La soirée se déroula dans une ambiance plus festive que jamais. Puis chacun commençait à rentrer chez soi. Dawson et Jen ont préféré aller se promener pendant que j’aidais Pacey à fermer le café.
J : tu sais, ça me manque parfois cette ambiance.
P : laquelle ?
J : celle des bars, j’aimais bien être serveuse finalement, j’étais dans mon élément.
P : tu sais ma chérie, rien ne t’empêche de quitter l’édition, de te plonger dans l’écriture et de venir travailler ici quand tu n’écris pas.
J : c’est vrai tu voudrais bien ???
P : si la relation employeur / employée ne te pose pas de problème…
J : mais nous savons tous les 2 qui est le patron n’est ce pas ?
P : viens me voir là toi…. (
Il m’embrassa tendrement). Et puis tu n’aurais pas d’horaires précis, tu viendrais quand tu voudrais, juste pour aider
J : ce serait génial, je commence quand ?
P : mais quand vous voulez très chère…au fait, j’ai oublié les clés du café à la maison, tu pourrais aller les chercher pendant que je termine de ranger ?
J : oui bien sûr, je suis là dans 15 minutes.
P : à tout de suite !
Une fois partie, tous les amis sont revenus pour aider Pacey, voilà pourquoi il complotait au début de la soirée, avec les garçons. Je suis revenue ¼ h après, ils étaient déjà tous repartis discrètement.
J : oh mon dieu Pacey c’est magnifique !
Devant moi s’étendait un tapis de pétales de roses, le plafond s’était transformé en ciel étoilé, des bougies illuminaient le café en indiquant un chemin menant jusqu’à la scène. La voix de Pacey (qui parlait au micro) m’annonça :
P : mademoiselle Potter est invitée à monter sur scène, s’il vous plait.
Je me dirigeai vers le lieu dit et Pacey est apparu, il m’attendait sur la scène. A la seconde où je mis le pied sur la première marche qui menait à la scène, les premières notes de « say goodnight » retentirent, Pacey me tendit la main :
P : m’accordez vous cette danse ?
J : avec joie !
J’étais comme sur un nuage, ou dans un rêve. Tout cela était trop beau pour être vrai
P : c’est parce que tu es extraordinaire et que je t’aime plus que tout
J : pourquoi dis tu ça ?
P : parce que tu étais en train de douter de la véracité de ce moment
J : je t’aime pour tout ce que tu es, pour tout ce que tu m’apportes, et pour me connaître comme personne, pour toujours avoir l’attitude, le geste, la parole ou même le silence dont j’ai toujours besoin. Je t’aime tout simplement parce que tu m’aimes comme je suis, sans compromis.
P : houlà, je vais prendre la grosse tête mademoiselle Potter, faites attention, je vais finir par croire tout ce que vous dites !
J : et bien tu peux parce que c’est vrai. Et je regrette tous les moments que je n’ai pas passé avec toi mais ça n’arrivera plus jamais, mon cœur a toujours été accroché à toi mais désormais je resterai là où mon cœur me dit d’être : avec toi.
P : ça tombe plutôt bien que tu dises ça car j’avais quelque chose à te donner.
Il sortit de sa poche une boite, merveilleuse par sa simplicité mais très belle
J : Pacey qu’est ce que c’est ???
Il me reprit dans ses bras et continua à danser, tout en gardant la boite
P : voilà, il y a de ça quelques années, Bessie m’a donné cette boite. Elle appartenait à ta mère. (
Il me serra encore plus fort, comprenant tout de suite ce que je pouvais ressentir). Elle m’a demandé d’en prendre soin comme à la prunelle de mes yeux, ce que je fis. Elle m’a dit ce qu’il y avait dedans mais j’ai toujours respecté ce que Bessie m’a demandé et je n’ai jamais regardé dedans. Elle m’a demandé de te l’offrir lorsque je sentirais que c’est le bon et l’unique moment. Lorsque tu es partie en France, je suis retourné à Capside pour la lui rendre, pensant que ce moment n’arriverait plus jamais, mais ta sœur m’a répondu : « Pacey, ne me demande pas comment je le sais, mais elle reviendra. Alors garde cette boite, et prend en soin. Le moment viendra, j’en suis persuadée ».Et elle n’avait pas tord puisque tu es revenue. Voilà, elle m’a demandé de te la donner, ce que je fais.
Lorsque je l’ouvris, une lettre englobait une magnifique bague : simple et discrète. Je lus d’abord la lettre :
Ma Joey,
Te voici devenue une magnifique femme. Je n’ai pas été présente pendant toutes ces années difficiles mais saches que j’étais toujours à tes côtés, je ne t’ai jamais quitté. J’aurai tellement voulu être là pour chaque moment important de ta vie. Si tu lis ces lignes, c’est que Bessie est persuadée que l’homme en face de toi est l’homme qui saura te rendre heureuse. Elle me l’avait promis et je suis heureuse que mon souhait ait été réalisé. Je ne connais malheureusement pas cet homme mais je te fais entièrement confiance, je sais que tu écouteras ton cœur. Je t’aime ma chérie et je te souhaite une vie heureuse, je serais toujours dans ton cœur,
Ta maman.
Ps : ci-joint une lettre que j’aimerai que tu transmettes à un de tes anciens amis. Je ne sais pas si vous vous voyez encore, mais il s’agit de Pacey Witter.
A ces mots je crois que Pacey lu mon étonnement sur mon visage
P : que se passe t il ?
J : il y a aussi une lettre pour toi !
P : je la lierais dans un instant. Tu vas bien ?
J : oui, je crois que maman et Bessie avaient vu juste. Elles savaient que j’écouterai mon cœur et que je ferai le bon choix.
(
il prit à ce moment la bague)
P : Joey, ton amour est magique. C'est ainsi que je le ressens, mais il n’existe pas de mots pour l’exprimer. Lorsque je suis avec toi, plus rien n’est réel, ma tête tourne de bonheur. Si un jour je devais tout recommencer, je lutterai contre ce qui a tué notre amour et je resterai près de toi. (
il fit une pause et me regarda dans les yeux)
Me voici devant toi, je n’ai rien de plus à t’offrir que mon amour, mon soutien, mon écoute, ma compréhension. Aussi longtemps que nous resterons ensemble, le monde peut s’écrouler, peu importe je sais que notre amour survivra. Je n’ai besoin que de ton sourire pour me rendre heureux. Rien ne sert de se disputer car nous savons que notre amour surmontera les difficultés. Je sais que ce ne sera pas tous les jours merveilleux mais j’ai la conviction au fond de mon cœur que j’ai besoin de toi pour me sentir vivant et je suis persuadé que je peux te rendre heureuse, si tu m’en donnes l’occasion. Je t’aime, je t’ai toujours aimé et je sais qu’aucune seconde ne passera sans que je t’aime. Je vais compter jusqu’à 10 et je te demanderai en mariage, pendant que je compte tu as le temps de réfléchir à ta réponse
(Il essuya les larmes sur mes joues d’un geste tendre, tout en comptant, sans lâcher mon regard et en continuant de danser doucement)…8…9…10… Mademoiselle Joséphine Potter, voulez vous me faire l’immense bonheur de m’épouser ?
J : Pacey, cette nouvelle réconciliation me fait peur car elle est allée très vite. Mais je vois trop de choses en toi pour te laisser partir. Tu m’as appris que c’est seulement en prenant des risques et en cherchant au plus profond de mon cœur que j’aurai une chance de trouver ce dont j’ai toujours rêvé : quelqu’un qui m’aime comme je suis et qui me soutienne, qui me comprenne. Je t’aime Pacey, je t’aime sans trop savoir comment, ou même d’où, ou depuis quand. Je t’aime d’un amour modeste et pur et de tout mon cœur. Ainsi je t’aime car je ne sais que t’aimer ! Cet amour me suffit à être heureuse et pour mon plus grand bonheur il est partagé. Je sais que tu seras toujours à mes côtés, et je te promet que chaque jour que dieu fait je m’efforcerai de te montrer à quel point je t’aime et j’ai besoin de toi. Alors oui, oui Pacey Witter, je veux t’épouser, je ne veux plus passer une seule journée sans toi !
Il me fit voler dans les airs. Ce moment était magique.
P : bon, maintenant je suis prêt à lire les mots de Liliane.
Pacey,
Si tu lis ces lignes c’est que d’une certaine manière vous avez gardé contact Joey et toi et j’en suis profondément heureuse. Si elle t’a donné cette lettre, c’est qu’elle va se marier. J’ignore avec qui, mais je sais qu’il fera son bonheur. Tu dois te demander pourquoi tu reçois cette lettre. Et bien si Joey se marie, c’est qu’elle est heureuse, et je sais que tu as tenu la promesse à laquelle tu tenais tant. Tu ne t’en souviens peut-être pas car tu étais jeune : mais ce matin tu es venu me voir. Je t’écris cette lettre tu n’es encore qu’un enfant. J’étais dans mon lit, tu es arrivé avec ton air timide et tu m’as demandé si tu ne me dérangeais pas. Tu t’es assis sur le bord de mon lit, tu m’as pris la main et tu m’as dit : « Madame Potter, vous êtes la plus belle femme que je connaisse, et la plus gentille. Je sais que vous allez mourir, je ne comprend pas bien pourquoi. Je suis venu vous voir pour vous dire que je veillerai sur Joey, je ferais tout pour qu’elle soit heureuse, je vous le promets. Même si on se dispute tout le temps, je l’aime bien vous savez, elle vous ressemble beaucoup. Alors voilà, je voulais vous dire de ne pas vous en faire car je serai toujours là pour elle, je veillerai toujours sur elle. C’est promis » et là, tu as craché dans ta main et me l’a tendu « faut cracher aussi pour sceller la promesse ! », et j’ai ri, j’ai ri pour la 1ère fois depuis des mois, tout le monde faisait attention avec moi et toi tu es venu en étant toi-même tout simplement et ça m’a fait tant de bien. Je tenais à t’en remercier, je sais qu’il me reste peu de temps mais je ne m’inquiète plus depuis ce matin. Et si tu lis cette lettre je sais que Joey est heureuse, alors je te remercie d’avoir veillé sur elle.
Avec toute ma reconnaissance et mon amitié
Liliane
Pacey laissait couler abondamment les larmes sur ses joues. Je cru voir un enfant perdu, je le pris dans mes bras et nous sommes restés ainsi un long moment. Puis il me tendit la lettre.
J : (
après avoir lu la lettre destinée à Pacey) je crois que ma mère n’aurait pas pu être plus heureuse. C’est toi que j’ai choisi et je suis sûre que c’est ce qu’elle espérait au fond d’elle.
P : merci. Je t’aime, je t’aime tellement
J : merci d’avoir toujours été là. Promet moi qu’on ne se séparera jamais
P : je te le promets.