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apprentie mannequin

Série : Dawson's Creek
Création : 02.03.2005 à 20h50
Auteur : Titelle 
Statut : Terminée

Cette histoire se passe à Boston. Pacey et Audrey sortent ensemble. Joey craint de devoir abandonner ses études à Worthington quand la bourse scolaire lui est retiré.

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Cette histoire se passe à Boston. Pacey et Audrey sortent ensemble. Joey craint de devoir abandonner ses études à Worthington quand la bourse scolaire lui est retiré. Elle va alors rencontrer un photographe qui lui proposera de passer un casting pour faire des photos pour un magasine local. De leur côté au cours d’une soirée étudiante bien arrosée, Jen et Jack coucheront ensembles ce qui pourrait avoir de fortes conséquences sur leur amitié...

Titelle  (02.03.2005 à 20:51)
Quand Joey poussa la porte de la chambre, elle écarquilla de grands yeux. Des vêtements étaient étalés un peu partout: certains reposaient sur les lits, d’autres étaient à même le sol. Diverses paires de chaussures s’éparpillaient et la musique retentissait à fond dans la pièce. Une tornade aurait fait moins de dégats! Au milieu de tout ça se trouvait sa colocataire, Audrey, qui visiblement ne savait plus où donner de la tête.
Joey: Audrey? Audrey! cria-t’elle
Mais sa voix fut couverte par la musique. Elle se dirigea donc d’un pas vif vers la chaine hifi et baissa le volume. Sa colocataire se retourna enfin vers elle et lui sauta au cou.
Audrey: Oh Joey tu es rentré! Enfin...
Joey se dégagea.
Jo: mais enfin Audrey qu’est-ce qui se passe?
Audrey la regarda sans comprendre. Joey exaspéré lui désigna la chambre d’un geste.
Au: Oh ça! Joey ne me dit pas que tu as oublié!?! Ce soir je sors avec Pacey!
Jo: et c’est pour ça que tu t’es décidé à mettre la chambre sans dessus dessous?
Audrey leva les yeux au ciel.
Au: Joey attérie! Ce soir, c’est LE soir!
Voyant que la jeune femme ne comprenait toujours pas en quoi cette soirée était particulière, elle ajouta:
Au: ce soir ça fait six mois que Pacey et moi sortons ensembles!
Jo: Oh oui c’est vrai! Comment ai-je pu oublier, tu me parles de cette soirée depuis au moins quinze jours! dit-elle un sourire en coin
Au: Joey j’ai l’impression que tu ne saisis pas toute la gravité de la situation!
Audrey s’était mise à parler excesivement fort comme à chaque fois qu’elle était nerveuse ou excité. Elle se mit à gigoter de partout. Tout en l’écoutant parler, Joey entreprit d’ouvrir le courrier qu’elle avait dans les mains.
Au: il ne me reste que trois heures pour me préparer et je ne sais toujours pas ni ce que je vais porter, ni quel chaussure je vais mettre...
Jo: quoi que tu portes, Pacey te trouveras jolie!
Au: tu crois? demanda-t’elle angoissé
Jo: bien sûre Audrey!
Joey baissa ses yeux sur la lettre qu’elle venait de déplier et au fur et à mesure qu’elle parcourait les lignes, Audrey vit son expression changé. Son sourire s’effaça, ses traient se figèrent et elle eut une mine déconfite. Audrey s’en inquièta:
Au: Joey quelque chose ne va pas?
Jo: euh...si si tout va bien.
Elle se força à lui sourire, reposa la lettre sur son bureau et attrapa Audrey par le bras.
Jo: viens, je vais voir ce que je vais pourvoir faire pour t’aider...

Trois heures plus tard on frappa à la porte. Joey alla ouvrir.
Jo: bonsoir Pace!
Il lui fit un grand sourire et lui déposa un baiser sur la joue.
Pacey: salut Potter! Audrey est prête?
Jo: Dans une minute! Vas-y entre.
Elle s’effaça pour le laisser rentrer.
Pa: alors comment ça va?
Jo: ça va.
Pacey fronça les sourcils, il connaissait bien Joey et il aurait juré que quelque chose n’allait pas.
Pa: tu es sûre? Quelque chose semble te tracasser...
Joey sourit, elle avait toujours eu du mal à mentir à Pacey. A chaque fois il s’en rendait compte. Elle prit un air détaché et regarda ailleurs pour lui répondre en haussant les épaules.
Jo: un peu de fatigue rien de plus! Vivre avec ta petite amie n’est pas toujours de tout repos! plaisanta-t’elle
Pacey rigola.
Pa: oui ça je veux bien te croire!
Audrey sortit de la salle de bain à ce moment-là. Elle était vétue d’une robe rouge vive au decolleté plongeant, Pacey la détailla de la tête au pied puis lui sourit.
Pa: Tu es superbe!
Au: merci.
Elle s’approcha de lui et l’embrassa. Comme le baiser durait et qu’il se faisait de plus en plus intense, Joey toussota pour leur rapeler sa présence.
Jo: vous devriez y aller.
Pacey et Audrey cessèrent de s’embrasser et Pacey prit un air géné, ce qui fit sourire Joey.
Pa: tu as raison. J’ai réservé une table pour dans cinq minutes.
Ils sortirent et Joey sourit. Même si ça lui faisait toujours un peu étrange de les voir ensembles, elle était ravie que pour ses deux amis tout se passe bien. Le calme de nouveau revenu, elle se retourna et apperçut la lettre resté poser sur son bureau. Elle s’en saisit et la relut:

Chère Mademoiselle Potter,
Vu les bénéfices opérés par l’établissement tenu par votre soeur ainé, également votre tutrice, vous ne pouvez continuer de disposer d’une bourse scolaire. Ne correspondant plus aux critères d’aide à l’éducation apportée aux familles,
votre bourse cessera de vous être distribuée dès le premier du mois prochain.
Veuillez agrée, Mademoiselle, l’expression de nos salutations distinguées.
le centre d’aide aux familles.


Joey referma la lettre d’une main tremblante et se laissa tomber sur son lit. Si la bourse ne lui était plus accordée, elle n’aurait d’autre choix que d’arrêter ses études et de trouver un boulot car quoiqu’ils puissent en dire, elle savait que Bessie ne pourrait jamais payer l’université. Elle versa quelques larmes. Elle n’avait rien dit à Audrey pour ne pas gacher sa soirée avec Pacey et parce qu’elle espérait encore pouvoir expliquer la situation au centre d’aide aux familles et les faire changer d’avis. En attendant elle ne souhaitait inquièter personne. Dès demain elle téléphonerait et après elle aviserait. Après avoir tourné le problème sous toutes ses coutures, elle finit par s’endormir.

Audrey était aux anges: elle dinait avec Pacey dans un restaurant intime et très romantique. La soirée se déroulait à merveille.
Au: je te remercie Pacey pour cette soirée! Jamais aucun garçon n’a fait ça pour moi...déclara-t’elle le regard chargé d’émotion
Pacey lui sourit et posa sa main sur la sienne.
Pa: je ne pouvais pas ne rien faire pour nos 6 mois ensembles...
Au: en tout cas la soirée est parfaite!
Pa: Et elle n’est pas terminé...
Audrey prit un air coquin.
Au: non en effet et je pense que la fin de la soirée sera encore meilleur!
Pacey prit un air entendu puis tout deux se sourirent. Le repas terminé, ils se dirigèrent vers l’appartement de Pacey main dans la main. Arrivé devant l’immeuble, Audrey allait entrer mais Pacey la retint par la main.
Pa: attend! j’ai quelque chose pour toi...
Il sortit une petite boite carré de la poche de sa veste.
Au: Qu’est-ce que c’est? demanda-t’elle de la curiosité plein les yeux
Pacey sourit.
Pa: ba ouvre-le!
Audrey prit la boite des mains à Pacey et l’ouvrit. Ses yeux étincellèrent à la vue du pendentif: un coeur en argent avec de petits brillants. Elle sauta au cou de Pacey.
Au: oh Pacey! Merci! Il est magnifique!
Pa: il te plait?
Au: je l’adoreeeeeee!
Pa: alors je suis content!
Il lui prit le pendentif des mains, se plaça derièrre elle et le lui attacha autour du cou. Une fois fait, elle se retourna vers lui.
Au: maintenant à moi de te remercier! dit-elle d’un ton malicieux
Elle lui prit la main et l’entraina vers l’ascenseur en riant.

Joey se réveilla le ventre noué, à 9h30. Elle resta allongé immobile un long moment puis se redressa, se passa la main dans les cheveux et saisit le téléphone. Elle prit la lettre du centre d’aide au foyer sur laquelle le numéro était écrit et le composa, la main légèrement tremblante. La sonnerie retentit deux fois avant qu’une femme décroche...
Un peu plus tard, Audrey franchissait la porte, un sourire illuminant son visage.
Au: salut!
Elle se laissa tomber sur son lit sans remarquer la mine sombre de sa colocataire.
Au: olala, tu n’imagineras pas la soirée géniale que j’ai passé! Et la nuit aussi... Oh et regarde ce que Pacey m’a offert...
Audrey sauta de son lit et déisigna le pendentif à Joey, qui se força à prendre un air joyeux.
Jo: il est très beau, Audrey.
Au: mon chéri a beaucoup de goût!
Elle retourna dans son lit et bailla bruillament.
Au: je suis épuisé!
Jo: je vais à la salle de bain.
Au: ok!
Joey commença à se dirigeait vers la salle de bain.
Au: euh Joey?
Joey ne se retourna pas, elle avait les larmes aux yeux.
Jo: hum?
Au: on se retrouve au Hells Kitchen avec Pacey, Jen et Jack à 22h, tu viendras?
Jo: bien sûre! souffla-t’elle
Elle referma la porte de la salle de bain derrière elle, alluma les robinets pour couvrir le son de ses pleurs et se laissa tomber le long de la porte.

Joey se tenait sur le trottoir devant le Hells Kitchen. Elle referma le col de sa veste, un vent froid soufflait en cette soirée d’automne et la faisait frissoner. Elle observait Jen, Jack et Audrey qui rigolaient à travers la vitre du café, ils avaient l’air si heureux... Elle se sentait si malheureuse! Elle ferma les yeux quelques instants, puis ses jambes la dirigèrent vers la porte mais le coeur n’y était pas. Elle pénétra dans le bar et la chaleur de la pièce la réchauffa un peu.
Voix: tu t’es finalement décidé?
Joey se retourna et apperçut Pacey, il ajouta:
Pa: ça fait un moment que je t’observe et je me demandais si tu allais finir par rentrer ou par faire demi-tour...
Joey eut un faible sourire pour lui mais ne dit rien. Pacey la fixa et la peine qu’il lut dans ses yeux lui retourna l’estomac. Il ne savait pas ce qu’il se passait mais ne la questionna pas; il se dit que si elle était venu c’était sans doute qu’elle avait l’intention de leur parler de ce qui n’allait pas et qu’elle ne souhaiterait probablement pas le raconter quinze fois!
D’un pas il combla les quelques mètres qui le séparaient d’elle, puis une fois à sa hauteur il lui passa un bras autour des épaules et l’entraina vers la table occupée par leurs amis qui riaient toujours. Ce fut Jack qui les apperçut en premier.
Jack: Joey! s’exclama-t’il enthousiaste
Tous se retournèrent vers elle et leurs sourires s’effacèrent en voyant l’expression qu’affichait Joey. Jen fut la première a réagir.
Jen: Joey qu’est-ce qu’il y a?
Joey enleva son manteau et s’assit à côté de Jack, tandis que Pacey prenait place à côté d’Audrey. Elle commença ensuite son récit dans le silence pesant qui régnait autour de la table.
Jo: j’ai reçu un courrier hier, la bourse scolaire m’est retiré car le bed and breakfast fait trop de profit et je ne suis plus considérée comme une élève qui a besoin d’aide financière. J’ai appellé le centre d’aide aux familles ce matin pour discuter de ma situation. Ils sont très claires: je ne remplis plus leur condition! Le bed and breakfast a beau marcher de mieux en mieux, Bessie ne peut pas couvrir les frais universitaires. Je l’ai appelé ce matin et elle me l’a confirmé...
Pa: ça signifie que...
Joey termina sa phrase, la voix brisée.
Jo: je ne vais pas pouvoir continuer mes études à Worthington et que je vais devoir trouver un emplois!
Un long silence suivit cette déclaration, Jack le rompit:
Ja: non c’est pas possible on va bien pouvoir trouver une solution, on va t’aider...
Joey lui sourit tristement, touchée.
Jo: c’est très gentil, Jack mais jamais je ne pourrai réussir à ramasser autant d’argent même avec votre aide!
Jen: et si tu prenais un boulot à côté, en dehors de tes heures de cours?
Jo: j’y ai pensé mais je ne pourrais jamais tout mener de front! De plus je ne suis même pas sûre que ça suffirait à tout payer... Non croyez-moi j’ai retourné le problème dans tout les sens, je n’ai pas d’autre choix que d’arrêter mes études à la fin du mois.
Ses yeux s’embuèrent de larmes.
Jo: je vais rentrer, j’ai eu une journée difficile...murmura-t’elle
Au: bien sûre! Tu veux que je rentre avec toi ma puce?
Jo: non reste je t’en prie, ça va aller.
Pa: je te racompagne! dit-il en se levant
Jo: ce n’est pas la peine Pacey...dit-elle génée, ne voulant pas gâcher la soirée de Pacey et d’Audrey
Pa: tu n’es pas en état de rentrer seule et je serais plus rassuré si tu me laisser te raccompagner...
Pacey jetta un coup d’oeil à Audrey, cherchant son approbation.
Au: je crois que Pacey a raison Joey tu ne devrais pas rentrer toute seule!
Jo: mais...
Pa: il n’y a pas à discuter, de toute manière tu n’as pas le choix!
Joey hocha la tête, le ton de Pacey indiquait clairement qu’il ne changerait pas d’avis. En réalité cela ne la dérangeait pas, Pacey était le seul avec qui elle se sentait assez proche pour partager ce genre de déception personnelle. Ensembles, il se dirigèrent vers la sortie sous les yeux de leurs amis.
Jen: pauvre Joey...
Au: ouai, c’est si injuste...
Jack hocha la tête et but une longue gorgée de sa bière. Un silence retomba durant lequel tout les trois méditaient sur la révélation de Joey et les conséquences qu’elle aurait sur son futur.

Joey et Pacey marchaient en silence. Joey observait la ville autour d’elle: les lumières des immeubles, les voitures et les taxis qui défilaient, les gens qui se pressaient sur les trottoirs... Elle les enviaient! Elle enviaient tout ces gens qui pour la plupart devaient avoir un but, un rêve auquel il s’accrochait... Elle n’en avait plus désormais.
Ils tournèrent au coin d’une rue et un grand batiment apparut devant ses yeux, son dortoir. Du moins pour encore quelques jours...pensa-t’elle amèrement. Ils pénètrèrent à l’intérieur et se rendirent jusqu’à la chambre qu’elle partageait avec Audrey. Là, elle ouvrit la porte mais resta sur le seuil. Elle se tourna vers Pacey et le regarda.
Pacey sentit son coeur se serrer dans sa poitrine lorsque son regard rencontra celui de Joey remplit de douleur, mais il ne dit rien. Elle détestait se montrer fragile, elle mettait toujours un point d’honneur à être forte en toute circonstance mais il esperait qu’elle le laisserait la soutenir ce soir car il savait qu’elle en avait besoin.
Jo: j’ai si mal Pacey...dit-elle la voix pleine de larmes. Depuis toute petite j’ai travaillé pour réussir plus tard dans la vie, j’ai toujours voulu faire de grandes études. Et qu’est-ce que je vais faire maintenant? Devenir serveuse? Je me sens si bien ici, c’est mon univers, c’est mon rêve. C’est ce pour quoi je me lève tout les matins, ce pour quoi j’avance depuis 19ans... Et aujourd’hui c’est 19ans d’espoir qui s’en vont en fumer!...
Des larmes coulèrent le long de ses joues sans qu’elle puisse les contenir. Pacey la prit dans ses bras et posa son menton sur sa tête. Un tel desespoir percé dans sa voix qu’il en avait mal, il aurait tellement voulu la protéger de la deception, de la souffrance. En cet instant il voulait la garder dans ses bras et la protéger du monde entier. Tout ceci était tellement injuste, Joey aurait pu avoir un avenir brillant, elle aurait pu avoir le monde à ses pieds et tout ça allait lui être refusé parce que des imbéciles avaient décidé qu’elle ne rentrait plus dans la case de ceux qu’il fallait aider! Il se sentit en colère. Les larmes de Joey redoublèrent et Pacey ressera son étreinte tout en venant caller sa tête dans son cou. Il savait qu’aucun mots en cet instant n’aténuraient sa peine et il n’avait pas l’impression que Joey attendait de lui qu’il parle. Elle voulait juste quelqu’un auprès de qui craquer. C’est dans ces moments là que Pacey réalisait le lien solide qu’ils les unissaient toujours.
Ils restèrent ainsi de longues minutes, Pacey berçant doucement Joey. Puis petit à petit les sanglots de Joey se calmèrent pour finir par se stopper complètement. Pacey se dégagea légèrement pour l’observer. Elle semblait épuisé: sans doute le contre coup de la nouvelle et le fait d’avoir pleuré durant presque un quart d’heure d’affilée. Il posa ses mains sur ses hanches l’attira un peu à lui et lui déposa un baiser sur le front durant lequel elle ferma les yeux. Puis il replaça délicatement une mèche de cheveux derrière son oreille, se baissa et la prit dans ses bras. Joey fut surprise en se sentant soulevé du sol mais ne dit rien et se laissa faire. Pacey entra dans la chambre, la déposa sur son lit puis il lui retira sa veste et ses chaussures avant de remonter la couette sur elle. Pendant qu’il oppérait ces gestes, Joey le contempla. Il n’avait plus rien de l’adolescent peu sûre de lui qu’il était au lycée, aujourd’hui c’était un homme qui savait prendre des iniatives et dont les gestes etaient sûres. Il s’assit au bord du lit et lui caressa la joue, toujours en gardant le silence. Il la couvait d’un regard affectueux et plein de tendresse dans lequel Joey ne distingua pas la moindre parcelle de pitié, elle en était ravie. Grâce à lui, elle se sentait un peu mieux.
Jo: merci...souffla-t’elle.
Pa: reposes-toi maintenant.
Pacey fit glisser sa main de sa joue à ses cheveux et très vite Joey s’endormit, bercé par ses caresses. Il resta à côté d’elle encore quelques minutes puis il se leva, éteignit la lumière et sortit sans faire de bruit.

La journée passa rapidement et Joey se dirigeait vers le batiment administratif dans le but de leur annoncer qu’elle ne suivrait plus les cours à partir du mois prochain. En voyant la queue qu’il y avait elle soupira et se plaça dans la file.
Au bout de vingts minutes elle avait à peine avancé d’un mètre et l’homme situé devant elle ne cessait de la scruter, elle sentait l’irritation la gagnait. N’y tenant plus elle l’interpella:
Jo: votre mère ne vous a jamais dit que c’est impoli de fixer les gens? demanda-t’elle agacée
L’homme sortit brusquement de sa contemplation.
homme: pardon?
Jo: est-ce que j’ai un bouton sur la figure?
L’homme lui sourit et lui tendit une poignée de main.
H: escusez-moi! Je m’appelle Mickaël Stings, je suis photographe.
Joey lui serra la main, méfiante.
Jo: Joey Potter. Si vous êtes photographe que faite-vous ici à Worthington?
H: Et bien je souhaite faire passer une annonce pour les jeunes étudiantes de 18 à 24ans! Je cherche un mannequin apprentie pour faire des photos de lingerie pour la partie mode du magasine “news”. Et à vrai dire c’est pour cela que je vous observais ainsi: vous êtes très jolie et j’allais vous proposer de passer le casting de vendredi à partir de 15h...
Joey rougit.
Jo: c’est très gentil mais je ne suis en aucun cas mannequin! Et puis je ne vois pas ce que ça m’aporterait...
H: eh bien je pourrais vous répondre: la satisfaction de vous voir dans les pages d’un magasine connue mais vous n’avez pas l’air d’être le genre de filles sensibles à cet argument!
Mickaël lui sourit, elle rigola.
Jo: bien vu! Je n’ai pas trop envie de jouer les miss starlette!
Il rigola à son tour. Cette fille avait du caractère, elle lui plaisait, de plus elle avait un physique de rêve. Il avança un dernier argument pour essayer de la convaincre.
H: si ça fonctionne ça vous raporterez beaucoup plus en un jour que n’importe quel job en trois mois! Vous seriez payé 3000$!
Voyant que Joey semblait un peu plus attentive, il poursuiva:
H: écoutez, je vous laisse ma carte. Le casting est vendredi à partir de 15h! Réflechissez à ma proposition et si ça vous tente venez y faire un tour, ça vous engage à rien!
Joey prit la carte qu’il lui tendait et lui sourit.
Jo: j’y réfléchirais! Au revoir.
H: vous n’attendez pas votre tour? demanda-t’il surpris en désignant la dame de l’administration.
Jo: non, tout compte fait j’irais une prochaine fois... Au revoir!
H: à vendredi j’espère!
Joey s’éloigna un sourire fleurissant sur les lèvres, elle venait peut être de trouver la solution à ses problèmes...

Jen se dirigea vers le Hells Kitchen à pas préssé, Joey lui avait laisser un message sur son portable en lui disant de l’y rejoindre. Elle avait sans doute besoin de parler à une amie, elle devait se sentir perdue plus que jamais ces temps-ci. Quand elle arriva, Joey était déjà là, atablée devant un café crème.
Jen: salut Joey! Comment tu te sens?
Elle s’assit en face d’elle.
Jo: salut Jen! Je t’ai appelé parce que j’ai besoin d’un conseil...
Jen hocha la tête.
Jen: très bien mais avant si tu le permets je vais me chercher un café.
Elle se leva, se dirigea vers le comptoir et Joey la vit s’adresser au serveur. Elle avait fait appel à Jen parce qu’il lui semblait que de tout les membres du groupe c’était celle dont l’avis serait le plus objectif et le plus directe. Lorsqu’elle revint, Joey prit la parole.
Jo: aujourd’hui j’ai rencontré un photographe à Worthington: Mickaël Stings, il recherche un mannequin de lingerie pour le prochain numéro du magasine News. Cela rapporterait 3000$...
Jen: et tu ignores si tu dois te lancer là dedans ou non! Tu as peur de te faire arnaquer...
Jo: exact! Et puis me montrer en lingerie devant tout le monde...
Joey fit la grimace. Jen sourit, son amie avait toujours été pudique et elle avait toujours detesté attirer les regards sur elle.
Jo: mais ça représente quand même 3000$! De quoi poursuive mes études....
Jen: Joey je pense que tu as raison d’être méfiante, c’est un métier assez douteux lorsque l’on ne tombe pas sur des pro mais cela dit ça te permettrai de continuer ton rêve!...
Jo: oui mais m’exiber en sous vêtement...dit-elle réticente
Jen rigola.
Jen: tu ne t’exiberais pas, Joey c’est du mannequinat! Je sais que tu as horreur d’attirer l’attention mais regarde-toi, tu es très jolie et quoi que tu fasses tu attireras toujours les regards que ce soit dans un magasine ou dans la rue! Et puis honnêtement ça pourrait être bénéfique et te faire sortir un peu de ta coquille, peut être même que ça finirait par te plaire...
Jo: alors là ça m’étonnerai...
Jen: tu sais je crois que tu te fais une fausse idée de ce métier. Oui il y a des points négatifs comme dans tout les jobs et oui il y a des pièges à éviter mais c’est aussi un boulot qui peut être très enrichissant...
Jo: on dirait que tu connais bien le sujet...
Jen: quand j’étais à N.Y j’avais passé des castings que j’avais réussi. J’avais fait des photos mais le projet n’a jamais abouti quand ils se sont apperçus que je n’avais pas l’accord de mes parents. J’en garde quand même un bon souvenir, c’est agréable de se sentir belle.
Jo: tu as peut être raison, peut être que je devrais tenter le coup...
Jen: de toute manière ce serait juste pour une scéance, on ne te demande pas d’en faire ton métier! Tu peux toujours aller à ce casting et voir ce que ça donne...
Jo: tu as raison! Après tout au lieu de voir toujours les côtés négatifs, pour une fois je pourrai voir les côtés bénéfiques de la chose...
Jen lui sourit.
Jen: tout à fait! Cela dit il faut être sûre de savoir sur qui tu tombes, pour écarter tout danger! Je vais appeler un ami de la radio et lui demander s’il connait ce Mickaël...
Jo: Stings! Il s’appelle Mickaël Stings.
Jen sortit son portable et appela.
Jen: Kyle? oui salut c’est Jen!....ça va et toi?....bien. Dis-moi est-ce que tu peux me rendre un petit service?....est-ce que tu connais un photographe du nom de Mickaël Stings? Il fait un casting vendredi pour le magasine News.....une amie serait interressé mais elle voudrait savoir si ce mec est vraiment un mec sérieux de la profession, être sûre de savoir sur qui elle tombe....merci c’est gentil....ok! Merci Kyle.
Elle raccrocha.
Jo: alors?
Jen: il le connait seuleument de nom, il va se renseigner auprès d’amis à lui du métier et il me rappelle tout de suite!
Joey eut un sourire de reconnaissance pour Jen.
Jo: merci, Jen.
Jen: ce n’est rien, je t’assure.
Jo: alors et toi quoi de neuf dans ta vie?
Jen: oh et bien je suis très prise entre l’université et la radio. Mais je ne m’en plaint pas, j’adore ce job! C’est vraiment là dedans que je veux évoluer...
Jo: et côté coeur?
Jen soupira.
Jen: point mort! Il faut dire que je ne...
Elle fut interrompu par la sonnerie de son portable qu’elle décrocha.
Jen: allo?.... tu as fait vite! Alors?....très bien, c’est génial! Merci Kyle, je te revaudrais ça!....ok.
Elle racrocha et fit un éclatant sourire à Joey.
Jen: il s’est renseigné et ce mec est connu dans le métier, le mec qui lui a donné l’info ne le connait pas personnellement mais c’est un pro...
Jen fut contente de voir se ralumer une lueur d’espoir dans les yeux de son amie.
Jo: c’est génial! Enfin à condition que je réussisse l’audition bien sûre....
Jen: ne t’inquiète pas je suis sûre que ça marchera, je t’accompagnerais!
Jo: merci, Jen.
Elle se sourirent et finirent leur café.

On était vendredi, Jen et Joey patientaient dans une pièce remplie de jeunes femmes toute très jolies. Joey avait remplie une fiche d’inscription depuis près de deux heures.
Jo: qu’est-ce que je fais ici, Jen? C’est clair que je n’ai aucune chance face à toutes ces filles! Je vais me ridiculiser....
Jen: pas du tout. Tu es tout aussi belle qu’elles si ce n’est plus, aies confiance en toi et tout ira bien.
Femme: Melle Joséphine Potter?
Joey se leva.
Jo: c’est moi.
Femme: c’est à votre tour, suivez-moi.
Jen: est-ce que je peux venir?
La femme hésita.
F: hum...oui.
Jen: merci.
Elles pénétrèrent dans une pièce au mur blanc égaillé par quelques photos de mannequin plus ou moins connus. Au centre de la pièce, il y avait un appareil photo, des spots et un fond de couleur bleu.
Mickaël: Joey! Je suis ravie que tu sois venue!
Jo: bonjour. Comme vous l’avez dit ça n’engage à rien de venir! Je voudrais vous présenter mon amie Jen Lindley, elle fait une école de journalisme.
M: ravie de vous rencontrer, mademoiselle.
Jen: moi de même.
M: bon Joey, tu as déjà remplie la fiche d’information avec nom, adresse, taille, poids, mensuration ect...donc on a plus qu’à faire des essais. Tu vas passé ça dans la cabine au fond et puis ensuite on essayera de faire quelques photos, ok?
Il lui tendit des sous vêtements bleus et Joey sentit la nervosité la gagnait. Elle se demanda soudain ce qu’elle faisait là!
M: Détend-toi, Joey. Il n’y aura que toi, moi et Jen dans la pièce. Et puis si ça peut te rassurer je ne suis pas un petit pervers qui va te mater, je ne fais pas que des photos de mannequins en sous-vêtements dans mon job, je fais aussi des photos de filles en combinaison de ski!
Il rigola, Joey lui sourit un peu rassuré par ses paroles franches. Elle alla dans la cabine pour se changer.
Jen: elle est assez pudique mais une fois qu’elle sera un peu plus en confiance je suis sûre qu’elle sera extra!
M: je n’en doute pas! C’est pour ça que j’ai voulu qu’elle fasse ce casting. J’ai du flaire en général pour voir celle qui seront doué... Et puis c’est normal qu’elle soit nerveuse, ce n’est pas son métier et elle ne me connait pas!
Jen sourit, ce type avait l’air simpa. Joey sortit de la cabine et Mickaël l’observa admiratif, si elle était aussi belle sur les photos, il avait trouvé son mannequin. Joey rougit, géné de se tenir devant ce mec qu’elle ne connaissait même pas en soutien gorge et petite culotte.
M: très bien alors on va commencer. Positionnes-toi devant le fond bleu stp.
Joey s’executa en jetant un regard géné à Jen qui lui sourit. Mickaël repositionna quelques spots puis se mit derrière son appareil photo, assis sur un grand tabouret.
M: bien, on va commencer doucement. Tu vas poser tes mains sur tes hanches et placer ta jambe droite légèrement devant ta jambe gauche. Voilà comme ça! Maintenant prend un air naturel et décontracté. Voilà super!
Il prit deux photos d’affilée.
M: ok maintenant tu tournes un peu sur le côté...un peu plus...Voilà ne bouge plus! Tu tournes la tête vers moi et tu me fais un sourire franc, naturel. Décontracte-toi, Joey quand tu es crispé ça se voit! Respire un grand coup et sourit comme tu sourirais à un ami qui t’annonce une bonne nouvelle. Voilà, très bien!
Double flash.
Mickaël continua à lui donner plusieurs instructions et petit à petit Joey se décontracta et se prit au jeu.
M: tu es sublime! On fait un dernier truc: tu te mets comme tu veux mais je veux que tu me fasses un regard séducteur. Parfait! Tu es génial Joey.
Il appuya sur le bouton de l’appareil deux fois puis il lui annonça:
M: voilà c’est terminé! Tu peux aller te rhabiller.
Joey se dirigea vers la cabine et Mickaël rembobina le film, puis le sortit et le plaça dans un plastique où il écrivit le nom de Joey et la date.
Joey resortie quelques instants après.
M: tu as été très bien, Joey. Je te donne une réponse demain si tu es retenu ou non! Si c’est le cas, je te ferais parvenir un contract par courcier dans la journée et tu passes me le raporter lundi ici si ça marche, ok?
Jo: ok, merci.
M: je t’en prie. Aurevoir mesdemoiselles!
Jo et Jen: aurevoir!
Elles sortirent du batiment.
Jen: Joey tu as été géniale! Je suis sûre que c’est dans la poche, on dirait que tu as fait ça toute ta vie!
Jo: c’est vrai?
Jen: tu étais magnifique, de quoi faire palir de jalousie toutes tes concurentes!
Jo: merci! Et puis pour tout te dire je me suis plutôt bien amusé!...
Jen: ça j’ai vu! J’ai même cru que tu avais subitement changé de vocation!
Elles s’éloignèrent en rigolant.

Un silence régnait dans le salon de la maison de Grams, la grand mère de Jen. Jack, Pacey et Jen étaient assis sur le canapé, quand à Audrey elle était affalée sur l’un des fauteuils. Tous avaient les yeux rivés sur Joey qui se tenait debout face à eux, le sourire aux lèvres.
Audrey: bon Joey, ma puce, si tu nous disais pourquoi tu nous as tous fait venir ici un samedi soir?
Joey: et bien parce que j’ai une excellente nouvelle...
Tout le monde prit un air interrogateur sauf Jen qui se doutait déjà de ce qu’elle allait leur annoncer. Joey poursuiva d’une voix surexitée:
Jo: j’ai trouvé l’argent necessaire pour poursuive mes études à Worthington! annonça-t’elle d’un bloc en retenant son souffle.
Audrey se leva d’un bond et vint serrer son amie dans ses bras pour la féliciter.
Au: (enthousiaste) c’est génial! Alors on est toujours colocataires?
Jo: oui Audrey.
Ja: toute mes félicitations Joey mais où est-ce que tu as trouvé l’argent?
Joey échangea un regard complice avec Jen avant de se lancer dans les explications.
Jo: et bien en faite ça risque de vous étonnez! Il y a quelques jours j’ai rencontré un photographe sur le campus qui recherchait une mannequin apprentie pour faire des photos de mode pour le magasine News, il m’a proposé de passer le casting. Au début vous me connaissez j’étais plutôt contre mais si j’étais choisi cela me rapportais 3000$ et vu mes problèmes, cela méritait réflexion! Finalement après en avoir discuté avec Jen, j’ai décidé de tenter le coup, on a été ensembles à la scéance photo et voilà j’ai été choisit!
Elle affichait un éclatant sourire qui n’était pas vraiment du au faite de poser pour le magasine mais plutôt parce qu’ainsi elle pourrait poursuive son rêve.
Une fois la surprise générale passée, tous la félicitèrent et Joey annonça:
Jo: et maintenant allons fêter ça! Kelly qui est avec moi en cours de littérature organise une fête étudiante ce soir et vu que je suis officiellement de nouveau étudiante...Ca vous tente?
Jen: et comment!
Ja: toujours partant!
Jo: Audrey Pacey? Vous nous accompagnez?
Au: bien sûre!
Pa: c’est partit...
La petite bande se dirigea vers les voitures dans une humeur joyeuse et fétarde.

Une fois sur place, tous se dispersèrent un peu pour se mélanger à la foule d’étudiants! Les jeunes se déhanchaient comme des fous au milieu de la grande salle, d’autres riaient autour d’une bière dans la cuisine, d’autres avaient investis les escaliers ou encore les chambres à l’étage. Le tout donnait l’impression que l’immense maison allait exploser tellement elle regorgeait de monde.
Lorsque Pacey sortit sur la terrasse, il apperçut Joey, accoudée sur la rembarde du balcon.
Pa: toi aussi tu recherches le calme dans cette faune!
Elle lui sourit.
Jo: je cherche surtout à fuir un type très lourd qui s’était mis dans l’idée de m’étaler toutes ses connaissances en matière de plan drague foireux!
Pacey rigola, puis secoua la tête:
Pa: pauvre garçon, il ne savait pas à quoi il s’attaquait en essayant de faire succomber notre petite Potter!
Joey rigola à son tour, puis tout deux contemplèrent les lumières de la ville en silence.
Jo: j’ai toujours trouvé ça très beau Boston la nuit! Toutes ces lumières qui étincèlent et qui attirent...mais une fois vu en plein jour et de près on s’apperçoit vite de l’illusion crée! Un peu comme la majorité des hommes...
Pa: des exemples?
Jo: Charlie Todd, mon prof de littérature...énuméra-t’elle
Pacey recracha la bière qu’il venait de porter à la bouche.
Pa: ton quoi??? Tu es sortit avec ton prof de littérature???
Joey eut un sourire en coin.
Jo: sortir est un grand mot, disons plutôt flirté...
Pacey la regardait abasourdi, Joey s’en amusa.
Jo: et oui qu’est-ce que tu crois, tu n’es pas le seul à trouver un intêret au corps enseignant!
Pa: Je comprend mieux pourquoi tes études te tiennent tellement à coeur! la taquina-t’il
Potter tu ne cesseras jamais de m’étonner!
Jo: ça n’a rien à voir avec lui! répondit-elle faussement vexé. D’ailleurs je n’assiste même plus à ces cours! Non sérieusement tu n’imagines pas à quel point pouvoir poursuive mon année scolaire à Worthington me rend heureuse!
Un silence retomba durant quelques secondes avant que Pacey ne l’interroge.
Pa: Tu avais l’air songeuse quand je suis arrivé, à quoi tu pensais?
Jo: aux évênements de ces derniers jours! On peut dire qu’ils ont été riche en rebondissements et en émotions! D’ailleurs je ne t’ai toujours pas remercier pour ce que tu as fait pour moi l’autre soir...
Pa: je t’en prie, Joey. Je serais toujours là pour toi quand tu auras besoin de moi dit-il sincèrement
Elle lui sourit tendrement.
Jo: je le sais.
Ils se fixèrent un instant et Joey se sentit soudain étrange, elle eut tout d’un coup très chaud et une envie irrésistible d’être proche de Pacey. Elle s’avança d’un pas vers lui puis d’un second et se stoppa net, reprenant ses esprits. Elle lança en détournant le regard et avec un petit rire nerveux.
Jo: Je n’en reviens pas d’avoir été selectionné parmis toutes ces filles pour poser dans ce magasine...
A ces mots Pacey reprit peu à peu sa respiration qui s’était brusquement arrêté lorsque Joey avait fait mine de s’avancer vers lui. Une fois redevenu calme, il lui déclara d’une voix rauque mais douce:
Pa: moi ça ce m’étonne pas.
Joey braqua de nouveau ses grands yeux verts sur lui et il lui fit un sourire ravageur.
Pa: Quand tu rentres dans une pièce Jo, les mecs arrêtent de respirer!
Pacey se détourna un sourire pendu aux lèvres, tandis que Joey l’observait se fondre dans la foule les joues rougits et le coeur battant la chamade.

Assise sur une marche d’escalier à côté de Jack, Jen rigolait.
Jack: encore une!
Jen rigola de plus belle et lui tendit une autre bière. Jack l’ouvrit et en vida la moitié cul sec. Il se tourna ensuite vers elle, les yeux rougit par la grande quantité d’alcool ingurgitée.
Jack: il nous faudrait une boisson plus forte tu crois pas?
Elle lui mit une petite tape sur la cuisse.
Jen: tu as raison! Ne bouge pas je reviens...
Elle s’appuya sur la cuisse de Jack pour se lever et tituba jusqu’au bar, là elle attrapa une bouteille de Wisky et revint près de lui. Elle dévissa le bouchon et prit une longue gorgée avant de tendre la bouteille à Jack.
Jen: tiens mon chéri!
Il s’en saisit, bu une gorgée et grimaça ce qui provoca le rire de Jen. En descendant l’escalier un mec lui mit un coup de genou dans le dos sans faire expret.
Jack: Eh! Tu pourrai faire attention quand même!
Il ajouta à l’attention de Jen:
Ja: y’a trop de monde ici! Et si on allait boire dans un endroit plus calme...
Jen: d’accord!
Ils montèrent l’escalier avec difficulté et s’enfermèrent dans une des chambres. Jack leva alors la bouteille et porta un toast.
Ja: à mon amie Jen Lindley! La fille la plus époustouflante que je connaisse...
Jen: c’est pas vrai! pouffa-t’elle
Jack: mais si! A la tienne ma Jen, mon âme soeur.
Il laissa alors le liquide couler dans sa gorge, il eut une sensation de brûlure. En voyant qu’il ne s’arrêtait pas de boire et qu’il allait finir la bouteille, Jen s’avança vers lui.
Jen: et moi! C’est à moi Jack, tu en as bu assez!
Mais Jack continua en rigolant devant l’air boudeur de Jen. Elle vint alors jusqu’à lui et agrippa la bouteille, Jack ressera sa prise autour du goulot. Tout deux se chamallèrent en essayant de faire lacher prise à l’autre. Leur équilibre était précaire et ils finirent par s’écrouler l’un sur l’autre sur le lit tandis que la bouteille tomba et roula à l’autre bout de la pièce.
Jack se trouvait sur Jen et tout deux fixaient la bouteille d’un air ébahit puis ils se regardèrent et partirent dans un fou rire. Ils rigolèrent ainsi de longues minutes puis le rire fit place au silence, on entendait juste le bruit de la musique et des jeunes qui faisaient toujours la fête à l’étage en dessous. Jen et Jack se contemplèrent: ils avaient toujours su lire dans les yeux l’un de l’autre et ce soir tout deux pouvaient y lire la grande complicité qui les unissaient depuis plusieurs années. Jack observait les yeux brillants de Jen et ses lèvres pulpeuses, il entrelaça ses doigts aux siens. Sous lui il pouvait sentir son corps chaud. Doucement il se pencha en avant et l’embrassa fougeusement, Jen y répondit et l’agrippa. Jack descendit le long de son cou, elle murmurra:
Jen: qu’est-ce qu’on fait...
Jack déboutonna sa chemise et descendit de son cou vers sa poitrine. Elle sentait son souffle chaud et ses baisers sur sa peau, elle frissona. Elle passa ses mains sous le T-Shirt de Jack et le fit passer par dessus sa tête puis ils se déshabillèrent très vite. Ils firent l’amour intensément.

Lorsqu’elle ouvrit les yeux le lendemain, Jen constata qu’elle était seul. Elle s’assit dans le lit et ressera le drap contre elle. Sa tête lui semblait très très lourde et une douleur régulière cognait contre ses tempes. Sa gorge la brulait et elle avait un gout amer dans la bouche. Elle ferma les yeux, se maça les tempes et repensa aux évènements de la veille. Elle regarda tristement la bouteille de Wisky qui gisait un peu plus loin et la place vide à côté d’elle. Pour lui cela n’avait sans doute était qu’une erreur d’ivrogne...pensa-t’elle. Elle eut subitement froid et se sentit comme une petite fille apeurée, elle remonta les jambes le long de son corps et resta recroquevillé sur elle-même quelques minutes toujours en fixant la place vide à ses côtés qui avait été occupé par Jack.
Elle consulta sa montre et lorsqu’elle vit que le cadran indiquait 14h, elle sortit rapidement du lit. La tête lui tourna un peu mais elle n’y fit pas attention, elle rassembla ses affaires éparpillées dans la pièce et se rhabilla. Elle ne souhaitait qu’une chose rentrait chez elle au plus vite, s’enfermait dans sa chambre et ne plus penser à tout ça avant au moins demain.
Elle descendit l’escalier et tomba nez à nez avec Kelly, l’organisatrice de la fête de la veille. Jen se sentit soudain très géné, avec tout ça elle en avait oublié qu’elle avait dormi chez une fille qu’elle connaissait à peine. Kelly n’affichait pas un regard tellement surpris.
Jen: Kelly, je suis vraiment géné... J’ai honte d’avoir squatter chez toi comme ça...
Kelly la coupa et lui dit d’un ton amicale et compréhensif.
Kelly: ça ne fait rien, t’en fais pas. Tu sais j’ai toujours pensé que quand on boit il vaut mieux ne pas conduire et rester dormir sur place! Et puis je sais que tu es une très bonne amie de Joey...
Jen sourit faiblement à Kelly.
Jen: je suis quand même désolé...
Kelly lui sourit franchement.
Kelly: ça ne fait rien pour cette fois et puis ton petit ami c’est déjà assez escusé pour deux toute à l’heure! Allez vas-y file!
Jen se força à lui sourir mais en l’entendant faire allusion à Jack comme son petit ami, elle ressentit comme un malaise. Elle essaya de n’en laisser rien paraître.
Jen: Merci beaucoup. Aurevoir.
Kelly: aurevoir.
Kelly regarda Jen sortir de la maison et fronça les sourcils. Elle n’avait vraiment pas l’air bien...
Kelly: voilà exactement pourquoi je ne bois pas...dit-elle pour elle-même

Joey marchait la tête baissé vers le trottoir, en respirant à fond pour tenter de calmer la nervosité qui la gagnait de mintutes en minutes. En effet la scéance photo aurait lieu d’ici quelques minutes. Elle se concentra sur le pourquoi de cette scéance et retrouva un semblant de calme. Elle aurait aimé que Jen l’accompagne, la jeune femme aurait sûrement su quoi lui dire pour lui donner confiance malheureusement Mickaël avait souhaité qu’elle vienne seul car il préférait avoir le moins de monde possible autour de lui durant les scéance. De toute manière Jen n’avait pas l’air d’aller bien ces derniers temps, elle semblait préocupé mais chaque fois que Joey avait chercher à savoir ce qui n’allait pas elle avait fait comme si de rien n’était.
Joey s’arrêta devant le batiment où une plaque annonçait “studio de photographie-Mickaël Stings”. Elle tendit la main vers la poignée de la porte, encore une fois respira un grand coup et entra. Elle faillit percuter l’assistante de Mickaël qui s’apprétait à sortir.
Jo: escusez-moi!
Assistante: ce n’est rien. Vous êtes Joséphine Potter?
Jo: oui c’est moi.
Assistante: Allez-y Mickaël vous attend! dit-elle en lui désignant la pièce d’à côté
Joey lui fit un sourire qui traduisait toute son anxiété mais l’assistante ne prit même pas la peine de la regarder et sortit précipitament. Joey essuya ses mains moites sur son jean puis partit en direction de la salle indiquée. Elle entra.
Au centre de la salle, comme lorsqu’elle était venue passé l’audition, se dressait un fond de couleur bleu ciel, des spots d’éclairage et l’appareil photo sur lequel était penché Mickaël. Dans le fond de la pièce une femme triait des sous-vêtements de diverses couleurs. Personne ne l’avait encore remarqué.
Jo: bonjour murmura-t’elle timidement
Mickaël leva les yeux vers elle, son visage se fendit d’un sourire et il approcha à grand pas vers elle.
Mickaël: Ah Joey, pile à l’heure! Voilà comment on reconnait un mannequin amateur d’une pro: les pros n’ont aucun sens de la ponctualité! plaisanta-t’il
Joey sourit.
Mickaël: comment tu te sens? demanda-t’il plus sérieusement
Jo: ça se voit tant que ça que je suis morte de trouille!?! grimaça-t’elle
Mickaël rigola.
Mick: t’inquiète pas, tout va bien se passer! Tu vas commencer par aller voir Sandy et elle te montrera la première tenue à enfiler puis tu iras au maquillage, ok? (Joey hocha la tête) Bien! Sandy, tu t’occupe de Joey stp!
Sandy: oui, viens Joey.
Quelques minutes plus tard Joey réaparut en peignoir saumon. Elle passa entre les mains de la coiffeuse-maquilleuse. Puis les deux jeunes filles sortirent laissant Joey et Mickaël seuls.
La scéance commença, elle se déroula au mieux puis lorsque Mickaël eut finit une première péllicule, il rembobina son film et demanda à Joey:
Mick: tu peux changer de vêtement? Il y a une autre lingerie posé sur la table là...
Jo: bien sûre!
Joey attrapa les sous vêtements et se dirigea vers la cabine d’essayage. Mickaël changea la péllicule tout en fixant le rideau de la cabine. Il referma l’appareil, fit un cliché histoire de s’assurer que la pellicule était bien enclanché. Puis il avança sans bruit, s’aplatit contre le mur et jetta un coup d’oeil par le mince filet d’ouverture du rideau. Il observa Joey nue et un sourire se dessina sur ses lèvres.
Quelques secondes plus tard il s’arracha à sa contemplation et alla changer le fond l’air de rien. Joey sortit à cet instant.
Jo: voilà. Je suis prêtre.
La scéance photo se poursuivit durant encore environ deux heures.
Mick: voilà, c’est terminé! C’était très productif, je crois que le résultat est prometteur.
Joey sourit.
Jo: et comment ça se passe maintenant?
Mick: et bien tiens voilà ton chèque pour commencer. (il lui tendit une enveloppe qu’elle saisit) Ensuite les photos devraient être publiés d’ici quinze jours.
Jo: parfait! Alors aurevoir et merci pour tout.
Mick: tu veux pas rester boire un verre de champagne pour célébrer cette première!?!
Jo: non c’est gentil mais j’ai cours et j’ai déjà louper plusieurs heures donc je vais y aller...
Mick: très bien comme tu veux. Je te téléphonerai quand le magasine sera parut pour avoir tes impressions! Enfin si ça ne t’ennui pas évidement...
Jo: non, pas du tout. Aurevoir.
Mick: aurevoir, Joey.
Alors qu’elle s’éloignait, Mickaël l’observa et ses yeux dérivèrent vers ses fesses. A ce moment là Sandy fit sa réaparition et lui jetta un regard de dégout.
Mick: un commentaire?
Sandy parut hésiter puis lacha sèchement:
Sandy: non.
Mick: bien parce que je te rappelle que c’est moi qui signe tes chèques et je n’aurais aucun mal à retrouver une nouvelle styliste! lacha-t’il d’un ton arogant

Titelle  (02.03.2005 à 20:58)
Il était 19h et Jen était assise sur un banc dans un parc de Boston, elle venait de sortir de la radio. Le ciel s’était déjà bien assombrit et les éclairages publics s’alumèrent. Elle observait les feuilles rousses tournoyaient au vent et les quelques personnes qui passaient devant elle. Elle s’attarda particulièrement sur un couple qui marchait main dans la main: ils avaient l’air si heureux, si amoureux qu’elle ressentit un pincement au coeur. Elle refoula les quelques larmes qui menaçaient de faire leur apparition. Elle releva sa manche et jetta un coup d’oeil à sa montre: il ne devrait plus tarder se dit-elle enfin si il vient. Elle avait donner rendez-vous à Jack. Depuis qu’ils avaient couchés ensemble il la fuyait et elle devait bien avouer qu’elle n’avait pas non plus cherchait à le rencontrer. Tout avait été si floue pour elle ces temps-ci... Mais désormais, elle savait ou plutôt elle acceptait l’évidence. Elle ne supportait plus cette situation et elle avait besoin de mettre les choses au point avec Jack mais elle avait peur de sa réaction. Elle s’enmitoufla dans son écharpe, et se frotta les mains, rouges par le froid.
Jen: faite que tout se passe bien! murmura-t’elle en fermant les yeux comme pour une prière
Au loin appuyé contre un arbre, Jack observait Jen depuis cinq bonnes minutes. Il n’avait pas encore trouvé le courage d’y aller, il avait même hésité à venir à vrai dire en écoutant son message sur sa boîte vocale. Pourtant il savait qu’une discussion entre eux s’imposait s’ils ne voulaient pas perdre leur amitié pour de bon. C’est ce qui l’avait décidé à marcher jusqu’ici: depuis toujours Jen était sa meilleure amie presque une soeur et la complicité qui les unissait avait toujours été un des éléments stables de sa vie et il ne se sentait pas prêt à la perdre sans essayer de faire quelque chose. Il franchit donc les quelques pas qui le séparait du banc.
Jack: bonsoir. dit-il d’une voix douce
Jen tourna les yeux vers lui et se sentit soulagé de voir qu’il était venu. C’est déjà ça. pensa-t’elle
Jen: bonsoir Jack. Assis-toi!
Elle désigna la place libre à ses côté, Jack s’y installa. La gène entre eux était presque palpable et un silence pesant, comme il n’en avait jamais partager jusqu’ici, s’installa. Jen en eut froid dans le dos.
Jen: il faut qu’on parle! lacha-t’elle subitement
Ja: je le sais...dit-il d’un ton réticent
Jen: Jack je vais pas y aller par quatre chemin: je sais bien que cette nuit qu’on a passé ensemble était le résultat d’une super cuite mais...
Ja: en effet! la coupa-t’il subitement. On avait trop bu, on a fait une erreur...
Il porta son regard à l’horizon bien décidé à éviter de croiser les yeux de Jen qui le fixait.
Jen: une erreur...
Ja: oui. Une stupide erreur, rien de plus.
Jen: Alors c’est tout ce que c’était pour toi Jack? Une erreur?
Sa voix laissait transparaître qu’il la blessait.
Ja: oui Jen. Et si tu es d’accord je pense que l’on ferait mieux d’archiver cette histoire et de ne plus en reparler! Tu es d’accord? demanda-t’il plein d’espoir
Il releva les yeux vers elle et s’apperçut qu’elle avait des larmes pleins les yeux. Jack sentit qu’il la faisait souffrir sans vraiment comprendre pourquoi. Dans son regard passa un éclair de colère, elle se leva brusquement du banc, le regarda dans les yeux et haussa un peu le ton:
Jen: non, je suis désolé ça ne me convient pas! Alors c’est ça discuter du problème pour toi!?! On dit que c’est une erreur et basta! On passe à autre chose et on oublie tout! Désolé mais les choses ne sont pas si simple, c’est pas comme ça que ça se passe...
Des larmes de tristesse et de rage inondèrent les joues de Jen. Jack devant sa réaction violente, se leva à son tour, posa une main sur son bras et dit d’une voix apaisante:
Ja: d’accord, d’accord Jen! Calme-toi, on va en parler si tu veux...
Mais Jen se dégagea et lui dit d’une voix brisée par les larmes:
Jen: Mais tu ne vois rien Jack? Tu ne vois pas que pour moi cette nuit était tout sauf une erreur? Cette nuit a beaucoup compté pour moi et je ne parviens plus à faire semblant, à me voiler la face... Je suis tombé amoureuse de toi Jack Mc Phee, peut être même que je t’ai toujours aimé...
Jack lacha un hoquet de surprise. Jen l’aimait! Non ce n’était pas possible! Jen était comme une soeur pour lui, elle ne pouvait pas l’aimer. Elle ne le devait pas!
Il recula et bagaya sous le choc:
Ja: non Jen... dis-moi que tu plaisantes...
Elle fit non de la tête, au milieu de ses larmes. Jack passa une main sur son visage.
Ja: tu ne dois pas m’aimer Jen! Toi et moi on n’est amis depuis longtemps: tu ne peux pas m’aimer!
Jen: Jack...sanglota-t’elle en s’approchant de lui mais il recula
Ja:non Jen!
Complètement désorienté et sous le coup de la surprise, Jack partit d’un pas vif presque en courant.
Jen: Jack...murmura-t’elle de nouveau d’une voix brisée par la douleur
Mais Jack était déjà loin. Jen se laissa retomber sur le banc et se mit à pleurer à chaude larme, elle l’aimait tellement, elle avait si mal qu’elle avait l’impression qu’elle ne le suporterait jamais. Elle ressentait un vide au creux de l’estomac, une douleur insoutenable dans la poitrine comme si elle avait reçu un coup d’une telle force qu’il l’empéchait de respirer. A cet instant c’est d’ailleurs ce qu’elle souhaitait le plus au monde: cesser de respirer.

Joey marchait à vive allure en direction du Hells Kitchen. Toute la bande y avait rendez-vous pour prendre un verre comme souvent le vendredi soir. Elle était déjà en retard mais elle avait voulu passer au kioske à journaux avant qu’il ne ferme pour acheter le nouveaux numéro du News. Celui-ci était en faite un hors série spécial mode où elle occupait quatres pages! Elle en avait été plutôt surprise: elle pensait qu’elle serait sur une photo qui se serait fondu dans la masse des articles de faits divers, or là elle se retrouvait en page centrale d’un magasine consacré à la mode. Heureusement elle trouvait les photos plutôt réussis.
Elle retrouva ses amis attablés dans un coin de la salle. Tout le monde était là sauf Jack.
Jo: coucou! lança-t’elle gaiement
Au: encore celle qu’on attend!
Jo: c’est faux, tu oublies Jack! Visiblement il n’est pas arrivé...
Pa: il a appelé, il ne viendra pas.
Jo: oh! De toute manière j’ai une bonne excuse pour mon retard: Tin Din! dit-elle en brandissant le magasine
Audrey se jetta dessus.
Au: oh! Joey tu es magnifique!
Jo: merci.
Au: regarde Jen.
Jen y jetta un coup d’oeil rapide et distrait. Joey emporté par l’excitation de la parution du magasine, n’avait pas encore remarqué que la jeune femme ne semblait pas du tout dans son assiette: elle avait l’air ailleurs, le regard dans le vide. Joey porta vers Audrey un regard interrogatif mais cette dernière haussa les épaules, signe qu’elle ne savait pas ce qu’il se passait.
Jo: Jen est-ce que ça va? interrogea-t’elle inquiète
Jen: j’ai eu une dure journée, je vais rentrer.
Joignant les gestes à la parole, elle se leva et enfila sa veste.
Jo: Jen...
Jen: Joey! Je ne veux pas en parler! J’ai juste besoin d’ête seul et de me reposer, rien de plus! Toute mes félicitaions pour tes photos, tu es très belle...
Jo: merci...murmura-t’elle
Jen lui fit un faible sourire et sortit du bar, laissant derrière elle un malaise. Mais Audrey s’empressa vite de le briser.
Au: ces photos sont fantastiques! Est-ce que tu te rend compte de la chance que tu as, tu occupes quatres pages d’un magasine qui se trouve en ce moment même dans tout les kioskes de la région!!! dit-elle toute excitée
Joey rougit à cette idée ce qui fit sourire Pacey: même si Joey avait pris beaucoup de confiance en elle, elle n’était tout de même pas le genre de femme à aimer se faire remarquer.
Une musique très rythmé retentit et Audrey se leva.
Au: moi et notre nouveau mannequin vedette allons enflamer la piste, tu viens Pacey?
Pa: non allez-y, rigola-t’il devant l’enthousiasme de sa petite amie, je vais jetter un coup d’oeil à ces photos pendant ce temps là!
Au: bien! Tu viens Joey.
Avant que celle-ci est répondu, elle l’entraina jusqu’à la piste de danse.
Pacey les regarda danser et rigoler puis posa ses yeux sur la couverture du magasine devant lui. Il éprouvait comme une hésitation à l’ouvrir sans qu’il ne comprenne pourquoi. Il porta la bière à sa bouche et en but une gorgée avant de reporter son attention vers les deux jeunes femmes.
Il se saisit ensuite du magasine, l’ouvrit, le feuilleta page par page et arriva à une des photos de Joey. Il comprit instantanément son erreur. Elle portait des sous-vêtements en dentelle rouge, avait un maquillage discret, les cheveux attachés avec des mèches ondulés qui retombées ici et là. Sur la photo de gauche elle souriait franchement et sur celle de droite elle affichait un sourire plus timide. Elle était splendide, il tourna la page et observa la photo de la page de gauche, sur celle-ci elle était allongé sur le dos, un jambe repliée, une main posait sur le ventre avec des sous-vêtemens bleus et un regard séducteur. Pacey déglutit mais il reçut le coup de grace lorsqu’il contempla la dernière photo: Joey se tenait debout en sous-vêtements noirs très simple mais très sexy, ses cheveux détachés et mouillés retombaient en cascade sur ses épaules et des gouttes d’eau parcourait son corps, son regard était transperçant. Sa raison lui dit de refermer très vite ce magasine mais malgrès tout il resta à la contempler comme si une force l’y contraignait. Il examina la photo en détail: des lèvres humides de Joey à la chaine de cheville qu’elle portait, en passant par les gouttes d’eau qui coulaient de son cou à sa gorge. Elle était si sensuelle que Pacey sentit le désir monter en lui, il referma vivement le magasine et le fit glisser d’une main à l’autre bout de la table comme si il eut constitué un grand danger. Il but une longue gorgée de bière tout en continuant de fixer le magasine.
Quelques minutes plus tard les filles revinrent s’assoir en riant.
Jo: ouh! Ca faisait longtemps que j’avais pas danser comme ça!
Au: ouai. Est-ce que ça va Pacey tu fais une tête bizarre?
Pacey décola ses yeux du magasine et secoua la tête.
Pa: oui oui ça va.
Audrey but la fin de sa bière d’une traite et se releva.
Au: on y retourne?
Jo: ne me dis pas que tu as encore envie de danser?
Au: je me suis à peine échauffé!
Joey sourit.
Jo: ah non cette fois-ci c’est sans moi, je suis morte! lui répondit-elle dans un souffle
Au: Même les petits vieux des maisons de retraites sont plus actif que vous! Bon très bien tant pis pour vous, j’y vais toute seule! lança-t’elle en pleine forme comme à son habitude
Joey rigola tandis qu’elle s’éloignait:
Jo: Audrey ne changera jamais: jamais épuisé lorsqu’il s’agit de faire la fête!
Pa: hum hum murmura-t’il distraitement
Joey le regarda et remarqua qu’il était de nouveau étrange. Elle suivit son regard et vit qu’il fixait le magasine, elle releva la tête vers lui et fronça les sourcils.
Jo: tu as regardé mes photos? le questionna-t’elle
Une pointe d’inquiètude perça dans sa voix et elle en fut surprise. Pourquoi le regard que porterait Pacey sur ses photos l’inquièterait-elle? Et qu’attendait-elle de sa réaction? Elle se sentit troublé par ce petit détail pourtant anodin mais Pacey, lui, ne semblait pas avoir remarqué le ton étrange employé par la jeune fille. Il reporta son attention vers Joey et planta son regard au fond des ses yeux.
Pa: oui murmura-t’il d’une voix grave après quelques secondes
Joey ne put s’empêcher d’aimer l’étincelle appréciateur qui brulait au fond des yeux de Pacey et d’en être soulagé. Mais pourquoi? Elle l’ignorait. Elle lui fit un sourire charmeur et Pacey rougit un peu.
Jo: et ba alors Witter on dirait que tu es géné! Tu m’as pourtant déjà vu plus dénudé que ça... se moqua-t’elle gentiment
Pa: j’avais juste oublié à quel point tu pouvais être sexy.
Cette fois-ci c’est Joey qui devint rouge jusqu’aux oreilles et Pacey lui décocha un sourire amusé et triomphant pour avoir pris Joey à son propre jeu.
Pa: et ba alors Potter tu as l’air géné, ce n’est pourtant pas la première fois que je te fais un compliment de ce style!
Joey lui fit un regard noir avant d’éclater de rire, Pacey rigola avec elle mais tout deux furent interrompu par Audrey.
Au: et bien on s’amuse bien ici à ce que je vois! dit-elle pour plaisanter mais avec tout de même un ton un peu froid
Audrey avait la désagréable sensation de les avoir déranger dans un grand moment de complicité et elle n’avait pu s’empêcher d’éprouver un sentiment de jalousie envers Joey qui s’était ressentit: un silence régnait. Pacey fixait sa bière comme si il avait fait une bétise quand à Joey elle faisait minne de regarder ailleurs. Ne voulant pas laisser ce moment pénible durer trop longtemps, Joey tourna la tête vers Audrey, sourit et déclara:
Jo: on rentre? J’en ai un peu marre et je suis fatigué!
Audrey la fixa quelques secondes pendant lesquels Joey retenait son souffle mais les traits d’Audrey se radoucirent et elle dit en souriant:
Au: allons-y!
Pacey paya et tout trois sortirent du café dans une atmosphère de nouveau bon enfant.

Jen marchait le long du port de Boston. Elle n’avait pas pris la peine de fermer sa veste malgrès le vend froid qui soufflait, elle se fichait d’avoir froid, elle ne le ressentait même pas. De toute manière le froid l’avait envahit de l’intérieur depuis quelques jours déjà: elle se sentait anéstésié de tout. Même la douleur l’avait quitté, elle avait été si forte dans un premier temps qu’elle croyait ne pas pouvoir le supporter puis plus rien. Le vide.
Elle s’assit sur le rebord en béton qui surplombait l’eau du port et observa les lumières de la côte voisine, au loin sur sa droite. Rien n’était pire que de se sentir ainsi, dieu sait qu’elle avait souvent souffert dans sa vie mais jamais encore elle ne s’était sentie comme ça. Elle se sentait à part, elle avait la sensation que personne ne la comprenait. Seul Jack y parvenait et aujourd’hui Jack l’avait rejetté. Quand elle faisait le bilan de sa vie, Jen avait sans cesse ces deux impressions qui ressortaient: l’incompréhension et le rejet.
Elle se pencha un peu et observa un papier qui flotait sur l’eau.
Un bruit craqua derrière elle et quelqu’un vint s’assoir à ses côtés.
Pa: alors Lindley on compte les poissons!
Jen eut un sourire en coin pour Pacey.
Jen: je me demandais plutôt si j’allais les rejoindre et leur servir de nouriture...
Pacey fronça les sourcils: même si elle avait dit ça sur le ton de la plaisanterie, elle semblait vraiment mal. D’une main il prit son menton et lui tourna la tête vers lui.
Pa: Qu’est-ce qui ne va pas? demanda-t’il doucement
Jen: tellement de choses...répondit-t’elle évasive
Pa: tu ne veux pas en parler?
Jen hésita. Elle ne souhaitait pas tellement que ses sentiments pour Jack soient connues mais elle avait confiance en Pacey et elle savait qu’elle pouvait lui en parler sans crainte, après Jack c’était celui dont elle se sentait la plus proche.
Jen: si. A la fête de Kelly l’autre soir je....Jack et moi avons....(elle prit sa respiration) Jack et moi avons bus et ont a couchés ensemble!
Pa: je vois. Le genre de situation difficile à gérer lorsque l’on est amis.
Jen: surtout lorsque l’une des deux personnes ressent plus que de l’amitié...
Pa: tu veux dire que? dit-il étonné
Jen: oui c’est ce que je veux dire. Je suis tombé amoureuse de Jack!
Pa: tu lui as dit?
Jen hocha la tête en regardant l’horizon.
Pa: voilà pourquoi Jack n’est pas venu ce soir et pourquoi tu allais si mal...
Jen hocha encore une fois la tête.
Pa: comment a-t’il réagit quand tu lui as dit?
Jen ne répondit pas tout de suite. De nouveau la douleur venait de réaparaître, sa voix se brisa et elle murmura dans un souflle:
Jen: il m’a rejetté, Pacey...
Pacey passa un bras autour de ses épaules et l’attira à lui, Jen calla sa tête contre lui et se laissa aller à quelques larmes.
Pa: ça va aller Jen. Tu l’as pris par surprise, je suis sûre que quand il aura eu le temps de digérer la nouvelle, il reviendra vers toi! C’est Jack, il a besoin de toi, tout du moins de ton amitié.
Jen: qu’est-ce que tu en sais?
Pacey se décolla un peu d’elle et lui fit une grimace:
Pa: vous êtes les Dawson et Joey numéro 2!
Jen rigola un peu devant la tête comique de Pacey.
Jen: merci.
Pa: A ton service Lindley!
Jen: je vais rentrer maintenant.
Pa: je te racompagne.
Grâce à Pacey, Jen se sentait un peu mieux même si elle souffrait toujours, elle avait repris un peu d’espoir et elle lui en était reconnaissante.

Jack entra dans le restaurant et apperçut Pacey derrière le bar à ranger des bouteilles. Il était 11h et à cette heure-ci le restaurant était encore vide et calme.
Jack: salut Pacey!
Pacey: salut Jack! Assis-toi. Tu veux boire quelque chose?
Ja: non, merci.
Depuis la fête Jack n’avait plus toucher une goute d’alcool. Il faut dire qu’il avait bu pour au moins un mois entier et que ça ne lui avait pas vraiment réussit.
Pa: comment ça va vieux?
Ja: ça va.
Jack fronça les sourcils, il sentait bien que Pacey voulait lui parler de quelque chose et d’ailleurs il le lui avait dit au téléphone quand il lui avait demandé de venir mais Pacey semblait hésitant.
Pa: écoute Jack, comme je te l’ai dit si je t’ai fait venir c’est parce que je voudrais te parler de quelque chose mais je ne sais pas trop comment aborder le sujet donc je vais y aller directement.
Ja: vas-y je t’écoute. Tu as des problèmes? demanda-t’il intrigué
Pa: moi non tout va bien...c’est à propos de toi Jack!
Ja: à propos de moi??? Pacey de quoi tu parles?
Pa: j’ai parlé à Jen. lacha-t’il enfin
Ja: oh! Alors elle t’a dit que...
Pa: oui.
Jack garda le silence un moment puis il se leva.
Ja: écoute Pacey, si c’est de ça que tu voulais me parler alors c’est inutile il n’y a rien à dire là-dessus!
Pa: au contraire Jack! Tout ceci ne me regarde en rien et je pourrais très bien rester en dehors de ça mais tu es mon ami et Jen aussi et à ce titre j’ai le droit d’intervenir quand je vous vois partir droit dans le mur! s’énerva-t’il légèrement
Un silence retomba puis Jack se rassit et se laissa tomber la tête sur le bar dans un soupir.
Ja: finalement une bière ne serait pas de refut!
Pacey en attrapa une, l’ouvrit puis s’en prit une pour lui.
Ja: tout ceci est tellement bizarre! Je veux dire Jen est ma meilleure amie, je la considère presque comme ma deuxième soeur...
Pa: raison de plus pour ne pas gacher votre amitié!
Ja: mais comment gérer tous ça? Je veux dire comment gérer ses sentiments? Et même si on y parvenait l’un et l’autre est-ce que tu crois vraiment que tout pourrait être comme avant entre nous?
Pa: je l’ignore mais tu ne le seras pas en l’évitant par tout les moyens.
Ja: je ne peux pas aller la voir, je ne serais pas quoi lui dire.
Pa: plus tu attends, plus ce sera dur! Rassure là Jack, c’est tout ce qu’elle atend de toi...
Jack poussa de nouveau un soupir, il savait que Pacey avait raison qu’il ne pourrait pas éviter la discussion longtemps si il ne voulait pas perdre son amitié avec Jen et il savait également que le premier pas devait venir de lui, vu la situation.
Pa: moi tout ce que je veux c’est que vous ne laissiez pas votre amitié tomber aux oubliettes sans réagir!
Ja: tu as raison j’irais lui parler! Merci Pacey.
Pacey lui sourit et lui mit une tape amicale sur l’épaule.
Pa: je t’en prie, les amis ça sert à ça!
Jack balaya la pièce du regard et posa ses yeux sur un magasine qui tronait un peu plus loin sur le comptoir. Il s’en saisit et lu à voix haute:
Ja: Le News numéro hors série consacré à la mode.
Son regard s’éclaira et il leva les yeux vers Pacey.
Ja: c’est le magasine de Joey!?!
Pa: tout à fait!
Ja: avec tout ça je l’avais complètement oublié! Et comment-est elle? questionna-t’il
Pacey soupira, rêveur.
Pa: je te laisse voir par toi-même!
Jack eut un sourire en coin devant l’attitude de Pacey, celui-ci semblait presque désolé que les photos soient réussit et cela l’intrigua un peu. Il feuilleta le magasine et tomba sur les photos de Joey qu’il observa un moment puis reposa le magasine à sa place.
Il émit un sifflement admiratif.
Ja: ba mon vieux! On peut dire qu’elle est magnifique!
Pacey avec le même ton que précédement:
Pa: elle est à tomber par terre tu veux dire!
Jack rigola devant l’air que prenait Pacey, il aurait probablement fait la même tête si on lui avait annoncé que la fin du monde était proche.
Ja: j’avoue que si je n’étais pas gay... Mais ce qui m’échappe c’est ta réaction! Tu devrais être enthousiasme et au lieu de ça on dirait que tu regrettes que ces photos soient réussit...
Pa: qu’est-ce que tu racontes?? Pas du tout! dit-il sur la défensive
Ja: je dois me tromper alors! j’aurais pourtant juré que tu étais au supplice...
Pa: et bien oui tu t’es trompé! Je suis ravie pour Joey! se renfrogna-t’il
Ja: si tu le dis...
Jack finit sa bière et lança un sourire amusé sur le visage et un sourcil levé:
Ja: je suis rassuré de savoir que tu es content pour ton AMIE, un instant j’ai cru qu’elle t’avait fait plus d’effet qu’elle n’aurait du!...
Il partit en laissant cette phrase en suspens et avec un grand sourire sur le visage. Si il en croyait son intuition le feuilleton Pacey/Joey aurait bientôt de nouveaux épisodes inédits!
Pacey était resté figé par la dernière remarque de Jack. Il porta son regard sur le magasine. C’est vrai qu’il avait trouvé Joey belle à en mourir... Mais après tout il était un homme, cela n’avait rien d’étonnant! Il secoua la tête. Non! Il n’y avait rien de plus, Jack se trompait! Il attrapa le magasine et se dirigea vers la cuisine. Au passage il le lacha dans la poubelle et poussa les portes battantes, bien decidé à penser à autre chose.

Jen sortait de cours lorsqu’elle bouscula quelqu’un, la tête ailleurs.
Jen: je suis désolé je ne vous avez pas vu...
Personne: ce n’est rien! Vous aviez l’air de rêver...
Jen: c’est temps-ci je crois que le mot cauchemarder serait plus juste...
Personne: vous voulez en parler?
Jen: on ne se connait même pas! lui fit-elle remarquer quelque peu amusé
Le jeune homme, plutôt séduisant, lui tendit la main.
Personne: Je m’appelle Charlie. Charlie Todd.
Jen lui serra la main toujours amusé par son attitude étrange.
Jen: enchanté Charlie Todd!
Charlie: et à qui ai-je l’honneur?
Jen: Jen. Jen Lindley!
Charlie lui fit un grand sourire.
Charlie: bien maintenant que les présentations sont faites, tu veux me parler de ce qui ne va pas? On pourrait aller boire un café?
Jen: je n’ai pas l’habitude de prendre des cafés avec de parfaits inconnus!
Charlie: ça tombe bien, moi non plus! Mais je ne suis plus un étranger: c’est moi! Charlie!
Jen rigola.
Jen: très bien mais juste un café. N’espère même pas me racompagner jusqu’à chez moi...
Charlie lui sourit, se décala du chemin et tendit un bras:
Ch: après toi!
Jen lui rendit son sourire et ils se dirigèrent vers le Nelly’s coffee.

Pacey se sentait dépassé. Danny n’était pas là et il lui avait délégué ses responsabilités pour la soirée. Le restaurant était complet ce soir et Pacey cherchait desespérément deux de ses serveurs qui avaient subitement disparu.
Pa: Pendant que je cours partout, monsieur Danny se paye du temps libre! grogna-t’il
En réalité Pacey avait beau râler, il adorait avoir des responsablités et diriger les autres, il était dans son élément.
Pacey entendit du bruit dans la réserve, il fronça les sourcils et poussa légèrement la porte. Il apperçut les deux serveurs recherchés: Patrick et Rodolphe. L’un rangeait des affaires livrés un peu plus tôt dans la matinée mais l’autre, Rodolphe, était assis sur un petit tabouret et était occupé à lire un magasine. Ou du moins c’est ce que Pacey pensait au début mais vu les commentaires de ce dernier, “lire” n’était peut être pas le mot qui convenait.
Rodolphe: non mais regarde-moi ce canon!
Patrick rigola et s’exclama:
Patrick: c’est vrai qu’elle est plutôt sexy!
Rod: elle est bien plus que sexy, c’est une déesse mec!
Pacey ne put s’empécher de sourire malgrès qu’il désaprouve le fait qu’il fantasme sur une fille de magasine au lieu de bosser.
Rod: tu imagines une fille comme ça dans ton lit!
Pacey se racla la gorge pour faire remarquer sa présence.
Pa: qu’est-ce qu’il se passe ici?
Rodolphe, prit de panique par l’arrivée du “patron” de la soirée, voulut cacher le magasine mais celui-ci glissa sur le sol jusqu’au pied de Pacey. Celui-ci se pencha pour le ramasser et retourna le magasine ouvert pour voir le fameux canon mais il se figea en reconnaissant Joey. Son regard s’assombrit.
Rod: désolé Pacey, je faisais juste une petite pause...
Tu imagines une fille comme ça dans ton lit: la phrase de Rodolphe revint à l’esprit de Pacey mais il la trouva tout d’un coup beaucoup moins drôle. La colère monta en lui et il posa sur Rodolphe un regard noir.
Pa: je crois que tu devrais retourner en salle, faire ce pour quoi tu es payé! lança-t’il sèchement mais en tentant de garder son calme
Rod: c’est bon Witter du calme! Y’a pas mort d’homme!
Pa: un conseil: tu retournes en salle et vite fait! Autrement tu peux aller te chercher un job ailleurs!
Rodolphe fut surpris par la violence avec laquelle Pacey s’était exprimé. Il retourna servir sans demander son reste. De son côté Patrick, aussi étonné que Rodolphe, fixait Pacey mais il détourna vite les yeux quand celui-ci le fusilla du regard. Pacey sortit de la réserve en claquant la porte derrière lui.

Jack avait cherché Jen toute la soirée sans résultat. Tant pis ce sera pour demain! se dit-il. Au moment où il s’apprétait à renoncer il entendit la porte d’entrée claquée, il descendit mais s’arrêta au milieu des marches en entendant une voix d’homme avec celle de Jen. Celle-ci rigolait à gorge déployée, intrigué il s’avança silencieusement vers le salon.
Il vit alors Jen tituber jusqu’au canapé où elle s’assit en compagnie d’un jeune homme blond que Jack n’avait jamais vu. Il remarqua de suite qu’elle était ivre. Le jeune homme lui murmurait des choses à l’oreille et Jen riait. Le jeune homme blond commença alors à embrasser Jen dans le cou, elle gloussa et il s’allongea sur elle en tentant de déboutonner son chemisier. Jack décida d’intervenir car Jen n’était visiblement pas en état de le repousser et il était hors de question pour lui de laisser ce type profiter qu’elle soit soul!
Jack: lache-la!
Le jeune homme se stoppa et releva les yeux vers Jack.
Ch: t’es qui toi?
Ja: le mec qui va te foutre son point dans la figure si tu ne te barres pas d’ici immédiatement!
Jen se dégagea de Charlie, reboutonna son chemisier et lança à Jack en colère:
Jen: ne te mêles pas de mes affaires Mc Phee!
Ch: elle était consentente à ce que je sache!
Ja: elle a bien trop bu pour être consentente pour quoi que ce soit!
Jen: sors d’ici Jack! Laisse-nous!
Ch: tu l’as entendu, elle veut rester avec moi alors je crois que c’est toi qui ferait mieux de sortir!
Jack s’avança vers lui menaçant et l’attrapa par le col de sa chemise:
Ja: ou tu te diriges tout seul vers la sortie ou c’est moi qui te sors!
Ch: d’accord d’accord, c’est bon je m’en vais! A bientôt ma belle!
Il embrassa Jen sur la bouche volontairement pour provoquer Jack et lui fit un clin d’oeil avant de s’en aller.
Jen: c’est malin!
Ja: tu me remerciras demain matin...
Jen: te remercier de quoi? De t’être méler de ma vie!
Ja: je suis ton ami Jen..
Jen: mon ami? le coupa-t’elle folle de rage tu n’es plus mon ami depuis quelques jours déjà! Et tu crois que tu peux resurgir comme ça et décider de ce qui est bien pour moi ou non!?!
Ja: ce type ne cherchait qu’à profiter de ton état pour coucher avec toi! Regarde-toi tu ne tiens même plus debout!
Jen le regarda et lança d’un ton agressif:
Jen: Profiter de mon état hein? Toi et lui vous seriez entendus à merveille!
Jack fut profondément blessé par cette remarque. Qu’essayait-elle d’insinuer? Qu’il avait profité qu’elle soit soul pour coucher avec elle? Elle savait que ça ne s’était pas passé comme ça! Jamais il ne lui aurait fait ça et le fait qu’elle ose le penser lui fit très mal. Il ne la reconnaissait plus. La colère fit place à une profonde tristesse lorsqu’il lui dit:
Ja: si c’est vraiment ce que tu penses...
Il se dirigea vers la porte d’entrée à son tour mais avant de la franchir, il lui dit sans se retourner:
Ja: ça me fait de la peine de te voir comme ça. Tu es tombé bien bas!
Puis il sortit, laissant Jen, seul au milieu du salon, des larmes pleins les yeux. Elle s’allongea sur le canapé et se mit à pleurer. Elle murmura entre deux sanglots:
Jen: Jack aide-moi...

La nuit était déjà bien avancée et Pacey essuyait les verres très énergiquement derrière le bar. Il était toujours énervé mais après lui désormais. Qu’est-ce qui lui avait pris de s’énerver comme ça? Il repensa à ce que Jack lui avait dit, serait-il possible que...Non! C’était impossible! Pourtant si il était honnête avec lui-même, il devait bien reconnaître que sa réaction de toute à l’heure ressemblait fort à de la jalousie. Mais pourquoi? Pourquoi l’idée que les hommes puissent admirer Joey en lingerie le dérangeait tant? Parce qu’en réalité ce n’était pas seuleument Rodolphe qui l’avait enervé c’était de savoir que tout les hommes allaient pouvoir, tout comme ce dernier, baver devant Joey... Tu imagines une fille comme ça dans ton lit!, cette phrase le torturait...
Au: je crois qu’il est bien nettoyé là Pacey!
Pacey sursauta, il n’avait pas entendu Audrey arrivé. Il baissa les yeux vers le verre qu’il essuyait depuis au moins dix bonnes minutes et sur lequel il passait ses nerfs sans s’en rendre compte. Il le posa sur le côté et sourit géné à sa petite amie.
Pa: je ne t’avais pas entendu arrivé!
Au: A quoi tu pensais?
Pa: oh euh à toi mentit-il
Au: comme c’est minion!
Elle se pencha par dessus le bar et l’embrassa mais Pacey n’y répondit que furtivement et se recula. Audrey fut surprise et Pacey aussi. Décidément il avait des réactions plus que bizarre ce soir et cela ne lui plaisait pas beaucoup. D’abord il était jaloux que l’un de ses collègues fantasme sur l’une de ses ex et amie, et ensuite il se reculait lorsque sa petite amie l’embrassait! Tu ne tournes vraiment pas rond Pacey Witter! se dit-il. Audrey continuait de le fixer d’un air étonné, presque vexé.
Au: qu’est-ce qu’il y a?
Aïe! Maintenant trouve une escuse et vite sinon c’est la scène de ménage garantie! Et ce n’est vraiment pas le lieu pour essuyé une colère d’Audrey...pensa-t’il.
Pa: c’est-à-dire que c’est un restaurant assez chic et il vaut mieux éviter ce genre d’éffusion...
Faites qu’elle gobe ça!...pria-t’il intérieurement
Audrey lui sourit faiblement mais elle trouvait Pacey très étrange. Jusque là l’embrasser sur son lieu de travail ne l’avait jamais dérangé!
Au: ok. Tu as l’air tendu...
Pa: j’ai eu une dure journée!...dit-il sur un ton d’escuse
Il lui fit un léger sourire qui la fit fondre.
Au: et bien je vais retourner à ton appart’ et t’attendre patiemment, et lorsque tu seras là j’emploirais une technique qui a largement fait ses preuves en matière de destressement! lui fit-elle taquine
Pacey se força à lui sourire mais il se sentait mal à l’aise de jouer la comédie comme ça.
Au: ne rentre pas trop tard d’accord?
Pa: promis.
Elle l’embrassa rapidement et sortit toute heureuse.
Une heure plus tard Pacey faisait la fermeture. Il trainait. Encore un élément bizarre de cette soirée, avant il se serrait dépéché le plus possible pour pouvoir rejoindre Audrey mais ce soir il n’en avait pas du tout envie. Il ne se sentait pas capable de jouer la comédie comme toute à l’heure. Il regarda dehors, c’était la pleine lune. Peut être que c’était elle la responsable de son comportement étrange. C’est ça trouve toi des excuses Witter! lui dit une petite voix dans sa tête.
Il soupira, enfila sa veste et ouvrit la porte, s’apprétant à sortir. Mais il se stoppa, resta planté comme ça quelques secondes puis se ravisa. Il retourna à l’intérieur, ferma la porte, enleva sa veste et la jetta sur une chaise.
Pa: je suis désolé Audrey mais je ne tiendrais pas ma promesse ce soir...
Il se trouva ensuite un petit coin dans le restaurant pour passer la nuit.

Lorsqu’Audrey se réveilla le lendemain matin, elle constata qu’elle était seule dans le lit. Elle avait attendu Pacey jusqu’à quatre heure du matin mais elle avait fini par s’endormir, épuisé. Elle se leva et et sortit de la chambre, le silence régnait dans l’apartement.
Au: Pacey? tenta-t’elle
Silence.
Au: Pacey?
Le silence qui lui fit écho, lui indiqua que Pacey n’était pas là. Elle soupira. Où il était déjà reparti ce dont elle doutait, où il n’était pas rentré de la nuit. Ce qui lui échappait dans l’histoire c’était le pourquoi. Elle se servit du café, s’assit dans le canapé et se mit à chercher une explication à l’attitude étrange de Pacey la veille et à son absence ce matin. Elle eut beau se creuser la cervelle, rien ne lui vint. Tout se passait très bien avec lui, la soirée qu’ils avaient passés pour leur six mois ensembles le lui prouvait. Alors qu’est-ce qui avait changé? Peut être dramatisait elle la situtation après tout. Il était probablement fatigué rien de plus ou alors il avait eu un empêchement. Et s’il avait eu un problème? Ou un accident? L’angoisse l’envahit soudain...Il fallait qu’elle le voit! Il fallait qu’elle le voit avant d’aller en cours!
Elle fila à la salle de bain, s’habilla très vite et sortit de l’appartement.

Jen ouvrit les yeux et une douleur lui barra le front. Une douleur qu’elle connaissait bien depuis quelques jours: la geule de bois. Elle s’assit sur le canapé sur lequel elle avait dormi et grimaça. Des courbatures se manifestèrent dans son dos et sa nuque. Elle se leva et se dirigea vers le mirroir.
Jen: Mon Dieu tu fais peur à voir!
Elle avait des cernes, les yeux rougis et gonflés par l’alcool et les pleurs. Elle repensa à hier soir, quelle imbécile elle avait été! Non seuleument elle avait ramené à la maison ce mec qu’elle connaissait à peine et avec lequel elle aurait probablement couché si Jack n’était pas arrivé et ensuite cette conversation avec Jack... De nouveau des larmes embuèrent ses yeux à ce souvenir. Ce qu’elle lui avait dit...Comment avait-elle pu l’accuser d’avoir profité de la situtaion? Comment avait-elle pu le comprarer à un mec comme ce Charlie? Et surtout comment avaient-ils pu en arrivé là?
Jen: je te hais! dit-elle à son propre reflet
Elle se regarda avec une expression de dégout et monta dans la salle de bain se préparer.

Pacey fut réveillé en entendant de grand bruit. Il émergea et s’apperçut que quelqu’un tembourinnait à la porte du restaurant.
Personne: Pacey? Pacey! Tu es là? Pacey si tu es là ouvre-moi! Pacey! PACEY!
Pacey avait immédiatement reconnue la voix et alla ouvrir avant qu’Audrey ne fasse sauter la porte de ses gonts. Lorsqu’il ouvrit, elle lui sauta au cou.
Au: oh tu es là...fit-elle soulagé
Puis elle se dégagea et lui administra une gifle monumentale. Pacey resta pantelant devant ses deux réactions successives et assez contradictoires! Cela avait beau être du Audrey tout craché, il ne parvenait jamais à prendre les devants sur les réactions de sa petite amie.
Au: est-ce que tu te rend compte à quel point je me suis inquiété en ne te voyant pas ce matin? Tu aurais pu avoir eu un accident, t’être fait aggressé...j’en sais rien moi!
La colère furtive, fit place à un flot de larmes. Pacey la prit dans ses bras et s’en voulu de l’avoir inquiété autant.
Pa: je suis désolé Audrey, je ne voulais pas que tu t’inquiètes...
Audrey sécha ses larmes et se retira des bras de Pacey pour le regarder.
Au: mais enfin pourquoi n’es-tu pas rentré?
Pa: j’ai terminé très tard hier soir, avec l’abscence de Danny et tout j’ai eu pleins de choses à régler...et je me suis endormi ici! Excuses-moi...
Audrey lui sourit et se sentit soudain idiote, elle s’était fait tout un film de rien!
Au: ce n’est rien Pacey. Ma réaction était peut être exagéré mais j’ai eu peur pour toi...
Pacey lui sourit mais il se sentait très coupable: depuis hier il enchainait les mensonges avec Audrey et il ignorait toujours pourquoi. Il la reprit dans ses bras où elle vint se blottir volontier.
Au: je t’aime!
Pacey la regarda et l’embrassa tendrement. Audrey se sentait rassuré, tout allait bien.

Joey se trouvait dans le rue lorsque son téléphone portable sonna.
Jo: allo?
Pers: bonjour Joey c’est Mickaël!
Jo: oh bonjour, comment allez-vous?
Mick: ça va très bien, même plus que ça! Tes photos ont énormément plu Joey et je suis très sollicité pour faire des photos de mode depuis!
Jo: Ce n’est pas étonnant vos photos étaient fantastiques!
Mick: c’est surtout le modèle qui était magnifique!
Jo: c’est très gentil mais si ces photos ont été réussi c’est avant tout grâce à votre talent. Merci Mickaël...
Mick: je t’en prie Joey et je suis contente qu’elles t’est plu mais je reste convaincu que c’est toi qui a joué un grand rôle dans le succès qu’elles ont remportées et j’ai d’ailleurs une proposition à te faire à ce sujet...
Jo: une proposition? Je vous écoute...dit-elle intrigué
Mick: et bien voilà une marque de lingerie m’a contacté pour que je fasse les photos de leur prochaine affiche de pub, j’ai accepté et ils me laissent choisir le modèle que je souhaite...j’aimerais que tu me fasse l’honneur d’accepter d’être ce modèle!
Jo: moi? Mais ce n’est pas mon métier! J’ai fais ça une fois comme ça en amateur pour un magasine mais une affiche de pub c’est différent c’est plus sérieux...
Mick: et bien pas tant que ça en réalité! Enfin oui bien sûre si tu fais cette affiche tu aparaiteras vraiment aux yeux de tous et à l’échelle nationale mais sur le principe et le déroulement c’est la même chose! Accepte Joey je t’en prie!
Jo: écoutez Mickaël je suis très flatté mais je ne suis pas sûre de vouloir... laissez-moi y réfléchir et je vous recontacte d’accord?
Mick: très bien mais il me faut une réponse au plus tard après demain, ok?
Jo: d’accord!
Mick: et Joey?
Jo: oui?
Mick: arrête de me vouvoyer, j’ai l’impression d’avoir 50ans!
Joey rigola.
Jo: ok! Alors je te donne ma réponse très vite!
Mick: bien! A bientôt.
Jo: A bientôt!
Joey racrocha et réfléchit à ce que venait de lui proposer Mickaël. C’est vrai qu’elle s’était bien amusé à poser pour lui et que le résultat avait été plutôt réussi mais de là à recommencer il y avait une marge! Et puis la première fois elle l’avait fait dans le but de pouvoir continuer ses études à Worthington mais là elle n’avait plus aucun interêt à retenter l’expérience. Cela dit cela ne lui ferait pas de mal non plus de gagner encore un peu d’argent...
Elle était perdue dans ses réfléxions quand elle rencontra Mme Ryan.
Jo: bonjour Mme Ryan!
Grams: oh Joséphine, comment allez-vous?
Jo: je vais très bien merci, et vous?
Grams: moi ça va mais pour être honnête je m’inquiète pour Jennifer, ces temps-ci elle n’a vraiment pas l’air bien! Vous ne seriez pas ce qui se passe?
Jo: non. Moi aussi je m’inquiète pour elle mais quand j’ai voulu lui en parler, elle m’a assuré que tout allait bien! répondit-elle en fronçant les sourcils
G: c’est le problème avec Jennifer elle ne se confie jamais quand quelque chose la tracasse! Elle a tellement été habitué à se débrouiller seule lorsqu’elle était plus petite... Alors je me suis dit que ça lui ferait sûrement plaisir si j’organisais un repas avec tous ses amis ce soir, qu’en pensez-vous?
Joey lui sourit.
Jo: je pense que c’est une excellente idée!
G: bien, je peux compter sur vous alors?
Jo: bien sûre et je me charge de prévenir Audrey et Pacey qui j’en suis sûre seront ravis de venir également!
G: c’est parfait.
Jo: Euh Mme Ryan?
G: oui?
Jo: est-ce que cela vous embèterez si je venais avec un ami ce soir?
G: pas du tout! Ma maison est toujours ouverte aux amis des amis de ma petite fille! dit-elle dans un sourire chaleureux
Jo: c’est fantastique! Je vous remercie!
G: ce n’est rien. Alors à ce soir Joséphine!
Jo: A ce soir!
Joey reprit sa route, sortit son portable et composa un numéro.

Titelle  (02.03.2005 à 21:05)
L’atmosphère qui régnait dans la pièce était electrique. Tous était réunis autour de la table où Mme Ryan essayait de son mieux de rendre le repas conviviale mais elle avait beau déployer tous ses efforts rien n’y faisait. Un silence lourd régnait. Joey avait fait de son mieux pour lancer la conversation avec l’aide d’Audrey mais lorsque les personnes en face de vous n’étaient pas décidés à y mettre du leurs, on ne pouvait pas faire grand chose; et Joey, tout comme Audrey, s’était résigné au silence elles aussi.
Jack n’avait pas désseré les dents depuis le début du repas, Jen gardait la tête baissé sur son assiette, quand à Pacey sa mauvaise humeur se lisait sur son visage. Joey se racla la gorge et émit un sourire géné. Elle était géné pour Mme Ryan qui s’était donné du mal pour les réunir autour d’un bon repas mais surtout plus que tout elle était géné vis à vis de son invité. En effet elle avait eu la bonne idée d’inviter Mickaël à se joindre à eux. Elle le regrettait amèrement. Qu’allait-il penser d’elle après ce repas?
Une fois de plus Mme Ryan tenta de combler le silence.
Grams: alors dites-nous Mr Stings quelles sont vos projets pour le futur?
Mick: et bien depuis quelques jours on peut dire que ma carrière a connu un nouvel élan! Grâce à Joey...
Mickaël lui décocha un sourire charmeur, celle-ci rougit.
Joey: il exagère!
M: toujours est-il que les propositions affluent de nouveau et on m’a proposé de faire les photos de la prochaine affiche de pub d’une grande marque de lingerie! J’ai accepté évidemment.
Au: c’est phantastique!
M: en effet. Et on m’a laissé carte blanche pour choisir mon modèle et j’ai donc proposé à Joey de jouer à nouveau les mannequins pour moi...
Pacey eut un léger ricanement qui semblait s’ignifier “évidemment!”. Tout le monde tourna la tête vers lui et de nouveau on aurait pu entendre une mouche volée. Mais Audrey brisa ce moment génant comme elle savait si bien le faire:
Au: pourquoi tu ne nous avez pas dit que tu allais de nouveau jouer les stars de la mode Joey!?! C’est génial...veinarde!
Jo: et bien en faite je ne sais pas encore si je vais le faire ou non! J’y réfléchis encore...
Au: tu y réfléchis? On te donne la chance d’être l’éfigie d’une grande marque de lingerie, il n’y a pas à hésiter! Saisis-là!
M: Je suis tout à fait d’accord avec ça! Je suis ravie d’avoir trouver une alliée! je t’en prie Audrey aide-moi à la convaincre, je n’imagine pas faire cette affiche avec une autre...
Pa: ba voyons! lança-t’il glacial
Mickaël parut étonné et hébété par cette intervention.
M: pardon?
Pa: et dites-moi ça doit être agréable pour vous de pouvoir vous rincer l’oeil à volonté!?!
Tout en parlant Pacey l’avait fixé d’un regard dur et sombre. Joey ne comprenait pas ce qui lui arrivait et à voir l’expression que les autres affichaient, elle n’était pas la seule.
Jo: Pacey! Il ne se rince pas l’oeil, il fait son métier! s’indigna-t’elle
M: ce n’est rien laisse Joey, j’ai l’habitude de ce genre de réflexion! Et pour répondre à votre question: oui je ne nie pas que mon métier est agréable à la vue mais je suis un profossionnel. Je me contente de photographier des mannequins pour faire ressortir leur féminité et leur beauté!
Pa: et je ne doute pas que vous vous investissiez CORPS et âme dans votre tavail!
Les deux jeunes hommes se fusillèrent du regard et Joey posa son front sur sa main. Mon Dieu ce diner est une catastrophe se dit-elle.
M: je crois que je ferais mieux d’y aller Joey!
Jo: je te raccompagne à la porte.
Ils se levèrent et Mickaël sourit à Grams:
M: merci pour ce suculant repas Mme Ryan! lui dit-il poliment
G: je vous en prie.
Mickaël et Joey sortirent du salon et à peine eurent-ils disparu que Audrey se tourna vers Pacey:
Au: Mais qu’est-ce qu’il t’a pris enfin??? s’égosilla-t’elle
Pacey se contenta d’hausser les épaules et détourna la tête. Audrey secoua la tête, excédée, et se laissa tomber contre le dossier de sa chaise.

Du côté de la porte d’entrée, Joey se confondait en excuse.
Jo: je suis navré pour ce fiasco! Vraiment...
M: ce n’était pas un fiasco, n’exagère pas!
Jo: oh je t’en prie! Ce diner a été une horreur! En particulier la scène finale...
M: c’est vrai que tes amis sont plutôt agressifs!
Jo: ils ne sont pas comme ça d’habitude! J’ignore ce qu’il se passe mais visiblement quelque chose m’a échappé...
Mickaël lui caressa la joue.
M: ne t’en fais pas, je comprend.
Joey lui sourit mais elle était mal à l’aise face à son geste et à la façon dont il l’a regardé. Doucement elle se recula.
Jo: en tout cas pour ce qu’y est des photos pour l’affiche, je te donne ma réponse demain!
M: parfait et réfléchit bien à ce que t’as dit Audrey: saisis ta chance!
Joey lui fit un grand sourire.
Jo: J’y penserais! Bonsoir Mickaël!
M: bonsoir Joey!
Il lui déposa un baiser sur la joue et sortit. Joey ferma la porte sur lui et retourna vers le salon.

Joey constata que rien n’avait changé, le silence était toujours de mise. Elle avait la sensation d’avoir une bande de dépréssifs sous les yeux! Mme Ryan soupira, se leva et déclara:
G: je suis fatigué, je vais aller me coucher. Je pense que vous avez des choses à régler!
Joey hocha la tête et lui sourit.
Au: merci pour tout, bonne nuit.
G: bonne nuit!
Les autres ne réagirent même pas à son départ. Pacey leva vaguement les yeux mais Jen et Jack étaient toujours aussi passifs.
Joey qui était partagé entre un sentiment de colère et d’incompréhension, décida de tenter de crever l’abcès.
Jo: bon d’accord ça suffit! Est-ce que quelqu’un va m’expliquer ce qui se passe???
Au: j’aimerais bien savoir ce qui se passe aussi!
Elle eut un regard assassin pour Pacey. Joey se tourna vers celui-ci:
Jo: Pacey qu’est-ce qui t’as pris toute à l’heure?
Pacey ne formula aucune réponse alors elle se tourna vers Jen:
Jo: Jen qu’est-ce qui ne va pas? Et ne me répond pas que tout va bien, je vois bien que non! Ta grand mère t’a organisé cette soirée pour te changer les idées et tu n’as pas décroché un mot, c’est à peine si tu étais avec nous...
De même que Pacey, Jen ne répondit pas. Désespéré, Joey se tourna vers Jack:
Jo: Jack? Je t’en prie toi parle! stp!
Mais elle n’eut pas plus de succès avec lui. Découragé elle se laissa tomber sur une chaise en soupirant.
Dix minutes plus tard, la situation restait inchangé. Joey triturait avec sa fourchette les restes de gateau dans son assiette, le regard perdu. Et les trois autres étaient restés stoïques. Audrey se saisit de la bouteille de vin et se servit.
Au: quelqu’un en veut? Jack? (pas de réaction) Jen?
Jack: je te le conseille pas, elle serait capable de t’accuser de l’avoir fait boire pour la manipuler ensuite! dit-il à Audrey avec un regard méchant en direction de Jen
Jen le regarda puis des larmes lui vinrent aux yeux. Elle se leva brusquement, renversant sa chaise et monta dans sa chambre. Jack se leva à son tour et sortit de la maison.
On aurait presque pu prendre cette soirée pour une pièce de théâtre où les acteurs faisaient leur sortie petit à petit pensa Joey.
Elle demanda à nouveau calmement:
Jo: Pacey pourquoi tu as traité Mickaël comme ça?
Pa: il ne me plait pas ce type! J’ai une mauvaise intuition...
Jo: ce n’était pas une raison pour l’agresser!
Pa: je sais, excuse-moi! Mais tu ne vas tout de même pas reposer pour ce mec?
Jo: Pacey...
Au: et si elle en a envie? intervint Audrey. C’est vraiment parce que tu as une mauvaise impression sur lui que tu ne veux pas qu’elle recommence ou c’est pour une autre raison Pacey?
Pa: De quoi tu parles? Si je dis ça c’est pour elle! Ce mec est un pervers!
Jo: stop! Je crois que l’on devrait tous aller se coucher et ne plus reparler de ça! De toute manière la décision m’appartient donc il est inutile de s’engeuler pour ça...
Mais Audrey ne semblait pas l’entendre de cette oreille. Elle se leva, jetta sa serviette sur la table et se planta devant Pacey:
Au: j’ignore ce qui se passe depuis quelques jours Pacey mais tu es très bizarre et ne me dit pas que tu es juste fatigué, j’en ai marre que tu me prennes pour une idiote! Je sais très bien que quelque chose ne va pas, que quelque chose est arrivée et que tu refuses tout simplement de m’en parler! Il serait peut être temps de partager ce que tu ressens avec ta petite copine tu ne crois pas? En tout cas moi j’en ai assez de devoir supporter ton humeur changante alors je vais y aller et quand tu seras décidé à me montrer un peu d’intêret tu me feras signe!
Elle partit très en pétard. Pacey ne la retint pas: il savait qu’elle avait besoin de se calmer, qu’ils avaient besoin de réfléchir chacun de leur côté et qu’ensuite seuleument ils pourraient s’expliquer.
Jo: je crois que la soirée n’aurait pas pu être plus désastreuse!
Pa: ouai...
Joey leva un regard doux sur Pacey.
Jo: tu veux pas me dire ce qui te tracasse?
Pa: même si je le voulais Joey, je ne saurais pas quoi te dire...souffla-t’il
Elle lui sourit tendrement puis baya. Pacey se leva et lui tendit la main.
Pa: viens, je te raccompagne.
Joey attrapa la main que Pacey lui tendait et tout deux se dirigèrent vers sa voiture.

Le lendemain matin Jen retrouva sa grand mère dans la cuisine.
G: café?
Jen: je veux bien merci, avec...
Jack: une goutte de lait et un sucre.
Surprise Jen se retourna et apperçut Jack dans l’encadrement de la porte.
Jen: exact...
Jack lui sourit timidement et Jen le lui rendit, un léger pincement au coeur. Cela faisait si longtemps qu’il ne lui avait pas sourit.
Ja: c’était pas trop dur à deviner, tu n’acceptes de l’avaler que comme ça! Je t’ai même vu une fois faire un véritable scandale parce qu’un serveur d’un café avait oublié le lait et qu’il refusait de t’en raporter un autre! se souvint-il un sourire en coin et une pointe d’amusement dans la voix
A cette remarque Jen se sentit soudain nolstagique.
L’un en face de l’autre, ils se fixaient sans un mot mais cela n’avait rien à voir avec le genre d’échange qu’ils avaient eu ces temps-ci. On ne pouvait lire aucune colère, aucune incompréhension dans leur regard, juste du remord et des hésitations sur l’attitude à adopter. En l’observant Jen s’apperçut qu’il portait les même habits que la veille et qu’il avait sa veste sur le dos.
Jen: tu as passé la nuit dehors? l’interrogea-t’elle
Jack: oui. J’avais besoin de réfléchir alors je suis allé marcher dans la ville.
Jen: toute la nuit?
Jack: j’avais beaucoup de sujet de réfléxion...
Après un silence, Jen déclara:
Jen: je crois que l’on devrait avoir une conversation tout les deux, que l’on puisse mettre les choses à plat...
Une pointe d’inquiètude perçait dans sa voix.
Jack: je crois que tu as raison mais pas maintenant, j’ai besoin de dormir.
Jen: bien sûre. dit-elle compréhensive
Jack: on pourrait diner ensemble ce soir?
Jen: excellente idée!
Jack: on se retrouve au civilisation à 21h?
Jen: très bien.
Jack lui adressa encore un léger sourire puis monta rejoindre son lit.
Grams observait sa petite fille: celle-ci avait un sourire qui flottait sur les lèvres. Cela faisait si longtemps qu’elle ne put s’empécher de sourire également. Jen reporta son attention sur sa grand mère et fronça les sourcils:
Jen: quoi?
Grams: rien.
Elle lui tendit son café et Jen s’en saisit.
Jen: pourquoi tu souris comme ça si il n’y a rien?
G: parce que je suis contente de constater que tu n’as pas oublié comment on sourit! J’avais peur que tu ne t’en rappelles plus ces temps-ci...
Jen: écoute grand mère je sais que tu avais prévu ce repas pour moi hier soir et je suis vraiment désolé de m’être comporter ainsi, je n’ai fait aucun effort...
G: ce n’est rien, tout ce qui m’importe ce que tu ailles mieux! J’espère que ce diner avec Jack réglera les problèmes que vous avez tout les deux parce qu’une chose est sûre: avoir Jack dans ta vie est l’une des meilleures choses qui ne te soit arrivé.
Jen sentit son coeur se serrer. Sa grand mère avait raison: elle avait besoin de Jack dans sa vie même si elle devait se contenter de son amitié...
Jen: j’en ai conscience. dit-elle d’une voix douce
Elle s’avança vers sa grand mère et se blottit dans ses bras. Grams la berça lentement. Jen aurait parié qu’elle n’ignorait rien des sentiments qu’elle éprouvait à l’encontre de Jack et c’est ce qu’elle adorait chez sa grand mère: elle savait deviner les choses et la réconforter sans avoir besoin d’en parler directement. Jen ressera son étreinte et ferma les yeux.

Jo: Audrey...
Au: pourquoi tu tiens absolument à le défendre? dit-elle agacée
Jo: je ne le défend pas, je veux juste te faire comprendre que tu devrais essayer de t’expliquer avec Pacey!
Au: pourquoi faire??? Il ne veut pas parler de ce qui ne va pas!
Jo: hier soir on était tous sur les nerfs mais peut être qu’aujourd’hui il ne serait pas contre de se confier à toi...
Au: tu penses que j’ai tord de lui en vouloir alors c’est ça?
Jo: ce n’est pas ce que j’ai dit!!!
Au: c’est ce que j’ai entendu!
Jo: Au...
Au: non pas de Audrey! A ce que je vois tu es de son côté, très bien je te remercie Joey.
Et elle partit en claquant la porte. Joey soupira.
Jo: et voilà ce que c’est quand on veut rendre service!
Elle se passa les mains dans les cheveux puis fixa le téléphone. Aujourd’hui elle devait donner sa réponse à Mickaël. Devait-elle accepté? Elle était tenté de dire oui. Ca lui ferait de l’argent en plus et elle trouvait ça plutôt amusant.
Jo: Mon Dieu Joey, tu es devenu une de ces filles sans cervelle qui s’extasie devant sa photo dans les magasines!
Mais à vrai dire ce n’est pas comme si elle avait décidé de faire carrière dans le mannequinat, c’était juste l’histoire de deux scéances photo... Oui elle allait les faire ces photos! Elle prit le combiné, composa le numéro de Mickaël et attendit qu’il décroche:
M: Mickaël Stings.
Jo: c’est Joey. Je ne te dérange pas?
M: et bien en faite j’ai une scéance photo qui commence dans dix minutes...
Jo: ça ne sera pas long! je voulais juste te dire que j’avais pris ma décision et que j’accepte de faire les photos!
M: génial, Joey tu n’imagine pas à quel point je suis content! Je sais déjà exactement ce que je veux et je n’imaginais pas une autre fille que toi pour ces photos!
Jo: merci et quand est-ce qu’on fait cette scéance?
M: et bien le plus tôt possible. Demain si tu es libre...
Jo: demain? euh oui d’acord!
M: cool. Passe à 22h!
Jo: on fait ça le soir? demanda-t’elle étonné
M: oui j’ai déjà d’autres scéances photo la journée et il faut faire ces photos rapidement!
Jo: ok mais pour le contrat? Tu veux que je passe dans la journée?
M: non je n’aurais pas le temps. On verra ça demain avant la scéance.
On frappa à la porte de la chambre.
Jo: Très bien, à demain 22h! Je te laisse on frappe à la porte!
M: à demain!
Joey racrocha mais resta un instant à méditer, les sourcils froncés. Une scéance photo à 22h? Bizarre. Elle haussa les épaules. On frappa à nouveau à la porte, elle alla ouvrir.
Jo: Ah Pacey! Entre...
Pa: merci.
Jo: tu viens voir Audrey?
Pa: oui. Elle est sortie?
Jo: il y a à peu près dix minutes.
Pa: d’accord et à quel point était-elle en colère contre moi?
Jo: et bien...grimaça-t’elle
Pa: je vois. J’ai réussi à vraiment l’énerver cette fois-ci...
Jo: je crois que tu devrais lui laisser le temps de se calmer un peu et préparer une façon très convaincante de lui présenter tes excuses!
Pacey hocha la tête et sourit:
Pa: je suis doué pour ça!
Jo: je sais, je me rappelle! Tu as parfois un comportement qui nous donnent envie de t’arracher les yeux mais je sais pas comment tu te débrouilles à chaque fois que l’on t’a en face de nous on ne parvient pas à t’en vouloir vraiment! Ce que ça pouvait m’agacer! dit-elle dans un sourire
Pacey lui fit une petite moue de chien battu qui la fit rire.
Pa: ça c’est parce qu’aucune fille n’arrive à résister à mon charme ravageur!
Joey leva les yeux au ciel.
Jo: dans tes rêves Witter!
Ils se sourirent puis Pacey demanda:
Pa: et sinon quoi de neuf?
Jo: rien de spécial.
Pa: rien de spécial? Rien du tout?
Jo: non qu’est-ce que tu veux que je te dise? demanda-t’elle, surprise par son ton insistant
Il se mit à marcher dans la pièce et, tout en regardant les photos accrochés au dessus du bureau de Joey, fit minne de demander innocemment:
Pa: je ne sais pas moi... tu n’as pris aucune décision particulière aujourd’hui?
Joey vit enfin où il voulait en venir: les photos pour la pub de lingerie!
Jo: comme par exemple si je me suis décidé à poser pour cette affiche de lingerie? fit-elle avec le même ton détaché que Pacey
Pacey se retourna vers elle et la fixa de ses yeux bleus azur.
Pa: par exemple...murmura-t’il sérieusement cette fois-ci
Jo: Pacey...souffla-t’elle d’un air qui signifiait clairement qu’elle n’avait aucune envie d’en parler avec lui
Pa: Joey je ne te demande pas ça pour t’ennuyer, c’est juste que je suis inquièt pour toi!
En parlant il s’était rapproché sensiblement d’elle et ne détachait pas son regard de ses yeux. Il avait employé un ton très doux et Joey fut touché par l’attention qu’il lui portait. Touché et...troublé!
Jo: et bien j’ai accepté de faire ces photos...
Pa: tu vas poser pour ce type encore une fois?
Jo: je sais Pacey que tu ne l’aimes pas beaucoup mais je ne risque rien, je t’assure.
Pa: ce mec est un pervers Joey!
Jo: je suis sûre que tu te trompes, il est très gentil et c’est un professionnel...
L’espace entre eux s’était encore réduit. Pacey lui souffla, tendrement mais avec une jalousie difficilement contenue:
Pa: j’ai vu la façon qu’il avait de te regarder hier et crois-moi il n’y avait rien ni de gentil ni d’innocent là dedans!
Jo: peut être que je lui plais, rien de plus. Le fait qu’il me trouve attirante ne veut pas dire qu’il va tenter quoi que ce soit...
Pa: oh si crois-moi je sais que trop qu’il est difficile de t’avoir sous les yeux et de se retenir de te toucher...
Jo: arrête ça tout de suite Pacey! s’énerva-t’elle
Elle recula de lui et le ton monta entre eux.
Pa: arrêter quoi? De prendre soin de toi? De vouloir te protéger?
Jo: ce n’est plus à toi de me protéger aujourd’hui!
La réfléxion atteint Pacey de plein fouet comme s’il venait de prendre une giffle monumentale. Joey regretta ses paroles à l’instant même où elles franchirent ses lèvres et cela se confirma quand elle put lire dans les yeux de Pacey qu’elle venait de le blesser. Sans rien dire il attrapa sa veste et sortit. Un silence lourd retomba dans la pièce et Joey se laissa tomber assise sur son lit.

Jack avait pris une douche, s’était habillé et il était près à partir. Il consulta sa montre, il était 20h10: il avait encore un peu de temps devant lui. Il observa la pluie qui coulait sur les carreaux, songeur. Cette soirée allait être déterminante pour lui et Jen, pour leur amitié. Il était un peu angoissé mais il allait tout faire pour que tout se passe au mieux. Il alla jusqu’à son lit et se laissa tomber dessus. Il fixa le plafond et se mit à réfléchir à ce qu’il lui dirait.

Pacey était chez lui, assis devant la fenêtre il regardait la pluie tombait. Il repensa à ce que lui avait dit Joey. Cela lui avait fait beaucoup de mal mais il devait bien avouer qu’elle avait raison. Joey était une grande fille et surtout ce n’était plus que son amie alors même s’il n’était pas d’accord avec sa décision il n’avait pas son mot à dire. Pourtant rien que de l’imaginer poser devant ce Mickaël le rendait malade. Il tourna ensuite ses pensées vers Audrey. Ces derniers temps il se sentait détaché d’elle et elle ne le comprenait plus. Il faut dire que lui non plus ne se comprenait plus ces temps-ci. Il repensa à ce que Jack lui avait dit: se pouvait-il qu’il est toujours des sentiments pour Joey? Non. Joey était le passé, Audrey était son présent. Il se leva bien décidé à aranger les choses avec Audrey et sortit de son apartement.

Jen consulta sa montre pour la énième fois: il était 22h20 et Jack n’était toujours pas là! A quoi jouait-il? Elle ne comprenait pas. Après tout ce diner était son idée, alors pourquoi lui poser un lapin? Elle se resservit un verre de vin. En plus de la desception d’avoir pensé que tout pourrait s’arranger entre eux, elle devait subir une ultime humiliation. En effet beaucoup de clients des tables alentours lui jettaient des regards remplis de pitié et elle s’apprétait à subir la même chose avec le serveur qu’elle appela:
Serveur: vous souhaitez commander?
Jen: non je vais y aller apportez-moi l’adition pour la bouteille svp.
serveur: bien, je vous apporte ça tout de suite mademoiselle.
Jen: merci.
Le serveur commença à s’éloingner mais Jen l’interpella de nouveau:
Jen: excusez-moi
serveur: oui? Autre chose?
Jen: oui apportez-moi une bouteille de wisky que j’emporterai svp.
Le serveur lui fit un sourire plein de compassion, Jen eut envi de lui cracher avec la figure.
serveur: bien.
Il s’éloigna et Jen vida son verre avant de s’en resservir un pour vider le fond de la bouteille. Quelques minutes plus tard le serveur refit son apparition, Jen paya, attrapa la bouteille de Wisky et s’en alla sous les regards appuyés du serveur et des clients.

Jack ouvrit les yeux et put constater qu’il faisait vraiment noir dans la pièce. Il tourna la tête et regarda les chiffres rouges de son radio réveil: 22h53. Il s’étira en émettant un baillement et d’un coup se redressa droit comme un manche à balais. Jen! Il s’était allongé deux minutes et s’était endormi. Il se tapa le front d’une main.
Ja: l’imbécile!
Jen allait croire qu’il lui avait posé un lapin. Il se leva, ouvrit la porte de sa chambre à la volée, traversa le couloir en courant et tambourina à la porte de Jen.
Ja: Jen tu es là?
Aucune réponse. Il ouvrit et constata que la chambre était vide et plongée dans le noir. Il fit demi-tour, se précipita dans l’escalier et manqua trébucher. Il fit rapidement le tour de la maison mais il n’y avait personne, le calme régnait. Il sortit alors en claquant la porte sans même prendre la peine d’attraper un manteau. Il se fichait d’être tremper, tout ce qui lui importait c’était de retrouver Jen au plus vite et de lui expliquer pourquoi il n’était pas au rendez-vous ce soir. Il se dirigea en premier vers le civilization sans grand espoir de la trouver encore là-bas.
Quelques minutes après il pénètrait en trombe dans le restaurant, mouillé des pieds à la tête. Tout les clients le dévisagèrent, certains peiné de le voir dans cet état, d’autre visiblement agacés de le voir déranger leur repas ou encore tout simplement curieux. Un serveur se précipita à sa rencontre.
Serveur: monsieur je peux vous aider?
Jack balaya la pièce du regard à la recherche de Jen sans se préocuper du serveur.
S: veuillez m’excuser monsieur mais vous êtes dans un restaurant de qualité ici et vous ne pouvez pas rester! lui dit-il géné, en regardant d’un air d’excuse les clients autour de lui
Ja: je m’en vais tout de suite ne vous en faite pas mais avant je voudrais un renseignement.
S: je vous écoute mais dépéchez-vous!
Ja: est-ce que vous avez vu une jeune femme blonde venir ici vers 21h? Elle devait être seule...
S: hum...oui. Je crois voir à qui vous faites allusion mais ce n’est pas moi qui m’en suis occupé. J’appelle l’autre serveur.
Ja: c’est très gentil, merci.
Le serveur s’éloigna et peu après un autre apparut devant Jack.
S2: bonsoir monsieur. Vous cherchez votre amie?
Ja: oui, vous l’avez vu?
S2: oui elle était là vers 21h mais elle est repartit depuis un moment. Vers 22h30 il me semble...dit-il les sourcils froncés et les yeux plissés
Ja: est-ce qu’elle a dit où elle comptait aller?
S2: non, je suis navré elle n’a rien dit.
Ja: bien je vous remercie. Aurevoir.
Il allait franchir la porte mais le serveur le rappela et s’approcha de lui pour lui confier à voix basse.
S2: j’ignore où est allée votre amie mais elle avait l’air d’aller plutôt mal et...
Il marqua un temps d’hésitation.
Ja: et?
S2: elle a commandé une bouteille qu’elle a bu sur place et elle a emmené une bouteille de Wisky avec elle.
Jack ferma les yeux, c’est ce qu’il craignait. Il fallait qu’il la retrouve et vite.
Ja: merci!
S2: bonne chance! lui lança-t’il compatissant alors que Jack avait déjà quitté l’établissement

Pacey frappa à la porte de la chambre universitaire et c’est Audrey qui vint lui ouvrir comme il l’espérait. En l’appercevant Audrey voulut refermer la porte mais Pacey mit sa main avant qu’elle n’y parvienne.
Pa: Audrey attend! Je t’en prie.
Elle ouvrit en grand et croisa les bras sur sa poitrine en posant sur lui un regard dur.
Au: tu as deux minutes!
Pa: Joey est là?
Au: Joey! Joey! Non mais tu rigoles là Pacey!?! Tu viens voir Joey!?!
Pa: non non non, pas du tout. Je voulais juste savoir si elle était là pour qu’on puisse discuter tout les deux tranquillement...
Audrey soupira et les traits de son visage s’adoucirent. Elle se recula et le laissa entrer.
Au: Elle est sortie. Je t’écoute.
Elle referma la porte et Pacey lui sourit.
Pa: merci. Voilà je voulais m’excuser avant tout. Ces derniers temps je me suis comporté comme le dernier des crétins.
Au: je ne t’en veux pas parce que tu t’es comporté comme un crétin, Pacey. Je t’en veux parce que tu ne me dis pas pourquoi tu te comportes comme ça!
Pa: je l’ignore Audrey. Mais c’est tout moi ça, tu me connais quand tout va bien dans ma vie il faut toujours que je mette tout en péril...
Audrey n’avait pas la moindre intention de se contenter de ces brides d’explications.
Au: Pacey, toi et moi ça ne pourra pas fonctionner si tu ne te confies pas.
Pa: Audrey je t’assure que si je savais ce qui se passait je te le dirais. Crois-moi je t’en prie!
Il s’avança vers elle et lui caressa la joue, elle lui sourit affectueusement mais l’inquiètude se lisait dans ses yeux..
Au: je te crois mais ça me fait un peu peur. Suppose que ça empire et que tu t’éloignes complètement de moi?
Il l’a prit dans ses bras mais ne dit rien. Pouvait-il lui dire que ça n’arriverait pas? A vrai dire il n’en était pas convaincu lui-même. Elle leva la tête vers lui et lui posa la question qu’il redoutait.
Au: j’ai une question à te poser. Quoi que tu me dises je te croirais mais j’ai besoin de savoir. Est-ce que la raison pour laquelle tu refuses que Joey pose une nouvelle fois pour Mickaël, c’est parce que tu es jaloux?
Pa: non. Je ne ressens plus rien pour Joey, je m’inquiète juste pour elle un point c’est tout.
Audrey parut soulager et l’embrassa avant de se caller à nouveau contre lui. Pacey, lui, ferma les yeux. Qui essayait-il de convaincre?

Assise en tailleur sur la moquette au milieu de sa chambre Jen regardait la bouteille de Whisky, posée devant elle. Elle se leva et se dirigea vers le mirroir au dessus de sa commode. Ses yeux étaient rouges et gonflés par les larmes qui ne cessaient de couler depuis quelques jours. Son propre reflet la dégouta. Elle était redevenue cette fille qu’elle détestait tant, cette fille qu’elle avait mis tant de temps à changer. Elle noyait ses problèmes dans la boisson, elle ramenait à la maison des garçons qu’elle connaissait à peine comme ce Charlie.
Jen: Je te hais! cria-t’elle à son propre reflet
Pris d’un accès de rage, elle attrapa un bibolot et le balança contre le mirroir qui se brisa. Elle s’éffondra ensuite sur le sol dans de longs sanglots déchirants.

Peu après Jack poussait la porte d’entrée. Ses recherches étaient restées influctueuses, il avait été dans tous les endroits préférés de Jen, tous les bars aussi...mais rien. Il espèrait qu’elle serait rentrée mais le silence de la maison ne le rendait pas optimiste. Il fit rapidement le tour du rez-de-chaussé puis monta à l’étage.
Jack: Jen tu es là?
Silence. Il soupira. Il était 2h, où pouvait-elle bien être? Plus que tout il s’inquiètait pour elle, il ne cessait de l’imaginer ivre morte quelque part dans Boston, vulnérable.
Jen: je suis là...prononça-t’elle d’une toute petite voix
Jack se retourna d’un bond, la voix de Jen semblait provenir de sa chambre. Doucement il poussa la porte et la vit, assise sur le sol. Un immense soulagement l’envahit. Il se laissa tomber à ses côtés et la serra contre lui.
Jack: Si tu savais comme je me suis inquièté! Je suis désolé pour ce soir, j’étais prêt à te rejoindre et comme j’étais en avance je me suis allongé deux minutes et je me suis endormi... Je sais ce n’est pas une excuse, cette soirée était importante pour toi et pour nous et j’aurais du être là mais...
Jen: je n’y ai pas touché...souffla-t’elle
Jack s’interrompit et constata que Jen avait les yeux dans le vide. Elle sembait lasse et si...vide.
Jack: tu n’as pas touché à quoi? demanda-t’il doucement
Jen: A la bouteille. Je n’y ai pas touché.
Jack remarqua la bouteille de Wisky posait à ses côtés, en effet elle était pleine. Jen gardait les yeux posés dans le vide et elle s’exprimait d’une voix calme et sans aucune émotion. Jack ne savait pas tellement quelle attitude adoptée face à elle et décida de la laisser parler sans l’interrompre.
Jen: quand j’ai vu que tu ne venais pas, ma première réaction a été de commander cette bouteille. Et puis je suis revenue ici, j’étais en colère. Mais pas contre toi comme tu peux le penser mais contre moi. J’ai réalisé que malgré tout mes efforts, j’étais en train de perdre pied, j’étais en train de redevenir la Jen de New York. Et ça je ne le supporterai pas, si je devais redevenir “elle” je deviendrais folle...
D’un geste de la tête elle désigna le mirroir brisé. Jack le fixa un moment puis reporta son attention sur Jen.
Jen: Je suis faible Jack. Je suis incapable de me construire...La seule chose de valable que j’ai su faire dans ma vie, c’est nous. C’est pour ça qu’aujourd’hui je me racroche à toi comme à une bouée de sauvetage, parce que tu es la seule chose qui me fait garder la tête hors de l’eau. Je suis faible...
Elle se tut et Jack la contempla longueument. Quand il prit la parole, ce fut d’une voix d’une extrème douceur.
Jack: tu n’es pas faible Jen. Tu as vécu plus d’épreuves que la majorité des gens n’en viveront dans toute leur vie entière, tu ne t’en rends pas compte? Tu t’es toujours débrouillé par toi-même et aujourd’hui tu ne peux plus, tu as besoin que l’on t’aide à avancer. JE vais t’aider à avancer, je serais là jour après jour, pas à pas. Je ne le ferais pas par pitié, pour combler un sentiment de culpabilité ou encore par impression d’obligation, je le ferais parce que je tiens à toi et qu’il est hors de question de te laisser couler.
Cette fois-ci des larmes attégnirent les yeux de Jen.
Jen: je ne peux pas te demander ça...
Jack: tu ne demandes rien. Ne te fais pas d’illusion, ma démarche est avant tout égoïste. Ne vois-tu pas que je dépend de toi, autant que toi de moi? Que serait mon monde sans Jen Lindley?
Il essuya les larmes de la jeune fille. Assis tout les deux sur le sol, ils partageaient un moment fort de leur amitié. Ils restèrent une bonne partie de la nuit à discuter à coeur ouvert et allèrent se coucher au petit matin.

Le soir Pacey rentra à son appartement, fière de lui. Après son boulot Danny avait voulu lui parler, il avait d’abord cru avoir fait une bétise mais en réalité c’était pour tout autre chose que son patron lui avait demandé de rester. Il voulait le féliciter et lui offrir une promotion: désormais il était le nouveau sous-chef du civilisation. Arrivé chez lui, il se débarassa de sa veste, s’affala sur le canapé et chercha la télécommande. Il l’apperçut posé sur la commode et en l’attrapant, il vit le voyant de son répondeur clignoté. Il appuya sur le bouton de l’appareil et retourna s’allonger sur le canapé. Peu après la voix robotiser du répondeur se déclencha:
vous avez deux nouveaux messages. 1er message reçu aujourd’hui à 9h30:
“oui c’était Audrey. Bon visiblement tu es déjà parti au boulot, ça fait rien. Je voulais juste savoir si on se voyait ce soir, appelle-moi. Je t’aime.”
Impassible, Pacey attendait le deuxième message.
2ème message, reçu aujourd’hui à 17h25:
“Pacey, c’est Joey...
Pacey se releva d’un bond en entendant sa voix et s’approcha de l’appareil qu’il caressa du bout des doigts.
...je t’appelle parce que...parce que...voilà je voulais m’excuser pour ce que je t’ai dit la dernière fois et surtout pour la façon dont je te l’ai dit. Ce que je voulais te dire en faite c’était d’arrêter de t’inquièter pour moi. (des bruits de fond se firent entendre puis Pacey reconnut la voix d’Audrey en arrière plan mais il ne parvint pas à distinguer ses paroles. Seule la réponse que lui formula Joey était audible) oh non non Mickaël m’a donné rendez-vous à 22h. (puis elle parla de nouveau dans le combiné) Bon ba c’est tout. J’espère que tu ne m’en veux pas. A plus tard.”
Pacey fronça les sourcils, il supprima le premier message vocal et réécouta le deuxième. Malheureusement il avait bien entendu. Il se sentit soudain très inquièt, ce Mickaël lui avait donné rendez-vous à 22h! Aucun photographe ne faisait de scéance à 22h sauf s’il... Pacey déglutit de rage à l’idée que son intuition puisse être bonne. Il décrocha le téléphone, appela les renseignements et parvint à avoir l’adresse du studio de Mickaël Stings. Il racrocha à la hate, attrapa sa veste au vol et sortit en courant de son appartement.

Joey poussa la porte du studio et rencontra Sandy qui ramassait ses affaires.
Joey: bonsoir.
Sandy: bonsoir. Joey c’est ça?
Joey: oui. Tu ne restes pas?
Sandy eut l’air un peu géné.
Sandy: euh...non pas cette fois. répondit-elle en baissant les yeux vers son sac
Joey qui ne comprenait pas d’où venait l’embaras de la jeune femme, chercha son regard puis lui adressa un sourire. Sandy y répondit faiblement puis se dirigea vers la porte. Au moment de sortir elle sembla hésiter puis se retourna franchement.
Sandy: Joey écoute il faut que je te dises...
Mickaël: que tu lui dises quoi?
Sandy sursauta tandis que Joey faisait volteface pour appercevoir Mickaël dans l’embrasure de la porte qui menait à la salle de photographie. Il lui fit un grand sourire qu’elle lui rendit.
Joey: bonsoir.
Mickaël: bonsoir Joey.
Joey se tourna ensuite de nouveau vers Sandy attendant la suite de ce qu’elle avait entreprit de lui dire mais la jeune fille semblait soudain figée. Dans son dos Mickaël fixait Sandy d’un regard sombre, elle perdit un peu ses moyens et déclara précipitamment.
Sandy: non rien...enfin je sais plus. Je dois filer! Bonsoir...
Elle quitta le studio et Mickaël invita Joey à entrer dans la salle principale, ce qu’elle fit. Elle était un peu déconcerté par l’attitude étrange de Sandy et se demanda ce que la jeune fille comptait lui dire. Mickaël de son côté ferma discrètement la porte principale à clé puis rejoignit Joey qu’il tira de ses pensées.
Mickaël: alors Joey comment ça va?
Joey: je suis plutôt en forme...
Mickaël: tant mieux, c’est ce qu’il faut. Mais je t’en prie mets toi à l’aise.
Joey ota sa veste puis demanda, enthousiaste.
Joey: on commence?
Mickaël: oh et bien j’allais te proposer un verre de champagne avant, histoire de nous détendre un peu...
Joey: c’est très gentil mais je ne préfèrerais pas. Je voudrais pas finir trop tard donc j’aimerais mieux qu’on s’y mette maintenant.
Mickaël: du calme on a le temps!
Joey se força à sourire mais elle commençait à trouver son attitude légèrement irritante.
Joey: et bien en faite tu as peut-être le temps mais ce n’est pas mon cas, comme je te l’ai dit je ne voudrais pas finir trop tard...
Mickaël: c’est moi qui fixe les règles ici! dit-il sèchement
Joey fut surprise de ce changement soudain de ton: lui qui s’exprimait toujours de façon poli, voire miéleuse...
Joey: je crois que tu devrais te rappeler que ce que je fais là ce n’est pas mon métier, c’est juste une façon simpa de gagner de l’argent alors si tu tiens à me parler comme ça je m’en vais et tu n’auras plus qu’à te trouver quelqu’un d’autre! s’énerva-t’elle légèrement
Mickaël eut un regard presque méprisant pour elle mais il s’adoucit très vite et retrouva son sourire habituel.
Mickaël: je suis désolé Joey, j’ai eu une journée difficile. Reste je t’en prie...
Joey acquiessa de la tête mais elle ne se sentait plus très à l’aise.
Mickaël: puisque tu tiens à commencer maintenant tant pis pour le champagne, commençons. Je vais chercher les vêtements...
Il disparut dans l’arrière salle. Joey souffla un peu quand il quitta la pièce, sans s’en rendre compte elle avait retenu sa respiration pendant quelque secondes. Elle regarda autour d’elle, écouta le silence qui régnait et qui lui rappelait qu’ils étaient seuls. Elle ne savait pas pourquoi mais tout d’un coup cette scéance photo ne lui paraissait plus vraiment une bonne idée et elle eut envi de rentrer chez elle se mettre sous sa couette mais maintenant qu’elle était là...
Mickaël réaparut, toujours ce même sourire sur les lèvres qu’elle avait trouvé charmant jusqu’ici mais qu’elle trouvait désormais extrèmement agaçant. Il posa tout une série de maillot sur la table puis lui en tendit un.
Mickaël: tiens, passes celui-là en premier.
Joey l’attrapa et l’examina: le bas du maillot était un string et le haut ne cachait pas grand chose de sa poitrine.
Joey: tu rigoles j’espère, il est hors de question que je mette ça!
Mickaël respira un grand coup puis lui répondit, la voix vibrante de colère.
Mickaël: tu mettras ce que je te dis de mettre!
Joey commençait à avoir un peu peur de lui mais n’en laissa rien paraître et rétorqua sans se démonter:
Joey: c’est décidé je m’en vais!
Elle lui colla le maillot dans les mains et commença à s’en aller. Mickaël émit un petit rire, balança le maillot à terre et la ratrappa par le bras.
Mickaël: tu restes là!
Joey lacha un hoquet de surprise et regarda son bras que Mickaël serrait de plus en plus fort. Elle tenta de se débattre.
Joey: lache-moi tu me fais mal!
Mickaël rigola de plus belle, d’un rire où perçait néanmoins l’énervement qui le gagnait. Joey lui mordit la main, il la lacha un instant, surpris, mais avant qu’elle est pu s’enfuir il la souleva et la projeta en l’air. La tête de Joey heurta durement le sol et elle fut sonnée quelques secondes. Elle vit Mickaël s’avancer vers elle, le sourire aux lèvres. Elle tenta de se relever mais retomba au sol, la tête lui tournait. En rempant elle recula mais finit par être stopper quand elle se retrouva dos au mur. Elle fut secouer de tremblements de peur et des larmes de panique lui vinrent aux yeux. Mickaël arriva à sa hauteur et se pencha vers elle.
Joey: ne me touche pas! parvint-elle à articuler
Mickaël: laisse-toi faire Joey et tu verras tout se passera bien...
Il était méconaissable, on aurait dit un animal. Joey réunit toutes ses formes pour se relever et elle se mit à courir en direction de la porte de la salle mais Mickaël la rattrapa sans grande difficulté.
Mickaël: bon maintenant ça suffit! Terminé de jouer! rugit-il
Il lui encercla la taille et la coucha sur le sol. Joey se mit à hurler tout en se débattant. De ses deux genoux Mickaël lui immobilisa les jambes, de ses mains il lui bloqua les bras et il l’embrassa de force. Joey secoua le tête dans tout les sens et essayait de toutes ses forces de se dégager de son emprise.

Pacey avait couru comme un fou jusqu’au studio. Il se rua sur la poignée de la porte, s’acharna dessus mais elle était fermée. C’est alors qu’il l’entendit: Joey criait. La rage et la peur s’emparèrent de lui, il tenta de forcer la porte en vain. Un autre cri perçant se fit entendre, il tapa alors de toute ses forces contre la lourde porte mais il n’y avait rien à faire, elle était beaucoup trop épaisse pour qu’un homme à main nue puisse la défoncer. Désemparé, il chercha autour de lui quelque chose pour l’aider.
Personne: poussez-vous!
Une jeune femme vint se placer devant la porte avec un trousseau de clé. Sandy n’avait pu rentrer chez elle, pas cette fois-ci. Trop souvent elle avait su ce qu’il se passait et n’avait rien fait. Trop souvent elle s’était tu par peur mais cette fois elle n’avait pas pu. Elle ne pouvait plus vivre avec ça sur la conscience. A peine la porte fut-elle ouverte que Pacey se précipita à l’intérieur, il ouvrit brutalement la porte qui menait à la salle et tout se passa alors en une demi-seconde: Pacey vit Joey allongé par terre, Mickaël était sur elle et l’embrassait de force dans le cou. Celui-ci releva la tête leur regard se croisèrent et Pacey se jetta sur lui. Il le souleva par le col et lui administra un coup de point tel que Mickaël s’écroula par terre. Sans lui laisser le temps de réagir Pacey se placa au dessus de lui et enchaina coup de point sur coup de point. Jamais il n’avait frappé avec une telle force, avec une telle colère. Il ne se controlait plus. Il frappait encore et encore. C’est la voix de Joey qui le fit revenir à lui et se stopper. Il laissa Mickaël au sol, en sang et assomé et accourut au côté de Joey qui était recroquevillé dans un coin.
Joey: Pacey...murmura-t’elle d’une voix brisée
Pacey la prit dans ses bras tandis qu’elle éclatait en sanglot.
Pacey: ça va aller Joey, je suis là maintenant...
Sandy réaparut dans la salle.
Sandy: la police arrive.
Pacey hocha la tête. Joey s’agrippa à lui et il ressera son étreinte, il avait eu si peur ce soir.

Ils passèrent une bonne partie de la nuit au poste de police puis Pacey ramena Joey jusqu’à chez lui. Pendant le trajet, dans le taxi, Joey s’était réfugiée dans ses bras et il l’avait bercé doucement sans un mot. Il la fit pénétrer dans son appartement et elle alla s’assoir sur le canapé. Il enleva sa veste et vint s’assoir près d’elle. Un silence s’installa pendant lequel chacun se remémorrait les évênements mais Pacey le rompit.
Pacey: Joey est-ce que ça va? s’inquièta-t’il
Elle ne le regardait pas, elle avait le regard dans le vide.
Joey: tu avais raison. lacha-t’elle
Pacey: Joey...
Joey: depuis le début tu avais raison sur lui et moi je refusais de t’écouter. Si tu n’étais pas arriver ce soir...
Elle ne parvint pas à finir sa phrase et des larmes coulèrent le long de ses joues. Pacey sentit son coeur se transperçait à l’idée de ce que la jeune fille avait du ressentir ce soir, à l’idée de ce qui aurait pu se passer.
Joey: c’était horrible, il est devenu si...j’essayais de me débattre...je hurlais mais il continuait... Il avait tellement de force...
Ses paroles étaient entrecoupées de sanglot. Pacey sentit une boule se former dans son estomac, il l’attira à lui et la prit au creux de ses bras.
Pacey: chut...n’y penses-plus, c’est finit maintenant.
Joey pleura encore un long moment puis peu à peu elle se calma. Pacey se recula un peu, prit son visage en coupe et essuya les derniers sillons de larmes. Joey eut un faible sourire à son attention et frissona.
Joey: J’ai froid.
Pacey: enlève ta veste, je vais te passer un pull. lui dit-il tout bas
Joey s’exécuta et se retrouva en chemisier. Il avait été déchiré ce qui laissait entrevoir son soutien gorge, elle aurait du se montrer géné mais elle ne l’était pas. Pacey fixait son cou et elle comprit alors qu’il observait la griffure qui allait de sa gorge jusqu’au haut de sa poitrine. Il remonta les yeux vers elle et la fixa d’un regard pénétrant. Il souffrait du mal que Mickaël lui avait fait ou aurait pu lui faire s’il était arriver trop tard. Joey le perçut et voulut le rassurer.
Joey: je vais bien. souffla-t’elle
Pacey continua de la fixer sans rien dire puis il baissa de nouveau le regard vers sa griffure. Doucement il tendit la main et la caressa du bout des doigts. Joey le regarda faire puis posa sa main sur la sienne. Elle entrelaça ses doits au sien puis décala sa main au niveau de son coeur. Pacey le sentit battre à un rythme éffréné contre sa paume. Il sentit des larmes lui venir aux yeux. Joey lui sourit affectueusement puis se pencha vers lui pour poser sa tête dans le creux de son cou. Pacey lui passa une main dans les cheveux puis la vit frissoner de nouveau alors il lui prit la main et la tira vers sa chambre.
Pacey: je vais te passer un sweat.
Il ouvrit sa commode et lui en tendit un.
Joey: merci. murmura-t’elle en s’en saisissant
Joey sembla hésiter l’espace de quelques secondes puis elle se mit à déboutonner son chemisier sans quitter Pacey des yeux. Celui-ci savait qu’il aurait du se retourner pourtant il se sentait clouer sur place. Au moment où Joey laissa glisser le vêtement à terre, il déglutit. Ils se fixaient en silence et tandis que Pacey couvrait Joey d’un regard chargé de tendresse, il comprit. C’était comme si toutes ces dernières semaines venaient de s’éclairer. Troublée par cette impression grisante, c’est avec peine qu’il reprit de l’assurance.
Pacey: tu devrais te reposer maintenant, tu as besoin de dormir. souffla-t’il
Joey hocha la tête et enfila le sweat qu’il lui avait prêté.
Pacey: prend mon lit, je vais dormir sur le canapé.
Joey lui sourit et alla se glisser sous la couette. Elle sentait bon l’eau de toilette de Pacey, elle s’y peletonna. Pacey vint s’assoir près d’elle, lui embrassa le front et s’appréta à quitter la pièce.
Joey: Pacey?
Pacey: oui?
Joey: reste près de moi cette nuit...s’il te plait...
Pacey la regarda longuement avant d’accepter. La jeune femme avait subi un gros choc, mieux valait qu’elle ne reste pas seule. Il alla s’allonger près d’elle. Joey vint se caller contre lui et il l’entoura de ses bras. Pour la première fois de la soirée, elle se sentit en sécurité. Elle s’endormit très vite alors que Pacey la regarda dormir toute la nuit.

Audrey s’éveilla et sauta immédiatement sur le répondeur, il affichait: 0. Elle se précipita sur son portable, respira un grand coup et regarda l’écran, pas de messages. En soupirant elle se laissa retomber assise sur son lit. Pacey ne l’avait pas appelé. Peut-être était-il rentré tard et n’avait-il pas vu qu’il avait un message... Au fond d’elle elle savait qu’elle se donnait de faux espoirs mais elle ne voulait pas croire que sa relation avec Pacey parte en fumée comme ça. Elle leva les yeux et les posa sur le lit de Joey. Elle fronça les sourcils, visiblement sa colocataire n’était pas rentré cette nuit. Serait-ce possible qu’elle est passée la nuit avec Mickaël? Aussi vite? Cela ne lui ressemblait pas. En tant normal elle aurait cherché à savoir où Joey avait passé la nuit mais aujourd’hui peu lui importait tout ce qu’elle voulait c’est tenter d’aranger les choses avec Pacey. Et tu vas t’y mettre tout de suite ma grande! se dit-elle en fonçant à la salle de bain.

Allongé sur le ventre, Joey ouvrit un oeil lorsqu’une odeur de café lui vint aux narines. Pacey était assis à côté sur le bord du lit, une tasse fumante à la main.
Pacey: bien dormi Potter?
Joey: hum...grogna-t’elle
Pacey: toujours aussi de bonne humeur au saut du lit à ce que je vois! rigola-t’il
Joey sourit légèrement, se frotta les yeux et se redressa pour s’assoir.
Pacey: café?
Joey: volontier!
Elle attrapa la tasse et souffla doucement sur le breuvage encore chaud.
Pacey: comment tu te sens?
Joey put voir de nouveau l’inquiètude se dessiner sur le visage de Pacey. Elle lui sourit.
Joey: je vais bien, ne t’en fais pas. J’ai même dormis comme un bébé si tu veux tout savoir!
Je le sais, j’ai passé la nuit à te regarder. pensa-t’il. Cette fois-ci Joey porta le café à ses lèvres et en avala une gorgée, elle observa Pacey et remarqua qu’il était déjà habiller.
Joey: tu t’en vas?
Pacey: euh ba...en faite je bosse dans un quart d’heure, sauf si bien sûre tu avais besoin de moi et que tu ne veuilles pas rester seule, mais pour tout te dire il vaudrait mieux que j’y aille aujourd’hui étant donné que hier Danny m’a offert une promotion...
Le visage de Joey s’éclaira.
Joey: vraiment?
Pacey: vraiment. Tu as devant toi le nouveau sous-chef du civilisation! annonça-t’il avec fierté
Joey: Pacey c’est génial! Je suis très fière de toi! s’exclama-t’elle, toute excitée
Pacey: ouai oh tu sais c’est pas non plus extraordinaire!
Joey: je t’en prie pas de fausse modestie avec moi. Tu as trouvé ta voie et tu es doué...même très doué!
Pacey sourit, très touché par les encouragements de Joey.
Pacey: merci. lui répondit-il très reconnaissant
Joey: maintenant sauve-toi tu vas être en retard!
Pacey: je rêve où est-ce que vous me chassez de mon propre appartement mademoiselle Potter?
Joey: non tu ne rêves pas, allez ouste! Du balais! lança-t’elle en rigolant
Pacey: tu es sûre que ça ne t’embètes pas?
Joey: bien sûre que non et puis je vais bien.
Pacey: très bien et si tu as besoin de quoi que ce soit, si tu veux prendre une douche ou si tu as faim, tu te sers. Je te laisse la clé tu auras qu’à refermer en partant et la glisser sous le paillaisson.
Joey: ok, a plus tard.
Pacey: a plus tard.
Joey: et Witter?
Pacey: quoi?
Joey: merci pour cette nuit.
Pacey lui sourit. Il savait qu’ils allaient devoir avoir une conversation mais cela pouvait attendre, il voulait faire les choses dans l’ordre. Il franchit la porte et alla bosser dans une extrème bonne humeur. De son côté Joey finit son café au lit. Le silence qui régnait dans l’appartement la renvoya instantanément vers des images de la veille. Elle frissona et sentit l’angoisse pointer le bout de son nez. Elle se rallongea et s’enroula dans la couette. Elle enfouit ensuite son visage dans l’oreiller de Pacey et respira son odeur à plein poumon. Elle se sentit peu à peu apaiser. Elle aurait tellement aimé lui parler, lui dire ce qu’elle avait sur le coeur mais elle ne le pouvait pas. Un peu morose; elle finit par rejoindre la douche.

Quand Grams se leva, une surprise l’acceuillit dans la cuisine. Jen et Jack étaient assis l’un en face de l’autre, ils discutaient tout en déjeunant. Cela faisait si longtemps qu’elle ne les avait pas vu aussi complices que cela lui réchauffa le coeur. Désormais la bonne humeur et l’esprit chaleureux pourraient revenir dans cette maison, elle en était sûre.
Grams: quelle agréable matinée, vous ne trouvez pas?
Jen et Jack lui sourirent.
Jen: en effet.
Jack servit du café à Grams et lui tendit la tasse.
Grams: merci.
Jack: qu’est-ce que vous faites ce soir?
Jen: pourquoi? demanda-t’elle intriguée
Jack: et bien je me suis dis que l’on pourrait aller diner tout les trois dehors...
Jen: c’est une super idée. s’exclama-t’elle, enthousiaste
Grams sourit mais préféra décliner l’offre, pensant qu’il serait bon pour Jack et sa petite fille de passer un peu de temps rien que tout les deux.
Grams: c’est très aimable à toi Jack mais je suis un peu fatigué en ce moment je préfère rester là en ce qui me concerne...
Jack: bon alors ce sera un tête à tête...?
Jen: va pour le tête à tête! On va au civilisation?
Jack: ok je te retrouve ici à 19h.
Le jeune homme gravit quelques marches en direction de sa chambre.
Jen: oh et Jack?
Jack: oui?
Jen: ne me pose pas un lapin! lui lança-t’elle taquine
Jack sourit et se contenta d’hocher la tête, amusé de voir que Jen en plaisantait désormais. Restée seule avec Grams, Jen se tourna vers elle.
Jen: merci grand mère.
Grams: pourquoi?
Jen: pour nous avoir laissé cette soirée...
G

Titelle  (02.03.2005 à 21:10)
Joey sortit de la salle de bain et jetta un coup d’oeil à Audrey. Elle était toujours enroulée dans sa couette et n’avait pas l’air d’avoir le moral.
Jo: Audrey on a cours dans dix minutes...
Audrey ne réagit pas alors Joey alla s’assoir sur le bord du lit et caressa doucement les cheveux de la jeune femme.
Jo: Audrey ma puce quelque chose ne va pas? Depuis hier tu n’as pas quitté ton lit...
Tout d’un coup Audrey se mit à sangloter.
Jo: eh! Audrey, qu’est-ce qui se passe?
Audrey vint mettre sa tête sur les genoux de Joey et pleura un long moment tandis que la jeune fille la berçait tendrement et attendait qu’elle se calme. Au bout de quelques minutes Audrey sécha ses larmes et s’assit, la couette toujours remonté sur elle.
Au: Pacey et moi c’est terminé. annonça-t’elle, la voix cassée
Jo: je suis désolé, Audrey... Mais qu’est-ce qui s’est passé? Vous vous êtes disputés?
Au: en un sens...
Jo: ça va peut-être s’arranger! Quelque fois on dit des choses que l’on ne pense pas sous le coup de la colère mais avec le recul, ça s’arrange...
Au: pas cette fois... C’est vraiment fini.
Elle se remit à pleurer de plus belle et Joey la prit dans ses bras. Elle était vraiment peiné pour sa colocataire et amie.
Jo: chut...calme-toi, ça va aller Audrey.
Au: je suis vraiment désolé Joey...sanglota-t’elle
Jo: désolé? Mais pourquoi?
Au: je suis là à pleurer sur mon sort alors que toi tu as faillit...enfin...Pacey m’a dit pour vendredi soir.
Jo: oh il t’en a parlé! Ne t’en fait pas pour moi ça va!
Au: non ne dit pas ça! Tu as vécu un vrai traumatisme et c’est moi qui devrait te consoler, pas l’inverse!
Jo: mais puisque je te dis que ça va et puis si j’ai envi de te consoler moi!?!
Audrey sourit légèrement.
Au: je t’adore.
Elles se sourirent et se prirent dans les bras.
Jo: ça va aller?
Au: je crois que oui.
Jo: bien alors je vais aller en cours, je t’attend?
Au: non c’est gentil mais je préfère rester un peu seul. De toute manière je ne serais pas concentré si j’y allais!
Jo: comme tu veux. A toute à l’heure ma belle!
Au: A toute à l’heure.
Joey lui déposa un baiser sur la joue, attrapa son sac et sortit. Audrey fixa la porte un moment après qu’elle fut sorti. Elle avait préféré ne pas avouer à Joey qu’elle était précisément la cause de sa rupture avec Pacey, ou en tout cas en partie. D’ailleurs elle n’en voulait pas à Joey, même si quelque chose lui disait que les sentiments de Pacey étaient plutôt réciproques. Après tout les sentiments ne se controlaient pas. C’était sans doute pour ça qu’elle ne pouvait s’empécher d’aimer Pacey, quoiqu’il éprouve ou n’éprouve pas...

Pacey était le premier arrivé au Hells Kitchen et il prit place à une table le long de la vitrine. Il observa les gens qui passaient et ses yeux se posèrent sur un couple qui marchait bras dessus, bras dessous l’air plus amoureux que jamais. Son esprit dériva vers Joey et un sourire nacquit sur ses lèvres.
Jo: et ba alors Witter on est dans les nuages!
Pacey sursauta et posa les yeux sur la jeune femme qui se tenait devant lui, un sourire moqueur sur les lèvres. Oh oui il était dans les nuages et c’est elle qui l’y conduisait!
Pa: bonsoir.
Il la regarda se glisser sur la banquette en face de lui et oter sa veste. Elle le captivait, tout chez elle respirait la beauté et la sensualité. Elle releva la tête vers lui et lui fit un éclatant sourire.
Pa: tu m’as l’air en pleine forme dis-moi!
Jo: je le suis en effet. J’ai eu une très bonne nouvelle aujourd’hui...
Pa: qu’est-ce que c’est? demanda-t’il intrigué
Jo: la police m’a contacté, ils ont menés une enquète auprès des mannequins avec qui Mickaël avait travaillé et ils se trouvent que plusieurs ont avoués avoir été victime d’harcelement et de viol! Deux d’entre elles sont même prêtes à témoigner ce qui fait que je n’aurais même pas besoin de le faire, ma déposition leur suffira!
Pa: c’est génial! C’est une excellente nouvelle!
Jo: oui je vais pouvoir tirer un trait sur tout ça et repartir à zéro...
Pa: et pour Sandy, qu’est-ce qui va lui arriver?
Jo: et bien d’après la police, elle va être jugé pour complicité étant donné qu’elle savait plus ou moins ce qui se passait mais qu’elle n’a rien dit. Mais ils vont tenir compte du fait que Mickaël la menaçait et surtout qu’elle m’a aidé. Elle devrait juste prendre de la prison avec sursis...
Pa: en tout cas moi je suis soulagé que tu n’es pas à aller témoigner!
A cette réfléxion, Joey eut un sourire en coin.
Pa: quoi? demanda-t’il, sans comprendre ce qui l’amusait
Jo: est-ce que tu es aussi protecteur avec toutes tes ex? le taquina-t’elle
Pacey eut un sourire charmeur puis répondit sérieusement:
Pa: seuleument celles auquel je tiens.
Joey rougit mais ne put s’empécher de pousser la plaisanterie plus loin.
Jo: alors comme ça tu tiens à moi?
Pa: bien sûre! Ma vie serait fade sans une enquiquineuse dans ton genre!
Jo: ouh dommage Witter tu viens de perdre tout les points que tu venais d’accumuler avec ce genre de réponse!
Pa: et qu’est-ce que j’aurais pu gagner?
Jo: ah tu ne pourras jamais le savoir maintenant!
Pa: est-ce que j’aurais aimé au moins?
Joey eut un sourire malicieux et elle se pencha légèrement vers Pacey.
Jo: je pense que oui...murmura-t’elle d’une voix coquine
Amusé par son petit jeu, Pacey sourit et prit un air entendu mais il était tout de même un peu déconcerté. Joey poussait rarement la plaisanterie aussi loin et l’espace d’un instant il se demanda s’ils jouaient toujours ou si Joey cherchait à lui faire passer un message.
Il plongea ses yeux dans son regard et ils se fixèrent ainsi en silence, sérieusement cette fois. A cet instant Pacey n’eut plus le moindre doute, il sut que ses sentiments étaient partagés. Joey avança ses mains sur la table et vint les poser sur celles de Pacey. Ils entrelaçèrent leurs doigts sans se quitter des yeux.
Jo: Pacey...commença-t’elle dans un souffle
Mais elle fut interrompu par Jen et Jack qui arrivaient à leur hauteur.
Jen: Puisque je te dis que c’est Hue Grant! Richard Gere c’est dans Pretty Woman!
Jack: tu as peut-être raison... Salut vous deux!
Jo: salut!
Pacey et Joey s’étaient lachés la main et Joey jetta un regard déçu vers Pacey qui lui sourit en haussant les épaules. Leur discussion devrait attendre! Mais peu importait aux yeux de Pacey, il avait confiance en l’avenir et il avait l’intuition que tout allait aller pour le mieux désormais.
Pa: alors quoi de neuf?
Jen et Jack échangèrent un regard complice.
Jen: oh rien de spécial! Et vous?
Cette fois-ci ce fut Joey et Pacey qui échangèrent un regard.
Pa: tu leur racontes pendant que je vais chercher à boire?
Joey hocha la tête.
Pa: quatres bières ça vous va?
Ja: parfait!
Je: ça me va aussi!
Jo: très bien.
Pa: alors va pour quatres bières!
Pacey s’éloigna du côté du bar, tandis que Joey entreprenait de leur raconter ce qui s’était passé ce week end lors de la scéance photo. Quand elle eut terminé, un silence régna. Jack la fixait avec de grand yeux, quand à Jen elle avait une main sur la bouche et semblait complètement abasourdi. Jack fut le premier à reprendre pied.
Ja: et ça va tu es sûre? s’inquièta-t’il
Jo: oui ça va ne vous-en faite pas. Il y a eu plus de peur que de mal, j’ai eu de la chance...
Jen: tout ça c’est de ma faute...lacha-t’elle, blême
Ja: qu’est-ce que tu racontes!?!
Jen: c’est moi qui est conseillé à Joey d’accepter de faire ces photos!..
Jo: ne dis pas n’importe quoi, tu n’y es pour rien! Tu ne pouvais pas le savoir! Personne ne le pouvait! Ce n’est de la faute de personne.
Jen: oui mais j’aurais du voir que ce mec était louche...
Jo: il cachait très bien son jeu. Regarde moi qui est passé tout ce temps avec lui, je ne me suis rendu compte de rien! Alors je te le répète personne n’est responsable!
Jen: oui tu as raison, je sais bien...
Joey lui sourit pour la rassurer.
Ja: en tout cas, ce salaup ne fera plus de mal à personne maintenant au moins...
Jo: ouai, j’espère qu’il croupira en prison!
Pa: il a intérêt parce que si je le revois, je le réduis en bouillis!
Jen: c’est qu’il en serait capable en plus!
Tout le monde rigola et Pacey déposa les bières sur la table.
Jo: en tout cas il faut voir le bon côté des choses, au moins ce qui m’est arrivé a permis de briser la chaîne du silence et a empéché qu’il recommence avec d’autres jeunes filles!
Ja: ouai...
Pa: bon assez parlé de ça, c’est du passé maintenant! Si on trinquait plutôt?
Jen: hum...a quoi?
Jo: a l’amitié?
Ja: j’ai l’impression de ne boire que pour ça! plaisanta-t’il
Jen pouffa tandis que Joey fronçait les sourcils.
Jo: comment ça?
Ja: oh non rien! A l’amitié!
Pa: A l’amitié!
Jo: A l’amitié!
Jen: A l’amitié!
Tous se sourirent et portèrent leur bière à leur bouche quand Audrey fit irruption.
Audrey: comme c’est touchant, une vrai petite réunion d’amis!!! s’exclama-t’elle
Tout le monde put constater d’un simple coup d’oeil qu’elle était soule. Elle parlait anormalement fort et semblait avoir du mal à se tenir immobile.
Au: personne ne m’a invité à cette petite sauterie? Non évidemment!!! Je ne fais plus parti de la bande maintenant que Pacey m’a largué comme une vieille chaussette!
Jen et Jack, qui n’étaient pas au courant, semblèrent un peu surpris. La gêne devint palpable autour de la table, d’autant que les exclamations d’Audrey commençaient à attirer l’attention des autres clients. Pacey se leva et tenta d’avancer vers elle mais elle le repoussa violamment.
Au: A toi ne m’approche pas! Tu as eu ce que tu voulais tu t’es débarassé de moi alors maintenant ne joue pas les mecs compatissants qui s’inquiètent pour moi!
Audrey vacilla et manqua tomber.
Jo: Audrey...
Au: Joey! Joey! Joey! qu’est-ce qui se passe? Tu es géné parce que tout le monde nous regarde c’est ça!?! Mais il ne faut pas! Qu’ils écoutent au contraire! Qu’ils écoutent ma misérable histoire!!
Elle haussa encore le ton puis partit dans un éclat de rire.
Au: et oui mon petit ami que j’aimais comme une folle et en qui j’avais confiance m’a laissé tombé parce qu’il aimait toujours son ex petite amie ici présente!
Joey baissa les yeux et Pacey remua sur son siège, géné.
Au: le pire c’est que je ne t’en veux même pas! Au fond je crois que j’ai toujours su que tu l’aimais...
Sa voix se brisa et elle se laissa tomber sur le sol. Joey se leva et vint à ses côtés. Elle l’aida à se relever et se tourna vers ses amis.
Jo: je vais la ramener.
Jen: je t’accompagne!
Les deux jeunes filles s’éloignèrent en soutenant Audrey et les clients reprirent peu à peu leurs occupations.

Arrivé à la chambre Jen et Joey déshabillèrent Audrey et l’aidèrent à se coucher. Elle n’avait plus rien dit depuis qu’elles étaient parties du Hells Kitchen et elle s’endorma comme une masse aussitôt le tête sur l’oreiller. Jen et Joey allèrent s’assoir sur le lit en face du sien et l’observèrent un moment.
Jen: elle a l’air drôlement secoué...
Jo: ouai...
Jen: c’est vrai ce qu’elle a dit? c’est pour toi que Pacey a rompu?
Jo: non! Enfin j’en sais rien... On en a pas encore discuté.
Jen: tu l’aimes toujours hein?
Jo: ça se voit tant que ça?
Jen: hum...oui c’est assez évident!
Jo: je suis une piètre amie!
Jen: ne sois pas si dure avec toi Joey! Et puis n’oublies pas qu’il a été ton petit ami avant d’être le sien!
Jo: c’est vrai mais il n’a pas rompu avec moi pour elle...
Jen: tu sais je vais te confier quelque chose, quand Pacey et toi vous avez rompu j’étais convaincu que ce n’était pas définitif et que vous auriez de nouveau affaire l’un à l’autre. J’ignore si Pacey est l’homme de ta vie Joey mais ce que je sais c’est que vous n’avez pas vécu tout ce que vous aviez à vivre ensemble...
Jo: c’est possible mais je refuse de faire du mal à l’une de mes meilleures amies...
Jen soupira et se leva.
Jen: très bien, fais comme tu le sens! Mais tu sais je me souviens d’une époque où tu as eu exactement la même réaction: tu as cru pouvoir refouler tes sentiments pour préserver ton meilleur ami, ça n’avait pas réussi et ça ne marchera pas plus maintenant!
Jen se pencha pour déposer un baiser sur la joue de Joey puis elle sortit, laissant Joey pensive.

Au Hells Pacey et Jack discutaient toujours.
Ja: sacré soirée!
Pa: ouai...
Ja: alors comme ça tu as rompu avec Audrey?
Pa: oui. J’aurais préférer ne pas la faire souffrir mais je n’avais pas le choix, je me devais d’être honnête avec elle.
Ja: c’est à dire? c’est quoi être honnête?
Pa: je ne l’aimais plus ou plutôt je ne l’aimais pas.
Jack hocha la tête et fixa Pacey attendant une suite qui ne venait pas.
Ja: et?
Pa: et quoi? c’est tout! Je ne l’aimais pas donc j’ai rompu! Qu’est-ce que tu veux que je te dise?
Ja: rien. Si tu dis que c’est tout, je te crois! dit-il avec une pointe d’ironie
Pa: bien.
Ja: bien!
Pacey baissa les yeux vers sa bière et se racla la gorge, géné. Jack n’était pas dupe et savait très bien que Pacey ne lui disait pas toute la vérité. Lorsque celui-ci releva les yeux, il vit que Jack le regardait avec un sourire en coin, moqueur.
Pa: bon vas-y Jack, vide ton sac qu’on en finisse!
Ja: non j’étais juste en train de me dire que tu avais joué le parfait preux chevalier pour Joey une fois de plus!
Pacey haussa les épaules et répliqua innocemment.
Pa: simple concours de circonstance!
Ja: hum...
Pa: bon t’arrête avec tes allusions débiles!
Ja: je ne fais aucune allusion, je voulais juste m’assurer que tu ne voyais en Joey qu’une amie, rien de plus.
Pa: c’est le cas!
Ja: tant mieux, j’avais peur que tu m’en veuilles de l’avoir branché avec un mec!
Pa: tu as quoi???? s’étrangla-t’il
Ja: oh elle ne t’en avais pas parlé? Un ami à moi avait flashé sur elle, il avait vu les photos et il avait trouvé qu’elle avait un corps de rêve...
Tout en parlant Jack observa Pacey: il avait crispé la machoire et avait resseré sa prise autour de la bouteille de bière.
Ja: donc je l’ai présenté à Joey, ils se sont plus...
Jack vit le regard de Pacey s’assombrir et il décida d’enfoncer le clou.
Ja: d’ailleurs je les ai surpris dans une mauvaise posture ce matin, si tu vois ce que je veux dire...
Jack put voir la colère monter chez Pacey et il ne put réprimer plus longtemps le fou rire qui le gagnait. En comprenant que Jack venait de se moquer de lui, Pacey le fusilla du regard.
Pa: tu trouves ça drôle!?! lança-t’il, vexé de s’être fait avoir
Les rires de Jack redoublèrent et il mit un certain temps à se calmer sous l’oeil exaspéré de Pacey.
Ja: si tu avais vu ta tête...rigola-t’il
Pa: je trouve vraiment pas ça amusant!
Ja: en tout cas pour un gars qui ne la voit que comme une amie ça te rend drôlement malade de l’imaginer dans les bras d’un autre!..
Pacey préféra changer de conversation, il n’avait aucune envi de parler de Joey avec Jack.
Pa: dis-moi on dirait que ça c’est arrangé avec Jen...?
Ja: oui, on a beaucoup parlé et aujourd’hui les choses sont rentrées dans l’ordre.
Pa: je suis content pour vous!
Ja: oui, moi aussi. Je n’imaginais pas devoir faire sans Jen dans ma vie!
Pacey sourit et les deux hommes parlèrent de tout et de rien le restant de la soirée.

Joey enfila ses chaussures et jetta un coup d’oeil à son réveil. Il lui restait encore un peu de temps avant de partir en cours. Elle soupira, elle mourrait d’envi d’aller se recoucher. Elle avait très mal dormi s’interrogeant une partie de la nuit sur l’attitude à adopter, ce que lui avait dit Jen l’avait fait réfléchir mais le poid de la culpabilité était encore très lourd. Un gémissement l’a sortit de ses pensées. Elle tourna la tête et vit le bout du nez d’Audrey émerger de la couette. Elle lacha un deuxième gémissement et cette fois-ci Joey put voir tout le visage de son amie se découvrir. Quand Audrey l’apperçut, elle eut un faible sourire pour elle mais très vite elle grimaça.
Au: est-ce qu’on a de l’aspirine?
Joey sourit et se dirigea vers la salle de bain. Elle revint quelques minutes plus tard avec un verre d’eau dans lequel un cachet se diluer. Elle s’assit sur le lit d’Audrey et le lui tendit. La jeune femme le but d’une traite avant de le reposer sur la table de nuit.
Au: merci.
Jo: comment tu te sens?
Au: j’ai la sensation que quelqu’un a élu domicile dans ma tête et qu’il s’acharne à la démonter avec un marteau! Tu veux pas aller le déloger? gémit-elle
Joey eut un sourire compatissant.
Jo: tu n’y es pas aller de main morte hein?
Au: assez pour me ridiculiser et pas suffisamment pour oublier ce qui s’est passé.
Jo: Audrey je suis désolé...
Au: tu n’as pas à l’être tu n’y es pour rien.
Jo: tu sais à propos de ce que tu as dit hier, je voulais que tu saches qu’il ne se passe rien entre moi et Pacey! Je tiens beaucoup trop à toi pour te faire souffrir.
Audrey hocha la tête et resta silencieuse un moment. Elle se releva ensuite et vint s’assoir face à Joey en lui prenant les mains.
Au: Joey écoute-moi un instant tu veux. Tu me mens quand tu dis qu’il n’y a rien entre toi et Pacey.
Jo: non je...
Au: si! Tu le sais Joey! Il y a toujours eu quelque chose entre toi et Pacey, je crois qu’au fond je l’ai toujours su mais je m’étais convaincu que ce n’était rien. Mais ce n’est pas rien Joey, c’est là... et c’est fort. Quand j’ai commencé à ouvrir les yeux, quand j’ai commencé à me rendre compte des sentiments de Pacey à ton égard, j’ai essayé de lutter, j’ai essayé de lutter de toute mes forces parce que je l’aimais et que je ne voulais pas le perdre mais en réalité je me suis apperçu qu’il ne m’avait jamais vraiment appartenu. Pendant tout ce temps son coeur était avec toi Joey, il ne t’a jamais quitté. Ca a toujours été Joey et Pacey....
Joey avait des larmes pleins les yeux, elle voulut parler mais les mots moururent au fond de sa gorge. Il lui fallut plusieurs secondes avant de pouvoir articuler quelque chose.
Jo: ne m’en veux pas Audrey...
Audrey sourit et essuya les larmes qui coulaient sur les joues de Joey.
Au: je ne t’en veux pas ma belle. Tu l’aime, tu n’y peux rien. Dans la vie on en revient toujours à ce que l’on a dans la peau, Pacey tu l’as dans la peau...
Joey parvint à sourire au milieu de ses larmes et elle prit Audrey dans ses bras.
Jo: j’ai tellement de chance de t’avoir Audrey, tu es une amie extraordinaire...
Au: hum...oui je sais plaisanta-t’elle. Allez assez de larmes pour aujourd’hui! Cours le rejoindre!
Jo: tu en es sûre?
Au: oui. Je te dis pas que vous voir ensemble va être facile tout les jours mais je m’en remettrais avec le temps.
Jo: merci. souffla-t’elle
Elle déposa un baiser sur le joue d’Audrey et sortit. Une fois dehors, elle hésita, s’arrêta et fit demi tour sur elle-même. Là, elle releva la tête et observa le grand et majestueux batiment, ainsi que tout les étudiants qui se pressaient sur le campus. Elle repensa à son arrivée à Worthington, elle était venu chercher ici le petit quelque chose qui lui manquait pour être vraiment heureuse. Elle n’avait pas compris qu’elle cherchait dans la mauvaise direction... Son visage se farda d’un sourire, elle vivait l’un de ces moments où tout semble soudain devenir claire et simple. Le coeur léger, elle se retourna et s’éloigna à pas rapide.

Pacey prit le courrier et monta les marches qui le menaient à son appartement quatres à quatres. Il introduisit les clés dans la serrure et fronça les sourcils en constatant que la porte n’était pas fermée à clé. Il aurait pourtant juré l’avoir fermé en partant ce matin. Prudemment il la repoussa et entra sans faire de bruit mais il ne trouva aucun cambrioleurs à l’intérieur, juste Joey qui s’affairait dans son salon. Il referma la porte et posa ses clés sur le meuble dans l’entrée. Joey releva la tête et lui fit un éclatant sourire.
Jo: ah Pacey, enfin rentré!
Elle se leva et vint lui déposer un baiser sur la joue. Pacey faisait toujours une drôle de tête et n’avait pas bouger.
Pa: j’ai loupé quelque chose? On s’est marié et entre temps j’ai été victime d’amnésie? plaisanta-t’il
Joey sourit.
Jo: tu parles du fait que je sois dans ton appartement?
Pa: euh...ba euh oui par exemple!
Joey lui prit la main et l’attira vers le salon.
Jo: si je suis là c’est parce qu’on a quelque chose à fêter Witter!
Elle lui tendit une coupe de champagne et en prit une pour elle.
Pa: et qu’est-ce qu’on fête? demanda-t’il, étonné
Jo: et bien il me semble que j’ai devant moi le nouveau sous-chef du civilisation!
Pa: oh ça!
Il lui fit un grand sourire, fière que Joey veuille fêter sa promotion.
Jo: hum hum.
Joey alla s’assoir sur le canapé, une jambe replié sous elle, le sourire aux lèvres. Pacey s’installa à ses côtés.
Jo: alors a toi!
Pa: hum...si tu y tiens! dit-il tout sourire
Ils trinquèrent et burent une gorgée.
Pa: il y a quand même un truc que je me demande, non pas que te retrouver chez moi le soir quand je rentre du boulot soit désagréable, mais comment tu es entré?
Jo: et bien le gardien m’avait déjà vu donc il a suffit que je lui fasse un peu de charme pour qu’il m’ouvre! déclara avec un air malicieu
Pa: un peu de charme?
Jo: oui, enfin juste ce qu’il faut...
Pa: je vois. Je crois que je ne vais pas te demander plus de précision...
Jo: jaloux?
Etonné Pacey releva la tête vers elle. Elle avait un sourire amusé sur les lèvres et semblait bien décidé à jouer avec lui. Il ne répondit pas et préféra prendre le temps de la détailler. Il la trouva très séduisante. Il entrevit vaguement qu’elle serait l’issu de cette soirée mais il avait compri d’un coup d’oeil que la jeune femme voulait prendre son temps. Après tout plus on attendait pour avoir quelque chose, mieux c’était disait-on...
Pa: et quel est le programme de la soirée?
Joey eut un sourire en coin en le voyant changer de conversation.
Jo: et bien j’ai fait la cuisine et...
Pa: tu as fait quoi!?! grimaça-t’il
Jo: j’ai fait la cuisine! Tu crois que je suis pas capable de cuisiner quelque chose?
Pa: ba...la taquina-t’il
Jo: tu exagères Pacey!
Pacey sourit.
Pa: et puis tu sais qu’en général personne ne pénètre dans ma cuisine sans mon autorisation!
Joey sourit à son tour et allait répliquer quand on sonna à la porte.
Pa: j’y vais.
Pacey se leva, posa sa coupe de champagne sur la table basse et alla ouvrir. Joey le regarda partir, un sourire aux lèvres. Elle avait bien l’intention de passer une excellente soirée. Maintenant que sa conscience était en paix, elle comptait bien montrer à Pacey ce qu’elle ressentait pour lui. Il revint à ce moment là avec un étrange sourire aux lèvres.
Jo: qu’est-ce qui se passe? Qui c’était? demanda-t’elle intriguée
Pa: le livreur qui avait oublié de te donner la sauce pour aller avec la viande!
Joey rosit légèrement tandis que Pacey la regardait, amusé.
Jo: oups, prise en faute...
Pacey et Joey se regardèrent et éclatèrent de rire.
Pa: quelque part ça me rassure!
Joey s’approcha de lui, lui donna un coup sur l’épaule puis lui prit la sauce des mains.
Jo: oh ça suffit! J’aurais pu très bien faire quelque chose de très bon, si j’avais eu le temps...
Ils se dirigèrent vers la cuisine mais un deuxième coup de sonnette retentit.
Pa: c’est le dessert? rigola-t’il
Joey le fusilla du regard avant de répondre d’un air espiègle:
Jo: non pour le dessert je pensais qu’on pouvait improviser!
Pacey s’apprétait déjà à répliquer mais en réalisant l’allusion de Joey, il ferma la bouche, surpris. Joey sourit et le devança pour aller ouvrir à l’opportun. Derrière la porte elle fut surprise de trouver une jeune femme blonde, vétue d’un jean moulant et d’un haut qui laissait voir son nombril. La jeune femme semblait aussi surprise qu’elle, visiblement elle ne s’attendait pas à ce que ce soit Joey qui vienne ouvrir.
Femme: euh bonsoir...je suis la voisine de Pacey.
Joey se força à sourire.
Jo: on peut vous aider? demanda-t’elle faussement poli
Pacey fit son apparition derrière Joey.
Pa: salut Angela!
An: salut Pacey...euh j’avais besoin d’un coup de main, j’ai un problème avec ma douche. J’ignorais que tu n’étais pas seul, je te laisse...
Jo: c’est ça! Aurevoir! lança-t’elle accompagné d’un regard qui la défiait d’oser revenir frapper
An: Aurevoir. Encore désolé...
Pa: c’est rien. Bonne soirée!
Joey referma vivement la porte et se retourna vers Pacey, l’air visiblement irrité.
Jo: j’ignorais que tu avais des voisines aussi charmantes! déclara-t’elle un sourire pincé aux lèvres
Pacey haussa les épaules négligeamment ce qui contribua à agacer Joey davantage.
Pa: c’est normal de s’entre aider entre voisins...
Jo: oh je t’en prie! J’imagine déjà le genre de problème qu’elle avait avec sa douche: genre personne pour l’accompagner dessous!
Pacey sourit.
Pa: jalouse?
Joey rougit légèrement. Il avait réussi à inverser la situation à son avantage, c’est elle qui s’amusait à le destabiliser jusque là. Elle se mordilla la lèvre inférieure ne sachant plus quoi dire.
Jo: je meurs de faim, pas toi?
Elle partit dans la cuisine et ¨Pacey la suivit avec un grand sourire. Il adorait jouer au chat et à la souris avec Joey même si cela devenait vite une vrai torture. Ils dinèrent tout les deux dans cette ambiance de séduction, se cherchant mutuellement. Très vite le contact entre eux devint électrique et le désir presque palpable. Après le repas, Joey débarassa leurs deux assiettes. Dos à lui, elle lui demanda:
Jo: tu veux du café?
Pacey se leva en souriant et vint se coller à elle. En sentant son souffle s’insinuer dans son cou, Joey frémit.
Pa: c’est toi que je veux...lui murmura-t’il à l’oreille
Joey ferma les yeux au son de sa voix grave et sourit. Les lèvres de Pacey glissèrent vers son cou et ses mains vinrent lui encercler la taille, elle se mordilla la lèvre inférieure. Doucement elle se retourna et constata avec ravissement les étincelles de désir qui brulaient au fond des yeux de Pacey. Elle adorait quand il la regardait ainsi, elle avait la sensation d’être vraiment belle. Elle lui sourit et se pressa davantage contre lui.
Pa: tu es magnifique.
Joey se sentit rougir jusqu’à la racine des cheveux. Pacey s’en amusa et vint lui embrasser le bout du nez. Contre lui, Joey sentait son coeur battre de plus en plus vite et l’excitation lui chatouiller l’estomac. Pourtant Pacey ne semblait pas décidé à l’embrasser et il se contentait de la dévorer des yeux. L’attente devenant insoutenable à Joey, elle s’avança un peu plus vers ses lèvres. Pacey sourit légèrement et du bout du pouce il les lui caressa.
P: Potter...souffla-t’il
J: hum.
P: je t’aime.
Comme pour appuyer ses dires il vint lui effleurer les lèvres. Les yeux de Joey étincelèrent et elle se retrouva complètement pantelante dans les bras de Pacey. Ravi de sentir qu’elle s’abandonnait complètement à lui, il se pencha vers elle et ils échangèrent enfin un vrai baiser, tendre et chargé d’émotion.
J: si tu savais depuis quand j’attend ça. murmura-t’elle tout contre ses lèvres savourant avec délectation le moment
Pacey l’embrassa dans le cou et ressera sa prise autour de sa taille, il la souleva légèrement du sol et l’emmena ainsi jusqu’à se chambre. Joey était pendue à son cou et en sentant la puissance de ses bras autour d’elle, elle se sentit galvanisé. Arrivé dans sa chambre il la reposa sur le sol, se détacha de ses bras et alla allumer les quelques bougies disposées ça et là dans la pièce. Joey le regarda faire, attendrie par sa démarche romantique. Elle alla jusqu’à lui et l’attrapa par la main.
J: je crois que ça ira comme ça...
P: seriez-vous impatiente Melle Potter?
Pour toute réponse elle passa les mains sous le T-Shirt de Pacey et lui fit passer par dessus la tête. Sensuellement elle explora son torse de ses mains et de ses lèvres puis remonta vers sa bouche. Le baiser se fit plus passionné et Pacey déshabilla Joey. Les caresses se firent plus appuyées et ils s’unirent tendrement l’un à l’autre.
Le corps encore chaud et en sueur, Pacey s’allongea sur Joey, la tête posée sur son ventre. Joey lui caressait doucement la nuque, chacun reprenant leur souffle. Ils restèrent ainsi plusieurs minutes en silence puis Pacey déposa un baiser sur son nombril.
P: tu m’as manqué...
Il releva les yeux vers elle et Joey lui sourit.
J: je t’aime Pacey.
Pacey sourit à son tour puis il remonta le long de son corps pour venir l’embrasser amoureusement. Très vite ils s’endormirent dans les bras l’un de l’autre avec une sensation grisante de bien être.

Quelques mois plus tard...
Ding Dong
Jen: j’y vais! cria-t’elle
Jen se précipita pour aller ouvrir la porte et sauta au cou de l’homme qui se trouvait derrière.
Jen: ce que tu m’as manqué!
Homme: toi aussi, Jen.
Il lui déposa un baiser sur la joue et se dégagea un peu pour l’observer.
H: tu es de plus en plus belle!
J: merci. Mais viens entre ne reste pas à la porte...
H: tu n’as prévenu personne que je venais?
J: pour qui tu me prends? Tu oublies que tu as affaire à la meilleure cachotière de tout Boston!
L’homme rigola et pénétra dans la maison.
H: de tout Boston seuleument? Tu es modeste!
Jen sourit, elle était si contente de le revoir. Et quelque chose lui disait qu’elle ne serait pas la seule.
J: tu as le temps de monter prendre une douche avant qu’ils arrivent si tu veux!
H: je veux bien.
J: viens je vais te montrer ta chambre.
Ils grimpèrent ensembles les escaliers puis Jen redescendit quelques minutes plus tard pour retourner en cuisine, retrouver Grams et Jack.
Grams: qui c’était?
Jen: oh une erreur!
Jack: une erreur? Tu es resté autant de temps à discuter avec une erreur? demanda-t’il, perplexe
Jen ne releva pas et préféra aller picorer dans le plat qui se tenait devant elle. Sa grand mère lui donna une petite tape sur la main et lui fit les gros yeux ce qui fit sourire Jen. Jack, lui, continuait d’observer la jeune femme, il savait qu’elle mijotait quelque chose mais il ignorait quoi. En tout cas sa meilleure amie avait l’air épanouie et il s’en réjouit.
Ding Dong
Jen: j’y vais.
Jack: cette fois-ci je viens avec toi! Des fois que ce ne soit encore une erreur extrèmement bavarde! plaisanta-t’il
Jen lui jetta un regard noir mais finit par rire avec lui. Depuis quelques mois ils étaient devenus plus proches et plus complices que jamais, sans perdre de vu les limites à ne pas franchir évidemment. Ils allèrent ouvrir la porte en se chamaillant, Audrey et Dylan se tenaient derrière.
Au: et bien toujours en pleine forme à ce que je vois!
Jen: salut vous deux! Entrez...
Ils allèrent s’installer dans le salon et commencèrent à parler de tout et de rien.
Bien longtemps après un autre coup de sonnette se fit entendre. Cette fois-ci ce fut Grams qui alla ouvrir et qui revint accompagné de Pacey et Joey.
Jack: salut les amoureux!
Jen: vous êtes en retard...
Pa: oui enfin tu connais Joey, une fois qu’elle a pris d’assaut la salle de bain...
Joey lui mit une petite tape dans l’estomac en souriant.
Au: c’est ça, vous allez nous faire gober que c’est pour ça que vous êtes en retard! On me l’a fait pas à moi!
A cette remarque Joey devint toute rouge et tout le monde explosa de rire. L’ambiance était gay et chaleureuse et Jen s’en réjouit. Il n’y avait aucune tension dans l’air, tout le monde semblait détendu et content de se trouver là. Tandis qu’ils discutaient tous ensembles, Jen observa Audrey et Dylan. Ils sortaient ensembles depuis environ deux mois et cela se passait plutôt bien pour le moment. Dylan était un garçon doux, attentionné et il semblait sincèrement amoureux d’Audrey. Tant mieux la jeune femme le méritait, elle avait beaucoup souffert de sa rupture avec Pacey mais grâce à Dylan elle avait définitivement tourné la page. Les deux jeunes gens se tenaient la main et se lançaient des regards complices, le tableau était touchant. Jen se tourna ensuite vers Pacey et Joey. Depuis un peu plus d’un mois ils avaient emménagés ensembles et leur couple était plus soudé que jamais. Ils avaient toujours formé un couple fusionnel et Jen ne doutait pas que très bientôt ils s’uniraient l’un à l’autre pour le meilleur et pour le pire. Bien sûre il y avait des moments difficiles liés à leurs deux caractères forts mais l’amour était si fort entre eux que rien ne semblait pouvoir les séparer de nouveau. Pour Jen comme pour beaucoup ils représentaient l’image d’un couple solide, stable et éternel.
G: bien on va peut-être pouvoir passer à table...
Jack: oui. Je meurs de faim!
Pa: moi aussi!
Au: tu m’en diras tant! L’exercice ça creuse! rigola-t’elle
Pacey rigola avec elle mais Joey se retourna vers lui en lui lançant un regard noir. Pacey lui fit une petite moue et vint lui encercler la taille tandis qu’ils se dirigeaient tous vers la table à manger. Joey eut un sourire en coin et lui déposa un baiser sur les lèvres.
Jen: on ne peut pas passer à table tout de suite, il manque quelqu’un!
Surpris, tout le monde se retourna vers elle.
G: comment ça il manque quelqu’un!?! Tu ne m’avais pas dit qu’il devait y avoir une personne en plus, je ne l’avais pas prévu!
Jen: ne t’en fait pas grand mère tu as fait à manger pour au moins dix personnes de plus!
Jo: et qui est l’invité mystère?
Ja: c’est l’erreur!
Au: l’erreur...?
Jen sourit à cette remarque.
Jen: et bien en faite vous allez pouvoir le constater par vous même! déclara-t’elle avec un grand sourire en direction de l’escalier
H: bonjour.
Etonnés, tous pivotèrent sur eux-même d’un même mouvement pour découvrir un jeune homme blond, souriant dans l’escalier.
Jo: Dawson!
Dawson les regarda tous un par un, il était si content de les retrouver enfin. C’était comme sa famille et avec son boulot à Los Angeles, il n’avait pas pu les voir depuis longtemps. Trop longtemps. Il descendit les rejoindre et Joey lui sauta au cou.
Jo: ça fait tellement plaisir de te voir!
Da: moi aussi! Si vous saviez comme vous m’avez manqué!
Il se dégagea de Joey et se dirigea vers Pacey qu’il prit dans ses bras.
Pa: salut vieux!
Da: salut Pacey!
Pa: Dis donc on commençait à penser que tu nous avez oublié au milieux de toutes tes stars hollywoodiennes!
Da: je sais j’ai été très acaparé par mon travail ces temps-ci. C’est pour ça que j’avais besoin de faire un break! Mes amis me manquaient trop!
Il salua tout le monde dans de longues étreintes, mise à part Dylan qu’il rencontrait pour la première fois.
Ja: comment se fait-il que seul Jen était au courant de ta venue?
Da: et bien il fallait bien que je prévienne quelqu’un avant de débarquer!
Jo: et pourquoi pas moi?
Dawson rigola.
Da: parce que tu es incapable de tenir ta langue!
Jo: c’est faux! Je sais garder les secrets! s’exclama-t’elle
Tout le monde rigola et Joey prit une moue boudeuse.
Pa: il a raison ma chérie tu n’es pas un modèle de confiance pour les secrets! Mais dis-moi pourquoi pas moi?
Da: sans vouloir te vexer Pacey tu es incapable de cacher quelque chose à Joey plus de deux minutes alors...
Pacey grimaça et Joey lui fit un sourire triomphant en venant se caller dans ses bras.
Da: quand à toi Jack c’était encore pire avec Jen dans les parages!
Tout le monde rigola de nouveau.
Jen: et oui n’essayez pas de rivaliser! Pour les mystères c’est moi la meilleure!
G: bon allez à table! s’impatienta Grams
Le repas se passa mieux que jamais. La bande était de nouveau réuni pour quelque jours et le retour de Dawson avait resouder les liens qui les unissaient tous les uns aux autres. Qu’importe ce qui se passerait demain, aujourd’hui l’amitié était au rendez-vous...

FIN

Titelle  (02.03.2005 à 21:13)
Voilà, l'épisode est terminé! J'espère qu'il vous a plut. Bisous à tous!

Titelle  (02.03.2005 à 21:14)
oh alors là je dis BRAVO!!
cet épisode était vraiment génial!! superbe, sublime et vraiment bien écrit!! et j'en passe sinon tu vas avoir les chevilles qui enflent!! lol
vivement un nouvel épisode!!!
bisous

Polly  (03.03.2005 à 15:09)
Titelle, j'ai beaucoup aimé meme adoré ton episode !!! je l'ai lu d'une traite ce matin !!! bravo
vivement le prochain car j'adore vraiment ce que tu ecris kiss aurele ++

AuReLe02  (03.03.2005 à 15:13)
j'ai trouvé ton histoire super . dommage que daxson n'arrive qu'à la fin mais sinon c'était vraiment bien !

manon0607  (03.03.2005 à 18:43)
moi aussi j'ai adoré ton histoire !! rebravo !!!!!!!!!!!

bisous

millouse  (05.03.2005 à 20:05)

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Samedi 6 juin à 21:10
0.85m / 5.6% (Part)

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Haute saison, S01E04
Vendredi 5 juin à 22:00
2.82m / 20.3% (Part)

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Haute saison, S01E03
Vendredi 5 juin à 21:10
3.25m / 20.6% (Part)

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Un si grand Soleil, S08E199
Vendredi 5 juin à 20:40
1.47m / 9.7% (Part)

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Vendredi 5 juin à 19:15
1.86m / 15.6% (Part)

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Demain nous appartient, S09E199
Jeudi 4 juin à 19:15
2.08m / 15.0% (Part)

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Grey's Anatomy, S22E16
Mercredi 3 juin à 22:00
1.49m / 10.1% (Part)

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