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Pardon...

Série : Dawson's Creek
Création : 24.01.2005 à 19h41
Auteur : gwalic 
Statut : Terminée

Episode complet qui tourne autour de Pacey

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« Trois ans. Ça fait trois ans que j’ai quitté Boston. Aujourd’hui je vis à Baltimore. Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est pas très loin de Washington. Et oui, Pacey Witter le cancre, le nul, l’incapable vous apprend quelque chose en géographie. Il faut croire que tout change… En fait, c’est ma vie entière qui a changé, pas seulement ma culture géographique mais aussi mon boulot, mes amis, tout. Il y a trois ans je travaillais comme courtier à Boston, mes amis étaient à l’université de Boston ou entrain de faire un film. Aujourd’hui, je ne sais pas ce qu’ils font à part Dawson. Dawson… Il a réussit. Il y a quinze jours je suis allé à l’avant-première de son film : « My dream ». Je ne savais pas qu’il n’était que co-producteur. Imaginez un peu ma surprise quand j’ai vu que le second producteur n’était autre que son idole : Steven Spielberg. A la fin du film, je me suis dirigé vers la sortie comme tout le monde mais quelqu’un m’appelait. Je croyais que c’était encore un de mes collègues venus admirer l’œuvre d’un jeune cinéaste talentueux alors je me suis résigné, prêt à supporter un long discours sur le passage le plus romantique du film…

Voix : Pacey ! Pacey Witter ! !
Pacey (se retournant avec un sourire forcé) : Oui… Dawson! Dawson Lerry ! ! ! ! ! !

Ça faisait tellement de temps qu’on ne s’était pas vu. A ce moment même je ne crois pas que quelque chose aurait pu me rendre furieux (ce qui est très facile habituellement…).

Pacey : ça fait longtemps !
Dawson : Trois ans. Depuis que Jen est…
Pacey : Elle n’a toujours pas retrouvé la mémoire ?
Dawson : Non. Mais par contre elle arrive à marcher, pas longtemps mais un peu. C’est déjà ça.
Pacey : Où est-elle hospitalisée ?
Dawson : New York. Depuis combien de temps n’es-tu pas allé la voir ?
Pacey : Depuis que je suis parti. Je n’aurais pas été le bienvenu. Grams m’en aurait voulu. Et je la comprends.
Dawson : Oui pour t’en vouloir, elle t’en veux ! (s’énervant) Non mais tu te rends compte qu’une de tes meilleures amies est dans un fauteuil à cause de toi et que tu n’es pas allée la voir ! !
Pacey (surprit) : Tu veux dire que…
Dawson : Oui je veux dire que Grams attend ta visite depuis trois ans !

« Grams attend ta visite depuis trois ans ! » Ces mots résonnaient dans ma tête. Grams voulait que je vienne voir Jen ? J’ai fui pendant trois ans par honte de moi-même alors que chez moi, mes amis attendaient que je daigne venir, que j’affronte mes erreurs, mon passé. Je m’entendis proposé à Dawson d’aller boire un verre demain. Puis, je ne sais par quel miracle, je suis rentré chez moi indemne. J’ai pris une douche froide pour empêcher mon passé de refaire surface. J’avais mis très longtemps avant de vivre avec cette faute, cette culpabilité. Tout le monde m’avait dit ne t’inquiète pas, ta douleur partira et tu oublieras ta culpabilité. Mais on n'oublie pas, on vit avec… Je ne voulais pas avoir à réapprendre à vivre encore une fois. Je ne pouvais pas.

Le lendemain, je me rendis comme prévu au Bay-Palace. C’est là que logeait Dawson. Un quatre étoiles, sa réussite me renvoyait mon échec à la figure. Lui cinéaste de talent et moi vulgaire prof… Oh ce n’est pas que c’est un métier détestable loin de là mais comparé à lui… Je ne connais ni la gloire, ni la fortune, juste le bonheur de voir évoluer 30 gamins tous les jours…

Pacey : Alors, racontes moi comment t’es venu l’idée d’un tel film.
Dawson : En fait, c’est juste l’adaptation d’un livre.
Pacey : Oh. Et de qui est ce ?
Dawson (baissant les yeux) : De Joey. C’est elle qui a écrit ça.
Pacey (à lui-même) : Encore un échec. Celui de la laisser partir, de la laisser s’envoler sans moi… Mais elle est plus heureuse comme ça et c’est le principal.
Dawson : Pacey ?
Pacey (essayant de reprendre le dessus): Hein…euh…oui… Alors c’est un roman purement fictif ou…
Dawson :C’est votre histoire. Pas telle qu’elle s’est finie mais plus comment elle l’a vécu et comment elle aurait aimé qu’elle se déroule…

Comme ça Joey regrettait la fin de notre relation, de notre vie… Je me souviens encore comment ça c’est fini. Je venais de sortir de l’hôpital. Je me sentais coupable vis à vis de Jen. J’ai pris une décision, LA décision. Celle qui a tout changé. Je lui ai écrit, pas très courageux après 30 mois de vie commune. Je lui ai expliqué que je ne pouvais pas la faire souffrir, qu’il fallait qu’elle vive pour elle. Je lui ai dit que j’étais comme une cage qui la retenait prisonnière et qui l’empêchait de s’envoler. Après ça, je suis parti. Parti pour ne plus jamais revenir…

Pacey : Comment va t elle ?
Dawson : Pas très bien. Depuis trois elle n’a plus de vie. Enfin si, sa vie c’est son boulot, sa carrière… Elle s’est « envolée » mais pas comme tu l’espérais.
Pacey : Elle t’a raconté ?
Dawson : Oui, elle m’a tout avoué, comment tu l’avais abandonné, combien elle t’aimait encore malgré le mal que tu lui as fait.
Pacey : Je ne la méritais pas…
Dawson : Pas vraiment, tu ne la mérite plus. C’est différent… Mais je ne suis pas là pour te juger. Tu as fait des choix, pas forcément les bons mais je dois les respecter. Parles moi un peu de toi.
Pacey : Que dire de ma misérable petite vie… Je n’ai pas aussi bien réussi que toi, je ne suis que éducateur, enfin disons que j’enseigne à des jeunes de banlieues, en difficultés comme je l’étais à leur âge.
Dawson (amusé) :Tu n’as pas changé, tu te dénigres toujours autant
Pacey : Comment ça ?
Dawson : Je ne vois pas en quoi être éducateur n’est pas une réussite. Tout le monde me dit que j’ai une carrière brillante mais il me manque l’essentiel.
Pacey : Voir le sourire d’un enfant quand tu le félicite ?
Dawson : Entre autre oui. Alors comment t’es venu la vocation d’éducateur ?
Pacey : En fait, quand je suis arrivé ici, j’ai fait la connaissance d’un môme de 13 ans. Il était complètement pommé. Il osait même plus rentrer chez lui, il se réfugiait chez des amis, un peu comme moi…On a parlé et il m’a fait comprendre qu’il n’était pas le seul. Que des mômes n’avaient nul part où aller, qu’ils traînent dans la rue au lieu d’étudier, ça me dépasse. Te marre pas ! C’est juste que je ne sais pas s’ils s’en sortiront aussi bien que moi plus tard. J’ai eu la chance d’avoir quelqu’un pour m’aider. Eux n’ont personne. J’ai décidé d’être cette personne, celle qui les sortirait de ce trou. C’est peut-être plus grand que Capeside mais ceux qui vivent dans les banlieues ont beaucoup moins d’avantage que ceux qui vivent dans des bleds pommés. Je veux qu’ils aient leur diplôme pour pouvoir affronter la vie sur de bonnes bases. D’ailleurs, il n’y a pas que des mômes de 14 ans qui viennent. Il y a aussi des pères, des mères de familles, des jeunes de notre âge, tout ceux qui veulent s’en sortirent viennent.
Dawson (impressionné) : Et tu fais tout ça tout seul ?
Pacey : Nan, des profs bénévoles m’ont rejoint. Tu vas pas me croire mais Peterson a rejoint le centre. Il s’est installé à Baltimore depuis que … enfin que…
Dawson (un petit sourire à l’évocation de ce souvenir) : Depuis que tu l’as fait viré.
Pacey (mal à l’aise) : Voilà. C’est ça… Je l’ai croisé un soir dans un restaurant, il m’a reconnu et c’est lui qui m’a accosté. (amusé devant l’air effaré de Dawson) Et oui c’est possible ! Bref, on a parlé, je me suis encore excusé et là il m’a dit que ce n’était pas à moi de s’excuser mais à lui ! Il s’est excusé pour m’avoir pris comme souffre douleur et m’a demandé si je pouvais lui pardonné. J’y ai mis une condition et depuis, il m’aide au centre. Il a complètement changé…
Dawson (songeur) : Il n’y a pas que lui…

Et on a parlé comme ça pendant plusieurs heures. J’ai enfin eu, au bout de trois ans, des nouvelles de mes amis. Ces amis que j’avais fuit et qui me manquaient. Ils étaient tout pour moi avant l’accident et je suis partit par peur, par lâcheté. Je ne peux pas rattraper ces trois années gâchées mais je ne veux pas en gâcher d’autres. Pour ça, je sais ce qu’il faut que je fasse…


Et voilà, ça fait quinze jours que j’ai revu Dawson. Il n’est resté que deux jours mais c’est tout de même lui qui m’a aidé à me regarder en face, à affronter mes erreurs… Aujourd’hui, je me tiens devant le centre de rééducation de New York, enfin un des centres. Il y a quinze jours, j’ai prit une décision importante, vraiment importante : il était temps pour moi de revenir et de m’excuser. Il y a quinze jours, je n’était pas prêt mais aujourd’hui, je le suis. Bien sûr, personne ne sait que je suis ici, d’ailleurs je ne suis toujours pas convaincu que quelqu’un ait envie de me voir… Mais j’ai promit, j’ai promit à Dawson de réparer ce que j’avais détruit. Je ne sais pas comment, je ne sais si c’est possible mais je veux essayer, je vais essayer.
Chambre 309. C’est là que se trouve mes erreurs ou plutôt, c’est là que se trouve ma meilleure amie à cause de mes erreurs. Je n’ose pas y aller. Je suis là, debout devant cette porte mais je ne sais pas si j’ai le droit de la franchir. Je ne crois pas que je serais le bienvenu. Bien sûr, Dawson prétend le contraire… Mais a-t-il raison ? Je vois la porte s’entrouvrir, j’ai juste le temps de m’asseoir sur un banc comme si de rien n’était et de baisser la tête. J’entends une voix masculine, Jack à mon avis… « Je reviens grand-mère. Je vais nous chercher un café. » J’entends la porte se refermer mais je n’ose pas relever la tête. Les yeux fixés sur le sol, j’attends que Jack parte mais il reste là, devant moi. J’espérais de tout mon cœur qu’il ne me reconnaisse pas mais je n’ai pas eu cette chance… Et voilà, mon passé resurgit et c’est à moi de le réparer du mieux que je peux…

Jack (froid) : Qu’est ce que tu fais là ?
Pacey (commençant à partir la tête basse) : Je n’aurais pas dû venir. C’était une erreur.
Jack : Attends ! On a du temps a rattraper…

Quelques minutes plus tard, on est assis au café en face du centre. Jack ne m’en veux pas pour Jen mais plutôt à cause de ma fuite. C’est en tout cas ce qu’il prétend…

Jack : Pourquoi n’es-tu pas venu plutôt ?
Pacey : J’avais honte, je croyais que je n’avais plus ma place près de vous, près de Jen.
Jack : Tu l’avais. Mais aujourd’hui je n’en suis pas aussi sûr.

Ses paroles me blessent au plus au point mais je l’ai bien mérité après tout ce que j’ai fait.

Pacey : J’ai revu Dawson il y a quinze jours.
Jack : Je suis au courant.
Pacey : C’est lui qui m’a fait réagir et qui m’a fait prendre conscience que je devais affronter mon passé et mes erreurs.
Jack : Erreurs qui ont coûté la jeunesse de ma meilleure amie.
Pacey : C’est pour elle et pour Grams que je suis là.
Jack : Grams va être contente de te voir. Elle ne t’en a jamais voulu. Elle aurait juste aimé que tu reviennes plus tôt.
Pacey : Pourquoi ne pas m’avoir fait monter alors ?
Jack : Je voulais des réponses et maintenant je les ai. Viens.

Il m’a conduit auprès de Jen. Je me suis sentit encore plus coupable quand je l’ai vu ainsi dans un lit d’hôpital. Elle qui était si vivante avant, ne se souvient de rien, ne peut plus marcher. Tout ça à cause de moi. Quand elle m’a vu, son regard est devenu…bizarre. Il y avait de la surprise mêlée à de la peur et de la colère.

Jen : Grand-mère, est ce que je pourrais rester seule avec ce jeune homme ?
Grams : Bien sûr, viens Jack. (à mon oreille) Ne lui fais pas plus de mal que tu en as déjà fait…

Une fois les autres sortit, Jen m’a désigné un fauteuil dans lequel je me suis assis maladroitement. J’ai gardé la tête baissée n’osant pas affronter le regard de Jen.

Jen : Pacey Witter ! Il y a bien longtemps que l’on s’est vu !

Je ne vous raconte pas ma surprise quand elle m’a appelé par mon nom. Je croyais qu’elle ne se souvenait de rien.

Jen (blessante) : Je dois te remercier ou t’engueuler ?
Pacey (méfiant) : Comment ça ?
Jen : Grâce à toi, je me souviens de tout. Je me souviens que c’est toi qui a causé tout ça, qui a fuit !
Pacey : Je…je…je…Comment.. ?
Jen : Comment quoi ?
Pacey : Comment te souviens-tu de … tout ?
Jen : C’est très simple, quand tu as franchi cette porte, j’ai eu comme des flashs. J’ai revu le jour de l’accident. Pas en entier bien évidemment mais assez pour comprendre. Les médecins pensaient qu’il me fallait un choc psychologique pour retrouver la mémoire. Il faut croire que te voir a été un choc suffisant… Pour quoi es-tu venu après trois ans d’absence ?
Pacey : Pour m’excuser et m’expliquer…
Jen : Je t’écoute… mais pour les excuses, il est encore trop tôt.

Je lui ai tout raconter. Tout dans les moindres détails. Je lui ai dit comment l’accident avait eu lieu, comment elle s’était retrouvée dans le coma par ma faute et que moi, je n’avais rien eu mis à part un léger trauma crânien. Je lui ai raconté aussi pourquoi j’avais quitté Joey et comment ma vie n’avait plus de sens depuis ce jour. Elle a voulu savoir ce que je faisais aujourd’hui, si j’avais rencontré quelqu’un…

Pacey : Ok. Alors j’ai démissionné de mon ancien emploi pour déménager à Baltimore et maintenant, j’enseigne à des jeunes de banlieues qui sont en difficultés. J’essaie de les aider là où personne n’a su me soutenir. Personne ne partage ma vie si ce n’est les 30 ados dont j’ai la charge…
Jen : Encore une question : pourquoi n’es-tu pas revenu plus tôt ?
Pacey : Parce que j’avais honte de moi, je m’en voulais… Je n’étais pas prêt à t’affronter, à affronter ta grand-mère, Jack, Joey et Dawson. Je vous ai fait du mal et ça je ne me le suis jamais pardonné.
Jen : Et aujourd’hui ?
Pacey : Quoi aujourd’hui ?
Jen : Tu t’es pardonné ?
Pacey : Non…
Jen : Pourquoi ça ?
Pacey : J’ai fait du mal aux personnes qui comptent le plus dans ma vie ;toi, Joey, mes amis…
Jen : Tu as besoin qu’on te pardonne pour pardonner à toi-même
Pacey : Entre autres.
Jen : De quoi as-tu besoin ?
Pacey : De savoir que j’ai réparé du mieux que possible le mal que j’ai causé.
Jen (d’une voix suppliante) : Pacey, pardonnes toi. Je t’en prie.
Pacey : Je ne comprends pas .
Jen : Tu as assez payé. Tu as autant payé que moi sinon plus. Trois années de ta vie. Ce n’est pas rien.
Pacey : Tu as plus payé que moi. Je n’ai pas perdu la mémoire, je n’ai pas perdu l’usage de mes jambes.
Jen : Moi non plus. Je peux marcher maintenant. Les séances de kiné ont porté leurs fruits. (Avec un petit sourire malicieux) Dommage il était plutôt mignon ce kiné… La mémoire, je l’ai retrouvée grâce à toi.
Pacey : Mais…
Jen (l’interrompant) : Je n’ai pas perdu mes amis, ma joie de vivre. Toi si…
Pacey : Tu as payé les pots cassés alors que tu n’y étais pour rien.
Jen : Si j’y étais pour quelque chose. Je n’aurais jamais dû te laisser boire autant, ni te laisser conduire… Mais j’étais aveuglée par mes soucis que je n’ai pas vu que tu allais mal… D’ailleurs, pourquoi as-tu bu ?
Pacey (d’un air absent) : Joey…
Jen : C’est à cause de Joey que tu as bu ?
Pacey : Non…oui…enfin non. Joey était là, sur le pas de la porte.
Jen : Tu es sûr ? Elle est où alors ?
Pacey : Partie. Elle est partie quand elle m’a vu avec toi.
Jen : Vas la voir.
Pacey : Non je ne peux pas.
Jen : Vas y je te dis !
Pacey : Mais je ne sais pas où elle est !
Jen : Le square en face de l’hôpital. Il y a une fontaine, elle y va toujours depuis ton départ. C’est là qu’on se promène quand j’ai le droit de sortir.
Pacey : Mais…
Jen : Vas y ! !

Un dernier regard vers Jen, un dernier baiser sur le front et je me retrouve dans le couloir. Je me suis mit à courir pour rejoindre celle qui occupe mes pensées, qui illumine mon cœur et ma vie. Quand je l’ai vue à la porte, j’ai cru revenir trois ans en arrière. On était ensemble, heureux à ce moment là. Heureux ou presque… Elle n’a pas changé. Elle est toujours aussi belle… Seul son regard n’est plus le même. Avant, il y avait de l’amour, de la joie. Mais aujourd’hui, il y a de la colère, de la froideur, de la tristesse… ça y est, j’y suis. Alors la fontaine… La voilà ! Mon dieu ce qu’elle est belle. On dirait un ange penché sur l’eau… J’ai l’impression que si je m’approche un peu plus, je vais salir ce tableau. Pourtant, il faut que je lui explique, il faut qu’elle sache…

Pacey (doucement) : Joey ?
Joey (brusque) : Qu’est ce que tu fais là ?
Pacey (mal à l’aise) : Je voulais t’expliquer. Jen m’a dit que tu ser…
Joey (froidement) : Je ne te parle pas de ça ! Je veux savoir ce que tu faisais dans la chambre de Jen. Pourquoi revenir après trois ans ?
Pacey : Je vous devais des excuses et des explications.
Joey : Tu nous en dois toujours. Pourquoi aujourd’hui ? Pourquoi pas avant ?
Pacey : Je n’étais pas prêt. J’avais trop honte pour assumer mes erreurs.
Joey : Tu n’as plus honte maintenant ?
Pacey : Si mais..
Joey (en colère) : Tu t’es dit que le moment était bien choisi pour venir te faire pardonner ?
Pacey : Mais non… Pas du tout. C’est juste que…
Joey (des larmes de rage coulant sur son visage) : Tu me dégoûtes ! Tu n’as même pas le courage de dire la vérité ! Ne cherches plus à me voir ! Tu ne fais plus parti de ma vie désormais ! !
Pacey : Joey attends !

Trop tard. Elle s’est enfuie en courant. Je n’ai même pas pu m’expliquer, lui dire que je m’en voulais. Elle n’a rien voulu savoir. J’aurais tellement aimé lui dire pour l’accident. Elle doit savoir comment ça c’est passé… Elle doit savoir que si je l’ai quitté c’est pas parce que je ne l’aimais plus, au contraire !

Jack : Jen m’a dit où tu étais.
Pacey (d’un air absent) : Hum, hum.
Jack : Ca va pas ?
Pacey : Si, si. Pourquoi ça n’irait pas ?
Jack : Je sais pas t’as l’air bizarre.
Pacey : T’inquiète pas. Je viens juste d’avoir un aperçu de ce que j’ai perdu.
Jack : Joey ?
Pacey (soupirant) : Et oui. Joey. J’ai tout gâché avec elle…
Jack : Ca c’est mal passé ?
Pacey : Pire que ce que j’avais imaginé, c’est dire.
Jack : Mais à quoi est ce que tu t’attendais ? Qu’elle t’accueille les bras ouverts avec un grand sourire ?
Pacey : Non, bien sûr que non. En fait je sais pas à quoi je m’attendais…
Jack : Tu espérais la retrouver telle que tu l’as laissée ?
Pacey : Non, je savais que c’était impossible. J’espérais juste…qu’elle me pardonne.
Jack (après un court silence) : Et maintenant ? Qu’est ce que tu vas faire ? Partir ?
Pacey : J’en sais rien du tout. Je crois que je n’aurais jamais dû venir.
Jack : Pourquoi ça ?
Pacey : Je vous ai fait trop de mal pour mériter votre pardon. J’aurais mieux fait de rester à Baltimore. De rester hors de votre vie…
Jack : Ne dis pas de bêtises ! Tu fais parti de notre vie à tous !
Pacey (fataliste) : Pas celle de Joey.
Jack : Elle a dit ça sous le coup de la colère. Elle ne le pensait pas. Toi, tu es bien partit sans prendre le temps de réfléchir aux conséquences et ben c’est pareil pour elle. Elle s’est défoulée mais elle n’a pas mesuré l’ampleur de ses mots.
Pacey (sceptique) : Tu crois ?
Jack : J’en suis sûr. Joey t’aime encore malgré tout ce que tu lui as fait subir. Laisse juste lui le temps de te pardonner.
Pacey (pas convaincu) : Si tu le dis.
Jack : Aller viens. Grams aimerait te parler. Je crois qu’elle aussi veut des explications sur ton comportement d’il y a trois ans.


On est donc retourné dans la chambre de Jen. Jack l’a aidé à s’installer dans un fauteuil roulant. Et oui, même si elle peut marcher, ce n’est pas suffisant pour tenir le temps d’une petite promenade. En fait, Grams veut me parler en tête-à-tête et donc pour nous laisser seul, Jen a prétendu avoir une soudaine envie d’air frais. Ils sont donc sortit et nous ont laissés seuls, tranquilles…

Grams : Enfin. Tu as fini par revenir. J’attends ce moment depuis trois ans…
Pacey : Je suis désolé.
Grams : Ne le sois pas. La vie est bien trop courte pour avoir des regrets ou des remords… dis-moi plutôt ce qui t’as décidé à revenir ?
Pacey : Dawson.

Et voilà pour la quatrième fois de la journée, je raconte ce qui m’a poussé à revenir. Elle m’a demandé pourquoi j’avais bu, si je vivais normalement, sans culpabilité… Après un court instant de silence, elle m’a regardé dans les yeux et m’a fait comprendre ce que je refusais d’admettre.

Grams : Si je comprends bien, tu es revenu afin d’être pardonné.
Pacey : Oui c’est bien ça.
Grams : Et ce pardon est important pour toi ?
Pacey : En effet. Il me permettra peut-être de…
Grams : Te pardonner ?
Pacey : Je ne sais pas si ce sera possible un jour.
Grams : Pourquoi ça ? Dieu pardonne toujours… Même les pêchés les plus graves.
Pacey : Peut-être mais, il n’y a pas qu’à Jen ou à vous que j’ai fait du mal. Il y a Joey.
Grams : Hum, Joséphine… C’est sûr qu’elle t’en veut. Tu lui as brisé le cœur. Pendant de long mois, il n’y avait plus de vie dans ses yeux. J’ai bien cru qu’elle ne s’en sortirait pas. Nous avons discuté toutes les deux et c’est là que l’idée de réécrire votre histoire lui est venu. Elle m’a dit « si seulement, je pouvais tout réécrire à ma manière… » Je lui ai répondu qu’elle le pouvait. Alors, elle m’a regardé et m’a sourit ; puis elle est partie. Un an plus tard, elle sortait son livre sous un pseudonyme et elle a demandé à Dawson de l’adapter au cinéma.
Pacey : Pourquoi un pseudonyme ? Et une adaptation ?
Grams : A cause de toi. Elle ne voulait pas que tu te reconnaisses dans cette histoire. Elle disait que c’était t’accorder trop d’importance que de te laisser croire que tu étais sa source d’inspiration. Et elle avait raison. Je crois surtout qu’elle voulait que tu vois ce qu’elle ressentait, pas que tu le lises. Elle a fait appelle à Dawson parce qu’elle savait que tu irais voir le film si le producteur n’était autre que ton ancien meilleur ami
Pacey : Ancien. En effet, j’ai perdu trop de temps. Mais aujourd’hui, je sais ce qu’il me reste à faire !
Grams : Et que vas tu faire ?
Pacey : Faire que son rêve devienne réalité !

Et je suis reparti à Baltimore. Une sensation bizarre s’est emparée de moi quand j’ai quitté New York. J’ai eu l’impression qu’un souffle de vie avait envahi mon corps. L’idée que mes amis ne m’ont pas complètement oublié, qu’ils veulent encore de moi après toutes ces années. Tout ça me permet de revivre, ou presque… Si seulement, je pouvais effacer sa douleur, sa colère, sa rancune aussi facilement qu’elle m’a tourné le dos. Mais tout ça c’est impossible en tout cas pour le moment, c’est beaucoup trop tôt. Mais un jour, on sera de nouveau ensemble, je le souhaite de tout mon cœur.

gwalic  (24.01.2005 à 19:42)
Ça fait quinze jours que je suis allé voir Jen à New York. J’ai retrouvé « mes jeunes de banlieue », je leur ai promit d’aller voir un jeune prodige du cinéma à L.A. Bien sûr Dawson n’est pas au courant, d’ailleurs, je ferais mieux de lui en parler mais après tout, il ne peut pas refuser ça, il m’a dit lui même que s’il pouvait faire quelque chose, ce serait avec joie…

Pacey : Allô, M. Lerry ?
Dawson : Qui le demande ?
Pacey : Un ami.
Dawson : Pacey ?
Pacey : Bingo ! Alors ça va le jeune prodige ? C’est comme ça qu’ils t’appellent maintenant à Hollywood ?
Dawson : Si on veut… Alors qu’est ce que tu veux ?
Pacey : Parler à un ami que j’ai perdu depuis trop longtemps.
Dawson : Mais bien sûr. Bon plutôt que de faire le clown, dis moi ce que je peux faire pour toi.
Pacey (de but en blanc) : Payer un aller retour à 30 ados de Baltimore.
Dawson (pris au dépourvu) : Payer quoi ?
Pacey : Un aller retour pour 30 ados de Baltimore.
Dawson : Et pour quoi faire ?
Pacey : Je leur ai promis de leur faire découvrir L.A en même temps que le tout nouveau talent du cinéma c’est à dire toi.
Dawson : T’es sûr que ça va ?
Pacey : Super ! Alors ?
Dawson : Mais pourquoi leur as tu promis ça ?
Pacey : Ils ont eu leur diplôme dont deux avec les honneurs. Aucun n’a été recalé et je leur avais promis une surprise s’ils réussissaient… Ils ne sont jamais sorti de Baltimore et j’avais envie de leur faire découvrir L.A, la cité des anges…
Dawson : C’est d’accord.
Pacey : Hein quoi ???
Dawson : C’est d’accord. Mais à une condition.
Pacey : Je le savais , vas-y.
Dawson : Tu viens à la fête que Jack organise pour Jen.
Pacey : Je ne suis même pas invité.
Dawson : Jack n’a pas eu le temps de te prévenir c’est tout, il me l’a dit ce matin. Et comme tu étais en cours…
Pacey : Ok, c’est bon tu as gagné je viendrais mais ne dis rien à Jack, Jen et encore moins à Joey.
Dawson : Pas de problème de ce côté, tout ce qui se rapporte à toi est tabou.
Pacey : Merci Dawson. Salut.

A peine raccroché que le téléphone s’est mit à sonner.

Pacey : Oui ?
Jack : Pacey ? C’est Jack.
Pacey : Salut ! Comment ça va à NY ?
Jack : Pas trop mal pour Jen et moi mais...
Pacey : Comment ça ?
Jack : Ben, Jen sort de l’hôpital demain donc on est aux anges.
Pacey : Il y avait un mais je crois ?
Jack : Oui, en effet. C’est…Joey.
Pacey : Qu’est ce qu’elle a ?
Jack : Ben…euh…en fait, elle a replongé…

Joey ? Comment ça replongé ? Oh non, je n’aurais jamais dû revenir. Elle m’avait oublié et j’ai tout gâché. Pourquoi ? Pourquoi faut il que je la fasse souffrir à ce point ? Elle ne mérite pas ce qui lui arrive. Un sentiment de culpabilité pris possession de moi. C’est comme si on m’avait accusé d’avoir tué l’humanité toute entière. J’ai tué sa vie, j’ai détruit ses rêves, j’ai brisé ses espoirs.

Jack : Pacey ? Allô ? Pacey ? T’es là ? Répond.
Pacey : Excuse moi.
Jack : Non, c’est à moi de m’excuser. Je t’appelle pour t’inviter et tout ce que je trouve à faire, c’est te saper le moral. Je suis désolé.
Pacey : C’est pas grave. Ne t’inquiète pas pour moi.
Jack : Arrête ! Enfin, j’espère quand pouvoir compter sur toi le week-end prochain.
Pacey : Pourquoi ça ?
Jack : On organise une soirée tranquille entre amis et donc tu es obligé de venir, pour Jen.
Pacey : Je viendrais mais…
Jack : Elle sera là. Ce sera le bon moment pour vous parler, tu ne crois pas ?
Pacey : Si, si, merci Jack. Salut.

Le mal aise qui m’avait quitté à mon retour de New York a de nouveau pris possession de moi. Savoir que Joey est malheureuse par ma faute, c’est encore plus dur que de savoir qu’elle me hait. Et Jack qui pense que tout va s’arranger le week-end prochain. Dawson aura fini par déteindre sur lui que ça ne m’étonnerait pas. Croire qu’une réconciliation est possible avec elle c’est un peu comme espérer que je devienne curé. Oh mon dieu ! Si Grams m’entendait… Enfin bon, j‘ai bien mérité ce qui m’arrive, non ? Mais Joey, elle n’a rien demandé. Ça lui est tombé dessus alors qu’elle ne demandait rien d’autre que d’être heureuse. Mais pourquoi lui ai-je fais ça? Je suis vraiment un monstre. Mais le monstre veut se rattraper. Et pour ça, il va avoir besoin de Jen…

J’attends patiemment assis dans le salon de Jen. Le week-end est vite arrivé finalement. Trop vite à mon goût. Il ne reste plus que trois heures avant la fameuse soirée. Soirée à laquelle Jack espère que tout s’arrangera avec Joey. Bon, tout ça n’explique pas pourquoi je me trouve dans ce salon, n’est ce pas ? Ben en fait c’est très simple. Jen est sortie aujourd’hui de l’hôpital et comme personne ne pouvait venir la chercher, je me suis dévoué. Ok, je vous l’accorde c’est un petit peu beaucoup intéressé. C’est juste que j’ai besoin de l’avis d’une experte pour savoir si je ne fais pas de bêtises en voulant « récupérer » Joey.

Jen (revenant de la cuisine avec un plateau) : Alors, mon sauveur. Que puis je faire pour toi ?
Pacey (surpris) : Ton sauveur ?
Jen : Ben, oui. Sans toi j’aurais dû rentrer à pied. Tu me vois rentrer à pied de Manhattan jusqu’au Queens ?
Pacey (rigolant) : Franchement ? Non…
Jen (faisant semblant d’être offensée) : Pacey ! Tu me vexes là !

Jen s’est mise à rire. Ça fait du bien de la voir les yeux illuminés.

Jen (redevenant sérieuse) : Bon trêve de plaisanteries. Raconte moi pourquoi tes yeux sont cachés par ce voile noir.
Pacey : Tu ne lâcheras pas, hein ? (Jen répond non de la tête.) Bon. Ben en fait, je l’aime encore.
Jen (compatissante) : Ca je peux le comprendre. Une histoire comme la votre ça ne s’oublie pas comme ça…
Pacey : C’est une fille comme elle qu’on oublie pas.
Jen : Tu es mordu ma parole. D’accord c’est pas drôle. Qu’est ce que tu compte faire ?
Pacey : Réaliser ses rêves.
Jen : Comment ça ?
Pacey : J’ai lu son livre. En première page, il y avait marqué « je ne peux plus réaliser mes rêves alors je les partage. » Dans son livre, elle confie ce qu’elle aurait aimé que je fasse.
Jen : Et tu compte le faire, c’est ça ?
Pacey : Je vais tout recommencer depuis le premier chapitre jusqu’au dernier…
Jen : ça marchera. Ne t’en fais pas. Tout ce qu’il faut c’est de la patience. Ne t’attends pas à ce qu’elle te tombe dans les bras des le deuxième chapitre… Ne baisse pas les bras au premier échec.
Pacey (septique) : J’y penserais…
Jen (sévère) : Je suis sérieuse Pacey. C’est pas parce que tu vas te mettre en quatre pour elle qu’elle va te pardonner aussi facilement que nous.
Pacey : Je sais, d’ailleurs, pourquoi vous m’avez pardonné aussi vite ?
Jen : Je ne peux pas répondre à la place de Jack mais pour Grams, c’est pas compliqué. Le pardon est divin, la rancune c’est pour les … enfin tu m’as compris. En plus, elle te considère comme un de ses petits fils…. Quant à moi, je t’en ai jamais voulu. Je sais ce que ça fais de ne pas être pardonnée. Souviens toi quand j’ai quitté la maison après la mort d’Abby. Je pouvais comprendre ce que tu ressentais. J’ai causé la mort de quelqu’un et on m’a pardonné mes erreurs. Toi, tu m’as juste blessée alors je ne vois pas pourquoi j’aurais dû t’en vouloir…
Pacey : Je t’ai peut-être pas tuée mais j’avais bu. J’ai pris le volant alors que j’étais saoul. Tout ça c’est entièrement de ma faute. Je n’aurais…
Jen (suppliante) : Arrête ! Je t’en pris. Accepte le fait qu’on t’aime même si tu nous as déçu un jour. Personne n’est tout rose ou tout beau. Regarde Jack, il a plongé en première année de fac. Moi, je suis tombée si bas que ça a coûté la vie d’une personne. Toi aussi tu as fais des erreurs mais je ne pense pas que ce soit ça qui compte. C’est pas nos erreurs qui disent qui on est, elles nous permettent juste de devenir quelqu’un. C’est nos décisions qui nous disent si on en vaut la peine ou pas. Et toi tu es quelqu’un d’unique Pace. Tu ne te plains jamais, tu subis. Tu n’es heureux que si ceux que tu aimes sont heureux. Le fait que tu aies fui ne dit pas grand chose, mais par contre, le fait que tu viennes d’excuser après tant d’années, ça nous montre que tu ne nous as pas oublier et qu’on compte encore pour toi. Oui tout le monde t’en voulait d’avoir fui mais tu es revenu affronter tes amis et c’est ça le plus important.
Pacey : Mais Jen, tu ne t’ai pas dit que je faisais tout ça pour moi ?
Jen : Si et alors ? Je m’en fiche. Si notre pardon t’est si important c’est que nous, on compte beaucoup pour toi, non ?
Pacey : Plus que tu ne peux l’imaginer…
Jen : Alors arrête de te faire du mal pour rien.
Pacey : Merci Jen…

Ding dong…

Jen (surprise) : Déjà ? ça doit être Jack. Tu m’attends ? (elle va ouvrir la porte) Jack ! Salut. Ça va ? Vas-y entre.
Jack : Tiens je t’ai apporté ça. Ça va ma belle ?
Jen : Super bien. Tu viens avec moi, on se faisait une séance remonte moral avec Pacey.
Jack (surpris) : Pacey ? Il est encore ici ?
Pacey : Déçu ?
Jack : Tu plaisante ! Comment vas tu ?
Pacey : Pas trop, trop mal.
Jen : Il déprime…
Pacey (énervé) :Jen ! !
Jack : Joey ? Je te comprends. Elle t’en veut tellement, ça doit pas être facile.
Jen (outrée) : Jack ! C’est pas ce qu’on dit à quelqu’un qui va pas bien !
Jack : Quoi ? Je dois lui mentir peut-être ?
Jen (sagement) : Parfois le mensonge est moins dur que la réalité…
Pacey : Mais dans ce cas, tout est de ma faute donc la vérité, je la mérite.
Jack : Tu vois !
Jen (ne sachant plus quoi dire) : Oui mais…
Pacey : Laisse Jen, ça va. Ne t’inquiète pas.
Jen (se dirigeant vers sa chambre) : Si tu le dis. Bon je vous laisse les garçons, je vais me préparer.
Pacey : Et ben moi, je vais vous mijoter un de ces petits plats. Tu me suis ?
Jack : Je ne fais pas l’apprenti je te préviens !
Pacey : Et qu’est ce que tu comptes faire ?
Jack (avec un grand sourire) : Te regarder travailler !
Pacey : Très drôle !
Jack : Je suis sérieux.
Pacey (rigolant) : Et ben moi je te dis que tu vas m’aider. Tiens va mettre la table !

A ma grande surprise, Jack s’est exécuté sans rechigner. Enfin presque, une fois hors de la cuisine, je l’ai entendu râler, protester, dire que l’esclavage était aboli depuis des lustres et tout et tout…

Pacey (plaisantant) : Jack ! Si tu ne te tais pas, tu seras privé de dessert !
Jack (de même) : Oui papa !

Et on s’est mit à rigoler, déconner comme avant. Enfin, notre complicité « d’antan » revenait. Une demi heure plus tard, Jen nous a rejoint et elle, elle m’a aidé sans rechigner, toute contente de pouvoir « cuisiner avec un grand chef » comme elle le dit si bien. Dawson est arrivé vers 20h, trois quart d’heure avant….avant Joey. J’étais dans la cuisine à ce moment. Donc elle ne m’a pas tout de suite vu. A vrai dire, je retardais le plus possible la confrontation.

Dawson (depuis le salon) : Alors Chef, tu t’en sors ?
Jack (de même) : Viens avec nous !
Joey (malicieuse) : Un nouveau cuistôt ? Jen tu ne m’avais rien dit !
Jen (rejoignant Pacey dans la cuisine) : Tu vas pas te cacher toute la soirée ?
Pacey : Pourquoi pas ? Non en fait je vais plutôt m’échapper par la fenêtre.
Jen : On est au huitième étage alors à moins que tu ne te sois transformé en homme araignée pendant ton sommeil, je te conseil de venir avec nous.
Pacey : Mais elle va partir.
Jen : T’en fais pas pour ça, elle ne partira pas. C’est ça ou l’engueulade. Alors ?
Pacey : C’est bon je capitule , vas-y je vous rejoint.
Jen (rejoignant les autres dans le salon) : C’est bon, il arrive.
Joey : J’ai hâte de le voir.
Pacey (entrant dans la pièce, la tête basse) : Tu en es sûr ?
Joey (choquée) : Quoi ?…Qu’est ce que… Qu’est ce qu’il fait là ????
Pacey (agacé) : C’est bon je m’en vais…
Jen (énervée) : Ah ça non ! J’en ai marre de vos histoires ! Vous pouvez pas supporter la présence de l’autre ne serait ce qu’une soirée ?
Joey (furieuse) : C’EST HORS DE QUESTION! Je m’en vais.
Pacey (la rattrapant sur le palier) : Joey ! Attends ! Restes. C’est moi qui pars. Je n’aurais pas dû revenir, excuse moi…

Et voilà, je suis parti. Pas très courageux hein ? Mais je ne pouvais pas être dans la même pièce qu’elle toute une soirée. Bien sûr, je me suis fait engueulé par Jen, ça n’a pas manqué. Le lendemain, elle est passé à mon hôtel, elle était dans un de ces états ! Je l’ai croisée dans le hall, elle m’a prit par le col de la chemise et m’a plaqué contre un mur. Heureusement, l’hôtel était désert à l’heure là. En plus de ça, j’ai bien cru qu’elle me tuerait si je lui en donnait l’occasion.

Jen (furieuse) : PACEY WITTER ! ! !
Pacey (furieuse) : Jen Lindley ! Que me vaut cette charmante visite de courtoisie ?
Jen (furieuse) : Ne fais pas le malin avec moi, Witter !
Pacey : J’ai rien fait de mal, t’as dit Joey devait pas partir, tu n’as rien dit me concernant…
Jen (furieuse) : Tu te fous de moi ? C’est ça ? Non mais tu te prends pour qui ? Hier soir c’était le moment ou jamais pour vous expliquer !
Pacey : J’ai pas pu…
Jen (furieuse): C’est trop facile ! Dès que le moindre obstacle se met en travers de ta route, tu fuis ! Tu as fuit il y a trois ans, tu as fuit hier soir. Tu vas continuer comme ça pendant longtemps ou tu comptes te conduire en homme au moins une fois dans ta vie ?
Pacey : Tu m’en veux à ce point ?
Jen (furieuse) : N’évite pas le sujet. Alors, tu vas prendre tes responsabilités oui ou non ?
Pacey : Oui mais ne me demande pas quand, je n’en sais rien du tout !
Jen : Je te propose de commencer ce soir.
Pacey : Comment ça ?
Jen : On va dans un bar que Jack a repéré. C’est le Café Reggio je crois. Enfin bref. On t’attends à 21h là-bas. Et oui, Joey y sera…

J’ai même pas eu le temps d’ajouter un mot que Jen se faufile déjà à travers le hall. Là elle m’a bien eu ! Je vais devoir affronter Joey. « Prendre mes responsabilités » comme elle le dit si bien…
Alors voilà, je suis au fameux Café Reggio. Personne n’est arrivé. C’est un peu normal aussi, il est 20h40. Je suis tellement nerveux que je suis arrivé en avance. Ce soir, elle sera là, normalement et elle sera obligée de rester d’après ce que Jen m’a dit. J’ai un poids qui oppresse ma poitrine. J’ai l’impression de ne plus pouvoir respirer normalement tellement je suis angoissé. J’ai attendu dix minutes avant qu’un visage familier n’entre. J’ai cru que c’était Jack ou Jen ou même Dawson qui entrait mais pas Joey. J’étais comme pétrifié ! Elle est si belle… Elle a l’air perdu, comme si elle cherchait un visage amical. Je n’ose pas m’approcher, je préfère attendre que les autres arrivent. Mais, qu’est ce qu’elle fait ? Ah non ! Elle ne va pas partir maintenant ! Il faut que je lui parle. Mais qu’est ce qui va la convaincre de rester ? Mes yeux se posent sur le juke-box , mais bien sûr ! Je cherche LA chanson, celle avec laquelle elle s’est excusée il y a quatre ans après être partie deux mois… Ça y est ! Je l’ai !


Il y a une douleur qui dort en moi
Elle dort d'un œil
Et se réveille au moment où tu parts
Bien que j'essaye de tourner la tête
La douleur subsiste toujours
Elle part seulement quand tu es près de moi


Dès les premières notes, je l’ai vu se retourner vers moi. On s’est regardé pendant quelques secondes qui m’ont paru une éternité. C’était comme si plus personne n’existait, comme si on était seul au monde. A ma grande surprise, elle ne s’est pas enfuie, au contraire, elle est allée s’asseoir à une table sans détacher son regard de moi…

Est-ce que tu sais qu'à chaque fois que tu es là
N'importe qui d'autre semble loin
Alors peux-tu venir et les faire disparaître
Les faire disparaître et nous pourrons rester

Alors je restes et je regarde autour de moi
Distrait par les bruits
De tous les gens et tout ce que je vois
Et je cherche à travers chaque visage
Sans aucune trace de la personne
La personne dont j'ai besoin

Est-ce que tu sais qu'à chaque fois que tu es là
N'importe qui d'autre semble loin
Alors peux-tu venir et les faire disparaître
Les faire disparaître et nous pourrons rester

Peux-tu les faire disparaître ?
Les faire disparaître

Il y a une douleur qui dort en moi
Elle dort d'un œil
Et se réveille au moment où tu parts
Et je cherche à travers chaque visage
Sans aucune trace de la personne
La personne dont j'ai besoin


J’ai attendu la fin de la chanson pour voir si elle allait partir. Mais non, elle est restée là, à me regarder. J’ai pris mon courage à deux mains et je l’ai rejointe. Je me suis assis en face d’elle sans un mot.

Joey (nostalgique) : « Disapear ». Hoobastank. Tu n’as pas oublié ?
Pacey (ravi mais apeuré): Je n’ai rien oublié. Pourquoi est tu restée ?
Joey : Jen. Elle m’a dit que quelqu’un voulait me parler.
Pacey : Déçue ?
Joey : Non. Ça fait trois ans que j’attends.
Pacey : Mais pourquoi m’as tu rejeté quand je suis revenu ?
Joey : J’étais en colère, aveuglée par la rancœur. Je ne voulais pas, je ne pouvais pas t’écouter.
Pacey : Et aujourd’hui tu peux ?
Joey : L’avocat du diable m’a convaincu d’écouter ta plaidoirie. Alors vas-y, je t’écoute.

Et je lui ai tout dit. Tout depuis le soir de l’accident jusqu’à aujourd’hui. Je lui ai raconté ma vie à Baltimore, pourquoi j’ai fui, pourquoi je suis revenu. Tout quoi. Mais il faut croire que ce « tout » n’a pas suffit.

Joey : Et pourquoi avoir bu ?
Pacey : A cause de nous. Le « nous » qu’on formait avant que tu ne parte en France. Quand tu es revenue, tu étais distante, je croyais que je n’avais plus ma place. Alors je suis sorti, Jen n’a pas voulu me laisser seul. D’ailleurs, elle non plus n’allait pas bien. Elle venait de rompre avec CJ. On est donc allé dans un bar et on a tenté de noyer nos problèmes dans un poison qui tue encore aujourd’hui. On a bu plus que la limite.
Joey (redevenant froide) : Tu me trouvais distante ?
Pacey :Tu l’étais. Et d’ailleurs, pourquoi l’étais tu ?
Joey (indignée) : Je…je… Mais c’est quoi toutes ces questions ? Tu n’essaies pas de rejeter tes erreurs sur moi quand même ?
Pacey (suppliant) : Joey…
Joey (furieuse) : Non Pacey ! C’est pas à cause de moi que tu as bu ce soir là. Tu as bu parce que tu avais peur de toi. Comme toujours d’ailleurs. Dès que quelque chose de bien t’arrive, tu le détruis ! Il faut croire que l’auto destruction te plaît. Et bien ce soir, tu peux boire ! Tu as une bonne raison de boire ! « La personne dont tu as besoin » ne veux plus te voir ! Plus jamais ! Tu croyais que je t’avais pardonné ? Tu croyais que ta conscience était libre, enfin ? Et ben non ! Je ne peux pas te pardonner !
Pacey : Mais…

Elle est partie. Sans un regard, sans se retourner, elle est partie. Elle m’a écouté, elle m’a dit ce qu’elle avait sur le cœur enfin pas tout, et elle est partie. 5 minutes plus tard, Jen est entrée dans le bar. Elle s’est dirigée sur moi, le sourire grand jusqu’aux oreilles..

Jen : Vas-y raconte !
Pacey (agacé): Jen !
Jen : Allez ! C’est quand même grâce à moi si tu as eu la possibilité de lui parler.
Pacey : Et ?
Jen : Ben ça vaut bien une petite récompense ?
Pacey : Non.
Jen : Pourquoi ça s’est mal passé ?
Pacey : Au début non. Mais elle a fini par…(se rendant compte de la machination de Jen) Tu m’as eu ! T’es contente ?
Jen : Maintenant que tu as commencé, tu peux continuer !
Pacey : Pourquoi tu ne lui demandes pas à elle ?
Jen : C’est la prochaine sur ma liste ! Allez ! Racontes ! !
Pacey : T’as gagné ! J’étais déjà là quand elle est arrivée. Elle allait faire demi-tour quand j’ai mis « Disapear » de Hoobastank.
Jen (étonnée) : Pourquoi cette chanson ?
Pacey : C’est écrit dans son livre et c’est aussi sur celle là qu’elle s’est excusée il y a quatre ans.
Jen : Pourquoi s’est elle excusée ?
Pacey : Pour être partie deux mois sans laisser d’adresse, après une dispute.
Jen : Et alors ?
Pacey : On s’est regardé pendant toute la chanson, c’était magique ! A la fin, j’ai eu peur qu’elle ne parte mais heureusement, elle ne l’a pas fait. Je suis donc allé m’asseoir avec elle et on a parlé. Enfin, elle a posé des questions et j’ai répondu. Quand on a abordé le sujet des raisons pour lesquelles j’ai bu, elle s’est montrée plus froide. Elle m’a dit que ce soir, j’avais une raison de boire alors qu’il y a trois ans, j’en avais aucune.
Jen : Et tu vas boire ?
Pacey : Non. Je me suis juré de ne plus jamais toucher à l’alcool ne serait ce qu’un verre, je ne veux plus boire.
Jen : Tu sais pourquoi elle t’en veux ?
Pacey : Elle me l’a clairement expliqué.
Jen : C’est pas pour ça. Si elle t’en veux, c’est parce qu’elle a peur. Elle a peur de retomber amoureuse de toi. C’est plus facile de t’en vouloir que de t’aimer.
Pacey : Mais pourquoi ?
Jen : Parce qu’elle est fière. Et tu as « abîmé » cette fierté quand tu l’as quittée.
Pacey (qui ne comprenait rien) : Comment ça ?
Jen : Tu lui as fait mal. Tu l’as fait pleurer.
Pacey : Ce n’était pas mon intention !
Jen : Je sais mais elle a tellement souffert à cause de toi, tu as tellement blessé qu’elle ne peut pas imaginer ne serait ce que de te pardonner. Alors t’aimer…
Pacey : Tu crois ?
Jen : J’en suis sûre.
Pacey : Merci Jen.
Jen : Pourquoi ?
Pacey : Pour être là après tout ce que je t’ai fait, pour être toi, tout simplement.
Jen : Et qu’est ce que tu comptes faire ?
Pacey : J’en sais rien.
Jen : Tu ne vas quand même pas abandonner ?
Pacey : Je sais pas.
Jen : Pacey ! Tu l’aimes ?
Pacey : Evidemment !
Jen : Alors bats toi pour elle !
Pacey : Ca paraît tellement simple.
Jen : Ca l’est ! Tu voulais réaliser ses rêves ? Et ben continues !
Pacey : Merci. Je ne sais pas ce que je ferais sans toi.
Jen : Des bêtises comme toujours.

On est rentré chacun de notre côté. Jen est vraiment quelqu’un de bien. Elle s’occupe peut-être un peu trop de notre vie sentimentale mais c’est pour notre bien. C’est vrai que je lui en veux parfois de trop s’occuper de ce qui ne la regarde pas mais dans ce cas-ci, je suis vraiment content qu’elle ne s’occupe pas que de ce qui la regarde. Sans elle, je n’aurais jamais pu lui reparler un jour, sans elle, je n’aurais jamais pu lui dire « je t’aime » quand on était qu’au lycée. Sans elle, je n’aurais jamais eu le courage de me battre pour qu’elle accepte ses sentiments… J’irai jusqu’au bout même si pour ça il faudra que j’attende des jours, des mois ou même des années.

gwalic  (24.01.2005 à 19:44)
Dans son livre, Joey disait que je m‘excusais sur « Disapear », elle disait aussi qu’elle n’acceptait pas mes excuses. Après, selon son livre, je lui envoyais des roses blanches tous les jeudis pour lui demander pardon de l’avoir abandonné un jeudi. C’est ce que j’ai fait. Tous les jeudis, j’ai déposé une douzaine de roses blanches sur le pas de sa porte. Tous les jeudis, sur la carte qui accompagnait les fleurs, je lui écrivais le même mot : « Vivre ? Je ne sais plus ce que ce mot veut dire depuis que je t’ai perdue. Je t’aime… » Ça fait un mois que je lui envoies ces fleurs. Ce soir, je dois rejoindre Jack et Dawson chez Jen. Joey ne peut pas venir. D’après ce que Jen m’a dit, elle a un « empêchement » mais je sais très bien que ce qui l’empêche de venir c’est moi. Tant pis, je me suis habitué à son absence, à ses prétextes pour ne pas venir si j’avais le malheur d’être invité. Ce soir, j’ai décidé de venir un peu en avance pour parler avec Jen. Quand elle est venue m’ouvrir, elle était au téléphone. Elle m’a quand même fait entrer. J’ai attendu dans le salon qu’elle raccroche. La porte de son bureau était entrouverte ce qui m’a permit d’entendre la fin de la conversation. Je ne sais pas avec qui elle parlait mais en tout cas, elle commençait à élever drôlement la voix. Ce qui avec elle est plutôt mauvais signe…

Jen (au téléphone) : Je sais ça ! … Tu pourrais quand même faire un effort … Mais bien sûr qu’il fait un effort lui ! … Et alors ? Il t’aime encore, c’est un crime ? … Pourquoi tu nies tes sentiments ? … Si tu les nies !… Allô ? Joey ? Joey ? (énervée) C’est pas vrai ! Désolée Pace.
Pacey (essayant de faire bonne figure) : C’est pas grave. Je vois que je ne suis pas le seul à supporter la bonne humeur de Mlle Potter.
Jen : Ne fais pas semblant.
Pacey (faussement naïf): Je ne vois pas de quoi tu parles.
Jen : Ca te fait mal, je le sais.
Pacey (fataliste): Mais il faut bien que je m’y fasse. Elle ne m’aime plus.
Jen : Arrête de dire des bêtises. Tu sais que c’est faux.
Pacey : Non, Jen. C’est toi qui te mens. Tu veux absolument nous voir ensemble alors que c’est impossible. Tu le sais en plus.
Jen : Non c’est pas impossible. Souviens toi, on était encore au lycée. Toi et Joey vous commenciez à peine à vous parler de façon civilisée. Un jour, tu m’as dit que tu l’aimais, et je t’ai dit d’y croire. Bien sûr, tu ne m’as pas cru. Non, Joey ne pouvait pas t’aimer, elle aimait Dawson. Et qu’est ce qu’il s’est passé quelques mois plus tard ?
Pacey : Mais aujourd’hui c’est différent.
Jen : Non Pace. Aujourd’hui, c’est la même situation. Tu l’aimes, elle t’aime mais toi tu t’obstines dans ton malheur. Et Joey fait pareil. Est ce qu’un jour vous pourrez vivre simplement, sans vous compliquer la vie ?
Pacey : C’est impossible ! Joey et moi, on adore jouer les martyres et tu le sais…
Jen : Et oui, vous êtes comme ça depuis toujours, pourquoi changer maintenant ?
Pacey : Bonne question.
Jen : Allez, on va pas s’apitoyer sur notre sort. Viens, on va mettre la table !
Pacey : La corvée de la soirée !

On est parti en direction de la cuisine puis Jen m’a tendu six assiettes.

Pacey (étonné): Six assiettes ? On ne doit pas être quatre ?
Jen : Ben, Jack nous ramène quelqu’un, une surprise qui vient de loin, et Dawson veut nous présenter une amie de L.A. Mais ne t’inquiètes pas, je pense vraiment pas que Joey accompagnera l’un des deux. On s’est engueulée à cause de ça.

Après une demi heure de discussion, la sonnette a enfin retenti. Malgré les paroles réconfortantes de Jen, j’avais un doute. Et si Dawson ou Jack voulaient que tout s’arrange ? Non, vaut mieux pas y penser.

Jen : Je vais ouvrir ! (après avoir ouvert) Jack ! Comment vas tu ? Alors, cette surprise elle est où ?
Jack : Ben, la voilà !
Personne : Coucou !
Jen (excitée comme une puce): Andie ! ! Andie ! ! Viens là toi !
Andie : Calme toi Jen !
Jen : Attends trente secondes. (criant) Pacey ! Viens là !
Pacey : Non mais elle est hystérique là. Tu lui as fait quoi Jack ?
Andie : Jack y est pour rien. C’est moi.
Pacey (sautant de joie) : Mc Phee ?!? Content de te revoir !
Jack : C’est pas que ces retrouvailles me dérangent mais on pourrait pas entrer ?
Jen : Si bien sûr ! Pacey, tu veux bien lâcher Andie ?
Pacey : Non ! Je la garde encore un peu.
Jack : Elle va pas s’envoler, tu sais.
Andie : Si dans une semaine, je repars pour l’Italie.
Jen : En attendant, on veut tous en profiter donc Pacey, poses Andie par terre s’il te plaît.
Pacey : Excuses moi. C’est vrai, ça fait seulement 6 ans que je ne l’ai pas vu.
Andie : Il a raison. On se voit tous les étés depuis 3 ans et Pacey n’a jamais eu l’occasion de venir avec nous.
Jen : C’est bon ! Je ne dis plus rien ! (se levant) D’ailleurs je ferais bien d’aller ouvrir…
Pacey (une fois Jen partie) : Alors Andie, comment c’est la vie à Florence ?
Andie : C’est plutôt enivrant ! Mais je te raconterais tout cette semaine. Je comptes bien rattraper le temps perdue.
Jen (depuis l’entrée) : Pacey, tu peux venir s’il te plaît ?
Pacey : Bien sûr. (rejoignant Jen) Qu’est ce qui se passe ?
Jen (évitant son regard): Viens voir. Je suis désolée Pace. Je n’y suis pour rien.
Pacey (choqué) : C’est une blague ?
Dawson : Non Pacey. J’en ai marre de vous voir chacun de votre côté. Je veux que ce soir on soit TOUS réunis. C’est le retour annuel d’Andie et c’est la première fois que en fait partie donc, TOUT le monde doit être présent. Même Joey !
Pacey : J’ai rien contre mais ce qui m’étonne c’est qu’elle aie accepté de venir sachant que je serais là.
Joey (sèchement): Je ne savais pas que tu serais des nôtres. Sinon je ne serais pas là.
Jen (énervée) : Arrêtez s’il vous plaît… J’en ai marre de vous voir vous déchirez ainsi. Joey, acceptes que Pacey soit avec nous aujourd’hui.
Joey (cédant) : C’est vraiment parce que c’est toi. (à Pacey) Mais ne m’adresse pas la parole !
Dawson (culpabilisant) : Je suis vraiment désolé, j’espérais que ça s’arrangerait.
Jen : Ca s’arrangera avec le temps.
Pacey : Qui essaies tu de convaincre ? Toi ou les autres ? Ça ne peut pas s’arranger et tu le sais.
Jen (agacée) : Pacey ! Souviens toi de ta promesse !
Pacey (découragé) : Je ne vais pas laisser tomber maintenant mais je sais que tout est fini.
Dawson : Ne pars pas si défaitiste. Je sais qu’au fond, ta présence lui fait plaisir. J’ai vu ses yeux quand tu es apparu devant elle. Il y a eu comme une étincelle. C’est la preuve que votre amour n’est pas mort…
Pacey : Dawson. Tu es et tu resteras un éternel optimiste.
Jen (amusée) : Et toi un grand défaitiste ! Allez, venez, on va rejoindre les autres.
Jack (voyant les autres revenir) : On se demandait quand vous alliez revenir.
Jen : Convaincre Pacey est aussi difficile que de convaincre Joey.
Pacey (se dirigeant vers la cuisine) : Excusez moi, mais j’ai une casserole sur le feu.
Jen (pour elle) : Mais bien sûr… (s’adressant à Andie) Et sinon, comment ça se passe en Italie ? Comment va Gino ?
Andie (heureuse) : Super ! Tout va extrêmement bien !
Jack (surpris) : A ce point ? Je croyais que vous vous étiez engueulés.
Jen (pleine de sous entendu) : Andie sait ce que le mot pardonner veut dire.
Joey : Arrête avec ça Jen ! C’est agaçant.
Dawson : Et ça le sera tant que vous ne vous parlerez pas de manière civilisée.
Andie : Ça n’arrivera pas. Déjà au début, leur échanges étaient loin d’être civilisés.
Joey (exaspérée) : Vous êtes pénibles.
Jack : Non c’est vous, toi et Pacey ! Vous vous aimez, ça crève les yeux mais…
Joey (hurlant) : JE NE L’AIME PAS ! ! ! !
Jen (n’y croyant pas) : Mais bien sûr ! C’est comme Pacey qui prétend avoir quelque chose sur le feu.
Andie : Mais il y a bien quelque chose qui cuit, non ?
Jen : Et non Andie. Pacey fuit la présence de Joey. En clair, tant qu’ils ne se seront pas parlés, on aura pas le privilège de les voir ensemble.
Dawson : Et ça, c’est mission impossible.
Joey : Excusez moi mais je suis ici, je vous entends !
Jack : On le sait Jo. Tu ne voudrais pas qu’on parle dans ton dos tout de même.
Joey (quittant la pièce): Non bien sûr mais comme vous le faites quand même…
Jen (soupirant) : Jo !
Andie : Elle est allée où ?
Jack : La salle de bain, c’est toujours là qu’elle se cache…

Mais en fait, Joey n’est pas allée dans la salle de bain. Comment je le sais ? Tout simplement parce qu’elle est venue me voir dans la cuisine. Et oui vous avez bien lu, elle est venue ME voir. Je sais pas comment elle s’y est prise pour berner les autres mais n’empêche que ça m’a fait plaisir…

Joey (entrant dans la cuisine): Je te dérange ?
Pacey : Je croyais que tu ne voulais pas me parler ?
Joey (culpabilisant) : C’est juste que je … Excuse moi
Pacey : De quoi ?
Joey (ne sachant pas quoi dire) : Euh…de…je…
Pacey : Laisses tomber, je m’en fiche.
Joey : Merci pour les roses elles sont très belles
Pacey : Je me suis inspiré de toi, de ton livre…
Joey (baissant la tête) : Alors tu l’as lu ?
Pacey : Trois fois.
Joey : Tu sais, c’est pas…
Pacey (dépité) : Je sais, c’est pas quelques roses qui vont tout arranger.
Joey (gênée) : Oui… Bon je vais rejoindre les autres avant qu’ils ne viennent me chercher.

Et voilà ce qui aurait pu être notre réconciliation n’a été qu’une discussion banale, froide et très , trop distante… Pourquoi j’en ai pas profité pour lui parler plus, lui demander si elle a quelqu’un, si elle est heureuse… Tout ça quoi… Mais quel imbécile je peux faire !

Joey (revenant sur ses pas) : Pacey ? J’aimerai bien qu’on se parle un de ces jours.
Pacey (étonné) : Hein ? Euh… Oui, moi aussi j’aimerai bien. Joey ? Pourquoi tu acceptes maintenant ?
Joey : Je ne sais pas. Peut être pour les autres, c’est pas facile pour eux.
Pacey (reconnaissant) : Merci Jo.
En fait, tout c’est merveilleusement passé ! Je voulais parler avec elle ? Et ben j’ai même réussi à obtenir un rendez vous pour demain. Ça fait tellement longtemps que j’attends ça. Je suis tellement heureux que tous mes soucis ont disparu. Même…Oh mon dieu ! Ma sauce ! Oh zut ! Il a fallu que je la laisse brûler. Et ben on est bien maintenant..

Pacey (entrant dans la pièce): Euh…Je suis désolé mais j’ai…
Jack (surpris en voyant le fond de la casserole): T’as laissé brûler ta sauce ? ?
Jen : Je peux savoir ce qui t’arrive ? C’est pas ton genre de laisser brûler quelque chose.
Pacey (mal à l’aise): Ben euh…
Andie (enthousiaste): Elle s’appelle comment ?
Dawson (à voix basse): Andie tais toi !
Andie (ne percutant pas): Ben quoi ? C’est pas méchant.
Jen ( avec patience): Andie, ma puce. Réfléchie un peu à ce que tu as dit à Pacey.
Andie (ne comprenant toujours pas): Ben je lui ai juste demandé si…(se rendant compte de sa gaffe) Oh ! Je suis désolée Pacey !
Pacey : C’est pas grave. Qui dans cette pièce ne le sait pas.
Joey : Ne sait pas quoi ?
Pacey (d’un souffle): Que je suis encore amoureux de toi.
Joey : Personne je crois.
Pacey (sur un ton sans réplique): Alors il n’y a aucun problème. Bon à quoi les pizzas ?
Dawson : Napolitaine, Royale et 4 fromages !
Pacey : Ça marche ! Jen, ton téléphone se trouve… ?
Jen : Dans l’entrée. Tu payes ? On te remboursera après.

Et voilà ! Il a suffit d’une minute d’inattention pour qu’on se retrouve entrain de manger des pizzas. Je ne savais pas que Joey occupait à ce point mes pensées. Certes elle les occupe mais au point de ma distraire de mon travail… Enfin bref. On a passé une soirée sympa. C’est surtout Andie et Dawson qui ont parlé. Ils avaient tellement à dire sur leur nouvelle vie. Joey évitait de croiser mon regard ce qui ne me dérangeait trop. Lui faire cet aveu m’a un peu voire beaucoup perturbé. Jack et Jen écoutaient mais ne posaient pas de questions même si Jen n’a pas arrêté de me lancer des regards du style « qu’est ce qui se passe avec Joey ? » Son radar « relation ambigu » n’est pas rouillé ça je peux vous l’affirmer ! Puis vers 23h, tout le monde est parti enfin tout le monde sauf moi. Jen a tenu à ce que je reste pour l’aider à ranger. Quelle corvée ! Mais je ne pouvais pas refuser, elle a promit de m’héberger en échange.

Jen (soudainement): Raconte moi tout.
Pacey (innocemment): Te raconter quoi ?
Jen : Disons, ce qu’il s’est passé avec Joey dans la cuisine pour que tu laisse brûler ta sauce.
Pacey : Mais elle n’est pas venue dans la cuis…
Jen : Te fatigue pas ! je suis allée voir si tout allait bien et je l’ai vue entrer dans la cuisine. Je n’ai rien dit aux autres mais j’aimerais tout de même une explication.
Pacey : Ben disons qu’on a parlé.
Jen (avec un grand sourire): Sans hausser le ton ? Sans cri ?
Pacey : T’excite pas ! Notre conversation a été des plus banales.
Jen : Tu veux dire pas de « tu m’as manqué », « je t’aime toujours », rien de ce style ?
Pacey : Rien, nada, niette ! Le seul truc c’est qu’elle est revenue pour me demander si je voulais bien la revoir pour parler.
Jen : Et ? ?
Pacey : On se voit demain.
Jen (sautant sur place): Mais c’est super ! ! Et pourquoi elle veut bien maintenant ?
Pacey : Votre petit jeu a fonctionné, elle a culpabilisé et elle veut essayer d’arranger les choses pour vous.
Jen : Et tu y crois ?
Pacey : Ben… oui. C’est ce qu’elle a dit.
Jen (avec un soupir): Vous êtes aussi désespérant l’un que l’autre !
Pacey : Pourquoi ?
Jen : Parce qu’elle meure d’envie de te voir mais qu’elle n’osa pas se l’avouer.
Pacey (inquiet): Tu crois ?
Jen (amusée par le scepticisme de son ami): Intuition féminine tu connais ?
Pacey : Qu’est ce que je deviendrais sans toi ? Viens là ! (il la prend dans ses bras) Merci.

Le lendemain, j’ai retrouvé Joey dans un bar près de Central Parc. Elle n’arrêtait pas de se mordiller la lèvre inférieur et de remettre ses cheveux derrière ses oreilles comme toujours lorsqu’elle est nerveuse. C’est sûr que me voir seul à seul ne doit pas l’aider à se détendre. Après l’avoir regardé pendant quelques minutes depuis la rue, je suis entré et assis face à elle. Elle est si belle que ça en est douloureux…

Joey (le voyant arrivé) : Bonjour.
Pacey (avec un sourire): Merci de ne pas avoir changé d’avis.
Joey : J’en avais envie… Merci d’être venu. J’avais besoin de te parler.
Pacey (surpris): Pourquoi ?
Joey : Parce qu’avant d’être mon petit ami, tu as été mon meilleur ami. Et ça, je ne veux pas le perdre.
Pacey : Ça me touche.
Joey : On a vécu trop de chose tous les deux pour se quitter en se disant « je t’aime » pour la première fois.
Pacey : C’est pas la première fois que je te le dis.
Joey : Mais c’est la première fois que j’étais prête à m’engager.
Pacey (baissant les yeux): Et j’ai tout gâché…
Joey : Pas tout, juste nous deux. Mais tu m’as permit d’avancer et de grandir, surtout au niveau professionnel.
Pacey : Oui, j’ai appris que ça allait bien pour toi dans ce domaine.
Joey : Mais c’est pas le principal. (changeant de sujet) Et toi, sinon ? Tu fais quoi maintenant ?
Pacey : Je suis éducateur. J’aide les ados en difficulté. Je reproduit avec eux ce que tu as fait pour moi. On se ressemble eux et moi. Leurs parents ne s’occupent pas d’eux tout comme les miens.
Joey : Je suis contente que tu aies trouvé un sens à ta vie.
Pacey : Je ne l’ai pas trouvé, je l’ai perdu.
Joey : Je n’y peux rien
Pacey : Je sais. Mais en gâchant ma vie, j’ai gâché la tienne.
Joey : Qui te dit que ma vie est gâchée ?
Pacey (mal à l’aise) : Oh…je…euh…je ne savais pas que tu étais fiancée.
Joey : Je ne le suis pas. Mais avec toi, je risquais de ne pas « m’envoler », au moins, j’ai pris mon envol…
Pacey : Donc j’ai bien fait de te quitter ?
Joey : Je n’ai pas dit ça
Pacey : Mais tu l’as pensé.
Joey (le regardant dans les yeux) : Je n’aurais jamais pu. Tu étais la plus importante personne de ma vie. Et tu l’es toujours.
Pacey : Tu es sincère ?
Joey : Même si je ne veux pas entamer une nouvelle relation avec toi, j’ai besoin de toi près de moi. J’ai besoin de ton soutien, de ton amitié.
Pacey (baissant les yeux, déçu) : Je ne sais pas si je peux te l’offrir.
Joey (suppliante) : Tu ne veux même pas essayer ? Tu me dois bien ça non ?
Pacey (ironique) : Oui, tu as raison. Et puis, ce n’est pas si compliqué.
Joey (n’ayant pas saisi le ton de Pacey) : Non bien sûr.
Pacey (changeant de sujet) : Au fait, pourquoi m’avoir donner cette excuse hier ?
Joey : Quelle excuse ?
Pacey : Comme quoi tu voulais qu’on se parle pour les autres, comme quoi c’est pas facile pour eux.
Joey : Mais c’est la vérité…
Pacey (sceptique) : Si tu le dis…

Pacey : Et si tu me parlais de ta nouvelle vie de ton roman, de tout quoi ?
Joey : Que veux tu savoir ?
Pacey : D’où te vient cette inspiration.
Joey : De nous… (mal à l’aise) Tu es allé voir le film de Dawson ?
Pacey (n’arrivant pas à finir ses phrases) : C’était la première. C’est là que je l’ai revu… Et il m’a dit pour…
Joey : Donc tu es au courant du sens de mon livre ?
Pacey : En partie mais j’aimerai avoir la version de son auteur..

Et on est resté là à discuter pendant encore une heure puis elle est partie, comme ça sans plus de cérémonie. Elle a prétexté un rendez vous urgent, elle m’a remercié d’être venu car grâce à ça, elle avait retrouvé le Pacey qu’elle avait perdu puis elle est sortie sans se retourner. Je suis resté quelques minutes espérant qu’elle revienne sur ses pas, espérant qu’elle revienne vers moi. Mais elle n’est pas revenue. Je suis donc parti à mon tour mais contrairement à elle, je n’ai pas retrouvé la Joey que j’aimais… Je crois que je l’ai perdue définitivement. Quand je suis parti, j’ai laissé derrière moi une jeune fille réservée, mal dans sa peau, prête à tout pour vivre une belle histoire avec celui qu’elle aime. Aujourd’hui, c’est une jeune femme sereine, responsable, préférant vivre une vie stable et sans problème qu’une histoire d’amour pleine de surprise… Elle est devenue comme une…mère de famille. Avant, on serait aller faire une petite promenade sur le port, on se serait assis face à la mer pour regarder le coucher du soleil main dans la main. Aujourd’hui je suis seul à regarder l’horizon s’obscurcir de la même manière que je regarde mon avenir s’éteindre. Je l’ai toujours imaginé près d’elle mais maintenant je me demande si nos destinées sont vraiment liée l’une à l’autre. D’habitude, la vue de l’océan m’aide à faire le point mais là il m’est impossible de me concentrer sur ma vie, sur mes buts…

Jen (arrivant sur le quai) : Pacey ? Grams m’a dit que tu étais sorti. Je me suis dit que tu devais être ici… (voyant qu’il ne réagit pas) Pacey ? Qu’est ce qui t’arrive ? Ça c’est mal passé avec Jo ?
Pacey (le regard perdu): Jen, j’aimerai que tu me parles de Joey.
Jen (surprise): Pourquoi ?
Pacey : J’ai passé l’après-midi pour qu’on apprenne à se connaître, encore une fois. Mais je n’arrive plus…
Jen : A quoi ? Tu n’arrive plus à quoi Pace ?
Pacey (la voix étouffée de sanglots): Savoir qui elle est, qui elle est devenue… J’aimerai savoir ce qu’elle a fait pendant 3 ans. J’aimerai tout savoir d’elle… Sa vie…sa vie sans moi.
Jen : Je suis désolée Pace mais je ne peux pas t’aider. Je ne sais rien de la vie qu’elle a mené pendant 3 ans.
Pacey (désespéré): Mais qui alors, à qui se confiait elle ?
Jen : A Grams… Elles sont devenues très proche après ton départ. Quand elles croyaient que je dormais, elles sortaient et me laissaient seule avec Jack. Un jour j’ai ouvert les yeux et je lui ai demandé où elles allaient tous les jours. Il m’a répondu qu’elles discutaient. Quand je lui ai demandé de quoi, il a prétexté un besoin urgent. Pauvre Jack, dès que le sujet commence à devenir houleux, sa vessie le travaille…
Pacey : ça n’arrive pas qu’à Jack. Dès que je veux aborder un sujet épineux, il y a toujours l’excuse du besoin urgent qui sort… Tu sais où est Grams ?
Jen : A l’église. C’est là qu’elle va depuis trois ans. Elle veux initier Lucas…
Pacey (étonné): Qui est Lucas ?
Jen (se rendant compte de sa gaffe): Hein ? Euh…le…le nouveau pasteur…(le voyant se lever) Pacey ! Tu vas où ?
Pacey (se dirigeant vers le métro): Voir le nouveau pasteur !
Jen (affolée): Oh non Pacey ! Ne fais pas ça…

Grams essaie d’initier un nouveau pasteur ? Mais l’initier à quoi ? Et pourquoi y va-t-elle depuis trois ans ? Et si ce pasteur n’existait pas ? Mais dans ce cas, qui est Lucas ? Toutes ces questions qui trottent dans ma tête et qui restent sans réponse… On me cache quelque chose, mais quoi ? Ces questions vont enfin trouver leur réponse, derrière cette porte se trouvent toutes les solutions de ces équations insolubles… « Es tu sûr de vouloir la vérité ? » Une petite voix s’est élevée dans ma tête juste avant que je ne pousse la porte. C’est vrai, est ce que je veux vraiment la vérité ? Faut il toujours dire la vérité alors que parfois le mensonge fait moins mal ? Mais après tout, si la vérité risque de me faire souffrir, je l’ai bien chercher non ? Alors oui ! Je veux la vérité ! Ma décision est prise, il faut que je sache !

Jen (arrivant à temps): Pacey ! Non n’entre pas !
Pacey (commençant à s’énerver): Et pourquoi ça ? Qu’est ce qu’il y a de si secret dans cette fichue église ?
Jen (ne sachant pas quoi répondre): Il y a que…euh…ça ne te regarde pas. (d’un ton ferme) Voilà ce qu’il y a !
Pacey (irrité): Ça ne me regarde pas ?
Jen : Non, et puis et puis… (fixant la porte derrière Pacey) Oh non… Pas ça !
Pacey : Quoi ? Qu’est ce qui ce passe ? Jen ?
Jen (voyant qu’il allait suivre la direction dans laquelle elle regarde): Non ne te retourne pas ! Viens avec moi !
Pacey : Arrête Jen ! Lâche moi ! (regardant vers l’église) Mais…mais…c’est lui Lucas ?
Jen (culpabilisant): Tu ne devais pas le savoir…
Pacey (n’y comprenant plus rien): Mais savoir quoi ?
Lucas (apercevant Pacey): Grand-mère ! C’est le monsieur de la boîte en fer !
Grams : Qu’est ce que tu racontes Lucas ?
Lucas (Pointant son doigt vers Pacey et Jen): Là-bas ! Regarde !
Grams (tout bas pour elle même): Oh mon dieu ! (s’adressant à Pacey) Pacey ! Qu’est ce que tu fais là ?
Pacey : Je devais vous voir pour vous parler de Joey.
Lucas : Pourquoi le monsieur veut parler à mam…
Grams (à Jen): Jen ramène Lucas à la maison s’il te plaît. (s’agenouillant près de Lucas) Lucas, je vais devoir parler avec le monsieur. Tu seras bien sage avec Tata n’est ce pas ?
Lucas : Oui Grand mère.
Grams (une fois Jen et Lucas partis): Viens avec moi Pacey. Alors comme ça tu voulais me parler de Joséphine ?
Pacey : En fait j’aimerais que vous me parliez d’elle. Je ne sais plus qui elle est.
Grams : Joséphine a beaucoup grandi en trois ans. Elle n’est plus la jeune fille réservée que tu as connu. Elle a beaucoup appris sur la vie. Elle en a plus appris sans toi qu’auprès de toi.
Pacey : Comment ça ? Je ne comprends pas…
Grams : Tu comprendras le jour où elle te le diras.
Pacey (agacé) : Mais le jour où elle me dira quoi ?
Grams : Je suis désolée Pacey mais ce n’est pas à moi de te le dire…
Pacey (impatient): Et ce jour il est bientôt arrivé ?
Grams : Je ne pense pas… Joséphine est très secrète en ce qui te concerne. Pendant les trois années qui viennent de s’écouler, il n’y a que vers moi qu’elle osait se tourner quand elle souhaitait parler de toi. Elle t’aime toujours tu sais, tu lui as fait beaucoup de mal mais son cœur t’appartient encore et ce pour toujours. Tu lui as apporté plus que Dawson ne lui a apporté, et plus que quiconque lui apportera.
Pacey : Et elle le sait ?
Grams : Au fond d’elle oui mais elle refuse tout simplement de se l’avouer.
Pacey : Pourquoi ?
Grams : Par fierté ! Joséphine a dressé en elle une barrière que tu as réussi à franchir, que tu as brisé, et en la brisant, tu as aussi touché à sa fierté… Je suis désolée Pacey mais il faut vraiment que je te laisse, Jen va m’attendre.
Pacey (baissant les yeux): Merci…

Et elle est partie. Moi qui cherchais des solutions, je n’ai trouvé que des questions… Qui est ce Lucas ? Que me cache Joey ? Et Jen, et Grams ? Qu’est ce qu’ils me cachent tous ? J’aimerai tellement tout simplifier, revenir trois ans en arrière. Le jour où tout à commencé…

Flash Back:

Je marchait vers l’appartement, notre appart’, celui que je partageait depuis un an avec Joey. En entrant, comme tout les soirs, j’ai écouté le répondeur. Ce soir, il y avait deux messages. Le premier était adressé à Joey, il a donc fallu que je l’écoute, j’ai as reconnu la voix, enfin pas tout de suite.

Message : Joey ? Bon t’es pas là. Non c’est juste pour te confirmer l’heure. Donc on se voit bien demain à 15h au Hell’s. Salut.

Très court mais assez pour reconnaître sa voix : celle de Dawson. Pourquoi lui et Jo avait un rendez vous le lendemain à Boston ? Pourquoi Joey ne me l’avait pas dit ? Qu’est qu’ils ma cachaient ? Mais mes réflexions ont été interrompu par le second message. C’était Joey.

Message : Pacey ? C’est Jo. Juste pour te dire que je ne rentre pas ce soir, j’ai trop de paperasse à classer. Il faudra qu’on parle demain soir. Bonne soirée mon chéri…

Tout aussi court mais celui là relié à l’autre c’est comme si une bombe venait d’exploser dans mon cœur pour détruire tout ce qu’il me restait d’amour et de vie. Joey me mentait sur son rendez vous avec Dawson, elle voulait qu’on se parle dès son retour. Généralement, quand on dit cette phrase à son petit ami, c’est que la rupture n’est pas loin… Et si elle était retournée le voir, si elle l’aimait encore. Tous ces « si », c’est sur ça que c’est fondé mon erreur… Le soir, Jen m’a téléphoné, elle venait de rompre (« elle aussi » me suis je dit) alors tout naturellement, je lui ai proposé de sortir pour se changer les idées.

Fin Flash Back


La suite, vous la connaissez. On a trop bu, j’ai pris le volant avec 1g dans le sang, le retour c’est fini dans un mur. Je suis resté à l’hôpital une semaine, le temps de savoir que Jen avait perdu la mémoire. Puis je suis parti. Un matin, je suis sorti de l’hôpital sans prévenir personne, j’ai écrit une lettre à Jo puis je suis parti. J’ai fui… Le pire dans tout ça, c’est que je ne sais toujours pas pourquoi Joey m’avait menti, pourquoi elle voulait voir Dawson en cachette, pourquoi elle voulait qu’on se parle. Toutes ces questions sont sans réponses depuis 3 ans…
J’ai marché pendant une heure puis je suis revenu chez Jen. Je suis entré sans frapper, et c’est là que j’ai entendu des voix féminines provenir du salon. J’ai voulu me faire discret et partir mais quand une des filles a hurler mon prénom, la curiosité à pris le dessus et je me suis rapproché. De là où j’étais, je voyais toute la pièce sans qu’elles ne me voient. Elles, il s’agit en fait Jen et Joey. Pourquoi s’engueulent-elles à mon sujet ?

gwalic  (24.01.2005 à 19:45)
Jen : Mais calme toi ! Il a du confondre !
Joey (angoissée et furieuse à la fois): Pourquoi Lucas m’a-t-il dit qu’il a vu le monsieur de la boîte en fer , alors ?

Joey était debout au milieu de la pièce, elle me tournait le dos. Parfois, elle se mettait à faire les cents pas dans la pièce et là, je pouvais voir son visage, ses traits si harmonieux d’habitude étaient déformés par la fureur. Elle en veut à Jen, ça c’est sûr mais pourquoi, c’est un mystère…

Jen : Je ne sais pas. Ecoute Joey, avoue que tu as déjà confondu Pacey avec quelqu’un d’autre ?
Joey : Ça met arrivé mais…
Jen : Taratata ! Lucas a trois ans ! C’est normal qu’il confonde deux personnes…
Joey : Oui mais…
Jen (d’un ton ferme): Mais rien du tout !
Joey (sèchement pour faire taire son amie): Si ! ! J’aimerai que tu m’écoute pour une fois ! ! Lucas m’a dit que Pacey voulait parler de moi à Grams ce qui veut dire que Pacey a vu Lucas.
Jen : Peut être mais il ne sait rien ! rien du tout !
Joey : Pacey n’est pas si bête que ça. Il finira par tout découvrir. Et ce jour là, je fais quoi ?
Jen (fatiguée de toutes ces crises): Tu lui dit la vérité ! Tous ces mensonges, ces non dits ou ces sous entendu ont failli me tuer ! Alors j’aimerai que pour une fois, vous vous comportiez en adulte et que vous régliez vos problèmes !
Joey : Tout allait très bien avant qu’il ne revienne ! Il est sorti de ma vie et Lucas est beaucoup mieux sans père !
Jen : Tu pense ce que tu dis ?
Joey (butée): Bien sûr ! Pacey n’a aucun droit sur son fils !

Mon fils ? Lucas ? Ce bonhomme de trois ans est mon fils ? Et personne ne me l’a dit ! Joey m’a caché ça ? Elle n’a pas le droit ! Ce môme a besoin de son père comme il a besoin de son père… Et moi, j’ai besoin d’aimer, d’aimer comme un père aime son fils…

Joey (hurlant): JE NE VEUX PLUS QU’IL S’APPROCHE DE MOI OU DE LUCAS ! ! ! IL N’A PLUS SA PLACE PARMIS NOUS ! !

BANG ! !

Alors là s’en est trop ! ! Elle ne veux plus me voir ? Très bien ! Je n’aurais jamais dû revenir ? Parfais ! Je dois partir ? Dans ce cas autant le faire tout de suite ! J’ai balancé mon sac sur le lit et j’ai commencé à fourrer toutes mes affaires dedans. Une porte a claqué, Joey venait de partir. Ce qui veut dire que …

Jen (entrant dans la chambre de son ami): Tu as tout entendu ?
Pacey (énervé): Difficile de faire autrement ! Elle hurlait comme une folle !
Jen (suppliante): Comprends la…
Pacey : Oh mais je l’ai parfaitement comprise… Elle ne veut pas que je partage la vie de notre pardon de son fils. Alors voilà, je m’en vais ! Je repars chez moi, là où se trouve ma véritable famille !
Jen : Pace… Attends. Il faut que vous parliez, il faut que tu lui dise ce que tu en pense…
Pacey : Elle sait très bien ce que j’en pense ! J’en rêve d’être père, d’être le père de SES enfants ! Ce rêve, elle me le vole comme je lui ai volé sa vie !
Jen : Tu ne lui as rien volé du tout ! Elle t’a menti ! Elle a eu peur de t’affronter ! Elle s’est tournée vers Dawson alors que le premier concerné c’était toi ! Si elle t’avait dit la vérité, tu n’aurais jamais bu le soir là !
Pacey : Comment tu sais ça ?
Jen (malicieuse): J’ai mes sources…
Pacey (agacé): Jen !
Jen : Grams. Elle m’a dit comment tout s’était déclenché…
Pacey : Ecoute ! Je retourne à Baltimore. Mais je serais toujours là si l’un d’entre vous à besoin de moi…
Jen : Même pour…
Pacey (finissant sa phrase): Même pour elle. Si jamais elle change d’avis ; ce qui m’étonnerais ; je serais là ! Elle n’aura qu’à s’adresser à toi. Mais ne le lui dit pas si elle ne te le demande pas !
Jen : D’accord Pace. Je suis désolée…
Pacey : De quoi ?
Jen : Que ça n’ai pas marché vous deux.
Pacey : C’est qu’on n’était pas fait l’un pour l’autre.
Jen : Tu sais très bien que si ! Tu vas me manquer Pace…
Pacey (la prenant dans ses bras): Toi aussi Lindley… Merci !

Et je suis parti. J’ai pris le train pour Baltimore. Tout allait redevenir comme avant, ou presque. Je ne pourrai jamais faire comme si je n’avais pas de fils, comme si Joey était sortie de mon cœur … Elle va me manquer mais c’est mieux comme ça. Je rentre enfin chez moi ! Le cœur vide mais fixé ! Je sais que ma vie doit se faire sans elle… Pourtant, j’ai comme un poids sur la conscience. Comme il y a trois ans quand je me suis enfui. Je ne peux pas partir sans lui donner d’explications… Le seul moyen pour qu’elle m’écoute, c’est qu’elle me lise. Je lui ai donc écrit une lettre que j’ai envoyé à Jen, qui va lui la remettre dès que possible… Dans la lettre, je m’excuse et je lui explique ma seconde fuite… Vous voulez savoir ce que j’ai écrit précisément ? Bon…

« Joey,
On dit que l’espoir fait vivre mais que ce passe-t-il quand on a plus d’espoir ?Je pensais avoir une chance que ton cœur m’appartienne de nouveau mais j’avais tord. Aujourd’hui je sais. Il n’y a plus d’espoir qu’un jour tu me regarde avec ces yeux. Ces yeux avec lesquels tu me regardais avant… Ces yeux, je ne les verrai plus posés, plus jamais tu me regardera comme tu me regardais. Ne m’en veux pas de fuir encore. Je serais toujours là pour toi, si tu as besoin de moi un jour, il te suffira de le dire à Jen. Aujourd’hui, je n’ai plus ma place auprès de toi ni auprès de Lucas. Je me demande si je l’ai eu un jour… Il vaut mieux que je parte, encore…
Je t’aime et je t’aimerai toujours.
L’homme qui a brisé tes rêves… »


Pas très original, n’est ce pas. Mais il fallait qu’elle le sache. Jen m’a dit que Joey l’avait lu devant elle et que les larmes avaient eu le dessus… Comme quoi, même un crétin peut vous attendrir…

Ça va faire deux mois que je suis reparti de New York et Joey ne m’a toujours pas contacté. Jen m’appelle toutes les semaines tout comme Andie mais Dawson et Jack ne me donnent plus signe de vie et je les comprends... D’après ce que Jen m’a dit, Joey ne parle jamais de moi mais ses discussions avec Grams et ses visites à l’église se font de plus en plus fréquente. Ce qui toujours d’après Jen est un signe avant coureur que je lui manque. Mais il ne faut pas trop y croire…
Comme tous les soirs, je suis rentré chez moi vers 19h. Ce soir, les parents de Kamel voulaient me voir. Ça m’a plutôt surpris étant donné que la vie de leur fils ne les intéresse pas, en tout cas c’est ce que croit Kamel et ce que je croyais avant ce soir. Ils sont arrivés vers 17h30 tout sourire mais c’était plutôt un sourire crispé, qui montrait bien leur gène, qu’on pouvait lire sur leurs visages.

Pacey : Bonsoir. Installez vous. Vous voulez boire quelque chose ?
Père : Euh une bière si vous avez… Euh non un café, ce sera mieux. Excusez moi, les mauvaises habitudes…
Pacey : Je connais. Et vous Mme ?
Mère : Un café s’il vous plaît.
Pacey : Je reviens …

Alors comme ça, le père de Kamel avait arrêté de boire. Je comprends mieux pourquoi Kamel est plus à l’aise quand on aborde certains sujets comme l’alcool ou ses parents.

Pacey : Tenez…
Mère : Merci.
Pacey (s’asseyant): Alors vous vouliez me voir à propos de votre fils ?
Mère : Pas vraiment. En fait on a remarqué que Kamel a mûri cette année et ça c’est grâce à vous. On voulait juste savoir si vous donnez des cours du soir.
Pacey (surpris): Des cours du soir ?
Père : Ben disons que j’sais pas très bien causé. Et j’embrouille dans les lettres et les chiffres. Ce s’rai pour savoir si vous vouliez bien m’apprendre à écrire et à lire.
Pacey : Vous êtes analphabète ?
Père : Ah c’est comme ça qu’on dit ! Ben ouais c’est ça. Et j’ai un peu honte maint’nant qu’mon fils est un génie.
Pacey (compréhensif): Il n’y a pas de honte à avoir. Et vous Mme ?
Mère : Ben pour moi non plus ce ne serait pas de refus…
Pacey : Euh non, je voulais juste savoir si vous avez honte de votre mari.
Mère : Comment pourrais je avoir honte de lui vu que moi aussi je suis analphabète…
Pacey (n’y comprenant plus rien): Vous voulez dire que…
Mère : Ça vous surprend ?
Pacey : Disons que comme beaucoup, j’avais des préjugés…
Père : Oh vous savez, si j’parle mal c’est pas pa’ce que j’sais pas écrire. C’est juste que j’ai prit cette habitude !
Pacey : Je comprends. Non ça ne me dérange pas du tout. On peu commencer dès ce soir si vous voulez.
Père : Vous avez pas une femme qui vous attend ?
Pacey (baissant les yeux): Plus maintenant…
Mère : Et ce sera combien ?
Pacey (nostalgique): Rien du tout… On m’a aidé à m’en sortir quand j’avais l’âge de Kamel, c’est normal qu’à mon tour, j’aide quelqu’un. Vous aussi, un jour quelqu’un aura besoin de vous. Qui c’est si ce quelqu’un n’est pas votre fils. Et que dans un sens vous l’aidez déjà…

Et voilà comment moi Pacey Witter, imbécile de Capeside, j’enseigne à des personnes en difficultés… Qui l’aurait cru ? Personne je pense. Personne à part Joey. Elle a toujours cru en moi… Même si je sais qu’aujourd’hui, on n’a plus rien à faire ensemble, je ne peux pas m’empêcher de penser à elle. Ce soir, elle envahi totalement mes pensées… Elle les envahi tellement que je… iiiiiiiiiiiii Bam ! Qu’est ce qui m’arrive ? Pourquoi tout le monde hurle autour de moi ? Oh ma tête ! J’ai mal ! Mes jambes… Où sont mes jambes ? Je ne sens plus mes jambes ! Mais faites quelque chose ! Ne restez pas là comme des imbéciles ! Dites moi ce qu’il se passe ! ! Pourquoi a-t-on eteind la lumière ? J’ai horreur du noir… C’est pas drôle ! Ah enfin quelqu’un qui m’entend ! Merci pour la lumière… Mais si c’est pas trop vous demandez, j’aimerai bien qu’on allume tout le couloir, pas juste une pièce tout au bout. Non, vous ne voulez pas ? Tant pis, j’y vais…

Biiiiiiiipppppppppp

Urgentiste : M…. ! On le perd ! Vite ! On charge à 200 !

Bip, bip, bip, bip, bip…

Plus tard dans le couloir de l’hôpital devant la chambre de Pacey, Jen, Dawson et Jack discutaient avec le médecin.

Médecin : Oui vous pouvez y aller mais un seul à la fois et ne le fatiguez pas trop s’il vous plaît.
Dawson : Merci Docteur.
Jen (se tournant vers ses amis une fois le médecin parti): Bon qui y va en premier ? (voyant qu’ils ne réagissent pas) Ok c’est bon ! J’y vais. (agacée)Bande de lâche !
Dawson (vexé) : Eh ! Tout ça c’est de sa faute !
Jen (les engueulant): Mais bien sûr ! C’est toujours de la faute de l’abruti ! Non mais vous vous entendez ? Pacey est votre ami ! Vous allez lui en vouloir à cause de Lucas ?
Jack : Mais il a même pas prit ses responsabilités vis à vis de son fils ! Même trois après, Lucas mérite d’avoir son père auprès de lui !
Jen : Va dire ça à Joey ! C’est elle qui refuse que Pacey s’occupe de son fils ! Maintenant si vous voulez bien je vais le voir !

Jen (après avoir refermé la porte): Pacey ? (le voyant allongé inconscient)Oh mon dieu ! Mais qu’est ce qu’il t’est arrivé ? Tu m’entends au moins ? J’espère. En tout cas, j’ai besoin de parler à un ami et tu es le seul dans les parages. Ben oui, on peut pas dire que Dawson et Jack soient très sympa avec toi… Ils t’en veulent pour Lucas mais ils ont rien compris… Enfin bref. Tout ça pour te dire que j’ai réussi à les tirer jusqu’ici. Bien sûr, tu me connais je n’ai pas pu m’empêcher de leur remonter les bretelles ! Lucas va bien mais depuis qu’il t’a vu, il n’arrête pas de ma parler de toi. « Tata Jen ! C’est qui le monsieur de la boite en fer ? Il est où ? » Enfin tu connais les petits… (la voix étouffée par les sanglots)Il te ressemble beaucoup… (pleurant)Pacey s’il te plaît ! réveille toi ! ! J’ai besoin de toi et Joey aussi…

Jen est restée environ un quart d’heure, elle n’a pas beaucoup parlé mais les larmes ont énormément coulées… Au bout d’un moment, elle s’est levée, a séché ses larmes et est sortie.

Jen (une fois dans le couloir): Vous pouvez y aller.
Dawson (sur un ton de reproche): Jen !
Jen (hurlant) : VAS-Y
Infirmière (passant par là): Chut ! Vous êtes priez de ne pas élever la voix Mlle !
Jen : Désolée ! (sèchement) Dawson ! Vas-y ! Pacey rêve de s’occuper de Lucas mais Joey ne lui a pas laissé le choix ! Elle a refusé qu’il joue ne serait qu’un petit rôle dans la vie de son fils…
Dawson (cédant) : Ok ! J’y vais…
Jen (reconnaissante) : Merci !
Jack (désignant le bout du couloir) : Tiens c’est pas Joey là bas ?
Jen (regardant dans cette direction): Si. D’ailleurs, Grams et Lucas sont là eux aussi… (avec un sourire)Salut !
Joey (ralant) : Je n’ai jamais voulu venir mais ta chère grand mère m’a traînée de force !
Jen : Et elle a eu raison ! Viens il faut que je te parle. Grand mère, si tu pouvais rester ici avec Lucas.
Grams : Je veilles sur lui ne t’en fais pas, Jen. Joey, écoute la, elle a raison sur toute la ligne.
Joey : Mais…

Elle n’a pas pu finir sa phrase que Jen l’entraînait déjà vers la sortie. C’est qu’elle peut se montrer persuasive Jen, quand elle veut ! D’après ce que m’a dit Jen, Joey semblait perdue. Ce qui ne m’étonne pas… Elles se sont assises dans le parc de l’hôpital pour être tranquilles

Joey : Bon qu’est ce que tu veux ?
Jen : Tu le sais très bien.
Joey (butée) : Non je ne le sais pas !
Jen : Arrête de me mentir et de te mentir par la même occasion.
Joey (avec véhémence) : Je ne me mens pas ! Je n’aime pas Pacey !
Jen (triomphante) : Ah, ah ! Donc tu admets que tu te mens à ce sujet !
Joey : Ecoutes. Je ne me mens pas… C’est juste que…
Jen : Pourquoi tu fuis mon regard ? Tu as peur de quelque chose ? Tu as peur que je décèle une part de mensonge dans tes yeux ?
Joey (abattue): C’est bon. Je me rends ! Oui j’aime Pacey mais je n’ai pas le droit de le lui dire !
Jen : Et pourquoi ça ? Tu ne crois pas que tu lui as fait assez de mal ?
Joey : C’est lui qui m’en a fait ! Tu l’as oublié ?
Jen :Et toi tu as oublié le soir de l’accident ?
Joey : Non. Mais tu ne peux pas comprendre.
Jen : Aides moi dans ce cas.
Joey (le regard dans le vide) : Ça faisait une semaine que je savais que j’étais enceinte. Mais je ne m’en réjouissais pas. Au contraire. Ça n’allait plus vraiment avec Pacey. J’avais peur de le perdre si je le lui disais, alors je me suis tournée vers mon meilleur ami. Mais c’est pas la meilleure chose que j’ai faite. J’ai menti à Pacey et en plus de ça, je lui ai dit qu’il fallait qu’on parle…(ne pouvant pas finir sa phrase)
Jen (finissant l’histoire): Je sais. Il a cru que tu voulais rompre, que tu aimais Dawson… Alors quand je lui ai téléphoné le soir, il m’a proposé de sortir et on a bu plus que de raison… La suite tu la connais…
Joey : Oui. Mais là où j’ai fait une erreur c’est à propos de Lucas. J’aurai dû le lui dire… Je m’en veux tellement. Lucas a le droit de connaître son père et Pacey a le droit de connaître son fils.
Jen : Quand vas tu te décider à mettre les choses au clair ?
Joey : Quand ce sera le bon moment.
Jen : Je crois que c’est le bon moment. Dawson et Jack pensent que Pacey n’a pas voulu reconnaître Lucas. Et ils lui en veulent…
Joey : Mais ils n’ont pas à se mêler de ma vie !
Jen : Va leur le dire ! Tu sais, c’est pas facile de les raisonner ces deux là.
Joey : Je sais…
Jen : Qu’est ce que tu attends ?
Joey (hésitant) : Je ne sais pas. Tu crois que c’est le bon moment ?
Jen : C’est le meilleur moment ! Pacey attend ça depuis près de deux mois. Ne le fais pas attendre davantage. Il t’aime et tu le mérites… Tu sais, c’est devenu quelqu’un de bien…
Joey : Il l’a toujours été.
Jeune Homme (à Joey) : Mlle ! S’il vous plaît, c’est quelle chambre celle de Pacey Witter ?
Joey (suspicieuse) : Qui vous dit que je le connais ?
Jeune Homme : La photo sur son bureau…
Joey (surprise) : La photo sur son bureau ?
Jeune Homme : Au centre d’éducation. Il m’a beaucoup parlé de vous. Il m’a dit à quel point vous étiez intelligente et butée mais il a oublié de me dire que vous étiez belle. Encore plus belle que sur la photo.
Joey (flattée) : Merci… Et vous êtes ?
Jeune Homme : Kamel ! Un des jeunes dont Pacey s’occupe.
Jen : Kamel ? C’est vous qui l’avez poussé à accepter la proposition de Dawson ?
Kamel : Lui même ! Et vous, vous êtes…Jen ! La jolie blonde de New York !
Joey (voyant le sourire flatté de Jen) : Hum oui bon trêve de bavardage. Sa chambre est la 309
Kamel : Merci ! A+
Jen (à Kamel): Salut ! (à Joey)Alors Jo, on y va ?
Joey : Attends 5 minutes, c’est quoi la proposition de Dawson ?
Jen : Ben revenir à New York pour nous voir.
Joey (faisant l’ignorante) : C’est lui qui lui a dit de …
Jen (agacée) : Joey, Pacey te l’a dit des centaines de fois ! Et tu sais très bien que s’il est revenu, c’est pas pour moi. C’est pour toi… Aller viens !

Et elles sont remontées. Joey a tout expliquer à Dawson et Jack en attendant que Kamel sorte. Bien sûr, Jen m’a dit que Dawson et Jack étaient mort de honte de ce qu’ils avaient pu penser. Mais tout ça c’est le passé… Il faut vivre son présent et non refaire son passé…
Kamel est resté environ 15 minutes d’après Jen. (Ben oui, c’est elle qui m’a raconté tout ce que j’ai loupé pendant mon coma…) C’est qu’il en avait gros sur la patate. Il pense que tout est de sa faute, que s’il m’avait pas demandé de recevoir ses parents, je serais pas là allongé sur un lit. (Même si j’avais plus trop la notion du temps, je me souviens de tout ce qu’ont dit mes visiteurs…) Il est resté un peu avec Jen et les autres le temps que Joey vienne me voir avec Lucas. Et oui, elle a enfin prit ses responsabilité. Quand j’ai entendu sa voix, ça a été comme un déclic, le couloir s’est rallumé. Tout est devenu clair dans ma tête. Mais il ne fallait pas que j’ouvre les yeux, il serait beaucoup plus facile pour Joey de m’avouer la vérité en pensant que je ne peux pas l’entendre.

Joey : Entre Lucas. Surtout ne fais pas de bruit…
Lucas (apercevant Pacey) : Maman. C’est lui le monsieur de la boîte en fer ?
Joey : Oui mon chéri. Assied toi. Il faut que je te dise quelque chose. Ce monsieur s’appelle Pacey Witter.
Lucas : C’est comme moi maman ! Moi aussi c’est Witter ! Hein maman !
Joey : Oui. J’ai connu Pacey quand j’avais ton âge. Enfin j’étais un peu plus grande que toi… Il arrêtait pas de m’embêter !
Lucas : Comme moi avec Liz ?
Joey (amusée) : Oui, exactement comme toi avec Liz. Il me soulevait mes jupes et pleins d’autres choses. On a grandi et notre relation a évolué
Lucas : C’est quoi une relation, maman ?
Joey : Euh c’est comment deux personnes s’aiment.
Lucas : Tu aimes Pacey ?
Joey : Euh… ben… (éludant la question) J’en étais où déjà ? Ah oui ! Donc notre relation a évolué et on est devenu très proches… On s’est aimé il y a trois ans et demi. Et c’est à ce moment que tu es arrivé. Lucas, Pacey est ton papa.
Lucas : C’est vrai ? Alors c’est ton amoureux ?
Joey (détournant la question de son fils) : Disons que les grandes personnes sont compliquées…
Lucas : Et pourquoi il dort ?
Joey : Il a eu un accident et là il se repose.
Lucas : Et il nous entend ?
Joey : Je ne sais pas. Oui sûrement…
Lucas (insistant) : Maman ? Dis moi si c’est ton amoureux ! Dis le moi…
Joey (après un moment d’hésitation) : …oui c’est mon amoureux… Lucas, tu peux aller voir Tata Jen ? Maman doit parler à Pacey.
Lucas : D’accord. Au revoir Papa.

Papa ! Mon fils m’a appelé papa ! Et Joey a dit que j’étais son…amoureux ! Dites moi que je ne rêve pas, je vous prie ! Ne faites pas que je me réveille ! J’attends ce moment depuis trop longtemps pour le laisser s’échapper…

Joey (une fois que Lucas est sorti) : Je sais que tu m’entends. Je sais que tu es réveillé, ne fais pas semblant, j’ai toujours su quand tu étais là, quand tu ne dormais plus. J’ai toujours tout su sur toi.
Pacey (ouvrant les yeux) : Mais moi, je ne sais plus rien de toi.
Joey : Tout ce que je sais de moi, c’est que je t’aime.
Pacey : Mais…
Joey (ne comprenant pas) : Quoi ?
Pacey : Il y a toujours un mais…
Joey : Pas aujourd’hui. Je t’aime et je ne peux pas m’imaginer loin de toi. Tu me manques.
Pacey : Il t’a fallu 3 ans et un coma pour t’en rendre compte ?
Joey : Je n’ai jamais eu l’intention de te quitter il y a trois. Je voulais juste te dire que j’étais enceinte mais j’ai eu peur de ta réaction. Peur que tu me laisses…
Pacey : Mais pourquoi ?
Joey :Tout allait mal… On sortait d’une mauvaise passe et je n’étais plus sûre de tes sentiments… (voyant qu’il ne réagit pas) Pacey ? Pacey ! Dis quelque chose !! Docteur ! Vite !!

J’ai ouvert les yeux en la sentant autant paniquée. Je ne voulais pas qu’elle angoisse pour moi… Elle était là, si belle, ses yeux traduisaient la joie de me voir ouvrir enfin les yeux ! On allait pouvoir vivre notre histoire… Enfin.

Joey : Il s’est réveillé Docteur ! J’étais là entrain de lui parler et il a remué les doigts en prononçant des mots tous aussi incompréhensibles les uns que les autres…
Médecin : Très bien. Je vous demande de me laisser seul avec lui, il faut que je l’ausculte…

Et voilà ! Un beau rêve, hein. Ce n’était qu’un rêve. Elle était bien là, à mes côtés mais elle ne m’a jamais avoué son amour… Elle a dû me parler de Lucas, de sa vie, de toutes ces banalités qui remplissent le monde. En fait, elle est bien venu me voir avec Lucas. A ce moment, j’étais vraiment conscient mais après la sortie de Lucas… J’ai dû m’endormir ou je ne sais quoi parce que d’après Jen (qui le tient de Joey), je n’ai pas prononcé un mot depuis l’accident jusqu’à la visite du médecin, à mon réveil…
J’ai dû rester encore une semaine à l’hôpital avant de pouvoir sortir. Jen est restée près de moi mais Joey, Dawson et Jack devaient rentrer. Je les comprends. Ce que je regrette c’est de ne pas avoir pu discuter avec Joey depuis mon réveil.

Jen (devinant ses pensées) : Ne t’en fais pas. Elle reviendra.
Pacey : Je ne sais pas. Tu sais ce qui m’énerve le plus ? C’est de ne pas savoir ce qu’elle m’a dit.
Jen : Qu’elle t’aimait, que tu lui manques…

Je ne sais pas si je dois croire Jen, elle a toujours eu tendance à vouloir nous réconcilier Joey et moi. En fait, je ne l’ai pas cru. C’est mieux ainsi. J’ai fait comme si je n’avais rien entendu durant mon coma, je suis retourné à Baltimore et j’ai repris ma petite vie sans problème. Jen, Dawson et Jack prenaient régulièrement de mes nouvelles mais je n’ai eu aucun signe de vie de Joey… ni de Lucas.


Un mois plus tard…

Jen m’a appelé en fin de semaine. Comme toutes les semaines, je pensais avoir à passer plusieurs heures au téléphone mais j’ai été plus que surpris !

Jen : Pacey ? Rends toi donc service et regarde page 15 du Washington Times !

Et elle a raccroché. C’est la première fois qu’elle le faisait ! Pourquoi Jen me raccrochait au nez ? C’est un mystère. J’ai donc ouvert le journal à la page des grands événements. Dans un encadré, il y avait écrit « Samedi 17 juin à l’hôtel de ville de Baltimore, promotion de la nouvelle œuvre de Mlle Joséphine Potter, jeune prodige de la littérature ayant déjà écrit ‘’My dream’’. » Joey ? Joey venait ici, à Baltimore ? Mon pauvre Pacey, arrête de te faire des idées, elle ne sait pas que tu vis ici… Et puis même si c’était le cas, elle ne veut plus te voir. J’ai quand même décidé d’y aller. Juste pour la voir, une dernière fois… Le jour dis, je me suis rendu à l’hôtel de ville, la salle était bondée. Joey pouvait être fière de ce qu’elle est devenue. Elle a réussi et tous ces rêves ce sont réalisés. La conférence de presse a commencé, les journalistes lui posaient des questions sans réel intérêt. Mon attention a commencé à chuter quand une journaliste a posé LA question.

Journaliste (prenant un micro): Déborah Jonhson du Times. Pourquoi avoir tenu à faire votre promo ici, à Baltimore plutôt qu’à New York ?
Joey : Mes amis m’ont posée la même question et je leur ai répondu que en venant ici, j’avais plus de chance de remercier ma source d’inspiration que si je la faisais à New York.
Déborah : Et par « ma source d’inspiration », vous entendez le héros de vos deux livres ?
Joey : Tout à fait. Je le connais depuis toujours mais depuis quelques années, on s’est perdu de vue. C’est ma façon de lui dire merci.
Pacey (arrachant le micro d’une des hôtesses) : Pacey Witter votre « source d’inspiration ». Pourquoi ne pas lui avoir pardonné quand il est revenu ?
Joey (mal à l’aise): Par fierté.
Pacey (en colère): Et pourquoi maintenant ?
Joey (droit dans les yeux): Parce qu’une amie m’a fait comprendre que si je t’en voulais autant c’est parce que je n’arrivais pas à te détester ne serait ce qu’un peu.
Journaliste : Alors c’est vous le héros de ses livres ? Qu’est ce que vous ressentez quand vous l’entendez parler de vous en ces termes ?
Pacey (amère): Rien. Je ne ressens rien. Entendre que vous lui avez brisé ses rêves vous rend insensible à toutes excuses ou remerciement.
Joey (voyant qu’il quittait la salle): Pacey ! Attends ! (aux journalistes) Excusez moi, mon agent de presse se fera un plaisir de répondre à toutes vos questions.
Agent (tout bas, agacé): Joey. Tu ne peux pas partir.
Joey (suppliante): Je le dois. Il faut que je le retrouve. Je l’ai déjà perdu une fois alors s’il te plaît, laisse moi le rejoindre.
Agent (hésitant):Vas y. Je me charge de ces vautours !
Joey (ravie): Merci…

Je me suis réfugier à la marina comme je le faisais à Capeside. Le soleil commençait à se coucher, ses rayons se reflétaient sur les vagues. Rien n’était plus beau que ça. Ce paysage me rappelait mon voyage, enfin notre voyage en mer au début de notre relation. On restait là pendant des heures à contempler le paysage. Rien ne pouvait troubler ces moments de paix.

Joey (s’asseyant à ses côtés): C’est beau.
Pacey (nostalgique): C’est comme nous, avant…
Joey (après un long moment de silence): Pourquoi ne m’as tu pas appelée avant ?
Pacey : J’ai lu quelque part que « parfois, on ne fait pas certaines choses parce qu’on veut que les autres sachent qu’on veut les faire ».
Joey : Tu l’as lu ?
Pacey : Après avoir vu le film. (un ange passe) Joey, tu crois qu’un jour on pourra tout effacer et recommencer ?
Joey : Pour ce qui est de recommencer, je ne sais pas, mais pour effacer… (après un instant) non, on ne peut pas tout effacer….(avec un sourire) Mais on peut essayer avec nos erreurs…. (les yeux fixés sur l’horizon) Lucas a besoin de son père…

Et on est resté là main dans la main à contempler la mer comme après notre première rupture. Mais après chaque rupture, il y a eu une nouvelle histoire encore plus belle que la précédente. Alors pourquoi ne pas y croire ? Après tout, on dit que l’espoir fait vivre… Alors, espérons ! »

FIN.

gwalic  (24.01.2005 à 19:46)
Un grand merci à Marjo qui m'a permit de mettre cet épisode sur le site. Alors je l'avoue, certains passges sont assez limites (comme l'accident et le coma de Pacey) mais je ne savais pas trop comment m'y prendre... J'espère que ça vous a plu. Et même si c'est pas le cas, ça me ferai plaisir que vous me donniez vos critiques. Voili voilou...
Bisous Emilie...

gwalic  (24.01.2005 à 19:52)
Personnellement j'ai bien aimé ton histoire. C'est vrai qu'il y a des choses un peu invraisemblables, comme le fait que Jen s'en remette si vite après avoir été "déconnectée de la réalité" pendant 3 ans. Mais un épisode centré sur Pacey et d'avoir imaginé Lucas était une très bonne idée. Alors à quand la suite comme la fin le suppose? En tout cas, moi j'en redemande...

paceyjoey  (24.01.2005 à 21:18)
Bon avant que les professionnels des commentaires originaux, je voulais en faire un histoire que justement les autres parraissent encore mieux !! lol
Alors franchement, je trouve que tu écris vraiment bien. Tout s'enchaîne et on dirait que tu n'as connu aucune difficultés à écrire. J'aime beaucoup ton style. Et l'histoire, je dois dire que j'ai accroché de suite. Tu prends ton temps sans écrire de passages inutiles et c'est tellement bien écrit que j'en ai oublié mes premières impressions sur le passage dans lequel Jen retrouve subitement la mémoire par exemple. On passe largement outre. Tout ça pour te dire que j'aime mais vraiment beaucoup énormément (lol) la façon dont tu écris. Personnellement, ça faisait longtemps que je n'avai spas lu une aussi belle histoire aussi bien écrite (t'as ciompris que j'aimais bien ton style d'criture ??) lol alors juste Bravo !!
Voili voilou
à quand une autre ?
bisous a+
Claire

Claire  (24.01.2005 à 22:14)
Kikou gwalic ! j'ai trouvé ton histoire vraiment bien triste certaine, mais je peux te dire que j'avais les larmes aux yeux surtout à la fin ! moi aussi j'aime beaucoup ton style d'écriture, et j'espère que tu vas bientot publié une autre histoire à très bientot kiss aurele

AuReLe02  (24.01.2005 à 22:28)
ouahhhhh ! c'est ma première impression ! que dire? oui l'épisode où Jen retrouve la mémoire est un peu vite fait, mais après tout Jen est exeptionnelle alors sa mémoire aussi ! lol
c'est un épisode vraiment génial qui compte parmi mes préférés ! tu écris vraiment bien, on a l'impression que t'as écrit ça d'une traite, que ça coulait de source !
alors après mon ouahhhouuhhh je terminerai pas bravo !

jenny  (25.01.2005 à 14:42)
Je n'ai qu'un mot à vous dire : merci. ça me fait vraiment plaisir parce que l'écriture et moi à l'origine ça fait deux! lol J'ai passé pas mal de temps sur cette histoire mais c'est peut-être dû au fait que j'ai beaucoup de travail avec le bac blanc qui approche... Si l'histoire est triste c'est surtout parce que je n'étais moi même pas très joyeuse au début même à la fin de cet épisode... Tous vos messages me touchent et je ne sais pas vraiment quand viendra un prochain épisode.
Jenny, je dois te dire que j'adore Say goodnight not goodbye...
Merci beaucoup. Bisous Emilie

gwalic  (25.01.2005 à 17:28)

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