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Leur plus beau cadeaux

Série : Dawson's Creek
Création : 12.12.2003 à 19h00
Auteur : Lonorea 
Statut : Terminée

C'est un épisode qui parle de Pacey et joey ,ils sont marié deuis trois ans et ils veulent avoir un enfant.A la fin l'enfant ou les enfants sont nés et on voit leur vit ......

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Joey n’avait jamais été aussi nerveuse. Elle était assise dans la salle d’attente de sa gynécologue. N’ayant pas eu ses règles, elle avait fait un test qui s’était avéré positif. Elle avait presque faillit s’écrouler tellement la nouvelle l’avait secoué. Oh elle était folle de joie mais elle commençait à se désespérer que ce moment arrive alors lorsque enfin, le test avait affiché « positif », elle avait eut l’impression que tout s’écroulait sur elle. Elle n’avait rien dit à Pacey, trop anxieuse que cela ne soit qu’une fausse joie de plus. En cachette, elle avait fait une prise de sang et dans quelques minutes, le médecin allait lui dire si oui ou non, elle était bien enceinte. Elle avait fait de longue prière.
Doc : Melle Potter ?
Joey la suivit à l’intérieur. Elle rangea ses mains dans ses poches pour les empêcher de tremblait.
Joey : Alors docteur ? lui demanda t-elle impatiente.
Doc : Et bien, on dirait que cette fois c’est la bonne lui dit-elle en souriant.
Joey : Vous voulez dire que je suis vraiment enceinte ?
Doc : D’un mois et demi exactement.
Joey : Oh mon dieu lâcha t-elle au bord des larmes.
Elle réalisa qu’ils l’avaient conçut ce fameux soir où Pacey lui avait fait la surprise de redécorer leur maison. Il allait être surpris d’apprendre que son plan avait aussi bien marchait qu’il l’avait espéré. Elle écouta d’une oreille distraite le docteur lui donner les premières recommandations. Elle pensait à la tête de Pacey lorsqu’elle lui annoncerait la nouvelle. Il allait être fou de joie. Joey sortit du cabinet dans un état proche de l’euphorie. Il fallait qu’elle trouve Pacey, qu’elle lui dise. Elle voulait partager ces premières heures avec lui. Elle fonça directement à son travail où on lui apprit qu’il était déjà rentré. Elle mit alors le cap sur sa maison. Elle courut à travers les pièces mais le retrouva à l’extérieur, coupant du bois.
Joey : Pacey !!! cria t-elle.
Surpris, il se retourna sur elle et la regarda inquiet. Joey vint lui sauter dans les bras.
Joey : On va avoir un bébé chéri, cette fois c’est pour de bon.
Ahuri, Pacey la décolla de lui et plongea son regard dans le sien.
Pacey : Tu en es sûr ?
Joey : Le docteur vient de me le confirmer. Je voulais en être certaine avant de te le dire.
Pacey : Oh mon dieu, on va avoir un bébé réalisé t-il tout excité.
Pacey la serra dans ses bras et la fit tournoyer dans les airs. Il se sentait terriblement heureux.
Joey : Allez viens, on y va ? lui dit-elle en lui prenant la main.
Pacey : Où ça ? lui demanda t-il intrigué.
Joey : Faire des courses. Il nous faut plein de chose.
Pacey : Tu ne crois pas qu’il est un peu tôt ? s’exclama t-il en rigolant.
Joey lui fit une petite moue à laquelle il était incapable de résister.
Pacey : Ok, on y va, tu as gagné.
Joey : Merci dit-elle en l’embrassant tendrement.
Puis, elle le tira pour qu’il la suive. Elle avait envie de faire des folies. Elle adorait flâner dans les magasins pour bébé et avait déjà repéré des tas de choses qui lui plaisait.

Marjo  (14.01.2004 à 01:19)
(je pense que l'histoire aurait plus se suspense si joey perdait son bébé(1 fois)et tombe enceinte par la suite....a vous de juger!)

Lonorea  (15.01.2004 à 16:19)
Pacey et Joey etait tout deux entrain de flaner au centre commercial, devant un magasin de layette.
PACEY : oh, joey regarde la petite robe jaune avec des fleurs rose en bas,elle est magnifique!
JOEY : oui tu a raison.Mais qui te dit que se sera une fille?moi je pencherai pour un garçon,je sait pas pourquoi, je le sens.
PACEY : un garçon? oui un petit tombeur de ses dames!
JOEY : comme son père!
ils eclatèrent de rire ensemble!!
PACEY : joey tu veux entrer?
Joey ne répondit pas.Tout un coup elle poussa un cri!
PACEY : joey qu'est-ce-qui t'arrive?dit-il en lui tenant les épaules.
JOEY : oh mon dieu! j'ai mal! c'est horrible!!
PACEY : ou a tu mal mon amour?dit-il paniqué.
JOEY : c'est mon ventre pacey, c'est le bébé, oh mon dieu protoger mon bébé!!!!dit-elle en s'effondrant
PACEY : au secour!!!!!!!! ma femme se sent mal! applez une ambulance,aidez nous je vous en pris!
JOEY : pacey j'ai très mal!dit-elle en serant son ventre
PACEY : je suis la joey tout va bien se passer l'ambulance arrive.je t'aime mon amour.lui dit-il en lui embrassant la tete.

Lonorea  (25.01.2004 à 20:14)
La porte se referma doucement derrière le docteur Marshall, laissant un jeune couple effondré. Malgré ses longues années d'expérience, annoncer à une jeune femme qu'elle venait de perdre son enfant et surtout qu'elle risquait de ne jamais mener une grossesse à terme, lui était toujours aussi difficile. La profonde tristesse qu'il avait lue dans les yeux de sa jeune patience et de son époux faisait douloureusement écho à celle que sa femme et lui avaient ressentie, quelques années auparavant, lorsque leur médecin leur avait asséné cette cruelle vérité. Il avait pensé qu'avec le temps, le chagrin s'estomperait mais, à chaque fois qu'il était porteur de ce genre de funeste nouvelle, les souvenirs revenaient à la surface. Il soupira et sans qu'il puisse avoir le temps de se plonger dans ses tristes pensées, une infirmière le happa pour le mener vers une jeune femme qui venait de commencer le travail.

A l'intérieur de la chambre, Joey semblait tout à coup déconnectée du monde, de son monde. Les paroles du médecin se répercutaient dans sa tête à une vitesse qui lui donnait le vertige. Elle se sentait au bord d'un précipice et sut, en levant les yeux vers Pacey qu'elle n'était pas seule au bord de ce précipice. Loin de la rassurer, cette constatation la terrifia et la mit face à sa propre culpabilité. Ils ne pourraient jamais être parents et tout était de sa faute. La détresse qu'elle pouvait lire dans les yeux de son époux lui transperçait le cœur comme le ferait un poignard. Pacey s'approcha d'elle et maladroitement la prit dans ses bras. Mais pour la première fois de sa vie, l'étreinte de son mari ne lui apporta aucun réconfort. Elle devina, en cet instant précis, qu'elle venait de tout perdre.


Rentrée depuis trois jours de l'hôpital, Joey se sentait mourir à petit feu. La boule de culpabilité qu'elle avait senti en elle depuis qu'elle avait vu le regard chargé de détresse de Pacey à l'annonce qu'elle ne pourrait sans doute jamais avoir d'enfant, ne cessait de grossir, l'empêchant parfois de respirer. Elle ne parvenait pas à reprendre pied, malgré les efforts du jeune homme qui cherchait par tous les moyens à apaiser son chagrin, en même temps que la peine que lui même ressentait. Mais elle devinait que lui même ne parvenait pas à se remettre de cette réalité. Elle avait toujours su qu'il ferait un excellent père, il avait toujours eu un don avec les enfants. Mais elle venait de lui retirer cette chance. Comment pourrait-il lui pardonner? Comment pourrait-il continuer à l'aimer alors qu'elle n'était même pas capable de lui offrir ce petit héritier qu'il désirait tant?
Depuis 3 jours, elle agissait comme un automate, ne répondant que par monosyllabes, présente physiquement mais mentalement absente. Pacey ne cherchait pas à la brusquer, bien au contraire. Il comprenait son état de choc. Il faisait tout pour l'aider, la soutenir mais la distance que la jeune femme maintenait entre eux lui vrillait le cœur. Il souffrait autant qu'elle mais elle ne le laissait pas partager sa peine. Pour se rassurer, il se disait qu'avec le temps, les choses s'arrangeraient et qu'ils pourraient trouver une solution. En attendant, il débordait d'attentions envers Joey, tentant de lui prouver incessamment son amour pour elle. S'occuper de sa femme lui permettait ainsi d'éviter de penser au bébé perdu et à ceux qu'ils ne pourront jamais avoir.

Joey regarda une dernière fois la maison qui avait abrité son bonheur. La décision qu'elle venait de prendre était la plus dure qu'elle ait eu à prendre dans sa vie mais elle savait qu'elle était la seule possible. Elle attrapa ses valises et sans plus un regard en arrière, quitta ce havre de paix.

Pacey rentra tard du restaurant. Il avait tenté d'appeler Joey dans l'après-midi mais n'obtenant aucune réponse, il avait pensé qu'elle était allée voir sa sœur. Maintenant, il était pressé de la retrouver. Il pénétra à l'intérieur de sa maison et fut surpris de ne voir aucune lumière. Il prononça plusieurs fois le prénom de Joey mais sans résultat. Se dirigeant vers la cuisine, il remarqua une lettre posée en évidence. Son cœur manquant plusieurs battements, il la déplia et ses doigts se crispèrent sur le fin papier à la lecture des premières phrases:
Pacey,
La décision que je viens de prendre n'a pas été la plus facile de ma vie mais elle était nécessaire. Je ne peux pas te retenir dans les liens d'un mariage qui n'a plus de raison d'être puisque je ne peux pas te donner les enfants que tu désires tant. Je ne suis pas capable de t'apporter ce bonheur dont tu rêves alors je préfère m'effacer afin que tu trouves la femme qui pourra te rendre pleinement heureux. J'ai cru que je pourrais être cette personne mais le destin en a décidé autrement. Je m'en vais avant que tu n'en viennes à me détester de ne pouvoir accomplir ton souhait. Je n'oublierai jamais les moments merveilleux que nous avons vécu ensemble, mais j'ai bien peur qu'ils ne se reproduisent jamais. J'emporte avec moi un petit coin d'éternité, le souvenir de tes magnifiques yeux bleus posés sur moi.
Joey.


Le premier sentiment de surprise passé, Pacey froissa de rage la missive. Il n'en revenait pas!
Pourquoi voulait-elle le quitter alors qu'il suffirait qu'elle accepte son aide pour qu'ils puissent surmonter cette épreuve tous les 2? Comment pouvait-elle croire qu'il puisse être heureux avec une autre femme alors qu'elle était la seule, mais vraiment la seule, avec laquelle il voulait vivre? Tout cela était absurde. Il comprenait que Joey se sente perdue, il l'était lui-même, mais de là à jeter leur histoire à la poubelle, il en était hors de question. Il tenta de retrouver son calme. Il savait où se trouvait Joey et il ne servait à rien d'arriver chez Bessie complètement fou de rage., au risque de braquer la jeune femme. Il attrapa ses clés de voiture et se dirigea vers le B&B.





falbala  (28.01.2004 à 20:40)
Je suis désolée de faire une telle requête, mais serait-il possible que vous me laissiez encore la place pour terminer mon passage car je n'ai pas le temps de le faire ce soir? Je promets de le finir le plus vite possible afin d'éviter de bloquer la suite de l'histoire. Je vous remercie par avance. Gros bisous.Aurélie.

falbala  (28.01.2004 à 20:43)
il n'y a pas de probleme aurelie, tu peux finir ton passage tranquilement

Lonorea  (28.01.2004 à 20:51)
10 minutes plus tard, il arrivait à destination. Bessie le fit entrer immédiatement et lui indiqua l'ancienne chambre de Joey. Avant de frapper à la porte, il poussa un long soupir. Comme s'il s'apprêtait à entrer dans une arène.
Joey : Bessie, s'il te plaît, laisse-moi seule, supplia-t-elle d'une petite voix.
Pacey : C'est pas Bessie, répondit-il doucement.
Le cœur de Joey cogna contre sa poitrine. Non pas qu'elle fut surprise de le voir, les lieux dans lesquels elle aurait pu se réfugier étaient somme toute assez limités, mais elle avait tout de même espéré qu'il ne viendrait que le lendemain. Le temps pour elle de préparer cette confrontation.
S'enfonçant les ongles à l'intérieur des paumes, elle s'efforça d'afficher un air distant.
Joey : Que fais-tu ici?
Pacey : A ton avis? répondit-il en brandissant la lettre froissée devant ses yeux.
Joey : J'ai pensé que c'était la meilleure solution, dit-elle, en baissant les yeux, soudain gênée.
Pacey : La meilleure pour qui? interrogea-t-il, un peu irrité par l'attitude de Joey. Pour toi? Parce que ce n'est certainement pas la meilleure solution pour moi!
Joey se mordit la lèvre inférieure. Elle avait pensé qu'elle avait fait le plus difficile en quittant la maison un peu plus tôt mais maintenant qu'il était près d'elle, elle sentait sa volonté s'amoindrir. Et malgré l'envie irrésistible qu'elle avait de se blottir dans ses bras, elle savait, que pour son bien à lui, ils devaient se séparer. Mais que cette décision était dure à prendre!
Joey: Pacey, il ne faut pas se voiler la face. Tu veux des enfants, tu en as toujours voulu. Et je ne peux pas t'en donner. On est dans une impasse. J'ai vu ton regard lorsque le médecin nous a révélé la vérité, tu étais dévasté. Je ne veux pas être celle qui te fais souffrir…
Pacey : Parce que tu crois que je ne souffre pas en ce moment, l'interrompit-il.
Joey : Un jour, tu te rendras compte qu'on a fait le bon choix, lâcha-t-elle en évitant de le regarder dans les yeux. Le temps de trouver une femme qui remplira pleinement son rôle.
Pacey sentit la colère monter en lui. Il se sentait prêt à exploser mais voyant Joey si vulnérable, les poussant à la séparation au prix d'un violent effort, annihila toute sa colère. Il s'agenouilla à ses pieds et lui prit les mains.
Pacey : Joey, mon cœur, regarde-moi, s'il te plaît. (Elle s'exécuta au bout de plusieurs secondes). C'est vrai que j'ai toujours voulu des enfants. J'aurai aimé leur apporter tout ce que je n'avais pas reçu de mon père. J'aurai aimé être, pour eux, le père que je rêvais d'avoir. C'est vrai que cette nouvelle m'a bouleversé. Elle m'a bouleversé parce qu'en plus de ma douleur, je pensais à celle que tu devais ressentir. Je te voyais t'enfoncer dans ton mutisme sans que je puisse t'aider.(il marqua un temps d'arrêt). Mon amour, m'envoyer dans les bras d'une autre n'est pas la bonne solution parce que je ne serai jamais heureux. Je peux peut-être vivre avec l'idée de ne jamais avoir d'enfants, mais je sais que je ne peux pas vivre avec l'idée de ne plus être avec toi. Je ne veux même pas l'envisager.
Les larmes perlèrent aux bords des yeux de la jeune femme mais elle les refoula. Evidemment, les paroles de Pacey lui faisaient du bien mais elle savait que ce n'était que de la poudre aux yeux et que fatalement, un jour il finirait par lui en vouloir. Elle se leva, ce qui amena Pacey à faire de même et tournant le dos à son époux, s'abîma dans la contemplation de la fenêtre.
Joey : Pacey, tu te mens à toi-même. Il vaut mieux pour nous deux que….
Pacey : Ce qu'il faut pour nous deux, c'est qu'on reste ensemble! s'emporta-t-il. Joey, si on reste ensemble, on arriva à surmonter cette épreuve et on trouvera une solution…
Joey : Mais quelle solution?rétorqua-t-elle en se retournant vivement. Pacey, mon ventre est un cimetière! cria-t-elle désespérée. Tu te souviens de nos rêves, avant qu'on ne se marie : la maison au bord de la crique, les enfants jouant dans le jardin avec le chien. Tout ça n'arrivera jamais! Jamais, tu m'entends!! Et par ma faute!explosa-telle.
Les larmes qu'elle avait refoulé un peu plus tôt, coulaient désormais à flot mais elle ne chercha pas à les arrêter.Et voir le visage de Pacey déformé par la détresse, ajoutait un peu plus à sa souffrance. Oui, il fallait mieux qu'ils se séparent. Elle en était persuadée, maintenant. A nouveau, elle se retourna vers la fenêtre.
Pacey : Joey? commença-t-il en s'approchant tout doucement
Joey : Laisse-moi, s'il te plaît.
Pacey : Non, Joey, pas dans cet état.
Joey : Pacey! prononça-t-elle avec plus de force. Si tu m'aimes, laisse-moi, je t'en supplie, ajouta-t-elle en larmes.
Bouleversé par les larmes de Joey, Pacey laissa retomber la main qu'il s'apprêtait à poser sur l'épaule de la jeune femme. Le cœur lourd, il fit demi-tour et arrivé devant la porte, se retourna.
Pacey : Je m'en vais, Joey. Mais tu ne te débarrasseras pas de moi. Il est hors de question que je renonce à nous, annonça-t-il d'une voix douce.
Il sortit et Joey entendit son pas décroître. Plus les pas s'éloignaient, plus le poignard s'enfonçait en profondeur dans son cœur. Elle le vit sortir de la maison et le fixait avec intensité, comme pour garder son visage gravé dans sa mémoire. Elle resta le regard figé à l'endroit où s'était trouvé Pacey, enocre bien longtemps après qu'il ait disparu de sa vue.

falbala  (01.02.2004 à 00:36)
-Comment va-t-elle? demanda Jen à Bessie en pénétrant à l'intérieur de la maison.
Bessie : Pas trop bien. Oh, devant nous, elle essaie de faire bonne figure mais le soir, lorsqu'elle est enfermée dans sa chambre, je l'entends pleurer. Sans oublier le fait qu'elle ne mange presque rien. Je ne sais plus quoi faire.
Jen : Je viens de voir Pacey et la situation est guère plus brillante de son côté. Mais comment ont-ils pu en arriver là? soupira-t-elle.
Bessie : Joey. Elle est persuadée que tout est de sa faute et que Pacey ne sera jamais heureux avec elle. Essaie de la faire revenir à la raison, tu as toujours réussi à trouver les mots justes.
Jen lui sourit amicalement et lui serra le bras en un geste réconfortant. Elle ne pensait pas réussir là où Pacey, Bessie avaient échoué mais cependant elle y mettrait tout son cœur.
Jen : Je vais faire de mon mieux mais tu connais ta sœur, elle est tellement têtue!
Elle se dirigea vers le salon. Joey était installée sur le divan, un livre à la main mais ne semblait vraiment pas concentrée sur le contenu. Jen la détailla et constata, avec effroi, que son amie paraissait n'être que l'ombre d'elle-même. Elle avait beaucoup maigri et les stigmates de la fatigue apparaissaient clairement sur son visage.
Jen : Bonjour, Joey.
Joey sursauta et fit tomber le livre qu'elle tenait entre les mains. Elle se tourna vers Jen et lui sourit mais son sourire n'atteignit pas ses yeux.
Joey : Bonjour, Jen, dit-elle en ramassant l'ouvrage. Comment vas-tu?
Jen : Je vais bien, lui répondit-elle en s'installant à côté d'elle sur le canapé. Et toi? hasarda-t-elle.
Son amie haussa les épaules, fataliste.
Joey : Aussi bien qu'on peut aller dans ce genre de situation.
Jen lui serra tendrement la main, lui montrant ainsi tout son soutien. Joey s'efforça de sourire pour la rassurer, mais Jen n'était pas dupe. Le désarroi de son amie était bel et bien visible malgré la façade qu'elle tentait d'arborer.
Jen : J'ai vu Pacey, aujourd'hui.
Une lueur d'intérêt et de joie apparut dans les yeux de Joey, vite remplacée par la tristesse qui était désormais son lot depuis qu'elle vivait séparée de Pacey.
Joey : Oh! Et comment va-t-il? questionna-t-elle, soucieuse.
Jen :Bah, pas très bien. Il est comme toi, il vit mal votre séparation.
Joey baissa la tête, en proie à une profonde détresse. Il n'y avait pas un seul jour, pas une seule minute sans qu' elle ne regrette sa décision mais elle savait aussi que c'était la seule solution possible. Pacey était malheureux maintenant, mais elle était persuadée qu' un jour, l'amour frapperait à nouveau à sa porte et qu'une femme lui redonnerait goût à la vie. Il le fallait.
Jen : Joey…
Joey : Jen, s'il te plaît, ne me fais pas la morale. C'est suffisamment dur à vivre comme cela, l'interrompit-elle.
Jen : Je ne voulais pas te faire la morale. Mais, ça me brise le cœur de vous voir tous les deux si malheureux.Tu ne crois pas qu'il existe une solution moins radicale que la séparation?
Joey : A long terme, c'est la meilleure solution pour notre problème. Pacey veut des enfants, je suis incapable de lui en donner. Il aurait fini par me détester si nous étions restés ensemble….
Jen : Je t'en prie, Joey, Pacey n'est pas le Shah d'Iran. Il n'allait pas te répudier parce que tu ne peux pas procréer!! l'interrompit-elle, vivement.
Joey : Jen, s'il te plaît.
Jen : Pardon, Joey. C'est ta décision, je la respecte. Mais, il y a une question que je me pose.
Joey : Laquelle? demanda-t-elle intriguée.
Jen : Admettons que Pacey, selon tes vœux, rencontre une autre femme, qu'il tombe amoureux, qu'il l'épouse. Comment comptes-tu réagir?
Joey : Mais je n'aurais plus rien à dire ou à faire, Jen, lâcha-t-elle, tristement. S'il est heureux, c'est ce qu'il m'importe le plus, ajouta-t-elle, les larmes aux bords des yeux, tant cette éventualité la bouleversait.
Jen : Tu ne sentiras pas une petite pointe de jalousie?
Joey garda la tête baissée pour ne pas laisser transparaître ses vraies émotions.
Jen : Joey, ferme les yeux, la pria-t-elle.
La jeune femme s'exécuta.
Jen : Imagine le regard de Pacey posé sur toi avant qu'il ne t'embrasse (elle laissa un peu de temps à Joey pour s'imaginer la scène puis reprit). Imagine ses mains parcourant ton corps, ses baisers te caressant le cou et remontant vers tes lèvres. (elle jeta un œil vers son amie qui se mordillait la lèvre, visiblement en proie à ses doux souvenirs). Souviens-toi de sa tendresse, de sa douceur, reprit-elle, de la manière dont vous faisiez l'amour.(elle sourit lorsqu'elle entendit un petit gémissement s'échappait de la bouche de Joey, alors elle décida de porter le coup de grâce). Maintenant, imagine qu'à ta place il y ait une autre femme…
Joey : Non!! cria-t-elle presque malgré elle. Bon, tu as gagné. Je pourrais difficilement supporter sa nouvelle femme, mais il me suffira de penser qu'il est heureux, et je finirais bien par l'accepter. Il le faut, Jen, lui dit-elle avec aplomb, voyant son amie peu convaincue . Je sais que lorsque ce moment arrivera, j'aurais besoin de toi. Tu seras là?
Jen : Evidemment que tu pourras compter sur moi, la rassura-t-elle en la prenant dans les bras. Mais réfléchis bien, Joey. Il n'est pas trop tard. Je suis sûre qu'il y a encore de l'espoir pour Pacey et toi.
Bessie apporta du thé et des cookies sortant tout juste du four et elles continuèrent à deviser.


falbala  (21.02.2004 à 00:26)
Cela faisait maintenant une semaine que Joey était partie et Pacey se sentait de plus en plus vide, comme amputé d'une partie de lui. Il dormait mal, quant il arrivait à fermer les yeux, et il mangeait peu, juste suffisamment pour ne pas dépérir et continuer au moins à assurer son travail. C'était la seule chose à laquelle il pouvait se raccrocher pour ne pas définitivement sombrer. Mais tout ce qu'il faisait, il le faisait comme un automate, sans réaction, sans émotion, sans passion. Depuis huit longs jours, inlassablement, il faisait plus que sa part. Après avoir contrôlé la gestion du restaurant, vérifié les menus avec le chef, téléphoné aux fournisseurs… Enfin, après avoir accompli toutes les tâches qu'un restaurateur se devait d'accomplir, il aidait à desservir, prendre les commandes, nettoyer les tables en fin de service…, sous les regards de plus en plus médusés de ses employés qui ne comprenaient pas pourquoi leur patron s'escrimait à faire un travail qui n'était pas le sien. Ce jour-ci ne faisait pas exception. Levé depuis 5 heures, il avait été au marché avec son chef pour acheter les produits les plus frais, puis était revenu à son bureau régler quelques détails avec un de ses fournisseurs, il avait aussi fait un petit tour en cuisine, proposant même au chef de se mettre sous ses ordres et maintenant, il débarrassait les tables pour les préparer pour le service du soir. Il avait l'impression de faire des journées doubles mais au moins il espérait que cela l'empêchait de trop penser à Joey. Ce qui était peine perdue, la moindre petite chose, lui rappelant un souvenir d'elle ou un moment passer avec elle. Comme cette table, justement, qu'il était entrain d'astiquer et sur laquelle ils s'étaient livrés, il y a quelques temps, à une activité que les ligues de vertu auraient certainement réprouvée! Il secoua la tête pour ne pas tomber dans la mélancolie et quand il la releva, il se crut frapper d'hallucinations. Joey se trouvait devant lui. Derrière la grande baie vitrée, pour être plus exacte, mais elle était devant lui quand même!! Il reçut un choc au cœur, comme s'il la voyait pour la toute première fois. Comme s'il était terrassé par la foudre. Aurait-elle toujours autant d'effets sur lui? Oh oui, sans aucun doute. Joey était tout pour lui : son amie, sa maîtresse et plus que tout encore SA FEMME. Il ne pouvait pas, il ne devait pas laisser leur couple péricliter. Ce n'était pas possible. Et quoi qu'elle soit venue lui dire aujourd'hui, même si elle venait lui parler à nouveau de cette idée saugrenue de lui faire rencontrer et épouser une autre femme, il lui ferait comprendre qu'il n'y aurait qu'elle dans sa vie, elle et personne d'autre.
Laissant l'essui sur la table, il se dirigea vers la porte pour l'ouvrir et laisser entrer Joey.
Joey : Bonjour Pacey.
Pacey : Bonjour Joey.
Tous deux baissèrent les yeux, soudain gênés par une proximité qu'ils ne connaissaient plus depuis 8 jours mais qui les hantaient depuis 8 nuits.
Pacey : Tu as l'air fatigué, constata-t-il en remarquant les yeux cernés de Joey.
Joey : Toi aussi, se défendit-elle.
Pacey : C'est que je ne dors pas beaucoup, ces temps-ci. Je n'y arrive pas, ajouta-t-il tristement.
Joey ne répondit rien mais son regard faisait écho aux paroles de son époux, montrant ainsi à quel point la situation était dure à vivre pour elle aussi.
Joey : Je suis passée à la maison, dit-elle après quelques secondes de silences. Je pensais t'y voir à cette heure-ci. J'ai remarqué que tu avais pris certaines de tes affaires, poursuivit-elle difficilement redoutant ce que Pacey pourrait lui apprendre.
Pacey : Je me suis installé dans la petite chambre, à l'étage, la renseigna-t-il en levant les yeux pour désigner la pièce. La maison sans toi, ce n'est pas pareil. Elle me paraît vide, comme moi, termina-t-il dans un souffle.
Joey s'abîma dans la contemplation de ses chaussures auxquelles elle trouvait subitement un intérêt tout particulier. Les mots de Pacey étaient les siens. Elle aussi se sentait vide depuis qu'elle l'avait quitté. Elle aussi ne pouvait pas dormir, se retournant sans cesse dans un lit qui lui paraissait trop grand pour elle, cherchant vainement le corps de son époux contre lequel elle souhaiterait tant se blottir.
Elle releva la tête pour constater que Pacey avait les yeux rivés sur elle. La douceur de son regard la fit frissonner des pieds à la tête. Une vague de chaleur l'envahit et elle se laissa gagner par cette plénitude, laissant de côté tous les problèmes, tout ce qui n'était pas eux. Doucement, elle s'approcha de lui, serra ses mains entre les siennes et planta son regard dans le sien.
Joey : Tu me manques, mon amour, murmura-t-elle.
Pacey : Tu me manques aussi, mon cœur, lui répondit-il en remettant tendrement une mèche de ses cheveux derrière son oreille, comme il avait coutume de le faire.
Joey : Pacey, j'ai besoin de temps encore pour accepter de ne jamais être mère. J'ai surtout besoin de temps pour accepter le fait que tu seras pas père à cause de moi….tenta-t-elle d'expliquer.
Pacey : Mais Joey…tenta-t-il de l'interrompre.
Joey: Il me faut du temps. Seulement du temps. Mais n'oublie pas que je t'aime, ajouta-t-elle avec force.
Pacey : Je le sais. Mais comment veux-tu que j'accepte que, par amour pour moi, tu veuilles me quitter? demanda-t-il en encadrant le visage de Joey entre ses mains.
Elle soupira, tenta de se dégager de cette étreinte qui menaçait de lui faire perdre la tête, mais Pacey la retint.
Pacey : Joey, je ne suis pas d'accord avec toi, je suis persuadé qu'on doit rester ensemble. Mais si tu as besoin de temps, si tu as besoin d'être seule pour réfléchir et faire le point, je respecterai ta décision. J'attendrai, Joey, j'attendrai le temps qu'il faudra. Et n'oublie surtout pas que je t'aime plus que tout au monde, murmura-t-il avant de lui déposer un tendre baiser sur les lèvres.
Joey hocha la tête en signe d'assentiment. Elle prit une grande respiration et se dégagea, avec regret des bras de Pacey. Elle serra une derrière fois ses mains dans les siennes, plongea une dernière fois son regard dans le sien et avec un petit sourire qui se voulait encourageant partit en direction de la sortie.
Joey : Au revoir, Pacey.
Pacey : A bientôt, mon ange.

Pacey soupira. Bon, il n'avait pas réussi à la faire changer d'avis mais au moins ils avaient pu renouer le contact. Il fallait absolument qu'il parvienne à la départir de ce sentiment de culpabilité qui la tenaillait. S'il voulait qu'ils se réconcilient au plus vite, il devait à tout prix lui démontrer qu'elle n'était pas fautive, que c'était juste ce foutu destin qui leur avait joué un sale tour. Joey devait se rendre compte qu'ils pouvaient être parents même si ce n'était pas naturellement. Bon sang, il avait complètement oublié de lui parler de l'adoption. Cette solution était pourtant évidente dans leur cas, mais désemparé par le départ de Joey, cette idée ne lui était venue que très récemment et trop content de revoir sa chère et tendre femme, il avait tout bonnement oublié de lui en parler.











falbala  (21.02.2004 à 00:30)
Voilà comme l'épisode traîne un peu, j'ai pensé le terminer. Je voulais juste vous demander de me laisser la place et je promets de le terminer le plus vite possible. Merci bcp. Bisous. Aurélie

falbala  (19.03.2004 à 11:49)

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Vendredi 5 juin à 21:10
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Un si grand Soleil, S08E199
Vendredi 5 juin à 20:40
1.47m / 9.7% (Part)

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Vendredi 5 juin à 19:15
1.86m / 15.6% (Part)

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Demain nous appartient, S09E199
Jeudi 4 juin à 19:15
2.08m / 15.0% (Part)

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Grey's Anatomy, S22E16
Mercredi 3 juin à 22:00
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