer.
PACEY : Attends Dawson, je ne crois pas que…
DAWSON : Rien du tout !! Tu l’aimes alors tu la récupères. C’est mathématique.
PACEY : Dawson ! dit-il en souriant.
DAWSON : Aller bouge toi. Pour commencer lève toi de ton canapé !
PACEY : Mais comment tu sais que ..?
DAWSON : Parce que c’est toujours ce que tu fais quand tu déprimes. Tu te replies sur toi-même. Alors tu te lèves, tu vas prendre une douche et ensuite tu réfléchis à la meilleure façon de retrouver la femme de ta vie.
Pacey commençait à retrouver le sourire. Il avait eut raison d’appeler Dawson. Maintenant, il y voyait beaucoup plus clair. Il aimait Joey et il devait lui prouver qu’il avait encore une chance tous les deux. Résolu, il se leva et se précipita sous la douche. Elle l’aiderait à y voir plus clair.


JEN : Joey lève toi !
JOEY : Laisse moi grogna t-elle.
JEN : Pas question, ça fait trop longtemps !! Tu vas finir par passer ta vie dans ton lit.
JOEY : Oui, ben je n’ai pas envie de sortir aujourd’hui.
JEN : Pas envie aujourd’hui, pas envie hier ni avant hier. Stop, tu vas te lever, je ne te donne pas le choix dit-elle en soulevant les couvertures.
JOEY : Rabat joie.
Jen remarqua la photo de Pacey posait sur la table de nuit ainsi que le paquet de kleenex à côté. Joey avait repassé sa nuit à pleurer.
JEN : Il te manque hein ?
Joey prit la photo entre ses mains et la caressa du bout des doigts. « Manquer », le mot était trop faible, bien trop faible pour exprimer ce qu’elle éprouvait au manque de Pacey dans sa vie.
JEN : Va le voir s’il te manque tant que ça.
JOEY : T’es drôle. Je ne peux pas aller le voir comme ça.
JEN : Et pourquoi pas ?
JOEY : Parce que s’est compliqué entre lui et moi. On a besoin de temps chacun de notre côté pour savoir où en est.
JEN : Mais tu l’aimes ?
JOEY : Plus que tout lui dit-elle en la regardant dans les yeux.
JEN : Alors ne perd pas ça de vue.
JOEY : Et c’est toi qui me dit ça !
JEN : Quoi ? s’exclama t-elle.
JOEY : Tu crois que je n’ai pas vu la façon dont toi et Jack vous vous regardez ?
JEN : Je ne vois pas de quoi tu parles !
JOEY : Ben voyons. Il a avoué devant tout le monde qu’il t’aimait et Pacey m’a dit qu’il était revenu pour toi. Alors ? Où en êtes vous ?
JEN : Je n’en sais rien lui dit-elle en baissant la tête.
JOEY : Qu’est ce que tu ressens pour Jack ?
JEN : Je ne veux pas le perdre encore une fois. Mais de là à dire que je l’aime…
JOEY : Il faudrait déjà que vous parliez.
JEN : Mais qu’est ce que je lui dirais ?
JOEY : Tu verras bien quand tu y seras. Allez file !
Jen lui sourit. Elle en mourrait d’envie. Depuis quinze jours, ils ne faisaient que se croisait et elle avait besoin d’avoir une explication franche avec lui. Elle déposa un rapide baiser sur la joue de Joey et quitta la chambre. Joey la regarda attendrie, elle pensa à se lever mais finalement elle se recoucha. Elle prit la photo de Pacey et la serra sur son cœur avant de relever la couverture par-dessus.


Jen le retrouva sur les bancs de la fac. Jack aimait y venir lorsque tous les étudiants la déserter. Il la trouvait plus calme, il aimait s’entendre réfléchir. Elle l’observa à la dérobée, il était très séduisant. Elle se rappela la puissance de ses lèvres sur les siennes, les yeux qu’il avait posés sur elle, comme il était bon de se sentir désirer comme ça. Sans bruit elle s’approcha de lui.
JEN : Alors, tu ne m’as pas dis pour ton examen ?
Jack leva les yeux vers elle et retint une expression de surprise. Il était justement entrain de penser à elle et elle se matérialiser sous ses yeux. Toujours aussi belle.
JACK : D’après le doyen, je suis tout à fait à même de passer les examens avec les autres étudiants. Il a validé mes partiels.
JEN : C’est super.
JACK : Ouais je suis content.
DAN : Excusez moi de vous déranger. Jack ? Jack Mc Phee ?
JACK : Salut Dan lui dit-il gêné.
DAN : Je vois que tu te rappelles de moi, ça fait plaisir.
Pour se rappeler de lui, il s’en rappeler. Dan était le seul garçon avec qui il avait un peu flirté au lycée. En ce temps là, il le trouvait très mignon, mais aujourd’hui, il ne voyait plus qu’un garçon tout à fait banal.
DAN : Je me demandais si ça te dirait d’aller boire un verre avec moi plus tard, quand tu auras le temps.
Jack observa Jen, elle semblait agacée par cette interruption et elle posait un regard mauvais sur Dan.
JACK : Je suis désolé mais je suis amoureux d’une fille et elle est derrière toi.
Dan fut surpris de voir qu’il parlait de Jen mais la plus surprise était Jen, il avait dit ça avec un tel naturel. Elle-même avait trouvé ça parfaitement normal.
DAN : Désolé, je ne savais pas dit-il en s’éloignant.
Jack se rapprocha de Jen.
JACK : Je suis désolé pour ça.
JEN : Pas moi dit-elle l’air ailleurs.
JACK : Jen ?
JEN : Excuse moi, j’étais perdue dans mes pensées.
JACK : Et tu pensais à quoi ? lui demanda t-il curieux de savoir ce qu’elle était venu faire ici.
JEN : En faite, j’étais entrain de me demander depuis quand je n’avais pas ressenti ça.
JACK : Ressenti quoi ? lui demanda t-il plein d’espoir.
JEN : Ce pincement au cœur que l’on a quand un garçon parle de vous avec autant d’affection.
JACK : Je t’ais déjà dis que j’étais amoureux de toi.
JEN : Je sais mais cela fait toujours bizarre à entendre. Enfin, je m’y ferais dit-elle en le regardant dans les yeux.
JACK : Jen, qu’es-tu entrain de me dire ?
JEN : Je crois que j’en ais marre de réfléchir.
Ils se cherchèrent du regard. Les mots étaient inutiles au stade où ils en étaient. Ils restèrent un long moment ainsi à se dévorer des yeux avant qu’enfin Jack ne la prenne doucement dans ses bras et ne l’embrasse. Ils se laissèrent aller à la délectation de se baiser, y mettant toute la douceur et la passion qu’ils avaient retenues depuis maintenant. Jack la pressa un peu plus contre lui, soucieux de l’empêcher de s’évaporer tel un rêve. Ils se sourirent et Jack lui caressa la joue.
JEN : Je suis amoureuse de toi lui dit-elle tout contre ses lèvres.
Jamais jack n’avait entendus plus belle phrase. Lentement, il fit redescendre ses lèvres contre celle de Jen. Dans un moment de bonheur intense, il la souleva dans les airs et la fit tournoyer. Elle éclata de rire, aujourd’hui commençait sa vie, elle avait l’impression de sombrer dans l’inconnu mais elle était prête à y aller avec Jack. Elle savait déjà que jamais elle ne pourrait aimer quelqu’un comme elle l’aimait lui. Jack, pour sa part, était littéralement transporté par la joie, il avait tellement attendu ce moment.


Andie et David marchait sur le chemin du retour, ils avaient été au cinéma et puis avaient prit un verre dans un café. Elle se surprenait à aimer de plus en plus sa compagnie. Ils se voyaient très souvent depuis la fameuse fête.
DAVID : Le film était pas mal.
ANDIE : Oui, c’est vrai et la présence de Ben Affleck ne m’a pas dérangé.
DAVID : Je m’en doute, tu bavais littéralement.
ANDIE : Oh ! dit-elle en lui portant un léger coup à l’estomac, ce qui le fit rire.
DAVID : Ose dire que ce n’est pas vrai ? la défia t-il.
ANDIE : Ce n’est pas vrai mentit-elle avec talent.
DAVID : Et l’oscar est attribué à Andie Mc Phee.
Andie éclata de rire, auprès de lui, elle reprenait goût en la vie et sa confiance dans les hommes avait montés de plusieurs crans.
DAVID : On est arrivé.
ANDIE : Merci David, j’ai passé une excellente soirée.
DAVID : Moi aussi.
David sentait son cœur battre la chamade, la soirée avait été parfaite dans les moindres détails. Andie était ravissante et ses lèvres si attrayante. Andie remarqua que David observait sa bouche avec insistance. Elle sentit ses mains moites et lorsqu’il glissa vers ses lèvres, elle se pencha pour recueillir le baiser tant attendu. Leurs lèvres jouèrent à se chercher quelques instant et lorsqu’enfin, elles se trouvèrent, ils partagèrent un tendre et doux baiser. Mais il manquait quelque chose dedans et Andie le repoussa.
DAVID : Quoi ? demanda t-il surpris.
ANDIE : Je suis désolée lui dit-elle sincère.
DAVID : Je ne voulais pas aller trop vite, je pensais que…
ANDIE : Ce n’est pas toi l’arrêta t-elle. Tu as étais parfait. Mais je te considère comme un ami, un très bon ami. Je pensais que peut être il pourrait y avoir autre chose mais non dit-elle d’un air contrit.
DAVID : Un ami hein ?
ANDIE : Je suis profondément désolée, et je comprendrais que tu sois en colère contre moi et ne veuilles plus me voir.
David l’observa en soupirant, il ne lui en voulait pas. Les sentiments, ça ne se commandait pas. Et puis, il tenait beaucoup à elle et être ami avec une fille aussi géniale était déjà bien.
DAVID : Appelle moi la prochaine fois que tu as envie d’aller au cinéma lui proposa t-il avec un léger sourire.
ANDIE : Promis lui dit-elle avec un sourire emplit de gratitude.
DAVID : Bonne nuit lui dit-il en l’embrassant sur la joue.
ANDIE : Merci lui murmura t-elle.
DAVID : Et la prochaine fois… lui dit-il en s’arrêtant au milieu du couloir…on choisira un film avec Julia Roberts.
ANDIE : Si tu veux lui dit-elle en rigolant.
Elle l’observa sortirent du bâtiment et jeta un coup d’oeil à sa montre, 23h avec un sourire elle referma sa porte et déambula dans les couloirs. A cette heure ci, elles n’étaient certainement pas encore couchées. Et elle avait raison, Debbie, Clara et Rachel étaient confortablement installées dans les fauteuils de la Common Room.
ANDIE : Bonsoir !
CLARA : Andie ! s’écria t-elle. Viens là lui dit-elle en lui faisant une place auprès d’elle.
DEBBIE : Alors cette soirée ?
ANDIE : C’était super lui dit-elle pensive.
RACHEL : Vous sortez ensemble donc ?
ANDIE : Non, on s’est embrassé mais je lui ais dis que je voulais rester amis. Il l’a bien prit je suis contente.
RACHEL : Mais pourquoi ? s’écria t-elle choquée.
ANDIE : Parce que c’est un garçon très gentil mais que je ne l’aime pas.
DEBBIE : C’est une bonne raison.
RACHEL : Nous voilà donc repartie à la case départ dit-elle désespéré. Tout est à recommencé !
ANDIE : Pas tout à fait. Je ne sors peut être pas avec lui mais il m’a aidé à comprendre beaucoup de chose sur moi-même et sur les garçons en général.
CLARA : Comme ?
ANDIE : Ce ne sont pas tous des salops !
RACHEL : Et ben, il y a du progrès finalement.
ANDIE : Oui, je me sens heureuse, bien dans ma peau. Libre d’aimer et d’être aimer. J’ai l’impression de mettre libérer d’un poids.
CLARA : C’est génial lui dit-elle contente pour elle.
ANDIE : Je crois que David m’a aidé à m’épanouir pleinement. Je suis prête à m’ouvrir au monde déclara t-elle en souriant.
Elles passèrent une partie de la soirée à discuter avant d’aller dormir, tombante de fatigue.


CHARLOTTE : A quoi tu penses ?
Ils sortaient du cinéma, cela faisait une heure qu’il marchait le long de la plage et Dawson n’avait pas dit un mot. Elle trouvait cela étrange lui d’habitude si loquace après le visionnage d’un film. Il aimait toujours le détailler et le commenter point par point.
DAWSON : Je pense à des amis à moi qui ont des problèmes.
CHARLOTTE : Important ?
DAWSON : Ils ont rompu.
CHARLOTTE : Ouch.
DAWSON : Ce qui m’agace c’est que je sais qu’ils s’aiment encore.
CHARLOTTE : Qu’est ce que tu en sais ? Tu ne les a pas vu depuis un moment, il s’est peut être passé des choses dont tu n’es pas au courant.
DAWSON : Parce que je les connais. Ils s’aiment depuis toujours. Enfin presque dit-il en souriant.
CHARLOTTE : Comment ça ?
DAWSON : Et bien, c’est Pacey et Joey lui dit-il pour qu’elle puisse les situer. Pacey est amoureux de Joey depuis l’enfance mais ils ont passé une grande partie de leur jeunesse à se disputer et crois moi, ils étaient très doué pour ça dit-il avec un sourire nostalgique.
CHARLOTTE : Mais ils ont finis par sortir ensemble.
DAWSON : Au lycée et depuis ils ne se sont jamais quittés. Je sais qu’ils s’aiment plus que tout. Pacey m’a confirmé qu’il aimait toujours Joey à la folie et je sais que pour elle c’est pareil.
CHARLOTTE : Qu’est ce qui t’inquiète alors ? S’ils s’aiment comme tu le dis, ils devraient pouvoir se retrouver.
DAWSON : Je l’espère, je pense avoir fait réfléchir Pacey mais ces deux là sont tellement compliqué qu’ils seraient capable de ne pas aller voir l’autre en pensant que c’est mieux pour lui.
CHARLOTTE : Ouais, ils sont compliqués.
DAWSON : Je trouverais ça tellement dommage de les voir redevenir de simple amis alors qu’ils pourraient être tellement heureux ensemble.
Ils arrivèrent près d’une balustrade et s’y appuyèrent. Laissant la phrase flottait dans l’air. Charlotte avait beaucoup réfléchit au paroles de James. Elle s’était surprise à imaginer ce que cela pourrait être de sortir avec Dawson. Et contre toute attente, elle s’était surprise à penser qu’ils pourraient être très bien tous les deux. Dawson baissa les yeux vers elle, il s’était fait à l’idée de n’être qu’amis avec elle et cela lui allait. Mieux valait cela que de ne plus la voir du tout.
DAWSON : On rentre.
CHARLOTTE : D’accord.
Ils s’éloignèrent dans le coucher du soleil. Souriant à l’idée que leur amitié était in destructrice et c’est qui compter le plus pour eux.
CHARLOTTE : J’ai froid lui dit-elle en lui prenant la main.
Dawson lui sourit et serra ses doigts au creux des siens.
DAWSON : Tu ne trouves pas que le film était un peu plat ?
Charlotte éclata de rire, elle retrouvais bien là le vrai Dawson Leery.


Pacey avait trouver la solution qu’il lui fallait, en faite, il n’avait pas eu beaucoup à réfléchir, cela s’était imposait à lui, comme une révélation. Il avait toujours su qu’il ferait ça un jour. Il se sentait nerveux, tout devait être parfait. Joey méritait le meilleur. Il avait tout prévu dans les moindres détails et avait choisit l’endroit parfait pour ça. Au cœur de son université, celle là même qui tentait de la lui prendre. Il avait donner rendez vous à Jen, Jack et Audrey à qui il voulait exposer son plan. Lorsqu’il les vit arriver il sourit. Tout se passerait bien, il le fallait. Dès qu’ils furent près de lui, Pacey remarqua le bras de Jack posait autour des épaules de Jen et le grand sourire qu’ils affichaient tous les deux. Il haussa un sourcil interrogateur en direction de Jack.
PACEY : Alors vous deux… ?
JACK : Ouais lui dit-il avec un grand sourire.
PACEY : Je suis content pour vous leur dit-il sincère.
JEN : Merci dit-elle en coulant un regard amoureux vers Jack.
AUDREY : Alors Roméo, c’est quoi ton fameux plan ?
Pacey lui sourit et en vint directement au principal. Il leur exposa son projet. Ils furent tous surpris mais heureux pour eux. Ils espéraient de tout cœur que cela marcherait. Jen était émut et avait les larmes aux yeux.
PACEY : Vous avez tout compris ?
Ils acquiescèrent de concert. Pacey tendit le bouquet de rose à Audrey.
PACEY : Alors en place.
Jen était la première a entré en scène, elle avait cours avec Joey en amphithéâtre. Elle la trouva assise au premier rang. Elle descendit jusqu’à l’estrade et glissa quelques mots à l’oreille du professeur, celui-ci lui sourit en hochant la tête. Jen avança devant Joey qui la regardait surprise. Toute l’assemblée était tournait vers elle.
JEN : Joey ma chérie, j’aimerais que tu sortes de cette salle.
JOEY : Quoi ? demanda t-elle interloqué. Jen mais qu’est ce qui te prend ?
JEN : Ta vie t’attends dehors lui dit-elle en lui tendant une rose.
Joey lui prit la rose et la regarda totalement incrédule.
JEN : Va, suis le couloir.
JOEY : C’est quoi cette plaisanterie ?
PROF : Mademoiselle Potter, veuillez sortir de mon cours lui dit-il avec un léger sourire.
Intrigué Joey se leva et sortit. Dans le couloir, plusieurs élèves se poussèrent sur son passage et lui sourirent, d’autres applaudissaient alors que certains, qu’elle ne connaissaient même pas lui tendait une rose, identique à celle de Jen. Jack l’attendait un peu plus loin, le sourire aux lèvres. Elle se précipita vers lui.
JOEY : Jack dis moi ce qui se passe ? Tout le monde me regarde comme si je débarquais d’une autre planète. Même Jen est bizarre.
Jack lui tendit une rose qu’il garder cacher dans son dos.
JOEY : C’est pas vrai, toi aussi ! Mais vous êtes tous devenus fou aujourd’hui !!
JACK : Va vers le parc. Ton avenir t’attend.
JOEY : Ma vie, mon avenir ! Vous commencez à m’agacer avec vos belles phrases s’écria t-elle.
Jack ne se départit pas de son sourire pour autant. Il tendit le bras pour lui indiquait le chemin à suivre.
JOEY : Rah !! râla t-elle en suivant néanmoins la route montrer par Jack.
Sur son chemin, elle reçu d’autres roses. La situation l’énervée autant qu’elle l’intrigué. Elle aimait bien connaître la fin de l’histoire avant de la lire. Et là, elle avait l’impression d’avancer dans le noir. A la sortie du bâtiment elle aperçu Audrey.
JOEY : Audrey, je t’en pris, dis moi que tu ne fais pas partie du complot qui est entrain de se tramer dans mon dos ?
Audrey lui tendit une rose d’un air désolé.
JOEY : Pas toi aussi dit-elle d’un ton désespérée.
AUDREY : Je t’aime ma chérie lui dit-elle les larmes aux yeux.
Elle se poussa du chemin et Joey découvrit un tapis rouge derrière elle. Elle écarquilla de grands yeux. Des pétales de roses jonchaient le tapis en plus de quelques bougies qui découvrait le chemin. Joey posa un pied dessus et un sourire lui vint aussitôt aux lèvres. Elle commençait à penser de plus en plus sérieusement qu’elle se trouvait dans une autre dimension, où tout au moins, qu’elle était entrain de rêver. Comme le rêve où elle se retrouvait toute nue dans un supermarché. Le tapis s’arrêtait plus loin dans le parc, elle avança et levant les yeux, elle resta sans voix. Un sourire se dessina sur ses lèvres, elle aurait du le deviner, qui d’autre que lui aurait pu avoir une idée comme celle là. Les bras chargé de roses, elle le contempla de sa place. Il se tenait debout au milieu de l’allée, les mains dans les poches, il la fixait avec un sourire charmeur. Ce sourire qui la faisait toujours craqué. Il portait la veste en velours beige qu’elle aimait tant avec un jeans bleu, un T shirt blanc et des baskets. Elle le trouvait extrêmement séduisant ainsi vêtu. Ces quinze jours lui parurent alors une éternité, lentement elle s’avança vers lui, leurs yeux ne se quittaient pas. Elle s’arrêta à quelques centimètres lui.
PACEY : Bonjour Potter lui dit-il tendrement.
Joey lui sourit à pleine dent, elle adorait entendre son nom dans sa bouche, pour elle cela équivalait à un mot doux.
JOEY : Witter lui dit-elle sur le même ton.
Ils restèrent quelques instants, rivés l’un à l’autre, pensant à tout ce qu’ils avaient déjà partagés. Joey revit, leur premier baiser, leur première nuit ensemble. Tous ces moments merveilleux qu’ils avaient vécus.
JOEY : Pacey, à quoi ça rime tout ça ? lui demanda t-elle en souriant.
PACEY : Je ne savais pas quoi faire pour me faire pardonner.
JOEY : Un seul coup de fil t’aurais suffit lui murmura t-elle doucement.
PACEY : Ce n’était pas suffisant. Tu mérites mieux, tu mérites plus.
Il sortit un écrin en velours noir de sa poche et les mains tremblantes, il posa un genou à terre. Joey retint un cri de surprise. Elle entendit des soupirs d’attendrissement derrière elle. Elle se retourna pour s’apercevoir que toute une assemblée s’était regroupée autour d’eux. Les fenêtres étaient bondées de curieux. Jen, Jack et Audrey se tenaient près d’elle et les deux filles se tenaient les mains, émues. Elles lui adressa leur plus beau sourire. Joey le leur rendit et se retourna vers Pacey. Il paraissait nerveux mais sûr de lui. Elle le vit prendre une profonde inspiration, ce qui l’amusa.
PACEY : Joey, je sais que nous avons commis des erreurs mais je sais aussi que l’on peut avancer au-delà de ça. Tu es la seule fille qui ais jamais compter pour moi. Celle à qui je pense lorsque je m’endors et celle à qui vont mes premières pensées lorsque je me lève. Tu es ce que j’ai de plus précieux au monde.
Joey sentit des larmes lui venir aux yeux. Elle avait déjà imaginait ce moment dans ses rêves mais Pacey s’était arrangé pour le rendre encore plus beau et inoubliable.
PACEY : Joey, ces jours sans toi ont été les plus durs de ma vie, j’ai besoin de toi à mes côtés dit-il en ouvrant l’écrin. Je ne peux pas vivre si tu n’es pas là.
Joey découvrit un magnifique anneau en or serti de diamant. Cette fois, les larmes coulèrent allégrement et elle ne fit rien pour les retenir.
PACEY : Est-ce que tu veux bien m’épouser ? lui demanda t-il la peur au ventre.
JOEY : Pacey t’es fou, cette bague a du te coûter très cher !!
PACEY : Il fallait une bague à la hauteur de ce que j’éprouve pour toi. Alors ? lui demanda t-il les mains moites, est ce que tu veux bien devenir ma femme ?
Joey se demanda si il n’avait pas perdu la tête. Il est dingue pensa t-elle l’espace d’un instant. Ils étaient trop jeunes pour se marier. Elle n’en était qu’à sa première année d’étude universitaire.
PACEY : Je sais, nous sommes trop jeune lui dit-il comme si il lisait dans ses pensées. Mais Joey, toi et moi savons que jamais nous n’aimerons quelqu’un d’autre comme nous nous aimons. Enfin, du moins, c’est mon avis lui dit-il la tête baissée.
JOEY : Avis partagé lui souffla t-elle.
Pacey lui sourit, rassuré.
PACEY : Alors pourquoi ne pas nous mariés ? On vit déjà ensemble. Je ne te propose pas d’aller m’épouser là maintenant, non. On a le temps de tout préparer mais je veux savoir que nous allons unir nos vies l’un à l’autre. Personnellement, je sais que je veux t’épouser depuis que j’ai 5 ans alors je ne crois pas avoir précipité ma demande.
Joey éclata de rire. Elle oubliait souvent qu’il l’aimait depuis l’enfance.
JOEY : Vu comme ça lui dit-elle en souriant.
PACEY : C’est d’accord ?? lui demanda t-il plein d’espoir.
JOEY : Pacey, je t’aime plus que tout. Et je sais déjà que je veux vieillir auprès de toi alors t’épouser n’est qu’une suite logique à notre amour.
PACEY : Joey ??? s’écria t-il impatient.
JOEY : Pacey, je serais heureuse de devenir ta femme.
PACEY : Oui !!! cria t-il fou de bonheur.
Il la serra dans ses bras et la souleva dans les airs. Tout le monde se mit à crier en applaudissant à tout rompre. A cet instant, Joey et Pacey se sentaient les plus heureux du monde. Ils s’étaient enfin retrouver et ils savaient que plus jamais il ne se quitterait. Il la fit lentement glisser de ses bras afin qu’elle reste contre lui, les yeux dans les yeux, il descendit vers ses lèvres. Leur baiser fut le scellement de leur amour, plein de douceur et de passion. Les bras pressé autour de sa taille, Pacey tenait Joey fermement contre lui, il voulait rattraper quinze jours de manque en un seul baiser. Joey pressait ses lèvres contre les siennes, avides de leur goût sucré. Les mains dans ses cheveux, elle voulait le gardait contre elle le plus longtemps possible, occultant la centaine de personne qui l’entourer.
JOEY : Je t’aime lui murmura t-elle.
PACEY : Tu m’as tellement manqué lui avoua t-il.
JOEY : Tu veux bien m’accorder une faveur ?
PACEY : Tout ce que tu veux.
JOEY : J’aimerais que tu continu à m’appeler Potter.
PACEY : A vos ordres Potter lui dit-il en souriant.
Joey se serra dans ses bras où elle se sentait si bien. Pacey remercia secrètement Dawson de lui avoir bouger les fesses, car sans lui, peut être n’aurait-il jamais eut le courage de faire sa demande à Joey. Il sourit à l’idée que dans quelques mois, Joey et lui seraient unit pour la vie.



A suivre...

Marjo  (19.10.2003 à 13:21)
C ZE EPISODE KI TU!!!!!!!!! A LIRE ABSOLUMENT
lol super boulot ma cocotte t ze best a plus!!!
Marion

Marion  (19.10.2003 à 16:08)
Coucou la miss!
Je te l'ai déjà dit, cet épisode est génial. Marjo, ça m'énerve, faut que j'arrête de te faire des compliments, parce que là, j'ai épuisé mon dico, alors ce que je vais faire, je vais inventer un nouveau compliment: Ca c'est du Marjo! Voilà, comme ça, ça te va à merveille, donc, ça c'est du Marjo!
Bon, je te laisse, car vous me réclamez toi et Marion depuis tout à l'heure sur msn, alors vivement la suite et Big KISS!!!
Anaïs

Sweetwayki  (19.10.2003 à 18:03)
Bon bah sérieusement que dire? tu as du talent, tu écris merveilleusement bien, tu es géniale! voilà c'est rapide mais je ne sai spas quoi dire merci de partager avec nous tes épisodes!
bizoux et vivement le prochain!!!!
A+. Claire.

Claire  (19.10.2003 à 18:38)
Et ba que dire de plus que les autres, j'adore, il est genial, désolée je vais pas etre originale car je suis d'accord avec les autres.
Cet épisode est l'un des plus beaux, j'avoue que tu m'a comme meme fait peur pour Pacey et Joey, mais ca va tout fini bien et d'une manière que j'adore.
Mes félicitations!!!
Bisous
Faithlove

Faithlove  (19.10.2003 à 18:46)
cette episode est merveilleus.toutes mes felicitations.jespere que tu vas bientot commencer la suite car la je suis accro.bon et jespere que qui l'aurait cru 6 p/j serant toujours ensemble car jadore ce couple comme mon pseudo lindique.
joeypacey

joeypacey  (19.10.2003 à 20:03)
MERCI BEAUCOUP ! Je vais tacher de faire le 6 au plus vite. Gros bisous, Marjo.

Marjo  (21.10.2003 à 22:46)

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