Joey et Pacey avaient réussi à quitter Capeside depuis un bon moment et profitaient du superbe week end : soleil, brise légère, personne pour leur faire des reproches, le calme quoi ! Enfin, le calme, c’est beaucoup dire lorsqu’il y a Joey dans les parages…heureusement elle s’était endormie à côté de la barre ce qui permit à Pacey de profiter du silence. Lui aussi venait de sombrer dans les bras de Morphée, non loin de Joey. Mais au bout de quelque minutes…
Pacey : Potter…(il lui secoue un peu l’épaule) Potter !...
Joey gardant les yeux fermés: quoi ?...
Pacey : je peux savoir ce que tu fais avec mon bras autour de tes épaules ?...
Joey calme car encore endormie : je dors ça se voit pas ?
Pacey : si, mais là ça me fait mal au bras, je peux même pas bouger, résultat ça m’a réveillé !
Joey : ben bouge alors !
Pacey enlève son bras ce qui fait tomber Joey sur le côté et la réveille pour de bon
Joey : je peux savoir pourquoi tu m’as poussé ???
Pacey : je t’ai pas poussé !!! j’ai retiré mon bras !!!
Joey : et que faisait ton bras autour de mes épaules ???
Pacey : c’est bien ce que je te demandais et tu m’as répondu sans vraiment te réveiller que je pouvais l’enlever !
Joey boudeuse: ouais…ben c’est malin parce que maintenant je suis mal installée, je pourrais pas me rendormir…
Pacey : dois je comprendre que t’étais bien dans mes bras ?
Joey : pousse pas le bouchon trop loin Witter !
Elle se lève et descend dans la cabine. Ce n’est qu’en remontant, parfaitement réveillée qu’elle s’aperçut que Pacey était torse nu.
Pacey : on peut savoir ce que tu regardes ?
Joey, toujours en le regardant : euh…rien.
Pacey : quoi ? Dis moi ? J’ai un coup de soleil ?
Joey : euh…non. (Puis reprenant son assurance) En fait j’avais pas remarqué que t’avais des poignées d’amour !
Pacey : quoi ??? Tu me traites de gros là ???
Joey : non ! Pas du tout ! Disons que tu as de quoi te tenir chaud c’est tout !
Pacey : et tu continues en plus !!! Non mais tu vas voir !!!
Il se lève, l’attrape par la taille et la jette à l’eau ! Elle n’eut pas le temps de réagir et ce n’est qu’une fois à l’eau qu’elle se mit à crier
Joey : Witter ! Tu vas le regretter !!!
Pacey : il faudrait déjà que tu puisses remonter !!
Joey : Pacey, sors l’échelle tout de suite ou je vais commettre un crime !
Pacey : d’abord, promet moi de ne pas te venger !
Joey : ben bien sûr ! Dans tes rêves !
Pacey : Joey ? Tu sens ça ? Une légère brise ! Je devrais hisser la grand voile, tu ne crois pas ?
Joey : tu m’abandonnes ici t’es mort !!!
Pacey : c’est bon, t’énerves pas ! Tu sais très bien que je ne le ferai pas ! Aller, grimpe ! (Il lui tendit la main, elle se hissa sur le bateau, la rage sur le visage…).
Elle se secoua à côté, espérant le mouiller un peu ainsi mais ça n’eut pas l’effet désiré, Pacey ne reçut que quelques gouttes.
Pacey : t’as décidé de ne plus m’adresser la parole ?
Joey : exacte !
Pacey : voyons Potter ! C’était pour rire !
Joey : nous n’avons pas le même sens de l’humour Witter ! Maintenant, tu permets ? Je vais me changer !
Pacey : ah oui ?...
Joey : n’y pense pas une seconde…si je vois un seul pied descendre dans la cabine, je te tue de retour à capeside !
Pacey : c’est bon, tout compte fait, je vais pêcher le dîner de ce soir…
Joey : sage décision…
Elle descend dans la cabine. Quelques minutes plus tard elle remonte en maillot de bain. Pacey ne peut s’empêcher de la regarder.
Joey : quoi ? Pourquoi tu me regardes comme ça ?
Pacey : non, non pour rien…tu ne vas pas attraper un coup de soleil comme ça ?
Joey : non puisque tu vas me mettre de la crème !
Pacey : c’est si gentiment demandé…aller, viens là, assis toi !
Elle s’exécute.
Pacey : on peut savoir ce que t’as dans les mains ?
Joey : ceci mon jeune ami est un livre !
Pacey : merci, j’avais remarqué ! Je peux savoir ce que tu lis ?
Joey : tu connais pas !
Pacey : dis toujours !
Joey : Hemingway, le vieil homme et la mer…
Pacey : mais je connais ! C’est le seul livre que j’ai lu !
Joey : sans rire !
Pacey : mais si je t’assure !
Joey, d’un air peu convaincu : mouais…
Pacey n’eut pas le temps de répondre que sa ligne pointa vers le fond
Pacey : notre dîner vient de mordre à l’hameçon ! C’est peut-être un espadon !
Joey : dans tes rêves Hemingway ! Si c’était le cas, ta petite ligne aurait cassé depuis longtemps !
Pacey : tu ne laisses donc jamais les gens rêver ?
Joey : pas quand ils se font de faux espoir…bon, tu nous le remontes ce poisson ?
Pacey : ça va, ça vient !!! Tiens, le voilà ! Tu l’assommes ?
Joey : je vais pas tuer un poisson !!!
Pacey : et comment tu veux le manger ?
Joey : Pacey, il est hors de question que je fasses quoique ce soit de ce poisson : ni que je le tue, ni que je le vide…mais je veux bien le cuire quand tu auras fait ta part de travail…
Pacey : c’est bon, j’ai compris. Ferme les yeux !
Joey s’exécuta
Pacey : c’est bon, tu peux les rouvir.
Joey : t’aurais pu éviter de mettre autant de sang à bord !
Pacey : les femmes ne sont jamais contentes…
Quelques minutes plus tard, Joey était aux fourneaux…enfin plutôt devant la seule poêle du bateau…
Pacey descendant en cabine : c’est bon tu t’en sors ?
Joey : oui ça va ! C’est bientôt prêt !
Pacey : bon, il est temps que je sorte ma surprise…
Joey : j’ai peur !...
Pacey : arrête une minute tu veux ? Et voilà ! Regarde ça ! (Il sort une bouteille de vin blanc)
Joey : mmmh du vin de Californie ! Ça va être un vrai festin !
Pacey : j’avais envie de faire quelque chose pour fêter comme nous le voulions notre amitié !
Joey : et bien mon cher Witter, vous avez eu une excellente idée ! Tu sors les assiettes en carton et les gobelets ?
Pacey : ça par contre ça ne fait pas très festin…
Joey : il faut savoir rester simple parfois…
Ils échangèrent un regard complice puis allèrent manger dehors.
Pacey : bon appétit miss Potter !
Joey : vous de même sir Witter !
Ils trinquèrent et apprécièrent ce moment. Le soir commençait à tomber. Ils avaient fini de manger et discutaient en regardant le soleil se coucher.
Pacey : Joey, t’as la chair de poule !
Joey : oui j’ai un peu froid !
Pacey : ben pourquoi tu ne vas pas chercher un pull ?
Joey : je suis bien, j’ai pas envie de bouger.
Pacey qui était appuyé sur une couverture la tira.
Pacey : viens là Potter.
Joey : quoi ?
Pacey : moi non plus j’ai pas envie de bouger et nous sommes tous les 2 en maillot de bain. Alors à moins que t’ailles nous chercher des pulls, je te propose de venir dans mes bras et on se partage la couverture…
Joey le regarda l’air méfiant.
Pacey : en tout bien tout honneur Potter…
Joey : adjugé ! Il manquerait plus que j’attrape la crève sur ce maudit rafiot !
Pacey : pardon ? T’as dit quelque chose là ?
Joey : j’ai dit avec plaisir, faut garder la forme sur un si beau bateau !
Pacey : j’aime mieux ça Potter…
Joey s’installa dans ses bras et ne s’attendait pas à s’y sentir aussi bien. Pacey appréciait de tenir son amie en l’entourant de ses bras, il se sentit un côté protecteur.
Joey : bon, c’est pas tout mais on fait quoi le soir sur un bateau ?
Pacey : j’ai bien une petite idée mais elle ne va sûrement pas te plaire…
Joey : non Pacey, il est hors de question de donner raison aux idées de Jen
Pacey : je t’avais dit que t’aimerai pas !
Joey : oh ! J’ai une idée !
Elle se leva brusquement et alla dans la cabine. Pacey pensa qu’elle allait en profiter pour chercher des pulls, ce qui était dommage car ils étaient bien installés tous les deux dans les bras l’un de l’autre…mais il se sortit vite cette idée de la tête tellement elle lui parut absurde. Joey revint, mais sans pull, uniquement avec son livre. Tout naturellement, elle revint vers Pacey.
Joey : je peux rester dans tes bras ?
Pacey : t’es pas allée chercher des pulls ?
Joey : j’y ai pensé mais un pull c’est pas pareil. (Puis imitant Jen) La chaleur humaine, y’a rien de telle !
Ils explosèrent de rire et Pacey lui ouvrit ses bras et sa couverture. Joey ouvrit le livre à la première page.
Pacey au dessus de son épaule : le vieil homme et la mer, Ernest Hemingway
Joey : tu commences à lire ?
Pacey : Potter, tu sais très bien que je n’aime pas lire…
Joey : faux ! Tu aimes ce livre et tu n’aimes pas lire en public. Là c’est différent, ce n’est que moi !
Pacey, devant les yeux de Joey qui reflétaient le ciel étoilé s’exécuta.
Pacey : «
il était une fois un vieil homme, tout seul dans son bateau qui pêchait au milieu du Gulf Stream. En 94 jours il n’avait pas pris un poisson. Les 80 premiers jours, un jeune garçon l’accompagnait ; mais au bout de ce temps, les parents du jeune garçon déclarèrent que le vieux était décidément et sans remède salao ce qui veut dire aussi guignard qu’on peut l’être. »
Puis au bout de quelques pages, Joey prit le livre. Ils passèrent ainsi un bon moment. Ils vécurent la grande pêche avec le vieux, sa lutte acharnée, son admiration pour le poisson.
Joey : «
tu veux ma mort, poisson, pensa le vieux. »
Pacey : je peux lire ce passage ? Je l’aime bien !
Joey, touchée que Pacey souhaite lire et lui faire découvrir à travers lui ce livre, lui tendit le livre. Pacey continua.
Pacey : «
tu veux ma mort, poisson, pensa le vieux. C’est ton droit. Camarade, je n’ai jamais rien vu de plus grand, ni de plus noble, ni de plus calme, ni de plus beau que toi. Allez, vas-y, tue moi. Ça m’est égal lequel de nous deux tue l’autre. Qu’est ce que je raconte ? pensa-t-il. Voilà que je déraille. Faut garder la tête froide. Garde la tête froide et endure ton mal comme un homme. Ou comme un poisson. »
Joey était bien dans les bras de son ami. Elle fermait les yeux une minute pour apprécier la façon dont Pacey racontait cette merveilleuse lutte du pêcheur contre lui-même et contre le poisson qu’il admirait. Mais elle ne pensait pas qu’elle serait bercée par les vagues autant que par la voix douce et chaude de Pacey juste à côté de son oreille. Elle s’endormit. Pacey continua tout de même à lire à voix basse, murmurant chaque mot dans l’oreille de Joey, comme pour lui révéler un secret. Même s’il savait qu’elle dormait, il savait qu’elle l’entendait. Puis à son tour il fut gagné par le sommeille et s’endormit, Joey dans ses bras.
passage écrit par suspect et jenny