Assise au pied du lit de Pacey, Joey réfléchissait à la soirée. Elle avait bu, elle, Joey Potter avait dépassé son quota d’alcool. Elle qui après un verre sombrait dans un état proche de l’euphorie délirante, ce soir, elle s’était surpasser. Sa tête allait probablement explosée sous le poids de sa migraine.
Pacey : Tu dois en avoir besoin dit-il en lui tendant un verre où une aspirine se diluer.
Joey : Mon sauveur. Ils sont partis ?
Pacey : Tous sans exception. C.J. et Jen étaient bras dessus bras dessous et son probablement partis terminer ce qu’ils avaient largement commencé. Quant à Jack et Emma, ils ont décidé de finir la soirée quelque part.
En souriant, il s’assit sur son lit à côté d’elle.
Pacey : Alors si tu me disais ce qu’il s’est passé ce soir ?
Joey : Comment ça ? dit-elle naïve. C’est pas moi qui est cassé ta télé !
Pacey : Je ne te parles pas de ça, Joey tu es ivre. Tu ne bois que lorsqu’il y a un problème avec lequel tu n’arrives pas à cohabiter.
Joey : Pacey, pourquoi je n’arrive pas à construire une relation durable avec un garçon ? Qu’est ce qu’il y a chez moi qui ne leur plait pas ?
Pacey : Joey, arrête de te dire que ce qui arrive est de ta faute lorsqu’un garçon te quitte. C’est absolument pas la vérité. Tu es une fille géniale et tous les garçons rêveraient de sortir avec toi.
Joey : Avant de partir en mer dit-elle amère.
Pacey : Ce n’était pas parce que je ne t’aimais plus dit-il tout bas.
Joey : Oh non, bien sûr, tu as juste ressenti l’appel du large et tu n’as pas pu résister.
Pacey, sentant que Joey nourrissait encore de vieille rancœur contre lui, l’obligea à tout déverser tout de suite. Autant qu’elle passe sa colère sur lui si ça pouvait la calmer un peu.
Pacey : Vas-y, dis ce que tu as a dire.
Joey : Ca ne servirait plus à rien aujourd’hui dit-elle en se levant.
Pacey la contempla et allongea ses bras derrière lui pour s’appuyer sur le lit.
Pacey : Il y a une question que je me suis toujours posée. M’as-tu pardonné un jour d’être parti ?
Joey : Je n’en sais rien dit-elle pensive…
Pacey : A qu’elle point tu m’en veux encore ?
Joey : Le pire c’est que je ne t’en veux même pas. Tu m’as larguer comme on jette un mouchoir après l’usage et je ne t’en veux pas parce que ça à l’air de t’avoir réussis. Et oui, tu as l’air plus heureux sans moi, c’est normal que je me demande si ce n’est pas ce qu’il arrive à tous les garçons. Un jour il se réveille et découvre que leur vie serait bien meilleure sans moi. Mais qui pense à moi, qui me demande à moi si ma vie sera meilleure sans eux !
Pacey : Je suis sincèrement désolé Joey dit-il tendrement, réalisant à quel point il lui avait fait du mal. Et tu te trompes sur un point, notre vie est loin d’être meilleur lorsque l’on te quitte.
Joey : Ca ne vous fait pas revenir pour autant.
Pacey : Qui te dis qu’on ne le fait pas pour toi ?
Joey : J’en ai assez d’entendre ça ! C’est toujours pour moi pour mon bien, mais personne ne me demande ce que j’en pense s’énerva t-elle.
Elle posa des yeux tristes sur Pacey. Elle aurait donné cher pour pouvoir retourner dans le passé et changer la fin de leur histoire. Elle était si bien alors. Machinalement, elle posa une main sur son estomac qui lui faisait mal.
Joey : Je me sens tellement….vide dit-elle alors que des larmes coulaient le long de ses joues.
Sans réfléchir, elle marcha vers lui et s’assit en califourchon sur ses genoux avant de passer ses bras autour de son cou. Pacey posa sur elle un regard surpris et attentif. Que voulait-elle ?
Joey : Le jeu on ne l’avait pas finis.
Pacey : Joey, on est pas obligé de…marmonna t-il mal à l’aise.
Mais elle ne l’écoutait déjà plus, les yeux rivés sur lui, elle descendit lentement vers ses lèvres et les lui effleura.
Joey : Ca marche encore dit-elle avec un petit sourire nostalgique.
Pacey : Quoi ? parvint-il a articuler, encore sous l’effet du contact des lèvres de Joey sur les siennes.
Joey : Ca répondit-elle en l’embrassant à nouveau. Le fait d’être là, dans tes bras, de t’embrasser, me donne l’impression d’entendre mon cœur battre à nouveau lui confia t-elle. Comme avant.
Tendrement, il balaya son visage et replaça une mèche derrière son oreille. Joey suivit le geste de sa main, électrisé par se contact si familier.
Joey : Pacey ?
Pacey : Oui.
Joey : Aide moi à me sentir vivante.
Pacey : Comment tu veux que je….
Il lisait à travers son regard et compris ce qu’elle voulait avant qu’elle ne le dise.
Joey : Fais moi l’amour lui dit-elle en le regardant intensément.
Pacey : Joey tu es ivre et tu ne sais pas ce que tu dis balbutia t-il en essayant de la faire partir de dessus lui.
Décider à ne pas se faire repousser. Elle passa ses jambes autour de lui et lui enserra la taille en plongeant son regard dans le sien.
Joey : Pacey, j’ai besoin de me sentir en vie et toi seul sais le faire. Tu me connais suffisamment pour savoir que ce n’est pas un caprice et que je pense ce que je dis, l’alcool n’y est pour rien.
Il le savait. Bien qu’elle ait bu plus que de raison, elle voulait vraiment qu’il lui fasse l’amour. L’étincelle qu’elle avait au fond de ses yeux ne trompait pas. Elle avait envie de lui, tout de suite et n’était pas mû par une quelconque quête bestiale. La lueur de tristesse et de désespoir qu’arborer la jeune fille lui fit chavirer le cœur. Quelque chose au fond de lui, lui disait que ce n’était pas bien mais Joey se presser contre lui et parcourait son cou de baiser enflammé tant et si bien qu’il sentait déjà le désir monter dans tous son corps. Il ne devait pas se leurrer, il avait aussi envie d’elle, s’était une envie qui ne l’avait jamais quitter et l’occasion ce soir était terriblement tentante.
Pacey : On ne doit pas tenta t-il de dire.
D’une main douce, Joey lui caressa la joue avant de poser son pouce sur ses lèvres pour clore le débat.
Joey : Tu me manques murmura t-elle faiblement alors qu’elle plaquait ses lèvres contre les siennes. Pacey fais moi l’amour répéta t-elle en effleurant ses lèvres tandis que ses mains avides défaisant les boutons de sa chemise avant de la lui faire glisser par terre.
Vivement, il prit son visage en coupe et l’arrêta, la forçant à le regarder.
Pacey : C’est vraiment ce que tu veux ?
Joey : Tu le sais. Au fond de toi, tu le sais lui dit-elle en le regardant dans les yeux, lui prouvant ses dires.
Au diable la bonne conscience ! Ardemment, il prit possession de sa bouche et l’embrassa avec fougue alors qu’il lui faisait passer son pull par dessus tête. Délicatement, il parsema sa peau nue de tendre baiser. Ivre de caresse, Joey plongea ses mains vers la fermeture de son pantalon et rapidement, fit descendre la glissière. D’un geste brusque, Pacey la souleva avant de se laisser retomber avec elle sur le lit. Les jambes toujours autour de sa taille, Joey l’entraînée avec elle dans une danse endiablée où chacun s’évertuait à déshabiller l’autre le plus rapidement possible. Ils étaient pressés de se retrouver et au moment où enfin, ils se rejoignirent, Pacey eut l’impression d’avoir attendu ce moment depuis leur rupture. Ils se donnèrent sans compter durant une partie de la nuit. Une nuit où le temps était suspendu et où les vieilles douleurs n’avaient plus cours. Il firent l’amour tendrement, passionnément mais aussi désespérément tels deux amants qui avait été séparé depuis trop longtemps et qui cherchait à s’abreuver de la soif qu’ils avaient du corps de l’autre.
Dawson marchait vers sa voiture, la tête vide et reposée. Il s’était bien amusé aujourd’hui. Audrey avait des idées parfois loufoques mais c’était avec plaisir qu’il s’était prêté à son jeu. Il s’était bien amusé. Elle avait se petit côté fantaisiste qu’il aimait bien et qui faisait d’elle, une personne très attachante. A ses côtés, elle ne disait pas un mot et regardait le ciel tout en marchant. Le fait qu’elle soit si silencieuse était plutôt étrange. Elle n‘avait cessé de parler toute la journée !
Dawson : Quelque chose ne va pas ?
Audrey : Non tout va bien lui dit-elle en ébauchant un sourire à son encontre.
Dawson émit un petit rire avant de l’arrêter et de la forcer à le regarder.
Dawson : Tu as la même mimique que Joey lorsque tu mens.
Audrey : Je ne mentais pas dit-elle en détournant le regard.
Dawson : Tu enjolivais la vérité c’est différent c’est vrai. Mais ça n’en reste pas moins un mensonge.
Elle leva les yeux en coin vers lui et lui sourit franchement. Ce garçon avait un don pour percevoir les âmes en détresse. Il était un chevalier servant des temps modernes.
Audrey : Cet endroit est parfait c’est vrai mais j’en ais assez d’être ici. Et puis, …
Dawson : Et puis ?
Audrey : Je me demande ce qui m’attend à mon retour. Je n’oublie pas le mal que j’ai fais.
Dawson : Tes amis seront toujours là pour toi. Joey, Pacey, Jen, Jack...moi.
Audrey : Vous êtes adorable mais je ne sais pas si je mérite des amis comme vous. J’ai détruit un mur de ta maison lui rappela t-elle.
Dawson : Je m’en souviens dit-il en souriant. Mais tu n’étais plus toi-même. Quel genre d’ami serions nous si nous ne prenions que le meilleur des êtres qu’on aime et les laissions se débrouiller lorsqu’ils ont des problèmes.
Audrey : Beaucoup de personnes sont comme ça Dawson de nos jours.
Dawson : Et bien, je n’en fais pas partie.
Audrey : Merci lui dit-elle touchée.
Devant sa voiture, elle l’embrassa sur la joue et le serra dans ses bras une dernière fois.
Audrey : Merci d’être venue. Ca m’a fait du bien.
Dawson : A moi aussi avoua t-il. Le film me prend tout mon temps et je commençais à saturer.
Audrey : Contente d’avoir pu t’aider !
Dawson : Je t’appelle lui promit-il en montant dans sa voiture.
Elle lui fit un petit signe et lorsque la voiture disparut de sa vue, elle alla s’asseoir près de la piscine. La lune se reflétait à la surface de l’eau et elle se perdit dans sa contemplation. Que se passerait-il si elle ne parvenait pas à redevenir elle-même ? Si même après une cure, elle ne parvenait pas à reprendre les rênes de sa vie. Elle décevrait énormément de personnes et perdrait leurs estimes. Si ça n’était pas déjà fait. Elle s’en voulait du comportement qu’elle avait pu avoir avec eux. Elle se souvenait d’une conversation qu’elle avait eut avec Joey dans les toilettes du Hell’s Kitchen un soir où elle avait trop bu, encore une fois. Elle avait vraiment été odieuse avec elle. Alors que Joey avait toujours été là pour la soutenir et pour la guider, elle lui reprochait sa déchéance. Et Pacey, elle l’avait mit à l’écart de sa vie et se servait de lui comme excuse pour son attitude. C’était un homme bien et elle n’avait pas le droit de lui en vouloir pour leur rupture. Il s’était montré honnête avec elle, il ne l’aimait plus, elle ne pouvait pas lui en vouloir pour ça. La quitter était alors la meilleure de solution pour lui. Même si ça lui avait brisé le cœur et précipité sa vie dans un fond sans fin. Aujourd’hui, elle était seule maître de ce qu’il lui arrivé, et seule responsable. Elle ne pouvait plus se servir des autres pour se cacher derrière ses erreurs. Elle regarda autour d’elle et soupira, cet endroit l’étouffer, elle avait besoin de sortir, de voir du monde. Une larme coula le long de sa joue, si elle ne sortait pas très vite, elle avait peur de finir par se repliée sur elle-même. Elle pouvait jouer la comédie devant les autres s’était facile, mais face à soi même, elle était seule. Essuyant sa joue, elle remonta d’un pas morose vers sa chambre, pour comme tous les soirs, se faire un plateau télé avec sa colocataire qui ne parlait que de sortir prendre une cuite.
Le petit jour était levé et les premiers rayons du soleil filtré à travers la fenêtre. Réveillé par le soleil qui lui caressait le visage, Pacey soupira silencieusement. Il se remémora rapidement la nuit magique qu’il venait de passer. Il n’osait pas ouvrir les yeux de peur que cette nuit s’efface de sa mémoire et ne devienne immédiatement un vague souvenir. Il ne lui semblait pas sentir la présence de Joey à ses côtés. Prenant son courage à deux mains, il ouvrit un œil et lorsqu’il fut renseigné, il ouvrit le deuxième en souriant. Allongé sur le ventre, Joey avait la tête enfouie dans l’oreiller et dormait paisiblement. Les cheveux lui retombant négligemment sur son dos nu la rendait belle et fragile à la fois. Mon dieu, cette fille était splendide même à 6h du matin ! Il se retourna vers elle et se calant confortablement en mettant un bras sous son oreiller, il la contempla tout à loisir. Avec le temps, elle était devenue forte, elle avait acquis l’assurance et la confiance en soi qu’il lui manquait à l’adolescence. Elle était devenue la femme qu’il savait qu’elle serait. Toujours aussi belle et simple, elle savait obtenir ce qu’elle voulait d’un simple sourire. De lui, elle pouvait tout avoir. Il était tombé sous son charme à 16 ans et en était resté là. Au souvenir de la nuit passé, son cœur s’embrasa d’une douce chaleur. Dans son sommeil elle sourit et là, son cœur fondit. Son sourire mutin était ce qu’il avait vu de plus beau sur cette terre. Lentement, elle s’éveilla et ouvrit les yeux vers lui.
Joey : Bonjour dit-elle en baillant.
Pacey : Bonjour lui dit-il d’une voix douce.
Il savait qu’ils allaient devoir parler de ce qu’il s’était passé, analyser, décortiquer et en tirer des conclusions mais il n’était pas pressé et serait bien rester là, à la regarder pendant encore quelques heures.
Joey : Quelle heure est-il ?
Pacey : Six heures. Tu as cours aujourd’hui ?
Joey : A onze heures. Je peux prendre une douche ?
Pacey : Bien sûr.
Attrapant une de ses chemises, elle se leva et se dirigea vers la salle de bain. Pacey la regardait s’éloignait dans son vêtement. Elle était terriblement sexy ainsi, il lui fallut un courage immense pour ne pas lui sauter dessus tellement il avait envie d’elle en cet instant précis. Bon, voilà, la confrontation avait eut lieu et la conversation avait été des plus banales. Il lui fallait préparé ses armes pour la suite. Mais que voulait-il ? Qu’attendait-il de cette nuit ? De Joey ? Il n’en n’avait pas la moindre idée mais il était hors de question d’oublier ce qu’il s’était passé. Cette nuit était bien trop importante. Il se leva et alla préparer le petit déjeuner. Joey apparut vingt minutes plus tard. Elle alla droit vers le café dont elle se servit une pleine tasse avant de s’asseoir à table, devant lui.
Joey : Ca sent très bon.
Pacey : J’ai préparé des pancakes à la myrtille.
Joey se passa la langue sur ses lèvres gourmandes, c’était son plat préféré, Pacey n’avait pas oublié. En souriant, celui-ci lui servit une copieuse assiette et se rassit face à elle. Il n’avait pas très faim et préféré regardait Joey qui visiblement se régaler. Jack arriva à ce moment là. Il avait visiblement passé la nuit à faire la fête.
Jack : Salut Joey dit-il surpris. Tu as passé la nuit ici ?
Joey se sentit gêné et ne su quoi répondre. Pacey se précipita à son secours.
Pacey : Je ne pouvais pas la laisser repartir dans l’état où elle était.
Jack : Je suis d’accord. Je ne sais pas ce que tu avais mais je ne t’avais jamais vu comme ça. Enfin, ça à l’air d’aller mieux. Cette nuit t’as apporté ce don tu avais besoin.
Joey : Que veux tu dire par là ? demanda t-elle en s’étranglant à son déjeuner.
Jack : Du repos dit-il un peu étonner par sa réaction.
Joey soupira soulagé. Son cœur avait fait un bond dans sa poitrine.
Joey : Toi, c’est d’un café et d’une bonne douche dont tu as besoin dit-elle en souriant.
Jack : Commençons par le café.
Pacey se leva et le servit pendant que celui-ci prenait place à côté de Joey. Il bu une gorgée de sa tasse avant de se rendre compte de la tension qui régnait dans la pièce. Joey était bizarre et distante alors que Pacey parlait peu et gardait la tête baissée vers sa tasse. Il avait l’impression d’être arrivait à un mauvais moment et de déranger.
Jack : Je vais aller prendre ma douche dit-il en se levant.
Joey : A plus tard Jack.
Jack : Salut Joey dit-il en quittant la pièce, sentant qu’ils avaient besoin d’être seul.
Une fois Jack parti, Pacey décida de profiter de ce moment pour mettre les choses aux clairs.
Pacey : Tu sais qu’à un moment ou un autre, il va falloir qu’on parle lâcha t-il sans la quitter du regard.
Joey : Je sais dit-elle tout bas, l’appétit coupé.
Elle leva lentement les yeux vers lui et lui sourit, d’un sourire simple et franc.
Joey : Pacey, je ne sais pas quoi dire.
Pacey : Moi non plus.
Le silence s’ensuivit.
Pacey : Pour être franc Joey, cette nuit est très importante pour moi.
Joey : Pour moi aussi lui avoua t-elle, mais…
Pacey : Attends avant d’émettre des « mais », il faut que tu saches que ces derniers temps, je pense beaucoup à toi, à nous.
Joey : Comment ça ?
Pacey : Etre amoureux de toi est la seule chose bien de ma vie, la seule chose qui a toujours compté. Et l’envie de faire l’amour avec toi ne remonte pas d’hier, c’est toujours là, en moi.
Joey : C’est vrai ? demanda t-elle stupéfaite.
Pacey : Hum...répondit-il en détournant la tête.
Joey : Mais comment ça se fait ?
Pacey : Je suppose que c’est parce que, comme l’a dit Audrey, je ne t’ais jamais oublier et que je suis toujours amoureux de toi.
Interloquée, Joey ne su quoi répondre. Cette nouvelle raviver de vieux souvenirs en elle. Lui, lui disant qu’elle était la cause de ses erreurs et qu’à cause d’elle, il ne pouvait pas avancer dans la vie. Lui, lui disant qu’il l’aimait comme un fou et l’embrassant tendrement. Comment était-elle sensé réagir face à une telle nouvelle ? Pour elle, la vie avait évoluer, changer et elle n’était pas rester sur leur vieille histoire. Oh bien sûr, il lui arrivait d’y repenser avec nostalgie et de se demander ce que ça aurait pu donner s’ils étaient restés ensemble. Mais voilà, elle avait grandit, mûrit, et elle était passer à autre chose.
Pacey : Joey, dit quelque chose s’il te plait.
Joey : Il faut que je parte…
Pacey : Ce n’est pas tout à fait ce que je voulais dire…
Joey : Pacey, on en reparlera une autre fois s’il te plait.
Pacey : Si c’est ce que tu veux dit-il déçu.
Joey : C’est ce que je veux dit-elle en hochant la tête.
Elle attrapa son manteau et avec un dernier regard vers Pacey qui n’avait pas bougé et la regardait tristement, elle sortit.
Jack : Quelque chose ne va pas ? demanda t-il en pénétrant dans la pièce.
Pacey : Non, tout va bien. Je vais prendre une douche moi aussi dit-il en lui faussant compagnie.
Jack le regarda partir, il lui mentait c’était certain mais pour l’instant, il n’obtiendrait rien de lui.
Assise en tailleur sur son lit, elle lisait un magazine mais n’avait pas l’air très absorbé par le sujet. Il était venu au bon moment, elle avait vraiment besoin de se changer les idées et de sortir un peu de cet endroit. Il l’avait sentie très seule la dernière fois qu’il était venu la voir et avait ressentit le besoin de la sortir de là. Il avait joué des pieds et des mains pour obtenir cette autorisation mais enfin, il l’avait et allait pouvoir l’aider un peu. Du moins, il l’espérait.
Dawson : Bonjour dit-il en cognant légèrement contre la porte.
Audrey : Dawson s’exclama t-elle surprise avant de venir le serrer dans ses bras. Mais qu’est ce que tu fais là ?
Dawson : J’ai eu envie de venir secourir la demoiselle. Aller prend ton manteau.
Audrey : Où on va ? demanda t-elle abasourdi.
Dawson : Faire un tour. J’ai obtenu de ton directeur, et ce parce que tu as une bonne conduite, la permission de t’emmener hors de cet établissement pendant une journée.
Audrey : C’est génial !! s’écria t-elle sincèrement reconnaissante.
Elle lui sauta au cou et en souriant, Dawson l’enlaça contre lui. Il préférait de loin la voir comme ça. Il avait eut une bonne idée, il le sentait. Il ne lui fallut pas longtemps pour être prête et il l’entraîna avec lui. Lorsqu’elle fut dans la voiture et qu’ils passèrent la barrière qui marquait l’entrée de l’établissement, elle senti une bouffée d’air frais parcourir ses poumons. Elle ne s’était pas sentie aussi bien depuis des mois ! Elle remercia Dawson intérieurement, c’était tout se dont elle rêvait. Un peu de liberté.
Audrey : Alors pilote, où va-t-on ?
Dawson : Et bien, je me suis dit que tu aimerais peut être voir de plus près un plateau de tournage.
Audrey : Tu veux dire là où tu travailles ? demanda t-elle excité.
Dawson : Aujourd’hui, on tourne une scène dans une maison hantée.
Audrey : Super ! dit-elle impatiente.
Une fois arrivée sur le plateau, il lui présenta les décors et les gens qui travaillaient avec lui. Audrey étaient très impressionné et ne se départait pas de son sourire. Dawson était ravi, il avait réussit à lui faire oublier, se serait-ce que pour cet après midi. Elle était radieuse et il la trouvait éblouissante. Elle faisait rire l’équipe et tout le monde paraissait être sous son charme. Il s’éloigna quelques instant pour pouvoir la voir évolué seule parmi tout se monde. Elle avait l’air parfaitement à l’aise parmi ces gens qu’elle ne connaissait pas. Il su d’instinct que ce monde était fait pour elle. Il vit d’un œil inquiet Todd allait à sa rencontre. Il préféra les rejoindre afin de vérifier les bonnes manières de son patron.
Todd : Mon dieu, une apparition dit-il en marchant vers Audrey, Je ne pensais pas que tu connaissais des filles aussi sublime Leery !
Dawson : Audrey, je te présente Todd, mon patron. Todd, voici Audrey, une amie.
Todd : Enchantée dit-il en prenant la main d’Audrey entre le sienne pour y déposer un baiser.
Audrey : Moi aussi dit-elle en souriant.
Todd : Dawson vous a fait visiter ?
Audrey : A l’instant, tout est magnifique.
Todd : Je suis sûr qu’il a oublié certain endroit. Venez avec moi, je vais vous montrer les recoins que moi seul connais.
Dawson se tourna vers Audrey, suspendu à ses lèvres, attendant sa réaction. Il était prêt à intervenir s’il sentait que Todd était un peu trop déplacé.
Todd : Nous allons tourné une scène cet après midi, je vais vous montrer les ficelles.
Audrey : Je vous suis.
Dawson : Justement Todd dit-il en l’arrêtant. Il manque une fille pour tout à l’heure et je me disais qu’Audrey ferait parfaitement l’affaire.
Audrey : Moi ? s’exclama t-elle.
Todd se tourna vers elle, semblant l’étudier. Son regard était appréciateur.
Todd : C’est une excellente idée !
Audrey : Attendait les garçons, je ne suis absolument pas prête et je n’ai jamais fais ça !
Dawson : Tu oublis le petit film que j’ai fais l’année dernière et pour lequel tu avais le rôle principale.
Audrey : Dawson, c’était pour rigoler, là…
Dawson : Tu seras parfaite lui assura t-il confiant.
Todd : Aller viens, je vais te montrer.
Il passa son bras autour d’elle et l’emmena avec lui. Dawson les regarda partir, énervé par l’attitude de beau parleur que Todd adoptait à chaque fois qu’une fille se trouvait dans son passage. Pourvu qu’Audrey ne se laisse pas avoir pensa t-il soucieux d’épargner à la jeune fille une déconvenue. Todd draguer toutes les filles et prenaient rarement le temps de les rappeler. Audrey était bien trop fragile pour se remettre de ça. Il décida de garder un œil sur eux.
Pacey se tenait sur la pelouse de Worthington, face au bâtiment principal. Il était là depuis une heure à se demander comment aborder Joey. Depuis qu’il avait recoucher ensemble, elle ne lui avait pas donner de nouvelles et semblait l’évitait au maximum. Il fallait pourtant que leur relation soit claire. Son absence lui avait prouvé à lui, qu’il l’aimait toujours et qu’il désirait reconstruire quelque chose avec elle. Mais qu’en était-il du côté de la jeune fille ? Son silence ne présagé rien d’encourageant.
Jack : Tu attends quelqu’un ?
Pacey sursauta et se tourna vers Jack qu’il n’avait pas entendu arriver.
Pacey : Euh…non.
Jack : Donc, tu passais sur le campus par hasard ?
Pacey : J’ai oublié quelque chose dans la chambre d’Audrey et je voulais le récupérer.
Jack : Pacey, ça fait dix minutes que je suis derrière toi.
Pacey : Ah.
Qu’elle excuse allait-il trouver au fait qu’il était là, devant le bâtiment sans oser rentrer à l’intérieur ?
Jack : Elle est à l’intérieur si c’est ce que tu veux savoir.
Pacey : Qui ça ? demanda t-il innocemment.
Jack : Celle pour qui tu es ici.
Pacey : Bon, qu’est ce que tu sais exactement ? demanda t-il en se penchant de côté vers lui.
Jack : Pas grand-chose. Mais je sais qu’il s’est passé quelque chose le soir où Joey a dormit à l’appart. Une chose suffisamment importante pour que tu perde l’appétit et que tu te retrouve là à te demander si tu vas aller la voir ou pas
Pacey : Il y a des blancs dans ton histoire.
Jack : Je comptais un peu sur toi pour les remplir.
Pacey : La vérité c’est que je ne suis pas très sûr de ce que je dois faire.
Jack : Au sujet de me raconter ou d’aller la voir ?
Pacey : Les deux dit-il en souriant.
Jack : Très bien, si tu ne veux pas m’en parler je respecte ça mais va au moins mettre les choses aux claires avec elle. Ca ira peut être mieux après.
Pacey en doutait fort. Les choses risquaient d’être encore plus compliqués mais c’était une chose aux quels il était habitué maintenant. Avec lui, rien n’était jamais simple. Et il n’était pas du genre à fuir devant l’adversité. Il repensa à la façon dont il était partie en mer après avoir quitter Joey. Bon, ben pas toujours pensa t-il après réflexion.
Pacey : A plus tard Jack dit-il en hochant la tête.
Dès qu’il mit les pieds dans l’établissement, il eut l’impression de ne pas être à sa place. Les bâtiments scolaires lui avaient toujours donnés cet effet là. L’impression de ne pas être en accord avec le décor. Mais cette fois, il ne se laisserait pas impressionné, il était assez bien pour Joey et pouvait lui apporter ce qu’elle voulait. Il gagnait bien sa vie et avait une assez bonne réputation. Quoiqu’en pense les autres, Il était devenu un bon parti. Il évita de justesse quelque jeunes gens, content d’être en vacance et qui courait dans les couloirs avant d’enfin atteindre la porte de la chambre de Joey. Il prit une profonde inspiration et cogna quelques coups. Joey ouvrit quelques secondes plus tard.
Joey : Jonathan, j’ai dis que je n’étais pas intéressés dit-elle l’air exaspéré avant de voir que ce n’était autre que Pacey sur le pas de sa porte. Pacey…
Pacey : Tu aurais préféré que se soit Jonathan ? demanda t-il gêné.
Joey : Il cherche à m’emmener à une soirée pour fêter la venue des vacances expliqua t-elle mal à l’aise, mais je n’ai pas envide de sortir.
Pacey On peut parler ? lui demanda t-il lasse des civilités.
Joey : Je suis occupée, je dois encore…
Pacey : Joey, ça fait plus d’une semaine que j’attends que tu te décides à faire le premier pas mais visiblement, tu as décidé de reléguer ce qu’il s’est passé entre nous aux oubliettes dit-il en s’énervant légèrement. Alors puisque je suis là et qu’apparemment, tu n’as pas l’intention de sortir, nous pourrions peut être en profiter.
Joey : Pour faire quoi ? dit-elle en refermant son gilet contre elle.
Pacey : Joey, je n’ai pas l’intention de te faire l’amour une seconde fois si c’est ce qui t’inquiètes. A moins que ce ne soit ce que tu veux ? dit-il avec un léger sourire en voyant son air renfrogné.
Joey : Tu crois beaucoup trop en toi !
Pacey : C’était une chose que tu aimais chez moi auparavant dit-il en entrant et en refermant la porte derrière lui alors qu’elle lui cédait le passage.
Joey : Pacey ce qui s’est passé l’autre jour fausse tout et je ne sais plus très bien où j’en suis. Nous avions crée une amitié solide et rassurante, pour moi en tout cas parce que je savais que je pouvais toujours compté sur toi et là, j’ai peur de faire le moindre faux pas et de te perdre, quelque soit la décision que je prenne.
Pacey : Joey, ça peut bien se passer.
Joey : Oui mais ce n’est pas sûr, nous avons réussis une fois à survivre à une rupture, et j’ai peur qu’on n’y arrive pas une deuxième fois. Qui plus est, ma vie a changé, je ne suis plus la même et je ne sais pas si j’ai envie de revivre le passé.
Pacey : Je ne te propose pas de revivre le passé, loin de là mon envie ! Les pleures et les crises d’adolescents non merci. Nous avons grandit et nous sommes bien plus préparé à une histoire comme la notre que nous ne l’étions il y a deux ans.
Joey : Qu’est ce que tu en sais ?
Pacey : Tu as raison, je ne peux rien garantir, mais je t’aime dit-il le plus simplement du monde sans remarqué ce que ces mots provoqué chez la jeune femme. Et je sais que cette fois, ça se passera bien.
Joey : Et comment tu peux en être sûr ?
Pacey : Parce qu’il est hors de question que je te perde encore une fois dit-il tendrement.
Joey se laissa aller à lui sourire timidement et a levait les yeux vers lui. Ces mots lui faisaient chaud au cœur. Sa relation avec Pacey était des plus importantes pour elle, et bien qu’elle ne veuille pas rouvrir les blessures du passé, elle ne savait pas si elle tenait à en créer de nouvelle.
Pacey : Joey, je vois bien que tu as peur lui dit-il en se rapprochant d’elle pour lui prendre les mains.
Joey ne dit rien et contempla leurs mains jointes.
Pacey : Il faut que tu me fasses confiance.
Joey : C’est trop tôt Pacey l’arrêta t-elle. Je ne peux pas prendre la décision de jouer le reste de ma vie sur une semaine.
Pacey : Tu veux dire qu’il te faut encore plus de temps pour savoir si tu peux croire en moi et en mes sentiments ? demanda t-il blessé.
Joey : Pacey, ressortir avec toi n’est pas une décision que je peux prendre à la légère parce que…c’est toi et moi. Et que ce que je vais décider n’affectera pas que nous deux…
Pacey : Bien, fais comme tu veux lui dit-il en évitant son regard. Fais moi savoir lorsque tu auras pris une décision.
Sur ces dernières paroles, il quitta la pièce, laissant Joey totalement bouleversé. Ce n’était pas du tout là qu’elle voulait en venir. Elle avait confiance en lui, vraiment. Elle savait que si elle décidait de retourner avec lui, elle serait heureuse mais elle ne pouvait pas considérait que son bonheur à elle. Les yeux embués, elle s’allongea sur son lit et remonta ses jambes le long de son corps, elle avait froid, comme depuis plusieurs jours. Un sentiments de malaise s’empara d’elle et lui fit tourné la tête. Elle n’était pas bien, pas bien du tout.
Marjo (01.07.2004 à 17:37)
Depuis une heure, Dawson observait de loin Audrey et Todd, ce dernier li faisait son numéro de charme et Audrey paraissait apprécié. Dawson n’aimait pas le sourire qu’elle avait pour lui, ni la main qu’il gardait sur son épaule lorsqu’il lui parlait. Ces deux là se connaissaient à peine et avait déjà l’air de s’entendre à merveille. Dawson était perdu, il ne comprenait pas le sentiment de colère qu’il émanait en lui à l’égard de Todd. Cet homme était son patron et il savait qu’il n’était pas vraiment méchant. Mais c’était plus fort que lui, Audrey était une de ses meilleures amies et il ne voulait pas la voir souffrir. Il vit Audrey s’éloignait et rejoignit rapidement Todd en quelques enjambés.
Dawson : Pourquoi avec toutes les assistantes qu’il y a sur ce plateau, il faut que tu jettes ton dévolu sur mon amie ?
Todd : Que veux tu, je suis amoureux dit-il théâtralement. C’est le coup de foudre !
Dawson : Un coup de foudre doit être réciproque, et elle n’a pas vraiment l’air attiré par toi.
Todd : J’ai plutôt l’impression que je lui plais dit-il fier de lui.
Dawson : Audrey est fragile en ce moment et je voudrais que tu la laisses tranquille.
Todd : Eh, que se passe t-il Leery ? Tu ne serais pas un peu amoureux de cette fille ?
Dawson : Absolument pas ! se défendit-il avec hargne. Mais je sais ce qu’il arrive aux filles lorsqu’elles tombent dans tes filets et je ne veux pas que ça lui arrive à elle.
Todd : Eh ! s’écria t-il, n’oublie pas qui signe tes chèques !
Dawson : Tu vas la laisser tranquille le prévint-il.
Todd : Ou sinon ?
Dawson sentit ses doigts se crispés dans sa main et tous ses muscles se contracter. Il était hors de question qu’il laisse Todd faire du mal à Audrey. Pire, il ne voulait pas voir Audrey dans les bras de Todd.
Todd : Vas-y Leery, dis moi ce que tu vas faire ? répéta t-il narquois.
Plus fort que lui, son point s’abattit sur le visage de Todd. Celui-ci, surpris se tint le visage en regardant Dawson ahuri.
Todd : Mais t’es dingue !
Audrey accourut voir se qu’il se passait et compris très vite dans le brouhaha ambiant, le geste de Dawson.
Todd : Tu es viré ! hurla t-il.
Dawson : C’est moi qui démissionne !
Il prit Audrey par la taille et l’emmena avec lui.
Audrey : Dawson, tu vas faire quelque chose ??
Dawson : Je n’aimais pas travailler avec ce type de toute façon.
Silencieusement, Audrey le suivit jusqu’à sa voiture et ne dit pas un mot durant tout le trajet. Elle qui avait apprécié jusque minute de cet après midi commençait à regrettait que Dawson soit venu la chercher. Elle avait l’impression que tout ce qu’il s’était passé était de sa faute. Quoiqu’elle fasse, elle rendait les gens malheureux. Elle jeta un coup d’œil en biais vers Dawson et le vit tapoter nerveusement sur le volant de sa voiture.
Audrey : Je suis désolée murmura t-elle.
Ces trois mots sortirent Dawson de ses réflexions. Il se tourna brièvement vers Audrey, les traits surpris, avant de reporter son attention vers la route.
Dawson : Audrey, tu n’as pas à être désolée, rien de ce qui est arrivé n’est de ta faute !
Audrey : C’est quand même l’impression que j’ai. Avant de venir me chercher, tu avais un travail, un avenir et maintenant, tu n’as plus rien.
Dawson : Je n’ai pas besoin de Todd. Je peux y arriver seul si je veux !
Audrey : Dawson, tu sais très bien que dans ce métier, tu as besoin que quelqu’un te mette le pied à l’étrier et te fasse entrer dans l’arène. Todd était ton Pygmalion !
Dawson se gara devant le centre d’Audrey et garda les yeux rivés vers le chemin qui menait à l’entrée.
Audrey : Dawson dit-elle tendrement, je ne sais pas ce qui s’est passé avec Todd mais va le voir et parle avec lui. Vous êtes amis tous les deux. Tu m’as souvent dit que c’était une personne que tu estimé. Je sais qu’il a ses défauts mais c’est ce qui fait son charme non ? Todd est fou et tu es sa conscience. C’est comme ça que vous fonctionnez tous les deux et c’est pour ça que votre duo marche si bien.
Un peu détendu, il se tourna vers elle et lui sourit. Elle le gratifia d’un sourire charmeur et il sentit un pincement au cœur.
Audrey : Penses-y en tout cas lui dit-elle en déposant tendrement un baiser sur sa joue.
Pensif, Dawson la regarda s’éloigner vers le bâtiment. Cette fille était vraiment spéciale. Ailleurs, Audrey marchait dans le couloir jusqu’à sa chambre sans regardait devant elle. Elle percuta de plein fouet le torse de quelqu’un. Levant, les yeux, elle reconnut le regard froid et pervers du docteur Johnson. Aussitôt, elle eut froid.
Johnson : Mademoiselle Liddell, vous étiez sortit m’a-t-on dit.
Audrey : Un ami m’a emmenez faire un tour.
Johnson : Un ami ? dit-il d’une voix ou percé la surprise. Mais vos amis sont ici désormais.
Audrey frissonna, elle n’aimait pas ce type, elle n’aimait pas le regard qu’il posait sur elle. Une fois, elle l’avait même trouvait seul dans sa chambre, il disait qu’il l’attendait mais un de ses vêtements avait disparu ce soir là et elle était sûre que c’était lui qui l’avait prit.
Audrey : Je suis fatiguée, je vais aller me reposer dit-elle en le contournant.
Elle eut un sursaut de surprise lorsqu’il la retint par le bras.
Johnson : Vous ne voulez pas aller vous promener quelques instants ?
Audrey : C’est gentil mais je tombe de sommeil.
Johnson : Vraiment ?
Un autre des pensionnaires de l’établissement fit son apparition dans le couloir. Audrey en profita pour se dégagez et pour se rapprocher de sa chambre.
Audrey : Vraiment. A demain docteur Johnson.
Vivement, elle pénétra dans sa chambre et referma la porte à clef derrière elle. Elle se colla contre le battant de porte et respira longuement. Cet homme lui donnait froid dans le dos.
Emma : Salut beau brun dit-elle en pénétrant dans la cuisine déjà occupée par Pacey.
Pacey : Tu es bien matinale.
Emma : Oh t’en fais pas, après un café, je repars au lit.
Pacey la regarda, amusé. Emma était étrange mais il l’aimait bien. C’était sa nature décalée et excentrique qui faisaient tout son charme.
Emma : Ca n’a pas l’air d’aller dit-elle en s’asseyant en face de lui.
Pacey : J’ai connus des jours meilleurs reconnut-il.
Emma : Une fille ?
Pour toute réponse, il hocha la tête et Emma lui sourit tendrement.
Emma : Tu as rarement l’air aussi maussade d’habitude, dois-je comprendre que tu tenais à elle ?
Pacey : Tiens à elle, tu peux employé le présent. Tu peux même employé le passé et le futur avec cette fille lâcha t-il avec un sourire amer.
Emma réfléchis rapidement avant que son visage ne s’éclaire.
Emma : Ca m’étonnerait que se soit à cause d’Audrey, qui plus est, elle est loin. Et la seule autre fille que je connaisse qui soit avec toi c’est Joey.
Le voyant tiquer à l’énonciation de son prénom elle su qu’elle avait raison. C’était bien de Joey qu’il s’agissait.
Emma : Je ne sais pas grand-chose de votre histoire, aucun de vous deux ne m’en a jamais parlé mais elle a du être passionnée.
Pacey : Je crois qu’elle l’a été.
Emma : Et pourquoi te replonger dans le passé maintenant ?
Pacey : Parce que je l’aime toujours. C’est la seule fille qui ait vraiment fait battre mon cœur.
Emma : C’est jolie dit-elle en souriant.
Pacey : Mais douloureux. Avec elle, j’ai l’impression de toujours devoir chercher le bon rythme sans jamais y parvenir.
Emma : Aie dit-elle en grimaçant.
Pacey : il faut que j’aille travailler dit-il en se levant précipitamment.
Il refusait d’entrer dans ce genre de conversation maintenant. Il avait une journée de boulot devant lui et il voulait garder l’esprit clair pour ses clients. Même s’il savait d’avance que s’était peine perdue.
Emma : Bonne journée.
Pacey : Merci de m’avoir écouter lui dit-il en esquissant un sourire avant de sortir.
Affalé dans le canapé de l’agence d’aide où travailler Jen, Jack s’ennuyait fermement. David était parti quelques jours dans sa famille en Oklahoma et il n’était partit que depuis quelques heures qu’il trouvait déjà le temps long. Compatissante, Jen vint lui apporter une tasse de café et s’affala à côté de lui.
Jack : C’est calme aujourd’hui remarqua t-il.
Jen : Je ne vais pas m’en plaindre !
Jack : C.J. n’est pas là ?
Jen : Il doit arriver plus tard répondit-elle l’air rêveuse.
Jack : Attention, tu as l’air amoureuse.
Jen : Je le suis lui confia t-elle.
Jack : Je le sais lui dit-il tout bas en hochant la tête. Je l’aime bien.
Jen : Avec lui, je me sens vraiment bien.
Jack : Ca faisait longtemps que je ne t’avais pas vu avec cet air. Je suis vraiment content pour toi. Tu mérites ça.
Jen : Je crois aussi acquiesça t-elle en souriant.
Livreur : Une livraison pour Mademoiselle Lindley.
Jen : C’est moi dit-elle surprise.
Elle s’avança vers le livreur et reçu au cœur des bras un bouquet d’une dizaine de rose rouge. Elle glissa un billet de cinq dollars dans les mains du charmant jeune homme et se tourna vers jack, le sourire béat aux lèvres. Rapidement, elle ouvrit la carte et ne se départit pas de son sourire. « Tu me manques » était inscrit sur le papier blanc. Elle porta les fleurs à son visage et en huma la délicate odeur parfumée.
Jen : Je crois que je suis vraiment amoureuse lâcha t-elle sûr d’elle à Jack qui éclata de rire.
C.J. : J’espère bien dit-il derrière elle.
Etonnée, elle se leva d’un bond.
Jen : Tu ne prends ton service que dans deux heures !
C.J. : Je trouvais le mot explicite.
Jen : Elles sont magnifiques.
C.J. : Pas autant que toi répondit-il charmeur.
Jack : Je crois que je vais vous laissez.
Il embrassa Jen en passant à côté d’elle et salua C.J. avant de quitter la pièce. Trop de romantisme lui était insupportable pour l’instant. En quelques enjambés, C.J. rejoignit Jen et la serra dans ses bras pour lui voler un baiser.
Jen : Tu me manquais aussi.
C.J. : Vite, rattrapons le temps perdus susurra t-il tout contre ses lèvres avant de les effleurer à nouveau.
Dans sa caravane, Dawson rassemblait ses affaires. Cela lui faisait mal au cœur de quitter cet endroit auquel il s’était attaché, ainsi que tous les autres membres du personnel. Mais il s’était engagé à démissionner. Il repensa à ce que Audrey lui avait dit. Il savait bien qu’il avait besoin de quelqu’un pour entrer dans le milieu et que Todd pouvait le faire mais l’homme lui taper sur les nerfs. Avait-il toujours besoin d’être aussi arrogant et imbu de lui-même ? Soudain, comme ci penser à lui l’avait matérialiser, Todd entra dans la caravane sans attendre d’y être invité et se plaça devant lui.
Todd : Alors ? T’es calmé ?
Dawson : Je ne pense pas.
Todd : Tu ne pouvais pas me le dire plutôt que de monter sur tes grands chevaux !
Dawson : De quoi tu parles ? demanda t-il interdit.
Todd : D’Audrey et du fait qu’elle te plaise ! Comment tu veux que je sache que c’est une chasse garder si tu ne me dis rien !
Dawson : Todd, bien que cette idée soit inconcevable pour toi, Audrey et mon amie un point c’est tout.
Todd : Arrête un peu, tu ne m’aurais pas fait autant de cinéma pour une simple amie. Ta tête te dis peut être qu’elle n’est qu’une amie mais ton cœur doit sûrement pas être d’accord.
Dawson : Tu te trompes.
Todd : Je me trompe sur beaucoup de chose mais pas sur les sentiments. Là, je suis douer. Ose me dire que tu n’as jamais pensé à cette fille autrement qu’à une sœur ?
Dawson ne répondis pas et détourna le regard.
Todd : Je le savais ! Bon, ben t’iras jouer les Roméo plus tard parce que là, on a une scène à tourner.
Dawson : Tu oublis que je ne fais plus partie de l’équipe.
Todd : Arrête, ta démission était aussi peu valable que ton licenciement. Par contre, si tu n’es pas prêt à tourner dans cinq minutes, là je te vire.
Il lui adressa un dernier sourire avant de sortir. Dawson le regarda hébété. Il ne savait plus trop quoi faire. Après un instant de réflexion, il reposa son sac en souriant et sortit.
Emma : Tu es en retard déclara t-elle lorsque Joey franchit le seuil du bar.
Joey : Les transports publics ! dit-elle à bouts de souffle.
Rapidement, Joey alla déposer son sac par derrière et revint passer un tablier.
Emma : Tu as une sale tête dit-elle en l’examinant.
Et pour cause, elle dormait peu ses derniers jours.
Joey : Merci !
Emma : C’est marrant, Pacey avait la même tête ce matin au petit déjeuner lâcha t-elle avant de passer dans l’arrière boutique du bar.
Joey resta perplexe avant d’aller la rejoindre.
Joey : Ok, qu’est ce que tu sais ?
Emma : Qu’il t’aime.
Joey resta surprise quelques instants avant de sourire légèrement mal à l’aise.
Joey : Quoi d’autre ?
Emma : Qu’il a l’air malheureux. Tu ne veux pas m’en parler ?
Joey : On a recouché ensemble.
Cet aveu spontané la surpris/ Elle n’en avait parlé à personne mais peut être cela devenait trop lourd à porter sans en parler. Lasse, elle se laissa tomber sur un tonneau de bière avant de poursuivre.
Joey : C’est arrivé le soir de la fête, après que tout le monde soit reparti. C’était mon idée ajouta t-elle. Pacey voudrait qu’on reparte de zéro mais je ne sais pas…
Emma : Qu’est ce qui te retiens ?
Joey : J’ai peur avoua t-elle. Les hommes ont du mal à rester avec moi. C’est comme ci je les poussaient à fuir, loin. Et maintenant que j’ai retrouvé Pacey, en tant qu’ami, je ne veux pas le reperdre à nouveau.
Emma : Qui te dis que ça sera le cas ?
Joey : C’est toujours le cas souffla t-elle.
Emma : Donc, c’est une sorte de méthode préventive. Pour éviter de faire souffrir plus tard, tu fais souffrir maintenant.
Perplexe, Joey leva les yeux vers elle.
Joey : Non !
Emma : Que tu le veuilles ou non, c’est le cas. Il souffre. Et tu n’as pas l’air beaucoup plus épanouie. Tu l’aimes encore ou pas ?
Joey : Je ne sais pas ! J’étais parvenue à penser à notre histoire au passé sans nostalgie ni peine…soupira t-elle. Mais c’est sûr que ce que je ressens pour lui est très fort.
Emma : Je te donne ta journée.
Joey : Quoi ? balbutia t-elle.
Emma : Tu m’as comprise. Tu ne bosses pas aujourd’hui, mais tu vas m’accorder une faveur. Va le voir et parler tous les deux.
Joey : Je ne sais pas si je peux…
Emma : Arrête de penser à ce qui est le mieux à faire. Fais juste ce que ton cœur te dicte. Aller !
Elle l’aida à se relever et l’entraîna avec elle à l’extérieur où elle lui colla son gilet dans les bras avant de la faire sortir de son bar. Joey resta quelques minutes devant le Hell’s Kitchen, à réfléchir avant de se mettre en route d’un pas décidé.
La nuit était tombée sur Los Angeles lorsque Dawson gara sa voiture devant le centre de désintoxication d’Audrey. L’heure des visites était largement dépassée mais tant pis, il devait la voir et ne pouvait pas attendre le lendemain. Conscient du danger, il escalada la grille de l’établissement et fit le tour en évitant les gardes et les allées et venues des médecins et des infirmières. Il allait s’infiltrer dans le bâtiment lorsqu’il repéra une ombre familière près de la piscine. En souriant, il avança vers elle mais s’arrêta dans son élan lorsqu’il vit un homme la rejoindre et s’asseoir à ses côtés. Bizarrement, il eut l’impression de voir Audrey tressaillir à la vue de son compagnon. Il resta discret pour l’instant et observa la scène. De là où il se trouvait, il ne pouvait pas entendre leur conversation mais l’attitude étrange d’Audrey l’intriguait. Elle qui était si spontanée et extraverti paraissait s’être fermé comme une huître au contact de l’autre. Il eut l’impression de voir la main de l’homme glissait le long du bras d’Audrey mais se dit qu’il devait s’agir d’un reflet de l’eau. Pourtant, un sentiment glacé de haine s’empara de lui. Il n’aimait pas ce type ! il eut raison lorsqu’il le vit descendre vers lèvres vers celle de la jeune fille et celle-ci le repousser en criant. L’homme l’attrapa par le bras et reprit ses assauts. Dawson sortit de sa cachette et attrapa l’autre par le col avant de l’envoyait valser plus loin.
Audrey : Dawson ! s’exclama t-elle surprise de sa présence.
Médecin : Vous n’avez pas le droit de vous trouver ici dit-il en se relevant, furieux. Je vais prévenir la police !
Dawson : Allez-y, j’aurais des choses à leur dire.
En rage, l’homme s’éloigna vers l’entrée du bâtiment.
Dawson : C’était qui ce type ?
Audrey : Le docteur Johnson dit-il dans un murmure.
Dawson : Il t’as fais du mal ? demanda t-il en se radoucissant devant l’air encore affolé de son amie.
Audrey : Non. Mais qu’est ce que tu fais ici ? demanda t-elle en secouant la tête.
Dawson : Je voulais te voir et te dire que tout s’était arrangé avec Todd.
Audrey : C’est génial
Dawson : Ouais, je savais que tu t’inquiétais pour moi et c’est pour ça que je voulais te prévenir.
Et aussi parce qu’il avait ressentit le besoin de la voir se dit-il intérieurement. Et il s’en félicitait, dieu sait ce qui aurait pu se passait s’il n’était pas venu.
Audrey : Merci lui dit-elle tendrement. Tu devrais filais maintenant, ou tu vas avoir des ennuis !
Dawson : Tu es sûr que ça ira ?
Audrey : Bien sûr.
Dawson : Ok, alors j’y vais. Je repasse te voir demain.
Audrey : Il vaudrait mieux que tu évites lui dit-elle en rigolant. S’il te reconnaît, il fera un scandale. Je termine cette cure dans deux jours, je passerais te voir sur le tournage à ma sortie.
Dawson : Promis ?
Audrey : Juré lui dit-elle en souriant.
Il hocha la tête et fit quelques pas en arrière avant de revenir subitement sur ces pas et de faire face à Audrey qui le regardait intrigué. Mu par une impulsion, il prit son visage en coupe et l’embrassa tendrement. Audrey se laissa aller à cette douce étreinte avant que Dawson ne se dégage et disparaisse avec un dernier regard alors qu’une sirène se faisait entendre au loin.
Joey pénétra dans l’agence de Pacey et se sentit instantanément mal à l’aise. Cet univers ne correspondait pas au style franc et joyeux de Pacey. Elle trouvait les courtiers en bourse si sûre d’eux et prétentieux. Rich en était la preuve flagrante se dit-elle en le voyant passer au loin, au bras d’une ravissante brune qu’il s’efforçait visiblement de courtiser. Le pauvre, s’en était lamentable. Décidé à oublier où elle se trouvait et à se concentrer sur le principal, Pacey, elle se mit en quête de son bureau. Dix minutes plus tard, elle tombait nez à nez avec une porte où le nom de Pacey Witter était gravé en doré. Au-delà de la fierté qu’elle ressentit, elle se demanda pourquoi il ne lui avait pas parlé de cette promotion. « Et bien, peut être parce que tu l’évites » se répondit-elle à elle-même. Prenant son courage à deux mains, elle toqua à la porte et l’ouvrit en même temps. Elle resta muette et pétrifié sur place. La brune qu’elle avait vue avec Rich se trouvait désormais avec Pacey, assise à côté de lui sur le canapé, elle avait sa main posée sur sa cuisse.
Pacey : Joey ? s’étonna t-il en se relevant vivement.
Joey : Je…je voulais te parler. Mais apparemment tu es occupé lâcha t-elle glaciale. Je repasserais plus tard, ou jamais ajouta t-elle en refermant la porte.
Elle retraversa le long couloir son les regards des collègues de Pacey avant que celui-ci ne la rejoigne en courant.
Pacey : Attends dit-il en l’attrapant par la bras. Tu voulais me parler ?
Joey : Tom amie va s’impatienter tu devrais y retourner !
Pacey : C’est une journaliste qui est venue m’interviewer !
Joey : Visiblement, elle n’est pas venue que pour ça !
Pacey vit tous les regards braquaient sur eux et entraîna Joey par la bras avec lui. Il l’emmena dans la salle de conférence et ferma la porte derrière eux.
Joey : Je n’ai plus envie de parler Pacey, à présent je voudrais partir !
Pacey : Mais c’est le monde à l’envers ! s’écria t-il. C’est moi qui me désespère à t’attendre et c’est toi qui es jalouse !
Joey : Je ne suis pas jalouse.
Pacey : Ah ouais ? dit-il en se rapprochant d’elle pour plonger son regard dans le sien.
Joey : Elle avait sa main sur ta jambe !! finit-elle par exploser.
Pacey : Et tu as vu mes mains quelques part sur elle ?
Joey : Ca ne change rien !
Pacey : Ca change tout au contraire ! Oui, elle me draguée je l’avoue mais je ne répondais pas à ses avances ! Sa main, elle venait juste de la posée et si tu étais arrivé quelques secondes plus tard tu m’aurais entendu lui dire de l’enlever !
Joey : C’est facile de dire ça maintenant.
Pacey : Joey soupira t-il. C’est toi que j’aime et que j’attends. Et puis, je te signale que si cette fille a cru que j’étais libre et qu’elle pouvait m’avoir, c’est ta faute pas la mienne !
Un long silence s’installa entre eux pendant lequel chacun réfléchissait à la manière d’aborder l’autre. Pacey fit le premier pas.
Pacey : Joey, tu voulais me parler, qu’avais-tu de si important à me dire ? demanda t-il plein d’espoir.
Joey : Je n’en sais rien. Je voulais juste te voir et voir ce qu’il se passerait.
Pacey : Qu’attends tu de moi ?
Joey : Je ne sais pas, je ne sais même pas ce que j’attends de moi-même. Mais je n’aime pas cet endroit et ce qu’elle a fait de toi.
Pacey : C’est mon travail, c’est comme ça que je gagne ma vie.
Joey : Mais ce n’est pas toi, ça ne te ressemble pas.
Sur ce, elle la laissa et partit tristement. Pacey s’assit et réfléchit aux pensées de Joey. Cela faisait longtemps qu’il savait qu’elle avait raison. Peut être était-il temps de changé…
Assis au comptoir de sa cuisine, Pacey regardait son café depuis deux bonnes heures. Il réfléchissait à sa vie, son avenir, son passé…Il avait du mal à allier les trois. Bien que bon dans ce domaine, il ne se voyait pas être un requin de la bourse toute sa vie. Son passé était tel que mise à part Joey, il ne souhaitait pas le revivre et son présent stagner. Les seules réponses à ses trois temps était Joey, elle était son passé, son présent, son futur.
Emma : Je ne savais pas que tu lisais dans le marre de café.
Pacey : Hein ?
Emma : Ta tasse, tu as les yeux plongés dedans, c’est impressionnant.
Pacey : Je réfléchissais.
Emma consulta l’horloge et se rendit compte qu’il avait une heure de retard pour son travail. En temps normal, il partait dès l’aube.
Emma : Tu es en retard ?
Pacey : Justement c’est à ça que je réfléchissais ?
Emma : De savoir si tu étais en retard ou non ? Ben, plus tu réfléchis, plus tu l’es je te signale.
Pacey leva la tête vers elle et lui sourit. Cette fille avait le don de le sortir de ses pensées.
Pacey : Je me demandais plutôt si je devais ay aller ou non.
Emma écarquilla de grands yeux. Jamais elle n’avait vu Pacey se mettre en retard pour aller au travail et encore moins se demandait s’il devait y aller ou pas.
Emma : Tu sais que Rich vas te tuer ?
Pacey : Je m’en fiche.
Emma : Que se passe t-il ? lui demanda t-elle plus sérieusement.
Pacey : Ce travail est intéressant c’est vrai, il m’apporte toute la sécurité financière dont je pourrais rêver mais ce n’est pas moi.
Emma : Comment ça ?
Pacey : Ca ne me ressemble pas. Je le sais et …Joey le sait aussi.
Emma : Ah, donc ça a un rapport avec Joey.
Pacey : Tu crois qu’elle veut que tu abandonnes ton métier ?
Pacey : Elle ne me demanderait jamais ça. Mais nous savons tous les deux que je me cache derrière ce travail. Je suis respecté dans ce domaine et je n’ai jamais eux l’occasion de me faire respecter avant.
Emma : Que comptes tu faire ?
Pacey : Chercher un autre boulot. Je crois que c’est ce qu’il y a de mieux pour moi.
Emma : Quel domaine ? demanda t-elle en buvant une gorgée de café.
Pacey : Je ne sais pas encore.
Emma : Bon courage.
Pacey : Merci.
Emma fit quelques pas vers la salle de bain avant de se retourner brusquement vers Pacey.
Emma : Si jamais ça t’intéresse, on cherche un barman. A toi de voir si ça pourrait te correspondre.
Pacey la regarda s’éloigner et leva les sourcils.
Dawson faisait les cents pas, incapable de tenir en place. Audrey devait être sotie depuis deux heures maintenant et le plateau n’était qu’à une demie heure. Elle avait dit qu’elle passerait le voir mais elle avait peut être changé d’avis après le baiser qu’il lui avait donné. Il avait passé des heures à réfléchir à son geste sans trouver de réponse cohérente. Il avait éprouvé le besoin de le faire et n’avait pas réfléchit plus en avant. Encore aujourd’hui, il ignorait ce qu’il pourrait bien lui dire mais si elle n’arrivait pas très vite, il allait finir par exploser. Il guettait pour la centième fois l’entrée lorsqu’un taxi apparu, remontant l’allée. Il s’arrêta à sa hauteur et Audrey en descendit. Il respira profondément, rassuré. Il alla jusqu’à elle et paya le taxi. Elle lui sourit timidement et il sentit son cœur faire un bond dans sa poitrine. Elle était tellement belle.
Dawson : Bonjour lui dit-il un peu mal à l’aise lorsqu’elle parvint devant lui.
Audrey : Bonjour Dawson.
Dawson : J’avais peur que tu ne viennes pas avoua t-il.
Audrey : J’ai hésité.
Dawson : Je crois que je te dois une explication.
Audrey : Je crois aussi.
Assistant : Dawson, les rushs que tu as demandés sont prêt. Todd t’attends en salle de visionnage.
Dawson : Merci Dan. Viens dit-il en entraînant Audrey. Je vais te montrer.
Audrey : Me montrer quoi ? demanda t-elle intrigué.
Dawson : Les scènes que tu as tournées l’autre jour.
Audrey : C’est vrai dit-elle toute excitée. Tu les as vu, comment je suis ???
Dawson : Merveilleuse lui assura t-il en plongeant son regard dans le sien.
Audrey se sentit extrêmement bien sous son regard perçant. Lorsqu’il lui prit la main c’est avec plaisir qu’elle le suivit.
Emma : Salut Joey dit celle-ci lorsque son employée pénétra dans le bar.
Joey : Je suis épuisée répondit-elle en se laissant tombée sur un des tabourets.
Emma : J’espère que tu as encore un peu de forces parce que c’est bien parti pour être plein ce soir.
Joey : Génial ! dit-elle en cachant sa joie. Tu sais, à ce rythme là, je ne sais pas combien de temps je vais tenir encore.
Emma : J’ai embauché un nouveau barman, je t’aiderais plus en salle par conséquent.
Joey : Enfin une bonne nouvelle. Mais il s’y connaît au moins ?
Emma : Non mais je suis sûr qu’il fera du mieux qu’il peut lui assura t-elle.
Joey : Du mieux qu’il peut ? C’est loin de me rassurer dit-elle en pénétrant dans l’arrière boutique pour poser ses affaires.
Pacey : Je ferais ce que je peux pour te soulager dit-il en continuant à mettre des bouteilles de bières au frais.
Joey : Pacey, s’exclama t-elle hébétée. Mais qu’est ce que tu fais là ?
Pacey : Je range des bières.
Joey : Nan, je veux dire au Hell’s Kitchen ?
Pacey : Je travaille dit-il en se levant pour lui faire face.
Joey : C’est toi le nouveau barman ?
Pacey : Pour te servir.
Joey : Pacey, qu’est ce que tu fais ici ? demanda t-elle à nouveau.
Pacey : J’ai démissionné.
Joey : Pourquoi ? Tu adorais ce travail ?
Pacey : Erreur l’arrêta t-il d’un geste. Il me faisait vivre, bien je te l’accorde mais je n’aimais pas sincèrement ce que je faisais. Ce que tu m’as brillamment fait remarqué.
Joey : Attends, je ne t’ais jamais demandé de démissionner.
Pacey : Je ne l’ais pas fais pour toi. Pas entièrement se reprit-il. Disons qu’en cherchant à redevenir moi-même, j’espère te faire retomber amoureuse de moi dit-il en souriant.
Joey : Pacey soupira t-elle, le problème n’est pas là.
Pacey : Tu veux dire que tu es déjà amoureuse de moi ironisa t-il en se rapprochant d’elle avec un sourire charmeur.
Joey : Pacey…
Pacey : Bon d’accord, j’arrête. Joey, je t’aime toujours. Et j’ai l’espoir qu’un jour, tu te rendes compte que nous avons encore une chance. Mais pour ça, il faut que tu me fasses confiance à nouveau. Alors, en attendant, je vais prendre ce travail qu’Emma m’offre et reconstruire ma vie, une vie d’ont j’espère qu’un jour, tu acceptera d’en faire partie. Je vais avancer jour après jour et patienter.
Il posa un dernier regard sur elle et attrapant son torchon, il rejoignit Emma afin qu’elle lui fasse ses dernières recommandations. Joey était complètement perdue, elle ne savait plus quoi faire, quoi dire, comment réagir….Elle se tourna et le regarda faire, il écoutait attentivement en souriant. Ce sourire qu’elle aimait tant et qui lui rappelait tellement de souvenir. Perdu dans ses pensées, elle le vit se retourner vers elle et lui sourire. Le cœur battant la chamade, elle retourna à son travail.
Assis devant l’écran de l’ordinateur, Audrey regardait les scènes qu’elle avaient joués et s’extasier. Elle se trouver vraiment bien. Trop absorber par ses prouesses, elle ne sentait pas le regard de Dawson sur elle. Pourtant, celui-ci ne la lâchait pas du regard, souriant devant son enthousiasme. Il aimait la manière dont ses joues s’empourpraient lorsqu’elle riait, la flamme qui brillait dans ses yeux lorsqu’elle était fière d’elle. Il n’arrivait pas à expliquer la fascination qu’il avait pour elle mais il ne pouvait la nier. Il était tombé amoureux d’Audrey. Aussi incroyable que cela puisse paraître. Lui, Dawson Leery, était amoureux de Audrey Lidell, ancienne petite amie de Pacey et colocataire de Joey. Lui qui avait fait tout un scandale lorsque Pacey était tombé amoureux de Joey, comprenait mieux ce que celui-ci pouvait ressentir. Il faudrait qu’il pense à le lui dire. Audrey se tourna vers lui et lui fit un sourire qui le fit chavirer. Elle lui sauta dans les bras et il en profita pour la serrer contre lui.
Audrey : Je trouve ça génial !
Dawson : C’est toi qui est génial ! dit-il tendrement.
Gênée, elle se décolla de lui et plongea son regard dans le sien.
Audrey : Dawson souffla t-elle, je crois qu’il faut qu’on parle.
Dawson : Tu as raison dit-il sans cesser de la contempler. Je suis désolée pour l’autre jour.
Audrey : Ce n’est rien.
Dawson : Non, en faite c’est faux avoua t-il, je ne suis pas désolé du tout. J’avais envie de t’embrasser, autant que j’en ai envie en ce moment.
Surprise, Audrey frissonna. Le regard qu’il posait sur elle n’avait rien d’amical ou de fraternel. Il la dévoré des yeux, ces mêmes yeux qui glissaient délibérément vers ses lèvres. Elle n’avait cessé de penser à lui durant ces deux jours et elle avait imaginé maintes et maintes fois qu’il puisse l’embrasser à nouveau. Et même si cette idée la rendait mal à l’aise vis-à-vis de Joey et de Pacey, elle n’en avait pas moins envie.
Audrey : Ce serait mal s’entendit-elle dire.
Dawson : Je sais.
Lentement pourtant, il descendit vers ses lèvres et les lui effleura.
Dawson : On pourrait peut être juste voir où ça nous mène.
Audrey : c’est une bonne idée dit-elle en répondant à son baiser.
Rassurée par sa réponse, Dawson la rapprocha contre lui et approfondit son baiser. Même si être amoureux d’Audrey apportait son lot de problème, cela avait aussi ces avantages.
La soirée avait été longue et Joey n’avait pu ignorer que Pacey l’avait observé tout du long. Les yeux qu’il posait sur elle la rendait triste. Il avait dit qu’il l’attendrait mais elle n’était pas sûre de pouvoir lui offrir ce qu’il demandait. Au fond d’elle, elle avait peur de revivre ce qu’elle avait déjà vécu lorsqu’il l’avait quitté. Elle savait qu’avec lui elle pouvait être heureuse mais elle n’ignorer pas les souffrances qu’il pouvait lui infliger. Sans compter celle qu’elle pouvait lui faire. Ca ne lui avait pas réussis la première fois de sortir avec elle, cela l’avait rendu triste et amer. Il avait fini par la détester et par se détester lui-même. Il avait mit tellement de temps pour en arriver là où il était aujourd’hui qu’elle ne voulait pas tout gâcher. Il était parti depuis quelques minutes lorsqu’elle sortit à son tour. Elle s’arrêta sur le trottoir et leva les yeux vers sa fenêtre. Que devait-elle faire ?
Voix : Vous avez l’air bien triste mademoiselle.
Joey se retourna et aperçu un vieil homme assis sur le trottoir. Un sans abri de toute évidence.
Joey : Ce n’est pas une bonne journée non avoua t-elle.
Sans abri : Ce n’est pas toujours aussi difficile que ça en à l’air de faire le premier pas.
Surprise, Joey se retourna vers lui pensive.
Joey : Ce qu’il y a avec les premiers pas c’est que si on ne fait pas attention où on met les suivants on peut trébucher et se faire mal.
Sans abri : On peut aussi se mettre à marcher sur une belle route.
Joey : On le peut en effet dit-elle pensive en relevant les yeux vers l’appartement de Pacey. Mais comment en être sûr ?
Sans abri : Si on savait d’avance tout ce qu’il va se passer dans la vie, à quoi ça servirait de la vivre ?
Se rangeant à son avis, Joey haussa les épaules.
Sans abri : Les plus belles routes sont celles que l’ont prend en fermant les yeux.
Joey soupira, cet homme avait raison. Il fallait que se soit un étranger qui le lui explique !
Joey : Merci dit-elle en se retournant pour découvrir que l’homme avait disparu.
Elle regarda tout autour d’elle pour s’apercevoir qu’il s’était volatiliser. En soupirant, elle traversa la rue. Quelques minutes plus tard, elle taper à la porte de chez Pacey.
Jack : Bonsoir Joey dit-il en ouvrant la porte.
Joey : Pacey est là ? demanda t-elle mal à l’aise.
Jack : Sous la douche, entre tu peux l’attendre. Il faut que je sorte.
Joey : Jack, tu n’es pas obligé de partir dit-elle en souriant.
Jack : Je sais mais vous serez plus tranquille ainsi.
En la faisant entrer, il lui déposa un baiser sur la joue et déguerpit. Joey jeta un coup d’œil autour d’elle, comme redécouvrant l’appartement. Elle le voyait sous un jour nouveau maintenant. Un bruit de pas attira son attention et elle vit Pacey descendre les escalier vêtu uniquement d’une serviette autour de la taille. A la vue de son corps nu et mouillés, Joey frémit. Pacey était toujours aussi sexy.
Pacey : Jack on a….Joey lâcha t-il surpris.
Joey : Bonsoir.
Pacey : Je suis surpris de te trouver ici.
Joey : Et moi d’être venue dit-elle en souriant timidement.
Pacey : Je suis comptant que tu l’ais fais dit-il en se rapprochant.
Joey : Et bien, tu m’as dis tout à l’heure que tu voulais reconstruire ta vie et m’attendre.
Pacey : C’est ce que j’ai dis en effet.
Joey : Et bien, je me disais que nous pourrions reconstruire ta vie ensemble.
Pacey hoqueta de surprise avant que son visage ne s’élargisse d’un large sourire.
Pacey : Tu es sérieuse ? Nan parce que je peux encore attendre, Joey je ne veux pas que tu prenne cette décision à la légère.
Joey : Pacey dit-elle en franchissant les derniers mètres qui les séparé. Je sais ce que je fais. Je t’aime toujours et même si ça me fait peur, « les plus belles routes sont celles qu’on prend les yeux fermés » répéta t-elle.
Pacey la regarda surpris mais elle balaya sa question d’un geste. Le principal était le résultat.
Joey : Pacey ?
Pacey : Oui ?
Joey : Tu vas attendre encore longtemps avant de m’embrasser ?
Haussant les sourcils en souriant, il se rapprocha d’elle et la prenant par la taille, il l’embrassa tendrement. Joey passa ses bras autour de on cou et l’attira encore plus près d’elle. Se délectant dans le contact de sa peau.
Pacey : Tu n’as pas envie d’une douche ?
Joey : Tu en sors ! s’exclama t-elle en souriant.
Pacey : Je ne me sens pas tout à fait propre dit-il en souriant.
La soulevant dans les airs, il l’emporta avec lui sous les éclats de rire de la jeune femme. Alors heureux, il l’embrassa à nouveau, sûr que l’avenir s’annoncer sous les meilleurs auspices.
FIN.
Marjo (01.07.2004 à 17:41)