Infirmière : Melle McPhee ne pourra sortir que demain matin.
Pacey : Mais puisque je vous dis que je me suis arrangé avec son père. Je lui fais la surprise de venir la chercher aujourd’hui.
Infirmière : Il aurait fallu la prévenir avant pour qu’elle puisse signer le bon de sortie.
Pacey : Mais puisque je vous dis que c’est une surprise !
Infirmière : Melle McPhee dois signer le papier avant de …
Pacey : Dans ce cas laissez moi la voir pour la prévenir qu’il faut qu’elle signe cette fichue paperasse…
Infirmière : Désolée. Je ne peux laisser entrer personne à moins qu’ils aient un bon d’entrée.
Pacey, tentant de garder son calme : Bon d’entrée, bon de sortie… Vous me prenez pour un gamin, c’est ça ?
L’infirmière eut pour seule réponse un sourire fort peu sincère et bien forcé.
Pacey fulmina et ressortit de l’hôpital.
Pacey : C’est ridicule !
Joey, appuyée sur le capot de la voiture : qu’est-ce qu’il se passe ?
Pacey : Ils n’aiment pas les surprises ! Et je n’ai ni bon d’entrée ni bon de sortie. Par conséquent, impossible de faire quoi que ce soit.
Joey tendit sa main à Pacey afin qu’il l’aide à descendre de son perchoir ;
Pacey : Quoi ?
Joey : Suis moi.
Alors que quelques minutes plus tard, Joey se trouvait assise sous le nez de l’infirmière lui jurant ses grands dieux qu’elle avait besoin d’une thérapie, Pacey réussit à se faufiler jusqu’à la chambre d’Andie sans être remarqué.
Lorsqu’il ouvrit la porte, il découvrit Andie sur son lit, aux côtés d’un jeune homme.
Andie l’apercevant : Pacey, oh mon Dieu, qu’est-ce que tu fais ici ?
Pacey se précipita et la prit dans ses bras : Je suis venu te faire une surprise !
Andie : Oui, ok (se souvenant que Marc étai était à côté) Oh, heu, Pacey voici Marc, Marc voici …une grosse surprise !
Ils se serrèrent la main et se saluèrent.
Andie : Je croyais que mon père avait dit qu’il venait me chercher demain.
Pacey : Oui, je sais mais on a pensé que, enfin, j’ai pensé…
Andie rigola nerveusement.
Marc les interrompit : Bon, c’est l’heure du repas. Je vais y aller.
Andie : Au revoir Marc.
Marc : On se appellera bientôt, je pense.
Andie : Oui, bientôt.
Marc sortit alors que Joey entrait dans la chambre.
Joey : Andie !
Andie : Oh Joey tu es venue aussi !
Joey : Oui mais si on ne part pas d’ici rapidement, ils vont vouloir me faire rester !
Andie resta confuse, ne comprenant pas.
Pacey : Oui, on devrait préparer tes affaires.
Andie : Oui.
Alors qu’elle rassemblait ses effets personnels, Pacey lança un regard à Joey lui signalant qu’il sentait que quelque chose n’allait pas.
Joey l’avait remarqué elle aussi. Elle s’activa alors pour l’aider à faire ses bagages.
Quelques minutes plus tard, Andie signait son bon de sortie dans le bureau du médecin.
Médecin tout sourire: Alors ça y est…
Andie, souriant aussi : il semblerait que oui. Je vous remercie pour tout. Je me sens beaucoup mieux maintenant.
Médecin : N’oublie pas de toujours positiver. Ne doute pas de ton état de santé. Il faut dorénavant que tu acceptes le fait que tu sois guérie.
Andie se leva et lui serra chaleureusement la main : Au revoir Docteur !
Elle rejoignit ensuite Pacey et Joey qui l’attendaient religieusement vers la voiture. Pacey la débarrassa de son dernier sac qu’il glissa dans le coffre et ils s’installèrent dans le véhicule. Pacey, avant de démarrer, passa sa main dans les cheveux d’Andie : Ca va ?
Andie le regarda une fraction de seconde avec un petit sourire puis retourna la tête contre la vitre et pleura silencieusement.
Les heures passèrent et Pacey se faisait de plus en plus de soucis. Depuis qu’Andie était revenue rien n’était comme avant. Elle cherchait sans cesse à se dérober et à être en compagnie de plusieurs personnes. Il lui avait proposé de passer la soirée rien que tous les deux, histoire de rattraper le temps perdu. Mais elle avait préféré assister à la soirée organisée pour le lancement de la nouvelle saison de l’équipe de foot. Ce qui ne lui ressemblait guère.
Lors de la soirée, Joey et Pacey avaient tout tenté pour essayer de quitter la salle mais il n’y avait rien eu à faire. Andie prétendait s’amuser, et il est vrai qu’elle arborait un large sourire. Comment pouvait-elle apprécier une telle bêtise ? Pacey ne le comprenait pas. Pris d’une subite envie de comprendre ce qu’il se passait véritablement, Pacey lui prit sèchement la main et l’entraîna dans les couloirs du lycée.
Andie : Mais qu’est-ce qu’il te prend Pacey ?
Pacey : Andie, qu’est ce qu’il se passe ? Il y a un truc qui cloche, je le vois bien alors explique moi !
Andie baissa la tête. Le moment qu’elle redoutait tant semblait être arrivé.
Pacey cherchait à croiser son regard en vain.
Pacey : C’est si grave que ça ?
Andie :Pacey… Promets-moi de ne pas t’énerver et de m’écouter jusqu’au bout.
Pacey s’inquiéta réellement.
Andie : Promets-le moi Pacey !
Pacey peu rassuré : Je te le promets.
Andie rebaissa la tête : Lorsque j’étais au centre, tu me manquais énormément. Marc, le garçon que tu as rencontré était dans le même cas. On ne l’a pas voulu, ce n’était pas important mais les circonstances…
Pacey choqué : Tu veux dire que tu as …
Andie : Tu m’as promis de m’écouter !
Pacey commençant à se reculer, écœuré : Tu as couché avec ce type !?
Andie tentant de le retenir : Non, attends Pacey, écoute-moi…
Pacey : Je crois que j’en sais suffisamment.
Sans plus rien attendre, il se retourna et sortit du lycée par la grande porte, effondrée.
Pendant ce temps, personne dans la salle ne se doutait de ce qui les attendait ! alors que le documentaire que Dawson avait réalisé sur l’équipe de foot était projeté, le grand écran se souleva progressivement, laissant enfin paraître Dawson dans une très mauvaise posture, à moitié nu, sur le devant de la scène, et en charmante compagnie. Toute la salle était hilare et applaudissait ses exploits. Une seule personne ne semblait pas se réjouir du spectacle. Joey affichait un visage imprégné d’une telle colère… Lorsque Dawson l’aperçut, son sourire se figea immédiatement. Il ne fallut pas plus de quelques secondes à la jeune fille pour se lever et quitter la salle. Les idées se bousculaient dans sa tête, elle était hors d’elle et avait honte pour Dawson.
Alors qu’elle avait marché pour essayer de se calmer et de se remettre les idées en place, elle aperçut Pacey, accoudé à la rambarde du port. Le fait qu’il soit seul et la tristesse de son visage n’échappèrent pas à Joey. Elle s’approcha lentement et s’accouda à ses côtés. Après une longue minute de silence, Joey lança avec un rictus: Tu as raté l’événement de l’année !
Pacey , sans émotion aucune : Oui, mais toi tu as raté LA révélation de l’année.
Elle le regarda un instant et osa enfin lui demander : Qu’est-ce qu’il s’est passé ?
Pacey soupira en fermant les yeux, comme si la seule pensée le faisait souffrir le martyr. Joey l’attira alors à elle, en posant sa main sur sa nuque, et déposa la tête du jeune homme sur son épaule. Ce dernier réussit à résister quelques secondes puis se laissa pleurer.
C’était la première fois qu’elle le voyait pleurer, lui qui était si habituellement si fort… Elle oublia volontiers ses problèmes pour partager les siens un instant. Lorsqu’elle sentit qu’il refaisait peu à peu surface, elle s’écarta un peu et l’obligea à la regarder. Malgré le fait qu’elle lui redresse la tête, son regard restait bas, fixant le sol, sans doute honteux de sa réaction, de son laisser-aller.
Joey : Pacey, tu n’as pas de honte à avoir. T’es humain …malgré ce qu’on pourrait croire parfois !
Pacey esquissa un sourire. Au grand bonheur de Joey qui sourit aussi.
Joey : Tu veux m’en parler ?
Pacey prit une grande inspiration : C’est terminé.
Joey parut surprise de la détermination de son ami : Terminé terminé ?
Pacey : Terminé à tel point que je ne pourrai pas revenir en arrière…
Joey : Ecoute Pacey, je sais qu’on dit parfois des choses sous le coup de la colère et qu’on regrette ensuite ses mots… Ne tire pas de trait trop vite…
Pacey : Non Joey, tu ne comprends pas. Ce qu’elle a fait, je ne peux pas le pardonner…
Joey : Mais, vous vous êtes expliqués ?
Pacey : Je n’avais pas besoin qu’elle me fasse un dessin !
Joey : Pacey, ce ne sont pas mes affaires, j’en conviens, mais ne te trompe pas. Tu l’as attendue toutes les vacances, va au moins lui parler. Tu ne pourras pas la fuir indéfiniment.
Pacey, avec un rictus : Et tu sais de quoi tu parles !
Joey sourit, de ce sourire gêné qui ne la quitte jamais, en remettant une mèche de cheveux derrière son oreille.
Pacey : Tu as raison…je dois lui parler.
Joey le regarda s’éloigner lentement. Elle resta quelques instants à réfléchir à la marina et se décida enfin à marcher. Ses pas l’avaient automatiquement menée jusqu’à la maison de Dawson. Sans trop réfléchir, elle grimpa à l’échelle et pénétra dans la chambre du jeune homme. Même si elle était allumée, Dawson n’y était pas. Elle s’assit alors sur le rebord de la fenêtre en posant les pieds sur une chaise et appuya ses soudes sur ses cuisses. Elle attendit ainsi qu’il réapparaisse.
Lorsqu’il daigna se présenter, la présence de Joey l’étonna à un tel point qu’il se figea dans le cadre de la porte.
Dawson, cherchant la meilleure attitude à adopter : Bonsoir…
Joey : Bonsoir.
Un long silence s’imposa, n’améliorant pas l’atmosphère.
Joey, dans un élan, descendit de son perchoir et commença à remuer les mains tout en parlant : Ecoute Dawson, je ne suis pas venue pour te faire une scène ni même la morale. Je suis certaine que ton père n’y manquera pas. Je suis venue pour te dire que tout était clair à présent.
Dawson : Tout est clair ?
Joey, secouant la tête : Dawson et Joey resteront Dawson et Joey. Je n’attends plus rien de nous dans le sens où je le pensais jusqu’à aujourd’hui. Tu es libre de faire ce que tu veux. Dorénavant peu m’importera ce que tu fais derrière un écran…j’espère simplement qu’un pourra redevenir amis…comme avant.
Les paroles de Joey semblaient toucher Dawson : Tu le pense vraiment ?
Joey : Plus que jamais. On se fait du mal pour rien. On se détruit plus qu’autre chose. Et …j’en ai assez de vivre comme ça. Je veux pouvoir être sereine et rentrer dans la chambre de mon meilleur ami par cette échelle comme je l’ai toujours fait.
Dawson, s’asseyant sur son lit : Je suis heureux qu’on en arrive là. C’est un grand pas.
Joey s’asseyant à ses côtés en rigolant : Un pas vers la maturité ?
Dawson rigolant à son tour : Je l’espère !
Soudain il retrouva son sérieux : Je m’en veux que tu aies assisté à ça tout à l’heure.
Joey :Tu riras si tu veux mais ça m’a permis de me rendre compte de tout ça. (le taquinant) En fait j’ai eu plutôt honte pour toi !
Dawson : Tu rigoles j’espère. J’ai été littéralement ovationné !!
Joey levant les yeux au ciel : Ah les hommes !
Pendant ce temps, Pacey dérivait lentement jusqu’à la maison des McPhee, les mains dans les poches. Certainement en tentant de trouver les bons mots…
Lorsqu’il atteignit le lieu, il aperçut rapidement Andie, assise sur la balancelle. D’un même pas, il en prit alors la direction.
A la vue du jeune homme, Andie se redressa vivement : Tu es venu !
Pacey : Oui, je dois être un peu maso mais un esprit saint m’a conseillé de venir te parler.
Andie : Je m’en veux tellement…
Pacey, sec : J’espère au moins que ça a valu le coup… que tu as pris ton pied et qu’il ne t’a pas déçu.
Andie, au bord des larmes : Arrête Pacey, je t’en prie.
Pacey : Tu voulais qu’on en parle n’est-ce pas? Regarde, je suis là et il n’y a personne pour nous empêcher de parler. Seulement voilà, ce soir, en définitive, c’est moi qui parlerai, seulement moi. Je t’aimais Andie. Ne me demande pas comment, ne me demande pas pourquoi. Je t’aimais c’est comme ça ! Mais aujourd’hui… tu vas passer à côté de tout ça parce que c’est fini. Aujourd’hui c’est terminé. Je ne pourrai plus t’aimer de cette façon parce que j’ai été trahi. Un couteau en plein cœur ! Alors oui…oui Andie je te pardonne, je t’excuse. On fait tous des erreurs, mais entre nous…c’est définitivement terminé.
Andie : Pacey ne dis pas ça…
Pacey : Au revoir Andie.
Sans un mot de plus, il se retourna et quitta la propriété des McPhee. Ca avait été l’épreuve la plus dure qu’il ait eu à vivre. Il avait du se faire violence pour ne pas craquer face à la personne qu’il aimait encore le plus au monde. Mais il ne pouvait pas faire autrement. C’était une question de principe et d’amour propre. La fidélité était quelque chose de primordiale pour lui…
Les jours passèrent, et Joey voyait Pacey s’enfoncer de plus en plus. Il n’avait plus le goût à rien. Les cours avaient repris et les vieilles habitudes aussi. Il avait perdu cette motivation qui le poussait à se surpasser. Il avait aujourd’hui beaucoup de mal à assister au cours avec intérêt. Il était redevenu le cancre qu’il voulait jadis faire croire qu’il était.
Afin de ne pas le laisser dépérir, Joey se rapprochait encore d’avantage de lui. Elle évitait le plus possible de le laisser seul, à remuer ses idées noires. Ce n’était plus Pacey qui veillait sur Joey comme le lui avait demander Dawson quelques semaines plus tôt, mais le contraire. Les rôles avaient été subitement inversés.
Tous les jours, Pacey et Joey se retrouvaient chaque jour avant et après les cours chez cette dernière.
Pacey : Alors comment avancent les travaux ?
Joey : Ca a l’air d’aller, mais je commence à m’inquiéter.
Pacey : Pourquoi ? Il y a un problème.
Joey : C’est que…il y a une chose que je ne t’ai pas dite.
Pacey fronça les sourcils, un peu inquiet.
Joey : On a placé toutes nos économies dans ces travaux, s’il y a le moindre problème, on sera sur la paille.
Pacey : Tu ne m’avais pas parlé de ce détail là.
Joey : J’étais aveuglée par le désir de rendre le projet de ma mère réalisable, à tel point que je ne voulais pas en voir le côté obscur.
Pacey : Ok Potter, ne t’inquiète pas. Ca marchera, j’en suis plus que certain. Avec le charme des sœurs Potter la réussite est garantie.
Joey leva les yeux au ciel en rigolant.
Joey : Ya plutôt intérêt parce qu’on risque d’avoir du mal à joindre les 2 bouts depuis que j’ai perdu mon poste à la marina. Je ne sais pas pourquoi mais les hommes ne supportent pas que je résiste à leurs avances.
Pacey : Quoi ??? Mais Potter il y a encore combien de choses dont je ne suis pas au courant ?
Joey : Arf, c’est rien, de toutes façons, c’était un boulot ingrat.
Pacey rigola en exagérant ses propos: Et tellement peu à ton image !
Joey , le prenant alors au mot : Tout à fait !
Petit à petit, en s’occupant tous les jours de l’aménagement en Bed & Breakfast de la maison de Joey, Pacey pensait de moins en moins à son malheur. Ou du moins, il ne faisait plus surface que lorsqu’il croisait Andie dans les couloirs ou lorsqu’il se retrouvait seul chez lui à s’apitoyer sur son sort. Il y avait donc eu un grand changement. Même s’il n’était pas franchement heureux, il faisait l’effort de le paraître. Et il devait bien reconnaître que l’amitié de Joey-bien qu’imprévue- l’aidait beaucoup.
Cependant, une ombre au tableau vint perturber l’amélioration psychologique du jeune homme. Andie, bien décidée à se remettre de la rupture –et peut-être un peu aussi pour lui faire prendre conscience de ce qu’il perdait en retour- décida de frapper un grand coup.
Il était à peu près 20h lorsqu’elle appela Pacey pour lui demander de se rendre chez elle. Peu rassuré, il s’y rendit sans plus d’explication. Cela faisait déjà quelques jours qu’il n’avait pas approché la maison des McPhee et s’en approcher ainsi lui ramenait en tête quelques souvenirs douloureux. Les mains enfouies au plus profond des poches, la tête enfoncée entre ses épaules.
Une fois devant la porte, il sonna.
Quelques secondes plus tard, Andie se présentait en face de lui. Elle paraissait si distante.
Aucun des deux ne semblait savoir que dire. Andie se décida alors à y aller franco. Elle se détourna une fraction de seconde et réapparut avec un carton dans les mains.
Soudain il comprit où elle voulait en venir. Tous ces objets qui se trouvaient dans ce carton était ceux qu’il lui avait offerts ou bien qu’ils avaient achetés ensemble. Lui rendre tout ça était très symbolique mais aussi très clair. Elle avait tiré un trait sur lui et ce qu’ils avaient vécu.
Andie, lui posant le carton dans les bras : Je n’en ai plus besoin.
Pacey fixa le paquet quelques instants et lui tendit : Moi non plus !
Andie ne le montra pas mais fut très vexée que Pacey ne soit pas plus triste que ça.
Andie : Fais en ce que tu veux. Ca ne me regarde plus.
Pacey rebaissa la tête sur l’objet en question, puis tourna le dos à Andie et quitta les lieux sans rien ajouter. Une fois derrière la haie, les larmes lui montèrent aux yeux. Il était en colère. La situation et l’attitude d’Andie lui déplaisaient au plus au point. Comment pouvait-on agir de cette façon, avec autant de distance après avoir été si proche de quelqu’un. Et puis c’est elle qui était en faute ? Ce n’était pas lui qui l’avait trompée !
Démoralisé, il lança sans réfléchir le colis dans la première benne qu’il rencontra. Et d’un pas franc, se dirigea au pub.
Après avoir ingurgité quelques boissons bien alcoolisées, Pacey ne se sentait pas tellement mieux. Il était maintenant atterré. Pris d’une très grosse envie de se confier, il rejoignit Joey chez elle.
Il la retrouva sur le ponton, adossée à la barrière, un livre entre les mains sous le lampadaire. La démarche fortement zigzagante, il réussit à l’atteindre. Joey redressa la tête, inquiète pour son ami. Il s’écroula à ses cotés et laissa tomber sa tête sur les genoux de Joey. Le visage tourné du coté de la jeune fille, il se mit à délirer : Les femmes n’ont pas de cœur ! Elles n’ont qu’une chose en tête, nous faire du mal !
Joey, bien lucide : Arrête de dire des âneries et dis moi plutôt pourquoi tu t’es mis dans cet état !
Pacey s’arrêta net, et se tut. Joey l’aida à se redresser contre la barrière.
Joey voyant que son ami n’allait pas du tout : Pacey…Qu’est-ce qu’il y a ? Je t’ai jamais vu comme ça ! tu m’inquiètes.
Pacey se releva doucement : C’est rien. Je vais rentrer…
Joey se précipita : Mais enfin arrête-toi ! Et parle moi !
Pacey : Il faut que je rentre, mes parents vont s’inquiéter.
Joey : Arrête de me prendre pour une idiote, tu ne sais même plus ce que tu dis.
Un silence. Puis des bruits de sanglots. La tête complètement baissée et se cachant de la main, Pacey pleurait.
Joey, une nouvelle fois, lui cala la tête sur son épaule et lui caressa les cheveux. Le masque de Pacey tombait peu à peu. Derrière ses airs d’homme fier et sûr de lui, il était somme toute capable d’être sensible et de s’effondrer comme tout le monde. Cette nouvelle facette déstabilisait beaucoup Joey. Elle n’avait jamais pensé que ce garçon puisse être aussi tourmenté. Le voir dans cet état lui faisait finalement aussi mal que s’il avait s’agit d’elle-même.
Joey :Viens, tu vas dormir à la maison.
Pacey s’essuya furtivement les yeux : Non, je t’ai déjà assez dérangée. Je vais partir.
Joey : Tu n’es pas en état. Et puis tu risques des ennuis si on te retrouve commença.
Elle l’entraîna alors jusqu’à l’intérieur. Sans bruit, ils grimpèrent à l’étage et entrèrent dans sa chambre.
Voyant le regard étonné de Pacey.
Joey : J’ai partagé le lit de Dawson pendant des années. Il n’y a pas de différence.
Pacey : Je prends quel côté ?
Joey, sourit : Le gauche.
Elle lui défit un bout du lit et il s’y glissa au ralenti. Il semblait complètement anéanti, vidé de toute sa substance.
Elle sortit un instant de la chambre pour atteindre la salle de bain. Et quand elle revint, elle trouva de nouveau Pacey en train de sangloter. Elle entra alors à son tour dans le lit et le fit se retourner pour qu’il se blottisse contre elle.
Elle éteignit la lumière et fixa le plafond tout en caressa la tête du jeune homme. Quelque chose chez elle avait soudainement changé. Une boule s’était formée dans son estomac au moment où elle l’avait vu s’effondrer. Il n’était plus la même personne à ses yeux, il était devenu plus humain. L’envie de le protéger et de rester constamment à ses cotés la gagnait lentement. Ce n’était plus de l’amitié. Elle sourit alors à cette réflexion. Il avait fallu le voir pleurer pour qu’elle se rende compte de ce que Pacey représentait pour elle. Mais l’effet avait alors été immédiat !
Bzzbzz (01.07.2004 à 19:10)
Alors que Pacey s’était lourdement endormi, Joey avait veillé une bonne partie de la nuit. La découverte de ses nouveaux sentiments l’avait effrayée au point de l’empêcher de dormir sereinement.
Au petit matin, elle s’était levée et avait quitté la chambre sans bruit. Rester éveillée à côté de Pacey, sans bouger, la gênait profondément. Il lui fallait s’éloigner expressément au moins un petit moment.
Le week-end s’annonçait difficile. D’abord Pacey qui n’était pas dans son état normal et qui allait sans doute s’engouffrer dans sa déprime et puis elle, qui allait devoir faire semblant d’être la Joey habituelle et certainement lui prodiguer quelques conseils au sujet d’Andie.
Elle se dirigea vers la cuisine et y trouva Bessie, prête à accueillir les ouvriers.
Bessie, accoudée au bar de la cuisine, sa tasse de café entre les mains: Tu es déjà debout ?
Joey : Pacey a dormi ici, il ne pouvait pas rentrer chez lui hier soir. Et il ronfle !
Bessie : Il a dormi dans ta chambre ?
Joey, taquine : Et même dans mon lit, tu te rends compte ! Ca fait plus de 10 ans que je dors avec Dawson et ça ne te pose pas le moindre problème…
Bessie, capitulant d’ores et déjà : D’accord, ça va, je ne dis rien !
Joey, se servit une tasse à son tour et s’assit à table. Elle fixait maintenant le paysage par la fenêtre depuis 10 bonnes minutes et n’en décrochait plus son regard.
Quand soudain elle demanda à sas sœur
Joey : Tu n’avais pas parlé d’un colis à aller chercher à Providence ?
Bessie, étonnée par la question : Si…Mais quand je t’ai demandé d’y aller la semaine dernière tu m’as « gentiment » répondu que tu avais autre chose à faire…
Joey, tout naturellement : eh bien ça tombe bien parce qu’aujourd’hui je n’ai rien de prévu.
Bessie secoua la tête, lui signifiant qu’elle ne la comprendrai jamais. Elle traversa la cuisine et ouvrit un tiroir pour en sortir un bordereau .
Bessie, lui tendant le papier jaune : Tiens.
Joey se leva, déposa sa tasse dans l’évier, attrapa ledit papier et retourna dans sa chambre. Elle regroupa minutieusement ses affaires puis quitta la pièce sans jeter un seul regard à la personne qui occupait son lit, de peur de rentre tout ça trop réel.
En moins d’un quart d’heure, elle était habillée et réclamait les clés du pick-up à Bessie.
Bessie : Sois prudente !
Joey leva les yeux au ciel : A plus tard…
Une fois dehors, il sembla à Joey qu’elle pouvait enfin respirer. La situation occupait toujours ses pensées mais un poids s’était dégagé de son estomac.
Derrière le volant, elle inspira un bon coup, mit le contact et, pour finir, alluma la radio. La musique allait lui permettre de penser à autre chose.
Lorsque quelques temps plus tard Pacey se réveilla, c’est avec un affreux mais mérité mal de crâne qu’il ouvrit les yeux. Après une première tentative de lever, il se laissa retomber sur le lit, la main sur les yeux.
Pacey pour lui même : Quel idiot !
Il tourna la tête vers le radio réveil pour regarder l’heure :10h20. C’est à ce moment-là qu’il réagit. Joey était déjà levée. Dans un effort surhumain, il se leva et atteignit le couloir. La main sur la tête, signe de sa splendide gueule de bois, il rejoignit la cuisine où il retrouva Bessie.
Bessie, le ton railleur : tiens, je commence à comprendre ce que voulait dire Joey par « Pacey ne pouvait pas rentrer chez lui hier soir »
Pacey , grimaçant : Bessie, s’il te plait, est-ce que tu pourrais parler un poil moins fort ?
Bessie, avec un petit rire, lança au jeune homme un tube d’aspirine qu’elle venait de sortir d’un placard : Tu ferais mieux d’en prendre deux tout de suite.
Pacey répondit un faible « merci » et s’exécuta immédiatement.
Quelques secondes passèrent. Pacey, visiblement gêné que Bessie le voie dans cet état : Je suis désolé Bessie. Ca m’arrive rarement…
Bessie, le coupant : Tu fais ce que tu veux Pacey, je ne suis pas ta mère et j’ai bien assez à m’occuper avec Joey.
Pacey rigola.
Bessie ajouta, en levant les sourcils : Mais l’alcool ne résout rien.
Pacey sourit : Tu n’as pas pu t’en empêcher hein ?
Bessie rit et lui déposa une tasse de café sous le nez.
Pacey : Joey n’est pas là ?
Bessie : J’ai rien compris, elle a tout d’un coup absolument tenu à faire cette course à Providence alors que… enfin j’ai l’habitude maintenant.
Pacey se mit à réfléchir. D’après ce que venait de lui dire Bessie, Joey avait eu une réaction bizarre. Il était d’ailleurs fort étonné de ne pas la trouver ici. Son attitude avait du la décevoir. Il ne voyait que ça. Quel image avait-il pu donner de lui la veille ?
Pacey : Tu sais à quelle heure elle doit revenir ?
Bessie : Je n’en ai aucune idée. Mais je pense qu’elle sera de retour pour le déjeuner…
Joey était maintenant sur le chemin du retour. Bizarrement, ses préoccupations réapparurent. Elle imaginait les prochaines scènes auxquelles elle allait avoir droit, imaginait sans peine les éloges dont Pacey n’allait pas tarir au sujet de son ex petite-amie, l’attitude qu’elle allait devoir adopter et la douloureuse sensation qu’elle allait ressentir lorsque son ventre allait se vriller… Soudain elle tapa violemment sur le volant. La situation l’énervait. Elle s’en voulait. Elle s’en voulait de ne rien maîtriser et de s’embarquer dans une histoire pareille.
Lorsqu’elle arriva chez elle. Pacey était en train d’aider les ouvriers, à poncer une barrière. Joey s’arrêta en descendant de la voiture, soupira puis se dirigea vers l’entrée, le carton dans les bras. Comme il l’avait aperçu, Pacey quitta ses gants par terre et courut dans sa direction : Joey !
Elle se stoppa et quand elle sentit qu’il se trouvait à sa hauteur, se retourna et se força à sourire : Tu t’es remis ?
Pacey : Ca va. La gueule de bois mais ça va…
Joey se retournant et entrant dans la maison : Bien !
Elle entra et déposa le colis sur la table de la salle à manger.
Pacey la rejoignit quelques secondes plus tard, avec une poignée de fleurs qu’il avait ramassé dans le jardin. Les lui tendant : Je voulais te remercier et aussi m’excuser pour mon attitude. J’ai pas été très inspiré c’est le moins qu’on puisse dire.
Joey, les attrapa touchée mais mal à l’aise : C’est rien Pacey. C’était normal.
Elle allait se retourner quand Pacey lui attrapa le bras : Joey, ça va ?
Joey se retourna et lui sourit malgré elle : Oui pourquoi ?
Pacey : T’as l’air bizarre… Est-ce que j’ai fait quelque chose ? Est-ce que c’est hier soir ?
Joey soupirant et passant sa main dans ses cheveux: Non Pacey, c’est rien. Je ne sais pas moi même ce que j ‘ai alors ne t’en fais pas. Ca va passer…
Pacey : Tu me parlerais si c’était grave !
Joey, retrouvant son sourire forcé : Ca va je te le promets.
Elle lui déposa un furtif baiser sur la joue et le dépassa pour se rendre dans la cuisine. Tout en s’éloignant, elle se rendit compte que c’était la première fois qu’elle l’embrassait. Le moins qu’on puisse dire c’est qu’auparavant, l’occasion ne s’était pas tellement présentée. Mais depuis quelques temps, leur relation avait bien changée, évoluée. Ils étaient passés du stade des perpétuelles engueulades à celui de la confidence. Les fois où ils s’étaient pris dans les bras l’un de l’autre ne se comptaient plus tant les consolations avaient été nombreuses.
Elle jeta un coup d’œil sur Pacey, son acte ne semblait pas l’avoir dérangé et elle en fut soulagée.
Alors qu’il retournait à sa barrière, Joey entreprit d’éplucher les carottes.
Il était environ 10h, Grams était déjà partie faire ses courses. Et quelqu’un avait eu le malheur de sonner à la porte, extirpant alors Jen des on lit. Elle atteint alors la porte d’entrée contre son gré. Lorsqu’en ouvrant elle découvrit Jack, elle la referma aussitôt et remonta les escaliers en grommelant.
Jack, peu étonné par sa réaction, ne se laissa démonter et rentra de lui même.
Jack, la voyant retourner dans sa chambre : Quel accueil Miss Capeside !
Il n’en fallut pas plus pour l’entre rouspéter d’avantage.
Il riait tout seul, apparemment fier de son entrée en matière.
Il monta quelques minutes plus tard et rejoignit Jen qui s’était expressément recouchée. S’asseyant sur le bord du lit, il lui posta une tasse de café sous le nez.
Elle n’ouvrit qu’un œil, afin de vérifier que son nez lui jouait pas un mauvais tour. Et lorsqu’elle eut confirmation, elle se redressa lentement et attrapa la tasse.
Jack : Alors ?
Jen : Alors quoi ?
Jack : Ben, tes impressions !
Jen : Mes impressions sur quoi ?
Jack : Sur tes premiers pas en tant que Miss Capeside.
Jen lui jetant un regard noir : Si ton but était de me mettre d’une humeur massacrante tu as réussi !
Jack rigola.
Jen, voulant lui rendre la monnaie de sa pièce : et toi alors ? Tes premiers pas en tant que joueur homosexuel ??
Jack : On a un match samedi prochain.
Le fait que Jack ne s’énerve pas mit Jen plus en colère encore.
Jack : j’en suis encore à me demander comment j’ai fait pour t’écouter…
Jen, un peu offensée : Hey, c’est ta faute, pas la mienne ! C’est pas moi qui ai rattrapé ce fichu ballon !
Jack, souriant et haussant le sourcils : oui mais qui m’a fait toute une théorie sur le rôle que ça jouerait sur mon image, sans parler de mon mental !!
Jen se leva : Tu me mets toujours tout sur le dos de toutes façons !
Jack, hilare : Dis, ton élection ne te réussit vraiment pas.
Elle lui jeta un nouveau regard sombre en soufflant avant de claquer la porte de la salle de bain.
Une bonne demi-heure plus tard, Jen en ressortit. Les cheveux mouillées, pieds nus, vêtue d’un jean et d’un tee-shirt.
Jack la regarda perplexe : Tu y vas comme ça ?
Jen ne comprenant pas : Je vais où ?
Jack abasourdi : Jen, tu t’es engagée pour la réunion tout à l’heure…
Jen : Moi j’ai fait ça ?
Jack sourit : Allez Lindley, va enfiler ta tenue de pompom girl je t’attends.
Jen : Ecoute, je ne suis pas à l’armée, l’uniforme j’aurai tout le temps de le voir venir. J’ai quand même encore le droit de porter mes propres vêtements !
Jack capitulant : Très bien, très bien…je sens que ça va être rock’n roll aujourd’hui.
Jen, sortant de la maison : Ferme la porte derrière toi !!
Un long silence s’installa sur le chemin, silence que Jack brisa après mûre réflexion.
Jack : Je peux savoir ce qui ne va pas ?
Jen soupira lourdement : Il y a que je ne n’aime pas du tout le rôle qu’on m’a attribué et ces réunions à deux sous. Qu’est-ce que j’ai à leur dire moi à ces gens ? J’ai l’impression de me rendre aux Alcooliques Anonymes tellement c’est passionnant.
Jack rigola : Tu n’es pas si loin de la vérité.
Jen : Oui et malheureusement je fais maintenant partie de cette troupe-là !
Jack : Allez Jen, c’est pas si harassant que ça !
Jen : On voit que c’est pas toi qui est censé faire la pluie et le beau temps des pompoms girls ! Heureusement que tu fais partie de l’équipe sinon je crois que je me serais déjà pendue.
Jack la serra contre son côté en souriant tout en continuant de marcher.
Jen : Tu as vu ce foutoir hier soir. Ces événements sont vraiment pitoyables !
Jack : Eh bien au moins on sait qu’aujourd’hui chez toi c’est un jour sans !
Tous installés autour de la grande table installée dans le gymnase, footballeurs et pompom girls se pavanaient. Exaspérée par l’attitude de chacun, Jen prit les choses en mains. Elle monta sur une chaise et se racla fortement la gorge pour que tout le monde l’entende. Etonnée par l’attitude de la jeune fille, ils se tournèrent tous vers elle.
Jen : Bien ! Je pense que vous avez tous autre chose à faire que de rester au lycée un samedi matin, alors on va faire bref ! Alors les filles, « Les Minutemen sont les meilleurs ! allez Capeside !» sera notre nouveau slogan quant à…
Bélinda, s’offusqua : C’est tout ? C’est tout l’intérêt que tu portes à ce que tu fais ? Remarque quand on voit que tu ne portes même pas ton uniforme on en déduit facilement ton état d’esprit…
Jen la regardant droit dans les yeux : Laisse donc mon état d’esprit là où il est Bélinda ou je peux t’assurer qu’il va vite changer, et radicalement !
Bélinda soudain moins fière : Tout ce que je voulais dire c’est que si même la chef des pompom girls ne s’habille pas au couleur de l’équipe.
Jen s’énervant vraiment : Ecoute, ce fichu uniforme je le porte déjà tout la semaine. Le week-end on a peut-être quand même le droit me semble-t-il de s’habiller comme on le veut. (avec un sourire mesquin) Mais on n’a peut-être pas non plus le droit de le laver.
Des petits rires étouffés se faisaient entendre dans la salle.
Vexée, Belinda se rassit sans rien ajouter.
Jen, toujours sur son perchoir mais s’adressant cette fois-ci aux sportifs : Quant à vous eh bien je vous souhaite une bonne journée.
N’attendant plus rien de cette réunion, elle redescendit et s’apprêta à quitter la salle lorsque une main la retint : euh…j’ai trouvé ça très bien… ce que tu as fait…
Jen étonnée : Merci, mais tu es …?
Le jeune homme se passa la main dans les cheveux, visiblement gêné : Euh, moi c’est Henry, Henry Parker.
Jen, lui tendant la main : Jen Lindley.
Le jeune homme mit un certain temps mais finit par se décider à lui tendre la main en retour.
Jen : Contente de te connaître Henry Parker.
Et elle reprit enfin son chemin.
Lorsqu’elle eut disparu de son champs de vision, Jack rejoignit le jeune homme qui continuait de fixer la porte fermée, hébété.
Jack posant sa main sur son épaule : On dirait que la petite Jen t’a tapé dans l’œil Henry.
Henry : Tu l’as connais ?
Jack : Evidemment que je la connais, elle est comme ma sœur ! Mais je vais te donner un petit conseil : Ne rêve pas !
Henry, innocemment : Pourquoi ? Elle est gay elle aussi ?
Jack explosa littéralement de rire : Non…Non, Jen est tout ce qu’il y a de plus hétéro.
Henry : Alors pourquoi ?
Jack : Disons que tu n’es pas vraiment son type…
Henry : Mais ça veut rien dire ça.
Jack, s’éloignant : Fais comme tu veux Henry, fais comme tu veux…
Bzzbzz (01.07.2004 à 19:11)
Lundi matin, avant le début des cours.
Jen et joey entrèrent dans le lycée en discutant. Et avant même qu’elle n’aient eu le temps d’atteindre leur casier, Jen avait pu apercevoir 3 de ses pompoms girls en « tenue civile ».
Jen effarée : Regarde-moi ça ! Qui aurait cru que moi, Jen Lindley serait un jour parole d’Evangile !
Joey, se moquant: Nom d’un chien ! C’est radical comme changement. Tu te rends compte de ce que tu as produit ? Des robots…c’est filles ne sont plus que des robots !
Jen souriant : Eh bien au moins, j’aurais l’occasion de retrouver mes vieux pantalon. Cette « jupette » commençait à me taper sur les nerfs.
Pacey qui arrivait, en souriant : C’est dommage, elle t’allait tellement bien cette tenue !
Jen, haussant les sourcils à plusieurs reprises avec un grand sourcil entendu : Disons que je la remettrai pour des occasions particulières…
Pacey répondit par un sourire conquis.
Pacey, posant son bras autour des épaules de Joey : Bon tu permets Lindley, mais il faut que je te l’emprunte.
Joey le regarda perplexe, alors qu’il l’entraînait vers l’extérieur du bâtiment.
Jen qui rigola en assistant à la scène : A plus tard !
Joey : Mais qu’est-ce que tu fais ? A quoi tu joues Pacey ?
Pacey : Il n’y a pas cours ce matin !
Joey : Mais bien sûr que si qu’il y a cours. Tout le monde était là.
Pacey : Non, je veux dire qu’il n’y a pas cours pour Joey Potter !!
Joey se stoppa net au beau milieu du parc, un peu énervée : Pacey c’est pas drôle !
Pacey plus que sérieux : Non, ça ne l’est pas. C’est très sérieux Joey. Je veux te montrer quelque chose…
Voyant qu’elle ne faisait pas demi-tour, il reprit sa main et la tira doucement. Pour son plus grand plaisir, elle se laissa faire et le suivit.
Quelques secondes plus tard : Tu ne le regretteras pas Potter.
Joey le regarda une fraction de seconde puis retourna la tête. Elle sentait sa main se réchauffer dans celle de Pacey. Ce geste aussi anodin soit-il l’angoissait. Elle tenta de se calmer en se concentrant sur sa respiration.
Pacey le remarquant : Ca ne va pas ?
Joey, brouillant les pistes: J’ai un point, j’ai du marcher trop vite.
Pacey, moqueur : Quelle sportive ! Tu as de la chance, on va prendre la voiture.
Lui désignant le véhicule de son père de la tête : allez monte.
Mais le fait de se retrouver seule avec lui dans un lieu clos telle qu’une voiture la gênait encore plus.
Pacey conduisait depuis 5 bonnes minutes lorsqu’il remarqua que Joey fixait continuellement sa main sur le levier de vitesse.
Pacey souriant : Elle te plait ?
Joey, sortant de ses songes : quoi ?
Pacey : Je sais que j’ai de belles mains mais au point de les fixer comme ça ?!
Joey, gênée : Excuse-moi je réfléchissais.
Pacey : T’inquiète pas Potter, c’est pas en ratant un jour de…
Joey : oui je sais...c’est pas en ratant un jour de cours que le petite Potter finira caissière au supermarché du coin. (sarcastique) Je sais pas pourquoi je m’en fais puisque j’ai un expert à mes côtés
Ce prétexte-là, l’arrangeait drôlement. Quelle excuse à son attitude aurait-elle pu trouver ?
Pacey, souriant du sarcasme de Joey: Je vois que tu reprends du poil de la bête !
Un instant plus tard, Pacey se garait.
Pacey : Ca y est Potter. Tu peux descendre.
Joey stupéfaite : On est arrivé ? Mais où est-ce qu’on est au juste ?
Pacey : Tu le sauras bien assez tôt, allez dépêche-toi un peu.
Le mystère commençait à amuser Joey. Elle regardait tout autour d’elle l’œil interrogateur.
Pacey se postant devant une épave montée sur cales: Taaadaaa !
Joey s’arrêta et fixa l’engin : Pacey ! C’est….c’est…c’est un bateau !!!
Pacey : Oui Joey c’est un bateau !
Joey : Mais depuis quand tu sais nager toi ?
Pacey, la tirant par la main : Allez arrête tes bêtises Potter et grimpe.
Une fois sur le bateau, il observait discrètement la réaction de Joey, qui semblait un peu perdue.
Pacey : Alors ?
Joey : Tu m’épates !
Pacey écarquilla de grands yeux : Est-ce que j’ai bien compris ??
Joey sourit.
Joey : Mais tu comptes en faire quoi ?
Pacey : Pour une fille réputée intelligente tu ne brilles pas par ton géni aujourd’hui.
Joey effarée : Quoi ? Tu comptes naviguer avec ce…cette…
Pacey : Attention à ce que tu vas dire Potter !!
Joey : Ce…bateau ?
Pacey haussa les épaules : Quelques coups de peinture, un petit ravalement et il sera près à prendre le large.
Joey comprenant enfin: Comme toi !
Pacey détourna le regard et fit mine de s’occuper ailleurs.
Joey, à moitié énervée : Alors c’est ça ! tu comptes t’enfuir comme ça. Nous laissez…tous !
Pacey, s’asseyant : C’est pas comme si j’allais réellement manquer à cette ville.
Joey, hors d’elle : Mais tu t’entends Pacey ??
Pacey, ahuri par la réaction de la jeune fille, releva la tête et se figea
Joey, les larmes aux yeux, faisant de grands gestes pour appuyer ses mots : Tu agis sans cesse comme si tu étais seul et sans ami. Et tu ne te soucis même pas du mal que ça peut faire à ceux qui sont près de toi. Mais arrête-toi un instant Pacey et regarde un peu autour de toi. Arrête de te donner cette image de vilain petit canard et réalise une bonne fois pour toute que ce n’est pas vrai. Tu t’apitoies sur ton sort, tu te complais dans ton malheur et tu ne lèves même pas les yeux. Depuis que tu as rompu avec Andie, tu te cherches des excuses pour être malheureux. Mais tu n’as besoin de personne pour être toi Pacey. Bouge-toi un peu et réagis…(soudain beaucoup plus calme après une poignée de secondes de silence) mais ne fuis pas… (elle ajouta comme honteuse) J’ai besoin de toi.
Pacey la regardait. Elle semblait avoir pris sur elle pour prononcer ces derniers mots. Il se leva, et la serra dans se bras : Je suis désolé Joey, je suis nul, je ne me rendais même pas compte que mon attitude vous touchait à ce point.
Encore quelques secondes de silence puis Pacey dit doucement, le menton posé sur la tête de Joey : Peut-être que c’était toi la fille dont j’aurais eu besoin…
Soudain la respiration de joey s’accéléra, paniquée elle s’écarta des bars de Pacey et commença à regarder un peu partout.
Elle se passa la main dans les cheveux, très gênée : Pacey ne fais pas ça, je t’en prie, ne fais pas ça !
Pacey, lui, ne comprenait pas ce qui se passait : Qu’est-ce que j’ai fait ?..dis moi Joey… qu’est-ce que j’ai fait ?
Joey commençant à descendre à l’échelle : Je dois rentrer !
Pacey resta paralysé puis la voyant courir jusqu’au baraquement du gardien cria : Mais dis-moi !
Joey fit appeler un taxi à l’entrée du lieu d’hivernage et s’y hâta.
Après 10 minutes de longue attente, le taxi arriva enfin.
Chauffeur : Où est-ce que je vous emmène ?
Joey lui donna l’adresse du B&B et se cala au fin fond de la banquette. Le sentiment de Joey relevait plus de la colère que de la tristesse. Elle était en colère contre Pacey, pour avoir lancé une telle phrase sans prendre conscience des conséquences, et surtout contre elle pour sa réaction. Elle avait agi comme une gamine en fuyant ainsi.
Dawson sortait du lycée pour emprunter le chemin du retour lorsqu’il fut attraper par le col derrière un arbre.
Dawson : Eve ? Mais qu’est-ce que tu fais là ? Ca fait plus de trois jours que je ne t’ai pas vu !
Eve : Je voulais te laisser profiter de ton quart d’heure de gloire. Mais maintenant je suis là ;
Face aux initiatives de la jeune fille, Dawson s’écarta un peu : Euh oui…mais.. euh…Eve, je crois que ça va pas aller entre nous.
Eve, ne semblant rien entendre : Mais qu’est-ce que tu racontes ? Ca marche très bien au contraire. On est fait pour s’entendre.
Dawson rit jaune : Non, je ne crois pas.
Dawson la saisit brusquement par les bras pour l’éloigner d’avantage : Ecoute Eve. Ca suffit. Je ne suis pas ton petit jouet. Tu arrives quand tu veux et je dois être à ton service dans la minute…
Eve : Tu préférerais qu’on soit comme ces couples ennuyeux qui sont 24h/24 sur le dos de l’autre ?
D : Non Eve, je préférerais qu’on ne se voie plus. Tous les moments que je passe avec toi sont de perpétuels dérapages incontrôlés. Je fais n’importe quoi depuis 3 semaines.
Eve, apparemment un peu énervée par l’attitude de Dawson : Très bien Dawson…si c’est ce que tu veux. J’espère pour toi que tu ne changeras pas d’avis. Elle se retourna et partit, de sa démarche féline.
Dawson l’observa, amusé par la situation, secoua la tête et reprit son chemin.
Jen et Jack déjeunaient à la cantine. Jen n’était pas assise depuis deux minutes que déjà toutes les filles la regardait en souriant.
Jen, bas, à Jack : Ca devient vraiment gênant là !
Jack rigola : Il faut savoir ce que tu veux Jen.
Jen : Comme si j’avais demandé quoique ce soit !
Jack se moquant : T’as voulu faire un pied de nez à Belinda, faut assumer maintenant.
Jen : Regarde donc ce que tu fais avec ton ballon !
Jack : Et si je m’occupais plutôt de tes affaires pour une fois ?
Jen : Qu’est-ce que tu veux dire ?
Jack : J’ai en ma possession le nom d’une personne que…comment dire…que tu ne laisses pas indifférente.
Jen, très intriguée : D’où tu sors cette information ?
Jack, mystérieux : Disons que j’ai mes sources !
Jen : Tes sources ? Voyons voir, Dawson est occupée par cette Eve, Pacey se remet de sa rupture avec ta sœur.. Ton cercle se restreint, il ne reste plus que tes nouveaux amis footballeurs ! Alors, lequel d’entre eux la petite Jen a-t-elle ensorcelé ?
Jack secouait la tête, impressionné par sa déduction : T’es incollable !
Jen arqua les sourcils tout en riant.
Jack : Tu l’as rencontré il y a peu de temps…
Jen : Moi j’ai rencontré quelqu’un il y a peu de temps ??
Jack : Et tu lui as fait une sacrée impression.
Jen ne voyait toujours pas où il en voulait en venir : Et ça n’a pas du être très réciproque alors…
Jack : Henry !
Jen, cherchant : Henry, Henry…Ah ! CE Henry ? Non dis moi pas que…
Jack : Si !
Jen se grattant la tête : Ouille !
Jack : J’ai bien essayé de lui faire comprendre qu’il n’était pas vraiment ton genre mais je crois qu’il n’est pas de ceux qui baissent les bras facilement.
Jen, piquée au vif : Qu’est-ce que tu peux bien connaître à mon style d’hommes ? C’est pas ceux que j’ai pu « fréquenter » ici qui peut bien t’éclairer !
Jack, cherchant à tirer profit de la réaction de Jen : Avoue quand même que tu n’as pas l’habitude de les choisir jeunes et candides.
Jen : Et Dawson alors ?!
Jack : oui mais Dawson c’était différent, tu venais d’arriver et tu voulais te racheter une conduite.
Jen, un peu vexée : alors d’après toi je ne chercherais que les mauvais garçons ?
Jack ne répondit rien mais se contenta de lui lancer un petit regard qui en disait long, ce qui ne plut guère à Jen.
L’entrée du garçon en question dans la salle tombait à pic. Jack le héla pour qu’il s’approche.
Jen, bas à Jack : Mais qu’est-ce que tu fais ?
Jack : Et bien puisque tu me dis que finalement il pourrait te plaire, on va arranger ça…
Jen, ne sachant plus où se mettre : Mais t’es pas bien !!
Henry : Salut Jack ! (puis à Jen, moins sûr de lui) Bonjour Jen…
Jen, souriant soudain : Salut.
Jack : On se demandait ce que tu faisais ce soir ?
Henry, égal à lui même : Moi ? Euh rien…
Son attitude fit sourire Jen qui se ressaisit immédiatement.
Jack : Tu n’as qu’à venir avec nous si tu veux. On avait l’intention de boire un verre dans un pub.
Jen : Ah oui ?
Jack rigolant et frottant la tête de Jen : Elle n’a pas de mémoire !
Henry : Euh d’accord…très bien. Alors… à ce soir…
Jack : A ce soir !
Après qu’il soit parti, Jen lança un coup de poing dans le bras de Jack : Ca t’amuse hein !
Jack, jouant les innocents : Quoi ? C’est pas ce que tu voulais ?
Jen, agacée, lui jeta un regard noir, se leva, attrapa son sac et laissa son ami en plan.
Jack, une fois de plus était hilare et fier de lui.
Après être repassée chez elle un petit moment, joey se décida à retourner en cours. Non seulement le fait de sécher ne lui plaisait pas mais le problème était aussi qu’en restant à ne rien faire elle allait encore ruminer dans son coin.
Dawson l’aperçut de loin. Il la rejoignit : Ouhla Joey Potter est de mauvaise humeur !
Joey s’arrêtant devant son casier.
Dawson : Joey ?
Elle réagit enfin : Hum quoi ? Oh Dawson excuse-moi je ne t’avais pas vu…
Dawson rigolant : Oui c’est ce que j’ai cru comprendre. Ca ne va pas ? Tu n’étais pas en cours ce matin.
Joey, prise au dépourvu : Oh… je ne me sentais pas très bien. Je crois que les praires de Bessie hier n’étaient pas très fraîches.
Dawson : Hum sympathique Joey. Merci pour cette agréable image. Bon, eh bien je suis content que tu ailles mieux . A plus tard.
Joey, fouillant toujours dans son casier, ne leva pas la tête pour le saluer : Hum hum, c’est ça…
Jen qui venait de sortir de la cantine, passa devant Joey. Réalisant une fraction de seconde plus tard, elle s’arrêta et fit demi-tour sur elle.
Jen : Ah tu es là. Qu’est-ce qu’il t‘ai arrivé ce matin?
Joey sortit enfin le nez de son casier et le referma en prenant Jen par le bras : Tu tombes bien, il faut que je te parle.
Elle l’embarqua avec elle et sortirent pour s’installer à une table dans le parc.
Pendant près d’une demi-heure, Jen ne prononça pas un mot et écouta tout ce que son amie avait à dire.
Quand elle eut fini, Jen osa un « Là tu m’étonnes Joey. J’aurais jamais pensé que… »
Joey baissant la tête : Je sais .
Jen se leva : Très bien. Ce qu’on va faire tout d’abord, c’est rentré chez moi pour que je me change. Il n’y a pas de raison que je reste avec ce truc affreux alors que la plupart des autres filles de l’équipe sont désormais « en civil ». Manquerait plus que je déroge à mon propre règlement… Ensuite, on va se prendre notre après-midi. Je fais assez de sport avec ses fichus pompons à la main pour ne pas avoir en plus à me payer 2 heures de basket ou de saut en hauteur. Et on va régler ça Joey, ne t’en fais pas.
Joey restait assise à la table, et fixait le vide en réfléchissant.
Jen : Bon tu viens ?
Joey, trancha ses réflexion et se leva pour la suivre avec un sourire timide.
Elles avaient passé toute l’après-midi à traîner, parler , raisonner et creuser la question. Une seule et unique chose en était ressortie. Elle devait aller le voir. Et si ce n’était pas pour mettre les choses au clair, au moins pour s’excuser de son attitude. L’idée emballait guère Joey mais elle savait qu’il fallait qu’elle le fasse
Pour détendre un peu l’atmosphère, Jen décida d’aborder le sujet de son rendez-vous avec Henry Parker. Joey pourrait alors penser à quelque chose d’autre pendant un moment.
Joey : Tu es sûre qu’il ne va pas vous lâcher à la dernière minute ?
Jen : s’il fait ça je ne lui pardonnerai jamais.
Joey sourit : Connaissant Jack…
Jen, prenant conscience de la situation : Oh je suis dans la merde !
Joey : Tu peux encore annuler.
Jen : Oui mais si j’annule c’est donner raison à Jack. Il m’a certifié que d’après lui je ne m’intéressais qu’aux garçons malsains et peu convenables.
Joey : Donc tu préfères courir le risque de te retrouver en tête à tête avec ce Henry plutôt qu’avouer que Jack a raison.
Jen : Mais il n’a PAS raison !
Le soir commençait à tomber sur la ville. Joey rentra chez elle.
Bessie avait préparé à manger. Voyant que sa sœur n’avait pas touché à son assiette.
Bessie : Ce n’est pas bon ?
Joey, jouant mécaniquement avec sa fourchette dans l’assiette : Je n’ai pas très faim.
Bessie : Qu’est-ce qu’il y a ?
Joey se leva de table, emporta son assiette dans la cuisine : Il faut que je sorte. Ne m’attends pas.
Joey se précipita vers la porte alors que Bessie lançait un dernier « Ne rentre pas trop tard », mais la porte s’était déjà abattue.
Joey emprunta la voiture et roula jusqu’à la zone d’hivernage où se trouvait le bateau de Pacey.
Il faisait maintenant nuit. Pacey était allongé au beau milieu de son bateau. Les mains croisées derrière la tête, il fixait le ciel.
Soudain l’échelle bougea un peu et la tête de Joey apparut au sommet.
Joey : Je peux monter ?
Pacey se leva : Bien sûr.
Joey : Je savais que je te trouverais là.
Pacey s’assit : Tu veux un soda ?
Joey secoua la tête : Non merci.
Pacey en attrapa un pour lui, histoire de se donner contenance.
Joey s’assit elle aussi, mais prit le soin de laisser une certaine distance entre eux.
Joey : Je suis venue m’excuser.
Pacey doucement : Je n’ai pas besoin que tu t’excuse Joey, j’ai surtout besoin que tu m’expliques.
Aïe ! Ce qu’elle appréhendait arrivait. Il voulait des explications. Mais comment expliquer sans insinuer.
Face au silence de Joey, Pacey lança : Comment veux-tu que je réagisse Joey si tu ne me parles pas. Tu peux me le dire… On est amis.
Joey : Mais c’est justement pour ça. C’est parce qu’on est amis et quand même temps…on ne l’est pas…
Pacey fut frappé de plein fouet. Triste, il dit : On est pas amis ?
Joey sentant qu’elle s’était mal exprimée : Si bien sûr mais…
Pacey : Joey soit claire parce que je ne comprends rien. Comment peut-on être ami et ne pas l’être en même temps ?
Joey soupira en passant sa main sur son front. L’explication n’allait pas être simple.
Après une petite minute de réflexion silencieuse, elle se lança : Ok ; je vais être directe et le plus claire possible.
Un dernier soupir pour s’encourager et c’était parti : Disons que depuis quelques temps on s’entend très bien, on s’est créée une nouvelle amitié, une surprenante amitié. Tu es devenu très important pour moi parce que tu m’as aidée au moment où j’en avais le plus besoin. Tu remplaçais Dawson…(souriant) mais à ta façon ! Le problème, c’est que j’ai réussi à découvrir ce qu’il y avait derrière ton masque de garçon macho et sûr de lui. Et …je crois que j’ai fait plus que l’apprécier…
P, moqueur : Ne me dites pas que Joey Potter est tombé sous mon charme ravageur !
Joey : Je comprends que ça te fasse rire. Je serais à ta place j’en rigolerai aussi. Mais étant la première concernée par ce déballage, tu m’excuseras de ne pas prendre part à ton amusement
Pacey, en rajoutant une couche : Alors comme ça je te plais …
Joey : Tu as raison je l’ai mérité. (pour elle même) Mais quelle idée j’ai eu de te raconter tout ça !!
Pacey redevenant sérieux : Non, je suis content que tu l’aies fait.
Joey, gênée : Promets-moi que ça ne changera rien.
Pacey (fronçant les sourcils) : Je peux pas te promettre ça ! (souriant)Et si un jour tu commençais à me plaire à moi aussi ???
Joey rit. Il l’entoura de ses bras en rigolant : T’es infernale Potter !
Joey : Avoue que l’idée te plait particulièrement!
Pacey haussant les sourcils : Je ne suis qu’un homme Potter ! Allez viens je te raccompagne.
Joey : J’ai la voiture.
Pacey : Ca tombe bien j’en ai pas. Comme ça c’est toi qui me raccompagne !
Dans la voiture, après quelques centaines de mètres, Pacey dit : Alors ça veut dire que même quand je t’envoie balader je te plais ??
Joey : Pacey !
Il rigola franchement, faire tourner Joey en bourrique était jouissif.
Arrivés devant la maison des Witter, Joey s’arrêta et serra le frein à main. Alors que pacey ouvrait la portière pour descendre, Joey lança : Jen m’a proposé d’aller boire un verre au pub. Jack lui a organisé un rendez-vous avec un footballeur et elle le soupçonne de la planter au dernier moment…
Pacey, tourna la tête dans la direction de la jeune fille et fendit son visage d’un large sourire : Ca ressemble à une invitation je me trompe ? Tu m’invites à aller boire un verre ?
Joey, soupira verte de rage : Tu sais quoi laisse tomber. T’es trop nul.
Elle redémarra le contact en espérant que Pacey ferme la portière pour qu’elle puisse déguerpir vite fait.
Pacey, secouant la tête : Ce que tu peux être susceptible Potter !
Il remonta sur le siège coté passager : Allez roule Potter !
Jack était venu chercher Jen pour la fameuse soirée. Ensemble ils se dirigèrent vers ledit pub et patientèrent un instant à l’extérieur afin qu’Henry les rejoignent. Lorsqu’il le vit arriver, Jack commença à chercher dans son sac.
Jack : Mais…qu’est-ce que…où est-ce que je les ai mises ?
Jen, voyant clair dans le jeu de son ami : Tu as perdu quelque chose ?
Jack : Mes clés, je ne retrouve plus les clés de chez moi…
Jen, jouant la fille embêtée : Oh c’est gênant ça…
Sur ces entre-faits, Henry arriva à leur hauteur : Bonsoir !
Jen : Henry ! tu arrives à temps… Jack nous joue une petite scène d’improvisation…
Jack, ne relevant pas la tête de son sac: Salut Henry… (fouillant à nouveau) Je n’ai peut-être pas fermé la porte d’entrée à clés.
Jen : Ca doit être ça oui.
Soudain, il s’arrêta de fouiller. Il avait vaguement reconnu la voix qui s’approchait petit à petit. Il redressa la tête.
Jen, jubilait, avec un sourire perfide : Ne me dis pas que tu avais oublié que tu avais également invité Pacey et joey à venir … (à l’attention d’Henry) Jack n’a pas de mémoire !
Pris à son propre piège, Jack baissa la tête une énième fois sur son sac, et avec un sourit contrit en sortit sa paire de clés : Les voilà !
Jen ironique : Nous voilà sauvés !
Ils pénétrèrent dans l’établissement et s’installèrent à une table.
Au bout de quelques minutes, l’ambiance était telle que le petit Henry ne savait plus où il était. Personne ne semblait se soucier de sa présence. Les répliques fusaient entre les 4 amis. Les événements y étaient propices.
Gêné par la situation, il se leva de table et partit. Les autres ne s’en rendirent même pas compte.
Après quelques minutes, Joey lança : Je crois que nous avons fait fuir votre invité…
Tous ensemble, ils éclatèrent de rire.
Ils terminèrent alors la soirée ainsi. Réunis devant une bière malgré leurs petites histoires du moment…
Bzzbzz (01.07.2004 à 19:13)