DIMANCHE
Joey commençait à remuer doucement, ce qui réveilla Pacey.
Pacey : bonjour princesse !
Joey : qu’est ce que je fais là ?
Pacey : tu te débrouilles toujours pour t’endormir dans mes bras…
Joey : QUOI ????
Pacey, continuant : sauf que la prochaine fois, essaie de me faire dormir dans le lit parce que somnoler assis sans bouger l’épaule, c’est assez douloureux !
Joey pris le bras qui entourait ses épaules et le rendit à Pacey.
Joey : c’est mieux comme ça ?
Pacey : ahhhhhh ! Mais ça va pas ??? J’ai pas bougé le bras depuis 8h !!! Tu veux me briser l’épaule ?
Joey n’eut pas le temps de répondre, Bessie arrivait déjà…
Bessie : oh eh ! Les jeunes ! Il est 8h30 !!! On est dimanche !!! Alors votre scène de ménage, c’est dehors que vous allez la faire ou alors c’est en silence ! Bon, je retourne me coucher !
Joey : t’as vu ce que t’as fait ?
Pacey : ce que J’AI fait ???
Joey sourit : Tu verrais ta tête !!!
Pacey estomaqué : C’est charmant ça !! Mademoiselle me fait passer une nuit des plus inconfortable, elle manque de me déboîter l’épaule au réveil et me complimente aux aurores…
Joey : Ne fais pas ton bougon ça ne te va pas du tout…
Pacey prenant ses aises sur le canapé et faisant fi des remarques de la jeune fille : Deux sucres dans mon café et du sirop d’érable sur mes pane cake !!
Joey : Voilà le Witter comme on l’aime !!
Pacey relevant la tête : T’as pas bientôt fini ?
Joey riant aux éclats : J’adore te titiller au réveil tu cours toujours !!
Pacey se recouchant en mettant la couverture sur sa tête : Ouais, ouais, ouais… N’oublie pas : deux sucres…
Joey soupira et se dirigea vers la cuisine, elle ferma la porte et commença à confectionner le petit déjeuner…
C’est l’odeur de bacon qui réveilla Jack. Il ne lui fallu pas plus de quelques secondes pour arriver dans la cuisine et voir Grams chantonnant verser le thé dans sa tasse.
Grams : as-tu bien dormi Jack ?
Jack : comme un bébé !
Grams : ton ami dort toujours ?
Jack : oui mais avec cette odeur alléchante, il ne devrait pas tarder à descendre…
Jack avait un sourire jusqu’aux oreilles et regardait Grams avec des yeux plein d’insinuation…
Grams : d’accord mon garçon, je sais parfaitement ce que tu attends, mais saches que je ne répondrais à aucune de tes questions…
Jack, sur le ton de la confidence : voyons Grams ! Nous sommes tous les 2 ! Vous savez bien que vous pouvez tout me dire ! Et puis je vous promet que je ne vous ferais pas la moral…enfin moins que Jen vous l’aurait fait si c’était elle qui vous avait surpris avec un homme
Grams : Robert n’est qu’un ami.
Jack : voyez vous ça ?...
Grams : oh je t’en prie Jack ! À mon âge…
Jack : je vous écoute ! À votre âge…
Grams : que vas-tu imaginer…
Jack ouvrit la bouche pour répondre
Grams : non ! abstiens toi de répondre finalement…
Jack : si ce n’est qu’un ami, pourquoi ne pas nous en avoir parlé ? Je suis persuadé que cette histoire intéresserait beaucoup votre petite fille…
Grams : si je n’en ai pas parlé, c’est parce qu’il n’y a rien à raconter…
Jack : oh moi ce que j’en dis…
Grams : je l’ai rencontré à la messe.
Jack : évidement, où auriez vous pu le rencontrer ...
Grams : il m’a invité à prendre le thé, il est charmant et nous nous entendons très bien, voilà tout ce qu’il y a à en dire…
Sur ces mots Tobby fit son apparition.
Tobby : est-ce bien une odeur de bacon qui envahit toute la maison ?
Grams : parfaitement mon garçon ! Assieds toi. Veux tu du thé ?
Tobby : volontiers !
Jack vola un baiser à Tobby lorsque Grams leur tourna le dos
Grams : alors les garçons, qu’avez-vous prévu aujourd’hui ?
Jack : et bien comme hier la pluie nous a surpris, je crois qu’on va remettre à plus tard notre idée de camping…
Tobby : on pourrait aller se promener en ville…pourquoi pas aller au cinéma ?
Jack : mouais…
Grams : Jack !!!
Jack : je veux dire « oui »…
Grams : c’est mieux…
Jack : mais moi j’irai bien faire du hockey plutôt…
Tobby : je n’ai jamais fait de patin à glace…
Jack : je te montrerai !
Grams : faites attention à ne rien vous casser.
Tobby : vous avez raison, c’est bien trop risqué…
Jack, à voix basse : trouillard…
Tobby : mais pas du tout !!! Seulement je pense que le cinéma, c’est une meilleure idée !
Grams : vous n’aurez qu’à y aller ce soir !
Jack : et que faites vous aujourd’hui Grams ?
Grams, faisant demi tour pour remettre les oeufs dans le frigidaire : je dois voir un ami…
Jack : Robert ???
Grams : oui…
Jack : c’est un ami que vous voyez souvent on dirait…
Grams : oh je t’en prie ! Tu vois tes amis tous les jours et je ne fais pas de telles insinuations !
Tobby : et qu’est ce qu’il y a de mal à ce que ta grand-mère voit un ami ?
Jack : rien…pour l’instant !
Jack se mit à rire en se moquant gentiment de Grams.
Grams : et bien Jack, je t’ai trouvé une occupation…au lieu de te moquer de moi, tu vas me préparer une tarte car j’ai invité Robert à prendre le thé…
Jack : ça me va…et toi Tobby ?
Tobby : aucun problème ! Et puis ça nous laissera le temps d’aller nous promener !
Grams : c’est parfait ! Les garçons je vous laisse, j’ai des courses à faire…ne faites pas de bêtises en mon absence !
Jack, en se moquant d’elle toujours gentiment : ça vous va bien de dire ça !
Grams, en sortant : ah la jeunesse…
Pacey sortait de la salle de bain, toujours torse nu.
Joey : Witter, tu pourrais pas finir de t’habiller avant de sortir de la salle de bain ?
Pacey : la vue de mon torse irrésistible te troublerait-elle Potter ?
Joey : tu n’as rien d’irrésistible…
Pacey, semblant être vexé : soit ! Alors quel est le programme de la journée ?
Joey : j’avais pensé à un pique nique ?
Pacey : super ! Mais ça c’est ce midi…donc ce matin ?
Joey : euh….
Pacey : quoi euh !!!!!! Qu’est ce que tu sous entends, tu as ce genre d’idées ???
Joey : oh mais tu vas arrêter avec ce « heu » !!!!!
Pacey : mais c’est toi qui y as fait allusion !!!
Joey : non, moi je réfléchissais ! Je ne parlais pas de notre « heuuu » !!!
Pacey, enfilant son t-shirt : oh pardon !
Joey : bref…je suppose que tu n’as pas envie de revoir mes amis ?
Pacey : ça dépend lesquels !?
Joey : Kathy et Chris sont occupés, mais Charly n’a rien à faire…
Pacey : mais tu n’as pas besoin de ma permission pour voir ton copain !
Joey : mais !
Pacey : non ne réponds pas…c’est bon…on fait ce que tu veux…
Voyant que la présence de Charly risquait de gâcher la dernière journée de Pacey, Joey préféra laisser tomber.
Joey : très bien ! Alors…on peut aller faire de la barque sur le lac, près de là où j’envisageais de t’emmener pique niquer…
Pacey : la barque te manque tellement ? Tu es consciente qu’elle ne te mènera pas jusqu’à chez Dawson ?!
Joey : ah ah, très drôle Witter
Pacey : on pourrait aller faire un basket
Joey : je suis nulle au basket !
Pacey : je pourrais t’apprendre !
Joey : pourquoi pas…
Pacey : mauvaise idée parce qu’il fait beau et donc on va transpirer et par conséquent il faudrait repasser ici pour prendre une douche avant de pique niquer, ça ferait perdre du temps et comme j’ai mon train tout à l’heure…
Joey : tout juste…alors ?
Pacey : alors, tu vas me montrer si tu as perdu de l’entraînement à la rame !
Joey : oh mais je n’ai rien perdu du tout ! Je rame très bien !
Pacey : et bien si tu n’as pas fait de progrès depuis ton départ de Capeside, je suis pas prêt d’avoir mon train !
Joey : mais t’as pas un peu fini !!!
Pacey, faussement sincère : excuse moi…
Joey : alors on y va ?
Pacey la regardant des pieds à la tête : Je suis prêt MOI !!
Joey : oh ! Mais !
Pacey : commence pas à râler Potter sinon t’auras pas de glace au dessert !
Joey croisa les bras, fit la moue, et Pacey lui prit les épaules pour lui faire faire demi tour.
Pacey : la porte est droit devant, quelle chance, hein ?…et j’ai déjà les réserves pour le pique nique dans mon sac…aller, en route !
Joey : comment tu fais pour me mettre en boite dès le matin !!!
Pacey : ça représente des années d’expérience Potter…je t’apprendrais si t’es sage…
Joey : bon, on y va sinon je sens que je vais commettre un meurtre…
Pacey : et perdre la seule occasion de renifler l’air de Capeside ?
Joey : oh ça va hein !
A Boston, un autre couple se réveillait…
Dawson : bien dormi mon cœur ?
Jen : avec toi à côté qui n’a fait que de bouger ?
Dawson : désolé…
Jen : c’est pas grave…je sais que tu n’as pas fermé l’œil alors je ne peux pas t’en vouloir…
Dawson : on fait quoi avant d’aller voir Spielberg ?
Jen : on pourrait aller visiter un peu la ville !
Dawson, sans avoir écouté la réponse : et s’il n’aime pas mon script ? Oh je crois que je ne le supporterais pas…
Jen : je vais prendre une douche…
Dawson : et si il me démoli ? Mon rêve s’écroulerait, ça c’est sûr…
Jen, déjà dans la salle de bain : oui oui !
Dawson resta allongé, dans ses pensées, alors que Jen était sortie de la salle de bain et s’était déjà habillée.
Jen : ben t’es pas encore prêt ?
Dawson : pourquoi, on fait quoi ?
Jen : on va faire un tour en ville ! Visiter un peu !!!
Dawson : très bien, je suis prêt dans 5 minutes !
Jen : c’est ça !...mieux vaut tard que jamais…
Dawson fonça dans la salle de bain.
Jen : il est trop mimi…
Jen prit le téléphone pour appeler Jack mais au dernier moment elle se souvint qu’il était en camping et composa donc le numéro de Joey…2 sonneries…3 sonneries…
Jen : aller, décroche… (Après plusieurs sonneries) bon, personne…je rappellerai tout à l’heure…
Elle décida d’appeler Grams.
Jen : allo ?
Jack: Jen?
Jen: Jack?
Jack: ben oui!
Jen: mais qu’est ce que tu fais là?
Jack : il a plu donc on a décidé de se rapatrier chez Grams hier soir au lieu de subir une inondation.
Jen : oh…
Jack : t’avais quelque chose d’important à dire parce que Grams est partie faire des courses et avec Tobey nous…
Jen : c’est bon, je vois, profitez de la maison vide…
Jack : sinon, tout se passe bien ?
Jen : oui je te raconterai plus tard !
Jack : ok ! Salut !
Jen : salut !
Sur le plan d’eau à Providence…
Joey : je t’en pris Pacey !
Pacey : non ! T’as voulu aller aussi loin, maintenant tu nous ramènes !
Joey : mais j’ai plus de force !
Pacey : et tes années d’expériences ?
Joey : c’est bon ! Je capitule ! T’as gagné ! T’avais raison, je sais pas ramer ! J’ai surestimé mes capacités !!! Ça te va ?
Pacey : c’est bon, tu me fais pitié, passe moi les rames…
Joey, s’écroulant dans la barque : merci !
Pacey : oh t’inquiètes pas ! Je fais ça parce que je meurs de faim et vu la vitesse à laquelle tu rames, on est pas prêt d’arriver !!!
Joey : Pace ?
Pacey : oui ?
Joey : il est où le déjeuner ?
Pacey : dans mon sac à dos.
Joey : et où est ton sac à dos ?
Pacey : là où tu l’as mis pourquoi ?
Joey : parce que je n’ai pas ton sac à dos !!!
Pacey : quoi ???
Joey : je me souviens de le voir sur le ponton, à côté des barques, et puis j’ai pris les rames…
Pacey : t’es pas en train d’insinuer que t’as oublié notre déjeuner à quai !!!
Joey, avec un regard gêné : si…
Pacey : mais c’est pas possible ! On peut même pas pêcher ici !
Joey : c’est pas grave, on retourne à la maison se faire des sandwich !
Pacey : ouai…ben dans ce cas, je vais peut-être commencer à ramer plus énergiquement…
Joey : je n’osai pas te le demander…
Pour seule réponse Pacey lui sourit en soupirant.
Tobey, sortant brusquement la tête des draps : t’as pas entendu une porte ?
Jack, sortant à son tour la tête de sous les draps : non…pourquoi ?
Tobey : je suis sûr d’avoir entendu du bruit !!!
Jack : c’est pas possible !!! Elle vient de partir !!! Depuis quand est-elle devenue super mamie ?!!
Tobey : tu sais…l’amour donne des ailes !
Jack : oh non ! Commence pas ! C’est pas parce que je la charrie à ce sujet que je suis capable d’en entendre parler de cette façon !
Tobey : parce que tu crois qu’ils ne font que jouer à la belote ?
Jack : je t’ai dit de ne pas parler de Grams comme ça !...c’est tout simplement…écoeurant !!!
Tobey : mais c’est un être humain !
Jack : oui…qui restera asexuée dans mon esprit !
Tobey : cette fois ci j’ai définitivement entendu une porte claquer…
Une voix en bas des escaliers : Jack ?...tu es là ?
Jack : une minute Grams ! J’arrive tout de suite !
Jack sauta dans son jeans et enfila un t-shirt en passant la porte précipitamment…quand Tobey lui envoya ses chaussures…c’est à cloche pied qu’il arriva près de l’escalier…Il perdit l’équilibre sur la première marche…mais Tobey le rattrapa par le t-shirt.
Jack : oui Grams ?
Grams : non, rien ! Je me demandais juste s’il y avait quelqu’un ! J’ai ramené les provisions pour la tarte…vous êtes toujours d’accord pour m’aider ?
Jack : oui bien sûr !...j’arrive tout de suite !
Grams s’éloigna vers la cuisine alors que Jack s’assit en haut des escaliers et prit sa tête dans ses mains en soufflant…
Jack : Grams est devenue super mamie !...
Tobey le sourire jusqu’aux oreilles : je te l’avais dit…l’Amour…
Jack : oh non !...bon on descend avant que je ne visualise la scène…
Tobey : eux deux…sur la table…le jeu de carte étalé…
Jack : mais t’as pas bientôt fini ?
Grams, en bas des escaliers : fini quoi ?
Jack et Tobey se regardèrent…
Jack : euh…non, rien d’important…
Grams : parfait ! Essayez de ne pas transformer ma cuisine en champ de bataille…
Tobey : je ne vois pas comment nous pourrions faire ça en préparant un gâteau !
Grams : oh ! Avec Jack…plus rien ne m’étonne !
Elle tourna les talons sans que Jack n’ait eu le temps de répliquer…
Joey arrivant en courant sur le ponton : bon, et bien c’est sûr, on déjeune à la maison !
Pacey : on peut toujours demander à celui qui loue les barques !
Joey : Pacey ! Nous ne sommes pas à Capeside ici ! T’oublies un sac, surtout plein de nourritures, tu peux être sûr de ne pas le retrouver !
Pacey : tu ne fais donc plus confiance en la bonté humaine ?
Joey : je n’ai jamais cru en la bonté humaine…
Pacey : certes ! Mais je vais tout de même demander au charmant monsieur…
Joey suit Pacey jusqu’à la cabine du propriétaire des barques.
Pacey : excusez moi monsieur…euh…charmante demoiselle…je m’appelle Pacey !
Jeune fille, lui serrant la main : Mary
Pacey : enchanté Mary !
Joey se racla la gorge…
Pacey : oh et permet moi de te présenter une amie, Joséphine !
Mary : Joséphine ?
Joey : appelle moi simplement Joey…je veux pas être impolie mais t’aurais pas vu un sac abandonné par hasard ?
Mary : si bien sûr ! Mon père l’a laissé de côté…c’est un sac avec un pique nique c’est bien ça ?
Pacey : tout à fait ! Au fait, tu fais une pause bientôt ?
Mary : pourquoi ?
Joey : Pacey, je peux te parler ???
Pacey, à Mary : excuse moi une seconde…
Joey : dis moi que tu n’as pas l’intention de l’inviter à pique niquer avec nous…
Pacey : pourquoi ?
Joey : alors passer la journée avec un de mes amis ça ne te plait pas, mais supporter une inconnue pour le déjeuner ça te pose pas de problèmes ?...
Pacey, l’air faussement charmeur : j’avais jamais fait attention, mais tu es particulièrement belle quand tu t’énerves…tu as cette petite ride entre les deux yeux…
Joey : j’ai pas de ride !!! Et arrête ça tout de suite ou je t’abandonne ici et tu te débrouilles !!!
Pacey regarda la cabine avec Mary, replongea son regard dans celui de Joey qui avait les bras croisés et tapait du pied…
Pacey : c’est bon Pan Pan, on y va…mais sois bien consciente du sacrifice que ça représente…
Joey : j’en ai bien conscience…
Pacey, à Mary : je suis désolé, nous devons y aller…
Mary : très bien, voilà votre sac.
Pacey : tu vas me trouver direct mais…peut-être que je pourrais t’appeler un jour, un soir, un moment…
Mary : c’est gentil mais je suis fiancée…
Pacey : évidement…dans ce cas, je te souhaite une vie heureuse !...
Mary : merci.
Joey, à Pacey : c’est bon ? T’as fini de t’humilier ? On peut y aller ?
Mary : oui, je pense qu’il a fini !
Joey : au revoir Mary !
Pacey : au revoir !
Mary : au revoir et bon appétit !
Jen et Dawson étaient maintenant devant l’hôtel de Spielberg.
Dawson regardant la bâtisse un peu angoissé : Voilà c’est là…
Jen pleine d’enthousiasme ouvrait déjà la porte : Allez !! Après toi !!
Dawson restait figé sur place : Jen, je n’y arriverai pas…
Jen venant à lui et l’entraînant à sa suite : Dawson Leery tu as rendez vous avec ton avenir alors ne réfléchis pas !!
Dawson la suivit à l’intérieur et pris les choses en main dès qu’ils furent dans le hall de l’hôtel ce qui surpris agréablement Jen : il était déterminé !!
Après confirmation de leur rendez vous à l’accueil, on leur indiqua l’étage ainsi que le numéro d’une suite et Dawson s’y rendit à grandes enjambées…
Jen trottinant à ses côtés : Tu as bien fait de mettre cette chemise !!
Dawson s’arrêta devant La porte, il se tourna, sourit et Jen comprit à l’instant qu’il y croyait vraiment.
Il frappa et entra sans attendre la réponse, une assistante un peu surprise les questionna.
L’assistante : Ah oui j’ai vaguement entendu parler de ça… Asseyez vous il ne va pas tarder !!
Jen semblait un peu désarçonnée mais Dawson s’installa confortablement.
Jen murmurant à l’adresse de Dawson : Tu crois pas que…
Dawson l’interrompant : Le chemin sera semé d’embûches…
Pour le coup Jen en resta coi et se tue en attendant. Spielberg arriva deux minutes plus tard entouré d’une troupe d’assistants qui portaient des dossiers et autres cartons. Lorsque Spielberg aperçu les deux « novices » il vint les saluer.
Spielberg : J’espérais bien vous trouver là !!
Dawson : J’attends ça depuis si longtemps…
Jen le regarda et serra la main de Spielberg en approuvant : Oh oui depuis si longtemps si vous saviez ?
Spielberg sur le ton de la confidence : Je me doute bien mademoiselle de plus si il n’avait pas été aussi impatient il aurait coordonné sa chemise à son pantalon…
Jen resta sans voix et Dawson encaissa en riant.
Spielberg les invitant à s’asseoir : Je vous en prie (il leur désigna deux chaises en face de lui sur une table gigantesque à laquelle ses assistants étaient déjà installés).
Il consulta le dossier qu’on venait de lui transmettre, le referma et soupira avant de s’adresser à Dawson…
Spielberg : J’ai fait lire ton script à toute mon équipe ici présente (Jen les dévisagea tour à tour alors que Dawson fixait Spielberg en attente de son appréciation)
Spielberg : Des histoires d’adolescent j’en ai à la pelle… Certes celle-ci est particulière mais les personnages sont trop lisses Dawson…
Dawson : Vous les voudriez plus agressifs…
Un assistant : C’est très novateur en ce moment !
Spielberg le regarda un tantinet agacé : Le cadre également Dawson ; la province c’est dépassé également ; les jeunes rêvent de bruit, de mouvement…
Un assistant : Oui la petite maison dans la prairie a vécu…
Spielberg reprit : Ce que je veux t’expliquer c’est que l’histoire est très bien mais il faut revoir tout le contexte avec des personnages d’aujourd’hui… Tu as écrit ça en pensant à quel acteur ?
Dawson le visage fermé : C’est ma vie ça !!
Un assistant : Tu ne vas pas me faire croire que des ados parlent de cette façon ?
Dawson le fusillant du regard : Justement c’est ce qui fait la différence avec ce qui se fait actuellement… Ca n’est pas vendeur c’est ça ??
Spielberg semblait déçu : Mon équipe n’a pas été séduite Dawson…
Dawson serra les dents et se leva : C’est dommage Monsieur Spielberg mais cette « fable » comme vous semblez la cataloguer j’y crois moi !!
Jen se mettant à ses côtés : Nous y croyons !!
Spielberg essayant de calmer le jeu : Je veux bien prendre quelques idées : la fille qui se rend dans la chambre du garçon pour regarder des films ou celle qui arrive de New York qui s’assagit trop vite mais pour le reste… Les garçons pitres et rêveurs c’est dépassé…et puis comment croire qu’un garçon, seul dans une chambre avec une fille n’essaierait rien !
Dawson : Vous vous trompez j’en suis persuadé !! Cette histoire est empreinte de romantisme et c’est ce que les jeunes recherchent sous des apparences agressives… Vous verrez !!
Et sur ces mots il quitte la salle les laissant là. Jen ne le quitte pas d’un pouce et une fois dans le couloir l’arrête enfin.
Jen stoppant Dawson : Tu te rends compte de ce que tu as fait là !!
Dawson levant les yeux : Pas trop non…
Jen fit demi tour, rouvrit la porte, repris le script des mains de Spielberg avec un grand sourire, referma la porte et reprit sa conversation avec Dawson comme si elle ne l’avait pas quitté une seconde.
Jen : Dawson !! Tu as envoyé paître Spielberg !! Ton idole !!
Dawson : Mon idole qui voulait remanier tout mon script pour que ce soit racoleur…
Jen jetant un coup d’œil à la porte qu’il venait de claquer : Enfin, ils l’ont lu…
Dawson passant un bras autour des épaules de Jen pour l’entraîner vers la sortie : Lui l’a lu pour les autres je n’en suis pas certain…
Jen : j’arrive pas à y croire…quand les autres vont savoir ça ! Dawson Leery : celui qui dit « non » à Spielberg !
Dawson : et dire que durant des années il était mon Dieu…Jamais dans ses films il n’a eu besoin de faire appel au sexe pour l’audimat…et là !
Jen : les temps changent…les téléspectateurs évoluent et il faut s’adapter…même lui a besoin de faire des entrées au cinéma !
Dawson : oui mais !...
Jen : il n’y a pas de mais Dawson ! Un jour tu réaliseras ton film et tu lui montreras qu’il avait tord !
Dawson : oui !
Jen et Dawson, bras dessus, bras dessous, repartirent de l’hôtel auquel ils avaient volé toutes ses étoiles aux vues de leurs yeux brillants.
Jack avait les mains dans le récipient et malaxait la pâte…
Jack : nan mais y’a que Grams pour vouloir faire sa pâte elle-même !...c’est pas croyable !
Tobey : pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué, c’est ça ?
Jack : exactement ! (Faisant une grimace) en plus ça colle ce machin, j’en ai plein les mains…
Tobey : Jack, l’incarnation du parfait cuisinier…
Jack : et à quoi sert le surgelé à ton avis !!!
Tobey : t’es désespérant parfois…
Jack : attend, t’as de la farine sur le nez…
Sortant ses mains de la mixture, Jack s’approche de Tobey…qui se retrouve avec de la pâte sur le nez
Tobey : t’as raison, c’est beaucoup mieux comme ça !!!
Jack, riant aux éclats en replongeant ses mains pour continuer à malaxer la pâte : tu verrais ta tête mon vieux !
Tobey : ah ouais ?!!! Attends voir !
Tobey plongea les mains dans la farine pour les étaler sur le visage de Jack…Ce dernier tenta de s’éloigner mais ses mains étaient coincées dans la pâte…
Tobey : uhg ! Désormais tu t’appelleras peau blanche !
Jack : ah ouais grand chef ! Attend voir…
Il sortit ses mains pleines de pâte et les plongea à son tour dans la farine…Puis les étala sur la tête de Tobey…
Jack : je te baptise vieil homme sage aux cheveux gris !
Tobey : oh c’est pas vrai !!!
Tobey, sans réfléchir, prit l’œuf qu’il avait à portée de main et l’écrasa sur la tête de Jack…
Jack : t’as pas osé !
Tobey : faut croire que si !
Jack se précipita sur le sac de farine, Tobey fut aussi rapide que lui…Chacun tirait le sac pour faire lâcher l’autre lorsque Grams arriva.
Grams : mais qu’est ce qui se passe ici ? Je vous entends du salon !
Chacun des garçons profita de cette arrivée pour tirer plus fort…et le sac explosa…un nuage blanc envahit toute la cuisine…Lorsqu’il se dissipa les garçons découvrirent la grand-mère, les yeux fermés, couverte de farine des pieds à la tête… Jack ne pus retenir son fou rire qui fut contagieux et Tobey ne fut pas long à rire aux éclats à son tour…
Grams ouvrit les yeux calmement, les regarda, se passa la main sur le visage, puis devant l’étonnement partagé des garçons, elle ouvrit d’un coup brusque un autre sachet de farine et la substance blanche vola en éclat recouvrant ainsi la cuisine.
Pacey, installant le pique nique : Jo…faut qu’on parle.
Joey, manquant de s’étrangler : quoi ???
Pacey : oui, juste le temps du déjeuner mettons nos sarcasmes de côtés et parlons franchement.
Joey, s’installant par terre : très bien, je t’écoute.
Pacey, s’asseyant à son tour en tailleur : parlons à cœur ouvert d’accord ?
Joey : aucun problème !
Pacey : alors, comment va la princesse dans son royaume ?
Joey : et bien…malgré le fait que je sois loin d’être une princesse…je ne peux pas me plaindre de ce royaume. J’ai rêvé tellement longtemps de m’échapper de capeside.
Pacey : c’est notre rêve à tous
Joey : ça fait une drôle d’impression d’atteindre un but…après on ne sait plus trop à quoi rêver
Pacey : ton but ultime n’était pas l’université ?
Joey : si ! Mais pour m’éloigner de Capeside ! Maintenant que j’y suis arrivée, il m’arrive de repenser à la période où je rêvais d’être ailleurs
Pacey : l’herbe est toujours plus verte dans le pré du voisin…
Joey : qu’est ce que t’entend par là ?
Pacey : et bien que maintenant que tu as tout ce que tu rêvais d’avoir, tu te demandes si tu n’avais pas déjà tout ça avant. Tu te demandes si tu avais besoin de partir si loin pour être heureuse.
Joey, après un temps : oui, c’est un peu ça…
Pacey : je peux te donner un conseil ?
Joey : si j’ai appris une chose en te connaissant, c’est que tes conseils sont parfois difficiles à entendre mais souvent justes…
Pacey, après un sourire : laisse toi le temps de t’adapter avant de regretter. Tu viens de tourner la page de 16 ans de ta vie, c’est normal de te sentir nostalgique.
Joey : tu as sans doute raison
Pacey : et puis tu commences à te faire une vie ici ! Même si tu ne choisis pas les meilleurs éléments pour construire ton entourage, je suis persuadé qu’ils ont tous des points positifs
Joey : j’ai bien entendu « tous » ?
Pacey : mouis…bon…certains cachent bien leurs bons côtés mais leur cas n’est peut-être pas totalement désespéré…
Joey : merci Pacey
Pacey : je n’ai pas fait grand-chose
Joey : si ! Tu me redonnes le courage dont j’ai besoin à chaque fois que je commence à me démoraliser
Pacey : c’est la place d’un ami, non ?
Joey : tu veux que je te dise ? Je suis heureuse que tu sois venu seul
Pacey, avec un petit sourire taquin : ah oui ?...
Joey : ça nous a permis de retrouver notre complicité capesidienne…avec les autres nous aurions du nous justifier du ton amical de nos échanges verbaux
Pacey : je vais devoir faire un compte rendu détaillé à mon retour
Joey : je n’en doute pas ! Bélinda ne va pas te faire de cadeau…
Pacey : je ne m’inquiète pas pour ça…c’est plutôt Jen que je crains…
Joey : et bien finalement, je vois le bon côté d’habiter ici !
Pacey : tu vois ! Je te l’avais dit ! Et plus le temps passera et plus tu ne verras que des avantages.
Jen : c’est bon ? On a rien oublié ?
Dawson : je crois pas…oublie pas tes lunettes de soleil !
Jen : ah oui, t’as raison.
Dawson : le taxi a dit qu’il serait là à quelle heure ?
Jen : j’ai pas appelé le taxi, je me suis dit qu’à Boston, on pourrait prendre le métro pour aller à la gare tout de même !
Dawson : très bien, alors je te suis…
Jen : t’inquiètes pas, je suis quasiment née dans le métro, on arrivera à temps pour notre train…
Dawson : oh mais je ne m’inquiète pas…
Jen : pourquoi je n’arrive pas à te croire ?...
Dawson : parce que je n’ai jamais su mentir…
Jen : la confiance règne ! Je te promets qu’on aura notre train !
Dawson : et si on le rate ?
Jen : on le ratera pas…à moins que tu continues à ergoter pour rien…
Dawson, refermant la porte de la chambre : très bien…alors puisqu’on aura notre train, ça signifie qu’on pourra peut-être aller au cinéma en rentrant ?
Jen : cette escapade bostonienne ne t’a pas dégoûté du 7ème art ?
Dawson : pas le moins du monde !
Jen : alors qu’y a-t-il de beau à voir à Capeside ?
Dawson : je n’en ai pas la moindre idée…mais j’ai envie de salles obscures…
Jen, en l’embrassant : si ce n’est que ça, je connais des tas de chambres obscures…
Dawson : on verra ça plus tard…pour l’instant on a un train à prendre…
Jen : on y va, on y va…
Dans la cuisine de Grams, Jack, Tobey et Grams se tenaient le ventre en se tordant de rire. Puis, après ce long fou rire interminable…
Grams : bon, les garçons, nettoyez moi ça avant que mon ami n’arrive. Après je vous libère, vous pourrez aller au cinéma.
Jack : ok Grams
Tobey : pas de problèmes madame
Jack et Tobey se mirent au travail alors que la sonnerie retentit
Grams : bon et bien je ne le ferai pas venir en cuisine…nous prendrons le thé dans le salon (elle emporta un plateau avec tasses et théière)
Jack, toujours taquin : oui, vous y serez plus tranquille…
Grams : Jack…tes sous entendus ne sont pas appropriés
Jack : oh mais je ne faisais aucun sous entendus !
Après une demi heure, la cuisine avait enfin retrouvé son allure habituelle
Jack : beau travail !
Tobey : on va au ciné ?
Jack : d’accord, je vais juste prévenir Grams
Jack et Tobey se dirigèrent vers le salon lorsque Jack s’arrêta net devant la porte
Jack, après s’être raclé la gorge : excusez moi Grams, vous avez comme des lèvres collées aux votre…
Grams sursauta et se retourna : Jack !
Jack, avec un grand sourire fier de lui : c’est moi !
Grams : euh…tu te souviens de mon ami Robert ?
Jack : comment aurais-je pu l’oublier… (avec son sourire toujours collé au lèvres)
Tobey : bonjour Monsieur
Robert : bonjour les garçons
Tobey : nous venions vous dire que nous partons au cinéma.
Robert : quelle bonne idée
Grams : qu’allez vous voir ?
Jack : oh ! Ils repassent Casablanca au Rialto
Grams : un véritable chef d’œuvre…
Robert : pourquoi ne les accompagnerions nous pas ?
Jack manqua de s’étrangler
Robert : enfin si notre présence ne vous dérange pas !
Tobey : non, bien sûr que non !
Robert : Evelyn ?
Grams : oui…oui bien sûr ! je vais prendre mon sac.
Jack : j’ai oublié quelque chose je reviens !
Jack suivit Grams dans le couloir.
Jack, reprenant en cœur : voyons Jack, que vas-tu imaginer, Robert n’est qu’un ami ! Jack, tes sous entendus ne sont pas appropriés…
Grams, regardant Jack avec complicité : ne ratons pas la séance…
Robert et Tobey : vous êtes prêts ?
Grams et Jack : oui !
Grams : allons y…
Jack et Tobey marchaient devant.
Jack : ça promet d’être amusant…
Tobey : heureusement que Jen est encore à Boston…
Jack : Robert serait en plein interrogatoire…
Un peu derrière.
Robert : ça ne les dérange pas que nous nous joignions à eux ?
Grams : mais non voyons !
Robert : ça fait tant d’années que je n’ai pas vu ce film !
Jack et Tobey arrivèrent un peu avant l’autre couple devant le cinéma. Tobey était en train de raconter une histoire lorsque Jack s’arrêta, bouche bée à quelques pas du cinéma.
Jack : Jen ??? Dawson ? Que faites vous là ?