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l'abandon

Série : Dawson's Creek
Création : 21.03.2005 à 09h45
Auteur : jenny 
Statut : Terminée

« écrit par polly, paceyjoers, jenny avec 1bon grain de sel de caprice mais à cause d'1 chute d'inspiration, nous avons besoin 2 votre aide! (il faudrait que P et J finissent juste amis pour c » jenny 

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Après le déjeuner, Bélinda se préparait pour l’entraînement des pompons girls. Elle était donc dans les vestiaires avec Jen, qui pour une fois aurait voulu croire en Dieu pour le prier que Bélinda ne lui parle pas…
Bélinda : salut Jennifer.
Jen soupirant en refermant son casier : Pitié Jen !! Appelle moi Jen !
Bélinda : très bien Jen. Je me demandais si tu voulais qu’on aille prendre un café après l’entraînement ?
Jen regarda autour d’elle pour être sûre que c’était à elle que s’adressait cette invitation, et aussi pour être sûre que personne ne la voit avec Bélinda…
Jen, bafouillant : euh…bff…pourquoi pas…mais pourquoi tu tiens à ce qu’on se parle ? C’est vrai, Pacey n’est pas là !
Bélinda : que tu le crois ou non j’aimerai vous connaître car Pacey est quelqu’un de bien et je crois que j’aimerais rester avec lui. Par conséquent, je fais des efforts.
Jen : et bien c’est très louable à toi de faire des efforts, mais c’est très difficile de changer, je parle en connaissance de cause…
Bélinda : et pourquoi voudrais-tu que je change ?
Jen : tu es bien consciente que nous sommes totalement différentes, pour ne pas dire opposées…je veux dire par nos croyances, nos principes…j’irai même jusqu’à dire notre moral !
Bélinda : et pourquoi ce serait à moi de changer ? Et pas à vous ?
Jen : déjà on est plus nombreux, donc c’est la majorité qui l’emporte
Bélinda : puf ! Tu parles d’un argument !
Jen : et puis nos principes sont plus justes que les tiens !
Bélinda : ah oui ? C’est pas un peu dictatorial de penser ça ?...
Jen, bouche bée…Bélinda avait raison et elle ne savait pas quoi répondre à ça…de quel droit et sur quels critères elle affirmait que ses principes étaient plus justes que ceux de Bélinda ? Elle n’en revenait pas…elle allait devoir s’incliner devant Bélinda pour cette bataille…mais elle ne gagnerait pas la guerre…parce que maintenant c’était sur, la guerre était déclarée…Jen n’aimait pas que quelqu’un d’autre ait le dernier mot…
Jen : très bien…j’admets que tu as raison sur ce point…mais je peux te poser une question ?
Bélinda : vas y toujours.
Jen : voilà, admettons que nous changeons tous pour arriver à nous entendre avec toi…comment tu veux changer Jack ?
Bélinda : oh mais pour les cas désespérés, je ne perds pas de temps…tu sais c’est comme les choses qui te ralentissent, je les laisse sur le bord de la route…
Jen : et plus clairement, tu sous entends quoi ?
Bélinda : que lorsque Pacey verra enfin plus clair sur ses amis, il arrêtera de lui-même de voir Jack tout d’abord, puis chacun d’entre vous…
Jen : ah tu crois ça ?
Pacey, caché à la porte depuis le début en attendant Bélinda avait tout entendu et décida d’intervenir : ah oui tu crois ça ?
Bélinda : Pacey mon cœur, t’es là depuis longtemps ?
Pacey : un bon moment !
Jen, ne sachant pas ce qu’il avait entendu précisément : Pacey je vais t’expliquer, on essayait de faire connaissance et nous échangions donc notre point de vue sur différents sujets…
Bélinda : oui Jen a tout à fait raison !
Pacey : c’est très gentil à Jen de couvrir cette discussion parce qu’elle m’avait promis de faire des efforts mais j’ai entendu assez de choses pour avoir les idées claires…
Jen, tout à coup d’assez bonne humeur voyant que Pacey était de son côté : bon courage Bélinda…Tu vas en avoir besoin ma belle !!
Pacey : Bélinda, il faut que je te parle.
Il lui prit la main et sortit des vestiaires… Jen resta là, elle avait presque pitié pour Bélinda tout à coup…se faire houspiller par Pacey qui normalement est assez calme et doux, ça devait pas être agréable…puis reprenant les idées claires en se remémorant la conversation, elle conclut en resserrant l’élastique de ses couettes : « j’aime avoir le dernier mot… »

Pacey, très remonté : non mais de quel droit tu te crois capable de vouloir me changer ! Capable de vouloir changer mes amis !!!
Bélinda : mais t’es bien conscient qu’il va falloir des changements pour que ça fonctionne nous deux !
Pacey : après ce que tu m’as dit hier, je croyais que tu étais prête à faire des efforts !
Bélinda : j’ai parlé à tes amis que je sache !
Pacey, dégoûté par l’attitude de Bélinda : mais où est passée la fille d’hier soir ?
Bélinda : elle est juste devant toi Pacey !
Pacey : oui, j’en ai bien peur ! Bélinda, cette fois écoute moi bien, je ne le redirai pas !!! C’est fini ! Ton comportement me dégoûte ! Comment tu peux penser ce que je viens d’entendre ?
Bélinda : voyons Pacey ! On ne peut pas être populaire en étant ami avec des loosers et encore moins avec Jack McPhee !
Pacey : mais la popularité, y’a que ça qui t’intéresse ???
Bélinda : Pacey, je suis chef des pom pom girls ! Mon image est très importante ! Je ne peux pas me permettre de traîner avec n’importe qui !
Pacey : et moi je suis Pacey Witter, simplement moi-même, et je ne peux pas me permettre de traîner avec n’importe qui…mais moi je ne fais pas ça pour mon image, mais pour pouvoir me regarder dans le miroir chaque jour sans avoir envie de vomir…
Il lui tourna le dos et Bélinda resta figé sur place. Jen sortit des vestiaires à ce moment et vit Bélinda en larmes. Elle eut un élan de sympathie mais n’alla pas la voir, elle retrouva Pacey.

Jen : ça va ?
Pacey : mais comment j’ai pu être aussi stupide et aveugle !
Jen : tu as réalisé un rêve de jeunesse ! Tu es sorti avec la chef des pom pom girls et tous les mecs t’ont envié…ne regrette pas.
Pacey : mais comment j’ai pu croire qu’elle était différente ! Hier soir elle n’était pas cette fille si superficielle, si…je trouve même pas de mot !
Jen, taquine : le vocabulaire n’a jamais été ton fort…
Pacey : comment j’ai pu craquer pour une fille pareille ?
Jen : l’amour est aveugle, sourd…et très très bête.
Cette réplique réussit à faire rire les deux amis puis Jen se mit face à lui et le regarda dans les yeux.
Jen : Pacey, tu trouveras une fille bien. Une fille avec qui tu te sentiras plus fort et vulnérable à la fois. Une fille qui te fera voir le monde différemment. Une fille pour laquelle tu seras prêt à déplacer des montagnes car son amour te donnera des papillons dans le ventre qui te donneront une force incroyable d’affronter la vie. Une fille qui t’écoutera et te soutiendra et pour qui tu voudras faire la même chose. Une fille qui te regardera et ne verra pas Pacey Witter, le meilleur ami ou Pacey le rigolo, mais simplement Pacey Witter, plein de qualités et de défauts, mais une personne extraordinaire. Avec elle tu te sentiras spécial et tu la feras se sentir unique.
Pacey : merci Jen.
Jen : mais de rien…
Pacey, reprenant le ton léger habituel de l’incrédulité : Dawson te fait vraiment ressentir ces choses là ?
Jen : Pacey !!! J’essayais d’être sérieuse !
Pacey, explosant de rire : excuse moi…
Jen : mais pour répondre à ta question, oui Dawson me fait ressentir tout ça.
Pacey : très bien…il faut que je rentre, encore merci.
Jen : mais de rien beau brun !
Elle tourna les talons et se dirigea vers l’entraînement.

jenny  (31.05.2005 à 12:14)
Dans les couloirs du lycée de Providence, après le déjeuner.
Joey : Charly, je peux savoir pourquoi tu tiens vraiment à m’accompagner jusqu’à mon cours ?
Charly : pour être sûr qu’il ne t’arrive rien…
Katie : moi qui te prenait pour un homme sans cœur…
Chris : lâchez le un peu…il est amoureux !
Fou rire général
Joey : et bien si c’est le cas, je te plains Charly car tu n’as aucune chance…
Charly : tout d’abord miss Joséphine Potter, je ne suis pas amoureux mais charmé…et deuxièmement toutes les filles disent ça…mais y’en a qui finissent par craquer !
Joey : et bien au risque de te décevoir…je ne ferais pas partie de ces filles là…alors tu ferais bien de te rendre à l’évidence et d’accepter l’amitié que je t’offre…
Charly : très bien…je m’incline…
Joey : Je peux rentrer dans ma salle?
Charly : holà ! Pas si vite ! Ce n’était pas un rendez vous nous boirons ce café à un mètre l’un de l’autre ! dans le fond ça ne change pas grand chose…
Joey : Si ce n’est qu’à moins d’un mètre je gifle !!!
Charly, à Katie et Chris : au fait, vous faites quoi vous ?
Katie : une soirée en amoureux
Chris : avec une promenade au clair de lune
Katie : une nuit agréable…
Chris : en fait mes parents partent en week end donc ce soir la maison est vide mais dès demain y’a ma sœur et mon beau frère qui viennent…
Katie : donc on profite de la soirée
Chris : et de la maison
Katie : pour être tous les deux…
Joey : ça m’a l’air d’être une bonne soirée en perspective !
Charly : on peut en faire de même si tu le souhaites Joey…
Joey : j’aimerai bien !...mais non merci ! Charly, ne joue pas dans la cour des grands tu risquerais de te faire piétiner et tu oublies que je dois être à la gare pour récupérer mon ami Pacey
Charly : Ah ouais… c’est bon, j’arrête…tu comprends Joey, j’ai tout de suite senti que je te faisais de l’effet et ça m’a mis mal à l’aise, je préférerais qu’on soit ami…j’espère que tu comprends !
Joey : voyez vous ça…
Chris : décidément, Charly me fera rire chaque jour un peu plus !
Katie : prêt à tout pour garder sa fierté !
Joey, gardant son sérieux malgré le comique de la situation : ça me fait énormément de peine ce que tu me dis là Charly…mais je vais prendre sur moi et accepter de n’être que ton amie…il me restera toujours mes fantasmes !
Charly : qu.. .qu…quoi ?
Devant la réaction de Charly, tout le petit groupe ne pus empêcher un fou rire général…les cours seraient finis dans une heure, la semaine était derrière eux, ils étaient libres et heureux de traîner ensemble…



Jack, croisant Pacey après les cours : je peux savoir ce qui te rend si heureux ?
Pacey : mon jeune ami, sens tu cette douce atmosphère ?
Jack : euh…non !
Pacey : la liberté vieux frère ! La liberté !
Jen, arrivant comme toujours par derrière : ah tu lui as dit pour Bélinda ?
Jack : quoi ?
Jen : oups…une autre gaffe !
Dawson arrivant à son tour : quelle gaffe ?
Jen : et double gaffe !
Pacey : c’est fini avec Bélinda.
Un ange passa et Pacey regarda à tour de rôle chacun de ses amis qui ne savaient pas comment réagir.
Jack rompit le silence : mais pourtant à l’instant tu parlais de la liberté avec enthousiasme !
Pacey : oui c’est le week-end ! Enfin l’heure du repos a sonné ! Et puis c’est moi qui ai mis fin à ma relation avec miss pom pom girl !
Jen : si vous aviez entendu la conversation !!!
Pacey : parce que tu l’as entendu ?
Jen : oh ! euh…non, non mais j’imagine bien ce que t’as pu lui dire !
Dawson : la curiosité de miss Lindley…
Jack : à qui le dis-tu !
Jen : hé ! je suis là au cas où vous l’auriez oublié !
Pacey : veuillez m’excuser mais j’ai des choses à faire moi !
Dawson : oui file ! et embrasse Joey pour moi !
Jen : oh t’inquiète pas pour ça ! je suis sûre qu’il n’oubliera pas !
Pacey : ahah, très drôle ! si je n’étais pas pressé, j’aurai eu une longue discussion avec toi mais ça attendra !
Jack : passe un bon week-end ! à plus!

Pacey profita d’être seul sur le chemin du retour pour téléphoner à Providence.
Pacey : allo Bessie ?
Bessie : Pacey ! Ne me dis pas que tu ne viens pas toi aussi !
Pacey : pas exactement, Joey est là ?
Bessie : non ! Figure toi que ma petite sœur sortait avec un dénommé Charly après les cours !
Pacey : ah !...bon…et tu sais si elle tient à ce que je vienne malgré l’absence de tous les autres ?
Bessie : mais oui quelle question ! elle est impatiente que t’arrives !
Pacey : bon, j’appelais juste pour savoir si ce n’était pas annulé…
Bessie : t’arrives toujours à la même heure ?
Pacey : oui ! D’ailleurs il faut que je me dépêche de faire mon sac…
Bessie : oh les garçons mettent toujours beaucoup moins de temps que nous à faire leur sac…
Pacey : ça serait difficile de faire pire !
Bessie : je vois que tu ne perds pas ton côté comique ! ça va faire du bien à Providence ! on se voit tout à l’heure !
Pacey : oui à tout à l’heure !

jenny  (31.05.2005 à 12:16)
Joey : Charly, je peux savoir où tu m’emmènes ? je croyais qu’on allait juste boire un café ?
Charly : tu connais la définition d’une surprise ?
Joey : je te préviens, si tu me prépares un sale coup, tu risques de le regretter …
Charly : quand est-ce que tu mettras ton animosité de côté ?
Joey : sûrement quand tu seras curé…
Charly : c’est charmant !...bon on arrive bientôt…j’espère que mon idée te plaira…c’est bon, enlève ton bandeau !
Joey : nan mais je rêve !
Charly : c’était une mauvaise idée tu trouves ça atrocement ringard ?
Joey : une expo d’art moderne ! Mais j’adore l’art ! Je ne peux jamais voir d’exposition parce que Capeside c’est trop petit donc rien n’y est organisé !
Charly : donc ça te plait ?
Joey : c’est une très belle surprise…qui valait le coup de traverser la rue pleine de voitures avec un bandeau…
Charly : ouais enfin c’est pas comme si je t’avais laissé te faire écraser !
Joey : bon, on entre parce qu’après je devrais aller chercher…
Charly : Pacey à la gare, tu ne me l’avais pas rappelé depuis au moins 5 bonnes minutes…
Joey : excuse moi… (gagnée par l’enthousiasme elle lui prend la main et l’entraîne à l’exposition)

A capeside, Jen et Dawson était dans la chambre de ce dernier.
Jen : la Terre appelle Dawson !!! Dawson tu me reçois ?
Dawson : excuse moi…tu disais ?
Jen : rien de passionnant à priori…
Dawson : si tout ce que tu dis est passionnant, mais je pensais juste à ce week-end…
Jen : ça va bien se passer…
Dawson : je voudrais que ce soit mémorable…c’est sans doute le moment le plus important de ma vie…
Jen : et ça le sera, je n’en ai pas le moindre doute…
Dawson, sortant sa caméra : tu permets que je filme nos préparatifs et tout le week-end ?
Jen : tu sais que je déteste être devant la caméra, ça me rend complètement débile, je dis n’importe quoi et je suis empotée…
Dawson : mais non tu es parfaite…dis bonjour à la caméra !
Jen : bonjour caméra ! et bienvenue pour un week-end intitulé « à la rencontre de Spielberg »…
Dawson ne s’arrête pas de filmer malgré le silence de Jen
Jen : ben quoi ? tu veux que je fasse le clip de acte 1 scène 1 ?...(elle frappe dans ses mains) acte 1 scène 1, la remise en question de Dawson et ses problèmes métaphysiques à propos de sa rencontre avec son idole…coupez !!!
Dawson : très bien j’arrête…
Jen : t’as pas entendu du bruit ?
Dawson : oh c’est sûrement un nouvel acte dans la tragédie romantique du couple Leery…
Ils descendent voir ce qui se passe au salon… Gail et Mitch s’embrassent sur le canapé…
Dawson : maman !!!!!!!
Gail se rajustant : Dawson ! Que fais tu ici ?
Dawson : j’habite ici !!!
Mich : bonjour Jen
Jen un sourire moqueur aux lèvres : monsieur Leery, madame Leery…
Gail : Dawson, il faut qu’on parle…
Jen : je vais préparer mon sac…et Grams doit se demander ce que je fais depuis la fin des cours…
Dawson : je viens avec toi, je n’ai aucune envie de vous parler…vous faites ce que vous voulez, mais par pitié, laissez moi en dehors de ça !
Mich : Dawson, reste…s’il te plait…
Dawson : très bien… (à Jen) je te rejoins plus tard…
Jen : au revoir !
Gail : ce que tu viens de voir
Dawson : est ce que je vois tous les jours depuis ma naissance…
Mich : les circonstances…
Dawson : les circonstances sont peut-être différentes mais je n’en ai rien à faire ! J’ai décidé de vivre ma vie sans me soucier de vos réconciliations ou de vos disputes…
Gail : mais Dawson !...
Dawson : quoi ? Vous alliez m’annoncer que vous venez de signer un traité de paix ? Et jusqu’à quand ? Demain ? Dans une semaine ? Dans un mois ? Vous savez quoi ? Vivez votre vie et laissez moi vivre la mienne !
Sur ces paroles, Dawson quitta les lieux.
Gail : je ne crois pas qu’il soit choqué plus que ça que tu ré emménages ici…
Mich : après tout c’est pas plus mal…
Ils reprirent où Dawson et Jen les avaient interrompus.

Jen arriva chez elle et trouva Grams dans la cuisine.
Grams : Jennifer, j’ai fait un peu de thé, voudrais tu te joindre à moi ?
Jen : volontiers grand-mère…avant de me plonger dans mes affaires pour en sortir de quoi faire mon sac…
Grams: ce week-end avec Dawson…
Jen : par pitié Grams, ne te lances pas dans un sermon sur la sexualité à l’adolescence, Dawson n’est pas le garçon que tu imagines…
Grams : Jennifer cesse d’être constamment sur la défensive à chaque fois que je t’adresse la parole !
Jen : tu n’allais pas me sermonner ?
Grams : j’ai remarqué ton évolution et à quel point tu semblais épanouie depuis que Dawson faisait parti de ta vie. Je t’ai vu mûrir et prendre confiance en toi et désormais j’ai confiance en tes choix et en ton jugement. Le simple fait que Dawson Leery t’apporte cet équilibre qui te rend si resplendissante me laisse penser que c’est un garçon très bien. Et tout ce que je voulais te dire à propos de ce week-end était d’en profiter, de t’amuser et de passer un bon moment.
Jen qui avait fini sa tasse de thé et s’était levée : vas y, dis le ! je sais que tu en meurs d’envie !
Grams : mais…je…appelle moi pour me dire si tout se passe bien !
Jen : oui Grand-mère, je t’adore…je vais ouvrir à Dawson, il vient m’aider à faire mon sac.
Grams : invite le à dîner !
Jen : avec plaisir Grams !

passage de caprice et jenny

jenny  (31.05.2005 à 12:18)
Doug accompagnait Pacey à la gare de Capeside.
Doug : Ne casse pas ta pantoufle de verre !!
Pacey dans ses songes : Hein ???
Doug souriant et arrêtant la voiture : Rien !! (désignant la gare) Tu y es p’tit frère… Amuse toi bien ce week-end avec cette sale gamine !!!
Pacey saisissant l’allusion : Ouais… Merci Doug !!
Il descendit de voiture, Doug fit demi-tour et lui lança : Reviens entier !!!!
Pour toute réponse Pacey leva la main en signe d’acquiescement. C’est sereinement qu’il s’installa dans le train pour Providence et Pacey affichait un sourire conquérant. Mais au fur et à mesure que le train s’éloignait de Capeside, le jeune homme se plongeait dans ses pensées. Il se remémorait son escapade en mer une semaine auparavant …il était en train de préparer son sac. Le week-end dernier il s’était rapproché de Joey au milieu de l’océan mais tout s’était enchaîné bien trop vite. Le départ de Joey, la remise en question de leur amitié, leur baiser qu’ils n’avaient pas éclairci, puis sa relation avec Bélinda et la discussion avec Joey aboutissant sur leur accord d’être amis. Oui il allait voir Joey, sa nouvelle amie, sa nouvelle confidente. Mais elle était actuellement avec ce Charly…avait-il envie de prendre la place de confident et d’entendre Joey lui raconter sa relation naissante avec le garçon de Providence ? À cette pensée il était clair qu’il n’apprécierait pas, même s’il n’était pas capable de dire pourquoi…mais après un long moment de réflexion il conclut que l’amitié de Joey était ce qu’il y avait de mieux dans sa vie actuellement et que pour rien au monde il ne mettrait cette relation en danger. Si elle appréciait Charly, c’est que ça devait être un mec bien et il était impatient de le connaître. Oui il voulait voir à quoi ressemblait la vie de Joey loin de Capeside, ce qu’elle devenait. Elle devait s’épanouir dans cette ville, bien plus grande, elle devait être heureuse et aurait plein de choses à lui raconter. C’est avec impatience qu’il aperçut déjà la ville de Providence à l’horizon…dans quelques minutes le week-end commencerait vraiment. Dans quelques minutes il retrouverait son amie Joey…son amie…quelle drôle de pensée ! Il y a à peine quelques semaines cette fille lui semblait insupportable et voilà qu’après avoir appris à la connaître un peu mieux, il pensait à elle en tant qu’amie…le chauffeur du train annonça « mesdames et messieurs dans quelques instants nous arriverons à la gare de Providence…Providence 2 minutes d’arrêt ».

Pendant ce temps Joey paniquait à l’idée d’être en retard à la gare. Charly et elle avaient traîné longtemps à la galerie et la connaissance de Joey en art avait conquis Charly. Joey ne s’était pas montrée sarcastique comme à son habitude, mais attentive aux interrogations de Charly et patiente dans ses explications. Elle était heureuse de partager son intérêt avec Charly et le temps était passé bien plus vite qu’elle ne pensait. Elle avait déboulé chez elle pour se changer et poser ses affaires.
Bessie essayant de garder son calme : Il t’a dit dix huit heures trente ou dix neuf heures ??
Joey se prenant la tête : Je ne sais plus !!! Si Doug l’emmenait c’était dix huit heures trente sinon dix neuf heures et quelques !!!
Bessie regardant sa montre : Joey ! Joey ! Joey ! Tu ne vas pas le faire attendre quand même !!
Joey saisissant le poignet de sa sœur pour vérifier l’heure : Oh mon dieu Bessie prête-moi la camionnette !!
Bessie : Non mais ça va pas !!!
Joey suppliante : Bessiiiiie je t’en priiiiie !!!
Bessie capitulant : C’est bien parce que je veux accueillir Pacey comme il se doit !
Joey décrocha aussi vite que l’éclair les clés et disparu en hurlant dans les escaliers : Merciiiiiiii !!!

Le train arriva en gare, lorsque les portes s’ouvrirent Pacey laissa la foule s’évacuer avant de prendre son sac et de sortir à son tour…
Pacey soufflant en abordant le quai : A nous deux miss Potter !!!

De son coté Joey se gara un peu n’importe comment et fila sans prendre le temps de fermer la camionnette.
Joey fixant la grosse horloge : Ooooh j’ai au moins cinq minutes de retard !!
Elle dévala les marches et courut pour arriver sur le quai encore noir de monde, elle se mettait sur la pointe des pieds pour essayer de le voir arriver hélas sans grand succès. Elle se décida à arpenter le quai à sa recherche en bousculant les retardataires.
Joey : Pardon !! Pardon !! Excusez-moi !! Pardon !!
Quand d’un seul coup elle se cogna sans ménagement à une armoire à glace qui la saisit par le bras avant qu’elle ne s’étale de tout son long sur le quai.
Joey : Aïe !! (se redressant) Pardon ! Je suis en retard !!
Armoire à glace : Tu devrais te déguiser en lapin blanc !!
Joey reconnu de suite la voix enfin cette voix : Witter !!! J’en étais sûre !!
Pacey lui souriant : Joey aux pays des merveilles je présume ?
Joey l’embrassant chaleureusement : J’ai crû être en retard !!
Pacey vérifiant sa montre : Tu l’es très chère mais te connaissant j’avais pris mes dispositions pour ne pas être à l’heure non plus…
Joey perplexe : Tu as tiré le signal d’alarme à l’avant dernière gare ?
Pacey : Non je t’ai imité !!
Joey roulant des yeux : Alors là je ne vois absolument pas ce que tu veux dire…
Pacey éclata de rire devant la mauvaise foi évidente de la jeune fille.
Joey souriant franchement : J’suis quand même très heureuse que tu sois là Witter.
Pacey : Moi aussi ma belle ! Moi aussi…
Joey s’avança et respira Pacey.
Pacey surpris : Joey ? Qu’est ce qui t’arrive ? Aaaah mon parfum te rend dingue c’est ça ?
Joey : Rêve Witter !! Tu emportes avec toi un peu de cette odeur caractéristique de Capeside…
Pacey : Serais-tu un brin nostalgique Joey ?
Joey se ressaisissant : Moi ? Jamais de la vie c’était juste que…
Pacey : Ouais juste que quoi ?
Joey éludant la question : Rejoignons la voiture je suis mal garée !!
Pacey la suivit dans les dédales de la gare jusqu’au parking.
Pacey constatant : Ca pour être mal garée !!! Heureusement que mon père ne sévit pas dans le coin sinon tu aurais été bonne pour une contravention et de sacrées remontrances !!
Joey maugréant en s’installant derrière le volant : Oui je sais mais cette fichue marche arrière…
Pacey prenant place à son tour : Et je ne crois pas que Bessie apprécierait de savoir sa camionnette ouverte…
Joey : J’étais en retard !!!
Pacey : Soit !! Allez en route !! Pour ta gouverne c’est toujours tout droit la sortie !! (Avec un grand sourire) Quelle chance non ?
Joey peinant sur le frein à main : Ouais quelle chance…

jenny  (18.06.2005 à 23:01)
Ils arrivèrent sans encombre jusqu’à l’appartement où résidaient à présent les sœurs Potter.
Bessie se précipitant à la rencontre de Pacey : Pacey enfin !! J’ai bien cru que ma sœur t’aurait fait attendre !
Pacey regardant Joey : Elle l’a fait rassure toi elle l’a fait !! Toujours fidèle à ses habitudes !!
Joey : Oh mais quel hypocrite il n’a pas attendu plus que ça !!
Bessie : Et la camionnette ???
Joey resta sans voix, Pacey en profita : Alors là nickel je dois dire que c’est une championne (il adressa un clin d’œil à Joey qui s’empourprait un peu). Bon sauf en marche arrière mais à part ça vraiment un sans faute !!
Bessie soupçonnant quelque chose : Comment ça sauf la marche arrière ?
Pacey dissipant son angoisse en lui prenant le bras et l’entraînant vers ce qui semblait être le salon : rassure-toi Bessie s’il y avait eu le moindre doute concernant la fiabilité de ta sœur au volant j’aurais conduit…
Il jeta un grand sourire à Joey au-dessus de l’épaule de Bessie.
Bessie : Tu me rassures Pacey !! Mais je t’en prie je manque à tous mes devoirs ; tu dois avoir faim ? Nous allons passer à table dans un instant !! (S’adressant à Joey) tu installeras le canapé du salon et tu mettras ses affaires dans ta chambre!! (à Pacey) Ca ne te dérange pas tu comprends nous ne sommes pas encore très bien installés…
Pacey : A la guerre comme à la guerre…
Joey un tantinet nerveuse : Bon, si je comprends bien je dois faire tout le travail moi !!
Pacey : Oh je me ferais tout petit ne t’inquiète pas !!! Et puis heureusement qu’il y a le canapé sinon tu aurais du me laisser ton lit…
Joey croisant les bras en le regardant d’un air malicieux : J’aime bien quand tu dis ça parce que j’ai l’impression d’avoir échappé de justesse à un allé direct pour dormir dans la baignoire…
Pacey sur le même air : Je n’osais pas te le proposer mais si tu insistes…
Joey : Hum… Allez arrive ici « envahisseur » !! Tu veux « téléphone maison » peut être avant non ?
Pacey la désignant du doigt : Très drôle Potter !! Continue je sens que le week-end va être mémorable !!
Joey : Mais il le sera j’ai prévu pleins de trucs !!
Pacey : Ah oui comme quoi ?
Joey sur le ton de la confidence : Tu verras bien… Mais je ne te dis que ça…
Pacey : Joey s’il te plait !! Ne me laisse pas dans l’expectative !!
Joey : Non, ça ne sera plus une surprise sinon…
Pacey bombant le torse : Ah oui tu voulais me faire une surprise ?
Joey rougissante : T’emballe pas non plus hein !! Tu es mon invité et je sais recevoir voilà tout…
Pacey coupant court à la conversation : Alors dans ces conditions tu ne vois aucun inconvénient à dormir sur le canapé ?
Joey ouvrant la porte de sa chambre : Nous en rediscuterons en attendant fais comme chez t… Heu non en fait vaut mieux que tu fasses comme chez moi !!
Pacey applaudissant : De mieux en mieux Potter !! (Admirant la chambre de Joey aux murs roses) A ce que je vois tu as toujours aussi bon goût…
Joey : Je t’en prie nous n’avons pas encore eu le temps de faire quelques petits aménagements…
Pacey : Oh mais ceux là sont parfaits !! Je t’en prie Joey je connais bien ton p’tit cœur de midinette et je ne m’étonnerais pas de trouver ton journal intime sous ton oreiller…
Joey rougit.
Pacey s’en apercevant : J’ai gagné ?
Joey gênée : Dans ma table de chevet…
Pacey s’esclaffa : Joey Potter le garçon manqué de Capeside dans une chambre rose et tenant un journal intime !!!!
Joey menaçante : Répète un peu ça à Capeside et tu verras de quel bois je m’chauffe !!
Pacey se calmant difficilement et admirant les deux tables de chevet aux bords du lit : Alors celle de gauche ou de droite ?
Joey : Comment ça ?
Pacey : Ben la table de chevet qui recèle le fameux « trésor » ?
Joey lui martelant le torse : Tu vas arrêter dis ?
Pacey lui saisissant les mains : Ok ! Ok ! J’arrête !!
Au même instant ils réalisèrent que la situation devenait un peu gênante, Joey se dégagea des mains de Pacey et fixa le sol, quant à Pacey il se passa la main dans les cheveux pour reprendre une constance…
Joey et Pacey en même temps : Au fait tu…
Pacey : Hum… (lui faisant signe de continuer) Je t’en prie…
Joey : t’as passé une bonne semaine ?
Pacey (oubliant de mentionner sa rupture avec Bélinda) : c’était le paradis…toute une semaine sans tes sarcasmes…
Joey : Pacey…ce n’est pas toi qui me parlais d’amitié récemment ?
Pacey : tout juste.

Bessie vint frapper à la porte et l’ouvrit d’autorité.
Bessie : Dites les enfants j’ai pensé que vous auriez des tonnes de choses à vous raconter ce soir alors j’en ai profité pour laisser Alexander chez Mme Lee et je vais rejoindre Bodie… Il y a des trucs froids dans le frigo…
Joey : Et on peut savoir à quelle heure vous comptez rentrer ?
Bessie : Pas trop tard ; nous travaillons demain Bodie et moi…
Joey regarda Pacey qui acquiesça.
Pacey : Du moment qu’il y a de la pizza dans le frigo !!
Joey le désignant à sa sœur : Tu l’as entendu ?
Bessie : Si seulement nous n’en avions eu que des comme lui au temps du Bed and Breakfast…
Une ombre imperceptible passa sur le visage de Joey que seul Pacey devina…

Après le départ de Bessie et d’Alexander, Joey et Pacey s’installèrent dans le salon.
Pacey : On se fait une soirée vidéo ?
Joey : Oui mais ce n’est pas tout à fait pareil sans Dawson… Si on les appelait ?
Pacey : Ils doivent attendre que ça, tu penses, demain c’est LE grand jour !!
Joey faisant le numéro : … Oui quelle chance ils ont !! (au téléphone) Dawson !! Devine qui c’est ? … Non !! Mais je ne désespère pas un jour de lui ressembler !!… Oui, il est là !! (regardant Pacey) Oui entier… Pour le moment !!
Joey mit le haut-parleur et Pacey put profiter de la conversation.
Joey : Tu es tout seul ?
Dawson : Oui je ne tenais pas en place ; Jen a préféré passer une bonne nuit !!
Joey : Comme je la comprends…
Pacey : Je vais l’envier ces prochaines nuits !!
Dawson : Nous lirons les faits divers lorsque nous rentrerons !!
Joey vexée : On ne retrouvera jamais son corps…
Pacey : Qu’est ce que je t’avais dit ?
Dawson : Tu ne nous en veux pas Joey ?
Joey malicieuse : Ben si quand même !! En plus je vais devoir faire de la place pour l’excuse que vous m’avez envoyée…
Dawson : On se fera pardonner Joey !! Promis !
Pacey : Envoyez-lui des bouteilles d’air de Capeside !!
Dawson : Des bouteilles d’air ?
Pacey : Tu ne devineras jamais ce à quoi j’ai eu le droit en arrivant ?
Joey le poussant de l’appareil : N’importe quoi Witter !! Il délire Dawson !!
Dawson : Raconte Pacey !!
Joey l’empêchait de répondre en lui appliquant sa main sur la bouche : Il peut plus parler…
Dawson : Joey…
Pacey retirant la main de Joey mais la gardant dans la sienne : Elle m’a respiré en fermant les yeux mon vieux !!
Dawson : Ben quel accueil !!
Pacey plutôt fier de lui : Je fais souvent cet effet là !!
Joey : Tu parles c’est son déodorant qui flanche oui !!
Pacey : Elle m’a dit que j’apportais un peu de Capeside avec moi !!
Dawson : On te manque tant que ça Joey ?
Joey un peu gênée : Mais non c’est encore un délire de Pacey ; tu le connais pourtant !!
Pacey : Il n’empêche je vais recompter mes chaussettes avant de partir…
Joey vexée : Très drôle Witter !!
Dawson : Je vois que votre week-end commence bien !! Vous avez prévu quoi ?
Joey : Ben je me demandais si j’optais pour une arme blanche ou à feu et si je découpais le corps ou si je le noyais ?
Dawson : Tu vas assassiner le digne représentant de notre bonne vieille ville de Capeside que tu chéris tant et que tu essayes de retrouver par tous les moyens ?
Joey : Tu as raison Dawson je vais l’empoisonner et l’embaumer !!
Pacey : Tu vois elle est sous le charme !!
Dawson riait : Allez vous deux ; passez un bon week-end !! Jen vous appellera sûrement dimanche après notre escapade…
Joey : J’y compte bien !! Amusez-vous bien également et passe le bonjour à tes parents ainsi qu’à Jack et Tobbey.
Joey raccrocha en soupirant.
Pacey la prenant amicalement dans ses bras : Allez ça ira au pire tu es de retour là bas pour les prochaines vacances !!
Joey : Oui… Dans 73 jours…
Pacey la regardant attentivement : C’en est à ce point là !!
Joey se dégageant : Non !! (se voulant rassurante) Et puis tu vas faire connaissance de mes nouveaux amis…
Pacey : Ah ben oui je vais pouvoir leur donner mes recommandations…
Joey souriant : Il y a tout d’abord Kathy et Chris ; LE couple idoine par excellence… Elle ; grande, brune, intelligente, raffinée, cultivée, un savoir vivre certain et lui son homologue au masculin. Enfin le vilain p’tit canard, j’ai nommé Charly arrogant, drôle à en mourir, cynique, un tantinet retors mais excellent guitariste et plein de surprises…
Pacey songeur : Bessie m’en a parlé…
Joey surprise : Bessie ?
Pacey évasif : Oui au téléphone…
Joey : Ah bon… Tu feras leur connaissance demain !!
Pacey : C’est ta surprise ?
Joey : Ben ça en fait partie oui…
Pacey : Soit j’ai hâte de voir comment tu nous as remplacé…
Joey : Oh je ne vous ai pas remplacé… Tu verras tu t’entendras bien avec Charly vous semblez avoir les mêmes personnalités tous les deux…
Pacey séducteur : Serait-il aussi charmant que moi ?
Joey lui donnant un coup dans les côtes : Aussi énervant tu veux dire !!
Pacey sourit en regardant étrangement Joey qui pour se donner une contenance mis en marche le film qu’ils souhaitaient visionner. La soirée passa tranquillement. Au moment d’aller se coucher c’est tout naturellement que Pacey accompagna Joey pour papoter dans sa chambre.
Joey : alors ! Raconte !!!
Pacey : quoi ?
Joey : et bien les autres ! La semaine ! Qu’est ce qui s’est passé à Capeside ?
Pacey : pas grand-chose…
Joey : une semaine toute entière sans qu’il ne se passe rien ? C’est impossible…
Pacey : non, vraiment, je t’assure ! Jen, Jack, Dawson et moi-même nous sommes fait coller car on est arrivés en retard en cours, j’ai passé pas mal de temps avec Bélinda, on a joué à action ou vérité et on s’est tous plus ou moins embrassé
Joey : c’est pas vrai !!!
Pacey : si ! Dawson a même les cheveux rasés au fait !
Joey : j’y crois pas !
Pacey : Puisque je te le dis ! Et je crois que s’il avait eu des cheveux j’aurai presque eu plus de facilité à l’embrasser…
Joey : t’as embrassé Dawson !
Pacey : oh si j’ai pu t’embrasser, Dawson c’est du gâteau !
Joey baissa la tête, gênée de ce rappel du week-end dernier…
Joey : j’ai l’impression que c’était il y a une éternité.
Pacey : moi aussi… mais j’ai apporté ceci ! (Il tira son sac à dos et en sortit « le vieil homme et la mer »)
Joey : tu l’as lu la semaine dernière…tu vas pas me dire que tu le relis toutes les semaines ?!
Pacey : non, mais comme tu t’es endormie la dernière fois, je me suis dit que peut-être tu voudrais lire la suite…
Joey : je l’ai lu, la fin, depuis le temps !
Pacey, un peu déçu : très bien, mauvaise idée…
Joey : non, c’était une excellente idée parce que c’est toi qui vas me lire la fin.
Pacey : toute la fin ?
Joey, acquiesçant : mmhmmh
Pacey : tu serais pas devenue paresseuse ?
Joey : aller, fais moi de la place avant de râler.
Elle s’approcha de Pacey qui remarqua qu’elle se dirigeait naturellement dans ses bras. Il les ouvrit donc et Joey attrapa une couverture.
Joey : c’est bon, je suis installée, tu peux commencer.
Pacey : à vos ordres princesse !
Mais quelques minutes après, Joey sombra une nouvelle fois dans les bras de Morphée et Pacey ne bougea pas, de peur de la réveiller, si bien qu’il passa la nuit avec Joey dans ses bras.



Du côté de Capeside, Dawson dînait chez les Lindley.
Grams : Dawson, tu reprendras bien un peu de gratin ?
Dawson : avec plaisir madame Lindley.
Grams : il serait temps que tu m’appelles Grams comme Jack et Jen tu ne crois pas ?
Dawson : oui…Grams…
Jen et Grams échangèrent un regard complice. Celui de Jen était plein de reconnaissance alors que celui de Grams était rempli de tendresse.
Jen : tu sais que Dawson va essayer de donner son scénario à Spielberg demain ?
Grams : mon jeune garçon, dans la vie essayer ne suffit pas…fais les choses ou abstiens toi.
Dawson : je lui donnerais mon scénario.
Grams : sage résolution. Quand il verra ton regard plein d’admiration pour lui il ne pourra être que flatté.
Jen : à condition que Dawson cache son crâne rasé !
Grams, moqueuse : veux tu que je te prête une des perruques de mon défunt mari Dawson ?
Dawson la croyant sérieuse : non merci Grams, la casquette de Jen me conviendra.
Et Grams échangea un fou rire avec sa petite fille.

jenny  (18.06.2005 à 23:02)
Au petit matin Joey se réveilla « comme par hasard » dans les bras de Pacey qui ouvrit un œil à son tour.
Pacey la regardant d’un œil : Ben je croyais rêver…
Joey : Et moi je pensais m’être assoupie dans le ventre d’une baleine !!!
Pacey s’étire en la regardant : J’ai dormi comme un bébé dans ton lit
Joey : Je n’en doute pas ça me fait la même chose d’habitude sauf que là je me croyais encore à la gare mais au temps des locomotives à vapeur…
Pacey la regardant les yeux mi-clos : mmmm j’adore ces sarcasmes au saut du lit…
Joey sautant à ses côtés : Allez habilles toi nous allons visiter la ville !!
Pacey se retournant avec la ferme intention de prolonger la matinée au lit : Réveille moi dans une heure avec un café et des pains au chocolat
Joey tira la couette et le chatouilla afin qu’il se lève ; l’exercice devint périlleux quand Pacey prit le dessus et qu’elle se retrouva allongée à ses côtés…
Joey se raidissant d’un seul coup : Fini de rire Witter !! (elle se lève) Je t’attends dans dix minutes…
Pacey la rejoint dans les temps à la cuisine alors qu’elle est déjà attablée et feuillette une revue, elle rougit légèrement en le voyant arriver torse nu. La table est mise et Pacey s’installe en face d’elle en la dévisageant.
Pacey moqueur : J’aime bien ton réveil !!
Joey refermant son magazine d’un air espiègle : Tu rigoleras moins tout à l’heure !!
Pacey perplexe : Ah oui ? Toutes tes surprises ne valent pas celle-là ?
Joey se levant et débarrassant sa tasse dans l’évier : Passons sur cet épisode veux tu ?
Pacey la taquinant : Au contraire Joey !! Au contraire…
Joey se retourna et soupira en le foudroyant du regard.
Pacey agitant les mains en signe de soumission : Ok !! J’ai rien dit !!
Une fois lavés et habillés les deux compères se retrouvèrent devant l’immeuble ; Joey portait un sac qu’elle laissa tomber au pied des escaliers de l’immeuble ; elle s’installa sur les marches et là sur le trottoir commença à retirer les lacets de ses chaussures…
Pacey comprenant subitement : Oh non pas ça !!
Joey lui souriant en levant la tête et fronçant le nez : Oh si Witter… J’ai même ta pointure !! (elle sorti une paire de roller et les lui tendit)
Pacey soupirant : C’est bien pour te faire plaisir Potter mais attends toi à pire lors de ta venue à Capeside la prochaine fois…
Joey lui faisant les yeux doux : Tu vas me traîner avec toi et Bélinda faire les boutiques ?
Pacey la regarda un tantinet surpris ; évidemment qui aurait pu lui dire pour lui et Bélinda : Hum… Il y a des sévices pires que ça !!
Joey levant le doigt : Je sais une séance chez l’esthéticienne !! (elle se mit debout sans peine, glissa ses chaussures et celles de Pacey dans le sac qu’elle mit sur son dos) Allez Witter !! Tu auras tout le temps pour préparer ta vengeance !! Allons y…
Pacey se redressa : Ah ça ma vieille tu ne l’auras pas volé… (il vacilla un temps soi peu mais trouva assez rapidement son équilibre pour évoluer au même rythme que Joey)
La matinée passa ainsi, ils mangèrent un hot dog sur le pouce et continuèrent leur périple à travers la ville jusqu’à ce qu’ils ne sentent plus leurs membres.
Joey reprenant son souffle sur un banc public : … Pfff moi qui pensais te semer en moins de temps qu’il ne faut pour le dire…
Pacey levant un sourcil interrogateur : Déçue ?
Joey malicieuse : Ben oui tu m’as obligé à garder un rythme soutenu et je n’ai pas pu voir les choses intéressantes… (Joey tourna la tête sur deux joggers magnifiquement sculptés)
Pacey un peu vexé : Je vois…
Joey éclate de rire : Ma parole Witter on voit que tu as eu une semaine relaxe enfin sans moi je veux dire…
Pacey retrouvant le sourire : Ca…
Joey commençant à retirer ses rollers : Rassure toi quelqu’un reprendra bien le flambeau…
Pacey faisant de même : Non merci ; j’ai réussi à me débarrasser de toi ce n’est pas pour en retrouver une autre… De toutes façons tu es unique en ton genre !! Je l’espère pour le bien de l’humanité !!
Joey vexée à son tour : Tu t’intéresses à l’humanité toi ?
Pacey : Ben oui je viens de faire du roller pendant presque toute une journée…
Joey : Ah oui !! Tu as donc fait ta BA pour l’année si je comprends bien ?
Pacey fier de lui : Tout à fait !!
Joey se levant : Allez « Green Peacey » je t’offre un jus de fruits…
Pacey la suivant : Ben franchement j’aurais préféré un soda là tu vois !!
Joey souriant : T’es irrécupérable !!


Un peu plus loin sur le continent…
Jen : arrête de sautiller comme ça, tu me rends nerveuse !
Dawson : je suis désolé Jen, mais dans une heure je serais assis dans la même salle que mon idole…comment voudrais tu que je me calme ?
Jen s’approcha et commença à l’embrasser : je connais un bon moyen…
Dawson : ah oui ?...
Jen : nous sommes arrivés à notre hôtel, pour une fois aucune grand-mère à l’horizon…nous avons plus d’1/2h devant nous…
Dawson, la faisant tomber sur le lit : n’en dis pas plus et laisse moi t’embrasser…
C’est ainsi que le couple parvint à passer un agréable moment avant le moment tant attendu…
Jen, se préparant dans la salle de bain : Dawson, ça fait 3 fois que tu te changes…
Dawson : non ! (Puis d’un air honteux) c’est la 4ème fois…
Jen : mais t’es pire que moi !
Dawson, montrant deux pulls : le bleu ou le beige ?
Jen : est ce que tu suivras mon avis ?
Dawson : oui bien entendu !
Jen : alors le beige.
Dawson, peu convaincu : t’es sûr ?
Jen : tu vois, tu ne m’écoutes jamais…fais en qu’à ta tête, le bleu est très bien aussi
Dawson : non je vais mettre le beige…
Jen : très bien mais après arrête de bouger, ça m’exaspère !
Après 5 minutes…
Jen : t’es prêt ?
Dawson : je sais pas…
Jen, prenant les clés de la chambre : mais si t’es prêt. Détend toi, prend ton scénario et dis toi que nous allons juste au cinéma !
Dawson : t’as les laisser passer ?
Jen : oui ! Dans mon sac !
Dawson : et si on restait là ! C’est vrai ! Rien ne nous oblige à y aller, nous pourrions simplement profiter de la chambre et d’un moment tranquille !
Jen : il en est hors de question ! J’ai envie de voir ce film et j’ai un scénario à remettre à un réalisateur…sinon je connais quelques personnes qui voudraient m’assassiner…
Dawson : mais
Jen : il n’y a pas de mais Dawson ! Fais ce que tu veux, moi j’y vais !
Et elle sortit en accélérant le pas
Dawson : hé ! Attend moi !
Et c’est ainsi que Jen et Dawson partirent à l’avant première du dernier film de Spielberg.


Pacey et Joey se désaltéraient à la terrasse d’un café quand une jeune fille brune vint les aborder.
Joey la reconnaissant se leva : Kathy !! (Désignant Pacey) Je te présente Pacey !! Pacey, Kathy !!
Pacey la salua et l’invita à prendre place avec eux.
Kathy : Je n’ai pas le temps mais on se retrouve ce soir comme promis n’est ce pas ?
Joey : Oui Charly doit venir nous chercher…
Kathy : Charly sait où tu habites ?
Joey réalisant : Ben… A croire que oui ; c’est lui qui s’est proposé pour nous emmener…
Kathy regardant sa montre : Ok, il faut que je file !! Enchantée d’avoir fait ta connaissance Pacey et à ce soir…
Pacey : De même Kathy ! C’est ça, à ce soir… (La jeune fille disparu) Si je peux encore me mouvoir…
Joey : Oh le grand Pacey Witter déclarerait il forfait après une petite séance de patinage ?
Pacey : Petite ? Petite ? Je te signale que je connais la ville du Nord au Sud et de l’Est à l’Ouest Potter !!
Joey avec une petite mimique sans faire attention à ses jérémiades : Et tu en penses quoi ?
Pacey se ressaisissant : Tu vas te plaire ici et les gens ont l’air très sympathiques.
Joey regardant la foule qui se pressait dans le centre ville : Ouais… C’est pas Capeside…
Pacey la rassurant : Prends le temps de la connaître et elle de t’adopter … Rome ne s’est pas faite en un jour !!
Joey : Oui laissons faire le temps…

Ils regagnèrent l’appartement à pied et terminèrent tranquillement la journée.
Pacey sur le lit feuilletait un magazine sans grand intérêt.
Joey enfilant un pull : Ben t’es toujours pas prêt ??
Pacey : Tu savais que la longueur des jambes des Julia Roberts figure dans le livre des records ?
Joey croisant les bras en le regardant : Pacey !!!
Pacey sautant hors du lit et ouvrant les bras : Je suis prêt Potter !!!
On entendit la sonnette retentir.
Joey paniquant : Vas l’accueillir je ne suis pas prête moi !!!
Pacey ouvrant la porte de la chambre : Et je lui dis quoi à ce don Juan ? Peut être qu’il s’est trompé de porte non ?
Joey le poussant hors de la chambre : Si tu fais ça je t’étripe Witter !!
Pacey : Tu devrais essayer d’être moins stressée Potter ça te fait des rides autour des yeux c’est pas très esthétique !!
Joey : Parce que tu t’y connais en esthétique toi ?
Pacey : Bélinda !!! Tu sembles oublier…
Joey : Oh non rassure toi !! En attendant ne t’avise pas d’oublier Charly et sois aimable !!!
Elle referme la porte de sa chambre sans ménagement…
Joey de l’autre côté : Et j’entends tout ce que tu dis Witter !!!
Pacey ouvrant la porte d’entrée avec cérémonie : Bienvenue dans la demeure des Potter !!! Je vous prie d’entrer et de prendre vos aises !!! Mademoiselle Potter ne devrait tarder…
Charly reste un tantinet sans voix devant l’attitude de Pacey puis lui tendant la main : Pici c’est ça ?
Pacey la serrant : Presque !!! Enfin c’est pas grave !! Entre et fais comme chez toi !!
Charly le précède et s’installe sur le canapé : Joey n’est pas encore prête !!
Pacey prend place sur le fauteuil en face de lui en le détaillant : Tu connais les femmes ??
Charly souriant : Ah ça !!!
Pacey : Beaucoup ???
Charly se ressaisissant : Non non pas tant enfin je ne suis pas novice…
Pacey : Parce que la p’tite Joey ; si !!
Charly : Ah oui ?
Pacey s’installant confortablement sur le fauteuil en s’étirant : Comme je te le dis vieux !!!
Charly jette un coup d’œil en direction de la chambre de Joey : Elle en a encore pour longtemps tu crois ?
Pacey : Avec Joey on ne sait jamais… Ca va nous permettre de faire connaissance qu’en penses tu ?
Charly un peu mal à l’aise : Heu oui oui bien sûr !! Elle n’arrête pas de me parler de ses amis de Capeside…
Pacey plein de suffisance : Eh oui on peut dire que j’ai l’honneur d’être son vrai ami !!
Charly : J’ai entendu souvent parler de Dawson également !!
Pacey décontenancé : Tu le vois dans les parages aujourd’hui ??
Charly : Je devrais ?
Pacey : Eh oui tu devrais !! Malheureusement ce cher Dawson a du décommander son week-end avec sa meilleure amie !! Résultat ; je suis son seul ami.
Charly essayant de plaisanter : Excuse moi mais là tu fais un peu office de cerbère !!
Pacey piqué : Et tu n’as encore rien vu « vieux » !!
Charly : Remarque je me doute qu’avec une amie comme Joey vous soyez aux petits soins pour elle…
Pacey faisant craquer ses articulations : Et pas qu’un peu !! La dernière personne à lui avoir manqué de respect a pris un abonnement chez le dentiste pour six mois !! T’es musicien toi c’est bien ça !!
Charly : Oui je suis bassiste dans un groupe de rock…
Pacey réfléchissant : C’est étrange ça quand même !!
Charly : Ah oui quoi ?
Pacey: Ben tu sais Joey est plutôt une intellectuelle qui fustige tout ce qui est musique moderne et autres adorations à des adonis hystériques brandissant des guitares électriques.
Charly le corrigeant : Basse Pici !! Je joue de la basse !!
Pacey : Justement c’est pire !!!
Charly : Ah oui ?
Pacey : Ben oui !! De la basse c’est pas de la musique à proprement parlé…
Charly : Heuuu…
Pacey sourit de satisfaction devant l’air perplexe de Charly.
Pacey sur le ton de la confidence : Tu devrais te mettre à la lecture !! La p’tite Potter y’a rien qui puisse mieux la faire craquer !!
Charly : Elle semblait pourtant sous le charme hier durant l’exposition d’art…
Pacey, un peu décontenancé : tu l’as emmené voir une expo d’art ?
Charly : oui ! Je lui en ai fait la surprise…
Pacey : elle préfère la lecture, la poésie…le sport ! Et abstiens toi de la surprendre…
Charly : tu crois ?
Pacey : Eh !! Ca fait un quart d’heure que je m’évertue à te le dire !!! Vérifiant sa montre oui un quart d’heure !!! Mais que fait elle bon sang !!
Pacey se levant : Excuse moi je vais la chercher !!
Charly se levant à son tour : Je peux t’accompagner !!
Pacey le rasseyant de force : Tu sais Boddie ; l’Homme de cette maison !!! Non seulement il fait les panes cakes comme personne mais en plus il est ceinture noire de karaté !! Si tu tiens un tant soit peu à la vie ou du moins à tes phalanges ne t’aventure jamais dans la chambre de Joey !! C’est un conseil d’ami c’est gratuit pour toi !! Alors assieds toi je te la ramène !!!


Dans les alentours de Capeside, au même moment.
Tobby : Jack, j’en peux plus ! Ça fait 2h que je tiens cette ligne et aucun poisson n’a mordu
Jack : la pêche requiert beaucoup de patience…
Tobby : t’es sûr qu’il y’a des poissons au moins ?
Jack : oui ! Enfin…presque sûr…
Tobby : c’est bon ! Je déclare forfait ! Je préfère le sandwich !
Jack : et que dirais tu d’aller voir si on ne pourrait pas trouver des mures ou autres choses en plus du sandwich ?
Tobby : excellente idée ! J’en peux plus des rester assis !
Jack : dis tout de suite que ma compagnie n’est pas agréable !
Tobby : j’ai pas dit ça ! Et ta conversation était passionnante…mais faut vraiment que je bouge sinon je vais prendre racine…
Jack : très bien ! Debout, on y va !


Pacey partit dans le couloir, frappa rapidement à la porte de Joey et passa la tête dans l’entrebâillement.
Pacey les yeux fermés : T’es visible ou je dois encore faire la conversation à ton musicien ?
Joey : Ouvre les yeux et dis moi ce que tu en penses !! (Elle portait un jean et le pull qu’elle avait enfilé il y a peu)
Pacey la dévisageant un tant soi peu : Ben tout ça pour ça ?
Joey tournant sur elle même : Qu’est ce qu’y a ?
Pacey entrant et refermant la porte tout en jetant un dernier coup d’œil en direction du salon pour vérifier que Charly ne bougeait pas.
Pacey regardant attentivement Joey : Tu as déjà vu une groupie ?
Joey abasourdie : Une groupie ???
Pacey : Ben oui quoi une groupie ; tu sais les filles hystériques qui acclament leurs idoles avec des gloussements de dindes et autres…
Joey croisant les bras et lui lançant un regard noir : Ca veut dire quoi ça Witter ?
Pacey : Tu fais pas du tout l’affaire ma Belle !! Une tenue comme ça passe encore à Capeside mais ici tu es à la ville !!
Joey soupira et ouvrit la porte : T’es nul !!
Pacey la rattrapant : C’est pour ton bien Potter je n’aimerais que ce type te trouve trop provinciale… Mais je dis ça moi ; je dis rien hein !!
Joey lui faisant face : Alors ne dit rien Monsieur Spécialiste de la Mode Bélindatesque !!
Pacey se tenant le cœur à deux mains : Aïe alors là… C’est petit ça, très petit !!
Charly s’était levé pour venir au devant de Joey : Ah enfin Joey !! Mais dis moi tu te faisais belle ou tu ménageais ton entrée ?
Joey désignant celui-ci à Pacey : Tu vois ce que je t’avais dit !! Vous êtes similaires tous les deux !
Pacey : Sauf que moi je te trouve ravissante ce soir…
Joey rougit et resta sans voix, Charly renchérit.
Charly aidant Joey à enfiler sa veste : Je dirais même plus (lui proposant son bras) Je suis très fier que tu m’accompagnes…
Pacey rongeait son frein face aux salamalecs de Charly, il prit son blouson et les suivit sans rien ajouter mais en dévisageant Charly.
Il les conduisit en dehors de la ville dans une petite salle de concert où son groupe se produisait ; Kathy et Chris les accueillirent avec effusion.
Kathy s’adressant à Pacey : Voilà environ une semaine que nous avons fait la connaissance de Joey et elle nous a tous conquis et à présent toi ; c’est formidable d’avoir des amis comme ça…
Pacey s’accouda au bar en regardant Joey plaisanter avec Charly et les membres du groupe : Ouais… Formidable…
Katie constatant le désappointement de Pacey : Elle en a conquis plus que d’autre…
Pacey souriant : Je constate ça merci…c’est un bon ami ce Charly ?
Chris : il n’en a pas l’air comme ça, mais c’est un type bien…
Pacey : je m’y connais en mecs qui n’en ont pas l’air…
Katie : heureusement que Joey nous a dit que vous n’étiez qu’amis, sinon je penserais que tu es jaloux !
Pacey, manquant de s’étrangler : jaloux ? Non ! Je suis juste très protecteur avec mes amis…
Joey, arrivant : alors, vous faites connaissances ?
Pacey : oui…où est passé Charly ?
Joey : oh ! Il est allé me chercher quelque chose…
Chris : tiens donc !
Joey : oh non vous allez pas recommencer !
Pacey : recommencer quoi ?
Katie : il se passe quelque chose entre elle et Charly mais elle ne veut pas lâcher le morceau !
Pacey : tiens donc !
Joey : mais non !!! Il n’y a rien !
Chris : c’est pas ce qu’il nous a dit…il parait qu’hier soir tu étais très sympathique avec lui…
Joey : j’ai passé un bon moment avec lui ! Mais c’est un interrogatoire ma parole ?
Pacey : t’as passé un bon moment ?
Joey : je te l’ai dit ! Il m’a emmené voir une exposition d’art…
Pacey : non, tu ne me l’avais pas dit…mais Charly s’en est chargé.
Katie : je sens comme une tension entre vous…
Pacey et Joey : absolument pas !
Charly, arrivant : qu’est ce que j’ai loupé ?
Joey : rien ! Alors qui sont les autres musiciens ?
Charly : viens avec moi je vais te les présenter. Mais avant, voilà ton verre.
Joey : merci.
Mais Pacey attrapa le verre avant elle.
Pacey : ça a comme une drôle odeur de punch…
Charly un peu surpris : Oui du punch… (se retournant vers Joey) Tu n’es pas majeure toi ???
Joey un peu vexée : Mais si bien entendu !! (à voix basse à Pacey) Je t’en prie ne joue pas les cerbères !! Pas ce soir Pacey je t’en priiiiiiiiiie !!
Pacey remettant le verre dans les mains de Charly : Limonade pour la p’tite Joey si tu ne veux pas la voir rendre tripes et boyaux à la fin de la soirée !!!
Charly : t’es son père ?
Pacey : non son ami et je doute que la faire boire soit une bonne idée !
Charly resta sans voix en regardant Joey qui rougissait.
Joey prenant le verre et entraînant Charly : Pacey aime toujours en rajouter…
Pacey : Je serais toi Charly je retirerais ma chemise illico !!
Kathy et Chris assistaient à cette mini-scène de ménage en se tenant les cotes.
Chris : Pacey ne le tente pas c’est ce qu’il souhaite faire mais pas si tôt dans la soirée…
Joey rougit violemment et revint s’asseoir à côté de Pacey.
Joey tendant son verre à Kathy : Tu n’as rien à craindre toi, je t’en prie c’est de bon cœur… Je vais me prendre un lait fraise… (s’adressant à Pacey) Un lait fraise ça te va ça comme boisson ??
Pacey un sourire en coin : Oh moi pour ce que j’en dis…
Charly toujours sur la brèche : Je vais te le chercher !!!
Pacey : C’est ça oui…
Charly disparut et les laissa seuls. Joey était bien décidée à régler quelques comptes avec Pacey.
Joey : Witter de quel droit te permet tu de…
Pacey posant un doigt sur les lèvres de la jeune fille : Chuuuut tu me remercieras plus tard ma Belle !!
Joey le dégageant : Ah mais non alors…
Pacey désignant la scène : Ca commence !!
Elle lui tourna le dos et Pacey pu à loisir la détailler quand Charly réapparut avec son verre de lait fraise qu’il eut juste le temps de déposer aux cotés de Joey avant de monter sur scène rejoindre le groupe.
Joey : Pacey je peux savoir ce qui te prend ?
Pacey : quoi ? Ce type te fait boire et tu trouves ça normal ?
Chris : Joey, je peux savoir ce qui se passe ?
Joey : mais j’ai rien fait !
Katie : vous êtes sûrs que vous n’êtes qu’amis ?
Pacey et Joey : oui !
Chris : parce que ça ressemblait à une scène de ménage…
Pacey et Joey prirent un fou rire, plus en se forçant qu’autre chose…
Joey : mais non, on est souvent comme ça Pacey et moi…il suffit de nous laisser trop longtemps ensemble pour que ça explose…
Katie : mais vous avez bien tenu tout un week-end en mer non ?
Pacey : tu leur as raconté ?
Joey : je l’ai mentionné ! Pourquoi c’était un secret ?
Pacey : non ! Non pas du tout !
Chris : mais si vous avez tenu 2 jours ensemble, comment ça se fait que vous vous engueuliez encore ?
Joey : c’est rien ! C’est une habitude…
Pacey : oui ! Dans le fond on s’adore, n’est ce pas Jo ?
Joey : exactement !
Katie : et bien tant mieux car j’aimerai bien suivre le concert moi !
Chris : très bonne idée ! Vous pourrez vous tenir tranquille ?
Pacey et Joey, bouche bée : mais bien sûr !
Joey : nan mais qu’est ce que vous croyez ?
Pacey : oui, c’est vrai ! On est pas tout le temps en train de s’engueu…
Chris et Kathy : Chuuuuuuuuut !!!

jenny  (21.06.2005 à 22:16)
A Boston, l’écran faisait défiler le générique de fin…Dawson avait une énorme boule au ventre et avait le teint livide…le film était fini…il allait se lever, chercher du regard son idole, faire quelques pas dans sa direction et après il devrait trouver le moyen de faire sortir des sons de sa bouche…des sons qui devraient former des phrases cohérentes…Jen était amusée par l’attitude de son ami mais essaya de le détendre.
Jen : ça va bien se passer…j’y vais avec toi…dis toi que tu vas juste parler à un homme ordinaire, qui fait des films à ses heures perdues, c’est tout !
Dawson : ça semble si facile quand c’est toi qui en parles…mais dès que mon regard se pose sur lui…j’ai les genoux qui tremblent, le cœur qui s’accélère, les mains moites…
Jen : euh…t’es pas en train de me dire que t’es amoureux de Spielberg ?
Dawson : hein ?
Jen : non, rien, je rigolais…bon, on se lève ?
Dawson : c’est une idée…on pourrait aussi bien filer directement ?
Jen, lui prenant la main et l’obligeant à se lever : il en est hors de question ! Courage, ça va bien se passer…de toutes façons je vais lui parler, libre à toi de venir avec moi…


Jack : oh non il manquait plus que ça !
Tobby : quoi c’est une petite averse qui te met dans cet état ?
Jack : tu es aussi bien placé que moi pour savoir que les averses ça n’existe pas à Capeside…soit c’est le déluge, soit il ne pleut pas…
Tobby : et qu’est ce que tu proposes ?
Jack : on reste dans la tente tout le week end !
Tobby : Jack, dans quelques heures tout sera inondé, même à l’intérieur de la tente…
Jack : dans ce cas, il ne nous reste qu’une seule option…
Tobby : et c’est quoi ?
Jack : on se rapatrie chez Grams !
Tobby : ça me dérange pas !
Jack : parfait ! alors dépêchons nous de faire les sacs et de replier la tente !
Tobby : tu crois qu’elle nous fera ses cookies ?
Jack : moi je rêve surtout à une bonne tasse de thé bien chaud là !
Tobby : m’en parle pas…je commence déjà à geler !
Jack : dépêchons nous alors…


A Boston, Jen s’approchait de Spielberg, Dawson à côté d’elle.
Jen : monsieur ?
Spielberg : oui ?
Jen : bonjour monsieur
Spielberg qui s’était retourné la regardait de haut : vous ne devriez pas être chez vous à une heure pareille jeune fille ?
Jen : pardon ?
Spielberg : écoutez, je n’ai pas le temps pour les jeunes adolescentes qui rêvent d’être connues, j’ai des gens sérieux et importants à rencontrer…maintenant si vous me permettez… (Il se retourna)
Jen lui tapota l’épaule du doigt : excusez moi
Spielberg : quoi encore ?
Jen : primo, je ne vois pas de quel droit vous vous permettez de faire des suppositions sur mes soit disant rêves ou mes ambitions, deuzio vous devriez prendre des cours de courtoisie, ça ne vous ferait vraiment pas de mal et tertio vous vous êtes permis de faire la conversation seul ne me laissant aucune chance de vous expliquer pourquoi je m’étais permise de vous importuner !
Spielberg, qui l’avait écouté du début à la fin : très bien ! Alors quelle est la raison pour laquelle vous m’importunez ?
Dawson intervint : Monsieur Spielberg, veuillez excuser mon amie elle…
Jen : non, il n’y a pas à excuser ton amie quand elle n’est pas en tord ! J’ai été très polie et laisse moi finir !
Spielberg, commençant à être amusé par le comportement de Jen : oui jeune homme, laissez cette personne s’exprimer voyons, elle semble avoir quelque chose à me dire…
Jen : voilà, je ne vous dirais pas ce que je pense de vous car vous avez assez de fans pour vous dire à quel point ils vous admirent
Spielberg : en plus d’avoir la langue bien pendue, vous êtes perspicace, c’est un bon début.
Jen : la raison pour laquelle je suis venue vous voir, c’est que je voulais vous parler d’un projet.
Spielberg : si c’est là votre seule raison, je suis désolé mais j’ai déjà beaucoup de projets…
Dawson : pourtant dans votre interview de la semaine dernière vous avez déclaré prendre quelques vacances suite à un manque d’inspiration…
Spielberg : j’en déduis que c’est vous le fan et que c’est elle (désignant Jen) la porte parole.
Jen : et en tant que porte parole, je vous demanderai de jeter un œil à ceci ! (Elle lui mit le script de Dawson dans les mains)
Spielberg : et qu’est ce que vous voulez que j’en fasse ?
Dawson : oh si vous aviez ne serait-ce que quelques minutes…
Jen : non, monsieur Spielberg, sauf votre respect permettez moi de vous dire que vous tenez entre les mains un projet très prometteur…
Spielberg : et qu’est ce qu’il a de plus que les autres ?
Jen : sans vouloir être méchante avec les scénaristes de notre époque, ils dépeignent une adolescence qui n’a rien à voir avec ce que ressentent les jeunes d’aujourd’hui. En lisant ce script monsieur, vous allez sûrement penser que les dialogues sont irréalistes. Et bien oui ! C’est exactement ce que j’ai pensé aussi ! Mais vous vous apercevrez par la suite que ces répliques si travaillées nous permettent de comprendre à la perfection le moindre battement de cœur d’un adolescent, le moindre souffle d’une jeune fille qui commence à vouloir plaire. Ces joutes verbales illustrent parfaitement les sentiments et les pensées des adolescents. Ils ne sont pas écrits pour être réalistes, non ! Contrairement à tous les scénaristes actuels, ce film parlera des remises en question et des interrogations des adolescents et non de leurs comportements.
Spielberg : vous avez fini ?
Dawson : j’espère que non.
Spielberg, à Dawson : c’est vous l’auteur ?
Dawson : oui monsieur
Spielberg : d’après vous, est ce que cette jeune fille dépeint correctement votre film ?
Dawson : que ça vous plaise ou non, elle le décrit à la perfection !
Spielberg fit une pause, soupira, puis : très bien ! Vous avez gagné ! Je vais le lire…retrouvez moi à 15h demain à l’hôtel Onys, c’est en face de la maison du gouverneur, vous trouverez facilement…et si j’ai quelque chose à en dire, nous discuterons devant un café.
Dawson : oh merci monsieur ! C’est un honneur ! Vous n’imaginez pas quel…
Jen : si si, monsieur Spielberg imagine très bien…merci beaucoup monsieur, nous serons ravis de vous retrouvez demain à 15h.
Spielberg, s’éloignant déjà : à demain, peut-être.


Joey et Pacey venaient de quitter le reste du groupe et rentraient tranquillement à pieds.
Joey : bon, tu m’expliques ?
Pacey : quoi ?
Joey : Charly !!!
Pacey : tu sais, je ne peux pas vraiment expliquer son comportement…il est pas très fut fut comme mec ! Je ne peux te dire qu’une chose : il n’est pas fréquentable.
Joey : t’es venu là pour critiquer mes amis ?
Pacey : Potter ! Tu ne vas pas me dire que tu le considères comme un ami !
Joey : je le connais depuis 1 semaine !!! C’est normal ! Mais je suis là, toute seule ! Sans vous ! J’allais pas rester comme ça ! Et puis ils sont tous super sympas avec moi ! alors peut-être qu’aujourd’hui je ne les considère pas comme des amis au même titre que Dawson, Jen…ou toi, mais je suis persuadée que très bientôt j’arriverai à être à l’aise avec eux !
Pacey : ça y est ? T’as fini ?
Joey : oui.
Pacey : bon ! Je suis très content que tu fasses des connaissances, Katie et Chris ont l’air vraiment cool, c’est juste ce Charly, il ne m’inspire pas confiance…
Joey : et bien faudra faire avec car je l’apprécie beaucoup !
Pacey, levant les bras : ben voyons !...
Joey : qu’est ce que tu sous entends ?
Pacey : rien ! Changeons de sujet…
Joey : alors, comment va Bélinda ?
Pacey : ça te regarde pas !
Joey : t’as décidé d’être de mauvaise humeur ?
Pacey, se calmant : excuse moi…
Joey, admettant que ses mots avaient dépassé ses pensées aussi : excuse moi aussi
Pacey : la dernière chose que je souhaite…
Joey : …c’est me disputer avec toi !
Tous les 2 ayant voulu dire la même chose ils explosèrent de rire ce qui ramena la bonne humeur pour le reste du retour.
Ils décidèrent de se faire une soirée vidéo puisque Bessie et Body étaient allés se coucher de bonne heure. Ils s’étaient installés tous les deux sur le canapé, une couverture pour deux…
Joey : passe moi un peu de couverture…
Pacey : mais arrête ! Donne m’en un peu !
Joey : Pacey !!!
Pacey : Joey !!!! Arrête de prendre toute la couverture !!!
Bessie, en criant de l’autre bout de l’appartement : c’est pas bientôt fini le vieux couple là !!!!
Pacey : tu vois ce que t’as fait ???
Joey : oh !!!
Après s’être installés, ils étaient calmes devant la télé. Ils voyaient défilés le générique du film.
Pacey : ça fait tout de même du bien de voir un film en couleur avec des acteurs encore vivants !
Joey : à qui le dis tu ! (Se levant pour enlever le DVD) et puis ne pas être obligée de regarder tout le générique de fin!
Pacey : alors ? On se regarde quoi maintenant ?
Joey : je sais pas…ch’uis un peu fatiguée…
Pacey : aller !!! On va pas regarder qu’un seul film !
Joey : très bien mais alors tu choisis le film !
Pacey : très bien ! (Il s’approche de la discothèque) mmmmh…Pirates des Caraïbes !!!
Joey : très bonne idée !
Pacey : c’est parti !
Mais une demi heure plus tard, Joey s’endormait et sa tête tomba sur l’épaule de Pacey…
Pacey : encore toute une nuit sans bouger pour ne pas réveiller madame…et en plus j’ai pas échappé au canapé !
Il sourit et remonta la couverture sur l’épaule de Joey pour ne pas qu’elle ait froid.


A Capeside, Jack et Tobby arrivaient chez Grams en courant sous le déluge.
Jack : Grams ?
Grams, traversant la maison : mais que fais tu ici ? Je croyais que tu partais ce week-end ?
Jack, arrivant dans le salon : changement de programme…
Jack s’aperçut que Grams n’était pas seule !!!
Grams : Oh !...Jack, permet moi de te présenter Robert Smith…(puis après s’être raclé la gorge) un ami
Robert : enchanté Jack.
Jack : moi de même…
Grams : Robert allait partir…
Robert : c’est exact. A bientôt Evelyn.
Grams : à bientôt Robert.
Tobby entra alors.
Grams : doux Jésus ! Mais vous êtes trempés jusqu’aux os mes enfants ! Tobby allez vite prendre une douche, je vais faire un peu de thé.
Jack : je vais me sécher !
Grams à Tobby : vous pourrez vous installer dans la chambre d’ami, vous y serez bien.
Tobby : merci madame.
Dans les escaliers.
Jack : c’est pas vraiment ce que j’avais imaginé pour un week-end en amoureux…
Tobby : moi non plus…mais ça peut être sympathique…
Jack : comment ça ?
Tobby : et bien d’apprendre plein de choses sur toi !
Jack : oh mais je ne vis ici que depuis peu de temps !
Tobby : oui mais je suis persuadé que cette Grams va me raconter plein d’anecdotes intéressantes…
Jack : n’y compte pas !...
Et ils se mirent à se chamailler en arrivant dans la chambre d’ami.


A Boston, Dawson ne tenait pas en place et Jen partageait son excitation sur le chemin du retour.
Dawson : j’arrive pas à croire que t’as osé lui parler comme ça !
Jen : mais je n’allais pas être intimidée, je n’avais rien en jeu moi !
Dawson : mais tout de même ! Spielberg !!!
Jen : c’est un homme comme un autre Dawson ! Mais un homme qui pourrait t’ouvrir les portes s’il aime ton script !
Ils arrivèrent dans leur chambre.
Dawson : oh non !
Jen : quoi ?
Dawson : comment je vais m’habiller demain ???
Jen se tapa le front avec sa main : oh non, ça va pas recommencer !
Pour lui faire oublier cette préoccupation elle commença à l’embrasser en le faisant reculer jusqu’au lit où Dawson tomba.
Dawson : aurais-tu une idée derrière la tête Jen Lindley ?
Jen : oh…pas qu’une seule…
Elle se jeta elle aussi sur le lit et Dawson oublia tout à fait sa préoccupation vestimentaire.

jenny  (21.06.2005 à 22:18)
DIMANCHE


Joey commençait à remuer doucement, ce qui réveilla Pacey.
Pacey : bonjour princesse !
Joey : qu’est ce que je fais là ?
Pacey : tu te débrouilles toujours pour t’endormir dans mes bras…
Joey : QUOI ????
Pacey, continuant : sauf que la prochaine fois, essaie de me faire dormir dans le lit parce que somnoler assis sans bouger l’épaule, c’est assez douloureux !
Joey pris le bras qui entourait ses épaules et le rendit à Pacey.
Joey : c’est mieux comme ça ?
Pacey : ahhhhhh ! Mais ça va pas ??? J’ai pas bougé le bras depuis 8h !!! Tu veux me briser l’épaule ?
Joey n’eut pas le temps de répondre, Bessie arrivait déjà…
Bessie : oh eh ! Les jeunes ! Il est 8h30 !!! On est dimanche !!! Alors votre scène de ménage, c’est dehors que vous allez la faire ou alors c’est en silence ! Bon, je retourne me coucher !
Joey : t’as vu ce que t’as fait ?
Pacey : ce que J’AI fait ???
Joey sourit : Tu verrais ta tête !!!
Pacey estomaqué : C’est charmant ça !! Mademoiselle me fait passer une nuit des plus inconfortable, elle manque de me déboîter l’épaule au réveil et me complimente aux aurores…
Joey : Ne fais pas ton bougon ça ne te va pas du tout…
Pacey prenant ses aises sur le canapé et faisant fi des remarques de la jeune fille : Deux sucres dans mon café et du sirop d’érable sur mes pane cake !!
Joey : Voilà le Witter comme on l’aime !!
Pacey relevant la tête : T’as pas bientôt fini ?
Joey riant aux éclats : J’adore te titiller au réveil tu cours toujours !!
Pacey se recouchant en mettant la couverture sur sa tête : Ouais, ouais, ouais… N’oublie pas : deux sucres…
Joey soupira et se dirigea vers la cuisine, elle ferma la porte et commença à confectionner le petit déjeuner…



C’est l’odeur de bacon qui réveilla Jack. Il ne lui fallu pas plus de quelques secondes pour arriver dans la cuisine et voir Grams chantonnant verser le thé dans sa tasse.
Grams : as-tu bien dormi Jack ?
Jack : comme un bébé !
Grams : ton ami dort toujours ?
Jack : oui mais avec cette odeur alléchante, il ne devrait pas tarder à descendre…
Jack avait un sourire jusqu’aux oreilles et regardait Grams avec des yeux plein d’insinuation…
Grams : d’accord mon garçon, je sais parfaitement ce que tu attends, mais saches que je ne répondrais à aucune de tes questions…
Jack, sur le ton de la confidence : voyons Grams ! Nous sommes tous les 2 ! Vous savez bien que vous pouvez tout me dire ! Et puis je vous promet que je ne vous ferais pas la moral…enfin moins que Jen vous l’aurait fait si c’était elle qui vous avait surpris avec un homme
Grams : Robert n’est qu’un ami.
Jack : voyez vous ça ?...
Grams : oh je t’en prie Jack ! À mon âge…
Jack : je vous écoute ! À votre âge…
Grams : que vas-tu imaginer…
Jack ouvrit la bouche pour répondre
Grams : non ! abstiens toi de répondre finalement…
Jack : si ce n’est qu’un ami, pourquoi ne pas nous en avoir parlé ? Je suis persuadé que cette histoire intéresserait beaucoup votre petite fille…
Grams : si je n’en ai pas parlé, c’est parce qu’il n’y a rien à raconter…
Jack : oh moi ce que j’en dis…
Grams : je l’ai rencontré à la messe.
Jack : évidement, où auriez vous pu le rencontrer ...
Grams : il m’a invité à prendre le thé, il est charmant et nous nous entendons très bien, voilà tout ce qu’il y a à en dire…
Sur ces mots Tobby fit son apparition.
Tobby : est-ce bien une odeur de bacon qui envahit toute la maison ?
Grams : parfaitement mon garçon ! Assieds toi. Veux tu du thé ?
Tobby : volontiers !
Jack vola un baiser à Tobby lorsque Grams leur tourna le dos
Grams : alors les garçons, qu’avez-vous prévu aujourd’hui ?
Jack : et bien comme hier la pluie nous a surpris, je crois qu’on va remettre à plus tard notre idée de camping…
Tobby : on pourrait aller se promener en ville…pourquoi pas aller au cinéma ?
Jack : mouais…
Grams : Jack !!!
Jack : je veux dire « oui »…
Grams : c’est mieux…
Jack : mais moi j’irai bien faire du hockey plutôt…
Tobby : je n’ai jamais fait de patin à glace…
Jack : je te montrerai !
Grams : faites attention à ne rien vous casser.
Tobby : vous avez raison, c’est bien trop risqué…
Jack, à voix basse : trouillard…
Tobby : mais pas du tout !!! Seulement je pense que le cinéma, c’est une meilleure idée !
Grams : vous n’aurez qu’à y aller ce soir !
Jack : et que faites vous aujourd’hui Grams ?
Grams, faisant demi tour pour remettre les oeufs dans le frigidaire : je dois voir un ami…
Jack : Robert ???
Grams : oui…
Jack : c’est un ami que vous voyez souvent on dirait…
Grams : oh je t’en prie ! Tu vois tes amis tous les jours et je ne fais pas de telles insinuations !
Tobby : et qu’est ce qu’il y a de mal à ce que ta grand-mère voit un ami ?
Jack : rien…pour l’instant !
Jack se mit à rire en se moquant gentiment de Grams.
Grams : et bien Jack, je t’ai trouvé une occupation…au lieu de te moquer de moi, tu vas me préparer une tarte car j’ai invité Robert à prendre le thé…
Jack : ça me va…et toi Tobby ?
Tobby : aucun problème ! Et puis ça nous laissera le temps d’aller nous promener !
Grams : c’est parfait ! Les garçons je vous laisse, j’ai des courses à faire…ne faites pas de bêtises en mon absence !
Jack, en se moquant d’elle toujours gentiment : ça vous va bien de dire ça !
Grams, en sortant : ah la jeunesse…



Pacey sortait de la salle de bain, toujours torse nu.
Joey : Witter, tu pourrais pas finir de t’habiller avant de sortir de la salle de bain ?
Pacey : la vue de mon torse irrésistible te troublerait-elle Potter ?
Joey : tu n’as rien d’irrésistible…
Pacey, semblant être vexé : soit ! Alors quel est le programme de la journée ?
Joey : j’avais pensé à un pique nique ?
Pacey : super ! Mais ça c’est ce midi…donc ce matin ?
Joey : euh….
Pacey : quoi euh !!!!!! Qu’est ce que tu sous entends, tu as ce genre d’idées ???
Joey : oh mais tu vas arrêter avec ce « heu » !!!!!
Pacey : mais c’est toi qui y as fait allusion !!!
Joey : non, moi je réfléchissais ! Je ne parlais pas de notre « heuuu » !!!
Pacey, enfilant son t-shirt : oh pardon !
Joey : bref…je suppose que tu n’as pas envie de revoir mes amis ?
Pacey : ça dépend lesquels !?
Joey : Kathy et Chris sont occupés, mais Charly n’a rien à faire…
Pacey : mais tu n’as pas besoin de ma permission pour voir ton copain !
Joey : mais !
Pacey : non ne réponds pas…c’est bon…on fait ce que tu veux…
Voyant que la présence de Charly risquait de gâcher la dernière journée de Pacey, Joey préféra laisser tomber.
Joey : très bien ! Alors…on peut aller faire de la barque sur le lac, près de là où j’envisageais de t’emmener pique niquer…
Pacey : la barque te manque tellement ? Tu es consciente qu’elle ne te mènera pas jusqu’à chez Dawson ?!
Joey : ah ah, très drôle Witter
Pacey : on pourrait aller faire un basket
Joey : je suis nulle au basket !
Pacey : je pourrais t’apprendre !
Joey : pourquoi pas…
Pacey : mauvaise idée parce qu’il fait beau et donc on va transpirer et par conséquent il faudrait repasser ici pour prendre une douche avant de pique niquer, ça ferait perdre du temps et comme j’ai mon train tout à l’heure…
Joey : tout juste…alors ?
Pacey : alors, tu vas me montrer si tu as perdu de l’entraînement à la rame !
Joey : oh mais je n’ai rien perdu du tout ! Je rame très bien !
Pacey : et bien si tu n’as pas fait de progrès depuis ton départ de Capeside, je suis pas prêt d’avoir mon train !
Joey : mais t’as pas un peu fini !!!
Pacey, faussement sincère : excuse moi…
Joey : alors on y va ?
Pacey la regardant des pieds à la tête : Je suis prêt MOI !!
Joey : oh ! Mais !
Pacey : commence pas à râler Potter sinon t’auras pas de glace au dessert !
Joey croisa les bras, fit la moue, et Pacey lui prit les épaules pour lui faire faire demi tour.
Pacey : la porte est droit devant, quelle chance, hein ?…et j’ai déjà les réserves pour le pique nique dans mon sac…aller, en route !
Joey : comment tu fais pour me mettre en boite dès le matin !!!
Pacey : ça représente des années d’expérience Potter…je t’apprendrais si t’es sage…
Joey : bon, on y va sinon je sens que je vais commettre un meurtre…
Pacey : et perdre la seule occasion de renifler l’air de Capeside ?
Joey : oh ça va hein !



A Boston, un autre couple se réveillait…
Dawson : bien dormi mon cœur ?
Jen : avec toi à côté qui n’a fait que de bouger ?
Dawson : désolé…
Jen : c’est pas grave…je sais que tu n’as pas fermé l’œil alors je ne peux pas t’en vouloir…
Dawson : on fait quoi avant d’aller voir Spielberg ?
Jen : on pourrait aller visiter un peu la ville !
Dawson, sans avoir écouté la réponse : et s’il n’aime pas mon script ? Oh je crois que je ne le supporterais pas…
Jen : je vais prendre une douche…
Dawson : et si il me démoli ? Mon rêve s’écroulerait, ça c’est sûr…
Jen, déjà dans la salle de bain : oui oui !
Dawson resta allongé, dans ses pensées, alors que Jen était sortie de la salle de bain et s’était déjà habillée.
Jen : ben t’es pas encore prêt ?
Dawson : pourquoi, on fait quoi ?
Jen : on va faire un tour en ville ! Visiter un peu !!!
Dawson : très bien, je suis prêt dans 5 minutes !
Jen : c’est ça !...mieux vaut tard que jamais…
Dawson fonça dans la salle de bain.
Jen : il est trop mimi…
Jen prit le téléphone pour appeler Jack mais au dernier moment elle se souvint qu’il était en camping et composa donc le numéro de Joey…2 sonneries…3 sonneries…
Jen : aller, décroche… (Après plusieurs sonneries) bon, personne…je rappellerai tout à l’heure…
Elle décida d’appeler Grams.
Jen : allo ?
Jack: Jen?
Jen: Jack?
Jack: ben oui!
Jen: mais qu’est ce que tu fais là?
Jack : il a plu donc on a décidé de se rapatrier chez Grams hier soir au lieu de subir une inondation.
Jen : oh…
Jack : t’avais quelque chose d’important à dire parce que Grams est partie faire des courses et avec Tobey nous…
Jen : c’est bon, je vois, profitez de la maison vide…
Jack : sinon, tout se passe bien ?
Jen : oui je te raconterai plus tard !
Jack : ok ! Salut !
Jen : salut !



Sur le plan d’eau à Providence…
Joey : je t’en pris Pacey !
Pacey : non ! T’as voulu aller aussi loin, maintenant tu nous ramènes !
Joey : mais j’ai plus de force !
Pacey : et tes années d’expériences ?
Joey : c’est bon ! Je capitule ! T’as gagné ! T’avais raison, je sais pas ramer ! J’ai surestimé mes capacités !!! Ça te va ?
Pacey : c’est bon, tu me fais pitié, passe moi les rames…
Joey, s’écroulant dans la barque : merci !
Pacey : oh t’inquiètes pas ! Je fais ça parce que je meurs de faim et vu la vitesse à laquelle tu rames, on est pas prêt d’arriver !!!
Joey : Pace ?
Pacey : oui ?
Joey : il est où le déjeuner ?
Pacey : dans mon sac à dos.
Joey : et où est ton sac à dos ?
Pacey : là où tu l’as mis pourquoi ?
Joey : parce que je n’ai pas ton sac à dos !!!
Pacey : quoi ???
Joey : je me souviens de le voir sur le ponton, à côté des barques, et puis j’ai pris les rames…
Pacey : t’es pas en train d’insinuer que t’as oublié notre déjeuner à quai !!!
Joey, avec un regard gêné : si…
Pacey : mais c’est pas possible ! On peut même pas pêcher ici !
Joey : c’est pas grave, on retourne à la maison se faire des sandwich !
Pacey : ouai…ben dans ce cas, je vais peut-être commencer à ramer plus énergiquement…
Joey : je n’osai pas te le demander…
Pour seule réponse Pacey lui sourit en soupirant.



Tobey, sortant brusquement la tête des draps : t’as pas entendu une porte ?
Jack, sortant à son tour la tête de sous les draps : non…pourquoi ?
Tobey : je suis sûr d’avoir entendu du bruit !!!
Jack : c’est pas possible !!! Elle vient de partir !!! Depuis quand est-elle devenue super mamie ?!!
Tobey : tu sais…l’amour donne des ailes !
Jack : oh non ! Commence pas ! C’est pas parce que je la charrie à ce sujet que je suis capable d’en entendre parler de cette façon !
Tobey : parce que tu crois qu’ils ne font que jouer à la belote ?
Jack : je t’ai dit de ne pas parler de Grams comme ça !...c’est tout simplement…écoeurant !!!
Tobey : mais c’est un être humain !
Jack : oui…qui restera asexuée dans mon esprit !
Tobey : cette fois ci j’ai définitivement entendu une porte claquer…
Une voix en bas des escaliers : Jack ?...tu es là ?
Jack : une minute Grams ! J’arrive tout de suite !
Jack sauta dans son jeans et enfila un t-shirt en passant la porte précipitamment…quand Tobey lui envoya ses chaussures…c’est à cloche pied qu’il arriva près de l’escalier…Il perdit l’équilibre sur la première marche…mais Tobey le rattrapa par le t-shirt.
Jack : oui Grams ?
Grams : non, rien ! Je me demandais juste s’il y avait quelqu’un ! J’ai ramené les provisions pour la tarte…vous êtes toujours d’accord pour m’aider ?
Jack : oui bien sûr !...j’arrive tout de suite !
Grams s’éloigna vers la cuisine alors que Jack s’assit en haut des escaliers et prit sa tête dans ses mains en soufflant…
Jack : Grams est devenue super mamie !...
Tobey le sourire jusqu’aux oreilles : je te l’avais dit…l’Amour…
Jack : oh non !...bon on descend avant que je ne visualise la scène…
Tobey : eux deux…sur la table…le jeu de carte étalé…
Jack : mais t’as pas bientôt fini ?
Grams, en bas des escaliers : fini quoi ?
Jack et Tobey se regardèrent…
Jack : euh…non, rien d’important…
Grams : parfait ! Essayez de ne pas transformer ma cuisine en champ de bataille…
Tobey : je ne vois pas comment nous pourrions faire ça en préparant un gâteau !
Grams : oh ! Avec Jack…plus rien ne m’étonne !
Elle tourna les talons sans que Jack n’ait eu le temps de répliquer…



Joey arrivant en courant sur le ponton : bon, et bien c’est sûr, on déjeune à la maison !
Pacey : on peut toujours demander à celui qui loue les barques !
Joey : Pacey ! Nous ne sommes pas à Capeside ici ! T’oublies un sac, surtout plein de nourritures, tu peux être sûr de ne pas le retrouver !
Pacey : tu ne fais donc plus confiance en la bonté humaine ?
Joey : je n’ai jamais cru en la bonté humaine…
Pacey : certes ! Mais je vais tout de même demander au charmant monsieur…
Joey suit Pacey jusqu’à la cabine du propriétaire des barques.
Pacey : excusez moi monsieur…euh…charmante demoiselle…je m’appelle Pacey !
Jeune fille, lui serrant la main : Mary
Pacey : enchanté Mary !
Joey se racla la gorge…
Pacey : oh et permet moi de te présenter une amie, Joséphine !
Mary : Joséphine ?
Joey : appelle moi simplement Joey…je veux pas être impolie mais t’aurais pas vu un sac abandonné par hasard ?
Mary : si bien sûr ! Mon père l’a laissé de côté…c’est un sac avec un pique nique c’est bien ça ?
Pacey : tout à fait ! Au fait, tu fais une pause bientôt ?
Mary : pourquoi ?
Joey : Pacey, je peux te parler ???
Pacey, à Mary : excuse moi une seconde…
Joey : dis moi que tu n’as pas l’intention de l’inviter à pique niquer avec nous…
Pacey : pourquoi ?
Joey : alors passer la journée avec un de mes amis ça ne te plait pas, mais supporter une inconnue pour le déjeuner ça te pose pas de problèmes ?...
Pacey, l’air faussement charmeur : j’avais jamais fait attention, mais tu es particulièrement belle quand tu t’énerves…tu as cette petite ride entre les deux yeux…
Joey : j’ai pas de ride !!! Et arrête ça tout de suite ou je t’abandonne ici et tu te débrouilles !!!
Pacey regarda la cabine avec Mary, replongea son regard dans celui de Joey qui avait les bras croisés et tapait du pied…
Pacey : c’est bon Pan Pan, on y va…mais sois bien consciente du sacrifice que ça représente…
Joey : j’en ai bien conscience…
Pacey, à Mary : je suis désolé, nous devons y aller…
Mary : très bien, voilà votre sac.
Pacey : tu vas me trouver direct mais…peut-être que je pourrais t’appeler un jour, un soir, un moment…
Mary : c’est gentil mais je suis fiancée…
Pacey : évidement…dans ce cas, je te souhaite une vie heureuse !...
Mary : merci.
Joey, à Pacey : c’est bon ? T’as fini de t’humilier ? On peut y aller ?
Mary : oui, je pense qu’il a fini !
Joey : au revoir Mary !
Pacey : au revoir !
Mary : au revoir et bon appétit !



Jen et Dawson étaient maintenant devant l’hôtel de Spielberg.
Dawson regardant la bâtisse un peu angoissé : Voilà c’est là…
Jen pleine d’enthousiasme ouvrait déjà la porte : Allez !! Après toi !!
Dawson restait figé sur place : Jen, je n’y arriverai pas…
Jen venant à lui et l’entraînant à sa suite : Dawson Leery tu as rendez vous avec ton avenir alors ne réfléchis pas !!
Dawson la suivit à l’intérieur et pris les choses en main dès qu’ils furent dans le hall de l’hôtel ce qui surpris agréablement Jen : il était déterminé !!
Après confirmation de leur rendez vous à l’accueil, on leur indiqua l’étage ainsi que le numéro d’une suite et Dawson s’y rendit à grandes enjambées…
Jen trottinant à ses côtés : Tu as bien fait de mettre cette chemise !!
Dawson s’arrêta devant La porte, il se tourna, sourit et Jen comprit à l’instant qu’il y croyait vraiment.
Il frappa et entra sans attendre la réponse, une assistante un peu surprise les questionna.
L’assistante : Ah oui j’ai vaguement entendu parler de ça… Asseyez vous il ne va pas tarder !!
Jen semblait un peu désarçonnée mais Dawson s’installa confortablement.
Jen murmurant à l’adresse de Dawson : Tu crois pas que…
Dawson l’interrompant : Le chemin sera semé d’embûches…
Pour le coup Jen en resta coi et se tue en attendant. Spielberg arriva deux minutes plus tard entouré d’une troupe d’assistants qui portaient des dossiers et autres cartons. Lorsque Spielberg aperçu les deux « novices » il vint les saluer.
Spielberg : J’espérais bien vous trouver là !!
Dawson : J’attends ça depuis si longtemps…
Jen le regarda et serra la main de Spielberg en approuvant : Oh oui depuis si longtemps si vous saviez ?
Spielberg sur le ton de la confidence : Je me doute bien mademoiselle de plus si il n’avait pas été aussi impatient il aurait coordonné sa chemise à son pantalon…
Jen resta sans voix et Dawson encaissa en riant.
Spielberg les invitant à s’asseoir : Je vous en prie (il leur désigna deux chaises en face de lui sur une table gigantesque à laquelle ses assistants étaient déjà installés).
Il consulta le dossier qu’on venait de lui transmettre, le referma et soupira avant de s’adresser à Dawson…
Spielberg : J’ai fait lire ton script à toute mon équipe ici présente (Jen les dévisagea tour à tour alors que Dawson fixait Spielberg en attente de son appréciation)
Spielberg : Des histoires d’adolescent j’en ai à la pelle… Certes celle-ci est particulière mais les personnages sont trop lisses Dawson…
Dawson : Vous les voudriez plus agressifs…
Un assistant : C’est très novateur en ce moment !
Spielberg le regarda un tantinet agacé : Le cadre également Dawson ; la province c’est dépassé également ; les jeunes rêvent de bruit, de mouvement…
Un assistant : Oui la petite maison dans la prairie a vécu…
Spielberg reprit : Ce que je veux t’expliquer c’est que l’histoire est très bien mais il faut revoir tout le contexte avec des personnages d’aujourd’hui… Tu as écrit ça en pensant à quel acteur ?
Dawson le visage fermé : C’est ma vie ça !!
Un assistant : Tu ne vas pas me faire croire que des ados parlent de cette façon ?
Dawson le fusillant du regard : Justement c’est ce qui fait la différence avec ce qui se fait actuellement… Ca n’est pas vendeur c’est ça ??
Spielberg semblait déçu : Mon équipe n’a pas été séduite Dawson…
Dawson serra les dents et se leva : C’est dommage Monsieur Spielberg mais cette « fable » comme vous semblez la cataloguer j’y crois moi !!
Jen se mettant à ses côtés : Nous y croyons !!
Spielberg essayant de calmer le jeu : Je veux bien prendre quelques idées : la fille qui se rend dans la chambre du garçon pour regarder des films ou celle qui arrive de New York qui s’assagit trop vite mais pour le reste… Les garçons pitres et rêveurs c’est dépassé…et puis comment croire qu’un garçon, seul dans une chambre avec une fille n’essaierait rien !
Dawson : Vous vous trompez j’en suis persuadé !! Cette histoire est empreinte de romantisme et c’est ce que les jeunes recherchent sous des apparences agressives… Vous verrez !!
Et sur ces mots il quitte la salle les laissant là. Jen ne le quitte pas d’un pouce et une fois dans le couloir l’arrête enfin.
Jen stoppant Dawson : Tu te rends compte de ce que tu as fait là !!
Dawson levant les yeux : Pas trop non…
Jen fit demi tour, rouvrit la porte, repris le script des mains de Spielberg avec un grand sourire, referma la porte et reprit sa conversation avec Dawson comme si elle ne l’avait pas quitté une seconde.
Jen : Dawson !! Tu as envoyé paître Spielberg !! Ton idole !!
Dawson : Mon idole qui voulait remanier tout mon script pour que ce soit racoleur…
Jen jetant un coup d’œil à la porte qu’il venait de claquer : Enfin, ils l’ont lu…
Dawson passant un bras autour des épaules de Jen pour l’entraîner vers la sortie : Lui l’a lu pour les autres je n’en suis pas certain…
Jen : j’arrive pas à y croire…quand les autres vont savoir ça ! Dawson Leery : celui qui dit « non » à Spielberg !
Dawson : et dire que durant des années il était mon Dieu…Jamais dans ses films il n’a eu besoin de faire appel au sexe pour l’audimat…et là !
Jen : les temps changent…les téléspectateurs évoluent et il faut s’adapter…même lui a besoin de faire des entrées au cinéma !
Dawson : oui mais !...
Jen : il n’y a pas de mais Dawson ! Un jour tu réaliseras ton film et tu lui montreras qu’il avait tord !
Dawson : oui !
Jen et Dawson, bras dessus, bras dessous, repartirent de l’hôtel auquel ils avaient volé toutes ses étoiles aux vues de leurs yeux brillants.



Jack avait les mains dans le récipient et malaxait la pâte…
Jack : nan mais y’a que Grams pour vouloir faire sa pâte elle-même !...c’est pas croyable !
Tobey : pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué, c’est ça ?
Jack : exactement ! (Faisant une grimace) en plus ça colle ce machin, j’en ai plein les mains…
Tobey : Jack, l’incarnation du parfait cuisinier…
Jack : et à quoi sert le surgelé à ton avis !!!
Tobey : t’es désespérant parfois…
Jack : attend, t’as de la farine sur le nez…
Sortant ses mains de la mixture, Jack s’approche de Tobey…qui se retrouve avec de la pâte sur le nez
Tobey : t’as raison, c’est beaucoup mieux comme ça !!!
Jack, riant aux éclats en replongeant ses mains pour continuer à malaxer la pâte : tu verrais ta tête mon vieux !
Tobey : ah ouais ?!!! Attends voir !
Tobey plongea les mains dans la farine pour les étaler sur le visage de Jack…Ce dernier tenta de s’éloigner mais ses mains étaient coincées dans la pâte…
Tobey : uhg ! Désormais tu t’appelleras peau blanche !
Jack : ah ouais grand chef ! Attend voir…
Il sortit ses mains pleines de pâte et les plongea à son tour dans la farine…Puis les étala sur la tête de Tobey…
Jack : je te baptise vieil homme sage aux cheveux gris !
Tobey : oh c’est pas vrai !!!
Tobey, sans réfléchir, prit l’œuf qu’il avait à portée de main et l’écrasa sur la tête de Jack…
Jack : t’as pas osé !
Tobey : faut croire que si !
Jack se précipita sur le sac de farine, Tobey fut aussi rapide que lui…Chacun tirait le sac pour faire lâcher l’autre lorsque Grams arriva.
Grams : mais qu’est ce qui se passe ici ? Je vous entends du salon !
Chacun des garçons profita de cette arrivée pour tirer plus fort…et le sac explosa…un nuage blanc envahit toute la cuisine…Lorsqu’il se dissipa les garçons découvrirent la grand-mère, les yeux fermés, couverte de farine des pieds à la tête… Jack ne pus retenir son fou rire qui fut contagieux et Tobey ne fut pas long à rire aux éclats à son tour…
Grams ouvrit les yeux calmement, les regarda, se passa la main sur le visage, puis devant l’étonnement partagé des garçons, elle ouvrit d’un coup brusque un autre sachet de farine et la substance blanche vola en éclat recouvrant ainsi la cuisine.



Pacey, installant le pique nique : Jo…faut qu’on parle.
Joey, manquant de s’étrangler : quoi ???
Pacey : oui, juste le temps du déjeuner mettons nos sarcasmes de côtés et parlons franchement.
Joey, s’installant par terre : très bien, je t’écoute.
Pacey, s’asseyant à son tour en tailleur : parlons à cœur ouvert d’accord ?
Joey : aucun problème !
Pacey : alors, comment va la princesse dans son royaume ?
Joey : et bien…malgré le fait que je sois loin d’être une princesse…je ne peux pas me plaindre de ce royaume. J’ai rêvé tellement longtemps de m’échapper de capeside.
Pacey : c’est notre rêve à tous
Joey : ça fait une drôle d’impression d’atteindre un but…après on ne sait plus trop à quoi rêver
Pacey : ton but ultime n’était pas l’université ?
Joey : si ! Mais pour m’éloigner de Capeside ! Maintenant que j’y suis arrivée, il m’arrive de repenser à la période où je rêvais d’être ailleurs
Pacey : l’herbe est toujours plus verte dans le pré du voisin…
Joey : qu’est ce que t’entend par là ?
Pacey : et bien que maintenant que tu as tout ce que tu rêvais d’avoir, tu te demandes si tu n’avais pas déjà tout ça avant. Tu te demandes si tu avais besoin de partir si loin pour être heureuse.
Joey, après un temps : oui, c’est un peu ça…
Pacey : je peux te donner un conseil ?
Joey : si j’ai appris une chose en te connaissant, c’est que tes conseils sont parfois difficiles à entendre mais souvent justes…
Pacey, après un sourire : laisse toi le temps de t’adapter avant de regretter. Tu viens de tourner la page de 16 ans de ta vie, c’est normal de te sentir nostalgique.
Joey : tu as sans doute raison
Pacey : et puis tu commences à te faire une vie ici ! Même si tu ne choisis pas les meilleurs éléments pour construire ton entourage, je suis persuadé qu’ils ont tous des points positifs
Joey : j’ai bien entendu « tous » ?
Pacey : mouis…bon…certains cachent bien leurs bons côtés mais leur cas n’est peut-être pas totalement désespéré…
Joey : merci Pacey
Pacey : je n’ai pas fait grand-chose
Joey : si ! Tu me redonnes le courage dont j’ai besoin à chaque fois que je commence à me démoraliser
Pacey : c’est la place d’un ami, non ?
Joey : tu veux que je te dise ? Je suis heureuse que tu sois venu seul
Pacey, avec un petit sourire taquin : ah oui ?...
Joey : ça nous a permis de retrouver notre complicité capesidienne…avec les autres nous aurions du nous justifier du ton amical de nos échanges verbaux
Pacey : je vais devoir faire un compte rendu détaillé à mon retour
Joey : je n’en doute pas ! Bélinda ne va pas te faire de cadeau…
Pacey : je ne m’inquiète pas pour ça…c’est plutôt Jen que je crains…
Joey : et bien finalement, je vois le bon côté d’habiter ici !
Pacey : tu vois ! Je te l’avais dit ! Et plus le temps passera et plus tu ne verras que des avantages.



Jen : c’est bon ? On a rien oublié ?
Dawson : je crois pas…oublie pas tes lunettes de soleil !
Jen : ah oui, t’as raison.
Dawson : le taxi a dit qu’il serait là à quelle heure ?
Jen : j’ai pas appelé le taxi, je me suis dit qu’à Boston, on pourrait prendre le métro pour aller à la gare tout de même !
Dawson : très bien, alors je te suis…
Jen : t’inquiètes pas, je suis quasiment née dans le métro, on arrivera à temps pour notre train…
Dawson : oh mais je ne m’inquiète pas…
Jen : pourquoi je n’arrive pas à te croire ?...
Dawson : parce que je n’ai jamais su mentir…
Jen : la confiance règne ! Je te promets qu’on aura notre train !
Dawson : et si on le rate ?
Jen : on le ratera pas…à moins que tu continues à ergoter pour rien…
Dawson, refermant la porte de la chambre : très bien…alors puisqu’on aura notre train, ça signifie qu’on pourra peut-être aller au cinéma en rentrant ?
Jen : cette escapade bostonienne ne t’a pas dégoûté du 7ème art ?
Dawson : pas le moins du monde !
Jen : alors qu’y a-t-il de beau à voir à Capeside ?
Dawson : je n’en ai pas la moindre idée…mais j’ai envie de salles obscures…
Jen, en l’embrassant : si ce n’est que ça, je connais des tas de chambres obscures…
Dawson : on verra ça plus tard…pour l’instant on a un train à prendre…
Jen : on y va, on y va…



Dans la cuisine de Grams, Jack, Tobey et Grams se tenaient le ventre en se tordant de rire. Puis, après ce long fou rire interminable…
Grams : bon, les garçons, nettoyez moi ça avant que mon ami n’arrive. Après je vous libère, vous pourrez aller au cinéma.
Jack : ok Grams
Tobey : pas de problèmes madame
Jack et Tobey se mirent au travail alors que la sonnerie retentit
Grams : bon et bien je ne le ferai pas venir en cuisine…nous prendrons le thé dans le salon (elle emporta un plateau avec tasses et théière)
Jack, toujours taquin : oui, vous y serez plus tranquille…
Grams : Jack…tes sous entendus ne sont pas appropriés
Jack : oh mais je ne faisais aucun sous entendus !
Après une demi heure, la cuisine avait enfin retrouvé son allure habituelle
Jack : beau travail !
Tobey : on va au ciné ?
Jack : d’accord, je vais juste prévenir Grams
Jack et Tobey se dirigèrent vers le salon lorsque Jack s’arrêta net devant la porte
Jack, après s’être raclé la gorge : excusez moi Grams, vous avez comme des lèvres collées aux votre…
Grams sursauta et se retourna : Jack !
Jack, avec un grand sourire fier de lui : c’est moi !
Grams : euh…tu te souviens de mon ami Robert ?
Jack : comment aurais-je pu l’oublier… (avec son sourire toujours collé au lèvres)
Tobey : bonjour Monsieur
Robert : bonjour les garçons
Tobey : nous venions vous dire que nous partons au cinéma.
Robert : quelle bonne idée
Grams : qu’allez vous voir ?
Jack : oh ! Ils repassent Casablanca au Rialto
Grams : un véritable chef d’œuvre…
Robert : pourquoi ne les accompagnerions nous pas ?
Jack manqua de s’étrangler
Robert : enfin si notre présence ne vous dérange pas !
Tobey : non, bien sûr que non !
Robert : Evelyn ?
Grams : oui…oui bien sûr ! je vais prendre mon sac.
Jack : j’ai oublié quelque chose je reviens !
Jack suivit Grams dans le couloir.
Jack, reprenant en cœur : voyons Jack, que vas-tu imaginer, Robert n’est qu’un ami ! Jack, tes sous entendus ne sont pas appropriés…
Grams, regardant Jack avec complicité : ne ratons pas la séance…
Robert et Tobey : vous êtes prêts ?
Grams et Jack : oui !
Grams : allons y…

Jack et Tobey marchaient devant.
Jack : ça promet d’être amusant…
Tobey : heureusement que Jen est encore à Boston…
Jack : Robert serait en plein interrogatoire…

Un peu derrière.
Robert : ça ne les dérange pas que nous nous joignions à eux ?
Grams : mais non voyons !
Robert : ça fait tant d’années que je n’ai pas vu ce film !

Jack et Tobey arrivèrent un peu avant l’autre couple devant le cinéma. Tobey était en train de raconter une histoire lorsque Jack s’arrêta, bouche bée à quelques pas du cinéma.
Jack : Jen ??? Dawson ? Que faites vous là ?

jenny  (10.07.2005 à 20:36)
A Providence, le pique nique se déroulait on ne peut mieux.
Joey, tout à coup excitée : j’ai oublié de te dire !!!!
Pacey : quoi ?
Joey : je vais me remettre au dessin !
Pacey, avec une affirmation certaine : c’est une très bonne nouvelle.
Joey : bien sûr je le pouvais aussi à Capeside, mais j’ai trouvé un bon professeur qui a beaucoup apprécié mes croquis
Pacey : qui ne les aimerait pas !
Joey : tu n’en as jamais vu ! Comment peux tu dire ça ?
Pacey grimaçant comme s’il avait fait une gaffe : un jour j’étais passé voir Dawson, il n’était pas là et un de tes dessins était sur le bureau
Joey : tu ne me l’avais jamais dit !
Pacey : on ne s’aimait pas beaucoup à l’époque, mais j’ai quand même été scotché sur place. Je crois que j’ai passé 1h à le regarder
Joey : tu te fiche de moi !?!
Pacey, la main sur le coeur : je te le promet sur ce qui m’est le plus cher !
Joey : et c’était quel dessin ?
Pacey : ta mère, au coin du feu, avec une couverture sur les épaules, elle lisait le vieil homme et la mer
Joey : j’avais complètement oublié qu’elle avait lu ce roman
Pacey : c’est ce jour là que j’ai voulu lire ce livre
Joey : ah oui ?
Pacey : et c’est après cette lecture que j’ai su qu’un jour j’aurai un bateau
Joey, l’air curieuse et sérieuse : je peux te poser une question ?
Pacey : je te promets pas d’y répondre, mais dis toujours
Joey, après un sourire : pourquoi as-tu appelé ton bateau « true love » ? T’aurais pu l’appeler Hemingway !
Pacey, après un sourire un peu gêné qui montrait sa réticence à répondre : dans ton dessin on voyait à quel point tu aimais ta mère…mais le plus troublant, c’est que même si elle ne te regardait pas, même si ses yeux étaient posés sur ce livre, on ressentait tout l’amour qu’elle portait, elle était si sereine…oui, un amour infini émanait de Liliane…En regardant ton dessin, j’ai su que c’était ça, le véritable amour.
Joey : comment ça ?
Pacey : tu as passé de nombreuses heures avec elle, pour la dessiner. Et elle ne pouvait pas te regarder, pour garder la pause. Mais malgré ça, on ressentait tout son amour. Etre capable de passer toutes ces heures ensemble, sans avoir besoin de se parler, uniquement en regardant l’autre ou bien en sentant son regard posé sur soi…c’est ça selon moi, le véritable amour…

Pacey leva la tête et vit Joey qui le regardait en larmes.
Pacey : je suis désolé, je n’aurais jamais dû te dire tout ça.
Joey, se jetant dans ses bras en sanglots : merci.
Pacey resserra son étreinte et lui caressa les cheveux. Ces gestes paraissaient si naturels.
Pacey : c’est rien…ça va aller…personne ne ressemble plus à Liliane que toi. Tout l’amour qu’on lisait dans ses yeux se reflète dans les tiens. Tu as sa force et sa passion, (puis d’un air gêné) tu es aussi merveilleuse que ta mère Joey.



Jen se retourna plus vite que son ombre.
Jen : Jack ? Bonjour Tobey !
Mais avant toute réponse, le visage de Jen se décomposa.
Jen : Grams ?
Grams arrivait au bras de Robert en riant.
Grams : Jennifer ! Quelle bonne surprise ! Justement je parlais de toi à Robert !
Jen regardant Robert : je crois que nous n’avons pas été présenté…
Grams : doux Jésus, je manque à tous mes devoirs. Jennifer je te présente Robert.
Robert : j’ai beaucoup entendu parler de vous.
Jen : je ne peux pas en dire autant à votre sujet…Oh Jack ! J’avais complètement oublié de te parler d’un sujet urgent…
Jack, en toussant : excusez nous…
Jack et Jen s’éloignèrent.
Grams : alors Dawson, comment s’est passé ce week end ?
Dawson : en quelques mots, je suis venu, j’ai vu, j’ai vaincu.
Robert : comment ça ?
Dawson : Spielberg a lu mon script et j’ai refusé sa proposition
Tobey : c’est pas vrai !?
Dawson : il voulait à peu près tout changer, sauf le fond de l’histoire.
Grams : et que voulait-il garder ?
Dawson : l’histoire d’une bande d’adolescents…le reste ne lui plaisait pas.

Du côté de Jen et Jack.
Jen : crache le morceau…
Jack, prenant le ton de Grams : voyons Jen ! Ce n’est qu’un ami ! Ne fais pas de telles suppositions…
Jen : ne me sors pas la version de Grams…
Jack : d’accord…disons que tout à l’heure…Tobey et moi…nous les avons un peu dérangé
Jen : dérangé ?...dans quel sens ?
Jack : on les a interrompu…
Jen, bégayant : quoi ? Interrompu quoi ?
Jack : ils étaient collés et échangeaient du fluide buccal…
Jen : quoi ? Bon c’était tout à l’heure…et maintenant ?
Jack se retournant pour jeter un coup d’œil à Grams : maintenant elle discute avec Dawson.
Jen : mais non ! Maintenant c’est quoi le plan de bataille ?
Jack : explosant de rire : le plan de bataille ?
Jen : oui ! Au sujet de Grams !
Jack posant ses 2 mains sur ses épaules et la regardant droit dans les yeux : Jen…t’es complètement folle !!!
Jen : c’est pas nouveau…bon sérieusement !
Jack : calme toi 2 secondes… il a l’air plutôt cool
Jen : plutôt cool…bon…très bien…mais est ce qu’il est sérieux ?
Jack : sérieux ?
Jen, tirant le bras de Jack pour le ramener vers le groupe : oh tu comprends jamais rien !
Jen à Robert : puis je vous poser une question ?
Robert : bien sûr.
Jen : quelles sont vos intentions envers ma grand-mère ? Je veux dire sont-elles louables ?
Grams : JENNIFER !!!
Robert : non Evelyn, ça ne me dérange pas. Et bien Jennifer, j’apprécie énormément votre grand-mère et j’aime passer du temps avec elle. Je n’ai aucune intention de la blesser et je ne souhaite que son bonheur…si ça peut vous r assurer.
Jen, lui tendant la main : enchantée de faire votre connaissance.
Robert lui serrant la main : moi de même…je suppose que j’ai réussi l’examen Jennifer ?
Jen : appelez moi Jen et tout ira bien…
Tobey : et si nous allions au cinéma avant que le film ne soit fini ?
Dawson : excellente idée !
Jack à Grams et Robert : à vous l’honneur…
Et le petit groupe rentra dans le Rialto.



Joey se dégageant des bras de Pacey le regarda droit dans les yeux, un regard à la fois perdu et serein. Elle se rapprocha de Pacey en fermant les yeux et Pacey fit de même. Leur baiser était aussi naturel et inattendu que le week end dernier et l’espace d’un instant ils étaient seuls, au milieu de l’océan, bercés par les vagues. Mais c’est Pacey qui mit fin au baiser.
Pacey : euh…je ne suis pas sûr que ce soit une très bonne idée.
Joey, réalisant : je suis désolée…profondément désolée…
Pacey : non c’est rien ! Je veux dire, j’ai aussi ma part de responsabilité dans ce baiser…je n’avais pas à te prendre dans mes bras alors que tu étais vulnérable… (Puis se raclant la gorge en tendant la main à Joey) tout va s’arranger Potter.
Joey serra la main de Pacey d’un air solennel avant d’éclater de rire : merci Witter !
Pacey : je préfère voir ton beau sourire…euh je veux dire…c’est mieux que de te voir pleurer !
Joey : c’est bon j’ai compris t’en fais pas…
Pacey : ce n’était qu’un baiser…on va pas en faire toute une histoire !
Joey : oui, oui bien sûr ! Je suis tout à fait d’accord avec toi !
Pacey : et puis j’ai mon train pour Capeside cet après midi
Joey : oui tu as ton train pour Capeside…dans 2h pour être précis…
Pacey : alors n’en parlons plus, c’est ridicule d’en faire toute une histoire !
Joey : tout à fait d’accord ! Bon, il faudrait qu’on rentre puisqu’on est à pieds, le temps de repasser à la maison prendre tes affaires, puis il faut aller à la gare…
Pacey, ramassant le pique nique : oui tout à fait, allons y !



A la sortie du cinéma de Capeside.
Jack : et bien j’ai enfin vu ce classique !
Dawson : ça fait plaisir de le voir enfin sur grand écran !
Grams : alors les jeunes, que faites vous ?
Tobey : on pourrait aller boire un verre ?
Jen : bonne idée ! Grams, tu rentres à la maison ?
Grams : nous avons une réunion à l’église et puis je rentrerai
Robert : je la raccompagnerai…
Jack : ah bon ?
Grams : en tout bien tout honneur !!!
Jack : oh mais j’ai rien dit !
Robert : et bien bonne fin d’après midi les enfants !
Tobey : merci !
Dawson : vous aussi ! À bientôt !
Grams : à bientôt Dawson. Jack, Tobey et Jennifer, je vous attends pour le dîner.
Jen : très bien, à tout à l’heure !

Une fois Grams et Robert partis, les jeunes se dirigèrent vers les bars du port.
Jen : oh attendez moi ! Je voulais appeler Joey pour lui raconter vite fait notre week end !
Dawson : tu nous rejoindras, on t’attend là bas !
Jen : parfait ! Je vais à la cabine téléphonique !



Joey et Pacey arrivaient à l’appartement pour chercher le sac du jeune homme et repartaient aussitôt quand le téléphone retentit…
Pacey : Ca vient de ta chambre !!
Joey avec une moue : Oui j’entends… J’y vais ce doit être Bessie qui m’annonce qu’elle rentrera tard ce soir et que je dois aller faire des courses…
Pacey : Ne la fait pas attendre alors !!
Joey se précipite dans sa chambre et décroche enfin.
Voix : Encore deux sonneries et j’appelais le commissariat moi !!
Joey : Jen ???
Jen : Non le Père Noël !! Bien sûr que c’est moi !!
Joey resta un instant sans voix devant cette avalanche de reproches.
Jen se radoucissant : Je vous dérange ???
Joey bégayant un tantinet : Ben heu… Non non… Qu’est ce que tu vas chercher là ?
Jen : Hummm… je vous dérange hein, j’en étais sûre !!! bon, comment va Pacey ?!?
Joey, taquine et restant sourde à la dernière remarque de Jen : c’est gentil de demander de mes nouvelles…
Jen : oh je suis sûre que toi aussi t’es inquiète, avec sa rupture de vendredi…
Joey : quelle rupture ?
Jen : il ne t’a pas dit ?
Joey : Dit quoi ?
Jen, essayant de se rattraper : quoi ? Qui a dit quoi à qui ?
Joey : ne joue pas à ça…
Jen, capitulant, un peu ennuyée : Ben je ne sais pas si je fais bien…
Joey : Jen dis le moi maintenant !!
Jen : Tu me raconteras votre week-end en évitant les onomatopées alors ?
Joey capitulant elle aussi: Oui mais toi d’abord !! Dis moi ce que c’est que cette histoire de rupture !!
Jen : Le dragon est retourné dans sa caverne !!
Joey soupirant : Encore un message codé !! Tu sais qu’en temps de guerre tu aurais fait des merveilles à radio Londres toi ??
Jen : Oui je sais d’ailleurs j’attends la prochaine avec impatiente !!
Joey s’emportant un peu : Je connais des tas de tortures pour faire parler quelqu’un alors si tu ne t’attables pas immédiatement tu vas pouvoir y goûter et ce sera raté pour ton avenir de speakerine de guerre !!
Jen maugréant : Bon, bon, très bien…
Joey : J’écoute !!
Jen : Me coupe pas !!
Joey : …
Jen : C’est terminé !!
Joey : Ben oui je ne dis plus rien je t’écoute là !!
Jen : Je dis c’est terminé !!
Joey : …
Jen : Pacey et Bélinda : fini !!
Joey éberluée : C’est pas vrai !!! (Puis réalisant) c’est pas vrai !!! (Puis se rendant compte que Pacey lui a caché ça depuis 3 jours) OH C’EST PAS VRAI !!!!
Jen : Comme je te le dis ma Belle !! Evincée la Pintade !! J’aurais préféré éviscérée mais bon…
Joey (répondant du tac au tac) : Mais il ne m’en a pas parlé !
Jen : Ben…
Joey : C’est sûr au moins ça Jen ???
Jen : Aussi sûr que Dawson vient d’envoyer promener Spielberg !!
Joey, qui avait mis du temps à entendre cette dernière phrase après la révélation précédente de Jen, rejoignit son lit : Je vais peut être m’asseoir là !! Ca fait trop de nouvelles en si peu de temps…
Jen : M’en parle pas j’en suis restée sans voix !!
Joey taquine : Toi sans voix ??? Oui vraiment, c’est trop pour moi tout ça !! Je vais peut-être carrément m’allonger
Jen : Ne plaisante pas !!
Joey : Mais qu’est ce qui s’est passé ?
Jen : Je l’ai trouvé dans les vestiaires…
Joey : Dawson ???
Jen : Non Bélinda !!
Joey : Ah… Et alors ?
Jen : Ben je lui ai fait cracher son venin et manque de pot pour elle Pacey a tout entendu…
Joey suspicieuse : Tu lui aurais pas un peu forcé la main à cette majorette ???
Jen : Pompom Girl !! Pompom Girl !!
Joey : Oui si tu veux… Mais je croyais Pacey raide dingue d’elle ?
Jen : Ca pour être raide dingue il l’est !!
Joey riant : A qui le dis tu !! (Se reprenant) Je ne comprends pas pourquoi il ne m’a rien dit ? Je suis sa meilleure amie pourtant ?
Jen : C’est là que le bas blesse !!
Joey : Qu’est ce que tu sous entends ?
Jen : Meilleure amie ! Meilleure amie ! Avec des « heuuuuu… » pour explications moi je trouve ça louche quand même…
Joey s’irritant un tantinet : T’as raison moi aussi je lui demanderai des explications !! (Puis reprenant le dessus pour ne rien laisser paraître) En attendant qu’en est il de Dawson…
Jen : Oh ben lui ça va tu penses il vient de planter sa carrière mais il est toujours dans son monde si ce n’est encore plus !!
Joey attendrie : Il y croit !!
Jen : Hé moi aussi !!
Joey : Je ne dis pas le contraire mais Dawson restera toujours Dawson contre vents et marées…
Jen avec fierté : Ouais !!
Joey : Ca c’est si mal passé ?
Jen : En fait pour être sincère ils lui ont fait des propositions
Joey : Lesquelles ?
Jen murmurant : Retoucher son scénario !!
Joey s’emportant : Oh mais c’est dingue ça !! C’est son âme qu’ils lui enlevaient…
Jen : Rassure toi il est parti en les plantant comme des malpropres !!
Joey inquiète : Il va s’en vouloir tu crois ?
Jen : Je ne pense pas c’est ce que nous aurions tous fait à sa place…
Joey : Oui et il nous a, nous… Enfin toi !! Je compte sur toi hein ??
Jen : T’inquiète pas et au pire on fait comme heuuuuu et on vient te voir !!
Joey ragaillardie : Oh oui j’y compte bien !!! (Puis repensant à l’omission de Pacey) en attendant j’ai des explications à entendre moi !!
Jen : Hé moi aussi !! Echange de bons procédés tu as dit que tu me raconterais…
Joey, pressée de passer Pacey à la casserole: Le week-end n’est pas fini ma belle et si je le passe au téléphone avec toi les moments croustillants vont se faire rares !!
Jen réalisant : Ok ! Ok ! On raccroche mais dés qu’il a repris son train j’attends ton appel !!
Joey : D’accord je t’appelle !!


Elles raccrochèrent. Joey resta un instant songeuse en fixant le téléphone puis se repris en se levant d’un air décidé.
Joey : A nous deux Witter !!!
Elle marcha jusqu’au salon où Pacey l’attendait avachi sur le canapé à moitié somnolent.
Pacey relevant la tête : C’était donc bien Bessie !!
Joey : Pourquoi tu dis ça ?
Pacey : Avec une de tes amies j’aurais raté mon train…
Joey : C’était Jen !!
Pacey : Ils vont bien ??
Joey : Oui ils vont bien… (Puis avec une voix très calme d’une personne devant un mourant) Et toi comment te sens tu ?
Pacey un peu surpris : Bien …le mieux du monde, pourquoi ?
Joey (avec le ton de la voix qui montait et montrait son énervement à chaque adjectif) : Léger ? Débarrassé ? Libéré ? Dispo ? Libre ? Affranchi ? Indépendant… ?
Pacey la regardait comme si elle arrivait de mars : …
Joey le sondant du regard et croisant les bras : Tu n’aurais pas oublié de me dire quelque chose ?
Pacey ahuri : Hein ???
Joey haussant le ton un tantinet : laisse moi te rafraîchir la mémoire… « pimbêche », « superficielle », « cervelle d’huître » oh ! et bien sûr, pom pom girl…
Pacey comprenant sur le coup baissa les yeux : Ouais… Bélinda… C’est Jen qui t’a tout raconté ?
Joey s’emportant : Ben oui !! Evidemment c’est Jen !! Tu ne me dis rien toi !!
Pacey se redressant complètement pour lui faire face : Et toi tu m’en dis plus peut être ?
Joey surprise : Qu’est ce que tu veux savoir ? Tu as baigné dans mon environnement pendant tout ce week-end… Tu as fait la connaissance de mes nouveaux amis…
Pacey saisissant l’opportunité : Justement !!
Joey se rebellant : Je le savais bien que tu ne les aurais pas apprécié !!
Pacey se défendant : Pas du tout c’est seulement ce Charly qui…
Joey lui coupant la parole : Charly est un ami !!
Pacey un tantinet agressif : Un ami comment hein ??
Joey : Ben comme toi et Bélinda à présent !!
Pacey : Ah parce que tu veux dire qu’entre lui et toi il y a eu plus cette semaine ? Tu voulais peut être conclure ce week-end avec lui et je t’en ai empêché !!
Joey : il m’aurait sûrement moins énervé que toi !!! Tu ne comprends jamais rien !!
Pacey : Pas besoin d’avoir un diplôme pour voir que tu en pinces pour ce brave Charly !!
Joey provocante : Et même !!! En quoi ça te regarderait ???
Pacey surpris resta sans voix.
Joey se reprenant : Le sujet n’est pas là !! Il s’agit de toi et de ta relation avec Bélinda…
Pacey : Arrête tu n’as jamais approuvé ! Tu ne l’aimais pas cette fille !!
Joey : Elle non mais toi… (S’arrêtant net)
Pacey en profitant : Pardon ?
Joey rougissant : On est ami et tu ne me dis rien !!
Pacey s’emportant voyant filer l’opportunité : Toi non plus tu ne me dis rien !!
Joey : on tourne en rond là !!!!
Pacey, montrant la porte : et bien je te propose la porte de sortie !!! J’ai un train à prendre !

Joey saisit les clés du pick-up et dévale les escaliers à la suite de Pacey ; elle prend place derrière le volant et Pacey s’installe à ses côtés en claquant la portière…
Joey le regardant : T’es fâché là !!
Pacey sarcastique : Pas du tout je vérifiais la solidité du véhicule…
Joey démarrant : Ouais… ça n’empêche…
Pacey rebondissant : Ca n’empêche quoi ?
Joey : Rien !!!
Pacey capitulant : Soit !!
Un silence s’abattit dans l’habitacle de la voiture, chacun plongea dans ses réflexions… Joey conduisait un peu brusquement mais Pacey n’y fit pas attention jusqu’à ce qu’elle grille une priorité.
Pacey : Tu veux nous tuer ?
Joey : seulement l’un de nous !!
Pacey : Mais quelle tête de cochon tu fais !!
Joey : va te faire !!
De nouveau ils retombèrent dans le silence, Joey se fit klaxonner plusieurs fois par des automobilistes à qui elle n’accorda aucun regard. Arrivés sur le parking de la gare elle arrêta le moteur et se tourna brusquement vers Pacey.
Joey : Je trouve ça déloyal !! Vraiment !!
Pacey surpris par le ton qu’employait Joey : Tout de suite les grands mots !! Tu n’en avais rien à faire de Bélinda et moi…
Joey : Si je n’en avais rien eu à faire tu crois que je serai ici ? (Joey rougit immédiatement)
Pacey : Tu veux t’expliquer ?
Joey : Non pas question !! C’est l’heure en plus !!
Pacey vérifiant l’heure : J’ai encore dix minutes… Et tu vas m’écouter que tu le veuilles ou non à présent !!
Joey : Je n’en ai plus envie !! J’avais plein de choses à te dire moi !!
Pacey : Ben dis les !!
Joey se renfrognant : Plus maintenant c’est trop tard !!
Pacey se prenant la tête : Je déteste quand tu adoptes cette attitude…
Joey vexée : Cette attitude ?? Cette attitude ? Tu peux préciser là ?
Pacey : Mais regardes toi tu fais une histoire de pas grand chose…
Joey écarlate de colère : Parce que tes histoires d’amour ce n’est « pas grand chose » ??
Pacey criant plus fort qu’elle : Tu n’y as jamais cru !!
Joey sortit de la voiture et cria à son tour : Vous l’avez tellement bien joué que je me suis prise au jeu figure toi !! Je pensais que rien au monde n’aurait pu te détourner de l’amour de ta vie !!
Pacey : Je t’interdis de dire ça !!
Joey : Je dis ce que je veux…
Pacey prenant son sac : Très bien continue comme ça !!
Joey : Oui je continuerai !! Pacey et Bélinda LE couple phare de Capeside !! Qui n’hésitent pas à qualifier leur relation et ne s’arrêtent pas sur des onomatopées !!!
D’un seul coup ils réalisèrent que tous les voyageurs les regardaient et surtout les écoutaient… Joey ouvrit de grands yeux comme si elle s’apercevait soudain où elle se trouvait.
Pacey narquois désignant les badauds : Satisfaite ?
Pour toute réponse Joey étouffa un juron et suivit Pacey qui partait en direction du quai.
Pacey : bon, t’as plus rien à me dire ?
Joey : oh que si !!! Et cette fois ci ça va sortir !!!
Pacey : vas y je t’écoute !
Joey : je suis déçue !!!
Pacey : parce que moi je ne le suis pas peut-être ?
Joey : je me croyais ton amie, ta confidente même peut-être ! Et voilà que je découvre que finalement, je ne suis rien de tout ça ! Je croyais que tu pouvais tout me dire !!! Mais apparemment ce n’est pas le cas !
Pacey : ah tu crois ça ?!!
Joey : tu n’as pas jugé bon de me dire que c’était fini avec Bélinda !
Pacey : et depuis quand Joséphine Potter s’intéresse-t-elle aux ragots ?
Joey : ce ne sont pas les ragots qui m’intéressent ! c’est ce que tu ressens, comment tu te sens, ce que tu éprouves après avoir mis fin à une relation à laquelle tu as rêvé la majeur partie de ta vie !
Pacey : et pourquoi je te parlerai de ça ! T’es plus à Capeside je te ferai remarquer !
Joey : je ne savais pas que la distance mettait fin à l’amitié ! Parce que si moi je ne fais plus partie de tes amis, je croyais que toi tu resterais un de mes meilleurs amis ! Je pensais que durant ce week end, on retrouverait notre complicité d’avant mon départ, mais apparemment j’ai du rêver cette relation !!!
Pacey : et bien moi aussi j’y croyais ! Mais ça doit pas être possible ! On doit pas être fait pour être amis ! Après tout, on a jamais pu se supporter, je vois pas pourquoi on ferait un effort maintenant qu’on en est plus obligé !!! Après tout ma vie privée ne te regarde pas !
Joey : la mienne non plus !!!
Pacey : bien !
Joey : bien !
Enervés, ils se regardaient. De quel droit l’autre se mêlait de sa vie ? Aucun des deux n’étaient prêt à pardonner et encore moins à s’excuser. Chacun avait le cœur qui tambourinait, un serrement propre au sentiment de haine. Oui à cet instant ils étaient parvenus à se détester. Comment en étaient-ils arrivés là ? La journée s’était pourtant parfaitement déroulée, ils avaient retrouvés leur complicité le midi même mais plus les heures passaient et plus l’ambiance se dégradait/se détériorait…jusqu’à cette dispute, sur le quai de gare.
Voix : le train à destination de Capeside va partir voie 2, les voyageurs sont invités à monter en voiture.
Pacey : j’y vais
Joey : c’est ça…
Pacey : à plus tard à Capeside.
Joey : ouais…à un de ces jours !
Pacey tourna les talons, son sac sur l’épaule et ne se retourna pas. Lorsqu’il s’assit, près de la fenêtre, il leva enfin les yeux et vit la voiture de Joey partir. Son cœur se serra. Déjà il regrettait cette dispute. Pourquoi ne lui avait-il pas parlé de sa rupture avec Bélinda ? Ça lui paraissait si loin maintenant. Il avait jugé son histoire avec miss pom pom girl si dérisoire qu’il ne l’avait pas mentionnée et n’y avait même pas pensé. Mais pourquoi ne lui avait-il rien dit lorsque le sujet était venu sur le tapis ce week end ? Le train commença à partir. Plus il s’éloignait et plus Pacey sentait son cœur se serrer. Trop de questions occupaient son esprit. Avait-il eu peur de ce qui aurait pu se passer s’il lui avait annoncé la nouvelle ? Et qu’aurait-il pu arriver? Elle à Providence, lui à Capeside…cette torture mentale était stérile tout simplement parce que cette relation ne pouvait être qu’amicale dans ces conditions. Il ferma les yeux en appuyant sa tête contre la fenêtre, les images du week end défilaient devant lui

Elle était au volant du break, les larmes aux yeux à cause de l’énervement qui se transformait déjà en regret. Une seule question : pourquoi. Pourquoi n’avait-il rien dit ? Leur amitié ne comptait-elle pas pour lui ? N’avait-il pas assez confiance en elle ? Le midi même ils avaient retrouvé leur complicité, la relation qu’ils avaient construite dans la cabane sur la plage. Alors pourquoi ? Pourquoi se quitter sur une dispute ? Il lui manquait déjà…elle se demandait aussi pourquoi Dawson ne l’avait pas appelé pour lui raconter son week end. N’était-elle déjà plus sa confidente, après seulement une semaine de séparation ? Plus elle réfléchissait et plus les larmes montaient, plus son cœur se serrait. Elle ne voyait presque plus la route à cause de ses larmes aux yeux mais elle ne s’en rendait pas compte car elle était dans ses pensées et ne faisait pas attention à la réalité extérieure. Elle ne vit pas le feu passer au rouge. Un klaxon. Le noir.

jenny  (10.07.2005 à 20:42)
Pendant ce temps, Jen avait rejoint les garçons et le petit groupe se dirigeait vers le bar…
Jack : alors, des nouvelles de Providence ?
Jen : et bien…
Dawson : tu en as et tu ne m’as rien dit ?
Jen : j’espérais que ma gaffe passerait inaperçue !!!
Tobey : quelle gaffe ?
Jen : j’étais persuadée que Pacey dirait à Joey qu’il avait rompu avec Bélinda vendredi…
Jack : et il ne lui a rien dit ?
Jen : ben non !
Dawson : c’est étrange…pourquoi lui cacherait-il une chose pareille ?
Tobey : je vous connais depuis peu, mais même moi j’arrive à entendre Jen imaginer la réponse…
Dawson : tu ne crois tout de même pas que…
Jack : et pourquoi pas ???
Jen à Dawson : tu sais toi ce qui s’est passé le week end dernier entre eux ?
Dawson : mais il ne s’est rien passé Jen ! Arrête de te faire des idées !
Tobey : c’est vrai qu’ils se sont rapprochés mais ils ont juste décidé d’être amis non ?
Jen : et que font les amis en général ?...
Jack : je crois savoir où tu veux en venir…
Dawson : moi pas !
Jen : ils sortent ensemble !!!!
Tobey : pas forcément ! Regarde, tu es amie avec Pacey et tu n’es jamais sortie avec lui !
Dawson : un point pour Tobey !
Jen : ah oui ? Et toi et Joey ? Et toi et moi ? Nous avons été ami avant d’être ensemble !
Jack : et 2 points pour Lindley !
Tobey : et bien je propose d’attendre que Pacey rentre et le laisser nous raconter ce week end !
Jen : oui et Joey doit aussi me raconter le week end dernier…
Dawson : et bien tous les mystères seront bientôt résolus et Capeside pourra redevenir cette petite ville tranquille…
Jen : aller cow boys, allons au saloon !



Elle rouvrit les yeux, de retour à la réalité, elle était indemne, elle avait eu le réflexe de tourner le volant, elle venait d’échapper de justesse à un accident.
Joey : oh mon dieu. Jo, redescend sur Terre et fais attention à la route…
Mais elle ne redémarra pas. Elle resta assise et fondit en larmes sur le volant, sous le choc de l’accident qui venait s’ajouter à ses émotions liées à la dispute.

Pacey voyait les gares défiler, chacune d’elles le rapprochait de Capeside, de sa vie, mais plus le train avançait et plus il avait l’impression de partir, et non de revenir…que faire ?

Joey se sentit étrangère tout à coup dans cette ville. Bien sûr elle avait sa famille de sang ici, mais pas sa famille de cœur. Elle se remémora les souvenirs qui la rattachaient à Capeside. L’échelle qu’elle grimpait tous les soirs pour voir Dawson, le B&B et les clients qu’elle rencontrait, son ponton…et celui de Dawson, l’amitié qu’elle avait enfin réussi à construire avec Jen…et sa cabane sur la plage…sa main caressait la clé de cette cabane. Puis sans réfléchir, elle remit le contact et fit demi tour.

Pacey se demandait ce qui le retenait à Capeside. La première pensée qui lui vint était Dawson, son meilleur ami, et bien sûr les autres. Pourquoi partirait-il de Capeside pour une autre amie ? A cette réflexion les flashes back du week end dernier défilaient devant ses yeux. Son amitié avec Joey était alors à son apogée. Quelque chose de fort les unissait à cette époque. « À cette époque »…ce terme le fit sourire…le week end dernier s’était passé il y avait une éternité….Tout était si différent. Quelques temps avant ce week end, il avait embrassé Joey mais n’avait rien ressenti. Il pouvait presque sentir la peau de Joey sous ses doigts tellement ce souvenir était vivant dans son esprit. En fermant les yeux il pouvait presque sentir son corps endormi dans ses bras alors qu’il lui murmurait la lutte d’un pêcheur et d’un espadon. Et ce baiser, quelques heures après…ce baiser si déstabilisant et pourtant si naturel. A ce souvenir il réalisa que ce n’était pas une amie qui lui manquait à Capeside, c’était Joey, quel que soit ce qu’elle représentait pour lui mais il lui semblait que le terme juste était « confidente » ou « complice ». Mais c’était différent de Dawson, avec la jeune fille il se confiait d’une autre manière. Il mettait à nu ses sentiments, ses peurs, ses doutes et elle savait le rassurer là où Dawson le conseillait. Elle lui manquait déjà. Mais il n’y avait rien à faire, c’était sans issue, sa vie était à Capeside.

Joey roulait, elle ne savait pas où elle allait, elle ne savait plus rien à dire vrai. Elle avait besoin de s’éloigner du chemin du retour. Non elle avait besoin de marcher, elle se gara et commença à errer, les mains dans les poches, sans regarder où elle allait.

Voix : nous arrivons en gare de Capeside, terminus du train. Nous espérons que vous avez fait bon voyage et dans l’attente de votre prochaine visite tout le personnel vous souhaite une agréable journée.
Pacey prit son sac sur son épaule et descendit sur le quai lorsqu’il entendit :
Voix : le train 0220 à destination de Providence partira voie 2
Encore la voie 2 …2 …c’était un signe, ça ne pouvait être qu’un signe, il avait besoin d’être 2, Pacey ne supportait plus d’être seul. Sans réfléchir il accéléra le pas et arriva sur la voie annoncée quelques instants plus tôt…Il se vit monter dans le train, sans vraiment réaliser ce qu’il faisait, il était comme guidé, sans réfléchir il se rassit alors que les portes se fermèrent : il se trouvait dans le train de Providence sans s’en rendre compte.

Elle vagabondait depuis un bon moment, elle ne savait pas depuis combien de temps elle errait au hasard des rues. Joey avait marché, guidée par ses pensées et elle ne savait même pas où elle était. Tout ce qu’elle savait c’était qu’elle n’était pas chez elle. Elle croyait se plaire à Providence mais elle s’était mentie à elle-même. En fait elle avait réalisé tout ceci au moment même où elle avait senti l’odeur de Capeside apportée par Pacey. Elle commençait à se sentir mal, à suffoquer, elle avait besoin d’air, elle se mit à courir, puis de plus en plus vite elle allait droit devant elle. Elle ne savait pas trop pourquoi mais c’était comme si un rendez vous l’attendait et qu’il ne fallait pas qu’elle le loupe. A bout de souffle, elle finit par se laisser tomber sur le trottoir, en larmes. Elle savait qu’elle était en train de passer à côté de quelque chose, mais elle ne savait pas quoi, et ses forces lui manquaient, elle était là, assise, en larmes.
Passant : vous allez bien mademoiselle ?
Joey, perdue et la voix emprunte de panique : je ne sais pas, je ne sais plus…Je crois que je suis en train de manquer quelque chose, mais je ne sais pas quoi !
Passant : vous avez eu un accident ?
Joey : non… non non pas du tout ! En fait je me promenait, je réfléchissais et…
Passant : savez vous comment vous vous appelez ?
Joey : oui, je m’appelle Joey, ma sœur habite ici.
Passant : alors qu’est ce qui vous arrive ?
Joey : je n’en ai pas la moindre idée…mais ne vous inquiétez pas, ça va aller.
Passant : vous voulez que je vous accompagne quelque part ?
Joey : non, merci mais ça va aller.
Passant : très bien. Au revoir alors !
Joey : merci, au revoir !

Elle laissa là le passant un peu surpris par ces brusques changements d’attitudes. Joey courait toujours droit devant elle comme si elle avait le diable aux trousses… Hors d’haleine elle s’arrêta enfin. Pliée en deux la jeune fille respirait bruyamment mi asphyxiée, mi vidée, pleurant, gémissant… elle releva la tête pour constater où elle se trouvait. Elle était arrivée à la gare sans trop savoir comment ni pourquoi.
Joey hoquetant : C’est pas vrai !!
Encore dans ses pensées elle n’entendit pas la voix annoncer l’arriver d’un train en provenance de Capeside mais elle vit par contre celui qui arrivait. Elle leva les yeux et lu sa destination
Joey : Capeside…
Sans réfléchir, elle monta dans le train dont les portes s’ouvraient devant elle….

Pacey arrivait enfin à Providence d’où il était parti l’après midi même.
Pacey : mais qu’est ce que je suis venu faire dans cette galère….
Il leva les yeux et remarqua une jeune fille brune monter dans le train qui partait en sens inverse.
Pacey hurlant : JOEY !!!!!
Mais le bruit des deux trains étouffa son appel. Il courait sur le quai en se répétant une phrase dans sa tête « Joey, je suis désolé »…il fallait rattraper ce train…il ne savait pas exactement encore pourquoi il fallait qu’il la rattrape mais il savait qu’il ne devait pas la louper « Joey, je suis désolé »…il prit le pont pour traverser les voies. Lorsqu’il arriva sur le quai, le train commençait à s’éloigner.

En montant dans le train, Joey avait regardé par l’autre porte qui donnait sur les voies et avait vu un jeune homme brun sur le quai, son sac sur l’épaule alors que la sonnerie prévenant du départ du train pour Capeside retentissait…

Les mains dans les poches, Pacey se dirigea vers le bout du quai pour sortir de la gare alors que le train pour Capeside était loin. Il leva les yeux lorsque le train duquel il était descendu, partit. Là il aperçut une silhouette mais le déplacement du train empêchait toute visibilité.
Lorsque la voie s’éclaira, la silhouette était encore sur le quai. La jeune fille leva les yeux. Elle avait couru si vite dans le souterrain pour traverser les voies qu’elle était encore essoufflée. Elle n’avait cessé de se répéter « je te demande pardon Pacey, pardonne moi !!!» En remettant ses cheveux en arrière, tout emmêlés par sa courses, Joey leva les yeux et vit Pacey, sur le quai d’en face, qui la regardait.
Et là, séparés de seulement deux voies de train, ils explosèrent de rire. Ils partagèrent un rire léger, un rire qui reflétait un bonheur pur, une liberté. Tous leurs doutes se dissipèrent. Aucun des deux ne savait exactement ce qu’ils partaient chercher, mais chacun savait l’autre capable de parcourir des kilomètres pour le retrouver…

FIN


week end de Caprice et Jenny



jenny  (10.07.2005 à 20:46)

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