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Solitudes...

Série : Dawson's Creek
Création : 26.03.2005 à 22h41
Auteur : Marjo 
Statut : Terminée

Andie est partie dans un centre pour aller mieux. Pacey se morfond en son absence. Après la trahison de Dawson, Joey se retrouve seule à Capesides et déprime.

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Résumé : Andie est partie dans un centre pour aller mieux. Pacey se morfond en son absence. Après la trahison de Dawson, Joey se retrouve seule à Capesides et déprime.


Debout derrière le ponton, Joey remplissait un énième réservoir d’essence. Elle avait vu défiler une cinquantaine de bateau ce matin et était épuisée. Elle en avait assez de ce travail minable et de ces clients radins. Elle était engagé ici depuis un mois, depuis le début des vacances. Elle devait à tout prix travailler pour subvenir aux besoins de sa sœur et de son neveu. Même si pour cela, il lui fallait supporter les assauts incessants de son patron. Ou plutôt du fils de son patron, Rob. Celui-ci était persuadé qu’aucune fille ne pouvait résister à son charme et ne renonçais jamais. Elle passait toute ses journées ainsi et le soir, elle s’écroulait sur son lit, morte de fatigue. Ce n’était pas une vie pour une jeune fille de seize ans. Elle n’avait plus aucune vie sociale ! S’essuyant le front, elle releva la tête et aperçu un jeune homme assit sur un des bancs de la marina. L’air perdu vers l’océan, il semblait absorber dans ses pensées. Cela faisait un mois qu’elle ne l’avait pas vu. Avec le départ pour Philadelphie de Dawson et celui d’Andie pour Providence, Pacey devait se sentir bien seul. Elle s’en voulut un peu de ne pas avoir prit le temps de prendre de ses nouvelles. Ils n’étaient pas si amis que ça, mais cela aurait tout de même était gentil de sa part.
Rob : Potter, je te signale que tu es là pour travailler, à moins bien sûr que tu ne sois entrain de rêver de moi. Dans ce cas, tu serais toute excusée…
Joey : Bien sûre Rob, je passe mon temps à penser à toi…
Rob se redressa, tout fier et content de lui.
Joey : …et à la façon dont je pourrais me débarrasser de toi sans être accuser ajouta t-elle en passant à côté de lui.
Rob : Tu ferais bien de reprendre le travail ! lâcha t-il exaspéré.
Joey : Cela aurait été avec plaisir dit-elle en consultant sa montre, mais là, tu vois, j’ai fini.
Sans un mot de plus, elle déposa ses affaires et quitta la station de réapprovisionnement pour bateau de plaisance. Enfin cette journée était finie ! Elle ne sentait plus ses pieds. Nonchalamment, elle marcha rejoindre Pacey sur le port.
Joey : Je savais bien que j’avais vu un rôdeur dit-elle avec un petit sourire.
Pacey : Salut Joey répondit-il en lui rendant son sourire.
Joey : Je peux ?
Pacey : Mais vas-y je t’en prie.
Elle prit place à côté de lui et s’abîma dans la contemplation de l’océan quelques secondes.
Joey : C’est vrai que c’est un bel endroit pour être tranquille.
Pacey : J’aime bien y venir pour réfléchir. Depuis quand tu travailles là bas ? demanda t-il après un instant de silence en désignant l’autre bout du quai.
Joey le regarda étonné. Comment savait-il… ?
Pacey : Je t’ai vu l’autre jour lui dit-il en devinant ses pensées.
Joey : Il faut bien que je travaille. Avec l’incendie du Icehouse…
Sa voix se tut à se souvenir. Pacey comprit instantanément que c’était encore quelque chose de douloureux pour elle.
Pacey : Et comment ça se passe ce nouveau job ?
Joey : Ca peut aller lui dit-elle, reconnaissante d’avoir changer le cours de la conversation.
Pacey : Ce type à l’air encombrant dit-il en jetant un coup d’œil vers Rob qui servait un client.
Joey le regarda intrigué.
Joey : Tu passes beaucoup de temps sur ce banc ?
Pacey éclata de rire.
Pacey : Pas mal oui.
Joey : Disons qu’il se croit irrésistible.
Pacey : Hum…le pauvre ignore qu’il n’a aucune chance.
Joey : Laissons lui l’espoir.
Pacey : Perverse lui dit-il en souriant.
Joey lui sourit avant de reporter un air inquiet sur lui.
Joey : Est-ce que ça va Pacey ?
Pacey : Je n’en ai pas l’air ?
Joey : Non lui dit-elle franchement.
Pacey : Andie me manque lui avoua t-il mal à l’aise.
Joey : Comment va-t-elle ?
Pacey : Je ne l’ai pas eus au téléphone depuis quinze jours. Elle est très occupée.
Oh ! se dit Joey. Cela explique tout. Elle savait le lien qui les unissait tous les deux et l’amour que porter Pacey à Andie. Elle l’avait vu changer pour elle.
Pacey : Et toi comment vas-tu ?
Joey : Je vais très bien.
Pacey la regarda en haussant les sourcils, sceptique. Il savait de quelle façon s’était terminé leur histoire à elle et à Dawson. Et il ne doutait pas instant qu’elle ne pense à lui à chaque minute de la journée.
Joey : Il va falloir que je te laisse, Bessie m’attend.
Pacey : Lâche dit-il en souriant.
Sans répondre, Joey fit quelques pas pour s’éloigner avant de se retourner vers lui.
Joey : La prochaine fois, passe me voir au lieu de m’espionner.


L’esprit plongé dans le résumé d’un livre, Dawson n’avait pas vu la jeune fille qui était rentré derrière lui dans la librairie. Il était à la recherche d’un bon livre sur les moyens d’accès les plus sûr aux mondes du cinéma.
Voix : Un jeune Spielberg… dit une voix derrière lui.
Surpris, il se retourna et se retrouva face à une superbe jeune fille blonde.
Dawson : Bonjour balbutia t-il.
Fille : Alors on rêve de cinéma ?
Dawson : Depuis que je suis tout petit.
Fille : C’est mignon. Et maintenant que tu es grand ?
Dawson : Je suis toujours un passionné de cinéma.
Fille : C’est bien, tu as de la suite dans les idées toi au moins.
Dawson : Ce n’est pas une vulgaire fixation dit-il irrité. Je veux devenir réalisateur.
Fille : Tu es un rêveur dit-elle amusée. C’est mignon.
Dawson : Je ne suis pas mignon se défendit-il avant de se sentir mal à l’aise.
Il jeta un coup d’œil sur le livre qu’elle avait dans les mains. « Le journal de Bridget Jones », il écarquilla de grand yeux.
Dawson : Tu sais que ce bouquin a été tourné pour le cinéma ? lui demanda t-il légèrement hautain.
Fille : Non ? fit-elle en mimant l’étonnement. C’est dingue ce que l’on peux faire avec une caméra.
Elle le dépassa et se dirigea vers la caisse. Dawson la regarda passer avec agacement. Pour qui se prenait cette fille !
Dawson : Je suis sûr d’y arriver lâcha t-il subitement.
Elle se retourna et lui sourit, amusée.
Fille : Dans ce cas, je pourrais dire à mes amies que je t’ais vu en vrai et que tu es plus mignon qu’en photo.
Interloqué, il la regarda payer sa marchandise et quitter la boutique. Cette fille était vraiment bizarre. Séduisante, mais bizarre quand même.


Jen faisait une promenade pour pouvoir s’aérer un peu, entre grand-mère qui s’obstinait à lui inculqué les vertus de la foi et Jack qui se plongeait à fond dans les lectures du XIXème siècle, elle était épuisée et s’ennuyer ferme. Soudain, elle aperçu Joey de l’autre côté de la rue. Ouf, un peu de fantaisie dans sa vie triste et morne. Rapidement, elle parcourut les mètres qui les séparaient.
Jen : Joey ! s’écria t-elle, contente de la voir. Je me demandais si tu n’avais pas disparut de la surface de Capeside.
Joey : J’ai trouvé un nouveau travail…lâcha t-elle sans enthousiasme.
Jen : Ce qui explique qu’on ne te voit plus beaucoup.
Joey : Entre mon travail et mon patron très collant dit-elle en insistant sur le mot très, Bessie, Alexander, j’ai l’impression de ne plus avoir une minute à moi.
Jen : Ce dont tu as besoin, c’est d’un peu de répit dit-elle en souriant. Allez viens ! ajouta t-elle en lui prenant la main pour l’entraîner avec elle.
Joey : Où tu m’emmènes ?
Quelques minutes plus tard, les deux jeunes filles se retrouvèrent attabler devant deux énormes glaces recouvertes de chantilly. Joey enfourna la première bouchée et soupira de satisfaction.
Joey : Tu avais raison, c’était exactement ce dont j’avais besoin.
Jen : Ce truc est le remède à tous les problèmes souffla t-elle en enfouissant une énorme cuillère de chantilly au fond de sa bouche.
Elles dévorèrent leur dessert en parlant de tout et de rien avant que Jen n’aborde le vrai sujet qui l’intéressait.
Jen : Tu as des nouvelles de Dawson ?
Mal à l’aise d’aborder le sujet avec elle, Joey détourna la tête.
Jen : Je t’en pris, on a dépassé ce stade maintenant, tu peux tout me dire.
Joey : Non, je n’en ai pas.
Jen : Et toi tu l’as appelé ?
Joey : Non ! dit-elle comme si c’était évident. C’est Dawson qui a crée ses problèmes entre nous. Je ne peux pas lui pardonner ce qu’il a fait.
Jen : Pourtant, tu l’aimes toujours…
La question était directe. Mais Jen était ainsi, elle était habituée, cette jeune fille ne tournait jamais autour du pot. C’était une tare qu’elle avait dû attraper à New York. Rien ne servait de mentir avec elle, elle avait le don de se rendre compte quand on lui cachait la vérité, c’était exaspérant !
Joey : Et je continuerais probablement à l’aimer pendant encore longtemps mais ça ne change rien.
Jen : Tu devrais y réfléchir avant de tirer un trait définitif sur votre histoire. Parce qu’une fois que se sera fait, il te faudra ouvrir ton cœur à quelqu’un d’autre et tu pourrais tomber amoureuse encore plus profondément qu’avec Dawson.
Surprise par cette éventualité, Joey se tourna vers elle et leva un sourcil. Comment imaginer une seule minute qu’elle puisse tomber amoureuse de quelqu’un d’autre que Dawson ? Et que cela puisse être plus fort ?


Assise sur le rebord de la fenêtre, Andie regardait le paysage. Aujourd’hui, elle ne se sentait pas en forme. A vrai dire, aujourd’hui n’était pas si différent des autres jours. Quand elle était arrivée, elle était pleine d’espoir et de bonne volonté, elle voulait guérir. Mais maintenant, elle subissait une baisse de régime et n’arrivait plus à trouver la force de continuer. Les réunions auxquelles elle assistait jours après jours ne l’intéressaient plus et elles ne parvenaient pas non plus à s’investir. Le docteur Sloane disait qu’elle avait un léger passage avide dû au manque que provoquait sa famille et ses amis et s’était vrai. Ils lui manquait tous et Pacey particulièrement. Dans ces moments là, il savait toujours quoi dire, quoi faire pour lui faire remonter la pente. Sans lui, c’était dur, très dure. Le problème était que cette fois, cette pente elle devait la gravir seule. Elle ne pouvait pas même lui téléphoner car il aurait tout de suite sentit au son de sa voix qu’elle n’allait pas bien et il aurait été capable de venir jusqu’ici. Elle ne voulait surtout pas l’inquiéter. C’est pourquoi, leurs dernières conversations n’avaient duré que quelques minutes. S’était le cœur lourd qu’elle avait dû raccrocher en prétextant une réunion de groupe.
Marc : Andie ? dit-il en toquant doucement contre la porte.
Elle se tourna vers lui et esquissa un timide sourire. Marc était un des patients lui aussi. Il était venu là suite à une tentative de suicide quand sa petite amie l’avait quitté. C’était un garçon très gentil et effacé. Ils parlaient souvent ensemble et elle devait avouer qu’il était le seul à pouvoir comprendre ces baisses de morales, car lui contrairement à tous les professionnels qui les entouraient, il les connaissait et les subissait lui-même. Sans un mot, il vint s’asseoir à ses côtés et regarda l’horizon avec elle. Ils partageaient souvent aussi ce genre de moment, ceux pendant lesquels ils n’avaient pas envie de parler mais appréciait la présence de l’autre.


Un sac à provision posait sur la hanche, Joey rentrait chez elle lorsqu’elle passa devant la marina et aperçu Pacey appuyé sur une rambarde. Contemplant l’océan, il ne l’a vit pas arrivé.
Joey : On dirait que tu aimes beaucoup la mer ces derniers temps dit-elle en souriant.
Il se tourna vers elle et lui sourit.
Pacey : C’est un endroit apaisant.
Joey : Quand tu travailles juste à côté d’elle et que c’est par elle que tes clients arrivent, je te garantit qu’elle semble moins calme ! lui affirma t-elle.
Pacey : Hum, j’imagine.
Silencieusement, ils observèrent l’horizon. Ils avaient peu l’occasion de se retrouver tous les deux ainsi. Aussi, cela leur étaient-ils difficiles d’engager une conversation. Pacey baissa les yeux sur les courses qu’elle portait, son sac avait l’air lourd. En soupirant, il le lui prit des bras.
Pacey : Je te ramène, j’ai la voiture de mon père.
Joey : Volontiers !
Elle était épuisée, elle terminée tout juste sa journée. Bessie lui avait demandé de faire quelques courses avant de rentrer et c’est à contre cœur qu’elle avait acceptée, aussi la proposition de Pacey tombé à point nommé. Elle monta sur le siège passager où elle se laissa aller en soupirant.
Pacey : Dur journée ? demanda t-il en démarrant.
Joey : Oh non, juste trente ou quarante clients... ironisa t-elle.
Pacey : Je vais tâcher de faire vite alors répondit-il en rigolant.
Quelques minutes plus tard, il se garait dans l’allée de la maison.
Pacey : Tu es arrivée !
Bessie sortit précipitamment avec Alexander dans les bras.
Bessie : Oh Joey, dieu merci tu rentres plus tôt ! Bodie vient de me téléphoner, il faut que je lui amène des papiers d’urgences à Providence.
Joey : Et ? dit-elle en pressentant le piège.
Bessie : Il faudrait que tu me gardes Alexander.
Joey : Tu plaisantes ! s’exclama t-elle sur les nerfs.
Bessie : Joey, j’ai vraiment besoin de ton aide ! Je ne peux décemment pas le prendre avec moi !
Joey : Et quand est ce que je me repose moi ! Je travaille pour toi et je passe le reste du temps à garder Alexander !
Pacey : Je peux le garder moi si tu veux proposa t-il timidement.
Bessie : Pacey tu me sauverais la vie !
Pacey : Adjugé Bessie. En plus, je n’ai rien de précis à faire ce soir.
Pacey sortit de la voiture et prit Alexander dans ses bras.
Pacey : Salut bonhomme dit-il en jouant avec le petit.
Bessie lança un regard noir à Joey.
Bessie : Te voilà débarrasser !
Elle donna quelques indications à Pacey et s’en alla.
Joey : Tu te débrouilles, je te préviens !
Pacey : On va se faire une soirée entre mec ! annonça t-il au petit en rentrant dans la maison avec lui.
Il alla avec lui dans sa chambre et sortit tous ses jouets qu’il posa par terre. Pendant une heure, il amusa l’enfant jusqu’à ce que celui-ci, mort d’épuisement, s’endorme à même le sol. Délicatement, il le porta jusqu’à son lit et sortit sans bruit. Il traversa la maison pour prévenir Joey que sa tâche terminée, il allait partir lorsqu’il l’aperçu endormie sur le canapé du salon. Silencieusement, il s’approcha et fit glisser la couverture sur elle. « Elle ne plaisanter pas, elle était réellement fatiguée » se dit-il en souriant. Il se dirigea vers la porte avant de bifurquer au dernier moment vers la cuisine.


Allongé dans son lit, Dawson faisait le point sur sa vie, ses rêves, ses attentes. Il avait l’impression de ne plus être le même garçon que celui qui était parti de Capeside en coup de vent et avait rejoint sa mère à Philadelphie, celui qui avait fuit une relation destructrice. Il aspirait à un peu de calme pour se ressourcer, et quoi de mieux que la distance ? S’il était resté, ils auraient continué à se faire du mal. Le proverbe disait bien que le temps guérissait les blessures. Il priait pour que cela soit vrai. Il ne pourrait pas supporter d’avoir perdue Joey à tout jamais. Le dernier regard qu’elle avait porté sur lui était encore gravé dans sa mémoire, un regard chargé de colère et de reproche. A cet instant précis, il avait su qu’il l’avait perdue. Joey lui en voulait bien trop pour pouvoir lui pardonner un jour mais il espérait pouvoir tout au moins retrouvait son amitié au fil du temps.
Gail : Tu es encore dans tes pensées ?
Il la remarqua dans l’embrasure de la porte.
Dawson : Tu crois que je deviendrais réalisateur un jour ? lui demanda t-il subitement.
Surprise, elle se rapprocha de lui et vint s’asseoir au bord de son lit.
Gail : Tu as changé d’avis ?
Il n’y avait pas vraiment songé mais il avait crut qu’il finirait sa vie avec Joey. Maintenant, qu’il savait que ça ne serait pas possible, il remettait ses autres rêves en question.
Dawson : Non, je veux toujours faire ce métier. C’est ce que je souhaite depuis mes cinq ans mais, est-ce que tu crois que je serais capable d’y arriver ?
Gail : Evidemment, je ne t’ai jamais vu renoncer à quoique se soit auparavant. Pourquoi te mettre à douter maintenant que tu commences à mettre les pieds dedans ?
Dawson : Je n’en sais rien dit-il en revoyant le visage de la jeune fille du magasin devant les yeux. C’est juste que beaucoup de monde veut faire quelque chose quand il est petit mais tous n’y arrives pas toujours.
Gail : Tu y arriveras mon chéri. Je crois en toi.
Elle l’embrassa sur la joue et Dawson maugréa lorsqu’elle sortie. Cette maudite fille avait réussit à le faire douter de lui l’espace d’un instant. Il désirait faire ce métier depuis toujours et rien ni personne ne se mettrait entre lui et son rêve. S’il revoyait cette fille un jour, il lui dirait qu’elle se trompait sur lui !


En baillant, Joey s‘étira. Elle s’était endormie. Elle se sentait beaucoup plus en forme ! Elle tendit l’oreille et n’entendit, pour sa plus grande surprise, aucun bruit. Que faisait Pacey avec son neveu ? Elle avait commencé à se diriger vers la chambre du petit lorsqu’une odeur délicate attira son attention. Surprise, elle se rendit dans la cuisine où elle trouva Pacey, au fourneau !
Joey : Qu’est ce que tu fais ? demanda t-elle hébétée.
Pacey : Joey ! s’exclama t-il. Alexander est au lit. Il s’est endormit d’une traite.
Joey : C’est bien. Mais qu’est ce que tu fais ?? répéta t-elle.
Pacey : Et bien, je me suis dis que tu aurais peut être faim.
Joey n’en revenait pas. Pacey lui avait préparé à manger, et en plus, ça sentait bon !! Il lui posa une assiette sur la table et lui fit signe de s’asseoir. Elle s’exécuta et attendit qu’il la serve pour goûter. Après une première bouchée, elle leva les yeux vers lui, intriguée.
Joey : Quand as-tu appris à cuisiner ?
Pacey : Ce n’est pas que j’ai appris, c’est que je n’ai jamais eut à faire à manger auparavant. Par conséquent, il s’agit d’un don inné ou un de mes immenses talents cachés, c’est comme tu veux.
Joey leva les yeux aux ciels avec un vague sourire amusé. Pacey se servit et ils mangèrent dans un silence pesant. Tout deux étaient plongés dans leurs pensées.
Pacey : Tu as des nouvelles de Dawson ? finit-il par demander.
Instantanément, Joey reposa sa fourchette. Elle avait comme l’appétit coupé. Pourquoi tenait-ils tous à ce qu’elle ait des nouvelles de Dawson ? Il savait très bien comment leur histoire s’était terminée.
Joey : Non répondit-elle en détournant le regard. Et toi, tu as des nouvelles d’Andie ?
Pacey : Elle m’a appelé quelques minutes il y a quelques jours. Elle avait l’air très occupé dit-il sombrement.
Joey perçu la note de tristesse dans sa voix et n’insista pas. Une fois le repas finit, ils firent la vaisselle. Joey sentait la réticence qu’avait Pacey à rentré chez lui. L’ambiance n’était pas au beau fixe chez les Witter. Surtout depuis qu’une des filles étaient revenus avec ses enfants.
Joey : J’avais l’intention de regarder une vidéo ce soir. Ca te dis ?
Pacey : Serait-ce une invitation Potter ? dit-il en souriant.
Joey : Si tu préfère la compagnie de ta famille…
Pacey la regarda amusé et pesa les deux propositions dans ses mains.
Pacey : Tout le clan Witter réuni ou Joey Potter avec une cassette vidéo ???
Joey lui donna un coup de coude et ils s’installèrent tous les deux sur le canapé. Les premières images du film défilèrent sous leurs yeux alors que Pacey leva les sourcils intrigués.
Pacey : Potter ? Ce n’est pas ce que je crois ?
Joey : C’est neuf semaine et demi dit-elle surprise. Pourquoi ?
Pacey : Parce que mon esprit de jeune ado énamouré ce souvient parfaitement de certaines scènes de ce film et je crois qu’il vaut mieux que je parte !
Joey : Pourquoi ? demanda t-elle plus qu’intriguée.
Pacey : Joey, pour un jeune garçon comme moi, qui se veut quelques peu viril, regardait ce genre de film peut le rendre, comment dire….nerveux.
Joey : Pacey, tu n’es pas entrain de me dire que…
Pacey : Oh si ! Pour un garçon dont la petite amie est partie depuis près de deux mois et qui se sent terriblement seul, c’est exactement le genre de film à éviter !
Joey : Mais ce n’est qu’un film !
Pacey : Et je ne suis hélas qu’un garçon. Nous autres, sommes faibles. C’est le genre de truc à te rendre n’importe qu’elle fille attirante. Je suis sûr qu’après ce film, même toi me semblerais désirable !
Joey : Merci dit-elle vexée.
Pacey : Joey, comprends moi bien. C’est le genre film à provoquer des réactions chimiques incontrôlables. Et bien que toi et moi n’ayons jamais été attirée l’un par l’autre, je suis sûr que si j’étais célibataire, après quelques scènes, j’aurais probablement envie de te sauter dessus.
Joey n’avait retenue qu’une seule phrase et avait zappé la fin de son monologue. En souriant, elle le dévisagea.
Pacey : Qu’est ce que j’ai dis de drôle ?
Joey : « Jamais attiré l’un par l’autre », tu as la mémoire courte Witter ! Tu as sans doute oublié « Surpris, déconcerté et séduit » déclara t-elle sûre d’elle, avec un grand sourire.
Pacey se mit à réfléchir rapidement avant de hausser les épaules en souriant.
Pacey : Un moment d’égarement.
Joey : N’empêche qu’à ce moment là, tu me trouvais à ton goût et tu n’avais pourtant vu aucune sorte de vidéo.
Pacey : Oui, mais j’étais un jeune garçon de 15 ans qui avait envie de faire l’amour, j’étais prêt à tout.
Joey lui jeta un coussin à la figure et Pacey éclata de rire. Il adorait la taquiner.
Pacey : Bon, j’ai peut être été attiré par toi une fois avoua t-il, mais c’était il y a bien longtemps de ça. Aujourd’hui, tu ne me fais plus aucun effet dit-il en levant les yeux aux ciels en rigolant. Tu as un visage ingrat et franchement, niveau courbe, ce n’est pas encore ça dit-il en faisant référence à sa poitrine.
Joey : Oh ! s’exclama t-elle écumant de colère. Alors là !
Elle attrapa un coussin avec lequel elle le roua de coup. Pacey était mort de rire
Pacey : Potter tu vas finir par te faire mal dit-il en essayant de retenir ses mains entre deux rire.
Joey : C’est à toi que je vais faire mal lui asura t-elle.
Amusé, Pacey finit néanmoins par se venger, il prit un autre coussin et ils s’amusèrent quelques instants à se frapper dessus. Joey finit par en rire et Pacey la maîtrisa facilement. Allongé sur elle, il retenait ses mains. En souriant, il plongea son regard dans le sien avant de se sentir subitement mal à l’aise. La position dans laquelle ils se trouvaient n’était pas des plus orthodoxes et faisait plus d’effet sur lui que le film qu’elle avait mit. Il se releva brusquement et s’assit. Joey mal à l’aise se redressa elle aussi.
Pacey : Je ferais mieux de partir dit-il avant de se lever.
Joey : Je te raccompagne.
Tout deux mal à l’aise, ils marchèrent vers la porte sans un mot. Les mains dans les poches, Pacey tenter d’oublier le contact du corps de Joey contre le sien et la propre réaction de son corps. Dans l’embrasure de la porte, Joey se pencha impulsivement vers lui et lui déposa un baiser sur la joue. Malgré lui, il frissonna au contact des lèvres de Joey sur sa peau. Elle n’avait encore jamais eut aucun geste de ce genre pour lui.
Joey : Merci lui murmura t-elle, pour Alexander et pour le repas.
Pacey : Pas de quoi dit-il en se raclant la gorge pour masquer son trouble. On se revoit plus tard.
Joey hocha la tête et Pacey disparut rapidement. Joey referma derrière lui et s’appuya contre la porte. Ils étaient assez troublés par cette soirée


Jen : Je m’ennuie soupira t-elle.
Allongée sur une couverture, elle et Jack regardaient les étoiles. Ils avaient découvert un endroit parfait, à l’abri des regards indiscret et de la foule. Ils aimaient y venir pour se retrouver un peu au calme et loin des gens qui peuplaient la ville.
Jack : Tu n’es pas la seule.
Jen : Si on faisait quelque chose pour changer !
Jack : Et quoi ?
Jen se tourna vers lui et posa sa tête dans sa main pour y réfléchir.
Jen : Je n’en sais rien.
Jack : Il nous faudrait quelque chose qui nous fasse voir du monde parce que j’en ai un peu marre de ces soirées à deux. Sans vouloir t’offenser.
Jen : Oh mais tu ne m’offense pas du tout, j’en ai marre de toi aussi dit-elle en rigolant.
Jack : Très bien, alors demain, on fait la fête !
Jen : Une fête ! Ca c’est une excellente idée !
Jack : Ca fait peut être un peu juste pour organiser tout ça ?
Jen : A New York, les fêtes sont planifiées une heure avant et ça ne les empêche pas d’être mémorable.
Jack : Je te crois sur paroles.
Jen : Alors ça marche, demain on fait les courses et on prévient tout le monde dit-elle tout excité à l’idée de voir enfin du monde.
Elle se rallongea, les mains sous la tête. Cela faisait longtemps qu’elle n’avait pas vu Joey s’amusait, il faudrait qu’elle pense à lui faire part de l’invitation.


Rob : Jolie vue dit-il alors que Joey se tenait devant lui vêtu d’un short et d’un t-shirt et se pencher en avant pour nettoyer un bateau.
Vivement, elle se redressa et lui adressa un regard dégoûté.
Joey : Tu n’as pas autre chose à faire !
Rob : Pas vraiment dit-il en s’appuyant plus en avant sur le poteau.
Enervée, elle arrêta ce qu’elle faisait et le contourna pour aller renfiler sa veste dans les vestiaires.
Rob : Oh non, ne fais pas ça dit-il déçu. Tu devrais t’habiller comme ça pour venir au cinéma avec moi ce soir.
Joey : Avec plaisir.
Surpris, Rob releva la tête, où était le piège ? Avec Joey, il y en avait toujours un. A moins qu’elle ne cède enfin…
Joey : Dès que je me serais fais faire ma lobotomie.
Rob : Joey, tu ne devrais pas…
Pacey : Salut Potter dit-il en pénétrant dans la pièce.
Joey : Salut Pacey dit-elle surprise mais avec un vague soupir de soulagement.
Agacé d’avoir été interrompu, Rob sortit irrité.
Joey : Tu es arrivé à temps lui souffla t-elle.
Pacey : Je sais, j’étais de l’autre côté lui expliqua t-il. Ce type n’a pas l’air de renoncer facilement.
Joey : C’est le moins que l’on puisse dire.
Pacey : J’étais venu voir si tu voulais aller à une fête ce soir. C’est Jen et Jack qui m’en ont parlé.
Joey : Je suis crevée dit-elle avec une petite mine.
En plus, elle se sentait encore confuse au souvenir de leur dernière soirée passée ensemble.
Pacey : Aller, je suis sûr que ça te ferais du bien de sortir un peu. Entre ici et Alex tu ne dois pas avoir des tonnes d’occasions de t’amuser.
Joey : Tu as raison avoua t-elle.
Pacey : Super, je passe te prendre à 19h.
Il fila sans lui laisser le temps de protester. Joey soupira, résignée.


A une table de café, Dawson était assis à la terrasse et siroter un capuccino en visionnant un film sur l’ordinateur. Il aimait ce moment de la journée où les gens qui, peu presser de retourner chez eux, se promenait en ville et parfois, s’arrêter dans un café pour boire un dernier verre avant de rentrer. Concentrer sur son film, il ne faisait pas vraiment attention à eux mais l’ambiance créer était palpable. Soudain, quelqu’un se pencha sur son épaule avant de s’asseoir sur la chaise d’à côté.
Fille : A.I. « Intelligence Artificiel », tu persistes et signes on dirait.
Elle se tenait là, devant lui, son sourire sûr d’elle et supérieur sur le visage. Il se tassa sur son siège et décida de l’ignorer.
Fille : Ouh…je t’ais vexé on dirait.
Dawson : Absolument pas, je ne te connais même pas.
Fille : Je m’appelle Eve, Eve Whitman. Voilà, le mal est réparé.
Dawson : J’aimerais pouvoir regarder la fin de mon film tranquille dit-il en tournant l’ordinateur légèrement afin qu’elle ne puisse plus voir l’écran.
Eve : A quoi bon, tu l’as sûrement vu combien, quatre ? Cinq fois ?
Dawson grinça des dents. Il l’avait vu six fois exactement. Mais ce film était une merveille technologique dans le domaine de la science fiction.
Eve : Ce film est nul, tout est monté, truqué.
Dawson était outrée, comment pouvait-elle se permettrait de fustiger ainsi une œuvre aussi originale et créative ! Spielberg était un véritable mentor pour lui.
Dawson : Comment peux tu dire une chose pareille ?
Eve : Il parle ! dit-elle en souriant.
Elle s’assit au fond de sa chaise en croisant les jambes. Dawson remarqua qu’elle les avait longues et fines.
Dawson : Spielberg est un géni, chacun de ses films est salué par la critique et rentre directement dans la liste des films cultes. Il filmait déjà des œuvres cinématographiques que tu portais des couches culottes lui dit-il moqueur.
Eve : On dirait que tu es un incurable remarqua t-elle en rigolant.
Dawson : J’aime le travail bien fait.
Eve : Intéressant dit-elle avec un sourire gourmant. Tu me paies un verre.
Dawson : Pas question.
Eve : Moi qui te croyais un galant homme.
Dawson : Je le suis, en général, mais tu n’es pas le genre de fille qui m’inspire ce genre de sympathie.
Eve : Ouh, tu me vexes là dit-elle en se penchant vers lui et en lui offrant une vue plongeante sur son décolleté.
Dawson toussa, légèrement perturbé. Cette fille était une provocatrice et aimait jouer de ses charmes. C’était la première fois qu’il rencontrait une fille de son genre. Elle fit glisser ses doigts sur les siens et il retira vivement sa main en frissonnant tout de même.
Eve : Ce n’est pas grave Dawson, je te donnerais l’occasion de me le payais une prochaine fois.
Elle lui fit un clin d’œil tout en se levant et en faisant quelques pas vers la sortie.
Dawson : Comment tu connais mon nom ? demanda t-il surpris.
Eve : Il est écrit sur ton classeur dit-elle en tournant la tête vers lui et en lui souriant.
Dawson baissa les yeux pour vérifier et lorsqu’il releva la tête vers elle, elle avait disparut.


Ponctuel, Pacey klaxonna à 19h pile devant chez Joey. Prête, celle-ci descendit les marches du perron et se glissa à l’intérieur de la voiture.
Pacey : En route !
Joey : Ca m’étonne que Madame Ryan les ait laissé utilisé sa maison pour donner une petite fête.
Pacey : Oh, ça ne se passe pas chez elle.
Joey : C’est où alors ? demanda t-elle intrigué.
Pacey : Sur la plage lui dit-il en souriant. J’espère que tu as un maillot de bain.
Joey : Tu plaisantes ? En tout cas, moi je ne me baigne pas dit-elle décidé.
Pacey : Arrête de stresser Potter. Tout se passera bien.
Joey : Il y a intérêt. J’ai besoin d’une soirée de détente.
Pacey : Je m’y engage ! lui certifia t-il.
Joey lui sourit, reconnaissante de s’occuper d’elle. Elle avait peu l’occasion de sortir depuis qu’elle travaillait et pas réellement envie de voir du monde. Au moins ce soir, Jen, Jack et Pacey seraient là. Arrivé, Pacey gara sa voiture là où il pu, la foule inondait déjà la plage de sable fin. Certain jouer au beach volley, d’autre buvait en draguant les filles, et plus loin, quelque uns s’amusaient au bord de l’eau à jeter les filles dedans.
Joey : S’ils m’approchent, je les tues garantit-elle à Pacey avec un regard mauvais.
Amusé, Pacey passa distraitement un bras autour des épaules de la jeune fille et l’entraîna avec lui.
Pacey : Reste avec moi et il ne t’arriveras rien lui promit-il confiant.
Joey : J’ai plutôt besoin d’un verre lui dit-elle en le repoussant.
Pacey : Je t’apporte ça dit-il en s’éloignant.
Rob : Salut Potter dit-il en se tenant brusquement devant elle.
Joey : C’est pas vrai… soupira t-elle.
Rob : Il fallait me dire tout de suite que tu avais un petit ami.
Joey : Que je…
Elle regarda Pacey près des boissons et comprit qu’il le prenait pour son petit copain. Le bras autour des épaules probablement aura dû l’induire en erreur se dit-elle. Elle allait le détromper lorsqu’elle se dit qu’il serait peut être plus facile pour elle si Rob la pensait caser.
Joey : Et oui, nous sortons ensemble depuis un an et il est très jaloux s’entendit-elle dire.
Rob : Je comprends. Mais si jamais il ne te satisfaisait plus, tu sais où aller.
Joey : Aucun risque, je suis une fille comblée le rembarra t-elle.
Rob s’éloigna au moment où Jen approchait.
Jen : Pas moyen de se débarrasser de lui !
Joey : Je crois que cette fois je devrais être tranquille lui dit-elle avec un sourire espiègle. Allons nous amusez un peu !


Jack : Pacey ! s’écria t-il en venant le prendre dans ses bras.
Pacey : Salut Jack.
Jack : Je suis content que tu sois venu !
Pacey : J’ai amené Joey avec moi, je me suis dis qu’elle avait besoin de s’amuser un peu.
Jack : Excellente idée. Tu as des nouvelles de ma sœur ? demanda t-il abruptement.
Le visage de Pacey s’assombrit légèrement et Jack regretta immédiatement sa question.
Pacey : Pas depuis quelques temps. Et toi ?
Jack : Comme on dit, pas de nouvelle, bonne nouvelle dit-il en tentant de lui faire retrouver le sourire.
Soudain, le visage de Jack s’illumina et intrigué, Pacey suivit son regard.
Pacey : Tu le connais ?
Jack : Qui ? demanda t-il en détournant le regard.
Amusé, Pacey secoua la tête, lui signifiant que ce n’était pas important.
Jack : Tu permets ?
Pacey : Bien sûr dit-il en souriant.
Il le regarda marcher vers le jeune homme qui venait d’arriver sur la plage. Revenant à ce pourquoi il était là, il remarqua la présence de Rob pas loin. Il se prit un verre et en prit un pour Joey, ignorant délibérément le regard que le patron de celle-ci posait sur lui. Il n’aimait pas ce type et n’aimait pas non plus la façon dont il harcelait Joey sur son lieu de travail. Une bière à la main et passablement éméché, celui-ci s’approcha de lui.
Rob : Dis moi, tu connais Joey depuis longtemps ?
Pacey : Depuis qu’on est gosse lui répondit-il sans lui jeter un regard.
Rob : Elle a toujours été aussi froide et distante ?
Pacey : Seulement avec les ringards répondit-il du tac au tac avant de lever les sourcils, se rendant compte qu’il faisait probablement partis de ce critère lui aussi.
Rob : Et ben, c’est une véritable chance que tu sois parvenu à la rendre amoureuse de toi ! lâcha t-il.
S’étranglant avec sa gorgée de ponch, Pacey se tourna vers lui, hébété. Oubliant qu’implicitement, ce type le traitait de ringard, il se concentra sur la deuxième partie. Voyant son air, Rob lui avoua que Joey le lui avait dit.
Pacey : Elle t’a dit que nous sortions ensemble depuis un an ? s’exclama t-il étonné.
Rob : Ce n’est pas vrai ? demanda t-il intrigué par la réaction de Pacey.
Pacey : Non ! se défendit-il… Ca fait quatorze mois exactement, mais elle n’a pas la mémoire des chiffres. Excuse moi, je dois aller la rejoindre.

Marjo  (26.03.2005 à 22:59)
Scrutant un bateau au loin, Joey avait laissé dériver ses pensées. Elle songeait à Dawson. Que faisait-il, pensait-il à elle lui aussi ? Elle s’en voulait de la façon dont elle avait mit un terme à leur relation mais elle n’avait pas eut le temps de le lui dire. Il était parti du jour au lendemain, sans plus de nouvelles. Leur relation était tellement compliquée ! Etre amoureuse de son meilleur ami n’était pas la meilleure des choses qui soient, car lorsque tout allait mal, elle n’avait plus personne à qui parler, à qui se confier. Dawson lui manquait, plus qu’elle n’aurait su le dire mais elle s’étonnait de pouvoir encore se lever jour après jour et avancer. Elle aurait cru qu’une rupture avec lui l’aurait laisser inerte et incapable de faire quoique se soit mais non, elle était debout et continuer à vivre. Sans lui. Tout à coup, elle sentit des bras se renfermer autour d’elle.
Pacey : Alors, comment va l’amour de ma vie ?
Abasourdie, elle tourna la tête vers lui, attendant l’explication.
Pacey : Je viens d’apprendre que nous sortions ensemble et j’ai été déçu d’apprendre que tu avais oublié deux mois de notre relation si merveilleuse. Car oui, si mes souvenirs sont bons, cela fait quatorze mois et pas douze.
Il se décolla d’elle et lui sourit, amusé.
Pacey : C’était pourtant les deux plus beaux mois de ma vie ! lâcha t-il mimant d’être triste qu’elle ne s’en soit pas souvenu.
Joey lui sourit.
Joey : Je suis désolée Pacey, mais c’est lui qui a cru que nous sortions ensemble et je n’ai pas oser le contre dire. Je me suis dis qu’il me ficherait peut être la paix.
Pacey : C’est bon Potter, je veux bien endosser le rôle du petit ami virtuel. Mais pour ça, il va falloir que l’on soit crédible.
Joey : Comment ça ? demanda t-elle nerveuse.
Il posa les deux verres qu’il tenait encore à la main dans le sable et d’un sourire charmeur, il posa ses mains sur sa taille.
Pacey : Et bien tu sais, les couples ont parfois des moments de folies, où le garçon aime taquiner la fille.
Joey : Et ? demanda t-elle, curieuse de savoir où il voulait en venir.
Avec un grand sourire, Pacey la souleva dans les airs et l’attira avec lui jusque dans l’eau. Lorsque Joey réalisa ce qu’il comptait faire, elle se mit à hurler en faisant des grands gestes.
Joey : Pacey repose moi ! le somma t-elle. Je te jure que si tu me jettes dans cette eau glaciale, je te tues !!!
Pacey : C’est qu’elle le ferait en plus ! dit-il tout en rigolant.
Amusé, il la propulsa dans l’eau et regagna le rivage. Trempé jusqu’aux os, Joey ressortit en grelottant. Elle marcha vers Pacey en rage alors que celui-ci était mort de rire.
Pacey : Eh ! Qui aime bien châtie bien se contenta t-il de lui dire.
Joey le fit lourdement tombé sur le sable mais Pacey l’entraîna avec lui et la faisant rouler sous lui, il plongea son regard dans le sien. Une petite troupe s’était rapprochée d’eux.
Pacey : Je te signale que Rob ne perd pas une miette du spectacle et qu’il va finir par se demander qu’elle genre de couple nous sommes lui murmura t-il avec un sourire.
Joey : Un couple au bord de la rupture lui cracha t-elle au visage, amère.
Pacey : Et ben, je n’aurais pas tenu longtemps dit-il en rigolant.
Il se releva et lui tendit la main, qu’elle refusa. Voyant qu’elle grelottait, il ôta sa chemise et la lui tendit.
Pacey : Tu as deux solutions lui murmura t-il. Ou tu continu à mourir de froid, ou tu prends la chemise que ton petit ami t’offre gentiment.
Le regard mauvais, elle prit la chemise de ses mains. Pacey se plaça devant elle pour faire barrière pendant qu’elle se changeait.
Joey : Garde tes yeux dans ta poche.
Pacey : Joey, je pense qu’en quatorze mois, j’ai eu l’occasion de te voir plus déshabillé que ça dit-il en souriant franchement.
Le plaisir que Pacey prenait à cette situation commençait à l’agacer en même temps que cela l’amusait. Elle ne savait pas si elle devait continuer à l’enguirlander ou à sourire elle aussi. Lorsqu’elle eut revêtu sa chemise, il se tourna vers elle et lui sourit d’un air approbateur.
Pacey : Mes vêtements te vont plutôt bien, tu devrais essayé mes caleçons la prochaine fois.
Joey : Arrête lui dit-elle en lui donnant un coup à l’estomac.
Jen et Jack vinrent à leur rencontre et Jen tendit une serviette à Joey qui s‘essuya les cheveux en s’éloignant avec la jeune fille.
Jack : T’étais vraiment obligé de faire ça ?
Non, mais il s’était bien amusé. Et il avait vu un sourire fugitif passé sur le visage de Joey et il y avait longtemps qu’elle ne souriait plus.
Pacey : Tu me connais, quand je peux l’embêter…


Andie observait discrètement les autres. Elle était à une de ses réunions du soir où plusieurs des patients se réunissaient en rond et racontaient leurs émotions, leurs histoires. Depuis plusieurs jours déjà, elle n’avait pas prit la parole, elle n’avait rien à dire ou simplement marre de dire qu’elle n’allait pas bien. Une fille était entrain de racontait son histoire. Elle avait commencé à prendre des anti-dépresseurs depuis le divorce de ses parents, celui lui paraissait si stupide qu’elle en sourit.
Médecin : Vous voulez nous dire quelque chose Andie ? demanda t-il en l’observant gentiment.
Andie : Pas aujourd’hui docteur.
Médecin : Pourtant, j’ai l’impression que vous avez quelque chose à dire sur l’histoire de Rebecca.
Andie lui fit non de sa chaise et se tassa au fond, espérant qu’il l’oublierait. Il était inutile qu’elle se mette à dos cette fille en lui disant que son histoire était ridicule. Un de ses frères était mort et sa mère avait sombré dans la folie, son père était très souvent absent de la maison et elle avait fini par rejoindre sa mère dans cette folie. Son autre frère était gay. Alors le divorce de deux personnes…elle trouvait ça léger comme excuse. Enfin, chacun ses idées.
Médecin : Vous pourriez peut être nous parler de vous, nous dire comment vous vous sentez ici.
Andie sentit que cette fois, elle ne pourrait pas se dérober à sa question. Elle se tourna vers Marc qui lui sourit en guise d’encouragement.
Andie : Je me sens bien.
Médecin : Vous avez l’air ailleurs depuis quelques jours, vous voulez bien nous dire où vous êtes ?
Andie : A Capeside dit-elle en esquissant un sourire timide.
Médecin : C’est là que vous habitez ?
Andie : Oui. Ma famille et mes amis sont là bas, ainsi que mon petit ami.
Médecin : Vous voulez nous parlez d’eux ?
Andie : Il y a Jack, mon frère. A la mort de Tim, lui et moi nous sommes rapprochés et nous avons dû nous soutenir pour continuer. L’absence de mon père et la maladie de ma mère à fait que nous nous sommes retrouvés tout seul, on compte l’un sur l’autre. Il y a mes amies, il me soutiennent et son toujours là pour moi.
Médecin : Et votre petit ami ? demanda t-il, sentant qu’elle avait plus de mal à parler de lui.
Andie : Pacey est celui qui me porte sur ses épaules. Tout le temps qu’il a pu il m’a maintenu la tête hors de l’eau mais ça n’a pas suffit…. Il est compréhensif, drôle, attentionné, il est ma famille conclut-elle.
Médecin : Vous avez l’air de beaucoup tenir à lui ?
Andie : Je l’aime, il me manque.
Médecin : Je comprends lui dit-il sur un ton affectueux. Mais vous devez apprendre à ne compter que sur vous. Pacey ne doit pas être votre béquille. Il faut que lorsque vous sortez d’ici, vous soyez capable de marcher toute seule.
Andie savez qu’il avait raison. Elle devait guérir pour elle en premier.


Une fleur à la main, Pacey avança vers Joey d’un air penaud. Il l’avait vu se frotter les bras toute la soirée, signe qu’elle avait dû attraper froid lorsqu’il lui avait fait prendre ce bain forcé. Debout près du feu, elle tendait les mains pour se les réchauffer. Lorsqu’elle l’aperçu, une marguerite à la main, un mot d’excuse peint sur le visage, Joey ne pu se retenir de sourire. Sans un mot, il lui tendit la fleur qu’elle accepta.
Joey : C’est bon Pacey, ça va.
Pacey : J’ai ça aussi dit-il en lui tendant un vêtement de l’autre main.
Joey le prit et le contempla amuser.
Joey : Un de tes pantalons ?
Pacey : Ben je sais que ton short est sec et que mon pantalon sera bien trop grand pour toi mais tu auras plus chaud. C’est ma façon de me faire pardonner lui murmura t-il.
Y réfléchissant quelques secondes, Joey se décida à l’enfiler. Après tout, elle avait déjà une de ses chemises, elle n’était plus à un pantalon près. Elle passa le pantalon en toile et comme prévu, il était bien trop grand pour elle. Après avoir resserrer les liens, il parvint à tenir sur ses hanches.
Joey : Merci lui glissa t-elle.
Soulagé, Pacey soupira et tendit ses mains au peu de chaleur qu’ils avaient. Il jeta un regard vers Jen et Jack qui dansaient encore parmi les quelques quarante personnes qui restaient. Puis, leurs deux amis vinrent les rejoindre.
Jack : Joey, tu es très jolie en Pacey mais je crois que tu devrais garder ton propre style.
Pacey et Joey échangèrent un sourire complice. Rob vint troubler leurs moments de parfaite communion. Il était ivre.
Rob : Est-ce qu’une de ces jolies jeunes filles accepteraient de venir danser avec moi.
Jen : Jack, j’ai besoin d’un verre dit-elle en s’éclipsant avec son ami.
Rob se tourna alors vers Joey.
Pacey : Ses danses sont déjà prises dit-il en prenant la main de Joey dans la sienne de manière possessive. D’ailleurs, la piste nous attend chérie dit-il en entraînant Joey.
Une fois éloigné, Pacey passa ses bras autour de la taille de Joey et commença à se déhancher doucement au rythme de la musique.
Pacey : Désolé mais il fallait t’éloigné lui expliqua t-il.
Joey : C’est rien.
Un peu gêné, elle finit par passer ses bras autour de son cou. Elle gardait une distance raisonnable entre eux mais petit à petit, elle se détendit et finit même par croiser son regard.
Pacey : J’ai l’impression de danser avec moi dit-il en souriant.
Joey éclata de rire, détendu elle se rapprocha de lui.
Joey : Merci pour ce soir Pacey. J’en avais besoin.
Pacey : Pas de quoi. C’était mon rôle en tant que petit ami.
Joey lui sourit en frissonnant à nouveau. Pacey s‘en rendit compte.
Pacey : Euh, je n’ai plus de vêtement à disposition là.
Joey : Ca va aller.
Plongeant son regard dans le sien, il l’attira plus près de lui et passa ses bras autour de son corps.
Pacey : C’est le mieux que je puisse faire lui dit-il tout bas.
Se sentant déjà plus à l’abri du vent, Joey ne se déroba pas et continua à danser avec lui ainsi.


Dawson se tenait dans la régie et observait sa mère sur le moniteur, elle présentait les infos. Elle était vraiment naturelle et belle à l’écran. Il l’a trouvé rayonnante, sa mère avait toujours eut un don pour les médias, il devait tenir ça d’elle. Il y avait des gens que la caméra aimait particulièrement. Il s’était souvent fait cette réflexion avec Joey lorsqu’elle accepté de participer à ces petits films. Elle crevait littéralement l’écran. Il ne comprenait encore pas comment il n’avait pas vu à quel point elle était belle. Sa beauté n’était pas une chose qui passait inaperçu, quiconque croisait son regard en rester changer à jamais. Et lui l’était, changer à jamais. Jamais il ne pourrait aimer quelqu’un comme il l’aimait elle, s’était tout bonnement impossible. Joey était sa moitié, son âme sœur.
Gail : Dawson ?
Elle le tira de ses pensées et surprit de la voir dans l’embrasure de la porte, il se rendit compte sur l’écran que le journal télévisé était terminé depuis quelques minutes.
Gail : Tu as l’air ailleurs, ça va ?
Dawson : Bien sûr maman. J’étais perdu dans mes pensées.
Gail : Et tu pensais à quoi ?
Dawson : A rien de bien précis.
Gail lui sourit affectueusement. Elle savait à quoi il pensait, à la même chose qu’il pensait depuis qu’il était venu la rejoindre, à Joey. Leur rupture ne s’était pas très bien passé et elle qui avait cru en les voyant tous les deux au mariage que tout irait bien désormais, elle était tombée des nues par la suite. Triste pour lui, elle vint s’asseoir à ses côtés.
Gail : Tu pourrais peut être lui téléphoner ?
Dawson : Elle m’a quittée, elle ne veut sûrement pas que je lui téléphone.
Gail : Même si elle et toi ne sortaient plus ensemble, vous êtes toujours amis et je suis sûr qu’elle serait touchée que tu prennes de ses nouvelles. Et je suis sûr qu’elle serait contente d’avoir des tiennes.
Dawson : Je ne sais pas…dit-il perdu.
Gail : Réfléchis-y. En plus, ça te fixerais sur l’avenir de votre relation.
Dawson leva les yeux vers elle, pensif, elle n’avait pas tort. Au son de sa voix il saurait si leur amitié pouvait être sauvé. Peut être l’appellerait-il…mais pour l’instant, il n’était pas encore prêt.


Pacey : On se rencontre de plus en plus souvent par hasard ces derniers temps fit-il remarquer.
Joey : Hum, c’est vrai reconnut-elle en engloutissant le dernier beignet.
Quinze jours s’étaient écoulés depuis la petite fête sur la plage et quasiment tous les jours, ils se rencontrer par hasard et parler un peu. Ils faisaient un bout de chemin ensemble, où allait boire un verre. C’était presque devenu comme un rendez vous quotidien, une habitude. Aujourd’hui, elle rentrait chez elle lorsqu’elle était tombée sur lui et ils avaient décidé d’aller manger quelques beignets près de la marina. Tous deux se sentaient seuls et même si l’autre n’était pas vraiment la personne qu’ils auraient choisit pour se remonter le moral, petit à petit, ils avaient trouvaient des points de discussion et avaient même finit par rire. Chose qui était de plus en plus rare au fil du temps passer sans la personne qu’ils aimaient.
Pacey : Alors, comment va ce cher Rob ?
Joey : C’est à croire qu’il se fiche que je sorte déjà avec quelqu’un ! L’autre jour, il m’a invité à dîner, il m’a dit que mon petit ami n’était pas obligé de savoir.
Pacey : Il n’a peur de rien lui ! dit-il en rigolant. Il ignore que je suis un garçon possessif et jaloux !
Joey : C’est pas drôle ! Chaque fois que je me change maintenant, j’ai toujours peur de le retrouver à me mater.
Pacey : Il aurait tort de se priver lâcha t-il en la dévisageant, amusé.
Joey lui donna un coup de coude à l’estomac.
Pacey : Quoi, tout homme normalement constitué, travaillant avec une jolie fille ferait ce qu’il peut pour la draguer.
Joey : Jolie fille ? dit-elle surprise en relevant un sourcil vers lui.
Pacey : Oui, ben, potable quoi.
Joey lui redonna un coup dans les côtes.
Joey : En parlant de jolie fille, comment va Andie ?
Le visage de Pacey s‘assombrit et Joey regretta aussitôt sa question.
Pacey : Tu lui poseras la question si tu parviens à l’avoir au téléphone.
Joey : Tu ne lui as pas parlé depuis combien de temps ? demanda t-elle timidement.
Pacey : Vingt jours exactement et ça n’avait duré que quelques minutes la dernière fois. Avant ça, je ne lui avais pas parlé durant trois semaines répondit-il tristement. Chaque fois que j’appelle, elle est sortie ou endormie et ne veux pas être réveillé.
Joey : Ca ne veux peut être rien…
Pacey : Elle m’évite Joey, je le sens la coupa t-elle.
Joey : Pourquoi elle ferait ça, elle t’aime lui assura t-elle. Il doit sûrement y avoir une explication.
Pacey : J’aimerais bien qu’elle me la donne.
Joey : Elle le fera lui dit-elle confiante.
Pacey releva les yeux vers Joey qui lui souriait tendrement, le genre de sourire qu’elle n’avait jamais eut pour lui.
Pacey : Merci Joey.
Joey : Pas de quoi dit-elle contente d’elle.
Pacey : Je vais rentrer maintenant.
Joey : Oh pas question !
Pacey : Pas question ? répéta t-il hébété.
Joey : Parti comme tu es parti, tu vas sûrement broyer du noir et seule d’en mon coin, j’en ferais autant, alors ce soir pour nous c’est cinéma !
Pacey : Cinéma ? dit-il surprit par tant d’assurance.
Joey : Aller, pourquoi pas, on s’ennuie à mourir ici.
Pacey : Cinéma, ça me va.
Joey : Génial dit-elle en se levant d’un bond. Tu verras on s’amusera bien !
Pacey : Je passe te prendre à 20h lui dit-il en rigolant.
Joey : A tout à l’heure dit-elle en l’embrassant rapidement sur la joue avant de filer à toute vitesse.
Pacey resta un peu surpris par son geste mais son visage esquissa un sourire fugace. Il était content de cette sortie. Content de cette soudaine complicité qui s’était installé entre lui et Joey. Cela lui ferait le plus grand bien de sortir un peu, à lui comme à elle. Bien qu’elle ne lui en parle jamais, il savait que Dawson lui manquait. S’il avait pu parler à ce dernier, il lui aurait sûrement demander de prendre soin d’elle, par conséquent, il anticiper sa demande et devait avouer que ça ne le dérangeait pas vraiment. Il y avait pire que la compagnie de Joey.


Jack : Salut petite sœur !! dit-il ravi de l’entendre.
Andie : Jack dit-elle tendrement, ça me fait du bien de t’avoir.
Andie avait ressentie le besoin vital de se ressourcer auprès de son frère. Elle avait prit le temps de se sentir mieux et avait décroché le téléphone aussitôt.
Jack : Moi aussi, comment vas-tu ?
Andie : Je vais bien. Je t’assure Jack dit-elle devant le silence sceptique de son frère.
Jack : Tu sais que si tu as besoin de moi….
Andie : Tu pourrais être là en trente minutes, je sais lui répondit-elle amusée.
Jack : Je ne plaisante pas !
Andie : Je sais. Ce que je voudrais savoir c’est si tu sais où se trouve Pacey. Il n’est pas chez lui et depuis quelques temps, on se rate de plus en plus.
Jack : Tu sais, ce n’est pas facile pour lui non plus, il cherche à occuper ses journées pour oublier combien tu lui manques.
Andie : Il me manque aussi.
Jack : Ca fait bientôt deux mois que tu es partie, c’est très long.
Andie : Comment va t-il ?
Jack : Et bien, à part le fait qu’il pense à toi toute les deux minutes, je crois que ça va.
Andie se sentait rasséréné par les paroles de son frère. Pacey pensait encore à elle, il ne l’avait pas oublié. Oh, elle savait qu’elle était bête de penser ça mais le temps les éloignait de plus en plus, et, le proverbe disait bien loin des yeux, loin du cœur. Ici, elle s’efforçait de s’occuper jour après jour et de régler ses problèmes afin de rentrer le plus en forme possible auprès de Pacey. Heureusement, lorsqu’elle avait des coups de blues, les autres pensionnaires étaient là pour la soutenir.
Andie : Tu pourras lui dire que j’ai téléphoné…
Jack : Et qu’il te manque, je n’y manquerais pas lui promit-il en souriant.
Andie : Merci.
Jack : Andie ?
Andie : Oui ?
Jack : Guéris vite.
Andie : Je te le promets lui dit-elle émue.


Bessie : Joey, tu tombes bien ! dit-elle en se précipitant à sa rencontre.
Joey : Je sais, je suis en retard mais j’ai le droit à un peu de repos non !
Bessie : Je me fiche de ça, Dawson a téléphoné lui annonça t-elle avec un petit sourire.
Le sourire de Joey s’effaça et sa bonne humeur disparut en même temps. Dawson avait téléphoné. Elle avait attendu inconsciemment ce coup de fil depuis qu’ils avaient rompu mais là, c’était du concret et elle ne savait pas comment le gérer.
Joey : Et qu’est ce qu’il a dit ? demanda t-elle troublée.
Bessie : Qu’il rappellerait.
Joey se sentait perdue, qu’allait-elle lui dire lorsqu’il le ferait. Elle n’eut pas le temps de se préparait que le téléphone retentit. Elle se tourna vers Bessie, le visage figé par l’inquiétude.
Bessie : Qu’est-ce que tu attends, vas-y…
Poussée par sa sœur, elle pénétra chez elle et marcha vers le téléphone qu’elle décrocha fébrilement.
Joey : Allo ?
Dawson : Bonjour Joey dit-il après un instant de silence.
Joey : Bonjour Dawson.
Le silence s’installa à nouveau entre eux. Ils avaient toujours eut du mal à se parler mais le malaise qui planait entre eux aujourd’hui était bien plus profond que d’habitude.
Joey : Comment ça se passe à Philadelphie ? s’enquit-elle, histoire de parler.
Dawson : Ma mère est très occupée et je m’incruste sur le plateau pour m’imprégner de l’ambiance.
Joey : Ca ne m’étonne pas.
Dawson : Comment vas-tu ?
Joey : Je vais bien. Je travaille au « Logan’s Marina ».
Dawson : Je pensais que tu détestais cet endroit ? dit-il surpris.
Joey : Il faut bien vivre.
Joey tiqua, elle n’avait aucune envie de partir sur ce terrain. Il était inutile de rappeler le fait que si elle devait travailler là bas s’était parce que son père avait mit le feu à leur restaurant, et encore moins au fait que Dawson l’avait convaincu de faire arrêter son père, à nouveau.
Dawson : Et comment vont les autres ?
Joey : Jen et Jack vont bien, Pacey se sent un peu seul je crois.
Dawson : Andie doit lui manquer.
Joey : Oui, j’ai l’impression qu’il pense à elle toutes les cinq minutes.
Parler des autres leur éviter de parler d’eux même et cela les arranger bien. Même s’ils s’aiment encore et qu’ils regrettaient la manière dont ils s’étaient quittés, il était trop tard pour revenir en arrière.
Dawson : Je vais devoir te laisser Joey.
Joey : Très bien…merci d’avoir appeler.
Dawson : Au revoir.
Joey : Au revoir Dawson dit-elle en raccrochant avec un goût amer dans la bouche.
Dawson regardait le combiné, perplexe.
Gail : Tu viens, nous allons être en retard à cette soirée dit-elle en remontant son châle sur les épaules.
Revenant à la réalité, il reposa l’appareil et la suivit. Maintenant c’était clair, ils pourraient sauvegarder leur amitié mais rien de plus. C’était ce que cette conversation lui avait apprit. Leur discussion vide de sens et futile lui disait que Joey était passé à autre chose et qu’elle ne pensait plus à eux. Sinon, il l’aurait senti dans ses mots, au son de sa voix. Du côté de Joey, cet appel la laisser songeuse. Pourquoi lui avait-il téléphoné ? Et puis, la conversation avait été d’une banalité !!! Ils n’avaient même pas parlé d’eux ni de leur relation. Ils avaient opter pour des civilités, ils auraient parlé du temps que cela n’aurait pas été différent. Mais était-elle prête à une conversation plus profonde ?
Bessie : Ca va Joey ? demanda t-elle en la rejoignant.
Joey : Je n’en sais rien à vrai dire…
Bessie : Ca ne s’est pas passer comme tu l’aurais souhaiter ?
Joey : Rien ne se passe comme je l’aurais souhaiter répondit-elle avec un petit sourire triste avant de partir se réfugier dans sa chambre.


Pacey : Salut Bessie dit-il en pénétrant dans la pièce avec un grand sourire.
Bessie : Salut Pacey dit-elle un peu surprise. Tu viens voir Joey ?
Pacey : Elle et moi ont doit aller au Rialto ce soir, elle ne te l’a pas dis ?
Bessie : Non, elle a dû oublier mais avec le coup de fil de Dawson, ça n’a rien d’étonnant.
Pacey : Dawson a appelé…et comment va t-elle ? demanda t-il d’une voix légèrement inquiète.
Bessie : Elle n’est pas sortie de sa chambre depuis.
Pacey : Je vais la voir.
Pacey toqua doucement et n’entendant pas de réponse, il décida d’entre bailler la porte. Là, il aperçu Joey, allongée sur son lit, elle avait la tête enfouie dans son oreiller et n’avait pas remarquer sa présence. Il toqua à nouveau et cette fois, elle leva les yeux vers lui.
Joey : Ah salut dit-elle en se redressant avant de jeter un coup d’œil à l’heure. Le cinéma, j’avais oublié…
Pacey : Bessie m’a dit…
Joey : Je n’ai plus très envie de sortir.
Pacey : Comment vas-tu ?
Joey : Je vais bien affirma t-elle en détournant le regard.
Pacey la contempla, elle mentait effrontément mais le faisait plutôt bien. S’il ne la connaissait pas depuis l’enfance, il pourrait presque la croire. Mais il savait que derrière cette façade de fille forte, se cacher une fille anéantie par le coup de fil d’un garçon, qui comptait plus que tout pour elle.
Pacey : Je suis désolé mais je ne suis pas d’accord.
Joey : Pas d’accord avec quoi ? demanda t-elle perplexe.
Pacey : « Ce soir pour nous c’est cinéma », rappelle toi.
Joey : Oui mais…
Pacey : Soit tu m’accompagne sans cri, ce que je préfère nettement lui fit-il remarqué, soit je serais obligé de te soulever et de t’emmener de force !
Joey oscillait entre l’envoyer balader et sourire devant tant d’assurance.
Joey : D’accord finit-elle par céder.
Sortir lui ferait le plus grand bien après tout, rien ne servait de continuer à broyer du noir sur des événements dont elle n’avait pas le contrôle. De meilleure humeur, ils sortirent et allèrent droit au Rialto. Bessie avait souri en les regardant sortir, Joey avait quelque peu retrouvé le sourire, cette sortie tombé à pic.


Jen : Qu’est-ce qu’on va voir ? demanda t-elle en observant les affiches une à une.
Jack : Comme tu veux.
Jen : Et bien, j’hésite entre « Le journal de Bridget Jones », voir la vie d’une fille qui a encore plus de problème que moi avec les garçons me ferait du bien et la vielle rediffusion de « Une journée en enfer », un film d’action dénué de tout besoin de concentration. Et puis, contempler Bruce Willis et son charme viril ne nous fera du mal ni à l’un ni à l’autre !
Son regard et celui de Jack se rencontrèrent avant qu’ils ne se sourient.
Jen&Jack : « Une journée en enfer » lâchèrent-ils en chœur.
Ils avancèrent dans la queue et Jen remarqua alors seulement Joey et Pacey devant eux.
Jen : Eh, regarde qui est là dit-elle en entraînant son meilleur ami avec elle. Joey ! Pacey !
Les deux interpellés se tournèrent vers eux et leurs sourirent.
Joey : Tiens, quelle coïncidence !
Jack : Vous allez voir quoi ?
Pacey : « Pretty Woman » dit-il en levant les yeux aux ciels.
Jen éclata de rire.
Jen : Les négociations ont du être durs ! déclara t-elle.
Pacey : J’avais opté pour « Terminator » mais Potter avait envie de sensiblerie. Tu l’a connais dès qu’il y a un peu de sang…
Joey lui porta un léger coup à l’estomac en souriant.
Joey : Il a perdu !
Pacey : J’ai jamais aimé jouer à pile ou face dit-il en maugréant.
Jen : Qu’en penses-tu jack, Richard Gere, c’est pas mal non plus…
Jack : Et si vous vous alliez voir votre film et nous le nôtre et qu’on se rejoigne à la fin ? dit-il plein d’espoir rejoint par Pacey.
Jen et Joey se tournèrent l’une vers l’autre avant de se tourner vers eux simultanément.
Jen&Joey : Pas question.
La foule avança et elles les entraînèrent avec elles.
Pacey : Perverse dit-il en se tournant vers Joey qui était à ses côtés.
Jack : Egoïste ! dit-il à Jen en même temps.
Les quatre jeunes gens passèrent une excellente soirée. Après le film, ils allèrent boire un verre et en profitèrent pour rattraper le temps perdu. Ils oublièrent tous leur problèmes respectifs et se concentrèrent uniquement sur la soirée passée ensemble. A la fin, ils sortirent dans la rue, près à se dire au revoir.
Jack : On devrait faire ça plus souvent.
Joey acquiesça !
Pacey : La prochaine fois, les hommes choisissent le film !
Joey : Il faudrait déjà qu’il y en ait avec nous !
Pacey lui fit une grimace à laquelle elle sourit amusée.
Jack : Oh mon dieu Pacey, j’ai faillis oublier ! Andie a téléphoné !!!
Pacey : Andie ? s’écria t-il attiré par le cours de la conversation.
Jack : Oui, cet après midi, elle avait essayé de te joindre en vain. Ils sembleraient que se soit souvent le cas ces derniers temps d‘ailleurs, elle m’a dit que vous vous ratiez souvent.
Pacey : Tout le temps tu veux dire ! Comment va-t-elle ? s’empressa t-il de demander.
Jack : Elle va bien, mais son petit ami lui manque ajouta t-il en souriant. Elle m’a dit de te le dire.
Pacey : Elle me manque aussi dit-il soudain triste. Il est un peu tard pour l’appeler, j’essaierais demain matin.
Jen : Passe lui le bonjour pour nous.
Pacey : Promis. Bon aller Potter, Bessie va me tuer si on arrive pas avant le couvre feu !
Ils se souhaitèrent une bonne soirée et tandis que Jen et Jack partaient à droite, Joey et Pacey marchaient dans l’autre sens. Pacey était rêveur et Joey savait qu’il pensait à Andie, avoir de ses nouvelles et savoir qu’elle avait essayé de l’appeler devait lui faire du bien. Elle avait pu constater combien elle lui manquait ses derniers temps. Elle se pencha vers lui et aperçu un sourire fugace sur ses lèvres, amusé, elle en sourit à son tour. Son bonheur faisait plaisir à voir.
Joey : Je parie que tu as hâte d’être à demain matin.
Pacey : Hein ? dit-il en prenant conscience qu’elle lui parlait.
Joey lui sourit.
Joey : Je disais que tu devais être impatient de pouvoir lui parler.
Pacey : Tu n’imagines même pas. Je vais enfin avoir la personne que j’aime à l’autre bout du fil. Ce serait mieux si je pouvais la voir naturellement, mais lui parler sera déjà formidable.
Il se tromper, elle l’imaginait très bien. Mais ça ne se passait pas toujours aussi bien qu’on le rêvait. Remarquant la lueur de tristesse furtive qui assombrit le regard de Joey, Pacey se morigéna.
Pacey : Joey, excuse moi, je ne pensais plus à…
Joey : C’est rien l’interrompit-elle.
Pacey : Ce n’est pas rien, tu ne te mettrais pas dans un état pareil sinon et tout ce qui se passe entre toi et Dawson est loin d’intégrer le compartiment des « riens ». Tu peux m’en parler si tu veux.
Joey : Je n’en ai pas très envie…
Pacey : D’accord, mais si tu as besoin de t’épancher, je suis là.
Joey : Merci lui dit-elle touchée.
Pacey lui sourit et elle se sentit mieux. Elle était contente du revirement de relation qui s’était établit entre elle et lui. Ils avaient dépassés leurs anciennes querelles et étaient parvenus à établirent une sorte d’amitié basé sur leurs peines.
Pacey : Ne te retournes pas mais il y a ton patron, assit à une table sur la terrasse du « Coffee Shop » et il regarde vers nous.
Joey : Je ne vais jamais être débarrassé de lui soupira t-elle.
Pacey : Le fait que tu sois avec ton petit ami, qui soit dit en passant est plutôt bien bâtit, ne semble pas le déranger beaucoup ni l’empêcher de te dévorer du regard.
Joey lui sourit amusé et le détailla du regard, semblant médité ses pensées. Bien bâtit, oui, ça pouvait aller, c’était vrai. Pacey surpris le regard appréciateur de Joey posait sur lui et fut surpris de trouver cela fort plaisant.
Pacey : En même temps, je peux le comprendre. Non mais tu t’es vu, tu es une publicité vivante pour les magazines féminin. La jeune femme belle et forte à la fois. Capable de réduire à néant tous les rêves et les aspirations d’un homme.
Surprise, Joey détourna le regard. Les propos de Pacey lui paraissaient bizarrement déplacés mais fortement agréable à entendre. Elle finit par poser les yeux sur lui et fut électrifié par le regard qu’il dardait sur elle, celui-là même qu’il avait eut lorsqu’ils avaient regardés une vidéo et s’étaient retrouvés allongé l’un sur l’autre. La regardant intensément, il se rapprocha lentement d’elle et passa ses bras autour de sa taille. Joey le regardait faire, mal à l’aise et pressé de savoir où il voulait en venir. Il descendit lentement vers ses lèvres.
Joey : N’y comptes même pas le prévint-elle avant qu’il n’ait finit sa descente.
Pacey : C’est pour la bonne cause lui murmura t-il tout contre ses lèvres. Pense à Dawson.
Perdue, Joey se dit qu’elle devait réagir vite. Mais déjà les lèvres de Pacey se posaient sur les siennes. Lentement, comme semblant attendre sa permission, il ne fit que l’effleurer. Les jambes de Joey se mirent à se dérober sous elle, prestement, elle se rattrapa à Pacey. Il ne s’agissait que d’un baiser pour éloigner Rob se dit-elle en répondant à ses attentes. Elle passa ses bras autour de son cou et l’attira à elle. Enhardi, Pacey approfondi son baiser. Tous deux se laissèrent emporter, leurs esprits étaient embrouillés et confus. Le baiser de Pacey ressemblait à une douce caresse et Joey se surprit à le trouvait très agréable. Pacey caressa sa joue de son pouce et le souffle cours, il se sépara d’elle.
Pacey : Alors j’étais comment dans le rôle du petit ami ? lui demanda t-il en masquant son embarras par un sourire.
Joey : Pas trop mal avoua t-elle en reprenant sa respiration. Tu n’es pas Brad Pitt mais bon…
Ils se sourirent, détendant l’atmosphère.
Pacey : Il est parti remarqua t-il.
Joey remarqua la terrasse vide. Au moins, cela avait servit à quelque chose. Il ne restait plus qu’à espérer que ça aurait des conséquences à long terme. Ce baiser en tout cas aurait du confirmer à Rob qu’elle sortait bien avec Pacey car s’était loin de ressemblait à un baiser fraternel.
Pacey : Je te ramène.
Joey hocha la tête et ils prirent silencieusement le chemin du retour.

Marjo  (26.03.2005 à 23:14)
Une coupe de champagne à la main, Dawson déambulait parmi les invités. Il avait accompagné sa mère à une soirée de charité organisée par la chaîne qui l’employait. Il n’aimait pas trop ce genre de soirée mondaine où tout le monde aimait tout le monde. Sa mère par contre, avait l’air d’y trouver son compte. Elle souriait à tout va et discutait avec bon nombre des invités. Tout à coup, il sentit du remue ménage sur le côté et tourna la tête. Certaine personnes se mettait à parler à voix basse et se pousser pour laisser entrer quelqu’un. En se penchant, il pu l’apercevoir et resta perplexe. Qu’est-ce qu’elle faisait ici ?? Dès qu’elle le vit, son visage s‘éclaira d’un large sourire et elle fendit la foule pour le rejoindre.
Eve : Bonsoir Dawson dit-elle d’une voix suave.
Dawson : Je croyais que c’était une soirée sur invitation ?
Eve : C’est aussi une soirée de charité je te le rappelle.
Dawson la dévisagea, suspicieux.
Dawson : Et tu serais une donatrice ? Je n’y crois pas dit-il en secouant la tête et en se tournant vers le bar pour demander un nouveau verre.
Eve : Détrompe toi, je suis quelqu’un de très généreux dit-elle en se penchant pour prendre un verre tout en adressant un sourire charmeur au vendeur.
Dawson : Je n’en doute pas dit-il en voyant les yeux du barman descendre vers son corsage très dénudé.
Eve : Et toi, que fais-tu ici ?
Dawson : Ma mère travaille pour la chaîne se contenta t-il de dire.
Eve : Pourquoi es-tu donc si tendu avec moi ?
Dawson : Peut être que c’est parce que tu as tendance à me mettre sur les nerfs.
Eve : Je fais ça moi dit-elle innocemment.
Constatant qu’il se raidissait, Eve décida de s’adoucir un peu.
Eve : Alors, qu’est-ce qu’un jeune garçon comme toi fais à Philadelphie ?
Dawson : Je suis venu passé l’été avec ma mère.
Eve : C’est charmant.
Dawson leva un sourcil vers elle et voyant qu’il ne s’agissait pas là d’une remarque mesquine, il se détendit un peu. Cette fille était une énigme. Elle apparaissait, semer la zizanie, et disparaissait aussi vite.
Gail : Dawson, tu ne me présentes pas ton amie ?
Dawson : Ce n’est pas mon…
Eve : Je m’appelle Eve Whitman le coupa t-elle en lui tendant la main. J’aime beaucoup votre journal, c’est le seul que je suis.
Gail : Merci dit-elle fièrement. Je fais ce que je peux pour transmettre l’actualité.
Eve : Et vous le faite remarquablement bien la flatta t-elle.
Gail : Je vous remercie. Vous devrez aller danser un peu.
Eve : Bonne idée.
Elle tira Dawson par le bras et ne voulant pas faire d’esclandre devant sa mère, il la suivit. Sur la piste, elle se serra dans ses bras et malgré l’agacement que cette fille provoqué en lui, il se surpris à apprécier son parfum délicat…


Allonger sur son lit, Pacey n’avait quasiment pas bougé de la journée. Il était perdu dans ses pensées. Que lui avait-il prit d’embrasser Joey la veille ! C’est vrai, Joey était une amie, enfin, il commençait à le penser, et puis elle aimait Dawson et lui sortait avec Andie qu’il aimait de tout son cœur. Il avait beau chercher à se convaincre qu’il ne l’avait fait que pour intriguait Rob et le conforter dans l’idée que Joey soit prise, il savait au fond de lui qu’il y avait une pointe de mensonge là dedans. Il avait eut envie d’embrasser Joey et cette envie aurait été tout aussi présente sans Rob dans les parages. L’embrasser était une chose à laquelle il avait déjà pensée, il devait se l’avouer. Cette fille était différente des autres, elle était drôle et enthousiaste à la fois, intelligente, généreuse, raisonnable et responsable, une fille que la vie n’avait pas épargnée. Lorsqu’il la voyait fragile, il avait des élans de tendresse insoupçonnée envers elle. Il n’aimait pas la voir malheureuse et c’est pour quoi, hier, il avait eut envie de la serrer dans ses bras et de lui dire que tout irait bien, même s’il savait que ça ne serait pas vrai. L’embrassait lui avait contre toute attente, semblait aussi naturelle que le fait qu’elle lui rendre son baiser. Depuis quelques temps, il ressentait de plus en plus le besoin d’aller la voir, de parler avec elle ou d’être juste près d’elle. S’était l’absence d’Andie qui se faisait cruellement sentir d’après lui. Mais cela n’expliquait tout de même pas l’attirance physique qu’il éprouvait pour elle, parce qu’il avait beau nié, elle était là. Il décida de l’éviter un peu, de garder ses distances. Après tout, Andie revenait dans un mois et c’était la femme de sa vie. Joey avait Dawson et même s’ils avaient des choses à régler, ils s’aimaient et étaient fait l’un pour l’autre. Il se leva et shoota dans un vêtement qui se trouvait à terre, il avait besoin de se défouler.
John : Pacey, téléphone !
Il sortit dans le couloir et décrocha.
Jen : Pacey, c’est Jen, avec Jack on avait envie de sortir s’amuser un peu, que dirais-tu de nous rejoindre.
Il en avait bien besoin, une sortie avec Jen et Jack l’empêcherait de trop pensée. Il s’entendit accepter et nota l’endroit où il devait les rejoindre. Rapidement, il sortit et se mit en route, à mi chemin, il se rendit compte qu’il n’avait pas appelé Andie, il se morigéna en se promettant de le faire au soir. Il contourna un bâtiment et aperçu Jen, il lui sourit avant que Jack n’apparaisse, accompagner de Joey ! Zut, il n’avait pas pensé qu’elle serait là !!! Il rencontra son regard et eut l’impression qu’elle non plus n’avait pas prévu sa présence.
Pacey : Salut dit-il en les rejoignant.
Jack : Salut, Pacey, alors prêt à patiner dit-il en se frottant les mains.
Pacey leva les yeux et aperçu l’enseigne de la patinoire. Il y avait bien longtemps qu’il n’en avait pas fait. Mais il devait reconnaître que patiner sur une surface froide et dure lui viderait peut être l’esprit, en tout cas, ça marchait lorsqu’il était petit.
Pacey : Allons-y.
Jen et Jack passèrent devant et il se retrouva un peu à la traîne avec Joey. Elle avait l’air aussi mal à l’aise que lui, ce qui le réconforta un peu. Soudain, il réalisa qu’il ne s’agissait que d’un baiser, s’était idiot de se mettre dans un tel état.
Pacey : Alors, comment vas-tu ? demanda t-il du ton le plus naturel qu’il pu.
Joey : Je vais bien.
Pacey : Ca peut être sympa de faire de la patinoire.
Joey : Je ne sais pas. J’en ai jamais fais avoua t-elle en osant pour la première fois lever les yeux sur lui.
Pacey : C’est vrai ? demanda t-il surpris en souriant légèrement. C’est la gamelle garantit !
Joey : Merci, je vois que ça t’amuses !
Pacey : Désolé dit-il sans pour autant arrêter de sourire.
Quelques minutes plus tard, ils se retrouvaient tous les quatre aux bords de la piste, Jack et Pacey étaient déjà sur la glace alors que Jen tentait de convaincre Joey du bien fondé de patiner.
Jen : Je suis sûr que ça va te plaire !
Joey : Ce qui me plairait ce serait de pouvoir déjà rester debout dit-elle en se retenant à la rambarde.
Jack : Aller Joey l’encouragea t-il, ça va tout seul dit-il en lui faisant une démonstration de son savoir faire.
Jen : Allez-y les garçons, je m’occupe d’elle.
Jack et Pacey s’éloignèrent et Joey fut soulager de ne plus voir l’air souriant de ce dernier. Elle détestait avoir l’air ridicule devant lui, il allait le lui rappeler souvent. Elle s’en voulut de penser ça, Pacey n’était plus pareil avec elle. Leur relation était différente aujourd’hui. Et hier en était une preuve flagrante, jamais autrement elle n’aurait accepter qu’il l’embrasse et pour quelque raison que se soit. Quand elle repensait à se baiser, elle en frissonnait encore. Qu’est ce qu’il lui avait prit de l’embrasser ainsi ! Elle l’observa de loin, il avait l’habitude de ce terrain glissant apparemment, il évoluait sur la glace librement. Quand avait-il apprit ? se demanda t-elle surprise. Elle prit la main que Jen lui tendait et la suivit doucement. Ses jambes tremblaient et elle n’était pas rassurer du tout. Ses faiblesses eurent raison d’elle et rapidement, elle se retrouva par terre. Jen l’aida à se relever en rigolant. Elle se dépêcha avant que Pacey et Jack ne la voient à terre. Mais trop tard, déjà ils avançaient vers elle le sourire aux lèvres.
Pacey : Potter, tu aurais plus de chance d’avancer en restant debout ! ironisa t-il.
Elle lui fit une grimace mauvaise. En rigolant, il lui tendit la main pour l’aider mais elle l’ignora et se leva toute seule.
Joey : J’en ai assez, je vais rentrer.
Jen : Mais Joey, on vient d’arriver !
Joey : Je ne suis pas doué pour ça, ça se voit non !
Pacey : C’est pour ça qu’il ne faut pas abandonner, tu dois persister.
Joey : Je ne dois rien du tout, j’ai bien d’autre chose à faire que de rester ici à faire le clown, et je vous rappelle que j’ai besoin de mes deux jambes pour travailler.
Elle fit demi tour, et avança à pas lent vers la sortie.
Jen : Je vais avec elle, à plus tard les garçons.


Joey sortit énerver du bâtiment et n’entendit pas Jen qui était sur ses talons. Elle n’aurait jamais du venir ici !
Jen : Joey ! l’interpella t-elle. Tu pourrais marcher moins vite !
Joey : Jen, j’ai envie d’être un peu seule.
Jen : Mais tu vas me dire ce qu’il se passe ! dit-elle en lui attrapant le bras pour l’arrêter. Ces derniers temps tu es de plus en plus sur les nerfs.
Joey détourna le regard, elle n’était pas prête de parler de ça avec elle.
Jen : Tu sais, je ne suis pas folle, je sais bien ce qui se passe.
Joey : De quoi tu parles ? dit-elle mal à l’aise en osant lever les yeux vers elle.
Jen : De Dawson. Il te manque n’est ce pas ?
Dawson ! Elle parlait de Dawson ! Evidemment, comment pourrait-elle deviner qu’elle avait embrassé Pacey dans une espèce de… moment de folie. Enfin, ce baiser avait été fait dans un but bien précis, éloigné Rob d’elle mais elle avait laissé Pacey s’approcher lui, très près d’elle, trop près d’elle décida t-elle. Ce baiser, elle y avait pensé toute la nuit. Elle avait beau se dire qu’elle ne l’avait fait qu’à cause de Rob, elle savait qu’elle se mentait à elle-même, elle aurait très bien pu trouver une autre solution. Et puis, l’embrassait n’était pas obligatoire, Rob ne l’intéressait pas et lui faire croire qu’elle avait un petit ami pour ne pas qu’il l’importune n’était pas une obligation. Il aurait du se contenter du « non merci » qu’elle lui serinait jour après jour.
Jen : T’es encore avec moi là ?
Joey : Jen… soupira t-elle.
Jen : On peut en parler si tu veux, on peut parler de lui.
Joey : Je n’ai aucune envie de parler de Dawson !
Pour dire vrai, elle n’avait même aucune envie de penser à Dawson. Tout se qui lui rappelait leur passé était trop douloureux. Aujourd’hui, elle avait envie d’aller de l’avant et tout ce qui toucher à Dawson était le passé.
Jen : Très bien !
Joey : Jen, excuse-moi mais c’est juste que je n’ai pas envie de parler de tout ça.
Jen : Je comprends dit-elle sincère. Tu veux aller manger une glace ?
Joey : Nan merci dit-elle en esquissant un sourire, je crois que je vais rentrer et profiter que ma sœur ne soit pas là pour me reposer un peu.
Jen : Très bien.
Joey : A plus tard dit-elle en s’éloignant.
Jen la regarda partir. Joey était étrange…


Pacey composa nerveusement le numéro de téléphone et prit une profonde inspiration avant de porter le combiné à son oreille. Il espérait de tout son cœur qu’Andie soit là. Il avait besoin de lui parlait, c’était vital, elle lui manquait tant. Après quelques secondes, quelqu’un décrocha. Il fut surpris d’entendre la voix d’un garçon.
Pacey : Bonjour, est-ce qu’Andie est là ?
Garçon : C’est de la part de… ?
Pacey : Son petit ami lâcha t-il un peu sec.
Garçon : Oh bien sûr, je te la passe répondit-il un peu troublé.
Après quelques secondes, Andie vint à l’appareil.
Andie : Pacey ? C’est bien toi.
Pacey : Andie…lâcha t-il avec un sourire. Ca fait du bien de t’entendre.
Andie : A moi aussi, ça fait tellement longtemps.
Pacey : Tu me manques.
Andie : Toi aussi.
Pacey hésitait à lui demandait qui était ce garçon qui avait répondu à sa place alors que le téléphone se trouver dans sa chambre mais il ne voulait pas gâcher le seul moment qu’il pouvait partager avec elle depuis des semaines.
Pacey : Alors, comment vas-tu ?
Andie : Je vais bien, les gens sont gentils avec moi. Ma thérapeute dit que je fais des progrès et que je commence à accepter la réalité telle qu’elle est.
Pacey : C’est génial dit-il content. Tu penses pouvoir rentrer quand ?
Andie : Je ne sais pas Pacey répondit-elle gênée. Je vais mieux mais j’ai encore besoin d’un peu de temps. Je ne voudrais pas précipiter ma guérison.
Pacey : Je comprends dit-il déçu, mais …c’est tellement dur d’être loin de toi.
Andie : Pour moi aussi Pacey.
Il l’entendit ravaler ses larmes.
Andie : Comment vont les autres ? demanda t-elle pour changer de conversation.
Pacey : Jen et Jack vont très bien, ont est allé à la patinoire cet après midi. Il y avait Joey aussi mais elle est repartie très tôt.
Andie : Pourquoi ?
C’était une bonne question se dit-il. Il aurait aimé lui aussi connaître la réponse. Elle été partie précipitamment et semblait être énervé. Etait-ce à cause de lui et de ce qui s’était passé ?
Andie : Pacey ?
Pacey : Excuse-moi dit-il en se rendant compte qu’il n’avait pas répondu.
Andie : Ca doit être à cause de Dawson je pense, je sais ce qu’il s’est passé entre eux, Jack m’a raconté.
Pacey : Oui, ça doit être ça.
Andie : Ca ne doit pas être facile pour elle. Dawson est parti et il était la seule personne à qui Joey se confier, elle doit se sentir seule.
Pacey : C’est vrai reconnut-il. J’irais lui parler.
Andie : Toi ? dit-elle surprise.
Pacey : Oui, on s’est vu plusieurs fois ces derniers temps, on se déteste un peu moins qu’avant.
Andie : C’est génial dit-elle contente.
Ils continuèrent de parler pendant un long moment. Ils avaient beaucoup de chose à se raconter.


Dawson faisait les cent pas devant le cinéma. Elle était en retard ! Il attendait Eve, ils avaient prévu d’aller voir le dernier Spielberg, il comptait bien lui faire admettre un jour que c’était un réalisateur de géni. Il ne désespérait pas. Depuis le gala de charité, il l’avait revu plusieurs fois et petit à petit, il avait apprit à aimer son côté fantasque et imprévu. Elle n’était pas aussi exaspérante qu’elle en avait l’air. Avec du recul, il se disait qu’il avait réagi comme un idiot. Elle était drôle, surprenante et il devait l’avouer, terriblement séduisante.
Eve : Désolée de t’avoir fait attendre.
Il lui sourit, elle était très jolie dans son léger short en jeans et son débardeur blanc.
Eve : Alors si on allait voir ton « chef d’œuvre » dit-elle en lui prenant le bras.
Dawson : Ce film va te plaire lui garantit-il.
Eve : Oh, il y beaucoup de chose que j’aimerais faire Dawson, mais allait voir un film, ce n’est pas vraiment la première chose qui me vient à l’esprit lui dit-elle avec un sourire taquin.
Dawson ravala sa salive. Cette fille était directe et n’oubliait jamais de dire ce qu’elle pensait !
Eve : Mais qui sait ce que nous pourrons faire après le film…
Dawson sentit son bras glisser le long de sa taille et frissonna. Eve était du genre entreprenante mais cela n’était pas désagréable. C’était même plutôt amusant. Il n’avait jamais connut de fille comme elle auparavant. De fille aussi libre et détaché.
Eve : Je t’intrigue n’est-ce pas ? dit-elle contente d’elle.
Dawson : « Surprend » serait plus approprié.
Eve : Je parie que tu n’as encore jamais connus de fille dans mon genre ?
Dawson : J’avoue.
Eve : Tu as déjà connus des filles Dawson ? lui demanda t-elle avec un sourire coquin.
Dawson : Ca dépend de ce que tu entends par « connus » dit-il mal à l’aise.
Eve : Tu n’as jamais fais l’amour dit-elle sûre d’elle en souriant.
Dawson : Non, jamais, avoua t-il gêné, mais j’ai des eus des petites amies.
Eve : Wah…dit-elle légèrement moqueuse.
Dawson : Deux exactement.
Eve : Et que c’est-il passé ?
Dawson : Nous avons rompu avant que je ne vienne ici.
Eve : Donc tu as besoin de réconfort dit-elle en passant ses bras autour de son cou. Je me charge de cette partie là ajouta t-elle en plantant un baiser sur ses lèvres avant de le prendre par la main pour l’emmener dans la salle.
Stupéfait, Dawson la suivit sans rien dire. Cette fille était étonnante !


Allonger sur son lit, Joey écoutait un peu de musique. Elle pensait à sa triste vie, sa pauvre mère était morte depuis trois ans déjà et son père était en prison pour trafic de drogue. Elle vivait avec sa sœur qui avait eut un enfant avec un homme de couleur hors mariage. Elle était tombée amoureuse de son meilleur et cela avait été un véritable échec. Maintenant il était parti loin d’elle et elle se retrouvait seule dans une ville qu’elle trouvait trop étouffante pour elle. Ca vie ne ressemblait pas du tout à ce qu’elle aurait voulu. Qui plus est, aujourd’hui, elle devait rajouter le fait qu’elle avait embrassé le petit ami d’une de ses amies. Comment avait-elle pu faire ça ! Bessie toqua à la porte avant d’entrée avec une pile de linge.
Bessie : Je te mets ça où ?
Joey : Pose le là dit-elle en indiquant sa chaise en osier, je le rangerais après.
Bessie s’exécuta et allait sortir lorsqu’elle remarqua l’air absent de sa sœur.
Bessie : Tout va bien Joey ?
Joey : Bien sûr.
Bessie : Donc je ne dois pas m’inquiéter de voir ma petite sœur allonger sur son lit, écoutant de la musique triste en boucle ?
Joey : C’est ça répondit-elle en esquissant un sourire.
Bessie : Joey, je ne suis pas là uniquement pour te laver ton linge ou te préparer à manger. Je peux aussi t’écouter et te conseiller.
Joey : Bessie dit-elle en s’allongeant sur le côté pour faire face à sa sœur, je vais bien. Bien sûr ma vie n’est pas parfaite mais je n’y peux rien.
Bessie : Je suis vraiment désolée pour toi…
Joey : C’est rien dit-elle en se forçant à paraître heureuse. Tout ira mieux n’est ce pas ?
Bessie sourit, c’était ce que leur mère leur disait souvent lorsqu’elles étaient un peu triste et elle-même avait reprit se credo.
Bessie : C’est une réponse conçue d’avance mais oui.
Joey : Bien, je n’ai plus qu’à me raccrocher à cette idée.
Bessie : Pourquoi tu ne sortirais pas avec Pacey ?
Joey : Quoi ? hoqueta t-elle.
Bessie : Je pensais que tu le voyais souvent des dernières semaines et je me disais que tu pourrais peut être l’appeler pour aller au cinéma ou autre chose. Ca te ferait du bien de sortir un peu d’ici.
Joey : Bessie, Pacey n’a pas que ça à faire que de passer du temps avec moi. Il a aussi ces propres problèmes.
Bessie : Justement, vous pourriez vous remontez le moral mutuellement.
Joey : Je ne vais pas aller voir Pacey à chaque fois que j’ai un coup de blues !
Pacey : Et pourquoi pas ? demanda t-il en pénétrant dans la pièce.
Mal à l’aise qu’il ait surpris leur conversation, Joey se redressa dans son lit.
Joey : Pacey, qu’est ce que tu fais là ?
Pacey : Body m’a ouvert.
Bessie : Je vais vous laisser dit-elle en souriant. Pacey, je compte sur toi pour lui redonner le sourire.
Bessie sortit, Pacey gardait le regard posé sur Joey qui elle baissait les yeux.
Pacey : Je vais faire ce que je peux.
Joey : Inutile, Bessie dramatise toujours.
Pacey jeta un coup d’œil vers la chaîne hifi où une musique triste était diffusée.
Pacey : Elle n’a pas l’air d’avoir beaucoup exagérer.
Joey se leva et éteignit la musique.
Joey : On ne peut même plus écouter la musique qu’on veut sans que les gens en tire des conclusions bougonna t-elle.
Pacey : C’est vrai avoua t-il. Mais faut dire que tu n’écoutes pas n’importe quel musique à n’importe quel moment.
Joey : T’entends une chanson et tu vas droit au conclusion !
Pacey : C’est bon Joey, restons en là tu veux bien ?
Joey hocha la tête. Pacey alla s’asseoir sur son lit et la contempla un instant.
Pacey : Alors, pourquoi ?
Joey : Pourquoi quoi ? demanda t-elle hébétée.
Pacey : Pourquoi tu ne pourrais pas venir me voir lorsque tu as un coup de blues ?
Joey : Pacey… souffla t-elle en détournant la tête. Tu sais bien pourquoi…
Pacey : A cause du baiser lâcha t-il sans réfléchir.
Brusquement, elle tourna la tête vers lui. Pourquoi avait-il pensé à ça directement ? Elle croyait que ce baiser ne voulait rien dire.
Joey : Non ! Parce que toi et moi ne sommes pas vraiment ce que l’on peut appeler des « amis » expliqua t-elle.
Pacey : Oh ! lâcha t-il brusquement mal à l’aise.
Joey : Pacey…ce baiser ne voulait rien dire. N’est ce pas ?
Pacey : Non bien sûr que non…mais je me disais que peut être, ça aurait pu te mettre mal à l’aise.
Joey : J’avoue que je suis peut être un peu mal à l’aise mais ça passera.
Pacey : Tant mieux, parce que ça m’embêterait si toi et moi cessions de nous voir à cause de ça.
Joey : Ne me dis pas que ne plus m’avoir dans les parages t’ennuierais le taquina t-elle.
Pacey : Etrangement, si avoua t-il.
Surprise, elle détourna le regard un instant avant de reposer les yeux sur lui. Il était touchant dans la façon qu’il avait de la regarder. Son regard anxieux et gêné de lui avoir avouer ce qu’il pensait l’amusait. Faisait-elle durer le supplice plus longtemps ?
Joey : Moi aussi répondit-elle finalement.
Soulagé, il soupira silencieusement.
Pacey : Aller Potter, si tu me disais l’origine de ce coup de blues ?
Joey : Tu as besoin d’une réponse ? s’étonna t-elle. Pacey, regarde à quoi ressemble ma vie ? Je vis chez ma sœur, je travail dans une station essence pour bateau et ma pseudo vie sociale se résume à un bébé, ma sœur et toi.
Touché qu’elle le considère comme faisant partie de sa « vie social », il lui sourit tendrement. Il était bien placé pour savoir qu’elle rêvait plus que tout de quitter cette ville. Et sa vie en ce moment devait lui dresser le tableau le plus noir pour son futur.
Pacey : Joey, c’est une mauvaise passe, mais je suis sûr que ta vie sera brillante. Je te le promets.
Joey s’assit côté de lui. En soupirant, elle se laissa tomber en arrière.
Joey : Je l’espère murmura t-elle.
Pacey : J’en suis sûr dit-il en s’allongeant à côté d’elle. Et tu m’enverras des cartes postales.
Joey rigola en tournant la tête vers lui.
Joey : Merci.
En quelques minutes, il lui avait apporté tout ce dont elle avait besoin. Soutien, assurance, espoir…Il se tourna vers elle à son tour et lui fit son plus beau sourire. Joey se surpris à le trouver séduisant. Ce moment de complicité passé avec lui ne lui paraissait bizarrement pas surnaturel. Elle trouvait même ça agréable. Elle était allongée sur son lit avec lui et elle était à l’aise. Incroyable !
Joey : Alors, tu as appelé Andie ?
Pacey : Oui répondit-il l’air perdu.
Joey : Ca ne s’est pas bien passé ? demanda t-elle intriguée.
Pacey : C’est un garçon qui m’a répondu.
Joey : Oh…
Pacey : J’ai pas osé lui demandé qui il était avoua t-il.
Joey : C’était probablement un ami.
Pacey : Je sais maugréa t-il, mais ça m’embête quand même de savoir qu’un garçon était dans sa chambre…
Joey : Macho ! dit-elle en rigolant.
Pacey rigola avec elle, il se sentait plus détendu. Pourquoi était-il plus facile de parler avec elle qu’avec sa petite amie ? Probablement parce qu’avec elle il n’y avait aucun enjeu. Ils continuèrent à parler ainsi, allongé sur le lit de Joey, sans que cela ne les dérange. Ils évoquèrent Andie et Dawson sans peur ni retenu.


Jen : J’arrives, j’arrives maugréa t-elle en s’enroulant les cheveux dans une serviette tout en marchant vers le téléphone. Allo ?
Dawson : Bonjour Jen dit-il content de l’entendre.
Jen : Dawson ! s’exclama t-elle surprise. Comment vas-tu ?
Dawson : Je vais bien et toi ?
Jen : Et bien, un été à Capeside c’est disons…reposant.
Dawson : Je vois dit-il en rigolant.
Jen : Mais Philadelphie raconte moi.
Dawson : Ce n’est pas comme je l’imaginais. Je ne regrette pas d’avoir choisis cette ville.
Jen : Tu ne l’as pas vraiment choisis, ta mère vivait là bas plaisanta t-elle.
Dawson : Un point pour toi. Mais prendre des vacances avec ma mère est la meilleure chose que j’ai faite.
Jen : Dawson, toi et moi savons que tu n’as pas décidé de « prendre des vacances » mais que tu as pratiqué ce que l’ont appelle une fuite en avant.
Dawson : Tu comptes contredire tout ce que je vais te dire ?
Jen : Désolée dit-elle contrite. Alors raconte moi, qui y a-t-il de si génial à Philadelphie.
Dawson raconta avec enthousiasme tout ce qu’il faisait dans les studios où travaillait sa mère. Ce qu’il apprenait et les personnes qu’il rencontrait. Jen sentait vraiment que cet endroit lui faisait du bien.
Dawson : Mais toi dis moi, comment ça va à Capeside ? lui demanda t-il un peu tendu.
Jen : Etant donné que j’ai déjà répondu à cette question, je vais répondre à la vraie question que tu te poses. Joey va bien. Elle ne saute pas au plafond ni fait ne la fête tous les jours mais elle va bien.
Dawson : Tant mieux.
Jen : Dawson, qu’est-ce que tu comptes faire avec elle à ton retour ? ne pu t-elle s’empêchait de demander.
Dawson : Jen soupira t-il. Je crois qu’elle a décidé pour nous il y a déjà deux mois. Elle a été très claire.
Jen : Et alors ? Tu vas faire un trait sur elle parce qu’elle t’as dis que tout étais finis.
Dawson : Elle ne m’a pas laissé beaucoup d’espoir.
Jen : Donc tu vas passé à quelqu’un d’autre, juste comme ça…
Un long silence lui parvint à l’autre bout du téléphone.
Jen : Dawson ?....Ne me dis pas que tu vois déjà quelqu’un d’autre ???
Dawson : Elle s’appelle Eve dit-il d’une voix basse.
Jen : Dawson !!! s’indigna t-elle.
Dawson : Nous ne sortons pas ensemble se défendit-il, mais nous nous voyons souvent reconnut-il.
Jen : Mais… et Joey ?
Dawson : Qu’est-ce que tu veux que je te dise, c’est Joey qui a rompu pas moi !
Jen ne savait pas quoi dire, elle était abasourdie. Même s’ils étaient séparés, elle pensait qu’au retour de Dawson, ils trouveraient une solution. Elle était bien placée pour savoir qu’ils s’aimaient.


Bessie : Joey, Pacey est là dit-elle en introduisant le jeune homme dans la chambre de sa petite sœur.
Pacey : Seigneur Potter, n’en as-tu jamais marre ? s’exclama t-il en la voyant faire des abdominaux.
Joey : C’est très sain pour le corps, tu devrais en faire autant.
Pacey : Je n’en ai pas besoin dit-il en se laissant tomber sur le lit de la jeune fille. Je suis naturellement beau.
Joey le regarda moqueuse et soupira en rigolant. Pacey lui fit un sourire complice en plaçant une main sous sa tête pour l’observer faire sa gymnastique. Ses minutes de torture qu’elle s’infligeait tous les jours étaient absurdes. Son corps n’avait pas besoin de souffrir pour être splendide.
Joey : Je n’en peux plus dit-elle en se relevant finalement.
Elle s’écroula sur le lit et laissa sa tête retombée sur son torse avant de fixer le plafond.
Joey : Tu crois que là où ils sont ils pensent à nous ?
Pacey : J’espère bien avec les heures interminables où nous pensons à eux !
Joey lui sourit en levant la tête vers lui. S’était incroyable qu’elle s’entende aussi bien avec lui et qu’elle accepte sa présence dans un endroit aussi intime que sa chambre. Et surtout, qu’elle accepte d’aborder Dawson, qui pour les autres était un sujet tabou. Peut être était-ce à cause du fait qu’Andie lui manque qu’elle se sentait proche de lui.
Joey : Alors ce soir, on regarde qu’elle vidéo ?
Pacey : Pitié Potter ! Tout sauf une cassette vidéo. On a déjà regarder « Jurassic Park » hier, « Rain man » avant-hier et si je me souviens bien, avant-avant-hier c’était « La fureur de vivre ». Je ne suis pas Dawson, je ne voue pas un véritable culte au monde cinématographique ni à ses pères.
Joey : Désolée dit-elle en se relevant pour s’asseoir.
Elle avait tellement l’habitude de regarder des vidéos avec Dawson qu’elle en oubliait parfois que tout le monde n’avait pas les mêmes centres d’intérêt.
Pacey : Bon, maintenant si tu y tiens se résout-il en se rapprochant d’elle.
Joey : Non non tu as raison, c’est ridicule. Mais alors qu’est ce que tu veux faire ?
Pacey réfléchit rapidement avant que son visage ne s’éclaire.
Pacey : J’ai peut être une idée mais pour ça, il faut que tu me fasse confiance.
Joey haussa un sourcil vers lui. Le pouvait-elle ? En tout cas, elle en avait envie. Sans plus y réfléchir, elle le suivit. Dix minutes plus tard, ils s’engageaient dans une rue qui lui semblait familière. Lorsqu’elle se rendit compte où ils étaient, elle se raidit.
Joey : Pacey, je croyais qu’on avait déjà démontré que je n’étais pas doué ?
Pacey : Tu as décrété ça toute seule après à peine cinq minutes d’essais. Laisse moi te montrer le plaisir que l’on peut prendre sur la glace.
Il ne lui laissa pas le temps de refuser et lui prit la main en l’entraînant à l’intérieur.
Joey : Pacey, j’ai pas envie râla t-elle en enfilant une paire de patin.
Pacey : Essaye lui dit-il en s’accroupissant devant elle, un sourire doux aux lèvres. Je suis sûre que tu ne peux qu’aimer.
Il se pencha et lui laça ses chaussures. Surprise, Joey posa les yeux sur lui, touchée qu’il puisse prendre du temps pour lui faire découvrir ce qui d’après lui, était un moment magique. Elle décida d’y mettre du sien.
Pacey : On y va ? lui demanda t-il en lui tendant la main.
Joey : On y va dit-elle en glissant sa main dans la sienne.
Hésitante, elle entra sur la piste en se tenant.
Pacey : Ferme les yeux.
Joey : Tu es fou ! Si je fais ça, je vais tomber !
Pacey : Pas si tu me fais confiance.
Joey prit une profonde inspiration et ferma les yeux. Elle sentit les mains de Pacey prendre les siennes et l’attirer sur la piste avec lui. Lentement, elle se mit à patiner, mal assurée mais rassurez à l’idée que Pacey était là et qu’il ne la laissera pas tomber. Petit à petit, elle se détendit et commença à prendre plaisir à ce qu’elle faisait.
Joey : J’y arrive Pacey, j’y arrive ! s’écria t-elle toute contente.
Pacey : Bien sûr ! dit-il en souriant.
Elle ouvrit les yeux pour lui sourire et fut soudainement déséquilibrée, elle se mit à déraper et Pacey la rattrapa contre lui à la dernière minute.
Pacey : Je crois qu’avec les yeux ouverts, c’est pas encore pour tout de suite ! dit-il en rigolant.
Joey éclata de rire contre lui et releva les yeux vers les siens.
Joey : Merci Pacey.
Pacey : Il n’y a pas de quoi Potter.
Les effluves délicates de son parfum vinrent lui chatouiller les narines. Instinctivement, il baissa les yeux vers ses lèvres. Le goût qu’elles avaient….ouch ! Il du faire un effort surhumain pour ne pas l’embrasser. Troublée par le contact de Pacey, elle se décolla de lui.
Pacey : On continu ? lui proposa t-il en lui tendant la main.
Joey : Oui répondit-elle toujours mal à l’aise.
Pourquoi la présence de Pacey à ses côtés parfois la rendait aussi nerveuse ! Elle décida de se concentrer sur son équilibre. Ils continuèrent pendant près d’une heure. Il lui apprenait les rudiments du patinage afin de rester debout et au fur et à mesure, Joey se mit à glisser de plus en plus sûr d’elle. Pacey la regardait fièrement. Une fois qu’elle avait compris comment réussir à se tenir debout, elle évoluer avec grâce. Elle avait même l’air d’aimer ça ! constata t-il avec plaisir. Il consulta sa montre, il était l’heure de rentrer, sinon Bessie aller lui faire la peau.
Pacey : Joey ! cria t-il en lui désignant l’horloge mural.
Joey : Encore un tour Pacey minauda t-elle en faisant la moue.
Pacey : Après on y va la prévint-il.
Ravie, elle tira la langue ce qui fit rire le jeune garçon. Elle vint tout doucement jusqu’à lui et lui prit la main pour l’attirer avec elle. Il se laissa faire et ensemble, ils firent un tour de piste en souriant affectueusement. Lorsqu’ils sortirent de la patinoire, ce fut en riant, Pacey énumérer les chutes que Joey avait fait avant de tenir sur ses deux pieds.
Joey : N’empêche que j’ai réussis !
Pacey : Oui, tu as réussis admit-il amusé.
Ils marchèrent un moment en silence.
Joey : Pacey ?
Pacey : Hum ?
Joey : Où as-tu appris à patiner ainsi ?
Pacey : Quand j’étais petit, Gretchen me gardait le mercredi après midi et souvent, on rejoignait ses copines ici. C’est elle qui m’a apprit, comme ça pendant que je patinais, elle pouvait jouer avec elles.
Joey : En gros, elle se débarrassait de toi dit-elle en riant.
Pacey : En gros, c’est ça acquiesça t-il. Au début, j’ai râlais, et puis, ensuite, je ne voulais plus repartir et je l’embêtais tout le temps pour qu’on y aille. J’ai supplié mon père pendant des mois pour qu’ils m’inscrivent au club de Hockey.
Joey : Tu as fais du hockey ? s’étonna t-elle.
Pacey : A 8 ans, je voulais devenir professionnel lui avoua t-il timidement.
Joey : Qu’est ce qui t’en a empêcher ? lui demanda t-elle curieuse.
Pacey : Un accident, je me suis blessé lors d’un match et mon genou ne me permet plus de jouer maintenant lui répondit-il tristement.
Joey était complètement abasourdie. Il avait fait du hockey et voulait en devenir professionnel ! Et cet accident ? Jamais elle n’en avait entendu parler. Comment avait-elle pu ignorer sa vie à ce point là !
Joey : Je suis désolée Pacey dit-elle troublée.
Pacey : Oh ce n’est rien balaya t-il d’un geste.
Joey : Non, je veux dire je suis désolée de ne pas le savoir….expliqua t-elle.
Pacey comprit ce qu’elle voulait dire. C’était quelque chose qu’il ressentait lui aussi depuis quelques temps. Il était désolé d’avoir raté des moments importants de sa vie à elle. Il n’avait pas été aussi présent qu’il l’aurait dû lors de la mort de sa mère. Il lui adressa un petit sourire complice avant de remarquer qu’ils étaient arrivés devant chez les Potter.
Pacey : Vous voilà arriver mademoiselle.
Joey prit une inspiration en regardant sa maison. Elle avait apprécié cette soirée et s’était beaucoup amusée. Il y avait bien longtemps que ça ne lui était pas arriver.
Joey : Merci Pacey lui dit-elle sincère. J’ai passé une bonne soirée.
Pacey : Moi aussi avoua t-il.
Les yeux dans les yeux, ils restèrent ainsi pendant un moment, les secondes leurs parurent durer des heures. Joey frissonna et Pacey le remarqua.
Pacey : Tu devrais rentrer, tu vas attraper froid dit-il mal à l’aise.
Joey : Je sais dit-elle sans pouvoir détacher son regard du sien.
Pacey : Alors fais le dit-il en faisant un pas de plus vers elle.
Joey : Je vais le faire dit-elle en faisant le second pas.
Bessie : Joey, il est tard dit-elle en sortant sur le perron.
Joey : J’arrives Bessie dit-elle en se reculant instinctivement. Bonne nuit Pacey.
Pacey : Bonne nuit Joey lui dit-il tendrement.
Il ne pu s’empêcher de la regarder s’éloigner vers sa maison. Que venait-il de se passer à l’instant ? Il se sentait terriblement frustrée ! Et malgré lui, il la trouvait terriblement jolie.

Marjo  (26.03.2005 à 23:34)
Andie marchait dans les couloirs du dortoir lorsqu’elle eut l’impression d’entendre quelqu’un pleurer. Le son était à peine audible mais elle savait d’où il venait pour l’avoir déjà entendu auparavant. D’un pas sûr, elle se dirigea vers une chambre qu’elle entrouvrit. C’était bien ça. Marc était allongé sur son lit et elle voyait son corps secoué de fin soubresaut. Depuis quelques temps, il avait replongé dans sa dépression et allait de plus en plus mal. Elle referma derrière elle et s’approcha silencieusement du lit avant de s’asseoir au bord.
Andie : Marc ? dit-elle d’une voix douce en posant sa main sur son bras.
Voyant qu’il n’était pas décidé à répondre, elle pencha la tête vers lui.
Andie : Tu peux me parler si tu veux, tu sais que je suis là pour toi.
Marc : Ca va aller Andie tenta t-il de la rassurer. C’est passager.
Andie : Marc, je sais que ce n’est pas vrai.
Il se recroquevilla sur lui-même et adopta la position fœtale. Affectueusement, elle lui caressa les cheveux et tenta de l’apaiser.
Andie : Ca va aller lui promit-elle.
Marc : Tout le monde ne cesse de me le répéter mais je n’arrives jamais à rester en haut bien longtemps sanglota t-il.
Andie : Il faut être patient.
Elle faisait ce qu’elle pouvait mais pour dire vrai, elle commençait à s’inquiéter pour lui. Il était de plus en plus replié sur lui-même, elle craignait qu’il ne réitère sa tentative de suicide. Marc était un garçon fragile émotionnellement.
Andie : Je vais te laisser dit-elle en faisant mine de se lever.
Marc : Reste un peu l’implora t-il en lui attrapant la main.
Andie plongea son regard dans le sien et fut envahie par la détresse qu’elle lisait au fond de ses yeux. Elle ne devait pas le laisser seul ce soir.
Andie : Je ne bougerais pas.
Il se redressa et la serra dans ses bras. Andie lui caressa les cheveux d’un geste apaisant. Il se décolla légèrement d’elle et elle se sentit troublée cette fois par le regard qu’il posait sur elle. Surprise, elle le regarda se penchait vers elle et l’embrasser. Mu par une impulsion, elle lui rendit son baiser avant de se reculer.
Andie : Je ne peux pas dit-elle désolée avant de quitter la pièce.
Marc : Andie…murmura t-il.
Il courut derrière elle, il fallait qu’il s’excuse.


La journée avait été épuisante, Joey était crevée. Rob avait été aussi détestable que d’habitude et les clients, pressé, s’étaient montrés particulièrement agaçants. Avec Bessie en week end à Providence, elle ne rêvait que d’un bain chaud et d’une bonne nuit de sommeil. Apercevant sa maison, elle soupira de soulagement. Enfin ! La route devenait de plus en plus longue au fur et à mesure que les journées de travails passées. Tout coup, elle remarqua une silhouette assise sur le perron. La tête enfouis dans ses bras, elle ne le reconnut pas du premier coup, mais plus elle s’approchait, plus il lui devenait évident qu’il s’agissait de Pacey. Elle n’était vraiment pas en forme pour une sortie surprise ce soir. Et puis, après hier, elle avait un peu peur de se retrouver face à lui. La boule qu’elle avait au ventre reviendrait-elle lorsqu’il poserait les yeux sur elle.
Joey : Pacey, soupira t-elle…je ne suis vraiment pas d’humeur à….
Relevant la tête lentement vers elle, Joey remarqua son visage baigné par les larmes. Jamais encore elle ne l’avait vu pleurer. Sa peine et sa détresse étaient lisibles au fond de ses yeux et Joey fut surprise de voir à quel point ça pouvait la toucher.
Pacey : Excuse moi, je n’aurais pas du venir ici dit-il en se relevant.
Il passa devant elle et elle eut juste le temps de rattraper sa main.
Joey : Attends Pacey…dit-elle pleine de tendresse. Si tu es venu ici, ce n’est pas par hasard, viens.
Elle l’entraîna avec elle dans sa chambre et le fit asseoir sur son lit avant de prendre place à ses côtés.
Joey : Raconte moi lui dit-elle tout doucement.
Pacey : Je voulais... commença t-il alors que des larmes déchirantes glissaient le long de ses joues. Je voulais parler à Andie, elle me manquait tellement.
Touchée par sa peine, Joey prit sa main entre les siennes, entrelaçant leurs doigts, l’encourageant ainsi à continuer.
Pacey : Alors je l’ai appelé mais elle n’a pas répondu.
Joey : Elle n’était simplement pas là, elle te rappellera.
Pacey : Elle était là dit-il en ravalant ses larmes.
Joey : Qu’est ce que tu en sais ? demanda t-elle intriguée.
Pacey : Elle dormait, c’est le garçon qui était avec elle qui me l’a dit. Lui aussi, je l’ai réveillais. C’était le même que la dernière fois dit-il la voix brisé par l’émotion.
En venant à la même conclusion que lui, elle le prit dans ses bras.
Joey : Je suis désolée. Vraiment désolée.
Pacey : Je ne comprends pas, on n’avait pas de problème, nous étions heureux.
Joey : Pacey, tu devrais attendre d’avoir une explication avec elle.
Pacey : Qu’importe ce qu’elle pourrait dire, ça ne changerait rien. Elle a couché avec un autre dit-il en s’accrochant à Joey tandis que des sanglots franchissait ses lèvres.
Emue, Joey le serra de toutes ses forces contre elle, elle ne savait pas quoi faire, ni quoi dire pour atténuer sa peine mais le voir ainsi lui fendait le cœur. Elle avait apprit à le connaître et devait avouer qu’elle l’aimait bien. Doucement, elle lui caressa la nuque jusqu’à ce qu’elle sente les battements de son cœur reprendre un rythme normal et ses sanglots s’apaiser.
Joey : Ca va mieux ? lui demanda t-elle alors qu’il se détachait un peu d’elle.
En soupirant, Pacey plongea son regard dans le sien, il était si près d’elle qu’il pouvait sentir la douce odeur fruitée de son parfum. Ses yeux verts étaient pleins de compassion et de tendresse. Le regard embué par les larmes de Pacey la transperçait, tendrement, elle lui essuya ses larmes du bout des doigts. Touché, il porta une main à sa joue et lui caressa doucement du bout du pouce.
Pacey : Merci Joey. C’est le premier endroit où j’ai pensé venir et j’ai bien fais.
Joey : Je suis là si tu as besoin de moi.
Pacey : Je sais.
Plongés dans les yeux l’un de l’autre, ils se sentaient plus proche qu’ils ne l’avaient jamais été. Les yeux de Pacey glissèrent vers ses lèvres qu’il avait déjà effleurées une fois. Il était été surpris par le désir qu’il éprouvait de les sentir encore contre les siennes. Subitement, oubliant toute raison, il l’embrassa. Surprise, Joey ne le repoussa pourtant pas. Sa peau était douce et ses lèvres habiles contre les siennes. Fébrile, elle s’accrocha à lui de toutes ses forces. Ce baiser n’avait aucune raison d’être mais elle en avait tellement besoin, tellement envie. Lentement, elle se sentit basculer et se retrouva allonger, Pacey toujours sur elle descendait dans son cou et embrasé chaque parcelle de sa peau par ses baisers.
Joey : Qu’est ce qu’on est entrain de faire ? dit-elle la voix rauque par le désir.
Pacey : J’en sais rien dit-il sans pouvoir s’arrêter pour autant. Mais dis moi que je dois arrêter et je le fais.
Joey sentait ses lèvres brûlantes glissaient vers le creux de sa gorge. Incapable de résister plus longtemps, elle le fit remonter vers ses lèvres et l’embrassa passionnément. Tout son corps était en feu, jamais elle n’avait connut ça, un tel abandon de soi. Pacey la tenait dans ses bras et l’embrassait tendrement, elle ne comprenait pas le bien être qu’elle ressentait à le sentir contre elle. Elle saisit le T-Shirt de Pacey et le lui ôta rapidement avant de se mettre à embrasser son corps elle aussi.
Pacey : Joey dit-il le souffle cours en lui prenant le menton pour lui relever la tête vers lui. On ne pourra pas revenir en arrière la prévint-il en la fixant intensément.
Joey le savait, elle en était parfaitement consciente mais à ce moment précis, elle avait besoin de lui, besoin de se sentir vivante et désirée par quelqu’un. Comme pour le lui prouver, elle ôta son maillot et plongea son regard dans le sien. Pacey esquissa un léger sourire et lui effleura les lèvres tendrement. Il se sentait soulager, il n’aurait pas supporté qu’elle arrête tout maintenant. Ses mains se mirent à caresser ce corps auquel il avait souvent pensé ces derniers jours. Sa peau était encore plus douce qu’il l’aurait crut, rien n’était comme il l’avait imaginé, tout était différent, plus violent, plus puissant, une simple caresse de Joey parvenait à le rendre fou. Oubliant qu’elle était un fruit défendu, il lui fit l’amour, lentement, langoureusement. C’était sa première fois à elle et il voulait que ça soit parfait. Il prit tout son temps, voulant lui faire connaître le plaisir de faire l’amour. Joey se laissa porter vers ce nouvel univers, consciente de franchir une barrière. Pour la première fois, elle faisait l’amour, et elle le faisait avec Pacey.


Assis sur son lit, Dawson pianoter sur son ordinateur, il était à la recherche d’un bon script. Il avait passé ses vacances sur un brouillon et avec Eve, il n’avait pas eut beaucoup le temps de s’y consacrer ces derniers temps. Penser à elle lui amenait toujours un sourire aux coins des lèvres. Cette fille était vraiment différente de toutes celles qu’il connaissait, elle était moins compliquée, plus extravagantes aussi, mais ça pouvait être drôle. Il entendit du bruit par la fenêtre et l’espace d’un instant, il se sentit projeté à Capeside attendant que Joey ne fasse son apparition à la fenêtre. La réalité le rattrapa et Eve pénétra dans sa chambre.
Eve : Salut blondinet.
Dawson : Salut lui répondit-il en souriant. Il me semblait pourtant qu’on se voyait ce soir afin que je puisse écrire un peu.
Eve : Je pensais pas que t’étais sérieux dit-elle en se laissant tomber sur son lit.
Dawson la regarda hébété avant de lui sourit amusée.
Dawson : Tu fais toujours ça ?
Eve : Ca quoi ?
Dawson : Comprendre ce que tu veux comprendre.
Eve : Toujours répondit-elle en s’allongeant sur lui. Ca te dérange ?
Dawson : Pas vraiment dit-il en déglutissant.
Eve avait tous les atouts qu’il fallait pour mettre un garçon en émoi. Et elle savait jouer de ses charmes. Langoureusement, elle descendit vers son cou pour y déposer un baiser. Chaque fois que ses lèvres frôlaient sa peau, il sentait des picotements dans le bas de son ventre. Quand ses lèvres rejoignirent les siennes, un brasier s’empara de lui. Il savait qu’elle était prête à faire l’amour avec lui, elle le lui avait fait parfaitement comprendre, et il se demandait pourquoi il était encore si réticent. Il lui rendit son baiser avant de la repousser légèrement.
Eve : Dawson, va falloir que tu m’expliques un truc.
Dawson : Lequel ? demanda t-il en se relevant.
Eve s’assit sur le lit en une position sensuelle et provocante.
Eve : Comment fait un garçon vierge de 16 ans pour repousser une fille qui visiblement est prête à l’initier ?
Dawson : Je me le demande soupira t-il.
Eve : Aller avoue, je suis sûr qu’il y a une fille dans ton patelin là bas qui t’attend.
Instinctivement, il pensa à Joey. Etait-ce à cause d’elle qu’il refusait de coucher avec Eve ? Ils s’étaient toujours dis que leurs premières fois seraient ensemble et bien qu’ils aient rompu, gardait-il cet espoir secret ? Il lui sourit désolée avant de détourner le regard. Eve se releva.
Eve : Aller viens Roméo soupira t-elle, allons au cinéma !


Encore endormie, Joey ouvrit les yeux et sentit un corps coller contre le sien. Une main enlacée dans la sienne et un souffle chaud dans son cou, elle se rappela se qui s’était passé quelques heures plus tôt. Elle porta une main à ses lèvres, encore sous le choc. Bizarrement, elle aurait cru que sa première réaction dans ce genre de situation serait de se lever et de filer vite fait, mais là, elle n’arrivait pas à bouger. Malgré tout le malaise qu’elle pouvait éprouver, une partie d’elle se sentait bien. Elle se sentait à l’aube d’un jour nouveau, aujourd’hui, elle était différente, non pas parce qu’elle avait fait l’amour avec un garçon, mais parce qu’elle se sentait comme libérée d’un poids. L’image de Dawson s’imposa à elle, que dirait-il lorsqu’il saurait qu’elle avait couché avec son meilleur ami ? Elle se retourna et découvrit Pacey, éveiller lui aussi, il avait l’air aussi perdu qu’elle. Leurs yeux plongés l’un dans l’autre exprimé l’incompréhension mêlé au regret. Mais il y avait aussi, et cela la surpris, une vague de douce tendresse.
Pacey : Je suis désolé Joey murmura t-il.
Joey : Je n’ai rien fais contre mon gré lui fit-elle remarqué.
Pacey : Oui, mais ça n’était pas comme tu l’avais toujours imaginer.
Joey : Dans la vie, tout ne se passe pas toujours comme on l’imagine.
Pacey savait qu’elle parlait de sa relation avec Dawson.
Pacey : Je ne voulais pas gâcher ta première fois lui dit-il en détournant le regard.
Joey : Pacey…je me sens mal à l’aise et je regrette c’est vrai, j’ai peur à l’idée de ce qu’il va advenir si Andie et Dawson découvrent ce qui s’est passé hier soir mais…je n’ai pas l’impression d’avoir « gâcher » ma première fois lui avoua t-elle.
Allonger l’un en face de l’autre, Joey avait remonté la couverture le long de son corps mais le drap n’arrivait qu’à la taille de Pacey et elle pouvait contempler le torse viril et musclé qui l’avait enlacé toute la nuit. Elle se souvint s’être endormit épuisée mais apaisée aux creux de ses bras. Soudain, elle se força à détourner le regard et l’image d’Andie s’imposa à son regard. Qu’avait-elle fait ?? Andie était son amie, elle allait lui en vouloir à vie ce qu’elle ne pourrait pas contesté.
Joey : Pacey, jamais personne ne doit savoir….
Pacey n’avait pas encore parlé. Il ne savait pas quoi dire en vérité. Le fait de se trouver là dans la chambre de Joséphine Potter alors qu’il lui avait fait l’amour tenait du délire. Il avait trompé sa petite amie, bien qu’il n’était pas certain qu’elle soit encore sa petite amie, il n’était pas du genre à faire ça sans preuve. Techniquement, ils étaient toujours ensemble. Et puis, il avait aussi trahi Dawson. Il était son meilleur ami, le seul à croire en lui.
Pacey : Je m’en veux Joey, je n’aurais jamais du t’entraîner là dedans…
Joey : Pacey, on est coupable tout les deux ! Mais…
Pacey : Mais ?
Joey : Je crois qu’on devrait éviter de se voir quelques temps.
Et voilà ! Voir Joey était ce qui lui faisait le plus de bien ces dernières semaines et ils venaient de tout gâcher en couchant ensemble.
Pacey : Tu as sûrement raison.
Il se leva et se rhabilla. L’atmosphère était bizarre. Il ne savait pas quoi dire, pas quoi faire. Il avait l’impression d’être passé sous un rouleau compresseur. Le moment n’était peut être pas approprié pour parler de ce qui s’était passé. Ils leur fallait du temps pour digérer, ils leur fallaient laisser tout ça se tasser un peu. Ils mettraient les choses aux clairs plus tard. Prendre quelques jours chacun de leur côté les aideraient peut être à comprendre ce qu’il s’était passé entre eux. Il jeta un dernier regard sur Joey, ne sachant pas quel mot prononcé. Finalement, il marcha vers la sortie. Sur le pas de la porte, il se retourna vers elle.
Pacey : En tout cas, je retire tout ce que j’ai dis sur ta poitrine dit-il avec un petit sourire coquin.
Gênée mais touchée, Joey esquissa un timide sourire mutin et le regarda sortir de la pièce.


Assise dans le parc du centre, Andie se sentait ailleurs. Depuis deux jours, elle était comme dans un immense brouillard dont elle ne trouvait pas la sortie. Plus rien ne lui semblait possible. Elle commençait à se dire que sa guérison ne pourrait plus se faire. Elle allait de mieux en mieux et voilà qu’elle avait tout gâcher. Pourquoi avait-il fallut qu’elle se laisse aller ? Elle resserra l’étreinte de ses bras autour d’elle. Aujourd’hui, elle ne savait plus quoi faire, elle avait pensée partir, rentrer chez elle mais elle se serait alors retrouver devant Pacey et elle n’en avait pas encore la force. Que lui dirait-elle ? La vérité le tuerait, il avait placé leur relation sur la base de l’amour et de la confiance et elle, elle l’avait trahie. Elle connaissait suffisamment Pacey pour savoir que jamais, il ne lui pardonnerait. C’était un garçon honnête et droit, ce qu’elle avait fait…Une larme coula le long de sa joue. Si elle lui disait tout, elle le perdait et si elle ne lui disait rien et qu’il le découvre par lui-même, elle le perdait aussi. Dans tous les cas, elle le perdait. Au loin, elle vit Marc qui passait. Il l’aperçut lui aussi et tristement, baissa la tête. En plus d’avoir perdu l’homme de sa vie, elle avait aussi réussit à éloigner le seul être capable de l’aider dans cet endroit.


Jen traversait la rue lorsqu’elle aperçu Joey, seule, assise sur un banc, plongés dans ses pensées. Elle avait l’air triste et contrarié, Dawson l’avait-il appelé ? La pauvre, elle devait se sentir terriblement triste, Dawson et elle, s’étaient un peu le rêve de sa vie. Du moins, c’était l’idée qu’elle s’en faisait après toutes ses années d’amitié. Elle alla la rejoindre, Joey ne la remarqua que lorsqu’elle s’assit à côté d’elle.
Joey : Je ne t’avais pas vu arriver dit-elle en souriant après avoir sursauter.
Jen : Normal, tu avais l’air ailleurs.
Pour être ailleurs elle l’était ! Cela faisait quatre jours même qu’elle avait l’impression d’être déconnectée. Elle n’arrivait plus à pensée ni à réfléchir de manière cohérente. La seule conclusion qui revenait sans cesse était qu’elle avait fait l’amour avec Pacey Witter, le petit ami d’une de ses amies, le meilleur ami du garçon qu’elle aimait. Comment avait-elle pu faire ça ??? Au-delà des choses qu’elle avait déjà énoncé, il s’agissait quand même de Pacey ! Ce n’était pas rien.
Jen : Ca va Joey ?
Joey : Pourquoi tu me demandes ça ? l’interrogea t-elle sur la défensive.
Jen : Et bien, je ne sais pas, tu n’as pas l’air dans ton assiette.
Aie ! Jen était la fille la plus perspicace qu’elle connaissait. Si jamais elle la laissait fourré son nez là dedans, elle ne tarderait pas à découvrir ce qu’elle avait fait.
Joey : Un problème au travail mentit-elle. Rien de bien grave ajouta t-elle en se forçant à sourire.
Jen : Tu es sûr que ça n’a pas un rapport avec Dawson ?
Joey : Dawson ? dit-elle intriguée, pourquoi ça devrait avoir un rapport avec lui ?
Jen : Non, je disais juste ça comme ça s’empressa t-elle de dire mal à l’aise. Je me disais que peut être, tu aurais eus de ces nouvelles et que c’est ce qui aurait pu te donner cet air perdu.
Joey : Jen, il y a quelque chose que je devrais savoir ? demanda t-elle soupçonneuse.
Jen : Non, non.
Trop tard, Joey n’était pas dupe de son manège. Il se passait quelque chose, Jen était très bizarre ce qui n’était pas son genre. Elle lui cachait quelque chose et c’était sûrement important. Jen se morigéna, qu’elle imbécile elle avait était, maintenant, Joey allait lui poser des tas de questions.
Joey : Jen, qu’est-ce que tu me caches ?
Et voilà, c’était lancé ! Devait-elle lui dire la vérité ? Ce n’était pourtant pas à elle de le faire, Dawson aurait dû trouver le courage de le lui annoncer. Mais Joey avait le droit de connaître la vérité. Elle était tiraillée entre son dévouement pour Joey et l’envie de rester hors de tout ça.
Jen : Absolument rien, où vas-tu chercher une idée pareille !
Joey : Est-ce que tu as eus des nouvelles de Dawson ? demanda t-elle en se penchant vers elle pour observer sa réaction.
Jen : il m’a peut être appelé une fois pour me donner de ses nouvelles répondit-elle avec détachement.
Joey : Quoiqu’il soit arrivé, j’ai le droit de savoir lâcha t-elle d’une voix autoritaire.
Jen : Joey….soupira t-elle, une supplique dans la voix.
Joey : Je veux savoir ! ordonna t-elle.
Jen : Il voit quelqu’un lâcha t-elle d’une traite…je suis désolée.
Ouh ! Joey accusa le coup difficilement. Elle s’était attendue à tout sauf à ça. Elle n’avait pas imaginé que Dawson puisse sortir avec quelqu’un aussi vite. Bon, elle avait bien couché avec Pacey elle mais s’était totalement différent.
Jen : Je ne voulais pas te le dire. Quand je t’ais vu assise ici, j’étais persuadé que tu savais…Mais visiblement, ce n’était pas cas en déduit-elle devant l’air abasourdie de son amie.
Joey : Je ne savais pas, non.
Jen : Je m’en veux, je n’aurais pas du te le dire ! dit-elle en colère contre elle-même.
Joey : Non, c’est bien, de toute façon, je ne pouvais pas imaginer qu’il allait rester tout seul toute sa vie.
Jen : Non mais quelque mois n’aurais déranger personne ! dit-elle furieuse. Je n’arrive pas à croire qu’il puisse te faire ça. Je peux te garantir qu’il va m’entendre lorsqu’il va revenir.
Joey lui sourit, touché par sa sollicitude.
Joey : C’est inutile, il refait sa vie, c’est normal.
Jen : Tu as l’air très…calme dit-elle surprise.
Joey : Je suis surprise de l’être aussi si ça peut te rassurer. Mais tu m’avais dis que ce genre de chose arriverait. Nous allions rencontrer d’autres personnes. Dawson a était le premier, c’est tout.
Le détachement dont Joey faisait preuve devant la nouvelle la clouait sur place. Elle qui pensait qu’elle serait complètement anéantie. Apparemment, la petite Potter avait bien d’autre préoccupation et ceux-ci devaient être de taille pour pouvoir balayer une telle nouvelle d’un geste.
Joey : Excuse moi, il faut que j’aille aider Bessie, elle m’attend dit-elle avant que Jen n’ait pu poser la moindre question.
Elle la regarda se lever et s’éloigner rapidement. Il lui faudrait avoir une discussion avec elle dès qu’elle le pourrait. Elle se leva et décida de rentrer chez elle pour voir Jack et discuter de ses impressions avec lui. Dès que Joey eut tourné dans la rue, elle s’appuya sur le mur et des larmes perlèrent le long de ses joues.


La soirée était fraîche mais il ne sentait pas le vent lui glaçait la peau. Il était bien trop préoccupé, sa petite amie, la femme qu’il aimait et en qui il croyait lui mentait. Quatre jours qu’il vivait avec ce poids et la certitude que leur amour était mort. Certitude qui lui brisait le cœur. Andie…il y avait tant de rêve et d’espoir contenus dans ce simple prénom. Elle avait appelé une dizaine de fois depuis qu’il était tombé sur un autre. Le fait qu’elle veuille le joindre avec tant d’acharnement démontrait bien qu’il y avait un problème et qu’elle avait quelque chose à lui dire ou à lui expliquer. Il n’avait jamais trouvé la force de décrocher. Leur conversation lui faisait peur. Il avait peur de tirer un trait sur elle. Elle était tout ce qui le maintenait à la surface. Et puis, lui parler le renvoyer à sa propre faute et cela l’empêcher de raisonner clairement. Son autre préoccupation était évidemment Joey, comment l’occultait, ils avaient fait l’amour. L’acte lui paraissait encore irréel. Pourtant, le souvenir de sa peau et de son parfum était encore bien présent en lui, ainsi que la douceur de ses caresses, la tendresse de ses baisers, de ces gestes…pas une heure ne passée sans qu’il n’y pense. Comment allait-elle ? Il ne l’avait pas vu depuis qu’il était sorti de sa chambre au petit matin. Conforme à leurs décisions, il l’avait évité, n’allant même plus à la marina les jours où il savait qu’elle y travaillait. Au fond de lui, il était forcé de reconnaître que de ne pas pouvoir aller la voir lorsqu’il le souhaitait était une véritable torture. Soudain, comme si le fait de parler d’elle pouvait la matérialiser, il l’aperçu. Elle était assise par terre devant chez son frère. Les bras enserrant ses jambes contre sa poitrine, elle avait la tête enfouie. L’attitude de la jeune fille l’inquiéta.
Pacey : Joey ?
Lentement, elle releva la tête vers lui et il pu voir qu’elle avait le visage baigné par les larmes. Troublée, il s’accroupit devant elle.
Pacey : Que se passe t-il ?
Joey : Je sais que je n’aurais pas du venir te voir dit-elle en sanglotant mais je ne savais pas qui aller voir d’autre.
Pacey : Viens là !
Il l’attrapa par les bras et la releva pour la serrer contre lui. Il la sentait sanglotait tout contre lui et ne savait pas quoi faire pour apaiser ses pleurs. Il détestait la voir comme ça ! Le plus tendrement qu’il pu, il la berça en lui caressant délicatement les cheveux.
Pacey : Vas-y pleure. Laisse toi aller.
Comme soulager, elle se mit à être secouer par de long sanglot. Elle s’agrippait de toute ses forces à Pacey, contente de voir qu’elle pouvait toujours compter sur lui. Pacey, lui, était ronger par la curiosité, que s’était-il passé pour qu’elle soit dans un tel état ??? Un voisin pénétra tout à coup dans le hall. Il dévisagea les deux jeunes gens avant de passer à côté d’eux. Gênée, Joey voulut se décoller de lui mais Pacey la retint. Il sortit ses clefs d’une main tout en maintenant Joey contre lui de l’autre. Il ouvrit la porte et ils s’engouffrèrent à l’intérieur. Il referma derrière lui avant de poser les yeux sur Joey à nouveau. Mal à l’aise, elle cherchait à se dérober à son regard mais Pacey la sentait encore accroché à sa veste. Elle avait beau vouloir lui échapper, il savait qu’elle avait encore besoin de lui. Il lui souleva délicatement le menton afin qu’elle le regarde.
Pacey : Parle moi lui dit-il tendrement.
Joey : C’est stupide, je ne devrais pas me mettre dans cet état dit-elle sans pouvoir endiguer le nouveau flot de larmes qui dévalèrent ses joues.
Pacey : Joey…soupira t-il en la reprenant contre lui.
De nouveau, elle se laissa aller. Elle se rendit compte que c’était ça qu’elle avait recherché en venant le voir lui. Elle voulait qu’il l’enlace en lui disant que tout irait bien. Elle prit une profonde inspiration, déjà elle se sentait mieux. La sentant plus calme, Pacey prit son visage en coupe et plongea son regard dans le sien.
Pacey : Joey, tu veux bien me dire ce qu’il se passe maintenant ?
Joey : J’ai vu Jen tout à l’heure et elle m’a dit quelque chose qui ma perturbé mais c’est idiot dit-elle mal à l’aise.
Pacey : Joey, ça ne peut pas être si idiot que ça pour te mettre dans un tel état.
Joey : C’est Dawson avoua t-elle en baissant les yeux.
Pacey : Oh dit-il en la lâchant sensiblement.
Joey : Il a rencontré une fille. Je ne devrais pas être si surprise, après tout, c’est moi qui ais rompu, j’aurais dû savoir qu’il sortirait avec quelqu’un d’autre.
Pacey : Oui, mais tu n’avais pas pensé que ça arriverait si tôt lui dit-il compréhensif.
Joey hocha la tête en faisant la moue, ce qui eut l’effet de lui décocher un sourire.
Pacey : Je vais te faire un chocolat chaud.
Joey le regarda partir en soufflant. Un chocolat chaud, c’est ce qui lui ferait le plus grand bien, il avait lu dans ses pensées. Elle alla s’asseoir sur le canapé en l’attendant. Elle prit un coussin et posa sa tête dessus. Quelques minutes plus tard, lorsque Pacey revint dans la salle, une tasse fumante à la main, un sourire se dessina sur son visage. Joey s’était assoupit. Il déposa la tasse et prit le téléphone… Lorsqu’il raccrocha, il s’approcha de Joey et ôta ses chaussures, elle ouvrit doucement les yeux.
Joey : Pacey dit-elle en somnolant, Bessie va s’inquiéter.
Pacey : Je viens de l’appeler la rassura t-il. Je lui ais dis que tu passais la nuit ici.
Joey : Oh dit-elle alors que ses yeux se refermer tout seul.
Elle était épuisée. Une journée de travail plus une telle nouvelle l’avait secoué. Pacey remonta la couverture sur elle avec un regard attendri, arriver à son visage, il ne pu s’empêcher de lui caresser la joue. Réveillé, Joey posa sa main sur la sienne et plongea son regard dans le sien. Surpris, Pacey se retrouva emprisonner par ses grands yeux verts. Son visage ne se trouvait plus qu’à quelques centimètres du sien.
Joey : Pacey ?
Pacey : Oui ?
Joey : Non rien…
Pacey : Si, dis moi !
Joey : Tu veux bien dormir avec moi ? lui demanda t-elle en le regardant intensément.
Pacey : Joey…
Joey : Je sais, excuse moi, c’est complètement stupide, je…
Pacey : Ce que j’allais dire c’est qu’il faudrait me faire de la place pour ça finit-il en souriant.
Soulagée, elle se décala sur le bord et Pacey s’allongea contre le dos du canapé. Maladroitement, elle se cala contre lui tandis qu’il passait ses bras autour d’elle. Sa requête lui semblait ridicule mais elle avait besoin de se sentir protégé et aimé, ne serait-ce que pour ce soir.
Joey : Pacey…
Pacey : Chut, on en parlera demain lui murmura t-il en la resserrant contre lui.
Etre ainsi ensemble était tout sauf recommandé mais ils se sentaient tellement bien qu’ils ne pouvaient s’en empêcher. Demain serait bien assez tôt pour y réfléchir.


Les premiers rayons du soleil vinrent lui caresser le visage tandis que le chant des petits oiseaux claironnaient aux bords de la fenêtre. Encore ensommeillée, Joey ouvrit les yeux. Le visage de Pacey lui apparut. Il dormait encore mais ses mains l’enserrer fermement. Elle trouvait adorable la manière protectrice dont il la garder contre lui. Elle profitait de ce qu’il n’était pas encore réveillé pour le détailler du regard. Son visage était doux et ses traits étaient fins. Sa bouche sensuelle était une douce invitation au péché. Et lorsque ses yeux azurs étaient posés sur elle, elle se sentait incapable de résister. Avec lui, elle se sentait bien. Et faire l’amour avec lui était…magique. Bon, elle n’avait aucun autre point de comparaison mais cela avait été une expérience incroyable. Du moins pour elle, comment cela avait-il était pour lui ? Avait-elle était à la hauteur ? Cette question la taraudait depuis lors. Celle là ainsi qu’une autre…Pacey remua et entrouvrit les yeux. Un sourire lui vint aux lèvres en voyant Joey réveillée, blotti contre lui mais plongée dans ses pensées. Pensait-elle à lui ? se demanda t-il intrigué.
Pacey : Bonjour murmura t-il tendrement.
Joey : Bonjour lui répondit-elle sur le même ton.
Pacey : Tu as bien dormie ?
Joey : Vraiment bien acquiesça t-elle en souriant. Merci. Je ne sais pas pourquoi je t’ai demandé ça dit-elle mal à l’aise après quelques minutes de silence.
Pacey : Je suis content que tu l’ais fais lui avoua t-il en murmurant.
Contente et soulagée, elle reposa sa tête sur son torse et resta ainsi de longues minutes.
Joey : Pacey, il y a une question que je voudrais te poser dit-elle en se mordillant la lèvre inférieure.
Pacey : Laquelle ?
Joey : C’est pas facile…
Pacey : Serais-tu gênée de me poser une simple question ? lui demanda t-il en souriant.
Joey : C’est que c’est une question plutôt gênante.
Pacey : Je pensais que nous avions déjà connu plus gênant.
Joey esquissa un timide sourire à sa plaisanterie avant de reposer sa tête contre son torse, elle ne pouvait pas affronter son regard pendant qu’elle lui poserait sa fameuse question. Pour se donner du courage, elle prit une profonde inspiration.
Joey : Pacey, est-ce que tu as couché avec moi pour te venger d’Andie ? finit-elle par lâcher.
Pacey fut interloqué par cette idée et sentit son cœur avoir un raté.
Pacey : C’est ce que tu crois ??
Joey : Je n’en sais rien, vous vous étiez disputez et …
Pacey : Non ! s’écria t-il. J’étais bien en colère contre Andie mais…
Il lui releva le menton pour qu’elle puisse voir au fond de ses yeux qu’il était sincère.
Pacey : Faire l’amour avec toi était une chose à laquelle je pensais déjà avant.
Rassurée, elle se recala contre lui et sa main chercha la sienne. Tendrement, leurs doigts jouèrent ensemble.
Joey : Depuis combien de temps ? demanda t-elle avec un sourire mutin.
C’était une excellente question ? Combien de temps, des jours, des semaines, des années…quand il pensait à Joey il réalisait qu’elle avait toujours était un énigme pour lui. Cette fille l’avait toujours agacée autant qu’elle lui forçait le respect. Il ignorait ce qu’il aurait fait s’il avait dû passer par le quart des épreuves qu’elle avait enduré. Et elle, elle était toujours là, bravant le monde de ses petits poings. Comptant un jour y apporter sa pierre. A lui, si la vie l’avait malmené à ce point, il aurait plutôt eut envie de rester à l’écart, de se tenir tranquille pour éviter la prochaine houle. Mais elle, elle allait au devant de ça. Une vague l’a renversé, qu’importe, elle avançait jusqu’à la suivante. Il savait qu’au bout du compte, elle franchirait la mer. Aucun obstacle ne lui paraissait insurmontable.
Pacey : Je ne sais pas Joey…lui dit-il pensif. C’est quelque chose de soudain, ou ça a peut être toujours était là. Je l’ignore.
Ca réponse lui convenait, elle n’en avait pas besoin de plus. De toute façon, elle aussi était incapable de dire à quel moment précis elle avait eut envie de faire l’amour avec lui. Elle sentit la main de Pacey glissait dans ses cheveux et les caressait doucement. Ce simple contact la fit frissonnait. Elle soupira d’aise. Même si elle n’avait pas le droit d’apprécier ce moment, et encore moins le droit d’être là, elle avait décidé de tout mettre de côté et de se contenter de vivre les minutes présentes. Elle n’avait pas envie de se poser les questions qui s’imposait à elle et qui serait inévitable à un moment ou à un autre. Pour l’instant, il n’y avait qu’une seule chose qui la préoccupait.
Pacey : Un sou pour tes pensées.
Joey se retourna contre lui et posa ses mains contre son torse pour appuyer sa tête dessus. Elle plongea son regard dans le sien.
Joey : Je suis consciente Pacey que ce qu’on est entrain de faire est mal et que jamais nous n’aurions dû coucher ensemble mais puisque c’est trop tard pour revenir en arrière, il y a une chose que j’ai besoin de savoir.
Pacey : Demandes moi dit-il sans lâcher son regard.
Joey : Et bien, je sais que tu as déjà fais l’amour avec Andie et aussi avec Tamara mais pour moi, c’était la première fois dit-elle gênée, et je me demandais si…
Pacey lui sourit tendrement, sa question était légitime. Tout le monde voulait savoir ce genre de chose au lendemain de sa première fois. Et le fait qu’elle ose lui demander le toucher beaucoup.
Pacey : Tu étais très bien lui assura t-il.
Joey : C’est vrai ? demanda t-elle en poussant un soupir de soulagement.
Pacey : Oh oui dit-il en hochant la tête.
Joey : Mais tu sais, c’est grâce à toi aussi. J’ai bien vu la manière dont tu m’as guidé, tu voulais que ça se passe bien et jamais je n’oublierais la tendresse avec laquelle tu m’as fais l’amour. Je me souviendrais toujours de ma première fois comme étant l’un des moments les plus tendres de ma vie. Au-delà de tout ce qui nous entoure, je suis contente d’avoir fait l’amour avec toi Pacey.
Poussé par une impulsion, il lui prit le menton et l’embrassa tendrement. Surprise, Joey lui rendit son baiser et resta sans le souffle lorsqu’il s’écarta d’elle.
Pacey : Je suis désolé dit-il dans un soupir, encore sous le choc du baiser.
Comme électrisé, Joey repartit à l’assaut de ses lèvres pour un second baiser. Emporté, Pacey la resserra contre lui et ses mains commencèrent à caresser son corps.
Joey : Moi aussi murmura t-elle tout contre ses lèvres.
Les yeux encore fermés sous le choc du désir violent qu’elle avait éprouvait, elle les ouvrit et plongea son regard dans celui de Pacey. Elle fut transportait d’y voir le même désir, lentement, il lui passa une main sur la joue qu’il caressa du bout du pouce. Leurs yeux se chercher, leurs corps se frôler…Joey était maintenant sur lui, les bras tendu de chaque côté de sa tête la maintenait au dessus de lui. Les mains de Pacey étaient posées sur la taille de la jeune fille. Tout son corps était en émoi, faire l’amour avec elle, c’était comme faire un saut en parachute, les sensations étaient fortes, incroyablement intense, mais on n’était pas sûr de pouvoir résister et on avait peur de ne pas en sortir indemne. Il avait peur de refaire l’amour avec elle, peur d’y prendre trop goût. Mais de toute évidence, c’était déjà trop tard. Tendrement, il l’attira vers lui et l’embrassa, lentement d’abord. Il attendait l’accord de Joey pour continuer. Il était prêt à aller plus loin mais il ne ferait rien sans son accord. Lorsqu’elle lui sourit et prit ses mains entre les siennes pour enlacer ses doigts avant de l’embrasser, il su qu’elle le désirait aussi. Petit à petit, ils se déshabillèrent alors que leurs mains et leurs lèvres redécouvraient le corps de l’autre. Quelques minutes plus tard, Pacey était au dessus d’elle et effleurer ses lèvres. Dans leurs regards, il n’y avait aucune promesse, aucune question, aucun regret, juste le plaisir de l’instant présent. Le plus lentement possible, comme si ils avaient peur de ne pas revivre un instant comme celui-ci, ils firent l’amour.


Fatigué, Dawson descendit les escaliers pour rejoindre sa mère et prendre son petit déjeuner. Il avait très mal dormit cette nuit, ressassant ce qu’Eve lui avait dit. Il n’arrivait pas à comprendre ce qui le retenait de faire l’amour avec Elle. Elle était magnifique et il était certain que sa première fois serait inoubliable. Mais chaque fois qu’il imaginait lui faire l’amour, le visage de Joey s’imposait à lui.
Gail : Bonjour chéri.
Dawson : Bonjour maman répondit-il en l’embrassant sur la joue.
Gail : Ca va ? s’inquiéta t-elle.
Dawson : Je n’ai pas très bien dormi.
Gail : Tu veux m’en parler ?
Dawson hocha négativement la tête. Il ne se voyait pas parler de ça avec sa mère. Même s’ils étaient des parents très ouverts, elle restait sa mère et parlait de sexe avec elle lui paraissait beaucoup trop déplacé. Il aurait bien eut besoin de Mitch en ces instants.
Gail : Tu vois Eve aujourd’hui ? Ca fait quelques jours qu’elle n’est pas venue ? dit-elle surprise.
En effet, il n’avait pas de ses nouvelles. Mais il ne s’inquiétait pas, elle était comme ça. Parfois, il n’entendait pas parlait d’elle pendant des jours et tout à coup, elle réapparaîssait, un plan farfelu en tête.
Dawson : Je ne sais pas encore.
Gail l’observa inquiète. Elle ne pouvait pas vraiment dire qu’elle aimait Eve, cette fille avait des manières qui ne convenaient pas vraiment pour une jeune fille de son âge, mais elle avait apprit à ne pas juger les gens selon leurs apparences. Et puis, elle avait vu Dawson sourire à nouveau grâce à elle et elle ne pouvait que lui en être reconnaissante. Elle savait combien son fils avait souffert de sa rupture avec Joey et même s’il n’en parlait pas, elle était certaine que sa blessure était encore ouverte.
Gail : Tu lui as parlé récemment ? demanda t-elle d’une voix douce.
Dawson : Je ne l’ai pas vu depuis plusieurs jours.
Gail : Je ne parlais pas d’elle lui répondit-elle tendrement.
Dawson leva les yeux vers elle, surpris et finit par lui sourire. A sa façon douce et effacée, sa mère savait toujours lire en lui.
Dawson : Pas depuis longtemps lui répondit-il en retournant à son petit déjeuner.
Gail : Tu devrais l’appeler, histoire de prendre de ses nouvelles.
Dawson : Je le ferais peut être. Il faut que j’y aille.
Il saisit son sac, et l’embrassa en lui soufflant un merci avant de sortir. Il avait une formation sur l’utilisation du matériel vidéo haut de gamme.


Pacey ouvrit les yeux lentement, le corps endolori par la fatigue et l’exercice physique. Au souvenir des dernières heures passées, un sourire lui vint aux lèvres. Aussi incroyable que celui puisse paraître, cela avait été encore meilleur que la première fois. Soudain, il réalisa qu’elle n’était plus là. Il se redressa inquiet et soupira en la voyant debout devant la fenêtre. Elle portait une de ses chemises et il fut transporté de voir à quel point celle-ci lui allait bien. Les bras croisés sur sa poitrine, elle regardait dehors et était plongés dans ses pensées. La chemise lui arrivait à mi cuisse et il observa à loisir ses longues jambes fines qu’il avait caressées peu de temps auparavant. Dieu que cette fille était belle…Il se leva, enfila son jean et prit la couverture qu’il alla délicatement poser sur ses épaules.
Joey : Merci murmura t-elle en la resserrant contre elle et en lui adressant un faible sourire.
Il lui rendit son sourire et s’appuya sur le rebord de la fenêtre à côté d’elle. Les bras croisés lui aussi, il avait le regard braqué sur elle. Il voulait qu’elle lui parle, il avait besoin de savoir comment elle se sentait face à ce qu’il s’était passé, une nouvelle fois.
Joey : On aurait pas dû Pacey finit-elle par murmurer..
Pacey : Je sais…Tu regrettes ? demanda t-il curieux et angoissé en même temps.
Joey : Oui murmura t-elle à voix basse.
Bizarrement, Pacey se sentit triste à cette idée. Lui-même ne savait pas où il se situait dans cette histoire mais à l’idée que Joey puisse regretté, il se sentait déçu.
Joey : Je n’en sais rien dit-elle l’air ailleurs. Rien qu’à l’idée qu’Andie puisse découvrir ce qui s’est passé j’en suis malade. Mais, c’est étrange, c’est comme si, c’était plus fort que moi avoua t-elle.
Pacey comprenait parfaitement. Il ressentait la même chose. Il ne voulait faire de mal à personne mais chaque fois qu’il se trouvait avec elle, il y avait comme une bizarre attraction gravitationnel qui opérait et le pousser à aller vers elle.
Pacey : Personnellement, je t’avoue que je suis perdu. Ma relation avec Andie est comment dire….difficile ces derniers temps, et tout se temps passé avec toi…
Joey : Ca nous a rapproché finit-elle pour lui.
Pacey : C’est ça. Et même si ça va te paraître absurde, j’aime être avec toi.
Joey : Ca ne me parait pas absurde du tout Pacey, je ressens exactement la même chose. J’aime être avec toi moi aussi.
Surpris mais ravi, il lui sourit tendrement. Il tendit sa main et prit la sienne. Joey regarda leurs mains jointes et poussa un soupir en la retirant.
Joey : On ne peut pas…dit-elle en retirant sa main tristement. Même si j’en ai très envie.
Pacey : Je veux juste m’assurer que tout va bien.
Joey : Comment veux tu que tout aille bien ?? J’ai fais l’amour avec le petit copain d’une de mes meilleurs ami et j’ai adorais ça ! Pacey c’était une erreur mais je me connais, je peux en faire une mais deux…Je m’en veux tellement. Pour commencer, je n’aurais pas dû venir hier, c’était idiot de ma part mais j’avais tellement envie que tu me prennes dans tes bras que je n’ai écoutais que ça, j’ai été égoïste !
De tout son discours, il n’avait retenu que le fait qu’elle avait adorait ça. Il était ravit.
Joey : Si tu savais comme je m’en veux…souffla t-elle.
Pacey : Il ne faut pas ! s’écria t-il avec véhémence. D’accord, nous n’aurions pas dû, des gens peuvent en souffrir mais n’oublie pas que les autres ne sont pas non plus des anges. Andie m’a trompé et Dawson voit quelqu’un.
Joey : Je sais mais je me sens quand même mal. Si tu savais comme je déteste avoir autant besoin de toi !
Malgré lui, Pacey sourit, touché. Il aurait aimé la prendre contre lui et l’enlaçait. Mais s’il le faisait, il avait peur de ne pas pouvoir en rester là. Or, il savait qu’ils devaient en rester là. Trop de monde en pâtirait s’ils devaient recommencer une nouvelle fois. Et malgré ce qui se passait avec Andie, il l’aimait toujours. Ce qu’il ressentait pour Joey, c’était, juste de l’attraction. Il n’avait que du désir sexuel pour elle, bon, peut être un peu de tendresse aussi mais c’était tout. Et ce n’était pas assez pour faire souffrir des personnes à qui il tenait sincèrement.
Pacey : Il faut qu’on arrête de se voir Joey dit-il en refermant ses bras contre lui et en détournant le regard.
Joey : Je sais murmura t-elle tristement.
Elle baissa la tête et s’éloigna pour enfiler ses vêtements qui traînant ci et là. Pacey se tourna vers la fenêtre et regarda dehors. Il faisait beau, des enfants s’amusaient à s’arroser près de la fontaine, des amoureux passaient main dans la main…la ville était calme et paisible, mais il était bien trop préoccupé pour s’abîmait dans le paysage. Une fois rhabillé, Joey marcha vers la porte et tourna la poignée avant de jeter un dernier coup d’œil vers Pacey. Elle mourrait d’envie de courir dans ses bras et de le supplier de la garder contre lui, mais c’était stupide. Tout ce qui arrivait été stupide. Mais elle était tellement bien dans ses bras…la larme à l’œil, elle sortit. Pacey se retourna au moment où a porte se refermait. Il soupira, il avait faillit lui demander de rester…Mais ils avaient prit la bonne décision, maintenant, ils devaient s’y tenir et ne plus se voir. Ils finiraient par oublier.


Pacey tournait en rond chez lui, il ne savait plus quoi faire. Il s’ennuyait, à cette heure ci, Joey travaillait donc impossible pour lui d’aller à la marina. Il devait respecter ses engagements. Mais c’était si difficile pensa t-il en soupirant de frustration. Soudain, le téléphone sonna, il n’avait pas envie de parler à qui que se soit, il laissa le répondeur s’enclenchait.
Andie : Pacey, c’est moi, si tu es là, je t’en prit décroche !
La détresse dans la voix de la jeune fille le fit se rapprochait du téléphone, jusqu’à poser sa main sur le combiné. Puis, la voix du garçon lui revint en tête et il la retira vivement. Non, il n’avait pas envie de lui parler.
Andie : Pacey supplia t-elle. Je suis sûr que tu es là, prends le combiné s’il te plait. Il faut qu’on parle !
Elle n’avait pas tort mais il n’était pas sûr que cela soit le bon moment. Pour l’instant, il avait l’esprit embrouillé par Joey. A l’autre bout du fil, Andie était sûr qu’il était là et qu’il savait ce qui s’était passé. Marc avait finit par lui avouer qu’un garçon l’avait appelé et qu’il avait raccrocher en entendant le son de sa voix. Apeurée à l’idée qu’elle l’avait peut être perdue, elle paniqua.
Andie : Pacey, je te préviens que si tu ne décroches pas ce téléphone, je quitte cet établissement et je suis chez toi dans quelques heures.
Pacey sursauta. Résolu, il prit l’appareil.
Pacey : Inutiles d’en arriver jusque là.
Andie : Pacey soupira t-elle de soulagement. Pourquoi tu ne décrochais pas !!!
Pacey : Je n’en avais pas très envie.
Andie : Espèce d’idiot, si tu l’avais fais plutôt, j’aurais pu t’expliquer avant ce qui s’était passer s’exclama t-elle en colère.
Elle avait prit la décision de lui mentir. Elle prenait des risques mais c’était pire de le perdre, elle avait trop besoin de lui.
Pacey : De quoi tu parles ?
Andie : Marc m’a dit que tu avais téléphoné et te connaissant, j’ai eu peur que tu t’imagines des choses d’entendre répondre un garçon dans ma chambre au petit matin. Apparemment, j’ai bien fais !
Pacey : Parce qu’il n’y a pas de quoi peut être ?
Andie : Absolument pas non ! s’indigna t-elle. Marc et mon nouveau colocataire de chambre et si c’est lui qui a répondu, c’est parce que moi j’ai un sommeil de plomb ! Tu le sais ça pourtant !
Pacey essayer d’emmagasiner ce qu’elle lui disait. Etait-il possible que cela soit vrai, qu’il est tout simplement imaginé des choses là où il n’y en avait pas.
Andie : Pacey, dis moi que tu me crois, je t’en pris.
Mentait-elle pour couvrir ses méfaits ? Le son de sa voix le troublé, elle paraissait réellement sincère et il la connaissait bien. Elle ne pouvait pas lui mentir en déduit-il perdu.
Pacey : Je te crois Andie s’entendit-il dire.
Il entendit un soupir de soulagement au bout de l’appareil. La jeune fille était visiblement soulagée.
Andie : J’ai eu tellement peur que tu ne veuilles plus me parler et que je ne puisse pas t’expliquer. Je ne pourrais pas faire l’amour avec une autre personne que toi ajouta t-elle les larmes aux yeux.
Le sang de Pacey se glaça dans ses veines. Oh mon dieu se dit-il horrifié. Il avait fait l’amour avec Joey, non pas une mais deux fois. il avait trompé la femme qu’il aimait. Jamais il ne pourrait se le pardonner. Il se sentait dégoûté de lui-même, ce genre de chose ne lui ressemblait vraiment pas.
Andie : Enfin, maintenant tout est rentré dans l’ordre, nous allons pouvoir continuer comme avant. Et puis, je rentre dans trois semaines et nous allons pouvoir tout reprendre là où nous avons laissé les choses. Rien n’aura changé.
Pacey : Bien sûr dit-il ailleurs.
Andie : Je t’aime dit-elle avant de raccrocher.
Pacey : Moi aussi je t’aime répondit-il tristement.

Marjo  (27.03.2005 à 00:00)
Joey se promener avec Jack, il l’avait appelé pour qu’ils sortent un peu, elle n’avait pas réussit à refuser. Et puis, au fond, voir quelqu’un lui ferait du bien. Elle se sentait terriblement seule depuis qu’elle et Pacey ne se voyaient plus. Une semaine déjà. Et jour après jour, elle ne faisait que pensé à lui et à leur moment passé ensemble. Il fallait qu’elle se sorte absolument ça de la tête !
Joey : Alors, dis moi, pourquoi Jen n’est pas avec nous ?
Jack : Grand-mère avait besoin d’elle pour aller apporter du linge à l’armée du salut.
Joey : Jen a dû adorer dit-elle en souriant.
Jack : Ouais, elle était ravie lui dit-il complice. Alors, qu’est ce que tu veux faire ?
Joey : Hum, est bien, vu que je suis constamment couverte d’essence ou de vomi, n’importe quoi où je pourrais garder l’odeur de mon parfum m’ira très bien.
Jack : Ok dit-il en rigolant. Dans ce cas, je propose le magasin de musique.
Joey : Ca me va !
Ils se dirigèrent vers le centre ville lorsque Jack aperçu Pacey à l’autre bout de la rue.
Jack : Eh, il y a Pacey là bas, viens on va le voir dit-il en l’entraînant avec lui.
Joey frissonna à la vue du jeune homme. Comment lui dire qu’elle ne pouvait pas s’approcher de Pacey ? Cela était impossible, il voudrait savoir pourquoi. Résolue, elle se laissa entraîner vers lui. Au fond, elle était ravie de le voir, il lui manquait.
Jack : Eh Pacey !
Ce dernier se retourna et fut surpris de voir Joey.
Pacey : Salut dit-il en jetant un coup d’œil vers la jeune fille.
Jack : Qu’est ce que tu fais là ?
Pacey : Doug m’a envoyé faire des courses, je dois remplir son frigo puisque c’est moi qui l’ait vidé expliqua t-il. Et vous ? demanda t-il en évitant de regarder Joey, qui elle aussi semblait tout faire pour éviter de croiser son regard.
Jack : On se promène.
Soudain son portable sonna et Jack s’éloigna un peu pour répondre. Joey et Pacey se sentirent mal à l’aise.
Pacey : Comment vas-tu ? demanda t-il pour briser la glace.
Joey : Ca va, et toi ?
Pacey : Je vais bien.
Leurs yeux se rencontrèrent et après un instant, ils se sourirent. Ils n’étaient pas dupes du manège de l’autre, malgré la façade, ils n’allaient pas si bien que ça. Jack revint, l’air gêné.
Jack : Joey, je suis désolée, mais je ne vais pas pouvoir t’accompagner ni te ramenais, j’ai un empêchement.
Joey : C’est rien lui dit-elle compréhensive.
Jack : Non, je m’en veux. Mais Pacey pourrait peut être t’accompagner ? dit-il en se tournant vers Pacey pour quérir son approbation.
Joey : Non, c’est pas la peine…
Pacey : C’est que, je suis…
Jack l’attira un peu à l’écart.
Jack : Jen est inquiète et pense que quelque chose ne va pas, Pacey, je t’en pris ne la laisse pas seule.
Pacey : D’accord accepta t-il à contre cœur.
Jack : Super dit-il en rejoignant Joey, tout est arrangé, alors je vous laisse, à plus.
Pacey et Joey le regardèrent s’éloigner, mal à l’aise.
Pacey : Alors, vous deviez aller où ? demanda t-il sans oser croiser son regard.
Joey : Ce n’est pas la peine Pacey, je vais rentrer.
Pacey : J’ais dis que je te ramènerais, je vais le faire.
Joey : Oui, mais…
Pacey : On est plus des gosses Joey, et puis de toute façon, on ne pourra pas s’éviter inévitablement.
Joey : Tu es sûr ?
Pacey : Oui, aller viens, je te raccompagne.
Joey le suivit, ils marchèrent le long de la route. Ils ne parlaient pas, ne savant pas quoi dire. Ils se sentaient gêner mais Joey devait avouer qu’elle appréciait ce moment. Pacey l’observait à la dérobé, que voulait dire Jack par « Jen est inquiète, quelque chose ne va pas » ? Bon d’accord, elle avait des raisons d’être préoccupé mais était-ce tout ? Ne lui cachait-elle rien ? En même temps, pourquoi se confierait-elle à lui ?
Joey : Tu as eus des nouvelles d’Andie ? demanda t-elle sans oser le regarder.
Pacey : Oui avoua t-il mal à l’aise. Je m’étais trompé…finit-il par dire après un instant de silence.
Interdite, Joey stoppa et se tourna vers lui, suspendu à ses lèvres.
Pacey : Elle n’a pas couché avec un autredit-il tout bas.
Joey : Oh mon dieu ! s’écria t-elle en portant une main à sa bouche. C’est elle qui t’as dis ça ?
Pacey : Oui.
Joey : Et tu l’as crois ?
Surpris, il se retourna vers elle avec une expression d’étonnement. Pourquoi ne l’a croirait-il pas ?
Joey : ....non excuse moi je n’aurais pas du dire ça finit-elle.
Pacey se sentait mal à l’aise, il ne savait pas quoi faire, pas quoi dire à Joey pour qu’elle se sente mieux. Elle paraissait paniquer.
Joey : C’est pas vrai dit-elle des larmes lui venant aux yeux. Qu’est-ce que j’ai fais ??
Pacey : Qu’est-ce « qu’on » a fait Joey reprit-il.
Joey : Pacey, tu ne comprends pas que tout est de ma faute ! C’est moi qui ait commencé, j’aurais dû arrêter quand j’ai compris où ça allait nous mener, mais non, je n’ai pensé qu’à moi, j’avais envie de toi, envie que tu me fasses l’amour, et j’aurais dû savoir où ça nous mènerait lorsque je suis venu te voir. En faite, inconsciemment, je le savais sûrement, quelle idée aussi de te demander de dormir avec moi ! s’exclamait-elle en s’agitant nerveusement.
Pacey : Arrête Joey dit-il en tentant de la prendre contre lui pour la calmer.
Joey : Non, ne fais pas ça dit-elle en le repoussant. Tu ne vois pas que je suis incapable de me contrôler, même là, avec cette nouvelle, j’ai envie d’être dans tes bras ! Je dois être vraiment perturbé comme fille dit-elle en laissant des larmes s’échappait.
Pacey : Viens là dit-il en la prenant contre lui avec force.
Réticente au début, elle se laissa aller et se serra contre lui en pleurant tristement.
Joey : Je suis désolée Pacey murmura t-elle.
Pacey : Eh ! s’écria t-il en prenant son visage en coupe. Arrête de croire que tout est de ta faute. Je suis aussi responsable que toi dans cette histoire.
Joey : Pacey souffla t-elle alors que d’autres larmes dévalaient ses joues. Tu sais ce que ça signifie ?
Pacey : Je sais, dit-il en posant son front contre le sien. Soit je mens à Andie, soit je lui dis et…
Joey : Elle ne nous pardonnera jamais dit-elle en sanglotant.
Touché par la détresse de Joey, il lui caressa la joue.
Joey : Je me fiche qu’elle ne veuille plus me parler mais si elle rompait avec toi à cause de moi, je ne pourrais pas le supporter. Je sais combien vous vous aimez tous les deux.
Pacey : Chut lui dit-il en posant son pouce sur sa bouche pour l’empêcher de continuer.
Il n’était pas du tout d’accord pour la laisser prendre toute la faute sur elle. Il était aussi coupable voir plus, il avait couché avec une autre fille en toute conscience de cause. Mais s’était si dur de résister à Joey. Maintenant encore, blottit dans ses bras, il la trouvait incroyablement belle et touchante.
Joey : Je m’en veux d’avoir autant besoin de toi lui avoua t-elle tout bas en levant les yeux vers lui.
Pacey : Tu sais de quoi je m’en veux moi ? lui demanda t-il en plongeant son regard intense au fond de ses yeux.
Ce mordillant la lèvre inférieure, anxieuse de savoir ce qu’il allait dire, elle hocha négativement la tête.
Pacey : Je m’en veux d’aimer autant que tu ais besoin de moi lui avoua t-il à son tour, tout contre ses lèvres.
Joey sentit une douce chaleur s’installer en elle. Elle se sentait perdue comme jamais elle ne l’avait été. Elle n’avait pas le droit d’être là, dans ses bras, suspendu à ses lèvres, revivant en pensé la caresse qu’elles lui prodiguaient lorsqu’elles rencontraient les siennes. Mais pourtant, égoïstement, elle n’arrivait pas à penser à autre chose. Là, contre lui, elle avait tout oublier, Andie et Dawson ne comptait plus. Elle regarda les yeux tristes qu’il posait sur elle, lui aussi semblait connaître le même trouble qu’elle. Le combat intérieur que livré sa raison et ses envies mettait ses émotions à rudes épreuves. Oubliant sa tête, elle se pencha et l’embrassa tendrement. D’abord surpris, Pacey finit par faire glisser ses mains le long de son corps pour enlaçait sa taille. Joey passa ses bras autour de son cou et l’embrassa encore plus passionnément. Pacey avait la tête qui lui tournait, il ne devrait pas être là…
Pacey : Joey dit-il le souffle cours…on ne peux pas ajouta t-il en répondant à son baiser.
Joey : Je sais dit-elle en repartant à l’assaut de ses lèvres.
Emporté, il la resserra contre lui et approfondit un peu plus leur baiser avant de prendre son courage à deux mains et de la décoller de lui, la respiration coupée. Surprise, Joey le regarda étonné avant d’être horrifié en posant une main sur ses lèvres. Elle ouvrit la bouche pour parler mais aucun son ne franchit la barrière de sa gorge. Les larmes aux yeux, elle prit ses jambes à con coup et partit en courant. Pacey resta là, à la regarder, le cœur battant encore la chamade. J’ai pris la bonne décision se dit-il en regardant Joey s’éloigner. Il fit un pas dans la direction où elle était partit avant de s’arrêter en poussant un long soupir de frustration. Baissant la tête, il se résigna et partit dans la direction opposée.


Jen : Grand-mère, puisque je te dis que c’est très bien comme ça…
Grams : Ces fleurs sont de travers ! dit-elle en replaçant le vase.
Jen soupira de lassitude, il n’y avait rien à faire. Chaque fois que grand-mère recevait du monde, il fallait que tout soit absolument parfait. Et aujourd’hui ne faisait pas exception. Enfin, elle n’avait pas l’occasion de voir souvent du monde à part elle et Jack…
Joey : Il y a quelqu’un ?
Grams : Entrez ! dit-elle gaiement en allant accueillir Bessie et Joey. Oh mon dieu, c’est le petit Alexander ? demanda t-elle en voyant le petit garçon nichait aux creux des bras de sa mère. Ce qu’il a grandit !
Bessie : Ne m’en parler pas !
Grams entraîna Bessie avec elle afin de lui faire boire quelque chose pendant que Jen et Joey les regardaient partir en souriant. Depuis que la grand-mère de Jen avait accouché Bessie, Grams était devenu moins… « effrayante » aux yeux de Joey. Jen l’attira avec elle dans sa chambre où les deux jeunes filles se pomponnèrent. En vérité, si Jen l’avait prise à part, c’était parce qu’elle voulait savoir comment elle allait depuis qu’elle lui avait raconté sa discussion avec Dawson. En s’en voulait terriblement d’avoir été la porteuse de mauvaise nouvelle et voulait réparer le mal, si tant est que cela soit possible. Elle l’observa se remettre un peu de rouge à lèvres, Joey était ailleurs.
Jen : Sur une échelle de 1 à 10, tu m’en veux à quel point ?
Joey : De quoi de parles ? demanda t-elle hébétée.
Jen : D’avoir été le messager. D’habitude, c’est lui qu’on tue en premier.
Joey ébaucha un sourire qui rassura un peu Jen.
Joey : Ne t’en fais pas, je te laisserais la vie sauve.
Jen : Ouf ! dit-elle en respirant un grand cou.
Joey lui sourit affectueusement.
Jen : Non mais sérieusement Joey, comment vas-tu ?
Joey : Jen, il n’y a pas de quoi t’inquiéter pour moi…
Jen : Et bien, moi je trouve que si…Enfin, je t’ais dis que le garçon que tu aimes probablement le plus au monde voyait une autre fille, c’est normal d’être déprimé !
Oui, Jen avait parfaitement raison, alors pourquoi ne l’était-elle pas ? Dawson, son âme sœur, sortait avec une autre fille et à part le choc de la nouvelle, elle n’y avait quasiment pas repensé depuis. L’histoire compliqué qu’elle avait avec Pacey lui occupé tout l’esprit et il n’y avait plus de place pour Dawson.
Joey : Je ne vais pas te mentir, savoir qu’il voit quelqu’un est une chose qui me dérange mais je sais que je ne peux rien y faire alors voilà…
Jen la regarda intrigué.
Jen : Si ça n’a rien à voir avec Dawson, quel est le problème ?
Joey : Comment ça ? lui demanda t-elle mal à l’aise.
Jen : Et bien, je vois bien qu’il y a quelque chose qui te tracasse et si ce n’est pas Dawson…
Grams : Jen, Joey, les invités sont arrivés…
Joey : Viens, allons-y dit-elle en l’entraînant avec elle, soulagé de pouvoir échapper à cette question.
Elles descendirent les escaliers et Joey s’arrêta soudainement, figé. Pacey se tenait en plein milieu du couloir, il parlait avec Jack et Mitch Le sourire qu’il affichait faisait ressortir ses fossettes. Mon dieu, comment tiendrait-elle toute une journée avec lui dans les parages ?? Quand Jen l’avait invité à dîner, elle avait stupidement pensé que cela serait un petit repas entre filles !
Jack : Voilà Jen et Joey entendit-elle Jack murmurer à Pacey.
Pacey se retourna et la vit. Leurs regards se rencontrèrent et ils furent instantanément hypnotisés. Pacey la regarda descendre lentement les escaliers et il sentit son cœur s’emballait. Elle était vraiment jolie. Une fois en bas, Jack la serra dans ses bras et elle détourna le regard, rompant ainsi la connexion. Jack l’entraîna avec lui dans le jardin et elle fut contente de ne pas avoir à parler avec Pacey, comme si de rien n’était. Durant l’heure qui suivit, elle aida Grams et Bessie à mettre les plats sur la table et à préparer les derniers vestiges du festin. Pacey l’observa sans rien dire, elle faisait visiblement des efforts pour rester loin de lui. Il en fut peiné mais comprenait. Seulement, il ne supportait pas le regard triste qu’elle arborait dès que personne ne la regardait plus.
Bessie : Oh zut, j’ai oublié la tarte au citron que j’ai faites chez Mitch quand nous sommes passée tout à l’heure ! s’exclama t-elle en soupirant.
Joey : Je vais aller la chercher la rassura t-elle en souriant.
Pacey la regarda partir. C’était le bon moment.
Pacey : Je l’accompagnes dit-il en sortant derrière elle.
Elle était déjà arriver en bas des marches du perron des Leery, elle ne l’avait pas entendu la suivre. Il entra dans la maison après elle et la rejoignit dans la cuisine.
Pacey : Je crois qu’on devrait profiter de se calme pour parler.
Joey sursauta avant de se retourner vers lui.
Joey : Tu m’as suivis ? s’exclama t-elle interdite.
Pacey : Je pensais qu’on pourrait profiter de cette maison vide pour parler un peu.
Joey : Pacey soupira t-elle. Je fais tout ce que je peux pour me tenir à l’écart et tu ne m’aides pas là !
Pacey : Excuses moi Joey…c’est juste que, tu as l’air triste.
Joey : Comment voudrais-tu qu’il en soit autrement ? J’ai fais l’amour non pas une fois mais deux fois avec toi ! s’exclama t-elle sur les nerfs.
Pacey : Je m’en souviens lui fit-il remarqué.
Joey : Ce que tu ne sais pas c’est que ça me fais peur !
Pacey : Peur ? demanda t-il perdu.
Joey : Pacey….
Pacey : Non, dis moi, j’ai envie de savoir ! dit-il en se rapprochant d’elle.
Joey : Laisse tomber ! soupira t-elle en passant à côté de lui.
Pacey : Joey ! dit-il en la rattrapant au pas de course. Je veux savoir dit-il en posant ses mains sur ses hanches pour l’arrêter.
Joey : Arrêtes ça lui dit-elle en le repoussant.
Pacey : Quoi ça ? Tu veux dire que je n’ai pas le droit de poser ne serait-ce qu’un doigt sur toi ? demanda t-il surpris.
Joey : Non tu ne peux pas !
Pacey : Alors toi et moi on ne peut même plus être ami ??
Joey : Comment veux tu qu’on soit ami ? s’exclama t-elle hébétée.
A vrai dire, il n’en savait rien lui-même.
Pacey : Tout ce que je sais, c’est que je ne veux plus de cette tension qu’il y a entre nous.
Joey : Moi non plus dit-elle en lui souriant faiblement. Mais on doit éviter de se voir pendant quelques temps.
Pacey : Pourquoi ? demanda t-il surpris.
Joey : Parce que je ne peux pas être près de toi sans avoir envie d’être….encore plus près termina t-elle d’une voix plus fine.
Interloqué, Pacey ne bougea pas d’un pouce lorsqu’elle quitta la maison. Les mots de Joey faisaient leur chemin dans sa tête et il avait peine à le croire. Elle avait encore envie de faire l’amour avec lui…


Pacey n’avait rien écouté de toute la conversation qu’il s’était déroulé cette après midi. Assit entre Jack et Mitch, il n’avait cessait d’observer Joey, assise en face de lui. Elle, elle avait par contre soigneusement évitait son regard, trouvant tous les prétextes possibles pour se lever et quitter la table. Il était encore troublé par ce qu’elle lui avait dit. Joséphine Potter lui avait clairement fait comprendre qu’elle avait envie d’être près de lui, incroyable ! Il ne savait pas quoi lui dire à présent. Il avait Andie, il se raccrocher de toute ses forces à l’image de la jeune fille mais plus il regardait Joey et plus l’image devenait floue. Il avait interrogé son cœur et sa raison et leur réponse ne lui plaisait pas. Il n’avait pas le droit. Andie ne méritait pas ça. Mais que dire de Joey ? Elle non plus ne méritait pas la tristesse qu’il lisait aux fond de ses yeux et dont il se savait être inlassablement la cause. Il lui devait la vérité, elle avait le droit de savoir. Il attendit que plusieurs des invités soient partis pour aller la voir. Comme prévu elle était seule. Lorsqu’elle l’aperçu, son regard se figea. De son côté, elle aussi l’avait épié dès qu’elle le pouvait. Elle était très en colère mais celle-ci était dirigée contre elle-même, qu’elle imbécile elle avait été de lui dire ça !! « Je ne peux être près de toi sans avoir envie d’être encore plus près » ! Non mais qu’elle idiote et pourquoi pas lui dire qu’elle voulait qu’il lui fasse l’amour tout de suite, à même le sol, elle perdrait moins de temps !
Joey : Qu’est-ce que tu fais là ? demanda t-elle d’une voix calme.
Pacey : Je crois que tu te trompe sur ce que tu ressens lui dit-il en plongeant son regard dans le sien.
Joey : Tu crois ça ? dit-elle sceptique.
Pacey : Joey, je suis ta seule expérience sexuel, comment peux tu savoir que c’est de moi dont tu as envie ? Tu es attiré par la nouveauté, par le sexe, pas par moi. Ca pourrait être n’importe qui que ça serait la même chose lui expliqua t-il.
Joey le dévisagea, interdite. Comment pouvait-il oser lui dire ça en face après ce qu’elle lui avait révélé ! Bon, il avait raison sur un point, elle était attiré par la nouveauté, depuis qu’elle avait fait l’amour, elle avait constamment envie de le refaire mais il avait tort sur le fait que ça serait pareil avec un autre. Parce que si elle aimait faire l’amour, elle aimait par-dessus tout sa tendresse, sa douceur et la délicatesse avec laquelle à chaque fois il la caressait et la regardait. C’était avec lui qu’elle aimait faire l’amour. Pas avec un vulgaire inconnu.
Joey : Tu as sûrement raison après tout, je pourrais aller m’envoyer en l’air avec un routier ou mieux, toute l’équipe des minutemens dit-elle en masquant sa colère.
Pacey : Tu le penses ? demanda t-il troublé.
Joey : Ce n’est pas ce que tu viens de dire ? Après tout, tout ce que je veux c’est du sexe moi, et qu’importe avec qui ! dit-elle les larmes aux yeux.
Pacey : J’en sais rien dit-il perdu, en réalité, j’ai dis ça parce que c’est le premier truc qui me soit venu et aussi parce que…
Joey : Parce que…répéta t-elle en cherchant son regard.
Pacey : Parce que je ne peux pas comprendre que tu puisses avoir envie de moi dit-il tout bas.
Joey : J’aime mieux ça lui dit-elle radoucie. Tu sais ça n’a rien d’aussi incompréhensible. Tu n’as rien de repoussant.
Pacey : Toi non plus lui dit-il en ébauchant un timide sourire.
Joey sentant le besoin impérieux de se rapprocher de lui et décida qu’il était temps de mettre un terme tout de suite.
Joey : Evitons d’avoir cette conversation dit-elle en passant à côté de lui.
Le cœur de Pacey fit un bond dans sa poitrine lorsqu’elle passa à côté de lui et qu’il sentit son bras frôler le sien.
Pacey : Joey souffla t-il en lui rattrapant la main.
La respiration suspendue, Joey releva doucement les yeux vers lui.
Pacey : J’aime ça aussi, être près de toi lui avoua t-il.
Leurs yeux s’accrochèrent et leurs cœurs se mirent à battre aux mêmes rythmes. L’autre main de Pacey vint caresser le visage de Joey et replaça délicatement une de ses mèches rebelles. Naturellement, ils se rapprochèrent et s’embrassèrent, lentement, d’un simple effleurement.
Joey : Pacey, qu’est-ce qu’on fait maintenant ? lui demanda t-elle en le ramenant à la réalité.
Pacey : Et bien, nous avons deux solutions.
Joey : Lesquels ?
Pacey : Soit nous décidons de tout oublié et évitons de nous voir jusqu’à ce que ça se soit tassé et que nous puissions être capable de nous retrouver dans la même pièce.
Joey : Ou ? demanda t-elle en sentant ses mains poser sur ses hanches.
Pacey prit une profonde inspiration.
Pacey : Où nous décidons de continuer de nous voir et de vivre ce que nous devons vivre jusqu’à ce qu’ils reviennent dit-il en omettant délibérément de prononcer leurs noms.
Joey le regarda stupéfaite.
Joey : Et qu’est-ce que tu veux toi ? osa t-elle à peine demander.
Pacey : Je ne sais pas, et toi ?
Joey : Je t’ai poser la question la première dit-elle en esquissant un petit sourire en coin.
Pacey : Je me sens incapable de prendre cette décision, je…
Sans qu’il ait le temps de finir sa phrase, Joey avait plaqué ses lèvres contre les siennes. Il lui rendit son baiser avec passion avant qu’elle ne s’écarte de lui à bout de souffle. Une main sur sa nuque, elle plaqua son front contre le sien en reprenant sa respiration.
Joey : Bessie ne sera pas là ce soir, si tu ne viens pas, la décision sera prise et nous aurons nos réponses lui murmura t-elle avant de prendre son courage à deux mains et de se décoller de lui.
Pacey la regarda sortir, le souffle encore coupé. Joey posa une main sur ses lèvres, réalisant ce qu’elle venait de faire.


Dawson feuilletait un magazine assis sur son lit, il ne cessait de poser les yeux sur le téléphone. Il avait envie de savoir comment elle allait mais comment prendrait-elle son intrusion dans sa vie. Il se demandait si elle pensait à lui elle aussi. Que faisait-elle en ce moment ? Lorsqu’il repensait à la façon dont leur histoire s’était terminée il se demandait s’il avait bien fait de la laisser partir. C’était elle qui l’avait quittée mais il n’avait posé aucune opposition. Il avait même quitté la ville, les éloignant encore plus l’un de l’autre. Que se passerait-il lorsqu’ils se retrouveraient l’un en face de l’autre ? Pourrait-ils retrouver leur complicité ? Leurs sentiments ? Qu’éprouvait-il encore pour elle ? Il en était là de ses questions lorsqu’il sentit la présence de quelqu’un dans la pièce. Il se tourna vers la fenêtre et vit Eve, assise sur le rebord, le regard en souriant.
Dawson : Tu es là depuis longtemps ?
Eve : Quelques minutes. Tu es mignon lorsque tu es perdu dans tes pensées.
Dawson se sentit légèrement rougir et se releva pour ranger sa revue.
Dawson : Ca faisait un moment que je ne t’avais pas vu.
Eve : J’avais quelques affaires à régler.
Curieux, il posa sur elle un regard appuyé afin d’en savoir plus mais elle évita le sujet et préféra venir se coller contre lui pour l’embrasser.
Eve : Bonjour.
Dawson : Bonjour lui répondit-il en souriant.
Eve : Je t’ais manqué ?
Dawson : Oui. Mes journées se sont déroulées sans encombre, c’était d’un morne.
Eve lui fit son plus beau sourire.
Eve : Heureusement que je suis là alors.
Dawson : Qu’est-ce que tu veux faire ce soir ?
Eve : J’ai bien quelques idées répondit-elle avec un air coquin. Reste à voir si tu y es sensible dit-elle en l’embrassant dans le cou.
Dawson sentit des frissons lui parcourir le corps. Cette fille n’abandonnait jamais. Tout à coup, elle posa ses mains sur son torse et il se sentit tomber sur son lit. Elle vint s’asseoir sur lui et l’embrassa fougueusement.
Eve : Alors, Dawson, sauras-tu saisir ta chance cette fois lui murmura t-elle contre ses lèvres.
Lentement, elle déboutonna sa chemise lui embrassa le torse, Dawson sentit toutes ses protestations et hésitations s’amenuisaient petit à petit. Plus Eve l’embrasait et moins il parvenait à réfléchir. Il serait si facile de se laissait aller et de faire l’amour avec elle. Après tout, rien ne l’attendait plus à Capeside…Pourtant, quelque chose au fond de lui savait qu’il ne pouvait pas. Aussi, il repoussa gentiment Eve qui se laissa tomber sur le côté en soupirant.
Eve : Tu sais, je vais finir par perdre patience le prévint-elle.
Dawson : Je suis désolé dit-il en reprenant son souffle.
Allongé côté à côté, aucun des deux ne parlait. Dawson s’en voulait de ne pas être capable de saisir cette opportunité. Pacey n’aurait pas hésité, il saurait quoi faire lui ! se dit-il agacé.
Eve : On se voit plus tard dit-elle en se levant et en quittant la pièce.
Dawson n’esquissa aucun mouvement pour la retenir. Enervé, il jeta son oreiller contre le mur.


Joey était complètement sur les nerfs. Elle n’arrivait pas à croire à la proposition qu’elle avait faite à Pacey. En faisant cela, avait totalement balayer Andie et Dawson du tableau. Elle avait eut un moment d’égoïsme pur. Enfin, Pacey ne viendrait probablement pas se rassura t-elle. Il était un garçon raisonnable et n’allait certainement pas s’engageait dans une relation sans lendemain. D’ailleurs ils n’avaient pas de relation se défendit-elle, bon, ils couchaient ensemble mais cela n’était que du sexe. Instinctivement, elle se regarda dans le miroir, elle avait passé un légère robe mauve à fine brettelle. Le dos nu, la robe lui arrivait au dessus des genoux. Même si elle espérait qu’il ne vienne pas, elle n’avait pas pu s’empêcher de courir sous la douche dès que Bessie avait quitté la maison, de passer une heure devant le miroir et trois quarts d’heure devant sa garde de robe. Son cœur allait de plus en plus rapidement au fur et à mesure que les heures passaient. 22h déjà. Elle n’avait pas pu s’empêcher de consulter sa montre. Que se passerait-il s’il venait ? Ils feraient l’amour, s’était inévitable. Cela les engageait dans un style de relation qu’elle n’avait encore jamais vécu et n’avait jamais penser vivre un jour. Etre avec un garçon uniquement pour coucher avec lui, sans sentiments. Qu’elle genre de fille cela faisait-il d’elle ? Une marie couche toi là ? Une garce ? Son sang se glaça dans ses veines. Elle aimerait tellement pouvoir résister à ses pulsions ! Mais Pacey ne l’aidait pas lui non plus, à chaque fois qu’elle tentait de prendre ses distances, il rétrécissait leurs espaces ! Et s’il ne venait pas pensa t-elle soudainement….Dehors, Pacey faisait les cents pas en observant Joey aller et venir à l’intérieur. Pourquoi était-il venu ??? Il était sortit faire un tour et avait fini par atterrir là. Cela faisait une heure qu’il la regardait sans savoir comment réagir. Il n’avait pas le droit de faire ça, pas le droit d’être là ! C’était…inconvenant et déplaçait. Si Dawson et Andie savaient…se dit-il en frissonnant. Joey était si belle ce soir…tout en se disant qu’il n’entrerait pas, il contourna la maison, suivant Joey des yeux. Elle arriva dans sa chambre, elle avait l’air triste. Touché, il avança de quelques pas, il avait envie de la serrer dans ses bras, la consoler…il posa sa main sur la vitre, le regard rivé sur elle….Sentant une présence, Joey tourna les yeux vers la fenêtre. Son cœur bondit dans sa poitrine, il était là. D’un pas hésitant, elle marcha vers la fenêtre qu’elle ouvrit avant de reculer un peu. Il l’escalada et se tint devant elle, troublé.
Pacey : Je m’étais promis que je n’entrerais pas avoua t-il.
Joey : J’avais espérais que tu ne viendrais pas avoua t-elle à son tour.
Ils se sourirent en soupirant. C’était plus fort qu’eux. Ils auraient beau le vouloir de toutes leurs forces, si ce n’était pas aujourd’hui, ça serait demain ou après demain. Incapable de résister plus longtemps, il parcourut l’espace qui les séparer et la souleva dans ses bras avant d’aller la poser sur le lit sans la quitter des yeux. Il s’allongea à côté d’elle et lui caressa la joue, Joey suivit son geste en frissonnant.
Pacey : Tu es si belle lui susurra t-il en déposant un baiser au creux de sa gorge.
Joey passa ses bras autour de son cou pour l’attirer plus à elle encore. Pacey baissa la bretelle de sa robe et embrassa sa peau nue. Il remonta lentement jusqu’à parvenir à ses lèvres qu’il effleura avant d’en prendre totalement possession. Joey était pantelante entre ses bras. Elle se rendit compte alors qu’elle avait espérait de toutes ses forces qu’il viendrait, elle avait attendu ce moment toute la soirée. Elle passa ses bras autour de sa nuque et plongea son regard dans le sien, ses pouces caressaient ses joues alors que ses yeux lui disaient combien elle était désolée de ce qu’ils faisaient mais aussi combien elle avait envie de lui. Elle laissa glisser ses mains sur son torse et attrapa son t-shirt qu’elle lui fit passer par-dessus la tête.
Joey : Fais moi oublier lui murmura t-elle avec tristesse.
Pacey se jura de lui faire tout oublier l’espace de cette nuit. Il posa sa main sur sa cuisse et la laissa glisser le long de sa peau tout en l’embrassant délicatement. Avec tendresse, il lui fit l’amour.


Docteur : Bonjour Andie dit-elle en voyant timidement entrer la jeune fille dans son bureau.
Le docteur Sloane ne l’avait pas vu en consultation individuelle depuis plusieurs jours, elle pensait Andie sortie de ce genre de thérapie mais après l’avoir aperçu hier, elle craignait qu’elle ait rechuté.
Andie : Vous vouliez me voir ?
Sloane : Oui, entrez.
Andie la rejoignit à son bureau et s’assit lorsque le médecin l’y incita.
Sloane : Comment vous sentez-vous aujourd’hui ?
Andie : Je me sens bien docteur.
Le docteur Sloane l’observa intensément quelques secondes, sans dire un mot. Andie avait la curieuse sensation de se sentir étudier.
Andie : Que se passe t-il ?
Sloane : Et bien, vous n’êtes pas souvent venu au discussion de groupe ces derniers jours.
Andie : Je ne pensais plus en avoir besoin dit-elle mal à l’aise.
Sloane : Pourquoi pensez-vous cela ?
Andie : C’est ce que vous m’aviez dit la dernière fois. Et puis, je crois que je suis prête à rentrer chez moi dit-il mal à l’aise.
Sloane : Andie, je pense que vous ne devrieriez pas précipiter votre retour.
Andie : Docteur, vous ne comprenez pas, je dois rentrer.
Sloane : Expliquez moi dans ce cas.
Andie se tassa sur sa chaise. Elle ne pouvait pas comprendre mais il fallait qu’elle rentre. Elle avait besoin de voir Pacey, de s’assurer que leur relation était toujours aussi forte et que rien n’avait changé.
Andie : Je veux juste rentrez auprès de ceux que j’aime.
Sloane : Vous entendez par là votre petit ami ?
Andie : Entre autre oui.
Sloane : Andie, votre petit ami, s’il vous aime, préférerait attendre encore un peu et vous retrouvez en pleine forme.
Oui mais ce qu’elle avait peur c’était qu’il ne l’aime plus et qu’il ne l’attende pas. Leur conversation téléphonique n’était plus comme avant depuis…
Sloane : Je vous demande de bien réfléchir à ce que vous allez faire. Je ne peux pas vous empêcher de quittez le centre mais vous feriez mieux d’attendre d’aller mieux. Votre guérison doit être pour vous et non pour ceux qui vous aime. Ca sera à vous de vivre dans ce corps.
Andie hocha la tête et quitta la pièce, frustrée de ne toujours pas savoir quoi faire.


Lentement, Pacey se réveilla. Il faisait encore noir, le radio réveil affichait trois heures du matin. Il se tourna sur le côté et se rendit compte qu’il était seul. Surpris, il se redressa et vit que Joey était devant la fenêtre. Vêtue d’un long T-Shirt, elle regardait dehors. Cela faisait deux fois qu’il se réveillait tout seul, il allait finir par croire qu’elle ne voulait pas partager un lit avec lui ! En souriant, il se leva et entraîna la couverture avec lui. Il s’entoura avec et vint serrer Joey contre lui en l’entourant de ses bras.
Pacey : On aurait dit que tu avais froid.
En soupirant d’aise, elle se laissa aller contre lui.
Pacey : A quoi tu penses ? lui demanda t-il au creux de l’oreille.
Joey : J’aimerais que le jour ne se lèves pas.
Pacey laissa un sourire envahir son visage. Il connaissait se sentiment et il le partageait. Au-delà de tout, il se sentait bien. C’était un sentiment agréable et doux.
Joey : Comment tu qualifierais ce qu’on fait ?
Il resta surpris quelques instants. C’était une bonne question.
Pacey : Je n’en sais rien. Je sais que c’est mal et que nous n’aurions pas dû commencer mais, je n’arrives pas a arrêter termina t-il.
Joey se sentit soulager par sa réponse. Elle aussi savait que c’était mal mais ne parvenait pas à résister. Elle resserra l’étreinte des bras de Pacey contre elle et enlaça ses doigts entre les siens.
Joey : Qu’est-ce qu’on va faire lorsqu’ils vont revenir ?
Pacey : Et bien, à ce moment là, il faudra qu’on parvienne à ne plus se voir.
Joey : Et en attendant ? demanda t-elle en se retournant pour lui faire face.
Pacey : Et bien dit-il en l’enlaçant par la taille. Je propose que nous continuions ça.
Joey : Ca ? dit-elle avec un sourire taquin.
Pacey : Et ben oui, tu vois ce que je veux dire…
Amusé, elle fit non de la tête.
Pacey : D’accord, tu veux un exemple comprit-il en souriant. Je te parle de ça dit-il en déposant un tendre baiser contre ses lèvres, de ça aussi dit-il en descendant dans son cou, et de tout le reste lui dit-il en plongeant son regard dans le sien.
Joey : Je crois voir où tu veux en venir lui dit-elle en souriant.
Pacey : J’étais prêt à te rafraîchir la mémoire lui dit-il avec un air enjôleur.
Joey : Je n’en doute pas superman ! dit-elle en rigolant avant de déposer un léger baiser sur ses lèvres. Mais vois-tu, je ne suis pas encore toute à fait remise de la dernière fois dit-elle tout contre ses lèvres. Là, ce dont j’ai envie, c’est d’un peu de sommeil. Tu ne m’en veux pas ? lui demanda t-elle inquiète.
Pacey : A vrai dire…non. Je suis complètement crevé avoua t-il à son tour. Allons dormir.
Surprenant Joey, il la souleva dans les airs et alla la déposer délicatement sur le lit. Il se cala contre elle et remonta les couvertures le long de leur corps. Joey regarda la main de Pacey et joignit la sienne en entremêlant leurs doigts.
Pacey : Bonne nuit lui murmura t-il en posant sa tête dans le creux de son cou.
Joey : Elle le sera lui dit-elle en souriant.
Sentant les lèvres de Pacey effleurait sa nuque, elle soupira de bien être et s'endormit paisiblement.


Jen marchait vers la maison des Potter. Il fallait qu’elle ait une discussion avec Joey. Son amie n’allait pas bien et elle devait savoir pourquoi, c’était son devoir de l’aider. Elle l’a trouvé triste depuis qu’elle lui avait parlé de Dawson et se sentait responsable. Elle vit Bessie accrocher du linge dans le jardin et alla vers elle.
Jen : Salut Bessie.
Bessie : Jen, que nous vaut l’honneur de ta visite ?
Jen : Je suis venue voir ta sœur.
Bessie : Elle est dans sa chambre.
Jen : Ok, je vais la voir. J’espère pourvoir lui remonter un peu le moral dit-elle en s’éloignant vers la maison.
Bessie leva un sourcil surpris vers elle, depuis quand sa soeur n’allait pas bien ? Elle soupira et continua d’étendre son linge. Jen pénétra dans la maison et se dirigea vers la chambre de Joey lorsqu’elle fut intriguée par le bruit. De la musique résonner et elle venait de la pièce allumée. Elle resta dans l’embrasure de la porte et observa, interdite, Joey. Celle-ci était entrain de danser tout en faisant son ménage. Elle n’avait vraiment pas l’air d’une personne déprimé ! Elle avait un sourire rayonnant aux lèvres et Jen l’avait rarement vu aussi heureuse. Qu’avait-il pu bien se passer pour que la jeune fille absente et abattue qu’elle avait vue hier chez elle se transforme au point d’être aussi joyeuse. Elle toqua doucement à la porte et Joey se retourna vers elle, toujours aussi souriante.
Joey : Jen ! Je ne t’avais pas entendue dit-elle en baissant le volume de la musique.
Jen : Tu avais l’air occupé.
Joey lui adressa un timide sourire tout en rangeant le linge qu’elle venait de plier.
Jen : Moi qui venait pour prendre de tes nouvelles !
Joey : Tu t’inquiété pour moi ? demanda t-elle étonné.
Jen : Ben tu as l’air préoccupé ces derniers temps, la semaine dernière pendant le repas, tu avais l’air complètement ailleurs et avec ce que je t’ais dis sur Dawson…enfin, je pensais que tu voudrais parler un peu.
Joey : Regarde-moi, je vais très bien !
Jen : C’est ce que je vois…qu’est-ce qui te rend aussi joyeuse ? la questionna t-elle.
Joey : Je n’ai pas le droit d’être de bonne humeur ? la taquina t-il.
Jen : De bonne humeur si mais là, ça dépasse l’entendement. Que s’est-il passé entre hier et aujourd’hui ?
Joey détourna la tête, mal à l’aise. Elle ne pouvait pas lui raconter ce qu’elle vivait. Même si l’envie de se débarrasser de ce poids qui lui opprimer la poitrine était tentante, Jen était la meilleure amie de Jack, le frère d’Andie mais elle été aussi l’amie de celle-ci ainsi que de Dawson. Cela l’aurait mit dans une position délicate et puis, avec Pacey, ils s’étaient promis de n’en parler à personne. Jamais personne de devait savoir, c’était la clef pour ne faire de mal à quelqu’un.
Joey : J’ai juste décidé que la vie devait continuer lui dit-elle en guise d’excuse.
Jen : Comme ça ? Tu as décidé de tirer un trait sur Dawson ?
Joey : Il faut bien vivre.
Jen était étonné de ce revirement si soudain. Mais Joey semblait tellement décider à tourner la page Dawson que Jen n'avait pas le coeur de lui remuer le couteau dans la plaie en revenant sur un sujet que manifestement son amie souhaitait oublier.
Jen : Tu veux qu’on sorte faire un tour ?
Joey : Bonne idée.
Elle attrapa sa veste et elles sortirent bras dessus bras dessous. Bessie les regarda s’éloigner en rigolant. Jen avait dû se tromper, Joey était loin de déprimer.


Au Ice House, Pacey était assit devant un thé glacé. Il le regardait depuis dix minutes mais n’en avait pas encore bu une goutte. Il était perdu dans ses pensées, toutes dirigées vers deux filles. L’amour de sa vie, Andie, et Joey, qu’il ne saurait qualifié. Avec elle, tout était différent mais incroyablement intense. Malheureusement, s’il parvenait à tout oublié lorsqu’il se trouvait avec elle, dès qu’il la quitté, toute sa culpabilité lui retombait dessus. Et là, seul assis à se bar, elle ne le quittait pas. Que ferait-il lorsqu’il se retrouverait face à Andie ? Que lui dirait-il ? En lui avouant la vérité, il la blesserait mais serait-il capable d’affronter son regard sans rien lui dire ? Et que ferait-il lorsqu’il se retrouverait en présence d’Andie et de Joey à la fois !?
Jen : Pacey ! s’exclama t-elle en pénétrant dans le restaurant accompagnée de Joey.
Pacey se retourna et le premier visage qu’il vit fut celui de Joey. Son visage se farda d’un sourire inconscient. Il décrocha son regard afin de ne pas intriguer Jen et sourit à cette dernière.
Pacey : Salut les filles.
Elles vinrent s’asseoir à côté de lui et commandèrent la même chose.
Jen : Alors, qu’est-ce que tu fais ici ?
Pacey : Une petite escale avant de rentrer affronter ma famille dit-il en mimant un air réjouit.
Les jeunes filles lui sourirent, comprenant le sarcasme.
Pacey : Et vous, vous vous promenez ?
Jen : J’avais envie de distraire Joey mais j’ai l’impression qu’elle n’a pas besoin de moi. Figure toi que j’ai trouvé notre Potter entrain de danser en faisant le ménage !
Pacey pencha la tête vers Joey et lui sourit tendrement.
Pacey : Et bien Potter, tu es en forme.
Joey : Je n’ai pas à me plaindre dit-elle en répondant à son sourire.
Jen : Oh, je vais aller appeler Jack, on pourrait se faire un ciné ce soir, ça vous dit ? dit-elle enthousiaste.
Pacey et Joey se regardèrent en haussant les épaules.
Pacey : Pourquoi pas.
Jen : Super, je reviens !
Dès qu’elle se fut éloigné, Pacey se rapprocha un peu de Joey et lui fit un sourire charmeur.
Pacey : Tu es très belle.
Joey : Merci lui dit-elle touchée. Tu n’es pas mal non plus.
Pacey : Je sais dit-il en se retendant fièrement.
Joey éclata de rire et posa sa tête dans sa main pour le contempler. Pacey apprécia son regard et se pencha légèrement vers son cou pour humer son parfum. Il avait envie d’y déposer un baiser et se sentit frustrer de devoir se retenir.
Joey : Attention, Jen pourrait revenir lui dit-elle mal à l’aise mais électrisé en même temps.
Pacey fit un grand effort et s’écarta en soupirant.
Pacey : Je peux te demander une faveur ?
Joey : Dis moi lui dit-elle en souriant.
Pacey : Ne t’assois surtout pas à côté de moi au cinéma !
Joey éclata de rire alors que Jen les rejoignait.


Agacée, Bessie faisait les cents pas dans la cuisine en attendant que Joey daigne faire son apparition mais renonçant, elle finie par aller cogner contre la porte de la salle de bain.
Bessie : Joey ? s’écria t-elle irritée.
Joey : Oui ?
Bessie : Je sors faire quelques courses, j’emmène Alexander.
Joey : D’accord.
Bessie allait partir lorsqu’elle revint sur ces pas et toqua à nouveau.
Bessie : Tout va bien ? demanda t-elle intriguée.
Sa sœur était sous la douche depuis au moins une heure.
Joey : Oui, ne t’en fais pas répondit-elle à travers la porte.
Sur les nerfs, Joey écouta patiemment les pas de Bessie s’éloigner et soupira de soulagement lorsqu’elle entendit la porte d’entrée se refermer.
Joey : J’ai bien crus qu’elle ne partirait jamais ! lâcha t-elle avant de se retourner vers le jeune homme qui était à ses côtés.
Pacey l’embrassa dans le cou.
Pacey : Moi, j’avoue que ça ne me dérange pas vraiment dit-il avec un sourire coquin.
Joey : Toi, dit-elle en passant ses bras autour de son cou, tu aurais dû partir à l’aube comme tu le fais d’habitude. Qu’est-ce qui t’as pris de me rejoindre sous la douche, imagine si Bessie t’avais trouvé !
Pacey : J’ai fais très attention, j’avais juste envie d’être encore un peu avec toi lui dit-il avec une moue boudeuse.
Amusée, Joey lui sourit et l’embrassa tendrement. Sentir le corps chaud de Pacey contre le sien et l’eau tiède de la douche lui parcourir la peau l’émoustillé un peu. Elle n’était pas fière de ce qu’elle faisait mais elle ne s’était jamais sentie aussi bien.
Pacey : Je suis pardonné ? demanda t-il avec un sourire enjôleur.
Pour réponse, elle lui effleura les lèvres avec un sourire charmeur.
Pacey : Je vais prendre ça pour un oui dit-il en souriant.
Il prit le savon et se mit à caresser le dos de Joey en le lui frottant doucement. Elle se laissa aller à cette douceur. Les mains de Pacey lui faisait un bien fou. Elle les sentit venir se poser sur son ventre alors qu’il lui embrassait le creux de la nuque. Déjà, elle pouvait sentir une vague de désir montait en elle.
Joey : Pacey …dit-elle dans un souffle. Je dois aller travailler.
Pacey : Dis leur que tu seras en retard murmura t-il en penchant légèrement la tête pour l’embrasser.
Elle lui rendit son baiser et se retourna vers lui pour se presser contre son corps.
Pacey : J’ai envie de toi lui murmura t-il tout contre ses lèvres.
Joey passa ses bras autour de son cou et rigola en lui souriant tendrement.
Pacey : J’ai l’impression de passer mon temps à avoir envie de toi ! souffla t-il en lui effleurant les lèvres.
Joey l’embrassa tendrement avant de le repousser et de sortir de la douche sous le regard étonné de celui-ci.
Joey : Garde donc ton énergie pour ce soir lui dit-elle avec un sourire taquin.
En soupirant, Pacey tourna le bouton et éteignit l’eau chaude !


Allongés sur son lit, Andie réfléchissait. Dans quelques jours, elle serait à Capeside. Etait-elle prête à affronter sa vie ? Ses amis ? Pacey ? Elle avait fait un grand travail sur elle-même, elle se sentait beaucoup mieux, beaucoup plus sereine, mais sa trahison empêcher sa totale guérison. Elle n’était pas douée pour le mensonge alors comme se débrouillerait-elle face à Pacey ? Il devinerait tout de suite qu’il y avait quelque chose, il était doué pour voir lorsque ça n’allait pas. Et jamais il ne la laisserait tranquille tant qu’elle ne lui aurait pas dit ce qu’elle avait sur le cœur. Elle avait imaginer la scène un millier de fois. A chaque fois, il était en colère et l’a quitté. Elle ne parvenait jamais à faire aller son rêve selon ses désirs car elle savait au fond d’elle-même que jamais Pacey ne lui pardonnerait. Non, elle n’avait pas d’autre solution. Elle devrait lui mentir pour le bien de leur couple. De toute façon, cette nuit avec Marc ne comptait pas pour elle. C’était une simple erreur qu’elle pouvait balayer de sa mémoire. Il lui suffirait de se montrer tendre avec Pacey pour lui faire oublier son absence de trois mois et leur couple repartirait comme avant. Leur amour était bien trop fort pour subir les écueils de leur séparation. Même si leur conversation téléphonique était un peu moins fréquentes et qu’ils se parlaient peu, le simple « Je t’aime » qu’ils se disaient avant de raccrocher lui était suffisant pour savoir que tout irait bien. Elle se tourna sur le côté et se recroquevilla sur elle-même, plus que quelques jours et elle pourrait tout oublier dans les bras de Pacey.


Joey était entrain de se changer lorsqu’elle sentit des mains se poser sur ses épaules et glisser le long de ses bras. Surprise, elle referma vivement sa chemise sur sa poitrine. Rapidement, elle ressentit la pression de lèvres dans sa nuque.
Joey : Pacey je t’en prit dis moi que c’est toi soupira t-elle nerveuse.
Pacey : Hum hum dit-il en faisant descendre un pan de sa chemise pour dévoiler une de ses épaules qu’il embrassa légèrement.
Joey : Qu’est ce que tu fais ici ?
Pacey : Je me baladais et j’ai eu envie de passer. On dirait que je tombe bien dit-il en souriant.
Il passa ses bras autour d’elle et vint enlacer ses doigts.
Joey : Pacey, je travaille je te signale lui dit-elle alors qu’elle se laissait reposer contre lui et posait sa tête contre son torse.
Pacey : Tu as le droit à une pause dit-il en l’embrassant dans le cou à nouveau.
Joey : Pacey…souffla t-elle alors qu’elle tendait la nuque pour accueillir ses baisers. On pourrait nous trouver….
Pacey : Ca a un petit côté excitant.
Lentement, il remonta ses mains jusqu’au dernier bouton qu’elle ait fermée et entreprit de les rouvrir. Lorsque enfin sa chemise fut déboutonnée, il la retourna vers lui et passant ses bras sous les pans, il caressa sa peau douce en l’enlaçant contre lui. Délicatement, il se pencha vers elle et lui effleura les lèvres. Il la sentit frémir et en fut ravi. Abruptement, il la plaqua contre lui et l’entraîna contre le mur pour l’enserrer. Ses lèvres rencontrèrent brièvement les siennes avant de descendre parsemés son cou de baiser brûlant et délicat à la fois. Joey était pantelante. Sa raison lui disait de le repousser mais tout son corps le réclamer. Ses bras entourèrent son cou alors que son corps se cambrer contre lui.
Joey : Va fermer la porte à clef lui murmura t-elle à l’oreille.
Pacey releva un visage rayonnant vers elle, il déposa un dernier baiser léger sur ses lèvres et se dirigea vers la porte avant de se retourner vers elle.
Pacey : Finalement, je crois qu’il vaut mieux que je parte. Je ne voudrais pas te causer d’ennuis.
Joey : Tu plaisantes…balbutia t-elle sous le choc.
Pacey : Et non. Tu vois je voulais te faire ressentir ce que moi j’ai ressenti ce matin lorsque tu m’as laissé espérer avant de t’éclipser. Me laissant bon pour une douche froide.
Joey : Pacey ! dit-elle indignée.
Pacey : Crois moi Potter, c’est beaucoup plus dur pour moi que pour toi de te dire non ! On se revoit bientôt dit-il avec un clin d’œil avant de sortir.
Joey attrapa la première chose qui lui tomba sous la main et l’envoya cogner contre la porte. Pacey repassa sa tête dans l’encadrement et regarda la chaussure par terre en souriant.
Pacey : Serais-tu en colère ?
La deuxième chaussure traversa la pièce et il eut juste le temps de refermer la porte. Elle l’entendit s’éloigner en rigolant. Elle était très énervée mais sa colère était plus dirigée vers elle que vers lui. Elle s’en voulait de s’être laissé attisé aussi vite. Il avait suffit qu’il pose les mains sur elle pour qu’elle ait aussitôt envie qu’il lui fasse l’amour ! Pacey prenait décidément trop d’emprise sur elle.


Agacée, Bessie regardait Joey tout claqué autour d’elle. Que lui arrivait-il ? Sa sœur paraissait heureuse ces derniers temps alors pourquoi depuis deux jours était-elle sur les nerfs ?
Bessie : Joey ?
Joey : Quoi ? beugla t-elle.
Bessie : Quelque chose ne va pas ?
Joey : Non dit-elle énervée.
Bessie : Pourtant tu n’as pas l’air dans ton assiette, tu es sûr que tu ne veux pas en parler ?
Joey : Tu ne voudrais pas plutôt aller voir ce que fait ton fils ! ronchonna t-elle en continuant à fouiller le linge propre.
Bessie : Joey !!
Joey : Quoi encore ? s’énerva t-elle agacée.
Bessie : Tout d’abord, j’aimerais que tu arrêtes de mettre ma maison sans dessus dessous, et ensuite, j’aimerais que tu me regardes lorsque je te parle.
En soupirant, Joey se tourna vers elle.
Joey : Qu’est-ce que tu me veux ?
Bessie : Je voudrais savoir ce qui t’arrive. Tu es irritable et tu envois promener tout le monde.
Joey respira un grand cou, elle savait très bien qu’elle n’était pas agréable ces deux derniers jours mais comment en expliquer la raison à sa sœur ? Elle décida d’arrondir les angles avec elle.
Joey : Ecoute, je vais bien. Je suis peut être sur les nerfs ces derniers temps mais cela n’a rien à voir avec toi et je compte régler ça aujourd’hui.
Bessie : Régler quoi ?
Joey : C’est un truc personnel Bessie mais je t’assure que ce n’est rien de grave. On peut en rester là ? lui demanda t-elle en lui adressant un petit sourire.
Bessie : Très bien accep

Marjo  (27.03.2005 à 01:42)
Joey : Aïe ! s’écria t-elle en tombant avec perte et fracas sur le sol de la chambre de Pacey au petit matin.
Elle avait décidé de passer par la fenêtre afin de ne pas éveillée les soupçons des parents Witter. Pacey s‘éveilla en sursaut et apercevant Joey, il écarquilla de grands yeux.
Pacey : Joey ? Mais qu’est ce que tu fais là ?
Joey : Qu’est ce que je fais là ? répéta t-elle en chuchotant mais énervée.
Pacey : il n’y a personne l’informa t-il. Ils sont tous sortis.
Joey : Oh…cela voulait dire que je n’avais pas besoin de passer par la fenêtre réalisa t-elle.
Pacey : Nan, mais tu ne peux pas savoir comme c’est plaisant de voir qu’une fille est prête à escalader un mur pour arriver jusqu’à toi dit-il assez fier.
Joey : Ne sois pas si content !
Pacey : Tu n’as pas escaladé le mur ? demanda t-il avec un léger sourire.
Joey attrapa un coussin et le lui lança en pleine figure. Pacey éclata de rire.
Joey : Deux jours ! Ca fait deux jours ! s’égosilla t-elle.
Pacey : Comment ça ? demanda t-il en feignant de ne pas comprendre.
Joey : Tu viens à mon travail, tu t’arranges pour que je sois incapables de travailler le reste de l’après midi et que je ne fasses que des gaffes et tu ne me donnes plus aucuns signes de vie ! dit-elle en portant ses mains à ses hanches. A quoi tu joues ??
Pacey : Très bien, on se calme. D’abord, si tu n’as pas réussis à te reconcentrer, ce n’est pas ma faute. Ensuite, si je ne t’ais pas donné de nouvelle, c’est parce que je voulais voir si tu serais capable de faire le premier pas lui avoua t-il.
Joey : Alors ça t’amusais de me faire attendre !
Pacey : Joey…
Joey : Très bien, à moi de te montrer ce que tu as manqué.
Lentement, elle entreprit de se déshabiller. Elle déboutonna son gilet en le fixant du regard. Intrigué et hypnotisé, Pacey posa sa tête dans sa main et se tourna vers elle, attendant impatiemment la suite. Lorsqu’elle fit passer son maillot par-dessus sa tête, Pacey déglutit péniblement. Sensuellement, elle déboutonna son pantalon et le fit glisser très lentement le long de ses jambes. Pacey se rendit comptes qu’elle porté des dessous noirs très sexy. Et elle les portés pour lui se dit-il en frissonnant.
Pacey : Joey, je te jure que si tu décides de partir là maintenant, je te rattrape et je te fais l’amour dans l’herbe devant la maison la prévint-il
Joey gloussa en souriant. Elle se tenait à moitié nue devant lui mais elle ne se sentait nullement mal à l’aise. Elle qui était très pudique, elle trouvait cela totalement incroyable.
Pacey : D’ailleurs, il n’est pas question que je te laisse le temps d’y réfléchir ! s’exclama t-il.
Rapidement, il sauta hors du lit et l’empoigna pour la faire retomber avec lui sur son lit. Il s’allongea sur elle afin de l’empêcher de lui faire faux bond. Il l’embrassa tendrement et se laissa enivrer par l’odeur fruitée de son parfum. Enlaçant ses doigts entre les siens, il déposa un baiser sur ses lèvres. Le téléphone se mit à sonner à ce moment là. Pacey l’ignora et continua lentement la découverte de son cou.
Joey : Pacey… souffla t-elle.
Pacey : Hum ?
Joey : Le téléphone ?
Pacey : Je suis occupé là, ils rappelleront lui assura t-il en plongeant son regard dans le sien. Je n’aurais jamais cru que tu oserais te glisser jusque dans ma chambre.
Joey : Je n’aurais jamais cru le faire un jour non plus lui avoua t-elle en venant caressait sa joue. Mais il y a des causes qui en valent la peine ajouta t-elle en souriant amusé.
Pacey : Tu te rends compte que c’est la première fois que je fais l’amour avec une fille dans mon lit d’adolescent !
Joey : Ca te feras des souvenirs pour tes nuits solitaires railla t-elle.
Tout content, il l’embrassa tendrement et se mit à caressait son corps et à le parsemer de tendre baiser, il sentit Joey devenir de plus en plus fébrile entre ses mains. Et il adorait ça ! Alors seulement, il lui fit l’amour avec volupté et passion.


Faisant les cent pas dans sa chambre, Dawson lorgnait le téléphone. Un coup de fil, cela n’engageait à rien. Et ainsi, il saurait plus ou moins à quoi s’en tenir lorsqu’il remettrait les pieds à Capeside. Seigneur, il avait quitté la ville pour l’oublier et il n’avait fait que pensé à elle ! Et même les assiduités d’Eve n’avait pas suffit à le détourner de sa Joey. Et pourtant, elle employée les grands moyens. Ce matin, elle avait débarquer dans sa chambre alors qu’il dormait et c’était seulement lorsque, totalement déshabillé, elle se soit glisser dans son lit qu’il s’était réveillé. Il avait eut un mal fou à sortir des draps. Elle était partie vraiment très en colère. Lui signifiant qu’elle serait au « Jim’s Bar » ce soir et que s’il ne venait pas, ce n’était plus la peine de chercher après elle. Prenant son courage à deux mains, il décrocha le combiné et composa le numéro des Potter. Après quelques secondes Bessie vint lui répondre et c’est avec déception qu’il apprit qu’elle était sortie. Sombrement, il raccrocha avant de penser à Jen. Elle pourrait lui donner la tendance du moment.
Dawson : Je suis content que tu sois là soupira t-il.
Jen : Dawson ! dit-elle surprise, comment vas-tu ?
Dawson : Je vais bien.
En quelques minutes, ils se racontèrent leurs vacances. Puis, lorsqu’il sentit la conversation retombée un peu, il trouva le moment bien approprié pour en venir là où il voulait.
Dawson : Je viens d’essayer d’appeler Joey, je voulais avoir de ses nouvelles mais elle était sortie.
Jen : Oh, elle devait être partie bosser. Mais si ça peut te rassurer, elle va très bien.
Dawson : C’est génial dit-il une pointe de déception dans la voix.
Jen n’entendit pas le changement d’attitude et continua sur sa lancée.
Jen : Je lui ais même dis pour ta copine.
Dawson : Tu lui as dis ?? s’étonna t-il.
Jen : Elle était un peu renfermée, je me suis dis que ça l’aiderait à tourner la page.
Dawson : Et ? demanda t-il inquiet.
Jen : Petit à petit, elle a commencé à passé outre et aujourd’hui, elle est rayonnante. Je crois qu’elle a enfin tiré un trait sur votre histoire.
Sans le savoir, elle venait de lui mettre son moral totalement à plat. Elle avait voulu bien faire en lui disant qu’elle s’en sortait bien, ceci afin qu’il ne s’inquiète pas.
Jen : Et toi, comment ça va avec cette fille ? s’exclama t-elle enthousiaste.
Dawson : Ca va dit-il soucieux de ne pas entrer dans les détails.
Jen : Et vous allez vous revoir lorsque tu rentreras à Capeside ?
Dawson : Ecoute Jen, il faut que je te laisse, ma mère a besoin de moi.
Jen : Très bien répondit-elle surprise. A la semaine prochaine alors.
Il raccrocha, démoralisé. Il n’aurait jamais dû appeler Jen. Alors comme ça, Joey s’en sortait très bien sans lui. Bon, c’était formidable pour elle, il n’aurait pas voulu non plus qu’elle passe ses vacances à penser à lui mais quelques heures par ci par là ne l’aurait pas déranger. Il se laissa retomber sur son lit, sa tête entre les mains. Que l’attendait-il à Capeside ?


Reposant au creux de l’épaule de Pacey, une main posé sur son torse. Joey s’était assoupie, épuiser. Pacey ne dormait pas, il lui caressait les cheveux délicatement et réfléchissait. Il savait pertinemment qu’il n’aurait jamais dû commencer quoique se soit avec Joey. Il se dégoûtait pour ce qu’il faisait, il aimait Andie de tout son cœur. Mais c’était plus fort que lui, chaque fois qu’il se trouvait avec Joey, il avait tout ses sens en éveil. Elle était si belle, si drôle…si pleine de vie se dit-il en repensant à l’heure qui venait de s’écouler. Il détestait jouer avec ses deux filles formidables. Andie pensa t-il en soupirant. Elle lui avait apporté tout ce dont il avait besoin, elle avait fait de lui l’homme qu’il n’aurait jamais cru pouvoir devenir un jour. Il l’aimait d’une manière totale et infinie. Et Joey…pensa t-il en baissant les yeux vers elle. Cela faisait trois semaines qu’ils se voyaient et faisaient l’amour ensemble. Il avait l’impression de lui avoir voler son innocence. Joey n’était pas le genre de fille à aller avec le premier venu. Jamais il n’aurait imaginé un jour qu’il la tiendrait contre lui ainsi. Surtout pas après lui avoir fait l’amour. Il la sentit remuer avant de lever les yeux vers lui.
Joey : Bonjour dit-elle avec un sourire endormi.
Pacey : Bonjour dit-il en déposant un baiser sur son front.
Joey : J’ai mal partout dit-elle en lui embrassant tendrement le torse.
Pacey : Heureusement que la maison était vide dit-il en rigolant.
Joey : Eh ! s’exclama t-elle en lui donnant un coup à la poitrine.
Pacey : C’est rien, j’adore entendre mon prénom ajouta t-il en souriant.
Joey : Attends un peu !
Bien décidé à se venger, elle lui sauta dessus et le chatouilla jusqu’à ce qu’il demande grâce. Ce qu’il ne tarda pas à faire, mort de rire. Satisfaite, elle se recala contre lui et fit jouer ses doigts sur son torse nu. Délibérément, elle ne faisait qu’effleuré sa peau, descendant jusqu’à son bas ventre.
Pacey : Joey Joey dit-il en frissonnant tout en arrêtant sa main. Il va falloir que je t’explique deux ou trois trucs sur les hommes.
Joey : Explique moi dit-elle avec un regard aguicheur.
Pacey : Et bien tout d’abord, il y a une certaine limite à ne pas dépasser dans les caresses vois-tu. Parce que, crois moi, les sens d’un homme sont très, très développés.
Joey : Comme ça ? demanda t-elle en glissant sa main sur tout son torse jusqu’à atteindre la limite défendu.
Pacey : Exactement comme ça lui dit-il en retirant sa main à nouveau.
Joey : Je suppose que ça aussi c’est défendu dit-elle en parcourant le même chemin que sa main avec ses lèvres.
Pacey : Ca aussi oui dit-il le souffle court.
Joey : Deuxième chose ?
Pacey : Ne jamais, jamais aguicher un homme sans être au courant des conséquences et des retombés de ses actes.
Joey : Noté dit-elle en souriant. Dernière chose ?
Pacey : Je te conseil de cesser de te coller à moi comme tu le fais en ce moment lui dit-il avec un regard qui en disait long sur ses intentions.
Joey : Oh, donc il vaudrait mieux que je ne fasse pas ça alors ?
Elle joignit le geste à la parole en s’allongeant sur lui et en remontant son corps au niveau du sien en se frottant contre lui. Elle descendit vers sa gorge qu’elle embrassa du bout des lèvres tout en remontant son cou et enfin, rejoignit ses lèvres. Après lui avoir rendu son baiser, Pacey plongea son regard dans le sien.
Pacey : Ne suis-je donc qu’un objet sexuel pour toi ? lui demanda t-il intensément.
Sa question partait de l’ironie mais on la sentait plus profondément ancré. Il s’agissait d’une sourde interrogation. Ils ne s’étaient jamais fait aucune promesse et vivait les instants comme ils venaient mais quelque part au fond de lui, il ne pouvait s’empêcher de se demander si elle ne faisait l’amour avec lui qu’uniquement pour le sexe.
Joey : Pacey, je croyais que tout était clair…lui dit-elle confuse.
Avant qu’il n’ait pu répondre quoique se soit, ils entendirent une porte claquer violemment au premier étage suivit du téléphone qui sonna à nouveau. Puis, des pas montant les escaliers résonnèrent.
Joey : Pacey ! dit-elle apeuré.
Pacey : T’en fais pas, la porte est fermée lui murmura t-il.
Mère : Pacey ! Tu es là ?
Pacey : Oui ? dit-il après s’être raclée la gorge.
Mère : Andie au téléphone.
Pacey : J’arrive cria t-il.
Il plongea son regard dans celui de Joey qui tout à coup, venait de se recroqueviller sur elle-même.
Pacey : Il faut que j’y aille.
Joey : Je sais lui répondit-elle en détournant le regard.
Pacey : Je reviens.
Il sortit très vite, pressé de parler à Andie. Joey remonta le drap sur elle et se sentit brutalement décalé et pas à sa place. Pacey décrocha le combiné avec avidité.
Pacey : Andie dit-il tout enjoué. Comment vas-tu ?
Andie : Pacey, ça me fait plaisir de t’entendre. J’ai téléphoné tout à l’heure mais ça n’a pas répondu.
Pacey : J’étais sorti mentit-il rapidement.
Andie : Tu me manques murmura t-elle.
Pacey : Tu me manques aussi lui répondit-il en jetant un coup d’œil vers les escaliers.
Il termina assez rapidement sa conversation avec la jeune fille et remonta les escaliers quatre à quatre. Il ouvrit la porte et découvrit son lit vide. Joey était partie se rendit-il compte avec un pincement au cœur. La pauvre, il se demandait dans quel état elle était et éprouvé le besoin d’aller la voir. Il s’habilla rapidement et quitta la pièce.


Assise sur le perron de sa maison, Joey regardait la rivière s’écoulait dans son lit paisiblement. Elle n’avait pas réussis à rester dans sa chambre à l’attendre. Elle avait imaginé Andie à l’autre bout du fil, heureuse de pouvoir parler à son petit ami sans savoir qu’une de ses meilleures amies sortait de son lit. Elle se sentait la pire des garces. Elle avait passé l’été à faire l’amour avec Pacey alors qu’elle, elle se soigner dans un centre pour lui revenir en forme. Et Dawson, avec qui elle s’était jurée de faire l’amour pour sa première fois… A présent, elle était loin de la sainteté et ne savait pas si elle pourrait encore le regarder en face. Bessie lui avait dit qu’il avait téléphoné et cela l’avait à peine touché. Trop préoccupé par Pacey elle avait balayé la nouvelle d’un geste. Que lui arrivait-il ? Elle n’avait rien contrôlé de ce qui était arrivé. Elle et Pacey étaient entrés dans une relation aussi dévastatrice que passionnel. Ils avaient eut besoin l’un de l’autre et s’étaient trouvés, même si pour cela, ils devraient payer le prix du secret toute leur vie. Sans l’avoir entendu arriver, Pacey vint s’asseoir à ses côtés. Elle détourna la tête et se sentit glacer tout à coup.
Pacey : Je suis désolé murmura t-il.
Joey : Pourquoi ? Tu as tout de même le droit de parler avec ta petite amie.
Pacey : Oui, mais tu n’avais pas à subir ça.
Joey : Ce n’est pas grave dit-elle en cachant sa tristesse.
Pacey : Si c’est grave ! s’énerva t-il. Je n’arrête pas de commettre des erreurs. Je les accumule les unes après les autres.
Joey : Ils vaut mieux qu’on cesse tout, tout de suite dit-elle en se levant.
Pacey : Non attends dit-il en se relevant et en l’attrapant par le bras. Ce n’est pas ce que je voulais dire !
Joey : Mais tu avais pourtant raison. Pacey…qu’est ce que nous avons fait ?? s’écria t-elle les larmes aux yeux. Qu’est ce que nous avons fait à ceux qui nous aime ?
Pacey : Joey dit-il tristement en portant la main à sa joue pour essuyer la larme qui glisser le long de sa joue.
Joey évita sa main. Elle ne voulait pas qu’il la touche. Elle mourrait d’envie qu’il la prenne dans ses bras pour la consoler mais s’il le faisait, elle n’était pas sûre de pouvoir se retenir et ne pas se laisser aller à déverser les torrents de larmes qu’elle contenait en elle.
Pacey : Joey, je sais très bien combien ce qui s’est passé peut altérer notre avenir mais il est trop tard. Le mal est déjà fait.
Joey laissa quelques larmes jaillirent alors qu’elle étouffait un sanglot. Imaginer Dawson ou Andie découvrir la vérité sur eux lui brisait le cœur. Jamais, ils ne pourraient le leur pardonner. Et jamais elle ne pourrait se le pardonner à elle-même.
Pacey : Joey, ils rentrent lundi dit-il placidement. Et je n’ai pas envie que ça se termine comme ça.
Joey : Que veux tu faire d’autre ? Nous savions qu’ils allaient rentrés un jour ou l’autre et notre relation n’était basé que sur le sexe.
Ces derniers mots lui firent mal mai il ne lâcha pas son regard.
Pacey : J’aimerais…
Joey : Quoi ?
Pacey : Un week end…lâcha t-il.
Joey écarquilla de grands yeux. De quoi parlait-il ??
Pacey : J’aimerais que tu viennes avec moi. Qu’on parte ce week end tous les deux et qu’on oublie pendant ce cours laps de temps qui nous sommes.
Joey : Partir ? balbutia t-elle. Mais ça ne changerait rien.
Pacey : Je sais dit-il en lui prenant la main. Mais je ne peux pas concevoir qu’on arrête comme ça, qu’on parte chacun de notre côté et qu’on oublie. Je voudrais que l’on puisse se dire au revoir d’une façon correcte.
Joey : Pourquoi faire ? dit-elle la voix triste et tremblante.
Pacey : Parce que je crois que ça pourrait nous faire du bien. Crois moi, j’aime Andie et je sais combien tu aimes Dawson, mais j’ai du mal avec l’idée…
Il ne termina pas sa phrase, ne trouvant pas les mots, les mots qu’il se refusait à prononcer et que Joey savait déjà.
Joey : Je ne sais pas si je peux.
Pacey : Je comprends dit-il en reculant d’un pas. Voilà ce qu’on va faire. Je vais revenir ce soir, si tu décides de partir avec moi, viens me rejoindre dans ma voiture. Dans le cas contraire, ne sors pas. Je comprendrais que nous reprenons nos vies.
Il se pencha sur elle et l’embrassa sur le front.
Pacey : Je t’attendrais pendant cinq minutes lui dit-il sans la regarder avant de partir.
Joey le regarda s’éloigner, tremblante. Que devait-elle faire ?


Marc : Andie ?
En sursautant, la jeune fille se retourna vers la voix qui l’appelait. Elle rougie en voyant Marc se tenir dans l’embrasure de sa porte. Elle l’évitait au maximum depuis « l’incident ».
Andie : Oui répondit-elle timidement.
Marc : Le docteur Sloane voudrait te voir dit-il mal à l’aise.
Il était conscient que sa présence dans sa chambre la dérangeait. Elle l’évitait depuis des semaines et il ne pouvait pas lui en vouloir.
Andie : Je vais y aller d’ici quelques minutes.
Marc : Très bien.
Il allait partir mais hésita un instant.
Marc : Je suis désolé Andie.
Avec un petit sourire elle hocha la tête.
Andie : Tout n’était pas de ta faute.
Marc : Oui, mais tu as un petit ami, je n’aurais pas dû.
Andie : C’est rien. Comme tu dis, « j’ai un petit ami », c’était donc moi qui aurait dû arrêter de toute façon.
Quelques peu soulagé, il se risqua à faire un pas vers elle.
Marc : Comment vas-tu ?
Andie : D’après les médecins, je suis sur la voie de la guérison dit-elle d’une voix solennelle.
Marc : C’est formidable. Et tu sors bientôt ?
Andie : Lundi.
Marc : C’est fantastique, tu dois être heureuse, tu vas pouvoir retrouver…Pacey, c’est ça ?
Andie : Oui dit-elle en se renfermant soudain sur elle-même.
La perspective de retrouver Pacey l’enchanter autant qu’elle lui faisait peur.


Les larmes aux yeux, Joey regardait par la fenêtre. Cela faisait deux minutes et trente quatre secondes que Pacey avait garé sa voiture devant chez elle. Elle avait préparé son sac, en se disant « au cas où… », mais elle avait peur de sortir, peur d’aller le rejoindre. Que pouvait-elle attendre de ce week end ? Ne valait-il pas mieux mettre un terme tout de suite à ce qui n’aurait jamais dû commencer. Elle voyait Pacey à travers le pare brise, il consultait nerveusement sa montre toutes les dix secondes. Son visage était indéchiffrable, il avait l’air d’attendre sa décision, prêt à l’accueillir comme un signe du destin. Joey regarda les secondes défilaient sur sa montre, elle se mordait nerveusement la lèvre inférieure. Elle n’arrivait pas à croire qu’elle allait prendre cette décision mais même si sa raison lui disait qu’elle faisait une erreur, elle devait la faire. Une dernière fois. Elle attrapa son sac, ouvrit la porte à toute volée et courut à l’intérieur de la voiture. Elle plongea son regard dans celui de Pacey et le vit prendre une profonde inspiration.
Pacey : J’ai eu peur que tu ne viennes pas soupira t-il.
Joey : J’ai faillis le faire.
Pacey : Merci d’avoir changer d’avis.
Joey : Moi non plus je ne voulais pas que ça se termine comme ça.
En lui souriant, il mit le contact.
Joey : On va où ?
Pacey : A Florence. Bon ce n’est pas l’Italie mais c’est une jolie ville.
Joey : T’es dingue, c’est à au moins 200 kilomètres d’ici !
Pacey : Raison de plus, plus nous serons loin, mieux nous pourrons oublier ce que nous laissons ici et les problèmes qui s’y rapporte.
Pacey n’avait pas tort. Son raisonnement était même des plus logiques. Elle jeta son sac sur le siège arrière et se plongea vers la fenêtre. A partir de maintenant et pendant trente six heures, elle se fit la promesse d’oublier Andie et Dawson et de se concentrer uniquement sur Pacey et elle. Et ce qui était entrain de leur arriver. Elle dû s’assoupir car lorsqu’elle rouvrit les yeux, son regard rencontra le panneau qui annonçait « Bienvenue à Florence ».
Joey : J’ai dormi tout le trajet ? s’exclama t-elle.
Pacey : Ouais. Et Potter, j’ai le regret de t’informer que tu ronfles.
Vexé, elle lui donna un coup de coude à l’estomac. En souriant, Pacey s’arrêta à une station essence et la contempla.
Pacey : Mais je trouve ça très mignon.
Joey esquissa un sourire espiègle avant de lui faire une grimace.
Pacey : Oh faite, tu as dit quoi à Bessie ?
Joey : Que nous partions chercher une surprise pour Andie.
A l’évocation de ce prénom, tout deux se raidirent avant que Pacey ne détende l’atmosphère.
Pacey : Toi et moi Potter. N’oublie pas. Rien que toi et moi.
Joey : Promis.
Une fois qu’il la vit lui sourire, il descendit faire le plein et demander le chemin de l’auberge où il avait réservé une chambre pour Joey et lui. Les informations en poche, il réintégra la voiture et l’emmena au domaine.
Joey : Pacey, c’est magnifique s’émerveilla telle en passant devant des hectares de terres ou des chevaux vaquaient tranquillement à leurs occupations.
Lorsque Pacey s’engagea dans l’allée qui menait à la propriété, elle se retourna vers lui, totalement hébété.
Joey : Qu’est ce que tu fais ???
Pacey : C’est là que j’ai réservé. Ce magnifique Ranch fait aussi office d’auberge apparemment.
Joey : Oh mon dieu ! s’exclama t-elle. Mais ça doit coûter une fortune !
Pacey : On a qu’un week end lui rappela t-il tristement.
Et il voulait le rendre magique et inoubliable, pour l’un comme pour l’autre. Il se gara devant une splendide demeure surmonter d’immense colonne blanche et d’un parterre de fleur. Pacey alla se renseigner auprès d’un jeune homme qui s’occupait des chevaux. Joey resta dans la voiture, à contempler le superbe paysage qui s’offrait à ses yeux. Elle ne regrettait pas d’être venue. Elle était certaine qu’elle se souviendrait toujours de cet endroit.
Pacey : C’est au bout dit-il en la rejoignant. Viens on va y aller à pied.
Rapidement, il gara sa voiture avec les autres sous un porche qui faisait office de garage. Il prit le sac de Joey de sa main et la dirigea vers le chemin qui menait aux différents bungalows que le jeune homme, un des maîtres des lieux, lui avait dit d’emprunter. Pacey observait l’émerveillement se peindre sur le visage de Joey à chaque nouvelle découverte d’une fleur rare ou d’un animal adorable. Elle paraissait heureuse et il se félicita de son idée. Elle était rayonnante et il la trouva encore plus belle que d’habitude. Délicatement, il lui prit la main entre la sienne et la porta à ses lèvres. Joey plongea son regard dans le sien et tendrement, elle l’embrassa.
Joey : Merci lui murmura t-elle.
Pacey : Il n’y a vraiment pas de quoi.
Sur un petit nuage, ils découvrirent leur bungalow. Tout en bois, une cheminée trônait au milieu de la pièce, en face un grand lit à baldaquin. Il y avait aussi une salle de bain attenante en tek et un placard ancrés dans le mur. La pièce était parfaite pensa Joey, toute de simplicité et de luxe en même temps. Une atmosphère particulière imprégnait les lieux. Comme si elle avait l’habitude d’abriter des amants. Elle se tourna vers Pacey qui l’observait, un petit sourire en coin. Jusqu’à présent, il parvenait très bien à respecter les règles qu’ils s’étaient fixés. Elle n’avait que très peu penser à Capeside et à ce qui s’y rapportait.
Pacey : Tu devrais aller prendre une douche, on n’a pas beaucoup de temps dit-il en consultant sa montre.
Joey : Comment ça ? dit-elle perplexe.
Pacey : J’ai réservé une table dans un des restaurants de la ville lui avoua t-il. Et c’est pour dans une heure.
Joey : Mais tu as fais ça quand ??
Pacey : Pendant que tu dormais.
Joey était abasourdi par tout le mal qu’il se donner. Puis, elle réalisa très vite qu’elle n’avait pas emporté quoique se soit pour une sortie en ville.
Joey : Mais je n’ai rien…
Pacey : C’est pas tout à fait vrai l’arrêta t-il.
Il posa son sac sur le lit et en sortie une housse qu’il ouvrit avant de lui en montrer l’intérieur. Joey porta une main à ses lèvres. Il s’agissait d’une très légère robe à fleur qu’elle avait vu dans une vitrine quelques jours auparavant avec Jen. Comment avait-il su ???
Pacey : Tu perds du temps là lui dit-il en souriant.
Avec un sourire éperdu de gratitude, elle s’approcha de lui et l’embrassa tendrement. Puis, avec un sourire espiègle, elle fila sous la douche.


Une flasque de cognac dans la main, Dawson déambulait dans les rues de Philadelphie. Il l’avait prit dans le dos de sa mère et se félicitait d’être parvenue à sortir sans être vu. Gail Leery n’aurait pas compris qu’il puisse avoir envie de tout oublier. Même si cela n’était que l’espace d’une soirée. Il regrettait amèrement d’avoir téléphoné à Jen. Elle avait sûrement voulu bien faire mais hélas, elle lui avait mit le moral à zéro. Il redoutait son retour à la maison. Il regarda la flasque en soupirant. Il l’avait prise mais n’avait pas encore décidé s’il allait y toucher ou pas. Décidant que ça attendrait un peu, il la rangea dans la poche intérieure de sa veste. Quelques pas plus loin, le « Jim’s Bar » se dressait devant lui. Avec un petit sourire, il pénétra dans le bâtiment et aussitôt, ce dit que c’était typiquement un endroit pour Eve. Des filles partiellement dévêtues se déhancher sur les tables alors que d’autres parcouraient la salle pour servir les clients. Il hésita un instant à repartir, ayant l’impression de ne pas cadrer avec l’endroit. Finalement, il bu une gorgée de Cognac qui lui brûla l’œsophage lors de sa descente. En toussant, il aperçu Eve. Prenant son courage à deux mains, il alla s’accouder au bar à ses côtés.
Dawson : Sympathique comme endroit.
Hébétée, Eve se retourna vers lui avant de partir d’un grand éclat de rire.
Eve : Dawson Leery ! Seigneur, je n’aurais jamais cru que tu puisses venir ici. Enfin, je me disais que même si tu venais, tu repartirais en courant en voyant le type de bar que c’était.
Dawson : Je ne suis pas aussi prude que tu as l’air de le penser.
Eve : En effet, je me suis peut être légèrement trompé mais je n’ai pas encore totalement changé d’avis lui dit-elle tout sourire. Je vais avoir besoin d’autres preuves.
Dawson : Comme ?
Elle lui fit un clin d’œil avant de faire signe au serveur de leur apporter deux verres. Dawson contempla le sien d’un air suspicieux.
Dawson : Je peux au moins savoir ce qu’il y a dedans ?
Eve : Où je prendrais mon plaisir si tu savais toutes les données à l’avance ?
Dawson : Bien.
Afin de lui prouver qu’il n’était pas le jeune homme qu’elle pensait, il saisit le verre et le vida d’un trait. En manque de respiration, Il regarda Eve qui lui souriait.
Dawson : Qu’est-ce qu’il y avait dedans… ? toussota t-il.
Eve : Du Whisky. Pur évidemment.
Dawson : Evidemment.
En soutenant son regard, il fit signe au serveur de le resservir et le bu d’un trait sans quitter Eve des yeux. Il prit sur lui afin de ne pas ciller des yeux. Amusé, Eve se dit que cette soirée était prometteuse.


Joey : Le repas était divin Pacey.
Pendu à son bras, ils marchaient le long d’un chemin tranquille qui leur laissait entrevoir les lumières de la ville. Le restaurant dans lequel ils avaient dîné était d’une ambiance feutré et romantique à souhait. Joey avait encore la tête qui lui tourné par tant de fastes. Elle l’arrêta et se pencha vers lui afin de l’embrasser et de lui montrer qu’elle lui était reconnaissante de tout ce qu’il faisait pour elle.
Pacey : Je me demandais quand tu allais te décider à m’embrasser dit-il tout contre ses lèvres.
Joey : Attends qu’on soit rentré et je te montrerais combien j’ai apprécié cette soirée lui dit-elle prometteuse.
Pacey : Hum…dit-il intéressé. De vague promesse, rien de plus ajouta t-il en levant les yeux aux ciels.
Joey se serra contre lui et lui donna un baiser qui en disait long sur sa gratitude.
Pacey : On ferait bien de rentrer lui dit-il ne souffle court.
Joey : Excellente idée.
Dix minutes plus tard, Pacey la portait pour franchir le seuil de leur bungalow. Délicatement, il la posa sur le lit et s’allongea à ses côtés. Il plongea son regard dans le sien et la dévora des yeux. Il ne voulait rien précipiter et gardait chaque détail de cette nuit dans sa mémoire. Un feu avait était préparé dans sa cheminée sur sa demande. L’ambiance était donc parfaite. D’une main douce, il lui caressa le coup et laissa sa main glisser sur sa gorge avant de descendre le long des courbes de son corps. Joey gardait les yeux sur lui, elle lui était totalement acquise. Déjà son corps s’embrasait à l’idée de faire l’amour avec lui. Il savait désormais comment la faire réagir et la faire frissonner. Joey porta à son tour une main à son visage et avec son pouce, elle suivit les traits délicats de sa bouche. Fébrilement, elle descendit jusqu’à sa chemise dont elle défit les boutons un à un. Pacey se chargea de l’enlever et l’envoya valser à travers la pièce avant de reposer les yeux sur elle. La lumière du feu faisait danser une flamme brillante dans ses yeux, du désir. Elle avait envie de lui au moins autant qu’il avait envie d’elle. Il effleura ses lèvres, tendrement avant de glisser le long de son cou. Joey plongea ses mains dans ses cheveux hirsutes et l’attira plus à elle. Le corps pantelant et enivré de désir, elle chercha sa bouche et lorsqu’elle la trouva, elle l’embrassa passionnément. Leur baiser devint de plus en plus désespérée, ils savaient que cette nuit était leur dernière. Pacey se débarrassa du fin tissu en coton et s’allongea sur elle. Le regard bleu azur qu’il posait sur elle savait qu’il allait se souvenir de cette nuit à chaque fois qu’il plongerait leur regard l’un sur l’autre. Mais ils acceptaient cet état de chose. Pacey balaya le visage de Joey d’une mèche qui lui barrait son sourire. Elle frissonna contre lui alors qu’une larme s’échappa de ses yeux noisette.
Pacey : Ca va ? s’inquiéta t-il.
Joey : Fais moi l’amour Pacey lui demanda t-elle la voix déchirée et sincère.
Doucement, il l’embrassa et essuya ses larmes. Joey sentit son cœur vibrait d’un élan nouveau. Elle ne pourrait plus voir Pacey autrement que comme celui qui l’avait amener dans un monde de douceur et de tendresse. Très lentement, et très sensuellement, il lui fit l’amour.


Assise aux pieds du lit, Joey s’était entouré d’un drap blanc et contemplait le feu qui s’embrasait aussi vite que son corps l’avait fait une heure plus tôt. Elle jeta un regard vers le lit, où Pacey, allongé sur le ventre, dormait. Ils s’étaient tout donnés à l’un l’autre. Ils avaient fait l’amour comme ils ne l’avaient encore jamais fait. Joey s’était sentie libre comme jamais. Et femme, comme elle ne l’avait jamais était. Demain, ils repartiraient pour Capeside et lundi, Pacey serait à Andie pour toujours. Une ombre passa sur son cœur. Que lui était-il arrivé pour qu’elle en arrive là ? Les yeux toujours posés sur Pacey, elle le vit s’éveillé et lui sourire.
Pacey : Je ne comprends pas que tu ne sois pas épuisé lui dit-il en venant s’asseoir à côté d’elle.
Joey : Il n’y avait pas de quoi non plus dormir d’un sommeil de plomb dit-elle en haussant les épaules.
La mâchoire de Pacey se décrocha avant qu’il ne remarque son petit sourire. Passant une jambe derrière elle, il s’assit de façon à la serrer contre lui. Joey posa sa tête sur son torse.
Joey : Je suis morte de fatigue lui avoua t-elle à l’oreille.
Pacey : J’aime mieux ça ! s’exclama t-il.
Il passa ses bras autour de sa taille et la tint serrait dans ses bras.
Pacey : Joey, il y a une chose dont je ne t’ais pas encore parlé.
Joey : Laquelle ? demanda t-elle sans bouger.
Pacey : Et bien, on est tout prêt de Norfolk…
Joey se raidit et telle une petite fille, elle se redressa et remonta ses jambes le long de son corps.
Joey : Je peux pas Pacey lui dit-elle en tremblant.
Pacey : Joey dit-il en lui prenant son visage entre les mains. Je voulais juste que tu saches que si tu le voulais, tu en avais la possibilité.
Joey : Je suis pas prête Pacey, c’est trop tôt dit-elle paniquée.
Pacey : C’est bon calme toi dit-il en la prenant dans ses bras pour la rassurer. On n’ira pas.
Joey : C’est trop tôt… répéta t-elle.
Pacey : Chut…dit-il en la berçant tendrement.
Joey se serra contre lui et il eut l’impression qu’elle s’accrochait de toutes ses forces à lui. Quoiqu’ils en pensent tous les deux, il savait à cet instant précis, que leur relation n’était pas que charnelle. Deux heures plus tard, allongés dans le lit, Joey ne dormait toujours pas. Elle réfléchissait. Pacey allongé derrière elle, avait passé son bras autour d’elle et la serrait contre lui. Elle lui caressait tendrement le bras. Se surprenant à penser que c’était la première nuit qu’ils passaient réellement tous les deux, sans avoir peur d’être réveiller par quelqu’un au matin ou d’être découvert. Elle allait pouvoir se réveiller dans ses bras et voir l’effet que cela faisait.
Joey : Pacey ? dit-elle tout bas.
Pacey : Oui ? répondit-il, ne dormant pas non plus.
Joey : Tu viendras avec moi ?
Pacey : Si tu le désires, bien sûr.
Joey : Je ne peux pas y aller toute seule.
Pacey resserra son étreinte pour lui prouver qu’elle n’était pas seule.
Pacey : Tu n’auras pas à le faire seule.
La tête de Pacey posait dans le creux de son cou, elle sentit la légère pression de ses lèvres dans sa nuque et finit par s’endormir paisiblement.


Le dos endolori et tout le corps engourdi, Dawson se réveilla, la bouche pâteuse et une affreuse migraine lui assourdissant le crâne. Seigneur, il n’avait pas dû y aller de main morte hier. Il ne se rappelait plus rien après le sixième verre. Il ne se souvenait même pas comment il était rentré chez lui. Ouvrant un œil, il regarda autour de lui et attendit que les choses cessent de bouger pour finalement se rendre compte que rien de ce qui l’entourer lui était familier. Surpris, il se retourna et sursauta en voyant Eve, appuyer sur sa main, le regardant tout sourire.
Eve : Je me demandais si tu te réveillerais un jour.
Avec un soupir inquiet, Dawson se laisser retomber et se passa une main sur le visage.
Dawson : On est où ?
Eve : Chez moi, j’aurais préféré qu’on aille chez toi mais j’aurais eu dû mal à expliquer à ta mère pourquoi tu étais ivre.
Dawson : Et je suppose qu’on a … ?
Eve : Effectivement dit-elle en levant le drap afin de lui montrer qu’elle ne portait rien.
Génial ! se dit-il. Non seulement, il avait fini par coucher avec une fille qu’il ne connaissait quasiment pas mais en plus, il avait tout oublié de sa première fois. Si ça tombe, il s’était montré en dessous de tout…
Eve : J’ai dans l’idée que tu as tout oublié. Tu sais pour une fille, ce genre de truc pourrait vraiment la vexer.
Dawson : Alors pourquoi continu tu de sourire ?
Eve : Parce que je ne suis pas n’importe quelle fille. Et pour te le prouver…
Elle se rapprocha de lui et commença à l’embrasser dans le cou.
Eve : Je suis prête à te donner un souvenir plus frais de cette nuit.
Dawson : Eve...Eve…Eve soupira t-il en la repoussant.
Eve : Ne me dis pas que tu es toujours inhiber ? Je croyais pourtant…
Dawson : J’étais ivre ! Le fait que je ne me souvienne plus de rien ne te gêne pas toi ?
Eve : Pas le moins du monde, moi je me souviens de tout.
Dawson : Ouais, et bien dans ce cas, tu tiens mieux l’alcool que moi dit-il en se relevant.
Il chercha ses vêtements et s’habilla rapidement.
Eve : Bien, si tu préfères continuer ta petite vie minable…
Dawson : C’est ce que je veux oui…
Il la regarda une dernière fois, il aurait voulu s’excuser, sans vraiment savoir pourquoi. En soupirant, il quitta la pièce.

Marjo  (27.03.2005 à 03:32)
Appuyer sur le mur de la prison d’état, Pacey attendait que Joey ressorte. Elle était à l’intérieur depuis vingt minutes et déjà, il regrettait de l’avoir amener ici. Elle n’était peut être pas prête…C’était peut être encore trop tôt pour elle d’affronter son père. Il se maugréa intérieurement. Et ce maudit gardien qui n’avait pas voulu qu’il l’accompagne. Il aimerait être à l’intérieur à cet instant, elle avait peut être besoin de lui…Il aurait pu lui tenir la main, la réconforter. Il jeta un coup d’œil vers la porte en même temps qu’à sa montre. Si elle n’était pas là dans cinq minutes, il irait la rejoindre ! Quoiqu’en pense ce gardien… Heureusement, il n’eut pas à en arriver là, quelques secondes plus tard, la grosse porte d’entrée s’ouvrait pour la laisser sortir. Il se hâta d’aller la rejoindre. Il plongea son regard dans le sien afin de sonder son état.
Joey : Tu peux m’emmener loin d’ici…le supplia t-elle d’une voix fine.
Elle n’eut pas besoin de le lui dire une deuxième fois. Il passa un bras autour de sa taille pour la soutenir et après l’avoir aidé à monter dans la voiture, il prit place au volant pour les emmener dans un endroit plus tranquille. Dix minutes plus tard, il s’arrêtait près d’une clairière. Joey descendit et refermant ses bras autour d’elle, elle alla marcher un peu. Pacey hésita avant d’aller la rejoindre et de marcher à ses côtés en silence.
Pacey : Je suis désolée finit-il par dire. Je n’aurais jamais dû t’emmener là bas.
Joey : Il fallait bien que j’affronte mon père un jour de toute façon.
Pacey : Oui mais il était encore trop tôt. Je ne suis qu’un imbécile !
Joey s’arrêta et leva les yeux vers lui.
Joey : Pacey, je suis contente d’être aller voir mon père. Ce qu’il y a, c’est que le voir ainsi derrière les murs d’une prison me rappelle qu’il y est à cause de moi.
Pacey : Joey ! Ce n’est pas ta faute, ton père savait les risques qu’il prenait et qu’il faisait prendre à ta famille par la même occasion. Il ne peut s’en prendre qu’à lui. Tu n’as fait que te protéger, et tu as protégé Bessie et Alexander aussi !
Joey : J’aimerais voir les choses ainsi moi aussi dit-elle les larmes aux yeux. Mais….c’est mon père.
Touché de la voir ainsi, il l’attira tendrement à lui. Aux bords des larmes, Joey se laissa aller alors qu’il la bercer tout doucement, elle versa toutes les larmes retenu durant ces dernières heures. S’agrippant à lui de toutes ses forces, elle laissa de long sanglot s’échappait de son corps. Ne sachant pas quoi faire d’autres, Pacey lui caressa tendrement les cheveux, attendant qu’elle s’apaise avant de la relâcher et de lui essuyer les dernières larmes.
Pacey : Ca va mieux ? lui demanda t-il d’une voix tendre.
Elle hocha la tête avant de lui sourire timidement. Elle aurait dû se sentir mal à l’aise de s’être ainsi laisser aller mais au contraire, elle était contente d’avoir pu partager ce moment avec lui. L’espace d’un instant, elle s’était sentie libre. Elle plongea son regard dans le sien et fut touchée par la sollicitude qu’elle y lut. Délicatement, elle lui effleura les lèvres. Pacey frissonna à ce contact et se pencha afin d’approfondir leur baiser. Il resserra l’étreinte de ses bras autour d’elle et lorsque le baiser prit fin, il lui caressa doucement la joue.
Pacey : Il va falloir qu’on rentre lui dit-il a contre cœur.
Joey : Je sais lui dit-elle tristement.
Leurs sacs étaient déjà dans le coffre. Ils n’avaient plus qu’à reprendre la route pour Capeside. Ce soir ils y seraient et demain, Andie et Dawson serait là.
Joey : Demain…ils seront là dit-elle en détournant le regard.
Pacey : Je sais.
Joey : On devrait se dire au revoir tout de suite….
Il prit une profonde inspiration et plongea son regard dans le sien. Pendant quelque minutes, ils laissèrent le temps passer et les souvenirs affluer. Ils revivaient silencieusement les semaines passées. Il savait au fond de lui que c’était la fin. Après, il faudrait reprendre sa vie et tout oublier. Du bout des doigts, il lui caressa le visage.
Pacey : Au revoir Joey…lui dit-il tristement.
Joey : Au revoir Pacey lui répondit-elle en masquant ses larmes.
Hésitant à l’embrasser une dernière fois, Pacey se dit qu’il valait mieux évitait. Il ne savait pas jusqu’où cela les conduirait et il se savait incapable de s’arrêtait à un simple baiser. Mourrant d’envie qu’il l’embrasse encore une fois, une dernière fois, Joey sentit son cœur transperçait par une lame invisible lorsqu’elle vit la lueur de désir s’éteindre chez Pacey. Alors, elle s’écarta de lui et avec un dernier regard, regagna la voiture. Les yeux brillant, Pacey prit une profonde inspiration en regardant le paysage autour de lui. Puis, il retourna dans la voiture et la voyant pencher vers la fenêtre, il décida de ne pas lui en rajouter encore. Ils ne parlèrent pas durant tout le voyage. Lorsque Pacey se gara devant la maison des sœurs Potter, c’est avec dépit qu’il la regarda sortir et prendre son sac dans le coffre. Il sortit précipitamment et la suivit jusqu’à sa porte.
Pacey : Joey, je…
D’un geste de a tête, elle l’arrêta. Ce week end avait été parfait et il devait le rester. Ils savaient tous les deux depuis le début à quoi s’en tenir et il valait mieux en rester là. Pacey la remercia silencieusement de l’avoir empêcher de parler. D’ailleurs, il ne savait pas ce qu’il lui aurait dit.
Joey : On se voit demain au lycée.
Pacey : A demain dit-il en hochant la tête.
Il la regarda disparaître dans sa maison avant de regagner sa voiture et de disparaître à son tour alors qu’elle l’observait tristement par la fenêtre. Voilà, tout était fini maintenant. Ils leur fallaient reprendre leur vie mais elle savait que ça ne serait pas facile.


Debout devant le lycée, Dawson attendait de voir une tête connue. Il était rentré la veille au soir et n’avait pas osait aller déranger Jen. Il avait ensuite pensé à Pacey mais se rappelant qu’Andie devait rentrer elle aussi, il n’avait pas eut envie de gâcher des retrouvailles que l’un comme l’autre avait dû attendre pendant des mois. Joey…il avait trop peur de leur rencontre pour la provoquer par lui-même. Et puis, les cours reprenaient le lendemain et il allait forcément les voir. Il n’était pas à quelques heures près. Impatient, il tapotait nerveusement la rambarde en bois. Il n’avait pas arrêter de penser à Eve la veille. Il ne l’avait pas revu avant de quitter Philadelphie. Il s’en voulait un peu de la façon dont tout s’était terminé, après tout, elle n’était pas une mauvaise fille et ce qui s’était passé entre eux était autant de sa faute à lui que de la sienne. Il avait son numéro de portable, peut être lui passerait-il un coup de fil…un jour. Soudain, il tourna la tête et aperçu Joey. Il en eut le souffle coupé, elle était toujours aussi belle. Il hésita un instant à aller se cacher, ne se sentant pas prêt à lui parler. Puis réalisant que c’était ridicule, ils étaient amis depuis bien trop longtemps pour en arriver à ce genre de chose, il se redressa et attendit patiemment qu’elle parvienne jusqu’à lui.
Dawson : Bonjour Joey.
En sursautant, elle releva les yeux et croisa ceux de celui qui était il y a encore quelques mois son meilleur ami.
Joey : Bonjour Dawson répondit-elle mal à l’aise.
Elle savait qu’elle allait le voir aujourd’hui mais elle n’était pas vraiment préparée à cela. Le sentiment de culpabilité qu’il l’habitait s’intensifier encore à son contact. Jamais il ne devrait savoir, lui ni personne d’ailleurs. Si jamais quelqu’un venait à découvrir qu’elle s’était adonnée à des parties de jambes en l’air avec Pacey Witter, elle en mourrait de honte. Surprise par cette pensée, elle frissonna. Ce n’était pas tout à fait vrai, elle voulait juste que personne ne souffre. Elle n’avait pas simplement bravé l’interdit avec Pacey, elle avait découvert le plaisir charnel et ses faiblesses.
Dawson : Comment vas-tu ?
Joey : Ca va. Et toi, c’était comment Philadelphie ?
Dawson : C’était bien se contenta t-il de dire.
Jen : Dawson !! s’écria t-elle en venant le serrer dans ses bras. Ce que je suis contente de te voir !
Joey remercia le ciel intérieurement qu’elle vienne les interrompre et se surpris tristement à penser combien il était facile pour Jen de saluer son ami. Distraitement, elle tourna la tête et vit au bout de l’allée Pacey, Andie à son bras. La jeune fille était rayonnante…elle s’attarda quelques secondes sur Pacey. Le sourire aux lèvres, il couvait Andie d’un regard chargé de tendresse. Andie était rentré hier, peut être s’étaient-ils déjà retrouvés…sur le plan physique. Se morigénant de s’attarder sur de tels détails, elle s’excusa auprès de Jen et de Dawson avant de disparaître vers les salles de cours.
Jen : Laisse lui un peu de temps dit-elle à Dawson en le voyant suivre Joey du regard.
Dawson : Ouais…


Pacey : Alors, qu’est-ce que tu veux faire aujourd’hui ?
Andie : Je n’en sais rien dit-elle songeuse, il y a longtemps que je n’ai pas vu les autres…
Pacey : Qu’est-ce que tu proposes ?
Se collant un peu plus contre lui, Andie ne pouvait s’empêcher de le regarder, comme pour s’assurer qu’il était bel et bien à ses côtés. Il était venu la chercher la veille dans son centre et ils avaient passés la soirée tous les deux, s’endormant dans les bras l’un de l’autre, comme si il n’y avait rien de plus normal. Elle avait apprécié à nouveau le bonheur simple d’être auprès de lui.
Andie : On pourrait peut être…
Dawson : Salut vous deux.
Se rendant compte qu’ils n’étaient pas seuls au monde, elle s’empressa d’aller serrer Dawson et Jen contre elle. Pacey eut un instinct de recul lorsque Dawson s’approcha de lui avant de finalement, le serrer dans ses bras lui aussi.
Andie : Ca tombe bien, on avait envie de faire un truc tous ensemble ce soir, ça vous dit ?
Jen : Je suis toujours partante pour les bonnes causes ! C’est dommage, Joey vient de partir à l’instant.
Relavant la tête tristement, Pacey regarda discrètement autour de lui, elle avait déjà disparu…peut être l’avait-elle vu et avait-elle préféré l’éviter…Comment allait-elle ? Cette question ne le quitter pas depuis qu’il l’avait déposé sur le pas de la maison des Potter.
Andie : On lui demandera plus tard ! s’exclama t-elle sans se départir de sa bonne humeur. Je suis tellement contente ! s’exclama t-elle à nouveau en reprenant Jen dans ses bras.
Surpris, Pacey regardait Andie du coin de l’œil, elle était de très bonne humeur depuis qu’elle était rentrée. Il ne s’en plaignait pas mais il se demandait si elle n’en faisait pas un peu trop afin qu’il ne s’inquiète pas. Elle n’avait pas besoin de se forcer pour leur faire savoir que tout allait bien. Peut être était-elle simplement heureuse se dit-il, décidant d’arrêter de s’en faire pour rien. Andie était guérie.
Jen : On a qu’à se faire un repas chez grand-mère, ça nous permettra à tous de nous raconter nos vacances.
Instinctivement, Pacey, Andie et Dawson baissèrent la tête. Aucun d’eux n’avait envie de raconter ce qu’il avait fait pendant l’été. Jen ne vit pas le malaise qu’elle avait créé.
Jen : Je me charge de tout, vous n’avez qu’à venir à 19h ! lança t-elle avait de s’éclipser.
Dawson : On dirait qu’on a pas le choix….dit-il légèrement mal à l’aise.
Pacey : Nan, pas vraiment.
La sonnerie retentit et ils se séparèrent afin de rejoindre leurs cours respectifs.


Debout devant la porte de chez Grams, Joey se demandait se qu’elle faisait là ! Pourquoi avait-il fallut qu’elle se laisse embobiner par Jen. Probablement parce que son absence aurait pu semblait suspecte. Et puis, elle devait reprendre le cours de sa vie et par conséquent, elle devait la menait comme elle l’aurait fait en temps normal.
Jack : Tu comptes entrer à un moment ou à un autre ? s’amusa t-il.
Se retournant, elle sourit à Jack qui la contemplait un sac de provision dans les bras.
Jack : Ne me dis pas que tu as toujours peur de la grand-mère de Jen ? lui demanda t-il avec un petit sourire ironique.
Joey : Figure toi que si !
Ils rigolèrent ensemble avant de pénétrer dans la maison.
Jack : Regardez qui j’ai trouvé sur le pas de la porte !
En prenant contenance rapidement, elle se tourna vers Andie et Pacey qui étaient attablés dans la cuisine avec Dawson tandis que Jen et Grams s’affairaient autour des fourneaux.
Joey : Salut.
Andie : Joey !!!
Ravie, elle s’élança vers elle avant de la serrer longuement dans ses bras.
Joey : Bonjour Andie lui dit-elle en jetant un léger coup d’œil vers Pacey qui préférait regarder ailleurs.
Jen : Et si on passait à table !!
Une heure plus tard, ils se laissaient tomber dans les fauteuils du salon, repu.
Andie : C’était excellent madame Ryan.
Grams : Merci, mais c’est cette jeune fille qui a tout fait dit-elle en souriant tendrement à sa petite fille. Maintenant, je vais vous laisser entre vous et me retirer dans ma chambre.
Ils lui souhaitèrent une bonne nuit et un sourire fuguasse passa sur les lèvres de Jen lorsqu’elle entendit la porte de Grams se refermer derrière elle.
Jen : Qui a soif ? demanda t-elle en sortant une bouteille de vodka, planqué derrière un des canapés.
Surpris, ils la dévisagèrent tous avant qu’Andie n’éclate de rire.
Andie : Et bien, moi, je te suis !
Pacey : Andie, je ne crois pas que…
Andie : Pacey…minauda t-elle. Je suis restée enfermer pendant trois mois, j’ai juste envie de m’amuser un peu.
En soupirant, il la regarda prendre le verre que Jen lui tendait. Après tout, un verre ne pouvait pas faire de mal. ….Joey et Dawson déclinèrent poliment alors que Jack et lui suivirent.
Trois verres plus tard, il commença sérieusement à s’inquiéter. Andie ne buvait pas en temps normal. Il allait proposer à Andie de rentrer lorsqu’il remarqua l’absence de Joey dans la pièce, il regarda autour de lui et l’aperçut franchissant la porte d’entrée. Elle était sûrement partie prendre un peu l’air. Elle avait eut l’air absente toute la soirée. Il l’avait observait à la dérobée lorsque personne ne le voyait. Se tournant vers les autres, il les trouva occupé à parlementer sur les nouvelles tenues de l’équipe de foot du lycée. Il hésita un instant puis, discrètement, il sortit rejoindre Joey sur le perron. Sans faire de bruit, il referma derrière lui et rejoignit Joey.
Pacey : Il fait plutôt frais lâcha t-il, ne sachant pas quoi dire.
Surprise, Joey leva les yeux vers lui et détourna rapidement le regard. Elle ne répondit rien, ne sachant pas quoi lui dire. Elle aurait préféré qu’il reste à l’intérieur, elle n’avait pas envie de se retrouver seule avec lui pour le moment. Ce qui s’était passé cet été était encore trop frais dans son esprit et elle avait besoin de plus de temps pour reléguer tout ça dans le passé.
Pacey : Tu vas bien Joey ?
Joey : Oui dit-elle d’une voix fine.
Pacey sourit tendrement en lui prenant le menton pour lui relever la tête vers lui.
Pacey : Tu mens plutôt bien.
Un léger sourire aux lèvres, elle le regarda affectueusement. En l’espace de quelques semaines, il avait apprit à la connaître d’un simple regard.
Joey : Ca ne fait que deux jours…il faut laisser le temps aux choses de reprendre leurs cours normal.
Elle avait raison, il le savait. Mais il se demandait s’il parviendrait vraiment à le faire. Il était très content d’avoir retrouvé Andie, mais il se demandait s’il serait capable un jour de regarder sa petite amie sans se sentir coupable et Joey sans repenser à ce qu’ils avaient vécus. Et sans se sentir coupable du mal qu’il lui avait fait à elle aussi car même si pour l’instant elle n’en était pas consciente, il avait probablement brisé quelque chose en elle qui serait irréparable. Il avait bousculé son univers.
Pacey : Joey, je voudrais…
Andie : Pacey ! lâcha t-elle d’une voix pâteuse en ouvrant la porte. Je crois que tu devrais me ramener…
Pacey se tourna vers elle et vit son air hagard. Elle était complètement saoule. Il s’en voulut de ne pas avoir mit un terme à tout ça avant. Il hocha la tête vers elle et n’osa pas regarder Joey qui détournait ostensiblement le regard.
Pacey : Viens, on va chercher ton manteau dit-il à Andie en l’entraînant avec lui à l’intérieur.
Joey attendit qu’ils soient rentrés pour laisser sa tête s’appuyer sur la poutre en bois qui maintenait la toiture. Elle respira longuement. La route qui la mènerait à reprendre sa vie normale lui paraissait longue et difficile. Il valait mieux qu’elle parte avant qu’ils ne ressortent, un peu de distance entre elle et Pacey l’aiderait sûrement.


Sur le chemin du lycée, Jen aperçu Dawson et le rejoignit. Depuis huit jours qu’il était rentré à Capeside, elle n’avait pas encore eut l’occasion d’avoir une vraie conversation avec lui.
Jen : Salut beau blond !
Dawson : Bonjour Jen lui dit-il affectueusement.
Jen : Alors, comment vas-tu ?
Dawson : Aussi bien qu’hier lui dit-il avec un léger sourire en coin.
Jen : Très drôle. Moi qui cherche à avoir une conversation sérieuse avec toi !
Dawson : Oh là ! Qu’ais-je fais qui mérite une conversation sérieuse ?
Jen : Et bien, tu es revenu depuis plusieurs jours déjà et tu n’es pas encore venu t’épancher sur mon épaule.
Dawson : Et tu aimerais que je le fasses comprit-il.
Jen : Evidemment, tu sais comme j’aime me mêler de la vie des autres dit-elle avec un grand sourire.
Dawson : Inutile de me le préciser.
Gentiment, elle lui administra un léger coup à l’estomac.
Jen : Bon, au téléphone, tu m’avais parlé d’une fille, tu en es où de ce côté-là ?
Dawson : Si tu cherches à savoir si je sors avec elle, la réponse est non.
Jen : Bien, partons sur un autre terrain alors, tu es sorti avec elle ?
Dawson leva les yeux au ciel en réfléchissant quelques secondes.
Dawson : Je ne sais pas si on pourrait dire ça.
Jen : On pourrait dire quoi alors ? demanda t-elle curieuse.
Dawson : Je ne suis pas très sûre d’avoir envie d’avoir cette conversation avec toi.
Jen : Moi je suis sûre d’en avoir envie, un sur deux, ça suffira !
Elle l’entraîna avec elle sur un banc et plongea son regard dans le sien, prête à recueillir les réponses à ces questions.
Dawson : Jen... soupira t-il.
Jen : Eh ! Fallait pas m’appeler moi, tu aurais dû savoir comment ça se terminerait.
Dawson plongea son regard dans celui de la jeune fille et comprit qu’il n’y couperait pas. S’il ne lui parlait pas, elle le tannerait jusqu’à ce qu’épuisement s’en suive. Et elle pouvait faire preuve d’une détermination farouche lorsqu’elle voulait quelque chose. Après tout se dit-il, cela lui ferait peut être du bien d’en parler avec elle afin d’avoir un avis extérieur sur la question.
Dawson : Tu peux me parler de Joey et de ce qu’elle a fait de ses vacances ?
Jen : Tu détournes la conversation là !
Dawson : Absolument pas, les deux sont liés.
Haussant un sourcil, elle le dévisagea avant de soupirait.
Jen : Et bien, elle n’allait pas très fort au début et puis petit à petit, elle a surmonter tout ça. Même après que je lui ais parlé de ta copine, elle a prit sur elle et si elle en a été peiné, elle ne l’a pas montré.
Chouette, donc si ça se trouve, cela ne lui avait rien fait du tout se dit-il déçu.
Jen : Mais qu’est-ce que Joey a à voir dans ta relation avec cette fille ?
Dawson : Rien….et tout à la fois.
Après avoir prit une profonde inspiration, il décida de tout lui raconter. Il lui raconta leur première rencontre, la façon dont Eve savait se montrer entreprenante, ses hésitations à se laisser aller, ses interrogations par rapport à Joey et enfin, comment il avait terminé dans son lit. Jen l’avait écouté silencieusement, ne se permettant aucun commentaire durant se récit qui avait l’air lourd pour Dawson. Elle attendit qu’il termine pour résumé.
Jen : Donc ce que tu me dis c’est que tu as fais ce que tu pouvais pour résister à cette fille parce que tu tiens toujours à Joey mais que par un soir trop arrosé, tu as passé la nuit avec elle. Mais tu regrettes et tu aimes toujours Joey.
Dawson hocha la tête, religieusement.
Jen : Tu te rends comptes dans quelle position tu me mets ! s’exclama t-elle en se levant d’un bond.
Ahuri, Dawson la dévisageait.
Dawson : J’ai dû sauté une étape, depuis quand c’est toi qui est dans une mauvaise posture ?
Jen : Je me sens coupable moi maintenant ! Tu m’appelles pour me dire que tu tournes la page, que tu vas bien, que tu vois quelqu’un d’autre et moi qu’est-ce que je fais ? Je conseil à l’une de mes meilleures amies la seule chose sensé que toutes personne lui conseillerais, t’oublier ! Et aujourd’hui, tu me dis que tu as toujours des sentiments pour elle !
Dawson comprit où elle voulait en venir et se leva pour la calmer. Il posa ses mains sur ses bras afin qu’elle arrête de gesticuler.
Dawson : Jen, tu n’y ais pour rien dans cette histoire lui garantit-il. Tout est de ma faute, j’aurais dû un peu mieux savoir où j’en étais avant de te faire ce genre de confession.
Jen : C’est vrai ça d’abord ! Moi je n’ai fait qu’aidé Joey.
Dawson : Parfaitement.
Mais malgré ce qu’elle disait, Jen se sentait tout de même fautive au fond d’elle. Dawson avait ce petit air triste qui le caractériser si bien. Elle parlerait avec Joey, histoire de tâté de terrain de son côté et voir si elle pouvait réparer un peu le mal qu’elle avait causé.
Dawson : Et si on allait en cours maintenant ?
Jen : Bonne idée ! On va finir par être en retard.
En souriant, ils partirent bras dessus bras dessous.


Pianotant sur le volant, Pacey attendait patiemment que le feu passe au vert. Il avait réussit à emprunter la voiture à son père pour aller au lycée et ça n’avait pas été une mince affaire. Il avait du promettre qu’il la lui nettoierais ce week end. Avec, il était passé prendre Andie et celle-ci, silencieuse, se trouver à ses côtés. Elle était une fois de plus plongé dans ses pensées, cela lui arrivait souvent de la trouvait la tête en l’air. Il faudrait absolument qu’il ait une conversation avec elle afin de savoir ce qui pouvait la tracasser comme ça. Mais pour l’instant, il ne se sentait pas la force d’une discussion de ce genre. Machinalement, il tourna la tête vers la marina, à cette heure, Joey devait probablement être entrain de travailler. Il soupira en pensant à elle. Depuis le repas chez Jen, il n’avait pas eut l’occasion de lui reparler et de savoir comment elle allait, s’était à peine s’ils s’étaient croisés. Elle l’évitait, il le savait et elle le faisait admirablement bien. Il aurait presque pu croire qu’elle avait quitté la ville s’il ne l’avait pas aperçu quelque seconde hier, le temps qu’elle tourne dans un des couloirs du lycée.
Andie : Pacey le feu est vert…
Pacey : Désolé.
Il redémarra et reprit la direction du lycée. Il fallait qu’il se concentre un peu, il ne manquerait plus qu’ils aient un accident sur la route, il avait bien assez de problème. Son esprit dériva à nouveau vers Joey. Comment s’en sortait-elle ? Il espérait qu’elle parvenait à tirer un trait sur tout ça mieux que lui car de son côté, les résultats n’étaient pas brillants. Dès qu’il croisait le regard d’Andie, il imaginait celui de Joey, et dès qu’il pensait à Andie, il se sentait coupable vis-à-vis de Joey. C’était un véritable calvaire que de devoir gérer ça. Sans parler de Dawson, il était incapable d’affronter le regard de son meilleur ami. Il était clair lorsqu’il le voyait parler de Joey qu’il était toujours amoureux d’elle. Jamais Dawson ne pourrait comprendre, lui-même n’arrivait pas encore à placer des mots sur ce qu’ils avaient fait. Mécaniquement, il se gara sur le parkling du lycée et Andie se surpris de voir qu’il ne faisait aucun geste pour sortir de la voiture.
Andie : Tu ne viens pas ?
Pacey : J’ai un truc à faire avant.
Andie : Quoi ?
Pacey : Une course de dernière minute. Je ne commence pas avant une heure de toute façon.
Andie : Ah bon dit-elle surprise. Alors à tout à l’heure.
Elle l’embrassa furtivement et s’éloigna en direction du lycée. Pacey soupira, ne réalisant pas encore qu’il allait faire ce qu’il s’était interdit toute la semaine. Mais il fallait qu’il sache, il avait besoin de la voir et de s’assurer que tout allait bien pour elle. Il ne ferait que l’observer de loin, elle ne saurait même pas qu’il était là. Décidé, il redémarra et prit la direction de la marina.


En s’essuyant le front, Joey, termina de remplit le réservoir du dernier client de sa matinée. Elle en avait plus que marre de se boulot ingrat, il allait falloir que Bessie trouve une solution et rapidement ! Au moins se dit-elle, ça avait l’avantage de l’empêcher de penser et c’était déjà ça. Elle avait un répit de quelques heures dans la journée. Le reste du temps, tout n’était qu’interrogation et fuite en avant. Elle fuyait devant Dawson, devant Andie et encore plus que tout devant Pacey. Lorsque ses yeux avaient le malheur de croiser les siens, elle se reprenait toute leur histoire en plein visage. Et voir arriver Andie derrière lui était très dur. Parfois, le soir, lorsque tout était trop dur à gérer, elle se pelotonnait sous sa couette et imaginait Pacey, derrière elle, l’enlaçant tendrement en lui disant que tout irait bien. Ainsi, il lui arrivait parfois de trouver un sommeil paisible et de pouvoir dormir une nuit entière sans réveil en sueur dû à la possibilité que quelqu’un découvre le poteau rose. Mais elle ne pourrait pas éviter Pacey indéfiniment. De plus, sa présence lui manquait, elle avait apprit à vivre avec lui chaque jour et cette dernière semaine lui avait parut bien calme. L’autre jour, elle l’avait aperçu sur le terrain de basket et le voir ainsi torse nu avait fait monter en elle un désir incontrôlable. Elle était rentré chez elle le plus vite possible et avait prit une douche froide afin de calmer ses ardeurs. Soudain, comme attiré, elle leva les yeux, lentement. Elle savait qu’il était là, elle avait sentit sa présence. Debout de l’autre côté du ponton, il l’observait. Un voile de tristesse l’envahit, elle ne pouvait même pas trouver du réconfort dans son regard car au fond de ses magnifiques yeux bleus d’habitude si chaleureux, elle semblait lire autant de tristesse que dans les siens lorsqu’elle se regardait dans la glace le matin. Elle ressentit un léger soulagement à l’idée qu’elle n’était pas la seule à connaître des jours difficiles. Cela signifiait que pour lui aussi ce qui s’était passé cette été compté un peu. Se sentant gagner peu à peu par la nostalgie et la tristesse, elle lui adressa un léger sourire du bout des lèvres avant de rentrer dans la cabane, mettant fin ainsi à leur connexion. En sentant ses mains tremblaient, elle chercha à s’occuper pour ne plus penser qu’il était là tout près. Elle y parvenait presque lorsque la porte grinça. Pour la première fois depuis qu’elle travaillait ici, elle pria pour qu’il s’agisse de Rob venu la harceler encore une fois. Elle prit une profonde inspiration avant de se retourner et reçu un coup à l’estomac lorsque ses yeux se plongèrent dans ceux de Pacey, debout dans l’embrasure de la porte, les mains dans les poches.
Joey : Tu ne devrais pas être ici parvint-elle à lui dire.
Pacey : Je sais.
Ils se dévisagèrent un instant avant qu’une douce chaleur les envahisse et que Pacey rentre en refermant la porte derrière lui.
Pacey : Je voulais juste savoir comment tu allais, je ne voulais pas rentrer mais…
Ne terminant pas, il détourna le regard un instant avant de revenir à elle.
Pacey : Il fallait que je te vois.
Redoutant ces mots autant qu’ils lui réchauffaient le cœur, Joey sentit le rouge lui montaient aux joues.
Pacey : Comment tu vas ?
Joey : Je vais bien dit-elle en reprenant soudain ses esprits et en lui tournant le dos pour reprendre contenance en même temps qu’elle s’occupait les mains.
Pacey : Tu es sûre ? lui demanda t-il soudain arriver juste derrière elle.
Un frisson lui parcourut le corps lorsqu’elle se retourna vers lui et lui fit face.
Joey : Pacey, tu devrais retourner voir Andie lui dit-elle mal à l’aise et irrésistiblement attiré vers lui.
Pacey : Pour l’instant, c’est toi qui m’inquiètes.
Joey : Je vais bien Pacey lui dit-elle en tentant de s’échapper de son contact.
Pas encore décider à la laisser partir, Pacey restreint encore l’espace qui les séparer.
Pacey : Joey… soupira t-il en laissant sa main glisser sur sa joue.
Joey : Pacey…dit-elle en le suppliant de s’éloigner d’elle car elle n’en avait pas la force.
Son pouce glissa sur sa bouche en même temps que son estomac se tordait à l’envie de l’embrasser. Il chassa Andie et Dawson de son esprit afin de laisser son désir se satisfaire. N’obtenant aucun refus de Joey, il lui effleura les lèvres en soupirant. Sans se l’avouer, il avait rêvé cet instant depuis qu’ils étaient revenus du haras.
Pacey : Joey, ne m’arrête pas, je t’en pris la supplia t-il tout contre ses lèvres, le souffle coupé par le désir.
Troublée par la supplique de son amant, Joey laissa toute ses hésitations s’envolaient pour l’attirer à elle encore un peu plus. Soupirant de soulagement, il la resserra contre lui et l’embrassa plus passionnément.
Pacey : Est-ce que Rob est là ? lui demanda t-il tout contre ses lèvres avant de l’embrasser dans le cou.
Joey : Il n’est pas encore arrivé lui dit-elle dans un souffle.
Elle avait tellement envie de lui…Fébrilement, elle défit les boutons de sa chemise tandis que dans un souffle rauque, Pacey s’emparait de ses lèvres. Il était incapable de s’arrêtait quand bien même il savait qu’il le fallait. Seul un bruit dehors les fit sursauter. Prise de panique, elle plongea son regard dans le sien, ses yeux étaient suppliants. En hochant la tête, il lui adressa un dernier regard avant de sortir par la porte arrière, frustré et perdu. Joey reprit contenance et se retourna pour prendre sa veste lorsque Rob Logan pénétra dans la pièce.
Rob : Potter, tu es toujours là.
Joey : Je m’en allais justement.
Rob : Tu voulais me voir c’est ça…lui dit-il sûr de lui.
Joey : Exactement, j’en mourrais d’envie lui dit-elle d’une voix mielleuse et lui adressant un regard aguicheur.
Surpris, il se redressa.
Rob : C’est vrai ? s’étonna t-il ahuri.
En levant les yeux aux ciels, Joey passa à côté de lui, lâchant le mot « abruti » au passage.


Les cours finis, Joey fut ravie de retrouver le havre de paix de sa chambre. Elle avait prit un soin particulier aujourd’hui a évitait Pacey. Après ce qui s’était passé ce matin, elle mettait en doute la possibilité de retrouver une vie normale ! Même si sa tête le désirait vraiment, son corps prenait un malin plaisir à lui faire faux bond à chaque fois qu’il se trouver en présence de celui de Pacey. Elle se laissa tomber sur son lit et se laissa envahir par le souvenir de l’étreinte même brève qu’elle avait eut avec lui. Mon dieu, qu’allait-elle devenir ? Elle ne pouvait être en présence de Pacey sans éprouver une certaine…attirance pour lui. Comment une telle chose avait-elle pu se produire, enfin, on parlait de Pacey là ! Elle aurait dû mettre un terme à tout cela lorsqu’elle avait sentit leur relation devenir amicale. Des disputes et une aversion farouche valaient mieux que ça. Seigneur comment pourrait-elle s’en sortir alors qu’elle éprouvait pour le meilleur ami de son ex et le petit ami d’une de ses amies, une attirance physique plus qu’évidente. Tiens, elle pouvait parier que s’il avait été là, avec elle, elle se serait laisser entraîner dans son lit après un simple bonjour. Sursautant par un léger coup donner contre la vitre, elle releva la tête et découvrit Pacey, mal à l’aise et attendant qu’elle vienne lui ouvrir. Il ne manquait plus que ça ! se dit-elle en maugréant. Ne pas le laisser entrer…
Pacey : Salut Potter lui dit-il lorsqu’elle eut ouvert la fenêtre. Je peux entrer ?
Joey : Bien sûre.
Zut ! se morigéna t-elle alors qu’il pénétrait dans la pièce en escaladant le petit muret. Ca commençait déjà très mal.
Pacey : Je suis venue m’excuser pour ce matin, je n’aurais pas dû. Je ne recommencerais plus.
Joey ne savait pas comment le prendre. Elle aurait dû se sentir soulager à l’idée qu’elle n’aurait pas à chercher la force de le repousser mais au lieu de ça, elle sentit un grand vide s’installer en elle.
Joey : Tant mieux s’entendit-elle dire. Il faut vraiment qu’on parvienne à tirer un trait sur tout ça.
Pacey : Tu y parviens toi ? lui demanda t-il avec un léger sourire triste.
Préférant ne pas répondre à cette question, elle se contenta de lui sourire timidement.
Joey : Qui sait, peut être que tout ça finira par faire de nous des amis dit-elle sans grande conviction.
Ne voulant pas gâcher sa fausse gaieté, il se contenta de lui sourire. Joey était une fille formidable et très belle, elle finirait bien par trouver quelqu’un qui la rendrait heureuse. Comment prendrait-il de la voir avec un autre ? se demanda t-il soudainement.
Pacey : Je vais te laisser.
Impulsivement, il lui déposa un baiser sur la joue. Réalisant son geste, il se décolla de quelques centimètres et fut troublé de sentir Joey parcourut de frisson. Il pouvait l’embrasser, là, tout de suite, elle ne protesterait pas. Puisant dans toutes les forces qu’il se connaissait, il fit quelques centimètres en arrière encore avant de lentement revenir vers ses lèvres et les effleurait. De brefs effleurement, ils finirent par s’embrasser tendrement. Chacun se disait que c’était leur dernier baiser et qu’ensuite, ils tournaient la page.
Jen : Joey, c’est Bessie qui m’a fait entrer, je…
Elle se figea sur place au moment même où Pacey et Joey faisait un bond en arrière. Morte de honte, Joey porta une main à sa bouche sans oser regarder Jen en face. Aucun d’eux ne parler, ne sachant pas quoi dire. Jen était totalement choqué….Pacey et Joey…. Dawson pouvait faire une croix sur son âme sœur !
Pacey : Jen, je vais t’expliquer.
Bizarrement, elle ne voulait pas savoir !
Jen : Je préfère partir…
Joignant le geste à la parole, elle fit demi tour et quitta la maison Potter.
Pacey : Je vais arranger ça dit-il à Joey qui rester pétrifié sur place.
Elle se contenta d’hocher la tête avant de se laisser tomber sur son lit dès qu’il fut partit lui aussi. En courant, Pacey rattrapa Jen.
Pacey : Attends Lindley.
Jen : Pacey, je ne veux pas savoir. Dawson est mon ami, ainsi qu’Andie, ta petite amie crut-elle bon de lui rappeler et Jack, son frère, est mon meilleur ami. Savoir me causerait trop de problème !
Pacey : Ce n’est pas ce que tu crois dit-il en lui prenant le bras pour l’arrêter.
Jen : Je ne sais pas ce que je crois…
Pacey : Jen…la supplia t-il.
Jen : Je ne comprends pas Pacey. Tu n’aimes plus Andie ?
Pacey : Bien sûre que si !
Jen : Alors qu’est-ce que tu fais avec Joey ??? s’exclama t-elle.
Pacey : Nous ne sortons pas ensemble lui précisa t-il. C’est arrivé par hasard cet été mais…
Jen : Cet été ??? s’écria t-elle.
Pacey : Oui, mais nous avions décidé de reprendre nos vies dès que Dawson et Andie reviendraient.
Jen : Que c’est charitable ! se moqua t-elle.
Pacey : Jen, ce n’est pas aussi facile que ce que tu as l’air de penser.
Jen : Je suis perdue Pacey se calma t-elle. Tu ne sors plus avec Joey alors ?
Pacey : Sortir n’est pas exactement le terme exact, disons que nous…
Jen attendait qu’il s’explique lorsqu’une idée saugrenue lui vint à l’esprit devant son regard mal à l’aise.
Jen : Tu couches avec Joey ? s’exclama t-elle abasourdie.
Pacey : Voilà, ça serait plus ça répondit-il mal à l’aise. Mais au passé.
Jen : Pacey !!! Tu te rends compte de ce que tu fais ???
Pacey : Inutile de me faire la morale, je sais très bien me la faire moi-même.
Jen était abasourdie par la révélation du garçon. Alors comme ça, Joey et lui avaient couchés ensemble…Comment avaient-ils pu en arriver là ?
Jen : Bon, ben puisque tu as commencé, autant que tu me racontes tout.
En hochant la tête, Pacey l’attira avec lui à part et lui raconta tout depuis le début, son rapprochement avec Joey, ses doutes sur Andie qui l’avait amené à faire l’amour pour la première fois avec elle…il lui parla de ce qu’il éprouvait en ce moment, le trouble qu’il ressentait lorsqu’il se trouvait en présence de l’une ou l’autre des jeunes filles. Prise de compassion pour lui, Jen lui prit la main. Il avait vraiment l’air perturbé.
Jen : Tu comptes faire quoi maintenant ?
Pacey : Et bien, Joey et moi, nous nous sommes jurés de ne jamais rien dire à personne. On ne veux pas faire de mal…tu comprends.
Jen : Je comprends.
Pacey : Ca veut donc dire Jen que tu ne devras jamais rien dire à personne, pas même à Jack. Je suis désolé de t’entraîner là dedans.
Jen : C’est rien, ça m’apprendra à ne pas frapper aux portes !
Ils se sourirent affectueusement.
Jen : Je peux te poser une question ?
Pacey : Bien sûr.
Jen : Tu es amoureux de Joey ?
Bien que la réponse devait être un non, il prit quelques secondes pour y réfléchir.
Pacey : Notre relation n’était pas basée sur les sentiments.
Jen : Au début peut être, mais des sentiments, ça se développe et ça ne prévient pas.
Avait-il des sentiments pour Joey ? La vérité était qu’il ne pouvait pas passer un jour sans penser à elle et sans regretter de ne pouvoir être avec elle. Mais il y avait Andie…
Pacey : Je suis désolé, il va falloir que j’y aille dit-il en se levant précipitamment.
Jen : Pacey, un jour ou l’autre, il faudra bien que tu y réfléchisses.
En hochant la tête, il lui déposa un baiser sur la joue et fila. Jen resta pensive sur le banc. Mon dieu qu’allait-il se passer maintenant ? Il était évident qu’un jour où l’autre, tout se saurait et leur groupe d’amis si souder allait volé en éclat. Elle ne se sentait plus si en forme pour avoir une conversation avec Joey pour l’instant, elle décida de la remettre à demain.

Marjo  (27.03.2005 à 03:34)
Debout devant son miroir, Andie vérifiait une dernière fois sa tenue. Elle attendait la venue de Pacey et avait revêtue pour l’occasion une fine robe en lin beige. Après avoir passer plus d’une semaine à se regarder dans le blanc des yeux, elle pensait qu’il était temps qu’ils se retrouvent sur le plan physique. Elle avait envie de lui, vraiment envie. Et puis, elle avait le sentiment que faire l’amour avec lui, effacerait le fait qu’elle ait fait l’amour avec un autre quelques semaines auparavant. Elle et lui étaient redevenus très proches et ils leur fallaient retrouvés leurs intimités pour pouvoir passés vraiment à autre chose et oublier leur séparation. Pacey était l’homme qu’elle aimait et ce soir, elle allait le lui montrait. Dès qu’elle le vit se garer devant sa maison, elle sortit et alla se jeter dans ses bras pour l’embrasser. Surpris, il se laissa faire avant de plonger son regard dans le sien. Que se passait-il ? Elle était tellement changeante ces derniers temps…
Pacey : Que me vaut un tel accueil ?
Andie : Je suis simplement contente de te voir….Et j’ai l’intention de te le prouver lui dit-elle avec un sourire envoûteur. Suis-moi.
Docile, il se laissa guider à travers la maison et la vit refermer la porte de sa chambre derrière eux.
Andie : On a la maison pour nous lui dit-elle avant de l’embrasser à nouveau.
Andie se colla un peu plus contre lui et l’idée qu’elle avait derrière la tête devint de plus en plus limpide aux yeux de Pacey.
Pacey : Tu es sûre que tu te sens prête ? lui demanda t-il en se décollant légèrement.
Andie : Absolument sûr lui certifia t-elle en repartant à l’assaut de ses lèvres.
Voyant le manque d’entrain de son petit ami, elle le regarda, surpris.
Andie : Tu n’en as pas envie ?
Réalisant la déception de sa petite amie, Pacey décida d’y mettre un peu du sien.
Pacey : Bien sûre que si lui dit-il en posant ses mains sur ses hanches, tu m’as vraiment manqué…
Andie : Toi aussi tu m’as manqué lui dit-elle en passant ses bras autour de son cou, qu’elle se mit à picorer de tendres baisers.
Pacey faisait de son mieux pour se concentrer sur Andie mais il ne pouvait s’empêcher de se demander pourquoi aujourd’hui ? Elle était plus ou moins lunatique depuis qu’elle était revenue. Et puis, il n’avait pas encore eut de véritable conversation l’un avec l’autre, elle ne lui avait jamais parler de ce qui s’était passé là bas et il ne lui avait posé aucune question. Il n’avait jamais abordé la question du garçon qu’il avait trouvé dans sa chambre à deux reprises. Alors qu’elle commençait à déboutonner sa chemise, son esprit dériva vers Joey…elle avait eut le même geste ce matin. Comment allait-elle ? Il l’avait laissé seule pour rejoindre Jen et n’avait pas prit le temps d’aller voir si elle allait bien. Lui dire au revoir après l’avoir déposer chez elle le week end dernier était l’une des choses les plus durs qu’il ait jamais eut à faire de sa vie. L’idée de penser à Joey dans un moment pareil lui glaça le sang. Comment dans ces conditions serait-il en mesure de faire l’amour à sa petite amie !!
Pacey : Andie attends dit-il en la repoussant gentiment.
Surprise, Andie le dévisagea, il avait l’air ailleurs, en tout cas, il n’était pas là avec elle !
Andie : Qu’est-ce qu’il y a ?
Pacey : Je crois qu’on devrait parler avant…
Andie : Parler de quoi ?
Pacey : De cet été…de ce garçon par exemple.
Immédiatement, Andie se plaça sur la défensive, comment pouvait-il remettre ça sur le tapis dans un moment pareil ! Il gâchait tout !
Andie : Je croyais qu’on en avait déjà parlé !
Pacey : J’aimerais qu’on en reparle encore une fois. Tu m’as dis que Marc était ton colocataire…
Andie : Et tu ne me crois pas ?? s’indigna t-elle.
Pacey : Je n’en sais rien…
Il se rapprocha d’elle et plongea son regard dans le sien.
Pacey : Est-ce qu’il y a quelque chose que tu ne m’as pas dis Andie ?
Andie : Comment peux tu croire que je pourrais te mentir ! lâcha t-elle énervé en se dégageant de son étreinte.
Pacey prit peur tout à coup…il avait lancé cette discussion parce qu’il avait besoin d’être sûr mais l’attitude d’Andie le terrifié ! Si elle ne mentait pas, pourquoi la sentit-il incapable de soutenir son regard ???
Pacey : Andie ? dit-il la voix paniqué.
Andie : Pourquoi reparlait de tout ça aujourd’hui dit-elle les larmes aux yeux.
Pacey : Andie !! répéta t-il en cherchant à capter son regard qu’elle tournait délibérément vers la fenêtre.
Andie : Pacey, je suis rentrée, on s’est retrouvée dit-elle en le regardant tendrement, on ne pourrait pas juste, penser à notre avenir.
Pacey : Non ! s’écria t-il abasourdi. Vas-tu enfin me dire ce qu’il s’est passé là bas ?
Devant le silence de la jeune fille, sa panique s’intensifia.
Pacey : Andie dit-il en lui relevant la tête vers lui. As-tu couché avec ce mec ???
Andie : Oui !
Ces mots avaient jaillit hors de ses lèvres. Interloqué, Pacey fit quelques pas en arrière en posant sur elle, un regard ahuri.
Andie : Pacey dit-elle d’une voix suppliante…Pacey tu me manquais tellement dit-elle en se mettant à sangloter.
Pacey : C’est pour ça que tu as couché avec un autre ? s’exclama t-il dégoûté.
Respirant profondément, il tentait de reprendre ses esprits. Après tout, il était plutôt mal placé pour lui faire la leçon. Mais que leur étaient-ils arrivés pour qu’ils puissent aller voir ailleurs tous les deux ? Il croyait leur couple solide et capable d’affronter toutes les tempêtes.
Andie : Pacey, je t’en pris dit-elle en pleurant à chaude larmes, il faut que tu me pardonnes. Je m’en veux tellement !
Elle était revenu vers lui et s’agripper à sa chemise de toute ses forces.
Andie : Je t’aime Pacey, je ne veux pas te perdre dit-elle en plongeant sa tête contre lui.
Au prix d’un gros effort, il la décolla de lui.
Pacey : Attends Andie…Je ne suis pas en colère….
Andie : C’est vrai ! s’exclama t-elle pleine d’espoir.
Pacey : J’ai couché avec quelqu’un d’autre moi aussi lâcha t-il d’une voix sans timbre.
Hébétée, Andie ne savait pas comment réagir.
Andie : Avec qui ?
Pacey : Ca n’a pas d’importance.
Il était hors de question pour lui de révéler le nom de Joey. Il avait prit les risques et il les assumerait. Elle ne devait jamais pâtir de ses actes.
Pacey : Comment nous avons pu nous faire ça …
Andie : On était loin l’un de l’autre…
Pacey : Ce n’est pas une raison Andie.
Andie : Pacey, je suis prête à tout oublier et à aller de l’avant moi…
Pacey était surpris qu’elle lui fasse une telle proposition. Alors ça ne lui faisait rien qu’il ait pu faire l’amour à une autre femme ??? De son côté, lui était incapable de pardonner Andie...Son amour à lui était-il plus fort que le sien ? Elle vint se blottir dans ses bras et lui déposer un baiser sur les lèvres. Il la repoussa gentiment.
Pacey : Andie, on ne peut pas…
Andie : Pacey, on peut…
Pacey : Je ne peux pas lui précisa t-il. Le pire dans toute cette histoire est que nous nous soyons mentit…On s’était promis de ne jamais le faire.
Andie : Je sais mais puisque nous avons fait des erreurs tous les deux…
Pacey : Rien ne sera plus jamais comment avant…je suis désolé.
Andie : Tu ne vas pas laisser cette erreur nous séparé ??? sanglota t-elle.
Pacey : Je suis désolée répéta t-il en posant sur elle, des yeux embués par les larmes.
Puis, il sortit la laissant seule et dépitée. Terrassé par les pleure, elle se laissa retomber sur son lit et se pelotonna sur elle-même.


Dawson : Je n’arrive pas à le croire dit-il abasourdi…Tu es sûr ?
Jack : Dawson, j’ai passé la nuit à la consoler, crois-moi, j’en suis sûr.
Dawson : Mais que s’est-il passé ?
Jack : D’après ce qu’elle m’a dit, ils auraient tous les deux couchés avec d’autres personnes cet été.
Dawson été abasourdi ! Il les croyait très amoureux l’un de l’autre, et puis, Pacey ne lui en avait pas parlé ? Pourquoi n’était-il pas venu chercher conseil auprès de lui ? D’habitude, il était la première personne chez qui il venait prendre appuis.
Jen : Salut les garçons.
Dawson&Jack : Salut lui répondirent-ils sans entrain.
Jen : Ca fait plaisir de vous voir aussi enthousiaste.
Dawson : Pacey et Andie ont rompu lui apprit-il.
Jen : Merde lâcha t-elle.
Un sentiment d’inquiétude s’éveilla en elle. Andie savait-elle avec qui Pacey avait couché ? Joey ! Elle la chercha du regard.
Jack : Tu ne veux pas savoir pourquoi ? lui demanda t-il surpris.
Jen : Si,…si bien sûr.
Jack : Ils se sont trompés mutuellement.
Jen : Tous les deux ??? s’exclama t-elle interdite.
Dawson : Ouais.
Alors là, ça changeait la donne…Joey vint les rejoindre à ce moment là, Jen scruta son regard, elle avait l’air mal à l’aise de se retrouver avec elle mais visiblement, elle se savait rien d’autre. Elle l’observa tout le temps où les autres lui apprenait la nouvelle. Son regard était inexpressif, tant et si bien qu’elle ne pouvait voir si elle était contente de la nouvelle, ou attristée.
Joey : Est-ce qu’on sait avec qui Pacey l’a trompé ? demanda t-elle en prenant soin d’éviter le regard de tous.
Jack : Non.
Un bref soupir de soulagement s’échappa de ses lèvres. Il fallait qu’elle le trouve ! Elle s’excusa auprès des autres et après un bref coup d’œil vers Jen s’éclipsa à la recherche de Pacey. Après quelques minutes, elle le vit près de la salle d’anglais.
Joey : Pacey, il faut que je te parle lui glissa t-elle tout bas en passant à ses côtés.
Pacey releva à peine la tête mais la suivit dans le coin sombre où elle l’entraînait.
Joey : Tu as rompu avec Andie !
Pacey : Il n’y avait pas d’autres solutions.
Joey : Et il fallait que tu lui dises que tu avais couchés avec quelqu’un d’autre !!
Pacey : Elle m’a trompé, je ne pouvais pas la laisser endosser la responsabilité entière de notre séparation. Elle ne méritait pas ça.
Joey : Mais qu’est-ce que je vais faire dit-elle la voix tremblante. Si jamais elle découvre que c’est moi…
Pacey : Joey lui dit-il la voix rassurante…elle ne le saura jamais. Je ne lui dirais rien, je te le promets.
Joey : Tu oublis que Jen le sait !
Pacey : Elle ne dira rien.
Joey : Qu’est-ce que tu en sais ?
Pacey : Elle me l’a juré et je sais qu’elle ne veut pas créer de problème….Je suis désolée de t’avoir entraîner là dedans lui dit-il la voix désolé.
Joey : Arrête dit-elle après s’être légèrement calmer. Je ne vais pas là où je ne veux pas aller. Comment vas-tu ? lui demanda t-elle avec un regard chargé de tendresse pour lui.
Pacey : Mal lui dit-il honnêtement. Mais j’ai tout ce que je mérite. Le principal est que jamais personne ne découvre que c’est toi l’autre fille.
Sentant une présence, ils se tournèrent simultanément vers Dawson, qui abasourdi, se tenait à quelques centimètres d’eux.
Joey : Dawson…
Le regard de celui-ci allait de Pacey à Joey, de Joey à Pacey…Il n’en croyait pas ses oreilles. C’était elle l’autre fille…Ils avaient couchés ensemble !!! Lui qui avait culpabilisé comme un fou pour avoir, après avoir trop bu, couchés avec une fille dont il n’éprouvait rien. Et elle ? Elle couchait avec son meilleur ami à lui alors que lorsqu’il été parti, ils ne se supportaient pas.
Pacey : Dawson, je vais t’expliquer…
Il n’eut pas le temps d’aller plus loin qu’un coup de poing s’abattit sur sa mâchoire. Vacillant par la force de ce coup, il se retint au mur.
Pétrifié, Joey regardait Pacey se tenir la mâchoire.
Pacey : Ce n‘est pas ce que tu crois…
Dawson : Tu n’as pas couché avec Joey ?
Pacey : Si mais…
N’ayant pas besoin de plus d’explication, Dawson lui asséna un second coup que Pacey n’eut pas le temps d’éviter.
Pacey : Bon d’accord, si tu as envie de me frapper, je peux comprendre mais laisses moi au moins t’expliquer.
Dawson : Il n’y a rien à dire ! Comment as-tu pu ???
Fou de colère, il décocha un coup à l’estomac qui fit se plier en deux Pacey. Ses lèvres esquissèrent une grimace de douleur. Il encaissait les coups sans rien dire, Dawson était en colère contre lui et avait des raisons de l’être. Il ne pouvait décemment pas l’en blâmer et encore moins lui rendre ses coups.
Joey : Dawson arrête ! s’écria t-elle en tentant de redresser Pacey et en sortant un mouchoir pour lui essuyer la lèvre qui saignait.
Dawson : Que c’est touchant ! Et dis moi, il est bien au lit ?
Joey : Tu es ridicule, tu réagis comme un garçon jaloux. Toi et moi ne sommes plus ensemble que je saches ! lui dit-elle en colère à son tour.
Dawson : Peut être mais ça n’empêche pas les sentiments ! C’est toi qui a rompu, pas moi ! s’égosilla t-il. J’arrive pas à croire que tu ais pu coucher avec lui !
Pacey : Laisse la en dehors de ça, tout est de ma faute à moi, si tu veux t’en prendre à quelqu’un, fais le avec moi.
Joey posa un regard triste sur Pacey, il était hors de question qu’elle le laisse endosser la responsabilité tout seul ! Attiré par le bruit, un groupe de gens s’était réunit autour d’eux. Andie fit son apparition parmi la foule et regarda hébétée, Dawson bondir sur Pacey.
Andie : Qu’est-ce qui se passe ? demanda t-elle à Joey qui mal à l’aise et honteuse, gardait son regard baisser.
Dawson : Tu veux savoir ce qui se passe ? dit-il en plongeant son regard dans le sien.
Pacey : Dawson, non ! dit-il, tentant de l’arrêter.
Dawson : Quoi, elle a le droit de savoir qui chauffer ton lit pendant qu’elle se faisait soigner.
Intriguée, Andie les dévisageait tous les trois.
Dawson : Je te présente ta remplaçante dit-il en désignant Joey.
Incapable d’y croire, Andie dévisageait Joey, s’attendant à ce qu’elle se défende mais celle-ci, gardait le silence, les larmes aux yeux. Elle comprit alors que Dawson disait vrai. Elle sentit la bile remontait au fond de sa gorge et une brûlante envie de vomir lui pressa l’estomac. Joey…celle qu’elle considérait comme une amie.
Andie : C’est pas vrai…dit-elle au bord de la nausée.
Joey : Andie, je suis désolée…
La rage l’emporta et elle lui administra une baffe qui laissa Joey cloué sur place. Après lui avoir jeté un regard glacial, elle quitta les lieux. Jack arriva à ce moment là et ne comprenant pas, il observait ses amis. Joey n’osa pas relever les yeux sur qui que se soit. En pleurant, elle se mit à courir en direction de la sortie. Pacey la regarda faire, tristement.
Dawson : J’espère que tu es satisfait de toi ! lui dit-il amer.
Pacey : Que tu me crois ou non, je n’avais rien prémédité. Je n’ai jamais voulu faire de mal à personne.
Dawson : Félicitation ! C’est une réussite.
Dawson partit à son tour et en même temps que le monde se dispersait, Jack se rapprocha de Pacey.
Jack : On peut savoir ce qu’il vient de se passer ?
Pacey releva péniblement les yeux sur lui.
Pacey : De toute façon, tout le monde est au courant alors autant te le dire. C’est Joey, Jack. L’autre fille. C’est Joey.
En lui jetant un dernier regard, il partit par la même direction qu’avait emprunter les trois autres quelques minutes plus tôt.
Jen : J’ai entendu dire qu’il y avait du remue ménage par ici, que s’est-il passé ?
Jack : Andie et Dawson ont découvert qui était celle avec qui Pacey avait fait l’amour cet été.
Jen : Oh mon dieu !! Et comment va Joey ? s’enquit-elle.
Jack : Je ne sais pas…Attends, comment tu sais que c’est Joey ? Tu n’étais pas là ??
Prise en faute, Jen détourna le regard, cherchant une excuse.
Jack : Tu le savais !!!
Jen : Seulement depuis hier !! se défendit-elle.
Jack : Tu le savais et tu ne m’as rien dit ! s’écria t-il ahuri. Andie est ma sœur !!
Jen : Tu crois que c’est facile ! Je l’ai appris par hasard et je suis amie avec tout le monde, je n’avais aucune envie d’être celle qui semait la pagaille.
Jack : Tu aurais dû me le dire !
Jen : Mais je viens de te dire…
Jack : Qu’importe ce que tu dis, tu étais ma meilleure amie !!
Jen : Etais ?
Jack : J’arrive pas à croire que tu m’ais mentit !
Jen : Attends Jack… tenta t-elle de le raisonner.
Jack : Rien du tout ! Tu savais des choses importante pour moi et ma famille et tu n’as rien dit !
Sur ces mots, il la laissa en plan, hébétée d’avoir à subir les écueils elle aussi.


Déambulant parmi les tables de la cantine, Jen cherchait une place où s’asseoir. Elle venait de dépasser la table où Jack, Dawson et Andie mangeait tranquillement. Aucun des trois n’avaient levé les yeux sur elle. Jack avait tout dit à Andie et Dawson qui désormais, lui en voulait eux aussi. Ca faisait quatre jours bon sang ! Aucun d’entre eux n’avait fait un effort et il restait tout dans leur coin. Dawson, Andie et Jack faisait front alors que Pacey et Joey étaient seul chacun de leur coté ! Et elle, elle se retrouvait entre les deux, cherchant un moyen de plaider sa cause et celle des deux autres. Apercevant Pacey, assis en bout de salle, elle alla le rejoindre.
Pacey : Je suis désolée lui dit-il tristement.
Jen : De quoi ?
Pacey : D’avoir fait de toi une paria.
Jen : Ils finiront bien par prendre conscience que ça ne peux pas continuer.
Pacey haussa les épaules, peu convaincue. Dawson et Andie lui en voulait à mort, Jack par solidarité familial, ne lui parlait pas non plus. Il évitait Joey, de peur de déclenchait un nouvel esclandre si on le voyait à ses côtés. Il se fichait qu’on s’en prenne à lui mais pour rien au monde, il ne voulait exposer Joey une nouvelle fois aux autres. Elle avait déjà était mise à mal en public par sa faute et il tenait à lui éviter ça à tout prix.
Jen : Comment vas-tu ?
Pacey leva un sourcil vers elle.
Jen : Ouais, question stupide.
Pacey : Tu as vu Joey ? lui demanda t-il sombrement en évitant de croiser son regard.
Jen : Hier.
Pacey : Et comment va-t-elle…
Jen : Comme toi.
Il leva brièvement les yeux sur elle avant de les rebaisser sur son assiette et de laisser retomber sa fourchette. Dans ce cas, ça ne devait pas être brillant. Il mourrait d’envie d’aller la voir…il n’avait pas eut le courage depuis que tout le monde avait tout découvert. Pris de remords, il se prit la tête entre les mains. Il donnerait tout pour revenir en arrière.
Jen : Pacey…tu ne crois pas qu’il est temps que tu prennes quelques minutes pour réfléchir.
Pacey : Jen !!!
Jen : Pacey ? lui dit-elle avec un petit sourire. Regardes moi et oses me dire que tu n’éprouves qu’une attirance sexuelle pour notre petite Joey ?
Pacey plongea son regard dans le sien. Elle savait très bien qu’il ne pouvait pas lui dire ça.
Jen : Tu vois !
Pacey : Ca ne veut pas dire que je sois amoureux d’elle non plus.
Jen : Pacey… dit-elle en soupirant.
Pacey : Tu ne penses pas que la situation est déjà assez compliquée comme ça ! J’en suis encore à trouver un moyen de réconcilier Joey avec les autres.
Jen : Et te réconcilier toi avec eux ce n’est pas important ça ?
Pacey : Si on me donne à choisir, je la choisis elle, sans hésitation.
Jen lui sourit, attendrit.
Jen : Tu n’iras pas me faire croire que tu n’es pas amoureux d’elle.
Pacey lui sourit tendrement. « Je n’irais pas me le faire croire non plus » pensa t-il en soupirant.
Touchée par la peine qu’elle voyait au fond de ses yeux, elle l’embrassa sur la joue en espérant qu’ils pourraient tous trouver une solution.


Deux jours plus tard, Pacey pensait avoir trouver la seule solution à leurs problèmes à tous. C’était lui qui avait déclenché toutes ses complications et il fallait qu’il fasse quelque chose, pour Joey et pour Jen aussi, que les autres prenait pour une traître. Tout avait démarré par lui et tout devait finir avec lui. Il avait prit sa décision et elle était irrévocable. De toute façon, cela aurait fini par arriver un jour où l’autre. Heureusement, après une longue bagarre acharné avec son père et la promesse qu’il finirait tout de même ses études, il avait réussit à le convaincre. Il espérait simplement avoir prit la bonne décision et que cela servirait à quelque chose. Il ne lui restait plus que deux étapes à franchir. D’un pas décidé, il allait à la rencontre de Dawson, Jack et Andie qu’ils savaient être au café du coin par Gail. Il ne pouvait pas mettre sa décision à exécution sans mettre certaine chose au point. Les apercevant, il se dirigea vers leurs tables et leur adressa un regard repentant et chargé de culpabilité.
Pacey : Je sais qu’aucuns d’entre vous n’a véritablement envie de m’écoutez mais je vous demande juste quelques minutes. Après, je sors de vos vies.
Relevant un air agacé sur lui, Andie et Dawson lui firent signe qu’il avait leurs attentions.
Pacey : Merci.
Il resta debout face à eux, s’asseoir à leurs tables lui aurait parut trop personnel. Même s’il avait encore leurs attentions, il n’avait désormais plus leurs amitiés.
Pacey : Tout d’abord Jack dit-il en se tournant vers lui, n’en veux pas à Jen. Elle a crut bien faire et ne voulait faire de mal à personne. Elle a été prise entre deux feux et a fait ce qu’elle a crut être le mieux pour tout le monde. Et puis, elle ne le savait que depuis la veille, elle aurait peut être fini par craquer qui sait. Qu’aurais-tu fais toi à sa place si un de tes meilleurs amis t’avais fais promettre de ne rien dire.
Pensif, Jack hocha la tête en détournant le regard. Pacey espérait l’avoir convaincue. Puis, il se tourna vers Andie, un sourire triste peint sur les lèvres. Il l’avait vraiment aimé et peut être, d’une certaine façon, l’aimait-il encore.
Pacey : Je comprend qu’il est difficile pour toi de me pardonner de t’avoir tromper mais je me dois de te rappeler que tu l’as fais la première. Je sais aussi que ce qui est le plus dur pour toi, est que se soit Joey. Mais on ne l’a pas cherché l’un comme l’autre. Ils se trouvent justes que je me suis tourné vers celle qui était à mes côtés comme tu t’es tournés vers Marc. Joey ne m’a en rien dragués ou même séduit dit-il comme si c’était l’évidence même ou pour chasser une quelconque interrogation dans l’esprit de la jeune fille, elle n’a jamais cherché à prendre ta place. Ca nous a surpris l’un comme l’autre. Seulement Andie, si toi et moi avons pu nous faire ça, c’est que notre amour n’était pas aussi fort que ce que nous pensions.
Les larmes aux yeux et le cœur gros, Andie préféra ne pas le regarder en face.
Pacey : Dawson… dit-il en soupirant. Je comprends parfaitement ta colère. Je savais les sentiments qui t’attachés à elle et je ne les ais pas respecté. Pour ma défense, tu conviendras avec moi que Joey est une fille très attachante à laquelle il est difficile de résister. Votre rupture et mon éloignement d’Andie nous ont rapprochés mais quoique nous ayons pu partager, ça n’a jamais été aussi fort que ce qu’il y a entre vous. Je le savais en faisant ce que je faisais et je n’en ai pas tenu compte. Alors n’en veux pas à Joey de mes erreurs. Tu sais comme moi qu’elle a besoin de toi.
Il se mit à jouer nerveusement avec ses mains.
Pacey : Alors voilà, je conçois parfaitement qu’aucun d’entre vous ne soit capable de me pardonner le mal que j’ai fais et je ne vous le demande d’ailleurs pas mais pardonner Joey et Jen. Elles ne sont pour rien dans toute cette pagaille.
Il les regarda tour à tour une dernière fois, comme pour graver le visage de ses amis et sortis à la lueur du jour. Il ne lui restait plus qu’une chose à faire et ça ne serait pas la plus facile. A l’intérieur du café, tous évitaient soigneusement de se regarder, ressassant les paroles de Pacey.


Quelques minutes plus tard, il se tenait sur le perron des sœurs Potter et hésitait à frapper à la porte. Prenant son courage à deux mains, il toqua doucement. Joey vint lui ouvrir, surprise de le voir là, elle détourna le regard, gêné.
Joey : Pacey…Que fais-tu là ?
Pacey : Bessie est là ?
Joey : Non, elle est sortie faire des courses avec Alexander.
Joey posa un regard sombre sur son œil encore légèrement tuméfié.
Joey : Ca te fais mal ? lui demanda t-elle soucieuse.
Pacey : Nan ça va mentit-il alors que des élancements le prenait de temps à autre.
Elle regarda ailleurs, cherchant un nouveau point d’ancrage. Le regard de Pacey était bien trop perçant pour qu’elle continue de s’y baigner.
Pacey : Je voulais juste voir comment tu allais ?
« Je rase les murs et je me contente d’éviter les toilettes des filles où ont parle sur mon dos » pensa t-elle.
Joey : Je fais aller.
Pacey : Normal, tu es la fille la plus forte que je connaisse dit-il avec un léger sourire.
Touchée, Joey lui rendit son sourire avant de faire quelque pas vers la balustrade pour éviter un rapprochement quelconque.
Pacey : Joey, je suis tellement désolé….lâcha t-il la voix tremblante.
Joey : Pacey !! s’exclama t-elle surprise. Il faut que tu arrêtes de penser que tu es le seul fautif ! Je suis aussi coupable que toi dans toute cette histoire, je savais très bien ce que je faisais !
Pacey : Peut être mais je n’aurais jamais dû te mettre dans cette position. Je comprendrais que tu m’en veuilles…
Joey : Non ! s’exclama t-elle en se rapprochant de lui. Jamais !
Pacey releva sa tête vers elle et comprit alors que tout n’avait été que mensonge depuis le début. Des mensonges qu’il s’était fait à lui-même en se disant que ce n’était que sexuel et qu’il pourrait reprendre sa vie normale ensuite. Quelque soit ce qui l’avait pousser vers Joey Potter, il en ressortait qu’il était tombé sincèrement amoureux d’elle. Du bout des doigts, il lui caressa la joue.
Pacey : J’aimerais qu’un jour, tu sois capable de me pardonner.
Il parlait autant pour ce qui s’était passé entre eux que pour la décision qu’il avait prise.
Joey : Pacey…souffla t-elle. Je ne t’en veux absolument pas. Comment le pourrais-je ? lui dit-elle avec un sourire attendrie.
D’une certaine façon, il avait ouvert son regard au monde. Tout ce qu’elle faisait ou vivait, elle le faisait avec un regard neuf. Elle abordait les problèmes de la vie avec beaucoup plus de légèreté qu’elle ne l’aurait fait auparavant. Il lui avait apprit l’insouciance de vivre au jour le jour, et elle ne l’en remercierait jamais assez. Quelque soit les retombés. Au fond de son cœur, elle chérirait toujours ces moments passés auprès de lui. Tendrement, elle vint se blottir dans ses bras. En soupirant, Pacey la resserra contre lui, humant le délicat parfum de ses cheveux, cherchant à garder un souvenir intact d’elle, jusque dans les moindres détails. « Un jour, repense à moi avec le sourire » avait-il au bout des lèvres lorsqu’il lui embrassa le front.
Joey : Ca ira Pacey. On s’en sortira.
Sans un mot, il hocha la tête.
Joey : On se revoit au lycée lundi.
Pacey : Oui.
Avec un dernier sourire, elle regagna la porte de sa maison.
Pacey : Joey ?
Joey : Oui ?
Pacey : Au revoir.
Joey : Au revoir Pacey dit-elle avec un léger sourire mutin que Pacey grava dans sa mémoire avec le reste.
Lorsqu’elle eut fermé la porte, il prit une profonde inspiration. Il l’avait fait. Il resta quelques secondes à regarder la porte close avant d’enfouir ses mains dans ses poches et de partir, sombrement.


Joey referma son casier en soupirant. La journée avait encore été des plus longues aujourd’hui. Et même en se faisant toute petite, elle n’avait pu empêcher les ragots de circuler. Elle avait bien sentit des regards appuyer dans son dos mais comment pouvait-elle les empêcher ? Elle ne pouvait qu’attendre que cela se tasse et qu’ils se fixent sur quelqu’un d’autre. Elle aperçut Jen, le sourire aux lèvres.
Joey : Ca a l’air d’aller on dirait ?
Jen : J’ai parlé avec Jack aujourd’hui.
Joey : C’est génial ! lui dit-elle sincèrement ravit pour elle.
Jen : Ouais lui dit-elle toute contente. J’ai l’impression qu’il y a réfléchit, il y aura mit le temps mais le principal c’est que notre amitié sois sauvé !
Joey lui sourit affectueusement.
Jen : Mince, je suis désolée, je suis là à parader mais toi, de ton côté…
Voyant l’air sombre de Joey, Jen regretta ses paroles.
Jen : Allez viens, je te paie un café !
Joey se laissa entraîner et au détour d’un couloir, elle percuta quelqu’un et en fit tomber les livres qu’elle tenait dans les bras. Surprise, son regard se posa sur Dawson, qui tout aussi mal à l’aise, détourna rapidement les yeux. Après quelques secondes de silence, il se pencha pour ramasser les bouquins qu’il lui tendit.
Dawson : Désolé lui dit-il avant de s’éclipser.
Avec un grand sourire, Jen dévisageait Joey.
Jen : On dirait que ta rédemption est proche à toi aussi !!
Joey : N’exagérons rien.
Pourtant, au fond de son cœur, elle ne pouvait s’empêcher d’espérer.
Joey : Jen, je suis désolée pour le café mais j’ai quelque chose à faire.
Jen : Ok dit-elle en regardant son amie filer à toute allure.
Joey courrait vers la maison de Pacey. Elle avait envie de le voir, non seulement pour savoir pourquoi il avait séché les cours aujourd’hui mais aussi pour lui dire qu’il y avait du progrès et qu’elle pensait qu’ils pourraient regagner l’amitié de Dawson, même si ce n’était pas gagné. Le cœur en liesse, elle toqua contre la lourde porte en chêne des Witter. Ce fut Doug qui vint lui ouvrir. Un sourire éclatant aux lèvres, elle demanda à parler à son frère.
Doug : Il n’est pas là Joey…
Joey : Où est-il ? J’ai besoin de lui parler.
Doug maugréa entre ses dents.
Joey : Qu’est-ce qu’il se passe ? demanda t-elle gagner par l’inquiétude.
Doug : Rah !! Je lui avais dis que je ne voulais pas faire ça !
Joey : Ne pas faire quoi ???
Doug : Joey…Pacey est parti.
Joey : Parti ? s’exclama t-elle prise de panique. Mais parti où ??
Doug : Je n’en sais rien, il n’a pas voulut nous le dire.
Joey : Et il reviens quand ??
Doug : Je ne sais pas s’il compte revenir un jour lui dit-il désolé.
Joey : Quoi ?...Mais il ne peut pas partir comme ça….dit-elle sentant les larmes montés. Il n’est même pas majeur…
Doug : Il s’est fait émancipé samedi. Il avait l’air d’avoir vraiment besoin de partir, d’après lui, c’était la meilleure solution.
La meilleure solution ?? Mais pour qui ??? Pour lui certainement, parce que ça ne l’était absolument pas pour elle. Ne pouvant se retenir plus longtemps, elle laissa des larmes s’échapper. Qu’allait-elle faire maintenant ? Elle avait vraiment besoin de lui et lui il l’a laissé toute seule !!!
Joey : Il a laissé un mot ? demanda t-elle pleine d’espoir.
Désolé, Doug lui fit signe que non. Eclatant cette fois en de long sanglot long, Joey se laissa aller dans les bras de Doug, réalisant qu’elle allait désormais devoir apprendre à vivre sans la présence réconfortante de Pacey…


FIN


Marjo  (27.03.2005 à 03:59)
je suis fan de tou se que t'écrit marjo de toute façon et la encore une fois.
j'ai commencer a le lire a 1h30 et malgré le fait que j'étais épuiser je n'ai pas pu m'en détacher jusqu'a la fin, c'était magnifique vraiment génial encore une fois bravo tu as un don extra ordinaire pour l'écriture.

kizou  (27.03.2005 à 08:10)
Trés beau encore une fois

malgrés la migraine j'ai pas put m'empecher de le lire

encore bravo

suspect77  (27.03.2005 à 10:58)

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