Pacey : C’est rien. Je ne t’avais pas entendu entrer.
Joey : Est-ce que tu as besoin de quelque chose ?
Pacey : Rien merci.
Joey : Je vais aller te chercher quelques vêtements de rechange. Demain je m’arrangerai avec Gretchen pour qu’elle te récupère tes affaires. A moins que tu veuilles y aller toi même ?
Pacey, avec un petit rictus : Non, je crois qu’il vaut mieux que je te laisse faire.
Joey, souriante : Bien. Je m’en occuperai.
Elle sortit et revint quelques minutes plus tard avec des vêtements.
Joey : Ce sont des habits de Bodie. J’espère que ça t’ira. Et tu as là le nécessaire de toilette minimum. Voilà.
Pacey prenant les affaires des bras de Joey pour les poser sur la commode : Merci.
Joey : Tu veux manger quelque chose ?
Pacey tourna la tête et la regarda : Non, je crois que je vais aller faire un tour.
Lorsque Bessie revint, elle semblait bien plus calme qu’à son départ. Elle posa les sacs dans la cuisine. Sur ces entrefaites, Joey arriva pour l’aider.
Bessie, la mine attristée : J’ai appris ce qu’il s’est passé.
Joey : Ah, déjà ?!
Bessie : L’épicier m’a raconté ce qu’il s’est passé et ce que tu as fait. Je n’aurais pas dû te dire ce que j’ai dit avant de partir. Tu es la première a aidé quand les gens ont besoin d’un coup de main et moi tout ce que je trouve à te dire c’est que tu ne penses qu’à toi…
Joey : Laisse tomber Bessie. Je ne l’ai pas fait pour recevoir des fleurs. Il va très mal et ce qu’il vit n’est pas facile.
Bessie, très remontée : Je n’ai jamais pu le sentir ce shérif !
La réflexion fit rire Joey et elle ajouta : A la vitesse à laquelle se propage la rumeur de l’altercation, je doute que beaucoup de gens l’apprécie encore dans les jours qui viennent !
Bessie s’arrêta de ranger les produits dans les placards : Et que Doug soit aussi mêlé à ça… il baisse sincèrement dans mon estime. Et moi qui voulait absolument te jeter dans ses bras.
Joey grimaça en haussant les sourcils : Oui c’est sûr que ça n’a pas été l’idée la plus brillante que tu aies eu. Mais combien de fois je te l’ai dit ça ?!
Bessie : Bon ça va, d’accord je me suis plantée…
Joey secoua la tête en souriant. Sa sœur ne changerait jamais. Il faudra toujours qu’elle mette son grain de sel partout où elle passe. Elle regarda par la fenêtre et vit Pacey.
Joey enfilant sa veste en laine et sortant : Je sors un instant.
Elle se dirigea vers le quai en resserrant les pans de sa veste sur son buste. La nuit commençait à tomber et l’air se rafraîchissait. Une fois arrivée au bout du quai, elle s’arrêta derrière Pacey et demanda : Je peux ?
Pacey releva la tête pour la regarder et se décala de quelques centimètres pour lui faire un peu de place.
Les pieds pendant au dessus de l’eau, ils se turent un moment et contemplèrent le paysage.
Joey : J’adore cet endroit. C’est magnifique à cette époque de l’année.
Pacey se contenta de sourire légèrement.
Joey sans même le regarder, toujours plongée dans sa contemplation : Tu veux faire un tour en barque ?
Pacey : volontiers !
Il descendit le premier et tendit la main à Joey pour la faire embarquer. Il s’installa immédiatement aux pagaies et se mit à ramer. Nul besoin de parler. Aucun malaise. Un certain bien-être s’installait progressivement.
Au bout d’un moment, Pacey s’arrêta de pagayer. Il semblait réfléchir à la meilleure façon de dire quelque chose.
Joey : Qu’est-ce qu’il y a ?
Pacey : Je voulais te remercier pour tout à l’heure…si tu ne m’avais pas arrêter ça aurait pu aller très loin.
Joey : Est-ce que tu veux en parler ?
Pacey : Je crois que tu sais tout, que je t’ai tout dit…
Joey : Non ce que je voulais dire, c’est toi est-ce que tu as besoin d’en parler ?
Pacey un peu gêné : J’ai pas tellement l’habitude d’en parler en réalité.
Joey : Je comprends.
Un léger silence s’installa à nouveau. Pacey se triturait les doigts, traduisant ainsi son constant tourment.
Joey enchaîna : Vous paraissez assez proches avec Gretchen, non ?
Pacey se remit à ramer en faisant faire un demi-tour à la barque : C’est la seule que j’ai vu ces dernières années. Elle avait un poste dans le New Hampshire. On se voyait assez souvent. Et je crois que le rejet familial nous a un peu rapproché. Elle a toujours été de mon côté et pris ma défense, ce qui lui a valu d’être dénigrée à son tour. C’est l’effet boule de neige…
Joey sourit : Tu vois que tu peux en parler.
Pacey rigola : Tu es la première personne avec qui j’évoque tout ça.
Joey innocemment : Je dois avoir un pouvoir magnétique caché.
Pacey, ironiquement, d’une voix plus basse : Ca doit être ça !
Un nouveau silence de quelques secondes, qui fut finalement rompu par Pacey.
Pacey, s’arrêta de ramer. Et regardant le fond de la barque en fronçant nerveusement les sourcils il dit : Pourquoi est-ce que tu fais tout ça pour moi Joey?
Joey, surprise par la question, réfléchit un instant puis haussa les épaules : Je n’en sais rien. Je n’y ai pas réfléchi. C’est comme ça c’est tout. C’est comme si je te demandais pourquoi est-ce que tu as fait tout ça pour moi le jour où je me suis ouvert le crâne…Tu as une réponse, toi ?
Pacey sentit son cœur battre à tout allure. S’il avait une réponse ? Evidemment qu’il en avait une !
Un nouveau silence s’installa. Encore une fois. Il la regardait droit dans les yeux, avec une certaine tristesse. Et alors qu’elle allait briser ce magnifique moment en prononçant un mot de plus, il prit la tête de la jeune fille entre ses mains et fixa du regard ses lèvres avant de les embrasser, les yeux fermés. Mais voyant qu’elle ne répondait pas à son baiser, il retira lentement la main du cou de la jeune fille, s’écarta petit à petit en baissant la tête et ferma les yeux.
Joey ne savait vraiment pas quoi dire. La situation était tellement bizarre. Elle n’avait jamais réellement pensé à ce cas de figure. Quelle idiote ! Elle avait posé la question de trop. Il fallait toujours qu’elle ouvre la bouche pour dire les choses qu’il ne fallait pas.
Pacey s’était silencieusement remis à ramer. Et Joey, trop gênée, fixait l’horizon. La barque rencontra enfin l’embarcadère. Au plus grand soulagement des deux jeunes gens. Pacey attacha la corde et grimpa d’un bond d’un seul sur le quai.
Joey, depuis le fond de la barque, l’interpella sentant qu’elle lui avait fait du mal: Pacey…
Pacey se retourna et la regarda tristement : Excuse-moi Joey. Je suis vraiment désolé.
Puis il s’en alla, les mains enfouies dans les poches, la démarche lente et la tête basse.
Joey, toujours assise sur l’eau, le regarda s’éloigner et ferma à son tour les yeux, désolée.
Le lendemain, dimanche matin, Joey se leva aux aurores et s’activa. Elle n’avait évidemment pas très bien dormi. Comment dormir après un tel événement. Alors qu’elle était censée le faire aller mieux elle lui rajoutait une souffrance en plus…Elle n’était vraiment pas douée !
Même en s’adonnant à mille et une tâches, il n’y avait jamais qu’une chose qui lui trottait dans la tête. Et elle n’arrivait pas à en faire abstraction.
Tout le petit monde de l’auberge se levait petit à petit. Et comme elle s’en doutait, se fut Pacey qui se leva en dernier. Ca l’arrangeait aussi quelque part...
Lorsqu’il arriva dans la cuisine, tout le monde était à table.
Pacey, timidement : Bonjour…
Bessie, très chaleureuse : Bonjour Mr Witter !
Pacey, gêné : Je crois que Pacey fera l’affaire…
Alexander : Salut !
Pacey rigola et regarda le garçon d’une dizaine d’années en se disant « Lui il ne se prend pas la tête au moins ! »
Bodie se leva : Café ?
Pacey : Volontiers !
Bodie le servit.
Puis il revint avec une assiette de pan cakes et de bacon.
Pacey : Merci !
Lorsque l’effervescence autour de lui cessa, il remarqua enfin que le moment tant appréhendé était arrivé. Il se trouvait face à Joey et ne savait pas comme agir.
Joey fit le premier pas : Bonjour.
Pacey, encore gêné de son acte de la veille, sourit très légèrement et timidement : Bonjour.
Et se replongea illico dans son assiette.
Dawson, Jen et Grams avaient passé la veille à se rendre à divers endroits que Grams avait voulu revoir. Aujourd’hui, ils avaient décidé de la laisser se reposer car ils savaient que le soir-même ils allaient dîner tard chez les Potter.
Dawson et Jen, de leur côté, filaient le parfait amour. Et ce n’était d’ailleurs pas pour déplaire à Mme Ryan qui était ravie que sa petite fille ait quelqu’un de stable à côté d’elle dans cette épreuve. Car même si elle affirmait le contraire, elle savait bien que Jen n’était pas aussi forte qu’elle voulait bien le faire croire. Et lorsque l’heure de son départ sonnerait, il lui faudrait pouvoir compter sur quelqu’un. Dawson était le garçon idéal ! Mme Ryan sourit à cette pensée. Elle qui pensait, à l’arrivé de Jen à Capeside, que le fils de ses voisins n’était pas fréquentable…
Jen, surprit sa grand-mère en train de sourire, assise dehors avec une couverture sur les jambes : A quoi tu penses ?
Grams : Je me remémore quelques bons souvenirs !
Jen regarda alors son ancienne maison avec nostalgie. Tout paraissait si calme dans cette maison. Lorsqu’elle l’habitait, les problèmes lui semblaient alors moins graves.
Jen se leva et tendit la main à Mme Ryan : est-ce que tu veux qu’on aille voir la maison de plus près ?
Grams sourit et ajouta : J’aimerais même qu’on la visite !
Jen : Qu’à cela ne tienne…on y va.
Elle partirent alors bras dessus bras dessous. Et partirent se présenter aux heureux propriétaires de la maison la plus magique de tout Capeside.
Après avoir passé la matinée à se demander comment allait se terminer la journée s’ils continuaient à éviter leurs regards, Joey prit la décision de mettre les choses au clair avec Pacey.
Elle sortit, et le rejoignit dehors. Il était en train de disputer une partie de foot avec Alexander. Le moment semblait mal choisi pour parler. Le petit garçon riait aux éclats à chaque fois que Pacey faisait une pirouette et tombait à terre. A les voir, le grand s’amusait autant que le petit.
Bzzbzz (03.06.2004 à 17:58)
Elle s’assit dans un coin et les observa de loin. Elle rigolait, elle aussi, des âneries de Pacey et de la complicité qui régnait entre les deux joueurs.
Au bout d’un moment, son neveu l’aperçut et courut vers elle.
Alexander : Tu viens jouer Joey ?
Pacey la regarda alors.
Alexander la tirait par la main.
Arrivés à quelques mètres l’un de l’autre, Pacey lui lança le ballon dans les pieds. Joey, l’arrêtant du pied, lui sourit.
Alexander : Allez Joey, joue.
C’était parti.
Alexander : Vas-y Pacey fais lui voir comment tu fais pour récupérer la balle.
Pour le garçon, il fit une roulade et rattrapa le ballon comme il put. Ils étaient tous mort de rire. Voir Alexander si joyeux rendait tout le monde gai.
Joey se dit : C’est peut-être mieux qu’une conversation en définitive.
Et ils continuèrent jusqu’à être totalement éreintés.
A la fin de la partie, Pacey souleva Alexander et le porta sous le bras.
Pacey : En route garçon, il faut se laver les mains maintenant.
Alexander rigolait à en oublier de respirer.
Joey les regarda partir, attendrie.
Elle rentra à son tour et rejoignit Bessie qui commençait à préparer le dîner de ce soir.
Joey : Qu’est-ce que tu veux que je fasse ?
Elle s’attela alors à la tache que sa sœur lui avait demandé d’accomplir. Et quelques minutes plus tard, Pacey et Alexander réapparurent.
Pacey : On peut vous aider ?
Alexander : On peut faire le dessert !
Bessie, suspicieuse : Vous voulez vraiment qu’on n’est pas de dessert ce soir ?
Pacey cachant bien son jeu : Oh t’en fais pas, on se débrouillera, hein Alex ?
Alexander : Meuh oui…
Bessie haussa les sourcils discrètement vers Joey d’un air entendu : Ca promet.
L’atmosphère s’était détendue et l’ambiance était bon enfant. Même si Pacey et Joey ne s’étaient toujours pas adressés plus de deux mots.
Pacey guidait Alexander dans ses gestes et l’orientait pour qu’il fasse les choses bien. Ils avaient entrepris une chose un peu difficile mais ils comptaient bien s’en sortir avec les honneurs.
Quand ils eurent finir, ils le recouvrirent et le rangèrent au frais pour que personne ne le voie avant l’heure. Il remarqua enfin que Bessie faisait à manger pour un régiment.
Pacey : Oh mais je ne me souvenais plus que c’était ce soir que vous receviez du monde. Je suis désolé, je vais vous laisser entre vous.
Bessie : Oh mais non, ce sont des amis, tu peux rester. Il n’y a aucun problème.
Pacey : Non non, je veux pas m’imposer. Vous aviez prévu …
Bessie chercha appui du côté de Joey et la regarda pour qu’elle insiste.
Joey, simplement : Reste Pacey…
Pacey la regarda, touché par le ton si serein de sa voix.
Il retourna la tête en direction de Bessie : D’accord.
Bessie : Encore heureux que c’est d’accord, je t’ai préparé à manger !
Pacey rigola.
Le soir tomba peu à peu. Et les invités arrivèrent. Gretchen fut la première. Elle donna immédiatement le sac qui contenait les affaires de Pacey à son propriétaire.
Gretchen : Tu vas enfin connaître la « belle jeunesse » de Capeside.
Pacey : A ce point ?
Gretchen, fièrement : Evidemment puisque ce sont mes amis. Tu as de ces questions Pacey !
Gretchen enchaîna, taquine : Mais tu côtoies déjà l’élite !
Pacey, gêné : Quelle chance…
Gretchen, rigola. Elle avait vu clair en son jeu dès le début. Elle connaissait bien son petit frère et cette attitude triste qui le suivait partout ne signifiait qu’une seule chose. Qu’il se mourrait d’amour.
Gretchen : Tu lui en as parlé ?
Pacey n’avait aucune envie d’en parler mais comprenant qu’elle avait tout deviné : Parler n’est pas vraiment le mot que j’emploierais mais disons qu’elle est au courant.
Gretchen : Et ça n’a pas marché comme tu le voulais…
Pacey : Pas des masses, non.
Gretchen, partit en rigolant : Ne te fie pas à ce qu’elle dit !
Plus tard, Gretchen se chargea de présenter son frère à tout le monde.
Dawson : Attends, mais oui bien sûr. On s’est déjà vu.
Pacey sourit en lui serrant la main : Chez toi pour un anniversaire. Je m’en souviens aussi.
Dawson, très enthousiaste : Et alors qu’est-ce que tu deviens ?
Ca y est, la conversation était engagée. Même Jen y mettait son nez.
Joey fut soulagée de le savoir à l’aise et que les autres l’acceptent aussi facilement. Elle l’observait de loin quand Grams s’approcha : Il est charmant ce jeune homme.
Joey sourit.
Grams : Et très bien élevé en plus.
Joey soupçonnant quelque chose : Qu’est ce que vous essayez de me dire Mme Ryan ?
Grams, innocemment, avant de repartir : Oh mais rien du tout Joey, rien du tout…
Bessie : Bien, tout le monde à table !
Le repas se passa de la meilleure façon qui soit. Tout le monde semblait se trouver des points communs avec Pacey. Et quelque part, ça ennuyait un peu Joey. Peut-être par jalousie…
A la fin du dîner, Pacey interpella Alexander : Psss
Alex tourna la tête.
Pacey lui fit un clin d’œil et fit un signe de la tête en direction de la cuisine. Immédiatement l’enfant se leva et courut jusqu’à la cuisine devant Pacey.
Il ouvrit le frigo et ouvrit des yeux ébahis et gourmands.
Pacey : Tu le portes ?
Il le lui posa dans les bras et le petit se fit un plaisir de l’emmener avec un sourire jusqu’aux oreilles.
Bessie, posant le plat sur la table : Bon ce sont les garçons qui l’ont fait. Alors un peu d’indulgence..
Alex, à son tour, fit un clin d’œil à Pacey.
Tout le monde se servit et goûta. Pas un mot. Ils fixaient tous leur assiette intrigués.
Joey la première, étonnée: Comment vous avez fait ça ?
Pacey et Alex haussèrent les épaules.
Pacey: Mais comment on a fait quoi ?? C’est Alex qui a tout fait.
Seule Gretchen semblait déguster tranquillement son assiette sans réfléchir à quoique ce soit.
Pacey à Alexander : On leur dit ?
Alex : Pacey a été cuisinier dans un grand restaurant de Boston.
Tout le monde : Ah mais ça explique tout !
Joey, elle, fronçait les sourcils. Elle semblait de plus en plus intriguée par ce personnage qui se dévoilait chaque jour un peu plus.
Quelques minutes après.
Pacey se leva : Je vais préparer le café.
Bessie était ravie que quelqu’un en prenne l’initiative. Ce jeune homme était vraiment très sympathique.
Joey se demandait si elle devait y aller aussi, ce que les autres allaient s’imaginer... Pour passer plus inaperçue, elle attendit un instant puis prétexta : Je vais l’aider, il ne doit pas savoir où se trouvent les affaires.
Certains des invités ne furent pas dupes, comme Grams et Gretchen par exemple.
Joey entra dans la cuisine et s’appuya au bar en le regardant : Tu as tout trouvé ?
Pacey sursauta.
Joey rit : Excuse-moi. Décidément c’est une manie chez moi. Je ne voulais pas te surprendre.
Pacey : Je cherche les filtres.
Joey se dirigea vers le placard adéquat et lui en tendit un.
Joey, les bras resserrés sur son ventre: Je trouve que tu t’en sors bien…dehors.
Pacey : Je me suis éloigné un moment pour vous laisser seuls histoire de vous retrouver sans une présence étrangère.
Joey : T’es pas si étranger que ça. En définitive tout le monde te connaît. Même Mme Ryan t’a déjà fait la guerre, petit.
Pacey eut un petit rictus. Le fait de se retrouver face à cette dame, qui l’avait enguirlandé il y a de ça plus de 20 ans, l’amusait.
Joey, un peu mal à l’aise : Ecoute, je voulais m’excuser.
Pacey enchaîna immédiatement : Oui et tu fais bien ! Mais tu devrais en faire autant auprès d’Alexander. C’est pas très gentil d’avoir insinué qu’on ne s’en sortirait pas.
Joey le regarda en coin, amusée : Tu ne tiens pas à ce que j’en reparle ?
Pacey secoua la tête en souriant lui aussi : Pas tellement, non.
Joey tenta alors une métaphore, elle lui tourna le dos faisant mine de s’occuper de rassembler les tasses : Pourtant…je l’ai trouvé vraiment très bon ce dessert.
Pacey s’arrêta dans son mouvement et attendit la suite. Mais il n’y eut pas de suite.
Il la regardait, interrogateur, cherchant la preuve qui démontrerait qu’il s’agissait bien d’un sens caché. Joey se retourna et regarda sa réaction.
Pacey, ne tenant pas à se retrouver encore une fois dans une position délicate : Qu’est-ce que tu veux dire ?
Joey : Disons que certaines réflexions que mes amis m’ont faites il y a quelques jours m’ont donné à réfléchir. Et que pour ne pas leur donner raison tu en as été victime. Peut-être qu’inconsciemment je ne voulais pas qu’ils aient raison… Mais qu’en fait… ils avaient raison.
Pacey : Est- ce que tu veux dire que tu…
Joey rigolant : Que je suis désolée et que je regrette, oui, c’est ce que je voulais te dire tout à l’heure mais tu n’as pas voulu l’entendre.
Ils se regardèrent les yeux dans les yeux quelques secondes. Elle s’approcha de lui et déposa ses lèvres sur celles de Pacey en posant sa main droite sur sa joue. Mais Pacey ne répondit pas.
Elle s’écarta, joueuse : Tu as changé d’avis ?
Pacey : Peut-être qu’hier ce n’était qu’un moment d’égarement.
Joey, tendrement : Alors moi aussi je me suis égarée un moment..
Pacey lui sourit, touché par le revirement de situation et l’embrassa comme il voulait le faire depuis des jours.
Les jours passèrent les uns après les autres. Et l’étât de Grams se dégrada au fil du temps. Il lui fut de plus en plus difficile de se déplacer. Mais tout le monde resta à ses côtés. Soudés jusqu’à la fin. Mais la joie de Grams continuait de flotter dans l’air…
Jen et Dawson quittèrent alors Capeside.
Et alors qu’ils apprenaient à se connaître de manière plus sérieuse, Pacey proposa ses services à Gail dans son restaurant. Il comptait depuis plusieurs années laisser le journalisme de côté pour retourner à ses premières amours : la cuisine et le contact avec le client. En attendant patiemment de monter un jour son propre restaurant.
Quelques semaines après avoir déménagé de l’auberge Potter et avoir loué un appartement, ils emménagèrent ensemble. Pour leur plus grand bonheur…
Fin
Bzzbzz (03.06.2004 à 18:02)