La fin des vacances était arrivée, Joey et Dawson avaient réussi à mettre de côté leur rupture et ils étaient de nouveau amis. Joey détestait toujours Jen malgré les efforts de Dawson. Elle n’avait pas aimé son intrusion dans leur univers, même si après leur rupture Dawson s’était tourné vers Joey. Elle n’aurait jamais imaginé qu’un jour ils puissent être ensemble. Malheureusement ça n’avait pas marché entre eux, il n’y avait plus de mystère, ils se connaissaient trop bien. Ils étaient devenus deux amis qui s’embrassent, rien de plus, pas de magie entre eux, pas de papillons dans le ventre. Ils avaient décidé d’un commun accord de se séparer.
Joey et Dawson étaient dans les couloirs du lycée, ils discutaient tous les deux de l’anniversaire de Dawson.
Dawson : Alors tu viendras vendredi soir ?
Joey : Bien sûr. Quel film comptes-tu louer ?
Dawson : Je ne sais pas, E.T. ou les Dents de la Mer.
Joey : Pour ne pas changer !
Jen arriva à ce moment là.
Dawson : Salut, alors Jen prête pour vendredi soir ?
Jen : Evidemment.
La sonnerie retentit, Dawson partit en cours, suivit de Joey.
Jen: Joey attends!
Joey se retourna en soupirant. Jen la rejoignit.
Jen : Je voulais te parler de vendredi soir.
Voyant que Joey ne répondait pas elle continua.
Jen : Voilà, je me suis dit que ce serait bien si on pouvait lui organiser une fête surprise.
Joey : Tu ne t’y prends pas un peu tard, on est déjà mardi.
Jen : Je sais mais avec un peu d’organisation on pourrait y arriver.
Joey : On ?
Jen : Oui, toi et moi.
Joey : Je vois.
Jen : Tu n’es pas d’accord ?
Joey : Ce n’est pas ça, mais je trouve que c’est trop tard pour organiser ce genre de fête, on ne sait pas où la faire, et les gens ont peut-être déjà prévu autres choses de mieux à faire.
Jen : Les gens sont toujours partant pour faire la fête crois-moi. Et puis, on peut faire ça au restaurant de ses parents, je leur ai déjà demandé et ils sont d’accord pour nous prêter la salle à côté du restaurant et j’ai déjà lancé quelques invitations.
Joey : Je vois, tu as déjà tout prévu et bien continues sur ta lancée. Maintenant il faut que j’aille en cours.
Elle planta Jen au milieu du couloir, elle détestait vraiment cette fille. Depuis qu’elle était arrivée à Capeside, l’année dernière il fallait toujours tout faire comme mademoiselle le voulait et pas autrement. Et bien puisqu’elle voulait faire une fête, elle n’avait qu’à se débrouiller toute seule, ce n’était pas son problème.
Pacey arriva derrière Jen les mains dans les poches.
Pacey : Salut belle blonde !
Jen : Tu es en retard !
Pacey : Toi aussi.
Jen se mit à courir dans les couloirs, pendant que Pacey reprenait sa marche.
lilis012 (11.03.2005 à 15:59)
A la cafétéria, Joey mangeait seule à une table, Pacey la rejoignit.
Pacey : Salut Potter !
Joey : Tu ne voudrais pas aller t’asseoir ailleurs s’il te plaît.
Pacey : Non, j’aime ta compagnie, être avec toi me rappelle la compagnie de ma chienne Kiki.
Joey : Tu n’as jamais eu de chien, Pacey !
Pacey : Pourquoi ? Puisque je t’ai, toi.
Joey lui lança un regard noir, Pacey était content, il avait réussi à l’énerver pour la journée.
Jen arriva et s’installa avec eux.
Joey murmura : Il ne manquait plus qu’elle.
Jen : Vous tombez bien, je voulais vous parler de la soirée pour Dawson. Comme il n’est au courant de rien, j’aimerais que Joey et toi, vous alliez chez lui comme c’était prévu. Ensuite sa mère l’appellera pour le faire venir au restaurant et nous serons tous là à l’attendre. Alors qu’est ce que vous en pensez ?
Pacey : C’est une bonne idée.
Lorsque Dawson les rejoignit, ils se turent.
Dawson : Alors de quoi étiez vous en train de parler ?
Joey : Rien, je dois filer, j’ai une course à faire.
Dawson : Mais je croyais qu’on devait aller à la bibliothèque !
Joey : Je t’y rejoins plus tard.
Joey sortit du lycée et traversa la rue. Elle entra par une petite porte où était écrit : Cours de dessins.
Elle s’installa et sortit ses affaires.
Prof : Bonjour, Joey. Vous resterez combien de temps aujourd’hui ?
Joey : J’ai une heure devant moi.
Prof : Bien, alors je voudrais que vous me peigniez un paysage, ce que vous voulez, un paysage existant ou sorti de votre imagination.
Joey se mit au travail. Une heure plus tard, elle rangea ses affaires, et sortit en silence. Elle prenait des cours de dessin depuis la rentrée. C’était un cours réservé aux adultes, mais Joey avait réussi à persuader son professeur de la prendre. Malheureusement elle ne pouvait pas toujours assister au cours complet, cela dépendait de son emploi du temps.
Lorsqu’elle sortit, Pacey l’attendait dehors.
Pacey : Alors comme ça tu prends des cours de dessin !
Joey : Tu me suis maintenant.
Pacey : Je voulais savoir où tu disparaissais régulièrement 2 fois par semaine depuis le début de l’année.
Joey : Depuis quand ma vie t’intéresse !
Pacey : Je me suis toujours dit que tu n’étais pas la fille modèle que tu prétendais être, qui avait de bons résultats à l’école. Je pensais que tu avais une activité secrète et dangereuse en dehors du lycée. Je t’imaginais en train de fabriquer secrètement de la drogue ou quelque chose comme ça mais tu me déçois Potter, des cours de dessin !
Joey sentit la colère monter en elle, comment pouvait-il dire ça ! Il fallait vraiment qu’il la déteste pour oser lui faire une telle remarque. Pacey remarqua tout de suite l’énorme gaffe qu’il venait de commettre. Joey tourna les talons et partit en direction du lycée. En traversant, elle ne vit pas la voiture qui arriva droit sur elle. Pacey cria pour la prévenir mais c’était trop tard. La voiture la percuta de plein fouet. Pacey courut et s’agenouilla près d’elle.
Pacey : Joey ! Joey ! Répond-moi s’il te plaît.
Joey murmura: Pacey, tu n’es qu’un imbécile !
Pacey poussa un soupir de soulagement: Dieu merci tu vas bien.
Mais Joey s’évanouit. Les secours l’emmenèrent directement à l’hôpital. Pacey les accompagna. Arrivé là bas, il téléphona immédiatement à Bessie. Il attendit patiemment dans la salle d’attente que le médecin vienne le voir. Une heure plus tard, il sortit enfin.
Pacey : Alors Docteur comment va-t-elle ?
Docteur : Un peu choquée, mais tout va bien, elle s’en tire avec une jambe cassée, quelques contusions et des côtes fêlées. Elle va rester quelques jours à l’hôpital en observation. Vous pouvez aller la voir si vous voulez, chambre 222.
Pacey : Merci Docteur.
Il hésita avant d’entrer, Joey n’aurait sûrement pas envie de le voir après ce qu’il s’était passé. Lorsqu’il entra, il constata qu’elle s’était endormie. Il fit demi-tour mais Joey l’appela.
Joey méchamment: Witter que fais tu ici ?
Pacey : Je viens de voir le Docteur, il m’a dit que tu allais bien, j’ai bien cru qu’il ne viendrait jamais me donner de tes nouvelles.
Joey s’était radoucit : Tu es resté ici à attendre ?
Pacey : Oui, ils ont accepté que je vienne avec toi dans l’ambulance.
Joey regretta de l’avoir agressé: Ce n’était pas la peine de venir jusqu’ici.
Pacey : Joey, je voulais m’excuser de ce que je t’ai dit tout à l’heure, je ne le pensais vraiment pas, l’exemple était mal choisi.
Joey : Ce n’est pas grave.
Pacey : Si ça l’est, à cause de moi tu te retrouves à l’hôpital.
Joey : Pacey, tout va bien et puis, je n’avais qu’à regarder avant de traverser.
Pacey : Joey, j’ai bien réfléchi pendant que tu étais aux urgences et je me suis dit que toi et moi on pourrait devenir ami. A cause de nos disputes tu te retrouves ici alors on pourrait essayer de moins se détester.
Joey : Je ne te déteste pas Pacey.
Pacey : Je suis contente que tu me dises ça, je ne te déteste pas non plus Potter.
Joey : Alors je suis d’accord pour faire une trêve.
Pacey lui sourit, Joey était contente qu’il soit resté, elle ne se retrouvait pas toute seule dans cette chambre d’hôpital sordide.
Pacey : J’ai prévenu Bessie, elle ne devrait pas tarder à arriver.
Bessie entra à en trombe dans la chambre.
Bessie : Joey, que s’est-il passé ? Tout va bien ? Qu’on dit les médecins ? Est-ce que tu as mal à quelque part ? Oh mon Dieu tu as la jambe cassée !
Joey : Calmes toi, je vais bien, j’ai juste quelques côtes fêlées, une jambe cassée et des contusions du à mon vol plané sur le bitume. Il me garde quelques jours, pour voir si tout va bien.
Bessie : J’ai eu peur, quand Pacey m’a appelé, il ne savait pas encore ce que tu avais.
Joey : Tout va bien, je suis entière.
Pacey : Bon, je vais vous laisser. Je passerais te voir demain.
Joey: A demain.
Une fois qu’il fut sortit Bessie demanda à Joey.
Bessie : Depuis quand êtes vous amis ?
Joey : Nous nous sommes mis d’accord pour faire une trêve.
Bessie : J’aurais tout vu dans ma vie. Joey Potter et Pacey Witter qui font une trêve. Vous vous chamaillez depuis que vous vous connaissez, faire une trêve revient presque à vous marier !
Joey : N’exagères quand même pas.
lilis012 (11.03.2005 à 16:00)
Les jours passèrent, ses amis venaient lui rendre visite tous les jours. C’est Pacey qui restait le plus longtemps. Il prenait même les cours pour elle dans les matières où elle n’était pas avec Dawson. Joey était touchée des efforts qu’il faisait pour elle. Même Jen venait tous les jours, elle devrait peut être faire un effort et essayait de la connaître un peu.
Dawson : Est-ce que tu viendras ce soir ?
Joey : Je ne pense pas, je sors tout à l’heure et j’ai encore mal dans les côtes quand je bouge. Et puis avec ma jambe cassée, comment veux tu que je monte à l’échelle.
Dawson : Ca va me faire bizarre de ne pas être avec toi, on a qu’à tous venir chez toi !
Jen cria : Non !
Dawson la regarda étonnée, il ne comprenait pas sa réaction.
Jen : Enfin, euh, je voulais dire, euh…
Joey : Ce que Jen voulait dire c’est que je serais trop fatiguée pour sortir ce soir et qu’il vaut mieux que je reste à la maison pour me reposer et que je ne reçoive pas de visites.
Jen était étonnée que Joey vienne à son secours : Oui c’est ça !
Dawson : D’accord, je n’insiste pas. Bon et bien je vous laisse, je dois passer au vidéo club.
Jen resta encore quelques instants.
Jen : Merci.
Joey : De rien. Tout est prêt ?
Jen : Oui, il ne manque plus que Dawson. Sa mère a préparé la salle. Tu es sûre que tu ne veux pas venir ?
Joey : Tu sais avec ma jambe ça ne va pas être très facile de danser.
Jen : Je comprends.
Joey : Je plaisante Jen, je n’avais pas l’intention de danser. En fait, je n’avais pas l’intention de m’amuser à cette fête.
Jen : Pourquoi, c’est pourtant l’anniversaire de Dawson.
Joey : Pour être honnête avec toi c’est parce que c’est toi qui as tout organisé. Depuis que tu es arrivée ici, tu chamboules toutes nos habitudes, et je n’aime pas ça. Même si je dois admettre que tu as souvent de bonnes idées.
Jen était étonnée par tant de franchise.
Joey : Non, je n’ai pas pris de coup sur la tête. Seulement je pense t’avoir mal jugé et j’aimerais qu’on reprenne à zéro toutes les deux.
Jen resta perplexe, Joey l’avait détesté depuis le premier jour et aujourd’hui elle voulait mieux la connaître.
Jen lui tendit la main : Jen Lindley, enchantée.
Joey lui serra la main : Joey Potter, moi de même.
Le médecin entra à ce moment là.
Docteur : Voulez vous nous laisser s’il vous plaît mademoiselle.
Jen quitta la chambre.
Docteur : L’infirmière va vous aider à vous habiller lorsque j’aurais fini de vous examiner.
Une fois que le docteur eut fini, l’infirmière l’aida à s’habiller. Le téléphone sonna.
Joey : Allo.
Bessie : Joey, c’est moi, je ne pourrais pas venir te chercher tout de suite à l’hôpital il y a des clients qui viennent d’arriver.
Joey : D’accord je t’attends. Tu penses venir dans combien de temps ?
Bessie : Je ne sais pas j’en ai peut être pour une heure ou deux.
Joey raccrocha, elle soupira, elle allait encore devoir attendre avant de sortir. C’était toujours pareil avec sa sœur, jamais là quand on avait besoin d’elle. Elle essaya tant bien que mal de se rassoire sur son lit et prit un magazine qu’elle avait déjà lu une centaine de fois. Lorsque la porte s’ouvrit quelques instants plus tard un large sourire s’afficha sur son visage. Il disparut immédiatement lorsqu’elle vit qu’il s’agissait de Pacey.
Joey : Ah c’est toi.
Pacey : Quel accueil ! Je vois que tu es contente de me voir !
Joey : Je m’excuse mais Bessie devait venir me chercher et bien évidemment elle sera en retard, je vais être coincée ici et le pire c’est que je ne sais pas pour combien de temps.
Pacey ressortit après quelques secondes en laissant Joey perplexe. Il revint quelques minutes plus tard.
Joey : Je peux savoir ce que tu fais ?
Pacey : Je t’ai trouvé un chauffeur.
Joey : Tu n’as pas de voiture Pacey !
Pacey : Pas moi, tu verras.
Joey : Et dans combien de temps mon chauffeur va-t-il arriver ?
Pacey : Un peu de patience Potter.
Ils attendirent en silence tous les deux, ce fut Joey qui prit la parole en premier.
Joey : Pacey, tu ne devrais pas être chez Dawson en ce moment ?
Pacey : Non, je lui ai téléphoné pour lui dire que je serais un peu en retard.
Joey : Jen ne va pas être très contente !
Pacey : Ne t’en fais pas, je ne serais pas si en retard que ça.
Joey : C’est gentil de rester avec moi et surtout de m’avoir trouvé un chauffeur.
Pacey : C’est la moindre des choses après ce qu’il t’est arrivé.
Joey : Je t’ai déjà dit que tu n’y étais pour rien.
Pacey : De toutes façons nous sommes amis et en tant qu’amis je me dois de te rendre service.
Joey lui sourit, elle n’avait pas l’habitude de voir Pacey si gentil avec elle. Durant cette semaine, elle avait découvert un autre Pacey, attentioné, gentil, doux, il avait été aux petits soins avec elle durant cette semaine.
Pacey : Pourquoi est ce que tu souris comme ça ?
Joey : Je me disais…. enfin non laisse tomber.
Pacey : Quoi Joey ?
Joey : Rien du tout.
A ce moment là, Doug entra dans la chambre.
Doug : C’est bien ici qu’une demoiselle a besoin d’un chauffeur ?
Joey se tourna vers Pacey : Tu as appelé Doug ?
Pacey : C’était le seul qui avait une voiture et qui était libre tout de suite.
Doug : Je te signale tout de même que je suis en service.
Joey : Il ne fallait pas te déranger.
Doug : Ca me fait plaisir Joey, j’étais dans le coin. Tes affaires sont prêtes.
Joey : Elles sont posées là-bas.
Doug prit le sac de Joey. Elle se mit debout et voulut prendre ses béquilles.
Pacey : Une seconde Potter.
Il disparut comme il l’avait fait un peu plutôt et revint avec un fauteuil roulant.
Joey : Je ne m’assois pas là dedans je peux très bien marcher.
Pacey : Comme tu voudras !
Pendant que Pacey faisait demi-tour, Joey essaya de se mettre debout, en vain. Sa poitrine lui faisait encore mal, elle n’arrivait pas à bien se servir de ses béquilles.
Joey prit une voix doucereuse: Pacey !
Pacey avait le dos tourné, un grand sourire victorieux illuminait son visage. Mais lorsqu’il se retourna, il reprit son sérieux.
Pacey : Oui.
Joey : Je crois que je vais quand même m’asseoir dans ce fauteuil, on se sait jamais, je peux peut être tomber.
Pacey l’aida à s’installer, et la conduisit jusqu’à la voiture. Pacey se pencha vers elle pour l’aider à monter dans la voiture.
Joey : Je peux le faire toute seule !
Pacey : Si tu me dis encore que tu peux te débrouiller toute seule, je te laisse sur le bord de la route.
Joey ne put que constater qu’elle avait besoin de son aide. Elle resta silencieuse.
Pacey : Alors ?
Joey : Très bien aides moi.
Pacey prolongea ce petit jeu.
Pacey : Pardon, je n’ai pas bien entendu ?
Joey était exaspérée, elle détestait admettre qu’elle avait besoin d’aide.
Joey : Aides moi, elle murmura entre ses dents, s’il te plaît.
Pacey : Tu disais ?
Joey s’énerva : Ca suffit maintenant tu vas m’aider à monter dans cette voiture ! Sil te plaît !
Pacey avait un large sourire, il adorait l’énerver, il faut dire qu’il ne fallait pas grand chose pour ça.
Il voulut la prendre dans ses bras mais Joey refusa.
Joey : Tu es vraiment obligé de faire ça ?
Pacey : Joey, tu veux que je t’aide oui ou non ?
Joey : Oui.
Pacey : Alors laisse moi faire.
Il la porta et l’aida à s’installer sur le siège avant. Joey faisait la tête, elle croisa les bras.
Joey : Merci.
Pacey rigolait toujours de cette situation, et il savait que ce n’était pas fini, Joey aurait aussi besoin de son aide pour sortir de la voiture et montait les marches jusque chez elle.
Elle ne dit pas un mot durant le trajet, Doug s’efforçait de faire la conversation mais il abandonna rapidement.
Doug : Voilà, tu es arrivée.
Joey : Merci, Doug c’est vraiment gentil de ta part de m’avoir raccompagnée, ma sœur m’a encore une fois laissée tomber.
Doug : Tu es injuste envers elle, elle a toujours tout fait pour toi, tu devrais plutôt la remercier.
Joey était étonnée par les propos de Doug, elle ne savait pas qu’il connaissait autant sa sœur. Et puis de toute façon, il se trompait. Pacey descendit et ouvrit la portière de Joey.
Pacey : Un coup de main peut être.
Joey lui tendit la main, pour qu’il l’aide à sortir, elle s’appuya sur lui pour monter les marches. Doug resta derrière au cas où elle tomberait. Lorsqu’elle la vit arriver, Bessie sortit immédiatement.
Bessie : Pacey, tu es un amour de l’avoir raccompagnée.
Joey : Ce n’est pas lui qu’il faut remercier mais Doug.
Bessie ne l’avait pas vu derrière eux. Elle ne s’attendait pas à le voir devant chez elle.
Bessie : Doug, bonjour, ça fait longtemps qu’on ne s’est pas vu.
Doug : Trop longtemps, enfin, je veux dire, oui c’est vrai.
Lorsque Doug avait répondu cela, Joey et Pacey s’étaient regardé abasourdis et s’étaient immédiatement retournés pour les observer. Bessie avait descendu les quelques marches qui la séparaient de Doug. Ils discutaient tous les deux, Joey remarqua que sa sœur était nerveuse, elle avait un torchon dans les mains qu’elle tordait dans tous les sens. Quant à Pacey, il remarqua également que son frère n’était pas à l’aise, il n’osait pas regarder Bessie droit dans les yeux. Au bout d’un certain temps, Joey commença à fatiguer.
Joey : Tu peux me ramener à l’intérieur s’il te plaît.
Pacey : Maintenant que ça commence à devenir intéressant !
Joey : Très bien je vais le faire toute seule.
Elle se détacha de lui et sauta à cloche pieds.
Pacey : Laisse moi t’aider, tu vas encore te casser l’autre jambe comme ça.
Joey s’installa sur l’un des fauteuils dans l’entrée. Pacey ferma la porte.
Joey : Stop, ne ferme pas la porte on attendra plus rien sinon.
Pacey s’exécuta, il se rendit compte qu’il l’appréciait vraiment. Cette semaine à l’hôpital lui avait permis de découvrir une fille drôle, sensible, gentille. Il aimait toujours la mettre en boîte, mais c’était différent, c’était plus devenu un jeu entre eux, qu’une guerre sans fin. Joey se pencha sur sa chaise pour pouvoir les voir, Pacey s’approcha doucement de la porte et passa sa tête dans l’entrebâillement.
Doug : Ca te dirait, enfin, si tu es d’accord bien sûr et que tu as le temps, de, enfin, de…
Bessie : J’adorerais.
Doug sourit : Bien, alors je passe te prendre vendredi à 19h00.
Bessie : D’accord.
Bessie remonta les escaliers et Pacey courut s’asseoir sur le canapé pendant que Joey prit vite un livre qu’elle feuilleta.
Bessie arriva.
Bessie : Pacey, ton frère t’attend.
Pacey : J’y vais.
En partant, il lança un regard un Joey. Ils avaient tous les deux penser à la même chose, ils devaient questionner leurs frères et sœur respectifs afin d’en savoir un peu plus. Joey fit un mouvement de la tête pour lui montrer qu’elle avait compris.
Une fois qu’il fut parti, Joey commença à questionner sa sœur.
Joey : Je ne savais pas que tu connaissais si bien Doug.
Bessie : Nous étions au lycée ensemble, nous nous sommes perdus de vu avec les années.
Joey : Je vois et donc pour célébrer vos retrouvailles vous allez dîner ensemble.
Bessie : Tu m’espionnais !
Joey : Non, la porte était mal fermée, on a entendu ce que vous disiez.
Bessie : Tu m’espionnais !
Joey : Non, je ne t’espionnais pas. Mais dis-moi, lorsque tu seras absente qui va s’occuper de ce cher Alexander.
Bessie : Toi !
Joey : Tu crois que je saurais m’occuper de lui ?
Sa sœur se retourna
Bessie : Joey, ce n’est pas la première fois que…Oh, je n’avais pas pensé à ça.
Joey : Alors que comptes tu faire ?
Bessie : Pacey viendra t’aider.
Joey : Quoi ?
Bessie : Oui, vous êtes amis maintenant, vous pouvez passer une soirée ensemble.
Joey : Ben voyons.
Bessie : S’il te plaît Joey.
Joey : C’est si important pour toi ?
Bessie : Si je te le dis, tu me promets de garder Alexander.
Joey : Promis.
Bessie : Voilà, Doug et moi sommes étions amis à une époque, on s’est perdu de vue et ce dîner est l’occasion de renouer une amitié.
Joey : Ou plus.
Bessie : Un ami, rien de plus.
Bessie alla dans la cuisine faire à manger. Joey savait que sa sœur lui mentait, Doug avait été plus qu’un ami. Elle espérait que Pacey en apprendrait plus.
Pendant ce temps dans la voiture, Pacey cuisinait Doug.
Pacey : Allez Douggie, dis-moi, Bessie et toi, vous avez été plus que des amis.
Doug : Ecoute Pacey, même si c’était vrai, ce qui n’est pas le cas, je ne te dirais rien.
Pacey : Tu me vexes Douggie, je suis ton petit frère adoré pourtant, tu sais que tu peux te confier à moi.
Doug : Parlons un peu de toi, depuis quand es tu ami avec Joey Potter ?
Pacey : Je t’ai déjà expliqué que c’était à cause de moi qu’elle s’était fait renverser et que…
Doug : Oui, ça va j’ai compris, mais j’ai l’impression qu’entre vous il y a peu plus que de l’amitié.
Pacey rigola : Si c’est là ta parade pour changer de sujet c’est raté, alors Bessie et toi…
Doug s’arrêta : Sors de cette voiture tout de suite, tu es arrivé.
Pacey : Allez Douggie !
Doug : De-hors !
lilis012 (11.03.2005 à 16:01)
Lorsqu’il arriva au restaurant, il tomba sur Jen, qui visiblement était en colère, très en colère.
Jen : Tu étais où ? Tu as failli tout faire rater, si Dawson ne m’avait pas appelé, on serait encore en train de l’attendre. Alors dis-moi qu’est ce que tu avais de mieux à faire ?
Pacey : Calmes toi, j’ai juste raccompagné Joey chez elle.
Jen se calma tout de suite, elle était intéressée par les propos de Pacey.
Jen : Tiens donc, tu as joué les bons samaritains avec Joey.
Pacey : Sa sœur ne pouvait pas venir la chercher alors j’ai appelé Doug.
Jen : Je vois.
Pacey : Où est Dawson?
Jen : Sur la piste avec Andie, ils sont déchaînés ce soir.
Pacey jeta un œil en direction de la piste, effectivement Andie et Dawson s’amusaient comme des petits fous.
Pacey : Qu’est ce que tu as mis dans le punch ?
Jen : Rien, pas d’alcool.
Pacey : J’ai l’impression que quelqu’un n’a pas respecté cette règle.
Jen : Tu te trompes, j’ai tout vérifié, c’est moi qui aie aidé Gale à faire le punch.
Pacey : Jen, tu crois vraiment que c’est dans leurs habitudes de danser comme ça ? Est-ce que tu as goûter le punch ?
Jen : Je n’ai pas eu le temps encore, je vérifie que tout se passe bien.
Pacey : Et bien tu devrais goûter, parce que je pense qu’il y en aura demain qui vont se réveiller avec un énorme mal de tête.
Jen courut immédiatement en direction du bol de punch, si Pacey avait raison, alors ce serait la catastrophe, elle avait promis à Gale et à Mitch qu’il n’y aurait pas d’alcool. Elle se dirigea immédiatement vers Jack.
Jen : Je crois que nous avons un problème.
Jack : Tu as l’air de bien se passer pourtant.
Jen : Pour l’instant mais ca ne va pas durer, quelqu’un à verser de l’alcool dans le punch et deux personnes qui nous connaissons très bien ont en beaucoup bu ce soir et la dernière fois qu’ils avaient bu ça s’est transformé en cauchemar.
Jack : Joey n’est pas là pourtant.
Jen : Je ne parle pas de Joey mais de Dawson et Andie, tu n’as pas vu leur façon de se déhancher, ça ne te rappelle rien, l’année dernière à la même époque, l’anniversaire de Dawson.
Jack : Ils avaient terminé la soirée dans les toilettes, c’était de la faute de Pacey.
Jen : Il n’y était pour rien, il n’est quand même pas responsables de leurs actes, ils devaient juste occuper Dawson un moment. D’ailleurs je ne les vois plus, il faut qu’on les retrouve et tout de suite.
Ils partirent à leur recherche, aider par Pacey. Après plusieurs minutes ils se retrouvèrent pour faire le point.
Jack : Alors ?
Jen : Rien, j’ai été voir partout sauf dans les toilettes pour hommes.
Jack : Je n’y ai pas été non plus.
Pacey arriva : Je les ai trouvés.
Jen : Où sont-ils ?
Pacey : Dans les toilettes des hommes.
Jen : Allons-y.
Ils partirent en direction des toilettes.
Pacey : Jen, je ne crois pas que ce soit une bonne idée d’entrée.
Jen poussa la porte et se cacha les yeux avec ses mains.
Jen : Excusez-moi, je ne regarde pas, je ne fais que passer.
Jack : C’est bon Jen, tu peux enlever ta main il n’y a personne.
Jen : Ah, où sont-ils Pacey ?
Pacey : Tu veux vraiment le savoir ?
Jen : Je veux éviter une catastrophe.
Pacey : Très bien.
Il poussa doucement la porte de l’un des WC. Lorsqu’elle fut complètement ouverte, Jen et Jack restèrent bouche bée, ils n’auraient jamais imaginé voir une telle chose un jour.
Jack : Dites-moi que je rêve.
Jen le pinça.
Jack : Aïe, mais qu’est ce qui t’as pris.
Jen : C’était pour voir si je ne rêvais pas.
Pacey : Je vous avais prévenu.
Il referma doucement la porte. Andie et Dawson étaient tellement occupés à s’embrasser qu’ils ne les avaient même pas entendus. Ils sortirent sans faire de bruit.
Jen : Si je m’attendais à ça !
Pacey : Ca doit être l’effet de l’alcool.
Jack : Je n’arrive toujours pas à croire ce que j’ai vu !
Jen : Retournons avec les autres, et attendons qu’ils sortent. Heureusement que Dawson a déjà soufflé ses bougies, sa mère est repartie au restaurant.
Pacey : Et bien si je m’attendais à ça, Andie et Dawson.
Jack : Qu’est ce que ça a de si surprenant, après tout ils se ressemblent beaucoup.
Jen : Ce n’est pas la peine d’en faire tout un plat, demain ils auront sûrement tout oublié.
Jen lui tourna le dos et partit se fondre dans la foule. Pacey et Jack regardèrent Jen interloquée, ce n’était pas son genre de laisser les choses se dérouler sans qu’elle y mette son grain de sel.
Pacey : Tu crois qu’elle en pince toujours pour Dawson ?
Jack : Je ne crois pas, c’est elle qui l’a laissé tomber, je ne vois pas pourquoi elle ressentirait encore quelque chose pour lui.
Pacey fit un signe de tête en direction des toilettes.
Pacey : Voilà nos deux tourtereaux.
Andie sortit la première comme si de rien n’était et se dirigea vers Jen. Elle fut suivie de Dawson quelques secondes plus tard, qui partit à l’opposé.
Pacey : Je crois que leur idylle fut brève et intense.
Jack : S’il te plaît épargne-moi ça, je préfère ôter cette image de ma tête.
Pacey le taquina: Dawson embrassant ta sœur fougueusement, passant ses mains dans ses cheveux...
Jack : Stop.
Jack partit à son tour, Pacey se retrouva seul. Il fit le tour de la salle, il s’ennuyait, il décida de partir. Dawson ne lui en voudrait pas d’être parti si tôt, si ça se trouve, il n’avait même pas remarqué sa présence. Sur le chemin du retour, il bifurqua et se dirigea vers le B&B. Lorsqu’il arriva Joey était emballée dans une couverture en train de lire un livre. Pacey arriva derrière elle.
Pacey : Alors Potter tu n’es pas encore au lit.
Joey sursauta.
Joey : Pacey, tu m’as fait une de ses peurs !
Pacey : C’était l’effet recherché.
Joey : Et bien tu as réussi, mais qu’est ce que tu fais là ? Tu ne devrais pas être à la fête de Dawson ?
Pacey : Si mais j’en avais marre, j’ai préféré faire un tour et mes pas m’ont conduit jusqu’ici.
Joey : C’est gentil d’être passé me voir, je commençais à m’ennuyer, quand je pense que je vais rester coincée ici toute la semaine prochaine !
Pacey : Nous viendrons te voir, ne t’inquiète pas. D’ailleurs tu as manqué quelque chose ce soir, si ça se trouve ce n’est pas fini !
Joey : Raconte !
Pacey : Je ne te savais pas si curieuse !
Joey : Peu importe ce que tu me raconteras ca égayera ma soirée.
Pacey : Dawson et Andie sont complètement saoules !
Joey : Oh, oh, je me souviens d’un anniversaire qui s’est mal terminé pour tout le monde. Et par ta faute !
Pacey : Par ma faute !
Joey : Tu les as laissé boire.
Pacey : Je devais occuper Dawson pendant que toi tu préparais la fête, si tu n’avais pas eu de retard, ça ne serais pas arriver !
Joey : Parce que c’est de ma faute maintenant, si tu n’avais pas dit à Andie que tu ne voulais pas sortir avec elle, elle n’aurait peut être pas bu !
Pacey : D’accord, et toi si tu n’avais pas dit à Dawson que tu avais besoin d’air ou je ne sais trop quoi, lui non plus n’aurait pas bu.
Joey : Ok, on est tous les deux fautifs, raconte la suite.
Pacey : Tu changes vite de sujet Potter !
Joey : Alors ?
Pacey : D’accord, d’accord, et bien Jen s’inquiétait pour eux elle ne voulait pas que la mère de Dawson le voit dans cet état. Nous avons cherché partout et je les ai trouvés dans les toilettes des hommes en train de s’embrasser.
Joey : Oh !
Joey était déconcertée par ce qu’elle venait d’apprendre mais en même temps, elle n’était pas blessée, elle prenait ça bien.
Pacey : Je n’aurais pas du te dire ça.
Joey : Si, tu as bien fais, je me rends compte que…
Pacey : Tu en pinces toujours pour lui.
Joey : Non, que c’est vraiment fini entre lui et moi, nous sommes amis et c’est tout.
Pacey : Content de l’apprendre Potter, je me serais inquiété pour toi si tu souffrais de cette situation.
Joey : Pacey Witter qui s’inquiète pour moi, c’est bien la première fois que j’entends ça.
Pacey : Ne plaisante pas, pour une fois que je suis sérieux avec toi.
Joey : Je m’inquièterais aussi pour toi.
Pacey : Vraiment ?
Joey : Vraiment.
Pacey : Bon, nous avons eu notre quart d’heure de sincérité, reprenons les choses ou on les avait laissé.
Joey : Ok. Au fait, as tu parlé à Doug ?
Pacey : Oui, il m’a simplement dit qu’ils étaient amis au lycée, qu’ils se sont perdus de vue et que c’est l’occasion de se revoir.
Joey : Bessie m’a dit la même chose, je ne sais pas pourquoi mais je n’arrive pas la croire.
Pacey : Moi non plus.
Joey : J’aimerais être une petite souris pour voir comment ça se passera vendredi soir.
Pacey : Nous n’avons qu’à les suivre !
Joey : Non, je ne peux pas je suis de baby sitting vendredi soir et d’ailleurs toi aussi.
Pacey : Pardon ?
Joey : J’ai dit à Bessie que je ne pourrais pas m’occuper d’Alexander toute seule alors elle m’a dit que tu viendrais m’aider, s’il te plaît, s’il te plaît !
Pacey ne disait rien, pour une fois que Joey le suppliait.
Joey : Je te rendrais la pareille, c’est promis, s’il te plaît Pacey.
A voir la tête de Pacey, Joey comprit qu’il la faisait marcher.
Joey : Pacey ?
Pacey : Supplies moi encore.
Joey : Quoi ? N’en rajoute pas.
Pacey : Ok, je viendrais. Bonne nuit Joey.
Joey passa la semaine à la maison, elle recevait régulièrement la visite de ses amis et bien sûr de Pacey qui venait tous les jours pour lui apporter ses cours, il en profitait également pour demander à Joey ce qu’il n’avait pas bien compris. Dawson était venu la voir le lendemain de son anniversaire. Il avait l’air fatigué et malade. Bien évidemment Joey était déjà au courant mais elle voulait voir si Dawson lui en parlerait.
Joey : Alors ta soirée ?
Dawson : Tu étais au courant je suppose ?
Joey : Bien sûr, Pacey et moi étions sensé de tenir compagnie jusqu’à ce que ta mère t’appelle.
Dawson : Oui Jen m’a expliqué, elle était furieuse contre Pacey.
Joey : Sinon, il ne s’est rien passé de spécial ?
Dawson : Non, rien, une soirée d’anniversaire banale.
Joey : Banal ! Si Jen t’entendait ire ça elle te tuerait, elle a remué ciel et terre pour organiser cette soirée.
Dawson : En parlant de Jen, vous avez l’air de bien vous entendre !
Joey : Nous essayons de nous connaître un peu mieux. Revenons à ta soirée, il n’y a eu aucun dérapage, pas de bagarre, pas d’adolescents ivres qui vomissent partout, pas de baiser volé dans les toilettes des hommes ?
Dawson : Non, rien de tout ça à part peut être l’alcool, quelqu’un a eut la bonne idée d’en verser dans le punch, résultat j’ai un mal de crâne énorme et je ne me souviens pas de grand-chose.
Joey : Il y a certaines choses qu’on ne peut pas oublier.
Dawson : Tu crois ?
Joey : Bien sûr, quand on embrasse quelqu’un dans les toilettes on s’en souvient forcément.
Dawson : Pourquoi parles tu des toilettes des hommes ?
Joey : J’ai vu Pacey hier soir.
Dawson : C’est gentil à lui d’être venu te voir.
Joey : Dawson, tu ne te souviens vraiment de rien ?
Dawson : De quoi tu parles ?
Joey : De toi et Andie dans les toilettes des hommes en train de vous embrasser !
Dawson : Quoi, Andie, moi, dans les toilettes ! Impossible je m’en souviendrais !
Joey : Tu ne t’en souviens peut être pas, mais Jen, Jack et Pacey s’en souviennent très bien !
Dawson : Je ne me souviens vraiment de rien…C’est vrai que j’ai passé un certain temps dans les toilettes mais…je…oui…ça me revient, je dansait avec Andie et puis elle m’a dit qu’elle voulait aller aux toilettes, alors je lui ai dit un truc du genre…Je t’accompagne on ne sait pas sur qui tu pourrais tomber…Elle m’a répondu c’est vrai les toilettes des hommes peuvent être dangereuse…Elle a rigolé et je l’ai suivi et je ne me souviens plus comment on en est arrivé là mais on s’est embrassé ! Si tu ne m’avais rien dit, je ne m’en serais pas souvenu ! Je n’arrive pas à y croire !
Joey : Alors que comptes tu faire ?
Dawson : Rien c’était la conséquence d’une beuverie rien d’autre.
Joey : Tu vas quand même aller lui parler ?
Dawson : Non, enfin si, je ne sais pas, qu’est ce que je vais lui dire ?
Joey : Ce que tu ressens en ce moment.
Dawson : Je ne sais même pas ce que je ressens.
Joey : Parles lui, si elle était dans le même état que toi hier soir, elle doit se poser les mêmes questions que toi.
Dawson : Tu crois ?
Joey : Bien sûr d’ailleurs tu ferais mieux d’y aller tout de suite.
Dawson : Bon et bien j’y vais. Merci Joey.
Dawson alla chez Andie, en chemin il voulut cent fois faire demi-tour, mais il prit son courage à deux mains et sonna. Ce fut Andie qui vint lui ouvrir.
Andie fut gênée de voir que Dawson se tenait devant elle. Dawson remarqua qu’elle ne voulait pas le regarder dans les yeux, apparemment elle se souvenait un peu plus de la soirée que lui à moins que Jack ne soit passé la voir.
Dawson : Je peux entrer ?
Andie s’effaça pour le laisser passer.
Dawson : Jack est venu te voir ?
Andie acquiesça.
Dawson : Il t’a raconté ce qu’il s’est passé hier ?
Andie acquiesça de nouveau. Dawson resta silencieux, il ne savait pas comment aborder le sujet. Ils se retrouvaient tous les deux l’un face à l’autre sans savoir quoi dire.
Andie : Tu veux t’asseoir ?
Dawson : Oui, merci.
Ils s’installèrent chacun des bouts du canapé.
Dawson, Andie : Je…
Dawson, Andie : Toi d’abord…
Dawson, Andie : Non toi…
Dawson : Bien il faut bien que l’un d’entre nous commence alors je me lance. Voilà ce qu’il s’est passé hier soir était …
Andie : Une erreur.
Dawson : Oui, je suis soulagé que tu penses la même chose.
Andie : Moi aussi, cela ne veut pas dire que ça n’était pas agréable, bien au contraire, mais…
Dawson : Nous sommes juste amis rien de plus.
Andie : Rien de plus.
Dawson se leva : Je suis content d’être venu et de mettre expliquer avec toi.
Dawson se dirigea vers la porte quand Andie le rappela.
Andie : Dawson ?
Dawson : Oui ?
Andie : Tu crois que, enfin, euh, je veux dire, euh, tu crois qu’on l’aurait fait si…
Dawson : Si ce garçon n’était pas rentré ? Oui je crois qu’on l’aurait fait.
Andie : Je suis contente qu’on ne soit pas allé plus loin.
Dawson : Moi aussi. On se voit en cours.
Andie : Au revoir.
Peu de temps après que Dawson fut parti Pacey arriva.
Joey : Encore toi, tu n’as rien de mieux à faire que de venir m’embêter !
Pacey : Et non, tu es celle avec qui je préfère me disputer ! C’est l’un de mes passe-temps favoris.
Joey : Contente de le savoir !
Pacey : Je viens de croiser Dawson, il n’avait pas l’air dans son assiette !
Joey : Je l’ai aidé à ce souvenir de sa soirée d’anniversaire.
Pacey : Comment a-t-il réagi ?
Joey : Ca lui a fait un choc, il ne s’attendait pas à ça.
Pacey : Il ne se souvenait vraiment de rien ?
Joey : De rien !
Pacey : Andie doit être dans le même état que lui.
Joey : Bon et si tu me disais plutôt ce qui t’amènes ?
Pacey : J’ai surpris une conversation de Doug, il était au téléphone avec une femme et je suis sûre que c’était Bessie. Il parlait doucement, je n’ai pas tout compris.
Joey : Qu’est ce qu’il disait ?
Pacey : Je n’ai pas tout compris mais il voulait savoir s’ils pouvaient se voir avant vendredi et c’est tout ce que j’ai entendu. Après avoir raccroché, il m’a mit dehors !
Joey : C’est tout, rien d’autre.
Pacey : Je ne pouvais pas, il s’était enfermé dans sa chambre avec de la musique et il parlait doucement.
Soudain Bessie arriva.
Bessie : Pacey, tu tombes bien, Joey je m’absente une petite heure, puisque Pacey est là tu peux t’occuper d’Alexander.
Joey : Où vas tu ?
Bessie : J’ai une course à faire.
Joey : Une course à faire ?
Bessie : Oui.
Joey : Ok.
Bessie : A tout à l’heure.
Joey et Pacey se regardèrent d’un air entendu. Une fois qu’ils furent sûrs que Bessie soit sortie Pacey lui demanda.
Pacey: Tu crois qu’elle va le voir ?
Joey : C’est évident, elle avait mis sa robe à fleur qu’elle ne met que dans les grandes occasions, elle était maquillée, pomponnée comme pour un rendez-vous galant.
Pacey : J’aimerais être une petite souris pour voir ce qu’ils font.
Joey : Si seulement je n’avais pas cette maudite jambe dans le plâtre j’aurais laissé Alex à Mme Ryan et je l’aurais suivie.
Pacey : Tu es sérieuse ?
Joey : Bien sûr.
Pacey : Appelle Mme Ryan.
Joey : Quoi !
Pacey : Appelle Mme Ryan, demande-lui de venir, si Doug m’a chassé de chez lui c’est qu’elle va certainement le rejoindre là bas.
Joey : Et comment comptes tu y aller, on a pas de voiture !
Pacey : Je te porterais sur mon dos !
Joey éclata de rire.
Pacey : Quoi ? Tu crois que je n’arriverais pas à porter tous tes kilos !
Le sourire de Joey se figea.
Joey : Je vais faire comme si je n’avais rien entendu ! Sérieusement tu crois que tu vas pouvoir me porter jusque chez Doug, même si je pouvais marcher, on mettrait plus d’un quart d’heure à pieds alors là avec moi sur ton dos ça va nous ralentir.
Pacey: On n’a qu’à essayer. Il se mit dos à elle. Grimpe sur mon dos.
Joey : Tu es fou Pacey on y arrivera jamais !
Pacey : Grimpes, je te dis.
Il l’aida à se mettre debout sur le canapé, elle s’agrippa à lui et il la souleva, il fit le tour du canapé en courant.
Pacey : Tu vois que je peux te porter.
Joey cria : Pacey, attention à…
Trop tard, Pacey buta contre la béquille de Joey, ils se retrouvèrent affalé sur le canapé, Pacey sur Joey. Ils étaient proches l’un de l’autre Pacey pouvait sentir le souffle de Joey, son parfum. Il fut troublé un instant par l’éclat de ses yeux, il n’avait jamais remarqué à quel point ils étaient fascinants. Joey avait la tête qui tournait, elle n’arrivait pas à savoir pourquoi, le doux parfum de Pacey lui chatouillait les narines. Elle plongea son regard dans le sien, il avait des yeux si bleus si profonds, qu’elle aurait voulu s’y noyer. Se rendant compte de la situation elle reprit ses esprits.
Joey : Pacey lève toi tu m’écrases.
Pacey : Pardon.
Pacey se leva à contre cœur.
Joey : Je me demande vraiment lequel de nous deux est le plus lourd !
Joey essayait de se relever mais la chute avait ravivé sa douleur dans la poitrine.
Joey : Aïe !
Pacey : Ca va ?
Joey : Oui, mais ma poitrine me fait mal. Est-ce que tu peux me donner mes médicaments qui sont dans la cuisine s’il te plaît ?
Pacey s’exécuta.
Joey : Merci. Je crois que notre plan tombe à l’eau.
Pacey : J’aurais du t’écouter !
Joey : Ce n’est rien Pacey, ca va passer.
Alexander se mit à crier.
Joey : Je crois qu’on l’a réveillé. Tu peux aller le voir s’il te plaît.
Pacey partit dans la chambre d’Alexander. Joey s’installa sur le canapé, il était bientôt 19h et Bessie n’était toujours pas rentré. Pacey revint avec Alexander dans les bras.
Pacey : Je crois que ce petit bonhomme à faim.
Joey : Je vais préparer son biberon.
Pacey lui tendit Alexander.
Pacey : Reste avec lui sur le canapé, je vais m’en charger.
Pacey prépara le biberon d’Alexander sur les indications de Joey, il revint s’asseoir à côté d’elle et lui tendit le biberon.
Pacey : Maintenant qu’il est rassasié que voudrais tu manger ?
Joey : On a qu’à commander une pizza.
Pacey : Ok, et une pizza, une.
Il s’empara du téléphone et commanda deux pizzas. Ils jouèrent pendant un moment avec lui.
Joey : Il va falloir que tu m’aides, je voudrais ramener Alex dans sa chambre.
Pacey : Je vais le faire.
Joey avec un petit sourire : Ok, alors il va falloir le changer, il y a tout ce qu’il faut dans sa chambre.
Pacey : Euh, finalement je vais t’aider à te lever et tu vas t’en occuper.
Joey sourit : Tu es sûr ?
Joey changea les fesses d’Alex et le remit au lit. Pendant ce temps les pizzas étaient arrivées.
Pacey : Madame est servie !
Pacey avait installé les couverts sur la table du salon pour que Joey soit mieux installé avec sa jambe, il débarrassa et fit la vaisselle pendant que Joey était dans le canapé.
Joey : Pacey dépêche toi tu vas rater le début du film.
Pacey : Ecoute, je crois que je vais rentrer.
Joey : Ah oui, alors quand tu rentreras tu demanderas à ma sœur quand est ce qu’elle a l’intention de rentrer.
Pacey : J’avais oublié.
Joey : Tu t’ennuies avec moi ?
Pacey : Non, mais il commence à se faire tard.
Joey : Tu pourras toujours dormir ici si Bessie ne rentre pas.
Pacey : Tu crois qu’ils vont…
Joey : Je ne préfère même pas imaginer ce qu’ils font, en tous les cas, elle n’est toujours pas là et elle ne va pas s’en sortir comme ça !
Pacey : On se demande laquelle de vous deux est la grande sœur !
Joey : Elle en profite à chaque fois pour me caler Alexander dans les bras, je l’adore mais parfois j’ai mieux à faire alors si elle et ton frère comptent se voir souvent qu’elle ne compte pas sur moi pour jouer les baby-sitter.
Pacey : Je viendrais t’aider.
Joey : C’est gentil mais tu en fais déjà beaucoup, je suis sûr que tu as mieux à faire que de jouer les garde malade.
Pacey : Ca ne me dérange pas je t’assure, je trouve que tu es plutôt d’une agréable compagnie.
Joey n’en croyait pas ses oreilles.
Joey : Il faut avouer que j’aime bien aussi être en ta compagnie, ça me change de Dawson et de ses soirées vidéo avec Spielberg !
Pacey s’installa avec elle sur le canapé. Lorsque Bessie rentra, elle les trouva tous les deux endormis sur le canapé, chacun à un bout partageant la même couverture. Elle trouva ce tableau attendrissant, elle n’avait jamais imaginé que sa petite sœur passerait une soirée entière avec Pacey sans s’entre tué cela tenait du miracle, à moins que cela ne cache autre chose. Elle s’approcha doucement de Pacey et le réveilla.
Bessie : Pacey, il est tard, tu veux que je te raccompagne chez toi ?
Pacey se réveilla : Non, je vais rentrer à pieds.
Bessie : Comme tu veux, merci encore d’avoir aider Joey à garder Alexander.
lilis012 (11.03.2005 à 16:02)
Les jours passèrent, Joey était toujours à la maison, Pacey venait la voir tous les jours, ils faisaient leurs devoirs ensemble, ils discutaient également de la relation secrète de Doug et Bessie. D’après ce qu’ils avaient compris en les espionnant, Doug et Bessie se voyaient tous les jours, pour une raison qu’ils ignoraient, ils tenaient ça secret. Joey était maintenant habitué à ce que Bessie s’éclipse régulièrement, mais cela allait bientôt changer, Joey reprenait l’école le lendemain, elle arrivait à se servir de ses béquilles, ses côtes ne la faisant plus souffrir. Pacey avait promis de venir la chercher et de l’emmener au lycée. Bien entendu, il était en retard.
Joey fulminait dans la cuisine.
Joey : En retard, il est en retard, je reprends l’école aujourd’hui et il trouve le moyen d’être en retard.
Bessie : Calme-toi Joey il va arriver, tiens d’ailleurs le voilà.
Pacey sortit en sifflotant de la voiture. Joey ouvrit la porte.
Joey : Tu es en retard.
Pacey comprit tout de suite que Joey était en colère après lui. Il monta les escaliers pour l’aider mais elle le repoussa.
Joey : Mon sac est sur la chaise.
Bessie lui tendit le sac de Joey pendant qu’elle montait dans la voiture.
Pacey : Elle est vraiment en colère.
Bessie : Oui et je ne comprends pas vraiment pourquoi, tu es peut être en retard mais ce n’est pas une raison pour se mettre dans tous ses états ! Elle est comme ça depuis qu’elle s’est levée ce matin.
Pacey rejoignit Joey dans la voiture. Elle regardait par la fenêtre. Pacey voulut parler mais Joey l’en empêcha.
Joey : Je me moque de savoir pour quelle stupide raison tu es en retard.
Pacey : Mais je…
Joey : Tu m’avais promis de ne pas être en retard, bien évidemment je t’ai cru ! Tu n’es jamais à l’heure nulle part surtout quand il s’agit d’aller à l’école. Comment est ce que j’ai pu te faire confiance, vraiment je suis trop bête, j’aurais du demander à Bessie de m’accompagner, elle n’est pas souvent ces derniers temps mais je suis sûre qu’avec elle je n’aurais pas été en retard…
Pacey: Joey, Joey, stop !
Pacey freina au bord de la route.
Joey : Mais tu es malade !
Pacey se mit à crier : Oui je suis en retard, je suis désolé, Doug ne m’a pas réveillé comme je lui avais demandé, il est rentré tard hier soir, si tu vois ce que je veux dire, alors si tu dois en vouloir à quelqu’un c’est à ta sœur ! Avec un ton plus calme. Si tu me disais ce qui ne va pas, mon retard n’a rien à voir avec ton humeur n’est ce pas ?
Joey se retourna de nouveau vers la fenêtre pour éviter de lui répondre.
Pacey : Je vois, tu ne veux rien me dire ?
Joey restait silencieuse.
Pacey : Ok.
Pacey redémarra, le trajet se fit en silence. Une fois arrivée à l’école elle se dépêcha de rejoindre les autres, Pacey portait toujours son sac et marchait derrière elle pour éviter de lui parler. Il l’appréciait beaucoup mais parfois elle pouvait être insupportable, si elle n’avait pas cessé de parler Pacey serait devenu fou, tout ça pour un malheureux petit retard. En plus elle s’était énervée pour rien puisque la cloche n’avait pas encore sonné.
Dawson : Joey ! Quel plaisir de te revoir en cours.
La cloche sonna à ce moment là.
Pacey : Tu vois nous ne sommes pas en retard !
Jack : Tu es passé la chercher ?
Joey : Oui et bien sûr monsieur était en retard.
Pacey : Je t’ai expliqué les raisons de mon retard il me semble.
Joey : Si tu avais été capable de te lever, je ne serais pas obligé de courir dans les couloirs avec ma jambe cassée pour arriver à l’heure !
Pacey : Tiens donc tu cours.
Joey : Tu as très bien compris ce que je voulais dire.
Pacey : Tu es vraiment infernale, je viens te chercher, je te porte ton sac et tu m’engueules !
Jack : Ca m’avait manqué tout ça !
Jen : On était quand même plus tranquille quand Joey n’était pas là !
Joey : Je vous dérange peut être, si vous voulez, je rentre chez moi !
Jen : On n’a pas dit ça !
Pacey : Tu t’es levée du mauvais pied ce matin ! Ah oui j’oublié, tu n’as qu‘un pied!
Joey : Tu devrais songer à faire carrière dans un cirque !
Pacey : Très bien si tu le prends comme ça débrouille-toi avec tes affaires !
Il posa son sac parterre et s’en alla.
Joey lui lança un regard noir.
Joey : Va au diable Witter.
Pacey continua son chemin. Jen lui ramassa son sac et l’accompagna en cours.
Jen : Est-ce que tout va bien ? Tu n’as pas l’air de bonne humeur.
Joey : Tout va bien.
La matinée se déroula comme elle l’avait commencé. Joey était grognon, Pacey pour éviter de se faire engueuler ne lui adresser pas la parole, d’ailleurs le reste du groupe également éviter de lui parler. C’était apparemment à Dawson qu’elle en voulait le plus. A l’heure du déjeuner, ils se retrouvèrent tous à la cafétéria. Joey arriva avec Jen, bizarrement c’était la seule à qui elle parlait sans s’énerver.
Jen : Salut tout le monde.
Pacey : Salut, tu sais que c’est dangereux de rester avec une Potter en colère.
Joey : La ferme Pacey.
Dawson : Joey, qu’est ce que tu as aujourd’hui ?
Joey : Rien.
Dawson : Rien, tu fais la gueule tu ne parles pas, et quand tu dis quelque chose c’est pour nous agresser et surtout moi.
Joey : Tu te fais des idées.
Pacey : Il a raison.
Joey le fusilla du regard.
Dawson : Alors ?
Joey : Alors quoi ?
Dawson : Tu vas nous dire ce qu’il ne va pas.
Joey se leva et prit ses béquilles.
Joey : Ce qu’il ne va pas ? Je pensais que tu le saurais, que je n’aurais pas besoin de te le dire, comment as tu pu oublier ?
Dawson : oublier quoi ?
Joey : Tu n’as qu’à réfléchir un peu, je suis sûr que tu vas trouver.
Elle s’en alla aussi vite que le lui permettaient ses béquilles.
Dawson : Je ne comprends vraiment pas ce qu’il lui prend.
Jack : Tu sais de quoi elle voulait parler ?
Dawson : Je n’en ai pas la moindre idée.
Andie : Apparemment tu dois être au courant.
Pacey : Je crois savoir de quoi elle voulait parler.
Jen : Eclaire-nous Pacey, parce que là on est complètement perdu.
Pacey : Dawson, quel jour sommes-nous aujourd’hui ?
Dawson : Mercredi pourquoi ?
Pacey : Quelle date ?
Dawson : Nous sommes le…
Dawson s’arrêta de parler. Il avait oublier, il ne pouvait avoir oublier c’était impossible.
Dawson : Oh non, comment j’ai pu oublier ça !
Pacey : Je vais essayer de la retrouver.
Dawson : Non, je vais y aller.
Pacey : Je ne pense pas que ce soit le meilleur moment pour y aller, attends qu’elle se calme.
Pacey partit en courant pour essayer de la retrouver.
Jack : Alors c’est quoi cette histoire de date ?
Dawson : C’est le jour où la mère de Joey est morte. Comment est ce que j’ai pu oublier !
Andie : Ca arrive.
Dawson : Non, ça ne peut pas arriver !
Jen : Pacey va la retrouver ne t’inquiète pas.
Pacey n’eut pas besoin d’aller très loin, Joey était assise sur un banc. Il s’approcha doucement d’elle.
Pacey : Joey ?
Joey essuya rapidement ses larmes.
Pacey : Je peux m’assoire ?
Il n’attendit pas la réponse de Joey et s’installa à côté d’elle.
Joey : Qu’est ce que tu veux Pacey ?
Pacey : Voir comment tu vas.
Joey : Je vais bien.
Pacey : Si tu vas bien alors pourquoi es tu assise sur ce banc en train de pleurer.
Joey : Je ne pleure pas.
Joey ne voulait pas en parler et surtout pas avec lui.
Pacey : Ce n’est pas un jour comme les autres n’est ce pas ?
Joey le regarda étonnée que Pacey se souvienne de la date de la mort de sa mère.
Joey : Pourquoi dis tu ça ?
Pacey : Lorsque l’on perd quelqu’un qu’on aime plus que tout, le jour de sa mort n’est pas facile à revivre.
Joey : Alors tu t’en souviens ?
Pacey : Oui, un peu tard mais tu me connais, je suis lent à comprendre.
Joey sourit.
Pacey : J’ai réussi à te faire sourire. Elle me manque à moi aussi.
Elle revivait cette journée comme si c’était hier, elle se revit assise à côté de son père, Dawson lui prenant la main pour l’aider à traverser cette épreuve. Elle revit les parents de Dawson la prenant dans leurs bras, la consolant alors qu’aucune larme ne coulait. Elle revit tous les gens défiler à la maison, lui présentant ses condoléances. Tant de gens aimait sa mère. Mais elle constata que quelqu’un n’était pas là ce jour là, quelqu’un qui malgré leur relation comptait pour elle, elle l’avait besoin de lui autant que Dawson. Joey sentit la colère montait en elle.
Joey se mit à crier: Comment peux tu dire ça tu n’es même pas venu à son enterrement ! J’avais besoin de toi et tu n’étais pas là !
Joey se leva pour partir. Pacey resta silencieux, il n’aurait jamais pu imaginer que Joey ait pu avoir besoin de lui.
Pacey : C’est faux, j’étais là.
Joey se retourna.
Pacey : Je n’ai pas voulu te déranger, Dawson était à tes côtés je pensais que c’était suffisant pour toi.
Joey : C’est là que tu te trompes, nous étions toujours tous les trois, ma mère t’aimait beaucoup, elle t’adorait. Elle disait que le fait de passer ton temps à m’embêter c’était comme une façon de me dire que tu m’aimais bien.
Pacey repensa à la mère de Joey ; c’était une très belle, Joey lui ressemblait de plus en plus en grandissant, elle avait les mêmes cheveux bruns, le même regard. Il avait trouvé en elle un soutien, elle était la seule à croire en lui.
Pacey : Je me souviens parfaitement d’elle tu lui ressemble un peu plus de jour en jour. Nous étions tous les trois chez toi, on jouait dans le jardin, elle était déjà malade et c’est l’une des dernières fois où elle est sortie dehors. Elle était entrain de dessiner. J’étais comme d’habitude en train de t’embêter, elle m’a appelé et m’a pris sur ses genoux. Elle m’a montré son dessin, elle nous avait dessinés tous les trois. Elle m’a dit cette phrase « Promets moi de prendre toujours soin d’elle, d’être toujours là quand elle n’en aura besoin ». Je lui ai dit que Dawson remplirait mieux cette tâche que moi. Et tu sais ce qu’elle m’a répondu. « Il y aura un jour où Dawson et Joey seront plus que des amis, et les choses changeront entre eux, alors que toi ami ou ennemi je sais que tu seras toujours présent ». Je me souviens maintenant lui avoir fait cette promesse. Je me rends compte que je n’ai pas tenu ma promesse.
Joey sécha les larmes qui lui coulaient le long de ses joues. Elle prit la main de Pacey. Elle ne savait pas à quel point Pacey aimait sa mère, lorsqu’elle ne l’avait pas vu à l’enterrement elle avait cru qu’il ne tenait pas à elles, toutes ses années elle lui en avait secrètement voulu de ne pas être là.
Joey : Tu te trompes Pacey, tu as toujours été là, à ta façon. Regarde aujourd’hui c’est toi qui est là, ce n’est pas Dawson.
Pacey : Je ne t’ai pas rendu la vie facile tous les jours.
Joey : Je ne t’ai pas épargné non plus. Si tu savais comme je t’en ai voulu, je croyais que tu n’aimais pas ma mère, que tu ne tenais pas à moi. J’avais besoin de mes deux amis, Pacey, et tu n’étais pas à mes côtés.
Pacey se leva et prit la main de Joey : Viens avec moi.
Joey : Mais on a cours de maths.
Pacey : Joey Potter ne veut pas sécher !
Joey : Je viens de revenir en cours, je ne peux pas sécher.
Pacey : Juste une petite heure, viens avec moi, s’il te plaît.
Joey : D’accord. J’espère qu’on ne va pas trop loin.
Pacey : Je te porterais.
Joey : Il ne vaut mieux pas, il n’y aura pas de canapé pour nous rattraper.
Après quelques minutes de marche, ils arrivèrent devant le cimetière. Ils s’arrêtèrent devant les grilles.
Pacey : Je n’y suis jamais revenu après son enterrement.
Joey : Jamais ?
Pacey : Je n’ai jamais eu le courage de venir sur sa tombe.
Joey : J’y viens tous les ans le même jour avec Dawson.
Pacey : Tu préférerais que ce soit lui qui soit avec toi ?
Joey répondit sans hésiter: Non, je suis contente que tu m’aies amené ici. Ma mère avait raison, les choses ont changé entre Dawson et moi, alors que toi tu es toujours là malgré nos disputes.
Ils entrèrent, arrivés devant la tombe de la mère Joey ils restèrent silencieux. Pacey prit la main de Joey, elle se tourna vers lui et lui sourit. Ils se recueillirent en silence. Avant de partir Pacey voulut parler à la mère de Joey. Il s’avança et s’agenouilla devant la tombe. Joey recula pour le laisser seul.
Pacey : Bonjour Mme Potter, ça fait longtemps que je ne suis pas venu vous voir, trop longtemps. Vous aviez raison, malgré toutes nos disputes je suis encore près d’elle et je vous promets que je ne la laisserais jamais tomber, elle pourra toujours compter sur moi. Vous me manquez.
Joey s’était approchée : Comme lui pourra toujours compter sur moi.
Pacey se leva, Joey lui essuya tendrement la larme qui coulait le long de sa joue. Il lui sourit et ils partirent.
Pacey : Tu n’as pas trop de mal pour marcher ?
Joey : Ca commence à être dur, est ce que ton frère pourrait me ramener à la maison ?
Pacey : Tu oublies que nous avons cours.
Joey : Je n’ai plus trop envie d’ aller, je n’ai pas la tête à ça.
Pacey : Il doit être chez lui, il ne travaillait pas aujourd’hui. Nous ne sommes plus très loin.
En chemin ils aperçurent Doug et Bessie qui marchaient dans la rue.
Pacey : Regarde qui voilà.
Joey : On les suit ?
Pacey : Je croyais que tu voulais rentrer ?
Joey : Oui, mais je ne peux pas rentrer en voiture puisque mon chauffeur est occupé.
Ils suivirent Doug et Bessie jusque chez Doug.
Pacey : Ils vont chez Doug.
Joey : Comment va-t-on faire pour voir ce qu’ils font ?
Pacey : J’ai une idée, suis moi.
Ils passèrent par l’arrière de la maison.
Joey : Tu crois qu’on pourra voir quelque chose ?
Pacey : Chut baisses toi !
Joey : Tu es marrant tu crois que c’est facile de me baisser avec mon plâtre.
Pacey : Potter arrête de te plaindre deux secondes.
Pacey se leva doucement et regarda par la fenêtre du salon, ils pouvaient voir Doug et Bessie assis sur le canapé.
Joey : Alors qu’est ce qu’ils font ?
Pacey : Ils discutent.
Joey : Ils discutent c’est tout ?
Pacey : Tu n’as qu’à venir voir.
Joey : Pousse toi je ne vois rien.
Pacey : Attends, oh non, oh !
Joey : Quoi ?
Pacey : Ils s’embrassent.
Joey : Je le savais ! Pousse ta tête, je ne vois rien.
Pacey : Je ne suis pas sûre que tu sois prête à voir ça.
Joey poussa Pacey qui tomba par terre.
Pacey : Aïe !
Joey : Chut, tu vas nous faire repérer.
Bessie et Doug avaient entendu du bruit. Doug s’approcha de la fenêtre et vit Pacey par terre.
Doug : Qu’est ce que vous faites là ?
Pacey : On passait par là.
Doug : Vous passiez par là !
Bessie : Joey ?
Joey : C’est plutôt à moi de te demander ce que tu fais là.
Bessie : Rien, je suis passée dire bonjour à un ami !
Joey : Amis !
Bessie : Oui et tu ne devrais pas être en cours !
Joey : Ne change pas de sujet, alors vous êtes juste amis, c’est bizarre parce que Pacey et moi on est amis mais on ne s’échange pas notre salive, vous avez une drôle de conception de l’amitié.
Bessie : Quoi, mais..
Pacey : Doug, ta chemise est mal boutonnée.
Doug : Je crois qu’on a été pris en flagrant délit.
Pacey : Heureusement qu’on est pas arrivé 5 minutes plus tard, Joey aurait été choquée par ce qu’elle aurait vu.
Joey donna une tape derrière la tête de Pacey.
Pacey : Aïe !
Joey : Tu as de la chance que je ne t’ai pas tapé avec ma béquille.
Pacey : Parce que je dois te remercier.
Doug : Ca suffit tous les deux, entrez, je crois qu’on vous doit des explications.
Joey et Pacey entrèrent. Doug et Bessie s’installèrent l’un à côté de l’autre sur le canapé.
Doug : Comme vous l’avez deviné, Bessie et moi nous nous voyons régulièrement.
Pacey : Vous vous voyez régulièrement mais encore…
Doug : Pour être plus clair nous sortons ensemble.
Joey et Pacey ne furent pas étonnés.
Bessie : Ca ne vous étonne pas plus que ça !
Joey : On savait très bien que Doug et toi faisiez plus que de vous voir en amis, ça ne date pas d’aujourd’hui.
Doug : Et depuis quand le savez vous ?
Pacey : Depuis le début, il fallait vous voir tous les deux on aurait dit deux gamins qui flirtaient.
Joey : Ce n’est pas un peu rapide, enfin, je veux dire, vous ne vous voyez pas pendant des années…
Pacey :… Malgré le fait que vous viviez tous les deux à Capeside, qui n’est pas une très grande ville…
Joey : Et en l’espace de 15 jours on vous retrouve ici…
Pacey : …à moitié nus sur le canapé à faire je ne sais quel truc dégoutant…
Joey : Merci Pacey je crois qu’ils ont compris.
Doug et Bessie les regardaient en souriant.
Pacey : On peut savoir pourquoi vous nous regardez comme ça ?
Doug : Vous nous faites penser à nous à votre âge.
Bessie : Chacun finissant les phrases de l’autre.
Doug/ Vous n’avez pas remarqué que depuis 5 minutes l’un commence une phrase et l’autre l’a finit ?
Joey : Pas vraiment.
Pacey : Bon et bien maintenant que nous sommes au courant, vous pourrez peut être vivre votre « amour » au grand jour.
Doug : Pas pour l’instant.
Joey : Pourquoi ?
Bessie : Nous sommes sortis ensemble au lycée et nos deux pères désapprouvés complètement notre relation.
Joey : Vous êtes deux adultes maintenant et puis papa est en prison, je ne vois pas pourquoi il te dirait quelque chose.
Pacey : Tu es le préféré de papa, pourquoi viendrait-il dire quoique ce soit.
Doug : Tu exagères Pacey.
Pacey : Ben voyons. Comme si tu n’étais pas d’accord avec lui.
Doug ne répondit rien, Joey préféra changer de sujet.
Joey : Bessie, on rentre, je suis fatiguée.
Bessie : Ok, je te ramène.
lilis012 (11.03.2005 à 16:03)
Dans la voiture, Joey repensait à ce que Pacey avait dit, le silence de Doug est disait long, il pensait aussi que Pacey était un raté pourquoi, était-elle l’une des rares à croire en lui.
Bessie : C’est marrant, il y a 15 jours à peine, Pacey et toi, vous vous chamailliez sans arrêt et maintenant vous êtes les meilleurs amis du monde.
Joey : Et alors il n’y a pas de mal à ça.
Bessie : Non, mais je peux te poser une question.
Joey : Je t’écoute.
Bessie : Et Dawson dans tout ça ?
Joey : Quoi, Dawson et moi on est toujours ami rien n’a changé.
Bessie : C’est quand la dernière fois qu’il est passé te voir à la maison ?
Joey : Je ne sais pas il est venu il y a deux ou trois jours.
Bessie : Et pacey ?
Joey : Hier soir, et alors ?
Bessie : Et alors, ne me dis qu’entre toi et lui il n’y a que de l’amitié.
Joey : Bien sûr que si.
Bessie : Pardonne moi mais j’ai du mal à te croire.
Joey : Et bien ne me crois pas si tu en as envie, je m’en fiche après tout de ce que tu peux penser.
En rentrant Joey alla s’enfermer dans sa chambre. Elle était en colère après sa sœur, pas parce qu’elle avait des insinuations mais parce qu’elle n’avait pas parlé de leur mère une seule fois. Chaque année c’était pareil, Bessie n’en parlait pas, est ce qu’elle y pensait seulement. Elle s’endormit sur son lit, quand quelqu’un la réveilla.
Pacey : Réveille toi Potter !
Joey : Pacey, mais qu’est ce que tu fais là, quelle heure il est ?
Pacey : Seulement 19 heures, tu as fait une longue très longue sieste.
Joey : Et je dormais bien, j’étais en train de rêver.
Pacey : Tu rêvais de mon corps d’athlète !
Joey : Tu n’es pas mon genre, je rêve plutôt de Brad Pitt.
Pacey : Brad Pitt ! Qu’est ce que vous lui trouvez toutes? Qu’a-t-il de plus que moi !
Joey fit semblant de réfléchir : Euh, tout !
Pacey : Merci Potter.
Joey : De rien.
Pacey : J’étais venu voir si tu voulais aller faire un tour en ville et manger une pizza.
Joey :Tu es en voiture ?
Pacey : Oui, je te déposerais même devant la table de la pizzeria si tu veux.
Joey : Ok.
Comme promis Pacey la déposa devant la pizzeria, ils discutèrent et rigolèrent de tout et de rien. Puis le visage de Pacey s’assombrit.
Pacey : Un jour ça va mal finir, j’en ai marre de ces insinuations.
Joey : Laisse tomber il n’en vaut pas la peine.
Pacey : Tu sais que tu parles de ton potentiel futur beau-frère !
Joey : Et on serait de la même famille ! Quelle horreur !
Pacey : On ne serait pas vraiment de la même famille, tu serais juste la sœur de ma belle-sœur !
Joey : Ca ne change pas grand chose !
Pacey : Allez viens on y va, je te ramène chez toi.
Joey : C’est toi qui m’invite ?
Pacey : Bien sûr. Au fait quand vas-tu enlever ton plâtre ?
Joey : J’ai rendez-vous la semaine prochaine.
Pacey : Tu veux que je t’emmène ?
Joey : Bessie a prévu de m’emmener.
Pacey : Tiens voilà Dawson et Jen.
Pacey : Dawson, Jen, on est là !
Joey fut déçue l’espace d’un instant que Dawson et Jen les rejoignent, elle aimait la compagnie de Pacey et puis elle en voulait encore à Dawson. Ils marchèrent dans leur direction.
Dawson : Salut.
Joey : Salut.
Dawson : Comment tu vas ?
Joey : Ca t’intéresse vraiment de le savoir ?
Dawson : Joey…
Joey : Que tu ne t’en souviennes pas je peux comprendre mais que tu ne viennes même pas me voir alors que Pacey te l’a dit, tu exagères, au moins je sais à quel point je compte pour toi.
Dawson : C’est faux, mais avec Jen…
Joey : Et bien puisque tu préfère la compagnie de Jen reste avec elle, moi je rentre.
Joey se dirigea vers la voiture de Pacey. Dawson la suivit, Jen et Pacey restèrent en retrait.
Dawson : C’est vrai j’ai oublié, mais depuis la rentrée et particulièrement depuis ton accident on se voit moins, tu passes tout ton temps avec Pacey et…
Joey : Parce que c’est de ma faute maintenant !
Dawson : Je n’ai pas dit ça !
Joey : Mais tu le pensais, on s’est peut être éloigné l’un de l’autre mais un jour comme ça ça ne s’oublie pas, elle est morte il y a 7 ans aujourd’hui, tous les ans, nous allions tous les deux au cimetière et aujourd’hui tu n’étais pas là.
Dawson : On peut y aller si tu veux, je t’emmène.
Joey : J’y suis allée avec Pacey.
Dawson : Qu’est qu’il y a entre vous, vous sortez ensemble ?
Joey se mit à rire.
Joey : Mais qu’est ce que vous avez tous à me poser cette question aujourd’hui. Il n’y a rien entre Pacey et moi, et puis je peux te retourner la question, qui a-t-il entre toi et Jen ? J’ai cru comprendre que tu étais souvent avec elle quand tu n’es pas avec moi
Dawson : Il n’y a rien entre elle et moi, on passe du temps ensemble c’est tout.
Joey ;: Et bien Pacey et moi c’est pareil, on passe du temps ensemble, c’est tout. C’est bizarre mais ma mère avait deviné ce qu’il se passerait entre nous, elle avait dit que nos chemins se sépareraient.
Dawson : Qu’est ce que tu insinues ?
Joey : Il faut se rendre à l’évidence Dawson, toi et moi nous ne sommes plus amis comme avant, les choses ont changé, nous avons fait d’autres rencontres, la preuve en est auourd’hui, je ne suis pas allée au cimetière avec toi.
Dawson : Tu es mon amie Joey.
Joey : Je le sais, tu seras toujours mon ami aussi, seulement nous ne serons plus Dawson et Joey, les inséparables.
Dawson : C’est dur à entendre. Mais je crois que tu trompes sur un point.
Joey : Lequel ?
Dawson : Nous serons toujours Dawson et Joey. Je vais retourner voir Jen.
Joey : Dawson ?
Dawson se retourna.
Joey : J’espère que ça marchera cette fois ci entre vous deux.
Dawson : Merci.
Dawson rejoignit Jen et Pacey la retrouva à la voiture.
Pacey : Ca va ?
Joey : Oui, très bien, nous avons simplement clarifié la situation sur notre amitié.
Pacey : Et ?
Joey : Et ? Nous sommes toujours amis, mais plus de la même façon.
Pacey : Et comment tu te sens ?
Joey : Bien, depuis notre rupture c’est comme ça, j’espérais que ça change mais ça n’a pas été le cas.
Pacey : Je te ramènes ?
lilis012 (11.03.2005 à 16:04)
Les semaines passèrent, l’hiver arriva, Joey enleva son plâtre et put de nouveau assister au cours de dessin. La vie suivait son cours, Dawson et Jen s’étaient remis ensemble, Pacey et Joey se voyaient toujours autant. Les relations entre Doug et son frère se dégradaient un peu plus chaque jour. Joey essayait de tempérer Pacey pour qu’il ne commette pas l’irréparable, mais elle savait bien qu’un jour il craquerait. Elle était dans sa cuisine en train de se préparer un chocolat chaud lorsqu’elle aperçut Pacey par la fenêtre. Il était assis sur le ponton devant la maison. Elle prit une veste et sortit.
Joey : Pacey ? Que fais tu là à cette heure ?
Pacey : Rien je me promenais.
Joey : Par ce froid ?
Lorsque Joey s’assit à côté de lui elle se rendit compte qu’il avait l’œil tuméfié et la lèvre gonflée.
Joey : Qu’est ce qu’il t’est arrivé ?
Elle mit sa main sur sa joue et lui tourna doucement la tête vers elle
Pacey : Rien, je suis tombé, tu me connais, je suis si maladroit.
Joey : Viens, on va mettre de la glace sur ton œil.
Elle se leva mais Pacey lui retint le bras.
Pacey : Non ! Je ne veux pas que ta sœur me voit comme ça.
Joey : Elle ne verra rien elle est déjà couchée.
Joey le tira de nouveau par la main, Pacey se leva et la suivit. Joey prépara un sac de glace.
Pacey : En fait si je suis venu ici c’est pour te demander de m’héberger, enfin si tu as de la place.
Joey : Tu as de la chance nous avons une chambre de libre, et même si ce n’était pas le cas je t’aurais prêté le canapé.
Joey lui tendit la poche de glace.
Pacey : Merci.
Joey : Qui t’as fait ça ?
Pacey ne répondait rien.
Joey : Pacey, tu peux me le dire, alors qui t’as fait ça ?
Pacey : Je suis fatigué, je préfère me coucher.
Joey : Comme tu veux, mais si tu veux en parler je serais dans la chambre d’à côté.
Elle lui montra sa chambre avant de partir elle lui dit.
Joey : Tu sais jamais je n’aurais pensé un jour que l’on deviendrait amis tous les deux, pourtant c’est ce que nous sommes aujourd’hui alors en tant qu’amie je suis prête à t’écouter et à t’aider dans n’importe quelle situation. Je viendrais te réveiller plutôt demain comme ça tu ne croiseras pas Bessie.
Elle se retourna avant de franchir la porte Pacey lui dit.
Pacey : Doug. Je me suis battu avec Doug.
Joey : Doug, mais pourquoi ?
Pacey : L’éternel dispute, il m’a encore traité d’imbécile, d’incapable, sauf que cette fois ci je ne l’ai pas supporté, je n’en peux plus Joey de cet éternel refrain. Il s’énerva. Toujours la même chose, je ne ferais rien de bon dans la vie, je suis la bête noire de la famille…
Joey : Arrête de dire ça Pacey, tu sais que tu n’es pas un incapable, tes notes ont remonté ce trimestre…
Pacey : Oui, grâce à toi mais le jour ou tu ne m’aideras plus qu’est ce que je vais faire ?
Joey : Qui t’a dit que je ne t’aiderais plus ?
Elle s’assit à côté de lui sur le lit.
Pacey : Tu finiras par en avoir marre d’expliquer à un imbécile comme moi les cours de la journée, et puis un jour tu partiras à l’université, et moi je resterais là. Qu’est ce que je vais devenir sans toi ?
Joey fut touchée par la dernière phrase de Pacey, il n’y a pas si longtemps ils se détestaient encore et maintenant il lui disait qu’il serait perdu sans elle.
Joey : Toi aussi, tu iras à l’université, tu ne resteras pas toute ta vie à Capeside.
Pacey : Tu es la seule à y croire.
Joey : Mais non voyons !
Pacey : Joey soit réaliste, tu es la seule à avoir confiance en moi, en mon avenir, même moi je n’y crois pas !
Joey s’approcha doucement de lui et l’embrassa sur les lèvres rapidement. Ils restèrent silencieux quelques secondes les yeux dans les yeux, puis Joey se leva.
Joey : Je suis désolée, je ne sais pas ce qui m’a prit.
Elle sortit. Pacey resta pensif, le baiser de Joey avait été furtif, rapide, mais il lui avait plu, il aurait voulu l’espace d’un instant prolonger ce baiser.
Joey s’affala sur son lit, elle l’avait embrassé sur un coup de tête, une impulsion, elle avait été touchée par les paroles de Pacey, il la considérait vraiment comme son amie. C’est vrai qu’il passait beaucoup de temps ensemble même tout leur temps ensemble. Elle avait fini par l’apprécier, elle aimait sa compagnie. Elle s’endormit en pensant à Pacey et à ce qu’elle avait fait.
Le lendemain matin lorsqu’elle se réveilla, elle alla directement dans la chambre de Pacey, elle constata qu’il était déjà parti et qu’il avait fait le lit, on ne pouvait pas deviner que quelqu’un y avait dormi la veille. Elle fut déçue et à la fois soulagée qu’il ne soit pas là. Elle ne savait pas trop ce qu’elle aurait pu lui dire après ce qu’il s’était passé hier soir. Elle se prépara pour aller au lycée. En arrivant, elle aperçut Pacey près de son casier, sa lèvre était encore enflée mais apparemment ça allait mieux qu’hier soir. Pacey referma son casier et vit Joey qui l’observait. Il la regarda un moment sans bouger puis il la vit faire demi-tour et s’en allait. Joey n’avait pas envie de le voir après leur baiser de la vieille. Il ferma son casier et alla en cours. Quand il arriva dans la salle de classe, Joey était déjà assise, elle discutait avec Dawson, lorsqu’elle le vit entrer, elle détourna son regard et continua de discuter avec Dawson. Il alla s’asseoir au fond de la classe, et observa Joey. Elle évitait de lever le regard sur lui, pourtant il était dans son champ de vision. Le professeur arriva, Joey se retourna et son regard croisa celui de Pacey. Elle baissa rapidement les yeux et tourna la tête.
Cela faisait maintenant plusieurs jours que Joey évitait Pacey. Depuis qu’elle l’avait embrassé, elle ne savait plus où elle en était. Elle l’avait fait impulsivement sans réellement réfléchir aux conséquences. Tellement de choses avaient changé entre eux depuis son accident, ils étaient parvenus à mettre leur différent de côté et à se construire une amitié. Ils continuaient toujours de se chamailler mais c’était devenu un jeu, une façon de communiquer. Elle ne comprenait pas pourquoi elle avait fait ça. C’est vrai qu’elle avait appris à le regarder différemment. Parfois lorsqu’il plongeait son regard dans le sien, et qu’il avait cette façon de la regarder comme s’il lisait au fond de son âme et qu’il devinait ses pensées, elle en avait des frissons. Mais c’était parce que Pacey était un séducteur, il fallait bien se l’avouer elle n’était pas indifférente à son charme mais ça s’arrêtait là. Du moins c’était ce qu’elle pensait jusqu’à ce qu’elle l’embrasse. Il avait été si touchant, si fragile qu’elle n’avait pas pu résister. En fermant la porte de sa chambre, elle avait réalisé l’ampleur de ce qu’elle avait appelé un incident. Tout allait changer entre eux, elle savait d’après sa propre expérience avec Dawson qu’il était difficile de renouer une amitié à partir du moment où il y avait eu des sentiments. Lorsqu’elle était allée dans la chambre de Pacey le lendemain, elle l’avait trouvé vide et en avait éprouvé un immense soulagement. Elle n’aurait pas su quoi lui dire et c’était toujours le cas aujourd’hui. Elle était devant son casier prenant ses livres pour le cours suivant. Lorsqu’elle le referma, elle aperçut Pacey au loin qui arrivait avec Jen. Elle se dépêcha de prendre ses affaires et partit en cours. Pacey remarqua que Joey l’évitait encore une fois. Il fut déçu de voir qu’elle n’était toujours pas prête à en parler. De toutes façons lui non plus ne voulait pas en parler. Il n’aurait pas su quoi lui dire. Il aimait la compagnie de Joey en tant qu’amie, ils rigolaient bien ensemble. Il s’était même surpris à penser que Joey était une fille attirante. Elle avait un regard fascinant, elle était très belle. Il l’avait toujours vu comme un garçon manqué portant des pantalons et grimpant aux arbres. Mais elle avait changé et était devenue plus féminine. Lorsqu’elle l’avait embrassé, il n’avait pas fermé l’œil de la nuit. Il avait réfléchit toute la nuit, se demandant pourquoi elle l’avait embrassé, est ce qu’elle ressentait quelque chose pour lui, est ce que c’était simplement une impulsion ? Il avait tourné le problème dans tous les sens il n’avait pas su répondre. Rien ne laissait présagé que Joey allait agir de cette façon. Le fait qu’elle l’évite ne l’aider pas plus. Et puis il s’était interrogé sur ce que lui avait ressenti. Il avait trouvé ce baiser plutôt agréable malgré sa rapidité et aurait bine voulu le prolonger. A part ça c’était le brouillard, tout ce qu’il savait c’était qu’il ne voulait pas gâcher son amitié avec Joey.
Jen avait remarqué leur manège depuis quelques jours. Quand Pacey entrait dans une pièce Joey s’empressait de sortir, lorsqu’il l’apercevait dans les couloirs, Pacey faisait demi-tour. Elle trouvait ça bizarre, même avant d’être amis ils ne s’évitaient pas, ils allaient même jusqu’à provoquer la dispute. Il s’était passé quelque chose entre eux et elle devait savoir quoi.
Jen : Pacey, je peux te poser une question ?
Pacey : Vas y je t’écoute.
Jen : Est ce que Joey et toi vous vous êtes disputés ?
Pacey ne s’attendait pas à une telle question, jusqu’à maintenant il avait été plutôt content que Jen ne lui en parle pas même si c’était étonnant. Il aurait du se douter qu’elle n’allait pas résister longtemps.
Pacey : Non.
Jen : Ah bon, comme vous vous évitez depuis quelques jours j’ai pensé que vous étiez revenu à votre relation d’avant l’accident.
Pacey : Non, nous avons simplement des emplois du temps différent, on est pas obligé d’être toujours ensemble.
Jen : Tant mieux alors si tout va bien.
Pacey fut étonné, Jen ne l’avait pas harcelé de questions pour savoir la vérité. Ce qu’il ne savait pas c’était que Jen n’allait pas abandonner, elle avait l’intention de parler à Joey avant d’aller plus loin. Elle la retrouva à la sortie des cours, Joey se dirigeait vers la bibliothèque.
Jen : Joey attends moi.
Joey : Salut Jen, tu vas aussi à la bibliothèque.
Jen : Euh, oui.
Jen suivait Joey à travers le rayons.
Joey : Tu dois emprunter quel livre ?
Jen : Euh, je ne viens pas emprunter un livre, je voulais consulter Internet mais, euh il y a du monde.
Joey : Je vois un ordinateur de libre là bas tu ferais mieux d’y aller avant que quelqu’un ne vienne.
Jen : Ah oui je ne l’avais pas vu, je vais y aller.
Jen suivait toujours Joey dans le rayons.
Joey : Jen ? Qu’est ce que tu veux ?
Jen : Rien, je te tiens compagnie.
Joey : Je n’ai pas besoin de toi pour trouver mon livre. Alors je répète ma question, qu’est ce que tu veux ?
Jen : Et bien voilà, j’ai remarqué que toi et Pacey vous n’étiez plus ensemble…
Joey s’emporta: Nous ne l’avons jamais été.
Jen : Je voulais dire que je ne vous voyais plus ensemble.
D’après la réaction de Joey, Jen avait vu juste, il s’était passé quelque chose entre eux il ne restait plus qu’à savoir quoi exactement.
Jen : J’ai vu Pacey tout à l’heure et je lui ai posé la même question.
Joey : Ah, et qu’est ce qu’il a dit ?
Jen ; Que vous ne vous étiez pas disputés et que tout allait bien !
Joey : Alors pourquoi est ce que tu viens me voir ?
Jen :; Je voulais savoir si c’était vrai.
Joey : Oui c’est vrai.
Jen : Bon ,ben je te laisse, a plus tard.
Jen était vraiment incroyable, il fallait toujours qu’elle se mêle des affaires des autres. Elle avait été contente d’apprendre que Pacey ne lui avait rien dit.
Le lendemain Jen alla voir Pacey, elle avait décidé de ruser pour lui faire avouer, elle savait q’elle aurait moins de mal avec lui qu’avec Joey, elle avait tout de suite vu clair dans son jeu. Vu leurs comportements et la réaction de Joey, Jen était pratiquement sûre que Pacey et Joey avaient flirté ensemble. Elle se doutait bien que cela arriverait un jour, ils étaient toujours ensemble, l’accident de Joey les avaient rapprochés. Ils se disputaient toujours mais aujourd’hui c’était différent, il y avait une complicité dans leur dispute. Elle le retrouva à la sortie des cours.
Jen : Pacey, attends moi.
Pacey se retourna et l’attendit.
Jen : Je fais un bout de chemin avec toi.
Pacey : Tu sais que nous habitons à l’opposé.
Jen : Euh, oui, mais j’avais envie de me promener avec toi.
Pacey : Comme tu voudras !
Jen et Pacey marchaient silencieusement, Jen essayait de trouver un moyen pour lancer la conversation sur Joey. Elle décida d’y aller franchement.
Jen : J’ai vu Joey à la bibliothèque hier et on a parlé de toi.
Pacey paniqua. Il se demanda si Joey avait dit quelque chose à Jen. Ce n’était pas possible, il fallait vraiment être persuasif pour que Joey dise quoi que soit. Mais Jen était coriace, peut être qu’elle avait réussi à lui faire avouer.
Pacey : Et qu’est ce qu’elle a dit ?
Jen : Rien, elle a juste confirmé ta version des faits.
Pacey : Confirmer ma version des faits ! On dirait que tu mènes une enquête. Il n’y a rien a confirmer puisqu’il ne s’est rien passé, rien passé du tout, rien.
Jen : Tu insistes beaucoup sur le rien, tu es sûr qu’il ne sait rien passé ?
Pacey : Bien sûr, je te dis qu’on ne s’est pas disputé.
Jen : Je ne parlais pas de ça.
Pacey : De quoi tu parlais alors ?
Jen : Je parlais de toi et Joey, d’un éventuel baiser qui expliquerait votre comportement.
Pacey : Quoi, mais tu délires Lindley, un baiser entre Joey et moi, jamais de la vie.
Jen tenta le tout pour le tout.
Jen : Ce n’est pas ce que Joey prétend.
Pacey : Qu’est ce qu’elle t’a dit exactement ?
Jen : Que vous vous étiez embrassé, c’est tout.
Pacey : Elle t’a vraiment dit ça ou est ce que c’est encore une de tes ruses pour me faire avouer.
Jen : Alors il s’est bien passé quelque chose !
Pacey : Quoi !
Jen : Tu viens de le dire, tu as quelque chose à avouer !
Pacey : Mais non, rien du tout, et puis arrête avec tes questions, je te dis qu’il ne s’est rien passé, on ne s’est pas embrassé. Tu n’as pas autre chose à faire, aller voir ton petit ami par exemple.
Jen : Dawson travaille au vidéo club cet après midi. Pacey, tu ferais mieux de me dire ce qu’il s’est passé, de toute façon je vais continuer à te harceler jusqu’à ce que tu craques et en plus je suis sûre qu’un point de vue extérieur t’aiderait à y voir plus clair.
Pacey soupira, Jen avait peut être raison, en parler l’aiderait peut être à comprendre.
Pacey : Si je te dis ce qu’il s’est passé, tu me promets de tenir ta langue et de ne pas dire à Joey que je t’en ai parlé.
Jen : Oui.
Pacey : Promets le.
Jen : Je te le promets.
Pacey : Joey et moi on s’est embrassé…
Jen : Je le savais.
Pacey : Afin c’est plutôt elle qui m’a embrassé.
Jen : Joey !?
Pacey : Je me suis battu avec mon frère, je suis allé chez Joey, je ne savais pas où dormir. Elle m’a soigné et tout à coup elle s’est penché doucement vers moi et m’a embrassé, c’était un baiser rapide, furtif mais un baiser tout de même et depuis elle m’évite et je dois dire que ça m’arrange un peu.
Jen : Qu’est ce que tu as ressenti ?
Pacey : J’ai trouvé ça agréable, mais Joey est mon amie, c’est même devenu une très bonne amie et je ne veux pas gâcher notre amitié. Et puis, je ne sais pas ce qu’il en est pour elle.
Jen : Est-ce que tu as essayé au moins de lui parler ?
Pacey : Non, je t’ai dit elle m’évite.
Jen : Parle lui, dis lui ce que tu ressens, elle doit être mal à l’aise comme toi, plus vite vous dissiperait ce malentendu plus vite vous retrouverez votre amitié.
Pacey : Oui mais comment faire, elle m’évite tout le temps.
Jen : Je suis sûre que tu trouveras un moyen.
Elle bifurqua au coin pour rentrer chez elle. Elle avait raison, il fallait qu’il lui parle
Le lendemain, il essaya toute la matinée de lui parler, mais Joey disparaissait avec une telle rapidité qu’il la perdait vite de vu dans les couloirs. A midi, il la vit sortir du lycée, et traversait la rue. On était mardi et elle avait son cours de dessin. Il décida de l’attendre en bas comme il l’avait fait le jour de l’accident. Une heure plus tard elle sortit.
Pacey : Salut.
Joey fut surprise de le trouver là, elle ne s’attendait pas à ce qu’il l’attende.
Joey : Salut.
Elle continuait de marcher en direction du lycée.
Pacey : Joey, il faut qu’on parle.
Joey : Je n’ai pas le temps je dois aller en cours.
Pacey : Nous avons histoire dans une demi-heure.
Joey : Je dois aller à la bibliothèque.
Pacey lui attrapa le bras.
Pacey : Joey s’il te plaît.
Joey s’arrêta et se retourna.
Joey : Allons nous assoire.
Ils s’installèrent sur un banc à l’écart pour que personne ne puisse les entendre.
Joey : Ecoute Pacey, ce baiser était une erreur, ça ne signifie rien, tu étais désemparé, triste, je t’ai trouvé touchant et je t’ai embrassé. Ce n’est rien du tout.
Pacey : Alors pourquoi il y a ce malaise entre nous.
Joey : Je ne savais pas comment tu allais réagir j’avais peur que tu m’en veuilles et que tu ne veuilles plus me voir.
Pacey : C’est faux, notre amitié compte beaucoup pour moi, et ce n’est pas un petit baiser qui va changer ça.
Joey : Notre amitié compte beaucoup aussi pour moi et je ne veux pas que ça vienne gâcher ça, avec Dawson les choses ne sont plus pareilles je ne veux pas que ça change entre nous.
Pacey : Rien ne changera.
Joey : Alors on oublie cet incident.
Pacey : On oublie. Tu sais que tu m’as manqué.
Joey : Toi aussi, allez viens, on va être en retard en cours.
Pacey : On peut encore rester un peu.
Joey : Non, on a cours, allez du courage.
Elle le tira par le bras jusque dans la salle de classe. Jen fut contente de voir que les choses s’étaient arrangées entre eux. Mais jusqu’à quand ? Elle n’avait pas été surprise d’apprendre qu’ils s’étaient embrassés, mais que cela vienne de Joey ? Elle avait imaginé que ce serait Pacey qui ferait le premier pas. Andie un jour leur avait dit en voyant Pacey et Joey ensemble que ça lui rappelait Jack et sa petite amie de Providence avant qu’ils ne viennent à Capeside. Ils se chamaillaient tout le temps avant de sortir ensemble, c’est Andie qui avait du leur ouvrir les yeux pour qu’ils se rendent compte qu’ils étaient plus que des amis. Jen eut une idée, elle allait les inviter tous les deux au cinéma ce week end avec Dawson. Après le film Dawson et elle s’eclipserait discrètement pour les laisser seuls.
Dans les couloirs elle croisa Joey.
Jen : Salut Joey.
Joey : Salut.
Jen : Est ce que ça te dirais de venir au cinéma avec Dawson et moi ce soir ?
Joey : Et tenir la chandelle, non merci.
Pacey arriva à ce moment là.
Pacey : Bien le bonjour à vous gentes dames.
Joey : Où as tu appris ces mots ?
Pacey : Très drôle Potter, Jen et moi sortons du cours de littérature où tu as brillé par ton absence.
Joey : J’avais rendez vous chez le conseiller d’orientation.
Jen : Pour quelles raisons.
Joey : Choisir une université.
Jen : Je suppose qu’il t’a proposé celle ou tu pouvais aller.
Joey : Oui.
Jen : Alors quelles sont les universités susceptibles de t’accepter.
Joey murmura : Toutes.
Jen : Quoi !?
Joey : Toutes, les universités.
Jen : Tu ceux dire que tu peux aller à Yale où à Worthington, comme tu peux aller à l’université du coin.
Joey : C’est à peu près ça.
Jen : Mais c’est génial, tu rêvais d’aller à Worthington.
Joey : Oui je sais.
Joey avait remarqué le malaise de Pacey, elle savait bien qu’il n’aurait pas la chance d’être accepté partout, même si ces notes avaient considérablement augmenté, il n’avait pas un bon dossier scolaire. Elle écourta la conversation.
Joey : Pour en revenir à ce soir, je ne crois pas que je vais venir.
Pacey se ressaisit et mit de côtés ses sombres pensées. Il aurait du être content pour elle, qu’elle ait la possibilité d’aller à l’université des ses rêves, pourtant ce n’était pas le cas, il se rendait compte qu’elle allait quitter Capeside et le laisser seul.
Pacey : Qu’est ce qu’il se passe ce soir ?
Joey : Jen voudrait que je vienne avec eux aux cinéma ce soir, mais je ne veux pas me retrouver à tenir la chandelle.
Jen : Pacey n’a qu’à venir !
Pacey : Oui de toute façon je n’avais rien de prévu.
Jen : Alors on se retrouve au Rialto à 20h, après on ira manger une pizza.
Joey : Tu passes me prendre Pacey ?
Pacey : Bien sûr, je suis votre chevalier servant.
Joey : Est ce que tu as pris un coup sur la tête ?
Pacey : Merci Potter de penser que mon vocabulaire soutenu est le résultat d’un coup sur la tête. Mais figures toi que je suis capable de parler correctement, je ne suis pas un imbécile.
Il partit laissant Joey perplexe, elle plaisantait mais elle se rendit compte qu’elle n’aurait pas du.
Jen : Qu’est ce qu’il lui prend ?
Joey courut après Pacey et le retrouva dehors.
Joey : Pacey attends !
Pacey: Laisse moi tranquille Potter, va plutôt remplir tes dossiers d’inscription.
Joey cria: Pacey Witter !
Pacey se retourna lorsqu’elle appelait comme ça, cela signifiait qu’elle était en colère et il ne valait mieux pas provoquer une Potter en colère.
Pacey : Quoi !
Joey : Je peux savoir pourquoi tu te mets dans un tel état !
Pacey : Tu devrais le savoir !
Joey : Oui, je le sais mais j’aimerais te l’entendre dire.
Pacey cria : M’entendre dire quoi, que je suis un raté que je ne vais pas aller à l’université, que je vais voir tous mes amis partir, que je vais te voir partir.
Joey : Pacey, tu es capable d’aller à l’université comme n’importe qui, tu as beaucoup travaillé ce trimestre, si ce n’est pas pour avoir une chance d’aller à l’université ce n’est pas la peine de te donner tant de mal. Je ne vois pas pourquoi je perds mon temps avec toi si c’est pour rien. Tu es loin d’être bête Pacey, prends confiance en toi et tout ira bien.
Pacey : C’est faux Joey et tu le sais, je n’ai aucune chance d’aller à l’université.
Joey se mit à son tour à crier: Alors tu baisses les bras, c’est ça que je dois comprendre ! Très bien, ne compte plus sur moi pour t’aider après les cours j’ai mieux à faire. Et ne viens pas non plus me chercher ce soir, je me débrouillerais toute seule.
Elle tourna les talons et s’en alla. Pacey bouillait de rage. Qu’est ce qu’elle pouvait être insupportable parfois, il fallait toujours qu’elle ait le dernier mot, qu’elle ait raison. Mais cette dois elle se trompait, il n’irait pas à l’université.
Jen avait assisté de loin à la scène, ce plan tombait à l’eau aucun des deux ne viendrait. C’est pour cette raison qu’elle fut surprise de voir arriver Joey précéder de peu par Pacey. Ils ne s’adressèrent pas la parole.
Jen : Vous comptez vous faire la tête longtemps.
Pacey : Je ne râle pas c’est mademoiselle je sais tout que fais la gueule.
Joey le fusilla du regard. Et se retourna pour ne pas faire face à Pacey.
Dawson arriva avec les billets.
Dawson : Voilà vos tickets.
Joey : Merci.
Pacey : Merci.
Dawson : Pour quelles raisons vous êtes vous encore disputés.
Pacey : Demande lui elle sait très bien pourquoi.
Joey se retourna.
Joey : Mais je n’y suis pour rien c’est toi qui as commencé.
Pacey : Mais non c’est toi qui as commencé.
Joey : Qui est parti vexé ?
Pacey : Qui est venu m’engueuler devant tout le lycée ?
Jen prit les choses en mains.
Jen : Stop, ça suffit, je ne veux plus vous entendre. J’ai prévu de passer une agréable soirée avec mon homme.
Elle se tourna vers Dawson, lui sourit et l’embrassa tendrement. Lorsqu’elle se retourna vers eux son sourire avait disparu.
Jen : Peu importe pour quelles stupides raisons vous vous êtes disputés, on dirait deux enfants qui se battent dans la cour d’école…
Joey/ Pacey : Mais…
Jen: On se tait, et on n’écoute sinon vous n’aurez le droit d’acheter des bonbons. Pacey excuse toi.
Pacey : Jamais de la vie.
Jen : Joey ?
Joey : Non.
Jen : Tous les deux ensemble, répétez après moi, je suis désolé d’avoir été stupide.
Joey et Pacey ne disaient rien. Jen leur tira les oreilles.
Joey : Aïe, ça fais mal.
Jen : Je vous écoute.
Jen tira un peu plus fort.
Joey/Pacey murmurèrent : Je suis désolé.
Jen tira encore un peu.
Pacey : Aïe.
Joey : Ouille.
Jen : Je n’ai pas très bien entendu.
Joey/ Pacey : Je suis désolé.
Jen : D’avoir…
Joey/Pacey : D’avoir été stupide.
Jen lâcha leurs oreilles.
Jen : Vous voyez ce n’était pas si difficile.
Joey et Pacey se frottaient les oreilles.
Joey : Tu es démoniaque.
Jen prit la main de Dawson et se entra dans le cinéma.
Dawson : Tu y a été un peu fort, tu ne crois pas ?
Jen : Ils se disputent comme deux gosses, j’emploie alors la méthode qui s’applique aux enfants.
Dawson : Promets qu’un jour tu ne tireras jamais de cette façon l’oreille de tes enfants.
Jen : Bien sûr que non, mes enfants seront des vrais petits anges.
Dawson ; Quand on connaît la maman, on se doute que ce serait le cas.
Jen : Qu’est ce que tu insinues.
Dawson : Rien du tout, allez on y va le film va commencer.
Pacey et Joey étaient toujours dehors.
Pacey : Quand je pense que tout ça c’est de ta faute.
Joey : Tu ne vas pas recommencer !
Joey entra à son tour dans le cinéma et alla s’asseoir à côté de Dawson. Pacey quant à lui alla s’asseoir à côté de Jen.
Pacey : Gardes bien tes mains en évidence.
Dawson se pencha vers Jen.
Dawson : Je crois qu’ils en sont toujours au même point, il faudra quand même que tu m’expliques le but de cette soirée à quatre, au départ on devait passer une soirée en amoureux.
Jen : Promis je t’explique en sortant. Chut ça commence.
Joey se tourna vers Dawson : Ce film est un navet !
Dawson : C’est Jen qui l’a choisi.
Joey : Et tu as accepté de venir voir ça.
Dawson haussa les épaules. Joey s’enfonça dans son siège. Le film avait commencé depuis quelques minutes, Dawson et Jen passaient leur temps à s’embrasser. Au bout d’un certain temps Pacey sortit. Comme Joey ne le voyait pas venir elle sortit à son tour. Elle le trouva assis sur un banc en face du cinéma.
Pacey : Je ne pensais pas que tu sortirais aussi vite pour me rejoindre.
Joey : Je ne suis pas venue te rejoindre.
Pacey : Alors qu’est ce que tu fais devant ce banc.
Joey : Je ne fais que Pacey, je ne compte pas m’arrêter.
Pacey : Bonne fin de soirée.
Joey : A toi aussi.
Joey fit quelques pas et revint vers lui.
Joey : Qu’est ce que tu peux être agaçant parfois.
Pacey se mit à rire.
Joey : Et en plus tu te moques de moi !
Joey fit demi-tour et s’en alla.
Pacey se leva et la rejoingnit.
Pacey : Attends Joey, on ne va pas se faire la tête toute la soirée.
Joey : Si je me souviens bien c’est toi qui a commencé…
Pacey : D’accord tu as raison, encore une fois. Tu ne peux pas savoir à quel point c’est frustrant que tu aies toujours raison.
Joey avait retrouvé le sourire.
Joey : Alors qu’est ce qu’on fait ? On attend nos deux tourtereaux ou on va manger cette pizza sans eux.
Pacey : Allons y sans eux, c’est de leur faute si le film est nul nous n’avons personne à qui faire du bouche à bouche dans ces cas là.
Joey : Je soupconne Jen d’avoir attiré Dawson voir un navet dans ce seul et unique but.
Pacey : Tu as raison.
Joey : Comme toujours.
Pacey : Allez viens mais cette fois c’est toi qui m’invite.
Joey lui fit un grand sourire: Je croyais qu’étant on fidèle chevalier servant tu m’aurais invité !
Pacey : D’accord, quand tu me regardes comme ça, je ne peux pas refuser.
Ils passèrent une agréable soirée. Ils paerçurent Dawson et Jen sortirent du cinéma, main dans la main, bien entendu ils n’allaient pas se joindre à eux.
Joey : Je les envie.
Pacey : Pourquoi ?
Joey : Parce qu’ils s’aiment, j’aimerais que quelqu’un m’aime comme Dawson aime Jen.
Pacey : Tu mérites mieux que ça Joey, tu mérites un homme qui sache te faire rire, tu as besoin de quelqu’un qui te pousse à te dépasser, quelqu’un qui se rendrait compte de ta beauté, de ton intelligence, quelqu’un qui partagerait tes souffrances comme tes joies, quelqu’un pour qui te serait tout, le soleil qui éclaire ses journées, la lune qui égaye ses nuits. Tu mérites quelqu’un de bien Joey, parce que tu es une fille formidable.
Joey: Merci.
Pacey se rendit compte des paroles qu’il venait de prononcer, il pensait chaque mot. Il la regarda dans les yeux et vu que Joey était troublée, il eut envie de l’embrasser, de la prendre dans ses bras, il aurait voulu qu’à cet instant ils soient seuls au monde. Mais il se ressaisit rapidement.
Pacey : J’allais également ajouté quelqu’un qui puisse te supporter tout au long de la journée, parce que tu n’es pas facile à vivre, tu as un sale caractère, tu parles tout le temps et tu veux toujours avoir raison.
Joey lui lança sa serviette à la tête.
Joey : Tu éxagères, je ne suis pas comme ça !
Pacey hocha la tête.
Joey : Je suis si insupportable que ça ?
Pacey :C’est ce qui fait tout ton charme, allez on y va, je te raccompagne jusque chez toi, mon frère doit y être il me ramenera.
Joey : Ca va mieux avec ton frère,
Pacey : Disons que notre « petite » dispute à fait taire ses discours.
Joey : C’est déjà bien.
Pacey : Oui, ça facilite la cohabitation, il a demandé à mon père que je revienne habiter chez eux, mais ma sœur squatte toujours aves ses gamins, il n’a donc pas le choix.
Joey : Tu sais que tu peux toujours dormir au B&B.
Pacey : Je sais. Tu crois que c’est vraiment sérieux entre eux ?
Joey : Ils passent beaucoup de temps ensemble, ça faisait longtemps que je n’avais plus vu Bessie aussi heureuse. Quand Body est parti après la naissance d’Alexander, elle n’était plus que l’ombre d’elle même, elle ne s’occupait plus d’Alexander, ça était très dur pour elle. Et maintenant, elle chante le matin en préparant le petit déjeuner, elle est moins exigeante avec moi, je ne la reconnais plus.
Pacey : Elle est tout simplement heureuse, je n’aurais jamais cru possible que Douggie puisse rendre une femme heureuse !
Joey : Pacey, tes insinuations sur son homosexualité ont toujours été infondés.
Pacey : Je sais mais cela aurait permis à mon père de m’oublier un peu.
Ils étaient arrivés devant le B&B.
Joey : Viens je t’offre une tasse de chocolat chaud, je suis frigorifiée.
Lorsque Pacey et Joey entrèrent ils trouvèrent Doug, Bessie et Alexander tous les trois endormis dans le canapé.
Joey : Une vraie petite famille.
Pacey : Oui, viens ne faisons pas de bruit.
Joey : Va préparer les tasses, je vais mettre Alexander dans son lit.
Joey prit délicatement Alexander et le posa dans son lit. Elle remonta la couverture sur Doug et Bessie pour qu’ils ne prennent pas froid.
Joey : J’ai l’impression que ton frère va dormir ici ce soir !
Pacey : Alors là c’est plus sérieux que je ne le pensais.
Joey : Tu n’as qu’à dormir ici aussi, j’installerais un matelat par terre dans ma chambre.
Pacey : Je ne sais pas si c’est une bonne idée.
Joey : J’ai partagé le lit de Dawson pendant des années, tu peux bien dormir parterre dans la même chambre que moi.
Pacey : J’espère que tu ne ronfles pas !
Joey : J’espère que toi non plus !
Ils prirent leur chocolat et allèrent s’installer dans la chambre de Joey. Il regarda une photo posée sur la commode de Joey.
Pacey : Tu lui ressembles beaucoup tu sais.
Joey : Elle me manque terriblement, parfois je me mets assise au bord de l’eau et je pense à elle. Il y a une chose dont je me souvienne parfaitement. C’était Noël, elle était déjà malade, on n’avait cet horrible sapin artificiel qui trônait au milieu du salon, d’ailleurs on l’a toujours. Ma mère détestait ce sapin mais mon père disait toujours qu’on avait pas assez d’argent pour aller s’en acheter un vrai, ce qui était faux, il ne voulait simplement pas s’embêter à aller en couper un dans la forêt. Bref, c’était le dernier Noël avant sa mort. Le 25 on était encore tous au lit quand j’entendis mon père nous appeler, il était déjà debout, lorsque nous sommes arrivés dans le salon, mon père se tenait fièrement devant un sapin qu’il avait décoré, il avait placé tous les cadeaux en dessous. L’odeur su sapin embaumait toute la pièce, il était immense. Ma mère se précipita dans les bras de mon père pour le remercier. Il a fait beaucoup d’erreur dans sa vie, il a peut être fait souffrir ma mère, mais il l’aimait du plus profond de son cœur. Son visage s’est illuminé lorsqu’il a vu la joie sur le visage de ma mère. Et elle l’aimait également, elle lui a tout pardonné. Je crois que c’est ça aimer, la capacité de tout se pardonner.
Pacey : Pourquoi avez vous toujours ce vieux sapin ?
Joey : Au début, ça nous rappeler trop de souvenir, et puis après les bonnes vieilles habitudes ont repris le dessus. Puis papa est allé en prison, et Bessie prétendait avoir autres choses à faire, alors je me suis faite à l’idée d’avoir un vieux sapin.
Pacey : Ton père ne te manque pas trop ?
Joey : Ca dépend, au moment des fêtes oui, j’aimerais qu’il soit présent. Bon il est tard, je crois qu’on ferait mieux de dormir.
Joey disparut dans la salle de bain, pendant ce temps Pacey s’installa dans son lit improvisé. Joey entrouvit la porte et ferma la lumière.
Pacey : Qu’est ce que tu fais ?
Joey : Ferme les yeux.
Pacey : Quoi !
Joey : Ferme les yeux je ne veux pas que tu me vois en pyjama !
Pacey : Joey tu as éteint la lumière, je ne pourrais pas te voir.
Joey : Fermes les yeux !
Pacey : Très bien je ferme les yeux.
Joey : Tu as le yeux fermés ?
Pacey : Oui !
Joey : Tu ne triches pas ?
Pacey : Joey, va te coucher tout de suite !
Il entendit Joey courir, sauter sur son lit et se blottir dans ses couvertures.
Joey : Ca y est, je suis au lit.
Pacey : C’est pas trop tôt.
Joey : Bonne nuit.
Pacey : Bonne nuit.
Le lendemain lorsque Pacey se réveilla, Joey était déjà levée, il sentit une bonne odeur de café lui chatouiller les narines. En se levant il attrapa rapidement son jean et l’enfila.
Il arriva dans la cuisine, Doug donnait le biberon à Alexander, Bessie tentait de faire des pancakes pendant que Joey mettait la table.
Doug : Content de voir que tu es levé !
Joey : Bessie, ce n’est pas comme ça qu’on aura des pancakes !
Bessie : Je ne comprends pas j’ai pourtant fait la même recette que d’habitude !
Joey :Etant donné que d’habitude ils ne sont pas bons, je préfère ne pas goûter ceux là.
Pacey : Bessie laisse moi faire.
Joey constata qu’il était torse nu, il était musclé et encore un peu bronzé. Elle fut troublée par cette vision.
Doug : Avant toute chose va mettre un t-shirt.
Pacey s’éxecuta au grand soulagement de Joey qui avait senti le rouge lui monter aux joues lorsque Pacey l’avait surprise à le regarder. Pacey prépara les pancakes.
Joey : Ils sont délicieux Pacey, je n’avais jamais mangé de pancakes aussi bons.
Doug : Enfin quelque chose que tu sais faire.
Joey sentit la colère monter en elle.
Joey : Ca suffit maintenant, Pacey est quelqu’un de bien, il est intelligent, c’est loin d’être un incapable et un imbécile. Dans cette famille les imbéciles sont ceux qui ne savent pas reconnaître le potentiel des autres. A cause de ta famille, il s’imagine qu’il ne pourra rien faire de sa vie, qu’il n’ira jamais à l’université. C’est loin d’être le cas, est ce que tu t’es interessé un tant soit peu à ses notes cette année, si c’était le cas tu te serais rendu compte qu’elles avaient augmenté, et qu’il était capable d’avoir des A. Mais bien sûr ce n’est pas le cas, c’est plus facile de dénigrer quelqu’un que de l’encourager.
Joey sortit de table, Doug ne savait plus quoi dire, il donna Alexander à Bessie et partit travailler sans un mot.
Bessie et Pacey étaient tous les deux à table. Pacey était encore étonné de la réaction de Joey, elle avait traité son frère d’imbécile et celui ci n’avait même pas répliqué.
Bessie : Tu sais Pacey, j’aime peut être ton frère mais ce n’est pas pour ça que j’approuve son comportement avec toi. Joey a raison tu es quelqu’un de bien, ton frère le sais aussi j’en suis sûre.
Pacey : Pas moi.
Bessie : Détrompes toi, depuis votre bagarre, il a commencé à se rendre compte de ses erreurs, je n’ai pas approuvé son comportement, mais quand on entend dire des autres que son frère et un imbécile on se met à penser la même chose sans chercher à connaître réellement cette personne. Je suis fière que tu sois l’ami de Joey, vous avez besoin l’un de l’autre bien plus que vous ne voulez le reconnaître.
lilis012 (11.03.2005 à 16:06)
Noël approchait à grand pas. Lorsque Doug venait Joey évitait de lui parler, Pacey avait beau lui dire qu’il avait l’habitude Joey ne l’écoutait pas. Elle était dans sa chambre quand quelqu’un frappa.
Joey : Tu peux entrer Bessie.
Doug : Ce n’est pas Bessie.
Joey : Qu’est ce que tu veux ?
Doug : Te parler.
Joey : Je n’ai rien à te dire.
Doug : Très bien alors écoute moi.
Joey : Tu as 5 minutes.
Doug : Je voulais te dire que tu avais raison, je ne suis qu’un imbécile de croire que mon frère est un incapable. Après notre « discussion » je suis allé voir le conseiller d’orientation du lycée, il m’a confirmé ce que tu m’as dit. Pacey a de bonnes notes et de grandes chances d’aller à l’université, bien sûr ce ne sera pas Yale ou Harvard. Tout ça c’est grâce à toi, alors je voulais te dire merci, merci de faire partie de sa vie. Tu m’as ouvert les yeux, à l’avenir je réfléchirais avant de parler.
Joey : Tu ne t’adresse pas à la bonne personne.
Doug : Je compte aller lui parler. Je ne veux pas que nous ayons de mauvaises relations, je tiens beaucoup à ta sœur, et si on ne s’entend pas ça ne sera pas facile.
Joey : Si tu changes de comportement avec Pacey, tout ira bien entre nous.
Doug : Je te le promets. Est ce que tu sais ou il est en ce moment ?
Joey : Cherche du côté de la marina.
Doug : Merci.
Doug suivit les conseils de Joey, il le trouva à la marina.
Doug : Joey m’a dit que je te trouvais là.
Pacey : Elle a consenti à te parler.
Doug : J’ai du lui promettre quelques petites choses et m’excuser.
Pacey : Elle n’est pas commode quand elle est colère, n’est ce pas ?
Doug : Pas vraiment non, mais elle sait ce qu’elle veut et elle y arrive. Vous vous connaissez bien tous les deux.
Pacey : Pourquoi cette question ?
Doug : Et bien, j’ai l’impression qu’entre toi et elle il y a plus que de l’amitié.
Pacey : Mêle toi de tes affaires ! Pourquoi tu es venu ici ?
Doug : Pour m’excuser de m’être comporter comme le roi des idiots durant toutes ces années. Papa t’a toujours traité d’imbécile, de bon à rien, je n’ai pas cherché à voir plus loin, à te connaître, je me rends compte aujourd’hui que c’était une erreur, j’aimerais que tu me pardonnes pour tout le mal que j’ai pu te faire. Tu es un garçon bien et Joey le sait, elle a su voir en toi ce que moi je n’ai jamais vu. Alors je voudrais qu’on recommence à zéro, qu’on oublie le passé et qu’on reparte sur de bonnes bases.
Pacey : Je ne sais pas quoi dire.
Doug : Je te laisse réfléchir.
Pacey : Non, attends, je crois que je peux te pardonner ton imbécillité. Il me faut juste un peu de temps pour que je m’habitue à cette situation. ET pour commencer notre nouvelle relation j’ai besoin de toi.
Pacey lui expliqua son projet.
Doug : C’est une très bonne idée.
Pacey : Doug, est ce que c’est Joey qui t’a fait prendre conscience de tes erreurs ?
Doug : C’est un sacré petit bout de femme, elle donnera du fil à retordre à celui qui tombera amoureux d’elle, à moins qu’il ne soit capable de maîtriser son comportement.
Pacey : Je ne pense pas qu’un tel homme existe.
Doug : Moi je crois que si, et il est à côté de moi.
Pacey : Je ne suis pas amoureux de Joey.
Doug : Réfléchis bien, quand tu heureux ou malheureux quelle est la première personne que tu vas voir, à qui tu penses en te levant et te couchant, pourquoi voudrais tu lui faire un tel cadeau ?
Pacey : Pour lui faire plaisir.
Doug : Non, pour voir son sourire illuminé son visage lorsqu’elle découvrira son cadeau, pour qu’elle te regarde avec des étoiles pleins les yeux. Tu l’aimes et elle t’aime également.
Le jour de Noël était arrivé, Joey dormait encore lorsqu’elle entendit quelqu’un l’appelait.
Pacey : Debout marmotte, il est l’heure d’ouvrir les cadeaux.
Joey : Tu ne devrais pas être dans ton lit ?
Pacey : Allez debout.
Joey : Ca va j’arrive.
Pacey retourna dans le salon, Joey arriva quelques minutes plus tard. Elle se frottait encore les yeux, soudain elle leva la tête et vit le plus bel arbre de Noël de toute sa vie, il était décoré, les cadeaux étaient sous le sapin, Bessie tenait Alexander dans ses bras, Doug était à ses côtés.
Pacey : Joyeux Noël Joey.
Doug avait raison, s’il avait voulu lui faire un tel cadeau c’était uniquement pour voir ses yeux brillaient. A voir le lueur qui scintillaient en ce moment dans ceux de Joey il constata avec joie que sa mission était accomplie.
Joey : Pacey c’est toi qui a fait ça ?
Pacey : C’est ton cadeau de Noël.
Joey : Ne bouge pas je reviens.
Joey courut dans sa chambre et prit sous son lit un cadeau.
Joey : Tiens c’est pour toi, j’ai pensé que ça te ferait plaisir, fais attention c’est fragile.
Pacey déballa délicatement son cadeau.
Pacey : C’est ce que je pense.
Joey acquiesca : Je me suis souvenue que maman gardait tous ses dessins dans une boîte, après sa mort, nous l’avons monté au grenier, j’y suis allée et je l’ai trouvé. Quand je l’ai vu j’ai tout de suite su que c’était celui-ci. Je l’ai ensuite apporter pour le faire encadrer.
Pacey : Merci Joey.
Bessie et Doug s’étaient rapprochés pour voir le cadeau.
Bessie : C’est un dessin de maman ?
Joey : Oui, il nous représente, Pacey, Dawson et moi, c’est un dessin auquel Pacey tient beaucoup.
Doug : Regardez il neige.
La neige s’était mis à tomber, elle ne cessa qu’en début d’après midi. Ils ouvrirent les cadeaux en profitant de ce moment de joie. En début d’après midi Pacey proposa de faire une bataille de boule de neige. Bessie et Doug capitulèrent rapidement. Pacey et Joey restèrent dehors. Pacey courait après Joey.
Pacey : Je t’aurais Potter, tu vas voir.
Joey : Tu peux toujours courir Witter.
Soudain Joey tomba, Pacey qui n’était pas loin, ne put l’éviter et tomba sur elle. Ils éclatèrent de rire. Ils cessèrent doucement de rire, Pacey était toujours sur Joey, il pouvait sentir son parfum. Il comprit à cet instant qu’il était amoureux d’elle. Ils se regardèrent silencieux, Joey avait son cœur qui battait la chamade. Pacey s’approcha doucement et l’embrassa. Joey répondit à son baiser. Pacey la regarda sans rien dire, il attendait sa réaction. Joey sourit et l’embrassa à son tour.
De la fenêtre de la cuisine, Doug et Bessie les observaient avec un sourire, s’embrasser dans la neige. Pacey prit de la neige et barbouilla la figure de Joey. Il se leva et partit en courant, Joey sur ses talons. Elle le rattrapa, elle brandit la boule de neige en l’air, mais au lieu de lui lancer, elle l’embrassa. Ils continuèrent ainsi à jouer toute l’après midi, comme les enfants qu’ils étaient lorsqu’ils avaient 10 ans.
FIN.
lilis012 (11.03.2005 à 16:07)
Chouette je vais être la première à te le dire : J'AI ADORE!!! Il est vraiment extra! Mais bon, ça c'est comme tous tes épisodes ;)
Continues de nous faire rever!!!
Bisous
Emilie
gwalic (11.03.2005 à 19:33)
Super !!!! c'est le seul mot qui me vient a la bouche en tout cas bravo car moi aussi j'ai vraiment adoré ton histoire.
Voili bisous !!!!
millouse (11.03.2005 à 20:49)