La tête appuyée sur sa main, Pacey jouait avec sa nourriture. Il n’avait pas très faim. Sa vie était de plus en plus confuse et ses sentiments de plus en plus trouble. Après sa dernière confrontation avec Joey, il n’avait fait que penser à elle pendant tout le week end. Même lorsqu’il était sortit dîner avec Andie, il avait pensé à elle. Ce qui l’avait plongé dans le plus grand embarras. Il se sentait terriblement coupable d’être avec sa petite amie et de penser à une autre en même temps. Ce n’était pas son genre de jouer un double jeu avec les filles. Il ne savait plus où il en était avec Andie, il ne savait plus ce qu’il voulait ou attendait de l’avenir. Avant de venir à Capsides, il croyait savoir ce que c’était que l’amour, le vrai, le pure mais depuis qu’il avait posé les yeux sur Joey Potter, il s’était surpris à revoir la signification du mot « beauté ».
Andie : Tu n’as pas l’air dans ton assiette dit-elle en s’asseyant près de lui.
Pacey : Je n’ai pas très faim.
Andie : Pacey, si tu n’allais pas, tu m’en parlerais ?
Pacey : Bien sûr mentit-il.
Andie : Je te trouve étrange depuis ce week end avoua t-elle.
Il se força à sourire pour la rassurer. Elle ne méritait vraiment pas ce qu’il était entrain de lui faire. Elle avait le droit d’avoir un petit ami qui se consacrer corps et âmes à elle. Il n’avait encore jamais ressentit une telle culpabilité.
Andie : On se voit ce soir ?
Pacey : Je travail au Icehouse dit-il d’un air contrit.
Andie : Ah dit-elle déçu. Je pourrais peut être passé te voir.
Pacey : Bien sûr, ça me ferais plaisir dit-il sincère.
Andie retrouva son sourire. Elle se pencha vers lui et l’embrassa tendrement. Pacey lui rendit son baiser et se surprit de son geste mécanique. Il ne retrouvait pas la passion avec laquelle il l’embrassait normalement. Elle lui sourit avant de saisir son sac et de partir vers sa salle de cours. Bourré de remords, Pacey laissa retomber sa tête entre ses mains et se cogna la tête contre la table à deux reprises.
Joey : Quelque chose ne va pas ? demanda t-elle en se rapprochant de lui.
Pacey : Joey ! dit-il surpris en se levant d’un bond. Non, j’étais… dit-il en baissant les yeux sur la table…entrain de vérifier sa solidité ajouta t-il avec un petit sourire, en espérant qu’elle y croirait.
Surprise, Joey esquissa un sourire qu’il lui rendit volontiers.
Joey : Et elle est solide ?
Pacey : Je crois que ça ira.
Un léger silence gêné s’installa entre eux et Pacey prit les devants.
Pacey : Joey, je voulais m’excuser pour l’autre jour, je n’aurais pas du.
Joey : Ce n’est rien dit-elle mal à l’aise, c’est de ma faute à moi aussi, je n’aurais pas du venir chez toi.
Pacey : Mais tu peux venir quand tu veux.
Il se maugréa intérieurement. Pourquoi avait-il fallut qu’il ajoute ça ? Quel idiot ! Joey allait finir par le prendre pour un imbécile.
Pacey : Enfin, je veux dire que si tu as besoin…
Joey : Merci dit-elle pour abrégé le bourbier dans lequel il s’enlisait.
Pacey : Il faut que j’aille en cours.
Joey : D’accord, on se voit tout à l’heure.
Il plongea son regard dans le sien et hésita à partir. Il n’en avait vraiment pas envie. Il aimait être auprès d’elle. Mais il sentit qu’il valait mieux qu’il s’éloigne avant que son corps de s’enflamme. Avec un dernier regard appuyé, il la contourna et disparut dans le couloir. Joey respira un grand coup, elle avait eut l’impression de retenir sa respiration tout le temps où il s’était trouvé près ses côtés. Elle se laissa tomber sur la chaise qu’il occupait à son arrivé et fit tomber sa tête sur la table. Son front cogna contre la paroi en bois et elle émit un léger gémissement. Elle est vraiment solide se dit-elle en se massant l’endroit douloureux avant de sourire en repensant à Pacey.
Marjo (20.04.2004 à 00:26)
Depuis plus d'une heure, Joey se promenait le long du port. Elle tentait de comprendre ce qu'il se passait en elle depuis la rentrée. Elle ne comprenait plus ses réactions. Surtout en ce qui concernait Dawson. A la fin des cours, elle s'était précipitée hors de l'enceinte du lycée pour ne pas rentrer avec lui. Dès qu'elle était en sa présence, elle ne sentait plus du tout à l'aise. Elle ne ressentait plus la même joie lorsqu'il la prenait dans ses bras ou lorsqu'il l'embrassait. Elle avait beau, pour se rassurer, mettre tout cela sur le compte de l'école, des inscriptions aux universités qui représentaient tout de même une bonne dose de stress, elle savait que la raison était tout autre. Le problème c'est qu'elle avait peur de mettre un nom dessus. Ou pour être plus exacte, elle avait peur de mettre un prénom dessus. S'arrêtant à la rambarde, elle s'abîma dans la contemplation de l'océan.
-Enfin, te voilà. Je t'ai cherchée partout, murmura-t-on en l'enlaçant par derrière.
Surprise, elle sursauta et se retourna vivement pour se retrouver en face de Dawson. Elle évita de le regarder, soudainement mal à l'aise de s'apercevoir qu'elle aurait aimé que cela soit Pacey. Elle sentit son cœur se serrer. Depuis qu'il était arrivé à Capesides, elle n'arrivait pas à se l'ôter de l'esprit. Elle pensait constamment à lui, à ses yeux, son sourire et depuis qu'elle l'avait vu torse nu, c'était pire que tout! Son image envahissait même ses nuits.
Dawson : Ca va? Demanda-t-il inquiet qu'elle n'ait toujours rien dit.
Joey : Oui, oui, se reprit-elle. J'avais un peu la tête ailleurs. J'ai été surprise que tu m'enlaces, expliqua-t-elle nerveuse.
Dawson : Tu croyais que c'était un autre garçon? plaisanta-t-il.
Joey : mais non, pas du tout, répondit-elle sur la défensive.
Dawson : T'es bizarre en ce moment, Joey. Qu'est-ce qu'il y a?
Joey : Rien, c'est juste les inscriptions qui m'angoissent, mentit-elle.
Dawson : Tu n'as toujours pas répondu à la question fatidique ; "Où vous voyez-vous dans 5 ans?", la taquina-t-il.
Joey : Mais comment veux-tu qu'on le sache? C'est vrai! Je ne sais même pas où je serai le week end prochain!
Dawson : Ah pour ça, je peux t'aider!! Normalement, nous serons tous les deux dans ma chambre à regarder des vieux films!
Joey : Ouais, justement, lâcha-t-elle sans entrain.
Dawson : Ca à l'air de t'emballer!
Joey: Dawson, sans te vexer, tu ne crois pas qu'on pourrait un peu varier, s'emporta-t-elle légèrement.
Eh voilà! Encore une réaction qu'elle ne comprenait pas! Pourquoi s'énerver de la sorte alors que la conversation était somme toute banale. Visionner des films dans la chambre de Dawson était un rituel qu'ils honoraient depuis presque 10 ans. Rien d'anormal à ce que Dawson lui en parle. Mais le problème était justement qu'elle en avait marre de faire toujours la même chose. Elle avait l'impression d'étouffer. Comme si elle était prise au piège. Elle voulait de la nouveauté. Elle voulait mettre du peps dans sa vie.
Dawson : Ok! On fera ce que tu as envie, dit-il pour la calmer.
Joey: Bon, on a le temps d'en reparler, dit-elle en lui faisant un petit sourire contrit, sans réussir à ce départir de son sentiment de malaise.
Dawson lui sourit à son tour, il plongea ses yeux dans ceux de la jeune fille et prenant son visage en coupe, déposa un tendre baiser sur ses lèvres. La jeune fille ressentit comme une boule désagréable à l'estomac, comme si elle n'était pas à sa place. Elle ferma tout de même les yeux pour accueillir ce baiser mais sournoisement, le visage de Pacey s'imposa à elle. Elle sentit son cœur manquer plusieurs battements et lorsque Dawson s'écarta d'elle, le prénom de Pacey, dans un murmure, s'échappa de ses lèvres.
Dawson : Pardon? Tu as bien dit Pacey, là? Questionna-t-il complètement abasourdi.
Joey se sentit prise de panique. Qu'avait-elle fait? Qu'avait-elle dit?
Joey : Excuse-moi Dawson. Je me suis souvenue que Pacey était tout seul au Ice House. Je devais le rejoindre depuis plus d'une demi-heure au moins et j'ai pas vu le temps passer, expliqua-t-elle en essayant de se convaincre elle-même. Il faut que j'y aille.
Dawson : Ok, Joey, lâcha-t-il déçu et mal à l'aise.
Joey: On se voit plus tard, dit-elle en lui déposant un rapide baiser.
Dawson : Je suis chez moi, je ne bouge pas.
Joey hocha la tête et fit demi-tour pour aller au restaurant.
Dawson : Joey, je t'aime, lui cria-t-il.
La jeune fille se retourna, lui sourit mais ne répondit rien.
falbala (21.04.2004 à 00:20)
-Excuse-moi, Pacey, je suis en retard, lança-t-elle à peine débarquée dans le restaurant.
Pacey : Ce n'est rien, il n'y a pas encore beaucoup de monde, répondit-il simplement.
Il savait très bien pourquoi elle était en retard. En servant un client sur la terrasse, il l'avait vue dans les bras de Dawson. Il avait senti comme un coup de poignard lui transpercer le cœur. Cette fille faisait naître en lui des sentiments bizarres. Pourquoi se sentait-il mal dès qu'il voyait Dawson, le petit ami en titre, il ne fallait pas l'oublier, un peu trop près d'elle. C'était tout bonnement absurde! Il fallait à tout prix qu'il se sorte Joey de l'esprit. Il le fallait vraiment. Par respect pour Andie. C'était une fille remarquable, elle lui apportait tellement depuis qu'ils se fréquentaient, il ne pouvait pas continuer ainsi, à bafouer leur relation. Il devait absolument reprendre ses esprits et pour cela, commencer déjà par se concentrer sur son travail.
Joey : Ouah, c'était la folie, ce soir, constata-t-elle en finissant la vaisselle.
Pacey : C'est bon pour les affaires, remarqua-t-il.
Joey : Oui. C'est bon pour toi, tu pourras manger autre chose que du pain sec et de l'eau, plaisanta-t-elle
Son visage se farda d'un large sourire. La plaisanterie, avec Joey, avait un goût particulier. Il adorait son sens de l'humour, ses prunelles qui s'animaient lorsqu'elle riait, son sourire qui illuminait son visage. Pendant qu'il énumérait, il s'aperçut, en fait, qu'il aimait énormément de choses chez la jeune femme. Mais que lui arrivait-il donc?
Mon Dieu, que son sourire est sexy, remarqua Joey. Il avait le don de la mettre sans dessus-dessous. Et s'il n'y avait que son sourire!! Mais non! Ses yeux bleus la faisaient chavirer, sa façon de parler la troubler et même sa démarche nonchalante la faisait craquer. Et elle préféra ne pas repenser à son torse musclé afin d'éviter de lui sauter dessus. Il fallait absolument qu'il ne soit plus dans son champ de vision, sinon, elle ne répondait plus de rien.
Joey : Je vais ranger la cuisine, précipita-t-elle de dire pour rompre la torpeur qui l'avait saisie
Pacey la regarda partir, étonné de sa précipitation, puis continua à ranger les tables et les chaises.
Soudainement, il entendit un vacarme du tonnerre, suivi d'un cri de Joey. Il courut à la cuisine et aperçut la jeune fille, parterre, un tas de casseroles à côté d'elle.
Pacey : Jo, ça va?demanda-t-il en arrivant près d'elle.
Joey : Oui, enfin, je crois, hasarda-t-elle en se frottant la tête. Je voulais juste remettre ces casseroles en haut de l'étagère et j'ai glissé. Et une casserole m'est tombée dessus.
Pacey : Montre-moi, dit-il doucement en lui prenant la main pour l'aider à se relever.
Une fois Joey à sa hauteur, il inspecta sa tête pour voir l'étendu des dégâts. Il ne remarqua même pas à quel point ses gestes étaient tendres tandis qu'il caressait doucement les cheveux de la jeune fille à la recherche d'une blessure quelconque. Il ne remarqua pas non plus, tout à ce qu'il faisait, le trouble qu'il s'était emparé de Joey dès qu'il avait posé les mains dans sa chevelure.
Pacey : Bon, il n'y a pas de plaie. Je pense que tu devrais mettre de la glace pour éviter une grosse bosse, préconisa-t-il avant de plonger ses yeux dans ceux de Joey.
A cet instant, il eut l'impression qu'une décharge d'électricité envahissait son corps. Il se sentait comme hypnotisé par les yeux de la jeune fille. Comme si un charme s'était emparé d'eux. Le temps semblait être suspendu. Tous deux se dévoraient du regard, incapable de faire le moindre geste.
Pacey : Qu'est-ce qu'il se passe entre nous, lui murmura-t-il toujours le regard fixé dans le sien.
Joey : Je n'en sais rien, lui répondit-elle de la même façon. Mais je me sens bizarre lorsque je suis avec toi, avoua-t-elle mi-gênée, mi-soulagée. Tu fais naître des sensations en moi que je n'avais jamais ressenti auparavant. Et ça me fait peur.
Pacey : C'est pareil pour moi, aussi. Je suis terrifié par la force qui me pousse vers toi et que j'essaie pourtant de réfréner, à cause d'Andie, de Dawson. lui dit-il en lui caressant doucement la joue. J'ai mal quand je suis loin de toi, mais encore plus quand je suis avec toi parce que j'ai de plus en plus de mal à me retenir de te prendre dans mes bras et de t'embrasser. C'est un vrai supplice, acheva-t-il dans un souffle.
Joey : Moi aussi je me bats, à chaque minute, contre cette envie de te prendre la main, de me blottir dans tes bras, de te voler un baiser… Mais j'ai l'impression que ce combat est perdu d'avance, parce que je suis fatiguée de me battre contre ça. Je suis fatiguée d'aller contre ce que je ressens. Mais ce qui me terrifie vraiment c'est que ce qui nous pousse l'un vers l'autre ne soit qu'un feu de paille qui s'éteindra une fois qu'on aura assouvi ce besoin que l'on a l'un de l'autre, j'ai peur qu'au bout du compte…
Pacey : on perde tout, acheva-t-il pour elle. Jo, on a les mêmes angoisses. Moi aussi, je me demande si ça vaut vraiment la peine d'être vécu, de briser nos couples et de faire tant de mal autour de nous. Mais, je ne peux plus nier l'effet que tu as sur moi et ce que je ressens pour toi.
Joey : Moi non plus, Pacey, moi non plus. Mais,je ne veux faire souffrir personne, acheva-t-elle tristement.
Pacey hocha gravement la tête.
Pacey : Il faut peut-être mieux qu'on en reste là, conclut-il avec regret.
Pas plus convaincue que lui que c'était la meilleure solution, elle hocha pourtant la tête. Leurs regards se croisèrent à nouveau et ne se lâchèrent plus. Soudainement, ils se jetèrent dans les bras l'un de l'autre et s'embrassèrent comme si leur vie en dépendait. Ce baiser était sauvage, passionné et il effaçait d'un coup, toutes les frustrations. Ce baiser, ils l'avaient tant de fois rêvé depuis qu'ils s'étaient rencontrés. Tandis que leurs souffles se mêlaient, toutes leurs peurs et toutes leurs angoisses disparaissaient. Plus rien ne comptait qu cette passion qui les dévorait. Et tant pis s'ils devaient un jour le regretter, ils préféraient vivre ce qu'ils avaient à vivre.
falbala (21.04.2004 à 12:07)
Seul, Pacey rentrait chez lui alors que la soirée tombée sur Capesides. La tête baissée sur la rue, il ressassait ses dix dernières minutes. Il venait d’embrasser Joey, il n’y croyait toujours pas ! Et quel baiser ! Jamais il n’aurait cru que cela puisse être aussi intense. L’arrivée inopinée de Bessie les avait forcé à se séparer et il les avait laissés seules, ne pouvant dire un dernier mot à Joey. Au coin de sa rue, il leva les yeux vers son appartement et soupira. Que ferait-il une fois rentré ? Il ne pourrait s’empêcher de penser à elle, à ses lèvres sur les siennes, au parfum délicat de sa peau. Non, décidément, il ne pourrait pas s’endormir sans qu’ils aient eut une conversation. Il tourna et marcha d’un pas décidé. Il fallait qu’il la voit, qu’il lui parle, qu’il sache où ils en étaient. Rien n’était clair ! Quelques minutes plus tard, il cognait contre la porte des sœurs Potter.
Bessie : Bonsoir Pacey dit-elle un peu surprise.
Pacey : J’ai oublié d’emprunter le livre de Bio de Joey se dépêcha t-il d’inventer, n’ayant pas penser que cela ne puisse pas être Joey qui lui ouvre.
Bessie : Elle est dans sa chambre l’informa t-elle en souriant.
Pacey : Merci dit-il en passant à côté d’elle.
Une fois devant la porte, il prit sa respiration avant de cogner contre le battant. Il ne savait pas encore ce qu’il lui dirait mais il était trop tard pour renoncer.
Joey : Entrez ! cria t-elle.
Le cœur battant, il entrouvrit la porte et l’aperçue assise sur son lit, un livre à la main. Il esquissa un sourire devant son air effaré. Il avait réussi à la prendre par surprise.
Joey : Pacey s’écria t-elle.
Il lui fit son plus beau sourire et ouvrit la porte en grand afin d’entré à l’intérieur de la pièce. Son visage se figea à la vue de Dawson, allongé à côté d’elle.
Pacey : Salut Dawson dit-il mal à l’aise.
Dawson : Salut dit-il surpris.
Pacey : Je…j’ai oublié de te demander ton livre de bio tout à l’heure et j’en ai besoin pour le devoir de demain.
Joey : Bien sûr.
Elle se leva, l’attrapa sur le bureau et s’approcha de lui pour le lui tendre. Leurs regards se rencontrèrent brièvement et leurs doigts se frôlèrent lorsqu’il lui prit le bouquin des mains, accentuant leurs mal être.
Pacey : Je vais vous laisser dit-il en détournant le regard.
Dawson : Tu peux rester lui proposa t-il.
Pacey : C’est gentil mais j’ai un devoir à faire dit-il en brandissant le livre de bio.
Dawson : On se voit demain alors.
Pacey hocha la tête sans oser croiser son regard. Dawson était un chouette gars et il se sentait coupable des sentiments qu’il éprouvait pour sa petite amie.
Joey : Je le raccompagne.
En silence ils s’engouffrèrent dans le long couloir qui menait à la porte d’entrée. Pacey s’en voulait d’être venu.
Joey : Je suis désolée parvint-elle à murmurer lorsqu’il ouvrit le battant.
Pacey : Je n’aurais pas du venir lâcha t-il en sortant sans un regard pour la jeune fille.
Joey referma a porte sur lui, triste. Elle ne voulait pas que ça se passe comme ça. La lueur de tristesse qu’elle avait vu dans les yeux de Pacey lorsqu’il était sorti l’avait remué.
Marjo (22.04.2004 à 00:58)
Quelques coup frapper doucement contre la porte tirèrent Pacey de son sommeil. Lentement, il leva la tête de son oreiller et se tourna vers le radio réveil qui affichait 7h. Qui ça pouvait bien être à une heure pareille ? Un autre coup se fit entendre.
Pacey : C’est bon, j’arrive maugréa t-il.
Mal réveillé, il se passa une main sur le visage avant de se lever et de marcher vers la porte. Il l’ouvrit à toute volée, prêt à incendier l’importun ! Au lieu de ça, son regard s’éclaira.
Pacey : Joey !
Joey : Je te dérange ? demanda t-elle contrite.
Elle l’observa de haut en bas, visiblement, elle venait de le tirer du lit. En T Shirt et caleçon, elle le trouvait très séduisant, même ses cheveux hirsutes lui allaient à merveille.
Joey : Je peux repasser plus tard si tu préfères ?
Pacey : Je ne pensais pas que tu viendrais dit-il placidement.
Joey : Je me suis dis que nous pourrions discuter. Tu préfères que je m’en aille ?
Sans un mot, il ouvrit la porte en grand et lui céda le passage. Rassurée, elle pénétra à l’intérieur.
Pacey : Laisse moi passer un pantalon.
Il disparut dans la salle de bain et reparut quelques minutes après. Il s’était passé de l’eau sur le visage et avait donné un léger coup de peigne à ses cheveux.
Joey : Je suis désolée pour hier dit-elle lorsqu’il fut sortit. Dawson est venu par hasard.
Pacey : Ce n’est pas grave.
Un silence pensant s’abattit dans la pièce. Pacey s’approcha d’elle et lui caressa tendrement la joue de la paume de la main.
Pacey : Où en est-on Joey ?
Joey : Je n’en sais rien. Ma seule certitude est que j’aime être avec toi.
Pacey : Moi aussi j’aime être avec toi lui dit-il en souriant. Mais lorsque je suis près de toi, j’ai très vite un problème.
Joey : Comment ça ?
Pacey : C’est plus fort que moi, j’ai toujours envie de t’embrasser.
Le visage inquiet de Joey se transforma en un masque de ravissement. Elle ressentait exactement la même chose.
Joey : Que va-t-on faire ?
Pacey : Je ne veux faire souffrir personne Mais je ne peux pas nier ce que je ressens pour toi.
Joey : Et qu’est ce que tu ressens ? lui demanda t-elle le cœur en bandoulière.
Pacey : C’est indescriptible lui murmura t-il à l’oreille alors qu’il pose ses mains autour de ses hanches.
Le corps de Joey frémit lorsque le souffle chaud de Pacey s’insinua dans son cou. Qui plus est, les paroles qu’il avait prononcées, résonnaient comme des mots doux à ses oreilles.
Pacey : Je ne sais pas si je pourrais me passer de toi à l’avenir lui susurra t-il alors que leurs corps se rapprocher dangereusement.
Joey : Moi non plus dit-elle alors que sa bouche avide partait à la rencontre de la sienne.
Tout à fait pour, Pacey se pressa contre elle et l’embrassa tendrement. Qu’importe ce qu’il allait se passait dans l’avenir, ils se sentaient prêt à le surmonter. Rien ne serait pire que de ne plus se voir pensaient-ils tous les deux.
Marjo (22.04.2004 à 01:55)
-Il faut que j'y aille, gémit Joey tout en continuant à embrasser Pacey.
Pacey : Où ça? demanda-t-il de la même façon.
Joey : Au Ice-House, Bessie a besoin de se reposer donc j'y vais avant d'aller en cours, expliqua-t-elle donnant un baiser entre chaque mot.
Pacey : Je viens avec toi, déclara-t-il tandis que ses lèvres descendaient le long du cou de la jeune fille.
Joey : Si on arrive tous les deux à 7h30, ça va faire un peu louche, tu ne crois pas?rétorqua-t-elle tandis qu'elle ramenait le visage de Pacey vers ses lèvres.
Pacey : Oui, peut-être, concéda-t-il. Mais…
Joey : Allez, j'y vais, affirma-t-elle en embrassant encore Pacey et se blottissant davantage contre lui, contredisant ainsi ce qu'elle venait de dire.
Ils s'abîmèrent dans un profond baiser, s'enivrant du souffle de l'autre, s'insufflant la vie.
Joey : Je crois qu'il faut que je parte brusquement, tu sais, comme un sparadra qu'on enlève d'un coup sec, sinon, je n'arriverai jamais à te quitter, murmura-t-elle contre ses lèvres. On se voit en cours tout à l'heure.
Pacey lui sourit dangereusement mais au prix d'un violent effort , elle s'arracha des bras du jeune homme, l'embrassa rapidement puis tourna les talons à toute vitesse, pour éviter de changer d'avis. A partir de cet instant Pacey eut l'impression d'être amputé d'une partie de lui-même.
Pacey se dirigea d'un bon pas vers le Ice house, en sifflotant. Il savait bien qu'il ne devait pas revoir Joey avant les cours, afin d'éviter les soupçons mais après son départ, il n'avait pas tenu cinq minutes! Après avoir pris une rapide douche, s'être habillé et attrapé son sac au vol, il avait presque couru vers le restaurant des Potter. Même s'il savait qu'il allait copiner avec la frustration, être près de Joey sans pouvoir la toucher ou l'embrasser allait être un vrai supplice, il avait un besoin viscéral de se trouver là où elle était. Et puis, la frustration était une vieille connaissance, il la fréquentait depuis le jour où il avait croisé le regard vert de Melle Potter.
Il s'arrêta à quelques mètres du Ice House pour regarder Joey qui prenait la commande d'un pêcheur. Il adorait la manière dont elle retenait ses cheveux en un chignon, en y plantant un crayon. Il aimait les mèches qui s'y échappaient et caressaient son beau visage. Son cœur se mit à battre la chamade, comme à chaque fois qu'elle était près de lui, ou qu'il pensait à elle. Il remarqua son air grave et sérieux qu'elle arborait toujours à son travail, souhaitant toujours conserver une certaine distance avec la clientèle. Soudain, se sentant sûrement observée, elle leva les yeux dans sa direction. Elle demeura quelques secondes interdite, le temps d'enregistrer que c'était bien lui devant elle puis son visage s'illumina progressivement et un large sourire fendit son visage. Bien qu'il se trouva tout de même à une certaine distance, il put déceler la lueur de bonheur briller dans ses prunelles vertes. Son cœur se gonfla de joie et il sentit un bien-être l'envahir à l'intérieur de lui. Comme si des papillons voltigeaient dans son ventre. Etait-ce possible que lui, Pacey Witter, soit responsable d'une telle transformation chez la jeune fille? Il se sentit soudainement plus léger, comme transporté par les ailes d'un ange. Il sut à cet instant qu'il ne faisait pas fausse route et que son corps et son cœur depuis plusieurs jours, lui envoyaient les bons signaux. Il la sentit prête à s'élancer vers lui mais se rappelant qu'ils n'étaient pas seuls, elle se retint, bien malgré elle.
Joey : Bonjour Pacey, claironna-t-elle. Tu es bien matinal! Bodie est dans la cuisine, ajouta-t-elle à voix basse, tout en préparant le petit déjeuner commandé par le pêcheur.
Pacey : Bonjour Joey. Oui, je n'arrivais plus à dormir, répondit-il en entrant dans son jeu.
Joey : Mais que fais-tu ici? demanda-t-elle , toujours à voix basse, en souriant. On ne devait se voir qu'à dix heures au lycée, ajouta-t-elle, toujours de la même façon.
Pacey : Je te l'ai dit, je crois que je ne peux pas me passer de toi, lui murmura-t-il près de l'oreille tandis qu'il attrapait une tasse à café pour donner le change.
Joey : C'est dur pour moi aussi, Pacey, avoua-t-elle dans un murmure. Oh lala, mais comment va-t-on faire si on n'est pas capable d'être séparés plus d'une demi-heure? remarqua-t-elle après avoir consulté sa montre.
Pacey : J'en sais rien, mais il va falloir qu'on trouve vite une solution, en conclut-il, aidant toujours Joey, seul prétexte qu'il avait trouvé pour la frôler.
Tous deux vivaient une vraie torture, être si près l'un de l'autre sans pouvoir s'étreindre, s'embrasser devenait de plus en plus insupportable. Un vieux proverbe disait qu'attendre faisait durer le plaisir mais dans leur cas précis, attendre équivalait à souffrir le martyr. Ils avaient beau tout tenter pour ne faire que se frôler, espérant par ces gestes infimes, réussir à calmer cette faim qu'ils avaient d'eux mais rien n'y faisait. Ils voulaient plus. Leur corps réclamaient davantage. N'y tenant plus, Pacey fit semblant de trébucher et renversa son plateau dont le contenu se déversa derrière le comptoir.
Joey : Pacey, tu vas bien? s'inquiéta-t-elle en s'approchant de lui.
Pacey : Non pas trop. Tu peux m'aider à ramasser?demanda-t-il en attrapant la main de Joey pour la faire tomber près de lui, derrière le comptoir.
Une fois Joey à son niveau, et après s'être assuré que personne ne les verrait, il prit presque sauvagement possession des lèvres de la jeune fille, qui bien que surprise de la soudaineté de l'assaut, y répondit avec la même passion.
Pacey : Maintenant, je vais bien, lui murmura-t-il tout contre ses lèvres.
Joey : C'est moi qui me sens mal, maintenant, avoua-t-elle mutine en lui présentant ses lèvres.
Sans se faire prier, Pacey l'embrassa à nouveau, mais avec plus de lenteur et de tendresse, comme s'il désirait faire durer le plaisir. Joey, dans ses bras se sentait fondre, littéralement. Quelque soit la manière dont il l'embrassait, il la laissait totalement pantelante, éperdue. Chaque parcelle de son corps s'éveillait à son contact et c'était grisant. Elle avait un besoin viscéral d'être avec lui, de l'embrasser, d'être dans ses bras. Leur deux corps se devaient d'être réunis, ils étaient la moitié d'un tout, une entité et elle avait l'impression que sans lui, loin de lui, elle pouvait dépérir. Chaque baiser de Pacey lui donnait goût à la vie. Et elle s'abandonnait à lui corps et âme.
-Joey! Tu es là?
Joey : Oh mon dieu!! C'est Dawson, murmura Joey complètement paniquée.
Pacey : Reste calme! On va remonter tranquillement à la surface avec le plateau, et il n'y aura aucun problème, la rassura-t-il en essayant lui-même de se rassurer.
Joey hocha la tête, respira un grand coup et se releva en tenant le plateau dans les mains.
Joey : Voilà, il ne reste plus qu'à nettoyer le sol, maintenant. Ce que tu peux être maladroit, Pacey! râla-t-elle, tandis que Pacey se relevait également, l'air contrit. Ah Dawson, tu es là!! s'écria-t-elle espérant avoir réussi à jouer la comédie.
Pacey : Salut Dawson.
Dawson : Salut Pacey. Je suis passé te prendre ce matin et Bessie m'a dit que tu la remplaçait. Je voulais que l'on aille se promener un peu avant les cours, expliqua-t-il.
Joey : C'est dommage! Mais on pourra y aller plus tard, proposa-t-elle.
Dawson : Je sais que ce n'est pas très correct, mais Pacey ne pourrait pas te remplacer? demanda-t-il en suppliant Pacey du regard.
Pacey : Eh bien pourquoi pas, se résolut-il à accepter bien malgré lui.
Joey : Mais ce n'est pas possible, voyons! objecta-t-elle. Le t-shirt de Pacey est couvert de café, il faut qu'il aille se changer! N'est-ce pas Pacey? Et puis, Bessie m'a confié le restaurant. Pour qui me prendrait-elle si je l'abandonne pour aller me promener!ajouta-t-elle avec force pour clore la conversation.
Dawson : Bon, c'est pas grave, on ira après les cours, lâcha-t-il visiblement déçu.
Joey : Merci de ta compréhension! Tu veux un café?
Dawson hocha la tête et Pacey en profita pour filer jusqu'à son appartement pour se changer. Avant de partir, il jeta un dernier coup d'œil à Joey.
Joey : Je te prépare un petit déjeuner, Pacey, dit-elle naturellement. Dépêche-toi.
Il ne se le fit pas dire deux fois. Joey s'activa pour préparer le café de Dawson et ses pancakes. Elle soupira. Ils avaient eu chaud. Vraiment chaud. Elle se maudissait de devoir jouer un double jeu mais pour l'instant elle ne savait pas quoi faire d'autre. Ce n'était pas tant l'idée de se retrouver seule avec Dawson qui l'avait gêné pour la promenade, c'était le fait d'être séparé de Pacey pendant quelques temps. Elle s'en sentait totalement incapable, c'était vitalement impossible. Pacey avait raison, ils devaient vite trouver une solution.
falbala (24.04.2004 à 02:35)
Allongé dans son canapé, Pacey ouvrit lentement les yeux, sortant d’une douce rêverie où Joey et lui marchaient main dans la main au grand jour. Il sentit le poids d’un corps au dessus de lui et son visage se farda d’un sourire avant qu’il ne baisse les yeux vers la jeune fille, tendrement endormie contre lui. Il attrapa la ouverture sur le côté et l’étira sur Joey afin qu’elle n’ait pas froid. Il la sentit bouger pour se blottir plus confortablement contre lui. Ravit, il passa ses bras autour d’elle et déposa un baiser contre son front. Il sentait son cœur battre contre sa poitrine d’un rythme lent et régulier, il s’en félicita, cela signifiait que la jeune fille était bien dans ses bras. Il pensa à la semaine qui venait de s’écouler, elle avait été parsemé de rendez vous secrets et de baisers volés. Ils avaient profités de chaque seconde de liberté pour se retrouver et partager de tendres moments. La seule ombre au tableau était Andie et Dawson. Ils ne voulaient pas les faire souffrir et se sentaient incapable de leur parler de ce qu’ils leurs arrivaient. Aujourd’hui encore, ils avaient du trouver une excuse pour passer l’après midi ensemble. Pour Dawson, Joey était partie faire des courses avec Bessie et Andie le croyait retourner dans sa famille à Providence. Ils savaient bien que cela ne pourrait pas durer toujours mais en attendant, ils n’avaient rien trouvé d’autre. En réalité, ils s’étaient retrouvés dans son appartement pour étudier, et ils avaient vraiment étudiés ! Bon, cela avait été ponctué de baisers passionnées mais elle avait tout de même réussit à lui faire comprendre le cours histoire. Pour lui, s’était une excellente façon de faire ses devoirs et d’apprendre. Il baissa à nouveau les yeux vers elle et dégagea son front d’une mèche qui lui retombé sur les paupières. Il soupira. Cela faisait des jours qu’il se posait des questions quant à savoir ce qu’il devait faire mais aujourd’hui, il le savait. C’était avec Joey qu’il voulait être désormais. Il ne désirait en aucun cas faire souffrir Andie mais il ne pouvait pas se mentir à lui-même, c’était de Joey dont il était sincèrement amoureux.
Joey : Je crois que je me suis assoupis dit-elle en ouvrant doucement les yeux.
Pacey : Tu devais être fatiguée.
Joey : C’est vrai que cette semaine a été épuisante.
Pacey : Tu regrettes ? demanda t-il légèrement inquiet.
Joey : Absolument pas dit-elle en se penchant pour déposer un baiser sur ses lèvres.
Pacey : Je peux te poser une question ? demanda t-il un peu nerveux.
Joey : Vas-y.
Pacey : Tu as déjà fais l’amour avec Dawson ?
Mal à l’aise, Joey se renferma un peu sur elle-même.
Joey : Non… finit-elle par lui avouer. Je le connais depuis toujours, je sors avec lui depuis plusieurs mois, et je n’ai même jamais songé que cela puisse arriver. C’est étrange hein ?
Pacey : Pas tant que ça.
Joey : Qu’est ce que tu veux dire ?
Pacey : Et bien, je crois que lorsqu’on aime une personne, c’est une chose à laquelle on pense.
Joey : Tu veux dire que je n’aime pas Dawson conclut-elle.
Pacey : Je veux dire que sortir avec lui était une suite logique pour toi et que tu ne t’es pas posé de question. Vous étiez amis depuis l’enfance, vous passiez votre temps ensemble et au temps des premières amours, il t’a semblé naturel de sortir avec lui.
Joey ne disait mot, elle semblait réfléchir ses paroles. Elle se retourna vers lui, croisa ses mains sur sa poitrine et posa sa tête dessus avant de plonger son regard dans le sien.
Joey : Et toi, tu as couché avec Andie ?
Pacey : Oui avoua t-il d’une voix faible.
Joey : Ca veut dire que tu l’aimes vraiment murmura t-elle tristement.
Pacey : C’est ce que je croyais.
Elle releva la tête d’un coup vers lui et l’interrogea du regard.
Pacey : Je crois qu’il y a deux manières d’aimer. On peut aimer avec ça dit-il en posant un doigt sur sa tête, et avec çà dit-il en posant une main sur son cœur. Avec du recul, je m’aperçois que mon amour pour Andie se rapproche plus de la reconnaissance qu’autre chose. C’est la première à m’avoir dit que je valais quelques choses et que je méritais mieux.
Joey : Tu mérites ce qu’il y a de mieux lui dit-elle la voix tendre. Tu es quelqu’un de bien.
Pacey : Merci lui dit-il émut.
Elle remonta le long de son corps et l’embrassa tendrement avant que leur baiser ne devienne plus torride. Elle s’arrêta d’un coup et plongea ses yeux dans les siens. Délicatement, il lui effleura la joue.
Pacey : Que se passe t-il ? demanda t-il en souriant.
Joey : Il va falloir leur dire Pacey.
Pacey : Je sais soupira t-il. Tu veux qu’on le fasse ensemble ?
Joey : Non je crois que nous devrions leur parler séparément.
Pacey : Comme tu veux.
Joey : On le fait demain ?
Pacey : D’accord.
Elle lui effleura les lèvres avant de se lever d’un bond.
Joey : Il faut que je rentre !
Pacey : Déjà dit-il déçu.
Il la fit tomber sur lui et lui vola un autre baiser.
Pacey : Tu en es sûr ? demanda t-il tout contre ses lèvres.
Joey : J’ai peut être encore cinq minutes.
Pacey : Je sais comment les occupés dit-il avec un sourire taquin.
D’un geste rapide, il la plaça sous lui et partit à la découverte de son cou où il déposa des baisers enflammés alors qu’elle riait aux éclats. Se sentant extrêmement bien contre lui, Joey laissa les minutes s’écouler. Elle n’avait aucune envie d’être ailleurs, elle ferma les yeux et se concentra sur les lèvres expertes de Pacey. Des coups frappés à la porte la sortie de ses pensées. Inquiète, elle fixa Pacey qui s’était brusquement redressé.
Joey : Qui ça peut être ? demanda t-elle anxieuse.
Il consulta sa montre et fit un air désolé à Joey.
Pacey : Andie, je lui ais dis que je serais de retour vers cet heure là.
Joey : Oh mon dieu !
Pacey : Excuse moi, je…
Joey : Il ne faut pas qu’elle me trouve paniqua t-elle.
Pacey : Viens lui dit-il en lui tendant la main.
Les coups à la porte devinrent insistants.
Andie : Pacey, j’ai vu ta voiture, qu’est ce que tu fous ! cria t-elle à travers la porte.
Pacey : J’arrive !
Il ouvrit un placard et Joey s’y engouffra.
Pacey : Je suis désolé lui murmura t-il les yeux plein de tristesse.
Avec un dernier regard appuyé, il referma la porte et alla ouvrir.
Andie : Qu’est ce que tu faisais ? demanda t-elle agacé d’avoir tant attendue.
Pacey : Je m’étais endormi.
Andie : Tu es rentrée depuis longtemps ?
Pacey : Une heure environ.
Andie : Tu aurais pu m’appeler, je t’attendais moi dit-elle un peu en colère. Enfin, maintenant tu es là ajouta t-elle en se rapprochant de lui pour l’enlacer et l’embrasser.
Pacey lui rendit rapidement son baiser et jeta un coup d’œil vers le placard, il y avait suffisamment d’ouverture entre les battants pour que Joey l’ait vu. Il baissa la tête. Il fallait vraiment que tout ça se termine au plus tôt !
Andie : Tu m’as manqué lui dit-elle avec un petit sourire coquin en l’embrassant dans le cou.
Pacey : Tu n’as pas envie qu’on sorte ? Moi j’ai très envie d’essayer le nouveau restaurant qui vient d’ouvrir à deux pas d’ici.
Andie : Je n’avais pas vraiment envie de sortir, si tu vois ce que je veux dire…
Oh il voyait très bien où elle voulait en venir et quelques semaines plut tôt, il n’aurait pas demandé mieux que de répondre à ses désirs, mais aujourd’hui tout avait changé, jamais il ne pourrait faire ça à Joey. Même si elle n’avait pas été à deux mètres deux, il n’aurait pas pu. Elle était désormais la seule fille avec qui il avait envie de faire l’amour.
Pacey : Je meurs de faim dit-il en lui faisait un petit air contrit.
Andie : Très bien acquiesça t-elle, mais tu ne perds rien pour attendre.
Il attrapa son manteau qu’il l’aida à passer et l’entraîna rapidement vers la porte. Il se retourna une dernière fois vers le placard et eut l’impression que Joey aussi le regardait. Dès qu’ils eut franchit la porte, Joey sortie du placard. Les larmes aux yeux, elle décida d’attendre quelques minutes avant de quitter la pièce elle aussi. Ce soir, Andie allait être seule avec Pacey, et elle allait vouloir faire l’amour avec lui. Rien qu’à l’idée de l’imaginer dans ses bras, elle ne pouvait pas le supportait. Elle prit conscience, à cet instant précis, qu’elle était tombée amoureuse de Pacey. Comme elle n’avait encore jamais aimé personne. Sombrement, elle attrapa ses affaires et disparut à son tour.
Marjo (24.04.2004 à 02:43)
Joey pestait devant sa télé. Elle n'arrivait pas à se concentrer sur un programme et du fait passait son temps à zapper, pensant qu'en agissant ainsi, elle arriverait aussi à zapper certaines images, certaines pensées de son esprit. Elle arriva sur la chaîne des films classiques et s'y arrêta quelques secondes, c'était peut-être ce qu'il lui fallait pour s'enlever l'image de Pacey et Andie de la tête.
-Oh non, pas ça, gémit-elle en éteignant, de rage, la télé.
Elle devait être maudite! La chaîne classique diffusait "Autant en emporte le vent" et elle était tombé justement sur le passage où Rhett Butler emportait Scarlett dans ses bras pour l'emmener dans leur chambre. En lieu et place de Clark Gable et Vivien Leigh, Joey avait vu Pacey Witter et Andie MacPhee!! Désespérée, elle se rua dans la cuisine, ouvrit le freezer et attrapa le premier pot de glace à sa portée, pour le remettre immédiatement à sa place. Le pot de glace finit, elle aurait toujours eu ses pensées déprimantes et aurait en plus explosé son quota de calories quotidien! Elle se traîna jusqu'à sa chambre en soupirant.
Si seulement elle pouvait se confier, expliquer à quel point elle se sentait pleinement heureuse depuis qu'elle avait rencontré Pacey mais aussi, à quel point elle se sentait déchirée de garder secrète leur relation. Malheureusement la seule personne qui connaissait tout de sa vie, la seule personne à laquelle elle confiait tout ce qui lui arrivait, était justement la seule à qui elle ne pouvait, pour l'instant, rien dire. Elle s'allongea sur son lit sachant pourtant d'avance qu'elle aurait du mal à fermer l'œil. En effet, quoiqu'elle fasse, son esprit était toujours tourné sur ce que pouvaient faire Andie et Pacey. Elle les imaginait au restaurant, se regardant tendrement dans les yeux. Puis elle les imaginait sur le chemin du retour main dans la main et ensuite à l'appartement. Ses pensées furent interrompues par un léger bruit contre la fenêtre. Elle pensa à une branche de bois ou une autre chose dans ce genre mais le bruit se répétait à intervalles réguliers. Légèrement apeurée, elle était en effet seule à la maison, Bessie et Bodie passant la nuit à Providence, elle se leva doucement et s'approcha de la fenêtre pour tenter de voir à l'extérieure sans être vue. En se collant contre la vitre, elle aperçut Pacey. Son cœur fit un bond dans sa poitrine. Elle ouvrit la fenêtre en grand et tous deux se fixèrent du regard. Ce qu'il se passait, à cet instant, était indescriptible. Ils n'avaient pas besoins de mots, seuls leurs yeux se parlaient, se comprenaient. Devinant la question muette dans les yeux de la jeune fille, Pacey fit non de la tête. Le visage de Joey s'illumina en une seconde. Ils n'avaient pas couchés ensemble!!
Pacey : Je t'aime Joey. Je tenais juste à ce que tu le saches, dit-il simplement.
Elle l'avait deviné rien qu'en se plongeant dans son regard. Son cœur battait si fort dans sa poitrine qu'elle le sentait prêt à exploser.
Pacey avait scruté toutes les émotions se peindre sur le visage de Joey. D'abord son inquiétude puis sa joie lorsqu'elle avait compris qu'il n'avait pas couché avec Andie. Il avait vu ses prunelles s'illuminaient lors de son aveu mais même si elle gardait le silence, il était heureux de lui avoir révélé ses sentiments. Elle n'était peut-être pas encore prête à en faire de même. Il n'y avait aucun problème pour lui, il pouvait attendre. Tant qu'elle garderait son sourire et cette lueur dans le regard lorsqu'il était près d'elle, il ne pourrait pas douter que ses sentiments étaient partagés. Il lui fit un petit clin d'œil, lui murmura "bonne nuit" et tourna les talons, les mains dans les poches. Toujours abasourdie par l'aveu "surprise" de Pacey, Joey n'avait pas su comment réagir mais en le voyant s'en aller, une sonnette d'alarme avait retenti dans tout son corps. Elle ne pouvait pas le laisser partir comme cela en pensant peut-être qu'elle n'éprouvait pas la même chose pour lui!
Joey : Pacey, lui cria-t-elle.
Il s'arrêta et se retourna.
Joey : Je pense très souvent à faire l'amour avec toi. Je tenais juste à ce que tu le saches!
Pacey resta, un instant interloqué, puis il repensa à la conversation qu'ils avaient eu un peu plus tôt dans l'après-midi et son visage se fendit d'un large sourire. En filigrane, elle lui avouait qu'elle l'aimait aussi. Pris d'une subite impulsion, il combla en courant les mètres qui le séparaient de la maison puis prenant appui sur le mur , il escalada la fenêtre pour se trouver au niveau de Joey. Un fois assis, en équilibre précaire tout de même, il plongea sur les lèvres de la jeune fille et l'embrassa passionnément. Elle se raccrocha à lui, d'une part, parce qu'elle avait peur qu'il ne tombe et d'autre part, parce qu'elle avait rêvé ce moment toute la soirée.
Quand le baiser pris fin, il la regarda longuement avec tout son amour, lui caressa la joue et fit mine de partir.
Pacey : Bonne nuit, mon coeur, murmura-t-il.
Joey : Tu ne veux pas rester?supplia-t-elle, en se raccrochant désespéramment à lui.
Pacey : Pas ce soir. Si nous faisions l'amour ce soir, nous le regretterions, à cause de Dawson et d'Andie. Et je ne veux pas que cela se passe comme ça. Pas avant qu'on leur ait parlé, |i]lui expliqua-t-il doucement.
Joey hocha la tête. Il avait raison. Tant qu'ils n'auraient pas rompu chacun de leur côté, ils ne pourraient pas aller plus loin. Lui donnant un dernier baiser, elle se laissa partir. Elle le fixa du regard jusqu'à ce qu'il disparaisse totalement de sa vue.
(Marjo, ma puce, merci pour tes idées!!)
falbala (26.04.2004 à 00:55)
Pacey s'était levé aux aurores. D'ailleurs, il n'étais même pas sûr d'avoir dormi. Après être allé voir Joey, la veille, il était rentré chez lui complètement euphorique. Il l'aimait et elle aussi. Il n'en revenait pas de la rapidité avec laquelle tout cela était arrivé. En l'espace d'un mois, ils avaient réussi à se rendre totalement indispensables l'un de l'autre. Joey avait pris une place considérable dans sa vie, à tel point qu'il en était à se demander s'il pouvait dorénavant vivre sans elle. En ce moment précis, d'ailleurs, elle lui manquait cruellement. Elle lui manquait tellement qu'il avait envie de courir jusque chez elle. Mais la sagesse lui commandait de rester dans son appartement. Il ne pouvait tout de même pas débarquer à 7h30 du matin, chez les Potter pour soulager son manque. Brusquement, il secoua la tête en riant! La sagesse lui commandait?!! Mais, il ne savait même pas ce qu'était la sagesse! Sage, il ne l'avait jamais été! Et ce n'était pas maintenant alors qu'il était tombé raide dingue amoureux d'une magnifique demoiselle qu'il allait commencer! Il prit une douche rapide et une fois prêt se dirigea de l'autre côté de la rivière.
Il arriva chez Joey en un temps record. Alors qu'il pénétra dans la propriété en se dirigeant vers la porte d'entrée, il remarqua avec une agréable surprise, que sa belle était déjà réveillée et qu'elle se trouvait un peu plus loin, assise sur un tabouret, dos à lui. Avant d'aller vers elle, il cueillit une fleur au passage. Il s'approcha d'elle avec une lenteur féline pour ne pas se faire entendre et une fois quasiment à sa hauteur, jeta un œil par dessus son épaule pour voir ce qu'elle faisait. Il reçut comme un choc à l'estomac. Joey dessinait, elle dessinait même très bien. Et lui plus incroyable c'est qu'elle était entrain de faire un portrait de lui, incroyablement ressemblant. Il était totalement estomaqué! Cette fille ne cesserait donc jamais de l'étonner! Essayant de se remettre de ses émotions, il s'approcha tout doucement de la jeune fille.
Pacey : Bonjour princesse, murmura-t-il en déposant un petit baiser au creux de son cou.
Joey sursauta, cacha prestement son cahier puis se retourna un grand sourire au lèvres. Elle avait adoré l'allusion au film "La vie est Belle" de Roberto Begnigni, dans lequel le héros saluait toujours sa dulcinée de cette façon. Joey fut très touchée qu'il s'en souvienne car elle lui avait dit, il y avait déjà quelques temps de cela qu'elle adorait ce film.
Joey : Bonjour mon Roméo! répondit-elle en lui donnant un tendre baiser.
Pacey : C'est pour toi, lui dit-il en lui tendant la fleur. Elle n'égale pas ta beauté, elle est même très en dessous mais même si j'avais parcouru le monde, jamais je n'en aurais trouvée une qui puisse rivaliser avec ton éclat.
La jeune fille sourit, un peu gênée. Pacey savait faire un compliment, c'est le moins que l'on puisse dire!
Joey : Bien que Bessie ait l'âme romantique, je ne sais pas si elle approuverait que tu saccages ses parterres de fleurs pour courtiser sa petite soeur! ironisa-t-elle pour masquer son trouble.
Pacey grimaça comiquement.
Pacey : Je peux aller la replanter, si tu veux? proposa-t-il en plaisantant. Je ne voudrais pas déplaire aux soeurs Potter!
Joey : Mais, je n'ai jamais dit que ça me déplaisait que tu me courtises, se défendit-elle avec malice. Au contraire, ajouta-t-elle en se serrant davantage dans ses bras. Merci beaucoup, acheva-t-elle en l'embrassant.
Pacey : Ah quand même! Je me demandais quand tu allais te décider à me dire bonjour!râla-t-il pour la forme lorsque leur baiser passionné eut pris fin.
Joey lui tira malicieusement la langue et l'entraîna en riant vers le ponton.
Pacey : Tu ne prends pas ton carnet? demanda-t-il innocemment.
Joey : Non, non, c'est bon. Je n'en ai pas besoin.
Pacey : T'es sure? Tu avais l'air très inspirée avant que je ne te dérange, tenta-t-il.
Joey l'observa quelques secondes et à son air ravi et légèrement moqueur, elle comprit qu'il avait aperçu le dessin. Elle sentit le rouge lui monter aux joues mais ne se laissa pas démonter par cette tendresse railleuse avec laquelle ses yeux la fixaient.
Joey : Bon, je suppose que tu as vu ce mon dessin.
Pacey : Oui, répondit-il un grand sourire aux lèvres. Je dois avouer qu'il est très ressemblant. Il faut dire aussi que l'original n'est pas trop mal, ajouta-t-il amusé.
Joey : C'est pas la peine de fanfaronner, Witter, rétorqua-t-elle.
Pacey : Tu es très douée, Joey, affirma-t-il sérieux. Et je ne dis pas ça parce que tu m'a dessiné.
Joey : Tu sais, je n'ai plus touché à mes crayons depuis très longtemps, lui expliqua-t-elle. Je ne m'en sentais plus la force. Je ne savais plus quoi dessiner et je ne savais même plus si j'avais des prédispositions. Mais depuis un mois environ, je sens que l'envie de dessiner, de peindre me reprend. Je me sens à nouveau créative. Et c'est normal, en fin de compte, que j'assouvisse ma fibre créative avec la personne qui m'inspire le plus, acheva-t-elle en le regardant timidement dans les yeux.
Pacey : Je ne pensais pas être un jour une source d'inspiration, pour qui que ce soit, avoua-t-il très touché par les paroles de Joey.
Il se pencha vers les lèvres de Joey pour y cueillir le plus tendre des baisers, tendre comme ce moment qu'ils venaient de partager.
Pacey : Bon, j'ai l'air ridicule, maintenant avec ma fleur volée, plaisanta-t-il.
Joey : Comment peux-tu plaisanter à un moment pareil, le réprimanda-t-elle gentiment.
Pacey : C'est comme une carapace, c'est pour me protéger, railla-t-il.
Joey secoua la tête, résignée, mais elle se blottit davantage dans ses bras. Pacey était la touche de fantaisie qui manquait tant à sa vie. Depuis qu'elle le connaissait sa vie n'était vraiment plus la même. Il fallait absolument qu'ils règlent les situations respectives pour qu'ils puissent enfin vivre leur histoire au grand jour.
Joey : Je vais aller voir Dawson tout à l'heure. Pour lui parler de nous, annonça-t-elle.
Pacey : Je compte voir Andie aussi. Je pense que plus vite on leur dira, mieux se sera.
Joey : Tu as raison. Mais, j'appréhende la réaction de Dawson. J'ai peur que notre amitié ne survive pas à cette rupture. J'imagine que tu dois avoir les mêmes craintes.
Pacey : Oui, bien sûr. Même si je ne connais pas Andie depuis le jardin d'enfant, j'aimerai qu'on puisse devenir amis, un jour. Mais bon, sans verser dans le pessimisme le plus noir, je ne pense pas qu'on sera tous amis ce soir. Peu importe la façon dont on leur annoncera la nouvelle, à la fin de cette journée, on ne sera que tous les deux, Joey. Et ce qui m'inquiète le plus, c'est que cette idée ne m'effraie pas du tout. Je me rends compte que je peux me passer de tout si toi, tu es là, avec moi, acheva-t-il le plus sérieusement du monde.
Joey voulut ouvrir la bouche pour lui répondre mais les mots, à cet instant précis, lui manquèrent. Son coeur tambourinait dans sa poitrine et elle sentait des larmes d'émotion perlaient aux bords de ses cils. Elle ressentait exactement la même chose que Pacey. Peu lui importait le reste du monde, du moment qu'elle était avec lui. Le regardant tendrement, avec tout son amour, elle plongea sur ses lèvres et lui donna un baiser auquel Pacey répondit avec toute sa fougue. Ils savaient qu'ils allaient devoir affronté une dure après-midi et ce baiser, en quelque sorte, leur permettait de se donner du courage.
Joey : Pacey, je veux que tu saches, pour que tu en sois bien sûr et que tu n'ais aucun doute, je veux absolument que tu saches que quoi qu'il arrive cette après-midi avec Dawson, quelle que soit sa réaction, on sera ensemble, tous les deux, ce soir, lui déclara-t-elle fermement en le regardant droit dans les yeux. Même s'il jette en l'air 10 ans d'amitié. Je n'accepterai pas de renoncer à toi. A aucun prix.
Pacey la regarda avec passion et leurs bouches, insatiables, l'une de l'autre, se scellèrent à nouveau.
falbala (01.05.2004 à 12:03)
Joey avait décidé d’attendre la pause déjeuner pour parler avec Dawson. Rompre avec lui au lycée aurait été beaucoup trop impersonnel, il méritait tout de même mieux qu’être balancé entre l’histoire et l’algèbre. Assise sur son lit, elle attendait son retour. C’était la première fois qu’elle se sentait mal à l’aise dans cette pièce, de toute son enfance, elle avait toujours trouvé cette chambre réconfortante et apaisante. Et aujourd’hui, elle lui paraissait étroite et exigu. Elle redoutait de l’affronter et pire que tout, elle savait qu’elle allait le blesser. Elle se leva et se mit à faire les cent pas. S’il n’arrivait pas très vite, elle redoutait fort de ne pas tenir et de faire demi tour. Pourquoi avait-il fallait que Pacey Witter débarque à Capesides et chamboule sa vie ! C’est vrai tout était rangé, classé, sa vie était tracé. Oui mais alors, elle n’aurait pas su ce que c’était d’aimer véritablement pensa t-elle en tournant sa tête vers la fenêtre. Depuis qu’elle voyait Pacey, elle avait appris à vivre chaque instant de la journée et à apprécier les moindres moments de sa vie. Elle n’avait jamais eut le moindre pincement au cœur en apercevant Dawson, jamais son cœur n’avait raté un battement parce qu’il lui avait simplement sourit ou prononcer son nom. Ce genre de sentiment, elle le devait à Pacey.
Dawson : Qu’est ce que tu fais ici ? s’exclama t-il surpris.
Joey : Dawson ! s’écria t-elle dérouté de ne pas l‘avoir vu arriver. Il fallait que je te parle.
Dawson : De quoi ? demanda t-il perdu. Ca ne pouvait pas attendre cet après midi.
Joey : Non, c’est important.
La voix grave avec laquelle Joey avait parlé l’alerta. Il se passait quelque chose de suffisamment important pour que les traits de Joey Potter soient tirés et son visage éteint.
Dawson : Que se passe t-il ? demanda t-il inquiet alors qu’il se rapprochait d’elle.
Dieu que s’était difficile ! Elle avait préparé tout un discours pour le lui annoncer de la manière la plus douce possible mais maintenant qu’il était là en face d’elle, elle était incapable de prononcer un seul mot. Mais elle s’était jurée de ne pas fléchir et elle ne tiendrait bon.
Joey : Il faut qu’on parle de nous Dawson.
Dawson soupira et s’assit sur son lit, comme s’il s’attendait à ce qu’un jour où lui dise ça.
Dawson : Je t’écoute.
Joey : Je pense que nous avons fait une erreur en sortant ensemble lâcha t-elle d’une traite.
Dawson : Tu…hoqueta t-il. Et depuis quand ???
Joey : Nous passions tout notre temps ensemble et c’est pour ça qu’au moment de l’adolescence, au lieu de nous chercher quelqu’un d’autre, nous sommes sortis tous les deux...
Dawson : Je croyais que c’était parce que nous étions amoureux dit-il en colère.
Joey : On ne s’aime pas. Du moins, pas de cet amour là.
Dawson : Comment peut tu dire ça ??? Tout allait très bien, nous étions heureux et voilà qu’aujourd’hui, tu me dis que nous ne nous aimons pas. D’abord, de quel droit parle tu pour moi, sais-tu seulement ce que je ressens ?? Je ne te reconnais plus dit-il en se passant une main sur le visage, qu’a-t-il bien pu se passer pour…
Voyant qu’elle détournait la tête, gêné, il blêmit.
Dawson : Joey, regarde moi ?
Avec un effort sur elle-même, elle réussit à lever les yeux et à rencontrer son regard.
Dawson : Est-ce que tu vois quelqu’un d’autre ?
Joey : Je suis désolée Dawson se contenta t-elle de dire.
Dawson : Qui c’est ??
Joey : C’est arrivé par hasard, nous ne voulions pas vous faire du mal à toi et à Andie…dit-elle les larmes aux yeux.
Pacey !!! Se nouveau venu et qu’il prenait pour un ami. Le traître ! En rage, il sortit précipitamment de la pièce. Il fallait qu’il le trouve. Jamais, il ne le laisserait lui prendre sa Joey.
Joey : Dawson attend ! cria t-elle en le voyant partir comme une furie.
Mais c’était trop tard, il était déjà bien loin. Dix minutes plus tard, il parcourait les jardins du lycée. Pacey avait l’habitude d’y déjeuner. De loin, il l’aperçu de dos, appuyé contre une table, regardant l’horizon. Il marcha d’un pas décodé vers lui et lui tapota l’épaule. Surpris, Pacey se retourna vers lui et aborda un air mitigé en le voyant. Rapidement, le poing de Dawson s’abattit dans son estomac. Il avait sa réponse, Joey lui avait parlé.
Pacey : Je l’ai mérité dit-il en se pliant en deux.
Dawson tenta de l’atteindre à nouveau mais Pacey esquiva son coup.
Pacey : Calme toi, nous battre ne résoudrait rien !
Dawson : Ca me défoulerait pourtant dit-il en tentant à nouveau de le frapper.
Pacey lui attrapa le bras qu’il retourna et l’empêcha de bouger quelques instant, jusqu’à ce que Dawson cesse de s’agiter. Ensuite, il le relâcha et s’écarta tout de même.
Dawson : Pour qui tu te prends ! Tu crois que tu peux débarquer comme ça et détruire 15 ans d’amitié !
Pacey : Si ce n’est que de l’amitié, je n’ai donc rien détruit.
Dawson : Tu sais très bien où je veux en venir. J’aime Joey et tu n’as pas le droit de t’immiscer entre nous deux !
Pacey : Je n’ai jamais voulu faire quoi que se soit. Je suis tombée amoureux d’elle à l’instant même où je l’ai vu. Et ce n’est pas de ma faute si elle m’aime aussi.
Dawson : Joey ne t’aime pas dit-il dédaigneux. Elle est attirée par le changement, dès qu’elle se rendra compte de ça, elle te quittera !
Pacey : Je sais très bien que tu es en colère et pour ça je ne peux pas t’en vouloir mais je suis sûr qu’elle m’aime et malgré le fait que je suis désolé pour toi, cela ne m’empêchera pas de sortir avec elle.
Dawson avança vers lui et plaqua son visage à quelques centimètres du sien.
Dawson : Je ne te laisserais pas faire lui cracha t-il venimeux.
Pacey : Mais je ne te demande pas ta bénédiction lui répondit-il en soutenant son regard.
Après quelques instants, Dawson partit et Andie accourut auprès de Pacey.
Andie : Que se passe t-il avec Dawson ? Il avait l’air de t’en vouloir.
Pacey : Il faut que je te parle.
Marjo (02.05.2004 à 13:49)