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Embarquement immédiat

Série : Dawson's Creek
Création : 03.06.2004 à 16h01
Auteur : Bzzbzz 
Statut : Terminée

Cette histoire fait partie d'un jeu. En effet, nous avons donner des mêmes indications de base à plusieurs personnes afin de voir ce que ça pouvait donner dans des mains différentes.

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Cette histoire fait partie d'un jeu. En effet, nous avons donner des mêmes indications de base à plusieurs personnes afin de voir ce que ça pouvait donner dans des mains différentes. Voici l'un des résultats...(Vous pouvez connaître les autres versions en lisant

Bzzbzz  (03.06.2004 à 16:01)
La journée avait déjà très mal commencé pour Joey. D’abord ce maudit réveil qui n’avait pas sonné, la cafetière qui avait débordé et pour finir le collant qu’elle venait de filer. Elle était déjà très en retard et il fallait encore qu’elle remonte pour changer de bas. C’est sûr, elle n’arriverait jamais à prendre son avion à temps.
Elle parvint enfin à grimper dans la voiture. Elle soupira, la première étape était passée. Elle mis le contact et roula en direction de l’aéroport de Providence. Son avion était à 9h20, il ne lui restait plus beaucoup de temps. Elle pressa donc sur l’accélérateur. Une fois n’était pas coutume. Elle s’étonnait beaucoup ces derniers temps. Ce n’était vraiment pas son genre d’être en retard. Elle secoua la tête et se relâcha enfin un peu lorsqu’elle arriva à l’aéroport. Il lui fallait encore trouver une place pour garer sa voiture. Heureusement, elle la trouva rapidement. Lorsqu’elle entreprit de manœuvrer en marche-arrière pour entrer dans l’emplacement, elle sentit sa voiture partir en sens inverse et percuta la voiture de devant qui, elle, quittait son emplacement. Joey se paralysa sur son siège et plaqua sa main droite sur sa bouche. Au bout de quelques secondes, lorsqu’elle vit que la personne sortait de sa voiture, elle fit de même, la mine déconfite.
Joey : Je ne comprends pas, je croyais avoir passé la marche-arrière…Je suis sincèrement désolée.
Tout deux se rapprochèrent et constatèrent les dégâts. Les dommages ne semblaient pas vraiment importants cependant le pare-choc de la voiture du jeune homme était bien déformé.
L’homme se gratta la tête un peu embêté : Ca n’a pas l’air très grave. Ce n’est que de la taule froissée mais c’est tout de même ennuyeux.
Joey reprenant ses esprits : Ecoutez, je paierai les réparations. Il n’y a aucun problème. Mais je suis extrêmement pressée. J’ai un avion à prendre dans un quart d’heure. Donnez-moi votre carte, je vous appellerai pour faire le constat.
L’homme rigola franchement : Ah tiens celle-là on ne me l’avait encore jamais faite !
Joey s’interrompit stupéfaite et le dévisagea.
L’homme : VOUS me donnez votre carte, je sais bien que vous ne me rappellerez jamais. Quelle personne assez stupide tenterait de contacter quelqu’un pour lui rembourser des frais sachant que l’autre n’a aucun moyen de le retrouver ??
Joey écarquilla de grands yeux.
L’homme, comprenant, se repentit : Oh !! Vous l’auriez fait.
Joey reprit le dessus et ne montra pas que sa phrase l’avait blessée : Très bien, je n’ai malheureusement pas le temps de disserter.
Elle sortit une carte de visite de son sac et la lui plaça rageusement dans la main : Voilà, mes coordonnées sont dessus, j’attends votre coup de téléphone. En attendant n’en profitez pas pour aggraver les sinistres. Je ne vous rachèterai pas une voiture !
Sur ce, elle monta dans sa voiture, se gara un mètre plus loin et partit à pied en direction de l’entrée de l’aéroport sans plus regarder l’homme. Lui, en revanche, semblait très amusé par l’attitude de la jeune femme. Après l’avoir vu s’éloigner, il regarda la carte de visite : Joey Potter. Il rentra ensuite la petite carte dans la poche de sa chemise et reprit le volant de sa voiture. Son frère allait être sacrément en colère lorsqu’il verrait les dégâts !

Il restait 10 minutes à Joey pour trouver la porte d’embarquement. Le stress s’emparait peu à peu d’elle. Si elle ratait cet avion, il en était fini du colloque littéraire auquel elle devait assister le lendemain.
Sa librairie marchait assez bien depuis quelques temps. Il faut dire que c’était la seule de Capeside. Et ces derniers temps, les gens qu’elle haïssait jadis semblaient avoir un regain d’intérêt pour la culture et la lecture. A son grand étonnement !Elle avait eu très peur en ouvrant cette librairie que les gens du coin lui tiennent encore rigueur du passé de sa famille et que la situation se prête aux jasements. Mais là encore elle s’était trompée. Evidemment, ils avaient mis un peu de temps à se familiariser avec ce nouveau petit commerce mais elle avait rapidement su se faire respecter et attirer à elle une clientèle fidèle. D’abord les professeurs de l’école et du lycée, puis, petit à petit des habitants curieux satisfaits par les services de la petite Potter, toujours prête à se plier en quatre pour les goûts de ses clients.
Elle arriva enfin à la porte d’embarquement mais un employé de la sécurité lui apprit rapidement qu’elle s’était pressée pour rien.
Joey effarée : Combien ???
Sécurité : Trois quart d’heure madame. Il y a eu un léger incident sur la voie…
Joey : C’est rassurant ! Avec la veine que j’ai en ce moment on s’écrasera.
Sécurité esquissant un sourire : Ne vous en faites pas. Il n’y a aucune raison pour que ça arrive.
Joey lui rendant son sourire : Je vous tiendrai pour unique responsable si ça nous arrivait.
Elle faufila son sac à main sous les rayons X et partit s’asseoir dans la salle d’embarquement en attendant que l’accès à l’avion soit autorisé.
Elle repensa alors à cet accident qu’elle avait provoqué. Elle secoua la tête de désolation. C’était vraiment stupide comme erreur et ce n’était vraiment pas le jour.
Passée une demi-heure, on appela les voyageurs à se présenter avec leur billet et à rentrer dans l’appareil.
Après environ une heure de vol, Joey débarqua à New York. L’air un peu perdue en sortant de l’aéroport (comme à chaque fois), elle chercha Jen. Mais elle avait beau balayé la sortie du regard, elle ne trouvait pas son amie. Soudain son téléphone sonna. En le sortant de son sac, elle sourit. Elle savait déjà que c’était elle. Elle décrocha et dégaina tout de suite à l’attention de sa meilleure amie, souriante : Jen ! Quelle est ton excuse cette fois ?
Jen à l’autre bout : Je suis désolée, vraiment… Mais une fois que je t’aurais raconter tu ne m’en voudras plus. Je te le garantie !
Joey rigola : Tu me raconteras ça. En attendant je te retrouve vers les taxis.
Jen : Je suis là dans 5 minutes !
Joey les accumulait aujourd’hui !
En apercevant la voiture de Jen, Joey s’avança à son encontre et monta directement à la place du passager.
Jen tout sourire : Salut ma Belle !
Joey la fixa en souriant : Alors c’est quoi cette grande histoire ??
Jen, minaudant : Oh, grande… Faudrait pas exagérer non plus !
Joey, feignant de monter sur ses grands chevaux : Quoi ! Tu voudrais dire que tu m’as faite attendre pour rien ?
Jen rigolant : J’ai rencontré quelqu’un !
Joey voulant en savoir plus, mourrant d’impatience : Eh ben vas–y raconte !
Jen : Je l’ai rencontré dans la rue, au détour d’une rue. Il est grand, blond, et… plutôt séduisant…
Joey, haussant les sourcils : Rien de bien folichon en somme !
Jen sourit.
Joey : Et c’est tout ?
Jen : Eh bien, il y a bien quelque chose mais…
Joey : Mais quoi ??
Jen : Il est très pris par sa passion et ne passe dans le coin que tous les 36 du mois !
Joey, moqueuse : Tu veux dire qu’il s’est engagé dans la Navy et qu’il ne passe à New York que lorsqu’il est en permission. Mais c’est que ça sent le romantisme à plein nez tout ça. Lui en Fred Astaire et toi en Ginger Rogers comme dans « En suivant la flotte ». Vous irez loin, c’est sûr.
Jen : Eh bien, ce n’est pas tout à fait ça mais je suis sûre que la référence lui plaira beaucoup.
Joey était intriguée.
Jen : Oui les références cinématographiques il en connaît un rayon…
Joey réfléchissant : Attends, il est grand, blond et parle ciné ?
Jen, souriant : Et tu as oublié séduisant !
Joey, regardant son amie de travers : Est-ce que tu as croisé Dawson ?
Jen : Ah, tu crois que c’est comme ça qu’il s’appelle ?
Joey, au supplice : Jen, arrête ce petit jeu avec moi et dis-moi si c’est lui que tu as revu !
Jen jouant les indifférentes : Il me semblait bien que je l’avais déjà vu quelque part.
Joey sauta sur son siège : Il faut que tu me dises où il est j’ai tellement de choses à lui raconter.
Jen : T’inquiète pas. J’avais prévu que tu deviendrais hystérique dès que je te l’annoncerais. On mange avec lui ce soir.
Joey embrassant Jen qui conduisait tant bien que mal : On va passer une soirée terrible !
Joey se calma quelques minutes plus tard et lança très sérieusement à Jen : Tu sais, en fait je t’ai pas attendu tant que ça tout à l’heure…
Jen tourna la tête et la regarda une fraction de seconde en fronçant les sourcils.
Joey sourit sans la regarder : Mon avion avait ¾ d’heure de retard…
Jen vexée de s’être laissée piéger : Je ne te raconterai plus jamais rien.
Joey, contente d’elle : Oui moi aussi je t’aime Jen !


La soirée arriva très vite. Les trois amis se retrouvèrent dans un de ces nouveaux restaurants branchés de la ville. La notoriété de Dawson lui permettait de rentrer n’importe où sans rien demander à personne et les filles avaient été plus que ravies de bénéficier de cet avantage pour une fois. Les effusions avaient été remarquables. Joey et Dawson ne s’étaient pas revues depuis…au moins 6 mois.
Joey : Tu as de la chance que je ne sois pas susceptible parce que je pourrais croire que tu fais tout pour ne pas me donner de nouvelles.
Jen : Attention, mesdames et messieurs, le refrain est relancé…
Dawson et Joey rigolèrent.
Joey : Bon d’accord c’est vrai que je le dis à chaque fois mais c’est la vérité. Tu n’appelles jamais.
Dawson : Pitié Joey… tu sais bien que je n’ai pas le temps. Et puis tu n’as pas de portable. Comment veux-tu que j’arrive à te joindre.
Joey : Oh comme c’est facile de me rejeter la faute.
Dawson souriant : Il faut dire que tu ne fais aucun effort toi non plus pour m’appeler…
Joey : Mais Dawson, tu es le garçon. C’est à toi d’appeler.
Dawson : Tiens, je ne te savais pas si à cheval sur les civilités !
Jen se levant : Bon, ce n’est pas que je m’ennuie mais vous me ferez signe quand vous aurez terminé de polémiquer. En attendant, je vais faire un tour au bar…
Ils la regardèrent s’éloigner étonnés. Puis comprirent rapidement. Jen venait de repérer sa proie. Un beau mâle venait d’entrer dans le restaurant, seul, et s’était accoudé au bar.

Bzzbzz  (03.06.2004 à 16:42)
Ils se regardèrent et éclatèrent de rire. Jen n’avait rien changé à sa manière d’être, même dans cette grande ville.
Joey, plus sérieusement : Tu m’as manqué.
Dawson l’enlaça : Toi aussi Joey. Je te promets de t’appeler plus souvent…
Joey secoua la tête en souriant : Cette fois c’est toi qui devrais changer de refrain.
Dawson : Oui peut-être. Ou alors il faudrait que je le mette en application.
Joey : A toi de voir !

Jen revint enfin.
Dawson : Il n’était pas à ton goût ?
Jen déconfite : Si justement ! il est gay…
Tous rigolèrent.
Joey : Décidément ! Tu as vraiment le chic pour les dénicher ceux-là…
Jen haussa les épaules, un poil fataliste.

La soirée s’acheva dans la bonne humeur. Dawson héla un taxi pour rejoindre son hôtel alors que les deux filles partirent en direction de l’appartement de Jen en empruntant le métro. Toutes deux très contentes de la soirée qu’elles venaient de passer, elles reprirent en détails tout ce qui s’était passé durant le repas en ajoutant quelques commentaires et en rigolant .
Elles montèrent à l’appartement.
Jen déplia le canapé : C’est quand même dommage que tu attendes d’avoir un colloque pour venir me voir…
Joey : Il me fallait bien quelqu’un pour m’héberger
Jen : Oh oui je vois. Je suis la 5° roue du carrosse… Mais je crois que j’ai oublié de te prévenir d’une chose. J’ai dernièrement cassé 4 lattes au canapé et comme on ne vient jamais me voir je me suis dit que ça ne servait à rien que je les remplace. Tu ne m’en voudras pas j’espère. Après tout je te loge c’est déjà pas mal !
Joey se saisit de l’oreiller et le jeta sur Jen.
Jen partit en courant et en rigolant : On est quitte maintenant.
Elle se dirigea vers la cuisine où elle s’attabla au bar avec un pot de glace et une cuillère.
Joey : Tu n’as pas assez mangé tout à l’heure ?!
N’attendant pas de réponse, elle ouvrit, elle aussi, un tiroir, en sortit une cuillère et s’installa à côté de son amie. Leur traditionnelle conversation de cuisine pouvait commencer. Tout y passait, travail, sentiments, politique… Jusqu’à plus d’heure. Comme au bon vieux temps !

Le lendemain matin, la sonnette retentit et résonna dans la tête de Joey qui dormait dans le salon. Elle regarda difficilement sa montre : 7h20 ! Rageuse, elle se leva et, voyant que Jen ne se levait pas et que le visiteur insistait, ouvrit la porte, un œil à moitié ouvert.
Dawson se trouvait sur le palier, un grand sourire aux lèvres.
Dawson : J’ai comme l’impression que je te réveille.
Joey, les cheveux en bataille, les plis des draps sur les joues et le tee-shirt froissé, lui lança un regard noir. Dawson pénétra dans le salon, en secouant sous son nez un sachet : Je vous ai apporté des croissants : Je me suis dit que la pilule passerait mieux si je venais avec une compensation.
Joey lui arracha le sachet des mains et dévora une des gourmandises sous l’œil rieur du jeune homme. Voyant qu’il ne fallait pas compter sur elle pour lui offrir le petit-déjeuner, il s’attela de lui même au café. Quelques minutes plus tard, ils étaient attablés face à face et déjeunaient ensemble. Joey avait retrouvé un soupçon de sociabilité et conversait avec son ami.
Dawson : J’ai repensé à ce dont on a parlé hier. Et …j’ai décidé de remédier au manque de communication. Et pour se faire, j’ai employé les grands moyens.
Joey avait du mal à suivre, surtout à cette heure du matin, après la courte nuit qu’elle venait de passer.
Dawson déposa une petite boite en carton blanc.
Joey : Qu’est-ce que c’est ?
Dawson : La solution à notre problème, histoire de mettre un point final à nos divergences.
Joey ouvrit le carton et en sortit un minuscule objet.
Joey : Un téléphone ?
Dawson voyant la réaction de rebut de la jeune fille, rigola : J’ai l’impression d’être en face de ma grand-mère. Ce n’est pas parce que tu vis dans des bouquins couverts de poussière qu’il ne faut pas te mettre au goût du jour. Tu as 24 ans Joey pas 84 !
Joey, grimaçant : Oui mais c’est que c’est tellement contraignant.
Dawson : Il est tellement petit que tu pourras le glisser dans la poche de ton pantalon et l’avoir toujours sur toi. Tu as une heure de communication par mois, juste assez pour m’appeler.
Joey sourit : Merci Dawson. Tu fais des efforts, tu m’offres un cadeau et regarde comme je réagis.
Elle se leva et l’enlaça.
Jen se leva enfin : Je me disais bien que ça sentait le café ici.
Joey : Eh ben t’en as mis du temps. Quelle marmotte !
Jen : Parce que ça fait longtemps que tu es là Dawson ?
Joey : Oui et puis son entrée n’était pas des plus discrètes. Tu devrais penser à baisser le volume de ta sonnette parce que quitte à ne pas l’entendre quand tu dors, autant ne pas réveiller les voisins.
Dawson : Laisse faire Jen, Joey est de mauvaise humeur ce matin. J’ai su résoudre le problème de notre distance et elle ne le supporte pas.(haussant les sourcils et souriant à Joey) Car c’est sur elle que la suite repose !
Jen rigolant : Quoi, tu lui as proposé de déménager à LA ?
Joey, bougonnant : C’est un téléphone portable !
Jen : Oh mais c’est génial, on pourra enfin se joindre !
Joey, râla : Mais qu’est-ce que vous avez tous en ce moment. C’est une conspiration ou quoi ?Je vis ma vie, moi, je ne reste pas coller à mon combiné. J’ai une boutique à faire tourner.
Jen : Oh Joey ne te fâche pas. C’était pour rire !
Dawson, se leva et commença à rassembler ses affaires : Il faut que je parte. J’ai encore des affaires à résoudre pendant mon séjour à New York.
Il se retourna et sourit à Joey : J’attends ton coup de fil Joey !
Joey, l’air grognon : Hum…
Dawson, plus sérieux : Tu sais je me fais du soucis pour toi. Tu devrais essayer de rencontrer du monde. De sortir un peu de tes bouquins. Ca fait combien de temps que tu n’as rencontré personne.
Joey s’énerva immédiatement : Ecoute, ça commence à bien faire vos conseils. J’en ai assez avec Bessie. Je vis comme je l’entends. Ma vie me plaît comme elle est pour l’instant. Ce n’est pas parce que vous avez besoin de quelqu’un auprès de vous que je dois obligatoirement nécessité d’une présence moi aussi. Je me suffis pour l’instant. Laissez moi donc me plonger dans mon travail. Et si ça me plait à moi, de bosser tout le temps dans mes bouquins plein de poussière.
Sur ce, elle quitta la pièce et partit se doucher à la salle de bain, laissant une Jen et un Dawson dubitatifs.
Dawson : Eh bien, je ne pensais pas repartir sur une telle scène mais bon…je n’ai pas trop le choix.
Jen : Repasse me voir quand tu veux.
Dawson : Je n’y manquerai pas Jen. C’est très souvent à New York qu’on trouve les financements alors je te ferai signe.
La porte se referma sur un Dawson guilleret malgré l’ambiance que Joey avait plombée par sa réaction.
Jen partit en direction de la cuisine puis quelques secondes plus tard, on resonna à la porte. Jen ouvrit la porte et reçut un furtif baiser sur les lèvres.
Dawson susurra : Tu me manques beaucoup.
Puis il repartit comme il était venu. Jen était restée immobile, très étonnée. Le moins qu’on puisse dire c’est qu’elle ne s’y attendait pas. Lorsqu’elle réagit et réalisa ce qui venait de se passer, Dawson avait déjà emprunté l’ascenseur. Trop tard ! elle referma la porte derrière elle, quelque peu intriguée et retourna à la cuisine pour finir de débarrasser la table.
Elle laissa se passer la journée sans en parler à Joey ne sachant pas comment elle réagirait si elle se confiait. Après la scène qu’elle avait fait le matin-même, la confidence ne présageait rien de bon. De plus, Joey était très occupée, elle devait participer à ce fameux colloque pour lequel elle était venue à NY. Elle ne l’avait donc pas vu de la journée.
L’ultime réunion venait de se terminer. Joey sortit le téléphone que lui avait offert Dawson et composa un numéro. Après 3 tentatives, elle parvint enfin à le faire fonctionner.
Joey : Bessie ? C’est Joey.
Bessie :Ca se passe bien ?
Joey ne voulant pas lui faire part de la remarque que Dawson lui avait faite lui aussi : Très bien ! Je voulais simplement te prévenir que mon avion était à 23h, je rentrerai donc tard. Et pour ne pas vous réveiller je dormirai au magasin.
Bessie : Joey tu sais que je n’aime pas que tu dormes là bas, tu y vis 24h sur 24. c’est malsain.
Joey sentant la colère monter : Non Bessie ne recommence pas. J’ai eu ma dose aujourd’hui.
Bessie : Rentre dormir au B&B, quand bien même tu nous réveillerais ce ne serait pas grave. S’il te plaît !
Joey capitulant : Si c’est le seul moyen pour que tu arrêtes de te répéter.
Bessie : Bien, à demain alors.
Joey raccrocha sans rien ajouter. La journée se terminait une nouvelle fois en la mettant en rogne. Elle fourra ce maudit téléphone dans son sac et héla un taxi.
Arrivée chez Jen, elle prépara ses affaires pour quand l’heure du départ sonnerait. Il n’était que 20h, elles avaient donc le temps de dîner ensemble.
Elles bavardèrent. De tout et de rien. Quand soudain, Jen se stoppa net et fixa son assiette. Joey qui le remarqua ne tarda pas à interroger son amie.
Joey : Il y a un problème Jen ?
Jen se gratta la tête : J’ai un dilemme.
Joey posant ses couverts sur le bord de son assiette : Vas-y je t’écoute.
Jen : Je ne sais trop quoi penser de l’acte qu’un ami a effectué à mon égard.
Joey fronçant les sourcils : Quel genre d’acte ?
Jen, hésitante : Du genre…buccal ?
Joey sourit : Oh, ce genre là ! Et à quel niveau réside le problème d’interprétation?
Jen : C’est la façon dont ça s’est fait. Je n’ai eu le temps de rien dire qu’il était déjà parti.
Joey : Ok, dans un premier temps dis-moi clairement qui est cet homme et on y verra certainement plus clair.
Jen, tourna la tête de 45 ° et déposa son menton sur sa propre épaule, traduisant ainsi sa gêne.
Joey impatiente : Allez Jen, on est plus des enfants.
Jen : C’est Dawson.
Joey sourit : En effet on y voit plus clair.
Jen : Et ça te fait rire ?

Bzzbzz  (03.06.2004 à 16:46)
Joey : J’ai l’impression d’avoir 15 ans lorsqu’on parlait des garçons dans ta chambre.
Jen sourit elle aussi à cette évocation.
Joey : Bon tu as fait le plus gros, raconte moi les détails maintenant.
Après lui avoir expliquer l’action, Jen donna son point de vue : Tu comprends, je n‘arrive pas à comprendre si ce n’était qu’amical ou bien s’il ne s’est pas remis de notre rupture.
Joey : Oui en effet il peut y avoir confusion. Mais connaissant Dawson, ce n’est certainement pas anodin. Il ne t’a jamais caché, il y a 5 ans, qu’il n’avait pas compris ta décision. Peut-être qu’il veut te faire comprendre quelque chose ?
Jen : Oui et dans ce cas ce serait très clair mais si ce n’était pas ce qu’il a voulu dire ?
Joey haussa les épaules : Pour le savoir, il faudra que tu l’appelles. (elle ajouta pour la sortir de sa réflexion) Ca tombe bien, il a justement un portable lui !
Jen rigola mais la chose n’était pas facile : Oui mais tu te rends compte de ce que tu veux que je fasse Joey ? Je l’appelle et puis comme si de rien n’était je lui dis : ah tiens salut Dawson, dis je t’appelle pour te demander si tes lèvres se sont collées aux miennes simplement par habitude ou bien parce que tu vis encore dans le passé !
Joey : Oui c’est sûr que dit comme ça, ça ne rime à rien. Mais mets-y un peu du tien Jen. De toutes façons tu ne vas pas rester dans le doute indéfiniment. Il faudra bien que l’un de vous deux fasse quelque chose.
Jen : Oui mais encore faut-il que je sache ce que moi je veux…
Joey, pleine de compassion :Alors réfléchis-y comme il faut et prends une décision. Tu n’as pas le droit de le laisser espérer et souffrir si c’est vraiment ce qu’il attend de toi. Malgré le monde impitoyable dans lequel il travaille, Dawson est fragile.
Jen : Je sais tout ça Joey…
Joey souriant : Je tenais simplement à te le rappeler.
Elle regarda sa montre : Bon, Jen. Sur ces belles paroles, je vais devoir te quitter. Tu passes me voir à Capeside ? Je me sens un peu seule isolée là-bas.
Jen lui lança un regard qui laissait insinuer qu’elle pensait, elle aussi, la même chose que Dawson.
Joey : D’accord, ne dis rien. Je sais ce que tu penses !
Elles s’embrassèrent, se serrèrent dans leurs bras sachant qu’il se passerait sans doute plusieurs mois avant qu’elles ne se revoient.

Il était plus d’une heure du matin lorsqu’elle arriva à l’auberge Potter. Le sommeil la guettait. Munie de son sac de voyage, elle rentra par la cuisine afin de faire le moins de bruit possible.
Bodie entra au même moment par l’autre bout de la pièce. Surpris ils sursautèrent tous deux.
Bodie, la main sur le cœur : Oh Joey ! Tu m’as foutu une de ces frousses.
Joey rigolant : Et moi donc Bodie !
Bodie : Tu as fait bon voyage ?
Joey grimaçant : Merveilleux ! Il a fallu qu’on me colle une espèce de vieux porc à côté de moi. La soixantaine passée, il m’a dragué pendant tout le vol.
Bodie rigola : Un bout de fondant au chocolat pour te consoler ?
Joey : Toi tu sais me parler Bodie.
Elle posa ses affaires par terre et en deux temps trois mouvements se retrouva assise sur un tabouret face au bar, une cuillère à la main.
Joey se délectant : Hum Bodie, ton fondant est le meilleur de tout le pays.
Il se servit un verre de lait et s’appuya au frigo : Ta sœur a finalement réussi à te faire venir ici ?!
Joey haussant les sourcils : Tu connais Bessie ? Si je n’acceptais pas, elle avait de quoi me faire chanter pendant des mois.
Bodie : Elle sait vraiment y faire. Je paierais cher pour savoir comment elle s’y prend !
Joey, avec humour : Elle doit tenir ça de papa !
Bodie rigolant : Ne lui dis jamais ça en face, elle risquerait de t’en vouloir à vie !
Bodie posant son verre vide dans l’évier : Bon, je retourne me coucher. Bonne nuit.
Joey : Bonne nuit Bodie.
Elle ne tarda pas à en faire autant. Elle devait travailler le lendemain.
Depuis qu’elle avait monté sa petite affaire, elle n’avait aucune peine à se lever le matin. Elle faisait réellement le métier qu’elle voulait. Les livres la passionnaient et la relation qu’elle entretenait avec ses clients était privilégiée. Il n’était pas rare qu’entre deux conseils littéraire elle leur offre un café. Le temps où les gens jasaient sur son compte et celui de sa famille était révolu. Entre sa boutique et le B&B, Bessie et elle avait réussi à se construire une solide réputation. Les histoires d’adultère, de trafic de drogue et d’enfant conçu en dehors du mariage étaient bien loin. Et elle s’en félicitait. Il était nettement plus flatteur qu’on parle d’elle en évoquant sa réussite plutôt qu’au sujet d’affaires dont elle n’était nullement responsable.

9h00 : Joey, à l’intérieur de sa librairie, ouvrit le loquet et tourna la pancarte de la porte qui annonçait que c’était ouvert. Il faisait un soleil radieux, la journée s’annonçait joyeuse.
Les clients ne se firent pas attendre.
La sonnette retentit. Joey regarda l’horloge 9h15. Elle sourit et lança de derrière son étagère : Bonjour Matthew!
Matthew : Bonjour Joey.
Matthew venait tous les lundis de chaque semaine à la même heure depuis maintenant 4 ans. Depuis qu’il était à la retraite, il avait besoin de son quota de livres par semaine et Joey se faisait un plaisir de lui présenter ses plus belles pièces. Elle connaissait maintenant ses goûts et savait à chaque fois quel roman l’intéresserait. Tous les lundis matins en arrivant, elle disposait une pile de livres qu’elle plaçait au bout de son comptoir. Comme toutes les fois, Matthew, qui n’était pas très loquace, s’y dirigea immédiatement et commença à faire son tri. Joey souriait et lui jetait de temps en temps un petit regard en coin pour s’assurer qu’elle n’avait pas fait d’erreur.
Lorsqu’il eut trouver, il approcha de la caisse avec ce sourire timide qui ne le quitte jamais.
Joey attrapa les bouquins qu’il lui tendait : Matthew, je te le dis souvent mais tu sais que je veux bien te racheter tes anciens livres. Avec tout ce que tu achètes tu ne dois plus savoir où les mettre.
Matthew : J’oublie à chaque fois.
Joey : Si tu préfères je passerai chez toi et on fera le tri.
Le rôle de Joey ne se limitait pas vendre des romans, elle servait aussi parfois de confidente, de compagnie… Et tous ses petits rôles annexes lui tenaient vraiment à cœur.

En fin d’après-midi, la sonnette retentit une nouvelle fois. Cette fois-ci, c’était l’heure d’un de ses anciens professeur de lycée.
Joey : Bonsoir Mr Sampton.
Personne ne répondit. Intriguée elle sortit du fond du magasin et s’approcha de l’entrée. Lorsqu’elle distingua le visage de la personne elle se confondit en excuse : Oh pardon, je vous ai pris pour quelqu’un d’autre. Je peux vous aider ?
L’homme : Eh bien vous on peut dire qu’il est difficile de vous contacter.
Joey, ne comprenant pas : Excusez-moi, on se connaît ?
L’homme sourit : Nous non mais nos voitures oui.
Joey comprit enfin : Oh oui bien sûr, l’aéroport !
L’homme : J’ai essayé de vous appeler tout le week-end et vous n’avez jamais rappelé malgré mes messages.
Joey sur la défensive : Il faut dire qu’étant donné que je suis allée à l’aéroport pour prendre un avion, je n’étais effectivement pas chez moi ce week-end.
L’homme : C’est pourquoi je me suis permis de venir vous rencontrer ici. Je me présente(il lui tendit la main): Pacey Witter.
Elle lui serra la main un peu hésitante. Ses manières ne lui plaisaient guère : Joey Potter.
Pacey sourit : Oui je sais. Vous m’aviez donné votre carte. Mais je vous dérange peut-être ?
Soudain, après un sourire, il lui semblait moins prétentieux.
Joey retourna derrière son comptoir : Eh bien je n’ai pas encore terminé. Mais peut-être qu’on pourrait se retrouver au Lerry Fresh Fish un peu plus tard pour mettre les détails au clair. Je ferme vers 19h. Ca vous convient ?
Pacey toujours souriant : Parfait. J’y serais !
Il quitta le magasin et partit d’un pas nonchalant en enfouissant ses mains dans ses poches.
Elle le suivit du regard alors qu’il longeait la vitrine et sortit de sa réflexion lorsque le véritable Mr Sampton arriva.
Mr Sampton : Est-ce que c’était Pacey Witter ?
Joey : Euh oui, je crois.
Mr S : Ca alors ! Ca fait si longtemps…
Joey : vous le connaissez ?
Mr S :Il était à Capeside High School.
Joey, étonnée: Vraiment ? Je ne l’ai jamais vu pourtant.
Mr S : Il a rapidement changé d’école. Je ne crois pas qu’il ait fini son premier trimestre à Capeside. Je me demande bien ce qu’il a pu devenir …
Joey sourit et changea de conversation : J’ai reçu votre commande.
Mr S : Ah enfin ! Ils en ont mis du temps cette fois-ci !
Joey : Oui mais il a fallu le faire venir de Seattle Mr Sampton. Et ce n’est pas la porte d’à côté.
Mr S : Tu es une perle Joey. Qu’est-ce qu’on ferait sans toi ?
Joey sentit le rouge lui monter aux joues comme à chaque fois qu’il lui disait : Je ne fais que mon travail Mr Sampton et ça me fait plaisir.
Mr S : Tu me le mets sur ma note ?
Joey : Aucun problème. Bonne soirée. Et mes amitiés à votre femme.
Il lui fit un dernier sourire en lançant : Il faudra que tu viennes dîner un de ces soirs, Kate t’attend avec impatience.
Puis il quitta la boutique.
En attendant que l’heure de fermeture arrive, elle vida quelques cartons qu’elle venait de recevoir et commença par les répertorier afin de pouvoir les classer le lendemain.
La nuit commençait à tomber. Elle ferma la librairie et partit en direction du Lerry Fresh Fish. La plupart des gens était installée au bar, peu de personnes dînaient au restaurant en semaine mais pour l’apéritif il y avait toujours du monde.
Elle observa la salle afin de repérer le jeune homme qu’elle devait retrouver. Lorsqu’elle l’aperçut, assis dans un fauteuil en osier à une table basse, il lui fit signe avec ce même sourire qui la bouleversa une nouvelle fois. Il y avait quelque chose de joyeux et de triste dans ce sourire qui ne lui échappait pas. Elle s’approcha de lui en souriant timidement.
Joey : Bonsoir.
Il lui fit signe de prendre place dans le fauteuil d’en face. Elle s’exécuta.
Joey : Vous attendez depuis longtemps ?
Pacey : Eh bien je n’avais rien d’autre à faire alors…
Joey : Oh je suis désolée. On aurait du régler ça plus rapidement à la librairie dans ce cas.
Pacey : Ce n’est pas grave. Vous prenez quelques chose ?
Joey fixa le verre qui était devant lui puis le regarda.

Bzzbzz  (03.06.2004 à 16:49)
Pacey, la voyant hésiter rigola : Je ne vous y force pas !
Joey grimaça en haussant les épaules : Un martini.
Pacey héla le serveur et passa commande.
Pacey : Alors vous avez réussi à l’attraper ?
Joey : Attraper quoi ?
Pacey : L’avion !
Joey, retroussant son nez et se grattant la tête: Oh, oui, il avait finalement ¾ d’heure de retard.
Pacey compréhensif : Comme à chaque fois qu’on est pressé… C’est toujours comme ça.
Joey curieuse : Est-ce que … Est-ce que vous habitez à Capeside ? Non je demande ça parce que je ne vous ai jamais vu dans le coin et un de mes clients m’a appris que vous aviez été au collège ici.
Pacey intrigué : Un client ?
Joey sourit : Un de mes anciens professeurs. Mr Sampton.
Pacey rigolant : Oh oui Mr Sampton ! Il n’a jamais pu m’encadrer celui-là.
Joey : C’est bizarre…je vis ici depuis 25 ans et …je ne vous ai jamais vu.
Pacey :Je ne suis pas resté très longtemps.
Joey : Je ne m’attendais pas à ce que vous vous rendiez à Capeside quand nos voitures se sont rencontrées.
Pacey : Le hasard a bien fait les choses.
Joey : A ce sujet, vous vous êtes renseigné chez un garagiste ?
Pacey : Justement, ce n’est pas si catastrophique, un peu de plastique et quelques ampoules à remplacer. Je m’en occuperai. Il n’est pas nécessaire de faire un constat pour si peu, vous risqueriez d’avoir un malus pour pas grand chose.
Joey : J’insiste. Laissez moi au moins payer les frais. Je suis responsable.
Pacey : Dans ce cas faisons plutôt un deal.
Joey le regarda en coin.
Pacey s’en rendit compte et sourit : Etant donné que je ne me suis pas rendu à Capeside depuis maintenant 13 ans, j’ai perdu tout contact avec ses habitants…
Joey : Où voulez-vous en venir ?
Pacey : J’y viens, j’y viens. En compensation, on se fixe un soir pour boire un verre. Rien d’autre. Et je pourrais ainsi m’excuser de mon comportement de l’autre jour qui vous a apparemment insupporté.
Joey sarcastique : Oui vous avez été particulièrement exécrable.
Pacey haussa les sourcils, étonné : Oh, c’est le comble ça. J’AI été exécrable ? Ce qu’il ne faut pas entendre.
Le serveur arriva avec le verre de Joey.
Joey : Merci. (A l’attention de Pacey) Ce que vous me demandez en somme c’est de vous payer en nature ! Pas très légal comme procédé tout ça…
Pacey : Disons simplement que ne connaissant plus personne dans la ville vous m’éviteriez de m’ennuyer à mourir au moins un soir.
Joey jouant les mijaurées : Faut-il que je m’habille pour la circonstance ? Oui parce que c’est pas tous les jours que je joue les escorts girls vous comprenez. Je préfère savoir à l’avance.
Pacey hilare : Non comme ça, ça ira très bien.
Joey sourit et but une gorgée de martini.
Lorsqu’ils se quittèrent quelques minutes plus tard, ils convinrent d’un soir de la semaine pour ledit échange de services. Joey quitta le restaurant en laissant un billet sur la table et ce fut lui cette fois qui la suivit du regard. Il ne la connaissait pas mais sentait déjà qu’elle n’était pas comme les autres femmes qu’il avait pu croiser tout au long de sa grande expérience. Elle avait l’air si intelligente, raffinée et simple à la fois qu’elle se distinguait sans mal des habitants de Capeside.
Il finit son verre d’un trait et partit en direction du port, pour se balader un moment avant de rentrer à la maison de la famille Witter.
Doug : Alors tu l’as signé ce constat ?
Pacey : Je te paierai les réparations.
Doug : Comment ça ? C’est l’assurance de la personne qui est en tort qui doit payer.
Pacey, commençant à s’énerver : Si je te dis que je te les paierai c’est que je le ferai !
Doug : Bon ça va, j’ai rien dit. Mais c’est quand même stupide…
C’en était trop, Pacey bondit : C’est dingue n’est-ce pas, il y a des choses qui ne changent pas ! Pacey est toujours aussi idiot. Eh bien le crétin va vous laisser dîner sans lui.
Mr Witter dans son fauteuil devant la télé lança le plus normalement du monde : On a déjà manger.
Pacey leva les bras, les laissa retomber lourdement sur ses cuisses et partit en faisant claquer la porte.
Même après tant de temps, l’attitude de sa famille envers lui n’avait pas changer d’un poil. Il comprenait enfin que malgré tous les efforts qu’il ferait pour leur prouver qu’il n’est pas celui qu’ils croient tous, rien n’y ferait.
Il réfléchit un moment tout en marchant puis retourna au Lerry Fresh Fish afin de manger un morceau. Ces vacances s’annonçaient désastreuses. C’étaient les premières depuis X années, et il sentait qu’elles lui laisseraient un goût amer !
Il rentra très tard et se dirigea directement dans sa chambre, ou ce qu’il en restait. Des tonnes de cartons y étaient entassés. Il semblait que la pièce servait également de grenier.
Il se coucha plus que las.

Le lendemain matin, Joey se rendit à la librairie. Elle était en avance sur l’heure d’ouverture. Elle enfonça la clé dans la serrure et ouvrit la porte quand soudain elle fut renversée par un homme cagoulé qui sortit de son magasin. Complètement sonnée, elle mit une bonne dizaine de minutes à se remettre sur pied et à comprendre ce qu’il venait de se passer. Lorsqu’elle rentra enfin dans la boutique, elle constata rapidement sans grande surprise que la caisse avait été vidée. Découragée elle décrocha le téléphone et appela le commissariat.
Shérif : Shérif Witter j’écoute.
Joey se stoppa net un instant, elle venait de faire le rapprochement entre Pacey et la famille Witter. Tout s’expliquait : Oui, ici Joey Potter je viens de me faire cambrioler. Est-ce que quelqu’un pourrait venir ?
Shérif : Vous êtes à la librairie ?
Joey : Oui oui.
Shérif : Très bien nous arrivons dès que possible.
Joey raccrocha : Prenez votre temps surtout.
Une vingtaine de minutes plus tard, le Shérif et son fils Doug arrivèrent pour constater les faits.
Doug : Ca va Joey ?
Joey : Oui je crois.
Shérif : Qu’est-ce qu’il s’est passé ?
Joey : Je crois que j’ai un peu contrarié les plans du voleur. Je suis arrivée plus tôt que prévu et il s’est enfui lorsque je suis entrée. J’ai eu vite fait d’atterrir par terre.
Shérif : Il est parti avec la caisse.
Joey leva les yeux au ciel : Oui, ça j’ai vu.
Quelques minutes plus tard, Pacey arrivait.
Shérif : Pacey qu’est-ce que tu viens faire ici ?
Pacey, énervé par la question de son père : Je t’ai entendu parler du cambriolage quand tu es venu chercher Doug à la maison. Je viens voir comment va Joey !
Shérif, autoritaire : Sortez d’ici, il faut qu’on inspecte les lieux.
Joey, qui était assise sur un tabouret, descendit en haussant les sourcils et sortit du magasin.
Pacey la suivit : Est-ce que ça va ?
Joey se frotta les fesses en souriant: Ca ira ! Il en faut plus pour me déstabiliser. Il ne fallait pas vous déranger pour si peu.
Pacey lui souleva une mèche de cheveux qui retombait sur son oreille : Je crois qu’il va quand même falloir faire un petit tour à l’hôpital.
Joey passa ses doigt dans ses cheveux et les ressortit rougis par le sang.
Pacey : Allez chercher vos affaires je vous emmène.
Joey : Ce n’est rien. Un pansement et ça fera l’affaire…
Pacey : Ce n’est pas très prudent. Vous avez eu un choc à la tête. Et puis est-ce que vous tenez vraiment à passer la matinée avec ces 2 rigolos ??
Il n’en fallut pas plus pour décider Joey. Ils rentrèrent, et pendant que Joey récupérait sa veste et son sac, Pacey dit à l’attention de son père : Je l’accompagne à l’hôpital elle saigne.
Shérif, sans le regarder : Hum hum, très bien, très bien.
Pacey secoua la tête de désolation et sortit en plaçant sa main sur le dos de Joey.
Pacey : Est-ce que votre voiture est par là ?
Joey : Vous n’avez plus la votre ?
Pacey sourit : Ce n’était pas vraiment la mienne en réalité.
Joey sourit aussi : Ah oui ? La mienne est juste là.
Alors qu’elle commençait à monter derrière le volant, Pacey l’interpella : Je crois qu’il vaudrait mieux que ce soit moi qui conduise, j’ai vu ce dont vous étiez capable en temps normal alors aujourd’hui… Ne tentons pas le diable. Je suis trop jeune pour mourir.
Elle lui lança les clés et monta de l’autre côté.
Pacey : J’ai comme l’impression qu’on a un point commun.
Joey : Vraiment ?!
Pacey : J’ai cru comprendre que vous aviez du mal avec le Shérif et son adjoint.
Joey : C’est le moins que l’on puisse dire oui.
Pacey lui sortit un mouchoir et le lui donna.
Joey : Merci.
Elle se l’appliqua sur la blessure et grimaça un peu. Malgré ce qu’elle voulait laisser paraître, c’était assez douloureux.
Pacey la regarda tout en conduisant. Même décoiffée, cette fille avait un charme fou.
Pacey : Ca va aller ?
Joey tourna la tête et lui sourit gentiment et reconnaissante.
Une fois arrivés, ils se dirigèrent aux urgences où ils durent évidemment patienter une bonne heure. Ils ne parlèrent pas beaucoup. Il est difficile de créer une conversation avec quelqu’un que l’on ne connaît pas. Surtout dans ces circonstances.
Une infirmière vint chercher la jeune fille qui revint une vingtaine de minutes plus tard avec une ordonnance à la main.
Pacey l’accueillit à nouveau avec un sourire chaleureux. Il semblait quelque peu soulagé.
Pacey : Comment ça va ?
Joey : Une jolie petite plaie à la tête mais rien de bien méchant. Ca devrait passer d’ici deux semaines.
Pacey : Je n’aurais jamais pensé que tenir une librairie soit si dangereux.
Ils sortirent de l’hôpital.
Joey : Est-ce que vous pourriez vous arrêter à une pharmacie en rentrant ?
Pacey : Je pense qu’après tout ce qui vient de se passer on pourrait se tutoyer, non ?

Bzzbzz  (03.06.2004 à 16:53)
Joey : D’accord mais seulement si vous vous arrêtez à une pharmacie !
Pacey : Je n’ai pas trop le choix alors…
Cela faisait environ deux heures qu’ils étaient partis. Ils rentrèrent enfin. Le Shérif et Doug étaient plus ou moins en train de remettre le magasin en ordre.
Shérif, toujours aussi désobligeant : Mademoiselle Potter, je ne vous cacherais pas qu’il y a peu de chances qu’on retrouve le coupable.
Joey, sur le même ton : Le contraire m’aurait étonnée !
Le shérif, n’appréciant guère le ton de Joey, sortit.
Doug s’approcha de Joey : Est-ce que ça va ? Tu n’as rien de grave ?
Joey, plus calme : Non Doug, c’est bon. C’est juste une grosse bosse. Merci.
Doug, lui posa la main sur l’épaule : Tu m’appelles si jamais tu as un problème.
Joey sourit : Promis Doug !
L’adjoint rejoignit son supérieur et père dans la voiture.
Pacey, une fois qu’ils furent seuls : Moi qui croyait avoir trouvé une alliée quant aux ressentiments que m’évoquaient le shérif et son adjoint. Je viens de recevoir un poignard en plein cœur.
Joey : Je n’ai pas dit le contraire.
Pacey avec humour : Oh alors j’ai dû rêver la scène.
Joey : J’ai effectivement de gros différends avec ton père. Et en tant que shérif adjoint ton frère est détestable mais en tant qu’ami ce n’est pas la même chose.
Pacey, intrigué : Quand tu dis ami, tu veux dire petit-ami ? Non parce que j’ai toujours fortement soupçonné mon frère d’être gay…
Joey secouant la tête amusée : Je ne peux rien te confirmer à ce sujet. Le lien qui nous uni se résume à quelques livres d’architecture qu’il vient m’acheter de temps en temps .
Pacey ne le laissa pas paraître mais l’idée de la savoir sortie avec son frère Douggy l’aurait écœuré au plus au point. La mise au point, bien que subtile, le rassura. Joey aurait alors baissé dans son estime.
Pacey continuant son jeu afin de ne pas être démasqué : Il va falloir que je mène mon enquête seul alors !
Joey s’activait un peu à ranger les derniers objets tombés lors du cambriolage.
Pacey, timide : Est-ce que tu veux que je t’aide ?
Joey :Non ça va aller. Tu peux rentrer si tu veux.
Pacey, déçu de devoir partir : Bon… Bonne journée alors.
Joey, baissée derrière le comptoir : Oui toi aussi.
Pacey, déconcerté, se décida à partir. Il s’attendait à un peu plus de reconnaissance de sa part mais voyant qu’elle n’était visiblement pas du même avis, il ouvrit la porte. Lorsque la clochette sonna, il fut interpellé : Pacey ?
Il se retourna, la mine un peu triste.
Joey, sincère : Merci d’être venu…et de m’avoir accompagnée.
Cette phrase lui réchauffa le cœur et après quelques secondes d’abasourdissement, il lui répondit simplement par un sourire qui montrait qu’il était vraiment touché. Puis il partit. En souriant bêtement, il passa sa main dans ses cheveux comme à la recherche d’une réponse.
Pacey : Mais qu’est-ce qu’il t’arrive vieux ? tu ne la connais même pas…

Jen tournait en rond depuis 3 jours. Des tonnes de questions lui parvenaient mais elle ne trouvait aucune réponse. Deux solutions s’offraient à elle. Premièrement, faire comme si le baiser « échangé » n’était qu’un signe amical. Deuxièmement, interrogé la personne en question pour savoir ce qu’il voulait réellement dire. Le problème était tel qu’elle même ne savait pas ce qu’elle ressentait pour Dawson. Ils se connaissaient depuis si longtemps!
Jen pestant : Qu’est-ce qu’ont les américains à s’embrasser sur la bouche pour un oui pour un non ?! Il y a de ces confusions avec tout ça !
Dans son élan elle attrapa le téléphone et appela sa meilleure amie. Comme d’habitude, le téléphone de la boutique ne répondait pas. Elle se souvint alors, dans un éclair de lucidité qu’elle possédait maintenant un portable. Quelle bonne idée avait eu Dawson !
Jen : Joey ? C’est Jen !
Joey surprise : Oh Jen ! On se contact pas avant des mois d’habitude…
Jen : Oui mais ton humeur massacrante me manquait trop. Et puis je voulais savoir si tu savais te servir de ton téléphone !
Joey : J’en ai compris le principal, pour le reste on verra plus tard. Comment ça va ?
Jen : Je tourne en rond !
Joey : Comment ça, tu ne travailles plus ?
Jen : Si bien sûr ! Mais c’est à un autre sujet que je bloque …
Joey saisissant : Oh oui bien sûr : Dawson !
Jen acquiesçant : Hum hum…
Joey : Tu ne l’as toujours pas appelé ?
Jen : Négatif chef !
Joey : Mais qu’est-ce que tu attends ?
Jen : Un signe chef !
Joey : Mais je vais te le donner ton signe moi ! Dawson est fou amoureux de toi depuis que tu as débarqué à Capeside, faut-il te le rappeler ? Et même s’il y a eu une longue période à vide entre vous au lycée, vous vous êtes retrouvés à la fac. Il me semble que ce que ça veut dire est clair. Dawson t’as toujours aimée. Le problème c’est que j’étais au milieu. Et tu sais à quel point j’aime mettre la zizanie dans les choses simples ! Tant que tu ne l’appelleras pas il ne te dira rien. Et par conséquent, tu ne sauras pas que j’avais raison ! Et Dieu sait que j’aime avoir raison…
Jen se cherchant une excuse : Oui mais ce n’est pas un signe ça !
Joey autoritaire : Si tu ne l’appelles pas, c’est moi qui le fait !
Jen piquée au vif :Ca c’en est un bon !
Joey : Au fait, comment va Mme Ryan ?
Jen : Je vais la voir tous les jours à la clinique et la chimio lui fait chaque jour un peu plus perdre ses cheveux. Elle qui était si soigneuse. Ca me fait de la peine de la voir comme ça.
Joey : Ne le dis pas devant elle, elle t’avait dit qu’elle ne voulait pas de tout ça.
Jen : Je sais mais tu aurais voulu que je la laisse mourir à petit feu sans rien faire ?
Joey : Non je sais que tu étais dans une situation délicate et tu sais que j’étais d’accord avec tous tes choix.
Jen : Je sais oui.
Joey : Embrasse-la pour moi. Et dis-lui que la prochaine fois que je viens à NYC, j’aurai un peu plus de temps et je passerai la voir. Bon courage et rappelle-moi dès que tu as du nouveau pour Dawson!
Jen : Je le ferai !
Une fois raccroché, elle ne perdit pas une minute. Elle savait que si elle ne l’appelait pas immédiatement Joey mettrait ses menaces à exécution.
Dawson décrocha au bout de 2 sonneries. Il savait que c’était elle, son nom s’était affiché sur le cadran de son portable.
Dawson, un peu réservé : Salut !
Jen, sur le même ton : Salut…
Un silence s’installa.
Jen : Bon je vais être directe parce qu’on y est encore dans deux heures sinon.
Dawson : Je t’écoute…
Jen : Il faut… il faut que tu m’expliques. Parce que je ne comprends pas tous les signaux et là j’ai l’impression d’en avoir raté une bonne partie…
Dawson : Je veux bien mais dis moi au moins de quoi tu veux parler ?
Jen, à bout : Mais du baiser, Dawson…du baiser !
Dawson jouant les innocents : Oh tu as rencontré quelqu’un ?Et il t’a embrassé ?
Jen visiblement énervée raccrocha.
Dawson fixa son téléphone surpris, en souriant. Puis il la rappela immédiatement.
Dawson : Excuse-moi Jen. Ce n’était pas dôle je l’avoue.
Jen, lasse :Je n’ai pas envie de rire en ce moment.
Dawson : D’accord alors je vais être clair et concis. Je t’aime toujours Jen et ce baiser était tout ce qu’il y a de plus sincère. (rigolant) Le message me semblait clair mais apparemment ce n’était pas le cas…
Jen, fondant en larme : J’ai besoin de toi Dawson…Je ne sais pas si on peut reprendre notre relation mais ce que je sais c’est que j’ai vraiment besoin de toi en ce moment.
Dawson : Je suis à Chicago, je prends l’avion et j’arrive.
Il raccrocha et Jen se laissa glisser contre le mur en entourant ses jambes de ses bras.

Quelques heures plus tard il arrivait. Il entra directement et s’accroupit à ses côtés. Elle n’avait pas bougé. Il prit sa tête contre son torse et la berça lentement.
Jen : Je n’arrive plus à faire semblant. Elle souffre et je vais la voir tous les jours comme si de rien était avec un sourire forcé qui me torture.
Dawson soupira. Cette situation lui donnait un goût de déjà vu. Il avait été là aussi pour Joey lorsqu’elle s’était retrouvée dans cette situation avec sa mère. Ca s’annonçait très difficile.
Dawson : Je suis là. Je vais t’aider.
Il l’a pris dans ses bras et la mena jusqu’à son lit où il l’allongea et la recouvrit d’une couverture. Il s’assit à côté d’elle et lui caressa les cheveux jusqu’à ce qu’elle s’endorme.

Joey avait passé la veille à tout ranger et elle avait réouvert aujourd’hui.
Le matin-même, une jeune femme débarqua dans la librairie.
Joey, sans véritablement la regarder, mais enjouée, comme à chaque fois : Bonjour !
La jeune femme répondit et à ce moment-là, Joey reconnut la voix : Gretchen !
Elle lâcha rapidement ses occupations et se hâta pour l’embrasser.
Gretchen, heureuse : Salut Joey !
Joey : Tu es enfin revenue… Je commençais à me sentir seule !
Gretchen taquine : J’ai pourtant cru comprendre que tu avais fait la connaissance de mon frère…
Joey, répondant sur le même ton : J’ai bien essayé de lui faire manger de la glace en pyjama mais je ne crois pas qu’il ait apprécié.
Gretchen : Il m’a appris pour le cambriolage.
Joey : Ca va, ne t’inquiète pas. Ils en font tout une histoire mais je n’ai rien.
Gretchen : Ah bon ? Et Pacey qui m’avait dit qu’il avait fallu t’emmener à l’hôpital parce que tu t’étais ouvert le crâne…
Joey, lui faisant un clin d’œil : Il en ferait pas un peu trop ton frère ?
Gretchen rit.
Joey : Tu veux un café ?
Gretchen : Volontiers, j’ai des tas de choses à te raconter.
Joey s’éloigna un peu, tapota sur le tabouret pour que son amie s’asseye et se glissa dans l’arrière-boutique pour préparer le breuvage.
Elles discutèrent alors jusqu’à la fermeture de midi.

Bzzbzz  (03.06.2004 à 16:57)
Lorsque, dans l’après-midi, Pacey passa pour prendre des nouvelles, il découvrit Joey face à un parterre d’enfants, en train de leur raconter une histoire. Si captivée par le conte, elle ne s’aperçut pas de sa présence.
Lorsqu’elle eut fini, les enfants se levèrent et chacun à leur tour allèrent l’embrasser.
- Au revoir Joey !
-A mercredi Joey !
-Merci Zoey !
Elle était resplendissante. Le bonheur se lisait sur son visage. Lorsque la foule se fut un peu dispersée, Pacey se mit à applaudir en s’avançant vers elle. Surprise, elle se retourna. Lorsqu’elle le vit, elle sourit.
Pacey : Si j’avais su que c’était réservé aux enfants le mercredi j’aurais choisi un autre jour.
Joey lui montra la pancarte de la porte indiquant en gros « Le mercredi c’est le jour des petits »
Pacey tira alors profit de la situation, toujours en rigolant : J’ai peut-être besoin d’apprendre à lire ? Tout comme tu as besoin d’apprendre à conduire !
Joey, outrée : Tout ça pour un malheureux et minuscule carambolage. J’étais pressée…
Pacey rigola. Elle montait si vite sur ses grands chevaux.
Joey : Tu voulais quelque chose ?
Pacey : Oui, prendre de tes nouvelles.
Joey : Eh bien comme tu peux le voir je vais assez bien pour aller travailler.
Pacey : Quelque chose me dit que tu serais venue même avec 40 de fièvre.
Joey, souriant : Le mercredi c’est sacré ici. Je ne raterais ça pour rien au monde.
Pacey : C’est ce que j’avais cru comprendre ! (il ajouta d’un air entendu) Et est-ce que tu es aussi attentionnée avec tout tes clients ?
Joey secoua la tête et rigola à l’allusion.
Joey : Tu sais que tu es le seul Witter a avoir délibérément mis les pieds dans cette librairie.
Pacey : Je relève le niveau de la famille alors. Qui l’aurait cru ?
Joey, intriguée :Pourquoi parles-tu toujours de toi en ces termes ?
Pacey changeant de sujet : On en reparlera ce soir si tu veux bien. Il faut que j’y aille là.
Joey : Ce soir ??
Pacey : Joey tu n’aurais quand même pas oublié que c’est ce soir que tu interprètes le rôle de ta vie ?!
Joey réalisant : Ah oui, l’escorte girl c’est vrai. A ce soir alors !
Pacey la salua vite fait de la main et s’en alla.

Jen se réveilla seule dans sa chambre. La tête comme une pastèque après avoir pleuré pendant des heures. Elle se leva, se recouvrit les épaules d’une couverture et retrouva Dawson qui s’affairait dans la cuisine.
Jen : Tu es resté ?
Dawson : Evidemment que je suis resté. Tu ne pensais tout de même pas que j’allais repartir après t’avoir couché. Assieds toi, je t’ai préparé quelques chose à manger. Il faut que tu reprennes des forces.
Elle s’installa tranquillement à une chaise : Je suis désolée de t’avoir fait revenir pour si peu. Tu as certainement d’autres choses à faire…
A ces mots, Dawson se retourna et s’accroupit en face d’elle : Si tu dis ça c’est que tu n’as pas bien compris ce que je t’ai dit au téléphone.
Jen posa sa tête sur son épaule et l’enlaça : Merci !
Dawson, plaisantant : Je le fais aussi pour moi…
Jen rigola brièvement. Il se décolla, lui sourit sincèrement et retourna à ses fourneaux.
Une fois que ce fut près, il la servit et s’assit en face d’elle.
Dawson : J’ai réfléchit. On va aller voir Grams. Et tu vas lui expliquer ce que tu ressens. Après si tu le souhaites tu pourras lui proposer de tout arrêter comme elle le voulait. Et ensemble vous retournez à Capeside pour les derniers mois qu’il lui reste.
Jen jouait avec sa fourchette en la remuant dans son assiette : J’y ai pensé moi aussi. Mais j’ai tellement peur qu’elle m’en veuille de l’avoir forcé à accepter le traitement.
Dawson posa sa main sur celle de son amie : Jen, c’est ta grand-mère, vous avez vécu tellement de choses ensemble qu’elle ne pourra jamais t’en vouloir.
Jen avec un léger sourire : On pourrait faire tout ce qu’elle a toujours rêvé de faire.
Dawson lui sourit en retour : Est-ce que ça veut dire que tu es d’accord ?
Jen : Oui, je le suis !

Au B&B après la fermeture.
Bessie : Joey je viens de recevoir un coup de téléphone d’un grand magazine. Ils nous envoient demain quelqu’un pour faire un article sur nous.
Joey : Vraiment ?
Bessie : Je tenais à te prévenir. J’espère simplement que ça se passera bien.
Joey relativisant : Il n’y a aucune raison que ça se passe mal Bessie. Tu es la meilleure hôtesse de toute la Caroline du Nord.
Bessie posa son bras sur les épaules de sa sœur et l’embrassa : T’es un amour.
Joey : Bon je te laisse j’ai rendez-vous.
Bessie soupçonneuse : Tu as un rendez-vous…
Joey désignant sa montre : Je m’étendrais volontiers plus longuement sur le sujet mais je suis en retard. (la narguant) Bonne soirée Bessie !
Bessie leva les yeux au ciel en signe de défaite et retourna à la préparation de l’auberge pour le journaliste.

Joey arriva au Lerry Fresh Fish où il était convenu qu’ils se retrouvent. Mais cette fois, c’est elle qui allait l’attendre. Gail, la voyant arriver, la salua.
Gail : Bonsoir chérie. Comment tu vas ?
Joey : Ca va et vous ?
Gail : J’ai pas mal de boulot mais ça va. Tu veux boire quelque chose ?
Joey : Un martini s’il vous plait.
Gail : Installe-toi je te l’apporte tout de suite…
Joey choisit une table et s’y installa en attendant que Pacey n’arrive.
Quelques instants plus tard, Gail réapparut avec le verre.
Gail, le posant sur la table : Voilà.
Joey : Merci.
Gail s’assit en face de la jeune fille : J’ai appris pour le cambriolage. Tu n’as rien ?
Joey : Quelques bleus. Rien de grave. Il y a eu plus de peur que de mal. Il n’y avait pas grand chose dans la caisse en plus. Il n’avait vraiment pas choisi le bon jour.
Gail : Tu me rassures. Je n’aurais jamais pensé qu’on puisse en arriver là…à Capeside.
Elle ajouta ensuite : Tu as eu des nouvelles de Dawson ?
Joey, plutôt mal à l’aise : Oh…Eh bien, à vrai dire… nous nous sommes disputés…
Gail étonnée : Vraiment ?
Joey la rassurant : Ce n’est pas grave. Ca va s’arranger. Je me suis emportée pour une broutille et je n’ai pas eu le temps de m’excuser mais je l’appellerai.
Gail : Ce que tu me dis m’étonne. Je ne vous ai jamais vu vous disputer.
Joey rigolant : Et pourtant Gail je peux t’assurer que c’est arrivé !
Gail, réfléchissant soudain : Tu passes la soirée toute seule ?
Joey : Non j’attends quelqu’un…
Gail : Oh…et ne serait-ce pas ce charmant jeune homme qui avance dans notre direction ?
Joey tourna la tête puis refixa Gail en souriant : On dirait bien que si !
Gail se leva et embrassa Joey : Je te souhaite alors une excellente soirée chérie !
Joey : Merci, vous aussi.
Au même moment, pacey s’assit en face.
Joey, haussant les sourcils : Tu es en retard !
Pacey : Excuse-moi mon téléphone a sonné à la dernière minute. Mais est-ce que tu retournes toujours la situation à ton avantage comme ça ? Parce que je te rappelle que c’est toi qui paye ta dette ce soir…
Joey : Oui toujours !
Pacey capitulant : Très bien, je le saurai…
Ils engagèrent peu à peu la conversation, parlèrent de tout et de rien mais se concentrèrent principalement sur Capeside et ses différents changements, les anecdotes. Puis Joey revint sur un sujet plus sérieux.
Joey : Tu vas certainement me trouver un peu gonflée car on ne se connaît pas beaucoup mais ton attitude m’interpelle parfois. Tu parais si sûr de toi et pourtant tu t’ auto-dévalorises constamment. Ce n’est pas flagrant mais tu te lances toi-même des petites piques comme si tu avais quelque chose à prouver.
Pacey gigota sur son siège, et parut gêné par la remarque.
Joey s’en aperçut : Tu as le droit de ne pas répondre. Je me mêle parfois de choses qui ne me regardent pas.
Pacey respira lourdement pour se donner un peu de courage : J’ai vécu toute mon enfance avec une image très négative de moi-même.
Joey fronça les sourcils.
Pacey continua : Lorsque j’ai quitté Capeside, je pensais me libérer de cette influence que ma famille avait sur mon mental. Mais ça n’y a rien fait parce que toutes ces paroles rabaissantes qu’ils avaient souvent prononcées sont restées dans mon esprit. Jusqu’à aujourd’hui.
Joey effarée : Tu veux dire qu’aujourd’hui encore tes parents ne montrent aucune fierté envers toi?
Pacey ironique mais souriant : Eh bien si me dire que je suis un crétin est une démonstration de fierté alors on peut dire qu’ils sont très fiers de leur fils !
Joey : Alors c’est pour ça que tu es parti du collège.
Pacey : J’ai préféré me faire passer pour un cancre pour qu’ils me collent en pensionnat à Boston. Je leur donnais l’opportunité de se débarrasser de moi
Joey : Et tu disais que tu n’étais pas revenu depuis 13 ans ??
Pacey : C’est la première fois que je reviens oui. Et autant dire que ça fait très bizarre.
Joey, perplexe : Comment as-tu fait pour vivre tout ce temps sans personne à tes côtés… ?
Pacey ironique toujours : Mieux vaut être seul que mal accompagné !
Joey n’en revenait pas.
Joey : On peut dire qu’on a un autre point commun alors. J’ai passé toute mon enfance sans parents. Ma mère est morte et mon père est en prison depuis plus de 10 ans maintenant. J’ai vécu avec ma sœur…
Pacey : Et vous avez réussi à vous en sortir quand même !?
Joey : On a réalisé le rêve de notre mère en ouvrant un B&B qui marche plutôt pas mal il faut l’avouer.
A cette phrase, Pacey se raidit sur son fauteuil : Tu veux dire que ta sœur et toi vous occupez du B&B de Capeside.
Joey : Oui. Pourquoi ?
Pacey reprenant contenance : Non comme ça. C’est qu’on en parle beaucoup dans le coin.

Bzzbzz  (03.06.2004 à 17:01)
Joey : On en parle même dans les journaux. Un journaliste doit venir demain pour faire un article et nous mettre une note. Je déteste ça. Bessie se met en quatre à chaque fois et se plie à toutes les exigences du type en question, même les plus folles.
Pacey changea de sujet : Et tu as fait tes études où ?
La conversation était repartie.
Après avoir bu un verre, Gail leur proposa de passer à une table pour manger. A la fin du dîner, Pacey insista pour payer l’addition.
Joey : Mais enfin, j’étais censée rembourser les dégâts…
Pacey : Il n’a jamais été question que tu payes, dans notre contrat. Tu ne devais que me distraire. Tu as rempli ton rôle à merveille. Point !
Ils se quittèrent quelques minutes plus tard en partant chacun de leur côté. Pacey, vers la maison familiale ; Joey en direction de l‘auberge qui devait maintenant être propre au point de voir son reflet par terre
Sur le chemin, Pacey téléphona.
Pacey : Salut Ethan.
Ethan : Pacey ? Mais t’as vu l’heure ?
Pacey : Je sais mais j’ai un gros problème. Ton article, je ne peux plus le faire. C’est impossible.
Ethan : Ecoute vieux, je t’ai déjà réservé la colonne. Tu ne peux pas me faire ça.
Pacey : Non Ethan tu ne comprends pas. Je ne pourrais pas être objectif. Cet article ne sera pas bon !
Ethan, s’énervant : bon Pacey, je suis ton patron et je te demande de faire ce papier. Je ne peux pas revenir sur le plan du journal. Tout est prêt. Alors la semaine prochaine tu me fais parvenir ton article et c’est tout. Maintenant je te souhaite une bonne soirée et moi je retourne me coucher ! Salut
Il raccrocha. Pacey, très ennuyé, se passa la main dans les cheveux et soupira avant de rentrer dormir.

Le lendemain, Joey passa la journée en compagnie de son amie Gretchen. Cette dernière était passée dans le matin et était restée, l’aidant un peu dans le magasin. Elles avaient ainsi pu renouer ce lien qui les unissait jadis. Et malgré cette perte de vue prolongée, elles n’eurent aucun mal à se retrouver. Comme avant. Elles parlèrent de leur vie respective. Bref tout fut passé en revue. La journée défila à toute allure et elles se quittèrent lorsque Joey ferma boutique.
Joey : Tu repasses quand tu veux ! Tu sais quand tu repars ?
Gretchen : Je n’en ai pas la moindre idée, peut-être la semaine prochaine.
Joey la serra dans ses bras : Bonne soirée.
Joey arriva quelques minutes plus tard en voiture au B&B. Dès son arrivée, Bessie la prit à part et l’informa : A partir de l’endroit même où tu te trouves, il n’est plus question de faire un seul faux pas. Je compte sur toi pour te montrer sous ton meilleur jour. On a vraiment besoin de ce journaliste pour nous faire connaître…
Joey, penchant la tête :Bessie, est-ce que je nous ai déjà mises en péril ?
Sous le regard de Bessie, Joey ajouta : Bon d’accord c’est vrai. Mais ne t’inquiète pas cette fois je saurais me tenir.
Bessie : Tu as plutôt intérêt sinon je ne donne pas cher de ta peau !
Joey sourit et passa dans le salon pour rejoindre sa chambre afin d’y déposer ses affaires. Quand soudain, elle s’arrêta. Elle tourna une deuxième fois la tête pour confirmer sa vision. Oui ! Pacey était bien assis dans le salon.
Joey, très surprise : Qu’est-ce que tu fais là ??
Bessie, qui n’était pas loin, accourut : Vous vous connaissez ?
Joey comprit immédiatement la situation. Elle se sentait trahie. Alors que la veille elle lui avait parlé de ce journaliste qu devait venir, il n’avait même pas pris la peine de l’avertir que c’était lui.
Joey regardant méchamment Pacey droit dans les yeux, afin qu’il comprenne le sens de sa phrase : Non je croyais le connaître mais je l’ai pris pour quelqu’un d’autre !
Elle posa alors son manteau et ses clés sur la table de la cuisine avec pertes et fracas puis sortit à l’extérieur.
Pacey n’osa bouger, il se sentait très mal. Il aurait voulu lui courir après mais il ne voulait pas compromettre sa position face à Bessie. Avouer qu’il connaissait Joey aurait jouer en sa défaveur. La situation allait être compliquée. Il commençait déjà à se torturer. Comment devait-il réagir ?
Lorsque Bessie monta à l’étage, il s’éclipsa à son tour et sortit. Il trouva Joey assise sur un fauteuil de jardin en bois. Il s’approcha très lentement, s’arrêtant parfois pour réfléchir à ce qu’il devait dire, en entrechoquant ses mains l’une contre l’autre comme il le faisait lorsqu’il était mal à l’aise.
Avant même qu’il ne parle ou ne se place face à elle, elle lui jeta : Je t’interdis de dire quoique ce soit !
Pacey l’implorant, s’accroupit en face d’elle : Mais Joey écoute-moi. Je ne savais pas avant de te rencontrer que j’allais devoir bosser à Capeside. On m’a appelé juste avant que je te retrouve au bar hier soir. C’est pour ça que je suis arrivé en retard. Et quand tu m’en as parlé, j’étais tellement mal que je me suis promis d’appeler le rédacteur en chef le soir-même pour tout annuler. Je ne voulais plus le faire, mais il n’a rien voulu savoir. Cet article, c’était la chance de votre vie à toi et ta sœur. Vous passiez dans un magazine national, tout le pays le lirait je voulais juste qu’il envoie quelqu’un d’autre. Pas moi…
Joey énervée se leva : Excuse-moi Pacey mais je n’ai pas l’habitude de me faire prendre pour une imbécile comme ça. Tu m’as laissé parler et tu n’as rien dit…Je commençais à t’apprécier mais je crois que je me suis trompée sur ton compte. Je crois dorénavant qu’il vaudrait mieux qu’on se vouvoie.
Elle commença à partir mais il la retint par le poignet, la suppliant une nouvelle fois : Joey, ne fais pas ça !
Joey, triste : Tu aurais dû m’en parler avant…
Sur ce, elle le laissa dehors et regagna l’auberge, en resserrant sa veste contre elle.
Pacey shoota dans un pot de fleurs : Et merde !
Ces deux jours s’annonçaient vraiment mal.
Pacey resta un moment dehors à s’oxygéner pendant que Joey avalait vite fait un petit dîner avant qu’il ne rentre.
Bessie le rejoignit dehors, un peu inquiète : Mr Witter, est-ce que vous avez besoin de quelque chose ?
Pacey sans grand enthousiasme : Non merci.
Bessie, surprise par si peu d’entrain : J’espère que l’attitude de ma sœur ne vous a pas importuné ? Il faut l’excuser elle a toujours été très…agressive avec les gens qu’elle ne connaît pas. Son caractère me surprendra toujours
Pacey resta très distant, se leva sans un mot puis sur le point de la laisser seule : Bonne soirée !
Il rentra alors. Il n’avait plus tellement faim tout d’un coup. Il se faufila dans la chambre qui lui avait été impartie et s’allongea sur le lit. Les mains posées sur son ventre qui se soulevait et s’affaissait au fil de sa respiration. Rejeté encore une fois. Après sa famille, c’était au tour de la seule personne avec qui il était capable d’établir une conversation sensée et sincère. Pourquoi ne lui avait-il pas dit tout de suite ?

Joey, elle, profita de cet instant de liberté, malgré sa mauvaise humeur, pour appeler Dawson :
Dawson : Allo ?
Joey, penaude, c’est moi.
Dawson : Tiens Joey Potter aurait réussi à allumer cet instrument de Satan ?
Joey : Tu as raison, j’ai mérité tes railleries. Et je t’appelle d’ailleurs pour m’excuser. Premièrement pour le téléphone. Je te remercie du geste que tu as fait. Et deuxièmement pour la scène que je t’ai faite avant que tu ne partes. Je suis vraiment désolée. C’est que Bessie me ressasse sans arrêt la même chose et…
Dawson compréhensif comme toujours : C’est oublié Joey. Et je pense que tu t’ai faite plus de mal à toi-même que tu ne m’en as fait. Je te connais par cœur Joey et je sais que ce n’était pas véritablement tourné contre moi. Et puis ce n’est pas la première fois qu’on se dispute…
Joey rigola : Contrairement à ce que pense ta mère !
Dawson : Oui mais ma mère est utopiste.
Joey redoubla : Et bien au moins on sait de qui tu tiens ça ! Tu es où en ce moment ? à L.A ?
Dawson : Non, je suis à NYC chez Jen. Et on ne devrait pas tarder à rejoindre Capeside.
Il lui expliqua en détails les derniers événements et lui expliqua leurs projets de retour express à Capeside avec Mme Ryan.
Joey fut très ému et à la fois embêtée. Jen était sa meilleure amie et elle ne s’était doutée une seconde des problèmes qu’elle traversait.
Joey : Je vous attends. Embrasse la pour moi et excuse-moi auprès d’elle. Sincèrement.
Dawson : Ne t’en fais pas. Ce n’est rien je suis sûre qu’elle ne t’en veux même pas.
Joey : A bientôt.
Ce coup de téléphone n’avait finalement rien arrangé. Les regrets et les remords l’envahissaient peu à peu. Il allait être difficile de s’endormir après de telles révélations.

Pacey, de son coté, passa la nuit à refaire la conversation qu’il avait eu avec elle au Lerry Fresh Fish en rajoutant des tas de « si » mais ça n’y changea rien.
Le lendemain matin, lorsqu’il se leva pour aller déjeuner, il retrouva Bessie et Bodie attelés au fourneau et Joey qui déjeunait à table. Après maintes réflexions nocturnes, il s’était promis d’adopter une attitude très distante avec tous les membres du B&B. Ainsi il pourrait apporter un soupçon de lucidité à son travail et sur son jugement final. Joey semblait prête à faire de même avec lui, il n’avait donc plus rien à perdre.
Pacey, très froid : Bonjour.
Alors que Bessie et Bodie lui rendirent sa salutation, Joey ne daigna pas répondre.
Pacey sourit intérieurement : Cette fille était si butée !
Bessie lança un regard noir à sa jeune sœur qui ne la fit que partir plus vite. Voyant que son attitude déplaisait, elle préféra quitter la table, déposer son bol dans l’évier et lancer ironiquement à sa sœur : Bonne journée Bessie !

Une fois sur le pas de la porte, elle se stoppa, respira lentement et poussa une espèce de « grrr » en secouant ses bras dans tous les sens. Elle se sentait visiblement mieux et était prête à regagner son magasin.
Pendant qu’elle travaillait sans se soucier de ce qui pouvait bien se passer à l’auberge, ou plutôt, en faisant tout pour ne pas se soucier de ce qui s’y passait.
Pacey semblait se donner un malin plaisir à faire tourner Bessie en bourrique. Donnant l’air de n’être satisfait de rien sans jamais le dire, Bessie se démenait pour lui faire perdre cette expression du visage qui l’inquiétait. C’était bien la première fois qu’elle voyait un de ses clients faire une telle tête chez elle.
Bessie, la mine déconfite : Est-ce que quelque chose vous déplaît ?
Pacey éluda simplement la question : Je vais aller faire un petit tour.

Bzzbzz  (03.06.2004 à 17:04)
Il sortit sans rien ajouter sous le regard perplexe de l’hôtesse. Il se dirigea vers le ponton et sauta dans la barque. Voilà, ramer seul pour se défouler, c’est ce dont il avait besoin.
Il rama jusqu’à la maison des Lerry. Un souvenir lui revint. En effet, petit il avait été y jouer un après-midi. Oui, il y avait cette fille aussi. Comment s’appelait-elle ? Il réfléchit un instant quand ses yeux s’illuminèrent : Joséphine ! Mais bien sûr Joséphine Potter. Il avait passé toute l’après-midi à lui courir après en lui criant ce prénom qu’elle n’aimait pas. Alors il la connaissait déjà ! Il ne l’avait vu que deux, trois fois mais il se souvint aisément le sentiment qu’elle provoquait chez lui : l’horripilation. Elle avait à l’époque le dont de l’exaspérer, et c’était visiblement encore le cas aujourd’hui.
Alors qu’il se remémorait ses instants passés, sur la rive, une voiture arriva devant la maison.
Dawson et Jen étaient arrivés de NYC. Le jeune homme avait dû réussir à convaincre Jen de les héberger. Ils aidèrent Grams à sortir de la voiture. Une fois dehors, elle respira à plein poumon le bon air frais de cette campagne et retrouva immédiatement le sourire. Jen était elle aussi aux anges. Voir sa grand-mère heureuse la comblait.
Pacey les observa quelques minutes quand il vit une deuxième voiture se garer non loin de la première. Il s’agissait de celle de Joey. Il la vit descendre du véhicule et se hâter pour serrer dans ses bras les premiers arrivés. Elle semblait heureuse. Même de loin il le remarquait. Il resta quelques instants, puis par respect pour leur intimité se retira et continua son périple aquatique. La vérité c’était surtout que la voir lui brisait le cœur.

Joey prenant Mme Ryan dans ses bras : Je suis si contente de vous revoir. Vous êtes resplendissante.
Grams fut touchée et sourit timidement : Oh arrête, ne dis pas n’importe quoi…
Gail arriva à son tour et embrassa tout ce petit monde.
Grams : Je vous remercie Gail de nous inviter comme ça. C’est vraiment très gentil de votre part.
Gail : Ca me fait très plaisir. Entrez.
Elles entrèrent dans la maison pendant que les 3 jeunes se retrouvaient.
Joey : Alors comment ça va ?
Jen souriante : Mieux maintenant !
Joey lui rendit son sourire, heureuse de la retrouver dans cette bonne vieille ville de Capeside.
Dawson : Si on rentrait. Je crois que le thé nous attend.
Gretchen les rejoignit un peu plus tard.
Dawson heureux de la revoir: Gretchen !
Ils s’embrassèrent. Leur ancienne relation ne les avait pas empêcher de rester en très bons termes, même s’ils ne se contactaient pour ainsi dire jamais.
Gretchen : Joey ne m’avait pas dit que vous deviez venir…
Dawson : Elle ne l’a su qu’hier soir !
Joey : Pour une fois je n’y suis pour rien. Et puis ne te plains pas. Je t’ai quand même prévenu !
Gretchen : Oh quel ronchon !
Cette dernière s’assit auprès des autres et sirota également son thé.
Pris dans la conversation, ils ne virent pas le temps défiler.
Joey regarda sa montre lorsqu’elle constata l’affaiblissement de la luminosité : Oh la la. 19h30. il faut que j’y aille.
Gretchen : Tu peux me ramener ?
Joey : En route !
Elle salua tout le monde et avant de passer la porte ajouta : Venez manger à la maison dimanche soir. Bessie sera contente de vous voir tous !
Sur ce elle quitta la maison et reprit sa voiture en direction de l’auberge. Peu de temps après, Gail installa ses hôtes dans la maison.

Dans la voiture.
Gretchen : Tu sais où est mon frère en ce moment ? Il n’est pas rentré cette nuit. Ca m’a semblé bizarre.
Joey tourna la tête net : Tu veux dire que tu ne sais pas où il est ?
Gretchen sembla étonnée de la réaction de son amie.
Joey fixant la route : Eh bien je vais te dire où se trouve ton cher frère. Il est chez moi !
Gretchen écarquilla de grands yeux. Mais Joey ne se laissa pas perturber.
Joey : Monsieur s’est bien gardé de me dire quel était son métier et surtout qu’il avait l’intention de venir faire un petit séjour dans notre B&B local pour en faire un article.
Gretchen s’égosillant : Il est au B&B pour faire un article ?
Joey, rageuse : Oui !
Gretchen, réfléchissant à la situation : C’est peut-être mieux pour lui en fait…
Joey : Eh ! Tu penses à moi dans l’histoire. Quand je suis rentrée hier soir je me suis retrouvée nez à nez avec le journaliste que ma sœur me présentait. Et devine quoi ! Je le connaissais… Mais, oh bizarre, il ne me l’avait pas dit ! Tu parles d’un coup tordu.
Gretchen : C’est sûr que mon petit frère n’est pas la personne la plus réfléchie lorsqu’il s’agit d’agir. Il fonce tête baissée. Mais ce que moi je sais, c’est qu’il sera toujours mieux chez toi que chez le shérif Witter. Je t’assure que ce n’est pas très gai. Le pauvre doit avoir les oreilles qui sifflent bien des fois. Il représente le sujet de conversation d’un dîner entier. Mon père et Doug s’en donnent à cœur joie.
Joey soupira : Je n’arrive pas à croire que ta famille puisse encore se comporter comme ça. Malgré le temps et les années !
Gretchen, ouvrant la portière : Je me le demande aussi Joey. Tous les jours ! Bonne soirée.
Joey : Bonne nuit Gretchen.
La portière claqua et Joey redémarra.

Au B&B, tout était calme. Lorsqu’elle rentra, elle trouva Bessie, Bodie et Pacey attablés dans le living, en train de dîner.
Joey s’assit simplement à la table sans jeter un regard au jeune homme.
Bessie : Tu pourrais quand même prévenir quand tu rentres tard.
Joey : Bessie, je suis majeure. J’ai encore le droit de rentrer à l’heure que je veux. Je suis chez moi aussi !
Bessie, maugréant : Eh bien on ne le dirait pas !
Joey : C’est parce que je ne m’occupe pas du journaliste que tu dis ça ?
Bessie ne répondit pas car le moment était plus que mal choisi pour en discuter, surtout devant la personne concernée. Pacey, lui aussi, se sentait très mal à l’aise tout d’un coup. Il était le point de mir de la conversation et tout le monde semblait faire comme s’il n’était pas là. Après tout ça lui changeait guère de d’habitude.
Joey, remarquant le regard suppliant de sa sœur changea de conversation : Dawson est revenu. Avec Jen et Grams.
Bessie retrouvant le sourire : Vraiment ? Il faudra que je passe les voir.
Joey, sourit timidement : Tu n’auras pas besoin de te donner ce mal parce que je les ai inviter à dîner dimanche soir.
Bessie : Tu ne manques pas d’air toi !
Joey : Ca va, je t’aiderai à faire le repas…
Bessie secoua la tête en souriant face à la désinvolture de sa jeune sœur.
Joey ajouta alors, redevenue sérieuse : Mais il faut que je te dise. Grams ne va pas bien. Elle a décidé d’arrêter totalement le traitement. Et Jen dit que les médecins ne lui donnent plus que quelques mois, voire quelques semaines.
Bessie baissa la tête en entendant la nouvelle qui lui rappelait alors le souvenir de sa mère.
Le repas se termina sans grand échange. Et lorsque Pacey fut sorti, Bessie se précipita sur Joey. Elle lui décrivit le comportement du journaliste et lui fit comprendre que son attitude n’aidait pas. Mais rien n’y fit, Joey avait une dent contre ce type et rien ne changerait, au grand dam de Bessie.
Lorsque la jeune fille fut couchée, elle réfléchit . Quand soudain, elle se rendit compte de quelque chose qui la saisit. Et si Pacey souhaitait se venger de son attitude en saccageant la plus fine chance pour l’auberge de se créer une réputation. Elle fut soudainement prise d’une inquiétude telle qu’elle s’en voulut de na pas s’être préoccupée de l’avenir du B&B plus tôt. Alors c’était donc ça. Elle repensa à la dernière phrase que Pacey avait prononcée à son attention « Ne fais pas ça ». C’était peut-être une façon de lui faire comprendre que l’article en dépendait. Voilà, par sa faute, allait être diffusé dans toute l’Amérique un article expliquant comment il avait été accueilli, comment il avait participé aux querelles familiales, comment il avait été ignoré… Bref que des choses qui donneraient très envie de venir passer un week-end de rêve dans leur chaleureuse demeure.
Joey plaqua ses mains sur ses yeux. Elle n’en revenait pas. Qu’avait-elle encore fait ?

De l’autre côté de la rive, tout le monde avait fermé ses petits yeux en même temps qu’était tombée la nuit. Seule Jen restait éveillée.
Installée dans la chambre de Dawson, elle descendit à tâtons les escaliers jusqu’au salon et s’avança vers le sofa où était allongé Dawson. Elle l’observa un instant puis s’assit sur le bord du canapé, à ses côtés. De sa main, elle caressa l’arrête du visage du jeune homme endormi, ce qui le réveilla.
Dawson, encore vaseux : Jen ?
Jen, posant son doigt sur la bouche de Dawson : Chut ! C’est moi qui vais parler cette fois… Je te suis vraiment très reconnaissante pour tout ce que tu fais. Nous proposer de venir ici, t’occuper de Grams et surtout,(elle sourit sincèrement) de te comporter comme tu le fais avec moi. Tu m’as dit sans détour ce que tu ressentais pour moi et je ne t’ai pas véritablement répondu. Alors voilà, maintenant je vais te le dire…
Dawson la coupa : Jen…
Jen : Laisse moi finir ! Je viens de le comprendre. Tu es la personne la plus importante pour moi et je ne sais pas ce que je deviendrais si je ne t’avais pas à mes côtés d’une quelconque manière que ce soit. Et ce que je ressens pour toi en ce moment ressemble étrangement à ce que je ressentais déjà il y a dix ans. Beaucoup de choses ont évoluées dans ma vie mais ça, ça n’a pas changé. Je t’aime et je le sais aujourd’hui.
Dawson sourit, taquin.
Jen le remarquant : Quoi ?
Dawson : Est-ce que tu te serais sentie menacée par la présence de Gretchen ?
Jen : C’est tout ce que tu trouves à dire après ce que je viens de te révéler ? Je viens de te faire la plus belle déclaration que je n’ai jamais faite et tu te fous de moi ?
Dawson se redressa dans le canapé et l’embrassa en la tenant d’une main par le cou.
Jen, comme en réponse au premier baiser que Dawson lui avait donné quelques jours plus tôt : Toi aussi tu me manques.
Elle lui rendit alors son baiser.
Jen : T’as chambre m’a rappelé des montagnes de souvenirs. Je crois que c’est grâce à elle que j’ai su ce que je ressentais pour toi.
Dawson : Retournons-y alors.

Bzzbzz  (03.06.2004 à 17:08)
Il la prit par la main et montèrent à l’étage pour rejoindre sa chambre. Dawson s’allongea et Jen s’étendit à côté en se blottissant contre lui. Elle sourit alors du geste qu’il entreprit : il déposa la tête de Jen sur son torse et lui caressa les cheveux pour l’endormir.
Jen, lui révéla alors une chose qu’elle n’avait jamais dite : En réalité, je crois que je pense à toi tous les jours depuis qu’on s’est rencontré.

Joey tournait et retournait dans son lit sans parvenir à s’endormir. Elle imaginait mot après mot ce que pourrait être l’article et se torturait l’esprit. D’un coup d’un seul, elle se leva de son lit et prit la direction de la chambre de Pacey. Arrivée devant la porte, elle ne savait plus comment réagir. Devait-elle frapper ? Rentrer d’un coup ? Elle trancha. Elle frappa et rentra s’asseoir sur le bord du lit.
Pacey, qui dormait tranquillement, grommela : Hum !
Joey murmura : Pacey.
Pacey se retourna doucement, la main sur ses yeux mi-clos : Joey ? Mais à quoi tu joues ?…
Joey : J’ai besoin d’avoir la réponse à une question.
Pacey : Tu crois vraiment que c’est le moment là ?
Joey : Dis moi que tu ne vas pas te servir de la situation dans laquelle on se trouve contre le B&B…
Pacey, apparemment un peu irrité : Ah parce qu’on a une situation maintenant ? Je croyais que tu ne me connaissais plus !?
Joey : Pacey cet article est vital pour ma sœur et notre auberge…
Pacey la coupa : Oui tu t’inquiètes pour l’article bien sûr.
Il soupira. Puis reprit plus énervé encore : Ecoute Joey, on en reparlera demain. Et ce papier je l’écrirai comme bon me semblera. Maintenant si tu permets j’aimerai dormir.
Sur ce, il se retourna violemment et remonta brusquement le drap sur lui.
Joey se leva et le fixa perplexe. La discussion ne lui avait rien ôté de son doute. Bien au contraire.
Elle regagna alors sa chambre encore plus minée.


Le lendemain, lorsqu’elle alla prendre son petit-déjeuner, Bodie lui apprit rapidement que le journaliste était (enfin) parti.
Bodie : Ta sœur va enfin pouvoir respirer et redevenir normal.
Joey : Comment ça ?
Bodie : Le journaliste est parti tôt ce matin.
Joey, scotchée : Déjà ?
Elle lui tourna le dos et colla sa main devant sa bouche. Il avait fui avant de la voir afin d’éviter d’avoir à lui dire ce qu’il avait l’intention de mettre dans l’article. Et il avait dû partir encore plus remonté qu’il ne l’était avant la scène de la veille. Et tout était sa faute.
Bodie : qu’est-ce qu’il y a ?
Joey le regarda et prit sa mine désolée : Je crois qu’il ne faudra pas compter sur cet article pour attirer des clients potentiels…


Elle avait travaillé toute la journée à la librairie, et avait passé la plupart de son temps au fond du magasin, derrière les étagères, à classer les derniers livres qu’elle avait récemment reçus. Lorsqu’elle réapparut vers son comptoir, une enveloppe marron gisait sur le sol. Elle avait dû être glissée sous la porte. Elle la ramassa et en extirpa une feuille rédigée à l’ordinateur. Il s’agissait de la chronique que Pacey avait écrite pour la revue. Joey respira un grand coup avant de se plonger dans la lecture. Lorsqu’elle eut terminé, Joey fronça les sourcils. Elle paraissait ne pas comprendre quelque chose. Comment se pouvait-il que Pacey ait écrit de telles choses ?
« …Décor somptueux… accueillant… famille aimable…où il fait bon se reposer…comme un voyage chez ses grands-parents…thé au coin du feu…région magnifique… admirable … raffiné… ». Pas un mot sur les altercations qu’ils avaient eu, pas un sur sa froideur et sa distance exagérées. Un large sourire se fendit sur son visage. Une nouvelle fois, elle s’était trompée sur son compte. Elle rangea le feuillet dans son enveloppe et la glissa dans son sac.

En fin d’après-midi, après qu’elle ait fermé la librairie, Joey se dirigea vers l’épicerie du coin. Bessie l’avait appelée pour qu’elle pense à acheter quelques courses en partant.
Elle entra et commença à placer les différents produits dans son panier quand soudain elle entendit des voix familières sur le trottoirs. Son panier au bras, elle avança jusqu’à la porte qui était grande ouverte. Depuis le palier, elle observa la scène comme bon nombre de passants et commerçants.
Doug : Où est-ce que t’étais ces deux jours. On t’a cherché partout avec papa…
Pacey secouant la tête : C’est la meilleur. Vous vous êtes inquiétés de ce que ce bon vieux Pacey pouvait bien faire…
Doug, las : Arrête de te poser en victime ! Quand est-ce que tu vas arrêter de faire passer ta famille pour des gens sans état d’âme ?
Pacey : Mais bien sûr ! Excusez-moi encore une fois de salir la réputation de la famille. Mais peut-être que j’arrêterai de me sentir victime quand vous aurez un tant soit peu de reconnaissance et de respect pour ce frère et fils qui a passé son enfance seul. Peut-être que ça arrivera quand vous arrêterez de le traiter comme un bon à rien…
Doug, amusé : Comme si c’était ce qu’on fait… arrête de faire l’imbécile Pacey…
Pacey ne lui laissa pas finir sa phrase et se jeta à son col : Ne me traite plus jamais d’imbécile Doug !!
Il lui colla son point en pleine tête.
Pacey, continuant à le secouer comme un cocotier : Je me demande encore ce que j’ai bien pu faire pour mériter tous ces reproches et ces insultes. Ca commence à bien faire. Vous ne vous rendez même pas compte à quel point je vais mal à cause de tout ça et vous en rajoutez encore et encore…
Voyant que la scène dégénérait, Joey lâcha son panier et accourut pour les séparer. Maintenant entre les deux, tournée vers Pacey : Stop, Pacey arrête ! Ca suffit, il a eu son compte.
Pacey avait le regard noir et fixait son frère en respirant très fort pour se calmer.
Doug se touchant le nez qui saignait abondamment : Mais qu’est-ce qu’il te prend ça va pas ?! T’as vu ça Joey… Il est dingue.
Sentant que Pacey commençait à faire pression contre elle pour se rapprocher de son frère elle se tourna vers Doug et ajouta : C’est bon Doug, tu en as assez fait aujourd’hui. Tu peux t’en aller je crois.
Sous le regard appuyé de la jeune-fille, Doug capitula. Elle le regarda alors aller jusqu’à sa voiture en maugréant contre son frère
Une fois parti, elle se tourna face à Pacey et le regarda en silence. Il fixait toujours la voiture qui quittait la rue.
Joey : Est-ce que ça va ?
Ramené à la réalité par la voix de Joey, il tourna doucement la tête vers elle. Mais il n’ajouta rien et commença à partir sur le trottoir. Joey, restée un instant perplexe, le rattrapa et se plaça devant lui en lui tenant le bras : Eh Pacey où tu vas ?
Pacey : Je rentre.
Joey, le regard interrogateur : Tu rentres où ?
Pacey : Chez moi à Boston.
Joey, désarmée, ne savait plus comment réagir. Après une fraction de seconde, elle se ressaisit : Mais tu ne vas pas partir maintenant ? Pas déjà…
Pacey la regarda, étonnée de sa réaction. Que voulait-elle dire ?
Elle lança, sans vraiment y réfléchir : Viens à l’auberge. On te donnera une chambre.
Pacey secouant la tête et fronçant des sourcils: Mais qu’est-ce que tu me fais là ? Ta pitié je n’en veux pas…
Joey l’arrêta net : Non Pacey…(plus tendrement) C’est pas pour ça…
Etonné, Pacey la regarda attentivement, droit dans les yeux. Eprouvait-elle les mêmes sentiments que lui à son égard ? Le temps s’était subitement arrêté, il la contempla espérant une réponse mais elle ne vint pas. Il fut de nouveau sorti de ses pensées.
Joey : Je t’en pris Pacey. Accepte. Ne pars pas maintenant.
Pacey baissa la tête, il était totalement perdu et était incapable de penser raisonnablement.
Joey, pour l’aider à franchir le pas, glissa doucement sa main dans la sienne. Pacey alors redressa la tête et suivit Joey qui l’entraînait maintenant jusqu’à la voiture. Lorsqu’elle tourna la tête, elle surprit Pacey en train de regarder leurs deux mains enlacées. Elle ôta alors la sienne, gênée par le geste qu’elle avait effectué sans s’en rendre compte, et monta dans la voiture.
Une fois installés dans l’habitacle, Joey le regarda : Tu ne m’as pas répondu. Est-ce que ça va ?
Pacey : Je crois que c’est à moi de te remercier cette fois.
Joey, souriant : Je te dois bien ça.
Pacey redevint triste :Alors c’est ça, tu le fais pour l’article. Il aurait été différent, tu…
Joey le coupa : Non Pacey. Ce n’est pas pour ça. Ne dis pas des choses que tu pourrais regretter. Je t’en prie.
Pacey soupira : Je suis désolé. J’en veux à la terre entière alors que…
Joey posa sa main sur celle de Pacey qui gisait inerte sur sa cuisse.
Joey : C’est rien.
Elle sourit gentiment, espérant qu’il en fasse de même. Et en effet, il lui sourit tristement mais retourna rapidement la tête vers la vitre. Joey retira sa main et démarra.
Arrivée à l’auberge, elle lui indiqua immédiatement sa chambre. Puis elle s’éclipsa rapidement pour prévenir Bessie qu’elle n’avait malheureusement pas pu faire les courses qu’elle lui avait demandé.
Bessie : Tu exagères quand même. Je ne te demandais pas grand chose. C’était juste à côté de ta boutique en sortant !
Joey : Bessie, je t’assure que je n’ai pas pu faire autrement. Il faut aussi que je te dise quelque chose.
Bessie l’écouta attentivement, s’attendant au pire.
Joey : Le journaliste est de nouveau ici. J’ai proposé de l’héberger quelques temps.
Bessie : Comment ça l’héberger quelques temps ? Et nos clients…
Elle n’attendit pas que Joey se justifie et secoua la main et jeta son tablier sur le plan de travail de la cuisine et partit faire les courses en disant : De toutes façons c’est toujours la même chose avec toi. Tu te fous complètement de ce que pense les autres.
Joey voyant sa sœur réagir ainsi, elle monta les bras au ciel puis les laissa lourdement retomber sur ses cuisses.
Elle retourna alors s’assurer que tout allait bien du côté du rescapé.
Pacey lui tournait le dos, assis face à la fenêtre. Il semblait perdu dans ses pensées, contemplant la berge.
Joey déposa la main sur son épaule ce qui le fit sursauter.
Joey : Excuse-moi, je ne voulais pas te faire peur.

Bzzbzz  (03.06.2004 à 17:55)

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