Résumé : 8 mois ont passé, Joey et Pacey vont se marier. Les préparatifs prennent du temps et ne se déroulent pas vraiment comme ils l’auraient voulu. Dawson toujours attiré par Charlotte a de plus en plus de mal à le cacher. Jack s’inquiète du comportement bizarre de Jen. C’est un retour aux sources, l’occasion de retrouver de vieilles connaissances et de renouer avec le passé.
Allongés dans leur lit, Joey avait sa tête qui reposait tendrement sur le torse de Pacey. Ils venaient de faire l’amour et se sentaient, repus et épuisés. Les bras fermement autour de Joey, Pacey la retenait contre lui, d’une manière douce et possessive. Lentement, elle lui caressait le bras.
Joey : Je n’arrive pas à croire que dans exactement deux mois, nous serons mari et femme. Qui l’aurait cru ?
Pacey : Moi [i}lui dit-il sûr de lui. J’ai toujours su que tu deviendrais ma femme.
Joey : Vraiment ? lui dit-elle en souriant et en se retournant vers lui.
Pacey : Hum hum lui répondit-il en gardant toujours les yeux fermés.
Elle lui déposa un baiser sur les lèvres et se recala contre lui. Elle observa le silence pendant quelques instants. Pacey commença à s’inquiéter de son calme.
Pacey : A quoi tu pense mon amour ?
Joey : A ma mère lui avoua-t-elle tristement. J’aurais aimé qu’elle puisse nous voir et être là à notre mariage. Je me demande ce qu’elle en aurait pensé.
Pacey : Elle serait heureuse pour nous lui assura-t-il.
Joey : Qu’est-ce que tu en sais ?
Pacey : Parce qu’elle me l’a dit lui murmura-t-il à l’oreille.
Joey se retourna vers lui, le visage figé en une expression de surprise. Devant son air étonné, Pacey sut qu’il allait devoir s’expliquer.
Pacey : D’accord, tu te rappelles, je t’ai dit que lorsque tu étais petite et que tu devais allée à tes cours de dessin, je venais passer du temps avec elle ?
Joey hocha la tête et attendit impatiemment la suite de l’histoire. Elle adorait lorsqu’il lui parlait des parties de son passé qu’elle ignorait encore, surtout lorsqu’ils avaient un rapport avec elle. Depuis le temps, elle pensait tout savoir sur lui mais jour après jour, elle se rendait compte, qu’elle avait encore tant de choses à découvrir.
Pacey : Eh bien une fois, poursuivit-il, je t’observais revenir avec Dawson, tu lui souriais et je me suis promis qu’un jour, ce serait moi que tu regarderais ainsi. Et quand je me suis retourné vers ta mère, elle me souriait. Et c’est là qu’elle m’a demandé si je t’aimais. J’ai pris mon courage à deux mains et je lui ai déclaré qu’un jour, je t’épouserais.
Joey : C’est vrai ? lui dit-elle attendrie.
Pacey : Ouais, et ta mère m'a sourit comme jamais elle ne l’avait fait. Elle m’a dit qu’elle le savait déjà et que le moment voulu, tu me dirais oui.
Joey était aux bords des larmes. Savoir que sa mère la connaissait mieux qu’elle ne se connaissait elle-même la rendait triste et nostalgique. Elle était en colère aussi, elle en voulait à dieu de la lui avoir reprise. Elle avait encore tant de choses à partager avec elle. Pacey observa Joey et lui essuya la larme qui lui glissait sur la joue.
Pacey : Chérie, je suis désolé, je ne voulais pas te faire pleurer.
Joey : Ce n’est rien, c’est juste qu’elle me manque.
Pacey : Je sais lui dit-il en lui embrassant le front.
Joey : Et puis, c’est l’idée que tu puisses avoir eu une relation aussi privilégiée avec elle. Je te suis reconnaissante pour tout ce que tu as fait pour moi et elle. Je t’aime.
Pacey : Moi aussi lui dit-il en la resserrant contre lui. Ta mère était une femme bien.
Charlotte : Alors, qu’est-ce qu’on fait ce soir ? Je te propose d’aller voir le nouveau Spielberg au cinéma et de nous goinfrer de pop corn.
Dawson : Impossible, désolé.
Charlotte : Oh là, Leery, depuis quand refuses-tu un film de Spielberg ? lui demanda-t-elle inquiète.
Dawson releva sa tête du livre qu’il lisait distraitement et devant son air offensé, il lui sourit. Il sentit aussitôt son cœur se resserrer. Elle était de plus en plus belle chaque jour. Il avait prit la décision de rester ami avec elle, rien de plus et il ne le regrettait pas mais parfois, il se demandait ce que ça aurait pu donner entre eux.
Dawson : Todd vient en ville lui avoua-t-il.
Charlotte : Je comprends mieux lui dit-elle en se replongeant dans son magazine.
Dawson : Que veux-tu dire par là ? lui demanda-t-il agacé.
Charlotte : Juste ce que j’ai dit. Je parie qu’il vient avec de nouveaux rushes ?
Dawson : Oui avoua-t-il devant l’air ravi de son amie. Mais il ne veut que mon avis.
Charlotte : Je sais.
Dawson : Bon, développe car là tu commence à m’énerver.
Charlotte : Eh bien, tout le monde sait que tu es devenu le nouveau petit protégé de Todd Carr et qu’à chaque fois qu’il termine un nouveau film, il débarque à Los Angeles pour avoir ton avis. Mais t’inquiètes, tout va bien, je trouve ça super.
Dawson : D’abord, je ne suis pas son protégé {i]s’indigna-t-il. Son conseiller tout au plus lui dit-il en souriant.
Charlotte lui envoya un coussin en plein visage et une bataille éclata jusqu’au moment où l’arrêtant dans son geste, Dawson la fit tomber sur le lit avec lui. Allongés l’un sur l’autre, ils restèrent quelques instants les yeux dans les yeux, le temps était comme suspendu. Le regard de Dawson descendit sur ses lèvres et le corps de Charlotte fut parcourut de frissons. Elle se demanda ce que se serait d’être embrassée par lui.
Tom : Salut vous deux ! lança-t-il en refermant la porte derrière lui et en leur souriant franchement.
Très vite, ils se relevèrent et se sentirent gênés.
Dawson : On était juste entrain de…
Charlotte : …de lire un livre finit-elle en désignant celui que Dawson avait fait tomber sur le lit.
Tom : Bien sûr, qu’auriez-vous pu faire d’autre ? se moqua-t-il.
Charlotte : Je vais vous laisser, j’ai des courses à faire. A plus tard les garçons dit-elle en sortant précipitamment.
Tom attendit qu’elle ait refermé la porte pour se retourner vers Dawson et arborer un sourire éclatant.
Tom : « On est amis, rien qu’amis et il ne se passera jamais rien entre nous » minauda-t-il en imitant Dawson.
Dawson : Fiche-moi la paix lui dit-il en s’enfermant dans la salle de bain.
Malgré la porte fermée, il entendait encore le rire de Tom. Ce qui l’énervait le plus était de savoir qu’il avait raison. Il faisait son possible pour ne la voir que comme une amie mais à chaque fois, il se passait quelque chose qui le replongeait inévitablement dans les sentiments qu’il éprouvait pour elle. Il se passa la tête sous l’eau en soupirant de frustration. Cette situation commençait à lui portait sur les nerfs et il se demandait encore combien de temps il pourrait tenir.
Rachel : Qu’est-ce qu’on attend, je croyais que vous vouliez y aller de bonne heure ? s’énerva t-elle.
Rachel observa ses amies tour à tour, elles arboraient des mines coupables, spécialement Andie. Rachel trouva ça suspect. Elles lui cachaient quelque chose et elle détestait ça.
Rachel : Andie, qu’est-ce qu’il se passe ?
Andie : Quoi, pourquoi moi ?
Rachel : Parce que je sens que ça viens de toi. Inutile de tergiverser. Pourquoi, alors que nous sommes toutes les quatre, nous sommes encore là à attendre ?
Andie : Et bien parce que… dit-elle la tête baissée. J’ai du oublié de te dire que….enfin que j’avais….
Clara : Attends Rachel, ne t’énerve surtout pas.
Rachel : Mais pourquoi je m’énerverais ?
James : Salut les filles, désolé d’être en retard.
Rachel leva les yeux et l’aperçut avançant vers elles avec un sourire éclatant. Elle fusilla Andie du regard qui détourna vivement la tête.
James : Alors, on y va à cette fête ? leur déclara-t-il joyeusement.
Rachel passa devant et marcha à l’écart d’eux. Elle n’arrivait pas à croire que Andie ait pu lui faire une chose pareille. Elle savait bien pourtant qu’elle ne pouvait pas le supporter ce type, avec son petit air arrogant et son sourire suffisant ! Rah !! Ce qu’il pouvait l’agacer. Depuis huit mois maintenant, il fallait qu’il s’incruste avec elles dans les moindres occasions. Au réfectoire, en cours, lorsqu’elles se retrouvaient à la bibliothèque et même certains soirs lorsqu’elles avaient leur petite réunion à elles. Elle avait l’impression de le voir partout.
James : Elle a encore l’air de mauvaise humeur glissa-t-il à l’oreille d’Andie.
Andie : Je ne lui ai pas dis que tu venais lui avoua-t-elle.
James : Je comprend mieux dit-il avec un grand sourire.
Il lui fit un clin d’œil et se dirigea vers Rachel. Andie le regarda partir mi-amusée mi-inquiète, elle savait le malin plaisir qu’ils prenaient tous les deux à se détester. Elle se mordilla la lèvre inférieure, Rachel allait la tuer dès qu’elle en aurait l’occasion.
James : C’est pour moi que tu t’es faite aussi jolie ? demanda-t-il à Rachel avec un grand sourire lorsqu’il arriva à sa hauteur.
Rachel : Va te faire foutre!
James : J’adore quand tu n’es pas avare de compliment lui dit-il en rigolant.
Rachel : Je te préviens que si tu me gâches cette soirée comme tu m’as gâché celle de la dernière fois, je te tue !
A ce souvenir, James eut un sourire ravi. C’est vrai qu’il s’était bien amusé ce soir là. Il lui avait démonté tous ses coups un par un. Chaque fois qu’elle allait vers un garçon, il s’arrangeait pour faire capoter l’histoire. Elle avait quand même fini par repartir avec un type pensa-t-il un peu irrité. Il ne comprenait pas le plaisir qu’elle pouvait retirer là dedans. Depuis plusieurs mois déjà, il la voyait mettre des types, tous plus idiots les uns que les autres, dans son lit. Au début, il l’avait prise pour une nymphomane mais avec le temps, il se demandait si ça ne cachait pas autre chose, car elle ne les rappelait jamais, c’était à peine si elle se souvenait de leur prénom. Il la regarda et sourit, se disant qu’un jour, il percerait son secret qu’elle le veuille ou non.
Jen : Jack, arrête on va être en retard.
Jack : Tu n’es pas drôle lui dit-il en continuant de l’embrasser dans le cou.
Jen : Peut-être, mais à ta place, je me dépêcherais, je ne suis pas la seule à avoir cours aujourd’hui lui dit-elle en le repoussant gentiment.
Jack : Quelque chose ne va pas, Jen ?
Jen : Non, tout va bien lui assura-t-elle en détournant la tête. C’est juste qu’on a cours et qu’on doit y aller.
Jack : Tu en es bien sûre ?
Jen : Mais oui, je vais préparer notre petit déjeuner lui dit-elle en disparaissant dans la cuisine.
Jack la regarda partir, inquiet. Elle était bizarre et ce n’était pas la première fois. Depuis plusieurs jours déjà, elle le fuyait, se raidissant à la moindre caresse, au moindre baiser. Il pensait jusqu’alors qu’ils partagéaient une relation pleine d’amour et de confiance. Qu’ils s’épanouissaient l’un l’autre mais ces derniers temps, il avait plutôt l’impression de l’empêcher de respirer. Que pouvait-il bien lui arriver ? Regrettait-elle de sortir avec lui ? D’avoir couché avec lui ? se demanda t-il en refusant cette option. Non, leur première fois avait été parfaite, ils avaient attendu deux mois pour être sûrs d’eux. Deux long mois pendant lesquels ils s’étaient rapprochés encore plus qu’ils ne l’auraient cru, venant presque qu’à ne faire plus qu’un. Et ensuite, lorsqu’ils avaient fait l’amour, elle lui avait avoué avoir rêvé cet instant toute sa vie, le moment où l’on sait qu’on a trouvé la personne faite pour nous. Il en avait pleuré avec elle car il éprouvait lui aussi ce même sentiment de plénitude et d’abandon de soi. Jack soupira avant d’aller la rejoindre dans la cuisine. Il espérait de tout cœur se tromper et que Jen aille bien.
James se promener sur le campus. Il adorait se balader lorsqu’il faisait aussi beau qu’aujourd’hui. Il aperçut Andie et Debbie assises sur une des tables du parc, il se dirigea vers elles.
James : Salut les filles ! dit-il avec un sourire en prenant place à leur table.
Andie : Tu n’as pas pu t’en empêcher ! l’attaqua-t-elle.
James : Quoi ? fit-il innocemment.
Debbie : Tu sais très bien de quoi on parle. Tu sais qu’elle va te tuer cette fois.
James : Ah, arrête, ces mecs étaient des ringards.
Andie : Je suis d’accord avec toi, mais on ne peut pas choisir pour elle.
Rachel : Tu es un homme mort, Stratford ! lança t-elle en marchant directement vers lui.
James : Oh là ! dit-il en se levant. Je t’ai rendu service.
Rachel : En racontant à tout les mecs de la soirée que j’avais une maladie contagieuse ?
James : Ben, j’ai pas vraiment menti dit-il en souriant. Tu as toujours l’air enragé, donc on peut en conclure que tu as la rage. Et c’est assez contagieux comme maladie, tu sais!
Rachel marchait vers lui, l’air menaçant. James tournait autour de la table. Il riait en se rappelant l’air des types qui détalaient comme des lapins lorsqu’elle les approchait. C’était à mourir de rire.
Rachel : Andie, je te préviens que s’il s’approche encore de moi, je ne réponds plus de mes actes lui déclara-t-elle en rage.
Avant de partir, elle fusilla James du regard qui lui souriait franchement. Lorsqu’elle s’éloigna il ne put résister.
James : Tu as encore l’air malade, tu sais qu’il existe un vaccin contre ce que tu as ?
Elle ne prit même pas la peine de se retourner mais lui fit un signe de la main très évocateur. Il éclata de rire.
James : Cette fille est d’une impolitesse ! dit-il en feignant d’être choqué.
Andie : James, tu devrais peut-être la laisser tranquille et arrêter d’être sur son dos tout le temps.
James : Ben oui, mais où serait mon plaisir alors ?
Andie et Debbie, soupirèrent, désespérées.
Joey : Ah, c’est pas vrai ! C’est dingue le nombre de choses qu’une future mariée doit faire.
Jen : Parce que tu ne le savais pas encore ? ironisa-t-elle.
Joey : Salut Jen lui dit-elle en un grand sourire.
Jen l’embrassa sur la joue et s’assit à côté d’elle.
Jen : Alors c’est quoi le problème ?
Joey : Tu as déjà préparé un mariage ?
Pour toute réponse, Jen éclata de rire. Et Joey la rejoignit, cela lui faisait du bien de se d’étendre un peu. Avec ces préparatifs, elle se sentait de plus en plus sous pression. Et Pacey qui travaillait tout le temps !
Jen : Bon d’accord, laisse-moi le temps de commander un café et je suis toute à toi.
Joey : Heureusement que tu es là souffla-t-elle reconnaissante.
Jen lui sourit, appela le serveur et jeta un coup d’œil sur les papiers de Joey.
Jen : Je croyais que tu avais déjà ta robe ?
Joey : Je l’avais oui ! Mais cette imbécile de vendeuse a oublié de noter qu’elle était réservée et elle l’a vendue !!
Jen : C’est pas vrai ? s’indigna-t-elle. Et ils ne peuvent rien faire dans ce magasin?
Joey : Non, c’était leur unique modèle lui dit-elle en faisant la moue. Pourtant, c’était celle qui me plaisait vraiment.
Jen : Je suis désolée, mais on va t’en trouver une autre aussi bien, sinon mieux.
Joey : Il le faut, mon mariage doit être parfait. J’en rêve depuis que je suis toute petite.
Jen : Tout se passera bien lui assura t-elle.
Joey : Merci.
Elles se plongèrent toutes les deux dans les magasines et les feuilletèrent frénétiquement à la recherche de la perle rare, de la robe qui ferait de Joey une mariée absolument sublime.
Joey : Au fait, comment va Jack ?
Jen : Il va bien lui dit-elle en gardant la tête plongée dans le magasine qu’elle lisait.
Joey observa l’attitude et Jen et se dit qu’elle avait l’air bizarre. Elle était d’excellente humeur en arrivant et là, à l’évocation de Jack, elle semblait s’être renfermée comme une huître.
Joey : Quelque chose ne va pas, Jen ?
Jen : Mais si je vais très bien, pourquoi vous me posez tous cette question ? s’énerva-t-elle.
Joey : De quoi tu parles ? lui demanda-t-elle perdue. Qui d’autre t’as…
Jen : Excuse-moi, Joey, j’ai oublié que j’avais un rendez-vous. Il faut que je te laisse dit-elle en se levant.
Joey : Mais Jen, attends….
Joey la regarda partir, interloquée. Qu’avait-elle dit ? Zut, maintenant, elle allait devoir se débrouiller toute seule pensa-t-elle énervée.
Marjo (22.12.2003 à 23:02)
Dans sa chambre, Dawson mettait un point final à son sac. Le mariage de ses deux meilleurs amis avait lieu dans moins de quinze jours. Il n’arrivait toujours pas à y croire. Pacey et Joey allaient se marier. Il ne voulait rater ça pour rien au monde, d’autant plus qu’il était le témoin de Pacey.
Dawson : Alors, on est d’accord, tu nous rejoins dans une semaine ?
Tom : Mais ouais, le temps pour moi de finir mes exams et je saute dans le premier avion pour Boston, puis c’est le train direction Capsides. Tu vois tout est enregistré. Cesse de paniquer pour un rien.
Dawson : Tant mieux, je veux vraiment te présenter à mes amis. Tu verras ce sont tous des personnes très sympas.
Tom : Oh! Mais je n’en doute pas. Maintenant, tu devrais aller voir si Miss Daisy a fini ses valises.
Dawson eu un sourire niais qui ne passa pas inaperçu par son camarade de chambre.
Tom : Oh! Dawson, je t’en prie. Tu commences à me faire sérieusement de la peine. Et puis essuies-toi, tu baves.
Dawson lui balança un coussin que Tom évita en souriant.
Dawson : Bon j’y vais, elle m’attend.
Tom : Et il ne faut jamais faire attendre l’élue de son cœur.
Dawson : Très drôle.
Tom : Et qui sait, ce mariage te donnera peut-être des idées ? le taquina-t-il.
Dawson ignora sa remarque perfide et le prit dans ses bras avant de sortir. Charlotte venait à Capsides avec lui et c’est tout ce qui comptait. Au diable Tom et ses sous-entendus. Il repéra Charlotte avec son oncle près de la voiture de celui-ci, c’était lui qui devait les conduire à l’aéroport.
Dawson : Bonjour Monsieur Stratford.
Stratford : C’est bon Dawson, on n’est pas en cours, tu peux m’appeler Kyle.
Dawson : Je vais avoir du mal, professeur.
Stratford : C’est rien, laissons ça de côté pour l’instant lui dit-il en souriant. Allez Jeunes gens, embarquez, l’avion ne va pas vous attendre.
Dawson mit ses bagages dans le coffre avant de s’asseoir à côté de Charlotte et de lui sourire tendrement. Ce voyage, était prometteur.
Stratford : Dawson, je compte sur toi pour prendre soin de ma nièce lui dit-il en lui adressant un clin d’œil. Et toi Charlotte, lorsque tu verras ton insouciant de cousin, dis-lui que son père aimerait bien avoir de ses nouvelles.
Pacey : Bonjour mon amour lui dit-il en l’embrassant délicatement dans le cou.
Joey : Quel réveil agréable lui dit-elle en souriant. Je vais devoir m’habituer à ça.
Pacey : Comme si, je n’avais pas passé cette dernière année à le faire ! s’indigna-t-il en rigolant.
Joey : Je voulais dire en tant que madame Witter, bien sûr.
Pacey : Bien sûr lui dit-il en l’embrassant.
Alex : Tata Joey, tata Joey.
Joey : Les joies de Capsides dit-elle en souriant devant l’air déçu de Pacey.
Le petit bout de chou de cinq ans sauta sur le lit et vint se caler au milieu d’eux deux. Pacey le prit et le chatouilla.
Pacey : Tu sais que là, tu viens de déranger oncle Pacey dans un moment vraiment important ? lui dit-il en jouant avec lui.
Alex riait aux éclats et Joey souriait en les regardant, elle aimait la façon qu’ils avaient de se comporter tous les deux. Pacey et son neveu s’étaient toujours entendus comme larron en foire. Lorsqu’ils étaient ensemble, on pouvait se demander lequel des deux étaient l’enfant.
Joey : Bon et bien puisqu’on a plus besoin de moi ici, je vais aller prendre ma douche.
Pacey : Qu’est ce que tu en penses ? interrogea-t-il Alex. On la laisse filer ?
Alex : Non hurla t-il en rigolant.
En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, Joey s’était retrouvée avec les deux sur elle qui la chatouillait. Riant à plein poumon, elle était aux supplices.
Joey : C’est bon, je me rends, je me rends.
Pacey interrogea le petit du regard.
Pacey : Je crois qu’elle a eu son compte.
Joey : Merci dit-elle en se relevant précipitamment, de peur qu’il ne change d’avis.
Elle se pencha et déposa un doux baiser sur les lèvres de Pacey. Alex les regardait en rigolant.
Joey : Je te laisse en bonne compagnie.
Pacey : Tu me manques déjà lui dit-il avec un air de chien battu.
Joey referma la porte sur le rire de Alex. Pacey était revenu à la charge. « A nous deux » l’entendit-elle dire au petit avant de refermer la porte complètement. Quel enfant pensa-t-elle en souriant.
Gail faisait les cents pas dans la véranda. Elle tenait Liliane dans les bras et attendait impatiemment Mitch qui était parti à Boston, cherchait Dawson et Charlotte. Elle se sentait surexcitée, elle n’avait pas revu Dawson depuis plusieurs mois. Elle savait que ses études l’accaparaient mais son absence laissait un grand vide à la maison. Elle regarda sa petite fille et lui sourit.
Gail : Heureusement que tu es là pour animer la maison et que tu sais te faire entendre.
La petite lui sourit et tendit le bras vers l’horizon. Gail regarda et son cœur fit un bond.
Gail : Les voilà !! Dawson ne va pas en revenir à quel point tu as grandi dit-elle à la petite en se précipitant à l’extérieur.
Dawson fut le premier à sortir de la voiture et laissant le soin à son père de s’occuper de ses bagages, il courut vers sa mère et sa petite sœur, à qui il n’avait cessé de penser pendant le trajet.
Gail : Dawson ! dit-elle en le serrant dans ses bras. Comme tu m’as manqué.
Dawson : Toi aussi maman lui assura-t-il en lui embrassant la joue. Oh mon dieu, ce qu’elle a grandi, c’est incroyable dit-il en jetant un regard vers sa sœur.
Liliane : Daw…son balbutia-t-elle pour le plus grand émerveillement de l’intéressé.
Il regarda sa mère, surpris.
Dawson : Elle a dit mon nom ! dit-il encore sous le choc.
Gail lui sourit et Dawson prit sa sœur dans ses bras pour l’embrasser et la serrer contre lui.
Dawson : Ca fait tellement longtemps que je suis parti soupira-t-il. J’ai raté tellement de choses.
Gail : Ton père a tout mis sur cassette lui dit-elle en souriant. Avoir une caméra qui tourne tout le temps, ça m’a donné l’impression que tu étais toujours là.
Dawson éclata de rire et Charlotte et son père vinrent les rejoindre.
Charlotte : Bonjour madame Leery, je suis très contente de vous revoir.
Gail : Moi aussi lui dit-elle en la serrant contre elle. Mais, je t’en prie, appelle moi Gail, madame Leery, c’est la mère de Mitch ajouta t-elle en faisant rire tout le monde.
Ils avancèrent tous ensemble vers la maison. Gail gardait un bras possessif autour des épaules de Dawson.
Dawson : Au fait, les autres sont arrivés ?
Mitch : Joey et Pacey sont arrivés il y a deux jours. Andie doit arriver demain avec plusieurs de ses amies. Et je crois que Jen, Jack et Grams arriveront aussi demain en fin de journée.
Gail : On va enfin revoir tout le monde. Vous ne pouvez pas savoir comme ça me fait plaisir. Capsides me semblez bien vide sans vous.
Jack : Donne-moi ton sac dit-il à Jen qui avait l’air de peiner sous la charge.
Elle le lui tendit et lui dressa un petit sourire de reconnaissance. Rapidement, elle fila à l’intérieur chercher le reste de ses affaires. Grams sortit et sourit à Jack qui regardait tristement Jen partir.
Grams : Que t’arrive-t-il mon garçon ?
Jack : Vous ne trouvez pas que Jen est bizarre ?
Grams : Non, elle me semble un peu fatiguée, c’est vrai, mais avec tous les événements qui nous arrivent plus la fin de l’année universitaire, je pense que c’est normal.
Jack : J’espère que vous avez raison. Je vais voir si elle a besoin d’aide.
Au passage, Grams lui posa une main rassurante sur son épaule. Jack lui sourit et grimpa les marches quatre à quatre. Jen était dans la salle de bain mais elle avait fermé la porte.
Jack : Jen, c’est moi. Tout va bien.
Jen : Oui oui lui répondit-elle en essuyant rapidement les quelques larmes qu’elle avait laissé s’échapper.
Grams : Jack, une jeune fille vient d’arriver et demande à te voir cria t-elle.
Jen : Ca doit être Andie, vas-y lui dit-elle à travers la porte. Tu meurs d’envie de la voir.
Jack : Tu es sûr que je peux te laisser ?
Jen : Certaine. Vas-y, j’arrive dans cinq minutes.
Jack : D’accord dit-il tristement.
Il en oublia Jen quelque instants et se précipita en bas pour voir sa sœur. Bien qu’ils habitent dans la même ville, ils étaient tellement accaparés par leurs études tous les deux qu’ils avaient peu de temps pour se voir. Il l’aperçut dans l’embrasure de la porte, elle était rayonnante. Il courut pour la serrer dans ses bras et la faire tournoyer dans les airs.
Andie : Jack, repose-moi, je vais avoir la nausée dit-elle en éclatant de rire.
Jack : D’accord dit-il en la posant mais en la gardant à une distance raisonnable pour pouvoir la détailler. Tu as encore maigri, j’ai l’impression lui dit-il d’un air mécontent.
Clara : Je t’avais dit qu’il le verrait lui dit-elle en souriant.
Andie : Je fais du sport dit-elle en faisant une grimace à son amie.
Jack : Salut les filles dit-il en se tournant vers Rachel, Debbie et Clara. Tu dois être James dit-il en tendant la main vers lui. J’ai beaucoup entendu parler de toi.
James : En bien, j’espère ? lui dit-il en lui serrant la main.
Jack : Presque avoua t-il en rigolant. Il parait que tu prends un malin plaisir à torturer cette jeune fille dit-il en désignant Rachel.
James : Oops dit-il en rigolant. Je plaide coupable.
Il jeta un coup d’œil à Rachel qui, si jusque-là l’avait ignoré, lui adressait un regard mauvais. En contrepartie, il lui fit son plus beau sourire. Agacée, elle détourna la tête.
Andie : Où est Jen ? demanda-t-elle excitée à l’idée de la revoir.
Jack : Dans la salle de bain lui répondit-il la mine un peu assombrie.
Jen venait de boire un verre d’eau. Elle ne se sentait pas très bien. Elle porta une main à son ventre et des larmes lui revirent instantanément.
Jen : Mon dieu, que vais-je faire ? se murmura-t-elle.
Le lendemain, tout le monde était arrivé. Andie et ses amies, ainsi que Jack, Jen et Grams séjournaient à la pension Potter. Dawson et Charlotte les avaient rejoint pour le dîner. Tous réunis autour de la table, les discussions allaient bon train. Les filles d’un côté parlaient chiffon tandis que les garçons, un peu plus loin, préféraient de loin imaginer la nuit de noce. De temps en temps, Joey et Pacey se regardaient et se souriaient. Ils se sentaient heureux, ils avaient bouclé les derniers détails pour le mariage le matin même, le reste n’était plus que formalité. Enfin, ils n’avaient plus qu’à attendre patiemment le jour de leur mariage pour s’unir l’un à l’autre.
Alex : Oh, il y a le feu prononça-t-il de sa petite voix fluette.
Intriguée, Joey le rejoignit et resta pétrifiée devant l’écran. Le petit regardait les informations locales.
Joey : Oh mon dieu !! murmura-t-elle.
Pacey l’entendit et vint voir ce qu’il se passait. En quelques instants, tout le monde était réunit autour des écrans de télévisions.
Joey : Pacey, dis-moi que ce n’est pas entrain d’arriver lui demanda-t-elle des sanglots dans la voix.
Pacey : Calme-toi ma chérie lui dit-il en la prenant dans ses bras.
Dawson : Pacey, ce n’est pas l’endroit où…
Pacey : Si.
Sous leurs yeux ébahis, était entrain de brûler la salle de réception qu’ils avaient loué pour leur mariage. Ils avaient réussi à la louer avec bien du mal, cette salle étant la seule de libre ce jour-là.
Joey : Qu’est-ce qu’on va faire ? paniqua-t-elle.
Pacey : On va trouver une solution lui assura-t-il, laisse-moi leur passer un coup de fil.
Il fit signe à Jen d’approcher et lui confia Joey. Il sortit son portable alors qu’il entendait celui de la cuisine sonner, il vit Bessie se précipitait sur le téléphone. Quelques instants plus tard, ils revenaient tous les deux vers Joey, la tête baissée.
Joey : Qu’est-ce qu’il se passe ? s’inquiéta-t-elle.
Pacey : La salle a brûlé entièrement. Il n’est plus possible de faire le mariage là-bas. Et aucune autre salle n’est libre. Et puis…
Joey : Et puis quoi ???
Pacey : Notre cuisiner, celui qui devait préparer le repas du mariage était fourni par la salle. Lorsqu’il a vu les images à la télévision, il a aussitôt appelé et on lui a trouvé un autre événement à couvrir.
Joey : Tu veux dire que nous n’avons plus de salle pour accueillir nos invités mais qu’en plus, nous n’avons personne pour leur faire à manger ? lui demanda-t-elle au bord des larmes.
Pacey : On va trouver une solution, je te le promets. Même si je dois faire la cuisine moi-même, nous nous marierons.
Joey trouva la force de sourire malgré les événements. Elle se blottit dans les bras rassurants et protecteurs de Pacey.
Bessie : Ce n’est pas tout dit-elle faiblement, comme à contre coeur.
Joey leva la tête effrayée vers elle. Qu’allait-elle lui annoncer ?
Bessie : Je viens d’avoir un coup de fil de la chapelle où vous devait vous mariez. Il semblerait que le prêtre ait fait une crise cardiaque, il a été transporté à l’hôpital et on ignore dans quel état il est.
Joey : C’est pas vrai dit-elle en pleurant, ça ne pouvait pas être pire.
Au même moment, on entendit un téléphone sonner à l’autre bout du couloir. Tous sursautèrent et se jetèrent des regards inquiets. Pacey prit son courage à deux mains et alla décrocher. Une heure plus tard, non seulement ils n’avait plus de salle ni de prêtre, mais la robe avait mystérieusement disparu pendant la livraison et les fleurs avaient fanés suite à une mauvaise manipulation d’un jeune apprenti. Bessie était auprès de Joey qui avait prit un calmant pour dormir un peu, elle était au bord de l’hystérie. Pacey était assis sur le ponton et réfléchissait à des solutions. Il ne pouvait pas concevoir que son mariage avec Joey tombe à l’eau, pas après le temps qu’il lui avait fallu pour le concrétiser. Dawson et Jack vinrent s’asseoir auprès de lui en silence.
Dawson : Tu devrais peut être reporté le mariage Pacey lui dit-il calmement.
Pacey : C’est hors de question ! s’écria-t-il Tu sais depuis combien de temps je veux l’épouser ??? Rien ne se mettra en travers de notre chemin. Joey a le droit à un mariage parfait et elle l’aura quoiqu’il m’en coûte. Dans 9 jours à compter d’aujourd’hui, elle sera ma femme déclara-t-il sûr de lui.
Ayant apprit les derniers événements, Audrey avait sauté dans le premier train pour Capsides. Joey avait des problèmes et elle avait besoin de toutes les amies qu’elle avait autour d’elle. Elle se sentait triste pour elle, la dernière fois qu’elle l’avait vu, elle était radieuse et pressée d’épouser l’homme qu’elle aime. La pauvre ! se dit-elle. Son mariage semblait compromis et même s’ils parvenaient à le remettre à flot, il ne ressemblerait probablement pas à celui de ses rêves. Or, chaque fille avait une vision du mariage qu’elle voulait avoir dès la petite enfance, et lorsqu’elle devait le préparer, elle faisait son possible pour qu’il y ressemble. Elle était décidée coûte que coûte à faire que le mariage de Joey soit une réussite et tel qu’elle connaissait Pacey, il devait y travailler lui aussi comme un acharné.
Inconnu : Ce siège est pris ?
Audrey leva les yeux vers ce bel inconnu et lui fit son plus beau sourire.
Audrey : Absolument pas se pressa-t-elle de dire.
Inconnu : Merci dit-il en prenant place. Je m’appelle Tom lui dit-il en souriant.
Audrey : Et moi Audrey. Enchantée de faire ta connaissance.
Tom : Le plaisir est partagé.
Audrey se renfonça dans son siège et vérifia rapidement son maquillage, ce mec était canon décréta-t-elle. Si elle pouvait mêler l’utile à l’agréable pendant son séjour, elle n’était pas contre.
Audrey : Alors comme ça, tu vas à Capsides ?
Tom : Ouais, j’ai un ami là bas.
Audrey : Moi aussi mes amis m’attendent. C’est la première fois que tu y vas ?
Tom : Ouais, je suis de Los Angeles.
Audrey : Moi aussi ! s’écria-t-elle. J’étudie à Boston mais je suis une vrai Californienne.
Tom lui fit un sourire charmeur, cette fille était vraiment jolie.
Tom : Alors qu’est-ce qu’une fille comme toi vient faire dans une petite ville comme Capsides ?
Audrey : J’y vais pour le mariage de deux amis, mais pour tout dire ça à l’air mal parti.
Tom : Pacey et Joey ? lui dit-il en écarquillant des yeux tout ronds.
Audrey : Tu les connais ?
Tom : Eh bien à force d’entendre parler d’eux, j’ai l’impression que oui, mais non. Je suis le colocataire de Dawson à l’USC.
Audrey : Mais c’est génial ça !
Tom : C’est un hasard qui fait bien les choses lui dit-il en plongeant ses yeux dans les siens.
Audrey sentit une douce chaleur l’envahir. Ce voyage commençait bien.
Marjo (22.12.2003 à 23:22)
Pacey était assis auprès de Joey qui dormait encore, il n’avait pas voulu la réveiller ce matin, elle avait pleuré toute la nuit. Il n’avait pas su quoi faire, il l’avait prise dans ses bras mais il n’était pas parvenu à apaiser ses pleurs. Il s’était juré de faire tout son possible pour lui donner, et dans les temps, le mariage qu’elle désirait. Il se rappelait, un jour, lorsqu’ils étaient petits, il était venu pour la voir et il l’avait surprise par la fenêtre de sa chambre à jouer à la mariée. Elle avait pris les chaussures de sa mère, avait mit une belle robe blanche et s’était mis un foulard blanc sur la tête. Il avait sourit et l’avait trouvée magnifique. Il ne lui avait jamais dit qu’il l’avait vu car Joey lui aurait casser la figure pensa-t-il en souriant. Elle faisait tout pour paraître un garçon manqué, une fille forte, sûre d’elle, qui n’a peur de rien et il ne voulait pas lui casser son image. Mais au fond, il savait qu’elle n’était qu’une petite fille effrayée par la vie. La mort de sa mère l’avait rendue fragile à l’intérieur, même si elle encaissait les coups en surface, à l’intérieur, ils faisaient un véritable ravage. Lorsqu’ils s’étaient mis ensemble, il avait fait son possible pour balayer le chemin qu’elle prenait afin qu’elle rencontre le moins d’embûches possible, mais aujourd’hui, il se sentait impuissant. Une larme coula le long de sa joue, même dans son sommeil, elle pleurait. Le cœur brisé, il la lui essuya et déposa un baiser sur sa joue.
Pacey : Je vais trouver une solution, je te le promets.
Silencieusement, il sortit de la chambre et alla rejoindre les autres qui prenait leur petit déjeuner sur la terrasse.
Andie : Tu veux du café, Pacey ?
Jen : Quelques tartines ?
Pacey : Je n’ai pas faim mais je prendrais bien du café Andie, merci.
Il prit place à côté d’eux et tenta de leur sourire.
Clara : Comment va Joey ? demanda-t-elle timidement.
Pacey : Pas très bien lui avoua-t-il en lui souriant timidement.
Audrey : Bonjour tout le monde ! dit-elle joyeusement. Regardez qui j’amène dit-elle en désignant Tom par derrière.
Dawson : Eh ! dit-il en marchant vers lui. Les amis, je vous présente Tom, mon colocataire.
Tout le monde le salua et Audrey alla directement serrer Pacey dans ses bras.
Audrey : La cavalerie est arrivée lui glissa-t-elle à l’oreille. Alors quel est le plan ? demanda t-elle à la ronde.
Elle les regarda et fut surprise de voir qu’ils baissaient tous la tête. On aurait dit qu’ils avaient tous abandonné. Ah non, ça n’allait pas ça, ça n’allait pas du tout.
Audrey : Attends Witter, tu n’as rien prévu encore ? lui demanda-t-elle étonnée. On arrive à temps lança t-elle à Tom qui lui sourit en retour.
Pacey : Désolé mais je n’avais pas pensé qu’il y aurait des imprévus lui dit-il légèrement irrité.
Audrey : Pour ça, tu es tout excusé mais maintenant, il faut réfléchir et vite. Où est Joey ?
Pacey : Elle dort.
Audrey : Bien, c’est ce qu’elle peut faire de mieux. C’est à nous de prendre les choses en mains.
Pacey : Qu’est-ce que tu veux dire ?
Audrey : Qu’on attend tes ordres ? Pas vrai ? dit-elle en regardant les autres qui acquiescèrent tous.
Pacey les observa un par un et sourit, soudainement, il reprenait confiance. Il avait cru pouvoir gérer ça tout seul mais il s’était trompé il avait besoin de ses amis.
Pacey : D’accord dit-il en souriant. Il ne nous reste plus que 8 jours pour mettre mon mariage sur pied.
Audrey : Bien, cette attitude-là est déjà plus positive dit-elle ravie.
Pacey : Andie, toi et tes amies je vous charge des fleurs, il nous en faut assez pour remplir toute une salle de fête. Des roses, ce sont celles que préfère Joey. A vous de faire le tour des fleuriste et de voir ce que vous pouvez avoir. Je vous donne carte blanche. Et il nous faut aussi le bouquet de la mariée.
Andie : Très bien, je connais quelques endroits sympas à Providence.
Pacey : Excellent. Mais dites-moi, l’une d’entre vous sait-elle conduire ?
James : Je les accompagne déclara t-il sachant pertinemment que la réponse était non.
Pacey : Très bien. Jen, Audrey et Charlotte, vous vous occuperez de la robe de Joey. Je sais que Joey avait déjà vu ça avec toi Jen, donc tu dois avoir une idée approximative de ce qu’elle veux, je vous fais confiance les filles.
Audrey : Bien chef !
Pacey : Jack, trouve-moi un prêtre. Si possible loin de la crise cardiaque.
Jack : Je vais essayer lui dit-il en souriant.
Pacey : Merci. Dawson, ton père a un restaurant, il doit avoir quelques contacts avec des cuisiniers dans le coin. Et puis, tiens, dit-il en griffonnant sur un papier, voici le numéro de téléphone de Danny, mon patron à Boston. Explique-lui la situation et dis lui que j’ai besoin de son aide.
Body : Il y a moi lui dit-il en sortant les rejoindre. N’oublie pas que je suis cuisinier.
Pacey : Je sais Body et crois moi je ne t’oublie pas. Mais tu es un invité et c’est toi qui doit conduire Joey à l’autel ce jour là. Je préférerais que tu n’ais rien à faire d’autres et que tu profites de la journée. Mais t’en fais pas, je ne t’oublie pas.
Body : Comme tu veux.
Pacey : Donc Dawson, toi et Tom, je vous charge de trouver suffisamment de personnes pour faire à manger, un repas simple mais original. Et aussi du personnel pour assurer le service le jour « J ».
Bessie : Et moi, je fais quoi ?
Pacey : Veille sur Joey, et dis-lui lorsqu’elle se réveillera qu’elle va avoir son mariage.
Bessie : D’accord lui dit-elle en souriant.
Dawson : Et toi, qu’est ce que tu vas faire ?
Pacey : Je vais aller voir au Yacht Club lui dit-il la tête baissée.
Dawson : Mais tu détestes cet endroit et celle qui le dirige.
Pacey : Je sais lui dit-il en soupirant, mais c’est quand même l’un des plus beau lieu de Capsides et Joey mérite ce qu’il y a de mieux. On se rejoint tous ce soir pour faire le point.
Sur ce, ils se séparèrent et partirent chacun de leur côté. Bessie et Body se prirent dans les bras l’un de l’autre et les regardèrent faire.
Bessie : Je suis contente que Joey l’épouse lui murmura t-elle. Je la trouve un peu jeune c’est vrai, mais je sais qu’ils sont fait l’un pour l’autre.
Body : Je suis d’accord, c’est un garçon bien, et il fera tout ce qui est en son pouvoir pour la rendre heureuse.
Bessie : Je sais.
Elle déposa un baiser sur la joue de son mari et rentra à l’intérieur voir si Joey était réveillée.
Entassés dans la voiture, Andie et les autres faisaient le tour de Providence. Elle en profitait pour leur montrer certaine partie de la ville qu’elle adorait mais sans oublier ce pourquoi ils étaient là. Ils avaient déjà été chez deux fleuristes. La première ne leur avait pas accordé la moindre importance mais la deuxième avait été touchée par leur histoire. Elle leur avait dit ne rien pouvoir faire pour les fleurs décoratives mais elle avait promis de faire le bouquet de Joey. Ce qui était déjà bien, elle leur avait en plus donné l’adresse d’une petite boutique qui pouvait peut-être faire quelque chose. D’après elle, c’était une gentille vieille dame qui la tenait et elle pourrait sûrement les aider. Lorsqu’ils trouvèrent la boutique, Andie s’engouffra rapidement à l’intérieur, suivie de Clara.
Debbie : Vous ne venez pas ? demanda-t-elle à James et Rachel, cette dernière venait de s’allumer une cigarette.
Rachel : J’en ai marre de toutes ces boutiques.
James : Et moi, je vais lui tenir compagnie, sinon, elle risquerait de s’ennuyer dit-il en souriant.
Debbie : Je préfère ne pas rester là dit-elle en suivant à son tour Andie.
Rachel fusilla James du regard. Pourquoi bon sang, avait-il fallu qu’il reste avec elle ? Ne pouvait-il pas aller sauver un oiseau plutôt ou ennuyer quelqu’un d’autre, ce qui lui ressemblerait plus.
James : Tu sais que la cigarette va finir par te tuer à petit feu ? lui demanda-t-il en la lui prenant et en l’écrasant par terre avec son pied.
Rachel : Va te faire foutre Stratford !!! s’écria-t-elle en colère. Si l’un de nous deux doit mourir bientôt, je te garanti que c’est toi, je te préviens ! Tu as peut-être réussit à mettre les autres dans ta poche et à les rendre folles de toi mais avec moi ça ne marchera pas.
James : Oh tu y viendras lui dit-il sûr de lui, elle y viennent toutes ajouta t-il en lui faisant un clin d’œil.
Irritée, elle s’éloigna de lui et ralluma une autre cigarette. James la rejoignit en souriant.
Rachel : Si tu touches à celle là, je te garantis que tu va te prendre un coup très très mal placé qui risque de te faire chanter très haut.
James : Ouille dit-il amusé.
Il s’assit sur le banc derrière elle et décida de la laisser tranquille pour l’instant. A l’intérieur, Andie chercha après la patronne ou tout au moins l’un des vendeurs. Elle entendit du bruit de l’autre côté dans la réserve.
Andie : il y a quelqu’un.
Voix : J’arrive.
Quelques minutes plus tard, elle vit sortir un jeune homme de la pièce. Sa tête ne lui était pas inconnue. Elle chercha d’où elle le connaissait.
Garçon : Andie ? dit-il surpris en la détaillant du regard.
Andie : Peter ! s’exclama t-elle, la mémoire soudain revenue.
Elle se rappela rapidement la soirée qu’elle avait passé avec lui au lycée. Comment l’oublier, au même moment son meilleur mai appelait à la radio de Jen pour dire qu’il voulait mettre fin à ses jours. Ils avaient tous finis à la marina et le pauvre garçon avait finalement renoncé.
Andie : Comment vas-tu ?
Peter : Je vais très bien, comme tu vois.
Andie : Et comment vas Dan ?
Peter : Il va très bien, il est à l’université de Colombia et là, il est parti en Europe avec sa petite amie lui dit-il en souriant.
Andie : C’est génial, je suis contente pour lui. Tu travailles ici ? s’étonna t-elle.
Peter : Nan dit-il en rigolant, mais la boutique appartient à ma tante et il m’arrive de lui donner un coup de main l’été.
La boutique était à sa tante, elle sauta de joie.
Andie : Il faut absolument que vous nous aidiez lui dit-elle d’un air suppliant.
Audrey : Ce que j’ai mal aux pieds, je te jure que si ce n’était pas pour Joey…
Jen : Je vois tout à fait ce que tu veux dire.
Audrey : Une pause, je t’en prie l’implora t-elle devant un café.
Jen : Ca ne nous fera pas de mal.
Audrey : Oui !!!
Elle se laissa tomber sur une des chaises en terrasse et fit signe à un serveur.
Audrey : Deux boissons très fraîches lui demanda-t-elle assoiffée. Il fait une de ces chaleurs ici dit-elle en s’éventant avec le menu.
Jen lui sourit et l’imita, elle aussi mourrait de chaud, et elle avait mal aux pieds à force de marcher. Elle avait déjà visité cinq boutiques, et elles leur avaient toutes claqué la porte au nez. Aucune d’elle n’avait le temps suffisant pour préparer la robe en si peu de temps. Charlotte, avait voulut faire un dernier essais dans une boutique qu’elle avait vu au coin de la rue.
Audrey : Jen, lui dit-elle en se rapprochant d’elle. Je voudrais en profiter un peu tant que Charlotte n’est pas là pour avoir une conversation avec toi.
Jen : De quoi tu veux parler ?
Audrey : Et bien, Joey m’a dit que ces derniers temps, elle te trouvait bizarre et que tu devais forcément avoir un problème.
Jen se tassa sur sa chaise, mal à l’aise. Elle n’avait aucune envie de discuter de ça maintenant.
Audrey : Et je sais qu’elle avait prévu de t’en parler pendant ces quinze jours mais je pense que là, ces esprits vont être plutôt occupé ailleurs donc, je prends le relais pour elle. Je pense que depuis le temps qu’on se connaît, on est devenue amie et si tu as un problème, tu sais que tu peux m’en parler.
Jen : Je vais bien lui assura-t-elle d’une voix qui prouvait le contraire.
Audrey : Jen, ça peut marcher avec les autres mais pas avec moi. Allez, parle-moi, je sais garder un secret.
La question était, pouvait-elle garder un secret de cette taille ?
Jen : Je n’ai pas envie de parler de ça, Audrey lui dit-elle en se tortillant sur sa chaise.
Audrey : Donc, il y a quelque chose en conclut-elle en se rapprochant d’elle.
Jen commença à pleurer doucement.
Audrey : Je vois bien que ça ne va pas, ça t’aiderait d’en parler avec une amie.
Jen : Je…je ne sais pas si je peux.
Audrey : Essaie.
Jen : Je suis enceinte.
Cette phrase avait jailli hors des lèvres de Jen telle une libération. Elle se sentait soulagée d’un poids mais ses larmes redoublèrent.
Audrey : Oh mon dieu ! Jack est au courant ?
Jen : Non avoua-t-elle timidement.
Audrey : Mais tu es enceinte de combien ?
Jen : De deux mois et une semaine.
Audrey : Et tu n’as pas trouvé le temps d‘en parlé à Jack ? s’étonna-t-elle.
Jen : J’ai peur avoua-t-elle. Ca n’était pas prévu, j’aime Jack mais de là à avoir un enfant avec lui. Et puis si je le disais tout haut, j’avais peur de rendre les choses réelles.
Audrey : Bon et bien étant donné que tu viens de m’en parler à haute voix, les choses sont réelles maintenant. Je crois sincèrement que tu devrais en parler avec Jack et le plus tôt sera le mieux, c’est une décision que vous devez prendre à deux.
Jen : Je sais dit-elle en séchant ses larmes. Tu as raison, je lui en parlerais dès ce soir. Merci.
Charlotte arrive à ce moment là. Elle s’assit autour de la table et leur fit un grand sourire.
Charlotte : J’ai peut-être un début de solution !
Audrey : C’est très bien, on verra ça après. A ton tour, dis-moi, quand vas-tu te décider à sortir avec Dawson ? l’interrogea t-elle tout de go.
Ahurie, elle la dévisagea et se rendit compte qu’elle était sérieuse. Elle regarda Jen qui lui souriait et se rendit compte qu’elle aussi attendait une réponse.
Pacey observa l’architecture du Yacht Club ainsi que son environnement. Il n’y avait pas à dire, l’endroit était vraiment très joli. Joey aimerait sûrement le cadre. Bon, il n’était pas vraiment fana de tout ce chichi mais c’était pour Joey se convainquit-il.
Fille : Bonjour, je peux vous renseigner ?
Pacey : Je l’espère. Je recherche un endroit pour épouser ma petite amie et ici ça me parait parfait.
Fille : Beaucoup de gens viennent le faire ici et en sont très satisfaits lui assura t-elle. Vous avait déjà choisi une date.
Pacey : Eh bien, en fait, c’est dans une semaine!
Fille : Je crains que cela ne soit trop juste lui dit-elle la mine désolée. Mais laissez-moi consulter notre agenda.
Elle disparut à l’intérieur et revint cinq minutes plus tard.
Fille : Vous avez de la chance lui dit-elle réellement étonnée, un couple s’est justement décommandé, ce genre de chose est plutôt rare.
Pacey : Un peu de chance ne nous ferait pas de mal murmura-t-il.
Fille : Puis-je vous faire visiter ?
Pacey : Avec plaisir.
Pendant la visite, elle lui posa les quelques questions d’usages comme le nombre d’invités, s’il avait prévu le buffet, qui, elle lui apprit, n’était pas fourni. Pacey était malgré tout ravi de lui, il avait résolu un des problèmes.
Fille : Alors qu’en pensez-vous ?
Pacey : Je trouve l’endroit génial, nous allons le faire ici.
Fille : Formidable, je vais vous amener jusqu’au bureau de Madame Valentine pour mettre au point les derniers petits détails et signer les papiers.
Pacey : Je vais avoir à faire à madame Valentine dit-il un peu réfractaire.
Fille : Non, aujourd’hui, c’est sa nièce qui est là.
Ouf se dit-il. Il détestait cette femme et l’air suffisant qu’elle prenait pour parler aux gens. Elle lui ouvrit la porte et l’annonça. Il pénétra à l’intérieur avec un sourire qui disparut dès que le fauteuil se fut retourné.
Pacey : Qu’est ce que tu fais là ?
Voix : Je travaille pour ma tante. Eh oui, depuis que Danny m’a viré, il faut bien que je gagne ma vie.
Pacey la détailla de la tête aux pieds, elle n’avait pas changé. Jessica ! Celle-là même qui avait failli mettre un terme à sa relation avec Joey.
Jessica : Mais toi, dis-moi, que fais-tu là ? Je te manquais ? lui demanda-t-elle aguicheuse.
Pacey : Pas vraiment, non.
Jessica : Bon alors, qu’est-ce que tu veux ? lui demanda-t-elle agacée.
Pacey : Absolument rien venant de toi. Je préfère faire autrement. Salut dit-il en ressortant.
Il se serait mis des claques. A peu de choses près, il mettait Joey en présence de Jessica !! Il imaginait déjà la scène, Joey lui sautant dessus pour lui arracher les yeux. Il maugréa tout doucement sur le chemin du retour, il avait presque réussi cette fois, mais il aurait dû se douter que c’était trop beau, trop simple !
Marjo (22.12.2003 à 23:30)
Tout le monde n’attendait plus que Pacey pour faire un point sur les résultats de leur journée. Lorsqu’il arriva, il remarqua d’emblée leurs airs épuisés.
Pacey : Merci de vous donner tout se mal.
Jack : T’es dingue ou quoi, c’est normal !
Dawson : Joey et toi êtes nos amis et jamais on ne vous laissera tomber. Vous aurez le mariage que vous voulez quoiqu’il nous en coûte!
Pacey : Merci dit-il ému.
Audrey : Bon fini les effusions, si on passait au concret.
Tout le monde éclata de rire. Audrey aimait toujours aller à l’essentiel. Heureusement qu’elle était là pour motiver les troupes.
Pacey : Tu as raison. Alors Andie ?
Andie : J’ai le bouquet de Joey et j’ai peut-être trouvé une personne pour faire le reste de la décoration. Elle a été très touchée par votre histoire et elle connaît du monde dans ce domaine là. Elle m’a promis de faire tout ce qu’il était en son pouvoir pour trouver tout ce qu’il vous faudrait. Je dois retourner la voir demain pour avoir plus de nouvelles.
Pacey : Génial ! s’exclama-t-il. Jack ?
Jack : J’ai fais chou blanc avec les prêtres de Capsides et Providence. Mais j’ai quelques numéros et des adresses à vérifier. De toute façon, je n’abandonne pas tant que je n’aurais pas trouvé quelqu’un.
Pacey : Merci. Jen ?
Jen : Eh bien, on a eu une idée mais c’est encore trop vague pour te donner de faux espoir. Mais ne t’en fais pas, on continue nous aussi dit-elle en prenant Audrey et Charlotte par les épaules.
Pacey : Merci les filles. Dawson ?
Dawson : Danny va venir et il a promis d’amener quelques-unes de ses serveuses pour donner un coup de main. On a trouvé aussi un autre cuistot qui est d’accord pour venir. Il ne nous reste plus qu’à trouver un troisième aide et quelqu’un pour les boissons.
Pacey : Ca à l’air bien parti non ? leur demanda-t-il un peu revigoré par toute ces bonnes nouvelles.
Dawson : Et le Yacht Club ?
Pacey : Ce n’est pas possible lui dit-il en balayant ça d’un geste. Où est Joey ?
Charlotte : Elle donne un coup de main à Bessie avec Debbie et Clara.
Pacey : Bon, je vais aller la voir.
Il se retourna vers eux avant d’entrer et leur sourit.
Pacey : Merci à tous pour ce que vous faites, Joey et moi ne savons pas comment vous remercier.
Tom : Vous nous remercierez lorsque vous serez marié.
Pacey hocha la tête et alla rejoindre Joey. Il la trouva devant la cuisinière. Il avança doucement vers elle et serra contre elle.
Pacey : Bonsoir.
Joey : Bonsoir vous lui dit-elle en se laissant aller contre lui. Tu étais passé où aujourd’hui ?
Pacey : Je remettais notre mariage sur les rails.
Joey : Je ne sais pas si ça sert à quelque chose lui dit-elle tristement.
Pacey regarda les autres filles dans la pièce, abasourdi. Sans un mot, elles sortirent pour les laisser parler tranquillement. Pacey prit délicatement Joey par les épaules et la retourna vers lui.
Pacey : Tu ne penses pas vraiment ce que tu dis Joey ? lui demanda-t-il sombrement.
Joey : Tout est contre nous, tu vois bien.
Pacey : Ce ne sont que des détails Joey. Je croyais que le principal c’était toi et moi. Tu ne veux plus m’épouser ? lui demanda-t-il une pointe d’inquiétude dans la voix.
Joey : Bien sûre que si.
Pacey : Alors c’est tout ce qui compte. Que toi et moi soyons ensemble, le reste ne sont que des formalités. Je te jure que je ferais ce qu’il faut pour que notre mariage reste le plus beau souvenir de ta vie.
Joey : Ca va être difficile lui dit-elle dans les yeux.
Pacey sentit son cœur se serrer dans sa poitrine.
Joey : Parce que des beaux souvenirs avec toi, j’en ai déjà beaucoup ajouta-t-elle en souriant.
Pacey : Tu sais que tu m’as fait très peur là !
Joey : Désolée lui dit-elle en prenant une petite moue boudeuse.
Pacey : Vous savez que vous avez de la chance mademoiselle lui dit-il en passant ses bras autour de sa taille.
Joey : Et pourquoi ça ?
Pacey : Parce que vous avez un petit ami très dévoué qui vous aime plus que n’importe qui d’autre dans ce monde.
Joey : Et bien, jeune homme, je vous trouve bien chanceux vous aussi.
Pacey : Je peux savoir la raison de cette chance, ma petite dame ?
Joey : Je t’aime lui dit-elle les yeux dans les yeux.
Pacey l’embrassa tendrement et la serra dans ses bras.
Pacey : Tout ce passera bien Joey, je t’en fais la promesse lui murmura-t-il à l’oreille.
Joey : J’ai confiance en toi Pacey lui affirma-t-elle en se blottissant dans ses bras.
Prenant son courage à deux mains, Jen marcha vers Jack qui discutaient avec Dawson, Tom et James.
Jen : Je peux te parler ? lui demanda-t-elle nerveusement.
Jack : Bien sûr.
Jen : En privé ajouta-t-elle en lui tendant la main.
Jack la suivit, redoutant déjà la conversation. Il l’avait attendu depuis des semaines. Il allait enfin savoir ce qui ne tourner pas rond avec elle. Elle l’emmena sous la véranda et s’assit près de lui. Là, elle garda le silence un long moment, regardant ailleurs.
Jack : Jen j’ai attendu que tu sois enfin décidée, je ne voulais pas te brusquer mais là, j’ai besoin de savoir. Je t’aime lui dit-il en appuyant bien sur les mots. Ca fait des semaines que je t’observe et je me rend bien compte que quelque chose ne vas pas, tu es sois heureuse, sois en colère après une chose que j’ignore. Tu es distance ou câline cinq minutes après. Je m’inquiète sincèrement pour toi. Je veux t’aider.
Jen : Jack dit-elle en commençant à pleurer.
Apeuré, il la prit dans ses bras où elle se laissa aller à pleurer toutes les larmes de son corps.
Jen : Je suis enceinte lâcha-t-elle d’un coup.
La révélation eut l’effet d’une bombe sur lui. Il s’était attendu à tout sauf à ça. Enceinte, mais alors elle portait son enfant…. il allait avoir un bébé…ils allaient être parents. Tout dans sa tête tournait à cent à l’heure, il se sentait soudainement désorienté, perdu. Il revint à la réalité lorsqu’il sentit les sanglots de Jen se décuplaient contre son torse.
Jack : Tu…tu le sais depuis combien de temps ? balbutia-t-il.
Jen : J’en suis sûre depuis un mois. J’ai fait un test.
Jack : Un mois !! s’écria-t-il en la repoussant et en se levant brusquement. Mais pourquoi tu ne m’as rien dit ! Je méritais de savoir non ?
Jen : Je suis désolée Jack, j’avais peur, pardonne-moi l’implora t-elle.
Jack : Je…
Il sentit toute sa colère s’apaiser en la voyant, ainsi, recroquevillée sur elle-même, les bras resserrés autour de sa poitrine, tremblant comme une petite fille. Il se rassit près d’elle et la reprit contre lui.
Jen : Qu’est-ce qu’on va faire ?
Jack : Je n’en sais rien lui dit-il les yeux dans le vague. Je n’en sais rien.
Appuyé sur la rambarde, James regardait l’horizon. La soirée était étoilée, il avait trouvé le temps agréable pour sortir prendre l’air. Il aperçut Charlotte assise au loin sur le ponton. Il ramassa son châle et partit la rejoindre. A sa hauteur, il le lui posa sur les épaules et s’assit à côté d’elle.
James : Belle soirée déclara-t-il en regardant le ciel.
Charlotte : Merci lui dit-elle en lui souriant. Oncle Kyle te fait dire…
James : Laisse-moi deviner. "Dis à ce bon à rien d’appeler plus souvent."
Charlotte : C’est presque ça lui dit-elle en rigolant, mais il a plutôt parlé d’insouciant.
James : Dans sa bouche c’est la même chose. Mais oubliant ça, si on parlait de toi. Comment ça se passe à Los Angeles ?
Charlotte : Tout se passe bien. J’ai de bonnes notes et les réalisateurs sont contents de mes stages. Que demandait de plus ?
James : Au hasard, je dirais l’amour. Que se passe-t-il avec Dawson ?
Charlotte : Rien dit-elle sur la défensive, lui est moi on est amis c’est tout. Comment ça se fait que tout le monde n’arrête pas de me demander ça !
James : Peut-être parce que ça semble bizarre à tout le monde que vous n’ayez pas encore passé le cap. Enfin, quand je vous ai laissé il y a presque un an, je vous pensais bien parti.
Charlotte : Et bien tu te trompais, Dawson n’est pas amoureux de moi.
James : Là, tu te trompes !
Charlotte : Comment expliques-tu le fait qu’il ne m’ait rien dit, alors ? Tu ne penses pas que s’il avait vraiment été amoureux de moi, il aurait trouvé le moyen de me le dire ?
James : Donc, tu attends bien quelque chose ! Je le savais, ça se voit rien qu’aux regards que vous avez l’un pour l’autre.
Charlotte : Oh tu m’agaces ! lui dit-elle en lui donnant un coup à l’estomac.
Il éclata de rire mais la laissa tranquille. Il sentait bien qu’il n’y avait rien d’autre à en tirer ce soir. Ils restèrent quelques instants assis côté à côté, appréciant le silence et la fraîcheur de la soirée. Charlotte se pencha vers lui et l’examina, il avait quelque chose de changer. La dernière fois qu’elle l’avait vu, il était encore un garçon rêveur, qui n’aimait pas s’ancrer dans la réalité du monde. elle aimait à penser que malgré les deux ans de plus qu’il avait, elle était bien plus mature que lui. Mais, il avait mûri en l’espace de quelques mois, il paraissait bien plus sûr de lui et indépendant. Un bruit attira son intention et elle regarda en direction de la maison.
Charlotte : Bon alors et toi, si tu me disais pourquoi tu prends autant de plaisir à l’embêter ? lui demanda-t-elle en lui montrant du bout de la tête Rachel qui sortait sur le perron fumer une cigarette.
James se tourna vers Rachel et sourit.
James : Je n’en sais rien, avec elle c’est presque instinctif dit-il en rigolant.
Charlotte : Comment ça ?
James : C’est dur à expliquer, disons que plus elle m’envoie promener, plus je prends plaisir à l’embêter.
Charlotte : C’est marrant, c’est le jeu auxquels se livrer constamment Joey et Pacey d’après Dawson. Et aujourd’hui, ils se marient. Comment trouves-tu Rachel comme épouse ? lui demanda-t-elle en se levant et en rentrant, laissant sa question flotter dans l’air.
James la regarda partir étonné, avant de reporter son attention sur Rachel et de la détailler de la tête aux pieds. Comme pour analyser la question de sa cousine.
Blotti contre Joey, Pacey dormait encore. Joey s’était réveillée depuis une heure déjà mais elle ne bougeait pas pour ne pas le réveiller. Elle se posait des questions sur son mariage. Devait-elle insister ? Tout semblait être fait pour lui indiquait qu’ils se trompaient. Elle voulait épouser Pacey, elle le voulait vraiment. Pacey était la meilleure chose qu’il lui était arrivé de toute sa vie. Ayant froid, elle se resserra contre lui et le sentit qui s’éveillait tout doucement.
Pacey : Bonjour lui dit-il encore endormi.
Joey : Bonjour lui dit-elle en lui embrassant la paume de la main.
Pacey : Tu es réveillé depuis longtemps ?
Joey : Non lui répondit-elle alors que le téléphone sonnait.
Elle se pencha pour décrocher.
Joey : Potter, Bed and Breakfast ?....Oui dit-elle excitée….
Pacey se réveilla au son enjoué de Joey.
Joey : Oui….se serait formidable….attendez… Pacey c’est le Yacht Club, ils disent que tu es passé hier pour réserver l’endroit. Mais pourquoi ne me l’as-tu pas dis ???
Pacey : On ne peux pas y aller Joey lui dit-il comme si le sujet était clos.
Joey : Pourquoi tu refuses ? lui demanda-t-elle hébétée, ils disent au bout du fil qu’ils peuvent nous prendre ?
Pacey : Joey n’insiste pas s’il te plait lui dit-il en lui reprenant le téléphone des mains. Nous ne sommes plus intéressés, désolé dit-il en raccrochant.
Joey le regardait sidérée. Il venait de refuser délibérément une des seules chances qu’ils avaient de se marier. Pacey se leva du lit et se plaça devant la fenêtre.
Joey : Vas-tu enfin m’expliquer ?
Pacey : Joey…soupira-t-il.
Il avait espéré ne pas avoir à lui révéler ça. Mais à quoi bon, si Joey venait à rencontrer Jessica en ville, elle en aurait une crise cardiaque mieux valait la prévenir d’abord.
Pacey : Il y a une chose que je ne t’ai pas dis.
Joey : Laquelle ? lui demanda-t-elle impatiente.
Pacey : Lorsque je suis allée visiter le Yacht Club, j’ai rencontré quelqu’un.
Joey : Que je connais ?
Pacey : On peut dire ça, oui. C’est Jessica lui dit-il en se retourna vers elle.
Joey : La Jessica du Civilization ? l’interrogea-t-elle en accusant le coup.
Pacey : C’est la nièce de Valentine et elle travaille pour elle. Tu comprends mieux pourquoi on peux pas se marier là bas ?
Joey : Alors là oui, c’est très clair, lui dit-elle énervée. Il est hors de question que mon mariage se fasse dans cet endroit !!! s’égosilla-t-elle. Je préfère encore me marier dans une cabane en bois !
Pacey la regarda en écarquillant de grands yeux. Il la serra dans ses bras et la fit tourner.
Pacey : T’es géniale ! s’exclama-t-il.
Joey : Qu’est-ce qui te prend ?
Pacey : Je t’expliquerai plus tard si tout se passe comme je veux.
Il lui déposa un rapide baiser et fonça vers la salle de bain.
Joey : Au fait, Pacey l’arrêta-t-elle dans son élan.
Pacey : Hum ?
Joey : Si je la vois, je la tue.
Pacey : Je n’en attendais pas moins de toi lui dit-il en souriant.
Andie : Elle est d’accord pour le faire !! s’écria-t-elle joyeusement.
Peter : Elle s’est débrouillée pour réunir plusieurs de ses amis fleuristes. Et elle m'a chargé de te dire que vous n’aurez qu’à lui dire où amener les fleurs, elles seront prêtes.
Andie : Elle est formidable ! Je sais que Pacey et Joey voudront la remercier.
Peter : Elle m’a dit de leur dire qu’ils n’en auront pas besoin.
Andie le regarda, surprise, que voulait-il dire par là. Après le travail qu’elle avait effectué, un remerciement serait la moindre des choses.
Peter : Je lui ai expliqué l’histoire avec Dan. Elle le considère comme son neveu lui aussi et elle est très reconnaissante envers Pacey et Joey pour ce qu’ils ont fait. C’est sa façon à elle de les remercier. Et puis, tu sais, c’est un vieille dame et elle a l’impression de ne plus servir à grand-chose lui dit-il sur le ton de la confidence alors, lorsqu’elle à une occasion pareille de prouver qu’elle est encore bonne à quelque chose elle, fonce dessus.
Andie : Merci pour eux. Alors, dis-moi, c’est toi qui vas livrer les fleurs ?
Peter : Il y a de grande chance lui dit-il en souriant.
Andie : C’est génial ! s’écria t-elle, enfin je veux dire que c’est bien que tu viennes. Livrer les fleurs je veux dire.
Empêtrée dans ses explications, elle jeta un coup d’œil vers la porte, Rachel l’avait accompagnée ainsi que James, elle espérait que ces deux là ne s’étripaient pas encore une fois. Dehors, Rachel fumait une cigarette pendant que James se tenait calmement auprès d’elle. Elle le trouvait trop calme à son goût, il ne lui avait encore fait aucune remarque, ce qui n’était pas normal de sa part. Elle l’observa et quand il s’en aperçut, elle détourna la tête.
James : J’étais sérieux, tu sais lui dit-il calmement. Cette chose va te tuer ajouta-t-il en lui montrant la cigarette.
Rachel : Il faut bien mourir de quelque chose lui dit-elle indifférente.
James : Se serait quand même dommage de mourir aussi jeune. Tu as encore pas mal de choses à faire dans la vie.
Rachel : Comme quoi ? lui dit-elle en se moquant.
James : Je n’en sais rien lui dit-il en rigolant. On est vraiment entrain d’avoir ce genre de conversation ? lui demanda t-il en haussant un sourcil.
Rachel : Quel genre ?
James : Le genre calme et civilisé ?
Rachel : Jamais de la vie ! lui dit-elle détournant la tête avec un sourire en coin.
Elle reporta son attention sur le bout de la rue et son regard s’accrocha sur un visage qu’elle connaissait bien. Ses traits se crispèrent alors que son cœur tambourinait dans sa poitrine. Pas lui se dit-elle.
Rachel : Cache-moi ! lui demanda t-elle en se tournant vers lui.
James : Quoi ? lui dit-il surpris.
Rachel : S’il te plait le supplia t-elle.
James : Oh là, pour que tu en viennes à me supplier, ça doit être grave. Viens-là, dit-il en l’attirant à lui.
Sans un mot, elle se blottit dans ses bras et enfouit sa tête contre son torse. James se demanda ce qui pouvait bien se passer et surtout de qui elle pouvait bien se cacher. Il la sentit trembler contre lui. Il resserra son étreinte, lui caressant les cheveux comme pour la rassurer.
James : Ca va ? lui demanda-t-il tendrement.
Rachel : Oui.
Il eut l’impression d’avoir soudainement affaire à une petit fille effrayée, car c’était ça, elle était effrayée. Par quoi ou par qui? se demanda-t-il avec force. Il observa les gens autour de lui, aucun d’entre eux ne lui paraissait suffisamment bizarre pour être dangereux. Rachel releva la tête et se rendit compte qu’il avait disparu. Elle prit une profonde respiration en s’apercevant qu’elle l’avait retenue jusque là. Elle se recula des bras de James et releva à peine la tête vers lui tellement elle se sentait gênée.
James : Tu voudrais bien m’expliquer ?
Rachel : Je ne te dois aucune explication ! lui dit-elle en le fusillant du regard.
James : Tu te fous de moi !
Rachel : Va te faire foutre.
James : Encore ? lui dit-il en souriant.
Il la dévisagea, il retrouvait enfin la vraie Rachel. Mais il se demandait encore ce qui s’était passé quelques minutes plus tôt. Ce n’était pas grave, il le découvrirait par lui-même.
Andie : Waouh ! Vous êtes encore vivants et entiers, je n’en demandais pas tant leur dit-elle en souriant. Aller rentrons, j’ai d’excellentes nouvelles pour Pacey et Joey.
Rachel : On a des fleurs ? lui demanda-t-elle en ignorant le regard de James posé sur elle.
Andie : Des gerbes complètes ! lui dit-elle radieuse.
Marjo (22.12.2003 à 23:35)
Grams : Cesse donc de bouger.
Jen : Je savais qu’il n’y avait que toi pour faire ça lui dit-elle en souriant. Tu as des doigts de fée !
Grams : Joey va avoir la robe qu’elle souhaite, si bien sûr tu ne t’es pas trompée dans le modèle.
Jen : C’est exactement le même lui assura-t-elle.
L’idée de Charlotte étant d’acheter elles-mêmes le tissu dont ils avaient besoin pour la robe, l'idée de demander à sa grand-mère de la faire s’était imposée à elle. Elle était la meilleure couturière de tout Capsides. La seule à pouvoir crée la robe parfaite en un temps record. Grams avait accepté tout de suite.
Grams : Heureusement que vous faites à peu près les mêmes tailles toutes les deux et que tu lui as emprunté cette jupe et ce maillot sinon je ne vois pas dans quelle mesure je pourrais travailler.
Jen : Tu ferais ce que tu peux, comme tu le fais toujours.
Grams lui sourit affectueusement et reprit sa couture, elle avait passé le patron sur Jen et prenait les dernières mesures. Elle passa devant le ventre de sa petite fille et s’arrêta quelques instant.
Grams : On dirait que tu as prit un peu de poids, ça te va bien, je te trouvais un peu pale avant.
Jen détourna le regard, mal à l’aise. Elle n’avait pas parlé à sa grand-mère de sa grossesse. Que penserait-elle d’elle ? Elle était la seule personne qui s’était véritablement occupé d’elle et pour qui elle comptait un peu. Elle ne voulait pas perdre la confiance de sa grand-mère qu’elle avait si chèrement acquise.
Grams : Tout à l’air de se passer bien mieux avec Jack on dirait lui dit-elle au souvenir du baiser qu’elle leur avait vu échangé au matin.
Jen : On peut faire une pause grand-mère ?
Grams : On vient de commencer ?
Jen : Je sais mais j’ai besoin d’un verre d’eau.
La vieille dame leva les yeux vers elle et la trouva vraiment très blanche. Elle commença à vraiment s’inquiéter lorsqu’elle la vit se tenir le ventre.
Grams : Jen, ma chérie, quelque chose ne va pas ?
Jen : J’ai mal grand-mère. Aide-moi, je veux aller aux toilettes.
Elle la prit par les épaules et la soutint jusqu’à la salle de bain où Jen s’enferma. Grams courut lui chercher un verre d’eau en cuisine. Elles étaient chez Gail mais celle-ci était sortie, leur laissant la maison. Jen ne ressortit des toilettes que vingt minutes plus tard, en larmes. Sa grand-mère la prit dans ses bras, inquiète.
Jen : Je l’ai perdu sanglotait-elle.
Après quelques instants de réflexions, Grams se rendit compte de ce qui se passer et la berça tendrement jusqu’à ce que ses larmes ne finissent par s’assécher.
Pacey gara la voiture et en descendit avec Dawson. Ils marchèrent jusqu’au cœur de la plaine. L’endroit était calme est tranquille, une petite crique s’étendait tout du long et le clapotis de l’eau qui cognait contre les rochers, plongeait l’endroit dans un halo de paix. Le soleil, presque disparu, se reflétait sur la rivière et procurait une sensation d’apaisement. L’endroit est parfait se dit-il. Dawson lui sourit, signe que lui aussi trouvait l’idée excellente.
Pacey : On monte ? lui dit-il en désignant la cabane.
Dawson : Le premier en haut lui dit-il en le poussant comme lorsqu’ils étaient gosses.
Tels deux gamins, ils gravirent les marches avec milles précautions, le bois étant vieux et grinçant. Ils finirent par se retrouver au milieu de la cabane qu’ils avaient construites à trois avec Joey lorsqu’ils étaient encore tout gamins. Elle avait encore vieilli depuis la dernière fois où il y était venu. Il se rappelait ce soir là aussi clairement que la veille. Joey l’y avait rejoint, c’était après un match de basket raté ou son père l’avait humilié une fois de plus. C’était ce soir là que tout avait basculé. Il avait dormi chez Joey et le lendemain, il l’avait embrassée. Il se rappela sa promesse aussi, de revenir la retaper. Il ne l’avait pas tenue, mieux valait tard que jamais pensa t-il en souriant.
Pacey : Alors qu’est-ce que tu en penses ?
Dawson : Je crois que tu es fou ?
Pacey : Mais ? espéra-t-il.
Dawson : Mais Joey va adorer.
Pacey : Tu le crois vraiment ? lui demanda-t-il plein d‘espoir.
Dawson : J’en suis certain.
Il fit le tour des lieux du regard et soupira.
Dawson : On va avoir un sacré boulot !
Pacey : Ouais, et j’espère que Jack, James et Tom seront partant pour nous aider.
Dawson : Ils le seront lui dit-il confiant. Ce n’est pas ça qui m’inquiète, moi.
Pacey : C’est quoi ?
Dawson : Pacey, cet endroit est du domaine public, tu ne peux pas faire ce que tu veux dessus. Il va te falloir l’accord des autorités, des arrêtés municipaux t’autorisant à jouir des lieux le temps d‘une journée.
Ouille ! se dit-il, il n’avait pas pensé à ça. Il avait trouvé un endroit parfait et c’était tout ce qui comptait. Il fallait à tout prix qu’il trouve une solution. Il observa la vue qu’il avait de là haut, il devait absolument obtenir les accords nécessaires !!
Charlotte : C’était une excellente idée.
Dawson : Je trouve aussi lui dit-il en souriant.
Ils étaient sur la piste de danse de la nouvelle boîte qui venait d’ouvrir à Capsides. En début de soirée, Dawson avait proposé à tout le monde de sortir un peu, histoire de se changer les idées. Seuls, Jen, Jack et Rachel avaient préférés rester à la maison pour se reposer. Dawson regarda autour de lui, tout le monde semblait bien s’amuser, même Joey souriait. Il était assez content de son idée, d’autant plus qu’en ce moment, il dansait tendrement enlacés avec Charlotte. Il sentit un regard posé sur lui, il fit un tour d’horizon, il se rendit compte que le regard était celui de Tom qui lui faisait signe d’entreprendre quelque chose avec Charlotte. Il l’envoya promener en lui montrant Audrey qui était assise seule à une table. Tom hocha la tête et partit tout sourire vers Audrey qui en fut ravie. Il reporta toute son attention sur Charlotte, elle avait appuyé sa tête sur son épaule, il trouvait cette situation fort agréable. Inconsciemment, il engouffra la tête dans les cheveux soyeux de la jeune fille, le parfum qu’ils dégageaient était enivrant. Il se maugréa à l’intérieur, c’était Tom qui avait raison. Il était amoureux de Charlotte et il ne pourrait pas encore tenir très longtemps comme ami. Non, il désirait plus. Cela devenait insuffisant.
Charlotte : A quoi tu penses beau blond ?
Dawson : A l’idée de Pacey lui mentit-il.
Charlotte : Tu ne m’en as pas parlé.
Dawson : Lorsque nous étions petits, nous avons construit une cabane avec Joey dans les bois. Et cette cabane à une valeur symbolique pour eux deux, il voudrait la retaper pour que la cérémonie se passe là haut et que la fête se passe en dessous, il y a une gigantesque plaine qui s’étend tout autour.
Charlotte : Ca à l’air magnifique, et tellement romantique.
Dawson : C’est Pacey ça, il a toujours fait tout pour la rendre heureuse, et il continue !
Charlotte : Je trouve cette idée génial s’anima-t-elle, j’imagine déjà l’endroit, parsemé de fleurs et de lumière. Oh mon dieu ! dit-elle la larme à l’œil.
Dawson la regardait attendri, il aimait la voir aussi excitée, elle s’animait souvent lorsque les projets l’intéressait vraiment et il adorait ça. Charlotte remarqua le sourire qu’il avait posé sur elle, l’esprit ailleurs.
Charlotte : Qu’est-ce qu’il y a ?
Dawson : Tu es incroyablement jolie quand tu t’emportes lui avoua-t-il sans s’en rendre compte.
Lorsqu’il s’aperçut de son aveu, il ouvrit la bouche mais fut incapable de dire un mot de plus, Charlotte avait déjà détourné la tête, le rouge aux joues.
Joey : On change ! lança t-elle en tirant Dawson par le bras.
Il se laissa entraîner sans oser regardait Charlotte. Quel imbécile, pourquoi avait-il dit ça ? Il le pensait, c’était certain mais pourquoi le lui dire et les plonger tous les deux dans une situation embarrassante ?
Jack et Jen se trouvaient dans le petit jardin derrière la maison, allongés dans un transat, Jack tenait Jen contre lui, une couverture reposant sur elle. La soirée était étoilée et ils appréciaient la douce brise. Après avoir perdu le bébé, Grams l’avait emmené à l’hôpital voir un médecin et avait appelé Jack qui avait accouru aussitôt. Ils avaient pleuré leur enfant tous les deux avant que Jack ne la ramène à la pension des sœurs Potter. Ils n’avait pas voulu le dire aux autres, seule Audrey était au courant et il faudrait le lui avouer plus tard, mais Jen lui avait demandé de garder le secret, c’était le mariage de Pacey et de Joey et rien de devait gâcher ça. Ils avaient regardé les autres sortir s’amuser mais eux n’avaient pas le cœur à faire la fête. Il sentit Jen frissonner, il resserra son étreinte autour d’elle. Elle avait encore une douleur au ventre, il le savait à cause de la main qu’elle passait constamment dessus. Il posa sa main au dessus de la sienne et le lui massa tendrement.
Jen : Merci lui murmura-t-elle.
Jack : C’est mieux comme ça ?
Jen : Oui.
Jack entendit au son de sa voix qu’elle pleurait encore. Il ne savait pas quoi faire pour apaiser sa peine.
Jen : Je suis désolée Jack.
Jack : Ne le sois pas Jen, rien de tout ça n’est ta faute. Nous n’étions peut-être pas encore prêt lui glissa-t-il tristement à l’oreille.
Jen : C’est ce dont j’essaie de me convaincre.
Jack : Et puis tu sais, nous sommes encore jeunes, nous avons encore tout le temps d’en avoir.
Jen : Je sais lui dit-elle en sanglotant. Mais il était là, dans mon ventre et je l’ai senti s’échapper de moi.
Jack, impuissant la resserra contre lui, il savait que la douleur serait encore là pendant longtemps, qu’elle ne s’effacerait pas facilement. Mais il serait là, avec elle pour surmonter cette épreuve et ça elle devait le comprendre.
Jack : On est deux Jen, tu n’es pas toute seule.
Jen : Je t’aime Jack.
Jack : Moi aussi, plus que tout.
Elle se blottit aux creux de ses bras où elle finit par s’endormir, Jack resta plusieurs heures à regardait les étoiles, en se demandant ce que ça aurait pu être d’être père. Silencieusement, il pleura son enfant perdu.
James en avait eu marre et avait décidé de rentrer plus tôt. Cette fête était assez ennuyeuse. Sur le chemin du retour, il n’avait cessé de repenser à la scène qui s’était déroulée cet après-midi, lorsque Rachel s’était blottie dans ses bras afin de se cacher d’une personne dont elle avait apparemment très peur. Il avait marché sans se rendre compte de sa destination, en ouvrant les yeux, il s’aperçut qu’il se trouvait devant la fenêtre de sa chambre. Celle-ci était ouverte, il jeta un coup d’œil à l’intérieur et la vit, allongée sous sa couverture, profondément endormie. Elle était beaucoup plus agréable lorsqu’elle dormait pensa t-il en souriant. Plutôt jolie aussi se dit-il en chassant cette idée aussi vite qu’elle était venue. Après quelques minutes à la regarder dormir, il allait passer son chemin et aller se coucher lorsqu’un bruit attira son attention. Il regarda une nouvelle fois à l’intérieur et la vit qui s’agitait sur son lit, elle devait probablement faire un cauchemar, il tendit l’oreille afin de saisir le sens de ses paroles.
Rachel : Arrête…..non…..s’il te plait…..
Elle se débattait de plus en plus, sans réfléchir, il bondit à l’intérieur et se précipita vers elle.
James : Rachel, réveille toi c’est un mauvais rêve dit-il en la secouant légèrement.
Rachel ouvrit les yeux et eut une expression de frayeur dans les yeux pendant une fraction de seconde.
James : C’est moi, James, tu étais entrain de rêver.
Rachel s’effondra en larmes, James se sentit pris au dépourvu, il n’avait pas prévu ça. Lentement, il l’attira à lui et il fut surpris de la sentir se blottir contre lui et de pleurer toutes les larmes de son corps. Ce rêve n’était pas innocent se dit-il, quelque chose lui faisait vraiment peur et ça avait un rapport avec cet après-midi, il en était sûr. Sinon, pourquoi aurait-elle refusé de venir s’amusait avec les autres ce soir, elle qui adorait les soirées ? Elle fut secouée de sanglots longs et déchirants. Doucement, il entreprit de lui caressait le dos, en lui murmurant des paroles réconfortantes. Après quelques instants, elle finit par se calmer. Elle se retira de ses bras et ne savait pas où posait les yeux tellement elle était mal à l’aise de s’être laissée aller ainsi avec lui pour la deuxième fois de la journée.
James : Tu ne voudrais pas me parler de ce qui te fais peur à ce point ?
Rachel : Mais rien ne me fais peur, c’était un cauchemar, c’est tout.
James : Ca n’avait rien d’un cauchemar ! s’énerva-t-il.
Rachel : Et que crois-tu que ça pouvait être d’autre, des vieux démons qui se réveillent ? ironisa t-elle sans oser le regardait.
James : Eh bien plus j’y pense et plus je suis sûr que oui. Quelque chose t’as fais peur cet après-midi, suffisamment peur pour que ça t’empêche de dormir.
Rachel : C’est ridicule.
James : Très bien, comme tu veux ! Débrouille-toi toute seule puisque tu n’as besoin de personne dit-il en se relevant du lit et en marchant vers la fenêtre.
Rachel : Exactement, je n’ai besoin de personne et quand bien même j’aurais besoin de quelqu’un, je ne ferais certainement pas appel à toi ! lui lança-t-elle méchamment.
James s’arrêta devant la fenêtre et se retourna vers elle en souriant.
James : En attendant, c’est toujours dans mes bras que tu te retrouves lui dit-il moqueur. Pour quelqu’un qui me déteste c’est plutôt ironique.
Il disparut dans la nuit avant qu’elle n’ait pu ajouter quoique se soit. D’ailleurs, qu’aurait-elle pu dire ? Il avait raison et elle le savait. Elle se recroquevilla dans son lit en le maudissant et en même temps, elle remerciait le ciel de l’avoir envoyé et sorti de ce cauchemar affreux. Elle était contente que se soit lui aussi, car si Andie, Debbie ou Clara étaient arrivées, elles auraient exigé des explications. Elles savaient toutes les trois qu’il lui était arrivé très souvent de faire des cauchemars lors de sa première année d’université. Elle avait réussi à éviter les aveux car tout ça s’était calmé pendant la deuxième année mais pour éviter qu’elles ne continuent à la questionner, elle avait dû leur promettre que si ça recommençait, elle leur dirait tout Elle avait cru que tout s’était arrêté, qu’elle pouvait avoir une vie normale ! L’idiote!
Aux aurores, Pacey se trouvait au poste de police. Il devait parler à son père ainsi qu’à son frère, eux seuls étaient capables de l’aider. Il se dirigea vers le bureau de son père où il était sûr de trouver Doug à une heure pareille. Il tapa et entra directement.
John : Bonjour fiston lui dit-il en le serrant dans ses bras. Alors comment avancent tous ces nouveaux préparatifs ?
Doug : Salut petit frère, si on peut t’aider, n’hésite pas.
Pacey : Justement, c’est pour ça que je suis là.
Son père et son frère le regardèrent surpris. En général, Pacey avait toujours préféré s’en sortir sans avoir à faire appel à eux. S’il était venu les voir c’est que ça devait vraiment être important. John Witter reprit place derrière son bureau et invita Pacey à s’asseoir.
John : Dis-moi tout.
Pacey leur exposa son projet de se marier dans les bois, sur la plaine. Ils l’avaient écouté exposer son projet, ils étaient surpris mais pas étonnés, Pacey avaient toujours des idées hors du commun.
Doug : Tu sais que cet endroit est un lieu public, une propriété de l’état et que vous ne pouvez pas faire ce que vous voulez dessus ?
Pacey : C’est pour ça que je suis là, il me faut des dérogations m’autorisant à jouir de ce terrain pendant une journée.
John : Pacey ce que tu nous demandes est faisable mais pas en une semaine. La paperasserie prend un temps infini dans l’administration et va falloir attendre plus de sept jours pour avoir une réponse des hauts dirigeants.
Pacey : Je n’ai que sept jours c’est pour ça que je suis venu vous voir, j’ai besoin de votre aide. Je ne serais pas venu si j’avais pu faire autrement.
Doug : On le sait ça Pacey lui assura-t-il en lui posant une main sur son épaule.
Doug et son père se regardèrent quelques instants avant de lui sourire.
John : On va faire tout ce qu’on peux lui assura-t-il.
Pacey se sentit rassuré et poussa un long soupire de soulagement.
John : Il y avait autre chose, au téléphone tu avais parlé de deux faveurs ?
Pacey : Oui mais l’autre n’est pas pour moi.
Ils l’écoutèrent exposer sa deuxième demande en se disant que cette fois, il était vraiment tombé sur la tête. Ce qu’il leur demandait était tout bonnement infaisable ! Mais encore une fois, ils lui promirent de faire ce qu’ils pourraient. Pacey sortit de là, rassuré et confiant. Maintenant qu’il leur avait posé le problème entre les mains et qu’il les savait sur le coup, ça ne pouvait que marcher.
Marjo (22.12.2003 à 23:51)
Cela faisait trois jours que Pacey et tous les garçons partaient tôt le matin et rentraient très tard au soir en étant épuisés. Pacey ne lui racontait rien de ses projets ce qui commençait à agacer Joey. Il l'a traité comme une petite fille fragile alors qu’elle était tout sauf ça. Et puis, c’était de son mariage qu’il s’agissait ! Elle avait le droit d’être mise au courant. Même si au début elle s’était laissée démoralisée par toutes ces catastrophes, elle allait bien maintenant. Elle sortit dans la salle et y trouva Debbie, Clara, Rachel et Andie qui discutaient.
Andie : Bonjour Joey, comment vas-tu ? lui demanda-t-elle d’une voix douce.
Joey : Je ne suis pas en sucre, Andie !
Andie : Ce n’est pas ce que….
Debbie : Ca n’a pas l’air d’aller ?
Joey : Très perspicace. Je suis là dans ma chambre à tourner en rond alors que tout le monde se démène pour organisait MON mariage ! Personne ne me dit rien et on me traite comme si je pouvais m’écrouler tel un château de carte à la moindre occasion.
Rachel : Ouais, t’as le droit d’être en rogne lui accorda-t-elle après réflexion.
Joey : Merci ! Ce que je veux savoir maintenant, c’est où sont passés tous les garçons ?? Et spécialement mon futur époux ?
Clara : On n’en a aucune idée. Ils ne nous ont pas parlé de leur projet mais c’est quelque chose d’important lui avoua-t-elle, une surprise.
Joey : Si c’est important, vous ne pensez pas que je devrais être tenue au courant ?
Rachel : Moi je crois que si !
Andie : Mais arrête, tu tiens avec qui ? lui lança-t-elle agacée.
Rachel : Ben je suis désolée mais je suis d’accord avec elle, c’est son mariage et vous la traitez comme une personne malade. Elle ignore tout ce qu’il se passe dans son dos.
Joey la montra du doigt en regardant les autres, heureuse qu’enfin une personne comprenne son point de vue.
Joey : Vous ne voulez toujours rien me dire ?
Andie : On voudrait bien mais on ne sait rien.
Joey : Très bien ! dit-elle énervée en mettant son manteau.
Andie : Où tu vas ? s’inquiéta-t-elle.
Joey : J’ai besoin de prendre l’air et de me changer les idées, si celui que je dois épouser rentre un jour, dites lui que j’avais besoin de réfléchir sur le fait que je doive ou non me marier avec un cachottier.
Andie : Joey, tu n’es pas sérieuse ? lui demanda-t-elle ahurie.
Joey releva la tête vers elle, le regard mauvais et la fixa du regard.
Rachel : Si elle l’est dit-elle en souriant.
Joey : Rachel, puisque tu es la seule à me comprendre, que dirais-tu de m’accompagner ?
Rachel : Je trouve l’idée excellente, je commençais à m’ennuyer.
Joey : Très bien, je vais chercher mon sac.
Lorsque Joey eut disparu, Andie prit Rachel à part.
Andie : A quoi tu joues ? s’énerva-t-elle.
Rachel : Calme-toi, Andie. Tu préférerais peut être la laisser partir seule dans cet état ?
Andie : Non mais….
Rachel : Fin de l’histoire. Je prends mon portable lui glissa-t-elle lorsque Joey l’eut rejointe.
Andie, Debbie et Clara les regardèrent sortir, impuissantes.
Pacey : Attrape dit-il à Dawson en lui lançant une bière.
Dawson : Merci, je meurs de soif.
Jack : Eh ! N’oublie pas les autres.
Pacey distribua des bières à Jack, James et Tom. Puis, il s’assit aux bords des planches et regarda autour de lui, il était assez satisfait, ils avaient fait du bon boulot tous les cinq. Jours après jours, ils avaient retapé la cabane de façon à la rendre facilement accessible et neuve. Ils avaient recloué des nouvelles planches en bois et avaient poncé les anciennes. Ils avaient supprimer le toit et une partie des murs de façon à ce que la cérémonie soit visible d’en bas par les invités. Ils avaient aussi élargi la surface de façon à ce que Pacey et Joey, le prêtre et les témoins puissent y tenir. Ils avaient fait une petite estrade et avait formé une arcade où ils y déposeraient des fleurs plus tard. L’endroit serait parfait et magnifique, Joey adorerait, il en était sûr. Ils avaient bien mérités une pause.
Dawson : Tu sais que cet endroit prend forme.
Pacey : Ouais, je suis assez fier du résultat.
Il regarda vers le haut et sourit en voyant Jack, James et Tom perchaient dans les arbres pour accrocher des lampes.
Pacey : Merci les gars leur dit-il sincère. Je n’aurais jamais rien pu faire sans vous.
Jack : Il n’y a pas de quoi, on a toujours rêvé de grimper aux arbres dit-il en regardant les autres. Et tu sais, tu as de la chance que le prêtre que j’ai trouvé soit jeune et ait l’esprit large car le faire monter dans une cabane en haut d’un arbre c’est quand même hors du commun. Déjà qu’il a sourit lorsque je lui ai demandé ses antécédents cardiaques.
Pacey lui sourit, sachant qu’il avait raison. Il passa en revue les dernières choses sur sa liste.
Pacey : Bon alors on a un prêtre, un endroit parfait grâce à mon père et mon frère dit-il en souriant vers Dawson.
Dawson : Trois cuisiniers, deux sommeliers et six serveurs dit-il tout content.
Pacey le regarda surpris, il n’était pas au courant de tout ça.
Dawson : J’ai fini de boucler tout ça cet après-midi mais on verra pour les détails plus tard.
Pacey : Un poids en moins dit-il soulagé. Bon la robe, Jen m’a dit de ne pas m’en faire et je lui fais entièrement confiance pour ça. Et pour les fleurs, d’après Andie, ce n’est pas un problème non plus.
Dawson : On dirait qu’on a tout !
Pacey : Ouais, j’en ai l’impression lui dit-il ravi.
Il entendit du bruit et regarda en bas. Une voiture venait de se garer juste en dessous de l’arbre. Il reconnut Andie et les autres en sortir. Que venait-elle faire ici s’inquiéta-t-il.
Andie : Pacey on a un problème ! lui cria-t-elle.
Pacey : C’est Joey ?
Andie : Elle s’est énervée et elle est partie.
Pacey : Partie ? Ou ça…où elle est partie ? dit-il en redescendant rapidement.
Andie : Elle n’en pouvait plus qu’on la tienne loin de tout ça et elle a claqué la porte en partant.
Debbie : Elle était en colère et spécialement après toi lui avoua-t-elle.
Pacey : Mais elle est partie où ?
James : Et où est Rachel ? demanda-t-il en les rejoignant en bas.
Debbie : Elle est partie avec elle et je crois qu’elle a eu raison, Joey n’était pas en état de rester seule.
Clara : Mais tais-toi donc lui dit-elle tout bas en lui donnant un coup à l’estomac.
Andie : Quant à l’endroit où elles sont, on n’en sait rien mais Rachel a prit son portable avec elle le rassura-t-elle un peu.
Dawson : Il vaut mieux rentrer à la maison pour attendre leur coup de fil.
D’accord avec lui, ils montèrent tous dans les voitures et rentrèrent au B&B. Pacey faisait les cent pas dans la salle en attendant que le téléphone sonne. Il lui fallut une heure de patience pour être exaucé. Il courut répondre.
Pacey : Vous êtes où ? aboya-t-il.
Rachel : Dans un bar à Providence dit-elle très fort à cause du bruit environnant. Le « Celtics ».
Pacey : J’arrive dit-il en raccrochant.
James : Je t’accompagne !
Pacey : Très bien dit-il en attrapant ses clés au passage.
Joey : Je n’en reviens pas de te rencontrer ici ? lui dit-elle encore étonnée.
Inconnu : Je ne t’avais pas dis que j’étais de Providence ?
Joey : Non.
Inconnu : Eh bien je suis de Providence.
Joey le regardait encore surprise. C’était par hasard qu’elle avait rencontré Matt, une connaissance de l’université. Enfin, une connaissance, mieux valait ne pas révélait à Pacey qu’elle avait rencontré le garçon qu’elle avait embrassé lors de leur rupture car il en deviendrait fou de jalousie. Mais le pauvre Matt n’y était pour rien, il avait juste eu la malchance d’être attiré par elle.
Matt : Alors, tu es mariée ou pas encore ?
Joey : Comment tu sais ça ?
Matt : Je te signale qu’on était beaucoup dans la cour lorsqu’il a fait sa demande.
Joey : Ah oui c’est vrai dit-elle avec un petit sourire à ce souvenir.
Matt : Tout a l’air de bien se passer pour toi.
Joey lui fit une petite moue contradictoire.
Matt : Ah, peut être que non se reprit-il en souriant.
Elle lui raconta en détail les déboires qu’ils avaient dû surmonter et tous les petits secrets que Pacey lui faisait dernièrement, en plus du fait d’être très en colère de sa mise à l’écart. Matt l’écouta attentivement en lui souriant de temps en temps.
Matt : Je ne crois pas que les choses soient si dramatiques que ça lui confia-t-il.
Joey : Tu crois ? Mon mariage a l’air de tomber à l’eau et celui que je dois épouser me ment. Si ça s’est pas un mauvais présage !
Matt : Il ne te ment pas, il te préserve.
Joey : Mais je ne suis plus une petite fille s’indigna-t-elle.
Matt : Nan, mais tu es celle qu’il aime, celle qu’il a choisi d’aimer pour le restant de sa vie. Que tu le veuille ou non, il t’aime et j’ai pu constaté à quelqu’un point il était sincère. Par conséquent, il fera toujours tout pour te préserver.
Joey : C’est vrai que c’est son genre, il aime jouer les chevaliers servants.
Matt : Tu ne devrais pas être en colère après lui mais plutôt être contente d’épouser quelqu’un qui est prêt à tout pour te rendre heureuse et à t’éviter de trop souffrir.
Joey : Je sais maugréa-t-elle entre ses dents. Mais j’étais énervée, j’avais besoin de sortir un peu !
Matt : Ca, je peux le comprendre mais tu ne devrais pas trop tarder car il risque de s’inquiéter.
Joey : Comment se fait-il que tu sois si gentil ?
Matt : Eh ! J’ai toujours été gentil, je suis un type bien.
Joey : Je le sais lui assura-t-elle en souriant.
Matt : Aller, je te laisse moi-même, il faut que je rentre. Je te souhaite d’être heureuse.
Joey : Je te souhaite la même chose.
Il lui sourit avant de disparaître. Joey chercha Rachel du regard afin de lui dire que l’escapade était finie. Elle l’aperçu en charmante compagnie, elle décida de lui laisser encore un peu de temps et de commander un dernier verre.
James et Pacey entrèrent en trombe dans le bar et cherchèrent les filles des yeux. James remarqua Rachel et fit signe à Pacey qu’il allait la chercher. En s’approchant, il remarqua le mec avec qui elle se trouvait. Il se sentit tout à coup énervé sans savoir pourquoi. Il se détendit et marcha droit sur elle.
James : Salut chérie, je te cherchais lui dit-il en l’embrassant sur la joue.
Rachel : Qu’est-ce que tu fais ? lui demanda t-elle ahurie.
James : T’es qui toi ? demanda-t-il méchamment au mec assit devant elle.
Inconnu : Oh là mec, attend, je ne savais pas qu’elle avait déjà un petit ami.
James : Ouais ben elle en a un alors je te conseille de déguerpir vite fait lui dit-il menaçant.
Il ne se le fit pas dire deux fois, lorsqu’il eut disparu James éclata de rire avant de se retourner vers Rachel et de prendre un air supérieur.
James : On peut savoir ce que tu étais entrain de faire ?
Rachel : C’est bon, cette fois t’es mort ! dit-elle en se levant, furibonde de sa chaise.
James : Du calme, je suis venu t’aider. Ce mec était un camé, ça se voyait au premier regard.
Rachel : Mais qu’est-ce que tu fous ici ??? Tu es venu me pourrir la vie encore une fois?!
James : Je suis venu avec Pacey, mais ça ne répond pas à ma question. Tu faisais quoi avec ce type ? lui demanda-t-il irrité.
Rachel : Ca ne te regarde pas ! lui dit-elle en se levant et en le laissant seul.
James : Pas si vite, tu viens avec moi ! lui dit-il en lui prenant le bras et en la forçant à sortir du bar.
Rachel : Mais lâche-moi ! s’écria-t-elle en s’échappant de son étreinte.
James : Pourquoi prends-tu un malin plaisir à draguer tout ce qui porte un pantalon ?
Rachel : Peut être que ça me plait lui dit-elle en le défiant du regard.
James : Tu tiens donc tant que ça à ton titre de fille facile ?
En colère contre lui et blessée dans son amour propre, Rachel le gifla à toute volée. James la regarda stupéfait.
James : Tu te sens mieux maintenant ?
Rachel : Nan pas vraiment lui dit-elle en s’apprêtant à lui en administrer une autre.
Il stoppa son geste en l’air et lui maintint les bras fermement. Dans l’action, ils s’étaient rapprochés, James pouvait sentir le souffle chaud de Rachel sur son visage. Ses yeux descendirent irrésistiblement vers les lèvres de la jeune fille, et prit d’une soudaine impulsion, il plaça ses deux mains autour de son visage et l’embrassa avec violence. Rachel plaça ses bras autour de son cou, l’attirant à elle encore plus près jusqu’à ce que, se rendant compte de son geste, elle le repousse avec force et lui redonne une gifle. Ils restèrent quelques instants l’un en face de l’autre, se dévisageant. Ne sachant pas quoi se dire et se demandant encore comment ils avaient pu en arriver là. Rachel détourna le regard et le planta là, se sauvant vers la voiture.
Pacey repéra Joey assise toute seule à une table en fond de salle. Lorsqu’elle aussi se rendit compte de sa présence, il ne put s’empêcher de baisser la tête pour la rejoindre. Joey l’observait venir à elle ainsi, elle ne pouvait s’empêcher d’arborer un petit sourire en coin qu’elle ravala très vite, elle voulait des explications avant de lui avouer qu’elle ne lui en voulait plus. Il s’assit à côté d’elle et prit quelques minutes avant d’oser relever les yeux vers elle.
Pacey : Je suis désolé lui murmura-t-il. J’aurais dû te dire tout ce qui se passait.
Joey : Et ?
Pacey : Et je ne te laisserai plus de côté lorsqu’il s’agira de prendre des décisions pour notre mariage. Je voulais juste que tu n’es pas à te faire de soucis. Je t’aime et je voulais tout régler pour nous. Mais je me rends compte que c’était maladroit de ma part.
Joey : Tu es pardonné.
Pacey : C’est vrai ? lui dit-il tout heureux.
Joey : Mais oui lui dit-elle en souriant, mais tu sais pour tout te dire, tu l’étais déjà un peu avant.
Pacey : Tu as joué avec moi ! se rendit-il compte.
Joey : Désolée lui dit-elle en lui faisant une petite moue.
Pacey : Tu voulais des excuses, n’est-ce pas ?
Joey : Tu m’en devais lui dit-elle en guise d’excuse.
Pacey : Je suis tout à fait d’accord avec toi. Mais dis-moi d’après les filles, tu étais folle de rage, qu’est-ce qu’il t’as fait changer d’avis ?
Joey : Disons que j’ai parlé avec quelqu’un de très sage qui a su te faire pardonner.
Pacey : il faudra que je la remercie.
Joey : Ce ne sera pas nécessaire lui dit-elle en se levant de sa chaise. Tu viens, on a un mariage à préparer.
Pacey se leva et l’embrassa avant de passer son bras autour de sa taille et de sortir du bâtiment.
Dawson : Où sont-ils ? demanda-t-il à James et Rachel qui pénétraient dans le salon.
James : Pacey voulait montrer l’endroit à Joey. Ils nous ont déposé avant de repartir.
Rachel : Je vais me coucher dit-elle en rasant les murs jusqu’à sa chambre.
James : Moi aussi, je suis fatigué dit-il en pénétrant dans sa chambre à son tour.
Andie : C’est moi, où ils étaient bizarres ?
Clara : Ils ont dû se disputer une fois de plus dit-elle en soupirant.
Dawson : Bon, ben il est tard, on va rentrer nous coucher nous aussi dit-elle en regardant Charlotte.
Charlotte : Tu as raison, allons-y.
Ils dirent bonsoir aux autres et sortirent dans la nuit. Ils marchèrent sous la lune en silence, appréciant simplement la présence de l’autre. Dawson aimait beaucoup être avec elle sans avoir besoin de lui parler ou de la regarder. Le fait de savoir qu’elle pouvait le comprendre sans qu’il ait à utiliser des mots lui donner une impression de complicité qu’il n’avait jamais connu auparavant. Même avec Joey et Pacey, qui pourtant étaient ses plus proches amis, de la famille même, il ne ressentait pas cette communion d’âme qu’il pouvait avoir avec elle.
Charlotte : Tu crois que tout se passera bien pour eux ?
Dawson : J’en suis sûr, tu sais je les connais depuis pas mal de temps déjà et je sais qu’ils s’aiment suffisamment pour tout surmonter.
Charlotte : C’est beau de s’aimer comme ça lui dit-elle rêveuse.
« Je pourrais t’aimer comme ça aussi » se dit-il sans oser le lui avouer. Il avait peur d’affronter ses sentiments pour elle, peur de les lui révéler, peur du changement que cela occasionnerait. S’il elle ne l’aimait pas, cela créerait obligatoirement une faille dans leur amitié mais d’un autre côté, si elle l’aimait en retour, il risquait un jour de la perdre. Que faire ? Il ne se sentait pas capable de continuer à jouer l’ami parfait pendant longtemps mais la boule qu’il avait au ventre l’empêcher de faire quoi que se soit. Ils arrivèrent chez lui et il la raccompagna jusqu’à la chambre d’amis. Elle lui déposa un baiser sur la joue et il l’observa disparaître à l’intérieur, un serrement au coeur. Il marcha le long du couloir, réfléchissant à cent à l’heure. Toute la pression qu’il se mettait autour de ses peurs commençait à lui oppresser le cœur. Sur un coup de tête, il fit demi tour et cogna doucement à la porte. Charlotte vint lui ouvrir et fut surpris par l’expression de son visage.
Charlotte : Quelque chose ne va pas Dawson ? s’inquiéta-t-elle.
Il pénétra dans la chambre et referma la porte derrière lui.
Dawson : Je suis désolé mais il faut que je te parle, je ne sais plus où j’en suis.
Charlotte : Qu’est-ce qu’il y a ?
Dawson : Tu me rends fou lui dit-il en la regardant dans les yeux.
Charlotte sentit le rouge lui montait aux joues et détourna les yeux.
Charlotte : Qu’est-ce qu’il te prend ? lui demanda-t-elle surprise.
Dawson : Je suis amoureux de toi, Charlotte. Je n’en peux plus de nier ce que je ressens de peur que tu ne m’aimes pas de ton côté et que cela gâche notre amitié. Ce soir, je prends mon courage à deux mains pour te dire tout. Ca fait déjà un an que je suis amoureux de toi et que je garde ça pour moi mais là j’en peux plus, j’ai l’impression d’étouffer sous le poids de mon cœur tellement je t’aime.
Dawson releva les yeux sur Charlotte et remarqua les larmes qui coulaient le long de ses joues, il commença à s’inquiéter du silence qu’elle gardait obstinément.
Dawson : Charlotte, là il va falloir me dire quelque chose car je commence à paniquer.
Charlotte : Dawson…. dit-elle en pleurant.
Dawson : Je sais, j’ai dû envoyer notre amitié à la poubelle mais il fallait que tu saches je ne pouvais plus garder ça pour moi j’étais entrain de perdre la tête. Je…je vais te laisser lui dit-il en retournant vers la porte complètement perturbé.
Charlotte : Attends !! lui cria-t-elle.
Tremblant, il se retourna pour lui faire face et attendit patiemment qu’elle parle. Il avait peur des mots qui allaient franchir la bouche. Il avait la gorge sèche et les mains moites tellement il avait peur de la suite. Charlotte ne parla pas, elle lui courut dans les bras et l’embrassa fougueusement. Heureux et soulagé, il lui rendit son baiser. Ils restèrent de longues minutes, accroché l’un à l’autre, scellés par leurs lèvres. Ils se détachèrent mais restèrent accrocher par leurs yeux. Dawson cherchait son souffle alors que Charlotte ne revenait toujours pas de ce qui s’était passé.
Dawson : J’avais si peur lui avoua-t-il.
Charlotte : Et moi j’avais peur que tu ne le dises jamais.
Il se pencha sur elle et lui déposa un doux baiser, plus tendre et langoureux que la première fois.
Marjo (23.12.2003 à 00:42)
Pacey : Garde les yeux fermés.
Joey : Pacey, on va marcher encore longtemps.
Pacey : Encore quelques minutes, s’il te plait.
Il marcha vers l’arbre et brancha la prise sur le générateur qu’il avait installé sur un des circuits de la ville, autorisation spéciale qu'il avait obtenu grâce à son père. La prise mise, les lampes que ses amis avaient merveilleusement bien accrochées s’allumèrent et inondèrent la plaine d’une douce lumière feutrée. Il revint vers Joey et enleva le bandeau. Les yeux de Joey s’habituèrent vite à la pénombre et reconnaissant l’endroit, elle leva les yeux émerveillés vers la cabane en bois qu’elle redécouvrait et qu’elle aimait tant.
Joey : Pacey, c’est magnifique s’exclama-t-elle.
Pacey : C’est ton idée lui avoua-t-il.
Joey le regarda surprise.
Pacey : La cabane en bois ? lui dit-il en souriant.
Elle se rappela leur conversation lors du coup de fil du Yacht Club. Il l’avait réellement prise au mot pensa t-elle en souriant.
Pacey : Suis-moi dit-il en lui tendant la main.
Il l’entraîna en haut de la cabane et elle fut éblouie du travail qu’il avait accompli en si peu de temps.
Joey : C’est splendide.
Pacey : Nous nous tiendrons ici, le prêtre sera là lui dit-il en s’excitant au fur et à mesure. Nos témoins seront là et tous les invités se tiendront en bas. Dawson a même eu l’idée de nous filmer et de retransmettre tout ça sur des écrans de télévisions en bas. Oh, et ce n’est pas tout viens voir lui dit-il en l’amenant de l’autre côté de la cabane. On mettra les tables et les buffets là bas lui dit-il en désignant le côté où s’étendait la rivière.
Joey : On a un buffet ? s’étonna-t-elle en souriant.
Pacey l’enlaça par derrière et l’embrassa tendrement dans le cou.
Pacey : Non seulement on a un buffet, mais aussi des serveurs, toutes les fleurs nécessaires pour la décoration, un prêtre énuméra-t-il.
Joey : On dirait que tu n’as pas chômé !
Pacey : Joey lui dit-il en la tournant vers lui, je t’aime et je n’aurais rien laissé se mettre en travers de notre chemin. Ca fait trop longtemps que j’attends de t’épouser, je n’allais tout de même pas prendre le risque que tu changes d’avis.
Joey : Jamais je n’aurais fait une chose pareille, je t’aime trop pour ça. Où j’irais trouvé un meilleur mari.
Pacey : Je ne te le fais pas dire ! lui dit-il en souriant.
Joey : Et ma robe ? lui demanda t-elle prenant soudainement conscience qu’elle n’en avais toujours pas.
Pacey : Ben ça, il faut voir avec Jen mais elle m’a dit de ne pas m’inquiéter, qu’elle s’occupait de tout.
Joey : Il n’y a donc pas de soucis à se faire alors.
Joey se retourna et examina les lieux, elle sentit des larmes lui montait aux yeux, cet endroit lui rappelait tant de choses, tant de souvenirs mêlés à sa petit enfance et à sa relation avec Pacey. Tout avait démarré là. Elle était émue qu’il y ait pensé et trouvait son idée merveilleuse. Les larmes aux yeux, elle l’embrassa tendrement.
Pacey : Dois-je comprendre que l’idée te plait ? lui demanda-t-il en rigolant.
Joey : Je t’aime pour ce genre d’idée. Elles font partie de toi. Elles font de toi cette personne aussi folle et aussi formidable que tu es.
Pacey : Alors comme ça je suis fou ? lui demanda-t-il taquin.
Joey : Ouais mais tu es mon fou à moi lui dit-elle tout contre ses lèvres.
Pacey : Hum, j’aime cette idée lui dit-elle en lui effleurant les lèvres. Tu veux toujours m’épouser ?
Joey : Oh que oui, si quelqu’un doit te passer la corde au cou, ce sera moi.
Pacey : Mon dieu femme, voudriez vous m’enchaîner ?
Joey : Parfaitement, je vais t’enchaîner à moi lui dit-elle sensuellement.
Pacey : Alors là je suis d’accord lui dit-il en l’embrassant passionnément.
Joey : Dis-moi, j’ai une petite idée qui me trotte dans la tête lui dit-elle avec un sourire coquin.
Pacey : Nan, tu ne pense tout de même pas à…..
Joey commençait déjà à déboutonner son chemisier, Pacey la regarda ébahi et amusé.
Pacey : Tu vois, moi, c’est pour ce genre d’idée que je t’aime lui dit-il en s’allongeant à terre avec elle et en l’embrassant amoureusement.
Joey lui passa une main sur la joue et plongea son regard dans le sien, malgré les étoiles qui inondaient le ciel, les seules qu’elle pouvait voir, elle, étaient celles qui étaient dans les yeux que Pacey posait sur elle. Elle espéra de tout son cœur qu’il ne perdrait jamais l’étincelle qui brillait dans son regard.
Bessie : Eh bien tu as l’air heureuse.
Joey : Tu as devant toi une fille amoureuse, heureuse et comblée ajouta t-elle avec un grand sourire.
Bessie : Passe moi les détails, tu as beau te marier dans pas longtemps tu restes ma petite sœur de 20 ans que je pense pure et innocente.
Joey : Tu sais bien que je suis tout ça lui dit-elle en rigolant.
Bessie : Alors comment te sens tu ? lui demanda-t-elle pour changer de conversation.
Joey : A propos du mariage ?
Bessie : Nan du couscous que j’ai fais hier. Evidemment, pour le mariage, tu te sens prête ? s’inquiéta-t-elle.
Joey : Je le suis la rassura-t-elle. Je sais que je l’aime et qu’il est le seul à pouvoir me rendre heureuse.
Bessie : Tu sais que j’adore Pacey mais si jamais tu avais le moindre doute, tu sais qu’il n’est pas encore trop tard pour tout annuler.
Joey : Il en est hors de question ! Pacey te tuerais s’il t’entendais lui dit-elle en souriant. Après tout le mal qu’il s’est donné !
Bessie : Je voulais juste être sûre lui dit-elle en rigolant. Je n’arrive pas à croire que dans deux jours ma petite sœur sera une femme mariée.
Joey vint la rejoindre sur le canapé et se blottit contre elle.
Joey : Tu sais que je t’aime et que j’aurais toujours besoin de toi. Tu es ma deuxième maman et ça, ça ne changera jamais.
Bessie : C’est malin ça dit-elle en essuyant les larmes qui lui inondaient les joues.
Joey la prit dans ses bras et la serra très fort contre son cœur.
Bessie : Je t’aime aussi petite sœur.
Elles restèrent dans les bras l’une de l’autre un long moment avant que Jen ne débarque dans la pièce et les regarde, attendrie. Elle n’osait pas les déranger. Finalement, Pacey entra dans la pièce avec ses gros sabots et les fit sursautaient.
Jen : Félicitations Pacey, toujours dans la douceur !
Pacey : Quoi ? demanda-t-il innocemment.
Joey : C’est rien, on avait fini, dit-elle en déposant un baiser sur la joue de sa sœur.
Elle passa devant Pacey et posant ses bras autour de son cou, elle l’attira à elle pour l’embrasser passionnément.
Jen : Je suis désolée mais on doit y aller, Joey.
Pacey : Eh ! Comment se fait-il que tu n’osais pas la déranger lorsqu’elle était avec sa sœur mais que cela ne te pose pas de problème alors qu’elle est dans mes bras ? lui demanda-t-il faussement indigné.
Jen : Parce que vous, vous avez tout le temps pour ça, on y va dit-elle en tirant Joey par la manche.
Joey la suivit en rigolant, elle se tourna vers Pacey et lui envoya quelques baisers de la main devant son air déçu et malheureux.
Joey : Attends une seconde Jen lui dit-elle en retirant son bras et en courant dans les bras de Pacey pour l’embrasser à nouveau.
Jen : C’est pas vrai, ils vont finir par nous faire la nuit de noce avant le mariage ! dit-elle à Bessie qui souriait.
Pacey : Excellente idée dit-il tout conte les lèvres de Joey avec un grand sourire.
Joey : Nan, chaque chose à sa place.
Elle lui donna un dernier baiser et rejoignit Jen avant de sortir de la pièce.
Pacey : Elle me manque déjà dit-il tristement à Bessie.
Celle-ci lui envoya un coussin en plein visage en rigolant.
Bessie : Va finir de préparer votre mariage plutôt que de jouer les jolis cœurs.
Pacey : Bien chef !
Bessie : File de là lui dit-elle en lui envoyant un autre coussin qu’il évita facilement.
Rachel, Debbie et Clara prenaient tranquillement leurs petits déjeuners. Rachel jetait d’incessants coups d’œil vers la porte de chambre de James et priait pour qu’il ne se lève pas tout de suite. Elle voulait avoir le temps de déguerpir s’il arrivait, elle n’avait aucune envie de le voir pour l’instant, la soirée d’hier était encore trop présente dans son esprit. Ce salaud avait osé l’embrasser ! Bon, elle lui avait rendu son baiser au début mais elle mettait ça sur le compte de l’habitude. Chez elle, c’était instinctif, elle sortait avec tous les garçons qui voulaient d’elle. Elle soupira en se disant que peut être Andie avait raison, elle était malade ! Où cette habitude l’aurait-elle conduite si elle avait continué d’embrasser cet imbécile. Beurk ! Elle en eut la nausée et repoussa momentanément son bol de céréales. Un petit sourire passa sur son visage en repensant aux baffes qu’elle lui avait mises, il les avait bien chercher, et ça depuis longtemps. Il n’avait qu’à prendre ses menaces aux sérieux.
James : Bonjour les filles murmura-t-il.
Rachel releva machinalement les yeux vers lui, elle ne l’avait pas entendu arrivé. Zut ! Leurs regards se rencontrèrent très vite, ils détournèrent la tête, gênés. James s’assit près de Debbie, évitant le plus possible Rachel, lui aussi aurait préféré ne pas la voir ce matin. Il était encore bien trop surpris par son acte d’hier. Que lui avait-il pris de l’embrasser ? Il chassa cette pensée, préférant se concentrer sur la journée qui arrivait.
James : Andie n’est pas là ?
Clara : Elle voulait régler quelques détails chez le fleuriste lui avoua-t-elle en souriant.
Debbie : En gros, elle voulait revoir le vendeur.
James : Je penche aussi pour cette idée dit-il en souriant.
Rachel : Je vais prendre ma douche leur annonça-t-elle en quittant la table.
Debbie : Eh surtout ne débarrasse pas on le fera pour toi ! lui lança-t-elle légèrement irritée.
Rachel : Désolée dit-elle en revenant prendre son bol et en le mettant dans le lave vaisselle.
Elle ressortit rapidement mais non sans croiser le regard de James à l’autre bout de la salle.
Clara : Vous ne la trouvez pas bizarre ?
Debbie : Si. James, que s’est-il passé hier soir ? le questionna-t-elle, sûre qu’il savait quelque chose.
James : J’en sais rien leur dit-il sur la défensive. Pourquoi tout ce qu’il lui arrive devrait avoir un rapport avec moi !
Debbie : Parce que c’est généralement le cas.
James : Oui et bien pas cette fois ! Je vais m’habiller dit-il en quittant la cuisine à son tour.
Clara et Debbie se regardèrent d’un air entendu, il se passait bien quelque chose entre ces deux là. Ils ne s’étaient pas regardés, même pas insultés. Ce n’était pas normal.
Assise dans le salon de la maison de Gail, Joey attendait avec Audrey que Jen descende avec la robe. Elle était impatiente de voir comment elle était. Bon, elle était sûre qu’elle serait magnifique, elle avait une confiance aveugle en Jen et en ses goûts mais c’était quand même la robe qu’elle allait porté le jour de son mariage, ce qui n’arrivait pas tous les jours.
Audrey : Mais qu’est ce qu’elle fiche, je meurs d’impatience moi !
Joey : Tu as très bien exprimé ce que je ressentais.
Grams : Elle va arriver lui assura-t-elle en déposant un plateau de thé.
Gail : Qui a soif ?
Audrey. Oh mon dieu ! s’exclama-t-elle.
Joey leva les yeux vers les escaliers et resta abasourdie, Jen descendait, la robe bien en évidence suspendue au bout de ses doigts. Les larmes aux yeux, Joey avança vers elle et porta une main à sa bouche.
Jen : Alors qu’est-ce que tu en penses ?
Joey : Elle est magnifique !
Jen : Tant mieux dit-elle soulagée.
Audrey : Si tu l’as passé ? s’exclama-t-elle excitée.
Joey osa à peine fouler le tissu. Audrey et Jen l’entraînèrent à l’étage devant les yeux amusés de Grams et de Gail. Elles l’aidèrent à enfiler la robe. Lorsque Joey se retourna vers la glace, elle sentit l’émotion lui nouer la gorge, la robe était somptueuse. Décolletée légèrement devant avec un dos nu, surmonté de fine bretelle, la robe blanche en soie était parsemé de fine perle le long du buste, ce qui rendait la robe scintillante. Elle n’aurait pu trouver mieux. Audrey et Jen se placèrent à côté d’elle et elles furent émues toutes les trois. Les larmes aux yeux, elle se tombèrent dans les bras avant d’éclater de rire.
Audrey : On a l’air fine !
Jen : Si on descendait, ma grand-mère et Gail doivent se demander ce qu’on fabrique.
Jen et Audrey précédèrent Joey dans les escaliers et celle-ci marcha lentement afin de ménager son effet. Au moment où elle franchit le seuil du salon, Grams porta une main à sa poitrine empreinte à une vive émotion tandis que Gail s’essuyait les yeux rougis par les larmes.
Gail : Joey, tu es magnifique, ma chérie lui dit-elle en la serrant dans ses bras.
Joey : Merci lui dit-elle en l’embrassant sur la joue.
Elle marcha vers Grams et la prit dans ses bras.
Joey : Jen m’a dit que c’était vous qui aviez cousu ma robe à la main. Je ne sais pas comment vous remerciez.
Grams : Te voir aussi belle me suffit. Tu es ravissante, Pacey va en tomber à la reverse.
Un sourire espiègle se dessina au coin des lèvres de Joey. Elle était certaine de ménager son petit effet auprès de Pacey. Il n’oubliera jamais leur mariage et elle fera en sorte que leur nuit de noce lui resterait aussi gravé dans la mémoire.
Pacey tournait en rond en attendant Joey, il était arrivé le premier, avec les garçons et quelques autres amis, aux pieds de l’arbre pour la répétition du mariage. Même le prêtre était là, il discutait avec Jack et Dawson. Il les vit s’approcher de lui.
Dawson : Calme-toi, elles vont arriver lui glissa-t-il à l’oreille.
Pacey lui sourit et se tourna vers le prêtre qui lui tendait la main.
Prêtre : Mon jeune garçon, je trouve votre idée fort peu commune lui dit-il en souriant.
Pacey : Mais c’est que j’épouse une fille pas comme les autres mon père lui dit-il en lui serrant la main.
Prêtre : Je vous crois.
Pacey : Et d’ailleurs là voilà dit-il avec un grand sourire.
Il se précipita vers elle et l’embrassa tendrement. Puis il lui prit la main et l’emmena voir le prêtre pour la lui présentait. Une fois les civilités terminées, ils prirent tous leur places et la répétition commença, le prêtre leur dit à tous ce qu’ils devaient faire, où ils devaient se tenir, ce qu’ils devaient dire… Joey éclata de rire lorsqu’elle dû monter l’échelle que Pacey avait fabriqué le long de la cabane et se demanda comment elle ferait le lendemain. Une fois que tout fut fini, tout le monde fut convié à un petit buffet improvisé. Au loin, James buvait son verre en observant Rachel à la dérobée. Leurs regards s’étaient croisés plusieurs fois au cours de la cérémonie et chaque fois, il avait eut l’impression que les yeux de Rachel lui lançaient des éclairs. Un froid bizarre s’était infiltré en lui plusieurs fois. Elle parvenait à lui faire avoir des réactions étranges. Par exemple, là encore, il se sentait énervé qu’elle l’évite lui et qu’elle passe tout sont temps à rire avec d’autres. Avec des garçons en l’occurrence. Mais que lui arrivait-il ?
Andie : Ca n’a pas l’air d’aller ? lui dit-elle en souriant.
Il se mit sur ses gardes instinctivement. Cette fille avait le don de percevoir les choses et il n’avait aucune envie qu’elle s’infiltre dans son esprit.
James : Je vais très bien lui mentit-il effrontément.
Andie : C’était un bel essai lui dit-elle en rigolant.
Il soupira, c’était raté, il allait avoir le droit à un interrogatoire en bonne et du forme.
James : Et toi, c’était bien avec ton fleuriste ? tenta-t-il de détourner la conversation.
Andie : Pourquoi la regardes-tu comme ça ? lui demanda-t-elle, pas dupe de son manège.
James : Qui ? dit-il en buvant distraitement son verre.
Andie : Tu sais très bien de qui je parle.
James : Et je la regarde comment d’après toi ? souffla-t-il.
Andie : Comme un garçon jaloux.
James : Oh là doucement ! Tu vas un peu loin là.
Andie : Je ne crois pas. Tu veux mon avis ?
James : Tu vas me le donner de toute façon lui dit-il en maugréant.
Andie : C’est vrai. Je crois que tu es entrain de tomber amoureux de Rachel sans t’en apercevoir. Que c’est quelque chose que tu n’avais pas prévu et que c’est pour ça que tu repousses l’évidence. Ca, plus le fait que tu n’es jamais réellement tombé amoureux d’une fille, d’habitude tu prends et tu jettes. « Sans attache », telle est ta devise. Alors tu as peur.
James : Ridicule lui dit-il mal à l’aise.
Andie : Si j’ai tort alors pourquoi tu es là, dans ton coin à ruminer ? lui dit-elle amusée.
James la regarda s’éloigner, contente d’elle. Il reporta son attention vers Rachel, Andie perdait la tête. Cette fille était le diable personnifié, il ne pouvait pas être amoureux d’elle, cela reviendrait à pactiser avec le diable et lui, il se savait fait pour le paradis. Il soupira longuement avant de quitter la réception.
De son côté, Joey alla rejoindre Pacey et l’embrassa sur la joue.
Joey : On te laisse mon chéri, on se voit demain pour le mariage.
Pacey : Tu vas où ? lui demanda t-il étonné ?
Joey : J'ai quelques petites courses à faire avec les filles.
Pacey : Mais je croyais qu’on passé la soirée ensemble ?
Joey : Hum hum dit-elle en secouant la tête. C’est contre les traditions, toi, ce soir, tu dors chez Dawson.
Pacey tourna la tête abasourdie vers Dawson qui lui souriait.
Pacey : Mais je vais avoir froid moi ce soir ??
Joey : Tu rajouteras une couverture lui dit-elle espiègle.
Elle lui donna un dernier baiser et ils tournèrent simultanément la tête vers Dawson et Charlotte qui s’embrassaient.
Pacey : Eh là, c’est arrivé quand ça ! leur demanda-t-il choqué.
Dawson : Ca ne te regarde pas ! Mais si tu veux le savoir, hier soir.
Joey : C’est génial s’exclama-t-elle heureuse pour eux. Mais il faut y aller ajouta-t-elle précipitamment en déposant un rapide baiser sur les lèvres de Pacey et en se sauvant tout en tirant Charlotte par le bras.
Toutes les filles partirent en rigolant devant l’air surpris des garçons.
Toutes : Bonne nuit leur lancèrent-elles en chœurs.
Les garçons portèrent une main à leurs cœurs, blessés et solitaires. Sauf James, qui du coin de l’œil fixait Rachel qui feignait de ne pas le voir.
Marjo (23.12.2003 à 01:11)
James était repassé par chez Joey pour prendre quelques affaires, il était déjà tard. La maison était plongée dans le calme, il jeta un coup d’œil par derrière et vit les filles qui rigolaient autour d’un feu. Après vérifications, elle n’y était pas toutes, Rachel manquait à l’appel ! Où était-elle, était-elle sortit avec l’un des types de cet après-midi ? Il eut froid dans le dois à cette idée, sans s’en rendre compte, ses pas le conduisaient déjà vers la fenêtre de sa chambre. Ca commence à devenir une habitude se dit-il en souriant. Je vais finir par passer pour un pervers !! Il poussa un long soupir de soulagement lorsqu’il la vit dormir paisiblement dans son lit. Elle n’était pas sortie. Il repensa à ce qu’Andie lui avais dit un peu plus tôt. Comment avait-elle pu avoir cette idée saugrenue qu’il puisse être amoureux d’elle. N’importe quoi! se murmura-t-il en reposant son regard sur elle. Il la détailla quelques instants, remontant le long de ses jambes fines et satinées jusqu’à son doux visage. Elle était jolie avec ses longs cheveux châtains qui étaient tout bouclés et qui lui tombaient en cascade le long de son dos, il s’attarda quelques instants sur ses lèvres, fines et parfaites puis il imagina ses yeux noisettes qui se cachaient sous ses paupières. Ces mêmes yeux mi-rieurs, mi-amusés lorsqu’elle découvrait les choses pour la première fois, ce qui n’arrivait pas souvent, elle se targuait d’être blasée de tout. Il aimait aussi lorsque ses yeux lancés des éclairs et le fusillaient aussi sûrement que s’il avait été sur un peloton d’exécution. En réalité, il adorait l’expression qu’elle prenait dans ces moments là et c’est pour ça qu’il recherchait ça le plus possible en la mettant systématiquement en colère. Tout d’un coup, il sursauta lorsqu’il l’entendit ronfler. Il éclata de rire et la regarda attendri, cela cassait la vision agréable qu’il avait d’elle. De stupeur, il ouvrit grand la bouche. Comment une fille qui ronfle pouvait paraître aussi attendrissante et splendide ??? Oh mon dieu, je suis un homme perdu se dit-il en secouant la tête. Il allait s’enfuir lorsqu’il l’entendit murmurer à nouveau. Il hésita à aller la réveillée, la dernière fois ça l’avait énervé et depuis leur dernière aventure, il préférait prendre ses distances avec elle. Il fit quelques pas et une supplication enfantine parvint à ses oreilles.
James : Et merde se dit-il en repassant par la fenêtre et en allant jusqu’au lit. Rachel réveille-toi !
Il secoua la jeune fille qui pleurait dans son sommeil, elle semblait implorait quelqu’un de la laisser. A quoi rimait toute cette histoire ???
James : Mais réveille-toi, bon sang ! s’énerva-t-il avant de lui donner une légère tape sur la joue qui la sortie de son sommeil.
Elle se recroquevilla sur elle-même et se mit à se balancer d’avant en arrière en sanglotant.
James : Bon Rachel, je sais que je suis la dernière personne que tu voudrais voir ici et à qui tu voudrais parler mais tu ne peux pas rester dans cet état ? Je vais appeler Andie pour qu’elle vienne te voir.
Rachel : Non le supplia-t-elle en pleurs.
James : C’est ça ou il va falloir que tu me parles ? la prévint-il.
Rachel resta silencieuse jusqu’à ce qu’il se décide à marcher vers la porte pour lui faire comprendre qu’il était sérieux.
Rachel : Tu me jures de ne jamais le dire à personne ? l’implora-t-elle sans oser lever les yeux vers lui.
James : Je te le jure lui dit-il en revenant s’asseoir près d’elle.
Rachel prit une profonde inspiration avant de relever la tête vers lui et d’affronter son regard.
Rachel : Je suis partie très jeune de la maison, je ne pouvais pas rester là bas.
James : Tu ne t’entendais pas avec tes parents ? la questionna-t-il.
Rachel : Je n’ai jamais été une enfant très douée pour me faire des amies, comme tu as pu le voir lui dit-elle avec un léger sourire et je restais souvent seule à la maison pour jouer avec mes poupées. Quand j’étais petite, c’était ma mère qui travaillait car mon père était au chômage, il me gardait à la maison lorsque je n’avais pas école. Il disait que ça faisait de lui le papa le plus chanceux du monde car il pouvait passer du temps auprès de « son trésor » dit-elle avec réticence. Je le détestais !
James : Ce surnom ?
Rachel : Mon père lui dit-elle faiblement.
James : C’était quel genre d’homme ?
Rachel : Le genre qui aimait tout contrôler. Y compris les gens…surtout moi. Il voulait toujours me faire faire des choses.
Le brouillard épais dans l’esprit de James se dissipa doucement et il commença à avoir très peur de ce qu’elle allait lui révéler.
James : Quel genre de choses ? lui demanda-t-il une boule d’angoisse dans la gorge.
Rachel : Le genre à ne pas demander à une petite fille lui avoua-t-elle dans un murmure.
James : Ton père te….
Rachel : Il abusait de moi lâcha-t-elle en portant ses jambes contre son corps. Il a commencé quand je devais avoir 9 ans environ, il m’appelait « sa petite princesse » lui avoua t-elle alors que des larmes brûlantes jaillissaient de ses yeux. Il me demandait d’être bien sage, il disait que j’étais « la petite fille sage à son papa » dit-elle écoeurée.
James était comme cloué sur place, il avait redouté cet aveu à l’instant même où il avait compris de quoi elle parler. L’imaginer à la merci d’un sale porc lui retournait l’estomac, il fut emprunt d’une colère sourde à l’égard de cet homme qui avait profité de l’innocence d’une petite fille. De l’innocence de Rachel. S’il l’avait eu en face de lui, il aurait pu être capable de le tuer pour ça.
Rachel : Ca a duré 5 ans avoua-t-elle péniblement. Un jour, je me suis enfuie de la maison et je me suis finalement retrouvée chez ma tante. Elle m’a écoutée attentivement et elle m’a cru, à partir de là, on a décidé que je vivrais chez elle. Je lui dois tout lui dit-elle en sanglotant. Je ne suis jamais retournée chez moi depuis et je croyais être parvenue à surmonter ça, à avoir oublié, je le croyais vraiment, jusqu’à…
James : Jusqu’à ce que tu le revois l’autre jour à Providence ! finit-il en réalisant ce qui s’était passé ce jour là. C’était lui, n’est-ce pas ?
Rachel se contenta d’hocher la tête.
James : Mais et ta mère dans tout ça ? lui demanda-t-il curieux.
Rachel : Ma tante lui a parlé et elle a dit que je mentais dit-elle une sensation de dégoût dans la bouche. Pour elle, je cherchais juste un moyen de m’enfuir de chez moi.
James : C’est pas croyable lui dit-il réellement en colère. Mais pourquoi tu n’as pas porté plainte ?
Rachel : Parce que je serais devenue celle que tout le monde regarde et dont tout le monde parle tout bas. Ma tante m’a fait suivre quelque temps par un médecin jusqu’à ce que je décide que j’en avais plus besoin.
James se rapprocha d’elle doucement et lui prit sa main entre la sienne.
James : Je ne comprend pas Rachel, après tout ce qu’il t’es arrivée, pourquoi être sortie avec autant de garçons ? lui demanda-t-il d’une voix calme et sans jugement.
Rachel : Tu veux dire pourquoi j’ai couché avec autant de garçons ? rectifia-t-elle pour lui. Parce qu’après avoir été sa petite princesse, je suis devenue sa petite putain et j’ai fini par croire que j’en étais vraiment une lui avoua-t-elle honteuse.
James secoua la tête tristement, tout ça n’aurait jamais dû arrivé se dit-il triste pour elle. Il ne savait pas quoi faire, quoi lui dire.
James : Pourquoi ne l’avoir jamais dit à Andie ou à Clara et Debbie ?
Rachel : Je n’ai pas envie de voir la pitié dans leurs yeux. Elles sont les meilleures amies que j’ai, les seules. Tu dois me promettre de ne jamais rien leur dire lui dit-elle menaçante.
James : Je te le promets lui dit-il après quelques secondes de silence.
Rachel : Je ne veux pas de la tienne non plus ! s’énerva t-elle tout à coup en le repoussant. J’ai été folle de te raconter tout ça.
James : Attends, calme-toi, si tu as peur que je dise quoi que se soit…
Rachel : Tu n’as pas intérêt l‘intimida-t-elle.
James : Rachel ce que tu as vécu est terrible et tout ce que je voulais c‘est te dire que si tu avais besoin de quelqu’un je serais là.
Rachel : Je n’ai pas besoin de toi ! D’ailleurs, je voudrais que tu me laisses seule maintenant.
James : Si tu veux, lui dit-il troublé en marchant vers la porte.
Il se sentait en colère contre son père de lui avoir fait ça, contre elle de le repousser alors qu’il voulait l’aider. Perdu aussi, il ne savait pas quoi pensait des sentiments qu’elle lui inspirait. Il porta une main sur la poignet de la porte et se retourna une dernière fois sur elle, roulée en boule sur elle-même, elle lui paraissait si fragile…à cet instant précis, il ne restait plus rien de la fille forte et sûre d’elle.
James : Tu ne te débarrasseras pas de moi lui dit-il en affrontant son regard.
Rachel : Je veux que tu me fiches la paix.
James : Je ne te crois pas un seul instant. Tu as du te sentir bien seule ces dernières années avec ce lourd secret que tu as porté et aujourd’hui que tu l’as révélé, je suis sûr que la dernière chose que tu veux c’est de te retrouver seule. Seulement tu es trop fière pour avouer que tu as besoin de moi. Soit, de toute façon, tu n’as rien à me demander, je reste. Tu ne peux pas me révéler ça et espérer ensuite que je te laisse seule.
Rachel : Va t-en !
James : C’est hors de question ! lui dit-il hors de lui.
Rachel le regarda et compris qu’il ne bougerait pas. Elle posa sa tête sur ses genoux et éclata en sanglots longs et déchirants. James avait son cœur qui cognait dans sa poitrine, il avait mal pour elle. Instinctivement, il alla la prendre dans ses bras et la serra longuement contre lui.
Rachel : Si tu savais comme je me sens sale lui avoua t-elle dans un sanglot étouffé par les pleurs.
Il la serra plus fort et la berça tendrement.
James : Tu devrais dormir un peu lui conseilla-t-il. On en reparle demain si tu veux.
Rachel : Non s’il te plait le supplia-t-elle en le regardant dans les yeux. J’ai peur de dormir lui murmura-t-elle timidement.
James lui caressa la joue et prit place à côté d’elle dans le lit, elle vint se blottir contre lui, comprenant qu’il allait rester auprès d’elle. Elle lui en était silencieusement reconnaissante. Il plaça ses bras autour d’elle et sentit son cœur s’embraser lorsqu’elle posa sa tête contre sa poitrine. Il se jura que plus jamais on ne lui ferait du mal, il ne le permettrait pas.
James : Je reste jusqu’à ce que tu t’endormes lui murmura-t-il tendrement au creux de son oreille.
Lentement, il lui caressait les cheveux et le dos, tentant de l’apaiser le plus possible. Il la sentit se plonger doucement dans un sommeil paisible. Sa respiration devint lente et calme, elle dormait. Il ouvrit les yeux et regarda le plafond. Le baiser qu’il lui avait donné n’était pas une erreur ou même innocent. Il était amoureux d’elle, il frissonna devant une telle évidence. Il sentait sa vie glisser inévitablement sur un sentier dangereux et inconnu. Il respira profondément et ferma les yeux. Il laissa sa tête reposait contre les cheveux de la jeune fille, sentant le parfum délicatement fruité de sa peau lui remontait jusqu’aux narines.
Jack : Que fout James ? demanda-t-il tout haut.
Tom : J’en sais rien, il avait dit qu’il en avait pour vingt minutes et ça fait une heure. Il est peut-être tombé de fatigue sur son lit.
Pacey : Ou alors, il a préféré la compagnie des filles, comme je le comprends leur dit-il rêveur.
Dawson : Merci pour nous lui dit-il en lui lançant le journal.
Mitch : Je suis désolée fiston mais je crois que tu ne vaux pas Joey lui dit-il en souriant.
Pacey : C’est certain, pas même si tu te rasais les Jambes et mettait une perruque.
Dawson : Mais je ferais une fille tout à fait acceptable.
Tom : Arrête là Dawson, tu me fais peur. Et dire qu’on partage la même chambre dit-il en feignant d’être dégoûté.
Jack : Tu as bu combien de bières ? lui demanda t-il en rigolant.
Dawson : Trop je crois…ou peut être pas assez dit-il en y réfléchissant bien.
Mitch : Je crois que ça suffira lui dit-il en lui tapotant affectueusement l’épaule.
Doug : On ramène du ravitaillement dit-il en posant des sacs de chips et de nouvelles bières sur la table de la véranda.
John : Mitch ? dit-il en lui montrant une bière.
Mitch hocha la tête et accueillit la première goulée de bière au fond de sa gorge avec un plaisir non dissimulé. Il y avait bien longtemps qu’il ne s’était pas retrouvé ainsi, assis à la belle étoile, buvant tranquillement en compagnie de son fils et d’amis.
Dawson : Elles sont parties où les filles tout à l’heure, à votre avis ?
Jack : Tu n’as pas une petite idée ? lui demanda-t-il en rigolant.
Dawson : Comment ça ?
Tom : Sa pureté finira par me tuer déclara t-il en éclatant de rire.
Dawson : Quoi ?
Mitch : Et bien, je pense qu’avec un peu de chance….pour Pacey bien sûr, Joey et les autres sont allées faire quelques boutiques.
John : Des boutiques un peu spéciales ajouta-t-il en rigolant. Le genre que ma femme ne fréquente plus depuis bien longtemps dit-il en soupirant devant le rire des autres.
Dawson : Mais on a tout ce qu’il faut pour le mariage.
Jack : Pour la nuit de noce nigaud lui dit-il en lui tapant sur la tête.
Les autres éclatèrent de rire alors que Pacey avait l’air songeur. Doug vint s’asseoir près de lui.
Doug : Quelque chose ne va pas Pacey ?
Pacey : Tu crois que je ferais un bon mari ? lui demanda-t-il inquiet.
Doug : Tu penses être un bon petit ami ?
Pacey : Je crois oui lui dit-il après mûres réflexions.
Doug : Alors tu seras un bon époux Pacey. Cela ne sera pas vraiment très différent de maintenant, seulement là vous serez mariés. Et puis, le simple fait que tu te poses cette question prouve que tu feras un très bon mari. Il n’y a qu’à voir le travail que tu as accompli en quelques jours uniquement pour la rendre heureuse et lui offrir le mariage de ses rêves. Je suis très fier de toi lui avoua-t-il en passant un bras autour de ses épaules.
Pacey : Mais si j’échouais et la rendais malheureuse ?
Doug : Ca n’arrivera pas lui assura-t-il. Elle t’aime, tu l’aimes. Il n’y a aucune raison que ça ne marche pas, vous êtes ensemble depuis tellement longtemps. Tout se passera bien lui dit-il confiant.
Pacey regarda Doug et lui sourit, il se sentait mieux. Avoir parler avec son frère lui avait fait du bien.
Pacey : On a parlait de nuit de noce dit-il en se retournant vers les autres et en prenant une autre bière.
John : On pensait à la chance que tu vas avoir.
Pacey sourit, rêveur. Pour lui, le simple fait qu’une fille aussi belle et intelligente ait accepté de l’épouser faisait déjà de lui un chanceux…Mais il n’était pas contre la lune de miel, bien au contraire.
Jack : A votre avis, que font les filles ?
Dawson : Je suis sûr qu’on leur manque.
Une voiture se gara dans la cour et une jeune fille en sortit. Elle marcha tranquillement jusqu’à la maison. Mitch et John lui sourirent et firent rentrer tout le monde à l’intérieur.
Pacey : Qu’est-ce qu’il se passe ? murmura-t-il à son père.
Sous ses yeux ébahis, la fille fit tomber son manteau et il découvrit qu’elle était habillée en infirmière dessous.
John : Ca, c'est notre cadeau, de la part de Mitch et de la mienne, fiston.
Joey : Audrey, je n’arrive pas à croire que tu es pu faire ça dit-elle morte de rire.
Audrey : Eh ! Ce n’était pas entièrement mon idée, Jen était d’accord avec moi.
Joey jeta un œil vers Jen qui souriait en détournant la tête. Evidement, elle aurait dû savoir qu’une chose pareille ne pouvait venir que de ces deux là. Elle releva les yeux vers le jeune homme qui se tenait devant elle et qui dansait langoureusement, en tenu de policier, il agitait son corps sous ses yeux. Lentement, un à un, il défit les boutons de sa chemise avant de l’arracher de le l’envoyer valser dans les airs, les filles se mirent à hurler. Joey ne pouvait s’empêcher de rire, jamais elle n’aurait cru se retrouver dans ce genre de situation. Si Pacey la voyait ! Le faux policier lui prit les mains et les fit glisser tout doucement le long de son torse pour arriver à son pantalon, là, il fit tenir la ceinture à Joey et lui fit signe de tirer. Les yeux fermés, elle le fit et le pantalon lui resta dans les mains alors qu’il se retrouvait en string devant elle. Elle éclata de rire et balança le pantalon sur Audrey qui le reçut comme un cadeau du ciel. Vingt minutes plus tard, tout était fini, il était reparti. Joey remercia les filles et resservit à boire, soudainement, elle mourrait de soif et avait très chaud.
Joey : Vous êtes complètement folles !
Audrey : Enterrement de vie de jeune fille oblige se défendit-elle.
Jen : En plus, on t’a vu, tu t’es bien amusée donc on devrait être pardonnées.
Joey : Vous l’êtes leur assura-t-elle en les serrant dans ses bras.
Puis elle s’écroula dans un fauteuil et les filles prirent toutes places dans les canapés autour.
Clara : Dis, tu n’as pas peur de te marier ?
Joey : Nan pas vraiment lui dit-elle avec un sourire songeur. Tu vois mon inquiétude serait plus liée au fait que tout se passe bien demain mais pas au fait que je me marie.
Debbie : Mais tu es encore jeune, tu n’as pas peur de te tromper, de te lier trop vite à quelqu’un ?
Joey : S’il y a une chose que je sais, c’est que je ne me trompe pas. Pacey et moi sommes fait l’un pour l’autre. On l’a toujours su, lui avant moi ajouta t-elle en souriant. Il le sais depuis qu’il a quel age ? 5 ans dit-elle en rigolant. Il m’aime depuis toujours et je crois qu’inconsciemment moi aussi. Pacey sait tout sur moi, il connaît mon passé et je veux qu’il connaisse mon futur, qu’il le construise avec moi.
Andie : Comment tu sais que c’est le bon ?
Joey : Tu le sais là dit-elle en plaçant sa main sur son cœur. C’est quelque chose que tu sens au fond de toi. Ca ne pourrait pas être un autre que lui.
Audrey : Bon, laissons toutes ces questions d’ordres sentimentales de côté pour l’instant. Ouvre donc ça lui dit-elle en lui tendant un paquet.
Joey : Qu’est-ce que c’est ? lui demanda t-elle inquiète.
Audrey : Et bien, je t’ai acheté un petit quelque chose moi aussi cet après-midi. J’ai vu ce que tu avais acheté et c’est joli, j’en conviens mais pas très folichon.
Joey : Oh mon dieu s’exclama–elle avant même d’avoir ouvert la boite.
Avec précaution, elle souleva le couvercle et éclata de rire devant son contenu.
Joey : Jamais je ne pourrais mettre ça.
Elle attrapa le vêtement entre les mains et le montra aux autres. Les filles éclatèrent de rire alors que Bessie et Gail se regardait surprises mais amusées.
Bessie : Joey, quoi que tu fasses, ne me dis rien la supplia-t-elle en se cachant les yeux.
Gail : Les choses ont bien changé depuis notre jeunesse dit-elle en regardant avec un sourire Bessie qui hocha la tête.
Joey éclata de rire et reposa le vêtement dans sa boite. Audrey lui avait acheté un déshabillé en cuir avec des chaînes. Elle imaginait la tête de Pacey si elle portait ce genre de lingerie. Il se croirait en enfer !
Jen : Le mien lui dit-elle en lui tendant un sac à son tour.
Joey : Mais comment avez-vous fait ?? Je ne vous ai pas vu passer à la caisse pourtant ?
Bessie : Que crois-tu qu’on a fait pendant tes essayages !
Joey leur sourit et reçut les autres paquets qu’elles avaient caché derrière les sièges. Elle ouvrit d’abord celui de Jen et ferma les yeux, ne parvenant pas à croire qu’elle ait osé.
Jen : Il est à la fraise, je sais que Pacey adore ça.
Joey montra les sous vêtements comestibles que Jen lui avait offert. Le fouet et les menottes qu’elle découvrit après lui fit se demander si elles n’avaient pas confondu nuit de noces et soirée sado maso. Elles passèrent une partie de la nuit à discuter avant que Joey n’aille se coucher afin de bien se reposer avant la journée du lendemain, qui risquait d’être chargée.
Marjo (23.12.2003 à 01:13)
Les premiers rayons du soleil filtrèrent à travers la fenêtre. Rachel s’éveilla lentement lorsqu’elle sentit la chaleur d’un corps contre le sien. Relevant doucement la tête, elle s’aperçut alors que James dormait auprès d‘elle, il avait dû s’assoupir. Sa première réaction fut de vouloir se lever et se sauver avant qu’il ne se réveille, comme elle le faisait toujours lorsqu’elle se trouvait dans le même lit qu’un garçon. Mais là, quelque chose la retenait de partir. Elle se sentait bien, ce qui était bizarre car c’était un sentiment qu’elle n’avait jamais connu auparavant. Se réveiller dans les bras d’un garçon sans avoir envie de le fuir instantanément lui donnait une impression bizarre mais pas désagréable. Et puis, que pourrait-il découvrir de plus sur elle qu’il ne savait déjà ? Il connaissait déjà le plus dégradant. Un sourire aux lèvres, elle se blottit de nouveau contre lui en faisant le moins de mouvement possible, elle ne tenait pas à ce qu’il sache qu’elle avait fait ça. Elle sentit les bras de James se refermer contre elle et fut heureuse de son geste instinctif. Elle ne vit pas le sourire inconscient que James arbora à cet instant. Elle dû se rendormir car lorsqu’elle rouvrit les yeux vingt minutes plus tard, elle sentit un regard posé sur elle. Elle tourna la tête et ses yeux rencontrèrent ceux de James. Il lui sourit timidement.
James : Bien dormi ?
Rachel : Oui, merci lui répondit-elle en se décollant de lui à regret.
James eut soudain froid lorsqu’elle bougea. Il l’a regardé depuis dix minutes, dix minutes qui lui avait paru une seconde. Il avait cherché à analyser ce qu’il lui était apparu hier comme une évidence. Il voulait se démontrer qu’il s’était trompé mais à peine avait-elle ouvert les yeux et avait posé son regard noisette sur lui qu’il savait qu’il n’y avait pas d’erreur. Il était amoureux d’elle. Pour preuve, c’était l’une des meilleures nuits qu’il n’avait jamais passée avec une fille et ils n’avaient même pas couché ensemble.
James : Je crois que j’ai dû m’endormir lui dit-il timidement. Je suis désolé.
Rachel : Ce n’est pas grave. Mais si tu racontes à qui que se soit que tu as dormi avec moi, tu es un homme mort.
Il se tourna vers elle, étonné mais se rendit compte qu’elle souriait. Elle ne plaisantait sûrement pas, elle ne voulait pas que ça se sache mais au moins et ne le menaçait pas. Il y avait du mieux dans leur relation. Une démonstration flagrante qu’il était sur la bonne voie pour avancer et qui sait peut-être devenir son ami.
Rachel : T’imagines, j’aurais mis un garçon dans mon lit sans coucher avec, ma réputation serait finie lui dit-elle avec un petit sourire en coin.
James sentit derrière ses propos une pointe d’amertume. Il commençait à entrevoir un changement chez elle et espérait qu’elle cesserait ce genre de comportement. Car il détestait réellement ça. Au delà du fait que ce n’était pas très bien pour elle, elle pouvait contracter n’importe quoi mais en plus beaucoup de garçons n’allait avec elle que parce qu’ils savaient qu’ils n’auraient pas besoin d’insister très longtemps. Jamais, elle ne pourrait construire quoi que se soit. Il s’arrêta là dans ses réflexions, s’apercevant qu’il ne voulait pas qu’elle construise quoi que se soit avec qui que se soit !
James : Je vais y aller, les garçons on dû se demander où j’étais passé.
Rachel : D’accord lui dit-elle en s’asseyant dans son lit.
James se leva et enfila sa veste. Rachel se dit qu’il était craquant dedans mais elle secoua la tête comme pour chassait ses idées incongrues. Il avança jusqu’à la porte avant de se retourner vers elle.
James : Je suis content que tu te sois confiée à moi.
Rachel : Je ne l’avais pas vraiment prévu lui avoua-t-elle.
James : Je sais mais tu l’as fait et c’est tout ce qui compte. Tu sais dit-il après un instant de réflexion, l’idée de toi que ton père a réussi à te mettre dans la tête est fausse. Tu vaux mieux que ça, tu es toujours là pour Andie, Clara et Debbie. Elles savent qu’elles peuvent compter sur toi. A ta façon, tu les protèges. Ce n’est pas donner à tout le monde d’avoir une amie comme toi.
Rachel : Merci lui murmura-t-elle émue.
James : Et je peux te demander deux autres petites choses ? D’abord, j’aimerais que la prochaine fois que tu as besoin de parler, tu n’hésites pas à venir me voir lui dit-il lorsqu’elle eut hoché la tête.
Rachel : Et si c’est en pleine nuit ? lui demanda-t-elle taquine.
James : Dans ce cas, tu m’appelles et j’escaladerai le mur du dortoir des filles lui dit-il avec un sourire espiègle.
Rachel lui sourit et fut toute attendrie lorsqu’elle se rendit compte qu’il était sérieux.
Rachel : Je ne voudrais pas que tu te rompre le cou à cause de moi.
Elle ne voulait pas qu’il se fasse du mal ? Oui, il y avait un très net progrès. Il lui sourit timidement.
James : T’inquiètes, j’ai l’habitude.
Rachel l’observa surprise et se rappela les nombreuses conquêtes pour qu'il se mettait en quatre. Un mur était loin de le faire renoncer. Elle se demanda combien de fois il avait pu grimper le long des gouttières pour rejoindre des filles ? Elle secoua la tête et se retourna vers lui.
Rachel : Et la deuxième ?
James : Si jamais tu revois ton père j’aimerais que tu me le dises à l’instant même lui demanda-t-il une pointe de colère dans la voix.
Rachel : Pourquoi ? lui demanda t-elle surprise.
James : Pour que j’aille le tuer lui dit-il le plus naturellement du monde. A tout à l’heure ajouta t-il en sortant.
Rachel eut du mal à s’en remettre. Elle regardait encore la porte longtemps après qu’il soit parti. Elle se rallongea dans son lit et se mit à sourire sans savoir pourquoi, elle attira l’oreiller qu’il avait utilisé à elle et plongea sa tête dedans. Elle se rendormit quelques instants.
Pacey avait l’impression de courir dans tous les sens, il vérifiait chose après chose que tout soit prêt à temps. Il s’était fait une petite liste pour ne rien oublier. Il s’était levé à l’aube, surexcité et incapable de rester allongé plus longtemps.
Danny : Tu me sembles nerveux lui dit-il en le faisant sursauté.
Pacey : Ah Danny, si tu savais comme je te suis reconnaissant lui dit-il en le serrant dans ses bras.
Danny : J’aurais manqué ça pour rien au monde et puis je ne pouvais pas laisser mon meilleur apprenti dans la merde. Alors comment tu te sens ?
Pacey : Je n’ai jamais était aussi heureux de toute ma vie lui dit-il en souriant.
Danny le regarda sceptique.
Pacey : J’ai la trouille c’est pas croyable lui avoua-t-il à mi voix. Et si Joey changeait d’avis, s’il se mettait à pleuvoir, si la cabane ne tenait pas et s’écrouler tout à coup lui dit-il inquiet, si j’oubliais mes vœux…
Danny : Oh là, du calme Speedy Gonzales dit-il en rigolant. D’abord respire un grand coup, il est normal d’être inquiet mais Joey ne changera pas d’avis, elle t’aime. Ensuite, lève la tête et vois ce beau soleil, il ne pleuvra pas aujourd’hui, crois-en un vieux loup de mer. Et regarde là haut, huit hommes sont debout sur le plancher de ta cabane, si elle devait s’écroulait elle le ferait avec eux, pas avec un maigrichon comme toi.
Pacey le regarda en souriant, rassuré.
Pacey : Un vieux loup de mer hein ? lui dit-il en rigolant, tu ne sors ton bateau qu’une fois par an. Vieux je comprend mais loup de mer…lui dit-il moqueur.
Danny : Eh ! dit-il en faisant mine d’être vexé, n’oublie pas que je suis sensé faire ton repas de noce ! Au lieu de te foutre de moi, dis-moi plutôt où est ton frère que je dise bonjour à cette tête de pioche.
Pacey : Là bas lui dit-il en indiquant un groupe de personnes installant les tables et les chaises.
Sitôt Danny partit, Pacey se remit à la vérification de sa liste.
Assise dans un coin, Andie observait Peter depuis plus de dix minutes. Elle le trouvait toujours aussi séduisant qu’avant voir plus, il avait mûri, grandit. Et elle devait avouer que ça nouvelle carrure lui allait plutôt bien.
Andie : Merci d’être venu les apporter lui dit-elle timidement.
Peter la regarda bizarrement avant de comprendre qu’elle parlait des fleurs.
Peter : C’est normal, j’étais sensé les amenés lui dit-il en rigolant. Et puis c’est mon travail.
Elle se serait mise des claques, quelle imbécile. Elle ne savait pas comment lui demander de l’accompagner à la réception de tout à l’heure. Elle avait cherché une occasion de le lui demander tout au long de la semaine, sans résultat. A chaque fois, ils avaient été dérangés au mauvais moment ou alors elle n’avait pas osé. Et là, c’était vraiment sa dernière occasion. Elle allait ouvrir la bouche lorsqu’un jeune garçon vint le chercher pour lui demander son aide. Rah !! Encore raté. Rachel vint la rejoindre et s’assit à côté d’elle.
Rachel : Tu n’as pas encore réussi ?
Andie : A faire quoi ? lui demanda-t-elle en détourant le regard.
Rachel : A inviter ce pauvre garçon.
Andie : Comment tu peux savoir une chose pareille ?
Rachel : Je suis très intuitive lui dit-elle assez contente d’elle-même. Et puis, tu n’as jamais été très douée pour cacher ce genre de chose.
Andie : Je suis incapable d’aligner deux mots intelligents devant lui.
Rachel : Laisse-moi faire lui glissa t-elle tout bas alors que Peter marchait vers elles.
Andie : Non ! tenta t-elle de dire….trop tard.
Rachel : Peter, que fais-tu tout à l’heure ?
Peter : Comment ça ?
Andie : Et bien, Andie ici présente n’a pas de cavalier pour la réception et je me demandais si tu voudrais l’accompagner.
Peter : J’en serais ravi, si toutefois Andie veux de moi dit-il, souriant vers Andie.
Andie : J’en serais très contente lui dit-elle en osant le regarder en face et sourire.
Peter : Alors à tout à l’heure lui dit-il en remontant dans son camion.
Lorsqu’il démarra, Andie donna un coup à Rachel.
Andie : T’es dingue ou quoi ??
Rachel : Quoi ça a marché ? se défendit-elle.
Andie : Tu m’as fais passer pour une véritable imbécile.
Rachel : Ah non, je suis désolée mais tu n’avais pas besoin de moi pour ça, tu te débrouillais très bien avant que j’arrive.
Légèrement vexée, Andie lui redonna un coup dans le bras.
Rachel : Eh ! Aidez vos amies et regardez la récompense ! s’indigna-t-elle en rigolant.
Andie : D’accord! Alors si on parlait de toi ?
Rachel : Je n’ai rien à dire.
Andie : Ah ouais, pas même sur le fait que tu es allée te coucher de bonne heure hier et que James ait mystérieusement disparu de la fête des garçons alors qu’il devait repasser chez nous.
Rachel : Oops, j’avais oublié que je devais aider Debbie à choisir sa robe dit-elle en se levant. A plus tard ajouta-t-elle en s’éclipsant rapidement.
Andie : C’est ça, je finirai pas savoir de toute façon lui cria-t-elle amusée par sa réaction.
Dawson : Comment va-t-elle ?
Charlotte : Ecoute.
Elle tendit le téléphone vers la porte de chambre de Joey… « je ne serais jamais prête…où est ma robe...et mes chaussures…mais arrête Bessie on a pas le temps…tu m’as décoiffé…. ». Dawson éclata de rire.
Dawson : Ce n’est pas vraiment mieux de mon côté. Pacey fait les cent pas en répétant ses vœux, je vais finir par les savoirs par cœur « Joey mon amour, tu as fais de moi un homme comblé... » singea t-il. Charlotte éclata de rire à son tour.
Charlotte : C’est un très bon début.
Dawson : Ouais, je dois dire que la suite est pas mal non plus. J’étais ému la première fois que je l’ai entendu mais là je commence à saturer. Je vais finir par lui faire avaler sa fiche.
Charlotte : Je ne pense pas que Joey serait très contente si tu étouffais son mari avant même qu’ils soient passés devant le prêtre.
Dawson : Après tu crois que je peux ? lui demanda-t-il en rigolant.
Charlotte : Je suis désolée mais non lui dit-elle amusée.
Dawson : Zut ! dit-il en faisant semblant d’être déçu.
Charlotte : Il va falloir que je te laisse, Joey va avoir besoin de tout le monde pour se calmer.
Dawson : Je comprends, embrasse-là pour moi.
Charlotte : Promis.
Dawson : Et Charlotte ?
Charlotte : Oui ? demanda t-elle d’une petite voix.
Dawson : Je suis content de ce qui nous arrive.
Charlotte : Moi aussi. Je t’aime lui avoua-t-elle.
Dawson : Je t’aime aussi.
Elle raccrocha, et pénétra dans la chambre de Joey avec un large sourire.
Joey : Où tu étais passé ??? Tu as vu mes boucles d’oreilles ??
Charlotte : Calme-toi, on va les retrouver Joey lui dit-elle en fouillant les tiroirs avec Jen.
Audrey : Alors c’est comment la vie à Los Angeles ?
Tom : Je croyais que tu étais de là bas ?
Audrey : Je le suis mais il y a bien longtemps que je n’y suis pas retournée et je voulais savoir ce que tu en penses, toi.
Tom plongea son regard dans celui de Audrey et sourit.
Tom : Eh bien, Los Angeles est une grande ville, tout y est extravagant et effervescent. J’ai eu un peu de mal à m’y habituer au début mais finalement j’aime bien cette ville. Et c’est le meilleur endroit pour le cinéma.
Audrey : Ca c’est sûr ! Et la vie avec Dawson ?
Tom : Dawson ? dit-il en soupirant. C’est un type très sympathique. Je l’adore. Il me fait rire quand il vit dans son monde à lui, lorsqu’il m’explique ses rêves.
Audrey : C’est vrai qu’il à une conception de la vie qui fait rêver. Dawson est un idéaliste.
Tom : Ouais, et puis maintenant qu’il sort avec Charlotte, je vais enfin avoir la paix. Ne plus le voir se mourir d’amour pour elle et souffrir en silence.
Audrey : Oh mais tu sais, je ne voudrais pas t’inquiéter mais ça peut, peut être devenir pire !
Tom : De quoi tu parles ? lui demanda-t-il soudainement inquiet.
Audrey : Et bien, je me rappelle au tout début où je vivais avec Joey et qu’elle sortait avec Pacey. Ils étaient constamment l’un sur l’autre. Je ne savais jamais dans quel position j’allais les retrouver en entrant dans ma chambre dit-elle en rigolant.
Tom : Peut-être mais Dawson est un garçon plus calme lui dit-il plus pour lui que pour elle.
Audrey : Dawson est un garçon amoureux le contredit-elle.
Tom : Oh mon dieu, je crois qu’il va falloir qu’on instaure un code et tout de suite ! paniqua-t-il en rigolant.
Audrey rit avec lui pendant un instant. Elle appréciait beaucoup la présence du jeune homme. Il était comme un vent frais qui lui apporter un peu d’air pur. Cela faisait un bien fou.
Tom : Mais dis moi, pourquoi te trouves-tu ici avec moi alors que ton amie Joey est entrain de se préparer pour son mariage ?
Audrey : Parce que justement elle se prépare lui dit-il en souriant. Tu as déjà vu une fille se préparer le jour de son mariage ? lui demanda-t-elle en souriant. Je suis sûre qu’elle doit être stressée et qu’elle doit par conséquent stresser les autres lui dit-elle amusée. J’irais plutôt lorsqu’elle sera prête.
Tom : Excellente idée.
Ils restèrent encore un long moment à discuter et à rigoler avant de décider d’aller rejoindre les autres.
Marjo (23.12.2003 à 01:44)
Appuyé contre un arbre, Pacey regardait la rivière s’écoulait paisiblement. Il avait finalement assimilé ses vœux et pensait les connaître par cœur. Il s’était éloigné quelques instant avant que la cérémonie ne commence. Il avait conscience d’avoir énervé les autres avec ses angoisses et il voulait leur donner un moment de répit. Mais c’était plus fort que lui, il était nerveux à l’idée d’épouser Joey. Il était sûr de lui, il n’avait aucun doute là-dessus mais il avait peur de ne pas être à la hauteur de son engagement.
Mitch : Tu as l’air bien songeur mon garçon ?
Pacey : Je suis content que vous soyez venu lui dit-il sincère.
Mitch : Je n’aurais manqué ça pour rien au monde lui assura-t-il en souriant. Où est ton père ?
Pacey : Il aide les invités à se placer.
Mitch : Tu as besoin de quelque chose avant qu’on y aille ?
Pacey : Non.
Mitch aller faire demi tour quand Pacey l’arrêta.
Pacey : Il y a une chose que j’ai toujours voulu vous dire.
Mitch : Je t’écoute.
Pacey : Merci.
Mitch : Merci pour quoi ? lui demanda-t-il surpris.
Pacey : Pour tout.
Devant l’air intrigué de Mitch, Pacey prit une profonde inspiration et lui expliqua le fond de sa pensée. Il y avait longtemps qu’il avait ça sur le cœur et le jour de son mariage semblait être le bon moment pour le dire.
Pacey : Voilà lui expliqua-t-il, quand j’étais petit et que je ne m’entendais pas avec mon père. Je venais souvent chez vous.
Mitch : Et tu seras toujours le bienvenu.
Pacey : Je sais lui dit-il d’une voix affectueuse. Quand je vous regardais avec Dawson, je vous enviais, j’enviais la relation que vous aviez tous les deux. Et je me disais que j’aurais aimé que vous soyez mon père lui avoua-t-il secoué par l’émotion. Je voulais que vous sachiez que pour moi, vous avez été comme un second père. Vous avez toujours étais là pour moi et vous n’avez jamais accordé la moindre importance aux bruits qui couraient sur mon compte. Vous m’avez traité comme un fils et pour ça je vous en serais éternellement reconnaissant.
Emu, Mitch le serra dans ses bras.
Mitch : Je t’ai toujours considéré comme mon deuxième fils lui dit-il le cœur serré. Joey et toi êtes comme mes enfants et il en sera toujours ainsi lui dit-il les larmes aux yeux.
Pacey : Merci lui murmura-t-il en le serrant plus fort.
Mitch : On devrait y aller, je crois, fiston.
Pacey lui sourit tout en essuyant la larme qu’il avait au coin de l’œil. Mitch lui passa un bras protecteur et rassurant autour des épaules et l’emmena vers le lieu de la cérémonie.
Bessie : Joey! Ca va être l’heure d’y aller dit-elle en cognant contre la porte.
Bessie et Body attendait patiemment derrière la porte que Joey se décide à sortir, ils étaient impatients de la voir dans sa robe. Joey sortit et les regarda, anxieuse. Elle voulait savoir ce qu’ils en pensaient.
Bessie : Mon dieu petite sœur, tu es magnifique.
Body : Radieuse ajouta-t-il.
Joey sourit et Bessie la serra dans ses bras.
Bessie : Maman serait fière lui murmura-t-elle à l’oreille.
Joey : Je l’espère.
Body : Je crois qu’il est temps d’y aller, Pacey doit t’attendre.
Joey : Tu as raison.
Body allait lui présenter son bras lorsqu’une ombre se présenta à eux.
Inconnu : Je peux ?
Joey et Bessie restèrent pétrifiées sur place. Elles portèrent simultanément une main à leur bouche. Les larmes aux yeux, Joey s’avança vers lui.
Joey : Mon dieu, Papa, que fais tu là ?
Mike : Je n’allais pas manquer le mariage de ma petite fille lui dit-il ému.
Joey : Mais comment as-tu pu ?
Doug apparut derrière lui et lui sourit.
Doug : C’est une permission spéciale, d’une journée précisa-t-il. Cadeau de Pacey lui dit-il en souriant.
Joey se jeta dans les bras de son père et s’essuya les quelques larmes qu’elle n’avait pas pu retenir.
Joey : Je suis tellement contente de te voir. Merci Doug lui glissa-t-elle.
Il lui fit un clin d’œil et sortit.
Mike : Tu es aussi belle que ta mère lors de notre mariage lui avoua-t-il au bord des larmes.
Il embrassa Bessie, serra la main de Body et tendit le bras à Joey.
Mike : Il ne faudrait pas faire attendre ton futur époux.
Pacey attendait Joey en bas de l’échelle. Dawson, Jack ses témoins, ainsi que Jen, Audrey et Andie, les témoins de Joey attendaient en haut avec le prêtre. Pacey regarda autour de lui, les écrans géants que Dawson avait placé, retranscrivaient parfaitement ce qu’il se passait en haut. Le soleil était toujours là, Danny avait vu juste, la journée serait splendide. Doug marcha rapidement vers lui, il lui fit signe que tout était ok. Pacey soupira de soulagement, son père et lui avaient finalement réussi. Rien n’était encore sûr une heure plus tôt. Il lui murmura un « merci » et Doug posa une main réconfortante sur l’épaule de son frère en lui souriant, un sourire qui signifiait que tout se passerait bien. Puis, il grimpa l’échelle afin de rejoindre Dawson et Jack. La musique retentit, signe que la cérémonie pouvait commencer. Après un long moment, Joey apparut devant lui, tel un ange. Elle était superbe, il ne l’avait jamais vue aussi belle. Heureux comme jamais, il attendit qu’elle arrive jusqu’à lui. Là, elle embrassa son père et prit le bras de Pacey.
Joey : Je t’aime lui murmura-t-elle les larmes aux yeux.
Pacey : Moi aussi.
Elle monta la première et Pacey la suivit, en haut ils se reprirent la main et se tinrent devant le prêtre. L’office put commencer. Il prononça les cérémonies d’usage avant qu’il ne demande à Pacey de prononcer ses vœux. Celui-ci se tourna vers Joey et respira profondément.
Pacey : Joey, mon amour, tu as fait de moi un homme comblé.
Dawson chercha le regard de Charlotte dans la foule et lui fit un clin d’œil complice.
Pacey : Je t’aime depuis que je suis petit, je n’ai jamais imaginé faire ma vie avec quelqu’un d’autre que toi. Tu es la seule qui ait toujours compté dans mon cœur, la seule à savoir le faire battre au bon rythme lui dit-il ému. Je veux passer ma vie à tes côtés car sans toi, je ne peux pas vivre. Tu es tout ce dont j’ai besoin. Si tu acceptes de m’épouser aujourd’hui, je promets de faire mon possible pour te rendre heureuse jour après jour.
Joey sécha ses larmes et alors que le prêtre lui faisait signe que c’était à son tour, elle se tourna vers Pacey.
Joey : Pacey, tu es arrivé dans ma vie au moment où j’avais le plus besoin de toi, tu as balayé tous les moments tristes de ma vie. Tu as nettoyé mon cœur pour mieux m’aider à le reconstruire. Avec toi, j’ai réappris le mot bonheur. Alors que je pensais la vie vide et cruelle, tu as su me montrer combien elle pouvait être belle au contraire. Je n’ai jamais cru en l’amour éternel avant toi. Je veux devenir ta femme et vieillir auprès de toi. Je veux avoir des enfants avec toi. Si tu t’engages à m’aimer jusqu'à la fin de ta vie, je te jure devant dieu de te rendre heureux et de te combler tout au long de notre vie.
Les larmes aux yeux, Pacey lui embrassa le dos de la main. Ils échangèrent les alliances et furent déclarés mari et femme devant dieu. Des applaudissements et des « Vives les mariés » se firent entendre dans la foule, alors qu’ils s’embrassaient tendrement. Gail et Bessie pleuraient tout comme Jen, Audrey et Andie. Ils descendirent et reçurent les félicitations de tous. La fête pouvait commencer !
Tom : Tu sais que je commençais sérieusement à penser que tu étais gay ?
Dawson se retourna sur lui et esquissa un sourire.
Dawson : Tu ne pensais tout de même pas que je pouvais être amoureux de toi ?
Tom : Oh non, je savais bien que tu n’aurais pas visé si haut. Je suis trop bien pour toi !
Dawson : Evidemment lui dit-il en rigolant.
Ils se servirent une assiette au buffet et allèrent s’asseoir à l’une des tables installés face à la rivière.
Tom : Tout se passe comme tu veux alors ?
Dawson : Tout lui assura-t-il. Je suis vraiment amoureux de cette fille.
Il la chercha dans la foule et l‘apercevant, il sourit. Tom regarda dans la même direction que lui, Charlotte discutait avec Audrey.
Tom : Qu’est-ce que tu penses d’Audrey ?
Dawson : Pourquoi tu me demandes ça ? lui demanda-t-il un peu surpris.
Dawson observa attentivement le regard de son ami et se mit à rire.
Dawson : Audrey te plait !
Tom : Eh, crie pas si fort.
Dawson : Mais j’ai raison ?
Tom : Disons que je l’aime bien.
Dawson : Si tu veux mon avis, Audrey est une fille très bien pour toi. Vous avez deux personnalités similaires.
Tom : Tu crois que je lui plais ?
Dawson : Le mieux est de le lui demander.
Dawson fit signe aux filles de les rejoindre.
Tom : Oh là, qu’est-ce que tu fais ? s’inquiéta-t-il.
Dawson : Je croyais que tu voulais savoir.
Tom : J’en suis pas encore là. Mais tu débarques de quelle planète ? lui demanda-t-il hébété.
Dawson : Je voulais aider, c’est tout.
Tom : Ouais, ben je me passerai de toi.
Charlotte : Salut Tom. Salut toi dit-elle en se penchant sur Dawson pour l’embrasser.
Dawson : Tu viens danser ? lui demanda-t-il en insistant légèrement.
Charlotte : D’accord. A tout à l’heure dit-elle à Audrey et Tom qui les regardaient partir un peu surpris.
Audrey : Dawson avait l’air bizarre.
Tom : Ca doit être le fait de sortir avec Charlotte qui le rend comme ça, faut pas faire attention lui dit-il précipitamment. Tu veux danser ?
Audrey : Avec plaisir lui dit-elle ravie.
Danny : Monsieur et Madame Witter leur dit-il en les rejoignant au bar.
Pacey et Joey sursautèrent.
Danny : Toutes mes félicitations. Je suis très content pour vous deux.
Pacey : Merci lui dit-il en lui serrant la main. Je ne sais pas comment te remercier pour tout le travail que tu as accompli.
Joey : Ce repas est délicieux.
Danny : Eh bien voilà, ta femme vient de le faire pour toi. Et puis, il faut avouer aussi que les deux autres cuistots que ton ami Dawson a déniché ne sont pas trop mal non plus leur glissa-t-il tout doucement.
Joey et Pacey éclatèrent de rire.
Danny : Maintenant si vous voulez bien m’excuser, je dois aller surveiller que les serveurs ne donnent pas n’importe quoi à boire à vos invités.
Pacey regarda Danny partir en souriant et enlaça Joey.
Pacey : Si on allait danser ?
Joey : Excellente idée lui dit-elle en reposant sa coupe sur la table.
Pacey lui prit la main et ils marchèrent lentement sur la piste. A leur vue, les musiciens s’arrêtèrent et jouèrent une musique douce et romantique. Pacey leur fit un signe de tête et Joey se blottit dans ses bras. Ils se déhanchèrent doucement aux rythmes lents de la musique.
Joey : Pacey, je ne sais pas comment te remercier pour mon père ? Comment as-tu pu faire ça ?
Pacey : Je t’aime lui dit-il comme simple explication. Et puis, mon père et mon frère ont fait le plus dur. Je savais que tu serais triste à cause de ta mère alors je voulais au moins que ton père soit là. Je m’en serais voulu de n’avoir pas essayé.
Joey : Tu es l’homme le plus merveilleux du monde.
Une larme brilla dans les yeux de Joey.
Pacey : Qu’est-ce qui t’arrive? lui demanda t-il tendrement.
Joey : C’est juste que je pense à la chance que j’ai. Ce sont des larmes de joie. Je t’aime tellement que je n’arrive pas à imaginer ma vie sans toi à mes côtés.
Pacey : Ca tombe bien tu n’as pas à le faire lui dit-il en caressant la joue tendrement.
Mike : Je peux te l’emprunter ?
Pacey : Bien sûr dit-il en souriant tendrement à Joey.
Mike prit la main de Joey mais retint Pacey un instant.
Mike : Mon garçon, je voulais te remercier pour ce que tu as fait pour ma fille et pour moi, c’est vraiment très généreux.
Pacey : Il n’y a pas de quoi, je ferais n’importe quoi pour elle.
Mike : Je m’en rends compte et je suis sûr que tu rendras ma fille heureuse.
Pacey : Merci monsieur.
Mike : Appelle-moi Mike.
Pacey : D’accord Mike dit-il en souriant.
Pacey s’éloigna en les laissant seuls. Il fit deux pas et se sentit happé par un bras. Il se retourna et fit face à Bessie.
Bessie : Je réclame une danse !
Pacey : Je te l’accorde volontiers.
Bessie dansait avec lui et lui souriait affectueusement.
Bessie : Pacey, je voulais te dire que je suis ravie pour vous deux. Je sais que Joey a fait le bon choix. Tu es quelqu’un de bien et je suis ravie de t’accueillir dans la famille.
Pacey : Merci Bessie. Tu sais que je te dois beaucoup ?
Bessie : Comment ça ?
Pacey : Tu m’as toujours encouragé à persévérer avec Joey, tu as toujours été là pour me soutenir.
Bessie : Je savais que tu l’aimais et….. ma mère aussi ajouta t-elle, elle a toujours su que ce jour arriverait. Elle m’avait confié que je n’avais pas de soucis à me faire pour Joey car tu étais là lui dit-elle émue.
Pacey : Ta mère me manque, lui dit-il les larmes aux yeux.
Peter : Tu veux boire quelque chose ?
Andie : Volontiers lui dit-elle essoufflée. Je n’avais pas danser comme ça depuis très longtemps lui avoua t-elle toute joyeuse.
Peter lui sourit et l’emmena près du bar où il leur servit deux verres de ponch.
Peter : Je suis content que Rachel m’ait invité lui dit-il les yeux dans les yeux. J’avais peur que tu ne le fasses pas.
Andie : Je n’osais pas lui répondit-elle en baissant les yeux.
Peter : J’ai remarqué lui dit-il en rigolant. Tu es encore plus timide qu’au lycée !
Andie : C’est pas vrai se défendit-elle avec force.
Peter : Andie, ce n’est pas un défaut, j’aime beaucoup le côté petite fille que ça te donne.
Andie : Je ne suis pas timide, tiens, est-ce que la Andie du lycée aurait osé te dire qu’elle te trouvait très séduisant et que tu lui plaisais beaucoup lui déclara t-elle avant de se sentir extrêmement mal à l’aise par sa déclaration.
Peter éclata de rire.
Peter : Tu as raison, elle n’aurait pas osé mais si elle l’avait fait, elle ne serait certainement pas aussi rouge que tu l’es en ce moment lui dit-il amusé.
Andie lui administra un léger coup à l’estomac avant de lui sourire. Il avait raison, à quoi bon le nier, ses déboires l’avait rendue encore plus timide. Elle baissa la tête et contempla ses chaussures.
Peter : Tu me plais beaucoup aussi lui avoua t-il en lui redressant la tête d’un doigt appuyé sur son menton. J’ai beaucoup pensé à toi et à ce que tu étais devenue. Lorsque j’ai quitté Capsides en cours d’année du lycée j’ai été très triste. J’avais pensé pouvoir te revoir avant.
Andie repensa à sa surprise lorsqu’elle avait appris que ses parents et lui avaient quittés Capsides pour Atlanta à cause du travail de son père. Elle avait beaucoup pensé à lui elle aussi.
Andie : Je suis contente que nos chemins se soient croisés à nouveaux.
Peter : Moi aussi lui dit-il avec un regard charmeur.
Les yeux plongés l’un dans l’autre, Peter sentait ses mains moites, Andie avait le cœur qui battait la chamade, d’une main douce, il lui caressa la joue avant que son regard ne descende ostensiblement vers ses lèvres, fines et attirantes. Lentement, il parcoura les derniers centimètre qui les séparaient et il s’empara de ses lèvres en un baiser passionné. Andie sentit ses jambes se dérober sous elle. La façon qu’il avait de la tenir contre lui de façon possessive et amoureuse la faisant se sentir unique et heureuse à la fois. Elle répondit à son baiser avec autant de force que lui, se laissant tomber peu à peu dans la délectation du moment.
Marjo (23.12.2003 à 01:55)