Il s'agit d'une histoire complète de Marmotte. Bonne lecture.
Marjo (10.12.2004 à 19:00)
On connaît la chanson.
Scène 1 : bureau de Joey.
Magnifique vue de Boston au dernier étage d’un building de grand standing.
Derrière un immense bureau où sont posés quelques dossiers, 2 piles de livres dans un coin. Sur un meuble trône un énorme bouquet de roses rouges.
Joey est assise l’air absent, un peu rêveur, mélancolique. Elle tient dans ses mains un cadre de photo dans lequel son esprit se perd. Elle se retourne et regarde par la fenêtre, sans lâcher ce cadre qu’elle tient sur son cœur elle dit :
« Tous mes amis sont partis
Mon cœur a déménagé
Mes vacances c'est toujours Paris
Mes projets c'est continuer
Mes amours c'est inventer
Si, maman, si
Si, maman, si
Maman, si tu voyais ma vie
Je pleure comme je ris
Si, maman, si
Mais mon avenir reste gris
Et mon cœur aussi
Et le temps défile comme un train
Et moi je suis à la fenêtre
Je suis si peu habile que demain
Le bonheur passera peut-être
Sans que je sache le reconnaître
Si, maman, si
Si, maman, si
Maman, si tu voyais ma vie
Je pleure comme je ris
Si, maman, si
Mais mon avenir reste gris
Et mon cœur aussi ». France Galle, si maman si.
On frappe à la porte, rentre une jeune femme avec un bouquet de roses rouges dans les bras.
La jeune femme : Joey des fleurs pour vous, de la part d’Andrew.
Au même moment Joey range précipitamment cette photo dans le tiroir de son bureau. On aperçoit la photo du groupe d’amis qu’avait prise Dawson, ce soir de réconciliation, il y a déjà si longtemps.
La jeune femme : je ne vous dérange pas au moins ?
Joey : non pas du tout, je me perdais dans mes pensées…
La jeune femme : ah vous deviez certainement penser à votre Andrew, c’est vraiment un bon parti ! Joey vous êtes tombée sur la perle rare ! Un jeune avocat brillant et issu d’une famille de la haute société new-yorkaise ! Le mari idéal ! Je vous envie !
Joey sourit à ces propos.
La jeune femme : d’ailleurs le mariage est pour bientôt non ? Vous devez être en pleins préparatifs et toute excitée !
Elle regarde un énorme diamant au doigt de Joey.
Joey : Le mariage… euh oui… non… nous avons encore le temps, ce n’est que dans 8 mois.
La jeune femme : Je me répète mais Andrew est la parti idéal ! Vous êtes faits l’un pour l’autre, avec de si brillantes carrières. Mais je vous laisse travailler. Enfin si vous changez d’avis prévenez moi ! Je plaisante Joey !
Elle sort emportant l’ancien bouquet de roses identique au nouveau. Joey se lève et lit la carte :
« Ma chérie, n’oublie pas notre dîner chez Maxim’s à 19.h précise. Je te veux dans ta robe rouge.
Ton Andrew. »
Elle range la carte dans l’enveloppe. Elle entend encore les paroles de son assistante Nicole : « le parti idéal… » et jette un coup d’œil sur une photo sur son bureau. Un portrait d’Andrew et elle sur fond gris. De ces photos prises artificiellement, sans âme, sans rire. Lui au brushing impeccable et au sourire ultrabright, elle dans sa robe rouge.
Scène 2 : Joey et Andrew au restaurant.
Un restaurant très guindé, des serveurs, en smoking, s’activent autours des tables. Un univers de luxe et de velours.
Assis à la meilleure table de cet établissement, un homme d’une trentaine d’année, à l’aise, sûr de lui, un verre à la main.
Arrive Joey dans sa robe rouge, accompagnée du maître d’hôtel.
Le maitre d’hôtel lui présente son siège : Melle Potter, je vous en prie.
Le jeune homme : Bientôt Mme Colton, Georges !
Georges le maitre d’hôtel : Oui Monsieur Andrew. (Il se retire).
Andrew sourit à Joey, tout en la déshabillant du regard, ce qui la rend mal à l’aise.
Andrew : Ma chérie tu es splendide dans cette robe, elle met ta beauté en valeur, (regardant sa montre et d’un ton de réprimande), tu es en retard… nous avions dit 19 h. il est déjà et quart.
Joey n’a pas le temps de répondre le maitre d’hôtel arrive pour la commande.
Georges : Avez-vous choisi ?
Andrew prend la parole : pour commence une salade de foie gras et cèpes, ensuite tournedos Rossini saignant, et pour finir votre entremets glacé à la pistache et aux agrumes.
Georges s’adressant à Joey : Et pour Melle ?
Andrew reprend la parole sans lui laisser le temps de réagir : ce sera la même chose pour Melle.
Merci Georges, et avec cela votre meilleur champagne ! Nous avons quelque chose à fêter !
Joey : et qu’avons-nous à fêter ? Tu as l’air plutôt content de toi…
Andrew : on le serait à moins, nous avons, ou devrais je dire, J’ai remporté l’affaire Socotech contre le collectif des gens de cette petite ville de Little Town ! Nos clients sont particulièrement heureux de cette victoire et ont été très généreux…
Joey : c’est cette usine qui a empoisonnée toute une ville en déversant des produits chimiques dans les nappes phréatiques ? C’est ça ?
Andrew : « Empoisonnée » ! , tu exagères, (en riant) ce n’était qu’un incident regrettable ! C’est tout !
Joey : « c’est tout » !, « un incident regrettable » !... et les familles qui ont été contaminées , c’est un détail aussi ? ( Joey commence à hausser légèrement le ton et à s’énerver).
Andrew : ce ne sont que des petites gens, joey, avec une indemnisation tout est rentré dans l’ordre, il n’y a pas de quoi fouetter un chat !
Joey : « des petites gens », c’est vrai tu as raison ce ne sont que des « petites gens », sans intérêt ! Je te ferai remarquer que moi aussi je suis issue d’une famille de « petites gens »… !!
Andrew : Oui, je sais ça Joey. Mais Dieu merci, tu en es sortie, maintenant tu appartiens à un autre monde.
Avoue que mon monde est sans pareil ?
Au fait j’ai accepté l’invitation des Carlton ce week-end. Je veux que tu sois la plus belle !
Joey : comment ce WE ? Tu sais que nous devons aller à Capside pour l’anniversaire d’Emmy !
Andrew : ça n’a pas d’importance, annule et le problème est réglé.
Joey : si ça a de l’importance ! je ne peux pas annuler c’est prévu depuis longtemps déjà , et il y aura Jack, Dawson, Pacey et…
Andrew : les Carlton sont une réelle opportunité pour moi et pour toi accessoirement. Et tu n’as plus de contact avec eux depuis des mois, à quoi bon ? Ils ne représentent rien. Encore si c’était ta famille…
Joey : mais c’est ma famille ! qu’est ce que tu connais toi à l’amitié ? tu …
Andrew : Ta famille ne vaut pas chère non plus. N’abordons pas ce sujet, cela va encore mal finir.
La discussion est close : tu n’iras pas.
Joey : comment oses tu parler de ma famille ainsi !! (Elle parle fort) et ne me parle pas sur ce ton !
Andrew : Ne parle si fort tu vas nous faire remarquer ! (d’un ton toujours froid)
Joey : Et alors qu’est ce que ça peut bien faire si je parle fort ?
Andrew : tu es ridicule Joey. (elle se lève les larmes de rage aux yeux). Reste assise. Tu veux bien obéir.
Joey : Mais comment j’ai pu rester avec un tel mec si longtemps ?
Tu t‘es vu ? Tu es arrogant, sans cœur, manipulateur, tout ce que je déteste ! Comment ai-je pu être si aveugle ? je ne suis là que comme faire valoir, un trophée c’est tout ! Tu m’as emprisonnée dans cette cage dorée !
Andrew toujours assis : Maintenant ça suffit. Tu t’es donnée en spectacle, tu as fait ta petite fille capricieuse, tout le monde a bien ri. Alors assez.
Joey : oh non, je n’ai pas fini, ou plutôt si la représentation est terminée !
Elle lui envoie sa bague de fiancée à la figure et s’en va en courrant. Il n’essaie pas de la rattraper. Il prend la bague et boit son verre.
Elle sort dans la rue. Il fait nuit, il pleut, elle pleure, elle se met à marcher vite, très vite. Elle va loin, très loin, n’importe où, le plus loin d’ici.
Scène 3 : Pacey chez lui, dans un petit appartement sans prétention. Une lumière teintée de bleu a envahi l’espèce de la pièce. Pacey allongé sur un vieux canapé sirote un verre.
Pacey a vieilli aussi il frôle la trentaine. Sous une barbe brune bouclée, douce au touché, on devine encore ses fossettes. Ses yeux bleus sont là pour éclairer son visage. Mais ce soir ils ont perdu cette petite flamme, cette étincelle qui vous embrase.
Il sort de son porte feuille une vieille photo maton toute racornie. Il la regarde et ne peut s’empêcher de sourire, puis une larme se perd dans cette forêt de poils.
On dirait qu’il s’adresse à cette photo :
« Y’a des qualités de silence
Comme les étoffes ou le bois
Des profonds, des courts, des immenses
Des que l’on n’entend presque pas
(on voit joey marcher au milieu des passants, la pluie continue de tomber.)
Coule la pluie, cheveux et veste
Mouille ce uqi ne pleure pas
Marcher le long de rues désertes
Où tu me manques pas à pas
Tu manques si tu savais
Tu manques tant
Plus que je ne l’aurais supposé
Moi qui ne tiens pas même au vent
(Retour sur Pacey qui caresse cette photo usée entre ses doigts.)
Prendre un taxi, tourner des pages
Féliciter, battre des mains
Faire et puis refaire ses bagages
Comment allez vous ? , à demain
On apprend tous de ses souffrances
Moi j’ai su une chose après toi :
Le pire est au bout de l’absence
Je suis plus vivant que je crois
Tu manques, si tu savais
Infiniment, tout doucement
Plus que je ne me manque jamais
Tu manques, si tu savais
Tu manques drôlement
Tu m’manques » (JJ Goldmann Tu manques)
Il s’endort sur le canapé et laisse échapper la photo de joey…
Scène 4 : chez Grams à Boston.
Une porte d’entrée s’ouvre : grand-mère de Jen.
Grams : oh mon dieu, Joey, rentre, rentre vite !! tu es trempée tu vas attraper la mort.
Joey : Je suis désolée, je ne savais plus où aller…ça fait si longtemps….
Grams : Il faut te changer, tu es gelée, tu trembles comme une feuille. Nous parlerons après, pour l’instant l’essentiel est que tu te réchauffes.
(Grand-mère revient avec un sweet.) Enfile ce pull.
Joey hésite.
Grams : il te dit quelque chose, n’est-ce pas ? C’est celui de Dawson. Il l’a oublié, il y a déjà bien longtemps et je l’ai gardé pensant qu’il pourrait toujours servir. Tu vois j’avais raison ! Enfile le vite !
Grand-mère et Joey sont assises toutes les 2 sur le canapé du salon une tasse de thé à la main.
Grams : Alors ça mieux Joey ? tu t’es un peu réchauffée ?
Joey : Oui merci, Mme Rian, je suis désolée de vous embêter à une telle heure…
Grams : Tu sais que tu ne m’embêtes jamais, une grand-mère c’est pour ça !
Joey : ça fait si longtemps qu’on ne s’est pas vu… tout est allé si vite depuis la mort de Jen…
Grams : Oui… le seigneur nous l’a enlevée trop tôt, beaucoup trop tôt …
Joey : Ce n’est plus comme avant, tout s’est effondré d’un coup, on s’est perdu de vue et puis…
Grams : Mais que s’est il passé pour que tu sois dans cet état, Joey ?
Joey : Je ne sais pas, je ne sais plus où j’en suis…, ni qui je suis…, je suis perdue…
Grams : C’est normal, tu vas bientôt te marier cela implique des changements, des petites révolutions. La question que tu dois te poser est la suivante : « est-ce que je suis heureuse ? »
Joey après une seconde de réflexion … : Non grand-mère, je suis malheureuse….
Je sais je ne devrais pas dire ça, j’ai un job passionnant, un fiancé, enfin … plus maintenant…
Grand-mère l’interroge du regard.
Joey : on s’est disputé et j’ai rompu nos fiançailles ce soir.
Grams : C’est une dispute de jeune couple. Je ne connais pas ce jeune homme, mais il doit être très bien si tu l’as choisi.
marmotte (10.12.2004 à 19:07)
Joey : Non justement grand-mère, j’ai l’impression de m’être noyée, d’avoir perdu le contrôle sur ma vie, Andrew n’a été qu’une erreur, terrible, dangereuse. Je me suis mentie grand-mère.
Grams : Ecoute Joey, je n’ai pas vraiment de conseil à te donner. Ecoute ton cœur, c’est tout ce que je peux te dire, lui ne mentira pas. Mais cela demande du courage.
Joey se lève.
Joey : je vais vous laisser, la pluie s’est arrêtée. Je vais prendre un taxi, je ne veux pas vous déranger plus longtemps.
Grams : Il est hors de question que je te laisser seule dans l’état où tu es. Tu vas dormir ici, et demain tu y verras plus clair…
Joey : merci…
Grams : Ne me remercie pas c’est normal. Tu fais partie de la famille Joey.
Elles montent toutes les 2 à l’étage, grand-mère ouvre la porte d’une chambre.
Grams : c’est la chambre de Jen, je n’ai rien touché depuis… cela ne te dérange pas ?
Joey : non, au contraire je serai un peu avec elle.
Grams : Bonne nuit Joey.
Joey : bonne nuit Grams.
Joey s’allonge sur le lit de Jen, elle se pelotonne dans le grand sweet de Dawson, et regarde le plafond un moment. Finalement elle prend son téléphone portable compose un n° …
Ça sonne… une voix : allo ?
Aucun mot ne sort de la bouche de Joey. Elle raccroche. Toujours allongée une larme colle sur sa joue elle murmure :
« Au bout du téléphone, il y a votre voix
Et il y a des mots que je ne dirai pas
Tous ces mots qui font peur quand ils ne font pas rire
Qui sont dans trop de films, de chansons et de livres
Je voudrais vous les dire
Et je voudrais les vivre
Je ne le ferai pas,
Je veux, je ne peux pas
Je suis seule à crever, et je sais où vous êtes
J'arrive, attendez-moi, nous allons nous connaître
Préparez votre temps, pour vous j'ai tout le mien
Je voudrais arriver, je reste, je me déteste
Je n'arriverai pas,
Je veux, je ne peux pas
Je devrais vous parler,
Je devrais arriver
Ou je devrais dormir
J'ai peur que tu sois sourd
J'ai peur que tu sois lâche
J'ai peur d'être indiscrète
Je ne peux pas vous dire que je t'aime peut-être » MESSAGE PERSONNEL M Berger.
Elle s’endort.
Scène 5 : Grams et Joey en voiture.
Grams : Tu as bien fait de prendre quelques jours de vacances, et tu pourras nous aider pour les préparatifs de l’anniversaire d’Emmy. L’air de la mer te fera le plus grand bien.
Joey : Oui vous avez raison, je crois que j’ai besoin de faire le point pour voir où j’en suis au juste.
Joey sourit : Finalement je n’arriverais jamais à quitter Capside…
Grams : Et oui, on revient toujours à ses premières amours !
Joey rougit sans le vouloir et fixe l’horizon.
Scène 6 : Arrivée de Joey et de Grams au bed and breakfast des filles Potter.
Grams dépose Joey : tu diras bonjour à ta sœur de ma part, je ne m’arrête pas, je veux aller embrasser ma petite fille. A plus tard Joey.
Joey : encore merci pour tout… (Grand-mère lui sourit en acquiescant de la tête et la voiture disparaît).
Joey entre dans la maison. Sa sœur est entrain de faire des cookies, Alexender et Lili trépignent d’impatience pour les goûter.
Bessie : Hé ! Joey déjà là ! On ne vous attendait pas avant samedi ! viens là que j’embrasse ma petite sœur !
Bessie sert Joey dans ses bras.
Bessie : et où est Andrew ?
Joey, génée : Oh, il n’a pas pu venir, il a été retenu pour son travail.
S’adressant à Alexender, : Alors on ne dit plus bonjour à sa tata ? Je vois que les cookies sont beaucoup plus intéressants !!
Alex la bouche pleine de biscuits embrasse Joey, Lili en fait tout autant. Puis ils disparaissent dehors les cookies plein les poches.
Bessie : Ces 2 là sont inséparables, j’ai l’impression de te revoir avec Dawson ! Heureusement Alex est beaucoup moins torturé que Dawson !
Joey sourit : C’était le bon vieux temps…
Scène 7 : chez Jack.
Intérieur soigné, mais à y regarder de plus près, des jouets jonchent tous les coins et recoins du salon : poupées, peluches, petites voitures…
Grams sur le canapé avec Emmy sur les genoux.
Grams : quelle est belle ma petite fille !! mamie t’a manqué ? toi tu m’as manqué (et elle l’embrasse et Emmy retourne jouer).
Jack arrive avec une tasse de thé, tenue décontractée, jean tee-shirt bleu.
Grams s’adressant à Jack : elle a encore grandi.
Jack : elle va devenir une vraie petite terreur, tout le portrait de sa maman. Elle commence déjà à mener les garçons par le bout du nez à l’école !
Grams : les chiens ne font pas des chats !
Ils rient.
Grams : et sinon ton travail se passe toujours bien ?
Jack : oui très bien. Je me suis arrangé avec le directeur pour finir de bonheur pour récupérer Emmy à l’école et m’en occuper la journée.
Grams : Et Doug ?
Jack : depuis la dernière fois rien de neuf ! Son père à toujours autant de mal à lui parler, surtout depuis qu’on a emménagé ensemble. Ça a jasé un peu au début, vous connaissez Capside, ils n’ont rien d’autre de mieux à faire… et puis ça s’est tassé quand ils ont eu un autre os à se mettre sous la dent avec l’escapade de la boulangère et de M. le curé !!! Depuis on ne parle que de cette histoire !! La paroisse est sans prêtre d’ailleurs.
Grams : cette affaire est réellement regrettable… mais les voix du Seigneurs sont impénétrables !! Sinon Doug et Emmy ça se passe bien ?
Jack : Oh oui !! il est sous le charme… elle lui fait faire tout ce qu’elle veut, je vais devenir jaloux si ça continue ! Côté couple, je crois qu’il commence vraiment à accepter sa nouvelle vie, bien sûr ce n’est pas facile… mais on progresse !!!
Et vous ce voyage n’a pas été trop pénible ?
Grams : non je n’ai pas fait la route seule.
Jack : je croyais que vous ne preniez jamais d’autostoppeur ?
Grams : Mais là c’était un cas exceptionnel !! : Joey !!!
Jack : Comment, elle est déjà là ?! Super elle est venue finalement !!! Je n’aurais pas parié mon maillot de foot ! Et alors son fiancé il est comment ?
Grams : Ah ça, je n’en sais rien… et il vaut mieux éviter la question pour l’instant Jack.
Entre nous, je crois qu’elle ne va pas très bien, elle aura besoin de vous…
Jack : pas de problème !! elle peut compter sur moi en tout cas !!
Scène 8 : bed and breakfast le lendemain .
Il est à peine 8 h du matin, la maison est encore endormie. Seule Bessie et Joey sont réveillées et préparent le petit déjeuner.
Bessie : Joey, dis moi ce qui ne va pas. Depuis tout à l’heure tu fixes ton bol de chocolat sans rien dire.
Joey : Rien, je t’assure, tout va bien. C’est le bonheur complet !
Bessie : Tu crois vraiment que je vais avaler ce 2ème mensonge ?
Jeoy : Et quel était le 1er ?
Bessie regarde la main gauche de Joey : ton doigt.
Jeoy : Quoi mon doigt ?
Bessie : où est ta bague ? Tu sais l’énorme diamant qui t’empêchait de bouger le doigt, il est où ?
Et cette excuse bidon : Andrew a du travail c’est quoi ?
Joey se frottant le doigt : tu l’as vu…
Bessie : je suis ta grande sœur Joey, je vois tout !
Joey : et bien euh… comment dire… Je crois que avec Andrew c’est fini, en fait j’en suis sûre, j’ai rompu. J’étais malheureuse…
Bessie : et maintenant ?
Joey : et maintenant… je suis malheureuse ! et je ne sais pas pourquoi. (Joey contrôle ses larmes, elle essaie de prendre de la distance avec ce qu’elle dit.
J’ai analysé la situation et je suis arrivée à la conclusion que je suis malheureuse et je ne connais pas la cause. Ah oui, et ma vie n’a pas de sens non plus… J’en ai aussi déduit ça… voila tu sais tout Bessie ( sur le ton de la plaisanterie).
Tu vois, Joey Potter ne changera jamais, je suis inapte au bonheur c’est comme ça !
Bessie : oh Joey, ne dis pas n’importe quoi ! Bien sûr que toi aussi tu as droit à ta part de bonheur, tu l’as mérité ce petit coin de paradis. Ça viendra !
Tu as bien fait, Andrew ne te méritait pas, il ne me plaisait pas du tout avec son air supérieur !
Et puis sa coupe de cheveux toujours impeccable, sa manucure, son sourire affable !
Bessie : Et ses manières d’aristo mal embouché !
Joey : et cette manie qu’il avait de m’appeler « ma chérie », « ma chérie» fait ceci, ma chérie met cela, ma chérie tient toi droite…
Elles éclatent de rire. Au même moment on voit Audrey avec 36 valises débarquée dans le salon.
Audrey : Et bien ! je vois qu’on s’amuse bien les filles !!!
Joey : Audrey ! (Elle se lève et se jette dans ses bras ).
Audrey : tout doux, tout doux, je t’ai manqué à ce point poussin ?
Joey : Non, Non, enfin… oui….
Bessie s’approche aussi de Audrey : Ne t’inquiète pas, elle ne sait plus où elle habite, c’est pas grave ça lui passera !
Audrey : Oui, enfin bon, moi je suis contente de vous revoir en tout cas ! Qui aurait cru, maintenant que je suis une star internationale, que j’allais passer mes quelques jours de vacances à Capside ?!!
Parce qu’on peut le dire, je suis une STAR !! Bon bien sûr, personne ne se jette encore sur moi dans la rue en hurlant, encore que… mais quand même cette tournée m’a épuisée !
Joey : Et Tony le guitariste des Satanboys ?
Audrey : ah lui, ne m’en parle plus ! C’est fini, terminé, affaire classée. Non mais tu te rends compte c’est lui qui m’a larguée !! Tout ça à cause d’une vulgaire histoire de fesses et de tatouage !!
Bessie et Joey la regardent l’air perplexe.
Audrey : non mais vous comprenez les filles, il voulait que je me fasse tatouer un diable sur les fesses, c’était, soi disant son cadeau de 1er mois. Alors moi j’ai dit OK pour lui faire plaisir. Mais vous pensez bien que j’allais pas faire subir une telle torture à mes pauvres petites fesses ? Déjà que je tombe dans les pommes à la vue d’une aiguille, alors bon (elle réfléchit un instant) bien sûr je l’aurais pas vue, vu que c’était sur la fesse, mais s’asseoir sur une épingle ça fait déjà horriblement mal … alors pensez, avoir des centaines de piqûre non merci ! Tout ça pour un fantasme de mec ! il aurait pas pu m’offrir un diamant comme tout le monde ! le tatou faisant plus rock and roll !!
Alors bref, je me suis collée un décalcomani très réussi, à si casser le nez ! Tony était super content, mes fesses aussi !! ça a duré encore bien 1 mois, mais un soir on était tous les 2 sous la douche à se faire des papouilles et y’a pas la gommette qui se décolle sous son nez… Et alors là il m’a fait un scandale sur la confiance en l’autre la trahison, et puis l’amour et je sais plus quoi encore…
Et il m’a jeté comme une vieille chaussette en moins de 2…
Alors ne me parlez plus des mecs pour l’instant !!!
Bessie : c’est un sujet tabou ici aussi Audrey, je te rassure (elle regarde Joey qui regarde Audrey).
Joey : Bessie, on parle de Audrey, pas de moi ! Jolie ton piercing pour quelqu’un qui a peur des aiguilles !!!
Audrey : Ah, ça oui, tu comprends, je me dois malgré tout d’être crédible pour mon public !! et puis ça plait beaucoup à Mickey.
Joey : et c’est qui Mickey ?
Audrey : le batteur des red socks !
Il est mignon à croquer ! et j’avoue j’en ai déjà fait mon 4 heure ! Et pourtant j’avais dit plus jamais !!! Mais qu’est ce que tu veux, je suis une intoxiquée ! je me suis sortie de l’alcool mais les garçons j’arrive pas à me sevrer !
Elles éclatent de rire toutes les 3.
A ce moment là Pacey arrive avec son baluchon sur l’épaule.
Pacey : Et bien Mesdemoiselles, je vois que l’on ne s’embête pas ! Encore des potins de bonnes femmes !!!
Audrey saute au cou de Pacey. Joey reste en retrait.
Audrey : Mon dieu, mais qui est-ce ? L’homme de cromagnon ? tu te la joues vieux loup de mer Pacey là ? Un bonnet rouge et on dirait le père Noël !! Et ça pique non ? (elle touche sa barbe) Non c’est tout doux !!! Vient toucher Joey ça chatouille !!!
marmotte (10.12.2004 à 19:13)
Joey ne bouge pas. Elle regarde Pacey en esquissant un sourire mais ne vient toujours pas.
Pacey : C’est pas tout ça, mais faut j’aille poser mes petites affaires !! La chambre bleue Bessie, comme d’habitude ?
Bessie : Oui ton lit est fait.
Audrey : Ah c’est super ! Pacey tu crèches ici aussi, on va bien s’amuser ! ça va nous rappeler notre jeunesse , Hein Joey ?
Joey est un peu étonnée.
Pacey : Et oui Potter, le bed and breakfast des Potters me sert de base arrière quand je ne sus pas à Boston ! Mon père n’a pas.. comment dire… digérer que je régresse socialement après mon échec en bourse et que je fasse du social. (audrey et Joey restent interrogatives). Encore que ce n’est rien comparé à notre petit Douggy qui lui est encore moins en odeur de sainteté !
Audrey : C’est quoi cette histoire de « Pacey fait du social »? Après avoir été un requin de la finance, Pacey ?
Pacey : Et bien oui, cela fait déjà plus d’un an et demi que j’ai rejoint l’association de Grams « les orphelins de Boston » ! Je mets mon énergie pour la bonne cause ! et j’aide les petits à se réinsérer, à trouver leur chemin.
Je dois vous avouer que cette asso avait vraiment besoin d’un coup de jeune, de de dépoussiérage ( il prononce ces mots quand Grams arrive.)
Ah Grams quelle surprise ! ça fait longtemps que vous êtes là ? (Elle opine de la tête). Oui, bien sûr, je disais que …
Grams : j’ai bien entendu Pacey, et c’est vrai, tu as raison, tu as fait du très bon travail, tu as dynamisé l’équipe.
(Elle s’adresse à Audrey et Joey). Vous savez Pacey est quelqu’un de dévoué de fidèle, et d’efficace, le contact passe avec les petits. Nous allons même grâce à lui ouvrir une antenne à NY et peut-être à LA.
Pacey l’air modeste : Oh heu… c’est rien, disons que j’ai mis ce talent de requin et mon ancien carnet d’adresses au service de l’asso : j’ai contacté certaines entreprises en leur disant que si elles voulaient faire des économies et payer moins d’impôts, la meilleure solution était de faire des dons subséquents à une asso, et ça tombait bien l’association des orphelins était parfaite pour leur image de marque et voila !!!
Kellogs sponsorise même l’équipe de foot de Capside ! il suffisait juste de faire vibrer la corde sensible : la baisse d’impôt !! C’est tout !!! Je n’ai pas de mérite !!
Grams : Cela parait facile quand il en parle mais il a usé ses pantalons à la permanence pendant des mois !!
Joey, impressionnée : je ne savais pas Pacey, c’est vraiment bien !
Audrey : c’est génial, alors là tu m’en bouches un coin !!excusez l’expression ! On va t’appeler « l’abbé Pacey » !! C’est pour ça la barbe ?!!
Pacey : très drôle Audrey !!
Audrey : Bon moi je vais me rafraîchir un peu !
Bessie : Attends je t’accompagne !
S’adressant à grams : Venez Grams je vais vous montrer le nouveau patchwork que j’ai fait.
Elles montent toutes les 3 et laissent Pacey et Joey seuls dans la cuisine.
Un silence s’installe entre les 2 amis. Finalement Pace ne peut plus tenir et romp ce silence pesant.
Pacey : Ca fait longtemps qu’on s’est pas vu, (il calcule) presque 2 ans… Et dire qu’on habite la même ville !
Joey : oui c’est vrai…
Pacey : tu as dû être très occupée par ton travail…
Joey : toi aussi…
Pacey : Oui…J’ai voulu te téléphoner et puis…
Joey : … le temps passe sans qu’on s’en aperçoive…
Pacey : oui… au fait Félicitations j’ai appris pour ton mariage.
Joey : Ah oui… merci… (Elle effleure machinalement son index gauche.) (avec un faux ton joyeux). Je vais voir ce qu’elles fabriquent toutes les 3 là-haut !
Joey passe devant Pacey le frôlent et disparaît. Il ne peut s’empêcher de respirer ses cheveux et dans un souffle
« Solitaire à un souffle de toi,
Si près tu m’échappes déjà
Mon intime étrangère
Se trouver c’est se défaire
A qui dit-on ces choses là ? » (JJ Goldman Nuit)
Scène 9 : Dawson chez sa mère.
Dawson en t shirt rouge brique délavé, jean baskets.
Sa mère assise à la table de la salle à manger, lunettes sur le nez entrain de faire ses comptes.
Dawson : Bonjour maman !
Gael : Ah mais c’est mon petit garçon ! (Elle se lève les bras grands ouverts.)
Dawson : Maman j’ai 30 ans maintenant !
Gael : peu importe, tu seras toujours mon petit garçon Dawson ! elle l’embrasse.
Dawson regarde autour de lui : et Lili ?
Gael : Oh Lili, elle est dans ta chambre avec Alexander, ils regardent un film. Ils me font penser à toi et Joey ! Mais heureusement Lili est moins compliquée que Joey !
Dawson : je monte. Je vais voir un peu ce qu’ils regardent.
Dawson ouvre la porte de sa chambre. Lili et Alexander sont tous les 2 allongés sur son lit devant la TV. Lili en apercevant Dawson saute du lit en une seconde et lui s’agrippe à son cou.
Lili : Dawson ! Mon grand frère ! Tu m’as manqué !
Dawson : et doucement je ne suis plus tout jeune !
Lili : c’est vrai t’es vieux, t’as plus de 20 ans !!
Dawson : bonjour Alex, alors vous regardez quoi ?
Alex : salut, on regarde Alien le retour. Tu vois on fait comme Joey et toi, on regarde un film avec des extraterrestres !
Dawson : oui c’est vrai, mais les nôtres étaient beaucoup moins effrayants… ET ne te dévore pas en 3 secondes. (Ils riens tous.)
Lili : je vais nous refaire du pop corn, t’en veux aussi Dawson ? J’en ai pour 5 minutes je reviens ! (elle disparaît de la chambre).
Dawson s’assoit à côté d’Alexander.
Dawson : Alors et les études ça marche bien ? le nouveau directeur il est bien ?
Alex : Ouais… ça pourrait être pire, mais ma vie est loin d’être aussi excitante que la tienne !
Dawson : oh, tu sais… tout est une question de point de vue !
Alex : alors c’est vrai Dawson, Natasha c’était ta 1ère conquête artistique ? j’ai lu dans Studio magasine qu’elle a été ta muse pour ta 1ère réalisation ? elle est super sexy ? Tu es encore avec elle, parce qu’elle est pas très claire là-dessus … elle a un corps de déesse !!
Allez tu peux me le dire à moi !
Dawson : je vois que tu t’intéresses de près au cinéma Alex… tu sais l’amour et le cinéma hors caméra ne font pas toujours bon ménage… mais Natasha… (il devient rêveur…se perd dans ses pensées…) c’est quelque chose….
Il se rappelle :
« Jamais sur terre il n'y eut d'amoureux
Plus aveugles que moi dans tous les âges
Mais faut dir' qu' je m'étais creuvé les yeux
En regardant de trop près son corsage
Un' jolie fleur dans une peau d'vache
Un' jolie vach' déguisée en fleur
Qui fait la belle et qui vous attache
Puis, qui vous mèn' par le bout du cœur
Le ciel l'avait pourvue des mille appas
Qui vous font prendre feu dès qu'on y touche
L'en avait tant que je ne savais pas
Ne savais plus où donner de la bouche
Un' jolie fleur dans une peau d'vache
Un' jolie vach' déguisée en fleur
Qui fait la belle et qui vous attache
Puis, qui vous mèn' par le bout du cœur »
GEORGES BRASSENS : UNE JOLIE FILLE …DANS UNE PEAU DE VACHE
Je ne devrais pas te dire tout ça Alex, ça reste un secret entre nous !
Alex : t’inquiète pas on est pote !
On entend Lili dans les escaliers.
Dawson : oui on est pote. Mais si tu touche ne serait ce qu’un cheveux de Lili, alors la chanson sera différente Alex (le ton devient un peu menaçant) t’as bien compris (il lui tapote l’épaule en souriant)
Lili : Alors de quoi vous parliez les garçons ? J’ai raté quelque chose ?
Alex : Rien.
Dawson : de trucs de garçons, bon allez je vais vous laissez voir la fin tranquilles
Dawson sort.
Scène 10 : le repas d’anniversaire d’Emmy chez les Potter.
Une belle journée d’octobre, les feuilles des arbres sont rousses, jaunes, rouges. Le soleil est encore chaud.
Pacey à la cuisine avec un tablier « Kiss the cook », Audrey et Joey vont de la cuisine à la salle à manger pour mettre la table. Tout le monde semble de bonne humeur, Bessie arrive des commissions.
Bessie : Voila Pacey, j’espère que cette fois je n’ai rien oublié ! (elle pose tout sur le plan de travail de la cuisine).
Pacey jette un regard sur les paquets, inspecte le contenu, une cuillère en bois à la main.
Pacey : Bessie tu es parfaite, mais… (elle le regarde l’ai désespéré que va-t-il encore lui demander d’apporter ?). A partir de maintenant ce n’est plus « Pacey », mais « CHEF Pacey », si tu veux bien ? (il s’adresse à Joey et Audrey). Ça vaut pour vous aussi, mes petits commis !
Audrey : Oui c’est ça « Chef Pacey » et il faut qu’on se prosterne aussi !! (Regardant Joey ) : il est devenu complètement mégalo !
Eh en principe la mégalomanie c’est pour les stars de rock, pas pour les Saints Bernard cuisiniers à ses heures perdues !! c’est toi qui devrait m’appelais « la Madonna du Hard Rock », Pacey !!
Joey : reprenant Audrey, « Chef Pacey » !
Jack qui arrive : Chef Pacey ? Tu vas avoir du boulot ! Jack entre avec un colis à la main. C’est Andy elle te l’adresse spécialement. Elle m’a écrit que toi seul saurait quoi en faire.
Audrey sautant au cou de Jack : ah ! Jack toujours aussi mignon !
Pacey : et toujours aussi gay ! pas de bol la mangeuse d’homme !
Audrey : très drôle Pacey ! enfin CHEF Pacey !
Jack se dirige vers Joey et la serre dans ses bras.
Jack : Ca fait du bien de te voir ici Joey !
Pacey enviant un peu la place de Jack : Bon voyons voir ce qu’il y a dans ce paquet ! (Un énorme couteau de cuisine à la main)
Audrey : Eh c’est chef Pacey ou Killer Pacey ?
Il sort du colis un bocal sans grand intérêt en tout cas pour les autres.
Il crie : Oh mon Dieu ! c’est pas vrai ! Andy a osé !
Jack : quoi, quoi ? Pacey ? qu’est ce qui te met dans cet état là ?
Joey : on frise la crise d’épilepsie ! où où Chef Pacey tu réponds ?
Pacey : ta sœur, dieu la bénisse, est la personne la plus inspirée que je connaisse !! les enfants on va se régaler !!
Il tient dans sa main ce petit bocal rempli de cailloux noirs.
Ce sont des truffes, elle a mis aussi des pâtes italiennes de Pérouse et de l’huile d’olive de Toscane ! ça va être royal !! que dis-je impérial ! le chef Pacey va faire de ce repas un vrai miracle gastronomique, un paradis des papilles !
Audrey : Et en plus il est poète !
Bessie : oui mais pour le menu d’Emmy alors ?
Pacey : pas de problème elle aura ce qu’elle m’a commandé : crevettes a la mayo, frites maison, rôti aux pruneaux et le fameux « Pacey chocolate surprise » en dessert !
Audrey : c’est quoi ce menu de folie chef Pacey ?
Pacey : une commande spéciale de notre reine d’un jour !
Jack : Oui, chef Pacey lui a promis de cuisiner son repas préféré… et voila… c’est à force de subir la cuisine de Doug, elle n’a plus vraiment de goût !
Pacey : et oui, Douggy est imbattable en matière déco et ménage, c’est côté « gay tendance » qui opère, mais côté bouffe il a encore du chemin à faire !
Pacey à Jack : ta sœur est la bonne fée de la journée ! mais elle a oublié le nectare que l’on boit avec notre festin toscan ! ah je reconnais bien là son côté « raisonnable » « sans alcool la fête est plus folle» ! Jack, appelle Dawson, maintenant que Monsieur est un réalisateur de renom il va bien pouvoir nous trouver un petit chianti pour aller avec !
Audrey : Dawson est là aussi ! je le crois pas ! On tourne dans retour vers le futur ou quoi ?!
Ils rient tous.
Tout est prêt, la table est joliment décorée, des banderoles marquées Joyeux anniversaire sont accrochées. Une pyramide de crevettes trône sur la table.
Tout le monde est là : Audrey, Pacey, Bessie, Jack, Doug, Joey, Grams, Alex et Lili toujours inséparables, Gael. La bonne humeur a envahi toute la maison, on rit, on plaisante, des clins d’œil, des sourires francs, des accolades. Comme avant.
Dawson arrive enfin 2 bouteilles dans chaque main.
Pacey : Ah enfin ! c’est pas trop tôt !!
Dawson : Bonjour la compagnie… désolé pour le retard, mais exaucer les vœux du « chef Pacey » c’est comme ça qu’on dit je crois…, ça n’a pas été facile ! l’Italie n’est pas la porte à côté de Capside !
Audrey : Frimeur d’Hollywood ! Tu y es allé avec ton jet privé c’est ça ! Comment doit on t’appeler ? « Maître Leery » ?
marmotte (10.12.2004 à 19:19)
Dawson réfléchit un instant : euh… je n’y avais pas pensé mais c’est une idée !!
Pacey : le grade de « Chef » est déjà pris, je tiens à le préciser !
Grams s’approchant de Dawson : viens là que je t’embrasse !
Audrey : et laissant un peu pour les autres grand-mère ! (elle lui fait un énorme bisou sur la joue qui laisse une trace de rouge à lèvre).
Dawson s’approche de Joey, tout le monde les observe discrètement dans ce tumulte de retrouvailles.
Dawson : salut Joey.
Joey : Dawson. (elle lui sourit et lui enlève un peu du rouge à lèvres d’Audrey.)
Pacey : bon ce n’est pas tout ça mais à table maintenant ! Notre petite reine commence à s’impatienter je crois !!
A table… on mange… on boit… on parle… on se chamaille… on rit…
(plan de table : Emmy en bout de table, Jack,Grams, Pacey, Lili, Alex,Dawson à l’autre bout, Audrey, Gael, Body, Joey, Bessie, Doug)
Audrey : alors raconte nous tout Dawson, les studios d’Hollywood ne te blasent toujours pas ?
Dawson d’un ton blasé : Oui tu sais c’est comme aller à l’usine, on se lève tous les matins, Nicole m’apporte mon café et Julia mes toasts. La routine quoi.
Audrey : qui c’est ça Nicole et Julia ?
Dawson : Kidmann et Roberts ! vous n’aviez pas compris !? ( en riant).
Audrey : Mais mon dieu, notre petit Dawson plaisante, sans se torturer l’esprit avec des questions existentielles ! Mais ils nous l’on changeait !!!
Eclat de rire général !!
Audrey : au fait ça te dirait de réaliser le clip de notre prochain tube ? je sais que « maître Leery » ne fait que de grands films ! mais ça pourrait être fun !
Dawson : oui pourquoi pas ! Je te verrais bien en vamp sexy Audrey !!
Audrey : non je regrette, je ne suis pas un de tes fantasmes Leery, de blonde aux seins siliconés !
Jack : non, sérieusement Dawson, ton dernier film a vraiment bien marché. En tout cas moi j’ai aimé ! Ton avant première à Capside c’était osé comme pari ! Le côté petite ville au bord de l’eau ça a bien plu !
Bessie : je confirme ! Nous sommes complets pour tout le mois de juin à septembre.
Jack : et toi Joey qu’est-ce que t’en as pensé ?
Joey : J’ai retrouvé ce côté rêveur qui fait ton charme, mais l’histoire de la grenouille, je t’avoue je n’ai pas bien saisi.
Pacey : Faut toujours que t’analyse tout Potter, laisse toi porter par la magie !
Dawson : oui, Pacey a raison, on peut pas tout expliquer.
Audrey : c’est comme cette barbe, Pacey. Moi j’arrive toujours pas à me l’expliquer. Tu avais par je ne sais quel miracle rasé cet horrible bouc (Pacey jette un regard à Joye, elle rougit), mais là ce n’est plus un miracle qu’il faut c’est …
Doug : ça doit faire plus viril. Pacey doit avoir besoin de poils pour faire vrai mec !
Pacey : c’est toi Douggy qui ose me dire ça !! Il faut bien que quelqu’un dans la famille porte les pantalons !!! C’est pas toi qui va me contredire, sweety Douggy !
Doug : très drôle Pacey, toujours autant de répartie !
Grams : de répartie, mais surtout de projets ! Pacey ne vous l’a pas encore dit mais il organise pour nos petits orphelins de Capside un séjour en mer. C’est formidable ! Et peut-être cet autre voyage…
Pacey toussote HumHum et coupe la parole à Grams : mais tout ceci n’aurait pu se faire sans Jack qui a mis la main à la peinture et Dawson notre généreux donateur ! et puis Douggy rendons à César ce qui est à César !
En chœur Doug, Jack et Dawson : c’était tout naturel !! chef !
La complicité se lie dans leurs yeux.
Audrey : je vais de surprise en surprise, un bateau, une amitié, Dawson, Pacey et pas de fille ? Non mais on est dans la 4ème dimension !!!
Dawson et Pacey se regardent, et posent leurs yeux sur Joey qui feint de ne pas le remarquer.
Dawson : et non pas de fille cette fois !
Joey : sinon adieu le bateau, la dernière fois ça n’a vraiment pas été une réussite !
Pacey : tu veux dire « cataclysmique » Potter ! C’est le mot que tu utilises d’habitude ? Non ?
Joey : Oui cataclysmique c’est exactement le mot !
Pacey : tu vois je n’ai pas oublié le « Potter language » !
Ils rient tous.
Gael les regarde l’œil attendri : ça fait longtemps que je ne vous ai pas vu ensemble et si heureux. Tout semble comme avant, il ne manque rien… presque…elle s’arrête, le temps semble comme suspendu. Tous pensent alors à Jen, à leurs souvenirs, et puis il y a tous ceux qui manquent… (Flash back).
Y a comme un goût amer en nous
Comme un goût de poussière dans tout
Et la colère qui nous suit partout
Jack : ses fous rires, son café avec une pointe de crème, ce baiser à la neige qui voulait dire tant, et ses coups de folie à sautiller sur un fauteuil chez Grams en pyjama la musique à fond et puis Emmy…
Y a des silences qui disent beaucoup
Plus que tous les mots qu'on avoue
Et toutes ces questions qui ne tiennent pas debout
Grams : ses prises de bec, son scepticisme, ses larmes, ses réconciliations, ses silences, cet amour.
Evidemment
Evidemment
On danse encore
Sur les accords
Qu'on aimait tant
Pacey : cette potion magique sur l’île aux sorcières, ce pacte fou, son sourire.
Evidemment
Evidemment
On rit encore
Pour les bêtises
Comme des enfants
Mais pas comme avant
Dawson : cette jeune fille blonde mystérieuse sortant d’un taxi, cette 1ère fois si particulière, sucrée, inattendue et pourtant si naturelle, et puis Mitch sa fierté cette échelle…
Et ces batailles dont on se fout
C'est comme une fatigue, un dégoût
A quoi ça sert de courir partout
On garde cette blessure en nous
Comme une éclaboussure de boue
Qui n'change rien, qui change tout
Joey : cette échelle, Mitch, sa maman, son regard doux, bienveillant, cette lettre…
Evidemment
Evidemment
On rit encore
Pour les bêtises
Comme des enfants
Mais pas comme avant
Pas comme avant (France GALLE : EVIDEMMENT)
Grams : cette journée est une belle journée, c’est la journée d’Emmy, alors je ne veux pas la moindre larme ! C’est entendu ?! Jen et tous ceux qui nous manquent sont ici avec nous ! vous ne les voyez pas mais ils sont là, je peux vous l’assurer ! Alors souriez un peu, Jen serait verte de rage si elle vous voyez dans cet état !
Jack : surtout il ne faut pas la contrarier elle a un vrai caractère de cochon !
Dawson : c’est peu de le dire et puis tête de mule avec ça !
Pacey : quand elle a une idée en tête elle ne l’a pas au pied, je sais de qui elle tient ! (Regardant Grams).
Grams : d’ailleurs demain, Dimanche matin nous irons tous à la messe…
Pacey : mais…
Grams : il n’y a pas de mais qui tienne Pacey, et ça ne te fera pas de mal à toi non plus Joey, Jen serait tout à fait d’accord.
Pacey : tête de mule, tu disais…
Grams : mais ça vaut aussi pour vous Audrey. Bien c’est entendu, nous verrons un peu qui remplace le père Jean.
Dawson : Alors si c’est un petit nouveau, je crois qu’on ne peut plus rien dire !
Pacey : Amen ! Tapant sur l’épaule de Grams. Ils rient encore
On sonne : 2 bouquets de fleurs sont livrés, 12 roses blanches à l’attention de Bessie, et 12 roses rouges à celle de Joey avec une carte de visite pour chacune.
Tout le monde reste contemplatif devant ces 2 magnifiques bouquets et perplexe à la fois. Joey se tend à nouveau. Elle devine immédiatement par qui elles sont envoyées. Pacey jaloux, le devine tout aussi vite.
Bessie sur un ton détaché qui marque le peu d’intérêt qu’elle accorde à ce bouquet : c’est Andrew, il s’excuse de ne pas pouvoir être avec nous. (Elle évite de lire la carte sur laquelle il est écrit « 1000 pardons pour ne pas être en si charmante compagnie. Andrew. » Elle pense intérieurement : toujours aussi maniéré et hypocrite)
Gael naïve : Quelle charmante attention Joey !
Joey répondant à Gael sans y prêter attention : Oui…
Joey lit rapidement le carton et le froisse machinalement. Il est écrit : « Reviens, je te pardonne ton escapade, ton Andrew ».
Pacey curieux et agacé : Et toi Joey, que dit-il de charmant ?
Joey reste évasive : oh ce que se disent habituellement les amoureux… (sur le ton de la plaisanterie).
Audrey : T’es bien indiscret Pacey ! on ne pose pas ce genre de question à une future mariée !
Alex qui ouvre la bouche pour la 1ère fois du repas : c’est sûrement cochon !
Tout le monde se tourne vers lui ahuri, Pacey éclate de rire, tout le monde le suit, Dawson lui jette malgré tout un regard de tueur…
Jack : en parlant de mot doux, (il sort de sa poche une lettre), Andy, vous embrasse tous, elle regrette de ne pas être avec nous, vu son état les médecins lui ont conseillé de ne pas prendre l’avion, mais elle nous attend tous à Florence pour la naissance d’ici 4 mois !
Dawson les yeux fixés sur Jack : la naissance… quelle naissance ???
Gael : Oh mon dieu c’est magnifique !!
Grams : un miracle de Dieu !!
Pacey : Grams, je crois que Dieu n’y est pour rien dans cette affaire, pas plus que la cigogne ou les choux ou les abeilles et les petites fleurs…
Grams : que tu peux être agaçant Pacey, (elle lui pince la joue avec affection.)
Jack : et oui nous allons avoir un petit Mac Phee !
Pacey : Je suis vraiment content pour notre Maman Mac Phee !!
Audrey interroge Joey, elle n’a jamais eu l’occasion de la rencontrer.
Joey : c’est une fille extraordinaire, elle a accompli des miracles : elle est même arrivé à réconcilier ces 2 imbéciles (elle regarde Pacey et Dawson), vous vous souvenez dans ce fameux repas surprise ! un vrai plan diabolique pour que ces Messieurs s’adressent à nouveau la parole ! et que Jack et Jen se pardonnent, je ne sais plus quoi d’ailleurs !!
Jack : et vous vous rappelez de cette phot souvenir, on était beau à l’époque !!ça nous rajeunit pas tout ça !
Pacey : A l’époque… parle pour toi, moi je n’ai pas pris une ride ! c’est vrai qu’Andy avait bon goût en matière de garçon !
Audrey : le serial lover a encore frappé !!
Jack s’adressant à Joey : il y a un ps spécial pour toi Joey. Elle écrit : « Joey tu te souviens de notre promesse avec Jen, un soir bien arrosé et cette fameuse question, tu t’en rappelles ? Alors quelle est ta réponse maintenant ? »
Je ne vois pas de quoi parle Andy, encore un secret entre filles !!
Joey : vous vous rappelez c’était au moment de la fameuse orientation après le lycée, et la fameuse question !
Dawson : Ah oui ! où et comment vous voyez vous dans 5 ans ?
Joey : ça fait déjà 10 ans… on s’était promis avec Jen et Andy de se retrouver pour répondre à cette question…
Pacey : Alors Potter, les résultats sont plutôt bons non ?
Audrey : on pourrait pas faire mieux, je crois ! un job en or un mariage à venir !
Joey commence à répondre quand arrive Buzz !
Buzz : salut la compagnie y a encore du gâteau ?
Pacey : Eh Buzz ! t’as de la chance on n’a pas encore attaqué le dessert !
Joey regardant Buzz des pieds à la tête : Buzz… c’est le Buzz ?! ce petit monstre insupportable !! c’est pas vrai !
Buzz avec un grand sourire : Oui tout en chaire et en muscles ! Ma jolie !
Doug : le vocabulaire est toujours aussi élégant, tu sais comment parler aux femmes Buzz !!
Buzz : j’ai été à bonne école ! (Il regarde Pacey.)
Pacey : bon alors on ouvre les cadeaux !! tout excité
Jack : d’abord le gâteau ! allez Emmy c’est à toi de jouer !! il l’a prend sur les genoux.
marmotte (10.12.2004 à 19:22)
Un énorme gâteau dégoulinant de chocolat avec 5 bougies et des étincelles arrive devant Emmy, dans un Joyeux anniversaire, Joyeux anniversaire Emmy, elle souffle de toutes ses forces, applaudissements, flash, photos.
Pacey sautille : les cadeaux maintenant !!! les cadeaux !!! il disparaît comme un courant d’air et revient avec un énorme paquet.Audrey à Joey : On dirait qu’il a 10 ans !!
Joey : Il n’a pas changé toujours aussi gamin ! (Elle sourit en le voyant sauter de joie avec tous les paquets qui arrivent pour Emmy.)
Emmy ouvre le paquet de Pacey : c’est un énorme ballon rose à pois verts muni d’une sorte de poignée.
Grams intriguée : qu’est-ce que c’est que cette chose Pacey ?
Pacey et Emmy en chœur : Un ballon sauteur !
Pacey : Voyons Grams, faut vous tenir au courant !
Emmy lui fait d’énormes bises : Merci merci tonton Pacey !
Pacey aux anges : et c’est pas tout Miss, 1 t. shirt de l’équipe de foot de Capside, spécialement dédicacé juste pour toi !
Elle l’enfile, fière comme un paon, le t. shirt lui sert plus de chemise de nuit mais elle est ravie !
Jack : il te manque quelque chose Emmy, il sort un magnifique ballon de foot américain.
Bessie qui voit d’un mauvais œil ce ballon dans la maison : Je vous propose d’aller manger le gâteau dehors sinon il n’y aura bientôt plus ni assiettes ni vitres ni salon !
Allez tout le monde dehors !!
Scène 11 : dans le jardin des Potter.Le soleil est chaud, le paysage d’automne donne une touche sucrée à cette journée.
Pacey prenant le ballon de foot d’une main et Emmy sous le bras , il crie : A l’attaque !!! il est suivi de près par Jack Doug Audrey Lili et Alex.
Ils commencent à faire les imbéciles. Pacey assis sur le ballon sauteur Emmy lui courrant derrière. Doug et Jack faisant des passes avec Lili et Alexander.
Joey est assise sur le perron de la maison, les regarde en souriant. Dawson l’observe d’abord, puis s’assoie à côté d’elle. Elle lui sourit.
Dawson : alors Joey, comment vas-tu ? on n’a pas eu bien le temps de parler pendant se repas gargantuesque !
Joey : je vais bien. (Elle détourne légèrement le regard). Pas grand-chose à ajouter.
Dawson : Joey, si tout va bien pourquoi je n’ai pas entendu une seule fois ton rire pendant le repas ?
Et pourtant les occasions n’ont pas manqué !
Joey : la fatigue sûrement, mais parle moi de toi, tu n’as pas répondu à la question, tu as des projets en ce moment ?
Dawson : je n’aime pas en parler, rien n’est signé rien n’est fait… mais à toi je peux le dire, je travaille sur un nouveau projet, c’est vrai. J’aurais aimé avoir l’idée le 1er mais Truffaut l’a eu avant moi ! c’est un remake de Jules et Jim.
Joey enthousiaste : oh c’est formidable !
Dawson : et le sujet éternel : une fille et 2 hommes qui se déchirent pour elle. Je n’en sortirais jamais !
Joey : Dawson tu es un magicien, tu es un faiseur de rêve ! Je t’envie parfois, avec un peu de pellicule et une histoire tu nous emmènes ailleurs, cela parait si simple. Tu as réalisé ton rêve le plus cher, je savais que tu y arriverais, je n’en ai jamais douté, je suis fière de toi.
Les paroles de Joey coulent comme du miel dans le cœur de Dawson.
Dawson : le rêve est mon moteur, le cinéma ma famille, la caméra ma maîtresse, il suffit juste de le vouloir très fort ! mais je n’utiliserais pas le mot « simple » quand tu dois gérer les humeurs capricieuses d’une actrice !
Joey regarde un moment les enfants s’amuser avec Pacey.
Joey reprend : Pacey à l’air heureux aussi… il a réussi lui aussi en donnant de l’espoir à des enfants en détresse.
Dawson : c’est un type bien, vraiment bien. Mais tu n’as pas répondu à ma question toi non plus Joey, l’excuse de la fatigue, ça ne marche pas, on se connaît depuis trop longtemps pour que ce genre d’explication me satisfasse.
Joey évite son regard, après un silence… : je me sens vide Dawson, je me sens seule, j’ai rompu avec Andrew.
Dawson reste interdit, au fond de lui il est soulagé par cette nouvelle. Il lâche un soupir : je… je suis désolé, je ne savais pas…
Joey : personne ne sait à part toi Bessie et Grams. Alors pas un mot.
Dawson d’un ton entendu : non, non, bien sûr, tu sais que je suis là Joey.
Joey le regarde enfin. Ils sont comme coupés du monde, on n’entend plus les cris des enfants sur la pelouse. Joey mélancolique s’adresse à Dawson :
« Et quand nos regrets viendront danser
autour de nous nous rendre fous
Seras-tu là ?
Pour nos souvenirs et nos amours
Inoubliables inconsolables
Seras-tu là ?
Quand nos secrets n'auront plus cours
Et quand les jours auront passé
Seras-tu là?
Pour, pour nos soupirs sur le passé
Que l'on voulait que l'on rêvait
Seras-tu là?
Le plus mauvais
La solitude le temps qui passe
Et l'habitude reqardes-les
Nos ennemis dis-moi que oui
Dis-moi que oui?
Là ???
Seras-tu là ?
Seras-tu là ??? » France GALLE : SERAS TU LA ?
Dawson d’un ton rassurant : bien sûr…
Audrey couchée dans l’herbe, le ballon sous le ventre, avec Pacey entrain de la tirer par le pied, elle crie : A l’aide Joey ! Viens m’aider Pacey abuse de la situation !!
Pacey : Dawson !! Viens prendre l’autre pied ! elle est trop lourde !!
Audrey : Merci Pacey toujours aussi délicat !!
Dawson et Joey se regardent, on lit une complicité dans leurs yeux. Dawson lui prend la main et l’entraîne dans une bagarre générale pour le ballon. L’équipe des filles se met instinctivement en place face aux garçons. Buzz arrive à la rescousse les doigts plein de chocolat.
La journée s’achève avec des odeurs d’herbe humide, de traces de boue, des bleus, des rires, des rires encore, toujours.
Scène 12 : sur le port. Buzz et Pacey discutent devant un magnifique voilier, après cette journée mouvementée et haute en couleur.
Buzz : Elle est vraiment toujours aussi canon cette fille.
Pacey : De qui tu parles ?
Buzz : De Grams, imbécile ! Tu me prends pour un idiot, j’ai plus 9 ans ! T’as pas cessé de la regarder toute la journée.
Pacey : Oui elle est canon, mais elle est inaccessible… pour ce pauvre Pacey…
Buzz : Oh tu vas me faire pleurer ! C’est vrai qu’elle a une de ces paires de fesses !
Pacey outré : Buzz ! On ne parle de Joey comme ça !
Buzz amusé par la réaction de Pacey : Quoi ? C’est pas ses fesses qui t’ont fait craqué ? (Buzz ouvre encore la bouche mais est interrompu par Pacey).
Pacey : Non ! et ne pense même pas à ses seins… !
Pacey repense à Joey, sa Joey, il est rêveur, et commence à parler d’elle un peu comme on se confesse dans un murmure :
Tu veux que je t’avoue quelque chose Buzz, ce n’est ni une histoire de fesses ou de poitrine (il repense malgré tout à cette image volée dans le rétroviseur de la camionnette quand elle se changeait, frigorifiée, après leur chasse à l’escargot). Ce sont ses mains…, si tu savais comme elle a les mains douces. Quand elle caresse ta joue c’est comme une montée d’adrénaline, une bouffée de pure plaisir (sa peau frisonne à ce souvenir). Elles sont si fragiles, si fines, sans artifice, pas de rouge à ongles, à peine un anneau à ses doigts, simples et pourtant une telle force. Et puis des poignets délicats, une fois entre ses mains tu as envie d’y rester jusqu’à la fin de tes jours, et ce léger parfum qu’elle met, L’air du Temps je crois, non j’en suis sûr…
Il soupire …
Buzz d’un ton énergique : Pacey qu’est ce que tu attends, elle est à porter de mains, je ne comprends pas, fonce ! Prends la dans tes bras, bouge fais quelque chose !!
Pacey toujours noyé dans ses pensées, il explique à Buzz :
« J'me sens comme un homme à la mer
Qui a déjà aimé me comprenne
J'me sens comme un homme à la mer
Que pourrais-je y faire
J'me sens comme un homme à la mer
Qui n'a jamais aimé me jette
La première pierre
J'me sens comme un homme à la mer
Que pourrais-tu faire »
ETIENNE DAHO : UN HOMME A LA MER
Buzz : si tu ne fais rien, moi je vais mettre les choses au point avec elle !
Pacey se réveille de sa rêverie, il sait que Buzz serait tout à fait capable d’aller la voir et de mettre les pieds dans le plat, il hurle : Non ! je t’interdis de faire quoi que ce soit. Elle va bientôt se marier, c’est trop tard je l’ai perdue…
Buzz toujours aussi obstiné : Alors là mon vieux tu me déçois. N’oublie pas que tant qu’elle a pas dit oui tout est possible ! c’est le moment ou jamais Pacey… sinon t’auras des regrets toute ta vie.
Pacey réfléchissant aux paroles de Buzz : Oui, tu as peut-être raison…
Pacey s’éloigne du ponton. La nuit tombe sur Capside.
Scène 13 : Joey raccompagne Dawson sur le ponton après la journée anniversaire d’Emmy.
Dawson : l’usage veut que le garçon raccompagne la fille…
Joey : Mais tout se perd Dawson !
Joey est au bras de Dawson. Ils se dirigent vers le mythique ponton en bois pour bavarder encore un peu. Ils s’assoient tous les 2. Dawson et Joey regardent le soleil disparaître et les 1ères étoiles apparaître dans le ciel de Capside. L’air se fait un peu plus frais.
Dawson : il en a vu ce pont !
Joey : Oui, des joies, des drames, s’il pouvait parler il serait intarissable !
Dawson interrogatif : toute notre histoire se résume-t-elle à ce ponton?
Joey sur le ton de la plaisanterie : Non ! Tu oublies ta chambre et ces interminables soirées vidéo !
Dawson : comment oublier Joey ? (ils replongent tous les 2 dans leur passé).
« D'aussi loin que je me souvienne
Bribes d'enfances, bouts de scène
Tes yeux, ton visage et ta main dans ma main
Et nos pas sur le même chemin
Joey : Tu étais un peu différent
Et moi, je n'étais pas comme eux
Un peu méprisant pour tous leurs jeux d'enfants
Nous pleurions les yeux dans les yeux
Dawson : On a commencé à se perdre de vue à l'adolescence
Je te trouvais un peu trop austère
Un peu trop sérieuse, un peu trop secrète
Moi, j'avais besoin de cinéma, de lumière
Et de futilité
Joey : Et aussi des autres
Ton amitié était exigente, entière, exclusive
Dawson : Et puis, tu as commencé à être absent
Souvent, puis, plus longtemps
Bessie nous disait que tu partais en vacances
Elle ne mentait pas quand j'y repense
En vacances de vie, en vacances d'envie
Et puis la vérité, celle qu'on suppose
Celle qu'on cache, celle qu'on chuchote
Celle qui dérange, celle qu'on élude
Ton autre chemin
Dis-moi les voix, les envies qui te mènent
Dis-moi les vents, les courants qui t'entraînent
Les idées fixes et les clous qui te rivent
En quelles errances, immobiles dérives
Dis-moi les songes qui frappent à ta porte
Les illusions, les diables qui t'emportent
Vers quel ailleurs, mirage sans angoisse
Sans temps perdu, sans seconde qui passe
A quoi tu penses quand revient le soir ?
Tes quatre murs renferment quelques espoirs ? JJ GOLDMANN, Ton autre chemin
Les questions de Dawson résonnent dans l’esprit de Joey, elle s’interroge, pensive :
Joey : mes espoirs… Elle regarde le ciel étoilé, je ne sais pas…
Dawson d’un ton assuré : Tu le sais Joey, mais tu n’oses pas, ce n’est pas la même chose.
Joey : (ses yeux brillent), tu sais je n’ai jamais vraiment abandonné l’écriture, ni même le dessin, tout est dans un coin de ma tête… mais ce serait de la folie….
Dawson répond du tac au tac : comme ce mariage ?
Joey : Dawson ! (elle est surprise et légèrement en colère)
Un silence s’installe…
Dawson rompt ce silence pesant, il regarde l’horizon.
marmotte (10.12.2004 à 19:29)
Dawson : tu es malheureuse Joey. (il ne lui laisse pas le temps de protester).
Ça ne peut pas durer. Je ne supporte pas de te voir dans cet état là. Tu vas me trouver direct, mais c’est la vérité et tu ne peux pas la fuir ni la nier. Je suis ton ami Joey, tu le sais, tout ce que je veux c’est ton bonheur.
Joey : Dawson écoute, non…
Dawson : laisse moi finir Joey, je veux ton bonheur et je sais que je ne pourrais jamais être celui qui te rendra heureuse. (au moment où il les prononce, ces mots lui déchirent le cœur) je l’ai toujours su mais je ne voulais pas me l’avouer. J’ai toujours su que chacun sur terre avait une âme sœur, mais il ne faut pas la rencontrer trop tôt ou trop tard… nous sommes rencontrés trop tôt joey… j’ai compris aujourd’hui que le seul à être aussi malheureux que toi c’était lui.
Dawson a toujours le regard fixé sur l’horizon, Joey se tourne vers lui, elle n’ose rien dire elle retient sa respiration.
Dawson : tu es tout pour moi Joey, si tu es malheureuse, je suis malheureux, si tu es heureuse, je serais heureux. Alors va le rejoindre, rien ne t’en empêche si ce n’est ta trouille légendaire ! tu ne dois plus être effrayée par la vie Joey.
A ton avis, pourquoi il s’occupe avec tant de dévouement de cette association ? Quand il est venu me voir pour être son sponsor, tu sais ce qu’il m’a dit ? : « Je veux donner une chance à tous ces gosses de sortir de ce trou de Capside, qu’ils voient le monde ».
Joey reste muette.
Dawson : ça ne te rappelle rien ? Ce sont tes propres mots Joey, ceux que tu répétais à longueur de temps au lycée et tu y es arrivée. Tout ce qu’il fait c’est pour être un peu avec toi.
Il souffre, Joey, de ton absence comme tu souffres de la sienne.
Et ton mariage n’est qu’un leurre,
Et ce voyage à l’autre bout du monde n’est qu’un pansement sur un cœur blessé.
Jeoy : quel voyage ?
Dawson : Monsieur a décidé comme à son habitude de partir en mer et de rejoindre l’Afrique.
Joey : je ne savais pas…
Dawson : non Joey tu ne savais pas… à vrai dire, tu ne sais plus grand-chose de nous.
Joey : je suis désolée… je…
Dawson : tout ce que je te demande Joey, c’est d’être honnête avec toi-même. N’ai plus peur d’affronter la vie.
Il l’embrassement tendrement sur la joue et la laisse seule sur le ponton.
Scène 14 : la nuit chez les Potter.
La chambre de Joey est mitoyenne avec la chambre bleue, celle de Pacey. Joey est en pyjama, elle se brosse machinalement les cheveux face à sa coiffeuse. Elle scrute ses pensées les plus folles à travers son reflet. Elle attend peut-être quelque chose…un signe… Rien…
Au même moment Pacey est allongé sur son lit , caleçon à carreau rouge et vert, T shirt blanc. Il arrange son oreiller une centaine de fois sans arriver à trouver une position confortable. il sait qu’elle là. Il sent sa présence, son parfum, il écoute… Rien…
Elle se couche emmitouflée dans ses couvertures. Elle sent sa présence, son odeur, elle écoute … Rien…
Elle repense aux paroles de Dawson. Elle pose la main sur cet espace vide à côté d’elle et rêve tout bas :
« Ce soir, je ne dors pas
Comme la toute toute première fois
Où tu es venu contre moi
Où j'avais peur de toi
Ce soir, je ne dors pas
Comme la toute toute première fois
Où tu dormais dans mes bras
Où je prononçais ton nom tout bas
Quand j'étais enfant, mon prince charmant
Était si différent de toi
Quand j'étais enfant, mon prince charmant
Était bien autrement, pourquoi
Ce soir je ne dors pas
C'est la toute toute première fois
Où je comprends que c'est toi
Ce garçon que je n'attendais pas »
France GALLE : CE SOIR JE NE DORS PAS
On entend de l’agitation dans la maison. Pacey au petit matin, les couvertures dans tous les sens, il sert son oreiller dans les bras….et se met à se retourner dans toutes les positions en murmurant :
« Je ne peux plus me réveiller, rien à faire
Sans moi le monde peut bien tourner à l'envers
Engourdi par le sommeil et prisonnier de mon lit
J'aimerais que cette nuit dure toute la vie
En partant tu m'as mis le cœur à l'envers
Sans toi la vie est devenue un enfer
Entortillé dans mes draps je crois me souvenir de toi
Lorsque tu disais tout bas que tu n'aimais que moi
Tout ce qui se passe au dehors m'indiffère
Que le monde saute ce n'est pas mon affaire
Dans ces draps bleus traîne encore l'odeur de tes cheveux
Ce bleu infiniment bleu que j' trouvais dans tes yeux
Lorsque je rêve tu es tout près de moi
C'est la seule façon de rester avec toi
C'est la raison pour laquelle je n'veux plus quitter mon lit
Pour qu'enfin toutes les nuits durent toute la vie »
ETIENNE DAHO : LE GRAND SOMMEIL
Scène 15 : A la messe dimanche matin.
Ils sont tous présents à l’Eglise sur les ordres de Grams. Comme les mauvais élèves, Dawson, Joey, Pacey et Jack sont un banc derrière Grams, Audrey Doug et Emmy.
Dawson est toujours aussi élégant, dans un costume bleu marine, il porte une cravate légèrement plus claire. Joey, elle, c’est une jupe noire et un petit chemisier rouge. Ses cheveux sont lâchés. Pacey a opté pour un look décontracté, polo bleu marine, veste en laine polaire gris anthracite et jean. Jack, chemise et pull, il essaie d’arranger le col de la robe d’Emmy que Doug tient dans ses bras. Audrey a enlevé son piercing au nez pour l’occasion, à moins que Grams ne lui ait arraché de force…
Ils attendent que la messe commence. Pacey commence à gesticuler dans tous les sens, comme un enfant qui attend le début d’un spectacle.
Les commentaires fusent.
Pacey : j’en reviens pas d’être ici !
Joey : A qui le dis tu, je n’aime pas beaucoup les Eglises je n’en ai pas de très bon souvenirs…
Dawson : Grams a joué sur la corde sensible avec la petite prière pour Jen…
Jack : Jen doit bien rire en nous voyant tous endimanchés pour la messe !
Pacey : c’est long ! quand est-ce que ça commence ? Y’a un entracte au moins ?
Joey : Pacey arrête de dire des bêtises plus grosses que toi !
Pacey : si on peut même plus plaisanter
Jack : Je me demande quelle tête va avoir le nouveau prêtre…
Joey : encore un vieux papi gâteux !
Grams se retournant en un éclair les yeux les mitraillant : Vous avez fini tous les 4, vous êtes dans la maison du Seigneur ! un peu de silence !
Prenez exemple sur Doug et Audrey. (ils bondent tous les 2 le torse, fiers du compliment)
Audrey se retournant vers Pacey : Oui c’est vrai, on entend que vous ! T’es toujours aussi discret Pacey !
Pacey grimace derrière le dos d’Audrey : t’as raté ta vocation de bonne sœur, Audrey !
Dawson et Joey pouffent de rire.
Pacey s’impatientant : Bon c’est pas tout ça mais il est passé où le nouveau curé … il…(il s’arrête net, comme paralysé.)
Jack : oh non, dites moi que je rêve…
Dawson : C’est une blague !
Pacey ayant repris ses esprits, regarde dans tous les recoins de la salle : où est la caméra ? on est filmé là ?
Joey : c’est le diable en personne.
Le curé : mes biens chers frères…
Joey : Jen doit se retourner dans sa tombe !
Jack : tu rigoles, elle doit être pliée en 2
Gram : Oh mon dieu…
Pacey : bon je regrette pas d’être venu !
Le curé : je suis votre nouveau prêtre, je suis heureux d’être ici parmi vous, dans la communauté de Capside que je connais bien.
Pacey : tu l’as dit bouffi !
Le curé : je me présente je suis le père Valentine.
Joey : Sacrilège il a osé prononcé son nom dans un lieu saint !
Dawson : ça a tout de L’Exorciste, il ne manque que son vol dans les airs…
Valentine : Certains me connaissent déjà…
Joey : dommage pour toi…
Valentine :… je voudrais commencer cette 1ère messe par une prière pour tous ceux qui sont absents et qui nous manquent.
Un silence s’installe dans l’église. Après quelques minutes de recueillement, Valentine reprend la parole.
Valentine : ils est toujours difficile de comprendre pourquoi les êtres qui nous sont si chers, sont rappelés à Dieu. Souvent trop tôt, sans prévenir, dans un déchirement.
Et à ce moment précis, on est en colère après la terre entière, après Dieu ! Pourquoi ? Pourquoi ? Cette question nous ronge, on se rend compte à quel point une simple présence peut être à ce point nécessaire, vitale à son propre équilibre. Et les regrets vous submergent.
(Ces mots sont un électrochoc pour Joey, ils ravivent des douleurs enfouies. Pacey le sait. La main de Joey effleure celle de Pacey. Il lui serre la main et lui sourit.)
Ces simples mots, « je t’aime », la vie n’a pas laissé le temps de lui dire… lui dire à quel point il, elle, est tout.
Et on en veut encore plus à Dieu, aux autres, à soi. Le fait de ne plus la serrer dans ses bras, de sentir son regard posé sur soi, tout manque. Je connais cette colère, et je vous mentirais si je vous disais qu’elle disparaît avec le temps. Le temps ne fait rien à la douleur, plus la séparation est longue, plus elle est douleur. Mais faites de cette douleur une force ! C’est dans la prière que vous trouverez, que nous trouverons le réconfort et la paix. Priez de tout votre être, de tout votre cœur, pour que ceux que vous aimez et la vie vous paraîtra moins cruelle.
Fin de la messe. Le père Valentine termine son prêche par ces quelques mots : écoutez votre cœur, et aimez vous les uns les autres !
Les gens sortent de la messe, le père Valentine serre la main à ses nouveaux paroissiens, il se dirige vers le banc de Dawson.
Valentine : je constate que vous êtes toujours inséparables ! Les choses ne changent pas.
Pacey : les choses ne changent pas… faut vite le dire !
Drew sourit et prend conscience de son nouvel habit et de sa nouvelle fonction.
Pacey : et comme on dit, l’habit ne fait pas toujours le moine !
Drew : j’ai changé Pacey, je te rassure, les voix de Dieu sont impénétrables !
Joey : j’ai beaucoup aimé ce que tu as dit Drew.
Drew : j’ ai pensé à Jen en l’écrivant. Sa mort m’a beaucoup touché ; plus que je ne l’aurais pensé, et puis j’ai été appelé…
Il voit son bedeau lui faire signe : excusez moi, le devoir m’appelle. Ça m’a fait plaisir de vous revoir. (Avant de partir il se retourne une dernière fois avec l’œil taquin) au fait, les confessions se font tous les matins à partir de 8 h. (regardant Joey, Pacey, Dawson et Jack) Vous avez bien 1 ou 2 pêchers sur la conscience, surtout notre petit trio infernal ! et c’est sans rendez vous ! (Il s’en va…)
Pacey le regardant s’éloigner : toujours le mot pour rire ce Drew !
Ils sortent tous. Pacey et Dawson sont les derniers. Dawson prend Pacey à part.
Dawson d’un ton sérieux : Pacey.
Pacey : oui Dawson.
Dawson : tu es mon ami ?
Pacey : la réponse va de soi ! t’es tombé sur la tête ou c’est Drew qui te perturbe ?
Dawson toujours sérieux : Tu es mon ami et tu n’as qu’une parole Pacey ?
Pacey : Bien sûr Dawson, de quoi tu parles ?
Dawson : et bien je crois qu’il est temps que je te rappelle la promesse que tu m’as faite il y a déjà un petit moment, et que tu as visiblement oubliée.
Pacey : tu sais bien que je ferais n’importe quoi pour toi. Si j’ai oublié… je ne vois pas de quoi…
Dawson regarde Joey, Pacey se tait.
Dawson : tu sais de quoi je parle Pacey ? Tu me l’as promis, alors tiens ta promesse : veille sur elle.
Pacey regardant Joey : elle n’a besoin de personne et encore moins de moi !
Dawson : Tu te trompes Pacey, bien plus que tu ne crois. Tu m’as donné ta parole. Alors fais le.
Ils vont rejoindre les autres…
Pacey se frottant les mains : bien il est encore tôt ! Qui a une petite faim ? j’offre le petit déj ! c’est ma tournée !
Jack, Douggy, ça vous dit ?
Doug : non désolé, c’est journée rangement aujourd’hui.
Jack fait la grimace : désolé, on te rejoindra plus tard… (D’un ton résigné)
Pacey ne perd pas espoir : Dawson ! mon vieil ami, tu viens ?
Dawson : j’ai promis à Audrey de jeter un coup d’œil sur son nouveau clip…
marmotte (10.12.2004 à 19:36)
Audrey finit la phrase :… et puis des œufs au bacon c’est vraiment pas bon pour ma ligne, surtout après le repas d’hier !
Pacey se retourne alors vers Joey, les yeux implorants.
Joey hausse les épaules : Bon d’accord Pacey, faut bien que quelqu’un se dévoue. C’est jour du seigneur ! (regardant les autres avec un ton de reproche et de plaisanterie). Mais à une condition…
Pacey tout content : tout ce que tu veux Joey. Il sautille de joie sur place.
Joey : tu arrêtes de faire le kangourou et on passe à la maison pour que j’enfile une tenue plus appropriée.
Pacey : tes désirs sont des ordres !!
Joey le prenant au mot : attention à ce que tu dis, je pourrais en abuser !!
Ils se séparent en riant, dans une bonne humeur générale.
Scène 16 : Pacey est assis confortablement dans le canapé des Potter. Joey descend les escaliers, parée.
Joey : ça y est, j’ai pas été trop longue ? (elle est en jean, avec un gros pull en laine à grosse maille dans un camaïeux de rouge avec un col roulé qui lui protège le cou du froid).
Pacey : Non… encore 5 minutes et je m’endormais !
Joey : Ah ! Ah ! Pacey ! (il la regarde son œil pétille)
Joey s’excusant : ce n’est pas très esthétique, mais au moins c’est plus confortable.
Pacey : Non non, un rien t’habille !! Bon allez c’est parti Potter !! aujourd’hui, c’est moi ton guide à Capside et aucune protestation ne sera admise !
Joey amusée : mais je croyais que mes désirs étaient des ordres Pacey ?
Pacey : je te rappelle que l’esclavage a été aboli, mais on trouvera bien un terrain d’entente !
Il l’entraîne dehors, lui ouvre la porte de cette vieille camionnette bleue.
Pacey : Mademoiselle, si vous voulez vous donner la peine ?
Scène 17 : Promenade à Capside.
Ils sortent d’un petit café. Pacey se frotte le ventre. Joey le regarde.
Joey : je n’ai jamais vu quelqu’un engloutir autant de pudding que toi Pacey en un temps records.
Pacey : eh eh, tu oublies les œufs au bacon, divin, la tarte aux pommes, tu as bien fait d’en commander une portion.
Joey : je n’ai pas vraiment eu le temps de l’apprécier, vu que tu t’es jeté sur cette pauvre tarte sans prévenir !
Pacey : tu exagères Jo !!
Elle lui enlève un reste de pomme dans la barbe.
Joey : et ça c’est quoi ? (elle tient ce bout de pomme dans les doigts et lui met sous le nez).
Pacey : Rien ! (il croque les doigts et la pomme disparaît instantanément).
Joey les doigts pleins de bave : Pacey tu es dégoûtant !
Il sourit fier de lui : oui je sais !! il réfléchit : Bien…(Pacey regarde autour de lui toujours en se frottant les mains, il indique une direction du doigt). Allons par là !
Il propose son bras à Joey et tracent leur chemin. Ils s’arrêtent. Pacey regarde de l’autre côté du trottoir.
Pacey : ça ne te rappelle rien ?
Joey sourit : mes orteils s’en souviennent encore …
Pacey : Parfait ! C’est parti !( il la tire par le bras et traversent la rue.)
Joey essayant de l’en dissuader : non Pacey, tu ne crois quand même pas que…
Pacey : aucune protestation ne sera admise, je te le rappelle, et ça nous fera un peu digérer !
Joey : c’est toi qui t’es empiffré, pas moi !
Pacey moqueur : aurais tu peur de ne pas être à la hauteur Potter ? Tu es peut-être un peu rouillée avec l’âge ?
Joey piquée au vif : Alors là c’est ce qu’on va voir Witter ! (Elle le pousse à l’intérieur, bien décidée à lui montrer ses prouesses en danse.)
La salle de danse n’a pas changée : toujours aussi peu lumineuse, toujours aussi peu de fantaisie, mais qu’à cela ne tienne ! Il suffit juste d’une piste de danse et d’un peu de musique. On entend le professeur marteler : 1 et 2, 3 et 4, 5 et 6, 1 et 2, 3 et 4….
Pacey : enlève ton pull, ça va chauffer Potter !!
Ils sont là tous les 2, l’un en face de l’autre à quelques centimètres. Ils se laissent pénétrer par le rythme. Pacey en tant que cavalier prend les choses en main.
Pacey : Bien on va voir ce qui nous reste de nos cours !
Joey : c’est comme la bicyclette, ça ne s’oublie pas !
La musique démarre sur un rock lent , My baby just cares for me de Nina Simone.
Pacey : Parfait pour une remise en jambe !
Les pas se mettent en place naturellement, sans heurt, sans gêne. Pacey sourit à Joey. Elle semble enfin être la Joey qu’il connaît. Son œil frise, la complicité d’antan renaît au rythme de la musique.
Une passe, un tour américain, ils enchaînent sur « I’m just gigolo » de Louis Prima.
Pacey est sur un petit nuage, Joey le rejoint.
Suit un rock endiablé « Walk of life » des Dire Streats puis les Blues Brothers et leur tube planétaire . les choses deviennent sérieuses, Pacey prend totalement le contrôle de sa partenaire, une passe puis une seconde, leurs gestes s’accélèrent, mais sans confusion, il la prend par la taille la soulève dans les airs, comme une plume, il la fait basculer d’un côté des ses hanches puis de l’autre, Joey écarte les jambes retombe sur ses pieds.
Pacey : Fred Aster et Ginger Rogers n’ont qu’à bien se tenir !!
Joey : la relève est assurée !!
Leurs cœurs battent, ils sont légèrement essoufflés après ce rock endiablé. On entend alors des violons et une voix roque, si particulière de Louis Armstrong et son si romantique « What a wonderfull world ». Les gestes deviennent plus lents, plus sensuels. Ils se laissent porter par la musique, bercés par les paroles le rythme. Leurs corps s’accordent parfaitement au point de ne former plus qu’un. Leurs peaux se frôlent. Des frissons. Que cette chanson ne s’arrête jamais. Ils continuent à danser … la musique s’est arrêtée. Ils ne s’en rendent compte tout de suite, ils sont un peu gênés, mais le plaisir est plus fort.
Pacey : Merci pour cette danse. Pacey s’incline légèrement, elle le relève.
Joey : Merci à toi Pacey, elle lui sourit.
Pacey retrouve ses 15 ans, il sent une certaine timidité refaire surface…
Pacey : Allez Joey ! enfile ton pull la journée n’est pas finie !!
Le temps d’attraper son pull, ils sont déjà dehors. Il la prend par la main et l’entraîne…
Joey : et Pacey où compte tu aller comme ça ?
Pacey : Capside regorge de nouveautés insoupçonnées ! tu es une bonne cavalière j’espère !?
Joey toujours en courrant : Quoi ? mais qu’est-ce que tu racontes ?
On voit le magasin de vidéo, le nouveau Rialto plus moderne mais avec la même enseigne un peu rétro,et les quais de Capside. Au coin d’une rue…
Pacey s’arrête net et d’un geste grandiose : Tatane !! (Pacey présente pompeusement un manège de chevaux de bois ancien, sculpté, dans les tons de jaune, vert pâle, tout illuminé. Une sorte de comptine désuète ajoute à ce spectacle d’un autre temps.
Joey : Non…
Pacey : si !!!!! et tu en meurs d’envie !! (Ces mots à peine prononcés, Joey et Pacey chevauchent leurs destriers. La musique, les lumières, le tourbillon, ils se laissent emporter, ils ont 15 ans à peine….
Sur les quais, ils promènent côte à côte. Chacun tenant une verre de chocolat viennois brûlant.
Joey heureuse : Pacey, tu es le meilleur guide de Capside que je connaisse. (elle le regarde le sourire aux lèvres, elle a un peu de chantilly sur le nez, ce qui fait sourire Pacey. Il lui enlève cette crème du bout du doigt.
Pacey : et tu n’as encore rien vu ! Il prend alors la voix d’un guide touristique : de cette charmante petite ville côtière où il fait bon vivre !
Il achète des marrons chauds à un marchand ambulant, en épluche un et le donne à Joey.
Joey : toujours aussi attentionné !...
Pacey : on ne se refait pas ! il ne peut s’empêcher de rajouter… j’espère que ton futur en fait autant … il attend une réaction, un signe de Joey.
Elle perd cette joie de vivre à la seconde et s’assombrit.
Joey : Pacey ne gâche pas cet instant magique… s’il te plait… on ne parle plus du futur, on a 15 ans aujourd’hui, tu veux bien ?
Voyant qu’il l’a blessée, il reprend son ton joyeux : abracadabra ! Melle Potter, la visite est loin d’être terminée !
C’est reparti, il l’entraîne à nouveau !
Dans une petite crique au bord de l’eau. Une jolie petite crique isolée et déserte, protégée du vent par les rochers. Le sable est blanc, la mer est calme. On entend le clapotis des vagues sur le rivage. Le bleu de la mer se mélange aux reflets rouges du soleil qui disparaît peu à peu. Sur la droite on aperçoit les lumières du port de Capside et quelques voiliers se dessinent.
Joey : mais Pacey, il va bientôt faire nuit, qu’est-ce qu’on fait les pieds pratiquement dans l’eau ?
Pacey : c’était prévu ! ne bouge pas !
Pacey plante Joey sur la plage et disparaît derrière les rochers. Il revient 5 minutes plus tard les bras chargés.
Pacey : j’ai pas été trop long ? T’as pas eu peur ?
Joey : ah ah ! Très drôle ! C’est quoi ce barda ?
Pacey : T’es pas très perspicace Robinson !
Il étend un immense plaid à carreaux verts sur le sable, déplie 2 sacs de couchages.
Pacey satisfait de son travail : Voilà, tout y est je crois ? notre visite de Capside ne pouvait s’achever sans une nuit à la belle étoile !!
Joey sceptique : Mais on va se geler Pacey ! on n’est pas aux Bahamas !!
Pacey toujours aussi sûr de lui : J’ai tout prévu ! il sort une boite d’allumettes qu’il agite sous le nez de Joey.
Elle lui prend la boite des mains.
Joey sur un ton de commandement : et bien va chercher du bois Vendredi !
Pacey est à 4 pattes devant un tas de bois. Il souffle sans relâche pour que le feu prenne, sans succès. Joey regarde le spectacle des fesses de Pacey qui s’agitent, mais pas une flamme, ni même la moindre étincelle.
Joey : je te l’ai déjà dit Pacey, sur une île déserte c’est moi qui m’occupe du feu !
Pacey vexé : très bien, très bien, je sais c’est toi qui a suivi les cours de sciences…
Il se lève prend la place de Joey. Joey celle de Pacey. Mais si les fesses de Joey s’agitent comme celles de Pacey, une flamme puis deux puis un brasier jaillit de ces branches mortes.
Joey d’un ton détaché : et voila le travail !
Pacey de mauvaise foi : c’était pas difficile, il ne te restait plus qu’à mettre une allumette !
Pacey et Joey sont assis côte à côte sur le plaid. Joey tient ses genoux entre ses bras. Pacey, lui, a tout l’air d’un chef indien. Ils regardent le soleil se coucher.
Pacey d’un ton satisfait : on n’est pas bien là ?
Joey : Mieux que bien…
Pacey sourit. Ils fixent toujours l’horizon.
Joey : cette journée était formidable Pacey, je ne suis pas prête de l’oublier. Elle est passée trop vite…
Pacey : nous avons encore toute la nuit devant nous… (d’un ton rêveur, nostalgique, un peu comme s’ils étaient ailleurs dans un autre monde, dans une autre vie. Silence.)
Il reprend d’un ton plus enlevé : le guide est à votre disposition pendant 24 h, petit déjeuner inclus !
Elle sourit. Le soleil a fait place aux étoiles. Pas un nuage. Un voile noir constellé de petits diamants a drapé le ciel.
Pacey : d’ailleurs en parlant de déjeuner… pacey se retourne vers un sac, t’aurais pas une petite faim Joey ?
Joey réfléchit un instant : maintenant que tu me le dis, un petit creux peut-être ? mais…
Elle n’a pas le temps de poser de question supplémentaire que Pacey sort un énorme paquet rose.
Joey regardant le paquet : c’est pas vrai, décidemment vous m’étonnerez toujours Monsieur Witter !
Pacey ravi d’entendre son nom : Bon je sais que ça ne fait pas très Robinson Crusoé, j’aurais dû attraper du poisson à main nue… mais d’un autre côté (il ouvre le paquet) quoi de mieux que des marshmallows autour d’un feu à la belle étoile !
Les marshmallows piqués sur des brindilles fondant à vue d’œil au contact des flammes, font le bonheur de nos 2 naufragés. Complicité retrouvée, rires, regards moqueurs, enjoués, attendris.
Pacey un marshmallow entre les doigts, regarde le feu il parle à Joey autant qu’à lui-même :
« J'étais sage comme
un orage
ni virtuel ni imbécile
Je sais bien ce n'est plus de mon âge
Comme tu vois j'ai l'instinct fragile
A penser à tout ça
J'ai une larme qui coule
C'est l'instant qui veut ça
Nostalgic du cool
Automat traumatisé
Je m'détraque trop attisé
Je me lève à l'eau glaciale
Je déteste ce confort social
On grandit bien trop vite
Sur cette planète plastic
Où la vie semble pratic
Aujourd'hui je savais ma chance
Je dois retrouver mon enfance »
M : NOSTALGIC DU COOL
Joey rêveuse. Elle regarde les flammes danser : notre enfance, j’ai l’impression que c’était hier : nos discussions autour d’un feu de camp, nos chamailleries, nos réconciliations. Nos vies étaient moins compliquées peut-être ?... cette petite flamme, celle en nous, qui nous poussait à agir, à vivre, (elle regarde Pacey), tu crois qu’on l’a encore ?
Pacey : Bien sûr Joey, elle est peut-être moins vigoureuse qu’avant, il suffit juste d’un souffle pour la raviver. Il faut juste y croire.
Joey : Tu as raison, peut-être…(elle fixe à nouveau les flammes. Elle frissonne légèrement, la nuit commence à se refroidir. Pacey lui met sa veste sur les épaules. Elle relève le col, met ses mains dans les poches. Elle sort une petite fiole argentée dans un étui de cuir. Elle la met sous le nez de Pacey. Elle commence à la dévisser.
Pacey : oh non, non, Potter ! (Pacey essaie de lui reprendre). Hors de question que tu boives ne serait-ce qu’une goutte de ce cognac !
Joey l’œil pétillant : cognac ! c’est ce qu’il me faut ! ça réchauffe ! (elle met la bouteille à la bouche. Une sorte de jeu s’installe entre eux.
Pacey : non, non, non, on connaît tous les 2 l’effet catastrophique que l’alcool a sur la petite Potter !
marmotte (10.12.2004 à 19:45)
Elle essaie de l’amadouer avec un sourire : je n’ai pas le vin triste, ça peut être drôle !
Pacey : Joey je vais me fâcher ! j’ai dit non !
Joey : une petite gorgée , Pacey s’il te plait !
Pacey : non. Je te rappelle que ce soir tu es mineure : pas d’alcool, pas de drogue, rien !
Joey : toute petite, (elle le supplie).
Pacey abandonne : une goutte alors, c’est promis ?
Joey : Promis ! (elle jure comme les scouts et met les lèvres au goulot).
Pacey : une goutte on a dit Joey !!Stop Stop !!
Joey ne s’arrête plus, Pacey lui arrache la fiole des mains.
Joey : mais Pacey, je n’ai même pas eu le goût !
Pacey : ça te suffit ivrogne va ! Vraiment Joey on ne peut pas te sortir ! (Il referme la fiole et la confisque définitivement. Mais avant il en boit aussi une petite lichette.) Tu en as bu la moitié Joey !
Il prend l’air bougon et Joey pour se faire pardonner lui fait un bisou sur sa joue barbue.
Joey d’une petite voix : pardonnée ?
Pacey : Oui ! tu sais que je ne peux rien te refuser !
L’alcool a le don de réchauffer les corps et les cœurs. Joey a les pommettes légèrement plus roses sous l’effet du cognac. Pacey et Joey s’allongent l’un à côté de l’autre sur leur duvet. Ils scrutent le ciel.
Pacey : Qu’est-ce que tu vois dans le ciel Joey ?
Joey : Je ne sais pas, Pacey. Des milliers de petits points lumineux, éphémères, qui disparaîtront au petit matin. Et toi Pacey ?
Pacey : tu vois cette étoile, la plus scintillante, c’est l’étoile du berger. L’étoile des marins. C’est elle qui leur indique le nord. Même perdus dans la tourmente, quand la tempête fait rage, que les vagues s’écrasent sur le frêle esquif, qu’il n’y a plus d’espoir, elle leurs montre le chemin, le cap à tenir, elle veille sur eux.
Joey : Certains arrivent à lire l’avenir dans les étoiles, tu y crois toi ?
Pacey : peut-être… Tu vois ton avenir dans les étoiles Joey ?
Joey plus triste : Je lis des ouvrages à longueur de semaines, je les sélectionne, j’en écarte certains, j’en édite d’autres. Tous parlent de la vie, celle qu’on a, celle qu’on n’a pas, celle qu’on a choisie, celle qu’on subit. Mais je ne sais pas lire les étoiles Pacey, je ne sais pas les lire.
Pacey : et ton histoire Joey ?
Joey : je ne sais pas la lire non plus…
Pacey : Il faut d’abord que tu l’écrives Jo, avec tes propres mots, tes propres envies, tes propres désirs.
Joey , dans un murmure : J’ai peur…
Pacey : de quoi ?
Joey : Je ne sais pas…
Pacey : prends ma main, ferme les yeux. Je suis là. Elle pose sa main fine et délicate dans celle de Pacey. Ils ont 15 ans toujours. Avant de sombrer dans un profond sommeil, Joey dans un souffle : Pacey, c’est toi mon étoile…
Il sourit et ferme les yeux à son tour, lui tenant toujours la main.
Le lendemain matin, le soleil se lève à peine. Pacey réveille doucement Joey pour qu’elle profite de ce moment si simple un lever de soleil. Elle émerge lentement. Un œil puis l’autre. Elle sourit à la vue de Pacey. Le feu n’est pas complètement éteint. Le bois finit de se consumer.
Pacey d’une voix douce chuchote à l’oreille de Joey :
« Vois, l'aube est pleine de promesses
Chinoise aux ombres mobiles
Les nuages se pressent et les étoiles filent
Demain est presque là, éclaire une autre ville
Les rues sont pleines de promesses
Mobiles et ombres chinoises
L'air frais claque, se tend
Balaye tes cheveux
J'ai les doigts sur tes tempes, tu fermes les yeux
Sur le port de Capside, Pacey et Joey main dans la main.
J'aimerais te parler de ballades sur le port
Et de trésors cachés dans les rochers le soir
J'aimerais simplement te changer les idées
J'aimerais simplement chasser tes idées sombres
La lune est pleine de promesses
Exauce les voeux les plus fous
Oublie visages vides et avides
Laisse ces soucis où hélas tu te prélasses tant
Au milieu des voiliers amarrés.
Je voudrais te parler de croisières sans fin
De signes et de mots sur le sable gravés
Je voudrais simplement te changer les idées
Je voudrais simplement te chasser tes idées sombres
Joey et Pacey devant un magnifique voilier en bois, la coque bleu marine, le mat gigantesque, pas un de ces voiliers modernes, de course, sans âme, un bateau de pirates.
Je voudrais te parler de ballades sur le port
Et de trésors cachés dans les rochers le soir
Je voudrais simplement te changer les idées
Pour que tu puisses enfin chasser mes idées noires »
Daho, PROMESSES
Jeoy : de quelles idées noires parles-tu Pacey ?
Pacey : laisse tomber, je me suis perdu dans mes pensées.
Joey : Pacey, parle moi ! ça ne va pas si bien que ça alors ?
Pacey qui essaie de minimiser les choses : non tu me connais je plaisantais !
Joey insiste du regard.
Pacey : un petit coup de blues, c’est le blues du marin, ça va passer.
changeant de sujet et regardant fièrement ce voilier : alors qu’en penses-tu ?
joey : il est magnifique, mais… elle regarde sur le côté et lit : TRUE LOVE II.
Pacey je ne comprends pas …il est à toi ?
Pacey : toujours aussi perspicace Joey !
Joey : avec ce nom (elle n’ose pas le prononcer) …
Pacey lui coupant la parole : J’ai pensé qu’il fallait laisser une seconde chance au True Love… silence.Tu veux monter ?
Joey : j’en serais très honorée.
Au même instant on entend la cloche sonnée les coups de 8 h.
Pacey déstabilisé : Merde quelle heure est-il ?
Joey : 8 h pourquoi ?
Pacey : Je vais être en retard !
Il la prend par la main et l’entraîne à nouveau : la visite ce sera pour une prochaine fois !
Scène 18 : salle de classe, avec une carte du monde, une mappemonde, un tableau noir, des tables rangées en U. une douzaine d’élèves de 10 à 12 ans. Leur professeur de dos au tableau.
La porte s’ouvre en coup de vent. Entrée avec fracas de Pacey suivie par Joey.
Le professeur se retourne : Pacey on t’attendait…
Pacey essoufflé : Désolé Jack !
Les enfants en chœur : règle n° 1 !
Pacey : Je sais, je sais moussaillons : « un marin ne doit jamais être en retard » sauf s’il est accompagnée d’une jolie femme !
Joey qui ne comprend pas vraiment ce qui se passe rougit légèrement. Elle s’installe au fond de la classe.
Pacey s’adressant aux élèves : je vous présente Joey. Joey, je te présente mon équipage et notre QG, et Jack notre homme de sciences. Il faut bien un savant dans toute expédition marine qui se respecte !
Jack : les présentations étant faites, on reprend. Donc pour ce qui concerne la faune et la flore marines, étant donné que le True Love va traverser des courants froids puis des courants chauds, il va y avoir une modification dans les variétés d’anémones de mer.
Jack se met à dessiner au tableau un 1er type d’anémone…. Sans grand succès. On entend de petits rires moqueurs de la part de l’équipage. Il regarde son anémone, puis les enfants, et à nouveau son anémone.
Jack : bon je reconnais elle n’est pas très réussie… tendant la craie à Joey, moi je n’ai pas fait les Beaux Arts à Paris.
Elle se dirige vers le tableau.
Un doigt se lève : c’est quoi les Beaux Arts ?
Pacey : c’est une grande école d’art en France à Paris, où tous les grands peintres vont étudier.
Un élève s’adressant à Joey : alors vous êtes peintre ?
Joey un peu gênée : non pas exactement, je n’ai pas continué…
Un autre élève : Ben pourquoi ? à quoi ça sert d’aller si loin si c’est pour pas continuer ?
Un autre enchaîne : T’aimais pas ?
Joey : Si ! J’adorais !
Le même élève : T’étais nulle alors ?
Joey vexée : Non !
L’élève perplexe : je comprends rien…
Un petit garçon le portrait craché de Pacey petit sur un ton de grande expérience de la gente féminine : Laisse tomber ! ça c’est les filles !
Pacey amusé, voyant Joey perdre pied devant les questions qui fusent de tous les côtés : ben alors Potter cette anémone ?
En quelques traits de craie, elle dessine une anémone de mer, les coraux et même un petit poisson migrateur, dans les moindres détails.
Ses dessins font l’unanimité au sein du groupe, elle les épate tous.
Un enfant : faut la prendre capitaine !!
Un autre : elle dessine trop bien, avec Jack on y voit jamais rien !!
Un 3ème : Pars avec nous dans notre expédition !! on accepte pas n’importe qui !!
Pacey aurait aimé autant que les enfants qu’elle dise oui.
Joey désolée : c’est un grand honneur les enfants, mais c’est impossible. Une autre fois peut-être.
Jack pour l’excuser : elle travaille beaucoup vous savez, elle n’a pas beaucoup de temps.
Regardant sa montre : Vous allez être en retard à l’école !
Pacey : avant de partir, Kim le nœud de galère, Max le nœud en 8 et les autres le nœud chaise double !
Tous prennent un bout de corde qui était posé à l’angle de chaque bureau. Ils s’exécutent.
Pacey : top ! Fini ! Voyons voir. Il inspecte chaque nœud. C’est bon vous pouvez vous sauver ! à lundi prochain !
Ils sortent tous du restaurant de Pacey. Il les accompagne.
Joey : je commence à comprendre.
Jack : ils sont sympas tous ces gosses ? ils sont pas très heureux chez eux, alors Pacey a eu l’idée de monter ce projet extrascolaire avec eux, le centre socioéducatif, le collège et il fallait un prof ! Mais ici je ne suis pas le prof, seulement « le savant de l’expédition », comme Pacey l’aime à dire ! D’ailleurs tout vocabulaire touchant de près ou de loin à l’école est banni ici ! Tu connais Pacey, il n’est pas très « conventionnel ».
Joey : Oui, je sais !
Jack de continuer : il a même refusé une salle de classe que le proviseur lui prêter et a aménagé son arrière salle en QG.
Jack commence à ranger ses affaires. Joey pour l’aider prend l’éponge et s’apprête à effacer le tableau.
Jack : Non ! n’efface pas ces anémones ! Pourquoi tu n’as pas continué Joey ? regardant le tableau tu sais tu as vraiment du talent, les enfants ont raison. Et tu sais ce que dit le dicton : « la vérité… »
Joey : oui je sais … sort de la bouche des enfants » ! Mais ce n’est pas si simple…
Pacey arrive : bon alors on se fait une petite bouffe ? j’ai appelé Dawson, il prend Audrey au passage.
Jack : non désolé, il faut que je récupère Emmy.
Pacey : je vais lui faire mettre une part de tarte à la banane de côté et 2 parts à la fraise pour Douggy et toi !
Jack ayant déjà l’eau à la bouche : Merci Pacey, Dieu te le rendra !! je file, à plus Joey.
Scène 19 : Dawson, Pacey, Joey et Audrey à table dans le restaurant de Pacey. Il est à peine midi.
Audrey, toujours aussi dynamique : Joey, ta sœur est un amour, j’ai enfin pu faire une vraie grasse matinée ! J’en avais besoin parce que la messe le dimanche matin aux aurores, c’est franchement pas ma tasse de thé ! Elle enchaîne : dites donc tous les 2, regardant Pacey et Joey, on vous a attendu pour manger hier soir ! On peut savoir ce que vous avez fabriqué toute la journée ?
Pacey un peu vague : On s’est promené, on n’a pas vu le temps passé.
Dawson est intéressé par les révélations de Pacey, mais il est déçu du manque de détails.
Joey : Non, on n’a pas vu le temps passer…
Audrey : Ben, nous non plus, Dawson et moi avons travaillé comme des forcenés ! Mais le clip va être d’enfer !
Dawson : Bien sûr il a fallu faire certaines concessions…
marmotte (10.12.2004 à 19:53)
Audrey : Tu parles, tu n’allais quand même pas mettre ET dans un clip de hard rockeuses ! finalement on a opté pour des elfes… il est quand même arrivé à mettre ces petites bêtes ailées !!
Dawson : Oui, mais il y aura aussi de gros gars musclés torses nus, à la demande de la Diva !
Audrey : Ben t’en qu’à faire autant rentabiliser, non ?
Pacey leur donnant la carte du restaurant : c’est moi qui régale ! prenez ce que vous voulez !
Audrey plongée dans le menu elle baragouine dans sa barbe : Non ça je peux pas trop calorique, ça non plus, euh ça va pas le faire non plus…
Tous attendent qu’elle se décide. Arrive Buzz pour prendre la commande.
Buzz : Alors mes jolies, ça sera quoi pour vous ?
Audrey : Buzz ! Encore toi !
Buzz avec une grand sourire : Et oui beauté, je t’ai manqué ?
Audrey : T’es toujours aussi lourd côté drague…
Buzz toujours avec le sourire : Non. Juste ce qu’il faut !
Audrey : Ecoute petit, si tu veux un conseil de femme, d’une vraie femme, je vais te le donner, parce que là tu me fais pitié ! Tu peux dire ce que tu veux, faire ce que tu veux, même des claquettes ou les pieds au mur. Mais c’est la femme qui décide, c’est elle qui choisit. Et si elle te veut là, tout de suite, elle te le fera savoir. Il n’y aura aucun doute dans ta petite tête de piaf !
Buzz l’air perplexe comme Pacey et Dawson d’ailleurs devant le cours magistral d’Audrey, ne perd pas une miette.
Joey ne semble pas être de cet avis et nuance : Ce que dit Audrey est vrai pour une catégorie de femmes : les mangeuses d’hommes. Mais il existe une 2ème catégorie, plus subtile, qu’il sera beaucoup plus difficile de décoder : pas de signes visibles, pas de « là maintenant tout de suite », il faudra que tu saches lire le moindre indice, que tu comprennes ses pensées les plus intimes. Les chances de succès avec cette catégorie sont infimes, mais le jeu en vaut vraiment la chandelle.
Buzz réfléchit 10 secondes et ajoute : Je préfère les mangeuses d’hommes ! Alors ce sera quoi ? (il fait un clin d’œil à Audrey).
Elle fait une grimace et lui commande : une salade de magret mais vinaigrette allégée à part… et puis un poisson. Elle réfléchit : Non laisse tomber le poisson ça fait grossir… je prendrais un dessert (d’une mauvaise foi totale).
Pacey sur un ton ironique : tu as raison Audrey les tartes c’est bien plus diététiques !
Audrey toujours de mauvaise foi : Bien sûr ! Il y a des fruits !
Joey : Moi, ce sera une salade du « Chef ». elle regarde Pacey au moment où elle prononce « chef ».
Dawson : Un steak tartare.
Pacey : Moi aussi, ça fait longtemps.
Audrey écœurée : Vous n’allez quand même pas manger de la viande crue sous mon nez ! Espèce de cannibales !
Joey : ils retrouvent leur instinct d’homme primitif dès qu’ils sont ensembles !
Pacey s’adressant à Buzz : Et tu nous fait partir un assortiment de tartes pour le dessert et une omelette norvégienne façon Capside.
Vous allez m’en dire des nouvelles !c’est un régale, on l’a mise au point Buzz et moi, c’est à se damner !
Le repas se déroule dans la bonne humeur. Audrey toujours aussi psychologue : C’est super d’être là tous 4 à se faire une petite bouffe ! Qui aurait cru que vous alliez avoir la chance de manger avec une vedette !
Et puis toutes ces bonnes nouvelles, la naissance d’un bébé chez les Mac Phee, un Pacey bon samaritain, et un mariage ! Il n’y a pas d’autres scoops ?
Buzz s’apprête à débarrasser les assiettes au même instant.
Dawson répondant à Audrey : Oui, Pacey ne vous a pas dit…
Pacey lui donne un coup de pied dans le tibia. Buzz enchaîne : il part en Afrique !
Audrey dans un petit cri de surprise : Quoi ! l’Afrique ? c’est quoi cette histoire ?
Joey à moitié surprise attend les explications de Pacey.
Pacey qui se dit intérieurement « Buzz, Dawson vous allez me le payer » : Ben oui, je pars cet été rejoindre l’Afrique en voilier.
Audrey : Ah, ben dit donc, y’a d’autres scoops encore ? Joey, y’a pas un bébé en route ?!
Joey s’adressant à Audrey : Non je te rassure Audrey, pas de bébé, pas de mariage non plus, j’ai rompu mes fiançailles.
Pacey tombe des nues. Il est complètement assommé.
Audrey le regard halluciné : non tu déconnes ? Va pour l’Afrique, mais là le coup des fiançailles, tu me fais marcher ?
Joey ne sait pas vraiment pourquoi elle a donné cette information comme ça, sans prévenir, mais elle se sent étrangement soulagée…
Joey : Non pas du tout. Et toi Pacey l’Afrique tu comptais nous l’annoncer quand ?
Pacey : une petite carte postale…
Audrey : Mais ça ne va pas du tout, j’ai déjà acheté ton cadeau de mariage ! Un magnifique tapis en poils de zèbre synthétiques.
Joey : je te le laisse, désolée.
Audrey : D’autres scoops ou on arrête là ? S’adressant à Dawson qui n’a pas dit un mot, T’as pas fais ton coming out à LA Dawson ? (sur le ton de la plaisanterie).
Dawson sérieux : Oui Audrey. Comment tu as deviné ?
Ils se tournent tous vers lui ahuris.
Dawson : Non ! je plaisante ! (soulagement général).
Buzz tire alors Pacey par le bras : Je vous l’enlève 2 minutes. Problème d’omelette.
Buzz dans les cuisines avec Pacey. Il le secoue par les épaules.
Buzz : Pacey, t’as entendu ? Elle a rompu ! T’as compris ce qu’elle vient de faire là ?
Pacey toujours sous le choc : Non…
Buzz : T’as écouté ce qu’elle a dit tout à l’heure ou pas ? « Les indices les signes qui ne trompent pas ». Si là c’est pas un signal Pacey. Elle te dit là droit dans les yeux : « Je ne suis plus fiancée, je suis libre comme l’air, saisis ta chance Pacey ! Prends moi » ! T’es aveugle ou quoi ?
Pacey : Tu crois ?...
Buzz énervé : Et c’est moi qu’on traite de tête de piaf ! Maintenant tu lui joues le grand jeu Pacey !
Il le pousse hors de la cuisine avec l’omelette dans les mains.
Le repas s’achève dans une certaine confusion. L’avalanche de nouvelles en si peu de temps a été finalement bien gérée par nos héros. L’annonce de Joey trotte dans la tête de Pacey et les détails du voyage en Afrique de Pacey semblent jeter Joey dans une certaine perplexité. Elle ne pensait pas que cette annonce certes importante, allait à ce point la bouleverser. Pacey était un de ses meilleurs amis. Elle aurait dû être contente pour lui, elle ne l’avait pas vu depuis près de 2 ans et avait survécu, alors pourquoi ce voyage de seulement quelques mois la dérangeait-elle autant ? Le savoir à l’autre bout du monde peut-être ? Mais ils n’étaient qu’amis… les choses auraient été différentes si…
Pacey : une promenade digestive s’impose !
Dawson : et si tu nous montrais ton destrier des mers ?
Pacey : C’est parti !
Scène 20 : Ils sont tous les 4 devant le True Love II. Le soleil est toujours de la partie.
Joey a finalement droit à sa visite. Ils montent tous à bord. Dawson est impressionné par l’élégance du bateau.
Dawson : Je vois que mon investissement n’a pas été vain ! il est splendide Pacey !
Pacey : Les gosses ont bien travaillé aussi ! il était nettement moins « splendide » il y a 1 an ! Mais avec un peu d’huile de coude et un peu d’espoir on peut faire des miracles !
Audrey cherchant quelque chose sur le bateau : Pacey où sont les moteurs ? On ne peut pas faire de ski nautique avec ?
Pacey : Non Audrey, c’est pas le yacht de ton père ! Laisse tomber, y’a pas de jacuzzi non plus ni de salle de sport !
Dawson et Audrey sont à l’avant du bateau. Pacey fait visiter l’intérieur à Joey.
Dawson prenant Audrey par la taille : Tu as confiance ?
Audrey joue le jeu : Oui j’ai confiance.
Il la fait grimper sur la proue du bateau : Ferme les yeux. Elle ferme les yeux. Il lui prend les bras et les tiens écartés dans les siens : ouvre les yeux maintenant et il hurle : « I’am the King of the World ! »
Audrey tourne la tête : Bien essayé Dawson ! Mais ça ne vaut pas Léonardo Dicaprio ! T’es pas aussi mignon désolée… Enfin t’es pas mal quand même. Elle l’embrasse sur la joue. Ils éclatent de rire.
Pendant ce temps Pacey fait découvrir à Joey les entrailles du navire.
Joey : Où est la cabine du capitaine ?
Pacey : Oh tu sais, c’est plus un placard qu’une cabine, mais c’est toujours plus spacieux que le True Love I.
Assis tous les 2 sur la couchette de Pacey, Joey lui demande : Pourquoi tu ne m’as pas dit que tu comptais partir à l’autre bout du monde Pacey ?
Pacey : Tu avais ta vie, moi la mienne, j’allais pas débarqué comme ça en disant coucou je m’en vais ça te dit ? (il aurait aimé qu’elle dise oui à ce moment précis.)
Ça s’est décidé comme ça. Et puis tu sais que j’aime voir du pays !
Joey : Oui je sais… mais quand même…
Pacey sur le ton de la plaisanterie : Pourquoi ça t’intéresse ? il reprend tout de suite il ne veut pas entendre un non.
Il ouvre le tiroir de sa petite table : J’ai quelque chose pour toi. Il lui tend un petit paquet.
Ça faisant longtemps que je voulais te le donner mais l’occasion ne s’est jamais présentée.
Elle commence à ouvrir.
Pacey : J’ai pensé à toi dès que je l’ai vu, je me suis dit qu’il t’était destiné.
Elle découvre une sorte de livre en cuir. Elle l’ouvre et y découvre des pages blanches et un petit nécessaire d’aquarelle.
Joey touchée par ce cadeau : Pacey , je ne sais pas quoi dire…
Pacey : c’est pas grand-chose. Il réfléchit : c’est drôle, c’est moi qui pars à l’aventure et c’est toi qui a un journal de bord ! Mais moi, il ne me servirait à rien je n’ai pas de grandes qualités artistiques, alors que toi… j’espère que tu trouveras l’inspiration…
Joey : Pacey, ça me touche vraiment, je ne sais pas comment …
Pacey : Un merci suffira !
Joey : Merci. Elle lui prend son visage entre les mains, le regarde dans les yeux, ses yeux brillent autant que les siens. Il a tellement rêver de ce moment, leur regard en dit plus long que tous les discours, le temps s’est arrêté. Leur cœur bat. Pacey sent son parfum, elle tient son avenir entre ses mains. Elle l’embrasse … sur le front…
Audrey arrive et rompt cet étrange moment : Alors la compagnie vous nous faites aussi le remake du Titanic ?!
Joey range son carnet dans son sac. Pacey se lève droit comme la justice : que dis tu de ce petit bijou Audrey ?
Audrey : Tu parles de qui Pacey ? du bateau ou de Joey ?
Ils rougissent tous les 2.
Joey : toujours aussi hilarante Audrey ! on discutait juste.
Audrey : oui je vois ça, assis sur un lit minuscule dans une cabine de 3 m2 , idéal pour discuter !
Pacey sort rejoindre Dawson.
Audrey à Joey : Et c’est moi la mangeuse d’hommes ! tu ne perds pas de temps !
Joey : Audrey , arrête de dire n’importe quoi. Ce n’est que Pacey.
Audrey : Oui justement, c’est Pacey, LE Pacey et je peux te dire que c’est une race en voie de disparition. Alors tu veux un conseil, fonce tu as raison ! Tu l’as déjà laissé s’échapper 2 fois, ne rate pas cette chance, ce sera peut-être la dernière Joey. Et arrête de faire ces yeux d’ingénue !
Pacey est sur le pont avec Dawson Joey et Audrey.
Dawson : on lève le camp, vous venez, maman nous attend pour le thé et ses brownies !
Pacey : allez y sans moi, j’ai encore pas mal de chose à régler, si je veux être prêt pour lever l’ancre demain à la 1ère heure.
Dawson : tu t’en vas ?
Pacey : Oui, je repars pour Boston, je veux voir ce qu’il a dans le ventre, il flotte mais je ne sais pas s’il avance ! Ça sera un test de quelques jours !
Audrey le serrant fort dans ses bras, en en faisant toujours un peut trop : Adieu Pacey, ça m’a fait plaisir de te revoir !
Pacey : Et Audrey, à t’entendre je vais couler et disparaître au fond de l’océan ! Un au revoir suffit ! Je passerais te voir à LA quand je viendrais rendre visite à mon sponsor (il regarde Dawson).
Audrey : quand tu veux tu seras une VIP si tu viens nous écouter !
Dawson le sert aussi dans ses bras et lui glisse à l’oreille : bonne chance et n’oublie pas…
Joey lui dit également au revoir.
Pacey à Joey : je viendrais récupérer mon paquetage demain matin à l’aube. Si vous dormirez encore , remercie bien Bessie pour moi !
Au revoir Joey.
Joey : Au revoir Pacey.
marmotte (10.12.2004 à 20:01)