Résumé : Trois ans et demi sont passés et tous ont finis leurs études et démarrent leur nouvelle carrière. Dawson et Charlotte, toujours ensemble, excelle dans le monde des arts, cinématographie et théâtrale, mais Dawson se laisse accaparé de plus en plus par son travail, au dépit de Charlotte. Cela ne les aide pas non plus pour organiser leur futur mariage. Joey tombe enceinte alors qu’elle commence à peine son nouveau poste. Andie et Peter, avocats-stagiaires tous les deux, se sont mariés à la fin de leurs études mais on des visions différentes des règles à tenir dans leur travail. Audrey rompt avec Tom et revient auprès de ses amis. La nouvelle de la grossesse de Joey replonge Jen dans douleur de la perte de son bébé. Jack ne sait pas comment la sortir de sa dépression. Rachel et James, séparés depuis deux ans, se rencontrent par hasard. Elle apprend qu’il va se marier.
Pacey observait Joey de loin. Il la trouvait de plus en plus belle, les années ne semblaient pas avoir d’emprise sur elle. Pour lui, elle était toujours aussi belle que lorsqu’il l’avait vu la première fois, lorsqu’ils avaient 5 ans. Son amour et sa vision d’elle étaient intactes, elle était toujours la seule à compter dans son cœur. Occupé à attacher les boucles d’oreilles en diamants qu’il lui avait offert pour leur quatrième anniversaire de mariage, elle ne remarquait pas sa présence. Il était très fier d’elle ce soir, ils étaient convier à un dîner au sein de son entreprise où les dirigeants souhaitaient présenter à leurs actionnaires leur nouveaux jeunes cadres dynamique, dont Joey faisait partie. Elle avait commençait pour « Wallace et Hart », un prestigieux cabinets d’architecture il y avait de ça 6 mois et ils étaient très content d’elle. De son côté, le « Civilization » marchait de mieux en mieux. Il avait racheté les parts de Danny et en était aujourd’hui, seul dirigeant. Le restaurant marchait tellement bien qu’ils avaient déménagés dans un appartement un peu plus spacieux. Il avait dit à Joey qu’ils pouvaient s’offrir encore mieux mais elle avait refusé son offre, désirant rester dans le même quartier. De ce fait, il n’avait que quelques pièce de plus, « juste ce qu’il faut » avait-elle dit en souriant. Il marcha vers elle et lui embrassa la nuque.
Joey : Tu peux me l’attacher lui demanda t-elle en lui tendant un collier.
Pacey : Bien sûr.
Il lui prit des mains et le reconnaissant, il lui sourit tendrement. Il s’agissait du collier en argent avec un pendentif en forme de cœur qu’il lui avait offert pour l’anniversaire de leur premier baiser. Il lui attacha avant de lui effleurer la nuque d’un baiser et de poser sa tête sur son épaule. Il contempla le reflet de sa femme dans le miroir et fut subjugué par ce qu’il vit. Elle portait une longue robe beige à fine bretelle et ses cheveux relevés dont quelques mèches qui retombaient sur ses épaules lui donnaient l’impression de repartir dans le passé et d’avoir à nouveau quinze ans. La jeune femme était tout simplement splendide.
Pacey : Tu es magnifique ma chérie souffla t-il.
Joey : Merci répondit-elle timidement à l’image de son mari que reflétait le miroir.
Pacey : Comment te sens tu ?
Joey : Que pourrais-je demander de plus ? Je suis mariée à un homme formidable, j’ai été engagé dans un des plus importants cabinets d’architecture de tout Boston et les gens pour qui je travaille aiment ce que je fais.
Pacey : Evidemment, dis comme ça lui dit-il en lui souriant tout en resserrant son étreinte autour d’elle.
Joey : Pacey, cette robe n’est pas un peu trop décolletée ? lui demanda t-elle un peu inquiète.
Pacey : Ne t’en fais pas, tu es superbe ! Et de toute façon, tu es tellement belle qu’un rien t’habille.
Joey lui sourit, reconnaissante et Pacey en profita pour l’embrasser.
Pacey : Je te préfère habillé de rien de toute façon lui murmura t-il sensuellement.
Joey : Hum….fit-elle avant de l’embrasser à nouveau.
Elle se recula tout à coup et porta une main à sa bouche.
Pacey : Quelque chose ne va pas ? s’inquiéta t-il.
Joey : J’ai…je….
Elle courut aux toilettes et s’y enferma. Pacey tapa à la porte, inquiet. Elle ressortit deux minutes plus tard, blanche comme un linge.
Pacey : Que se passe t-il ?
Joey : Rien, j’ai du mangé quelque chose de pas frais.
Pacey : Très bien, je crois qu’il vaut mieux qu’on reste ici ce soir et que tu te reposes.
Joey : Pas question ! Cette soirée est bien trop importante.
Elle lui fit une petite moue et Pacey finit par céder.
Pacey : Mais on rentre tôt la prévint-il.
Joey : Promis lui dit-elle en l’embrassant sur la joue.
Elle attrapa son manteau et l’entraîna avec elle, elle se sentait déjà mieux.
Assis sur un lit, un ordinateur portable sur les genoux, Dawson planchait sur son tout dernier script. Todd devait en être le réalisateur et il l’attendait pour le lendemain. Il était venu exprès à Seattle pour le lui montrer. Il était assez fier de son parcours, depuis qu’il avait fini ses études, il avait déjà réalisé deux films lui-même qui avaient tous les deux étaient salués par la critique et il ne désespérait pas un jour de faire la rencontre de Steven Spielberg en personne. Et de travailler avec lui, qui sait ? Le téléphone sonna et il décrocha en souriant.
Dawson : Bonsoir chérie dit-il tendrement en connaissant par avance son interlocutrice.
Charlotte : Tu me manques.
Dawson : Tu me manques aussi.
Charlotte : Je pari que tu te consoles avec ton ordinateur.
Dawson : Touché dit-il en souriant.
Charlotte : Je m’en doutais. Tu l’aimes plus que moi.
Dawson : Charlotte, tu savais que je devais partir. Je te l’avais dis.
Charlotte : Dawson, tu venais à peine de rentrer de Chicago !
Dawson : Comment se passe ta pièce ? demanda t-il pour changer de sujet, sentant une dispute arriver.
Charlotte : Je pense qu’on est prêt pour la première, samedi répondit-elle sans entrain. Les acteurs connaissent désormais leur texte, et Sam m’a promis que le décor serait terminé ainsi que les costumes.
Charlotte s’était tourné vers le théâtre, une passion de jeunesse et elle prenait un réel plaisir à diriger les acteurs. La dernière pièce qu’elle avait montée avait été reprise à Broadway sur l’une des plus grandes scènes de la ville. Elle en avait ressentie une immense fierté. Elle n’échangerait sa place avec personne.
Charlotte : Tu seras rentré samedi ? s’enquit-elle.
Dawson : Je te promets de l’être.
Charlotte : Je ne te parle plus si tu n’es pas là le prévint-elle, un sourire dans la voix.
Dawson : Je serais au premier rang dans ce cas lui assura t-il.
Charlotte : Tu as mangé au moins ce soir ?
Dawson jeta un coup d’œil au plateau repas qu’il s‘était fait monter. Il y avait à peine touché, n’ayant pas le temps s’il voulait finir son scénario.
Dawson : Bien sûr mentit-il.
Charlotte : Menteur.
Dawson : Chérie, il faut que je te laisse.
Charlotte : Très bien, je ne te dérange pas plus longtemps. Je t’aime souffla t-elle.
Dawson : Moi aussi dit-il avant de raccrocher et de rebaisser la tête vers son écran.
Debbie et Clara attendaient patiemment que Rachel et Andie ne se décident à arriver. Elles s’étaient donner rendez vous toutes les quatre pour déjeuner, pensant que cela faisait longtemps qu’elles ne s’étaient pas vu et comme d’habitude, les deux jeunes femmes étaient en retard. Andie arriva enfin et s’affala sur sa chaise, épuisée.
Debbie : Maître McPhee se décide enfin à nous honorer de sa présence !
Andie : Désolée mais ce procès à finit plus tard que prévu leur dit-elle avec une mine contrite. Je travaille comme une acharnée sur ce fichu dossier et c’est Walter qui reçoit tous les honneurs. J’ai hâte qu’on me confie un vrai dossier, à moi toute seule !
Clara : On attend encore Rachel de toute façon.
Debbie : Et puis, ce n’est pas comme-ci nous n’avions pas l’habitude.
Andie lui fit son plus beau sourire en guise d’excuse. Elles entendirent quelqu’un hurler dans un téléphone et se tournèrent toutes vers Rachel qui incendié un de ses collaborateurs. Elle raccrocha d’un coup et se laissa tomber sur sa chaise.
Rachel : Désolée mais cette réunion n’en finissait pas. J’ai même pensais me sauver par la fenêtre à un moment, mais du dixième étage, je me suis dis que je me ferais mal dit-elle en grimaçant.
Andie : Quel était la pauvre personne à qui tu parlais ?
Rachel : Ma nouvelle assistante, elle ne fait que des conneries ! Figure toi qu’elle a oublié de faxer des dossiers important et que par sa faute, j’ai sûrement perdu un gros contrat. Je vais devoir ramer si je veux récupérer ce client.
Debbie : Ca vous dérangerez de garder tout ça pour le dessert. Je vous rappelle que nous ne nous sommes pas toutes réunit ainsi depuis au moins trois mois !
Rachel : Pardon, tu as raison. Alors que deviens tu ? Et que deviens ce beau John ?
Debbie : Je vais très bien lui dit-elle, reconnaissante d’avoir posé la question. Quand à John, c’est vrai que c’est un amour. Quelle chance qu’il ait fait appelle à mon agence pour redécorer sa maison.
Clara : Et quel hasard si tu as mis trois mois pour faire une chose qui te prend quinze jours en temps normal.
Rachel et Andie éclatèrent de rire. Avec leur travail respectif, il était rafraîchissant de pouvoir s’accorder des moments comme ceux là.
Debbie : Devinez qui j’ai vu lors de mon déplacement à Los Angeles ? s’exclama t-elle avec enthousiasme.
Andie : Dawson ?
Clara : Charlotte ?
Debbie : James ! Je l’ai croisé dans une rue.
Rachel s’étouffa légèrement avec son verre de vin blanc et sentit tous les regards braqués sur elle. Elle n’avait pas entendu ce nom depuis bien longtemps.
Rachel : Ben quoi ? J’ai étais surprise, c’est tout. Comment va-t-il ? demanda t-elle innocemment.
Debbie : Bien. Il va se marier à ce qu’il m’a dit.
Rachel : C’est génial dit-elle en se forçant à sourire.
Andie : On devrait peut être commander non ? changea t-elle de sujet.
Clara : Bonne idée, je commence à avoir faim.
Debbie : Moi aussi !
Rachel : Excusez moi, je reviens dit-elle en sortant rapidement de table.
Clara : C’est malin dit-elle en donnant un coup de coude à Debbie.
Debbie : Je ne pouvais pas savoir que ça la mettrait dans un état pareil. Ca fait deux ans qu’ils sont séparés.
Andie : Laissez je vais la voir.
Andie alla la rejoindre aux toilettes.
Andie : Comment ça va ?
Rachel : Ca va dit-elle en s’appliquant une nouvelle couche de rouge à lèvre.
Andie : Tu as le droit d’être sonné, une nouvelle pareille doit probablement…
Rachel : Je te dis que ça va l’interrompit-elle. James refait sa vie c’est très bien, en plus il a trouver une fille à épousé. Je suis ravie pour lui.
Andie : Tu mens mais je ne peux pas te forcer à m’en parler dit-elle en soupirant.
Rachel : Je vous rejoins à table dans cinq minutes.
Lorsque Andie fut sortie, elle se passa un peu d’eau sur le visage. Elle s’en voulait de sa réaction démesurer mais elle n’avait pas pensé à James depuis si longtemps ! Et savoir qu’il allait se marier l’avait bouleversé. Elle devrait se réjouir pour lui se disait-elle mais elle n’y parvenait pas, c’était plus fort qu’elle. Elle lui en voulait toujours.
Confortablement blottit au fond du canapé, Jen et Joey buvaient un chocolat chaud tout en se racontant les dernières nouvelles. Joey était naturellement venu faire part de ses inquiétudes à sa meilleure amie quant à ses nausées passagères.
Jen : Tu penses être enceinte ? s’exclama t-elle.
Joey : Je ne sais pas répondit-elle inquiète. Je n’ai encore pas fait de test. Mais c’est impossible s’emporta t-elle. Pacey et moi nous nous protégeons à chaque fois.
Jen : Ce truc n’est pas fiable à 100% dit-elle en souriant.
Joey se passa les mains sur le visage, tremblante.
Jen : Joey dit-elle en lui prenant la main. Avoir un bébé c’est formidable, le sentir grandir en toi est la sensation la plus merveilleuse du monde.
Joey : Mais ce n’est pas le moment Jen ! Il y a encore une semaine, j’assistais à un repas donner en l’honneur des jeunes cadres prometteur de « Wallace et hart ». Ils m’ont dit que j’avais du talent, et ce travail me plait tellement…
Jen : Oui mais c’est un bébé Joey !
Joey : Je n’ai rien demandé moi.
Jen : Ca ne veux pas dire que se soit une mauvaise chose s’énerva t-elle légèrement.
Joey : Je ne crois pas pouvoir le garder dit-elle en posant une main sur son ventre.
Jen : Tu ne peux pas t’en débarrasser ! s’écria t-elle en faisant un bond. Ce bébé est innocent.
Joey : T’énerve pas lui dit-elle surprise. On ne s’est même pas si je suis enceinte ou non.
Jen : Je n’arrive pas à croire que tu puisses imaginer une seconde avorter d’un petit être si fragile alors qu’il y a tant de monde qui n’attendent que ça !
Sur ses mots, elle planta Joey dans le salon et monta quatre à quatre les escaliers. Attirer par les éclats de voix, Jack sortit de la cuisine et alla retrouver Joey dans le salon, qui était ahuri sur le canapé.
Joey : Qu’est ce qui lui prend ?
Jack : Je n’en sais rien dit-il inquiet. De quoi avez-vous parlez ?
Joey : Et bien,.. dit-elle, hésitante à le dire à Jack. Je n’en ai pas encore parlé à Pacey mais…
Jack chercha son regard, patient mais intrigué.
Joey : Je suis peut être enceinte lui avoua t-elle.
Jack : C’est formidable ! dit-il en venant la prendre dans ses bras.
Joey : Attends Jack, je ne sais pas encore si je vais le garder.
Jack : Oh… lâcha t-il surpris en se décollant d’elle. ..Je vois ajouta t-il sombrement en regardant vers le deuxième étage.
Joey : Jack explique moi le supplia t-elle.
Il soupira et vint s’asseoir aux côtés de Joey.
Jack : Il y a une chose que tu ignores. Il y a 4 ans, lors de votre mariage à toi et à Pacey, Jen a perdu un bébé…notre bébé dit-il tristement.
Joey : Oh mon dieu !! Mais pourquoi ne m’a-t-elle rien dit ?
Jack : C’était votre mariage, elle ne voulait pas gâcher la fête.
Joey : Mais c’est mon amie, elle aurait du me mettre au courant, j’aurais du savoir. Il faut que j’aille la voir dit-elle en se levant.
Jack : Attends Joey. Il vaut mieux que j’y aille moi.
Joey soupira, résigner.
Joey : Dis lui que je suis désolée, d’accord ?
Jack : Je te le promets.
Jack la raccompagna à la porte et monta retrouver Jen. Elle était allongée sur son lit et des larmes s’écoulait paisiblement le long de son visage. Il s’approcha d’elle et lui caressa tendrement le visage.
Jack : Ca va chérie ?
Jen : Ca va aller dit-elle en séchant ses larmes. J’ai juste eu un choc.
Jack : Je comprends.
Jen lui sauta au cou et se blottit contre lui. Jack la berça doucement afin de l’apaiser.
Assis dans un coin sombre, James assistait à la répétition générale. Charlotte ignorait qu’il était là et il voulait lui en faire la surprise. Il était très fier d’elle, elle se débrouiller à merveille et faisait des miracles. La pièce promettait d’être formidable. Dès qu’il comprit que c’était finit, il applaudit bruyamment et Charlotte le vit. Elle vint le serrer contre elle chaleureusement.
Charlotte : J’ignorais que tu étais là ?
James : Je voulais te faire une surprise.
Charlotte : C’est réussit lui dit-elle en l’embrassant sur la joue.
James : Vous avez l’air prêt pour demain.
Charlotte : Je crois que nous le sommes dit-elle contente. Je suis contente que tu sois là.
James : Je n’aurais raté ça pour rien au monde. J’ai pris trois jours de congé spécialement pour l’occasion.
Charlotte : Merci, ça me fera du bien d’être soutenu par au moins une personne proche.
James : Dawson ne viendra pas ? s’étonna t-il.
Charlotte : Je n’en sais rien soupira t-elle. Il est à Seattle depuis mercredi. Il a promis d’être là.
James : S’il l’a promis il le fera non ?
Charlotte haussa les épaules.
Charlotte : Mais si ont parlé plutôt de toi, comment va Diane ?
James : Elle va bien, elle doit me rejoindre demain.
Charlotte : Ca veux dire que tu es libre pour dîner s’exclama t-elle ravie.
James : Tout à fait, je comptais sur toi d’ailleurs lui dit-il en lui faisant un sourire charmeur.
Charlotte lui donna un coup de coude et James en profita pour regarder autour de lui. L’endroit était aussi agréable que Charlotte le lui avait décrit dans ses lettres. Il était accueillant et conviviale. Il remarqua un jeune homme blond d’une vingtaine d’année, les yeux rivés vers eux, ou plutôt vers charlotte. Il l’a dévoré du regard.
James : Qui c’est ce type ?
Charlotte regarda dans la même direction que lui et aperçu Randy, l’un des comédiens qui faisait partie de la troupe.
Charlotte : Un des comédiens dit-elle avec désinvolture.
James : Je crois que tu lui plais dit-il amusée.
Charlotte : C’est un enfant dit-elle en rigolant.
James : J’ai été un enfant moi aussi, et tu ne peux pas imaginer comme les femmes d’âges mûres paraissent attirantes.
Charlotte : Traite moi de vieille pendant que tu y es ! s’indigna t-elle.
James éclata de rire et la prit dans ses bras.
James : Mais tu es la vieille la plus séduisante que j’ai jamais vu.
Charlotte : C’est ça, rattrape toi aux branches ! dit-elle en rigolant.
Bras dessus, bras dessous, ils sortirent du théâtre et prirent la direction de l’université. James devait passer voir son père. Si ce dernier apprenait qu’il était en ville et n’était pas venu le voir, il en aurait pour son grade. Même à 27 ans, il ne se gênerait pas pour lui faire la morale et le grondait comme un gosse !
Audrey paya machinalement le taxi et marcha le long de la rue. Elle avait le regard vague, comme absent. Elle venait de prendre l’avion et ne se souvenait absolument plus du trajet parcourut. Elle avait traversé ses dernières heures dans un brouillard épais et ne savait pas comment retrouvé le chemin. Inconsciemment, elle ouvrit la porte du restaurant et marcha jusqu’au comptoir.
Audrey : Bonjour, je cherche Joey Potter ou plutôt madame Witter.
Serveuse : Joey est absente mais Pacey est là.
Audrey : Vous pouvez l’appelez s’il vous plait demanda t-elle lasse.
Serveuse : Bien sûr.
La serveuse disparut dans la cuisine et Pacey en ressortit deux minutes plus tard. Le grand sourire qui éclaira son visage lorsqu’il la vit disparut très vte. Audrey avait l’air si fatigué, ses traits étaient tirés.
Pacey : Ca va ? demanda t-il en faisant le tour du comptoir.
Audrey : Non dit-elle la voix chevrotante.
Dès que Pacey l’eut rejointe, elle s’effondra en larmes dans ses bras. Inquiet, il tenta de la calmer par tous les moyens.
Pacey : Audrey, parle moi, je t’en pris ? Dis moi ce qu’il se passe, je me pose des questions là !
Audrey : Tom et moi s’est finis.
Pacey : Je suis désolé lui dit-il sincère, en la resserrant contre lui. Aller viens, on monte dit-il en l’attirant avec lui vers le premier étage. Débrouillez vous sans moi lança t-il à ses employés.
Une fois en haut, il aida Audrey à s’allonger sur le canapé et alla lui préparer une tisane bien chaude. Il était content d’avoir garder cet appartement pour les fois où il voulait être un peu seul ou faire des papiers. Il aimait se retrouver dans se havre de paix. Lorsqu’il retourna dans le salon, il se rendit compte qu’Audrey s’était assoupit. Une larme coulait le long de son visage. Il la lui essuya et remonta la couverture sur elle. La pauvre, elle avait l’air vraiment dévasté. Il savait combien elle aimait Tom. Il lui faudrait du temps et beaucoup de soutien pour s’en remettre. Joey lui avait bien dit qu’ils avaient des problèmes mais il ne pensait pas que cela soit aussi grave.
Rachel pénétra en trombe dans le cabinet du docteur. Elle avait besoin de parler, pour la première fois depuis des mois, elle avait quelque chose à lui dire.
Dr Shaw : Contente de vous revoir !
Rachel : Il faut que je vous parle !
Dr Shaw : Alors les poules ont des dents ? lui demanda t-elle amusée.
Rachel se souvint de leur dernière conversation. Le docteur Shaw avait voulut lui faire parler de sa vie privée et elle lui avait répondu qu’elle était uniquement venue parler de son père et qu’elle se sentait suffisamment mieux pour ne pas revenir. Que la prochaine fois qu’elle la verrait dans son cabinet, les poules auraient de dents. Elle lui adressa un petit sourire désolé tandis que son médecin lui souriait franchement.
Dr Shaw : Allonger-vous dit-elle en soupirant.
Rachel : Vous savez que je n’aime pas ces trucs !
Dr Shaw : Rachel…
Rachel : C’est bon, c’est bon se calma t-elle en prenant place.
Dr Shaw : Alors qu’aviez-vous de si important à me dire ?
Rachel : Ce salaud est revenu ! s’écria t-elle.
Le visage du docteur s’éclaira.
Dr Shaw : Comment s’appelle ce jeune homme ?
Dos au bureau du docteur, Rachel se retourna et leva la tête vers elle.
Rachel : Comment savez vous que je ne parle pas de mon père ?
Dr Shaw : Nous avons dépassé cette animosité là. Celle dont nous parlons actuellement est plus ancré. Plus sentimentale, n’est ce pas ?
Rachel : Je déteste les psy lâcha t-elle en se rallongeant. Vous croyez toujours tout savoir.
Sa thérapeute vint s’asseoir dans le fauteuil en face d’elle et leva un sourcil inquisiteur vers elle.
Rachel : Bon, ben c’est bien un mec, n’empêche que vous auriez pu vous trompez !
Dr Shaw : J’aurais pu, c’est vrai acquiesça t-elle. Alors, si vous me parliez de lui.
Rachel : Je le déteste.
Dr Shaw : Ce n’est pas tout à fait vrai.
Rachel : Ah si ! se défendit-elle.
Dr Shaw : Très bien, vous le détestez. Pourquoi ?
Rachel : Je ne crois pas que se soit une bonne idée d’être venu dit-elle en se levant précipitamment.
Dr Shaw : Au contraire. Vous avez besoin d’en parler.
Rachel croisa les bras sur sa poitrine, devant la fenêtre, elle plongea son regard sur la rue en contre bas et aperçu un couple main dans la main. Ils avaient l’air heureux, insouciant. Elle connaissait ça, James lui avait appris ce sentiment. Pouvoir marcher dans une rue bondée sans avoir conscience des gens qui vous entoure.
Rachel : Il s’appelle James. Je suis sorti avec lui il y a trois ans et demi. Ca a duré 18 mois.
Dr Shaw : Vous ne m’avez jamais parlé de lui. Pourtant j’ai le souvenir de nombreuses de vos conquêtes.
Rachel : C’est parce qu’il était différent. Il faut que je parte dit-elle en attrapant son sac à main.
Sa thérapeute ne chercha pas à la rattraper. Rachel venait de rouvrir une plaie qui visiblement était très douloureuse, elle reviendrait pour lui en parler. Elle en était certaine. Elle ne pourrait rien faire pour elle tant que Rachel n’était pas prête à en parler.
Jack s’éveilla brusquement, il avait froid. Il tendit la main vers Jen et se rendit compte que sa place était froide. Il tourna la tête vers le radio réveil qui affichait 4h du matin. Il se passa une main sur le visage, enfila une robe de chambre et descendit le long des escaliers. Lorsqu’elle avait des insomnies comme cela semblait être le cas, Jen se réfugier toujours dans le travail. Elle disait que c’était la nuit qu’elle dessiner les plus beaux vêtements. Son métier de styliste lui accaparait pas mal de son temps, elle espérait un jours pouvoir créer sa propre ligne de vêtement. Et il l’a trouvé suffisamment douer pour pouvoir réussir. Il avait foi en son talent. Comme prévu, elle était penché sur sa planche à dessin et griffonner. Il avança silencieusement derrière elle et se pencha pour déposer un baiser dans le creux de sa nuque.
Jack : Il est tard, tu devrais venir te coucher.
Jen : Je n’ai pas sommeil.
Jack : Peut être mais tu n’as déjà pas dormi beaucoup la nuit dernière, ni la nuit d’avant.
Jen : C’est que je n’ai pas besoin de dormir.
Elle se tourna vers lui et lui sourit tendrement avant de l’embrasser.
Jen : Je vais bien. Tu devrais aller te recoucher.
Jack : Tu es sûr ?
Jen : Certaine.
Jack : Très bien.
Il l’embrassa une dernière fois et sortit. Jen poussa un soupir de soulagement, heureusement, Jack n’avait pas fait attention aux dessins qu’elle faisait. Il se serait inquiété si jamais il avait vu qu’elle s’était mise à dessiner une ligne de vêtement pour bébé. C’était plus fort qu’elle, son crayon avait été comme commandé malgré elle. Depuis que Joey lui avait dis pouvoir être enceinte, elle s’était mise de plus en plus à repenser à sa fausse couche. Elle se sentait de plus en plus vide. Ce petit être n’avait pas survécu et pourtant il lui manquait tant. Aujourd’hui, il ou elle aurait quatre ans. Du bout du doigt, elle dessina le contour d’une barboteuse qu’elle venait de dessiner. La vie pouvait parfois être si cruelle.
Charlotte : Tu m’avais promis !
Dawson : Je sais et crois moi, je suis vraiment désolé lui dit-il à l’autre bout du fil. Je verrais ta pièce demain
Charlotte : Ca ne sera pas pareil ! Notre mariage démarre sur de bonne base maugréa t-elle.
Dawson : Quoi ? lui demanda t-il, n’ayant pas entendu sa dernière remarque.
Charlotte : Rien. De toute façon, je ne peux rien dire qui te fasse changer d’avis ?
Dawson : Charlotte, cette réunion est très importante.
Charlotte : Alors amuse toi bien.
Elle raccrocha, en colère. Cette réunion était plus importante qu’elle. Comme-ci la réunion des scénaristes d’un film qui ne sortira pas avant au moins deux ans et dont les premières bandes n’ont même pas étaient tournées étaient si importante, qu’il ne pouvait pas assister à la première de sa future femme.
Randy : Quelque chose ne vas pas ? demanda t-il inquiet. Je passais dans le coin et je vous ais entendu crié après quelqu’un.
Charlotte : Oh, ce n’est rien d’important dit-elle avec un faux sourire rassurant. Juste mon futur mari qui a autre chose de prévu ce soir. Mais qui a besoin de lui dit-elle en soupirant.
Randy : Je suis désolé lui dit-il sincère.
Charlotte : Oh, ce n’est pas de ta faute.
Randy : Cet homme est inconscient de laisser une aussi jolie femme toute seule lui dit-il avec un sourire charmeur.
Gênée, elle détourna le regard. Randy n’avait que quinze ans mais c’était déjà un sacré dragueur ! Soudain intrigué, son regard se porta vers l’entrée, elle distingua une forme familière. Elle s’excusa auprès du jeune homme et marcha vers elle, surprise de la voir là.
Charlotte : Rachel ? Rachel, c’est bien toi ?
La jeune fille se tourna vers elle et lui sourit. Charlotte lui sauta au cou et la serra tendrement contre elle. Elles avaient apprit à se connaître mieux lorsque Rachel sortait avec James et elles s’appréciaient énormément mutuellement.
Rachel : Ca fait tellement longtemps !
Charlotte : Trop longtemps dit-elle en la reprenant contre elle. Mais laisse moi te regarder. Tu es magnifique !
Rachel : Toi aussi lui dit-elle avec un grand sourire. J’ai un client à voir dans le coin, je dois le faire signer pour sa nouvelle campagne de publicité. Je me suis dis que je ne pouvais pas manquer ta représentation. Et où est ton futur mari ? demanda t-elle en scrutant la salle.
Charlotte : A Seattle dit-elle tristement. Mais qu’importe puisque tu es là et que…oh mon dieu s’exclama t-elle.
Rachel : Que se passe t-il ? s’inquiéta t-elle.
Charlotte : Rachel, il faut que tu saches que James doit venir ce soir. Et qu’il ne vient pas seul.
Rachel sentit son sang se glacer dans ses veines. Depuis qu’il avait claqué la porte de sa chambre, elle ne l’avait plus jamais revu.
Rachel : Pour être tout à fait franche avec toi, je ne tiens pas trop à le revoir alors je crois que le mieux serait de…
Charlotte : Trop tard dit-elle le visage marqué par l’inquiétude et la désolation.
Rachel se figea. D’après l’air de Charlotte, James devait probablement marchait vers eux, et il était trop tard pour s’éclipser. Elle prit une profonde inspiration et se retourna, l’air sûr d’elle et détaché. Mais lorsque les yeux de James se posèrent sur elle, elle se sentit redevenir la jeune fille qu’il avait séduite. Il était toujours aussi beau constata t-elle. Elle tourna la tête vers la jeune femme qui se pendait à son bras. Elle ne pu que constater, avec une certaine rancœur tout de même, que James avait toujours bon goût…en ce qui concernait le physique de ses partenaires tout du moins. Parce que même si elle paraissait agréable à voir se dit-elle, cela avait bien l’air d’être son seul attrait. La future mariée, puisque mariage il devait y avoir, paraissait bien fade et sans aucune personnalité. Une vraie potiche en conclut-elle, sans trop de bonne foi. L’expression surprise et déconcertée de James la détendit, et l’amusa aussi.
James : Bonsoir dit-il à Charlotte en l’embrassant sur la joue. Rachel, je suis surpris de te voir.
Rachel : La surprise est partagée.
Diane : Bonsoir, je suis Diane dit-elle en tendant la main à Rachel.
Rachel : Bonsoir dit-elle un peu froide. Charlotte, je vais m’asseoir, on se voit plus tard.
Charlotte : D’accord lui dit-elle en l’étreignant.
James : Diane pourrais-tu aller nous garder des places, j’ai deux mots à dire à Charlotte.
Diane hocha la tête et disparut. James attira sa cousine dans un coin plus sombre.
James : Pourquoi tu ne m’as pas prévenu ? s’écria t-il indigné.
Charlotte : Je ne savais pas. Et si ça peut te rassurer, elle non plus ne s’attendait pas à te voir ici.
James : Tu n’imagines pas le choc dit-il l’air perdu.
Charlotte : Non, tu as raison, je ne peux pas l’imaginer étant donné que je ne sais pas ce qu’il s’est passé entre vous. Pourquoi tant de froideur ?
James se tourna vers elle et lui lança un regard noir. Sans un mot, il alla rejoindre Diane dans la salle.
Peter rentra tard du cabinet où il exerçait comme stagiaire et espéré bien être embauché un jour. Il se donnait sans compter pour cet endroit. Il balança son sac et marcha jusqu’à sa chambre, il rêvait d’une bonne douche et d’une bonne nuit de sommeil. Sur le seuil, il s’arrêta, un sourire aux lèvres. Andie ne dormait pas encore, assise en tailleur sur le lit, elle avait éparpillé des papiers partout autour d’elle et était très concentré sur ce qu’elle faisait. Il aimait la voir ainsi, elle s’investissait toujours à fond dans son boulot et c’est ce qui faisait d’elle, une excellente recrue pour l’aide juridique où elle était stagiaire, elle aussi. Tous deux avaient décidés de devenir avocat. Sûr d’eux et de leurs sentiments, ils s’étaient mariés à la fin de leurs études et Peter ne regrettait son choix en rien. Andie était l’amour de sa vie et sa femme depuis bientôt un an.
Peter : Encore au travail lâcha t-il doucement.
Andie leva la tête surprise vers lui et esquissa un sourire.
Andie : Et c’est toi qui me dit ça répondit-elle amusée. Je te signale qu’il est plus de minuit.
Peter : Aïe. Je plaide coupable maître.
Il la rejoignit sur le lit et l’embrassa tendrement.
Andie : Tu as bien travaillé au moins ?
Peter : Comme toujours. Je suis sûr qu’après ce soir, nous allons le gagner ce procès.
Andie : C’est formidable dit-elle ravie pour lui.
En guise de récompense, elle lui effleura les lèvres, délicatement.
Peter : Alors, sur quoi tu travailles toi ?
Andie : Et bien, une bande de locataire vont être mit à la rue parce qu’un groupe immobilier à décidé de transformer l’endroit en parking. Tu te rends compte, des familles entière vont être mise dehors pour un parking s’emporta t-elle.
Peter : C’est quel groupe immobilier ? demanda t-il innocemment.
Andie : « Goldsmith ».
Peter : Tu as raison, ce n’est pas bien. Je vais prendre une douche.
Il l’embrassa sur la joue et disparut dans la salle de bain. Il était inutile de dire à Andie que c’était justement sur ce dossier qu’il avait travaillait ce soir et que son cabinet était celui qui représentait « Goldsmith ». Andie en profiterait pour lui répéter à quel point ses employeurs étaient des êtres ignobles et qu’elle détestait son cabinet. Qu’il devrait démissionner. Comme-ci on pouvait quitter un cabinet si prestigieux où la reconnaissance l’attendait, ainsi que la fortune. Et il ferait quoi, défendre les pauvres comme elle ? Ce n’était certainement pas avec ça qu’ils pourraient vivre et s’offrir un appartement comme celui là. Mais ça, Andie ne le comprendrait pas.
Marjo (23.02.2005 à 21:39)
Pacey : Comment va-t-elle ? s’enquit-il en voyant Joey refermer la porte de la chambre d’amie où ils avaient installer Audrey.
Joey : Elle s’est enfin endormie répondit-elle épuisée. Après avoir longuement, longuement parler.
Pacey sourit et l’embrassa sur la joue. Il l’entraîna avec lui sur le canapé et lui massa tendrement la nuque.
Joey : Je me sens épuisée.
Pacey : Que s’est-il passé entre eux ?
Joey : Et bien Audrey m’a dit que les disputes étaient devenus leur lot quotidiens à qu’à force, ils en étaient arrivé à ne plus pouvoir se supporter.
Pacey : A ce point ? s’étonna t-il.
Joey : Oui. Ils ont préféré rompre avant de se détester totalement. Mais c’était le premier grand amour d’Audrey et je crois qu’il va lui falloir du temps pour reprendre le dessus.
Pacey : Je suis tout à fait d’accord. Ils sont tout de même restés ensemble pendant 3 ans et demi. On l’aidera…
Reposant tout contre Pacey, Joey se sentait bien. La soirée était belle, de sa place, elle avait une vue sur les étoiles qui inondaient le ciel.
Joey : J’ai faim s’exclama t-elle tout à coup.
Pacey la regarda ahuri.
Pacey : Joey, on a mangé il y a à peine deux heures.
Joey : Je sais mais j’ai faim, que veux tu...
Pacey : Bien, et que ferais plaisir à madame.
Joey : Il reste de ta délicieuse charlotte au chocolat ? demanda t-elle avec un air gourmand.
Pacey : Je t’en apporte dit-il amusée.
Joey : Merci dit-elle avec un grand sourire.
Une fois que Pacey fut sortit, elle s’interrogea. Ce n’était pas la première fois qu’elle avait ainsi une envie subite de nourriture. Résignée, elle marcha vers la salle de bain et referma la porte à clef derrière elle. Elle fouilla dans le placard et en sortit au fin fond, un test de grossesse qu’elle avait acheté deux jours auparavant mais qu’elle n’avait pas encore eut la force d’utiliser.
Joey : Dans deux minutes on sera fixé.
Joey suivit toutes les indications à la lettre et patienta ce qui lui sembla être une éternité. Un trait bleu signifierait qu’elle serait enceinte et d’après la boîte, ce truc était fiable à 99%. Respirant un grand coup, elle baissa les yeux sur le test et porta une main à sa bouche avant que des larmes ne jaillissent.
Pacey : Joey tu es là ? demanda t-il en toquant contre la porte.
Joey : Pas maintenant Pacey s’efforça t-elle de dire.
Pacey : Je t’ai ramené du gâteau.
Joey : Je n’ai pas faim.
Pacey : Joey ouvre moi cette porte ! s’exclama t-il inquiet.
Joey : Laisse moi dit-elle en pleurant.
Pacey : Je vais la défoncer s’il le faut !!
Sachant qu’il le ferait, elle tourna la clef et Pacey apparut sur le seuil, le visage angoissé. Il regarda autour de lui et aperçu le test de grossesse sur le rebord du lavabo. Il releva un regard surpris vers elle.
Joey : Positif dit-elle en s’effondrant en larmes.
Pacey ouvrit la bouche en grand, ne sachant pas quoi dire. Sa femme était enceinte ! Il allait être papa. Une boule d’angoisse s’installa au creux de son estomac. Il prit Joey dans ses bras et tenta de la calmer.
James et Diane étaient enfin rentrés à l’hôtel où ils logeaient pour l’instant. James avaient adorés la pièce et avait longuement complimenté sa cousine bien après que le rideau se soit baissé. Il ne rêvait plus que d’une chose désormais, enlever ces maudites chaussures !
James : Je crois que c’est sa meilleure pièce ! lança t-il à Diane qui se démaquiller dans la salle de bain.
Diane : Oui s’était une jolie pièce. Un peu simple dit-elle légèrement condescendante, mais jolie.
James ne releva pas la remarque, Diane et Charlotte n’étaient pas vraiment les meilleures amies qui soient et ça ne changerait probablement pas.
Diane : Dis moi, qui était cette fille ?
James : Qui ça ? demanda t-il en se raidissant sensiblement.
Diane : Celle avec qui Charlotte parlait avant qu’on arrive.
James : Une amie de Charlotte.
Diane : T’es sûr qu’elle n’est rien de plus, parce que j’ai eut l’impression que vous vous connaissiez tous les deux.
James : On se connaissait, du moins je le croyais ajouta t-il tout bas.
Diane : Je le savais, je l’ai senti à votre regard.
Elle sortit de la salle de bain et vint se plantait devant lui.
Diane : C’est une ex, n’est ce pas ?
James : Oui avoua t-il. Mais c’est du passé, un très long passé.
Diane : C’est marrant parce qu’à votre façon de vous regarder, j’aurais dit que ce passé n’était pas si loin.
Elle retourna dans la salle de bain et James en profita pour se mettre sous les couvertures, il n’avait aucune envie de parler de Rachel, et surtout pas avec Diane. S’il avait su qu’il la verrait ce soir, il ne serait probablement pas venu. Diane vint le rejoindre au lit, avec un masque sur le visage, elle l’embrassa rapidement du bout des lèvres et se retourna de son côté pour s’endormir. Elle ne supportait pas de dormir collé contre quelqu’un. Disant que la sueur en profitait pour se mélanger et que c’était dégoûtant. C’est marrant pensa t-il, Rachel, elle, ne pouvait pas s’endormir si elle n’était pas contre lui, disant que s’était pour elle, la seule façon de bien dormir. Il chassa se souvenir, se demandant ce qu’il lui prenait d’y repenser aujourd’hui. Cela venait sûrement du fait de l’avoir revue. Elle était toujours très belle du t-il avouer. Les années semblaient l’avoir rendu plus forte, il l’avait senti extrêmement sûr d’elle-même. Charlotte lui avait dit, malgré qu’il lui ait dit s’en moquer, qu’elle travaillé dans la publicité et qu’elle était très doué pour ça. Il n’était pas vraiment étonné, elle savait obtenir ce qu’elle voulait des gens. Il secoua la tête, il fallait décidément qu’il pense à autre chose. Rachel, était du passé et mieux valait pour lui qu’il l’oublie. Où sinon à leurs prochaines rencontres, il pourrait être moins courtois.
Rachel se prépara un bon café, elle en avait bien besoin. Cette nuit avait été agitée. Charlotte avait insisté pour qu’elle vienne dormir chez elle et du fait, elles avaient passées une partie de la nuit a discuté. Or ce matin, elle avait un client à voir et un marché a récupéré. Elle devait être au top de sa forme. Elle sentit le café descendre le long de sa gorge et procurait un peu de vitalité à son corps. Le café était un moteur pour elle. Elle entendit une clef tournée dans la serrure et pencha la tête vers la porte.
Rachel : Dawson ! s’exclama t-elle avec un grand sourire.
Dawson la regarda surpris, mais ravit. Il posa ses sacs dans l’entrée et vint la serrait dans ses bras.
Dawson : Comment vas-tu ?
Rachel : Je vais très bien. Je suis arrivée hier et ta future femme a proposé de m’héberger.
Dawson : Elle a eut absolument raison.
Rachel : Je t’offre un café ? lui demanda t-elle en souriant.
Dawson : Avec plaisir dit-il en se laissant tomber sur l’un des tabourets de la cuisine.
Rachel : Alors, comment s’est passé ton voyage ?
Dawson : J’ai réussis à vendre mon projet. Les producteurs ont adoré.
Rachel : C’est génial lui dit-elle contente pour lui.
Dawson : Et comment va Charlotte ? demanda t-il en jetant un coup d’œil vers la porte de la chambre.
Rachel : Tu as raté sa pièce Dawson, j’espère que tu as mieux que des excuses pour te faire pardonner.
Elle l’embrassa sur la joue pour lui donner du courage et après avoir prit son attachée case, elle sortit affronter son client si difficile. Dawson vida d’un trait sa tasse et pénétra dans la chambre où Charlotte dormait encore paisiblement. Il vint s’asseoir au bord du lit et la regarda quelques instants. Elle était adorable, lorsqu’elle dormait, elle avait toujours un sourire enfantin sur les lèvres. Il caressa délicatement son dos nu et la senti frémir. En souriant il déposa un baiser au creux de sa nuque. Les yeux de Charlotte s’entrouvrir doucement.
Dawson : Bonjour lui dit-il tendrement.
Charlotte : Tu es rentré.
Dawson : Il y a cinq minutes, j’ai vu Rachel.
Charlotte : Elle est déjà partie ?
Dawson : Oui. Pour le travail je crois. Si tu me disais à quel point tu m’en veux.
Charlotte : Je ne t’en veux pas dit-elle lasse.
Charlotte n’avait toujours pas bougé, elle était toujours allongée sur le ventre, la tête enfouie dans son oreiller.
Dawson : Je suis vraiment désolé mais il fallait que je reste. J’ai obtenu le marché.
Charlotte : Je suis contente pour toi lui dit-elle sincère.
Dawson : Charlotte, je déteste lorsque tu es en colère contre moi.
Charlotte : Puisque je te dis que je ne suis pas fâchée !
Dawson : Bon, est ce que ça aiderait à mon pardon si je te disais que j’ai ramené tous les journaux que j’ai pu trouver.
Charlotte écarquilla de grands yeux. Les avis des critiques devaient y être imprimé !
Charlotte : Grandement ! Où ils sont ? demanda t-elle impatiente.
Avec un sourire, Dawson alla les lui chercher et ils les épluchèrent ensemble. Les critiques étaient unanimes, la pièce était un succès.
Dawson : Ecoute ça, « Cette pièce, simple et rafraîchissante, apporte un peu de nouveauté bienvenu dans le monde théâtrale. Il est à parié que la jeune metteur en scène, Charlotte Clark n’y est pas étrangère ».
Le sourire de Charlotte s’agrandit encore, si cela fut possible, elle était aux anges.
Dawson : Je suis très fière de toi chérie.
Charlotte l’embrassa passionnément. Toute sa colère s’était évanouie avec ses journaux. Aguicheuse, elle l’attira à elle dans le lit, elle n’eut pas besoin de se faire prié.
Jen et Jack marchait tranquillement dans les rues, en mangeant une glace. Jack avait voulu sortir un peu Jen de la maison. Ces derniers temps, elle s’était un peu renfermée sur elle-même et il ne s’avait pas quoi faire. Il avait même appelé Grams à la rescousse, elle qui était repartie vivre à Capsides avait rappliqué en moins de temps qu’il ne le faut et s’inquiéter aussi du comportement étrange de sa petite fille. Jen avait comme des moments d’absence, elle ne paraissait pas entendre les gens autour d’elle dans ces moments là et elle pouvait disparaître pendant des heures sans dire où elle allait.
Jack : Jen, est ce qu’il y a quelque chose dont tu veux me parler ?
Jen : Non. Pourquoi me demandes tu ça ?
Jack : Et bien, tu as changé. Tu ris moins qu’avant et tu parais triste.
Jen : Jack, je suis peut être un peu fatigué c’est vrai. J’ai cette nouvelle collection que j’ai dessinée et dont personne ne veut mais je vais bien.
Jack : Jen, si c’est à cause de tes dessins, je suis sûr que tu vas finir par trouver un client intéressé. Tu as du talent et les gens finiront bien par s’en rendre compte.
Jen : J’espère que tu as raison.
Pour le rassurée un peu, elle esquissa un timide sourire. Jack allait l’embrassait lorsque son téléphone sonna. Il s’éloigna un peu pour pouvoir répondre. Jen observa autour d’elle et aperçu un petit magasin pour enfant qu’elle n’avait jamais vu auparavant. Jack revint vers elle, un air désolé peint sur le visage.
Jack : C’était le centre, un des enfants à besoin de moi. Je dois y aller.
Jen : Vas-y, il n’y a pas de problème. Ces enfants comptent sur toi.
Jack : Merci dit-il en l’embrassant.
Jen le regarda tourner au coin de la rue et marcha d’un pas décidé vers le magasin qu’elle avait repéré quelques minutes plus tôt. Elle observa les rayonnages quelques instants et s’émerveilla de toutes les belles choses exposés. Elle alla voir une des vendeuses.
Jen : Bonjour, je cherche quelque chose pour un petit enfant.
Vendeuse : Bien sûr, c’est un enfant de quel âge ?
Jen : Quatre ans.
Pacey amena une tasse de chocolat chaud à Joey qui dormait toujours. Elle avait passé une partie de la nuit à pleurer et même ses paroles réconfortantes n’avaient rien pu y faire. Il espéré cette fois, avec du recul avoir plus de chance et pouvoir discuter avec elle de l’avenir de ce bébé. Rien que d’y penser, il se sentait léger. Il avait toujours su qu’il aurait des enfants un jour mais là, cela paraissait encore plus réel et il se sentait impatient. Il lui caressa la joue doucement et attendit qu’elle s’éveille.
Pacey : Je t’ai apporté un chocolat, ça te fera du bien.
Joey : Merci dit-elle dans un murmure.
Joey se redressa et prit la tasse où elle trempa ses lèvres. Elle avait mal à la tête et se sentait terriblement lasse, la conséquence des heures à pleurer.
Pacey : Je suis sûr que tu feras une mère formidable lui dit-il tout bas.
Joey : Pacey, tu ne comprends pas.
Pacey : Je sais bien que l’arrivé d’un bébé peut être angoissante mais je suis là, avec toi. Et je sais qu’on peut s’en sortir.
Joey : Je ne suis pas sûr de le vouloir lâcha t-elle.
Pacey : Comment ça ? demanda t-il, abasourdi.
Il avait cru qu’elle était angoissée, inquiète et que c’était ce qui expliquait son état. Il avait mit sa sur le dos du stress, jamais une seule minute il n’avait envisager l’hypothèse qu’elle puisse ne pas vouloir garder l’enfant.
Joey : Pacey, je viens juste de commencer mon nouveau boulot tenta t-elle d’expliquer. Tu crois vraiment que si j’arrête aujourd’hui, je retrouverais une place comme celle là.
Pacey : Mais tu en trouveras une autre, bien mieux tenta t-il de la rassurer.
Joey : Mais je n’en veux pas une autre, j’ai travaillé dur pour obtenir celle là.
Pacey : Je sais chérie répondit-il patient mais que veux tu faite, c’est trop tard, il est là.
Joey : Je ne sais pas si je vais le garder.
Pacey : Attends, t’es pas sérieuse… s’offusqua t-il.
Elle n’osait pas regarder Pacey en face, elle savait que ce qu’elle faisait lui faisait beaucoup de mal mais elle ne voyait pas d’autre solution. Il ne pouvait pas comprendre ce que c’était de travailler toute sa vie dans un but et enfin le toucher de près.
Joey : C’est mon corps. C’est ma décision.
Pacey : Mais c’est mon bébé aussi ! hurla t-il.
Joey : Je suis désolée Pacey.
Pacey jeta sur Joey un regard empreint de tristesse mélangé à de la colère. C’était la première fois qu’il ressentait autant de colère contre sa femme. Il n’aurait jamais cru un jour pouvoir lui en vouloir autant. Sans un mot, il sortit de l’appartement et claqua violemment la porte derrière lui. Il avait besoin d’être seul. Audrey sortit de sa chambre surprise et alla retrouver Joey, qui pleurer à chaude larme. Inquiète, elle alla la serrait dans ses bras pour essayer de la calmer.
Peter était angoissé, assis sur son siège, il ne faisait que se retourner pour vérifier que Andie n’arrive pas. L’audience opposant « Goldsmith » et les locataires allaient bientôt commencer et il n’avait toujours pas dit à sa femme qu’il était l’un des membres de la partie adverse. Elle lui avait dit ne pas être présente au tribunal ce matin mais il n’était pas rassuré pour autant. Si jamais Andie découvrait ce qu’il faisait, elle provoquerait la troisième guerre mondiale au sein de leur couple et il y laisserait des plumes. Pourtant, il l’aimait sincèrement, c’était pour cela qu’il l’avait épousé. Mais leurs orientations différentes leur avaient déjà créé des conflits d’intérêt plusieurs fois et il n’était pas sûr que leur couple puisse en surmonter un autre. Ils s’aimaient, il n’avait aucun doute là-dessus et tous deux étaient fidèles. Mais leurs visions de la vie étaient différentes. Andie était dévoué aux pauvres et aux plus démunis, il n’avait rien contre mais cela ne payait pas le loyer. Lorsqu’il serait suffisamment riche, il pourrait revenir à des valeurs plus noble mais en attendant, il devait se contenter de courber la tête lorsque de tel dossier lui passait sous les yeux. Cela ne signifiait pas qu’il était un salaud pour autant, il n’était qu’un homme face à des obligations. Le juge décréta la séance ouverte, rassuré, il se tourna et se concentra sur l’audience. Il ne remarqua pas Andie, qui venue apporter des papiers à la dernière minutes, s’arrêta en plein milieu du couloir quelques secondes après avoir pénétrait sur les lieux. Il ne vit pas non plus la peine se peindre sur son visage lorsqu’elle remit les papiers à l’une de ses collègues et sortit rapidement du tribunal. Il ne vit pas les larmes perlaient sur ses joues pendant qu’elle montait dans sa voiture et démarrait.
Affamé, Rachel rentra de le premier fast food qu’elle aperçu. Il lui fallait avalait quelque chose vite fait avant de repartir. Elle prenait l’avion dans l’après midi, repartant à Boston avec une excellente nouvelle pour ses patrons. Le client avait signé pour une campagne de 300 000 dollars. Une de ses plus belles réussites. Elle se laissa tomber sur l’un des tabourets et commanda un sandwich au thon dans du pain de campagne et sans œufs dur à l’intérieur. Le jeune homme à côté d’elle, reconnaissant la voix et le sandwich désiré, toujours le même lorsqu’elle voulait aller vite, soupira.
James : De tous les restaurants il a fallu que se soit celui là.
Rachel se tourna vers la voix familière et rencontra le profil de James qui avait la tête baissée sur son journal. Elle s’assit sur le tabouret à côté de lui et décida de l’ignorer.
James : Pourquoi ? lui demanda t-il après quelques secondes de silence.
Rachel : Parce que se restaurant avait l’air sympathique répondit-elle surprise par la question. J’ignorais qu’il ne trier pas leur clientèle et qu’il servait n’importe qui.
James esquissa un sourire amusé avant de se retourner sur elle.
James : Non, pourquoi être venue à Los Angeles ?
Rachel : Pour affaire.
James : Et ça t’obliger à aller voir la pièce de ma cousine ? lui demanda t-il sarcastique.
Rachel : Charlotte et moi sommes amies et je suis libre de mes mouvements lui dit-elle agacée d’avoir à parler avec lui.
James se retourna et se replongea dans son journal.
Rachel : Ta fiancée à l’air très gentille dit-elle avec un sourire en coin en insistant bien sur le dernier mot.
James : C’est une fille bien. Je n’aurais pas de surprise avec elle lâcha t-il innocemment sans la regarder.
Touchée en plein cœur, elle se tourna vers lui mais aucun son ne sortit de sa bouche.
Rachel : C’est pour emporter lança t-elle au serveur qui hocha la tête.
Elle attendit silencieusement sa commande, ignorant sa présence. Elle mourait d’envie de lui cracher la vérité au visage mais à quoi cela l’avancerait-elle. Tant d’eau avait coulé sous les ponts. Si cela pouvait le rassurer de rejeter toute la faute sur elle qu’il le fasse.
Rachel : Merci dit-elle en prenant sa commande.
Elle paya et enfila son manteau.
James : Apparemment, j’ai touché un point sensible lâcha t-il sans toujours lever les yeux vers elle.
Rachel : Tu peux bien croire ce que tu veux. Moi au moins je n’ai pas misé mon avenir sur un mensonge avec quelqu’un que je n’aime pas lui lança t-elle avant de sortir du restaurant.
James la regarda franchir les grandes portes vitrées, vexé et irrité par sa remarque.
Dawson prit un temps infini pour enregistrer ses bagages et pour prendre son billet au guichet. Il retardait le moment de téléphoner à Charlotte. Il avait reçu un appel de son producteur une heure plus tôt, alors qu’elle était encore au théâtre. Il préférait attendre qu’elle soit rentré au calme de leur maison pour lui passer son coup de fil. Il alla prendre un café au comptoir avant de finalement regarder sa montre et se dire qu’il était l’heure. Alors, lentement il marcha vers les cabines et composa le numéro de son appartement. Charlotte décrocha dès la deuxième sonnerie.
Charlotte : Où es-tu ? s’enquit-elle.
Dawson : A l’aéroport dit-il en décollant son oreille du combiné, attendant les foudres de sa petite amie.
Charlotte : Dawson, tu plaisantes ? s’exclama t-elle.
Dawson : Charlotte souffla t-il lasse. Je sais que tu vas avoir du mal à comprendre mais ils vont démarrer le tournage du film et je tiens à être là pour les premières séquences.
Charlotte : Tu es rentré depuis deux jours s’exclama t-elle.
Dawson : Je sais, et je serais rentré pour le repas chez Joey et Pacey. Je te rejoins directement là bas.
Charlotte : Ce repas est organisé en l’honneur de notre futur mariage. Il est hors de question que je m’y retrouve toute seule devant tes amis.
Dawson : Mais je te promets que je serais là !
Charlotte : Dawson, je connais la valeur de tes promesses. N’en fais pas une de plus que tu ne tiendras pas. Je préfère annuler directement.
Dawson : Non, ne fais pas ça ! Je te jure sur notre amour que je serais là.
Charlotte y réfléchit un instant. Dawson avait vraiment l’air sincère ? Mais elle avait peur d’y croire, il l’avait déçu si souvent.
Charlotte : Très bien, maintenons ce repas. Mais si tu ne viens pas…..
Dawson : Je te jure d’être là répondit-il, un sourire dans la voix.
Charlotte : Bon. Fais un bon vol dit-elle un peu plus radoucit.
Dawson : Je t’aime.
Charlotte : Moi aussi.
Elle raccrocha en soupirant. Elle en arrivait parfois à douter de la viabilité de leur mariage mais Dawson, avec ses paroles douces et réconfortantes parvenaient à effacer ses craintes, du moins temporairement. Elle pria en silence pour que cette fois il lui prouve qu’elle avait tort de s’inquiéter.
Quelle merveilleuse journée se dit Jack en pénétrant dans sa maison. Il aimait cet endroit depuis le premier jour où il y avait mit les pieds, 6 ans auparavant, avec Jen et Grams. Jusqu’à ce que Grams veuille retourner vivre à Capsides. Aujourd’hui, Jen et lui y vivaient seuls mais toujours aussi heureux. Il était parvenu à devenir enseignant et faisait un métier qu’il adorait avec des enfants géniaux qui lui prouvaient chaque jour qu’il avait fait le bon choix. Il revenait justement du terrain de foot où il entraînait certains de ces garnements. Un vrai bonheur pour lui. Le deuxième bonheur de sa vie après Jen. D’ailleurs, il se demanda où elle était passée. Du bruit lui vint de la cuisine, il s’y dirigea et découvrit Grams occupait à faire une tarte.
Jack : Bonjour Grand-mère dit-il chaleureusement. Hum…d’où vient cette délicieuse odeur ? demanda t-il d’un air gourmant en lorgnant vers le four.
Grams : Bas les pattes jeunes hommes, celle-ci est pour le repas de demain, j’ai promis à Pacey de la leur ramenait.
Jack lui fit un air déçu, l’une des raisons qui faisaient qu’il adorait tant la voir dans la cuisine résidait dans le fait qu’elle faisait des tartes fabuleuses !
Grams : Celle-ci est pour toi et Jen lui dit-elle en souriant, désignant le deuxième four d’où s’échappait une odeur des plus alléchantes.
Jack : Vous êtes un ange dit-il en venant l’embrassait sur la joue.
Discrètement, Jack passa un doigt dans la pâte et le porta rapidement à ses lèvres avant que la spatule de Grams n’ait pu atteindre sa main. Il lui sourit tendrement.
Jack : Où est Jen ?
Grams : Je ne l’ais pas vu de l’après midi lui dit-elle attristée et inquiète.
Jack : Je vais aller la voir la rassura t-il.
Il descendit à l’atelier qu’elle s’était fabriquée pour être au calme. Sans faire de bruit, il pénétra dans la pièce et la surprit, allongé dans un canapé mit là lorsqu’elle voulait faire une pause. Elle s’était endormie, il se rapprocha d’elle, attendrit et lui remonta la couverture sur les épaules. Attiré par le nombre de feuille qui était répandu sur sa table de travail, il se décida à jeter un œil sur ses nouvelles œuvres. Il s’arrêta et son visage arbora un masque d’effroi. Des dizaines de feuilles coloriaient avec des couleurs vives sur des vêtements d’enfants traînaient ça et là. Pire, un sac rempli de vêtement d’enfant était déposé à côté du bureau. Il en tira un et lu l’étiquette…quatre ans…oh mon dieu se dit-il un nœud à l’estomac. Il avait raison de s’inquiéter. Jen semblait être obnubilé par leur bébé perdu. Cela expliquait pourquoi elle dormait et mangeait peu depuis plusieurs jours. Il se tourna vers elle, le vêtement dans la main, il se sentait désemparer.
Jack : Jen… soupira t-il désespérément.
Comme un automate, Pacey préparer les plats dans sa cuisine. Aujourd’hui, le restaurant était fermé, il organisait un grand repas réunissant tout ses amis afin de fêter le futur mariage de Dawson et Charlotte. Il était content de revoir tout le monde mais il n’avait pas vraiment le cœur à faire la fête. Depuis deux jours, il évitait le plus possible sa femme. Ne rentrant du travail que lorsqu’il serait sûr qu’elle soit endormie et repartant dès l’aube. Il prenait ses repas au restaurant et ses douches à l’appartement du premier étage Il ne dormait plus dans son lit non plus, préférant le canapé. Joey ne semblait pas vouloir l’affronter elle non plus, elle se faisait si petite dans l’appartement qu’il ne lui semblait même pas qu’elle y habite. Il s’en voulait un peu de mettre Audrey entre tout ça alors même qu’elle était en pleine déception sentimentale mais il ne pouvait pas faire autrement. Il lui était impensable d’imaginer que sa femme veuille se débarrasser de leur enfant, né de leur amour. Un amour qu’ils avaient construit depuis de longues années. Il s’était imaginé que le jour où elle serait enceinte serait un jour béni pour eux deux. Et que se serait avec bonheur qu’ils accueilleraient un petit être, un mélange d’eux deux. Une porte claqua derrière lui, le faisant tourner la tête. Joey se tenait tête baissée dans l’embrasure. Il reporta vivement son regard vers sa préparation.
Pacey : Ils sont arrivés ? demanda t-il un peu sec.
Joey : Jen et Jack viennent d’arriver. Andie, Rachel, Charlotte et Audrey sont là depuis dix minutes. Dawson, James et Peter doivent arriver.
Pacey : Très bien.
Joey : Je voulais savoir aussi si tu avais besoin d’un coup de main ? lui demanda t-elle timidement après un court silence.
Pacey : Tu peux prendre le plat d’entrée qui se trouve là dit-il en désignant la table en inox derrière lui.
Elle se saisit du plat et hésita. Finalement, elle se retourna vers Pacey.
Joey : Tu ne crois pas qu’on devrait parler ?
Pacey : Je ne pense pas que se soit le moment lâcha t-il froidement.
Joey soupira tristement et sortit déposer son plat sur la table spécialement dressé pour eux. Rachel lui adressa un léger sourire avant de reporter son regard vers Andie. Celle-ci, assise un peu à l’écart en était déjà à son deuxième verre de vin ce qui commençait à l’inquiéter. Elle alla la rejoindre.
Rachel : Quelque chose ne va pas ?
Andie : Je ne vois pas pourquoi tu dis ça dit-elle en reportant le verre à sa bouche.
Rachel : Et bien que tu boives du vin ne me déranges pas, mais le repas n’est pas encore commencer et tu en es à ton deuxième verre.
Andie : Parce que tu me surveilles ! s’exclama t-elle légèrement agacée.
Rachel : Qu’est ce qu’il y a ? lui demanda t-elle intrigué.
Andie tourna la tête du côté de la porte et reporta son regard vers Rachel avec un petit sourire.
Andie : Tiens regarde, voilà James. Tu ne trouves pas qu’il est toujours aussi séduisant ? C’est dommage qu’il ne soit pas avec sa ravissante fiancée.
Rachel l’observa intrigué et en colère. A quoi jouer t-elle ?
Rachel : Puisque tu préfères rester seule, je te laisse.
Elle se leva et ses yeux rencontrèrent ceux de James. Elle détourna rapidement la tête et retourna s’asseoir un peu plus à l’écart de la table. James alla directement rejoindre sa cousine qui regardait l’horloge tristement.
Charlotte : Diane ne vient pas ?
James : Elle a été retenue à Paris mais elle t’embrasse.
Charlotte se tourna vers lui, sceptique.
James : Je suis là moi, c’est le principal non ? lui dit-il avec un petit sourire malicieux.
Charlotte : Tout à fait dit-elle en lui prenant la main.
James : Et où est Dawson ?
Charlotte le regarda tristement et il comprit qu’il n’était pas encore arrivé. Pauvre Charlotte, il avait l’impression qu’elle passait son temps à l’attendre.
Charlotte : Il va arriver, enfin je l’espère ajouta t-elle tout bas.
Assise en bout de table, Joey observa tout ses amis qui paraissait vouloir être partout sauf ici. Pacey était toujours en cuisine et refuser de lui parler. Audrey, triste, buvait tranquillement son verre à côté d’elle sans parler. Jen et Jack étaient assis en face d’elle et Jen semblait tellement ailleurs qu’elle ne voyait pas l’air triste que Jack portait sur elle. Charlotte avait le regard qui allait de l’horloge à la porte, attendant désespérément que Dawson arrive. Andie buvait plus que de raison, ce qui n’était pas son genre. Quant à Rachel et James, ils se dévisageaient tour à tour dès que l’autre ne le voyait pas. Ce repas n’augurait rien de bon. Pacey sortit enfin des cuisines, les bras chargées d’autres plats. Elle pensa allait lui donner un coup de main mais il ne désirait sûrement pas son aide….Trente minutes plus tard, Dawson franchit enfin les portes du restaurant et salua tout le monde avant d’aller s’asseoir à côté de Charlotte et de l’embrasser sur la joue.
Dawson : Tu vois, je suis là dit-il avec un grand sourire.
Charlotte : Tu as une heure de retard lui signala t-elle lasse.
Dawson : Mais je suis venu, ce n’est pas le plus important ?
Tous les regards étaient braqués sur eux. Charlotte avait l’air triste et ses yeux brillaient.
Charlotte : Ce repas, que Pacey a gentiment préparé, était pour célébrer notre mariage. Comment puis-je croire en notre union si tu n’es même pas capable d’arriver à l’heure un jour si important.
Dawson : L’avion avait du retard, ce n’est tout de même pas ma faute !
Charlotte : Ce n’est jamais ta faute Dawson soupira t-elle.
Dawson : Mais qu’attends tu de moi ?
Charlotte : Que tu sois présent ! s’écria t-elle. Je suis fatiguée de cette situation, tu n’es jamais à la maison plus d’une semaine d’affilée. Je me réveille le matin et tu es déjà partit, laissant un mot disant que tu reviens dans quelques jours.
Dawson : C’est pour mon travail ! s’exclama t-il.
Charlotte : J’ai l’impression que tu fuis tout le temps l’accusa t-elle.
Rachel : C’est pour avoir un point commun avec la famille lança t-elle sarcastique en visant James.
Charlotte se tourna vers elle et lui adressa un pauvre sourire.
Charlotte : Je vais sortir prendre l’air.
Dawson : Je viens avec toi dit-il en se levant.
Charlotte : Je préfère être seule.
Tristement, il la regarda sortir. James en profita pour régler ses comptes.
James : Tu as un problème avec moi ?
Rachel : Ouh, je ne voudrais surtout pas te forcer à avoir une conversation avec moi. Vite, file prendre un avion pour l’Europe. C’est tellement plus facile.
James : Tu aurais peut être préféré que je reste et que je regarde ? lui demanda t-il glacial.
Tous les regards convergèrent vers eux, ils allaient peut être enfin savoir ce qu’ils s’étaient passé entre eux, cela faisait deux ans qu’ils se posaient tous la question.
Rachel : Avoir une discussion ne t’aurais pas tué.
James : Tu peux tout de même comprendre que je n’en avais pas très envie lui lança t-il en colère.
Rachel : Bien sûr, c’était plus facile de décréter que notre histoire finie et de quitter le pays.
Andie : On dirait que tu t’extériorises devant tout le monde ! Qu’en dirais ta psy, hein ? se moqua t-elle. Tu es entrain de lui gâcher une heure de rendez vous.
Rachel : Je te rappelle que c’était un secret Andie s’écria t-elle, vexé et honteuse.
James jeta un coup d’oeil vers elle, alors elle s’était décidée à voir un psy. Il le lui avait proposé mais elle avait catégoriquement refusé. Un peu tard pensa t-il.
James : Ce n’est pas moi qui est couché avec un autre lâcha t-il amer, pour en revenir à leur conversation.
Rachel : Je n’ai pas couché avec un autre, mais ça qu’est ce ça importe aujourd’hui, hein ?
James blanchit. Où voulait-elle en venir ?
James : C’est parce que je t’ai interrompu lâcha t-il blessant.
Rachel : Oh crois ce que tu veux ! dit-elle lasse avant de sortir hors du restaurant.
Peter : Eh bien on dirait que ce repas se passe à merveille dit-il en franchissant la porte d’entrée.
Andie : Et voilà mon formidable mari ! Excusez-le dit-elle sur le ton de la confession, il devait aller mettre des gens à la rue aujourd’hui. Qui sait, demain, il rasera peut être un orphelinat ou une maison de retraite ? Ensuite, tu pourrais aller euthanasié quelques chiens, qu’en penses tu chéri ?
Embarrassé, Peter jeta un coup d’oeil aux autres avant de reporter son regard à nouveau sur sa femme.
Peter : Tu es ivre ?
Andie : Pas assez pour oublier à quel point tu es un être ignoble malheureusement.
Peter : On devrait peut être rentrer laver notre linge en privée.
Andie : Mais non pourquoi, tout le monde a l’air de laver le sien, pourquoi pas nous. Alors, toi et ton cabinet avait mit combien de monde au chômage aujourd’hui ?
Peter : Andie, c’est mon travail.
Andie : C’est un travail de merde dit-elle en claquant son verre sur la table, en reversant la moitié.
Peter : C’est pourtant ce qui te fais vivre cracha t-il cinglant. Et c’est aussi ce qui paie tes ravissantes boucles d’oreilles lui dit-il sarcastique.
Andie se leva et tituba vers lui. Elle ôta vers boucles d’oreilles et les lui fit tombé au bas de ses pieds alors qu’il tendait la main.
Andie : Je n’ai pas besoin de ça. De toi non plus d’ailleurs dit-elle dédaigneuse.
Elle claqua la porte du restaurant derrière elle.
Audrey : Je crois que je ferais mieux de la raccompagner dit-elle en se levant de table.
Jack et Joey lui adressèrent des sourires reconnaissants. Peter baissa la tête et sortit lui aussi.
Jen : Bon, et bien puisque ce repas semble partir en lambeau, je pense que je vais rentrer et me remettre au travail.
Jack : Non Jen dit-il placidement.
Jen : Comment ça ? demanda t-elle surprise.
Jack : Je sais ce que tu fais… lâcha t-il d’une voix triste.
Jen : C’est à dire ?
Jack : Notre bébé est mort et tu ne peux pas le ramener.
Tous les yeux se tournèrent vers Jen. A part Joey, tous ignoraient encore que Jen avait été enceinte.
Dawson : Je crois que je n’ais pas tout suivi.
Jack : Il y a quatre ans, Jen a fait une fausse couche dit-il sans quitter Jen des yeux.
Dawson hoqueta de surprise en même temps que Pacey. Ils se demandaient comment cela ce faisait qu’ils n’avaient pas été au courant.
Jack : Jen à quoi tu joues ?
Jen : Mais qu’est ce qui te prend ??
Jack : J’ai vu les dessins et les vêtements d’enfants avoua t-il.
Jen : Tu as fouillé dans mes affaires ? s’indigna t-elle.
Jack : Je suis venue te chercher et c’est là que je les ais vu. Je suis inquiet pour toi.
Des larmes montèrent aux yeux de la jeune fille.
Jen : Tu ne pas comprendre. Tu ne sais pas ce que s’est d’avoir un petit être qui grandit en soi, savoir qu’une petite partie de moi est entrain de se créer.
Jack : Je te rappelle que ce bébé était aussi le mien.
Jen : Mais tu ne l’as pas perdue. Ce n’est pas de ta faute à toi s’il est mort.
Jack : Ce n’est pas de la tienne non plus dit-il en se rapprochant d’elle.
Il tenta de la prendre dans ses bras mais elle le repoussa violement.
Jen : Ne me touches pas ! Tu es toujours là à dire que je ne suis coupable de rien, que ce n’est pas ma faute, mais qu’est ce que tu en sais toi ? Qu’est ce que tu sais du vide qu’il y a en moi et que je n’arrive pas à combler depuis quatre ans.
Jack : Pourquoi ne pas m’en avoir parler ?
Jen : Tu as oublié tellement vite l’accusa t-elle. Ca a juste été une tache dans ta vie, moi c’était mon corps !
Jack : Comment peux tu dire ça ?
Jen : J’en ai assez de subir ta pitié. Je mérite mieux que ça.
Jack : De quoi tu parles ? l’interrogea t-il.
Jen : Je préférerais que tu ne rentres pas ce soir.
Joey : Jen, attends, tu es peut être un peu trop rapide là tenta t-elle d’intervenir.
Jen : Je n’ai pas de conseil à recevoir de toi. Tu n’as pas encore avorté Joey ? lui demanda t-elle cinglante. Je me demande comment ça se fait que tu ne sois pas encore aller faire partir cette abomination qui t’ôte toute chance de réussite professionnel !
Joey se tassa sur son siège et baissa les yeux. Jen se leva en faisant tomber brutalement sa chaise sur le sol. Elle fusilla Jack du regard qui se sentait totalement perdu avant de saisir son sac et sortir en trombe.
Pacey : C’est ça que tu veux ? demanda t-il méchamment. Faire disparaître notre bébé et finir un jour par le regretter ? Mais ce jour là, il sera trop tard Joey. Et pour nous aussi la prévint-il.
Joey : Tu veux dire que si je ne garde pas notre enfant tu me quittes ? lui demanda t-elle hébétée.
Pacey : Je ne pourrais plus jamais te regardais en face.
Joey : Tu te rends compte de combien tu es égoïste ? Tu m’empêcherais de faire ma vie, de réussir dans mon travail uniquement parce que tu veux fonder une famille.
Pacey : Je croyais que tu le voulais aussi, que s’était un rêve commun dit-il tristement.
Joey : Pas comme ça, pas dans ces conditions dit-elle aux bords des larmes.
Elle quitta la table à son tour et monta dans l’appartement pour être un peu seule.
Dawson : Je prendrais bien un verre moi lâcha t-il.
James, Jack et Pacey hochèrent la tête. D’un même pas, ils se dirigèrent vers le bar où Pacey leur versa quatre doubles whisky.
Marjo (23.02.2005 à 21:58)
Assis à son bureau, Peter n’arrivait pas à se concentrer. Il avait mal dormi, seul dans une chambre d’hôtel. Le repas d’hier lui donnait encore des sueurs froides, la façon dont Andie l’avait regardait lui avait donné l’impression de n’être rien. Elle avait l’air de vraiment le détester et d’avoir du mépris pour lui. Jamais il n’aurait cru cela possible un jour. Il croyait leur amour plus puissant que ça. Ses yeux tombèrent sur leur photo de mariage, ce jour là, ils s’étaient promis l’amour éternel. Cela semblait compromis, à cause d’un simple travail !! se dit-il énervé. Pourquoi Andie en faisait-elle tout un plat, il ne s’agissait que d’un boulot ! Un de ses collègues toqua à sa porte.
Richard : Je te dérange ?
Peter : Absolument pas. Que se passe t-il ?
Richard : Et bien, le patron à un nouveau travail à te confier.
Peter : Lequel ? demanda t-il sans entrain.
Richard : Tu dois réunir le plus possible de renseignement sur la crèche pour enfant qui se trouve en face du parc MacArthur.
Peter : Pourquoi ça ?
Richard : Et bien, le propriétaire du terrain souhaiterait y faire construire un immeuble et veux savoir en combien de temps il peut faire partir tout le monde. Il veut que se soit rapide.
Peter avait soudain mal à la tête.
Peter : Je m’en occupe s’entendit-il dire.
Richard : Super.
Il allait sortir lorsqu’il s’arrêta dans l’embrasure de la porte.
Richard : Au fait, excellent boulot sur l’affaire « Goldsmith ».
Peter : Pourquoi ça ?
Richard : On a gagné ! s’exclama t-il tout content. Les locataires seront expulsés en fin d’après midi.
La victoire lui laissait comme un goût amer dans la bouche. Machinalement, il attrapa son téléphone et composa le numéro d’Andie, il avait besoin de lui parlait.
Andie : Allo ?
Peter : C’est moi.
Andie : Félicitation lâcha t-elle froidement. Dis moi, quel effet ça fait de se dire que cette nuit, des familles entières vont dormir dans la rue par sa faute ?
Peter : Andie s’il te plait.
Andie : Je suis désolée, je ne pourrais pas vivre avec quelqu’un comme toi.
Elle lui raccrocha le téléphone au nez. Peter ferma les yeux, triste. Il avait besoin d’elle, vraiment besoin.
Charlotte était venu se réfugier au cœur de son théâtre, elle se sentait sereine au sein de cette immense bâtisse. Assise sur une des fauteuils du milieu, elle observait tout autour d’elle, soucieuse de connaître chaque parcelle de l’espace de travail qu’elle occupait. Elle aimait cet endroit, il était calme et rassurant. Au moins, malgré les doutes et les inquiétudes sur sa vie qui lui tourmentaient l’esprit, elle savait que ces lieux seraient toujours là pour elle. Elle n’entendit pas la personne qui arriva derrière elle.
Randy : Quelque chose ne va pas ? lui demanda t-il, une pointe d’inquiétudes dans la voix.
Charlotte : Qu’est ce qui te fais dire ça ? demanda t-elle à son tour.
Randy : Je ne t’ais jamais vu aussi triste.
Charlotte : Je réfléchissais ?
Randy : Tu veux en parler ? dit-il en s’asseyant à ses côtés.
Charlotte : Tu es gentil dit-elle avec un sourire tendre pour lui, mais en parler ne servirait à rien. Mes soucis sont d’ordres personnels.
Randy : C’est Dawson, hein ?
Charlotte se tourna vers lui, surprise.
Charlotte : Suis-je si transparente ?
Randy : Disons que je te vois souvent triste ces derniers temps et j’ai l’impression que ça a un rapport avec lui.
Charlotte : Randy, je n’ais pas très envie d’en parler…
Randy : Je comprends. On peux parler de la victoire des Knicks si tu veux ?
Charlotte esquissa un sourire.
Randy : Je suis content, je t’ais vu sourire.
Dawson : Bonjour.
Ils se retournèrent subitement vers lui et Charlotte détourna la tête.
Randy : Tu veux que je le fasses partir murmura t-il à Charlotte.
Charlotte : Ca ira merci lui assura t-elle avec un léger sourire.
Dawson le fixa du regard lorsqu’il passa devant lui, il n’aimait pas l’attitude étrange de ce garçon. Ni même le voir auprès de Charlotte. Mais c’était ridicule, il n’était qu’un gamin. Il décida de se concentrer sur le plus important, se réconcilier avec Charlotte.
Dawson : Comment vas-tu ?
Charlotte : Je vais bien Dawson.
Dawson : Je suis désolé pour tout ces rendez vous manqués, toutes ses absences, pour t’avoir laisser te débrouiller toute seule pour les préparatifs du mariage….et pour que sais-je encore. Je suis désolé pour toutes ce que j’ai fais qui ais pu te blesser.
Charlotte : Dawson, j’ai l’impression que tu t’excuses uniquement parce que je suis en colère. En réalité, tu n’as aucunes véritables idées du pourquoi je t’en veux n’est ce pas ?
Dawson : Charlotte, c’est vrai qu’une partie de moi pense que je ne fais que mon travail mais l’autre se dit que si tu es en colère, il y a forcément une raison que moi je ne vois pas, ou que je n’en ai pas conscience.
Charlotte soupira tristement, elle ne voyait pas où aller les menait cette discussion. Il était clair que Dawson pensait ne rien faire de mal. Il devait même pensait que le problème venait d’elle.
Dawson : Toujours est-il que tu m’en veux et que je ne supporte pas ça. C’est pourquoi, j’ai pris tout mon mois de vacances. J’ai reporté tous les rendez vous important. Ainsi, nous avons quatre semaines tranquille pour finir d’organiser notre mariage.
Charlotte se tourna vers lui, hébétée. Dawson était une bête de travail, dans ce domaine il lui en fallait toujours plus. Le fait qu’il fasse ça pour elle était vraiment important à ses yeux.
Dawson : Je sais que ça ne résoudra pas tout mais ça y contribue non ? demanda t-il plein d’espoir.
Charlotte : Beaucoup dit-elle heureuse. Tu ne peux pas savoir comme ça me fait plaisir. Je crois vraiment que nous avons besoin de nous retrouver.
Dawson : Je suis d’accord.
Timidement, il se pencha vers elle et l’embrassa. Charlotte passa ses bras autour de lui et l’attira à elle pour prolonger ce baiser. La porte d’entrée claqua violemment mais ils ne s’en soucièrent guère, il y avait trop longtemps qu’ils n’avaient pas échangés un baiser si passionné.
Cela faisait cinq minutes que Rachel était arrivé dans le cabinet du Dr Shaw et elle n’avait toujours pas ouvert la bouche. Sa thérapeute avait pour principe d’attendre que ses patients se décident et de ne jamais forcer la conversation. Parfois elle attendait en vain, aujourd’hui, elle savait que Rachel avait besoin de parler et qu’elle le ferait dès qu’elle serait prête.
Rachel : Je me suis disputée avec ma meilleure amie hier.
Dr Shaw : Voulez vous me parler de la cause de votre dispute ?
Rachel : Et bien, je crois qu’à la base, elle cherchait juste une excuse pour se disputer avec quelqu’un et que c’est moi qui ais gagné…. Je me suis disputé avec James aussi dit-elle après un long silence.
Dr Shaw : Concentrons nous sur lui. Qu’est ce que cela vous a fait de le revoir ?
Rachel : Je ne sais pas.
Dr Shaw : Parlez moi de votre dispute alors. C’était à quel sujet ?
Rachel : Notre rupture.
Dr Shaw : Pourriez vous me dire lequel de vous deux a rompu ?
Rachel : Et bien, il n’y a pas vraiment eu de rupture dit-elle en se levant.
Elle marcha doucement vers la fenêtre, ce qu’elle faisait souvent lorsqu’elle était dans cette pièce. Elle aimait la vue qu’il y avait sur la rue. Un exutoire pour éviter de se plonger à fond dans ce qu’elle racontait
Rachel : Il croit que je l’ai trompé murmura t-elle.
Elle resserra ses bras autour d’elle, elle avait subitement froid.
Dr Shaw : L’avez-vous fait ?
Rachel : Non dit-elle catégorique.
Dr Shaw : Rachel, si vous me disiez ce qui s’est passé ce jour là.
Elle baissa la tête sur les passants, il était si dur de se souvenir, elle avait tellement cherché à oublier. Mais, chaque mot, chaque regard échangés ce jour là étaient gravés en elle. Jamais elle ne pourrait l’oublier.
Rachel : Je marchais dans la rue quand je l’ai vu, James, il était dans une bijouterie. Il achetait une bague.
Elle racontait son récit d’une voix terne et monocorde. Elle aurait tant voulu oublier ce jour là. Le balayer de sa vie, et de celle de James.
Rachel : Je l’ai vu acheter une bague de fiançailles.
Dr Shaw : Qu’avez-vous ressentit ?
Rachel : J’étais morte d’inquiétude. James était la meilleure chose qui m’était arrivé dans ma vie et je ne voulais pas le perdre, mais le mariage….
Dr Shaw : Vous aviez peur en conclut-elle.
Rachel : J’ai eu envie de boire un verre. Et j’ai rencontré quelqu’un dans le bar qui m’en a payé d’autres. Rapidement, j’ai oublié James, ma tête était lourde mais j’étais libre, je n’avais plus aucunes questions. Je l’ai ramené dans ma chambre à l’université.
Dr Shaw : L’autre homme ?
Rachel : Oui dit-elle dans un murmure.
Dr Shaw : Et James est arrivé ?
Rachel : On était allongé dans le canapé. Lorsqu’il a ouvert la porte, j’ai tout de suite vu son regard. Il était pétrifié. Je crois n’avoir jamais vu autant de déception, de tristesse et de…dégoût chez quelqu’un. Ses yeux se sont plongés dans les miens et j’ai su, à l’instant même que je l’avais perdu.
Dr Shaw : Qu’a-t-il fait ?
Rachel : Il est partit. Il n’a pas dis un mot, rien. Dans l’heure qui suivait il avait prit un avion pour l’Europe dit-elle avec une pointe de mélancolie dans la voix.
Dr Shaw : Pourquoi ne pas lui dire tout ça ? Votre rupture est basée sur un malentendu et même si cela ne change rien, au moins les choses seront claires entre vous.
Rachel : Qu’est ce que cela m’apporter ?
Dr Shaw : Probablement rien, mais vous ne pensez pas que cela pourrait vous faire du bien ?
Parler avec James ? Lui faire du bien ? Elle n’en était pas sûre du tout. Pour tout dire, elle supportait mal d’être dans la même pièce que lui. Tous les vieux souvenirs ressortaient et ça n’était pas très bon de se replonger dans le passé. Elle adressa un sourire las à son médecin avant de sortir. Elle y réfléchirait, c’était tout ce qu’elle pouvait lui promettre.
Audrey résister depuis des jours à l’envie qu’elle avait de décrocher son téléphone, d’appeler Tom et de tenter une réconciliation. Allongée dans son lit, elle regardait son radio réveil qui affichait deux heures du matin tout en lorgnant vers son portable. La seule chose qui l’empêchait de le faire était la certitude que cette chance ne changerait rien à leur problème et qu’elle ne ferait que retarder l’échéance. Tom et elle s’étaient bel et bien finis et il lui fallait se faire à cette idée même si c’était douloureux. Ils étaient beaucoup trop différent l’un de l’autre. Au début, cela ne s’était pas vu mais au fur et à mesure que leur vie commune avait prit forme, les détails énervant de chacun avait comme éclaté au visage de l’autre. Les tendres câlins avaient laissés la place aux disputes pour finir par complètement disparaître. Ils avaient préférés rompre avant de se détester. Les choses valaient sûrement mieux ainsi mais il était encore difficile d’imaginer l’avenir sans lui. Elle n’avait jamais été aussi amoureuse de quelqu’un d’autre, Tom avait été son premier grand amour. La gorge sèche, elle se leva pour boire un verre d’eau. Lorsqu’elle ouvrit la porte, elle entendit un léger bruit et tendit l’oreille aux aguets. Il y avait quelqu’un dans la cuisine. Elle se pencha légèrement et se rendit compte qu’il s’agissait de Pacey. Le pauvre était penché sur la table, les yeux rivés sur quelque chose. Il semblait si triste qu’elle en eut le cœur serré. Pacey et Joey étaient les meilleurs amis qu’elle avait et elle ne pouvait plus supporter la tension qu’il y avait entre eux. Elle marcha lentement vers lui, décidé à essayer de lui faire entendre raison.
Audrey : Toi non plus tu n’arrives pas à dormir.
Pacey : J’ai un peu perdu le sommeil ces derniers temps.
Audrey remarqua que ce qu’il regardait avec autant de tristesse était un album photo de lui et Joey, retraçant les plus beaux moments de leur relation. Elle s’assit à côté de lui et posa affectueusement une main sur son bras.
Pacey : On avait l’air heureux non ?
Audrey : Pacey, vous pouvez encore l’être lui assura t-elle.
Pacey : Tu ne peux pas comprendre Audrey. Tu ne peux pas imaginer ce que s’est de se dire que la femme qu’on aime le plus au monde songe à se débarrasser d’un bébé qu’on a fait ensemble. C’est comme ci elle refuser de se mélanger avec moi.
Audrey : Ce n’est pas ça Pacey, Joey a simplement peur. Elle vient juste d’obtenir tout ce qu’elle veut. Pour la première fois de sa vie, elle a trouvé son équilibre.
Pacey : Je croyais que son équilibre s’était notre couple et pas son travail dit-il sombrement.
Audrey : C’est un ensemble Pacey. Il est évident que son pilier s’est toi, mais tout ce qui vient se greffer autour forme sa vie. C’est comme-ci elle était enfin parvenu à jongler avec plusieurs boules en mêmes temps et que d’un seul coup, on lui en lancé une de plus. Elle a peur que tout s’écroule.
Pacey : Mais là on parle d’un bébé lâcha t-il. Je croyais qu’un enfant était la chose la plus merveille du monde.
Audrey : Ca l’est assurément. Mais tu peux comprendre aussi que se soit très effrayant. Parce qu’avoir un enfant change tout.
Pacey : Ca ne m’effraie pas moi. J’ai toujours rêvé d’avoir des enfants avec elle, pour moi, c’est partagé la chose la plus intime qui soit, la preuve que notre amour est éternel. J’aime Joey et je veux finir ma vie avec elle. Je rêve d’avoir des enfants avec cette fille depuis que j’ai huit ans.
Audrey esquissa un sourire vers lui et le força à tourner la tête vers elle.
Audrey : Il faut que tu fasses un effort pour la comprendre.
Pacey : Audrey soupira t-il. Je sais combien ce travail compte pour elle et je n’ai pas l’intention de l’en privé mais, j’ai l’impression qu’elle m’enlève la seule chance que j’ai dans la vie de prouvez que je vaux quelque chose, que je ne suis pas un raté. Que je ne suis pas mon père finit-il par dire….Ma petite enfance n’a pas été des plus heureuses et je voudrais tant avoir la chance de donner à un enfant ce que je n’ai pas eu. Le Civilization marche très bien, on est à même d’élever un bébé dans d’excellente condition.
Tendrement, Audrey le serra dans ses bras. Elle avait de la peine pour lui. Joey qui était debout derrière sa porte de chambre, avait entendu la totalité de leur conversation. Les larmes ruisselaient sur son visage et doucement, elle se laissa glisser à terre pour laisser échapper son chagrin.
Jack ne parvenait toujours pas à comprendre ce qui avait pu se passer avec Jen. Il n’avait vraiment pas vu la crise venir. Il avait bien sentit qu’elle n’allait pas bien mais il n’aurait jamais pensé que cela les mènerait là. Depuis deux jours, il dormait peu et manger encore moins. Toutes ses pensées étaient tournées vers Jen. Il se demandait comment elle allait, il avait appelé une fois et était tombé sur Grams. Elle lui avait dit que Jen était sortie mais il était certain qu’elle était là. Il avait décidait de lui laisser un peu de temps pour réfléchir mais là s’en était trop, il avait besoin de comprendre. Et surtout, il s’inquiétait pour elle et voulait savoir comment elle allait. Il prit une profonde inspiration avant de pénétrer dans la maison, il avait hésité à sonner mais après tout, il était encore chez lui. Grams tricotait dans le salon, elle se leva en le voyant et vint le serrer dans ses bras.
Grams : Comment vas-tu mon garçon ?
Jack : Ca va grand-mère. Comment va t-elle ? demanda t-il timidement.
Grams : Elle sort peu de sa chambre ou de son atelier. Elle ne me parle pas beaucoup avoua t-elle.
Jack : Où est-elle ?
Grams : En bas dit-elle sombrement.
Elle savait que cela ne lui plairait pas de savoir qu’elle était encore entrain de travailler sur son projet saugrenu. Jack lui avait raconté pour les vêtements d’enfants, ainsi que les dessins. Elle avait tenté d’avoir une discussion avec sa petite fille à ce sujet mais Jen était plus têtue qu’une mule.
Jack : J’y vais dit-il en l’embrassant sur la joue.
Son cœur battait la chamade, il n’avait jamais autant redouté de voir Jen depuis qu’il était partit pendant six mois et était revenu pour elle. Il tapa de petits coups contre la porte, attendant une réaction.
Jen : Je suis occupée cria t-elle.
Jack : Il faudrait qu’on parle lâcha t-il d’une voix qui se voulait ferme.
Un long silence s’ensuivit avant que Jen ne vienne finalement ouvrir la porte. Elle prit soin de ne pas rencontrer son regard et referma la porte derrière elle avant de monter les escaliers qui les mèneraient à la cuisine. Il la suivit sans rien dire. Dans la cuisine, elle leur prépara deux tasses de café pendant que Jack prenait place au comptoir.
Jack : Comment vas-tu ? se risqua t-il à demander.
Jen : Ca va.
Jack : Je voudrais comprendre ce qui s’est passé Jen.
Jen : Jack soupira t-elle. Je ne suis pas d’humeur à…
Jack : Attends, tu crois que je vais te laisser tirer un trait sur nous aussi facilement et que je ne vais pas exiger des explications ! s’emporta t-il.
Et voilà, il s’était pourtant promis de ne pas s’énerver.
Jen : Je ne te dois rien lâcha t-elle placidement.
Jack : Tu plaisantes ? hoqueta t-il. Attends Jen, jusqu’à il y a encore trois jours, je pensais qu’on formait un couple solide et que nous deux s’étaient pour la vie. Et là, après cinq ans de vie commune, tu me demandes de quitter ta maison et ta vie et tu penses que tu ne me dois rien ??? dit-il hébété.
Jen : Tu ne peux pas comprendre.
Jack : Mais tu ne m’en laisse même pas l’occasion.
Jen : J’en ai assez d’avoir perpétuellement quelqu’un sur le dos, quelqu’un qui juge mes faits et gestes et qui s’attend d’une minute à l’autre à ce que je tombe. Jamais tu ne pourras comprendre ce que je ressens parce que tu ne l’as pas vécu toi-même.
Jack : Bon sang Jen, je sais très bien que je ne l’ai pas porté mais tu étais tout de même enceinte de moi ! s’énerva t-il.
Jen : Peux importe, tu ne pourras jamais comprendre.
Jack : Alors explique moi dit-il d’une voix plus tendre.
Il lui prit la main et plongea ses yeux dans les siens. Jen fut saisi d’une irrésistible envie de se blottir dans ses bras. Mais elle avait l’impression qu’une telle distance s’était installée entre eux qu’il lui était impossible de se laisser aller comme elle l’aurait fait auparavant. Elle avait beau savoir qu’il l’aimait et qu’elle l’aimait aussi, au fond d’elle, elle ressentait le besoin d’être un peu seule. De trouver ce qu’elle pouvait être en dehors de Jack. Elle avait prit conscience dernièrement que toute sa vie tourner autour de lui. Lorsqu’elle avait perdu leur enfant, elle avait passé son temps à s’en vouloir, à chercher son amour et son pardon. Lorsqu’il avait eut son accident, elle avait tellement eut peur de le perdre qu’elle avait mis sa vie entre parenthèse pour profiter de lui à fond. Et par la suite, lorsqu’elle s’était rendu compte qu’elle voulait devenir styliste, elle avait renoncé à monté à New York, où pourtant elle aurait eu plus de chance, et ça, uniquement parce que lui avait un poste ici et détester cette ville. Résultat, Jack était heureux, épanouie, et elle, elle se sentait de plus en plus vide.
Jen : Jack, j’ai besoin d’être un peu seule. Je voudrais juste…avoir du temps à moi.
Il baissa la tête, déçu. Il aurait tant voulu qu’elle se confie à lui, qu’elle se repose sur lui. Au lieu de ça, elle s’éloigner encore plus et creuser le fossé qui les séparé déjà.
Jack : Je veux bien te laisser du temps Jen mais il faut me donner un espoir, une vague promesse.
Jen : Je t’aime dit-elle tendrement. C’est la seule chose dont je sois sûre. Mais j’ai besoin d’autre chose pour l’instant.
Rasséréné par son « Je t’aime », il esquissa un sourire triste vers elle et lui embrassa le front.
Jack : Je vais prendre quelques affaires dit-il tout bas avant de monter silencieusement.
Jen le regarda partir et essuya rapidement une larme qui menaçait de laisser place à beaucoup d’autres. Jack jeta rapidement quelques affaires au fond d’un sac, il désirait quitter au plus vite la maison avant de changer de décisions et de repartir voir Jen afin d’approfondir leurs explications. Elle voulait simplement un peu de temps se disait-il plein d’espoir. Il redescendit voir Grams qu’il resserra une nouvelle fois contre lui.
Jack : Prenez soin d’elle lui glissa t-il la voix brisée par l’émotion.
Grams : Je te le promets.
Il lui embrassa la joue et sortit dans le soleil éclatant de l’après midi.
Andie : Salut dit-elle en se laissant tomber sur un des bancs de la fac. Je ne comprends toujours pas pourquoi tu es resté ici lâcha t-elle en regardant tout autour d’elle.
Clara : Et bien, peut être parce que j’aime cet endroit répondit-elle en rigolant.
Clara avait choisit la voie de l’enseignement et donner aujourd’hui des cours sur l’histoire contemporaine en tant que suppléant. Elle adorait ça, pour la première fois depuis bien longtemps, elle se sentait épanouie et heureuse. De plus, le séduisant professeur qu’elle remplaçait et avec qui elle sortait vendredi n’y était pas pour rien.
Clara : Alors, comment s’est passé ce fameux repas ?
Andie crispa la mâchoire. Elle préférerait oublier cette soirée si c’était possible. Outre le fait qu’il marquait un tournant décisif dans sa vie de couple, elle ne pouvait pas oublier les choses blessantes et désobligeantes qu’elle avait dites à Rachel. L’alcool avait un très mauvais effet sur elle, elle le savait désormais.
Andie : Ce serait long à raconté soupira t-elle.
Clara s’inquiéta devant sa mine sombre et triste.
Clara : J’ai tout mon temps, allons boire un café et tu me raconteras tout.
Elle lui prit le bras et l’attira jusqu’à la cafétéria. Peu à peu, Andie se détendit et raconta en détail le repas et toutes les querelles s’y rapportant. Elle lui parla de ses problèmes avec Peter mais ne s’étendit pas sur le sujet. Pensait à lui était encore douloureux. Sa désillusion avait été brutale.
Clara : Que comptes tu faire ? Pour Rachel je veux dire.
Andie : Elle doit m’en vouloir dit-elle tristement.
Clara : Le mieux serait d’aller la voir pour le savoir.
Andie : Je sais, mais je n’ai pas le courage de l’affronter avoua t-elle.
Clara : Si tu veux mon avis, Rachel n’est pas en colère et tu devrais aller la voir. Tu sais bien que Rachel ne peux jamais rester fâcher très longtemps contre l’une d’entre nous.
Andie : Oui, mais là c’est différent. J’ai divulgué un secret qu’elle m’avait confié et je sais qu’elle ne voulait surtout pas que tout le monde le sache. Et en particulier James.
Clara : Tu lui as peut être rendu service qui sait ! Il serait grand temps que James et elle se parlent. Et maintenant que je sais pourquoi ils se sont séparés, je pense qu’ils ont besoin de cette discussion aujourd’hui plus qu’avant.
Andie : Ils sont bien trop fier l’un comme l’autre pour faire le premier pas !
Clara : Il faut espérer que non. Ces deux imbéciles seraient fichus de se rater s’ils ne mettent pas leur ego de côté.
Dawson : Alors qu’en penses-tu ?
Charlotte : C’est magnifique s’exclama t-elle en resserrant ses doigts sur ceux de son fiancé.
Elle plongea son regard dans le sien et fut envahie d’une douce chaleur. Elle ne s’était pas sentie aussi bien avec Dawson depuis longtemps. Il lui avait promis de se consacrer à elle et à leur mariage pendant un mois et il tenait promesse. Cela faisait quatre jours qu’ils organisaient, visitaient, engageaient et préparaient. Tant et si bien qu’ils avait leurs orchestres de retenu, leurs repas et les fleurs de commander, depuis ce matin, toutes les invitations étaient partis se souvint-elle avec soulagement et visiblement, ils venaient de trouver l’endroit parfait pour célébrer leur union. Cet après midi avait été réservé à la visite des plus beaux endroits de Boston. Ils avaient décidé de se rapprocher de leurs amis et familles pour se marier. Cette chapelle d’aspect modeste mais accueillante leur avait plus au premier coup d’œil. Et le prêtre avait une bonhomie qui attirait d’emblée la sympathie. Chaleureux et gentil, il avait accepté de les casés dans son plannings déjà chargé de mariages, baptêmes et cérémonie plus funeste.
Charlotte : J’adore cet endroit lui glissa t-elle à l’oreille.
Dawson : Alors se sera ici lui dit-il en déposant un baiser sur sa joue.
Charlotte : Merci Dawson lui dit-elle en plongeant son regard dans le sien.
Dawson : Pourquoi ?
Charlotte : Pour ça. Pour être là.
Surpris, il se contenta de la serrer dans ses bras. Il n’avait pas compris combien sa présence auprès d’elle pour ses tâches pouvait représenter à ses yeux.
Dawson : Il n’y a pas de quoi. Aller, va vite dire au prêtre que nous sommes d’accord avant qu’il ne prenne un autre couple.
Charlotte : Alors là, pas question ! s’exclama t-elle en souriant.
Elle lui planta un baiser sur les lèvres et disparu dans la sacristie. Elle ressortit du bureau du prêtre dix minutes plus tard, sur un petit nuage. Tout se déroulait à merveille. Elle avait eut tort de s’inquiéter. Soudain, elle entendit Dawson parlait. Personne ne semblait lui répondre…que se passait-il. Doucement, elle avança et comprit qu’il était au téléphone…. « Comment ça pas reçu ? Je te les ais faxé ce matin !....Tu plaisantes, il m’a fallu plusieurs nuits pour écrire ces scènes !! » De quoi parlait-il ? Soudain, la réponse à sa question fit écho en elle. Elle s’était réveillé la veille et avait trouvé le lit désert. Il était arrivé quelques minutes plus tard, prétextant un besoin urgent de se soulager. En réalité, il avait simplement arrêté de voyager, il n’avait jamais cessé de travailler. Il profité de chaque instant où elle avait le dos tourné pour s’y remettre. Il lui mentait depuis des jours. La bonne humeur de la journée s’évanouie aussitôt. Elle l’entendit raccroché et marchait vers l’endroit où elle était caché. Elle prit très vite contenance et alla à sa rencontre.
Dawson : Ah chérie, alors tout va bien.
Charlotte : Le prêtre Hockins a accepté de nous prendre dit-elle d’une voix sans timbre.
Dawson : C’est génial. Je t’invité à déjeuner pour fêter ça !
Silencieusement, elle se laissa guider. Elle n’avait pas très faim mais elle se sentait bien trop lasse pour entamer une dispute sans fin avec lui.
Appuyer contre la devanture, Rachel attendait impatiemment. Une boule à l’estomac, son esprit lui demandait sans cesse ce qu’elle faisait là et lui ordonner de partir. Mais elle avait prit sa décision et se forcer à s’y tenir. Le Dr Shaw avait raison, elle avait toujours occulter sa relation avec James, s’obligeant à ne pas y penser, la reléguant au passé mais cela l’avait empêcher d’avancer. Aujourd’hui, elle n’avait aucun petit ami et éviter le plus possible d’en avoir. Elle s’était construite une vie bien rangée et avait focalisé toute son attention sur son travail. Mais c’était fini, elle avait prit une grande décision, elle allait refaire sa vie. Si James pouvait se marier, elle pouvait bien rencontrer un garçon elle aussi. Mais pour ça, il fallait que tout soit clair, qu’elle soit en accord avec elle-même et en paix avec son passé. Il fallait qu’elle parle avec James et qu’il sache ce qu’il s’était passé ce fameux jour. Même si cela ne changeait rien, les choses devaient être dites. Elle consulta sa montre et observa au coin de la rue. Elle avait appelé son bureau qui lui avait dit qu’il avait rendez vous ici à 16h. Elle se tourna vers la vitrine et détailla le mannequin vêtu d’un costume sombre installé devant elle. Elle avait vraiment choisit son endroit pensa t-elle en soupirant. Un magasin de location de smoking !
James : Qu’est ce que tu fais là ? lâcha une voix froide et surprise dans son dos.
Zut ! pensa t-elle en se pinçant les lèvres. Elle avait espéré le voir venir afin de pouvoir adopter une contenance. Elle se redressa et se tourna pour lui faire face. Leurs regards se rencontrèrent et l’espace d’une seconde, une lueur de peine et de regret se peignit sur leurs visages respectifs.
Rachel : Il fallait que je te parle.
James : Je ne vois pas ce qu’on aurait à se dire.
Rachel : Moi je crois qu’au contraire nous avons plein de chose à mettre au point.
James : Il n’y a pas de choses à mettre au point. Toi et moi c’est terminé depuis deux ans et il n’y a pas à revenir dessus.
Rachel : Tu ne tiens pas à savoir ce qui nous a séparé ? demanda t-elle sur les nerfs.
James : Tu m’as trompé. Fin de l’histoire.
Rachel : Alors tu n’as pas écouté un traître mot de ce que je t’ais dis !
James : Pourquoi je devrais t’écouter ? s’énerva t-il. Je sais ce que j’ai vu. Ca me suffit. Maintenant, fiche moi la paix je n’ais aucune envie de t’écouter.
Il la contourna et pénétra dans le magasin. Agacée, Rachel jura entre ses dents. Ce mec était incroyable, elle lui apporterait la vérité sur un plateau qu’il ne la croirait toujours pas !
Rachel : Ah tu ne veux pas m’écouter et bien, c’est ce qu’on va voir !
Elle rentra dans le magasin à son tour, bien décider à se faire entendre.
Joey tournait en rond depuis une heure dans cette pièce de détente que George Wallace, son patron, avait lui-même décorer et arranger. Il en avait conçu les plans et elle devait bien reconnaître que c’était l’endroit qu’elle préférait dans tout le bâtiment. Elle n’arrêtait pas de penser à Pacey et à ce qu’il avait dit à Audrey deux jours plus tôt. Il désirait cet enfant plus que tout. Elle savait au fond d’elle qu’il ferait un merveilleux père et elle se sentait malheureuse de ne pas lui accorder ce qu’il demander. Qui, plus est, savoir que pour lui, elle refusait de se mélanger à lui, lui brisée le cœur. C’était véritablement tout sauf ça, elle l’aimait du plus profond de son âme. Il était tout pour elle et elle voulait vraiment avoir des enfants avec lui, elle avait simplement cru le moment mal choisit. Enfin, elle en était sûre jusqu’à ce matin. Elle avait prit rendez vous avec un médecin et celui-ci lui avait confirmé sa grossesse. Il lui avait fait écouté le petit cœur qui battait et elle s’était mise à pleurer, réalisant réellement qu’elle avait la vie en elle. Depuis, elle ne faisait que réfléchir. Un enfant avec Pacey était l’aboutissement de son rêve et sa carrière ne faisait que commencer, elle pourrait la reprendre plus tard. Elle se laissa tombait dans un des fauteuils et se plongea dans ses souvenirs. Elle revit en pensée toute sa relation avec Pacey, les bons comme les mauvais moment. Elle se releva d’un bloc, sa décision était prise. Elle allait garder leur enfant, quoiqu’il lui en coûte. Elle traversa le hall et toqua contre la porte de son patron. Elle n’avait plus qu’à l’informer de ses projets.
Joey : Bonjour monsieur Wallace dit-elle en pénétrant dans la pièce à sa demande. Je vous dérange ?
Mr Wallace : Absolument pas Joey dit-il affectueusement. En quoi puis je vous être utile ?
Joey : Et bien voilà, tout d’abord je tenais à ce que vous sachiez que je vous suis infiniment reconnaissante de tout ce que vous avez fait pour moi et que jamais je n’oublierez votre bienveillance à mon égard.
Son patron posa sur elle un œil inquiet. Il posa son crayon et s’appuya sur le dossier de sa chaise pour l’écouter avec attention.
Joey : Je suis enceinte et je garde mon bébé. Par conséquent, je vous ferais parvenir ma démission dans les plus brefs délais.
Mr Wallace : Vous démissionnez ? s’exclama t-il surpris.
Joey : Je suis désolée de vous faire ça, je sais que vous aviez confiance en moi et que je vous déçois mais voyez vous, mon mari est la personne que j’aime le plus au monde et je désire vraiment avoir cet enfant de lui.
Mr Wallace : Ca je comprends lui assura t-il. Mais pourquoi quitter votre travail ?
Joey : Et bien dit-elle troublée, je ne comprends pas, je pensais que vous me licencieriez. Vous venez à peine de m’engager et me voilà enceinte. Tout cela n’est pas très professionnel.
Mr Wallace : Joey lui dit-il en souriant, lorsque je vous ais engagé, je me doutais bien qu’un jour ou l’autre vous feriez des enfants. Vous êtes jeune et c’est tout à fait naturel. De plus, votre métier n’inclut par un endroit particulier pour travailler, vous pourrez continuer chez vous lorsqu’il vous sera difficile de vous déplacer, un coursier nous fera parvenir vos travaux.
Abasourdie, Joey n’en croyait pas ses oreilles.
Joey : Vous voulez dire que vous ne me renvoyez pas ?
Mr Wallace : Vous êtes ma meilleure jeune recrue, il est hors de question de me séparer de vous !
Aux bords des larmes, elle ne savait pas comment lui exprimait sa gratitude.
Mr Wallace : Votre mari doit être fou de joie, il m’a semblait être très amoureux de vous.
Joey : Oui, il veut cet enfant plus que tout lui dit-elle la voix tremblante. Et moi aussi ajouta t-elle, émut de le penser sincèrement. Pour être honnête, je ne pensais pas le garder et il ignore encore que j’ai changé d’avis.
Mr Wallace : Alors rentrez chez vous et dites le lui.
Joey : Mais je n’ai pas finis mon travail…
Mr Wallace : Vous le ferez demain la coupa t-il. Allez filez !
Joey : Merci lui dit-elle éperdue de reconnaissance. Je vous promets de tout faire pour ne pas vous décevoir.
Il attendit qu’elle eu refermé la porte pour laisser un sourire envahir son visage.
Mr Wallace : Je n’en doute pas se murmura t-il pour lui-même.
Il avait recruté lui-même Joey après l’avoir engagé pour un stage étudiant et il ne le regrettait pas, cette fille avait du talent et était très prometteuse. Il était certain qu’un jour, elle ferait de grande chose au sein de son cabinet. Elle était une valeur sûr.
Peter regardait la porte depuis dix minutes. Il avait la clef dans les mains mais n’osait s’en servir. Andie était là, il avait vu sa voiture. Il ne l’avait pas revu depuis ce fameux repas. Il s’était absenté de Boston et lui avait simplement laissé un message sur son répondeur pour la prévenir. Il avait prit soin de téléphoner à une heure où il la savait absente. Il était terrifié à l’idée de la conversation qui les attendait. Il craignait fort qu’elle ne comprenne pas son point de vue. Il prit une profonde inspiration et pénétra dans l’arène. Dès qu’il eut refermé la porte, il aperçu Andie, en face de lui, attablé dans la salle devant des tas de dossiers ouverts. Silencieusement, presque hésitant, il avança jusqu’à l’embrasure et toussota.
Peter : Bonjour.
Andie : Bonjour dit-elle froidement en relevant les yeux vers lui.
Peter : Je crois que nous devrions parler.
Andie : Je ne te comprends pas lâcha t-elle dans un souffle. Je croyais que nous avions les mêmes idéaux, les mêmes rêves. Comment peux tu faire un travail qui t’oblige à mettre des gens, des familles à la rue.
Peter : Andie dit-il en se rapprochant d’elle, un peu rassuré par le manque d’animosité de sa voix. Ce travail m’apporte tout ce dont je peux rêver, je commence à être apprécier de mes patrons, j’ai des opportunités dont je n’aurais même pas pu espérer avant plusieurs années.
Andie : Mais comment peux tu ne voir que ta réussite professionnel ?
Peter : Je vois la notre, c’est pour toi que je fais tout ça dit-il en lui prenant la main.
Andie : Pour moi ? s’écria t-elle en ôtant vivement sa main de la sienne. Mais je ne t’ais jamais demander de mettre des gens dehors pour moi !
Peter : Je veux pouvoir te donner tout ce que tu mérites, et ça je ne pourrais le faire qu’avec l’argent que ce travail m’apporte.
Andie : Mais je ne veux pas de ton argent s’il tu l’as gagné au détriment de pauvres gens ! hurla t-elle.
Peter : Et comment crois-tu que tu vis depuis plusieurs mois ! Ce n’est pas avec ton travail à l’aide juridique que nous pourrions nous offrir cet appartement ! s’énerva t-il.
Abasourdie, elle se leva d’un bond et ouvrit la bouche, prête à répliquer mais elle ne trouva rien à dire. Elle referma ses fichiers, le contourna et marcha d’un pas décider vers la chambre. Un peu surpris, il la suivit et arriva au moment où elle jetait ses affaires dans un sac de voyage.
Peter : Où tu vas ? s’étonna t-il.
Andie : Je ne resterais pas ici ! Il est hors de question que je vives dans un luxueux appartement si c’est au prix que des enfants dorment dans la rue.
Peter : Que dois-je comprendre ? demanda t-il en mettant ses mains sur ses hanches.
Andie : Exactement ce que je viens de dire !
Peter : En rejetant notre maison c’est comme si tu me rejetais moi, notre couple et notre avenir, tu en as conscience ?
Andie : Oui dit-elle en relevant les yeux vers lui. Mais je ne peux pas vivre comme ça.
Peter : Qu’attends tu de moi ? s’égosilla t-il. Tu voudrais que je démissionne et que je vienne te rejoindre à l’aide juridique. Que nous vivions dans un deux pièces et mangions des pâtes tous les jours.
Andie : Si ça peut m’aider à nous regarder en face, oui. Mais je ne te demande rien le rassura t-elle.
Peter : Alors, tu veux divorcer ? demanda t-il faiblement, redoutant sa réponse.
Andie : Je n’en sais rien lui répondit-elle sincère. Mais nous avons besoin de nous séparer quelques temps.
Peter : Si tu crois que c’est mieux lâcha t-il placidement en baissant les yeux.
Andie : Je le crois.
Les larmes aux yeux, elle empoigna son sac et sortit, laissant Peter debout dans la pièce, la tête toujours baissée vers ses chaussures. Il attendit d’entendre la porte claqué derrière elle pour se laisser tomber sur leur lit. Il avait eut raison de redouter leur confrontation. Il l’aimait vraiment et ne voulait pas la perdre. Il avait l’impression d’être dans une véritable impasse.
Marjo (23.02.2005 à 22:06)
Vendeuse : Je peux vous aider mademoiselle ?
Rachel : Mon fiancé vient de rentrer essayer des costumes pour notre mariage. J’ai juste besoin de lui parler.
Vendeuse : Bien sûr. Il est dans le salon derrière lui indiqua t-elle.
Rachel : Ce que j’ai à lui dire est assez important, serait-il possible de ne pas être déranger ? demanda t-elle en lui tendant discrètement un billet de dix dollars.
Vendeuse : Je m’y engage madame acquiesça t-elle en prenant l’argent.
Rachel la remercia silencieusement et se dirigea vers l’endroit indiqué. Elle remarqua d’emblée la veste que James porté quelques minutes plutôt suspendu devant une cabine. Vérifiant d’abord les autres cabines, elle s’assura qu’ils étaient biens seuls avant qu’elle ne commence à déballer des informations aussi personnels.
James : Celui-ci ne me convient pas, pourriez vous m’en donner un autre ? demanda t-il.
Ayant entendu du bruit, il l’avait probablement prise pour la vendeuse. Parfait, ça serait encore plus facile.
Rachel : Bien sûr répondit-elle en truquant sa voix.
Elle attrapa les vêtements qu’il lui tendait et rapidement, s’abaissa pour ramasser ceux qui traînaient par terre. En caleçon, il ne pourrait pas aller bien loin et serait bien obliger de l’écouter.
James : Eh ! s’écria t-il en voyant ses vêtements disparaître.
Rachel : Bon, maintenant tu vas m’écouter.
James : Rachel ? dit-il en reconnaissant sa voix. Où sont passées les vendeuses ?
Rachel : Je les ais soudoyés et elles ne réapparaîtront pas avant un moment.
James : Tu… ? lâcha t-il surpris. Mais tu es folle ma parole. Rends moi immédiatement mes vêtements.
Rachel : C’est sûr que je dois être folle pour venir jusque ici reparlé d’une histoire qui fait partie du passé.
James : Tu as raison, c’est du passé ! Alors il est inutile d’en reparler !
Il était sérieux, il ne voulait pas en reparler, jamais. Il avait eut bien trop de mal à oublier cette histoire et replonger les pieds joints dedans ne lui disait vraiment rien. Il avait tiré un trait dessus et ne voulait pas y revenir. Problème, Rachel le tenait, il ne pouvait pas sortir ainsi et il allait être obliger de l’écouter.
Rachel : J’aimerais bien ne pas en parler. Mais cette maudite psy pense que c’est ma seule chance d’avancer et de passer à autre chose.
James soupira.
James : Ca fait longtemps que tu vois une psy ? lâcha t-il malgré lui.
Rachel : Deux ans.
Elle avait donc démarré à la voir après leur rupture. Pourquoi ? Il avait des tas de questions qui lui brûlaient la langue. C’était plus fort que lui, il désirait avoir des réponses aux énigmes qu’elle avait laissée sous entendre sur leur rupture.
James : Rends moi au moins mon pantalon.
Rachel hésita, rien ne lui disait qu’une fois qu’il l’aurait il n’en profiterait pas pour partir. Elle du faire confiance à son intuition. Elle passa le pantalon à travers la toile du rideau et sentit les doigts de James frôlé les siens lorsqu’il prit le vêtement. Vivement, elle retira sa main.
Rachel : Je préfère que tu restes là dedans pendant que je parle, ce sera plus facile.
Elle prit une profonde inspiration et se lança. James, silencieux, écouta attentivement en enfilant son jean’s.
Rachel : J’ai longtemps hésitait avant de venir te voir. Je pensais que la page était tournée et qu’il valait mieux ne plus y penser et avancer. Mais la vérité c’est que je n’avance pas. Depuis notre rupture, où plutôt depuis ton départ, je ne fais que me plongé dans tout ce qui peut me faire oublier. Oublier cette soirée ou tout a basculé. Cette après midi là, je t’ais vu dans une bijouterie.
Une bijouterie ? Rapidement, il se plongea deux ans dans le passé et revécu cette noire après midi où sa vie et son cœur s’était brisé. Il avait un vague souvenir d’entre aller dans un bijouterie mais qu’est ce que cela avait avoir avec ce qui s’était passé par la suite ?
Rachel : Je t’ais vu acheter cette bague de fiançailles. Je t’aimais, je t’aimais comme je n’avais jamais aimer mais à l’idée de me marier avec toi….
Dans sa cabine, James hoqueta de surprise, il n’avait jamais eut l’intention de la demander en mariage. Ils ne sortaient ensemble que depuis un an et demi ! Et même s’il était fou d’elle, il n’aurait pas brûlé les étapes.
Rachel : Je suis alors allée dans un bar et j’ai pris un verre. L’homme que tu as vu dans ma chambre m’en a offerts d’autres. J’avais tellement peur, j’étais tellement désorientée….j’ai rapidement perdu pieds, je n’avais plus touché à l’alcool depuis bien longtemps. De fil en aiguille, nous nous sommes retrouvés dans ma chambre à l’université.
La mâchoire de James se crispa, cette partie de l’histoire, il s’en rappelait très bien et n’avait aucune envie de l’entendre à nouveau. Elle aurait du venir le voir, lui parler ! Ils auraient pu s’expliquer et elle aurait su qu’elle n’avait pas à s’inquiéter d’une quelconque demande en mariage de sa part. Du moins, pas maintenant, car il devait s’avouer qu’à l’époque, il comptait bien l’épouser un jour. Et c’est ce qui faisait le plus mal aujourd’hui.
Rachel : Mais ce que tu ignores, c’est que j’étais ivre, je ne savais plus ce que je faisais. Ce n’est certes pas une excuse mais c’est tout ce que j’ai. Et puis, tu n’as pas vraiment chercher à savoir non plus lâcha t-elle un peu en amère. Si tu avais vraiment tenu à moi tu aurais chercher à comprendre tu ne te serais pas sauver sans plus donné de nouvelles.
Parce que c’était de sa faute maintenant ! Il n’arrivait pas à croire le culot qu’elle avait ! C’était tout de même lui qui avait été malmené dans l’histoire.
Rachel : Autre chose aussi, quand tu es arrivé, je lui avais déjà demandé de partir. J’essayais de toute mes forces de le repousser dit-elle alors que des larmes coulaient sur son visage. Ensuite, la seule chose que je me souviens parfaitement, c’est ton visage…
Elle prit quelques secondes pour retrouver son calme et reprendre ses esprits. Revivre ses instants lui était terriblement pénible.
Rachel : Je n’ai pas couché avec lui. Jamais. Je suis sincèrement désolée ajouta t-elle d’une voix calme et émut.
James encaissé mal ces dernières paroles, elles s’emboîtaient lentement dans son esprit. Toutes ses années, il avait crut qu’elle l’avait délibérément trompé. Que peut être même, elle avait eut une liaison suivit avec cet homme et qu’il n’avait pas été le seul. Devait-il la croire lorsqu’elle disait le contraire. Pouvait-il encore lui faire confiance ? D’un autre côté, pour qu’elle raison mentirait-elle ? Elle n’avait rien à y gagner.
James : Si tu avais peur de quoique se soit, pourquoi ne pas être venu me voir ?
Le silence lui répondit. Surpris, il sortit de la cabine pour s’apercevoir qu’elle était partit. Elle était venue, avait parlé et s’était éclipsé. Elle ne lui avait même pas laissé l’occasion de trouver les réponses à toutes ses questions.
Pacey : Salut dit-il en posant son sac à terre.
Jack : Je ne pensais pas te voir aujourd’hui.
Pacey : J’avais besoin d’un peu d’exercice.
Jack : Je comprends.
Pacey le laissa et alla se changer dans les vestiaires. Depuis que Jack entraînait une équipe junior au football, Pacey avait prit l’habitude de venir prendre part aux entraînements de temps en temps. Les gosses l’aimaient bien et il savait que pour Pacey, aujourd’hui plus que jamais, cela lui permettait d’avoir un exutoire. Il n’ignorait pas le différent qui l’opposait à Joey et comprenait parfaitement le chagrin que Pacey pouvait en éprouver. Lui-même n’avait pas vu Jen depuis plusieurs jours et se sentait particulièrement triste. Pacey réapparut quelques minutes après avec une bande de jeune qui arrivait apparemment à le faire sourire. Une heure après, le match prenait fin et les deux entraîneurs étaient épuisés.
Pacey : Je t’offre un verre dit-il en passant un bras fatigué autour de son épaule.
Jack : J’en ai bien besoin ! déclara t-il en souriant.
Ils se rendirent au Hell’s Kitchen, le café le plus proche du stade, et furent stupéfait de voir un panneau à vendre dessus. Ils se rendirent comptent qu’ils n’étaient pas venus depuis longtemps. Ils se rendirent au bar où une jeune fille brune les accueillir.
Jack : Salut, il est à vendre depuis longtemps ?
Emma : Un mois. Le proprio s’est barré avec la caisse…on continue à tourner avec ce qu’il reste jusqu’à ce que les autorités le ferme définitivement.
Pacey : Personne ne l’a racheter encore ?
Emma : Faut croire que ça n’intéresse plus personne. Alors, qu’est-ce que je vous sers ?
Jack : Deux bières.
Emma prépara leur commande pendant que les deux garçons parcouraient les lieux du regard.
Emma : Ca faisait longtemps que vous n’étiez pas venu.
Surpris, Pacey et Jack se tournèrent vers elle alors qu’elle leur servait leur boisson.
Emma : Je n’oublis jamais un visage. Tu es l’homosexuel amoureux de sa meilleure amie chez qui il vit alors qu’elle sort avec un autre dit-elle en regardant Jack et toi, tu es cuistot au Civilization et tu sors avec la même brunette depuis des années.
Elle les dévisagea un instant.
Pacey : J’ai épousé la brunette.
Jack : Et moi, je sors avec la blonde.
Emma : Pourtant, ça n’a l’air d’aller ni pour l’un, ni pour l’autre.
Pacey : Faut croire qu’on est pas doué.
Ils prirent leurs bières et s’éloignèrent un peu.
Jack : Merci. Emma dit-il en se retournant avec un petit sourire.
Emma : Eh, je t’ais pas dis mon prénom !
Jack : Tu n’es pas la seule à avoir une bonne mémoire.
En souriant, Emma alla servir d’autres clients tandis qu’ils s’installaient. Après quelques gorgées, ils commencèrent à parler de leurs problèmes respectifs.
Jack : Elle ne répond pas à mes appels. C’est par Grams que j’ai des nouvelles.
Pacey : Elle a peut être besoin de temps.
Jack : Je veux bien lui donner le temps qu’elle veut mais j’ai au moins besoin de savoir que je n’attends pas pour rien.
Pacey : Je comprends.
Jack : Tu n’as toujours pas parlé avec Joey ?
Pacey : Je ne la comprends pas. Elle dit qu’elle m’aime et je pense que je peux la croire mais dans ce cas, pourquoi se débarrasser de notre enfant ? Si ça ne tient qu’à son travail, qu’elle le garde, je suis parfaitement à même de m’occuper de notre bébé tout seul.
Jack : Je n’en doute pas dit-il en souriant. Tu ferais un très bon père.
Pacey : J’ai peur de ne pas avoir l’occasion de le prouver un jour dit-il tristement.
Jack : Pacey, ce n’est pas parce que Joey ne veut pas d’enfant maintenant, qu’elle n’en voudra pas plus tard.
Pacey : Le problème Jack, c’est que je ne crois pas être capable de la voir avec les mêmes yeux si elle se fait avorter.
Le téléphone portable de Pacey sonna, ce qui mit fin à leur conversation. En soupirant, il décrocha.
Pacey : Oui…bonjour dit-il d’une voix sans timbre….où ça ?.....d’accord. A tout à l’heure.
Jack : C’était Joey ? demanda t-il une fois que Pacey eut reposé son portable.
Pacey : Elle veut me parler. Il faut que j’y aille.
Jack : C’est peut être bon signe dit-il plein d’espoir pour ses amis.
Pacey : Je n’en sais rien dit-il encore troublé par l’appel de sa femme. Elle avait une voix bizarre et je ne sais pas ce que je dois en pensais.
Jack : Va voir, tu seras fixé.
Pacey : Tu as raison. A plus tard Jack.
Jack regarda son ami disparaître au volant de sa voiture. Il espérait au fond de lui que ses deux meilleurs amis trouveraient un terrain d’entente parce que si deux personnes aussi amoureuses qu’eux ne pouvaient surpasser leurs problèmes, il lui semblait n’y avoir aucun espoir pour lui et Jen.
Audrey leva les yeux vers le ciel et se surpris à sourire. Cette journée était splendide, le soleil baignait la ville d’une formidable lumière dorée. Elle ne regrettait pas d’être sortit. Joey avait eut raison de la convaincre d’aller faire un tour. Elle était resté enfermée pendant des jours. Voir des gens lui faisait du bien. Elle avait suffisamment passé de temps à penser à Tom ! Il était temps de voir du monde, de faire d’autres rencontres. Elle aperçu un jeune homme très séduisant au loin et darda sur lui un regard aguicheur. Le jeune homme le remarqua et lui sourit avant qu’une jolie brune vienne se vautrer dans ses bras et l’emmener avec elle. Zut ! Ce ne sera pas pour cette fois se dit-elle déçue. Bon, et bien elle ne voyait plus qu’une seule chose à faire pour bien finir cette journée. Du shopping ! Excité à cette idée, elle se rua vers les boutiques et au moment où elle allait pénétré dans un magasin de haute couture, elle aperçu Jen qui sortait du magasin d’à côté. Elle se pencha afin de vérifier si c’était bien ce qu’elle croyait et fut déçu de constater que oui. Il s’agissait bien « Du monde de bébé ». Jen était encore en pleine déprime. Elle n’avait pas assisté à sa crise au restaurant mais Joey la lui avait raconté dans les moindres détails. Et à l’en croire, s’était sérieux. Pourtant, la Jen qui se trouvait devant elle, bien qu’achetant des vêtements pour enfants alors que le sien était mort, avait l’air d’aller très bien. En pleine forme même. Il y avait là une question qui demandait des réponses. Elle décida d’aller les chercher et d’un pas décidé, elle marcha vers elle.
Audrey : Salut ma belle.
Jen : Audrey ! s’exclama t-elle surprise.
Gênée, elle cherchait à cacher ses paquets.
Audrey : Inutile, j’ai vu d’où tu sortais.
Jen : Ca ne te concerne pas ! dit-elle irrité en s’éloignant.
Audrey : Je sais, mais tu sais comme je suis mêle tout. Je vais t’enquiquiner jusqu’à ce que tu me racontes tout. Ca peut être long dit-elle en marchant à côté d’elle, bien décider à la suivre où elle irait. J’ai toute ma journée déclara t-elle en s’étirant.
Jen : Tu ne me laisseras pas tranquille constata t-elle.
Audrey : Et bien, je ne demanderais pas mieux que de le faire et d’aller faire les boutiques. Mais beaucoup de personnes s’inquiète pour toi. Jack en particulier se crut-elle obliger d’ajouter. Et quand je te vois sortir d’un magasin pour bébé avec un air ravie et enjoué, je suis obligée d’adhérer à cette folle inquiétude.
Jen : Ce n’est pas ce que tu crois soupira t-elle en s’arrêtant.
Audrey : Dans ce cas, éclaire moi.
Jen : Bon très bien céda t-elle. Allons prendre un café.
Contente d’elle, Audrey la suivit jusqu’à une petite terrasse à l’écart des regards indiscrets et écouta avec attention les aveux de l’une de ses meilleures amies.
Pacey rentra chez lui et fut accueillit par le silence d’une maison vide. Où Joey était-elle passée ? Elle lui avait pourtant demandé de la rejoindre ici. Il parcoura leur appartement et finit par la trouver endormie sur le canapé, une chemise à lui dans les mains. Il s’abaissa à ses côtés et soupira. Que leur était-il arrivé pour qu’il en arrive là ? Comment l’arriver d’un petit bébé dans leur vie avait pu les pousser à se déchirer ? Il posa un regard triste sur sa femme, elle était tellement belle ! Quoiqu’elle puisse en pensée, ce bébé qu’elle portait en elle, la rendait encore plus belle et plus désirable à ses yeux. Savoir qu’elle portait son enfant, la rendait la femme la plus belle du monde pour lui. Pourquoi ne voyait-elle pas que cet enfant ne pouvait que les rendre heureux ? Que voulait-elle lui annoncer ? Qu’elle avait prit rendez vous dans une clinique et qu’elle allait se débarrasser de leur enfant. Ca, il ne le supporterait pas ! Il fut prit par le désir de la soulever dans les airs et d’aller la portée dans leur lit, comme il le faisait toujours lorsqu’elle s’endormait ainsi. Mais elle ouvrit les yeux et plongea directement dans ceux de Pacey.
Joey : Je me suis assoupie s’excusa t-elle.
Pacey : C’est normal d’être fatigué dans ton état dit-il en détournant la tête.
Joey : Probablement dit-elle en se redressant.
Pacey se leva et commença à faire le tour de la pièce. Nerveux. Joey était tellement changeante ces derniers temps qu’il ne savait pas à quoi s’attendre cette fois.
Pacey : Tu voulais me parler dit-il en se tournant finalement vers elle.
Joey : J’avais besoin de ton avis.
Pacey : Pourquoi faire ? dit-il sur la défensive. Tu sembles vouloir prendre tes décisions toute seule, ces derniers temps.
Joey : Je sais lui dit-elle désolée. Mais si tu voulais juste me suivre un instant…
Pacey : Où ça ?
Joey le prit par la main et l’emmena avec elle. Lentement, elle ouvrit une porte situé tout près de leurs chambre et laissa Pacey pénétrait avant elle. Il trouva la pièce vide et se retourna surpris vers elle.
Pacey : Que dois-je comprendre ? demanda t-il perdu. A quel sujet à tu besoin de mon avis. Tu voulais faire ton bureau dans cette pièce, tu as besoin de moi pour porter tes meubles ?
Joey : Nan, je pensais qu’on pourrait faire autre chose de cette pièce. Elle est très ensoleillée. Je me disais que c’était parfait pour un bébé.
Pacey : Joey dit-il en penchant la tête vers elle. Qu’essais-tu de me dire ?
Joey : J’ai bien réfléchis Pacey et je ne sais pas pourquoi je n’ai pas vu le principal. Comment j’ai pu ignorer ce bébé et penser à ma carrière, la placer avant tout...
Pacey : Joey, Joey dit-il en l’arrêtant.
Les mains de son époux posaient sur ses hanches, Joey leva lentement les yeux vers lui et lui sourit tendrement. Il voulait des réponses claires et se sentait perdus, elle le voyait dans ses yeux bleus.
Joey : Je veux garder mon bébé lui dit-elle tout bas. Notre bébé.
Pacey ouvrit la bouche, prêt à demander confirmation de ce qu’il avait entendus avant que son visage ne s’éclaire d’un magnifique sourire. Il avait bien compris. Le visage de Joey ne trompait pas, elle voulait leur enfant.
Joey : Je te demande pardon Pacey, pardon d’avoir mit autant de temps pour comprendre que ma carrière n’était pas importante.
Pacey : Attend Joey. Ne te m’éprends pas, je suis fou de joie à l’idée que tu gardes notre bébé. Mais il est hors de question que tu mettes ta carrière entre parenthèse. Je serais là pour t’aider, je garderais le bébé, je confierais le restaurant à mes employés, j’en confiance en eux…
Joey : Pacey l’arrêta t-elle à son tour en souriant. J’ai dis que ma carrière comptait moins que le bébé, pas que j’allais arrêter de travailler. Quand je suis allée voir mon patron ce matin pour lui annoncer que j’allais démissionner, il me l’a interdit.
Pacey la regarda, intrigué.
Joey : Il a dit qu’il savait qu’un jour où l’autre je ferais des enfants et qu’il avait prit ça en compte lorsqu’il m’a engagé. D’après lui, mon métier ne requiert pas d’endroit particulier pour travailler et lorsque je ne pourrais plus me déplacer, nous correspondront par coursier.
Pacey : Je savais que ce type était quelqu’un de bien !
Joey : Je trouve aussi.
Pacey resserra l’étreinte de ses bras autour d’elle.
Pacey : Alors je vais être papa…murmura t-il, plus pour lui-même qu’autre chose.
Joey : Pacey, je t’ais entendus l’autre soir...avec Audrey avoua t-elle.
Pacey frissonna, il se rappelait très bien les paroles dures qu’il avait eut ce soir là.
Joey : Je sais que tu feras un père formidable et je souhaite plus que tout me mélanger avec toi. Et que nous créions ensemble un mélange de nous deux.
Ces paroles lui allèrent droit au cœur et revalorisa l’estime qu’il avait de lui-même. Cela voulait dire beaucoup pour lui que Joey ne rejette pas ce qu’il pouvait être. Même si elle l’avait épousé et sortait avec lui depuis de nombreuses années, il lui arrivait encore d’avoir des passages avides et de se demander pourquoi elle n’avait pas choisit quelqu’un de plus intelligent et de plus responsable.
Joey : Je t’aime lui murmura t-elle contre ses lèvres.
Ces mots finirent d’apaiser les tourments de son cœur.
Pacey : Moi aussi lui dit-il en se laissant emporter dans l’ivresse de ses baisers.
Joey : Et si nous nous mélangions maintenant ? lui proposa t-elle taquine.
Pacey : Et le bébé ?
Les bras autour de son cou et le visage à quelques centimètres du sien, Joey lui sourit tendrement. Elle prévoyait déjà ce qu’allait être une grossesse auprès de Pacey. Il serait un mari avenant et prévenant. Il l’était déjà mais là, ça allait dépasser tout.
Joey : Le bébé ne fait que quelques millimètres. Je crois que ça ne le dérangera pas dit-elle amusée.
Pacey : Dans ce cas… lui dit-il en souriant avant de la soulever dans les airs.
Joey soupira de bonheur. Les bras de son mari lui avaient terriblement manqué durant ces jours de séparations. Elle se réjouissait à l’idée qu’elle allait bientôt redécouvrir le plaisir de ses caresses.
Inquiètes pour son cousin, Charlotte était venu à son appartement voir ce qu’il se passait. Il n’était pas venu dîner chez eux la veille et ce n’était pas son genre de ne pas prévenir. Elle sonna et tapa plusieurs fois sans réponse. Elle se décida à utiliser la clef qu’il lui avait laissée en cas de problème. Dès qu’elle ouvrit la porte, elle su que quelque chose n’allait pas. La pièce sentait le renfermé et une vieille odeur d’alcool. Elle parcourut les pièces elle s’étonnant des vêtement à terre et des bouteilles de bières vides qui jonchaient le sol. Finalement, elle trouva James, endormi sur le canapé. Il était allongé sur le ventre et avait la tête contre les coussins. Elle sourit en l’imaginant s’être laisser tomber et avoir décider tout compte fait, de ne pas se relever. A en voir la bouteille de whisky vide sur la table, s’était probablement se qui s’était passer. Mais qu’était-il arrivait pour qu’il en vienne à boire jusqu’à en tomber ivre.
Charlotte : James ?
Le garçon ne sembla pas l’entendre et resta profondément endormi. Très bien soupira t-elle résignée. Elle ramassa bouteille et vêtement avant d’entreprendre de mettre un peu d’ordre dans ce chaos. Une fois l’appartement redevenu vivable, elle prépara du café bien fort, il allait en avoir besoin. Réveillé par le bruit et par l’odeur du café fumant, James finit par se lever et pour aller la rejoindre. Il grommela un vague bonjour et s’assit au comptoir devant la tasse que Charlotte lui tendait. Elle le regarda d’un air désapprobateur. Négligé, il était mal rasé et ses cheveux étaient en bataille.
James : Désolé pour hier, j’étais…occupé finit-il par dire.
Charlotte : J’ai vu ça. Un problème ?
James : Non.
Charlotte : Si nous devons jouer aux devinettes, ça risque de prendre du temps.
James : Charlotte….
Charlotte : D’abord, où est Diane ?
James : En séminaire à Washington.
Charlotte : Et ton état n’est probablement pas du à elle.
Elle savait pertinemment que la moindre dispute avec cette fille était incapable de mettre James dans un état aussi lamentable.
Charlotte : Bon, si ce n’est pas Diane et, je ne pense pas que se soit ton travail non plus. Il n’y a plus qu’une personne capable de te mettre dans cet état lâcha t-elle.
James : Elle n’a plus aucun pouvoir sur moi dit-il, sachant à qui elle pensait.
Charlotte : Tu l’as revu depuis le repas ?
James : Fiche moi la paix ! dit-il en se levant et en allant se prendre une autre bière dans la frigo.
Charlotte : Tu ne penses pas que tu as assez bu et qu’à…huit heures du matin ajouta t-elle après avoir consulter sa montre, tu ferais mieux de t’en tenir au café. A moins bien sûr que Rachel t’es tellement énervé que tu ressentes le besoin de boire jusqu’à plus soif.
James soupira et jeta la bouteille avant d’y avoir touché.
James : Bon, je l’ai peut être vu.
Charlotte : Tu veux m’en parler ? dit-elle compatissante.
James : A quoi ça sert, tu es de son côté n’est ce pas ?
Charlotte : Je crois qu’il n’y a pas de bon côté. Vous avez souffert et je vous aime tous les deux.
James : Ouais, mais moi je suis de ta famille maugréa t-il.
Charlotte : Une famille qui préfère s’expatrier plutôt que de venir chercher du réconfort auprès des siens. C’est Rachel que j’ai ramassé à la petite cuillère, pas toi.
James : Parce que tu crois que ça ne m’a rien fais ??
Charlotte : Je n’ai pas dis ça. Je sais à quel point tu l’aimais et j’imagine combien ça a du être dur.
Abattu, il retourna s’asseoir et elle prit place en face de lui. Il lui raconta dans quelle circonstance il l’avait revu et ce qu’elle lui avait dit.
James : Tu crois que c’est possible ? dit-il en levant les yeux tristement vers elle.
Charlotte : Ce qui comptes c’est ce que tu crois toi. Et quelque chose me dis que tu ne t’es pas saoulé pour rien.
James : Je ne sais pas quoi en pensait et c’est pour ça que je voudrais ton avis.
Charlotte : Et bien, ça expliquerait certaine chose.
James : Comme ?
Charlotte : Le jour de votre séparation, elle est venue me voir lui avoua t-elle.
James : Tu ne me l’as jamais dis ! s’exclama t-il en relevant la tête d’un coup vers elle.
Charlotte : Elle m’avait fait promettre de ne jamais rien te dire. Et puis de toute façon, tu avais quitté le pays et même après, tu n’avais jamais voulu parler d’elle avec moi ! Bref dit-elle en se calmant, elle était trempée, elle cherchait après toi et avait parcourut la ville sous la pluie. Je lui ais dis que tu m’avais appelé depuis l’aéroport pour me dire que tu partais et que tu ne reviendrais pas avant un moment.
James écoutait avec attention. Rachel ne lui avait pas parlé de ça.
Charlotte : Elle s’est effondrée en larme en disant que tout était de sa faute et qu’elle avait tout gâché. Mais c’est tout ce qu’elle m’a dit. Je l’ai aidais à aller s’allonger et le lendemain matin, elle n’a pas voulu me raconter ce qu’il s‘était passé.
Sur ce point, il était d’accord avec elle. Tout était de sa faute. Mais s’il était resté et en avait parlé avec elle plutôt que de foncer dans le premier avion et de partir pour l’autre bout du monde… Il n’arrêtait pas de retourner cette question dans sa tête depuis qu’il avait parlé avec elle.
Charlotte : Tu es avancé maintenant que tu as mon avis ?
James : Non.
Malgré tout, il parvint à lui sourire faiblement.
Charlotte : Tu veux savoir ce que je pense sincèrement ?
James : Tu vas me le dire même si je te dis non. C’est un trait de famille.
Charlotte : Parfaitement ! Au fond, je crois que tu es perturbé à l’idée d’avoir peut être mis un terme un peu vite à ce qui a été la plus belle histoire de ta vie. Et aujourd’hui, tu te demandes ce qui aurait pu se passer si tu avais su te montrer un peu plus compréhensif. Et pendant qu’on y est, je crois aussi que tu cherche à te marier pour oublier ton passé et te dire que maintenant que tu es casé, il ne peut plus rien t’arriver. Tu veux éviter qu’une autre fille puisse te faire souffrir. Et tant pis si pour ça tu dois épouser une fille inintéressante et fade.
James releva la tête vers elle, dubitatif.
James : Depuis quand tu n’aimes pas Diane ?
Charlotte : Je ne l’ai jamais apprécier et n’ait fait semblant que pour toi.
James : Et bien, c’est dommage que tu ne l’aimes pas mais Diane est un fille gentille et stable. J’ai fais l'erreur une fois de croire en l'amour et je ne recommencerais pas.
Elle soupira et vint à côté de lui.
Charlotte : Ne fais pas d’erreur que tu regrettera plus tard. Je ne t’ais jamais vu aussi heureux qu’avec Rachel. Et je suis sûr que tu n’as jamais aimé une fille comme tu l’as aimé elle. Va au moins mettre les choses aux clairs avec elle. D’après ce que tu m’as dis, elle ne t’as pas donné le temps de pouvoir t’exprimer.
Sur ce, elle l’embrassa sur la joue et le laissa pensif. Pourrait-il affronter Rachel ? Et plutôt le voulait-il ? Tout serait tellement plus simple si il pouvait tourner la page et oublier cette période de sa vie.
Assise à son bureau, Andie travaillait sur un dossier important que lui avait confié son patron avant de partir en voyage. Mais même si ce dossier réclamait toute son attention, elle n’arrivait pas à se concentrer correctement. Cela faisait trois jours qu’elle avait quitté son appartement et Peter par la même occasion. Vers quelle dérive filer son mariage ? Elle qui avait crut le jour où elle avait dit oui, que sa vie serait merveilleuse et que jamais aucun nuage ne viendrait troubler son bonheur. Aujourd’hui, ce n’était pas un orage mais une averse qu’elle devait traverser. Et Peter ne faisait pas grand-chose pour l’aider à l’affronter. Si elle réfléchissait clairement à leur situation et qu’elle mettait les choses à plat, elle savait qu’elle l’aimait et elle le trouvait brillant comme avocat. Il avait de l’avenir et du talent. Mais son problème était la façon dont il mettait ses talents en action, et pour qui. Le cabinet d’avocats « Williams, Baker et associés » n’avait pas une excellente réputation et étaient bien connus pour n’avoir aucun états d’âmes ni remords. Peter n’était pas comme ça, il ne faisait pas partis de ce genre d’homme. Ceux qui peuvent écraser leur voisin et allait tranquillement au restaurant le soir même. Il avait du cœur et était un homme bon. Peux être pourrait-elle le faire voir les choses en face ? Il n’était peut être pas encore trop tard pour son couple ?
Claudia : Quelque chose ne va pas Andie ? lui demanda t-elle en la voyant plongé dans ses pensées.
Andie : Si ça va dit-elle en souriant à la jeune fille.
Claudia était une stagiaire comme elle et elles étaient arrivées en même temps. Elles avaient tout de suite sympathisées et Claudia connaissait ses problèmes avec Peter.
Claudia : On peut aller boire un café si tu veux, j’ai finis dans deux minutes.
Andie : Il faut vraiment que je termine ça dit-elle tristement.
Claudia : Bien, je te laisse bosser un peu et je repasse voir si tu as changé d’avis.
Andie hocha la tête et se pencha à nouveau sur le dossier. Cette fois, elle allait se concentrer un peu plus. Après avoir épluché les éléments du dossier, elle décida de jeter un œil sur l’avocat qu’elle aurait en face d’elle. Elle aimait savoir à qui elle allait avoir affaire. Après avoir bien chercher, elle finit par tombait sur le nom. Abasourdie, elle relut pour vérifier, mais non, il n’y avait pas de doute, Peter Flaherty était la partie adverse. Il y avait clairement conflit d’intérêt ! Flaherty contre Flaherty. Pourtant, une farouche détermination s’empara d’elle, elle n’abandonnerait pas ce dossier et allait montrer à Peter de quoi elle était capable. Bon, et bien maintenant qu’elle connaissait les bases de son dossier, elle avait bien besoin d’un verre. Elle décida d’aller voir si Claudia était toujours dans les parages et de l’inviter à l’accompagner.
Jen avait eut raison de se confier à Audrey, elle se sentait comme soulager d’un poids. Le fait de parler avec quelqu’un lui avait quelques peu remit les idées en place. Audrey l’avait écouté, encouragé et cela faisait du bien. Mais comme elle le craignait un peu, elle ne s’était malheureusement pas contenter d’écouter, il avait aussi fallut qu’elle lui fasse la morale, lui faisant comprendre que la détresse dans laquelle elle laissait Jack était inadmissible. Audrey n’avait pas mâché ses mots. Mais elle devait reconnaître que son amie avait raison, elle avait prit du temps pour elle et avait complètement délaissé Jack. Le laissant s’inquiéter pour elle sans rien faire pour apaiser ses craintes. Elle regarda l’enveloppe qu’elle avait dans les mains, avec un peu d’espoir, elle pourrait bientôt le rassurer et lui expliquer. Peut être même pourrait-elle repenser à lui, à eux. Lorsqu’il lui arrivait parfois le soir, seule dans son lit, de penser à lui, elle devait admettre qu’il lui manquait. Elle l’aimait toujours, cela n’avait pas changé et elle s’en voulait pour toutes les choses affreuses qu’elle lui avait dîtes. En soupirant, elle glissa l’enveloppe dans la boîte aux lettres, elle serait bientôt fixer.
Profitant que Charlotte prenait une douche, Dawson avait ouvert son ordinateur et terminer de retoucher le script qu’on lui avait renvoyer. Il n’aimait pas faire ça dans le dos de Charlotte mais il lui avait promit d’être tout à elle pendant un mois et il ferait ce qu’il pourrait pour tenir sa parole. Qui plus est, il réalisé que passer du temps chez lui avec sa fiancée n’avait rien de désagréable. Il commençait même à se poser des questions sur le genre d’existence qu’il menait depuis un an.
Charlotte : Je suppose qu’il s’agit d’un script ?
Dawson : Hein ? dit-il en relevant subitement la tête vers elle.
Il ne l’avait pas entendu entrer. Debout dans l’encadrement de la porte, elle posait un regard triste sur lui.
Charlotte : Ce n’est pas la peine Dawson, je sais que tu continues de travailler.
Désolée, il contempla la jeune femme qu’il avait devant lui. Elle avait l’air si fatigué. Par sa faute, elle avait perdue son sourire depuis quelques temps déjà. D’une beauté douce et fragile à la fois, elle qui était si vivante d’habitude était comme éteinte aujourd’hui.
Charlotte : Rien n’est plus comme avant Dawson. Il y a toujours ton travail entre toi et moi.
Dawson : Ce n’est pas vrai ! se défendit-il.
Charlotte : Il y a un an, le Dawson que j’ai connu m’aurait rejoint sous la douche au lieu d’ouvrir un fichier informatique.
Dawson déglutit péniblement.
Dawson : Je... commença t-il avant de baisser tristement la tête vers son écran d’ordinateur.
Charlotte : Dawson, je ne veux pas passer ma vie comme ça. Avec toi jonglant entre les avions et moi attendant impatiemment ton retour à la maison. C’est au dessus de mes forces souffla t-elle. J’ai besoin de savoir que l’homme que j’aime aime être avec moi.
Dawson : Mais chérie, c’est le cas lui assura t-il.
Charlotte : Ce n’est pas l’impression que j’ai.
Dawson : Qu’essais-tu de me dire ? demanda t-il perplexe et inquiet à la fois.
Les larmes aux yeux, Charlotte marcha vers lui. Devant un Dawson horrifié, elle retira sa bague de fiançailles et la plaça face à lui. Il regarda le bijou et releva les yeux vers elle.
Dawson : Non ! s’écria t-il.
Charlotte : Je suis désolée.
En larme, elle quitta précipitamment la pièce. Dawson la regarda partir, cloué sur place. Il n’arrivait pas à croire à ce qui venait de se passer.
Jack : Ca avait l’air urgent dit-il en passant devant Pacey qui lui tenait la porte.
Pacey : En effet, j’ai besoin d’un coup de main.
Il l’entraîna avec lui dans une petite pièce ensoleillée où traînait tout un tas de carton.
Jack : Tu as besoin de moi pour faire du rangement ? demanda t-il surpris.
Pacey : Pas exactement.
Il ouvrit un des cartons et en sortit un petit mobile en bois où se balançait de petits animaux colorés. Jack écarquilla de grands yeux.
Jack : Vous gardez le bébé ! s’écria t-il fou de joie.
Pacey hocha la tête avec un sourire éclatant. Le bonheur se lisait sur son visage. Jack vint le serrer dans ses bras et le félicita chaleureusement.
Pacey : Je suis un peu gêné de t’imposer ça à toi mais j’avais besoin de partager cette nouvelle avec un ami.
Jack : Ca va Pacey. Je vais bien, c’est Jen qui a du mal à s’en remettre dit-il alors qu’un voile de tristesse passait sur son visage. Je suis sincèrement ravi pour toi et Joey.
Pacey : Merci. Tu as des nouvelles de Jen ? demanda t-il après un instant de silence.
Jack : Non dit-il en baissant la tête. Elle m’a dit qu’elle avait besoin de temps et je le lui laisse…mais ce n’est pas facile avoua t-il.
Affectueusement, Pacey lui posa une main sur l’épaule.
Jack : Elle me manque.
Pacey : Va la voir Jack. Au pire qu’est-ce que tu risques ?
Jack : Qu’elle soit encore plus fâchée que je ne respecte pas ce qu’elle veut.
Pacey crispa la mâchoire avec un bref sourire désolé. Jack lui rendit son sourire et baissa les yeux sur les cartons.
Jack : On devrait peut être se mettre au travail tout de suite, Joey rentre quand ? Parce que tel que je te connais, c’est une surprise ?
Pacey : Suis-je si transparent ?
Jack : Avec Joey ? Je dirais même limpide.
Pacey : Aie dit-il en rigolant.
En souriant, ils commencèrent à défaire les cartons et se mirent à l’œuvre. Ils avaient trois heures pour faire de cette chambre, un véritable havre pour un bébé.
James n’arrivait pas à croire qu’il se trouvait là ! Il avait prit l’avion pour Boston, avait réussit à convaincre Andie de lui donner le nom du psy de Rachel et avait du draguer la secrétaire pour connaître l’heure exact de son rendez-vous. Et là, il se trouvait dans la salle d’attente sans savoir ce qu’il allait lui dire. Voilà ce qui arrivait lorsque l’on écoutait sa folle de cousine ! La porte du cabinet s’ouvrit et il retint sa respiration jusqu’à ce qu’il la vit sortir, le sourire aux lèvres. L’espace d’un instant, il crut revoir la jeune fille dont il était tombé amoureux. Ses long cheveux bouclés s’étaient légèrement éclaircie avec le soleil et cela lui allait plutôt bien fut-il forcé de reconnaître. Ses yeux rieurs sourirent à la secrétaire avant de se poser sur lui. Ils perdirent instantanément leurs éclats.
Rachel : James ? dit-elle troublée.
James : Salut dit-il en se levant mal à l’aise avant de mettre ses mains dans ses poches et de baisser la tête.
Regardant autour d’elle, Rachel l’entraîna un peu plus à l’écart.
Rachel : Qu’est-ce que tu fais là ?
James : A vrai dire j’en sais rien.
Rachel se retint de sourire, James avait l’air d’un petit garçon mal à l’aise, elle ne l’avait jamais vu comme ça. Elle n’était pas vraiment à l’aise elle non plus. Elle ne l’avait pas revu depuis qu’elle l’avait coincé dans une cabine d’essayage pour lui avait avoué la vérité sur leur rupture avant de disparaître. Que venait-il faire ici ? Elle pensait avoir mit les choses aux clairs avec lui et que maintenant, chacun d’eux pouvaient mener sa vie.
James : Tu es partie un peu vite lui fit-il remarquer.
Rachel : J’avais dis tout ce que j’avais à dire.
James : Et écouter ce que moi j’avais à dire t’aurais déranger ? s’exclama t-il irrité.
Elle n’avait pas pensé à ça. Elle n’avait pas prit en compte que lui aussi peut être avait des choses sur le cœur.
Rachel : Tu as raison, je t’écoute.
Nerveux, il se mit à faire les cent pas.
James : Ce qu’il y a, c’est que je ne sais pas quoi te dire.
Rachel : Merci d’être venu jusqu’ici pour me dire ça. Tu te sens mieux ? ironisa t-elle.
Il leva les yeux sur elle et lui sourit, amusé. C’était bizarre, toute l’animosité entre eux avait disparut. Leur rupture n’était pas encore digérée pour aucun des deux, mais ils parvenaient à rester dans la même pièce.
James : Je suis moi aussi désolé.
Rachel : Pourquoi ? demanda t-elle abasourdie.
James : Pour être parti. Ce jour là…
Rachel : Je peux comprendre dit-elle tristement. Mais James soupira t-elle, il est trop tard pour refaire le passé. Tu vas te marier et moi je vais construire ma vie, d’ailleurs ce soir, je sors avec mon collègue. Depuis le temps qu’il me le demandait.
Sans comprendre pourquoi, James ressentit instantanément de l’antipathie pour son collègue. Il se morigéna, s’était ridicule ! Il allait se marier, Diane était une fille très bien et Rachel pouvait faire ce qu’elle voulait. Rachel de son côté ne savait pas pourquoi elle avait dit ça. Il y avait bien un collègue qui lui tournait autour mais jamais elle n’avait prévu de sortir avec lui, il ne lui plaisait pas. Mais elle devait s’avouer que la brève lueur de jalousie qu’elle avait crut lire dans les yeux de James n’était pas pour lui déplaire. Tu es folle ! se dit-elle.
James : Je suis content pour toi dit-il en détournant la tête. J’espère que tu passeras une bonne soirée dit-il sans réellement le penser.
Rachel : Merci lui dit-elle touchée. Il faut que je te laisse, je dois aller me préparer.
James : Bien.
Elle s’éloigna de quelques pas avant de se retourner vers lui et de lui adressait un furtif sourire.
Rachel : Je suis contente qu’on ait eut cette conversation.
James : Moi aussi lui dit-il en souriant.
Marjo (23.02.2005 à 22:12)
Depuis qu’elle avait décidé de garder son bébé, Joey traversait la vie comme plongée dans un état de béatitude. Le soleil qui inondait son visage n’était pas désagréable non plus. Elle repensa à la réaction de Pacey, ils allaient formés la famille la plus heureuse du monde. Elle resserra ses doigts autour de ses paquets. Elle n’avait pas pu résister lorsqu’elle était passé devant une boutique pour nouveau né et avait fait quelques achats. Elle espérait que les vêtements qu’elle avait choisit plairait à Pacey.
Joey : Chéri ? dit-elle en pénétrant dans leur appartement.
Pacey : Je suis là ! cria t-il.
En souriant, elle se dirigea vers la pièce qui aurait du être son bureau. Que faisait-il là bas ? Dès qu’elle fut sur le seuil, elle comprit. Emerveillée, elle regarda tout autour d’elle sous l’œil inquiet de son mari.
Pacey : Si ça ne te plait pas, on peut changer la prévint-il.
Joey : Pacey….
Incapable de parler, Joey détailla les lieux. D’une tapisserie blanche avec des oursons, Pacey avait acheté divers meubles pour enfant en pin, des peluches traînaient un peu partout, un cheval à bascule en bois se tenait au fond de la pièce, un magnifique mobile diffusait une douce musique. Le tout, dans des tons unisexes, rendait la pièce agréable et chaleureuse. C’était parfait, absolument parfait.
Joey : C’est magnifique.
Pacey : Tu aimes ?
Joey : J’adore.
Pacey : Je sais qu’on aurait du choisir ça à deux mais je suis rentré dans ce magasin pour enfant qu’il y a au coin de la rue et je n’ai pas pu résister.
Joey : Moi non plus avoua t-elle en désignant les paquets qu’elle avait posé au bas de la porte en entrant.
Elle lui sortit rapidement quelques barboteuses devant lesquelles Pacey s’attendrit. Tout devenait réel maintenant, il allait bientôt être père. La femme qu’il aimait le plus au monde aller lui donnait un enfant. Il prit Joey dans ses bras et la serra contre lui avant de l’embrasser tendrement.
Pacey : Si tu savais ce que j’ai hâte d’être papa.
Joey : Tu seras un papa génial lui dit-elle en l’embrassant.
Audrey : On dirait qu’il a encore mit les petits plats dans les grands ! s’exclama t-elle en pénétrant dans la pièce à son tour.
Joey : La dentelle ce n’est pas son genre dit-elle en souriant à Pacey, c’est pour ça que je l’aime.
Pacey l’embrassa avant de sortir répondre au téléphone. Audrey se rapprocha de Joey et lui passa un bras autour de la taille.
Audrey : Je suis ravie pour vous deux.
Joey : Merci.
Audrey remarqua l’air soudain triste que son amie arborait.
Audrey : Quelque chose ne va pas ?
Joey : J’espère que Jen pourra surmonter sa peine et faire partie de la vie de mon bébé.
Audrey : Ne t’en fias pas, Jen va bien.
Intriguée, Joey se tourna vivement vers elle.
Joey : Tu sais quelque chose toi ? la questionna t-elle.
Pacey : Audrey, c’est pour toi dit-il mal à l’aise.
Audrey : Qui est-ce ?
Pacey : Tom.
Charlotte : Bonjour dit-elle lorsque son amie eut ouvert la porte.
Surprise, Rachel observa Charlotte sur le pas de sa porte. Elle avait l’air triste et lasse. Sur le point de s’écrouler même dirait-elle. Comprenant instantanément que quelque chose n’allait pas, elle la soutint en la faisant rentré chez elle.
Rachel : Je vais nous faire du thé et tu me raconteras tout dit-elle en l’asseyant sur le canapé.
Lorsqu’elle revint avec les deux tasses, Charlotte s’était mise à pleurer doucement. Elle, si douce et fragile, avait l’air d’un petit objet de porcelaine que l’on aurait laissé tomber par terre.
Charlotte : Je suis désolée de m’imposer ainsi mais je ne savais pas où aller.
Rachel : Ne sois pas bête, tu sais très bien que tu es toujours la bienvenue chez moi ! Alors, raconte moi, il s’est passé quelque chose avec Dawson ?
Confortablement assise auprès de Rachel, Charlotte ne pouvait plus cacher son chagrin.
Charlotte : Je viens de quitter Dawson lui déclara t-elle en larmes.
Rachel : Le quitter ? Tu veux dire que tu as rompu ? s’exclama t-elle abasourdie.
Charlotte : Oui répondit-elle à voix basse.
Rachel : Je suis désolée lui dit-elle sincère. Que s’est-il passé ?
Charlotte : Je n’en pouvais plus. Il ne peut pas m’épouser, il est déjà marier avec son travail ! déclara t-elle un brin de colère dans la voix.
Rachel : C’est si grave que ça ? lui demanda t-elle calmement.
Charlotte : Tu ne sais pas ce que s’est de vivre avec lui. Je ne comptes même plus le nombre de fois où je me réveilles dans un lit froid parce qu’il s’est relevé pour retrouver son ordinateur. Des matins où je me réveille dans un lit vide avec un mot pour seule compagnie disant qu’il rentrera dans quelques jours. Des jours entiers que je passe à attendre son retour et des rendez-vous où je me retrouve toute seul parce qu’il est en retard ou annule carrément à la dernière minute.
Triste pour elle, Rachel lui prit ses mains entre les siennes. Elle n’avait jamais pensé qu’elle pourrait être si malheureuse. Elle avait toujours crut que Dawson et elle formaient un couple parfait. Elle remarqua alors l’absence de la bague de Charlotte.
Rachel : Tu lui as même rendu la bague ? s’exclama t-elle surprise.
Charlotte : Oui, ça m’a semblait être la meilleure chose à faire.
Elle caressa son annulaire vide.
Charlotte : Mais j’avoue qu’elle me manque.
Affectueusement, Rachel la serra dans ses bras où Charlotte se laissa aller à verser les quelques larmes qu’elle avait retenues durant le voyage en avion.
Rachel : Qu’est-ce que tu comptes faire ? se sentit-elle obligée de lui demander.
Charlotte : Je ne sais pas. Mais j’ai besoin d’avoir quelques jours pour moi.
Rachel : Dawson sait où tu es ?
Charlotte : Non. Et je ne veux pas qu’il sache ! la prévint-elle en la défiant du regard.
Rachel : Très bien ! En tout cas, tu peux rester aussi longtemps que tu veux.
Charlotte : Je te remercie. J’ai vraiment pas envie de me retrouver seule en ce moment.
Rachel : Viens là.
Charlotte alla se blottir dans les bras de son amie. Les larmes ruisselant son visage, elle pleurait son amour perdu.
Nerveux et stressé, Peter ranger méthodiquement ses affaires. Il aimait que tout soit en ordre. Il avait mit des heures pour préparer ce dossier qu’il allait présenter devant le juge d’ici quelques minutes. On attendait plus que la partie adverse. Il n’avait pas prit le temps de chercher après le nom de son adversaire, c’était un dossier facile qui ne réclamait pas d’efforts particuliers. Il défendait le dossier d’un client qui désirait récupérer une parcelle de terrain occupé jusqu’à présent par une « crèche » pour en faire un « parking ». Il n’éprouvait aucune satisfaction à faire ça mais c’était son travail. Il espérait juste que cela ne prenne pas trop de temps. Le silence se fit brusquement, l’avocat de l’autre partie devait être arrivé. Il se tourna afin de savoir à qui il allait avoir affaire. Il resta scotché sur place lorsqu’il reconnut Andie. C’était elle qu’il allait devoir affronter ! Il l’observa marcher à travers les rangs de spectateurs. Cela faisait une semaine qu’il ne l’avait pas vu songea t-il tristement. Elle était toujours aussi belle, leur séparation n’avait pas l’air de lui poser de problème. Il se sentit frustré et en colère, lui ne dormait plus de la nuit et avait doublé son quota de caféine et de cigarette. De plus, il ne cessait de penser à elle nuit et jour, elle lui manquait terriblement. Il s’avança vers elle.
Peter : Bonjour Andie.
Andie : Peter dit-elle froidement.
Peter : Tu ignorais que j’étais l’autre partie ?
Andie : Non répondit-elle en continuant de l’ignorer, je le savais.
Elle préparait consciencieusement ses papiers.
Peter : Alors tu as délibérément décider de m’affronter ? s’exclama t-il surpris.
Andie : J’ai décidé de ne pas laisser un homme mettre des enfants hors d’une crèche pour un caprice.
Peter allait rétorquer lorsqu’un huissier annonça l’arriver du juge Anderson. Ce dernier intima le silence et regarda surpris les deux avocats.
Anderson : Dossier 1980 instruit par Flaherty contre… Flaherty lu t-il sur le ces fiches. Vous trouvez cela judicieux ? demanda t-il en relevant les yeux sur les deux avocats.
Andie : Votre honneur, je peux vous assurez qu’il n’y aura pas de problème.
Anderson : Bien, si cela ne vous dérange pas.
Peter exposa brièvement les éléments du dossier, sûr qu’une fois que le juge aurait eut connaissance des faits, il comprendrait que ce procès n’avait pas lieu d’être.
Anderson : Bien, cela me parait clair. Maître Flaherty ? dit-il en se tournant vers Andie.
Andie : Votre honneur, maître Flaherty a oublié certains détails de l’histoire. Par exemple, il a oublié de spécifier que le bail de mes clients n’expire que dans deux ans et qu’ils n’ont enfreint aucune infraction qui autoriserait Monsieur Perkins à les mettre dehors. J’ai tous les papiers qui le prouve annonça t-elle fièrement.
Anderson : Très bien, rendez-vous lundi à 9h.
Contente d’elle, Andie rangea ses affaires. Elle avait gagné la première manche.
Peter : Ca t’amuse de te battre contre moi ?
Andie : J’ai bien l’intention de gagner ce procès lui dit-elle sûr d’elle avant de quitter la salle.
Peter s’affaissa sur lui-même, face à une Andie déterminée, il allait avoir du travail. Leur rencontre lui laissait un goût amer dans la bouche. Après tout ces jours de séparations, ils n’avaient fait que parler travail. Mais le pire était de voir qu’Andie avait l’air de très bien se passer de lui. La tête baissée, il quitta la salle à son tour.
Comme un automate, Dawson marchait dans les couloirs. Charlotte était partie depuis dix huit heures et il n’avait toujours pas de nouvelle d’elle. Il n’avait pas fermé l’œil de la nuit, se demandant où ça avait pu merder. Bon c’était vrai, il avait beaucoup travaillé ces derniers temps mais il pensait qu’elle pouvait comprendre. Il était ambitieux et ne lui avait jamais caché son désir de réussite. Mais le pire pour lui était de ne pas s’être rendue compte de la tristesse de Charlotte. Il n’avait pas vu son couple partir à la dérive. Il toqua contre la porte devant laquelle il était arrivé. Un bruit de verrou se fit entendre et dans un grincement, elle s’ouvrit.
Dawson : Il faut que je lui parle dit-il sans préambule.
Kyle : Bonjour Dawson répondit-il calmement.
Il était venu la chercher chez son oncle, certain qu’elle s’était réfugiée chez lui.
Kyle : Entre dit-il en s’effaçant pour le laisser passer.
Dawson : Où est-elle ? demanda t-il en regardant autour de lui.
Kyle : Elle n’est pas là.
Effondré, il se laissa tomber sur le canapé.
Kyle : Elle m’a téléphoné pour me dire qu’elle partait mais elle ne m’a pas dit où elle allait.
Dawson : J’ai rien vu venir.
Kyle : Vraiment ? s’exclama t-il surpris.
Dawson : Vous pensez que c’était prévisible ?
Kyle : Dawson soupira t-il, je peux comprendre ta soif de reconnaissance mais tu t’es tellement impliqué dans ton travail que tu as oublié le principal, Charlotte.
Dawson : Mais non ! se défendit-il.
Kyle : En l’espace d’une année, tu as oublié son anniversaire, l’anniversaire de votre rencontre, tu étais absent au nouvel an, absent à la première de sa pièce, en retard au repas sensé symbolisé votre engagement et je ne comptes même plus le nombre de tes déplacements !
Dawson n’avait pas réalisé que cela pouvait être aussi grave. Il n’avait pas calculé, pas fait attention. Il comprenait un peu mieux ce que pouvait ressentir sa fiancée.
Dawson : Qu’est-ce que je peux faire ?
Kyle : Je l’ignores Dawson. Mais il faut que tu lui prouves qu’elle peut compter sur toi et ça c’est pas gagné !...Un café ? lui proposa t-il.
Dawson : J’en ai bien besoin souffla t-il.
Fatigué par l’aller retour Los Angeles/Boston en moins de vingt quatre heures, James monter lentement les escaliers qui le menait à son appartement. A peine eut-il franchit le seuil de chez lui, que Diane vint à sa rencontre.
Diane : Bonjour chéri lui dit-elle en lui déposant un baiser sur la joue. Ca c’est bien passé ?
James : Très bien oui.
Il lui avait raconté qu’il avait un voyage d’affaire pour Boston a effectué pour son patron. Il ne pouvait décemment pas lui dire qu’il avait besoin de voir Rachel pour mettre leur relation aux clairs.
Dawson : Le client était satisfait ?
James : Disons que nous avons été satisfait tous les deux dit-il avec un sourire pensif.
Diane : Bien dit-elle en venant se coller contre lui, nous allons pouvoir enfin parler de notre mariage.
Assis à côté de lui dans le canapé, elle sortit son petit calepin et commença à énumérer les diverses choses qui restaient à faire. James l’écoutait d’une oreille distraite, il repensait à sa conversation avec Rachel. Il avait eut raison d’y être allé, il avait une nouvelle vision des choses. Leur rupture lui semblait plus stupide que tragique. Mais le passé était le passé et l’on ne pouvait plus revenir dessus. Il fallait allait de l’avant.
Diane : Tu m’écoutes là ?
James : Je suis désolé, tu disais ?
Diane : Ma mère m’emmène tout à l’heure faire les magasins pour me trouver ma robe de mariée.
James : Excellente idée répondit-il distraitement.
Elle lui avait dit qu’elle voyait un de ses collègues hier soir, comment cela s’était-il passé ? Le garçon l’avait-il raccompagné ? L’avait-elle laissé entrer ? Il n’avait pas le droit de se poser ce genre de question mais c’était plus fort que lui. Toutes ces questions ne l’avaient pas quitté durant le trajet en avion et il n’avait quasiment pas fermé l’œil de la nuit.
Diane : C’était ma mère dit-elle en raccrochant.
Il n’avait même pas entendu le téléphone sonnait ! se rendit-il compte effaré.
Diane : Elle ne va plus tarder lui annonça t-elle.
Elle vint se rasseoir à côté de lui et se serra dans ses bras.
Diane : Je t’aime.
James : Moi aussi.
Diane : Mais tu ne me le dis jamais ! s’énerva t-elle.
James : Je viens de le faire !
Diane : Non, tu dis « moi aussi », ce n’est pas la même chose. C’est comme si tu disais que tu voulais du sucre avec ton café.
James : Diane souffla t-il lasse, je t’aime ne se dit pas à la légère.
Diane : « Pas à la légère » ? s’exclama t-elle hébétée. Je te rappelle que je suis ta fiancée, tu ne devrais pas me dire ça à la légère.
James : Diane soupira t-il.
Diane : C’est à cause de cette fille ?
James : Qui ? demanda t-il surpris.
Diane : Je suis peut être futile mais je ne suis pas stupide. Tu ne croyais plus en l’amour quand nous nous sommes rencontrés, il y a forcément une fille qui a suffisamment blessé ton cœur pour que tu ais si mal encore aujourd’hui.
Soucieux de ne pas avoir cette conversation avec elle, il préféra l’embrasser. Avec un sourire coquin, il l’a bascula dans le canapé et lui picora le coup de petit baiser.
Diane : James, ma mère ne va pas tarder à arriver…
James : Appelle là, dis lui de venir plus tard dit-il en l’embrassant tendrement.
Diane : Pas question.
Elle le repoussa et alla se recoiffer devant le miroir de l’entrée. Frustré, James se laissa retombé dans le canapé. Dans le temps, lorsqu’il faisait une telle proposition à Rachel, elle envoyer valser tout ce qu’elle avait à faire et se prélasser dans ses bras. Un coup de klaxon retentit, le sortant de ses pensées. Il vit Diane prendre son sac et marcher jusqu’à la porte avant de se retourner vers lui. Il soupira avant de baisser la tête sur ses mains jointes.
Diane : Je ne suis même pas sûre que tu sois guérie de cette fille soupira t-elle avant de sortir.
James regarda la porte se refermée. Le dernier « Je t’aime » qu’il avait dit avait été à Rachel le matin même du jour où il l’avait trouvé avec un autre. En ce temps là, il croyait sincèrement en la force de ces mots.
Jen n’avait jamais été aussi excité, ni aussi stressé de toute sa vie. Une enveloppe à la main, elle marchait vers l’hôtel où Jack était descendu. Son avenir se jouer dans ce bout de papier et il était temps d’informer Jack de ses projets. De plus, il était le premier avec elle qui elle voulait partager cette nouvelle, bonne ou mauvaise. Et pour ne rien se cacher, il lui manquait…Une fois arrivé, elle prit une profonde inspiration et toqua. L’air passablement endormit, Jack vint lui ouvrir au bout de quelques minutes. Elle n’avait pas fait attention à l’heure.
Jen : Je suis désolée dit-elle d’un air contrit, je n’avais pas vu qu’il était si tôt.
Jack : Ce n’est pas grave dit-il surpris mais ravit de la voir. Entre.
Elle passa devant lui et jeta un coup d’œil à la chambre. Elle était agréable et ensoleillée. Le désordre qui régné dans la pièce la fit sourire, Jack n’avait pas perdu ses bonnes habitudes.
Jack : Comment vas-tu ?
Jen : Je vais bien lui affirma t-elle.
Jack la détailla des pieds à la tête, c’était vrai qu’elle avait l’air rayonnante. Elle avait retrouvé le sourire et cela lui rendait un peu d’espoir pour eux. Puis, intrigué, il remarqua son enveloppe.
Jack : Qu’est ce que c’est ?
Jen : Ce pourquoi je suis là lui dit-elle avec un petit sourire.
Jack leva vers elle des yeux curieux.
Jen : J’ai un peu peur d’ouvrir cette enveloppe et c’est pour ça que je suis ici. Cette lettre va définir une partie importante de ma vie et j’avais besoin d’être avec toi.
Touché, Jack lui sourit tendrement en l’invitant à s’asseoir avec lui. Il était content de savoir qu’elle avait encore besoin de lui pour quelque chose.
Jack : Dis moi ce que je peux faire ?
Jen : D’abord, il faut que tu saches pourquoi j’avais besoin d’être un peu seule.
A ces mots, il eut un pincement au cœur au souvenir de tout ces longs jours de séparation. Et l’avoir ainsi près de lui, lui rappeler douloureusement combien elle lui manquait. Il baissa la tête, prêt à entendre ce qu’elle avait à dire.
Jen : Si j’ai pris la décision de me séparer de toi, c’est parce que depuis quelques temps, j’ai l’impression de vivre à travers toi, de vivre pour toi.
Jack : Comment ça ? demanda t-il perplexe.
Jen : A la perte de notre bébé, je me suis sentie coupable et j’ai eu l’impression de toujours devoir me racheter. Je sentais que je devais te prouver mon amour.
Jack : Mais rien n’était ta faute !
Jen : Peut être mais ce n’était pas l’impression que j’avais. Et puis, toi tu avais ta vie, ton travail…moi j’étais tout le temps dans ton ombre. J’ai eu envie de vivre pour moi-même, histoire de voir si je pouvais voler de mes propres ailes.
Jack ne savait pas comment lui faire réaliser que pour lui, elle était unique et une personne à part entière. Mais d’un autre côté, s’il se mettait à sa place, il pouvait comprendre son envie de s’affirmer par elle-même.
Jen : Et puis, je ne suis pas folle lâcha t-elle comme pour le rassurer. Je ne vis pas dans le souvenir de notre bébé perdu.
Jack : Et les vêtements pour enfant ? demanda t-il comme gêné par sa question.
Jen : Tu sais que ces derniers temps, tout ce que je fais comme modèle ne plait pas et un jour, je suis entrée dans une boutique pour enfant où une collection à tout de suite attirée mon attention. C’était très coloré, très vif, exactement comme j’aime ! Alors, je me suis mise à dessiner ce genre de modèle.
Jack : D’où les vêtements, tes dessins et toutes tes heures enfermées dans ton atelier comprit-il.
Jen hocha la tête.
Jen : Il y a quelques temps, j’ai envoyé ma collection à « Kid’s Color », ceux qui ont fait les vêtements que j’avais vu dans la boutique.
Jack : Et c’est leur réponse en conclut-il en désignant l’enveloppe.
Jen : Oui dit-elle nerveuse.
Jack : Qu’est ce que tu attends pour l’ouvrir ?
Jen : Je peux pas dit-elle les mains tremblantes. Fais le dit-elle en lui tendant le paquet.
Jack le lui prit des mains et Jen se leva d’un bond, faisant les cent pas en attendant qu’il décachette l’enveloppe et déplie la lettre.
Jack : « Chère Jenifer Lindley, Nous avons bien reçu vos dessins et nous aimerions pouvoir vous voir et en discuter avec vous. Votre style nous plait et vos dessins aussi. Veuillez prendre contact avec nous le plus tôt possible. » Ca à marché Jen ! s’exclama t-il tout sourire.
Jen n’en croyait pas encore ses oreilles ! Son style leur plaisait, SON style. Euphorique, elle sauta au cou de Jack.
Jen : Je leur plais, je leur plais ! s’écria t-elle.
Jack : Je suis fier de toi lui murmura t-il à l’oreille en la resserrant contre lui.
Jen se sentit incroyablement bien ainsi. Jack la sentit se reculer de lui, à regret il l’a laissa lui échapper. Leurs regards se croisèrent et Jen détourna la tête, mal à l’aise.
Jack : Jen, est-ce que tu crois que maintenant…lui demanda t-il timidement.
Jen : Non répondit-elle tristement. C’est un peu trop tôt.
Déçu, Jack réprima toutes envie de la supplier. La forcé ne servirait à rien, il fallait que ça vienne d’elle.
Jen : On pourrait peut être commencer par aller dîner lui proposa t-elle.
Jack : Un dîner ? Ca me va dit-il en souriant, un regain d’espoir naissant en lui.
Jen : On y va doucement Jack…
Jack : On ira au rythme que tu voudras lui dit-il en la regardant intensément pendant que sa main caressait sa joue.
Le corps de Jen frissonna à son contact. Il fallait qu’elle file très vite avant d’en demander plus.
Jen : A ce soir Jack.
Jack : A ce soir.
Dès qu’elle fut sortie, Jack sauta au plafond. Ce n’était pas gagné mais il savait aussi que rien n’était perdu. Il lui fallait la reconquérir et lui prouver son amour. Il se sentit redevenir adolescent, il allait la courtiser ! Il appela aussitôt un fleuriste et lui fit livrer un bouquet de rose rouge dans la journée.
Clara : Merci dit-elle en attrapant la tasse de café que Rachel lui tendait.
Rachel : Ca faisait longtemps soupira t-elle.
Clara : Tu travailles tellement que même si nous habitons à peine à vingt minutes l’une de l’autre, nous n’avons jamais le temps de nous voir ! dit-elle sur le ton des reproches. C’est pourquoi, j’ai décidé de passer te voir directement chez toi, afin de ne pas te laisser l’occasion de trouver un prétexte pour ne pas me voir.
Rachel : Tu as bien fais lui dit-elle en souriant.
Cela lui faisait sincèrement plaisir de la voir. Il y avait trop longtemps qu’elle n’avait pas passer du temps avec ses amis. Elle se promit d’organiser un dîner avec Debbie et Andie. Elle se rappela à ce moment là qu’elle ne l’avait pas revu depuis le fameux repas ! Quel genre d’amis était-elle ?
Rachel : Comment va Andie ? Elle est toujours séparée de Peter ?
Clara : Oui dit-elle tristement.
Elle lui raconta comment elle avait déménagé et aussi le fait, qu’elle avait décidé de l’affronter devant un tribunal pour une affaire de propriété. Rachel sourit à cette nouvelle, elle imaginer très bien Andie, cette tête de mule, tenir tête à son mari juste pour l’énerver. Telle qu’elle la connaissait, elle pouvait très bien gagner ce procès. En tout cas, elle se donnerait les moyens pour. Elle se promit de lui téléphoner.
Rachel : Tu as des nouvelles de Debbie ?
Clara : Elle est partie en Californie avec son petit ami, John. Tu sais le type à qui elle a refait la décoration de sa maison.
Rachel : Au moins une qui prend du bon temps dit-elle avec un air renfrognée.
Le sourire timide de Clara ne passa pas inaperçu.
Rachel : Du moins, c’est ce que je croyais dit-elle suspicieuse. Mais apparemment, elle n’est pas la seule. Que me caches-tu ?
Clara : Rien dit-elle en rougissant.
Rachel : Je ne te crois pas dit-elle en souriant. Il y a quelqu’un dans ta vie, je le sens !
Clara : Peut être avoua t-elle.
Rachel : Je veux tout savoir dit-elle impatiente en se calant confortablement au fond de son fauteuil.
Clara : Il s’agit du professeur que je remplace parfois à l’université.
Rachel : Celui dont tu avais sans cesse le nom à la bouche ? Le fameux professeur Thomson ?
Clara : Oui répondit-elle timidement. Je sais qu’il est un peu plus vieux que moi, mais…je l’aime dit-elle toute la sincérité peinte sur le visage.
Rachel : Six ans ce n’est pas un trop grand décalage en amour.
Clara : Il a un enfant avoua t-elle. Il est divorcé et ne le vois qu’un week end sur deux. Thomas a deux ans et c’est un petit garçon adorable.
Rachel l’écouta parler d’elle et de cet homme qu’elle semblait admirer et à qui elle vouer un amour inconditionnel. Elle se demander depuis quand elle n’avait pas prit le temps de l’écouter ainsi, de parler avec elle et de savoir ce que devenait sa vie. En tout cas, elle était rassurée, tout allait pour le mieux dans la vie de Clara. Et de Debbie aussi apparemment. Lorsque leurs tasses furent vides, Rachel se dirigea dans la cuisine pour les resservir. Clara en profita pour se dégourdit les jambes et fit le tour de l’appartement de sa meilleure amie, il y avait un moment qu’elle n’était pas venue. Un objet dépassant d’un tiroir l’attira. Elle alla voir et découvrit à sa plus grande surprise, une photo de James tenant tendrement Rachel dans ses bras. Ils se souriaient amoureusement et Clara se demanda ce qui avait bien pu leur arriver pour qu’ils en arrivent là où ils en étaient aujourd’hui. Elle entendit Rachel refaire son apparition derrière elle. Elle se tourna et lui montra la photo. Rachel eut l’air mal à l’aise et vint lui reprendre des mains pour la ranger.
Rachel : Ce ne sont que des vielles choses qui traînent.
Clara : Andie m’a dis pour votre rupture.
Rachel arrête son geste et garda la tête baisser.
Clara : Je suis désolée.
Rachel : C’est du passé.
Clara : Tu le penses ?
Rachel : Bien sûr dit-elle surprise. Pourquoi tu me demandes ça ?
Clara : Parce que tu as cette photo qui « traîne » comme tu dis mais qui est suffisamment mal en point pour faire savoir qu’elle a été triturée dans des mains pendant des heures. Et aussi parce qu’à chaque fois qu’on évoque le nom de James devant toi, tu as cette étrange lueur de tristesse au fond des yeux.
Rachel : C’est une vieille histoire c’est vrai, mais c’est une vieille histoire douloureuse lui dit-elle en faisant la grimace pour masquer sa peine.
Clara : Tu l’as revu depuis le repas ?
Rachel : Oui.
Prit d’un soudain besoin de parler, Rachel lui raconta tout. Sa rencontre à la première de Charlotte, ses impressions sur Diane, sa visite dans le magasin de location de smoking, la visite de James et le rendez vous qu’elle s’était inventée. Clara l’écouta attentivement lui racontait tout ça, un sourire muet au lèvre.
Clara : Ce n’est pas du passé n’est ce pas ? lui demanda t-elle doucement pour ne pas la brusquer lorsqu’elle sentit qu’elle venait à bout de son récit.
Rachel baissa la tête.
Clara : Je sais que tu préférerais parler de tout ça avec Andie, mais je sais aussi écouter et je suis là.
Rachel perçu la note de tristesse dans sa voix. C’est vrai qu’elle allait plus facilement se confier à Andie lorsqu’elle avait un problème à résoudre. Mais elle n’avait pas vraiment eut l’impression que cela peinait les autres. Jusqu’à aujourd’hui.
Rachel : Non, pas vraiment s’entendit-elle répondre.
Clara : Tu l’aimes toujours ?
Rachel se sentit désappointer tout à coup. Elle avait mit beaucoup de temps pour construire sa vie et pour oublier cet homme et voilà qu’aujourd’hui, elle retombait des années en arrière.
Rachel : Je n’arrête pas de penser à lui depuis que je l’ai revu avoua t-elle. Je sais que c’est débile car il va se marier et est heureux mais…notre rupture est basée sur une telle sottise que je ne peux pas m’empêcher d’y penser. Tu sais …dit-elle alors que sa voix se faisait murmure… je n’ai jamais aimé quelqu’un comme je l’ai aimé lui.
Clara : Qu’est ce que tu vas faire ?
Rachel : Tu ne m’as pas bien entendu, il va se marier. Ce que je vais faire, c’est regarder droit devant, lui souhaiter bonne chance et reconstruire ma vie.
Clara : Rachel, je t’ais très bien entendu. Mais moi ce que je retiens c’est que tu l’aimes encore.
Rachel : C’est un amour impossible.
Clara : Il faut que tu lui dises ce que tu ressens ! lui dit-elle avec force.
Rachel : Mais qu’est ce que vous avez toi et ma psy à toujours vouloir que je lui dise tout ! Vous avez des bons point par le seigneur à chaque fois que quelqu’un est honnête ou quoi ???
Clara ne releva pas. Elle se contenta de lui sourire.
Clara : Rachel, je te connais bien maintenant. Si tu ne dis pas à ce garçon ce que tu ressens pour lui, tu le regretteras.
Rachel : Peut être.
Clara : Non c’est sûr. Tu le regretteras.
Pensive, Rachel profita qu’on frappe à la porte pour éviter la fin de cette conversation. Prestement, elle fila de la pièce et ouvrit la porte en grand. Elle resta stupéfaite face à Dawson.
Dawson : Bonjour Rachel.
Un châle sur les épaules, Joey sortit rejoindre Audrey sur le balcon. Appuyé sur la balustrade, celle-ci fumer une cigarette et en se frottant les bras. Délicatement, elle lui posa un gilet sur le dos et s’appuya à côté d’elle en lui souriant.
Audrey : Désolée dit-elle en écrasant sa cigarette.
Joey : Depuis quand tu fumes ?
Audrey : Oh, juste une de temps en temps.
En silence, elles regardèrent la vue de la ville qu’elles avaient de l’appartement. Le soir était tombé et les lumières scintillaient ci et là.
Joey : Comment ça va ?
Audrey : Ca va dit-elle en toussotant.
Joey : Audrey…tu veux me parler du coup de fil de Tom ?
Audrey : Il va bien. Il voulait que je le sache. C’est gentil de sa part non ? dit-elle sarcastique.
Joey : Qu’à t-il dit d’autre ?
Audrey savait que l’attitude d’Audrey n’était pas dû simplement au coup de fil de Tom. Il y avait plus que ça.
Audrey : Il voit quelqu’un.
Joey : Je suis désolée.
Audrey : Oh, il fallait bien que ça arrive dit-elle en feignant de ne pas être touchée. Seulement, j’aurais préférée que ce soit moi dit-elle avec un vague sourire.
Affectueusement, Joey lui passa un bras autour des épaules.
Audrey : Il ne voulait pas que je l’apprenne par les journaux étant donné qu’il tourne en ce moment un film en Europe et qu’elle l’accompagne finit-elle par dire.
Joey : Et comment tu te sens face à cette nouvelle ?
Audrey : Je savais que ça finirait par arriver. Mais je pensais qu’il aurait prit un peu plus de temps.
Joey : Tu sais qui c’est ?
Audrey : Son assistante, Julie. C’est une fille gentille dit-elle pensive. Et ça m’énerve !!!
Compatissante, Joey la prit par l’épaule et la serra contre elle.
Audrey : Tu sais, je vais avoir du mal à l’oublier. Je pensais vraiment que lui et moi on finirait ensemble.
Une larme coula le long de sa joue. Oui, il lui faudrait bien du temps pour oublier Tom et ses rêves d’avenir et d’enfant avec lui.
Joey : Je sais dit-elle triste pour elle.
Joey se promit de faire ce qui serait en son pouvoir pour redonner le sourire à sa meilleure amie et pour lui prouver que l’amour existe encore.
Charlotte : Je suis épuisée dit-elle en pénétrant dans l’appartement de Rachel. J’ai marché toute la journée et ses chaussures me font un mal de chien. Rachel, tu es là ? demanda t-elle en s’apercevant qu’elle n’obtenait aucune remarque de sa part.
Dawson : Elle est sortit dit-il en apparaissant sur le seuil de la pièce.
Surprise, Charlotte eut un mouvement de recul. Elle n’avait vraiment pas imaginé le retrouver là. Etait-ce Rachel qui l’avait trahie ? Cela serait une bonne raison à son absence en ces lieux. Elle allait l’entendre !
Dawson : Bonsoir.
Charlotte : Bonsoir répondit-elle plus froidement qu’elle ne l’aurait voulut.
Dawson : Il faut qu’on parle tu ne penses pas?
Charlotte : Dawson soupira t-elle, si je suis partie c’est que j’avais besoin de me retrouver seule.
Dawson : Tu ne peux pas me rendre ma bague et espérer que je disparaisse du jour au lendemain !
Charlotte : Ce n’est pas ce que je te demande souffla t-elle fatiguée.
Charlotte : Mais alors qu’est ce que tu veux ??
Charlotte : Je n’en sais rien ! s’énerva t-elle.
Dawson la contemplait. Elle était lasse, le visage triste et les traits tirés. Qu’avait-il fait d’elle ? Il s’en voulut de se savoir responsable de son état. Les larmes qu’il voyait briller aux coins de ses yeux y étaient par sa faute.
Dawson : Je suis tellement désolé lui dit-il sincère.
Surprise, Charlotte leva les yeux vers lui, il paraissait sincère mais ce n’était pas suffisant. Elle avait besoin d’être un peu seule pour y réfléchir.
Charlotte : C’est un peu tard Dawson.
Dawson : Tu veux dire que tu fais une croix sur nous ?
Charlotte : Je ne peux plus vivre avec un courant d’air.
Dawson : Mais si je te promets de changer ?
Charlotte : Tes promesses, je n’y crois plus.
Déçu et triste, Dawson baissa la tête sur ses chaussures. Pourtant, des promesses s’étaient tout ce qu’il pouvait lui faire. Il regarda vers elle et sentit son cœur fondre. Il l’aimait sincèrement et il savait au fond de lui qu’il ne pourrait pas vivre sans elle. Il avait besoin d’elle. Il lui fallait des actes, très bien, il lui en donnerait. Il ne savait pas encore comment il s’y prendrait mais il ne la laisserait pas lui échapper. D’un pas rapide, il parcourut les quelques mètres qui la séparait d’elle et lui prit les mains.
Dawson : Je te prouverais que tu peux me donner une seconde chance. Je te jure que je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour que tu puisses avoir confiance en moi de nouveau.
Délicatement, il déposa un baiser furtif sur ses lèvres et quitta l’appartement, laissant Charlotte troublée et pensive.
Marjo (23.02.2005 à 22:29)
Attablé au bar du Civilization, Jack était plongé dans un double whisky. Il n’entendit pas Dawson entrer avec James sur les talons.
Dawson : Salut Jack dit-il alors qu’il prenait place à côté de lui.
Jack : Salut les gars dit-il en relevant légèrement la tête.
James : La même chose commanda t-il au serveur.
Dawson en fit autant.
Dawson : Le maître des lieux n’est pas là ?
Jack : Il met de l’ordre dans sa cuisine.
Peter : Il y a une réunion ? demanda t-il en voyant tous ses amis accoudé au bar.
Jack : S’il y en a une, se serait celle des laissés pour compte lâcha t-il en vidant le reste de son verre d’un trait.
Pacey entra dans la pièce et s’arrêta en voyant ses quatre amis alignés, un verre à la main, le nez plongé dedans. Ils avaient tous l’air d’être passés sous un bus. Il se rappela Joey et le jolie déshabillé qu’elle lui avait montré avant qu’il ne parte travailler. Soucieux à l’idée de fermer le restaurant le plus rapidement possible pour pouvoir aller retrouver sa femme, il prit son air heureux et comblé avant d’aller les rejoindre.
Pacey : Aller les gars, ça ne peut pas être si grave que ça !
Peter : Ma femme a déménagé et veux m’affronter dans un tribunal.
Dawson : Ma fiancée ne veut plus m’épouser.
Jack : La fille que j’aime n’a pas l’air décidé à me laisser entrer de nouveau dans sa vie.
James : Et moi je dois me marier avec une fille mais je pense toujours à une autre avoua t-il.
Pacey grimaça, ça n’allait pas être aussi facile que ça. Sentant que la soirée allait être longue, il se versa un verre lui aussi et congédia son serveur.
Pacey : Dans la vie, tout finit toujours pas s’arranger leur dit-il confiant.
Ils relevèrent les yeux simultanément vers lui.
Jack : C’est pas toi qui il y a encore une semaine se morfondait sur sa femme ?
Dawson : Ouais, si tu pouvais t’ôter ton petit sourire du visage, c’est assez énervant.
Pacey : Vous n’allez pas m’en vouloir parce que tout va bien pour moi ? dit-il amusé.
James : Tu pourrais au moins faire semblant de compatir.
Peter : Histoire qu’on se sente moins seuls.
Jack : Tu es déprimant.
Pacey : Moi ? s’exclama t-il choqué. Vous n’avez pas vu vos têtes !
Jack : T’avais la même il n’y a pas si longtemps je te rappelle.
Pacey : Oui, mais aujourd’hui, je suis un homme marié et heureux de l’être. Attendant avec impatience l’arrivé de son premier bébé dit-il en se redressant fièrement. Alors que vous, vous avez l’air de loque.
Dawson : Tu as l’art de remonter le moral.
Peter se pencha par-dessus le bar et leurs resservit à boire.
Jack : J’arrive pas à croire qu’elle m’ait fait ça ! lâcha t-il en vidant son quatrième verre.
Sentant qu’il n’arriverait à rien, Pacey décida de prendre les problèmes de ses amis un par un et de les régler. Plus vite ils seraient sortis de son restaurant, plus vite il pourrait rentrer chez lui.
Pacey : Que c’est-il passé ? Quand je t’ai eu tout à l’heure, vous deviez aller dîner et tu étais enchanté.
Jack : C’était avant qu’elle ne me traite comme son meilleur ami, me remerciant au pas de la porte par un baiser sur la joue.
Peter : Les femmes sont perverses ! Tu les crois douces et innocentes mais il suffit que tu rompt avec elles pour voir leur côté manipulateur et sournois surgir.
Dawson : La mienne est différente murmura t-il tristement. Tout ce qui arrive est de ma faute.
James : Là, je suis bien d’accord.
Dawson : J’ai bien fait de t’appeler ! Je te remercie d’être venu me soutenir ironisa t-il.
James : Eh, je suis là autant pour toi que pour Charlotte. N’oublie pas que c’est ma cousine.
Dawson : C’est rassurant de le savoir. N’oublie pas d’enfoncer le clou à chaque fois que ça va mal.
James : Compte sur moi dit-il en souriant.
Pacey : Et si tu nous disait quel est ton problème à toi ?
Dawson : C’est évident dit-il en portant son verre à ses lèvres, son problème c’est Rachel.
Tous sourirent ce qui agaça James.
James : Lâchez moi un peu !
Peter : Si tu veux mon avis, votre rupture est stupide.
James : Je ne te le demandais pas merci.
Dawson : Tu en es où avec elle ? lui demanda t-il sérieusement.
Alors que tous les regards se braquaient sur lui, James se sentit affreusement mal à l’aise. Il n’avait pas du tout envie d’aborder cette discussion avec eux. Il ne comprenait même pas comment il avait pu aborder le sujet. Rachel restait encore un sujet tabou pour lui.
James : Si vous continuez, je rentre à l’hôtel !
Peter : C’est ça défile toi.
James décida de ne pas répliquer, il vida son verre et se rembrunit sur son siège.
Peter : Je devrais rentrer aussi, j’ai un dossier à préparer. L’avocate d’en face va être coriace.
Jack : Prépare un gilet par balle, quand elle chope une proie elle ne la lâche pas le prévint-il.
Peter : Merci Jack, ça me fait du bien de savoir ça.
Il savait qu’il aurait du prendre sa mallette et rentrait chez lui, mais au lieu de ça, il attrapa la bouteille et se resservit. Pacey la prit à son tour et resservit les autres. Il les regarda tour à tour, ils étaient vraiment mal en point et il ne pouvait pas les laisser comme ça. Il pensa en soupirant tristement à Joey qui devait l’attendre impatiemment. Il avait déjà une heure de retard.
Pacey : Bon aller, raconter vos problèmes au sage, il tentera de faire quelque chose pour vous aider.
Au petit matin, Pacey pénétra dans son appartement. L’air lasse et épuisé, il avait écouté Dawson, Jack, James et Peter se plaindre sur leur vie jusque tard dans la nuit. Et là, il venait de les déposer. Il se hâta de traverser son appartement et lorsqu’il pénétra dans la chambre, un sourire mutin apparut sur son visage. Joey était endormie à sa place, la tête dans l’axe du radio réveil. Elle avait du passer la nuit à contempler l’heure. Doucement, il alla s’asseoir à côté d’elle.
Joey : C'est à cette heure-ci que tu rentres ? demanda Joey en baillant, réveillée par la caresse de Pacey sur ses cheveux.
Pacey : Tu m'as attendu longtemps ? la questionna-t-il tout en repoussant le drap recouvrant sa femme.
Joey : Ca m’a parut être une éternité! J'ai presque failli sonner chez le voisin ! Même tout vieux et bedonnant qu'il est, je l'aurais trouvé attirant, vu l'état d'excitation dans lequel je me trouvais, dit-elle en se redressant vers lui.
Pacey : Presque? Et qu'est-ce qui t'en a empêché ? l'interrogea-t-il en l'embrassant dans le cou.
Joey : L'espoir! L'espoir que mon cher mari daigne enfin accomplir son devoir conjugal. Mais il a préféré passer la nuit avec dieu sait qui !
Pacey : Si tu crois que je me suis amusé ! Toute la journée, depuis que tu m'as collé ce délicieux déshabillé sous les yeux, je n'ai pensé qu'au moment où je pourrais enfin fermer le restaurant et rentrer pour arracher avec les dents ce bout de dentelle et au lieu de ça je me suis retrouvé coincé avec 4 types plus déprimés les uns que les autres et qui n'avaient comme seul projet que de vider ma réserve de whisky !
Joey : Mon pauvre chéri! Ca dû être horrible ! minauda-t-elle en se collant à lui.
Pacey : Oui c’était très dur dit-il d’un air boudeur afin de lui volé un baiser. Le pire était de t'imaginer quasiment nue sans que je ne puisse te rejoindre, lui susurra-t-il en faisant glisser une bretelle de sa nuisette. Tiens, au fait, où est ce fameux déshabillé ? demanda-t-il surpris de la trouver en nuisette.
Joey : Ce vêtement est très sexy et provocant mais je t'avoue que ce n'est pas très pratique pour dormir. Et, tu serais mal venu de faire le difficile, ajouta-t-elle taquine.
Pacey : Je te l’accorde. De toute façon, ce n'est pas le vêtement qui m'intéresse c'est ce qu'il y a en dessous ! répondit-il en l'allongeant sur le lit et en la couvrant de baisers brûlants.
Joey : Pacey ! le rabroua-t-elle toute à la fois émoustillée et amusée.
Mais déjà, les caresses de Pacey avaient repris leur chemin, la dépouillant du léger tissu qui la recouvrait tandis que ses lèvres parcouraient cette peau qu'il connaissait par cœur mais dont il ne se lassait pas. Les vêtements de Pacey rejoignirent bientôt sur le sol la jolie nuisette en soie.
Pacey : C'est quoi ce bruit ? demanda t-il, énervé d'être dérangé à un tel moment, par le son strident d'un bip-bip électronique
Joey : Ca chéri, c’est le bruit du radio réveil qui rappelle à ta gentille femme qu’il est l’heure pour elle d’aller travailler lui dit-elle en souriant.
Elle l’embrassa légèrement avant de le repousser doucement.
Pacey : Mais qu'est-ce que tu fais ? demanda-t-il éberlué en cherchant à la retenir.
Joey : Eh bien, je me prépare pour aller au travail.
Pacey : Maintenant ? Ca ne peut pas attendre? Tu ne pars jamais si tôt d'habitude ?
Joey : J'ai une réunion à 8 heures! Si tu crois que ça me fais plaisir, ajouta-t-elle, voyant la tête dépitée de son époux.
Pacey : Et qu'est-ce que je fais, moi ? bougonna-t-il.
Joey : Tu fais comme moi, tu attends que je revienne, lui lâcha-t-elle un sourire ironique aux coins des lèvres, avant de filer dans la salle de bain.
Pacey poussa un long soupir de dépit et de frustration.
Joey : Mais tu peux tout aussi bien me rejoindre tout de suite sous la douche, l'entendit-il crier de la salle de bain.
Ce qu'il ne se fit pas dire deux fois. Sur le point de poser sa tête contre l’oreiller, il se releva brusquement et courut à la salle de bain. La porte se referma sur les rires de Joey.
Un papier à la main, James cherchait le numéro d’une porte dans un couloir. Dawson lui avait donné l’adresse où il pourrait trouver Charlotte. Le numéro dix huit sous les yeux, il soupira. Il était temps. Il toqua et attendit patiemment qu’on vienne lui ouvrir. Deux minutes plus tard, Il fut stupéfait de découvrir Rachel sur le pas de la porte. Surpris, il se maugréa intérieurement de n’avoir pas penser qu’elle aurait pu trouver refuge chez elle et de ne pas avoir su déchiffrer le petit sourire de Dawson lorsqu’il lui avait souhaiter une bonne discussion ! Celui là allait lui payer cher.
Rachel : James ? dit-elle hébétée.
James : Excuse moi, je voulais voir à ma cousine mais Dawson a oublié de me dire le nom du propriétaire de l’appartement dit-il légèrement énervé sur la fin.
Rachel : Entre, je vais la chercher dit-elle un peu froide.
James la regarda s’éloigner le cœur battant. Elle portait un T-Shirt qui lui arrivait à mi cuisse et elle avait toujours un corps aussi parfait qu’avant. Son instinct de mâle en prit un coup. Elle réapparut accompagné de Charlotte, il remarqua quelque peu déçu qu’elle avait enfilé une robe de chambre.
Rachel : Je vais vous laisser parler et aller prendre une douche. A un de ces jours James.
James : Au revoir Rachel dit-il en lui souriant tristement.
Charlotte : James qu’est ce que tu viens faire ici ? demanda t-elle fatigué une fois que Rachel eut disparut.
James : Je voulais te voir et savoir comment tu allais.
Charlotte : Comme tu vois, ça peut aller.
James : J’ai vu Dawson et je sais tout.
Charlotte : Et tu n’as pas pu résister à l’envie de venir me dire ce que tu en pensais.
James : Pas du tout ! se défendit-il.
Charlotte : Evidemment que si, tu aimes dire aux autres ce qu’ils doivent faire mais tu n’appliques jamais tes propres conseils !
James : Bon, j’étais venu t’apporter mon aide mais visiblement tu n’en veux pas.
Charlotte : Tu n’étais pas venu m’aider, tu étais venu me dire qu’il y avait une solution et que me séparer de Dawson n’était pas la bonne.
Sachant qu’elle venait de dire à quelques mots prêts ce qu’il allait effectivement lui dire, il détourna la tête.
Charlotte : Tu vois ! Pourquoi moi je devrais sauver mon couple alors que toi tu te permets de prendre le premier avion pour l’Europe sans te retourner en arrière.
James : C’était différent !
Charlotte : En quoi ?
James : En tout ! Moi je n’étais pas dans les préparatifs de mon mariage.
Charlotte : Simple question de temps. Tu ne l’aurais pas épouser peut être ?
James : Evidemment que si ! s’égosilla t-il. Je n’ai jamais aimé personne comme j’ai aimé Rachel !!!
Surpris tous les deux, ils se retournèrent vers l’intéressé qui venait d’apparaître sur le pas de la porte. A son air stupéfait, James en déduit qu’elle avait toute entendu. Il jura entre ses dents, qu’elle imbécile avait-il été de laisser la conversation dériver ainsi.
Charlotte : Je crois que je vais vous laisser dit-elle en souriant.
James lui fit un air mauvais. Seul avec Rachel, il n’osait pas se retourner vers elle.
Rachel : Je suis désolée de vous avoir interrompu dit-elle timidement.
James : C’est rien, Charlotte n’avait pas vraiment envie de me voir.
Rachel : Elle a besoin d’un peu de temps. Les filles ont toujours besoin d’un peu de temps pour savoir ce qu’elles veulent vraiment.
James : Et ça peut être long ? demanda t-il en se tournant vers elle et en plongeant son regard dans le sien.
Rachel : Parfois elles ne le savent que lorsqu’il est trop tard dit-elle en soutenant son regard.
James : Je ferais mieux de partir dit-il en brisant le lien qui s’était installé entre eux. A plus tard.
Rachel : A plus tard dit-elle tristement.
James sortit rapidement et s’appuya sur le mur pour reprendre son souffle. Que s’était-il passé dans cet appartement ? Il avait été tellement hypnotisé par le regard de Rachel qu’il avait sentit le besoin impérieux de parcourir les mètres qui la séparé d’elle et de l’embrasser. De son côté, Rachel se sentait totalement perdue. Le regard de James sur elle lui avait laissé les jambes pantelantes. Elle aurait tout donné pour qu’il vienne la prendre dans ses bras. Elle l’aimait toujours se dit-elle en tremblant. Et c’était pire que ce qu’elle croyait, elle savait au fond d’elle-même qu’il n’y aurait jamais personne d’autre que lui. Que devait-elle faire ? Lui avouer, c’était ridicule, il allait se marier ! Pourtant, elle n’était pas du genre à laisser les choses entre parenthèse, elle disait toujours ce qu’elle pensait afin de ne jamais avoir de regret. Soudain, la phrase de James résonna en elle, « Je n’ai jamais aimé personne comme j’ai aimé Rachel ». Diane ne compter donc pas vraiment pour lui ! Perdue, elle s’assit sur la première chaise venue.
Assise derrière une petite table de restaurant, Andie avalait un repas léger tout en préparant son dossier. Elle aimait cet endroit pour son calme, et elle en avait fait sa cantine depuis qu’elle avait quitté son appartement. Cela faisait plusieurs fois qu’elle relisait ses fiches, elle tenait à ce que tout soit prêt et ne voulait laisser échapper aucune surprise. Quelque soit le point sur lequel Peter allait l’attaquer, elle serait prête à rebondir. Il ne gagnerait pas se promit-elle. Réalisant à qu’elle point elle était acharné à le mettre au tapis, elle soupira tristement. Comment avaient-ils pu en arriver là ? Son couple était si solide ! Ils avaient tout fait ensemble, leurs études, leurs stage, ils croyaient en les mêmes idéaux. Ils voulaient tous les deux défendre la veuve et l’orphelin. Comment Peter avait-il pu soudainement choisir les criminels ? Elle se sentait terriblement déçue par lui et c’est ce qui faisait le plus mal, elle qui avait une telle admiration pour cet homme. Elle le croyait droit et honnête. Une larme glissa le long de sa joue. A ce moment là, elle vit Peter entrer et se diriger vers le bar. Il parla au serveur avant de se retourner machinalement et de croiser son regard. Rivé l’un à l’autre, Peter hésita un instant avant de marcher vers elle. Rapidement, elle essuya sa larme et referma le dossier ouvert devant elle.
Peter : Je peux ? demanda t-il timidement.
Andie : Si tu veux.
Peter lu le nom du dossier.
Peter : Tu te prépares.
Andie : Je n’en ai pas vraiment besoin, je vais gagner affirma t-elle.
Peter la regarda, admiratif. Elle avait une telle assurance.
Peter : Tu tiens vraiment à cet affrontement hein ?
Andie : Tout ce que je veux, c’est que cet endroit et ces pauvres enfants ne soient pas expulser à cause de la cupidité d’un sale type.
Peter : Ce n’est qu’une crèche, ils pourront toujours rouvrir ailleurs.
Andie : Qu’une crèche ? On voit que tu n’y es pas allé. Cet endroit est fondamental pour les habitants de cette ville. Le personnel est excellent et bien qu’ils ne soient pas assez, ils accueillent tous les enfants du quartier, aidant ainsi les mères seules avec leurs bébés à trouver un travail afin de les élever décemment. Si cet endroit ferme, ce n’est pas juste quelques personnes qui se retrouveront aux chômages, ce sont des familles entières !
Peter ne pouvait détacher son regard d’elle, d’habitude, il aimait la voir s’emporter pour un projet et aimait sa façon de s’investir à fond dans ce qu’elle faisait. C’était une de chose qui l’avait fait tomber amoureux d’elle.
Andie : Alors tu vois, ce n’est pas « qu’une crèche » lâcha t-elle irrité en rangeant ses affaires.
Peter soupira en repensant à Pacey, le sage et ses précieux conseils, « Surtout, ne la braque pas… A toi de lui prouver qu’elle peut toujours être fière de toi… ». Il se maugréa, il avait échoué sur tous les plans !
Andie : On se revoit au procès !
Il la regarda quitter la table, énervée contre lui. Il allait devoir trouver autre chose s’il voulait récupérer sa confiance et son amour.
Joey : J’arrives !
Fatigué, Joey marchait vers la porte qui sonnait depuis deux minutes. Les premières nausées matinales avaient commencé et elle ne se sentait pas très bien. Surprise, elle vit Jen sur le pas de sa porte, elle ne l’avait pas revu depuis le fameux repas.
Joey : Jen, entre !
Arrosée par la pluie, elle ne se fit pas prié.
Jen : Quel temps !
Joey : Désolée de t’avoir fait attendre. Tu veux un chocolat chaud ?
Jen : Avec grand plaisir !
Elles allèrent dans la cuisine où Jen prit place sur un des tabourets pendant que Joey, de dos, préparait leurs boissons. Aucunes des deux ne savaient trop comment faire comprendre à l’autre qu’elle était désolée. Mais elle se connaissait depuis trop longtemps et s’aimait trop pour laissait ce malentendu planait entre eux. Joey s’assit en face d’elle, les chocolats à la main.
Joey&Jen : Je suis désolée lâchèrent-elles en chœur.
Surprises, elles se sourirent, amuser.
Jen : Non, c’est moi Joey, je n’aurais pas du réagir de cette façon. Chaque fille est différente et a le droit d’appréhender sa vie comme elle veut.
Joey : Je vais le garder dit-elle en souriant tout en portant une main à son ventre.
Jen : Oh mon dieu ! s’écria t-elle. Je suis ravie pour vous deux dit-elle en lui prenant la main entre la sienne. Pacey doit être fou de joie !
Joey : Je crois qu’on peut le dire. Je n’ai plus le droit de rien faire d’un peu fatiguant, et il n’arrête pas de gesticuler dans tous les sens, demandant sans cesse quand le bébé sera là. On dirait un petit garçon impatient le soir de Noël.
Jen éclata de rire, imaginant sans mal Pacey dans le rôle du futur papa prévenant et impatient.
Jen : Tu ne peux pas savoir comme je suis heureuse pour vous !
Joey : Merci lui dit-elle mal à l’aise.
Remarquant sa gêne, Jen lui sourit tendrement.
Jen : Tout va bien Joey.
Joey : Je sais mais je ne peux pas m’empêcher de culpabiliser.
Jen : Il n’y a vraiment aucune raison.
Afin de la rassurée sur sa santé, Jen lui raconta ses projets, la nouvelle collection qu’elle avait dessiné et qui semblait plaire à des fournisseurs. Elle s’animait au fur et à mesure de ses paroles et Joey remarqua tout de suite son excitation pour ce projet. Elle était ravie pour elle. Ce la faisait plaisir de la voir aussi vive et animé. Elles discutèrent tranquillement jusqu’à la question fatidique.
Joey : Et avec Jack, tu en es où ?
Immédiatement, le sourire de Jen s’effaça.
Jen : Je n’en sais trop rien. Je crois qu’il aimerait bien que j’aille plus vers lui.
Joey : Il t’aime c’est normal.
Jen : Je sais. Et dans le fond, j’aimerais aussi mais je n’y arrive pas.
Joey : Qu’est ce qui te bloque ?
Jen : Peut être que j’ai peur de retourner dans la même routine qu’avant. Peur de finir par mettre mes projets de côté et me remettre à vivre pour lui.
Joey : Jen, je peux comprendre que tu es peur mais ne laisse pas cette peur prendre le pas sur ta vie. Il y aura toujours des obstacles sur ton chemin ou des choses qui te feront douter, mais il faut que tu passes au dessus.
Jen : Je sais dit-elle en faisant la moue. Mais c’est toujours plus facile à dire qu’à faire.
Joey lui sourit affectueusement. Elle était contente de pouvoir retrouver la complicité qui les unissait.
Trois jours plus tard, Dawson se tenait dans l’enceinte du théâtre qui abritait les chefs d’œuvre de Charlotte. Il était venu dans cet endroit pour réfléchir. Il avait choisit ce théâtre avec Charlotte lorsqu’elle avait commencer. Il l’aimait pour son calme et pour son côté solennel. Il y avait passé des heures au début avec elle, à rêver des projets qu’elle aillait monter et à imaginer la foule qui l’acclamerait. Il se tourna vers un petit coin sombre, il y avait passé de longues journées à écrire tout en regardant Charlotte dirigé sa première troupe. Il aurait très bien pu écrire ailleurs, mais il prenait tout simplement plaisir à être avec elle. Cela était devenu de plus en plus rare par la suite. A partir du moment où sa carrière avait décollé, il était devenu de plus en plus absent, songeant qu’il aurait le temps de rattraper les moment perdus plus tard et qu’il était plus important de se construire une réputation. Aujourd’hui, il voyait les choses autrement. Rien ne comptait plus que les moments passés avec Charlotte. Son portable sonna et lisant le nom de Tom, il décrocha en souriant.
Dawson : Je commençais à me demander si tu étais encore vivant !
Tom : Merci, toi aussi tu me manques dit-il en rigolant.
Dawson : Alors dis moi, dans quel pays tu es cette fois ?
Tom : L’Italie, tu n’imagines pas comme la Toscane est une région magnifique.
Dawson : Veinard !
Le silence s’installa quelques instants.
Dawson : Je suis désolé que ça n’ait pas marché avec Audrey.
Tom : Ce sont des choses qui arrivent. Elle et moi n’étions peut être pas fait l’un pour l’autre. Le principal maintenant, c’est que nous puissions rester amis. Comment va-t-elle ? s’enquit-il.
Dawson : Je ne l’ai pas vu depuis quelques temps mais j’ai eu Joey au téléphone hier et elle m’aurait dit si elle allait mal.
Tom : J’ai appris qu’il y avait quelques problèmes entre toi et Charlotte…
Dawson : Elle m’a quitté lui avoua t-il.
Tom : Tu plaisantes ! s’exclama t-il hébété après quelques secondes de silence.
Dawson : Je préférerais.
Tom : Qu’est-ce que tu vas faire ?
Dawson : Je ne sais pas encore.
Tom : Et bien trouves, et vite ! Je n’ai pas passé mon temps à te faire reconnaître tes sentiments pour te laisser tout foutre par terre avant même que tu ne lui ais passé la bague au doigt !
Dawson esquissa un sourire au souvenir de Tom, le poussant à parler à Charlotte. Il lui avait quand même fallut huit mois pour se décider.
Tom : Je savais bien que j’aurais dû tenter ma chance, je l’aurais déjà épousé moi !
Dawson : Eh !
Tom : Quoi, ce n’est pas de ma faute à moi si tu es long pour tout ! Avec ton visage ingrat et mon physique de rêve, j’aurais pu réussir.
Dawson : Je crois que je vais raccrocher là dit-il en faignant d’être vexé.
Tom : Sérieusement Dawson, Charlotte est un ange, cette fille c’est ton ticket pour le paradis alors fais vite, si tu l’a laisse seule trop longtemps, d’autres vont finir par s’en rendre compte.
Dawson : Ca fait du bien de sentir qu’on a des amis.
Tom : C’est pour toi que je dis ça. Rappelle moi pour me donner des nouvelles.
Dawson : Promis.
Après avoir raccrocher, il resta pensif quelques instant avant d’apercevoir un jeune homme dans l’arrière chambre, un marteau à la main, il était entrain de réparer un décor. Soudain, Dawson se rappela les promesses faites à Charlottes lorsqu’ils avaient achetés cet endroit. Il lui avait promit qu’il ferait tous les travaux nécessaires et rendrait ce théâtre le plus solide possible. Là encore il avait échouer. Perdus dans ses tristes pensées, il fut rappelé à l’ordre par la sonnerie de son téléphone portable. Il lut le nom afficher sur l’écran digitale et soupira. Todd. Il n’avait aucune envie de lui parler pour l’instant. Coupant le son, il fourra son portable au fond de sa poche et se dirigea vers le jeune homme. Bien décidé à réparer ses erreurs. S’était ici qu’il devait être s’il voulait récupérer Charlotte. Pacey lui avait clairement dit, il devait lui prouver qu’elle comptait plus que son travail. Et c’est bien ce qu’il entendait faire.
Jack était sorti un peu plus tôt de son cours aujourd’hui. Les enfants étaient énervés par l’arriver imminente des vacances et de ce fait, il les avait laissé partir plus tôt. Il se réjouissait de cette idée vu le soleil éclatant qu’il faisait. Un entraînement aurait été un véritable calvaire. Il n’avait probablement jamais fait aussi chaud à Boston. Il déambulait dans les rues, ruminant ses pensées. Il n’avait pas revu Jen depuis qu’ils étaient sortis dîner. Elle ne lui avait pas téléphoné. Probablement était-elle trop occupé par son nouveau projet. Projet dont il ne faisait pas parti. Il était sincèrement content qu’elle ait trouvé une activité et il était fier d’elle, très fier même. Mais lui, que devenait-il ? Elle lui manquait plus qu’il ne saurait le dire, elle était tout pour lui. Elle disait avoir l’impression de vivre à travers lui, mais lui ne vivait que pour elle. Depuis longtemps déjà, leurs vies étaient emmêlées l’une dans l’autre. Il allait entrer dans un café pour se désaltérer lorsqu’il fut attiré par une petite boutique dans l’avenue principal. Vidé des ses articles, une affichette marquer à louer était coller à la vitrine. Une idée commença soudain à germer dans son esprit. Cela valait le coup d’y réfléchir. Pacey lui avait bien dit qu’il devait prendre les devants et ne pas laisser le temps à Jen de s’éloigner de lui. Le sourire aux lèvres, il prit son téléphone et composa le numéro inscrit sur l’affiche.
Anxieuse, Rachel déambulait parmi les bureaux. Elle avait décidé de venir voir Andie directement. Lui passé un coup de fil était un peu impersonnel et facile. Lorsqu’elle parvint jusqu’à l’emplacement de son bureau, elle la vit penché sur un dossier qui avait l’air de réclamer toute son attention. Elle se dit que se n’était peut être pas le bon moment, tous autour d’elle couraient dans tous les sens. Cela semblait être l’effervescence. Mais bon, maintenant qu’elle était là, ça aurait était idiot de faire demi tour.
Rachel : Toujours en plein boulot à ce que je vois lâcha t-elle une fois parvenue jusqu’à elle.
Andie : Rachel ! s’exclama t-elle surprise mais avec un sourire sincère.
Rachel : Je voulais te passer un coup de fil mais je me suis dit que venir serait mieux.
Andie : Tu as bien fais.
Affectueusement, elle vint la serrer dans ses bras.
Andie : Viens allons ailleurs.
Elle l’entraîna dans leur petite salle de pause et referma la porte derrière elles. Elle leur servit deux cafés avant qu’elles ne prennent place confortablement dans le petit canapé commun.
Rachel : Comment ça va avec Peter ?
Andie : Nous sommes séparé. J’ais louer un petit appartement dans un quartier sympa.
Rachel : Alors c’est sérieux ?
Andie : Je ne comprends plus ce qu’il est devenu. J’ai l’impression que tout ce que je connaissais de lui n’était pas vrai et que c’est maintenant qu’il me montre sa vraie personnalité.
Rachel : Tu y crois sincèrement ? Tu penses vraiment que tous les bons moments que vous avez vécu ne sont que mirage ?
Andie : Non dit-elle forcée. Mais il a changé et celui qu’il est devenu ne me plait pas du tout.
Rachel : Qu’est ce que tu vas faire alors ?
Andie : J’en sais rien ! On va s’affronter dans un procès…lui dit-elle après un instant de silence.
Rachel : Tu y tiens vraiment ?
Andie hocha la tête tristement.
Rachel : Tu cherches quoi en faisant ça ?
Andie : Rien se défendit-elle en détournant le regard.
Rachel : Andie, je te connais….
Andie : Bon, je veux peut être en gagnant lui faire ouvrir les yeux sur le fait qu’il n’est pas du bon côté, du côté des gentils.
Rachel : Je savais bien qu’il y avait autre chose.
Andie : Je l’aime lui dit-elle en souriant timidement. Mais bon, assez parler de moi ! Rachel, il faut que je te dise que je suis désolée. Désolée pour ce que j’ai dis au repas et pour ne pas être venue te voir avant. C’était à moi de faire le premier pas.
Rachel : Ce n’est pas grave, tu avais tes problèmes.
Andie : Si c’est grave, j’ai dis devant tout le monde que tu voyais une psychologue alors que c’était un secret. James était là !
Rachel : Andie, c’est bon je te dis.
Andie : Tu ne m’en veux pas ? demanda t-elle surprise.
Rachel : Non. Il est trop tard de toute façon.
Andie : Il s’est passé des choses depuis qu’on ne s’est pas vu perçu t-elle. Ou en es-tu avec James ?
Rachel soupira tristement.
Rachel : Et bien, pour faire bref, je lui ais raconté les détails sombre de notre rupture et depuis, je n’arrête pas de penser à lui. Je crois que je l’aime toujours lui avoua t-elle.
Andie lui sourit tendrement avant de froncer les sourcils.
Andie : Les détails sombres ?
Rachel lui raconta dans quelles circonstances ils s’étaient séparés. Son récit ravivant des souvenirs douloureux, une larme glissa le long de sa joue. Rapidement, elle se l’essuya. Elle n’était pas du genre à s’apitoyer sur son sort et n’aimait pas montrer aux autres qu’elle aussi pouvait être faible.
Andie : Alors tu l’aimes souffla t-elle plus pour elle-même.
Rachel : C’est ridicule, qu’est ce que je vais faire maintenant que je sais ça !
Andie : Lui dire ! dit-elle avec force.
Rachel : Mais il va se marier.
Andie : Mais peu importe, votre histoire est bien trop importante pour que tu laisses passer ta chance, si infime soit-elle. Et de toute façon, je pense que tu n’as rien à craindre.
Rachel : Qu’est ce que tu veux dire par là ?
Andie : Que toi et James c’est comme Reth Butler et Scarlett O’Hara, ou tien, Tina et Ike Turner dit-elle en guise d’exemple.
Rachel : Je te rappelle qu’il battait sa femme ?
Andie : Oui, mais ils s’aiment sinon pourquoi crois-tu qu’il seraient restés ensemble si longtemps ?
Rachel : Qu’est ce que j’en sais moi ! Tina était peut être folle ou sado maso lui dit-elle avec un petit sourire.
Andie soupira, désespérer.
Andie : Bon, si tu ne lui dis pas, c’est moi qui le ferais.
Rachel se renfrogna sur son siège. Elle en avait marre de toute ces bonnes intentions qui lui dicter sa vie.
Impatient, Pacey attendait que le médecin viennent les chercher lui et Joey. Aujourd’hui, il allait assister à sa toute première échographie de son bébé. La main de Joey dans la sienne, il sentait la douceur de sa femme lui intimer de se calmer. Mais c’était peine perdu, depuis qu’il s’était lever il était comme monter sur pile électrique. Il était tellement heureux d‘être papa et rien qu’à l’idée qu’il allait pouvoir entendre le petit cœur battre de son enfant, il en frémissait.
Assistante : Monsieur et Madame Witter ? Le docteur Williams va vous recevoir.
Pacey : C’est à nous dit-il en attirant Joey avec lui.
Joey : Pacey dit-elle tendrement, le bébé ne va pas s’évanouir dans la nature.
Pacey lui fit une moue boudeuse qui ne pu que la faire sourire.
Joey : Allons-y.
Ils entrèrent dans le cabinet du médecin et celui-ci fit s’allonger Joey.
Williams : Comment vous sentez vous ?
Joey : Je vais bien docteur, je crois que c’est plutôt mon mari qu’il faudrait ausculté plaisanta t-elle.
Le médecin, un vieil homme habitué et expérimenté sourit affectueusement au jeune couple.
Médecin : Lors de la première écographie, c’est toujours les papas les plus inquiets et nerveux.
Pacey : Me voilà rassurer, je fais parti de la majorité dit-il en souriant à a femme.
Le docteur Williams prit toutes les dispositions d’usages, il vérifia la tension de Joey avant de relever son maillot et d’appliquer une légère couche de gel.
Pacey prit la main de sa femme entre la sienne et s’assit sur le tabouret mit à son encontre. Il remercia le ciel qu’il soit là, il allait en avoir besoin.
Williams : Vous êtes prête ?
Pacey : Oui dit-il impatient.
Joey : Allez-y dit-elle en souriant devant l’empressement de son époux.
Le médecin appliqua le capteur sur le ventre déjà rebondi de Joey et alluma l’écran sur lequel apparu une image diffuse et plutôt grisâtre.
Pacey : C’est notre bébé ça ?
Williams : Oui, c’est bien lui.
Pacey : On peut l’entendre ? demanda t-il timidement.
Williams : Bien sûr lui répondit-il amusé.
Il monta le son du moniteur et Pacey entendit distinctement les battements du petit cœur de son enfant qui allait tout doucement.
Pacey : C’est normal ce rythme ? s’inquiéta t-il.
Williams : Il ne fait que quelques centimètres monsieur Witter, s’il faisait plus de bruit cela serait inquiétant.
Pacey écoutait ces bruits qui lui paraissaient magique.
Williams : Attendez…
Intrigué, il déplaça le capteur sur la droite et se concentra sur l’écran. Joey et Pacey étaient suspendus à ses lèvres, inquiets.
Joey : Que se passe t-il ?
Williams : Avez-vous songez à la possibilité d’avoir deux bébés ? demanda t-il en souriant.
Pacey : Des jumeaux ? s’exclama t-il abasourdi.
Joey : Mais l’autre docteur n’a rien vu ??? s’étonna t-elle perplexe.
Williams : Ce genre de chose arrive parfois. Lorsque les fœtus sont encore à l’état d’embryon, il y a 40 % de chance de passer à côté de se genre de chose.
Oh mon dieu ! Pacey plongea son regard dans celui de Joey. Des jumeaux ! Il n’en revenait pas, il allait avoir deux bébés d’un coup.
Williams : Celui vous pose t-il un problème ?
Joey : Je sais pas balbutia t-elle en se tournant vers Pacey.
Williams : Je vais vous laisser un instant.
Il sortit de la pièce et Pacey porta la main de Joey à ses lèvres, rivant de nouveau les yeux sur l’écran.
Joey : Pacey…murmura t-elle. Qu’est ce qu’on va faire ?
Pacey : Joey, pour moi, ça ne change rien. L’amour que j’ai pour un bébé, je peux très bien l’avoir pour deux.
Joey : Je n’en doute pas dit-elle en lui caressant la joue tendrement.
Pacey : Ca ne te dérange pas toi ? demanda t-il légèrement anxieux.
Elle avait déjà eut du mal à accepter un bébé alors deux…
Joey : Comme tu dis, l’amour que nous avons pour un, nous l’aurons pour deux.
Soulagé, il se pencha et l’embrassa tendrement. Là, quelques part dans le ventre de Joey, deux petits bébés était entrain de grandir. Des bébés qui lui ressembleraient à lui, qui aurait un peu de lui et qui aurait pour lui, un amour inconditionnel. Il se promit de tout faire pour ne jamais entacher l’image première que ses enfant aurait de lui. Une larme glissa le long de sa joue lorsqu’il plongea son regard dans celui de Joey. C’était grâce à cette femme qu’il allait pouvoir connaître se bonheur, cette femme qu’il aimait par-dessus tout depuis sa plus tendre enfance. Avoir des enfants d’elle était comme un rêve qui se réaliser.
Pacey : Ils ont l’air si petit dit-il perdu dans la contemplation de l’image.
Joey : Tu penses que ce sont des garçons ?
Pacey : Tu sais moi, garçon ou fille tant qu’ils viennent de toi ça me vas.
Joey : Je t’aime lui dit-elle en se penchant pour l’embrasser.
Le médecin revint à ce moment là. En souriant, il toussota. Puis, il posa quelques questions à Joey sur son état de santé avant de leur expliquer en détail la position des bébés, leur taille et leur poids.
Williams : Vous êtes enceinte de douze semaines.
Pacey : On sait déjà si c’est des garçons ou des filles ?
Williams : Il est encore un peu trop tôt pour se prononcer. Il faut encore attendre un bon mois. Mais tout se déroule à merveille.
Pacey : Vous êtes sûr que les bébés vont bien ?
Williams : Ils vont on ne peut mieux. Tranquillisez vous.
Pacey : Merci docteur lui dit-il en lui serrant chaleureusement la main.
Il sortit avec Joey, bras dessus bras dessous. Aujourd’hui, il se sentait pleinement heureux.
Joey : Pacey murmura t-elle.
Pacey : Oui ?
Joey : J’ai envie d’aller voir Bessie, je lui ais encore rien dit. Tu veux bien m’accompagner.
Pacey : Laisse moi le temps de donner quelques consignes pour le restaurant, jeter quelques vêtements dans nos sacs et nous serons là bas pour le week end.
Joey : Merci lui dit-elle en se serrant dans ses bras.
Elle avait hâte d’annoncer la bonne nouvelle à sa sœur.
Marjo (23.02.2005 à 22:42)
Epuisé, Dawson termina de clouer la dernière planche. Il venait de refaire entièrement l’estrade qui se tenait à l’arrière de la scène du théâtre. Il se releva pour admirer son travail. Il était assez fier de lui.
Sam : Pas mal.
En souriant, Dawson vit l’intendant du théâtre que Charlotte affectionnait s’approchait ver lui. D’une cinquantaine d’année, Sam vivait avec sa femme dans la rue adjacente jusqu’au décès de celle-ci deux ans plus tôt. Il aimait venir dans ce théâtre. Il avait raconté à Charlotte comment il avait courtiser sa femme dans ses murs et elle l’avait engagé pour entretenir les lieux. Ainsi, il pouvait y venir flâner tout à loisir. Sam lui tendit une bière qu’il accepta avec plaisir. Il mourrait de soif.
Sam : Dis moi fiston, tu dois avoir drôlement énervé la petite pour travailler ici d’arrache pied depuis une semaine.
Dawson : Enervé est un mot trop faible lui dit-il tristement.
Sam : Elle te pardonnera, elle le fait toujours.
Sombrement, Dawson leva la tête vers lui.
Dawson : Je l’ai souvent déçu hein ?
Sam : Vous avez eut vos problèmes. Maintenant que tu t’en es rendu compte, il ne tient qu’à toi d’y remédier.
Dawson : Ouais lâcha t-il sceptique.
Dawson remarqua derrière lui un jeune type d’une vingtaine d’année. Il l’avait vu plusieurs fois par ici ces derniers jours. Il était sûr qu’il faisait partie de la troupe de Charlotte mais il ne le connaissait pas vraiment. Son attitude l’intriguait, au regard qu’il lui lançait, Dawson avait l’impression qu’il ne l’appréciait pas beaucoup.
Dawson : Qui est-ce ? demanda t-il à Sam.
Sam : Lui ? C’est Randy Parker.
Dawson : C’est marrant, j’ai l’impression qu’il ne m’aime pas beaucoup.
Sam esquissa un petit sourire en coin mal à l’aise.
Dawson : Ce n’est pas qu’une impression ? demanda t-il surpris.
Sam : Je ne pense pas.
Dawson : Qu’est ce que je lui ais fais ?
Sam : Il a le béguin pour Charlotte lui avoua t-il. Il est jeune l’excusa t-il.
Dawson fut surpris de l’apprendre. Charlotte ne lui en avait pas parlé, pourquoi ? En tout cas, il comprenait mieux les regards qu’il lui lançait. Il pensait sûrement qu’il ne méritait pas une fille comme elle. Et bien il était désolé pour lui, mais il n’était pas en cas d’abandonner la partie.
Charlotte : Dawson ? Qu’est ce que tu fais ici ? demanda t-elle abasourdie.
Elle était rentrée de Boston hier et elle ne l’avait pas vu chez eux, il n’était pas rentré de la nuit, elle avait pensé qu’il était en déplacement, encore une fois.
Dawson : Bonjour lui dit-il en lui souriant timidement. Je…
Charlotte : Dawson soupira t-elle, ici c’est mon espace à moi et j’aimerais bien pouvoir y être un peu tranquille.
Triste, il baissa la tête. Visiblement, elle n’était pas aussi ravie de le voir que lui pouvait l’être.
Dawson : Je te laisse.
Il sortit de la pièce et Charlotte le regarda en coin, un air triste et un mot de regret peint sur le visage. Elle se laissa tomber à côté de Sam qui lui passait un bras affectueux autour des épaules.
Sam : Tu sais ma belle, je ne voudrais pas me mêler de ce qui ne me regarde pas, mais je crois que tu aurais du l’écouter avant de l’expédier comme ça.
Charlotte : Pourquoi souffla t-elle, lui ne m’écoutait jamais…
Sam : Pour la simple et bonne raison qu’il t’aime et qu’il fait ce qu’il peut pour te le prouver. Le pauvre a passé sa semaine à réparer toutes les fissures de cette vieille baraque. Je pense même qu’il n’a pas dormi cette nuit !
Stupéfaite, Charlotte leva les yeux vers lui et regarda tout autour d’elle. Elle constata que de nombreuses choses avaient changées. Dawson avait fait du bon boulot ! Elle qui croyait qu’il était partit travailler, l’habitude probablement. Elle s’en voulut pour lui avoir parler aussi sèchement.
Sam : Tu sais, ce petit est sûrement maladroit et parfois tête de linotte lorsqu’il s’agit de te comprendre, mais je suis sûr qu’il t’aime du même amour que j’ai aimé ma Birdie.
Triste et perdue, elle enfouie sa tête au creux de son épaule large et confortable.
Le corps et les muscles engourdies, Jen pénétra dans la cuisine tout en baillant et en s’étirant. Ses yeux tombèrent sur Jack, qui assit derrière le comptoir, une tasse de café à la main, lui souriait tendrement. Surprise, elle s’arrêta. Que faisait Jack dans sa cuisine à 7h du matin ?
Jack : Bonjour.
Jen : Bonjour…
Grams apparut sur le seuil de la cuisine, une fournée de brioche à la main. Evidemment, c’était elle qui lui avait ouvert ! Elle l’avait complètement oublié.
Grams : Ma chérie, tu es debout.
Jen : Bonjour grand-mère.
Grams : Je vais vous laisser, j’ai des courses à faire dit-elle en ôtant son tablier. Jack, j’ai été ravie de te revoir, tu reviens quand tu veux.
Jen leva les yeux aux ciels lorsqu’elle le prit dans ses bras. Elle était quand même chez elle, s’était à elle d’inviter les gens ! Mais elle devait avouer que le voir ainsi dans la cuisine lui rappelait le temps où elle descendait allécher par une bonne odeur de café frais et qu’elle le trouvait ainsi, lisant le journal. Elle profita de la filer en douce de Grams pour l’observer à la dérobée. Qu’avait-il fait cette semaine ? Elle l’avait appelé trois fois et il n’avait jamais retourné ses appels. Elle était même passée à son appartement mais il n’était pas chez lui. Elle s’en était sentie triste et s’était demander s’il n’avait pas rencontré quelqu’un d’autre. Cela aurait été normal, après tout, s’était elle qui avait rompu.
Jen : Comment vas-tu ? demanda t-elle d’un air détaché tout en se servant du café.
Jack : Je vais bien lui dit-il avec un grand sourire.
Elle constata par elle-même que s’était vrai, il avait l’air en pleine forme. Sans savoir pourquoi, elle s’en sentie énerver.
Jen : J’en suis contente lâcha t-elle froide.
Jack remarqua l’air et le ton sec de Jen et s’en réjouit. Elle était énervé, s’était bon signe, signe qu’il lui faisait toujours ressentir quelque chose, même si c’était de l’agacement. L’indifférence aurait été bien pire.
Jack : J’ai eus tes messages.
Jen : Tu devais probablement être occupé laissa t-elle tombé sur un ton de reproche.
Jack : Je n’ai pas arrêté une minute.
Il la vit grincer des dents et arbora un grand sourire.
Jack : Tu avais quelque chose à me dire ?
Jen : Rien d’important.
Jack : Bon, tu veux bien aller t’habiller, j’ai quelque chose à te monter.
Jen : Qu’est ce que c’est ?
Jack : Une surprise.
Jen haussa un sourcil, que mijotait-il ? Elle décida de ne pas céder et de rester chez elle. Il ne pouvait pas venir ainsi et l’obliger à faire quelques choses dont elle n’avait pas envie.
Jack : Dépêche toi…
Rah !! Piqué par la curiosité, elle grimpa les escaliers quatre à quatre et une fois prête, le suivit.
Jen : On va où ?
Jack : Un peu de patience.
Frustrée de ne pas savoir, Jen se tourna vers la fenêtre et regarda le paysage. Pourquoi l’amenait-il vers le centre ville. Soudain, il se gara dans une petite ruelle et l’amena devant une petite boutique en vente.
Jen : Qu’est ce que ça veut dire ? l’interrogea t-elle perdue.
Jack : J’ai appelé Grams, je sais que tu as eus le job. C’est sûrement ça que tu voulais me dire, ce truc pas important lui dit-il en souriant tendrement.
Jen : Ca n’avait pas l’air de t’intéresser dit-elle sombrement.
Jack : Au contraire, regarde.
Il la tourna vers la boutique et lui tendit un trousseau de clef. Jen le regarda incrédule.
Jen : C’est quoi ?
Jack : Euh…dans le commun des mortelles, on appelle ça des clefs mais si tu lui préfères un nom plus….
Jen : Jack !
Jack : Je me suis dis que tu aurais besoin d’un endroit pour exposer et vendre tes créations.
Totalement éberlué, Jen le regarda ouvrir la porte. Il la fit entré à l’intérieur et elle se perdit dans la contemplation de l’endroit. Petit mais chaleureux, l’endroit était très bien éclairé et agencer. Elle était sûre de pouvoir faire un truc génial de cet endroit.
Jen : Jack, il ne fallait pas…
Jack : Ca te plait ?
Jen : C’est magnifique lui répondit-elle émut.
Jack : « Kid’s Color » te sponsorisent mais ce sont toujours tes modèles et je me suis dis que tu préférerais les vendre toi-même plutôt que de les voir exposer chez quelqu’un d’autre.
Il n’avait pas tort. Elle avait même songé à ce que ça lui ferait de voir ses vêtements dans une vitrine d’un magasin qui ne lui plaisait pas et vendue par une vendeuse désagréable et irritante.
Jen : Je ne sais pas quoi dire lui dit-elle les larmes aux yeux.
Jack : Tu n’as pas à me remercier.
Jen : Si, oh si. Jack, je suis tellement désolée soupira t-elle. Je te blesse et toi, tu m’offres un endroit formidable pour que je puisse assouvir mes rêves.
Jack : Je voulais juste que tu te sentes bien.
Jen : C’est réussi ! Je ne me suis jamais sentie aussi comblée depuis bien longtemps. Tout va bien, mise à part…nous.
Tristement, Jack baissa les yeux sur ses chaussures.
Jen : Jack, je te demande pardon.
Jack : Jen arrêtes. Tu avais besoin de temps pour toi et si ça t’as permis de t’accomplir dans ton travail, alors je suis content pour toi.
Jen : Oui, mais … tu me manques.
Le cœur de Jack fit un bond dans sa poitrine. Il n’avait pas rêvé ?? Elle avait bien dit ce qu’il avait entendu ! Il remercia Pacey de l’avoir encouragé à prendre les devants et à ne pas la laisser faire selon son rythme.
Jack : Tu me manques aussi.
Tendrement, elle vint se blottir dans ses bras et laissa échapper quelques larmes. Comment avait-elle pu laisser filer cet homme qu’elle aimait plus que tout au monde et qui était tout pour elle. Elle se promit de tout faire pour ne plus jamais le laisser partir. Elle releva ses yeux baignés de larmes vers lui et d’une main douce, il les lui essuya.
Jen : Je t’aime.
Jack : Je t’aime aussi lui répondit-il le cœur vibrant d’émotion.
Lentement, il se pencha sur elle et goûta à ses lèvres qu’il pensait ne jamais pouvoir effleurer de nouveau. Jen se serra contre lui et lui rendit son baiser. Que c’était bon de la sentir ainsi contre lui, Jack eut la sensation de reprendre subitement vie. Il souhaita que cet instant ne s’arrête jamais.
Sept jours, il lui avait fallut sept jours pour prendre son courage à deux mains ! Et voilà que maintenant, après avoir prit toutes les précautions d’usages, elle savait que Diane ne rentrerait pas avant deux jours, elle se tenait devant la porte, dans l’incapacité de sonner. Qu’allait-elle lui dire ? « Bonjour, je suis toujours amoureuse de toi et je me disais que tu pourrais laisser tomber celle que tu as l’intention d’épouser pour revenir auprès de moi. Oh, cette fois je promets de ne pas folâtrer sur le canapé avec un parfait inconnu ». Il allait lui rire au nez avant de l’envoyer balader. Et il aurait bien raison, elle se trouvait parfaitement stupide. Andie allait lui payer ça ! Pourtant, elle était là et savait qu’elle devait le faire. Elle prit une profonde inspiration.
Rachel : James…toussota t-elle, je suis là parce que…Enfin, ce que je veux te dire, c’est que…
James : C’est que… ?
Rachel sursauta et se retourna vers James qui se tenait en haut des escaliers et lui souriait.
Rachel : Tu m’espionnes ?
James : Eh ! C’est toi qui est devant chez moi se défendit-il.
Prise en faute, elle détourna le regard.
James : Bon, je te fais un café et peut être que tu pourras m’expliquer ce que tu fais ici.
Rachel : Diane est là ? demanda t-elle pour vérification.
James : Elle rentre dans deux jours, elle est partie dans sa famille en Angleterre.
Il la fit entrer et mal à l’aise, Rachel observa les lieux discrètement. C’était un univers qu’elle connaissait bien. Elle fut surprise. L’appartement respirait le style de James, tout donnait à penser qu’il s’agissait d’un appartement de garçon, rien ne laissait présager qu’une fille vivait ici. Il n’y avait aucune photo de lui et de Diane qui trôner nulle part. Tout en préparant leur breuvage, James laissait son regard se balader vers elle. Elle se déplaçait avec aisance parmi ses affaires, c’était comme-ci elle avait appartenu à l’endroit. Il soupira à l’idée qu’elle était là, chez lui. Il avait pensé à elle toute la semaine, depuis qu’il était parti de chez elle, une interrogation dans l’air. Il s’était replongé dans ses souvenirs, les bons comme les mauvais. Et de tout ça, une seule chose revenait en boucle, il n’avait jamais aimé quelqu’un comme il l’avait aimé elle. Leur amour avait été tellement fort, que aujourd’hui encore, il ne savait le décrire. Et c’est ce qui avait fait le plus mal, il n’avait pas imaginer son avenir sans elle et la perdre du jour au lendemain, cela avait été comme devoir se séparer d’une partie de lui-même. Il avait prit le premier avion pour Londres, et là bas, il avait peu à peu sombrer dans l’alcool avant de rencontrer Diane et qu’elle ne l’aide. Aujourd’hui, il pouvait boire un verre de whisky sans avoir besoin de finir la bouteille. Lorsqu’il reposa les yeux sur elle et la vit sourire devant un chien en bois sculpté finement, il la revit le lui offrir des années plus tôt. Il n’avait pas pu s’en séparer. En faite, lorsqu’il la regardait ainsi, si belle dans son jeans et son T-hsirt blanc, il se rendait compte qu’il n’avait pas pu se séparer de bien des choses, dont le désir imparable qui s’emparait de lui lorsqu’il l’avait sous les yeux. Elle se tourna vers lui et leurs regards se rencontrèrent. Un regard chargé de tristesse, de regret et de question. Il la rejoignit et lui tendit sa tasse. Elle y trempa ses lèvres, évitant son regard. Maintenant qu’elle était devant lui, elle ne savait plus quoi dire, sa gorge était sèche et les mots se perdaient au fond de sa gorge. Et pour couronner le tout, lorsqu’il plongea ses yeux noisette au fond des siens, elle eut l’impression de perdre le souffle et que les battement de son cœur avaient cessés.
James : Alors, qu’est ce que tu voulais me dire ? lui demanda t-il en gardant ses yeux dans les siens.
Mal à l’aise, Rachel reposa sa tasse et se mit à marcher dans la pièce.
Rachel : C’est joli ce tableau.
James la regardait faire, patient. Il savait qu’elle se dérobait à la discussion, il la connaissait et savait comment elle fonctionner lorsqu’elle avait du mal à parler. Sachant qu’elle ne pourrait pas éviter de parler indéfiniment, elle pencha la tête vers lui.
Rachel : Pourquoi diable a-t-il fallut que tu gardes ce sourire que j’aime tant lâcha t-elle dans un soupir.
Surpris, James ne peu s’empêcher de sourire. Alors comme ça, elle le trouvait toujours séduisant. Cette nouvelle le toucha plus que cela n’aurait du le faire. Il en était conscient et ne savait pas comment réagir face à ça. Il décida de rester silencieux, il voulait savoir ce qu’elle avait à dire et avait peur de dire un mot de travers qui l’aurait empêché de continuer. Il se contenta donc de l’observer, l’air impassible mais tendre tout de même. Rachel se rendit compte que ce ne serait pas facile. Elle prit une profonde inspiration.
Rachel : Je suppose que tu veux savoir ce que je fais chez toi à 8h du soir ?
James hocha la tête en approfondissant son regard.
Rachel : En faite, je voulais pas venir…soupira t-elle en faisant la moue.
Intrigué, James leva un sourcil vers elle.
Rachel : Andie m’a forcé avoua t-elle dans un murmure.
Voyant que James ne disait rien, elle leva les yeux vers lui.
Rachel : Tu as décidé de me laisser parler sans rien dire.
Il lui sourit tendrement, ce qui lui fit comprendre qu’elle ne s’était pas tromper.
Rachel : Très bien. De toute façon, ça sera mieux si tu dis rien. Tu as tendance à m’énerver quand tu ouvres la bouche et je ne dois pas repartir sans t’avoir dit ce pourquoi je suis venue.
Devant cet aveu, James se retint de rire. A leur première rencontre, il avait exactement le même problème. Dès qu’il lui parlait, il l’énerver. Mais aujourd’hui, il savait qu’il faisait ça volontairement car elle était ravissante lorsqu’elle était en colère.
Rachel : Bon alors je vais faire bref et abréger mes souffrances hein, une fois que je t’aurais dis tout ce que j’avais sur le cœur, nous pourrons reprendre le cours de nos vies chacun de notre côté. …Alors voilà dit-elle en reprenant son souffle….je suis toujours amoureuse de toi.
Décontenancé cette fois, il perdit son sourire et son expression nonchalante.
Rachel : Je crois que je vais te laisser maintenant.
Rapidement, elle passa à côté de lui et se faufila vers la porte d’entrée. James la regarda passé, abasourdi.
James : Tu te fous de moi ? finit-il par lâcher.
Rachel : Je ne pense pas qu’il soit utile d’en dire plus répondit-elle en se tournant vers lui.
James : Alors c’est tout ? Tu me dis que tu m’aimes encore et tu t’en vas.
Rachel : A vrai dire, j’étais venue pour te dire que je n’aimais que toi, que je n’avais toujours aimé que toi et que le jour où tu étais parti était le plus malheureux de toute ma vie. Que de ne plus t’avoir près de moi, c’était comme de devoir me passer de l’air que je respire. Te dire que j’avais fais une erreur et que j’aurais du te rejoindre là bas et te faire écouter ma version. Te dire encore que je pense à toi, tous les jours dit-elle en même temps que son visage se faisait plus triste, que je rêves de toi, de tes bras autour de moi, de tes lèvres sur les miennes, de ton sourire posait sur mon visage, de tes yeux doux me faisant me sentir si bien, si femme. Te dire aussi que je ne savais pas si je pourrais vivre sans ça et aussi que je n’avais pas envie d’essayer. Te supplier de me croire et de me donner une chance de te rendre heureux, de nous donner une chance d’être heureux. Que j’ai mal à l’idée que tu vas en épouser une autre. Mais si je t’avais dis tout cela, je me serais sûrement sentie mal à l’aise et ridicule, donc, je préfères me taire. Les choses sont ainsi et on y peut rien.
James avait la gorge sèche et les mains moites, la situation ne l’amusait plus du tout. Il avait devant lui une Rachel fragile et mise à nue, qui sous des détours un peu ironique, lui faisait comprendre qu’elle l’aimait et qu’elle voulait se remettre avec lui. Il n’arrivait pas à en croire ses oreilles. Bon, il devait avouer qu’il avait bien songé à cela pendant cette semaine, à cette éventualité d’une relation avec elle, mais il l’avait balayé aussitôt. Pour lui, cela paraissait fou et impossible, il y avait Diane et qui plus est, son histoire avec Rachel s’était très mal finie et il ne voyait pas de raison de revenir dessus. Ca ne pourrait que leur faire du mal.
James : Que devient ce collègues avec qui tu devais sortir ?
Cette question lui brûlait les lèvres depuis qu’il savait qu’elle devait le voir en faite.
Rachel : J’ai mentis, je ne sais pas pourquoi dit-elle en rougissant. Je suppose que je voulais te faire réagir.
C’était gagné pensa t-il. Il n’avait pensé qu’à ça de toute la soirée ! Perdu, il la regardait se mordiller la lèvre inférieur tout en replaçant une de ses mèches de cheveux derrières ses oreilles. Elle piétinait d’un pied sur l’autre. Incapable de se maîtriser plus longtemps, James franchit les derniers mètres qui le séparer d’elle. D’un geste vif, il prit son visage en coupe et l’embrassa. D’abord maladroit, leur baiser devint avide. Il se pressait l’un contre l’autre tout en s’embrassant passionnément. Tout deux laissait s’échapper un désir refouler depuis bien trop longtemps. Les mains de James caressait son visage avant de les passait dans ses cheveux et d’enserrer sa taille. Il n’était à cet instant plus capable de réfléchir, il avait envie d’elle, c’était un désir impérieux et incontrôlable. A bout de souffle, ils reprirent leur respiration en restant collés l’un contre l’autre. James plongea son regard dans le sien.
James : Je crois que je vais te faire l’amour lui dit-il tout contre ses lèvres.
Rachel : Oh mais je t’en prit lui dit-elle ravie.
En souriant, il reparti à l’assaut de ses lèvres avant de la soulever dans les airs et de la déposer sur le canapé. Il ne pouvait pas utiliser la chambre, il se serait senti mal à l’aise et Rachel aussi probablement. Et puis, il ne voulait pas penser à Diane, pas maintenant. En faite, il ne voulait pas y penser du tout. Tour à tour, ils se déshabillèrent. Leur geste leur paraissait naturel, rien n’était calculé mais tout couler de source. Il descendit le long de sa gorge et l’embrassa délicatement dans le cou. Rachel frissonnait, elle avait espéré ce moment tout en pensant que ça n’arriverait jamais. Le corps chaud de James contre le sien, elle se sentait au bord du bonheur et ne voulait en aucun cas penser à autre chose. Elle l’arrêta dans son geste et plongea son regard dans le sien, l’espace d’un instant, ils se crurent seuls au monde. Alors, il lui effleura les lèvres et lorsqu’il la senti pantelante contre lui, il lui fit l’amour. Ils eurent l’impression qu’ils le faisaient pour la première fois. Ils redécouvraient l’amour à deux.
En sifflotant, Richard traversa le couloir qui menait de son bureau à celui de Peter. Il se sentait extrêmement bien aujourd’hui. Il avait gagné son procès. Grâce à lui, leur nouveau client, une grande compagnie pétrolière dont l’un des navires avait fait naufrages, déversant des tonnes de fioul sur les berges d’une petite ville, n’aurait rien à débourser. Il avait réussi à démontrer que c’était l’un des câbles électrique immergés sous la mer dont la commune se servait pour alimenter les citoyens de la ville, qui s’étant prit dans l’hélice, avait fait chavirer le bateau. Un vrai coup de génie. Il avait reçu les plus chaudes félicitations des hauts administrateurs et voulait fêter ça avec son ami.
Richard : Tu viens boire un verre avec moi ? lui demanda t-il en passant la tête par l’embrasure.
Surpris, il trouva Peter, le regard vague, la tête posée dans la main, observant un dossier qui avait l’air peu intéressant.
Richard : Un problème ?
Peter : Non, laisse tomber.
Richard : Si tu es encore au bureau à une heure pareille, je suppose que tu n’as rien mangé, ça te fera du bien. Alors tu viens dîner ? lui demanda t-il en se frottant les mains, tout content.
Peter : Tu as quelque chose à fêter ? lui demanda t-il suspicieux devant son air triomphant.
Richard : Ouais mon pote, j’ai gagné !
Peter : L’affaire « General Fielding’s » ?
Richard hocha la tête, victorieux.
Peter : Bravo lui répondit-il sans enthousiasme.
Richard : Eh je t’en prit, tu pourrais te montrait un peu plus chaleureux. Je te signale que cette affaire a fait gagner à l’entreprise des centaines de milliers de dollars.
Oh il le savait, mais il n’oubliait pas non plus les centaines de personnes qui par ses marées noires, avaient perdus foyer et moyen de revenus. Mais ça, ce n’était pas la priorité de « Williams, Baker et associés ».
Peter : Excuse moi mais je ne pense pas être d’humeur à faire la fête.
Richard : Tu veux en parler ?
Peter : Non. Mais merci lui dit-il reconnaissant.
Richard : Bien.
Il sortit et referma la porte derrière lui. Peter se replongea aussitôt dans le dossier ouvert devant lui. Il s’agissait de l’affaire qui l’opposait à Andie. Une affaire dont il avait bien du mal à garder le contrôle. Andie s’avérait particulièrement brillante et elle parait toutes ses accusations. Même si cela le mettait dans une position inconfortable pour son cabinet, il avait déjà subit une remontrance de son supérieur qui lui avait fait clairement comprendre que cette affaire durer trop longtemps, il devait avouer qu’il était particulièrement fier de sa femme. Car pour l’instant, elle était toujours sa femme. Il soupira en relevant la tête vers une photo d’eux, tendrement enlacés. Il referma violement le dossier en râlant. Il ne parvenait pas à se concentrer, ce matin, il était passait voir la crèche qui était au centre de tous ces méandres. Il était tombé amoureux de l’endroit, c’était un univers magique pour les enfants et il avait discuté avec l’une des femmes qui travaillait là. Une jeune mère célibataire qui n’avait trouvé que ce poste pour élever sa fille de 5 ans. Il s’était sentit affreusement mal à l’aise face à elle mais n’avait pas oser lui dire qu’il était celui qui s’efforcer à la mettre à la rue. Il comprenait mieux maintenant la passion dont faisait preuves Andie pour défendre cet endroit. Il ouvrit un tiroir et en sortit une enveloppe de papier kraft. Tristement, il regarda celle-ci. C’était le fruit de ses recherches, de longue recherche qui faisait qu’aujourd’hui, il était sûr de gagner ce procès. Devait-il utiliser cet argument ?
Alexander : Maman ! C’est tata Joey et oncle Pacey cria t-il en voyant la voiture s’engagée dans leur allée.
Joey sortit de la voiture et regarda autour d’elle. L’endroit n’avait pas changé, elle avait toujours ce pincement au cœur lorsqu’elle revenait. Elle vit Tucker sortir de la maison en courant vers elle. Elle s’abaissa pour le prendre dans ses bras en le couvrant de caresse.
Joey : Mon chien, comment vas-tu dit-elle en lui grattant derrière les oreilles.
De tout son passé, c’était ce chien qui lui manquait le plus. Un cadeau de Pacey. Lorsqu’ils étaient partis pour Boston, elle ne l’avait pas emmené. Il avait prit ses habitudes ici et avait beaucoup plus d’espace qu’il n’en aurait eut dans leur appartement. Bessie sortit derrière Alex et serra immédiatement sa sœur dans ses bras.
Bessie : Mon dieu Joey, j’ai l’impression que ça fait des siècles.
Joey : Moi aussi Bessie lui dit-elle en l’étreignant.
Alexander courut dans les bras de Pacey qui le souleva difficilement dans les airs en riant.
Pacey : Je crois que tu deviens trop grand pour ça !
Alex éclata de rire.
Alex : Je vais avoir neuf ans le mois prochain !
Pacey : Mon dieu, je n’avais pas conscience que la mauvaise graine pousser aussi vite !
Alex lui donna un coup d’épaule alors que Pacey s’approchait pour embrasser sa belle sœur à son tour.
Pacey : Salut Bessie.
Bessie : Pacey, tu ne sais pas combien je te suis reconnaissante pour m’avoir amené ma petite sœur.
Pacey : Il n’y a pas de quoi.
Bessie : Allez entrer.
Bessie prit sa sœur par le bras et l’attira avec elle. Pacey les suivirent avec Alex. Une fois à l’intérieur, Joey fut ravie de constater que rien n’avait changé dans cette maison, elle avait toujours la même odeur de vieux pin et lui faisait toujours ressentir le même sentiment de sécurité qu’autrefois. Elle la parcoura du regard tandis qu’un flot de souvenir inondait sa mémoire, elle en avait vécu des choses dans ces lieux. Elle se tourna vers Bessie qui l’observait en souriant.
Joey : Que se passe t-il ?
Bessie : Je vois que tu profites bien de la cuisine de ton mari, tu as pris quelques kilos, mais ça te va plutôt bien.
Joey sourit, gênée. Pacey vint la rejoindre avec un petit sourire et glissa sa main dans la sienne.
Joey : Sympa l’accueil ! lui dit-elle avec un petit sourire.
Bessie : Désolée.
Joey : C’est rien, c’est justement de ça qu’on venait te parler.
Bessie : De tes kilos en trop ? demanda t-elle intriguée.
Joey : Et aussi de ceux que je vais inexorablement prendre pendant encore six mois.
Perplexe, ses yeux redescendirent vers le ventre légèrement arrondi de Joey avant de remonter vers le visage de celle-ci.
Bessie : Tu es enceinte ?
Joey hocha la tête, le bonheur irradiant son visage.
Bessie : Oh mon dieu, s’exclama t-elle en venant serrait Joey contre elle.
Emportait par la joie, elle attira Pacey à elle aussi.
Bessie : Je suis ravie pour vous, vous n’imaginez pas à quel point ! Un bébé dit-elle rêveuse.
Joey : Pas tout à fait.
Surprise, Bessie s’écarta d’eux et les observa tour à tour.
Pacey : Joey attends des jumeaux finit-il par lâcher.
La bouche de Bessie s’élargit, laissant voir son ébahissement. Puis, elle les reprit contre elle. Les larmes aux yeux, elle était sincèrement contente pour eux. Elle avait été la première à voir leur relation, à les encourager et elle savait qu’ils feraient de merveilleux parents. Elle avait hâte d’être tata.
D’un pas nonchalant, Charlotte rentrait chez elle. Elle n’était pas pressé, peut être que Dawson y était et elle ne savait pas quoi lui dire. Après l’avoir congédier ce matin, elle n’avait cessé de penser à ce que Sam avait dit, à sa vie et à ses attentes. Peut être demandait-elle trop en voulant Dawson pour elle, peut être était-ce égoïste que de vouloir passer avant son travail…Elle ne savait plus. Ce que faisait Dawson était très important pour lui et elle le savait dès le départ. Et puis, elle l’aimait, plus que tout. En resserrant ses bras autour d’elle, elle remarqua alors combien il faisait froid. D’habitude, il lui aurait fallut songer à se trouver dans les bras de Dawson pour se réchauffer instantanément mais aujourd’hui…rien n’était plus pareil. Enfin, arriver devant chez elle, elle prit quelques instant avant d’entrer. Il y avait de la lumière, signe qu’il était bien là. Elle le trouva dans leur chambre. Une valise sur leur lit, il enfouissait consciencieusement quelques vêtements à l’intérieur. Il repartait encore en voyage. Rien que cette idée lui suffit pour faire revenir sa colère.
Charlotte : Tu pars où cette fois ? New York ? San Francisco ?
Dawson : Je vais m’installer chez Sam pendant quelques temps.
Charlotte écarquilla de grands yeux, abasourdie. Dawson se tourna vers elle et lui sourit tendrement.
Dawson : J’ai pris un congé sans solde. Tu as besoin d’un peu d’espace, je t’en fais.
Charlotte : Dawson…
Dawson : Non, tu as raison. Raison de m’en vouloir et de remettre notre histoire en cause...tant que tu ne tires pas un trait définitif sur nous ajouta t-il avec un petit sourire triste. J’ai dépassé les bornes, je ne me rendais pas compte. Je n’ai pas vu dit-il en signe d’incompréhension. Tu étais triste et je ne m’en suis même pas aperçu…Tu n’imagines même pas à quel point je peux m’en vouloir.
Charlotte : Tu voulais réussir…
Dawson : Mais ça n’aurait pas du m’empêcher de réussir notre couple. Parce que c’est bien plus important ! Il faut que tu saches que rien n’est plus important que toi. Je veux me marier avec toi et fonder une famille.
Une larme coula le long de la joue de la jeune femme. Le Dawson qu’elle avait devant elle ressemblait au jeune homme charmant qu’elle avait rencontré et dont elle était tombée amoureuse. Celui qui savait toujours quoi dire et la touché par ses mots.
Dawson : Mais le plus important pour moi est de savoir que tu es heureuse avec moi. Je veux que tu prennes le temps qu’il te faut pour savoir si tu peux faire ta vie avec moi, si je peux te rendre heureuse. Je ne veux pas que tu t’engages dans une chose que tu n’es pas sûre de vouloir. Alors oui, je pourrais te dire que ta vie est avec moi et que je suis le seul à savoir ce dont tu as besoin, mais je ne répondrais qu’à un désir égoïste, une fois de plus.
Sa voix se brisa et il ferma sa valise avant de reporter les yeux sur elle.
Dawson : Alors je veux que tu y réfléchisse bien. Si jamais tu sens ne serait-ce qu’une seule seconde que je ne suis pas celui qu’il te faut et qu’un autre te rendra plus heureuse, alors n’hésite pas. Je comprendrais. De mon côté, sache que je suis sûr de ce que je veux. Je n’en ai jamais étais aussi sûr de toute ma vie.
Charlotte était en larmes. Elle ne savait pas comment réagir face à une telle déclaration. Dawson, se rapprocha d’elle.
Dawson : Je t’aime dit-il en lui embrassant le front avant de s’éloigner vers la porte. Une dernière chose…
Il attendit que Charlotte ravalent ses larmes et trouve le courage de lui faire face pour continuer.
Dawson : J’aimerais que tu me laisses finir les rénovations du théâtre, c’est important pour moi.
Charlotte hocha la tête en signe d’acquiescement.
Dawson : Merci lui dit-il soulagé.
Elle le regarda quitter leur appartement. Elle avait du faire un effort terrible pour ne pas le rattraper et lui demander de rester avec elle. Mais elle savait au fond d’elle qu’il avait raison. Elle avait besoin de temps pour mettre ses idées en ordre. En pleure, elle se jeta sur son lit et déversa toutes ses larmes sur son oreiller. Qu’allait-elle faire ?
Jack : Bonjour dit-il en venant se blottir tendrement contre elle.
Jen : Bonjour dit-elle en soupirant d’aise.
Jack lui déposa un tendre baiser dans le cou. Il ne s’était pas sentit aussi bien depuis des semaines ! Tout avait l’air de rentrer dans l’ordre. Il était chez lui, Jen était dans ses bras, ils avaient l’avenir devant eux.
Jack : Comment tu te sens ? demanda t-il un peu nerveux à l’idée qu’elle puisse regretter.
Jen : Je me sens parfaitement bien dit-elle en lui embrassant le creux de la main avant de resserrer son bras contre elle.
Jack : Je crois que le pire est derrière nous.
Jen : Loin derrière confirma t-elle.
Elle se retourna vers lui et lui caressa la joue en plongeant son regard dans le sien.
Jen : Je suis désolée Jack lui dit-elle sincère.
Jack : Stop… dit-il en plaçant un doigt sur ses lèvres. Le principal c’est que nous soyons à nouveau réunis.
Touchée, elle l’embrassa doucement en se blottissant contre lui.
Jen : J’aimerais qu’on reste comme ça toute la journée soupira t-elle.
Jack : On a qu’à le faire
Jen : Se serait avec plaisir mais on ne peux pas. Tu dois aller à l’entraînement aujourd’hui, les enfants t’attendent.
Jack : Je peux annuler, ils comprendront.
Jen : Non tu ne peux pas, et de toute façon, j’ai rendez vous à la boutique avec un entrepreneur. Il faut bien que j’aménage cet endroit. Et si je veux être à l’heure, je ferais bien de filer.
Elle déposa un rapide baiser sur ses lèvres et fila comme une flèche dans la salle de bain. Il était déçu de la voir se lever mais ravi de l’enthousiasme dont elle faisait preuve. Elle était rayonnante et avait l’air d’avoir des projets pleins la tête. Elle ne ressemblait plus à la jeune fille monotone à l’air triste avec qui il sortait avant. Aujourd’hui, Jen voyait la vie en rose et comptait bien mener sa vie là où elle voulait qu’elle aille. Il espérait qu’elle n’oublierait pas de l’inclure dans ses projets.
Le corps parcourut de frisson, Rachel s’éveilla lentement. Sans ouvrir les yeux, elle huma la douce odeur musqué de l’eau de toilette de James. Un sourire lui vint aux lèvres au souvenir de leur nuit passait, tout avait été magique, incroyablement bon. Elle n’en avait pas espérait autant en venant jusqu’ici. Elle remonta la couverture d’une main alors que l’autre partait à la recherche de James. Surprise, sa main retomba sur un drap froissé et froid. Il était déjà debout constata t-elle avec stupéfaction. Elle se redressa et regarda autour d’elle. Le canapé lit déplié, elle trônait au beau milieu de la salle. La vue qu’elle avait sur la cuisine lui indiquait qu’il n’était pas entrain de préparait le petit déjeuner, et le silence troublant de l’appartement, lui disait qu’il ne prenait pas une douche non plus. Inquiète, elle se leva et parcourut l’appartement de long en large. Il était partit ! Sans rien dire, il s‘était levé et l’avait laissé là sans même un mot d’explication. Elle n’arrivait pas à le croire. Elle s’assit et prit quelques instants pour reprendre ses esprits. Elle était venue, avait dit à James se qu’elle ressentait encore pour lui et il lui avait fait l’amour, d’une façon dont elle ne pouvait douter du désir qu’il éprouvait pour elle. Il avait voulut cette nuit autant qu’elle, ça elle le jurerait devant dieu. Et pourtant, ce matin, il n’était pas là à son réveil. Quelles conclusions devait-elle en tirer ? A l’évidence, il n’y en avait que deux possibles, soit il avait eut un imprévu urgent et avait du partir sur le champs, soit…et là, son sang se glaça en y pensant, il regrettait ce qu’il s’était passé. Elle avait beau vouloir croire de toutes ses forces qu’il allait passé le pas de la porte et lui sourire, elle savait qu’elle se mentait à soi même. Même si il avait eut envie de cette nuit, jamais il n’aurait prit le risque de la laisser chez lui alors que sa fiancée pouvait rentrer d’une minute à l’autre s’il n’avait pas éprouvé le besoin de fuir au réveil. Une larme glissa le long de sa joue…il regrettait. Qu’importe qu’ils puissent encore s’aimer, aujourd’hui, James avait tourné la page. Un sentiment de colère l’envahit alors. Elle y avait crut elle, il lui avait laissé croire que c’était une nouvelle chance qui s’offrait à eux ! Elle attrapa ses vêtements et les enfila rapidement, des larmes de rages glissant sur ses joues et inondant son t-shirt. De quel droit avait-il pu lui faire ça ! Après lui avoir dit ce qu’elle ressentait, il avait joué avec ses sentiments. Oh mais il allait le regrettait ! Elle sortit en claquant la porte derrière elle.
Joey : Tu as bien fais Dawson lui assura t-elle. Je suis sûre que ça l’a touchée et qu’elle t’es reconnaissante pour cette attention.
Dawson avait éprouvé le besoin d’appeler sa meilleure amie pour se confier comme il le faisait souvent. Joey avait une vision juste et sage des choses, parler avec elle était souvent salvateur.
Dawson : Je lui ais quand même donner une occasion facile de me quitter dit-il tristement.
Joey : Mais tu lui as aussi donner une manière de t’aimer encore plus. Dawson, je suis sûr que vous êtes fait l’un pour l’autre et ce que tu fais en ce moment va le lui prouver à elle aussi. Elle t’aime, j’ai déjà pu le lire dans ses yeux un nombre incalculable de fois. Elle reviendra lui assura t-elle.
Dawson : Je l’espère. Je ne peux pas vivre sans elle Joey.
Joey : Je sais Dawson lui dit-elle compatissante. Mais je suis sûr qu’en restant toi-même et en lui prouvant ton amour comme tu le fais, elle comprendra qu’aucun autre homme ne peux la rendre plus heureuse.
Dawson : Ca fait toujours du bien de parler avec toi dit-il un léger sourire dans la voix.
Joey : Tu m’en vois ravie. Mais dans ce cas, ne serait-ce pas une bonne raison pour appeler plus souvent.
Dawson : Je te promets de le faire dorénavant lui dit-il sincère.
Joey : Je n’en doute pas.
Dawson : Alors, comment va la future maman ?
Joey : Je vais très bien, je crois même ne m’être jamais sentie aussi bien de toute ma vie.
Dawson : Tu as l’air heureuse reconnut-il.
Joey : Oh mais je peux te garantir que je le suis. Pacey est la meilleure chose qu’il ne me soit jamais arriver et à l’idée de mettre ses enfants au monde, je suis la femme la plus comblée qui sois.
Dawson : « Ses enfants au monde » reprit-il en rigolant. Vas-y doucement, commence déjà par celui-ci.
Joey réalisa qu’elle ne lui avait encore rien dit. Ce qui était normal car elle ne le savait que depuis la veille.
Joey : Je suis désolée, mais ça ne va pas être possible, je ne vais pas pouvoir y aller doucement. Je crois que lorsque j’aurais mis au monde le premier, le deuxième voudra vite sortir lui aussi.
Dawson : De quoi tu parles ? demanda t-il perplexe.
Joey : Et bien, tu connais Pacey, il ne fait jamais les choses à moitié. J’attends des jumeaux Dawson lui dit-elle en souriant.
Dawson : Mon dieu Joey ! s’exclama t-il. Mais c’est génial, enfin je trouve, tu es contente au moins ? s’enquit-il.
Joey : Et bien, ce n’était pas prévu, et ça signifie qu’il y aura double boulot mais je crois que nous en sommes capable Pacey et moi.
Dawson : Je le crois aussi. Vous allez être des parents merveilleux.
Joey : Merci lui dit-elle touchée en posant une main sur son ventre machinalement.
Ses yeux dérivèrent vers Pacey qui au loin, jouait avec Alexander. Oui, ils seraient heureux, aucun doute là-dessus.
Marjo (23.02.2005 à 22:46)
Andie : Où j’ai mis ce fichu papier ! vociféra t-elle en retournant son bureau.
Peter : Tu parles de celui-là ? demanda t-il en ramassant une feuille à terre.
Andie : Oui dit-elle surprise en prenant le papier entre ses doigts. Peter, qu’est ce que tu fais là ?
Peter : Je passais te voir.
Andie : Ce n’est pas vraiment le moment répondit-elle sur les nerfs.
Il jeta un coup d’œil derrière elle, son bureau était en fouillis, des papiers traînaient partout, des mémos, des messages téléphoniques, des plans…il esquissa un sourire pour lui même. Andie avait beau être une femme ordonnée et soigneuse, lorsqu’elle se plongeait à fond dans une affaire, elle devenait la plus brouillon des avocates. Elle disait que pour réfléchir clairement sur un cas, elle avait besoin d’avoir tous les éléments sous les yeux, et c’était pourquoi elle les éparpillait sur tout un étalage. Ses yeux glissèrent vers un paquet de biscuit « Choki’s » et un cappuccino, le petit déjeuner des pressés comme ils disaient autrefois.
Andie : Tu ne devrais pas être là lâcha t-elle en ramassant les papiers pour les ôter de sa vue. Je te rappelle que nous sommes opposés dans une affaire.
Peter : Tu crois que j’ai oublié ? dit-il un peu froid.
Andie : Dans ce cas, tu dois sûrement avoir toi aussi des choses à faire. Le procès est dans deux jours.
Peter : En effet répondit-il mal à l’aise, mais j’avais besoin de te voir.
Surprise, Andie se tourna vers lui et rencontra son regard. Elle prit alors conscience de l’état déplorable dans lequel elle devait être. Elle n’était pas rentré chez elle cette nuit et s’était assoupis sur son bureau. Elle avait besoin d’une douche, de changer de vêtement et d’une retouche de maquillage. Malgré tout, il la détailla avec un regard appréciateur. En dépit de la colère qu’elle avait pour lui, elle apprécia de savoir que même ainsi, elle lui plaisait toujours. C’était un sentiment troublant mais plus fort qu’elle.
Peter : Tu es très jolie finit-il par lâcher.
Andie : Tu n’es pas très difficile dit-elle mal à l’aise tout en remettant en place quelques mèches et en lissant son tailleur.
Peter : Tu pourrais être en haillon que tu me plairais toujours, tu es ma femme dit-il en plongeant son regard dans le sien.
Andie : Peter…soupira t-elle en secouant la tête, soucieuse de se dérober à son regard scrutateur. Nous sommes séparés si tu te souviens.
Peter : J’ai une bonne mémoire Andie, je ne suis pas assez idiot pour ne pas me rendre compte que ma femme ne vit plus avec moi et que je me réveille seul dans un lit froid. Je ne suis pas assez idiot non plus pour ne pas voir la lueur de dégoût qui passe furtivement dans tes yeux lorsque tu les poses sur moi. Ca, je n’aurais pas cru le voir un jour…murmura t-il tristement avant de reprendre le dessus. En tout cas, quelque soit ce que tu éprouves pour moi en ce moment, je t’aime toujours et j’ai le droit de te dire que tu es belle si je le penses. Maintenant, je suis venu pour autre chose et non pas pour qu’on se dispute.
Surprise et troublée par les propos de son époux, Andie détourna la tête pour prendre une profonde inspiration. Lorsqu’elle reposa les yeux sur lui, il ouvrait sa mallette et en sortait une enveloppe de papier kraft. Elle l’observa à la dérobée, il avait l’air fatigué et il avait maigri aussi. Son hygiène de vie ne devait pas être aussi saine que lorsqu’elle vivait encore à l’appartement avec lui. L’air absent, il lui tendit ladite enveloppe.
Andie : Qu’est-ce que c’est ? lui demanda t-elle intriguée.
Peter : Ouvre, tu comprendras.
Curieuse, elle obtempéra et lisant les quelques mots des feuilles glissaient à l’intérieur, ses yeux s’écarquillèrent et se posèrent sur Peter à nouveau.
Andie : C’est ce que je crois… ?
Peter : Je ne leur ressemble pas Andie, je ne leur ais jamais ressembler. Je voulais juste pouvoir t’offrir tout ce que tu voulais.
Sur ses mots, il sortit en la laissant complètement abasourdie et perdue. Ce qu’il venait de faire le mettait gravement en danger, autant professionnellement que judiciairement.
Clark :Très bien, moi ça me va.
Johnson : Parfait, et vous qu’en pensez-vous James ?
James : …
Johnson : James ?
James : Pardon ? dit-il en sortant de ses pensées.
Il était en réunion avec ses patrons et tous ses collaborateurs. Ils se réunissaient tous les lundis matins et faisaient le point sur la semaine passée et sur celle à venir. En temps normal, il était le premier à entrer dans les délibérations et à avancer les problèmes, mais ce matin, il avait bien d’autres choses à penser. Il avait fait l’amour avec Rachel. Il ne pensait pas que cela puisse se reproduire un jour et pourtant…Ce matin, en se réveillant, elle tendrement blotti contre lui, il s’était senti propulser deux ans auparavant et avait revécu la scène où il la découvrait avec un autre. Même si faire l’amour avec elle lui avait rappelé combien il avait pu l’aimer et combien il était bon d’être avec elle, ses idées étaient bien trop confuse pour prendre une quelconque décision. Ne se sentant pas le courage de l’affronter, il l’avait lâchement laissé dans son appartement, espérant qu’elle comprendrait d’elle-même que s’était une erreur.
James : Excusez-moi, de quoi parliez-vous ?
Johnson : Des actions « Spyware », nous pensions accès nos clients sur celle-ci.
James : C’est une jeune entreprise en pleine expansion, leurs produits sont attractifs et je suis sûr que les gens vont se ruer dessus pourtant, à votre place je m’en abstiendrais. C’est la première entreprise de Burt Swanson, il est jeune et débute. De plus, c’est un flambeur et je pense qu’il coulera de lui-même son entreprise, il n’est pas encore assez mâture pour garder un tel contrôle sur ses affaires.
Johnson hocha la tête, les avis de James se révélaient souvent plein de sagesse. Ils décidèrent donc de continuer avec leurs anciens partenaires. La réunion était terminée, chacun se leva et aller sortir lorsque la porte s’ouvrit à la volée.
Rachel : Où est James Stratford ?? s’écria t-elle.
Surpris, James se pencha et vit Rachel, visiblement folle de rage, entrer dans la pièce, suivit de près par Claire, la secrétaire du bureau.
Claire : Je suis désolée, je n’ai pas pu l’arrêter s’excusa t-elle auprès de James.
James : Ce n’est pas grave, un bulldozer n’y serait pas parvenus non plus dit-il en regardant Rachel. Monsieur Johnson, veuillez excusez cette interruption.
Johnson hocha la tête, un léger sourire au coin des lèvres.
Johnson : Messieurs, voudriez-vous les laisser s’il vous plait dit-il en les entraînant avec lui.
Il vit ses collègues sortir, tout sourire et se faisant des messes basses. Il était fort à parier qu’il serait le point de mire des ragots pendant quelques temps. Dès que la porte se fut refermée, Rachel s’avança vers lui et lui envoya une baffe retentissante. James posa sa main sur sa joue douloureuse et massa sa mâchoire.
James : Tu veux qu’on parle je suppose.
Rachel : Parler ? Pourquoi faire, je suis une fille habituée à ça non ? Coucher avec un mec et me réveiller seule le lendemain. C’est ce que tu t’es dis n’est ce pas ?
James : Je ne t’ais jamais considéré comme une fille facile lâcha t-il légèrement vexé par ses propos.
Rachel : Tu l’as pourtant fais ce matin. Non mais je rêve, tu couches avec moi et tu me laisses me réveiller dans un lit complètement vide !! s’égosilla t-elle.
Un silence envahit la pièce. Les yeux rivaient l’un sur l’autre, ils semblaient se défier en même temps qu’une douce tristesse envahissait leurs regards.
James : On ne peut pas Rachel.
Rachel : Parce que tu es fiancé et que tu l’aimes ?
James : Parce qu’on a déjà essayé et que ça n’a pas marché. Parce que nous nous ferions trop de mal en recommençant.
Rachel : Ca c’est ton avis ! Et il est bien différent du message que tu m’as envoyé hier ! Ce que je crois moi c’est que tu es trop lâche pour nous donner une chance. Tu as peur d’être blessé comme tu as peur d’être heureux.
James : Tu peux penser ce que tu veux. Ca ne changera pas le fait que nous ne sommes pas fait pour être ensemble.
Rachel : Pourquoi avoir coucher avec moi dans ce cas ? L’occasion était trop belle pour ne pas la saisir c’est ça ? La pauvre cloche qui se tenait devant toi était prête à s’offrir, alors pourquoi ne pas en profiter !
James : Tu sais très bien que ce n’est pas ça ! se défendit-il. C’était une erreur, je n’aurais jamais dû.
Rachel fut blessé par ses mots.
Rachel : C’était bien une erreur en effet…la mienne dit-elle la voix brisée mais digne.
Elle resserra l’étreinte de ses doigts sur son sac à main et lui jeta un dernier regard avant de faire volte face pour sortir.
James : Attends…
Elle s’arrêta sur place mais ne se retourna pas vers lui, elle n’avait pas la force d’affronter son regard.
James : Je suis désolé lâcha t-il sincère.
Sans un mot, elle se dirigea vers la porte avant de finalement se retourner vers lui.
Rachel : Tu m’avais dis une fois que tu serais assez fort pour être mon homme. Apparemment, tu avais surestimé tes capacités.
Sur ce, elle sortit. Ses larmes ne glissèrent le long de ses joues qu’une fois qu’elle eut quitter l’enceinte du bâtiment.
« Je m’ennuie » pensa tristement Audrey. Depuis qu’elle avait quitté Tom et son travail, elle se sentait seule et ses occupations se résumer à faire les magasins. Elle vivait chez Joey et Pacey mais ils travaillaient tous les deux et ils avaient leurs vies de couples, elle se sentait souvent de trop. Elle savait qu’ils ne lui demanderaient jamais de partir mais ils allaient avoir leur bébé et elle aller obligatoirement devoir partir. De toute façon, elle ne pouvait pas s’incruster indéfiniment chez eux non plus. Mais c’était dur de ne pas savoir quoi faire de sa vie. Frustrée, elle râla avant d’apercevoir Jen au loin, elle pénétrait dans une boutique qui semblait fermée. Intriguée, elle la suivit. A l’intérieur de cette boutique, deux peintres s’activaient à rendre l’endroit agréable et vivable. Jen, au milieu, prenait des notes sur un calepin tout en observant l’espace.
Audrey : Mais que se passe t-il ici ? s’exclama t-elle surprise.
Jen : Audrey ! dit-elle en l’apercevant.
Ravie de la voir, elle alla la serrer dans ses bras.
Audrey : Alors, tu m’expliques ou je dois aller questionner ces deux ...jolis garçons finit-elle en portant son regard appréciateur sur les deux jeunes peintres. Je suis assez tenter par la deuxième option déclara t-elle en souriant.
Jen : Viens avec moi ! dit-elle en rigolant.
Elle l’entraîna avec elle dans une espèce d’arrière boutique qui était déjà beaucoup plus accueillante que l’entrée principal. Une cafetière trônait sur une petite table dans le coin. Jen leur servit deux cafés et elles prirent place sur le canapé d’appoint qui se trouvait là.
Audrey : Alors, peut tu me dire ce que tu fais ici ? Dans ce magasin fermer, à prendre des mesures… avec cet air rayonnant ajouta t-elle devant le sourire de son amie.
Jen : Cet endroit est à moi.
Audrey écarquilla de grand yeux avant de regarder tout autour d’elle émerveillé.
Audrey : Mais comment… ? Raconte !
Jen : Et bien, pour commencer, tout va mieux entre Jack et moi.
Audrey : C’est génial lui dit-elle sincèrement contente pour eux.
Jen : Merci, c’est grâce à toi. Tu as réussis à m’ouvrir les yeux.
Audrey : Quelque soit la modeste contribution que j’ai pu t’apporter, tu me vois ravie. Vous formez un couple parfait. Et puis, vous vous aimez, cela aurait été dommage de tout gâcher.
Jen : Je suis d’accord acquiesça t-elle en souriant, l’image de Jack lui passant en tête. Je l’aimes soupira t-elle.
Audrey : Ca crève les yeux. Mais alors, explique, cet endroit est à toi ?
Jen : Oui. C’est Jack qui me l’a offert.
Audrey : Offert mais, mais…pourquoi ?
Jen : Ca a marché Audrey dit-elle avec un grand sourire. Je vais créer ma propre ligne de vêtement.
Audrey : Oh mon dieu, mais c’est formidable dit-elle en la serrant dans ses bras. Je ne sais pas quoi dire, c’est tellement, incroyable.
Jen : Je sais, moi-même je n’en reviens pas encore. C’est si…soudain. Il y a encore quelques jours, je ne savais pas si j’allais parvenir à faire quelque chose de ma vie dit-elle en s’emportant, et aujourd’hui…J’ai des rêves, des projets….un homme que j’aime.
Audrey soupira en l’écoutant, elle avait de la chance. Jen avait tout ce qu’elle désirait et elle…
Jen : Audrey, ça va ?
Audrey : Oui, ne t’en fais pas. C’est juste que…
Jen comprit l’air triste qu’Audrey avait arboré tout à coup. Elle ne devait pas traversée une période facile ces derniers temps. Soudain, une idée germa dans son esprit. Oui, elle avait de quoi redonnait le sourire à Audrey et aussi, lui redonner un peu goût de s’amuser.
Jen : J’ai un petit service à te demander.
Audrey : Lequel ? demanda t-elle surprise.
Jen : Et bien, lorsque tout sera en ordre et que je serais capable d’ouvrir le magasin, j’aurais besoin d’une vendeuse. Je n’aurais pas le temps de m’en occuper toute seule, il faudra que je planche sur la collection suivante et quelqu’un devra s’occuper du magasin.
Audrey : Et tu voudrais que ce soit moi ? s’exclama t-elle en se levant et en regardant autour d’elle, jaugeant les lieux.
Jen : J’ai besoin de quelqu’un au contact facile et qui connaît la mode, quelqu’un de souriant, agréable et qui mieux que toi !!!
Rêveuse, Audrey détailler les lieux et s’imaginer déjà conseillant les clientes et rangeant les étalages, elle entrevoyait déjà tout le potentiel de l’endroit.
Jen : Qu’est-ce que tu en penses ?
Audrey : Jen, ça serait génial lui dit-elle reconnaissante. Merci merci merci ! s’écria t-elle en la prenant dans ses bras.
Jen : On va faire une équipe du tonnerre.
Audrey : Je te promets que tu ne le regretteras pas.
Jen : Je n’ai aucun doute là-dessus.
Audrey : Bon maintenant, si tu me présentais les deux charmants jeunes hommes qui travaillent dans notre magasin.
Jen rigola alors qu’Audrey l’emmenait déjà dans la pièce principale. Elle avait prit une bonne décision.
Un châle sur les épaules, Bessie rejoignit Joey, qui assise au bord du ponton, regardait tranquillement l’horizon. En silence, elle prit place à côté d’elle.
Joey : J’avais oublié combien cet endroit pouvait être calme.
Bessie : C’est une belle soirée dit-elle en regardant le soleil se coucher sur la rivière.
Joey acquiesça.
Bessie : Alors, comment te sens-tu petite sœur ?
Joey : A l’idée d’être enceinte ? Et bien, j’avoue que j’ai eus du mal à m’y faire, avec mon travail qui commence…mais tout va bien ajouta t-elle en souriant tendrement. Pacey et moi allons donner tout notre amour à ces deux bébés et je suis sûr que tout se passera bien, c’est une question d’organisation.
Bessie : Je suis sûre que vous vous en sortirez. Tu seras une maman géniale quant à Pacey, n’en parlons pas ! J’ai l’impression qu’il n’attend qu’une chose, c’est que ces bouts de choux viennent au monde.
Joey : Ouais dit-elle en souriant tendrement, il est pressé.
Bessie : Ca se voit !
Joey : Dis moi, comment ça se passe ici ?
Bessie : Le Bed and Breakfast marche bien, nous commençons même à avoir des clients réguliers qui reviennent chaque été. Bodie n’est plus obligé de partir si souvent travailler à Providence, ce qui m’enchante dit-elle avec un grand sourire. Alexander est un enfant assez sage pour son âge, je n’ai pas à me plaindre. Donc, tu vois, ma vie me convient parfaitement.
Joey : Tu es rayonnante lui dit-elle sincère.
Bessie : Merci. Mais je te retourne le compliment. La grossesse te vas à merveille. Je suis sincèrement contente pour vous deux, tu sais combien j’aime Pacey. Je sais qu’il te rend heureuse et pour ça, il aura ma reconnaissance éternelle.
Joey : Merci pour lui dit-elle en rigolant….J’ai de la chance n’est-ce pas ? lui dit-elle sans vraiment attendre de réponse.
Bessie : Oui. Ce garçon est fou de toi.
Pacey : On parle de moi dit-il en souriant.
Bessie : Tu as toujours le chic pour arriver quand ça t’arrange lui dit-elle en rigolant.
Pacey : Que veux tu, lorsque l’on fait mes éloges, j’ai comme un sixième sens qui me prévient.
Bessie se leva et lui déposa un baiser sur la joue au passage.
Bessie : Je vous laisse les enfants.
Doucement, il s’approcha de sa femme et s’assit derrière elle. Il lui déposa un tendre baiser dans le coup tout en passant ses bras autour de sa taille pour l’enlacer. Joey se laissa aller contre lui et sourit en le sentant caresser son ventre.
Joey : Monsieur est impatient ? Tu sais, mon ventre n’a pas grossit depuis il y a quoi, une heure ? dit-elle légèrement moqueuse.
Pacey : Je saurais attendre dit-il calmement.
Devant l’air surpris de sa femme, il s’expliqua.
Pacey : J’ai appris au fil des années que tout arrive un jour ou l’autre, il suffit d’y croire. Moi je crois en ce jour depuis mes huit ans, alors quelques mois de plus…
Joey enlaça ses doigts à ceux de son mari et resserra l’étreinte de ses bras contre elle.
Joey : Merci Pacey murmura t-elle.
Pacey : De quoi ? demanda t-il surpris.
Joey : D’exister, d’être l’homme que tu es et de m’aimer comme tu le fais, depuis si longtemps ! ajouta t-elle.
Pacey : Tout le plaisir est pour moi dit-il en se penchant pour l’embrasser.
Joey : Je t’aime lui dit-elle en le fixant du regard.
Pacey : Pas autant que moi lui dit-il en l’embrassant à nouveau, plus passionnément.
Charlotte déambulait dans le théâtre, observant les lieux. Elle avait l’impression de le découvrir pour la première fois. Tout avait changé, tout était plus beaux, solides, propres. Elle avait passé une semaine à observer Dawson, il s’était donné sans compter pour cet endroit. Tout le travail qu’il avait fournit l’avait laissé sans voix. Elle n’arrivait pas croire qu’il s’était investit autant. Il ne lui avait rien demandé, ils s’étaient à peine parler d’ailleurs. Ils se croisaient et se disaient bonjour poliment, rien de plus. Elle savait par Sam qu’il dormait peu, d’ailleurs, il avait maigrit. Soudain, elle l’aperçut près de la fontaine à eau. Elle alla le rejoindre.
Charlotte : Bonjour lui dit-elle timidement.
Dawson : Bonjour répondit-il surpris mais ravit de la voir.
Mal à l’aise, elle regarda tout autour d’elle.
Charlotte : Tu as fais du très bon boulot.
Dawson : Merci lui répondit-il gêné. Je n’ai pas encore finis.
Ne tournant pas plus longtemps autour du pot, elle se décida à lui parler du coup de fil de Jeff, son patron.
Charlotte : Jeff a téléphoné à la maison, il n’arrivait pas à te joindre.
Dawson : Que voulait-il ?
Charlotte : Il veut que tu le rappelles. C’est au sujet de ton dernier film je crois.
Dawson : Je lui ais dis que je n’avais pas le temps pour l’instant.
Charlotte : Il avait l’air impatient l’informa t-elle. Il a ajouté dit-elle hésitante, que si tu n’y allais pas avant la fin de la semaine, tu perdrais ce contrat.
Dawson : Tant pis dit-il en haussant les épaules.
Hébétée, elle le regarda fixement.
Charlotte : Je croyais que ce projet comptait beaucoup pour toi ? s’étonna t-elle.
Dawson : Pour l’instant, ce n’est pas ma priorité dit-il en plongeant son regard dans le sien.
Charlotte comprit qu’il restait pour elle et en fut surprise. En même temps, une douce chaleur jusqu’alors perdue s’installa en elle.
Charlotte : Tu ferais ça, juste pour moi ?
Dawson : Charlotte souffla t-il, tu n’imagines pas le nombre de chose que je pourrais faire « juste pour toi ».
Malgré elle, elle ébaucha un sourire. L’homme qui se trouver devant elle était bien celui dont elle était tombée éperdument amoureuse, celui à qui elle avait promis de se marier. Elle ne pouvait pas rester indifférente à tous les efforts incroyable qu’il faisait pour elle et pour eux.
Charlotte : Dawson, je ne t’ais jamais demandé de mettre ton travail entre parenthèse pour moi, je sais combien il compte pour toi et tous les sacrifices que tu as fais pour en arriver là où tu es aujourd’hui.
Dawson : Peut être mais j’ai l’impression de mettre perdu en route et pire, de t’avoir perdue aussi.
Charlotte : Tu ne m’as pas perdu lui dit-elle en souriant, réalisant combien elle pouvait l’aimer.
Dawson sentit son cœur faire un bond dans sa poitrine.
Dawson : Tu veux dire que…demanda t-il sans oser y croire.
Charlotte : Je veux dire que tu devrais y aller…. Et revenir vite finir de préparer notre mariage avec moi. Enfin, si tu veux toujours de moi.
Heureux comme jamais, Dawson la souleva dans les airs en la faisant tournoyer avant de la redescendre et de plonger son regard dans le sien.
Dawson : Si tu savais comme je t’aime.
Charlotte : Prouves-le le défia t-elle en souriant taquine.
Ne se faisant pas prier une seule seconde de plus, Dawson l’embrassa tendrement. Il avait désespéré de pouvoir refaire ça un jour. Ses lèvres se firent une douce caresse à laquelle Charlotte ne pu résister. Lentement, il se décolla d’elle.
Dawson : En tout cas, je n’y vais pas.
Charlotte : Si affirma t-elle. Ce projet c’est le tien et tu dois le réaliser.
Dawson : Pas question, je reste auprès de toi.
Charlotte : Dawson dit-elle en souriant. Jamais je ne te ferais abandonner tes rêves pour moi alors tu vas aller faire ce que tu sais faire de mieux, ce pourquoi tu as travaillé si dur, seulement…je te demanderais de ne plus nous oublier en cours de route.
Dawson : Je peux t’en faire la promesse ! lui dit-il solennellement.
Il lui déposa un autre baiser avant de la serrer contre lui. Au loin, il aperçu Sam qui les regardait en souriant, l’air visiblement satisfait. Il lui adressa son plus beau sourire alors que celui-ci s’éloignait, amusé.
N’ayant pas de nouvelle d’elle malgré les nombreux messages qu’elle avait laissés sur son répondeur, Andie avait décidé de passer la voir directement. La porte de son bureau étant entre ouverte, elle l’a vit, assise sur sa chaise, tourner vers la fenêtre, perdue dans ses pensées. En temps normal, elle aurait du la trouver penché sur un tas de paperasses. Quelque chose n’allait pas.
Andie : Toc toc dit-elle en donnant deux légers coups contre la porte de son bureau.
Rachel se tourna vers elle et esquissa un sourire.
Rachel : Entre.
Andie referma la porte derrière et alla s’asseoir sur le canapé ou Rachel vint la rejoindre. Andie remarqua d’emblée l’air triste de Rachel et s’inquiéta.
Andie : Rachel, que se passe t-il ?
Rachel : Rien lui dit-elle en souriant, l’air de rien.
Andie : Je ne suis pas stupide, je te connais. Ca a un rapport avec James ?
Voyant les yeux de Rachel s’assombrir, elle comprit instantanément que oui.
Andie : Tu es allée le voir, c’est ça ? Que s’est-il passé ?
Rachel se leva et alla vers la fenêtre.
Rachel : Je lui ais dis, comme tu me l’avais conseiller.
Andie : Et il t’as repoussé dit-elle l’air déçu.
Rachel hocha la tête.
Rachel : Juste après m’avoir fait l’amour.
Andie : Quoi ? s’exclama t-elle. Vous avez recouché ensemble ???
Rachel : Je lui ais avoué que je l’aimé encore et que je n’arrivais pas à l’oublier. Une chose en entraînant une autre, ont a finis par faire l’amour. Au petit matin, il n’était plus là dit-elle en refermant ses bras contre sa poitrine.
Andie : Le salaud ! lâcha t-elle hors d’elle.
Rachel : C’est aussi ce que j’ai pensé, alors je suis allée le voir à son bureau et c’est là qu’il m’a dit avoir fait une erreur.
Andie : Je n’en reviens pas dit-elle en se levant à son tour. Je te jure qu’il va m’entendre.
Rachel : Inutile dit-elle en se tournant vers elle. Au moins, cette fois, je suis fixée. Je vais pouvoir tourner la page.
Andie : Mais pourquoi avoir recouché avec toi si c’était pour te quitter le lendemain !!!
Rachel sentit des larmes dévalaient ses joues.
Rachel : J’y ais crus Andie, j’ai y vraiment cru. Je pensais que lui et moi avions encore un chance.
Andie : Je comprends dit-elle en la serrant dans ses bras. Je suis vraiment désolée. Je n’aurais jamais du te dire d’aller là bas.
Rachel : Tu ne pouvais pas savoir la rassura t-elle. Et puis, c’était ma propre décision.
Elle leur servit deux cafés et l’entraîna avec elle à nouveau sur le canapé.
Rachel : Parle moi de toi maintenant, tu en es où de ton procès ?
Andie : Je l’ai gagné répondit-elle mal à l’aise.
Rachel : C’est vrai ??? Mais c’est génial ! Non ? demanda t-elle perdue en voyant l’air de son amie.
Andie : Peter m’a apporté les éléments qui m’ont aidé à gagnés. Je n’arrive pas à comprendre pourquoi il a fait ça.
Rachel : C’est étrange avoua t-elle.
Andie : J’ai hésité avant de les utiliser, si son patron découvre ce qu’il a fait, il risque d’être viré.
Rachel : Je croyais que c’était ce que tu voulais ? demanda t-elle intriguée.
Andie : Je voulais qu’il comprenne par lui-même et non qu’il se fasse renvoyer. Et puis, si cela vient à se savoir, il pourrait être radier du barreau.
Rachel : On dirait qu’il a prit des gros risques.
Andie : Ouais.
Rachel : Tu ne t’ais pas demandé pourquoi il a fait ça ?
Andie : J’ai peur de le découvrir dit-elle l’air triste.
Rachel : Dans ce cas, je vais te le dire. Il l’a fait pour toi. J’ai l’impression qu’il commence à voir qu’il n’est pas du bon côté.
Andie détourna le regard, ses triturant les mains.
Rachel : Tu es allée lui parler ?
Andie : Je n’ai pas encore osé.
Rachel : Ben tu devrais le faire.
Andie grimaça, elle détestait quand Rachel avait raison.
Amusé, Jen arriva derrière Jack et passa ses bras autour de sa taille.
Jen : Tu n’es qu’un vilain curieux !
Jack : Aie, prit sur le fait dit-il en souriant.
Il était descendu regarder les derniers dessins qu’elle avait fait. Elle était bourrée de talent, il n’y avait jamais vraiment prêté attention.
Jack : Je les trouve très bien. Tu as décidé de t’élargir aux pré-ados ?
Jen : Oui, l’autre nuit des idées me sont venus et j’ai commencé à dessiner.
Jack : Tu les as envoyé à « Kid’s Color » ?
Jen : La semaine dernière, ils ont adoré.
Jack : Ce sont des personnes de goûts dit-il en reposant les dessins pour pouvoir se retourner et passer ses bras autour de sa taille.
Jen : J’en ai l’impression dit-elle en souriant.
Affectueusement, il déposa un baiser sur ses lèvres.
Jack : Comment avance les travaux ?
Jen : Plutôt bien, j’ai engagé Audrey comme vendeuse lui raconta t-elle. Je la trouvais un peu déprimé, je me suis dis que ça pourrait lui faire du bien et qu’ainsi, je l’aurais sous les yeux pour pouvoir lui remonter le moral.
Jack : C’est une très bonne idée. Il faudrait qu’elle se retrouve quelqu’un de bien.
Jen : Dès que j’aurais cinq minutes, je me mets en quête du prétendant idéal.
Jack éclata de rire, Jen adorais jouer les marieuse. C’était quelque chose qu’il aimait chez elle, sa volonté de rendre les gens heureux autour d’elle. Il la dévorait du regard, elle était de plus en plus belle, avoir des projets la rendait resplendissante. Amoureux, il la resserra contre lui avant de l’embrasser à nouveau.
Jack : Depuis combien de temps n’avons-nous pas fait l’amour dans cette pièce ? lui demanda t-il en picorant son cou de tendre baiser.
Jen : Une éternité dit-elle en se laissant aller contre lui.
Jack : Va falloir y remédier lui dit-il en lui faisant un sourire coquin.
En rigolant Jen l’embrassa avant de le repousser un peu.
Jen : Il va falloir calmer tes ardeurs quelques instants Roméo, je dois aller prendre ma pilule d’abord.
Elle commença à s’éloigner alors qu’il l’arrêta par la main.
Jack : Tu n’es peut être pas obliger de la prendre lui dit-il tout à coup.
Surprise, Jen s’arrêta et le dévisagea.
Jen : Qu’est-ce que tu veux dire par là ? demanda t-elle hébétée.
Jack : J’en sais rien, je me disais que peut être tu pourrais l’arrêter. Je sais que tu commences un nouveau boulot et que c’est une nouvelle vie pour toi mais…
Jen : Mais quoi ?
Jack : J’y pensais déjà avant mais je me suis dis que ce n’était pas le bon moment pour parler de ça.
Jen : Et là, tu crois qu’on est prêt ?
Jack : Moi je suis prêt. Jen, je ne veux en rien contre carrer ta carrière mais si tu te sens de mener les deux de front, je peux te garantir que je suis prêt à te soutenir et à t’épauler.
Perdue, Jen se demanda ce qu’elle devait faire. Elle jeta un regard vers la porte avant de reposer son regard sur lui. Un sourire se dessina sur son visage et, décidé, elle marcha vers lui.
Jen : Je crois que je suis prête aussi lui dit-elle contre ses lèvres.
Soulagé, Jack la prit dans ses bras et l’embrassa tendrement. Il alla mettre de la musique avant de revenir vers elle le regard langoureux. Lentement, prenant leur temps ils se déhanchèrent au rythme de la musiques tout en s’embrassant et en se déshabillant mutuellement. Le sourire aux lèvres, ils dansèrent jusqu’au canapé où ils se laissèrent tomber en rigolant. Tendrement, ils firent l’amour, conscient qu’ils pouvaient basculer dans une autre vie. Une vie où ils ne seraient plus deux.
Assis devant la télévision, James essayer vainement de se concentrer mais c’était peine perdu. Depuis une heure qu’il était là, il avait regardé défilés des images sans accorder la moindre importance aux dialogues. Il n’avait cessé de jeter de petits coups d’œil fréquent vers le canapé, il n’avait pas eut envie de s’asseoir dessus et lui avait préféré le fauteuil. Chaque fois qu’il regardait le canapé, ils s’y revoyait…il revivait chaque instant. Il n’aurait jamais du faire ça, c’était une erreur se disait-il. Il s’en voulait terriblement, repenser aux regards que Rachel avait eut pour lui et à la peine qu’il avait pu lire dans ses yeux lui faisait mal. Et cette dernière phrase qu’elle lui avait dite. « Il n’était pas assez fort pour être son homme »…pourtant, il y avait longtemps crut. Le faite qu’elle lui lance ça à la figure l’avait remué. Replongé dans une partie de son passé qu’il avait longuement tenté d’oublier. Il leva les yeux et aperçut le mini bar, Diane avait essayé de le persuader de l’enlever vu son passé mais il avait insisté, prétextant que s’il n’était pas capable de tenir, c’était qu’il n’était pat guéri et que les invités n’étaient pas obligés de boire de l’eau à cause de lui. La gorge sèche, il commença à marcher vers les bouteilles et avança une main tremblante vers le whisky. Diane, qui arrivait à ce moment là, resta debout dans l’embrasure de la porte, l’observant. Après tous les efforts qu’il avait fait, elle n’arrivait pas à croire à ce qu’elle voyait. Que lui arrivait-il ? Elle le vit hésiter devant les bouteilles d’alcool, visiblement très tenté. Oh ce n’était pas ce qui l’inquiéter le plus, il était capable de boire sans abus maintenant, mais c’était la lueur étrange qui brillait au fond de son regard qui l’a perturbé. Elle la connaissait bien et croyait qu’il l’avait perdu à jamais.
Diane : James… ? dit-elle doucement.
Surpris, il sursauta avant de s’éloigner du bar.
James : Je ne savais pas que tu étais rentré balbutia t-il gêné.
Diane : Tu ne m’as pas entendu rentrer lui expliqua t-elle.
James : Oh…
Diane : James, qu’est-ce qu’il se passe ? lui demanda t-elle inquiète.
James : Rien dit-il négligemment.
Diane : Je t’ais vu devant ce whisky, j’ai vu ta main trembler, comme avant, n’oublie pas que je te connais.
James : Si je te dis que j’avais un peu soif, ça ne te convaincra pas dit-il en haussant un sourcil.
Désapprobatrice, Diane posa ses mains sur ses hanches.
James : J’ai eu une mauvaise journée prétexta t-il.
Diane : Vu ce que j’ai vu de toi ces derniers jours, je dirais plutôt que tu as eus une mauvaise semaine.
James : Ca va aller lui affirma t-il.
Diane : James, nous sommes sensés nous marier dans quelques mois, alors si il y a quelque chose qui ne va pas, je pense que j’ai le droit de savoir.
James : Je t’assure que tout va bien lui dit-il rassurant. C’est un petit souci au travail, rien de plus.
Elle ne le croyait pas, il y avait plus. Un petit souci au travail ne l’aurait pas mit sur le point de boire. Contrairement à ce qu’il pouvait pensé, elle n’était pas idiote et savait d’où venait son problème. Tout avait commencé lorsqu’il avait revu cette Rachel. Elle avait vu tout de suite qu’il y avait quelque chose de spécial entre eux et il ne lui avait pas fallut longtemps pour comprendre qu’elle était la raison pour laquelle il se trouvait en Europe et pour laquelle il buvait autant. Qu’y avait-il aujourd’hui entre lui et elle ?
Diane : Tu es sûr que c’est tout ? lui demanda t-elle, prête à écouter.
James : Oui, ça doit être les préparatifs du mariage qui me mettent sur les nerfs lui dit-il en venant la prendre dans ses bras.
Il pouvait se montrer très convainquant lorsqu’il voulait, mais il pouvait y mettre toute la sincérité qu’il voulait, elle n’arrivait pas à se ranger à ce qu’il disait.
Marjo (23.02.2005 à 22:58)
Hésitante, Andie finit par frapper quelques coups contre la porte. Elle avait décidé de venir parler avec Peter. Elle voulait savoir où ils en étaient tous les deux. Quelques minutes s’écoulèrent avant qu’enfin, il ne vienne ouvrir la porte. Pied nu, il portait son pantalon de costume avec sa chemise blanche par-dessus, les pans sortit. Surpris de la voir là, il ouvrit la bouche sans pouvoir parler.
Andie : Bonjour Peter lui dit-elle d’une voix qu’elle voulait neutre.
Peter : Andie. Entre, je t’en prit dit-il en s’écartant du passage.
Andie pénétra et sourit aussitôt. Elle reconnaissait bien là l’appartement d’un homme célibataire et peu soucieux de l’ordre. Des vêtements traînant ça et là. Il les attrapa rapidement au passage et les envoya valser dans le cagibi, pensant peut être que c’était mieux. Il avait l’air nerveux, ils ne s’étaient pas véritablement parler après le procès. Elle remarqua un carton sur la table où des cadres et des piles de dossier s’entassaient. Elle s’approcha et reconnut la photo d’eux qu’il avait sur son bureau, au travail. Incrédule, elle le prit et se retourna vers lui, attendant des explications.
Peter : J’ai démissionné dit-il en fourrant ses mains dans ses poches. Mais on peut dire qu’ils n’ont pas fait grand chose pour me retenir non plus.
Andie le dévisagea, hébétée par la sérénité avec laquelle il prenait la chose.
Peter : Tout à coup, je n’étais plus leur avocat préféré dit-il sarcastique. Tu veux un café, j’ai besoin d’un café.
Elle le regarda partir vers la cuisine sans rien dire de plus. Elle le suivit.
Andie : Ils ont découvert ce que tu avais fais ?
Peter : Non. Et si tu ne me dénonces pas, je devrais éviter la prison dit-il en ébauchant un sourire.
Andie : Ce n’est pas drôle lâcha t-elle légèrement agacée par son attitude nonchalante.
Peter : Quoi, tu ne vas pas me dire que tu es triste de mon départ, c’est ce que tu voulais depuis le début.
Andie : Je ne le voulais pas dans ces conditions !
Peter : Le résultat est tout de même là.
Andie : Je te rappelle que c’est en partie ta faute, c’est toi qui m’a amené cette enveloppe.
Peter : Je m’en souviens dit-il en versant les doses de cafés dans la cafetière. Faut croire que j’ai finis par trouver un sens moral.
Andie : Tu as pris de gros risques dit-elle d’une voix fine.
Peter : La crèche reste ouverte, tout le monde garde son travail, tout est bien qui fini bien.
Andie : Sauf pour toi, tu n’as plus de travail.
Peter posa ses deux bras sur le comptoir et la dévisagea, la défiant de lui dire encore une fois qu’elle en était désolée.
Andie : Bon d’accord, ce n’est pas la fin du monde mais il comptait pour toi.
Peter : J’en trouverais un autre.
En silence, il leur servit deux cafés et ils s’assirent face à face pour le boire. Maintenant qu’ils avaient parlé profession, ils leur fallaient parlé d’eux, de leur couple. Peter allait parler le premier mais Andie la coupa.
Andie : Je pars pour Washington demain, je dois aller aider notre bureau là bas sur une affaire de viols collectifs sur des enfants mineurs.
Peter : Le genre de cause que tu aimes défendre.
Andie : Ouais, mais je préférerais ne pas à avoir à traité ce genre de chose.
Peter : Le monde n’est pas parfait lui dit-il d’une voix désolée…Tu vas être partie combien de temps ?
Andie : Trois semaines, un mois tout au plus.
Peter : A ton retour, nous pourrions peut être parler de nous.
Andie : Je pense en effet que c’est une bonne idée.
Elle se leva et il la raccompagna à la porte qu’il tenait ouverte devant elle.
Peter : Dis, tu serais d’accord pour…
Andie : Pour ? demanda t-elle pleine d’espoir malgré elle.
Peter : Pour que je t’appelle de temps en temps, juste pour prendre de tes nouvelles…
Andie : J’aimerais beaucoup lui dit-elle en lui souriant tendrement.
Peter soupira, soulagé, pour la première fois depuis longtemps, il entrevoyait de l’espoir pour son couple. Andie se mit sur la pointe des pieds et lui déposa un baiser sur la joue.
Andie : A bientôt lui dit-elle avant de s’éclipser.
Plein d’espoir, il posa une main sur sa joue alors qu’il refermait la porte une fois qu’elle se fut évanouie de sa vue. Une fois dehors, Andie se mit à sourire, heureuse.
Nerveuse, Charlotte consulter sa montre régulièrement. L’heure tournait.
Sam : Tu attends quelqu’un ma belle dit-il en venant derrière elle sans qu’elle l’eut entendu.
Charlotte : Mon fiancé avoua t-elle.
Sam : Il est en retard ? demanda t-il surpris.
Charlotte : Non, avoua t-elle contrite. Mais nous devons prendre un avion pour Boston dans deux heures. L’une de ses meilleures amies fêtent l’ouverture de son magasin et mon cousin fait la répétition de son mariage.
Sam : Tu as des raisons de croire qu’il pourrait être en retard ?
Charlotte : Non.
Depuis un mois qu’il avait commencé le tournage de son nouveau film, il revenait chaque week end sans faute et il tenait toutes les promesses qu’il lui faisait. Et aujourd’hui, il avait promis de venir et de ne pas la laisser une fois de plus, aller à une réunion entre amis sans lui.
Sam : Je suis sûr que tu n’as pas à t’inquiéter. Ce petit n’est pas assez fou pour te poser un lapin.
Rassurée, Charlotte lui fit son plus beau sourire.
Charlotte : il va venir lui dit-elle sûr d’elle.
Sam : J’aime mieux ça ! lui dit-il avec un sourire paternel. D’ailleurs, quand on parle du loup…
Charlotte se retourna et vit Dawson, arrêter dans l’allée, la regardant tendrement. Charlotte laissa un sourire heureux envahir ses lèvres, il était là, et avait une heure d’avance. Elle courut dans ses bras. Dawson laissa tomber son sac et l’embrassa tendrement.
Dawson : Tu m’as manqué.
Charlotte : Toi aussi dit-elle en le serrant contre elle. Tu as fais un bon voyage ?
Dawson : Je suis venu ici directement.
Charlotte : Je vais chercher mon manteau, on pourra rentrer tout de suite, tu as sûrement envie de prendre une douche avant qu’on ne parte.
Dawson : Bonne idée.
Elle s’éclipsa rapidement et il en profita pour saluer Sam.
Sam : Comment vas-tu mon petit ?
Dawson : Je vais très bien. Je crois même que je n’ai jamais été aussi bien.
Sam : Ca se voit !
Quelqu’un toussota à côté d’eux. Dawson se tourna et reconnut Randy, le soupirant de sa fiancé.
Randy : Bonjour, je voulais savoir si tu avais encore besoin de moi pour aujourd’hui Sam ?
Sam : Non, tu peux y aller.
Randy : D’accord. Bonne soirée alors.
Randy leur fit un signe de la tête et les deux hommes le regardèrent s’éloigner. Dawson fut surpris de le voir rejoindre une fille, il se tourna hébété vers Sam qui souriait.
Dawson : Je croyais qu’il en pincer pour Charlotte ?
Sam : Il faut croire qu’il a abandonné la partie. Je pense que c’est le visage épanouie et rayonnant que ta fiancée affiche depuis quelques temps qui l’a décidé à voir d’autres filles.
Ravit de savoir que Charlotte était heureuse, grâce a lui, Dawson se sentit toute heureux. Lorsqu’elle réapparut, il ne pu s’empêcher de l’embrasser.
Charlotte : A quoi dois-je cet élan soudain ?
Dawson : Je pourrais dire à ta beauté mais ça ne serait pas assez…
Charlotte : Flatteur dit-elle en rigolant. Allez, allons-y. Au revoir Sam dit-elle en s’éloignant bras dessus bras dessous avec Dawson.
Sam : Amusez vous bien les enfants !
Sam les regarda sortir du théâtre, il s’était beaucoup attaché à ces deux là et il était sincèrement ravie pour eux. Content, il retourna à son travail.
Jen : Est-ce que tout est prêt demanda t-elle nerveuse.
Jack : Jen, on t’a déjà dis de ne pas t’inquiété, tout se passera bien.
Audrey : Oui, arrête de t’angoisser. Tout est en place, tes vêtements sont suspendus, la boutique est décorée, le champagne est versé, les petits fours sont prêts. Tout roule lui affirma t-elle.
Jen : Mais s’il y avait un problème, il y a toujours des problèmes de dernières minutes, des choses auxquels on avait pas pensé et qui pouvait nous paraître banales sur le moment s’emporta t-elle mais qui vont être capitales si…
Jack avait plaqué ses lèvres contre les siennes pour la faire taire.
Audrey : Merci ! dit-elle en rigolant.
Lorsque Jack se dégagea, Jen avait retrouvé le sourire.
Jen : C’est bon céda t-elle.
Grams : Les enfants, je crois qu’il est l’heure dit-elle en les rejoignant. Jen ? ajouta t-elle en lui tendant une clef.
D’une main tremblante, elle prit l’objet entre ses mains et se dirigea vers la porte. Elle se tourna une dernière fois vers Jack, Grams et Audrey qui l’encourageaient en lui souriant. Elle leva le rideau et resta surprise de voir plusieurs femmes accompagnées de leurs jeunes enfants devant la devanture. Avec un éclatant sourire et jeta un regard à Jack avant d’ouvrir.
Jen : Bonjour dit-elle ravie. Bienvenues.
Les jeunes femmes la saluèrent et allèrent déambulaient dans les rayons. Sautillant Jen alla rejoindre Jack et Audrey.
Jen : Les premières clientes !!!
Audrey : Et ce n’est qu’un début ! Venez Grand-mère, allons conseiller ces personnes dit-elle en prenant la vieille dame par le bras.
Jen : Tu crois que les vêtements vont leur plaire ? s’inquiéta t-elle.
Jack : Ne t’en fais pas, tout est parfait. Tien, regarde qui voilà !
Jen se retourna et vit Joey entrer, Pacey lui tenant la porte.
Jen : Joey, mon dieu dit-elle en avant la serrer dans ses bras avant de poser une main sur son ventre. J’ai l’impression qu’ils ont sacrément poussés !
Joey : Ne m’en parle pas, j’ai l’impression que je vais exploser.
Jack vint l’embrasser à son tour.
Jack : L’accouchement est prévu pour quand ?
Pacey : Trois mois et demi dit-il tout sourire.
Jen : En tout cas, tu es magnifique !
Joey : Merci, ça fait du bien de savoir que même en ayant l’air d’une baleine, ont peu encore être jolie.
Pacey : Je n’arrête pas de te le dire ! s’exclama t-il étonné.
Joey : Oui mais toi c’est pas pareil ! Je suis dans cet état par ta faute, tu as intérêt à me dire que je suis belle ou tu es un homme mort !
Jack éclata de rire devant l’air amusé de Pacey.
Jack : Je vois que tout se passe bien dit-il en souriant
Pacey : Tu parles, c’est un enfer Jack.
Joey : Regardez le ! s’indigna t-elle. C’est moi qui le porte et c’est lui qui vit un enfer !
Pacey : C’est peut être elle qui le porte mais c’est moi qui la supporte glissa t-il à Jack.
Joey : Pardon ?
Pacey : Rien, je disais que c’était un plaisir de vivre cette grossesse avec toi.
Joey : C’est ça !
Jack : Vaut mieux s’éloigner ! lui dit-il en rigolant alors qu’il entraîner Pacey avec lui vers le champagne.
Jen : Viens, je te fais visiter !
Joey : C’est magnifique ! s’écria t-elle en regardant tout autour d’elle.
Elle suivit Jen et découvrit avec émerveillement tous les vêtements fabuleux que Jen avait créé elle-même. Elle su d’entrer qu’elle allait devenir l’habilleuse attitré de ses enfants !
James était entrain de se préparer. Aujourd’hui, il faisait la répétition de son mariage. Diane était un peu en retard, elle et sa sœur étaient parties faire quelques magasins, le prêtre l’avait gentiment laissé disposé d’une petite salle attenante à l’autel. Diane et lui avaient décidé de le faire à Boston pour plus de facilité. La sœur de Diane vivait là bas et ça serait un voyage moins long pour le reste de sa famille, qui venait d’Europe, de s’arrêter sur la côte Est plutôt que de survoler tous les Etats-Unis. En plus, la plupart de ses propres amis vivaient déjà ici alors…Charlotte et Dawson devaient arriver un peu plus tard, ils devaient d’abord faire un tour à l’ouverture du magasin de Jen. Il lui avait envoyé une gerbe de fleur pour l’encourager, faute de pouvoir y aller lui-même. Il avait prit quelques papiers avec lui et attendant sa fiancée, il les revoyait en les annotant. Soudain, il entendit la porte claquée et relevant les yeux, il rencontra le regard impassible d’Andie.
James : Andie ? dit-il surpris.
Andie : Je suppose que tu es surpris de me voir lâcha t-elle sans laisser percer sa colère.
James : J’avoue. Comment as-tu su où me trouver ?
Andie : J’ai appelé ton bureau qui m’as dis que tu étais ici.
James : Tu as apparemment des choses à me dire.
Andie : Ca fait un mois que j’ai des choses à te dire.
Bon, Rachel lui avait tout raconté, d’ailleurs ça n’avait rien d’étonnant, il aurait du savoir qu’elle le ferait.
James : Ce ne sont pas tes affaires lâcha t-il en rangeant ses papiers
Andie : Oh si, je suis votre histoire depuis le début, j’ai été ta confidente, celle de Rachel, je vous ais encouragé alors si, je crois que lorsque je vois l’un de vous deux dans l’état où j’ai vu Rachel, je pense qu’il est de mon devoir d’aller dire à l’autre qu’il s’est conduit comme le pire des…
James : Inutile de continuer. Je sais déjà tout ça lui dit-il tristement.
Andie : Ce que je ne comprends pas c’est pourquoi ? Non pas pourquoi ne pas lui donner une seconde chance parce que tu as tes raisons mais pourquoi avoir refait l’amour avec elle dans ce cas ?
James : Je ne sais pas dit-il en baissant la tête. C’était une erreur.
Andie : Une erreur, tu n’as que ce mot à la bouche. Faire l’amour avec quelqu’un si on l’aime toujours, ce n’est pas une erreur ça !
James : Je n’ai jamais dis que je l’aimais toujours ! se défendit-il.
Andie : Tu n’as jamais dis le contraire non plus !
James soupira en se levant pour faire quelques pas.
James : Tout ce qu’il y a ou y a eut entre Rachel et moi, c’est tellement compliqué…
Andie le regarda, il avait vraiment l’air perdu. Il n’avait plus l’air de savoir où il en était. Elle remarqua dans ses yeux la même lueur de tristesse qu’elle avait vu chez Rachel. Ces deux là étaient bien plus semblables qu’ils ne le pensaient.
Andie : James dit-elle radoucie, ça a l’air compliqué mais tout se résume en une seule phrase, est-ce que tu l’aimes ? Parce que je sais qu’elle t’aime toujours. Et oui, elle a fait des erreurs, mais il y a prescription maintenant. Vous avez grandit tous les deux.
Elle alla jusqu’à lui et le serra dans ses bras.
Andie : Continuez à lui faire payer ne te rendra pas plus heureux lui murmura t-elle à l’oreille.
Kyle : Je vous dérange dit-il en toussotant.
James : Papa, tu te souviens d’Andie.
Kyle : Bien sûr, comment allez-vous jeune fille ?
Andie : Je vais très bien monsieur Stratford. Je vais vous laisser, j’avais finis.
Elle adressa un dernier sourire vers James et laissa les deux hommes entre eux.
Kyle : Votre conversation avait l’air importante lâcha t-il distraitement.
James : Tu as tout écouté ?
Kyle : Pour qui me prends tu ?dit-il en détournant légèrement le regard pour masquer son ironie.
James : Papa, je n’ai pas besoin de ton avis en plus.
Kyle : Très bien….C’était quand même une gentille fille finit-il par lâcher après quelques secondes de silence.
James : Tu oublies la fin de l’histoire.
Kyle : Non, mais je pense à la manière qu’elle avait de te regarder. Elle t’aurais donné la lune si tu l’avais voulu.
James marcha lentement vers la fenêtre, il se souvenait très bien de ses regards, il se sentait si fort quand elle posé les yeux sur lui.
Kyle : James, je ne veux pas te dire ce que tu dois faire. Mais j’aimerais que tu réfléchisses un peu. Si tu aimes Diane, alors c’est très bien. Mais je t’en pris, ne te marie pas pour de mauvaises raisons. Tu finirais pas le regretter lui dit-il las avant de sortir.
James enfouie ses mains dans ses poches avant de baisser le regard. Il repensa à Pacey et à son fameux conseil, « ouvre ton cœur à ton esprit ». Il avait peur de le faire car il savait déjà ce qu’il découvrirait.
Assis derrière son bureau, Peter regardait une photo d’Andie. Elle était rentrée hier et il hésitait à l’appeler. Pourquoi était-il plus facile de l’appeler en la sachant à des centaines de kilomètres que là alors qu’elle lui était à portée de main. Tout simplement parce que maintenant qu’elle était revenue, ils ne pourraient plus se cacher derrière des conversations de convenances et dénue de fond. Ils avaient eut beau s’avoir au téléphone presque tous les jours, jamais il n’avait été question de leur couple et de ce qui se passerait lorsqu’elle reviendrait à Boston. Il n’entendit son téléphone qu’après la troisième sonnerie.
Peter : Peter Flaherty ?
Dan : Monsieur Flaherty, Daniel Stevens à l’appareil dit-il en rigolant. Je dois continuer les ronds de jambes ?
Peter : Ca ira dit-il amusé.
Dan : Nan parce que je peux aussi t’appeler maître…
Peter : Imbécile !
Dan : Je ne t’ais pas eu au téléphone depuis des mois et voilà tout ce que tu trouves à me dire.
Peter : Justement, tu pourrais appeler plus souvent !!
Peter imagina son meilleur ami, assis à la terrasse d’un café parisien, un journal à la main et son portable dans l’autre.
Peter : Maddy attends toujours ta visite lui rappela t-il.
Dan : Je passerais voir ta tante dès que je mettrais un pied aux Etats-Unis, elle sera même la première sur ma liste.
Peter : Tu restes encore combien de temps en Europe ?
Dan : Je n’en sais encore rien, le temps de conclure le dernier projet de ma compagnie. Mais je ne t’ais pas appelé pour ça. J’ai rencontré Clive Hartord par hasard hier et il m’a dit que toi et Andie aviez rompu !! Comment ça se fait que je l’apprends par un parfait inconnu ??
Peter : Parce que la rupture vient d’Andie et que je ne désespère pas de la récupérer.
Dan : J’aime mieux ça ! J’ai cru que j’allais devoir venir te remonter les bretelles.
Peter : Ca irai dit-il amusé.
Dan : Qu’est-ce qu’il s’est passé ?
Peter : Une affaire pour « Williams, Baker et associés… »
Il entendit comme il le craignait, son meilleur ami pestait dans l’appareil.
Dan : Je t’avais dis que ce cabinet n’était pas pour toi !
Peter : Oui, ben maintenant je le sais. De toute façon, je ne travaille plus pour eux !
Dan : Voilà déjà une bonne chose de faite. Et tu comptes faire quoi maintenant ?
Peter : J’ai retrouvé un autre boulot, qui cette fois, me passionne vraiment.
Dan : Et Andie, elle en pense quoi ?
Peter : Elle ne le sait pas encore.
Dan : J’espère que ça marchera lui dit-il sincère.
Peter : Moi aussi. Je n’ai aucune envie de la perdre.
Dan : Tu veux que je rentre ?
Peter : Nan, j’arriverais à m’en sortir. Mais c’est gentil quand même.
Dan : Tu me tiens au courant.
Peter : Promis. Passe le bonjour à Stéphanie.
Dan : J’y manquerais pas.
Après avoir raccrocher, Peter pensa quelques instants à Dan et à sa petite amie, une française, avec laquelle il sortait depuis plus de quatre ans. C’était une gentille fille, il savait son meilleur ami heureux avec elle et cela lui suffisait. Il se retourna vers la photo de sa femme une nouvelle fois. Il espérait que tout s’arrangerait pour eux.
Rachel déambulait dans le magasin, une coupe de champagne à la main. Elle observait la foule d’amis et de famille qui était présent, ainsi que des clients qui s’amassaient autour des étalages, à ce rythme là, Jen devrait refaire son stock avant la fin de la semaine. Fallait avouer qu’il y avait de quoi, tous ses vêtements étaient à croquer. Du coin de l’œil, elle aperçut Debbie et Clara, toutes deux accompagnés de leurs princes charmants. Elle avait fait leur rencontre et était assez contente du choix de ses amis, ils avaient l’air d’être deux hommes très bien. Debbie revenait de Californie avec John et était rayonnante quant à Clara, elle avait le petit de Ted dans les bras, Thomas. Elle n’avait jamais vu son amie si épanouie et vivante. La jeune femme effacé qui avait constamment le nez plongé dans ses bouquins avait laissé place à une belle jeune femme sûr d’elle et dévorant la vie. Elle sourit en continuant son tour. Un éclat de rire attira son attention et elle reconnut Mitch, le père de Dawson, accompagnée de sa femme, ils étaient avec Bessie et Bodie, et ils entretenaient une discussion animée. En face, Jen, Audrey et Joey étaient assises dans un petit canapé et riaient. Elles n’avaient pas du se voir depuis un moment, la grossesse aller à merveille à Joey. Pacey, Jack et Grams étaient prêt de la caisse et s’occuper des clients. Tout le monde semblait heureux aujourd’hui. Ils avaient de la chance pensa t-elle tristement. Elle n’était pas vraiment en pleine forme elle. Depuis un mois, elle ne faisait plus grand-chose.
Andie : Salut dit-elle en la faisant sursauté.
Rachel : Andie, je ne t’avais pas entendu.
Andie : J’ai vu, tu avais l’air ailleurs.
Rachel : Tu as vu, ça marche très bien dit-elle en changeant de sujet.
Andie regarda autour d’elle, Rachel avait raison, la boutique était bondée. Heureusement qu’elle était assez grande !
Rachel : T’étais passé où ?
Andie : J’avais un truc à faire dit-elle simplement.
Si son amie savait qu’elle était aller voir James alors qu’elle le lui avait interdit, elle l’étriperait. Et puis, il ne servait plus à rien maintenant de lui dire où se trouvait James. Elle avait fait le premier pas, s’était à lui de faire le second. Si leur couple avait une deuxième chance, elle viendrait par lui.
Dawson : He ho ! lança t-il en pénétrant sur les lieux, suivit de très près par Charlotte.
Tout le monde se tournèrent vers eux, Jen et les autres accoururent pour les serrer dans leur bras. Ils étaient tous très heureux qu’ils se soient remis ensemble.
Dawson : Joey, tu es magnifique ! s’exclama t-il en la serrant chaleureusement dans ses bras.
Joey : Je vais finir par le croire ! s’exclama t-elle en rigolant.
Jen : Je suis contente que vous soyez venu ! dit-elle en serrant Charlotte dans ses bras.
Charlotte : On aurait manqué ça pour rien au monde. Mais on ne peut pas rester longtemps, James doit nous attendre à l’église St John pour la répétition de son mariage.
Rachel sentit un vent glacial lui parcourir le corps. Andie s’en aperçut et lui prit le bras.
Andie : Ca va ? lui demanda t-elle inquiète.
Rachel : Oui dit-elle faiblement. Je vais aller marcher un peu.
Discrètement, elle s’éclipsa. Andie la regarda partir tristement…elle avait besoin d’être seule, c’est pourquoi, elle résista à l’envie qu’elle avait de courir derrière elle.
Pacey : Bonsoir chérie dit-il en rentrant dans la salle.
Après la fermeture du magasin, il avait raccompagné Joey et était allé faire un tour au restaurant, histoire de donner quelques consignes.
Joey : Chéri ! s’exclama t-elle en s’élançant vers lui.
Il ouvrit les bras pour l’accueillir et resta surpris lorsqu’elle lui prit le sachet des mains pour retourner en cuisine.
Pacey : Remplacer par du veau marengo, ça c’est un coup dur dit-il en ôtant sa veste.
Joey : Tu disais ? demanda t-elle la bouche pleine.
Pacey : Oh rien, juste que moi aussi j’étais content de te voir dit-il en pénétrant dans la cuisine.
Joey lui adressa un sourire contrit.
Joey : Désolée lui dit-elle en avalant ce qu’elle avait dans la bouche.
Pacey : C’est rien, apparemment tu avais faim !
Joey : Très ! dit-elle en enfournant une autre bouchée. C’est délicieux.
Pacey : Audrey n’est pas là ?
Joey : Nan, elle est sortie s’amusait. Elle était encore survolté par l’ouverture du « Jen’s kids ».
Pacey : Elle est sortie seule ? demanda t-il surpris.
Joey : Nan, John a du repartir et Debbie l’a accompagné du coup.
Pacey : Tant mieux.
Il s’installa à côté d’elle et la regarda manger en souriant. Elle avait un sacré appétit depuis qu’elle était enceinte. La voir engloutir toute cette nourriture l’amuser beaucoup. Joey continua un moment avant de relever les yeux vers Pacey. Gênée, elle repoussa l’assiette et s’essuya la bouche avec une serviette.
Joey : Ca fait peur à voir hein ?
Pacey : Nan, je trouve ça adorable de voir la femme que j’aime nourrir les petits êtres qu’elle va bientôt mettre au monde.
Joey lui sourit, rassurer. Pour se rattraper, elle se leva et alla s’asseoir sur ses genoux pour l’embrasser.
Pacey : C’est nettement plus chaleureux !
Joey : Tu sais, en parlant d’eux, il faudrait qu’on réfléchisse à des prénoms.
Pacey : On ne sait même pas encore si ce sont des garçons ou des filles.
Joey : Ca ne nous empêche pas d’avoir des idées ! Moi, j’y ais un peu réfléchis et si on a une fille, j’aimerais bien l’appeler Alicia.
Pacey : Alicia…souffla t-il en semblant y réfléchir.
Joey : C’était le prénom de ma grand-mère avoua t-elle.
Pacey : C’est joli, j’aime bien.
Elle lui sourit tendrement.
Joey : Tu avais pensé à des prénoms toi ?
Pacey : Oui, mais plutôt à des prénoms de mec avoua t-il en souriant.
Joey : Evidemment, monsieur veut des garçons.
Pacey : Non, pas particulièrement, avoir une jolie fille qui te ressemblerait me comblerait aussi. Mais c’est vrai qu’un garçon…
Joey : Tu pourrais jouer les modèles !
Pacey : Ben, c’est plus facile de chahuter avec son fils qu’avec sa fille.
Joey : Je comprends. Alors, quels étaient ces prénoms ?
Pacey : J’avais pensé à Jason ou Nathan. Mais si t’aime pas c’est pas grave…
Joey : J’aime beaucoup, c’est mignon.
Pacey : Tu trouves ?
Joey : Oui, j’aime beaucoup.
Pacey la regarda tendrement et lui replaça délicatement une mèche de cheveu derrière ses oreilles. Il avait encore du mal parfois à croire en son bonheur.
Joey : Qu’est-ce qu’il y a ? lui demanda t-elle gênée par son regard scrutateur.
Pacey : Vous êtes magnifique mademoiselle Potter. Je suis entrain de penser à la chance que j’ai que tu m’ais épousé et que tu portes mes enfants dit-il en posant une main sur son ventre.
Joey : Moi, ma chance c’est toi.
Ils s’embrassèrent tendrement et la sentant fatiguée, Pacey la souleva dans les airs et la porta jusqu'à leur lit où il la borda en l’enlaçant.
Jen laissa tomber ses affaires et s’affala sur une chaise.
Jen : Je suis crevée lâcha t-elle las.
Grams : Je ne me rappelle même pas du nombre de client que j’ai conseillé ! dit-elle en ôtant son manteau.
Jack : Ca ne m’étonne pas dit-il en rigolant, ça n’a pas désemplit de la journée.
Jen : Oui dit-elle avec un sourire épanoui. On a fait 3000 dollars de recette s’exclama t-elle encore stupéfaite. J’ai appelé « Kid’s Color » et ils disent que c’est très encourageant, ils étaient ravie.
Jack : Ils ont déniché un véritable talent !
Grams : Je suis très fière de toi ma chérie dit-elle en l’embrassant sur la joue.
Jen se redressa contente d’elle.
Grams : Je vais vous laisser les enfants, je vais me reposer.
Jack&Jen : Bonne nuit grand-mère dirent-ils en chœur.
Jack alla dans la cuisine et leur apporta deux coupes de champagne avant de s’asseoir à côté d’elle.
Jack : Je porte à un toast à ton futur succès.
Jen : Merci. Et moi, je porte un toast à toi et moi, que ça dure toujours !
Touché, Jack se pencha sur elle et l’embrassa. Jen apprécia cette douce caresse, encore plus enivrante que le champagne.
Jen : Tu as vu, tout le monde était là ! s’exclama t-elle encore sur un nuage.
Jack : Ils tenaient tous à t’encourager. Mais heureusement que nous n’avons pas plus d’amis parce qu’il aurait fallut agrandir le magasin !
Jen éclata de rire.
Jen : Ouais, ils sont adorables. Et puis tu as vu Audrey, elle s’est débrouillée comme un chef, j’ai bien fait de l’engager.
Jack : Je suis d’accord. Elle a un tel sens du contact !
Jen : Ouais, il y a pas mieux qu’elle pour accrocher les gens.
Jack : Sa tchatche et ton sourire, vous allez faire un malheur.
Jen : Tu ne doutes de rien toi !
Jack : Non, mais je ne doute pas de toi, c’est tout.
Emue, elle l’embrassa tendrement.
Jen : Merci Jack.
Jack : Il n’y a pas de quoi. Je vais monter prendre une douche.
Jen : Et tu comptes la prendre seul ? lui demanda t-elle avec un sourire coquin.
Jack : Je te rappelle que Grand-mère est là lui dit-il en souriant.
Jen : Elle a un sommeil de plomb.
Jack : Dans ce cas…
Il la souleva dans les airs et alors qu’elle attrapait la bouteille de champagne en rigolant, il se dirigea vers les escaliers.
Andie courait sous une pluie battante, elle reprenait au bureau d’aide juridique aujourd’hui. Elle n’était rentré à Boston que depuis deux jours et n’avait pas encore eut le temps d’aller porter son rapport. Pffft, elle détestait devoir faire cette corvée mais elle se consoler en se disant qu’une fois son diplôme d’avocate en poche, elle sortirait de la Law School, libérée et prête à affronter le monde. Plus que deux ans se dit-elle en soupirant. En attendant, elle continuait son perfectionnement dans ce qu’elle affectionner le plus, la protection des mineurs. Ces enfants avaient besoin d’aide et de conseil et elle se sentait fière lorsqu’à la fin d’une seule journée, elle savait qu’elle en avait défendu un ou deux et mit en sécurité. Dès qu’elle franchit le seuil du bâtiment, elle referma son parapluie et s’ébouriffa un peu les cheveux en tentant de les remettre en place. Son pardessus était trempé, elle le retira vivement et le posa sur sa sacoche. En souriant, elle traversa le hall en saluant diverses personnes. Elle avait hâte de retrouver son bureau.
Claudia : Andie ! s’exclama t-elle en venant à sa rencontre.
Contente de la voir, elle la serra dans ses bras.
Claudia : Alors comme ça s’est passé ?
Andie : Très bien, on a gagné !
Claudia : C’est formidable ! la félicita t-elle.
Andie : Et ici, quoi de neuf ?
Claudia : Tu n’es pas au courant ? lui demanda t-elle surprise.
Andie : Au courant de quoi ?
Claudia : Il y a un nouveau au bureau des violences conjugales.
Andie : C’est super, on a bien besoin d’aide.
Claudia : Oui, mais c’est que…
Quelqu’un ouvrit la porte devant elles et Andie resta stupéfaite.
Andie : Peter ? Qu’est-ce que tu fais là ?
Gêné, Peter regarda tour à tour Andie et Claudia.
Claudia : Je vais vous laisser ! s’exclama cette dernière en se faufilant rapidement.
Peter : Bonjour Andie.
Andie remarqua qu’il avait un dossier à la main et qu’il était en chemise, les manches retroussés. Il n’était pas là simplement de passage.
Andie : C’est toi le nouveau ?
Peter : C’est moi avoua t-il.
Andie eut un choc. Ils s’étaient appelés très souvent pendant ce mois où elle était à Washington et il ne lui avait jamais parlé de ça !
Andie : Pourquoi ne pas me l’avoir dit ? demanda t-elle étonné.
Peter : C’est récent, je ne suis ici que depuis une semaine, et puis, je pense que je voulais te faire la surprise.
Andie : C’est gagné dit-elle encore sous le coup de l’émotion. C’est Harding qui t’as embauché ?
Peter : Le temps que je finisse mon stage, oui.
Andie : Et il sait où tu l’as commencé ton stage ?
Peter : Il le sait oui. Andie, si tu as un problème avec le fait que je travaille ici, dis le moi et je chercherais ailleurs.
Andie : Non, c’est pas ça, c’est juste que je suis surprise. C’est toi qui a demandé à venir ici ?
Peter : Oui, tu m’as souvent vanté les mérites de cet endroit et la satisfaction que l’on pouvait ressentir après ce genre de boulot.
Andie : Tu ne m’as jamais écoutés pourtant dit-elle avec un léger sourire.
Peter : Maintenant je comprend dit-il tout en regardant autour de lui. Ce matin, j’ai envoyé un mari violent en prison et j’ai mis en contact la femme et ses trois enfants avec une section d’aides aux femmes battues. Ce soir, elle et ses filles dormiront dans un endroit serein et sans peur.
Andie se sentit fière de lui et fière du sentiment de satisfaction qu’elle pouvait lire sur son visage. Il avait aimé ça. Il la regarda en souriant, elle se rappela combien il était beau lorsqu’il souriait. Elle repensa à leur correspondance téléphonique, il s’appelait parfois juste pour se dire bonjour ou bonne nuit et cela lui avait rappelé le temps où ils sortaient ensemble mais faisaient leur études dans des villes séparés. Elle s’était surprise à attendre ces appels, comme avant.
Andie : On pourrait peut être fêter ça ce soir ? lui proposa t-elle.
Un sourire illumina son visage.
Peter : J’en serais ravi. Tu veux aller manger où ?
Andie : Chez « Flaherty » lui dit-elle avec un grand sourire. C’est une cuisine un peu simple mais si tu aimes toujours le poulet basquaise…
Peter : Ca serait parfait lui dit-il en lui souriant tendrement.
Andie : Alors, à ce soir, on dit 8h ?
Peter : A ce soir lui dit-il en la regardant passé devant lui pour aller rejoindre son bureau.
Assise sur son canapé, Rachel avait les jambes remontées sur sa poitrine et le visage tourné vers la fenêtre. Une tasse de café fumant à la main, elle n’avait pas encore trempés ses lèvres dedans. Elle détestait être dans cet état, être amorphe, ça ne lui ressemblait pas. Depuis qu’elle avait recouché avec James et qu’il l’avait plaqué, parce qu’il fallait bien le dire comme s’était, elle s’était fait jeté, elle se sentait constamment à plat. Elle avait du mal à reprendre le dessus. Hier, après avoir apprit qu’il organiser la répétition de son mariage, elle avait marchait dans les rues pendant plusieurs heures et elle avait finit devant l’église St-John. Elle s’était sauvée vite fait à la peur qu’il puisse la voir et la prendre pour une détraqué, ou pire, pour une fille désespérée. Parce qu’elle ne l’était pas, elle était quelqu’un de fort, de combatif, bon là, ça ne sauté pas vraiment aux yeux mais dès qu’elle se sentirait mieux, elle redeviendrait la jeune fille têtue et déterminée que tout le monde connaissait. D’abord, il lui fallait tiré un trait définitivement sur James Stratford. Pas facile de dire adieu à l’amour de sa vie. Elle bu une gorgée de café et fermant les yeux, elle vit l’image de James défilait sous ses paupières. En soupirant, elle reposa la tasse et se saisit de ses clefs avant de sortir en claquant la porte. Elle avait besoin d’aller courir un peu pour s’aérer les idées…………...James regardait Rachel s’avançait vers lui, le sourire aux lèvres. Les mains dans les poches, il l’attendait et lorsqu’elle posa ses lèvres sur les siennes, il l’enserra et approfondit son baiser juste avant de….se réveiller. En sueur, il se passa une main sur le visage pour reprendre ses esprits. Il regarda à côté de lui et soupira de soulagement en voyant que Diane était déjà levée. Qu’est-ce qui lui prenait de faire ce genre de rêve !!! Il se leva d’un bond, incapable de rester dans ce lit, coincé dans ces rêves qui prenaient le dessus. En caleçon, il alla se servir un café et le bu tranquillement. Posant une main sur le comptoir, il porta la tasse à ses lèvres en parcourant la pièce du regard. Rencontrant le canapé, il revit son réveil, Rachel dans ses bras. Le sentiment agréable qui l’avait parcourut ce matin là l’envahit à nouveau. Non ! Il fallait qu’il cesse de penser à ça et qu’il se concentre sur son futur mariage. Il décida d’aller prendre une bonne douche, cela lui ferait le plus grand bien.
Marjo (24.02.2005 à 00:25)
Trois mois plus tard….
Pacey : Comment te sens-tu ma chérie ? lui demanda t-il tendrement.
Joey : Ca fait du bien…
Allongé dans le canapé, elle reposait sur Pacey qui lui massait délicatement les épaules. Elle en était à huit mois et demi et sa grossesse devenait de plus en plus difficile. Son ventre s’était largement arrondi et il l’empêchait de se déplacer très longtemps. Elle était épuisée. Son patron l’avait mise en congé maternité avec interdiction de revenir au bureau avant que les petits ne soient nés. Elle avait accepté sans rechigner. Pacey avait diminué ses heures au restaurant afin de pouvoir rester le plus souvent auprès d’elle. A sa dernière visite, le médecin lui avait prescrit de se reposer mais Joey n’en faisait qu’à sa tête. Encore hier, il l’avait surpris à passer l’aspirateur. Il lui avait ordonné d’aller s’allonger et l’avait fait à sa place. D’ailleurs, il faudrait qu’il pense à engager quelqu’un quelques heures par mois parce que le ménage n’était pas vraiment son fort.
Pacey : Ca va mieux ?
Joey : Hum hum dit-elle en venant reposer sa tête contre son torse. Heureusement que tu es là !
En souriant, il passa son bras autour d’elle et déposa sa main sur son ventre. Joey enlaça ses doigts aux siens en soupirant d’aise.
Joey : Ils bougent beaucoup aujourd’hui se plaignit-elle.
Pacey : Je suis sûr qu’ils sont entrain de se battre comme des chiffonniers !
Joey : A moins qu’elles ne se disputent.
Pacey leva un sourcil. Ils avaient décidé de ne pas connaître le sexe des bébés mais il était lui-même impatient de savoir.
Joey : On doit partir dans combien de temps ? s’enquit-elle.
Pacey : On a encore deux bonnes heures, tu devrais en profiter pour te reposer un peu.
Joey : C’est une excellente idée…aie ! s’écria t-elle en portant une main à son ventre.
Pacey : Que se passe t-il ? demanda t-il inquiet.
Joey : Je ne sais pas, j’ai ressentie une violente douleur tout à coup.
Pacey : Comment ça ?
Joey : Ben, j’en sais rien. J’ai bien un peu mal depuis ce matin mais là, c’était plus violent.
Pacey : Tu as mal depuis ce matin et tu ne me le disais pas !! s’exclama t-il ahuri.
Joey : Ce n’était pas très grave.
Pacey : Tu es enceinte Joey, des douleurs à l’estomac c’est toujours grave, aller viens, je t’emmène à l’hôpital.
Il l’aida à se relever et attrapa son manteau et ses clefs de voitures.
Joey : Pacey, tu dramatises un peu là, ce n’est qu’une petite…..aie !! s’écria t-elle à nouveau en se tordant de douleur.
Pacey : Je dramatise hein ?
Joey : Bon, ben tais-toi et emmène moi !
En silence, Charlotte se rapprocha de Dawson qui se battait avec son nœud de cravate. En souriant, elle le contourna et l’aida.
Charlotte : Vous êtes très élégant monsieur Leery.
Sans voix, il se recula un peu pour pouvoir mieux la regardait.
Dawson : Mademoiselle Clark, vous n’avez rien à envier à la mariée.
Charlotte : Flatteur ! dit-elle en lui administrant une légère tape. Quoique, ce n’est pas très difficile non plus de l’égaler ne pu t-elle s’empêcher de lâcher.
Dawson la regarda en souriant, amusé. Il savait qu’elle ne portait pas vraiment Diane dans son cœur. Elle se rapprocha de lui et l’embrassa.
Charlotte : Est-ce que j’arriverais à te convaincre d’enlever ce costume ? demanda t-elle avec un regard coquin.
Dawson : Charlotte, je te rappelle qu’on doit être à un mariage dans moins d’une heure.
Charlotte : Tu sais que ça ne m’enchante pas d’y aller ! ronchonna t-elle.
Dawson : Je sais, mais c’est ton cousin et tu dois être présente pour lui.
Charlotte : Même si je pense qu’il fait une erreur ?
Dawson : Oui.
Charlotte bougonna. Elle n’avait aucune envie d’aller à une union à laquelle elle ne croyait pas. James était un crétin et il faisait la pire des bêtises en épousant Diane.
Charlotte : Tu crois que je pourrais encore le convaincre ?
Dawson lui sourit tendrement.
Dawson : Tu ne vas tout de même pas essayer de tout faire foiré.
Charlotte : Je vais me gêner !
Dawson : Charlotte soupira t-il, tu ne peux pas décider à la place de James. J’aurais aimé moi aussi qu’il se réconcilie avec Rachel mais si cela avait du se faire, ça se serait fait avant le mariage non ?
Charlotte : T’es trop défaitiste !
Dawson : J’essaie plutôt de voir les choses raisonnablement. Tu as tenté de parler avec James et malgré tout, il est sur le point de se marier avec Diane. Tu devrais te réjouir pour lui, comme moi.
Charlotte : Oui mais toi tu es un hypocrite mon chéri.
Dawson : Pas du tout !
Charlotte : Ose me dire que tu crois en ce mariage ?
Dawson : Le fait que j’y crois ou non ne signifie pas que je doive m’en mêlais.
Charlotte : C’est bien ce que je disais. Tu es un hypocrite, tu l’encourage en sachant que ce mariage est voué à l’échec.
Las, Dawson soupira.
Dawson : T’es-tu dis que peut-être, il était vraiment amoureux de cette fille.
Charlotte : C’est impossible dit-elle sûr d’elle.
Dawson : Et pourquoi ?
Charlotte : Parce qu’ils sont trop différent. Tout ce qui lui plait chez elle, c’est sa stabilité.
Dawson : Peut être mais en attendant, il va falloir que tu prennes sur toi et que tu souries.
Charlotte : Comme ça ? demanda t-elle avec un sourire crispé.
Dawson : Si tu ne peux pas faire mieux, je prendrais celui là dit-il en haussant les épaules, ne pouvant s’empêcher de sourire tout de même.
Dawson : Aller, en route maintenant.
En soufflant, elle attrapa sa veste et suivit Dawson en traînant les pieds.
En courant, Jen et Jack pénétrèrent dans le hall de l’hôpital. Ils se dirigèrent ensemble vers le point d’accueil.
Jen : S’il vous plait mademoiselle, notre amie Joey Witter vient d’être amené, elle est enceinte et elle a des douleurs à l’estomac.
Infirmière : Une minute dit-elle en pianotant sur son clavier.
Jack : Pacey ! s’écria t-il en l’apercevant.
Ils adressèrent un signe de remerciement rapide à la jeune femme et coururent rejoindre Pacey.
Jen : Comment va-t-elle ? Comment va Joey ?
Pacey : Elle va accouché dit-il encore sous le choc.
Jack : Maintenant ? Mais elle n’est enceinte que de 8 mois et demi ??? dit-il hébétée.
Pacey : Je sais, mais son col est ouvert et la sage femme dit que c’est pour aujourd’hui. D’après elle, c’est fréquent que des jumeaux naissent prématurément. J’ai l’impression qu’on avait oublié de m’informer ! lâcha t-il dubitatif.
Jack lui adressa un sourire chargé de compassion.
Pacey : Je viens d’appeler Bessie, elle ne devrait plus tarder.
Jen : Et où se trouve Joey ?
Pacey : Les infirmières sont entrain de la préparer au travail. D’ailleurs, je dois aller la rejoindre. Vous pouvez prévenir les autres ?
Jen : Comptes sur nous.
Pacey : Merci.
Il commença à s’éloigner vers la salle des accouchements.
Jen : Embrasse là pour nous lui cria t-elle.
Il hocha la tête en rentrant dans une petite salle où le personnel médical lui indiqua comment se laver les mains, les précautions d’usages à prendre, ils lui firent mettre une blouse verte, ainsi que des chaussons et une charlotte. Stérile, il rentra dans une pièce où il retrouva Joey, allongé sur un lit. Il alla directement la rejoindre et alors qu’une main rejoignait la sienne, il posa l’autre délicatement sur son front en lui dégageant les cheveux.
Pacey : Comment te sens-tu ? lui murmura t-il.
Joey : J’ai mal Pacey.
Il sentit son cœur se serrer dans sa poitrine. Il aurait donné n’importe quoi pour prendre sa douleur en lui.
Pacey : Ca va aller lui promit-il.
Joey : Qu’est-ce que tu en sais, tu as déjà mit des enfants au monde toi ? s’étonna t-elle énervée.
Une infirmière qui passait par là esquissa un sourire en voyant l’air médusé de Pacey.
Joey : Nan mais c’est vrai ça, pourquoi les mec ont le beau rôle là dedans ? Ils prennent leurs pieds et nous, on doit faire tout le boulot !
Pacey haussa un sourcil vers l’infirmière, toujours présente dans la pièce.
Pacey : Il serait possible d’avoir une péridurale ?
Infirmière : Je vais voir ce que je peux faire lui dit-elle en souriant.
Pacey : Jen et Jack sont là, ils t’embrassent.
Joey : Et ma sœur ?
Pacey : Elle arrive. Je vais aller voir si elle est là.
Voyant qu’elle ne protestait pas, il l’embrassa sur le front et sortit discrètement. Il enleva sa charlotte et alla rejoindre Jen et Jack dehors.
Jen : Alors ??? s’enquit-elle aussitôt.
Pacey : Elle râle.
Jen lui sourit affectueusement.
Jen : Elle va mettre au monde deux bébés Pacey.
Pacey : Je sais…Vous avez réussis à joindre les autres ?
Jack : Andie et Peter sont en routes, tout comme Audrey. Je n’ai pas encore réussis à joindre Rachel. Dawson, Charlotte, Debbie et Clara devaient déjà être en route et il n’y a pas moyen de joindre quelqu’un là bas.
Pacey : Très bien, je vais retourner auprès d’elle.
Jen et Jack hochèrent la tête en retournant dans le hall pour accueillir et renseigner ceux qui arriveraient en premier.
Assis au fond de sa chaise, le Dr Shaw contemplait silencieusement sa patiente. Rachel n’était pas venu depuis un moment maintenant. Elle venait de lui raconter sa dernière déconvenue avec James mais depuis, elle se murer dans le silence.
Rachel : Il doit se marier aujourd’hui dit-elle lascivement.
Pour la première fois depuis quinze ans qu’elle faisait ce métier, Elizabeth Shaw eut un mouvement de surprise.
Dr Shaw : Et vous allez le laisser faire ??
Rachel : Evidemment, c’est sa décision répondit-elle un peu surprise.
Dr Shaw : Oui mais vous l’aimez.
Rachel : Pourquoi tout le monde a l’air de penser que j’ai besoin de lui dans ma vie ? demanda t-elle exaspéré.
Dr Shaw : Vous pensez qu’ils ont tort ?
Rachel : Oui ! Ca fait deux ans que je vis sans lui et j’ai très bien réussi dit-elle sûre d’elle.
Dr Shaw : Professionnellement. Mais qu’en est-il de votre vie amoureuse ?
Rachel : On est pas obliger de sortir avec plein d’hommes pour prouver qu’on va bien bougonna t-elle.
Dr Shaw : Combien y a-t-il d’hommes depuis James ?
Rachel : Deux avoua t-elle timidement en détournant le regard.
Le Dr Shaw esquissa un petit sourire en la forçant à la regarder.
Rachel : Bon d’accord ce n’est pas une réussite mais qu’est-ce que vous voulez que je vous dise ! s’emporta t-elle. Qu’ils n’étaient pas à la hauteur, très bien, ils n’étaient pas à la hauteur !
Dr Shaw : A la hauteur de qui ? lui demanda t-elle insidieusement.
Rachel leva les yeux vers elle et lui décocha un regard agacé.
Dr Shaw : Comparez-vous toujours les autres hommes à James ?
Rachel : C’est plus fort que moi ! Ce sale con était parfait maugréa t-elle.
Dr Shaw : Rachel, je comprends votre détermination à l’oublier et à vouloir vivre votre vie et je devrais vous y aider mais je crois que ça ne serait pas humain de ma part de faire ça.
Rachel : Je vous paie pour m’aider, pas pour me faire la morale ronchonna t-elle.
Dr Shaw : Et bien ça sera un nouveauté dans le monde de la psychothérapie. Si vous laissez James se marier sans avoir tenter une dernière chose, vous le regretterez et toutes les séances que vous prendrez avec moi n’y changeront rien !
Agacé que sa psy décide ainsi de se mêler de sa vie, Rachel décida de clore la séance toute de suite. Elle prit un nouveau rendez vous et sortit tout en rallumant son portable. Celui-ci se mit à sonner quelques secondes plus tard.
Jen : C’est pas vrai, ça fait dix fois que j’essayes de t’appeler !!! hurla t-elle dès qu’elle eut décrocher.
Rachel : Qu’est-ce qu’il y a de si important ? lui demanda t-elle intriguée.
Jen : Joey est entrain d’accoucher !!!!
Nerveux, James faisait les cent pas. Dawson le regardait, impuissant. Cela faisait une heure qu’il lui disait de se calmer en vain. Kyle Stratford arriva et James lui sauta dessus.
James : Alors ?
Kyle : Il manque toujours Jen, Jack, Pacey, Joey, Andie, Peter et Audrey énuméra t-il.
James : Mais c’est pas vrai, qu’est-ce qu’ils font ???
Dawson : James, la cérémonie ne commence pas avant trois quarts d’heures lui rappela t-il.
James : Oui, ben c’est mon mariage, j’ai quand même le droit d’être inquiet.
Kyle : C’est peut être un message que l’on cherche à te faire passé dit-il distraitement.
James leva les yeux aux ciels.
Dawson : C’était subtil murmura t-il à l’encontre de Kyle.
Kyle haussa les épaules en souriant. Dawson savait à présent de quel côté il était.
James : Papa, si tu es venu gâcher mon mariage, tu peux partir.
Kyle : Excuse moi. Si tu crois que c’est vraiment ce que tu veux, très bien.
James : Si je crois ? répéta t-il stupéfait. Tu penses encore que je fais une bêtise n’est-ce pas ?
Kyle : Ben oui, c’est plus fort que moi c’est pas de ma faute.
James : Alors pourquoi être là ???
Kyle : Parce que tu es mon fils et que je t’ais toujours soutenu. Même lorsque tu faisais des erreurs lâcha t-il en sortant.
James soupira en se laissant tomber sur un banc. Son père ne croyait pas en son union avec Diane.
James : Toi aussi tu penses que je fais une erreur ? interrogea t-il Dawson en levant les yeux vers lui.
Dawson : Ce que je pense n’a pas d’importance.
James : Tu es bien le seul à le croire ! Apparemment, les autres ce sont donnés le mot pour me gâcher ma journée.
Dawson : Tu as vu Charlotte ? s’enquit-il inquiet.
James : Pas encore pourquoi ?....oh, je vois. Je suppose qu’elle non plus n’est pas très enthousiaste.
Dawson lui adressa un regard contrit.
James : Parfait ! s’exclama t-il en levant les bras aux ciels. Déjà que ma mère ne sera pas là parce qu’elle préfère terminer son safari au Kenya, tout le reste ma famille est contre moi !
Dawson : Ils ne sont pas contre toi lui assura t-il.
James : Non bien sûr, ils sont juste contre mon mariage qui se trouve être aujourd’hui. Et accessoirement, ils pensent aussi que je devrais laisser tomber la fille bien pour retourner vers celle qui me brise le cœur !
Après cet aveu spontané, il se sentit gêner et détourna le regard. Dawson alla s’asseoir près de lui.
Dawson : Tu sais, je ne suis pas d’accord avec le plan qui consiste à t’empêcher de te marier. Si c’est ce que tu veux vraiment faire, alors fais-le, pas de problème
James : Ravie de l’entendre !
Dawson : Mais je dois avouer aussi qu’au fond de moi, je ne suis pas persuader que tu le veuilles vraiment.
James : Et voilà, je savais qu’il y aurait un mais quelque part…c’était trop beau d’avoir un allié.
Dawson lui sourit, désolé.
Dawson : Es-tu persuadé au fond de ton cœur de vouloir passer le reste de tes jours avec Diane ? De te réveiller tous les matins auprès d’elle ? D’avoir des enfants d’elle ? Si tu peux me donner un oui catégorique là tout de suite, alors je te promets de te soutenir durant toute cette journée. Mais s’il n’y a ne serait-ce qu’une parcelle de toi qui doute, alors ne fais pas n’importe quoi et penche toi vraiment sur ce que tu désires le plus au monde. Parce que dans moins d’une heure, il sera top tard.
Dawson vit l’air perdu de son ami et affectueusement, il posa une main sur son épaule avant de décider de sortir quelques instants et de le laisser méditer la chose.
Pacey : Je viens de voir Bessie, elle est là dit-il en reprenant place à côté de Joey.
Joey : Tant mieux dit-elle soulagée. Ca fait tellement mal !
Pacey : La sage femme dit qu’il n’y en a plus pour longtemps avant que les bébés se décident montrer le bout de leur nez.
Désormais, il ne s’aventurer plus à lui dire que tout irait bien, ni qu’il comprenait, il avait retenu la leçon.
Joey : Pacey, c’est beaucoup trop tôt, je ne suis enceinte que de trente semaines.
Pacey : Le docteur Williams est là et il dit que le développement des jumeaux est suffisant pour qu’ils puissent se permettre de venir plus tôt. Et tu sais bien que lorsqu’un Witter veut quelque chose…. dit-il avec un grand sourire.
Joey : Des fils, je vais avoir des fils s’écria t-elle en levant les yeux aux ciels. Et je suis sûr qu’ils vont tenir de toi !
Pacey se redressa très fier de lui.
Pacey : Pourvu que tu dises vrai !
Williams : Allez madame Witter, il va falloir y aller.
Joey : D’accord docteur.
Williams : Alors à chaque nouvelle contraction, vous aller poussez le plus fort que vous pourrez lui conseilla t-il.
Pacey glissa sa main dans celle de sa femme et grimaça sous la pression qu’elle accentua. Mais il savait qu’elle avait besoin de sa force en ce moment.
Pacey : Vas-y pousse Joey.
Williams : Je vois la tête dit-il après quelques minutes. Attendez…allez-y !
Joey sentit une douleur fulgurante lui déchirer l’estomac et prit une profonde inspiration avant de pousser de toutes ses forces. Quelques secondes plus tard, le pleure d’un bébé retentissait dans la pièce. Emut, Pacey et Joey se regardèrent, les larmes aux yeux.
Williams : C’est une fille leur annonça t-il en souriant.
Joey : Elle va bien ?
Williams : Elle a l’air en parfaite santé la rassura t-il.
Joey : Je peux la voir ?
Williams : Juste quelques secondes, le deuxième ne va pas tarder à vouloir sortir à son tour.
Délicatement, il lui déposa sa petite fille sur la poitrine. Les yeux brillants par l’émotion, Pacey tendit sa main sur son adorable bébé et lorsque la petite main serra son doigt, il se sentit fondre d’amour pour elle.
Joey : Elle est si belle.
Pacey : Tout le portrait de sa maman. Félicitation madame Witter.
Joey lui sourit, remplie de fierté. Elle jeta un dernier regard sur sa fille avant qu’une infirmière ne vienne la lui reprendre pour lui administrer les premiers soins.
Williams : Allez, vous vous sentez prête Joey ?
Joey : Oui affirma t-elle.
Joey se concentra et se mit à pousser de nouveau. Elle était fixée sur ce qu’elle faisait mais Pacey était inquiet, le visage du docteur Williams avait imperceptiblement changé, il avait adressé un signe silencieux à l’infirmière à côté de lui.
Pacey : Que se passe t-il docteur ?
Intrigué, Joey regarda son mari avant de regarder le médecin.
Joey : Quoi ? Qu’est-ce qu’il y a ? demanda t-elle véritablement inquiète.
Docteur : Il va falloir sortir très vite ce deuxième bébé Joey, mais ce n’est rien, concentrez-vous sur ce que vous avez à faire.
Pacey : Il y a un problème ?
Docteur : Allez-y Joey, pousser dit-il en occultant la question de Pacey.
En sueur et épuisée, elle fournie un dernier effort et expulsa enfin le bébé.
Joey : Pacey que se passe t-il ?? s’inquiéta t-elle en ne l’entendant pas pleuré.
Pacey : Ne t’en fais pas, tout va bien tenta t-il de la rassurer alors que lui-même était mort de trouille.
Williams le prit et l’emmena un peu à l’écart. Beaucoup de personne s’agité autour de la petit couveuse. Un médecin bougea un peu et il aperçu son bébé, il était bleu. Son sang se figea dans ses veines. Il se leva et s’approcha de plus près.
Joey : Comment va mon bébé ? demanda t-elle en pleurant.
Hébétée, Pacey les regardait massé doucement la poitrine de son bébé. Un garçon remarqua t-il. Oh mon dieu, il avait un fils.
Pacey : C’est un garçon Joey dit-il en se tournant vers elle.
Joey : Il va bien, Pacey est-ce qu’il va bien ?
Deux infirmiers entrèrent dans la pièce avec une couveuse et emmenèrent très vite le bébé avec eux. Williams se tourna vers Pacey qui avait rejoint Joey et lui tenait la main.
Pacey : Qu’y a-t-il avec notre fils docteur ?
Williams : Et bien, ses poumons sont fragiles et il a du mal à les utiliser correctement. Nous l’avons emmené en réanimation néonatale pour le mettre sous couveuse. Il a besoin d’être suivit et d’être aidé afin que ses poumons prennent consciences de leurs rôles.
Joey : Mais c’est grave ?
Williams : On ne peut pas encore véritablement le définir, il n’est pas rare qu’un enfant prématuré ait un organe qui n’est pas tout a fait terminé et prêt à fonctionner tout seul.
Pacey : Donc, nous n’avons pas à nous inquiéter ?
Williams : Attendons quelques heures avant de nous prononcer. Vous devez vous reposer Joey, je viendrez vous apportez des nouvelles dès que j’en ai.
Joey : Et ma fille ?
Williams : Quelqu’un viendra vous l’amener dès qu’elle sera prête.
Dès qu’il fut sortit, elle s’effondra en pleure dans les bras de Pacey.
Tout le monde commençait à tourner en rond dans la salle d’attente. Cela faisait un moment que Pacey n’était pas venu leur dire ce qu’il se passer.
Audrey : Ca commence à être long maintenant.
Bessie : C’est un accouchement, c’est normal que ça mette du temps tenta t-elle de rassurer tout le monde.
Andie : Oui mais c’est trop tôt. Elle n’aurait pas du accoucher avant le mois prochain !
Rachel : Si les bébés étaient prêts, il n’y avait pas de raison d’attendre. Et puis, ce genre de chose ne se commande pas.
Andie : Je sais mais je commence à m’inquiéter.
Jen : Moi aussi avoua t-elle. Pacey aurait déjà dû venir nous donner des nouvelles.
Bessie : Je vais me renseigner dit-elle en s’éloignant vers l’accueil.
Jen se rapprocha de Jack qui la serra tendrement dans ses bras. Peter fit de même avec Andie. Ils s’étaient retrouvés et tout allait pour le mieux maintenant. Rachel et Audrey allèrent se chercher un café. Pacey sortit de la salle et ils se regroupèrent d’un même pas.
Bessie : Comment va Joey ? demanda t-elle devant l’air abattu de Pacey.
Pacey : Elle est fatiguée mais elle va bien.
Jen : Et les bébés ? s’enquit-elle en se resserrant contre Jack.
Pacey : On a une petite fille dit-il les larmes aux yeux, elle est magnifique. Elle ressemble à Joey dit-il en plongeant son regard dans celui de Bessie. Elle a l’air en pleine forme.
Andie : Et l’autre bébé ??? demanda t-il dubitative.
Pacey : C’est un garçon. Il a…quelques problèmes respiratoires leur expliqua t-il. Les médecins l’ont emmené rapidement.
Jen : Oh Pacey dit-elle en venant le prendre dans ses bras, pleine de compassion.
Pacey : On ne sait pas s’il va s’en sortir dit-il en laissant ses sanglots échapper.
Andie vint les rejoindre et il la prit dans ses bras aussi.
Pacey : Vous pouvez aller la voir quelques instant dit-il à Bessie, Jen, Andie et Rachel.
Sans se faire prier, elles suivirent la direction indiquée par Pacey pendant que les garçons l’emmenaient s’asseoir un peu. Elles toquèrent doucement à la porte et entrèrent sans faire de bruit. Joey était allongé sur le côté, en position fœtale et leur tourner le dos. Sentant une présence, elle se retourna vers elles et leur adressa un air lourd de tristesse et d’inquiétude. Bessie courut la prendre dans ses bras.
Bessie : Ca va aller ma chérie.
Joey : Ils ne veulent pas que je vois mon fils sanglota t-elle.
Bessie : Tout ira bien.
Joey : Je sais dit-elle en ravalant ses larmes.
Jen : Joey, c’est un petit Witter. Je suis sûr qu’il ressemble à son père.
Audrey : Oui, il doit être fort et courageux comme Pacey.
Andie : Ce petit va se battre de toutes ses forces, il a des parents merveilleux et il le sait !
Joey : J’espère que vous avez raison dit-elle légèrement rassurée par la présence de ses amies.
Rachel : On a raison ! affirma t-elle en se rapprochant à son tour pour lui prendre la main.
Joey : Merci.
L’infirmière rentra dans la chambre à ce moment là.
Infirmière : Mesdames, il va falloir laisser notre patiente se reposer maintenant.
Bessie : D’accord.
Elles embrassèrent Joey et s’éloignèrent.
Joey : Rachel ?
Rachel : Oui ?
Joey : Tu peux rester quelques secondes ?
Rachel : Bien sûr répondit-elle surprise en se rapprochant du lit.
Joey attendit que les autres soient sortis pour regarder Rachel.
Joey : Je sais que tu n’as sûrement aucune envie d’entendre ce que je vais te dire et je suis bien trop préoccupé par mes enfants pour prendre tout le temps que j’aurais voulu pour te parler mais il faut quand même que tu le saches. James doit se marier aujourd’hui lâcha t-elle subitement, mais je suppose que tu le sais.
Oui, elle le savait. Comment aurait-elle pu l’ignorer. Quand bien même aurait voulu occulter cette nouvelle qu’elle n’aurait pas pu, ces derniers jours, elle ne pensait qu’à ça.
Joey : Tu as sûrement décidé de ne pas y penser et d’attendre patiemment que les choses se fassent mais c’est ridicule et tu le regretteras.
Rachel : Joey…
Joey : Je sais, ce ne sont pas mes affaires mais tu vas quand même écouter ! Tu l’aimes, je le sais ça se voit. Je sais aussi qu’il t’aime. Vous êtes différents mais ce sont vos différences qui vous rapprochent. Tu ne dois pas le laisser se marier sans savoir ce que tu ressens encore, sans le lui dire vraiment.
Rachel : J’ai déjà essayé répondit-elle sans chercher à nier qu’elle l’aimait toujours.
Joey : Alors redis-lui plus clairement. J’ai faillis perdre Pacey simplement parce que je ne savais pas dire « je t’aime ». Ne fais pas la même erreur. Ne passe pas à côté de ça, ou tu le regretterais toute ta vie.
Rachel ronchonna. Elle avait prit sa décision.
Rachel : Pourquoi tu fais ça ?
Joey : Parce qu’à mon mariage avec Pacey, tu m’as aidé. Tu es venu avec moi pour me surveiller et aussi pour pouvoir dire à Pacey où j’étais ! dit-elle laissant voir qu’elle n’avait jamais été dupe.
Rachel : Oups dit-elle en levant les yeux au ciel.
Joey : Ouais….Et puis, je te préviens, si tu ne fais rien, je ne te laisserais pas approcher mes enfants dit-elle en lui faisant une grimace.
Interdite, Rachel la dévisagea avant d’esquisser un léger sourire. Puis elle se leva et sortit rejoindre les autres dans le couloir.
Andie : Qu’est-ce qu’elle te voulait ? lui demanda t-elle intriguée.
Rachel : Oh, rien de plus que ce que vous faites tous dit-elle en haussant les épaules. Sauf qu’elle marque plus de point que vous toutes réunis lâcha t-elle avec un léger sourire.
Elle se dirigea vers la sortie, les autres la regardaient interrogatif.
Jen : Tu vas où ? l’interrogea t-elle.
Rachel : Me ridiculisais, une fois de plus ! maugréa t-elle sans se retourner.
Dawson : James, ce n’est pas la peine d’attendre plus longtemps.
James : Je sais dit-il en regardant une énième fois vers la porte. Tu as raison.
Ils avaient déjà quarante cinq minutes de retard. Il avait voulut attendre, persuadé qu’ils avaient un contre temps mais qu’ils allaient arriver. Apparemment, ils s’étaient tromper pensa t-il tristement. Ils devraient se marier sans eux.
James : Allons-y.
James traversa la longue allée qui le menait jusqu’à l’autel et regarda les invités autour de lui. Tous avaient l’air impatient. Au fur et à mesure qu’il se rapprochait, il sentait le malaise le gagné.
Dawson : Ca va ? lui demanda t-il discrètement.
James : Oui.
Il remarqua Charlotte et son père assit au premier rang. Tout deux n’avaient pas l’air ravit d’être là. Le prêtre lui adressa un sourire rassurant lorsqu’il se posta devant lui. La musique retentit alors et le fit sursauter. Dawson le regarda surpris, James avait l’air nerveux et perdu.
Dawson : Ca va ? lui demanda t-il à nouveau.
James : Mais oui répondit-il agacé.
Au bout de l’autel, il vit Diane apparaître. Elle était très jolie dans sa robe blanche. Le sourire aux lèvres, elle marcha vers lui. Il sentit ses mains devenir moites et ferma les yeux quelques instants. Lorsqu’il les rouvrit, elle était à ses côtés. Une goutte de sueur perla sur son front lorsqu’il se tourna vers le prêtre. Il écouta les premières paroles du prêtre distraitement, en jetant de fréquent coup d’œil vers son père et sa cousine. Il tourna la tête vers Diane et sursauta, il vit Rachel à sa place. Dans une magnifique robe blanche, elle lui souriait tendrement. Son cœur s’arrêta de battre, il ferma les yeux un instant et Diane reparut.
Prêtre : Si quelqu’un dans cette assemblée s’oppose à ce mariage, qu’il parle tout de suite ou qu’il se taise à jamais.
Charlotte sur sa chaise se tassa en se mordillant la lèvre.
Charlotte : Moi j’en vois bien une chuchota t-elle en maugréant.
Kyle lui administra un léger coup de coude en masquant son sourire alors que Dawson, l’ayant vu, lui jeta un regard réprobateur. Elle soupira de frustration.
Prêtre : Je crois que nous allons pouvoir continuer dit-il en souriant.
James : Je ne peux pas….lâcha t-il soudain.
Manquant de tomber de sa chaise, Charlotte se redressa, tout attentive.
James : Je suis désolée dit-il en se tournant vers Diane.
Diane : Qu’est-ce qui se passe ? demanda t-elle surprise.
James : Je ne peux pas t’épouser.
Des cris de stupéfaction et de colère s’échappèrent de la foule.
James : Tu es quelqu’un de fantastique Diane, tu es gentille, droite, rassurante mais…
Diane : Tu ne m’aimes pas termina t-elle pour lui.
James : Je le croyais, je le croyais vraiment, mais… non.
Diane : J’aurais aimé que tu t’en rendes comptes plus tôt dit-elle légèrement mal à l’aise.
James : Moi aussi mais je refusais la réalité.
Diane : Je sais ce que s’est dit-elle en souriant. Je voulais sincèrement croire qu’on avait une chance mais la vérité, c’est qu’au fond de moi, j’ai toujours su que tu ne m’aimais pas. Du moins, pas comme tu l’aimes elle.
James resta surpris qu’elle sache qu’il y avait quelqu’un d’autre. Décidément, il ne la connaissait pas vraiment.
James : J’ai essayé de l’oublier lui jura t-il.
Diane : Je sais lui dit-elle en lui posant une main sur le visage avant de l’embrasser sur la joue. Va la retrouver lui murmura t-elle à l’oreille.
Rachel : Attendez !! s’écria t-elle en entrant comme une folle dans l’église.
James : Rachel ? s’exclama t-il surpris.
Rachel : Tu es surpris de me voir ! T’inquiètes pas, je suis aussi surprise d’être là.
James : Alors pourquoi être venu ? lui demanda t-il en masquant un sourire.
Il n’arrivait pas à croire qu’elle ait pu débarquer ainsi en plein milieu de son mariage. Toute la foule était tournée vers eux et écoutait attentivement. Charlotte était aux anges, elle se tourna vers Debbie et Clara qui regardaient Rachel avec un air hébété mais ravie.
Rachel : James Stratford, tu n’es qu’un abruti ! dit-elle en colère.
James : Merci. C’est gentil d’être passé me le dire.
Rachel : Pourquoi crois-tu que je débarques ainsi, pour te donner ma bénédiction, vas-y, épouse là et soit heureux.
James : Ca serait assez gentil de ta part répondit-il amusé.
Rachel : Qu’est-ce que je fais ici s’exclama t-elle au levant les bras au ciel.
James : Apparemment tu voulais me parler, alors vas-y, je t’écoute.
Rachel : Très bien, j’ai déjà eu l’humiliation privé de toute façon, alors pourquoi pas public. Je dois vraiment être une imbécile parce que malgré tout, je continue de t’aimer. Je continues de penser à toi jour après jour. Si tu savais ce que je regrette dit-elle les larmes aux yeux.
James : Pourquoi crois-tu que ça pourrait être différent aujourd’hui ? lui demanda t-il gagné par l’émotion.
Rachel : Parce que cette fois je ne te laisserais jamais partir. Pour commencer, je te confisquerais ton passeport dit-elle avec ironie.
James laissa un sourire lui échapper alors que quelques rires parvinrent de la foule.
Rachel : Je t’aime, je n’ai pas peur de le dire. Je n’ai jamais aimé quelqu’un comme je t’aime toi. J’aimerais revenir en arrière pour réparer mes erreurs mais c’est impossible.
Il sentit son cœur bondir dans sa poitrine.
Rachel : Ne l’épouse pas le supplia t-elle. Diane, je suis désolée dit-elle en penchant la tête vers elle, vous êtes sûrement une femme très bien mais je l’aimes et je devais tenter ma chance.
Diane : Je vous en prie dit-elle en souriant.
James : Tu arrives trop tard Rachel.
Sentant une boule se formait dans sa gorge, elle ravala ses larmes.
Rachel : Dans ce cas, je suppose que je dois te souhaiter d’être heureux.
James : J’espère que je le serais.
Elle hocha la tête et se retourna pour sortir.
James : Tu avais raison, tu es vraiment une imbécile dit-il en faisant quelques pas vers elle.
Rachel : Je te demande pardon dit-elle surprise en se retournant.
James : Si tu arrives trop tard pour interrompre mon mariage, c’est parce que je l’ais déjà fais lui expliqua t-il.
Rachel porta une main à sa bouche, les larmes inondant ses joues.
Rachel : Tu n’es pas marié ? demanda t-elle en sanglotant.
James : Je n’ai pas pu.
Rachel : Pourquoi ?
James : D’accord, c’est officiel, tu es une imbécile lâcha t-il en souriant.
Rachel ravala ses larmes en laissant échapper un rire. Il franchit les derniers mètres qui les séparaient et posa ses mains sur ses hanches.
James : On oublie tout ? lui murmura t-il.
Rachel : Je ne demandes que ça répondit-elle soulagée.
James : Je t’aime lui murmura t-il tout contre ses lèvres.
Lentement, il descendit vers ses lèvres qu’il embrassa tendrement. Ils se serrer l’un contre l’autre en sentant la passion les gagnés. Leur baiser devenait fiévreux et passionné. La foule applaudit et même Diane souriait. Charlotte avait rejoint Dawson et battait dans ses mains à tout rompre. Kyle, Debbie et Clara, à côté d’eux, arboraient un magnifique sourire.
Rachel : On pourrait peut être aller à l’hôpital maintenant lui murmura t-elle tout contre ses lèvres.
James : A l’hôpital ? demanda t-il en tenant son visage en coupe.
Rachel : Oui, je voudrais avoir des nouvelles des bébés.
James : Comment ça ? demanda t-il un peu perdu.
Rachel : Oh mon dieu, personne n’a réussit à vous joindre. Joey a accouché l’informa t-elle.
C’était pour ça que la moitié de ses amis manquait à l’appel !!!
James : C’est pas un peu trop tôt ?
Rachel : Si, elle a eut une fille et un garçon mais le petit garçon à des problèmes.
James : Merde, faut qu’on y aille. Dawson, Charlotte, Debbie, Clara cria t-il, Joey a accouché !
Dawson perdit sa contenance et sentit sa mâchoire se décrocher. La surprise passée, il prit la main de Charlotte et courut derrière James et Rachel. Suivit par Debbie et Clara, très inquiète.
Marjo (24.02.2005 à 00:39)