Lorsque je suis partie à Paris, j’ai laissé derrière moi mes amis, ma famille, j’aurais voulu rester pour pouvoir aider Pacey et Dawson à reconstruire leur amitié seulement ce n’était plus mon combat, et depuis longtemps. Ils devaient se débrouiller seuls. Lorsque je pris l’avion rien n’avait changé Dawson en voulait toujours à Pacey même s’il avait réussi à récolter des fonds pour financer son film. Ce n’était bien sûr pas la totalité de ce que Dawson avait donné à Pacey pour qu’il l’investisse, mais cela avait aidé financer une grande partie. Grâce à ce film Dawson était aujourd’hui un réalisateur de plus en plus demandé. Quant à Pacey il avait disparu sans laissé de nouvelles. Il avait travaillé au Leery Fresh Fish comme cuisinier, et lorsqu’il avait réuni l’argent nécessaire, il avait racheté un bateau, l’avait retapé et était reparti en mer. Au début il donnait de ses nouvelles et puis un jour plus rien, silence radio. Doug et son père avaient fait des recherches, contacté les gardes-côtes mais rien n’avait été signalé, aucun naufrage, aucun signal de détresse. Rien. Le silence. Avec le temps ils avaient fini par accepter son absence, ils pensaient qu’il était toujours en vie quelque part.
Aujourd’hui cela fait maintenant 1 an que Pacey est parti en mer. Un an que je suis revenue. La vie est vraiment imprévisible et pleine de surprises. On s’est vu quelques heures, rencontré au hasard d’un coin de rue, mais c’était comme si on ne s’était jamais quitté, comme si on s’était vu la veille, comme si rien ne s’était passé avant mon départ. On a dîné sur son bateau, on a bu, on a discuté. Je lui parlais de Paris, de cette ville magnifique, de mes joies, de mes peines, et puis l’alcool aidant de mes regrets d’être partie en le laissant seul, que notre histoire tout juste commencée se soit terminée ainsi. Et puis sans comprendre pourquoi je me suis penchée vers lui et je l’ai embrassé. J’ai passé la plus belle nuit de ma vie. Pour la première fois je me sentais bien, je me sentais chez moi, je n’éprouvais plus le besoin de fuir et de chercher mon bonheur ailleurs. Il était là sous mes yeux depuis tout ce temps. Et puis tout s’est écroulé, il m’a demandé de partir avec lui, j’ai refusé en lui sortant, je ne sais quelles excuses. Que j’avais besoin de temps pour réfléchir. Il m’a demandé de descendre de son bateau et a largué les amarres, devant moi, sans se retourner, il est parti. Et moi je suis restée là sur le quai à le regarder partir sans bouger pétrifié par cette peur qui m’avait habité toute ma vie. Il ne m’a jamais appelé, ne m’a jamais donné de nouvelles et moi je n’ai jamais osé l’appeler, surtout pas pour lui demander de revenir parce que j’avais besoin de lui. Son message était clair, il ne m’aimait plus en tout cas plus assez pour m’attendre.
Aujourd’hui cela fait 1 an que m’a vie a changé, Pacey est parti mais il a laissé un peu de lui en partant, je regrette aujourd’hui de ne pas lui avoir dit, il serait revenu, il n’aurait pas disparu sans laisser de nouvelles, il serait revenu j’en suis sûre. Aujourd’hui il est trop tard, mais j’espère toujours au fond de moi qu’il reviendra.
lilis012 (17.04.2005 à 22:28)
Un an ½ plus tard.
Joey était au restaurant, c’était une heure de la journée quelle aimait beaucoup, les derniers clients partaient, les serveurs dressés les tables pour le soir. Gale lui avait proposé de travailler comme hôtesse. Joey avait accepté ne sachant pas trop quoi faire dans sa situation. Son offre était la bienvenue à ce moment là. Au début elle pensait que ça ne serait que provisoire, mais elle était encore là. Elle s’était même mise à écrire un roman. Elle s’était assise un jour à son bureau et s’était mise à écrire, les mots étaient venus tous seuls, naturellement. Très peu de gens savaient qu’elle s’était mise à l’écriture, elle ne voulait pas qu’on la harcèle si jamais elle ne finissait jamais son roman. Mais elle n’avait jamais arrêté d’écrire et son livre était presque fini. Elle ne savait pas encore si elle allait le présenter à des maisons d’édition. Elle ne se sentait pas capable d’essuyer des refus en même temps l’écriture la passionnait depuis toujours et si elle avait une chance d’être publié, elle devait la saisir. Elle y réfléchissait quand le téléphone la sortit de sa rêverie.
Joey : Leery Fresh Fish bonjour, Joey à votre service.
Dawson : Salut Joey !
Joey : Dawson ! Alors quand est ce que vous arrivez ?
Dawson : C’est pour ça que j’appelle, notre avion a du retard, nous sommes coincés à Washington.
Joey : Vous serez là pour dîner ?
Dawson : Peut être pas, notre avion ne décolle que dans deux heures.
Joey : Je préviendrais ta mère.
Dawson : Est-ce que tout le monde est là ?
Joey: Oui, Audrey est arrivée il y a deux jours, quant à Jen et Jack ils n’ont qu’à traverser la route enfin si on peut appeler ça une route.
Dawson : Vous m’avez beaucoup manqué. Kelly voudrait s’avoir si les préparatifs avancent bien.
Joey : Tu peux la rassurer tout sera prêt pour le grand jour. Je n’arrive toujours pas à croire que tu vas te marier !
Dawson : Oui, moi non plus d’ailleurs ! Je ne sais pas comment elle a fait pour m’avoir. Aïe !
Joey entendit Kelly lui dire : Redis une chose pareille et il n’y aura pas de mariage !
Dawson : Je plaisantais ! Je te laisse Joey, je dois me faire pardonner !
Joey : On se voit demain.
Gale arriva derrière Joey.
Gale : C’était Dawson ?
Joey : Oui ils sont retenus à Washington.
Gale : Ils seront là pour dîner ?
Joey : En principe oui.
Inconnu : Salut.
Joey se retourna et l’embrassa.
Joey : Salut.
Andrew : Tu as fini ta journée ?
Joey : Oui le temps de prendre mes affaires et j’arrive.
Joey et Andrew étaient ensemble depuis maintenant 1 an, elle l’avait rencontré au restaurant, il lui avait fait la cour, doucement, comprenant tout de suite que Joey n’était pas prête à se lancer dans une relation. Et puis avec le temps, ils étaient sortis ensemble de plus en plus souvent jusqu’à ce qu’il s’installe chez Joey il y a quelques mois. Ce soir il avait prévu de l’emmener manger à Providence dans un restaurant français. Ils passèrent se changer à la maison et se mirent en route.
Joey : Alors ou m’emmènes tu ?
Andrew : Surprise.
Joey : Juste un petit indice.
Andrew : Juste un alors, nous allons manger à Providence dans un restaurant qui a ouvert il y a peu de temps, c’est l’un de mes clients qui me l’a fait découvrir. J’ai eu l’occasion de rencontrer le patron, très sympathique.
Joey : Et on y mange quoi ?
Andrew : De tout, mais la carte est principalement axée sur la cuisine française.
Joey : Ca fait longtemps que je n’ai pas mangé un bon repas français.
Andrew : Le chef est français je crois.
Joey : Alors ça sera exquis.
Andrew : Je l’espère.
Ils arrivèrent pour 20 heures au restaurant. Joey s’arrêta net lorsqu’elle vit le nom du restaurant.
Elle murmura : True Love.
Andrew : C’est très bien choisi comme nom, tu verras l’ambiance est très romantique.
Joey entra perdue dans ses pensées, décidément la vie ne cesserait jamais de lui jouer des tours. Le serveur les installa à une table.
Andrew : Votre patron est là ce soir ?
Serveur : Non, Monsieur, il viendra plus tard ce soir.
Andrew : Dommage, j’aurais voulu le saluer.
Serveur : Désirez vous boire un apéritif ?
Joey et Andrew commandèrent leur dîner. Joey était resté silencieuse une partie de la soirée.
Andrew : Joey est ce que tout va bien ? Tu es restée silencieuse toute la soirée.
Joey : La fatigue rien de plus.
En fait, elle n’avait cessé de penser à Pacey depuis qu’elle était entrée dans ce restaurant. Elle se rendit compte qu’elle n’avait pas pensé à lui depuis longtemps. Trop longtemps, elle ne voulait pas faire comme les autres, penser qu’il ne reviendrait jamais, il fallait qu’il revienne. Elle l’imaginait parfois au Mexique ou au Brésil, ou au milieu de l’océan. Elle ne voulait pas qu’on l’oublie. Mais il fallait qu’elle se rende à l’évidence, Pacey ne reviendrait jamais. Andrew la tira de sa rêverie.
Andrew : Tu as bien mangé ?
Joey : Oui c’était très bon.
Andrew : Les desserts vont bientôt arriver que dirais tu si nous buvions une petite coupe de champagne ?
Joey acquiesça.
Andrew commanda deux coupes de champagne
Andrew: Ton roman avance ?
Andrew et Jen étaient les seuls à savoir qu’elle écrivait un roman, lorsqu’elle en avait parlé à Jen, elle lui avait répondu qu’écrire aider à guérir les blessures de l’âme. Jen était devenu psychiatre, elle avait ouvert un cabinet à Capeside, elle avait été marquée par sa propre expérience dans sa jeunesse et voulait aider les autres. Quant à Andrew il l’avait surprise un jour devant son ordinateur. Elle lui avait alors expliqué qu’elle avait toujours aimé écrire et qu’elle travaillerait sûrement dans une maison d’édition si elle n’était pas restée à Capeside par la force des choses.
Joey : Je suis sur le point de le finir, il me reste un chapitre à écrire, quelques corrections et il sera fini.
Andrew : Tu vas pouvoir l’envoyer à des maisons d’édition.
Joey : Je ne sais pas si je suis prête à le faire.
Andrew : Tu n’as tout de même pas passé deux ans de ta vie à écrire ce roman pour qu’il finisse au fond d’un tiroir !
Joey : J’y ai mis un peu de moi dedans et…je ne sais pas…
Andrew : Tu me laisseras le lire ?
Joey : Oui, bien sûr j’ai besoin d’un avis, mais tu ne seras pas très objectif !
Andrew : Je ferais de mon mieux.
Le serveur apporta deux coupes de champagne. Joey prit sa coupe dans la main.
Joey : Tu peux rappeler le serveur, il y a quelque chose dans mon verre.
Joey approcha sa coupe et se rendit compte que l’objet au fond de son verre était un magnifique solitaire.
Joey : Oh mon Dieu.
Andrew lui avait pris la main et s’était agenouillé devant elle.
Joey : Andrew, relève-toi ! Mais qu’est ce qu’il te prend ! Tout le monde nous regarde.
Andrew : Joey tu as changé ma vie, tu es mon rayon de soleil, celle sans qui je ne suis rien, je t’aime et je voudrais passer le reste de ma vie avec toi. Veux tu m’épouser ?
Joey resta sans voix, elle ne savait pas quoi dire, elle se retrouvait là dans ce restaurant appelé True Love, la décision qu’elle prendrait ce soir changerait sa vie à jamais. Cela voudrait dire qu’elle abandonnerait à jamais l’idée que Pacey revienne vivre avec elle. Mais il fallait qu’elle tourne la page, elle ne pouvait pas vivre indéfiniment dans le passé, à attendre son retour, il fallait qu’elle aille de l’avant.
Andrew : Joey ?
Joey s’entendit répondre: Oui, oui je veux t’épouser.
Andrew se leva et l’embrassa sous les applaudissements des clients. En sortant, ils ratèrent de peu le patron qui arrivait à ce moment là.
Patron : Bonsoir Steve, rien de spécial ce soir.
Steve : Juste une demande en mariage.
Patron : J’espère qu’elle a accepté.
Steve : Oui.
Patron : Encore deux heureux dans ce bas monde. C’est dommage que je ne sois pas arrivé plus tôt j’aurais été les féliciter. Je vais dans mon bureau si on me cherche.
Steve : Je vous ai mis les journaux sur votre bureau.
Il ferma la porte se servit un scotch et s’installa à son bureau, il feuilleta les journaux lorsqu’il tomba sur la page people.
Dawson Leery, le nouveau prodige d’Hollywood, épousera ce week-end l’actrice Kelly Sanford.
Le mariage sera célébré dans l’intimité….
Venait ensuite un article retraçant leur carrière, leur rencontre etc…
Il posa le journal sur le bureau et soupira.
lilis012 (17.04.2005 à 22:29)
Les jours passèrent et le départ de Dawson et Kelly arriva rapidement. Ils partaient en voyage de noces à Hawaï avant de retourner travailler. Chacun était revenu à ses occupations. Joey termina son roman et le fit lire à Andrew.
Andrew : Joey, ton roman est génial !
Joey : C’est vrai, tu aimes ?
Andrew : J’adore, pourtant je ne suis pas un adepte des histoires d’amour mais celle ci est vraiment prenante, bien écrite, tu as du talent, Joey, un vrai talent.
Joey : Merci.
Andrew : Tiens, je t’ai préparé ceci.
Joey : Qu’est ce que c’est ?
Andrew : Des adresses d’éditeurs, tu vas en avoir besoin.
Joey : Je ne sais pas…
Andrew : Joey, ton roman va être un succès tu ne peux pas le mettre aux oubliettes simplement parce que tu as peur du refus.
Joey : Je vais y réfléchir.
Andrew avait l’air embarrassé.
Joey : Quelque chose ne va pas ?
Andrew : Voilà en fait, j’ai déjà, enfin je me suis permis d’envoyer ton roman à une maison d’édition de Providence.
Joey s’emporta : Tu as fais quoi ?
Andrew : Ton roman est vraiment génial, je me suis dit que tu ne l’enverrais jamais alors je l’ai fait à ta place.
Joey : De quel droit as tu osé faire ça, c’est mon roman, tu n’avais pas le droit de décider à ma place.
Andrew : Joey calme-toi.
Joey : Non je ne me calmerais pas !
Andrew : Tu vas finir par réveiller Lily si tu continues à crier.
Joey le fusilla du regard, prit sa veste et son manuscrit et sortit. Elle n’en revenait pas comment avait il osé envoyer son roman à une maison d’édition sans le lui demander, il n’avait pas le droit, elle ne voulait pas voir sa vie étalée partout, ce roman elle l’avait écrit en pensant à elle, à Pacey, à leur histoire, elle ne voulait pas que tout le monde soit au courant. Andrew s’imaginait qu’il s’agissait d’une histoire complètement fictive mais c’était tout sauf ça elle était belle et bien réelle, elle avait mis son cœur à nu dans ce livre. Ses pas la conduisirent tout droit chez Jen et Jack, ils avaient racheté la maison de Grand-Mère après sa mort et étaient revenus s’installer à Capeside après leurs études, Jack était prof au lycée. Jack lui ouvrit la porte.
Joey : Je ne vous dérange pas ?
Jack : Non entre on allait passer à table, Jen va rajouter un couvert.
Joey : Non ce n’est pas la peine je ne veux pas vous déranger.
Jen : Joey, entre, tu ne nous dérange jamais, et puis c’est agréable d’avoir de la compagnie autre qu’un gay !
Jack : Et tu étais bien contente que le gay vienne vivre avec toi.
Joey : Si je ne savais pas que tu étais gay je vous prendrais pour un vieux couple de mariés.
Jen : Nous n’en sommes pas encore là.
Ils s’installèrent dans la cuisine.
Jen : Tu ne devrais pas être chez toi ?
Joey : Je me suis disputé avec Andrew.
Jack : A quel sujet ?
Joey n’en avait pas encore parlé de son roman à Jack mais elle décida de tout lui dire après tout il était souvent de bon conseil.
Joey : Mon roman.
Jack : Ton roman ? Tu écris un livre ?
Joey : En fait, je l’ai terminé.
Jen : Qu’est ce qu’Andrew vient faire dans tout ça ?
Joey : Il l’a lu, l’a adoré et envoyé à une maison d’édition sans mon accord.
Jack : Ou est le problème, tu l’aurais quand même envoyé.
Joey : Non.
Jen : Tu n’as pas écrit ce roman pour le garder dans un tiroir ?
Joey : Si.
Jen : Joey !
Joey : Je ne sais pas, ce roman c’est une partie de moi, pas dans le sens où je l’ai écrit mais parce que j’y ai mis beaucoup de moi, de mes sentiments, de ma vie. Andrew n’a pas fait le rapprochement avec vous ou avec…
Jen : Pacey.
Joey : Ou avec Pacey, parce qu’il ignore cette partie de ma vie, mais que vont dire les gens que je connais.
Jack : Laisse le nous et on te le dira.
Joey : Quoi ?
Jack : Tu viens de dire que tu aimerais avoir l’opinion des gens qui te connaissent alors laisse le nous ce soir et tu auras notre avis demain matin.
Jen : Il a raison, nous te connaissons mieux que personne.
Joey : Pourquoi pas après tout vous avez le droit de savoir ce que j’ai écrit sur vous.
Jack : Ca me fait peur !
Joey : Je n’ai épargné personne, je me suis inspirée de vous, mais ne prenez pas tout au pied de la lettre, la plupart des événement sont fictifs, tirés de mon imagination.
Jen : On a compris Joey.
Joey leur tendit le manuscrit. Jen lut le titre.
Jen murmura : True Love.
Joey : C’est toi qui m’as dit qu’écrire était la meilleure des thérapies, alors voilà je l’ai fait.
Jack : Maintenant dehors, nous avons du travail.
Jack la poussa dehors, Jen s’était déjà installé sur le canapé pour lire le roman de Joey, Jack s’installa à côté d’elle et ils commencèrent la lecture. Ils ne purent s’arrêter, chacun lisant un passage chacun leur tour à haute voix. Ils le finirent au petit matin épuisé mais content, Joey avait écrit un chef d’œuvre, elle y avait mis une partie d’elle et c’est ce qui rendait son livre si attirant.
Ils allèrent la réveiller.
Joey : Vous avez vu l’heure !
Jack : Nous avons lu ton roman.
Joey : Quoi, vous l’avez lu toute la nuit ?
Jen : On a pas pu s’arrêter une seule seconde.
Jack : Tu as du café ?
Joey : Je vais en faire, je reviens.
Joey était nerveuse, ses amis avaient lu son roman et avaient l’air de l’avoir aimé, mais avec ces deux là on ne sait jamais à quoi s’attendre.
Elle revint avec trois tasses de café bien chaud.
Joey : Alors votre verdict.
Jen : Parfait.
Jack : Génial.
Jen : Impressionnant.
Jack : Touchant.
Jen : Et tellement romantique.
Joey : Arrêter vous aller me faire rougir. Comment avez vous trouvé vos personnages ?
Jack : Fidèle à l’original.
Joey : Vous n’avez rien à redire, rien du tout ?
Jen : Rien, Joey, ce roman est magnifique, il te ressemble tout simplement.
Joey : Vous êtes vraiment sérieux vous avez aimé ?
Jack : On a adoré !
Joey : Je n’en reviens pas que vous ayez aimé !
Jen : Tu as du talent Joey c’est évident, et je dois te dire que tu as tort d’en vouloir à Andrew, il a eu raison d’envoyer ton roman.
Joey : Il aurait du m’en parler avant.
Jack : C’est certain mais te connaissant, il savait que tu hésiterais avant de le faire.
Joey resta silencieuse, ses amis rentrèrent chez eux en la félicitant une dernière fois. Andrew arriva en baillant réveiller par le bruit.
Andrew : Qu’est ce qu’il se passe ici ?
Joey : Rien, un café ?
Andrew : Comment se fait-il que tu sois déjà debout, Lily n’est pas encore réveillée !
Joey : Assieds toi !
Andrew : Joey il est 6 heures du matin, je préférerais dormir encore un peu avant d’aller travailler.
Joey : Assieds toi s’il te plaît.
Andrew s’installa pendant que Joey lui servait une tasse de café. Elle s’assit à côté de lui.
Joey : Je voulais m’excuser pour m’être emporté hier soir.
Andrew : Et tu trouves que c’est une heure appropriée pour les excuses ?
Joey : Hier soir je suis allée voir Jen et Jack et je leur ai laissé mon manuscrit, ils l’ont lu cette nuit et sont venus ce matin…
Andrew : C’est eux qui faisaient tout ce bruit !
Joey : Oui, ils ont adoré mon roman, c’est pourquoi je te dois des excuses pour avoir mal réagi…mais tu m’en dois aussi pour l’avoir envoyer sans m’en toucher un mot.
Andrew : Si je t’en avais pas parlé ton manuscrit serait encore sur ton bureau.
Joey : Peut être, peut être pas !
Andrew : Tu es de mauvaise foi parfois mais il est trop tôt pour discuter, allons nous coucher.
Il prit Joey par le bras et la tira jusque dans le lit.
Joey décida d’envoyer son roman à plusieurs maison d’édition, tous les jours elle allait voir dans la boîte aux lettres si elle avait reçu une réponse. Elle attendait depuis des semaines, au point où elle en était même une réponse négative lui aurait fait plaisir. Ses amis essayaient de la rassurer mais les semaines passaient et Joey s’inquiétait de plus en plus, jusqu’au jour où une enveloppe de Providence se trouva dans la boîte aux lettres. Elle alla sous la véranda, se mit assise sur les marches et regarda l’enveloppe. Elle venait de Hart Editions, de Providence, c’était Andrew qui leur avait envoyé son manuscrit il y avait des semaines maintenant, ils avaient mis trop longtemps avant de répondre s’ils avaient aimé ils auraient répondu tout de suite. Elle tourna et retourna l’enveloppe dans tous les sens.
Jen : Tu arriveras mieux à lire si tu l’ouvres.
Joey : Jen tu m’as fait peur.
Jen : Alors c’est une réponse ?
Joey : Oui.
Jen : Tu vas l’ouvrir ?
Joey : Je ne sais pas.
Jen s’installa à côté d’elle.
Jen/ Tu veux que je l’ouvre à ta place ?
Joey lui tendit l’enveloppe : Oui, enfin non.
Elle retira l’enveloppe des mains de Jen.
Joey : Non, je crois que c’est mieux si c’est moi qui l’ouvre.
Jen : Alors ouvre là.
Joey : Non, je vais la poser sur cette table je l’ouvrirais plus tard.
Elle se leva, posa l’enveloppe sur la table et retourna s’asseoir. Elle se releva deux secondes plus tard pour reprendre l’enveloppe et se rassit à côté de Jen.
Joey : Finalement je vais l’ouvrir.
Jen : Sage décision.
Joey : Et si c’était un refus.
Jen : Ce n’est pas grave, au moins ils ont pris la peine de lire ton roman et puis ce n’est que la première réponse que tu reçois, ce n’est parce qu’elle est négative que tu dois baisser les bras.
Joey : Tu vois, toi aussi tu penses que c’est un refus.
Jen : Je n’ai pas dit ça. Ouvres cette enveloppe Joey, tout de suite.
Joey prit sa respiration et décacheta doucement l’enveloppe. Jen commençait à perdre patience.
Jen : Joey, plus vite.
Joey sortit la lettre et commença à lire.
Melle Potter,
Nous vous remercions de l’intérêt que vous portez à notre maison d’édition, blabla blabla…
Nous avons lu votre manuscrit avec une grande attention et nous serions ravis de vous rencontrer pour en discuter.
Vous pouvez nous contacter…blabla bla.
Joey relut la lettre plusieurs fois.
Joey : Ils ont aimé mon livre.
Jen : Je te l’avais bien dit.
Joey : C’est incroyable, je n’en reviens pas.
Jen était parti chercher le téléphone et le tendit à Joey qui était toujours assise sur le perron la lettre dans sa main.
Jen : Qu’est ce que tu attends pour les appeler !
Joey : Maintenant ?
Jen : Ils veulent te rencontrer Joey, plus vite tu appelleras et plus vite tu seras fixé sur leurs intentions.
Joey saisit le téléphone et composa le numéro indiqué sur la lettre. Elle tomba sur la secrétaire qui lui donna rendez-vous le lendemain.
Jen : Alors ?
Joey : J’ai rendez-vous demain matin.
Jen : Ils sont impatients de te voir c’est bon signe.
Joey : Est-ce que tu veux m’accompagner ?
Jen : Tu as rendez-vous à quelle heure ?
Joey : 10H30.
Jen : Très bien je t’accompagne, nous irons ensuite manger dans un bon restaurant pour fêter ta réussite.
Joey : Merci.
Jen : De rien les amis c’est fait pour ça.
Le lendemain Jen passa prendre Joey, elle la déposa devant la maison d’édition après l’avoir quasiment poussé hors de la voiture. Elle gara la voiture et alla faire un tour dans les magasins. Elle passa devant le restaurant dont Joey lui avait parlé. Elle entra pour voir s’il était possible de réserver une table pour 12h00. Il était encore tôt et personne n’était à la réception. Elle patienta quelques instants, au fond du restaurant elle aperçut une silhouette. Elle voulut aller voir mais un serveur arriva.
Serveur : Bonjour, je peux vous aider ?
Jen : Oui, je voudrais savoir si vous avez une table de libre pour 12h00 pour deux personnes.
Serveur : Malheureusement nous n’avons plus aucune table de libre.
Jen : Oh, vous êtes vraiment sûr, vous avez du mal regarder.
Servuer : Non Mademoiselle, j’en suis sûre.
Jen s’approcha un peu de lui et lui fit son plus beau sourire.
Jen : Vous êtes vraiment sûr ?
Serveur : Un instant je vois que des clients ont annulé leur réservation. Nous avons bien une table de libre. A quel nom dois-je mettre la réservation ?
Jen : Lindley.
Serveur : Bien, à tout à l’heure, Melle Lindley.
lilis012 (17.04.2005 à 22:30)
Les jours passèrent et le départ de Dawson et Kelly arriva rapidement. Ils partaient en voyage de noces à Hawaï avant de retourner travailler. Chacun était revenu à ses occupations. Joey termina son roman et le fit lire à Andrew.
Andrew : Joey, ton roman est génial !
Joey : C’est vrai, tu aimes ?
Andrew : J’adore, pourtant je ne suis pas un adepte des histoires d’amour mais celle ci est vraiment prenante, bien écrite, tu as du talent, Joey, un vrai talent.
Joey : Merci.
Andrew : Tiens, je t’ai préparé ceci.
Joey : Qu’est ce que c’est ?
Andrew : Des adresses d’éditeurs, tu vas en avoir besoin.
Joey : Je ne sais pas…
Andrew : Joey, ton roman va être un succès tu ne peux pas le mettre aux oubliettes simplement parce que tu as peur du refus.
Joey : Je vais y réfléchir.
Andrew avait l’air embarrassé.
Joey : Quelque chose ne va pas ?
Andrew : Voilà en fait, j’ai déjà, enfin je me suis permis d’envoyer ton roman à une maison d’édition de Providence.
Joey s’emporta : Tu as fais quoi ?
Andrew : Ton roman est vraiment génial, je me suis dit que tu ne l’enverrais jamais alors je l’ai fait à ta place.
Joey : De quel droit as tu osé faire ça, c’est mon roman, tu n’avais pas le droit de décider à ma place.
Andrew : Joey calme-toi.
Joey : Non je ne me calmerais pas !
Andrew : Tu vas finir par réveiller Lily si tu continues à crier.
Joey le fusilla du regard, prit sa veste et son manuscrit et sortit. Elle n’en revenait pas comment avait il osé envoyer son roman à une maison d’édition sans le lui demander, il n’avait pas le droit, elle ne voulait pas voir sa vie étalée partout, ce roman elle l’avait écrit en pensant à elle, à Pacey, à leur histoire, elle ne voulait pas que tout le monde soit au courant. Andrew s’imaginait qu’il s’agissait d’une histoire complètement fictive mais c’était tout sauf ça elle était belle et bien réelle, elle avait mis son cœur à nu dans ce livre. Ses pas la conduisirent tout droit chez Jen et Jack, ils avaient racheté la maison de Grand-Mère après sa mort et étaient revenus s’installer à Capeside après leurs études, Jack était prof au lycée. Jack lui ouvrit la porte.
Joey : Je ne vous dérange pas ?
Jack : Non entre on allait passer à table, Jen va rajouter un couvert.
Joey : Non ce n’est pas la peine je ne veux pas vous déranger.
Jen : Joey, entre, tu ne nous dérange jamais, et puis c’est agréable d’avoir de la compagnie autre qu’un gay !
Jack : Et tu étais bien contente que le gay vienne vivre avec toi.
Joey : Si je ne savais pas que tu étais gay je vous prendrais pour un vieux couple de mariés.
Jen : Nous n’en sommes pas encore là.
Ils s’installèrent dans la cuisine.
Jen : Tu ne devrais pas être chez toi ?
Joey : Je me suis disputé avec Andrew.
Jack : A quel sujet ?
Joey n’en avait pas encore parlé de son roman à Jack mais elle décida de tout lui dire après tout il était souvent de bon conseil.
Joey : Mon roman.
Jack : Ton roman ? Tu écris un livre ?
Joey : En fait, je l’ai terminé.
Jen : Qu’est ce qu’Andrew vient faire dans tout ça ?
Joey : Il l’a lu, l’a adoré et envoyé à une maison d’édition sans mon accord.
Jack : Ou est le problème, tu l’aurais quand même envoyé.
Joey : Non.
Jen : Tu n’as pas écrit ce roman pour le garder dans un tiroir ?
Joey : Si.
Jen : Joey !
Joey : Je ne sais pas, ce roman c’est une partie de moi, pas dans le sens où je l’ai écrit mais parce que j’y ai mis beaucoup de moi, de mes sentiments, de ma vie. Andrew n’a pas fait le rapprochement avec vous ou avec…
Jen : Pacey.
Joey : Ou avec Pacey, parce qu’il ignore cette partie de ma vie, mais que vont dire les gens que je connais.
Jack : Laisse le nous et on te le dira.
Joey : Quoi ?
Jack : Tu viens de dire que tu aimerais avoir l’opinion des gens qui te connaissent alors laisse le nous ce soir et tu auras notre avis demain matin.
Jen : Il a raison, nous te connaissons mieux que personne.
Joey : Pourquoi pas après tout vous avez le droit de savoir ce que j’ai écrit sur vous.
Jack : Ca me fait peur !
Joey : Je n’ai épargné personne, je me suis inspirée de vous, mais ne prenez pas tout au pied de la lettre, la plupart des événement sont fictifs, tirés de mon imagination.
Jen : On a compris Joey.
Joey leur tendit le manuscrit. Jen lut le titre.
Jen murmura : True Love.
Joey : C’est toi qui m’as dit qu’écrire était la meilleure des thérapies, alors voilà je l’ai fait.
Jack : Maintenant dehors, nous avons du travail.
Jack la poussa dehors, Jen s’était déjà installé sur le canapé pour lire le roman de Joey, Jack s’installa à côté d’elle et ils commencèrent la lecture. Ils ne purent s’arrêter, chacun lisant un passage chacun leur tour à haute voix. Ils le finirent au petit matin épuisé mais content, Joey avait écrit un chef d’œuvre, elle y avait mis une partie d’elle et c’est ce qui rendait son livre si attirant.
Ils allèrent la réveiller.
Joey : Vous avez vu l’heure !
Jack : Nous avons lu ton roman.
Joey : Quoi, vous l’avez lu toute la nuit ?
Jen : On a pas pu s’arrêter une seule seconde.
Jack : Tu as du café ?
Joey : Je vais en faire, je reviens.
Joey était nerveuse, ses amis avaient lu son roman et avaient l’air de l’avoir aimé, mais avec ces deux là on ne sait jamais à quoi s’attendre.
Elle revint avec trois tasses de café bien chaud.
Joey : Alors votre verdict.
Jen : Parfait.
Jack : Génial.
Jen : Impressionnant.
Jack : Touchant.
Jen : Et tellement romantique.
Joey : Arrêter vous aller me faire rougir. Comment avez vous trouvé vos personnages ?
Jack : Fidèle à l’original.
Joey : Vous n’avez rien à redire, rien du tout ?
Jen : Rien, Joey, ce roman est magnifique, il te ressemble tout simplement.
Joey : Vous êtes vraiment sérieux vous avez aimé ?
Jack : On a adoré !
Joey : Je n’en reviens pas que vous ayez aimé !
Jen : Tu as du talent Joey c’est évident, et je dois te dire que tu as tort d’en vouloir à Andrew, il a eu raison d’envoyer ton roman.
Joey : Il aurait du m’en parler avant.
Jack : C’est certain mais te connaissant, il savait que tu hésiterais avant de le faire.
Joey resta silencieuse, ses amis rentrèrent chez eux en la félicitant une dernière fois. Andrew arriva en baillant réveiller par le bruit.
Andrew : Qu’est ce qu’il se passe ici ?
Joey : Rien, un café ?
Andrew : Comment se fait-il que tu sois déjà debout, Lily n’est pas encore réveillée !
Joey : Assieds toi !
Andrew : Joey il est 6 heures du matin, je préférerais dormir encore un peu avant d’aller travailler.
Joey : Assieds toi s’il te plaît.
Andrew s’installa pendant que Joey lui servait une tasse de café. Elle s’assit à côté de lui.
Joey : Je voulais m’excuser pour m’être emporté hier soir.
Andrew : Et tu trouves que c’est une heure appropriée pour les excuses ?
Joey : Hier soir je suis allée voir Jen et Jack et je leur ai laissé mon manuscrit, ils l’ont lu cette nuit et sont venus ce matin…
Andrew : C’est eux qui faisaient tout ce bruit !
Joey : Oui, ils ont adoré mon roman, c’est pourquoi je te dois des excuses pour avoir mal réagi…mais tu m’en dois aussi pour l’avoir envoyer sans m’en toucher un mot.
Andrew : Si je t’en avais pas parlé ton manuscrit serait encore sur ton bureau.
Joey : Peut être, peut être pas !
Andrew : Tu es de mauvaise foi parfois mais il est trop tôt pour discuter, allons nous coucher.
Il prit Joey par le bras et la tira jusque dans le lit.
Joey décida d’envoyer son roman à plusieurs maison d’édition, tous les jours elle allait voir dans la boîte aux lettres si elle avait reçu une réponse. Elle attendait depuis des semaines, au point où elle en était même une réponse négative lui aurait fait plaisir. Ses amis essayaient de la rassurer mais les semaines passaient et Joey s’inquiétait de plus en plus, jusqu’au jour où une enveloppe de Providence se trouva dans la boîte aux lettres. Elle alla sous la véranda, se mit assise sur les marches et regarda l’enveloppe. Elle venait de Hart Editions, de Providence, c’était Andrew qui leur avait envoyé son manuscrit il y avait des semaines maintenant, ils avaient mis trop longtemps avant de répondre s’ils avaient aimé ils auraient répondu tout de suite. Elle tourna et retourna l’enveloppe dans tous les sens.
Jen : Tu arriveras mieux à lire si tu l’ouvres.
Joey : Jen tu m’as fait peur.
Jen : Alors c’est une réponse ?
Joey : Oui.
Jen : Tu vas l’ouvrir ?
Joey : Je ne sais pas.
Jen s’installa à côté d’elle.
Jen/ Tu veux que je l’ouvre à ta place ?
Joey lui tendit l’enveloppe : Oui, enfin non.
Elle retira l’enveloppe des mains de Jen.
Joey : Non, je crois que c’est mieux si c’est moi qui l’ouvre.
Jen : Alors ouvre là.
Joey : Non, je vais la poser sur cette table je l’ouvrirais plus tard.
Elle se leva, posa l’enveloppe sur la table et retourna s’asseoir. Elle se releva deux secondes plus tard pour reprendre l’enveloppe et se rassit à côté de Jen.
Joey : Finalement je vais l’ouvrir.
Jen : Sage décision.
Joey : Et si c’était un refus.
Jen : Ce n’est pas grave, au moins ils ont pris la peine de lire ton roman et puis ce n’est que la première réponse que tu reçois, ce n’est parce qu’elle est négative que tu dois baisser les bras.
Joey : Tu vois, toi aussi tu penses que c’est un refus.
Jen : Je n’ai pas dit ça. Ouvres cette enveloppe Joey, tout de suite.
Joey prit sa respiration et décacheta doucement l’enveloppe. Jen commençait à perdre patience.
Jen : Joey, plus vite.
Joey sortit la lettre et commença à lire.
Melle Potter,
Nous vous remercions de l’intérêt que vous portez à notre maison d’édition, blabla blabla…
Nous avons lu votre manuscrit avec une grande attention et nous serions ravis de vous rencontrer pour en discuter.
Vous pouvez nous contacter…blabla bla.
Joey relut la lettre plusieurs fois.
Joey : Ils ont aimé mon livre.
Jen : Je te l’avais bien dit.
Joey : C’est incroyable, je n’en reviens pas.
Jen était parti chercher le téléphone et le tendit à Joey qui était toujours assise sur le perron la lettre dans sa main.
Jen : Qu’est ce que tu attends pour les appeler !
Joey : Maintenant ?
Jen : Ils veulent te rencontrer Joey, plus vite tu appelleras et plus vite tu seras fixé sur leurs intentions.
Joey saisit le téléphone et composa le numéro indiqué sur la lettre. Elle tomba sur la secrétaire qui lui donna rendez-vous le lendemain.
Jen : Alors ?
Joey : J’ai rendez-vous demain matin.
Jen : Ils sont impatients de te voir c’est bon signe.
Joey : Est-ce que tu veux m’accompagner ?
Jen : Tu as rendez-vous à quelle heure ?
Joey : 10H30.
Jen : Très bien je t’accompagne, nous irons ensuite manger dans un bon restaurant pour fêter ta réussite.
Joey : Merci.
Jen : De rien les amis c’est fait pour ça.
Le lendemain Jen passa prendre Joey, elle la déposa devant la maison d’édition après l’avoir quasiment poussé hors de la voiture. Elle gara la voiture et alla faire un tour dans les magasins. Elle passa devant le restaurant dont Joey lui avait parlé. Elle entra pour voir s’il était possible de réserver une table pour 12h00. Il était encore tôt et personne n’était à la réception. Elle patienta quelques instants, au fond du restaurant elle aperçut une silhouette. Elle voulut aller voir mais un serveur arriva.
Serveur : Bonjour, je peux vous aider ?
Jen : Oui, je voudrais savoir si vous avez une table de libre pour 12h00 pour deux personnes.
Serveur : Malheureusement nous n’avons plus aucune table de libre.
Jen : Oh, vous êtes vraiment sûr, vous avez du mal regarder.
Servuer : Non Mademoiselle, j’en suis sûre.
Jen s’approcha un peu de lui et lui fit son plus beau sourire.
Jen : Vous êtes vraiment sûr ?
Serveur : Un instant je vois que des clients ont annulé leur réservation. Nous avons bien une table de libre. A quel nom dois-je mettre la réservation ?
Jen : Lindley.
Serveur : Bien, à tout à l’heure, Melle Lindley.
lilis012 (17.04.2005 à 22:30)
En sortant du restaurant Jen s’aperçut qu’il était déjà 11h30, Joey ne l’avait toujours pas appelé. Elle se dirigeait vers la maison d’édition lorsque son téléphone sonna.
Joey : Jen, c’est Joey je suis sortie.
Jen : Alors ?
Joey : Pour résumer, ils ont adoré mon roman et veulent le publier !
Jen : Joey, c’est fantastique, je te rejoins immédiatement.
Jen accéléra le pas pour retrouver Joey au plus vite. Lorsqu’elle arriva Joey l’attendait assise sur un banc.
Jen : Joey !
Joey se leva et courut à sa rencontre.
Joey : Je n’en reviens pas Jen, mon roman va être publié !
Jen : Viens tu me raconteras ça autour d’un bon déjeuner, j’ai réservé une table dans le restaurant dont tu m’avais parlé.
Joey sentit son estomac se nouer mais préféra ignorait son sentiment d’angoisse pour se consacrer uniquement à cette merveilleuse nouvelle.
Lorsqu’elles arrivèrent au restaurant, le serveur les installa à une table au fond du restaurant.
Serveur : Désirez vous boire quelque chose ?
Jen : Champagne, nous avons un événement à fêter.
Joey commença à lui raconter en détail son entretien.
Joey : J’étais très nerveuse lorsque je suis entrée dans le bureau, ils étaient 4 à me regarder, un instant j’ai été tenté de prendre mes jambes à mon cou, heureusement qu’ils ont commencé à me parler sinon je serais partie.
Jen : Qu’est ce qu’ils t’ont dit?
Joey : Ils sont directement entrés dans le vif du sujet, et m’ont dit qu’ils voulaient publier mon roman, il y a bien sûr des modifications à apporter aux niveaux des tournures mais ils ne veulent rien supprimer ou ajouter.
Jen : Joey, je suis contente pour toi, tu vois Andrew avait raison de te pousser.
Joey : Oui, c’est un peu à lui que je dois la publication de mon roman, mais aussi à toi.
Jen : A moi ?
Joey : Oui, tu m’as poussé à écrire en me disant que ça m’aiderait à accepter la disparition de Pacey.
Jen : Est ce ca a marché ?
Joey : Plus ou moins ca dépend des jours, tu sais au mariage de Dawson j’ai vraiment cru que c’était lui.
Jen : Et si ça avait été lui, comment aurais tu réagi ?
Joey : Jen, ne commence pas à me psychanalyser je ne suis pas une de tes patientes !
Jen : C’est l’amie qui te parle pas la psy.
Joey : Je ne sais pas, je crois que je resterais pétrifié sur place à me demander si je ne rêve pas, comme chez Dawson, et puis après je le giflerais pour m’avoir fait endurer tout ça.
Jen : Tu es encore en colère contre lui ?
Joey : Je crois que je le serais moins s’il n’y avait pas Lily, j’aurais pris les choses différemment je pense.
Jen : Mais aujourd’hui tu vas bien, tu vas te marier et ton livre va être publié.
Joey baissa la tête et ne répondit pas.
Jen : Qu’est ce qu’il se passe ?
Joey resta silencieuse quelques secondes, Jen savait par expérience qu’il ne fallait pas forcer les gens à parler, sinon ils se renfermaient aussi vite. Si Joey voulait lui parler, elle le ferait sinon elle attendrait. Joey parla après quelques minutes de silence. Elle avait beaucoup réfléchi depuis qu’elle avait dit Oui à Andrew, parfois elle se disait que c’était la bonne solution, qu’elle serait heureuse et parfois elle se demandait si elle avait fait le bon choix, si elle n’avait pas accepter de l’épouser uniquement pour combler l’absence de Pacey. Après quelques minutes de silence elle dit.
Joey : Je ne sais pas si j’ai pris la bonne décision en acceptant de l’épouser.
Jen : Pourquoi ?
Joey : Je ne sais pas, je me demande parfois si je ne l’épouse pas uniquement pour Lily, Andrew est quelqu’un de bien, il fera un bon père mais…
Jen : Fera-t-il un bon mari ?
Joey acquiesca.
Jen : Joey, avant toutes choses tu dois penser à toi, à ton bonheur, Lily sera heureuse quoique tu fasses mais il ne faut pas que pour ça, toi, tu sois malheureuse. La vraie question est : Est ce que tu l’aimes ?
Joey réfléchit quelques instants, oui elle l’aimait enfin elle le croyait.
Pendant ce temps le serveur était allé voir son patron.
Serveur : Patron, nous avons deux jeunes femmes qui sont là pour fêter un événement.
Pacey : Quelle sorte d’événement ?
Serveur : Je crois que l’une d’entre elles va publier son premier roman.
Pacey : Effectivement ça se fête. Je vais descendre dans un instant les saluer.
Serveur : Table 21.
Lorsque le serveur redescendit en salle, Pacey se rendit compte qu’il avait oublier de demander le nom des personnes.
Joey était toujours silencieuse. Jen attendait patiemment, elle avait appris la patience face à ses patients, elle avait eu le cas une fois d’un patient qui était resté silencieux pendant plusieurs séances avant de réussir à parler. Heureusement pour elle c’était assez rare, les patients se mettaient à parler doucement après plusieurs minutes, il était difficile d’admettre qu’on avait besoin d’un psy.
Pacey descendit les escaliers et se dirigea vers la table 21. Il s’arrêta net lorsqu’il constata que la personne assise à cette table n’était autre que Joey. Il ne pouvait plus bouger, elle était encore plus belle qu’au mariage, il était prêt à faire demi-tour lorsque Joey leva la tête et croisa son regard.
Jen vit Joey pâlir d’un seul coup, elle avait levé les yeux et son regard avait changé, elle était comme pétrifiée.
Jen : Joey ! Joey !
Joey articula difficilement: Pacey!
Jen se retourna pour regarder dans la direction de Joey et l’aperçut. C’était bien lui qui se tenait devant elles à quelques mètres. Il n’avait pas vraiment changé, il était toujours le même. Jen resta également figé sur place puis elle se souvint du mariage de Dawson, la silhouette si familière qu’elle avait aperçu c’était lui, aujourd’hui aussi lorsqu’elle était venue réserver la table. Joey n’avait pas rêvé, c’était bien Pacey derrière la fenêtre.
Pacey était toujours à la même place, il n’osait pas bouger, il ne savait pas s’il devait aller les voir ou partir. Il ne savait pas qu’elle serait la réaction de Joey. Il se rendit compte que les clients du restaurant commençaient à l’observer. Il fit alors demi-tour et remonta dans son bureau.
Joey sortit alors de sa torpeur et le suivit, Jen sur ses talons. Lorsqu’elle arriva dans le bureau, Pacey se tenait devant la fenêtre. Il se retourna et lui sourit timidement. Joey s’approcha de lui et le gifla.
Joey : Ca c’est pour m’avoir laisser sans nouvelles de toi.
Elle se retourna et partit. Pacey avait pu voir toute la colère qu’elle éprouvait à son égard. Jen était toujours là à le regarder se frotter le joue.
Jen : Pacey Witter de retour parmi les vivants.
Elle s’approcha de lui et le prit dans ses bras.
Jen : C’est bon de te revoir… Elle lui donna une petite tape sur le bras…Comment as tu pu nous faire ça, on était mort d’inquiétude de ne pas te voir revenir, et je ne parle même pas de Joey !
Pacey : Je suis désolé.
Jen : Tu n’as pas mieux comme excuses !
Pacey : Jen, s’il te plaît j’ai déjà subi les foudres d’une Joey en colère.
Jen : Ca n’est rien à côté de moi !
Elle s’approcha de nouveau, Pacey recula.
Pacey : On se calme Lindley.
Jen : Alors racontes moi tout !
Pacey : Et Joey ?
Jen : Elle n’ira pas loin c’est moi qui aies la voiture, et puis il lui faut le temps de se remettre du choc.
Pacey : Comment va-t-elle ?
Jen : Bien, elle va bientôt se marier.
Pacey : Je sais j’ai vu sa bague dans la cuisine.
Jen : Alors c’était bien toi au mariage, Joey n’avait pas rêvé.
Pacey : J’ai lu dans le journal qu’il allait se marier, au début je ne voulais pas venir et puis ça a été plus fort que moi, j’ai assisté à la cérémonie de loin.
Jen : Pourquoi n’es tu pas revenu ? Et pourquoi es tu ici ?
Pacey s’installa dans son fauteuil, par où commencer ? Par sa déception lorsque Joey a refusé de partir avec lui, par son envie de refaire sa vie loin des gens qu’ils connaissaient et le considéraient toujours comme un raté ?
Jen : Tu sais que tu n’es pas un raté, il n’y a qu’à regarder ton restaurant, il ne désemplit pas, j’ai du user de tous mes charmes pour avoir une table ce midi !
Pacey : Parles moi un peu de toi !
Jen : Ok, mais tu n’y échapperas pas Pacey.
Pacey sourit, il se rendit compte qu’elle lui avait manqué, ce côté à vouloir tout savoir, et faire avouer aux gens ce qu’ils ressentent, elle aurait fait un très bon psy.
Jen : Et bien je suis devenue psy, j’ai ouvert un cabinet à Capeside et …
Pacey éclata de rire.
Jen : Quoi ! Ca n’a rien de drôle !
Pacey : Ce n’est pas ça, j’étais justement en train de me dire que tu ferais un bon psy, tu arrives toujours à faire parler les gens contre leur volonté !!!
Jen : Merci pour le compliment. Jack et moi vivons ensemble, en tout bien tout honneur bien sûr, nous avons racheté la maison de Grand-Mère avec son héritage. Jack est prof et entraîneur à Capeside. Et Dawson bien sûr fait son chemin à LA.
Pacey : Et Audrey ?
Jen : Elle voyage beaucoup avec son groupe, de concerts en concerts. Bon si nous revenions à toi.
Pacey : Que veux tu savoir ?
Jen : Tout !
Pacey : Et bien j’ai parcouru l’Amérique du nord au sud, Canada, Mexique, Brésil, les Antilles. Je restais quelques temps, faisait des petits boulots. C’était magique, j’ai rencontré énormément de gens, je me sentais libre, heureux, et puis au bout de quelques mois l’envie de rentrer a été plus forte. Seulement je ne voulais pas revenir à Capeside, ou tout le monde me considérer comme un looser, alors j’ai atterri ici, je vivais sur mon bateau, j’ai trouvé une place de chef et la chance m’a sourit un jour, j’ai placé l’argent que j’avais de côté en bourse et ça m’a réussi, j’ai pu ouvrir ce restaurant…
Jen : Et ainsi tenir la promesse faite à Joey.
Pacey : Elle t’en a parlé ?
Jen : Elle est venu ici il y a quelques temps et le nom, plus le menu, lui a fait pensé à toi.
Pacey : Alors elle pense encore à moi ?
Jen : Pacey, tu l’as laissé sans nouvelles des mois, puis tu as disparu, elle s’est inquiétée pour toi, elle passait des journées entières à regarder l’océan espérant apercevoir ton voilier. Et puis un jour, elle a comprit que tu ne reviendrais pas, et elle a commencé à vivre.
Pacey : Pourquoi me dis tu tout ça ?
Jen : Pour te faire comprendre que si elle ne t’a pas accompagné sur ce bateau ce n’était certainement pas parce qu’elle ne t’aimait pas mais parce que cette peur qui l’animait été toujours là.
Pacey resta silencieux, il avait cru qu’elle ne l’aimait pas, que cette nuit était la conséquence de l’alcool, maintenant il était trop tard, elle allait en épouser un autre.
Jen se leva et se dirigea vers la porte.
Jen : Maintenant que tu es de retour parmi nous passe nous voir plus souvent.
Elle chercher Joey pendant une heure, son téléphone était coupé, elle la trouva à la marina.
Jen : Salut.
Joey : Salut.
Jen : Comment vas tu ?
Joey : Plutôt bien pour quelqu’un qui vient de voir un fantôme. Tu te rends compte tout se temps il était ici à quelques kilomètres alors que je l’imaginais perdu en mer !
Jen : Il avait ses raisons.
Joey : Pacey a toujours ses raisons pour justifier ses actes mais ce ne sont jamais de bonnes raisons.
Jen : Il a cru que tu ne l’aimais pas.
Joey : Peu importe ce qu’il a pu croire, il est parti, il a fui mais cette fois il n’est pas revenu. Et il est trop tard.
Joey se leva.
Joey : On rentre ?
Jen n’insista pas, Joey était trop en colère pour pouvoir parler calmement des raisons qui poussèrent Pacey à partir. Le voyage se fit en silence, Jen savait qu’il lui faudrait du temps pour encaisser la nouvelle, beaucoup de temps. En effet les semaines passèrent doucement les unes après les autres. Jen avait annoncé la nouvelle du retour de Pacey, il venait de temps les voir mais Joey n’était jamais présente. Andrew et elle avaient enfin fixé une date, elle se lançait à corps perdu dans le travail au restaurant, dans la publication de son livre et dans les préparatifs du mariage. Joey avait insisté pour se marier rapidement, et le mariage était maintenant dans deux semaines. Jen pensait que cette envie était due au retour de Pacey. Lorsqu’elle lui en avait parlé, Joey avait nié mais Jen savait qu’elle avait vu juste. Elle n’avait plus jamais parlé de Pacey. Elle devait aller chez Jen pour l’aider à choisir sa robe de demoiselle d’honneur. Comme à son habitude, elle entra directement.
Joey : Jen, Jen ? C’est moi ! Où es tu ? On va être en retard !
Pacey : Elle s’est absentée quelques minutes chez Gale, elle va revenir tout de suite.
Joey froide lui répondit : Je vais l’attendre dehors.
Pacey : Joey ! Attends, il faudrait qu’on parle.
Joey : Je n’ai rien à te dire.
Pacey : Moi, oui.
Joey : Je n’ai pas envie de t’écouter. Tu lui diras que je l’attends au B&B. Et puis non laisse tomber je lui téléphonerais moi-même.
Joey sortit en laissant Pacey seule. Elle monta dans sa voiture. Jen sortit de chez Gale et aperçut la voiture de Joey partir puis Pacey montait dans la sienne et la suivre. Il allait y avoir des rebondissements dans l’histoire « Pacey/Joey ».
Joey arriva chez Bessie. Pacey se gara un peu plus loin et sortit de la voiture. Il se dirigea vers le B&B. Rien n’avait changé durant son absence, il réalisa soudain qu’il n’était pas encore venu saluer Bessie. Lily sortit sur le perron pour accueillir Joey.
Lily : Maman !
Pacey s’arrêta. Maman. Alors la petite fille qu’il avait vue était celle de Joey, elle avait un enfant. Pacey remonta dans sa voiture et rentra à Providence. Il n’avait plus rien à dire à Joey, elle avait reconstruit sa vie, sans lui, comment pourrait-il lui en vouloir après tout c’est lui qui était parti. Lui qui l’avait laissé sans nouvelles. Il décida de rester à l’écart de sa vie et de se faire discret lors de ses visites à Capeside.
lilis012 (17.04.2005 à 22:31)
Le mariage était dans deux jours, Joey était dans tous ses états, ses éditeurs ne lui laissait aucun répit, ils voulaient publier son roman au plus vite. Andrew était de plus en plus occupé, les avocats qui dirigeaient le cabinet lui donnaient de plus en plus d’affaires. Elle devait s’occuper de Lily, heureusement Gale lui avait donné congés et Bessie pouvait s’occuper d’elle. Elle arriva chez Jen épuisée.
Joey : Je n’en peux plus, vivement que ce mariage soit fini, que j’ai le temps de me consacrer à mon roman, je n’ai plus une minute à moi.
Jen se retourna vers Joey, elle lui dit une vérité trop longtemps contenue. Elle n’avait pas voulu la blesser, l’aidant à préparer son mariage, tout en sachant qu’elle commettait la pire erreur de sa vie.
Jen : Tu ne dois pas te marier.
Joey : Quoi ?!
Jen : Si tu épouses Andrew, tu feras la plus grosse erreur de ta vie.
Joey : Mais je croyais que, enfin tu disais…
Jen : Avant que Pacey ne revienne, j’étais sûre que c’était bien pour toi parce que tu le pensais. Mais depuis qu’il est revenu, tu as changé de comportement, tu es souvent ailleurs et je suis sûre que tu penses toujours à lui et que tu l’aimes toujours même si tu lui en veux.
Joey : C’est faux, Pacey est sorti définitivement de ma vie, je me marie dans deux jours avec l’homme que j’aime…
Jen : Alors tu l’aimes ?
Joey : Oui.
Jen : La dernière fois qu’on en a discuté tu ne m’as pas répondu.
Joey : Ecoute Jen, quoique que tu dises j’épouserais Andrew samedi pour le meilleur et pour le pire.
Elle claqua la porte en sortant. Jack arriva quelques secondes plus tard.
Jack : Que se passe-t-il ?
Jen : J’ai simplement dit la vérité à Joey.
Jack : Jen ! Tu n’as pas fait ça.
Jen : Elle ne peut pas épouser Andrew, elle ne l’aime pas.
Jack : Elle te l’a dit.
Jen : Non mais…
Jack : Jen, laisses la faire sa vie, elle a décidé de faire une croix sur Pacey et d’être heureuse, tu ne dois pas l’en empêcher…
Jen : Mais elle ne sera pas heureuse….
Jack : Jen ! Promets moi de ne plus lui parler de ça.
Jen : Je vais essayer.
Jack : Tout ce que tu vas gagner c’est de perdre son amitié. Alors soutiens la, c’est tout ce dont elle a besoin.
Le soir même Pacey appela pour prendre des nouvelles de ses amis.
Jen ne put s’empêcher de parler du mariage de Joey à Pacey.
Pacey : Elle se marie dans deux jours ?
Jen : Oui.
Pacey : Est-elle heureuse ?
Jen : Je ne sais pas.
Pacey : Tu ne sais pas, elle va épouse le père de sa fille et elle n’est pas heureuse ?
Jen : Tu es au courant pour la petite Lily ?
Pacey : Lily, je suppose que c’est un diminutif de Lilian, elle a toujours voulu appeler sa fille comme ça. Je l’ai suivi un jour et j’ai entendu Lily l’appelait maman.
Jen : Elle a un peu plus de 2 ans maintenant. Tu te trompes sur un point Pacey, Andrew n’est pas le père de Lily.
Pacey : Mais qui est ce alors ?
Jen hésita à lui dire la vérité et puis elle repensa à ce que Jack lui avait dit, si elle révélait la vérité à Pacey, Joey lui en voudrait à mort, mais il fallait qu’il vienne, il fallait qu’il parle à Joey.
Jen : Elle ne nous a jamais rien dit sur lui, un français apparemment. Pacey, il faut que tu viennes et que te l’empêche d’épouser Andrew.
Pacey : Tu es cinglée Jen !
Jen : Non, j’aimerais que vous soyez enfin heureux tous les deux, que cette peur qui vous habite disparaisse, que vous formiez enfin une vraie famille avec Lily…
Jen s’arrêta de parler, elle se rendit compte de l’énorme erreur qu’elle venait de commettre, elle croisa les doigts pour que Pacey ne relève pas sa gaffe.
Pacey : Pourquoi voudrais tu qu’on forme une vraie famille, je n’ai rien à voir avec….
Il se tut un instant et réfléchit, si la petite avait un peu plus de deux ans cela voudrait dire…il se mit à compter. Non ce n’était pas possible Lily ne pouvait pas être sa fille, pas après une nuit, c’était impossible.
Pacey : Jen, est ce que…
Il laissa sa phrase en suspens. Devant le silence de Jen à l’autre bout de la ligne il comprit que c’était vrai. Lily était sa fille. Cette magnifique petite fille qu’il avait vu était sa fille !
Pacey raccrocha et se laissa tomber sur sa chaise.
Jack rentra à ce moment de l’entraînement. Il trouva Jen pendu au téléphone, apparemment la personne à l’autre bout avait raccroché.
Jack : Qui était-ce ?
Jen : Pacey.
Jack : Comment va-t-il ?
Jen : Bien, enfin je l’espère.
Jack : Que se passe-t-il ?
Jen : Je viens de faire une énorme gaffe !
Jack : Quel genre ?
Jen : Joey va m’étriper si elle apprend.
Jack : Si elle apprend quoi ?
Jen : Rien, je ne peux pas t’en parler, j’aimerais beaucoup crois moi que tu m’aides à réparer cette erreur mais je ne peux vraiment rien te dire.
Jack : Je peux deviner, Joey ne t’en voudra pas puisque tu ne m’auras rien dit.
Jen : Non Jack pas cette fois, c’est trop important.
Jack : Si tu changes d’avis tu sais que je suis toujours prêt à t’écouter.
Jen : Merci.
La veille du mariage, tout le monde s’était réuni pour dîner au Leery Fresh Fish, Gale avait fermé le restaurant pour cette occasion, c’était en quelque sorte une répétition du lendemain. Dawson et Kelly étaient bien sûr présents, Audrey n’avait pas pu se libérer, elle était en tournée au Canada.
Pendant le repas, Joey alla vérifier si Lily dormait bien, elle était épuisée et Joey l’avait installé dans le bureau de Gale. Elle se pencha doucement pour l’embrasser et remonta délicatement la couverture sur ses épaules.
Pacey : On dirait un ange quand elle dort.
Joey sursauta, elle n’avait pas vu qu’une personne était assise dans le fauteuil.
Pacey : Je ne me lasse pas de la regarder dormir, elle te ressemble beaucoup tu sais.
Joey était sur la défensive.
Joey : Qu’est ce que tu viens faire ici ?
Pacey : Je venais te féliciter.
Joey : Tu n’as pas été invité.
Pacey : Je sais mais j’ai encore le droit de venir à Capeside.
Joey : Pas ce soir, tu n’as rien à faire là, rentre chez toi.
Pacey : Je ne partirais pas tant que nous n’aurons pas parlé.
Pacey était toujours assis et Joey lui faisait face.
Joey : Je n’ai pas été assez claire la dernière fois ?
Pacey : Si, mais aujourd’hui les choses sont différentes.
Lily remua doucement. Joey pouvait lire dans les yeux de Pacey qu’il n’avait pas l’intention de partir avant de lui avoir parlé.
Joey : Sortons, nous allons la réveiller.
Ils sortirent devant le restaurant et se dirigèrent vers un banc de l’autre côté de la rue. Andrew l’aperçut qui sortait avec le patron du True Love. Il se demandait bien ce qu’il lui voulait, peut être que Joey lui préparait une surprise pour demain.
Joey : Tu as 5 minutes.
Pacey : J’ai bien peur que tu ne doives m’accorder plus de 5 minutes.
Joey : Vas droit au but s’il te plaît, mon fiancé et mes invités m’attendent.
Pacey : Ton fiancé ! Mais Joey tu ne te rends pas compte que ce mec n’est pas fait pour toi.
Joey : Comment peux tu le savoir !
Pacey : Parce que je te connais, je vous ai bien observé tous les deux avant d’entrer, pas une seule fois il n’a eu un geste tendre envers toi ou ne t’a prit la main.
Joey : Il sait se tenir en public.
Pacey : Ca n’a rien à voir avec ça, il est froid et distant avec toi, il t’épouse uniquement parce que ça fait bien d’avoir une épouse intelligente et belle à ses côtés, lorsqu’il invitera ses clients à dîner à la maison, tu sauras faire la conversation, mais ce n’est pas une vie pour toi, ce n’est pas toi, toi tu es pleine de vie, d’inspiration, tu n’es pas faite pour la vie qu’il va t’offrir. D’ailleurs je ne comprends pas pourquoi tu es toujours ici à Capeside, tu avais un avenir brillant devant toi quand je t’ai quitté, tu aurais pu travailler dans un grand journal ou dans une maison d’édition, alors pourquoi avoir gardé ce bébé, pourquoi gâcher ton avenir si ce bébé n’était que le fruit d’une aventure en France ?
Joey avait le dos tourné jusqu’à maintenant, elle n’avait pas voulu affronter son regard. Lorsqu’il avait dit ça, elle s’était retournée et le regarda froide et impénétrable.
Joey : Tu ne sais rien de ma vie, tu sais simplement ce que Jen a bien voulu te dire, mais ma décision ne te regarde pas.
Pacey : Je pense que si.
Joey : Tu te trompes.
Joey devenait de plus en plus nerveuse. Elle détourna son regard.
Pacey : Joey regarde moi.
Les larmes commençaient à couler doucement le long de sa joue.
Pacey : Regarde-moi Joey, s’il te plaît.
Joey leva les yeux vers lui, elle plongea son regard dans le sien, et sut immédiatement qu’il connaissait la vérité.
Pacey lui dit doucement : Dis-moi pourquoi tu as gardé ce bébé ?
Joey murmura : Parce que cette nuit là a été la plus belle de toute ma vie, parce que garder ce bébé était une façon de me rapprocher de toi, parce que ce bébé était la seule chose que me restait de toi.
Pacey s’était doucement rapproché d’elle et l’avait prise dans ses bras. Elle se laissa aller dans ses bras un instant, retrouvant sa chaleur et sa tendresse. Rapidement elle se ressaisit.
Joey essuya ses larmes : Lily est peut être ta fille mais tu n’as aucun droit sur elle, tu as perdu le droit d’être son père quand tu as décidé de ne pas revenir.
Andrew qui n’avait pas vu Joey revenir s’inquiéta. Il sortit s’approcha doucement, d’où il était ils ne pouvaient pas le voir. Il tendit l’oreille et écouta leur conversation. Pacey commençait à s’énerver, le ton montait entre eux.
Pacey : Tu ne m’as donné l’occasion de revenir.
Joey : Tu refusais de me parler, de me donner des nouvelles, tu crois que j’allais t’annoncer une telle chose alors que tu étais au beau milieu de l’océan.
Pacey : Tu aurais du me le dire, Joey, je serais revenu.
Joey : Tu es parti sans te retourner sans un mot et tu serais revenu ? Pourquoi ? Par pitié, pour m’aider à élever notre enfant alors que tu ne voulais plus de moi.
Pacey : C’est toi qui m’as repoussé quand tu as décidé de ne pas m’accompagner.
Joey : Toute ma vie, j’ai eu peur d’affronter la réalité, peur de m’avouer que je t’aimais toujours et que tu étais le seul qui avait vraiment compté, cette nuit là cette peur s’est envolée, je me sentais si vivante, je n’avais pas ressenti ça depuis notre rupture. Et au petit matin quand tu m’as de mandé de partir avec toi, cette peur est revenue aussi vite qu’elle était partie, tout cela allait trop vite pour moi, je me suis retrouvée des années en arrière sur ce même ponton plus amoureuse que jamais, sauf que cette fois ci je ne voulais pas foncer tête baissée, j’avais besoin de temps pour réfléchir, mais toi, comme à ton habitude tu es parti, sans te soucier des conséquences, des personnes que tu laissais derrière toi. Comment pouvais tu prétendre m’aimer et ne plus jamais revenir ! Et aujourd’hui tu viens me faire la morale et me dire que je ne dois pas épouser Andrew ! Tu n’as plus rien à faire dans ma vie Pacey, et encore moins dans celle de Lily.
Pacey était à présent très en colère : Tu prétends que je ne sais rien de ta vie mais que sais tu de la mienne ! Rien, tu ne sais rien, quand je t’ai demandé de partir et que tu as dit non, mon cœur s’est brisé en milles morceaux, j’ai compris que tu ne m’aimais pas autant que moi je t’aimais, que cette nuit là avait la même signification que cette nuit que nous avions passé au Wal Mart, une très belle nuit dont on se souvient toute sa vie mais sans avenir. Il soupira. Il s’était à présent calmé. Il se retourna vers l’océan et s’accoudait à la balustrade. Je suppose que tu ne te souviens pas de cette soirée juste avant la remise des diplômes. Tu étais seule assise à une table et je t’ai rejoins, là je t’ai dit « si j'avais la chance un beau jour d'avoir un voilier qui m'appartienne, si je demandais à la personne que j'aime de partir avec moi en mer, est-ce qu'elle viendrait ? » Et toi que m’as tu répondu ?
Joey se remémora cette soirée. Elle était seule à une table, elle se leva lorsqu’il entra, le félicita pour son diplôme. Elle se revit lui répondre : Que tu n’aurais pas besoin de le demander.
Elle avait oublié, lorsqu’elle lui avait répondu, elle était sincère, elle aurait attendu des années s’il le fallait. Mais quand elle était revenue, les choses avaient été trop vite, elle n’avait plus 16 ans.
Pacey : Tu as refusé Joey, tu as refusé de partir avec moi, c’était comme si tu me disais clairement que tu ne m’aimais pas.
Joey : C’est faux Pacey, comment as tu pu imaginer l’espace d’un instant que cette nuit ne signifiait rien pour moi, j’étais prête à t’attendre, à construire ma vie avec toi, j’avais espéré que tu comprennes mon refus mais tu as disparu sans laisser de traces, j’ai passé des jours et des nuits entières à guetter ton retour. Si Jen n’avait pas été là, je ne m’en serais jamais sorti, je t’ai imaginé mort, perdu au milieu de nul part, et puis Lily est née, et j’ai doucement repris goût à la vie, et puis j’ai rencontré Andrew et aujourd’hui je suis heureuse et je vais me marier demain.
Pacey : Je peux juste te poser une question ? Est ce que tu te sens vivante quand tu es avec lui ?
Joey resta silencieuse, voyant qu’elle ne lui répondrait pas, il continua.
Pacey : Je suis désolé qu’on n’en soit arrivé là.
Joey : Pas autant que moi.
Joey se retourna et se dirigea vers le restaurant. Pacey la laissa partir, il l’avait perdu à jamais, il ne verrait jamais sa fille.
Andrew se dépêcha de rentrer à l’intérieur avant que Joey ne le voie. Lily était alors la fille de ce Pacey, il n’en avait jamais entendu parler, pourquoi Joey ne lui avait-elle rien dit ? Elle lui avait menti en lui disant que Lily était la fille d’un français, apparemment c’était ce que tout le monde croyait. Il aperçut Joey qui rentrait et alla à sa rencontre.
Andrew : Tu étais où ? Je t’ai cherché partout.
Joey : Je suis allée prendre l’air.
Andrew : Tout va bien ?
Joey : Oui, mais je suis fatiguée, on ferait mieux de rentrer.
Andrew : Comme tu veux.
Une fois à la maison Joey alla directement se coucher, elle prit un somnifère pour ne pas penser à lui et s’endormit profondément. Andrew en profita pour aller fouiller dans son bureau, si ce Pacey avait vraiment compté pour elle, elle devait bien garder des photos ou quelque chose. Au bout d’une demi-heure, il abandonna lorsqu’il aperçut une clé au fond d’un tiroir. Il essaya d’ouvrir les portes et les tiroirs mais rien ne correspondait, il alla dans le salon et tourna autour de lui-même pour essayer d’apercevoir quelques chose, il alla dans le dressing, fouilla derrière les affaires de Joey. Il tomba sur un petit coffre, caché sous des couvertures. Il s’asseya par terre et l’ouvrit. Il contenait plein de photos de Joey lorsqu’elle était jeune, avec ses amis, aucune trace de ce Pacey, puis il tomba sur une photo de Joey sur un bateau, elle était rayonnante et puis sur une autre d’elle et Pacey, ils avaient vraiment l’air heureux. Il y en avait toute une série d’elle et de Pacey, au fond du coffre il tomba sur un cadre. Il contenait une photo d’eux deux en noir et blanc certainement prise lors d’une soirée. On pouvait y voir toute la tendresse, la complicité et l’amour qui les unissaient. Ils y avaient également d’autres photos d’eux mais en groupe cette fois ci, il ne devait plus être ensemble à cette époque il n’y avait plus de photos de couple, mais on pouvait toujours voir cette complicité dans leur regard. Elle l’aimait, il le savait, elle n’avait jamais posé ce regard sur lui. Il commença à tout ranger lorsqu’il se rendit compte que Joey était devant lui. Elle avait été réveillée par le bruit.
Joey : J’attends une explication.
Andrew : Je t’ai vu discuter avec Pacey tout à l’heure, je vous ai entendu.
Joey blêmit.
Joey : Et qu’as tu entendu ?
Andrew : Des choses intéressantes sur ton passé, sur le père de Lily, bref suffisamment pour annuler notre mariage.
Joey : Quoi ?
Andrew : Tu as très bien entendu ce que je t’ai dit, je ne t’épouserais pas demain, je te rends ta liberté, tu peux aller le retrouver.
Joey : Mais c’est toi que je veux épouser.
Andrew : C’est faux, tu ne m’aimes pas Joey, tu veux simplement m’épouser parce que tu cherches la sécurité d’une relation, un père pour ta fille, mais son vrai père est là aujourd’hui et elle a le droit de le connaître et tu as le droit d’être heureuse.
Joey : Mais je le suis.
Andrew : Peut être mais je ne suis pas celui qu’il te faut, je ne suis pas celui qui fait que tu te sens vivante, que tu as cette étincelle dans les yeux comme sur ces photos, tu ne m’as jamais regardé comme tu le regardes lui, même ce soir, malgré ta colère contre lui tu avais les yeux qui brillaient, je l’ai senti au son de ta voix.
Joey : Tu ne peux pas annuler notre mariage.
Andrew : Je ne veux pas vivre avec un fantôme, je sais maintenant que c’est à lui que tu pensais lorsque tu regardais l’océan, je ne peux pas aimer quelqu’un qui aime une autre personne plus que moi, tu peux dire ce que tu veux, tu l’aimeras toujours quoique tu dises, quoique tu fasses, il fait parti de toi.
Il se leva et sortit de la chambre
Andrew : Au revoir Joey, je viendrais chercher mes affaires plus tard.
Joey était toujours debout au milieu du dressing, au milieu de toutes ces photos, et se laissa tomber par terre et regarda ces photos, elle ne les avait pas regarder depuis bien longtemps, elle tomba sur le cadre que Dawson lui avait offert pour Noël. Elle le reposa et alla se coucher.
Le lendemain matin, Joey dormait toujours lorsqu’elle entendit frapper à sa porte.
Jen: Joey, Joey Potter, debout.
Joey enfila un peignoir et se leva ouvrir la porte.
Jen : Tu n’es pas encore prête, tu vas prendre ta douche et…
Joey : Ce n’est pas la peine.
Jen : Quoi ?
Joey : Il n ‘y aura pas de mariage, Andrew est parti.
Jen et Kelly se regardèrent.
Kelly : Que s’est il passé ?
Joey : Il ne veut plus m’épouser.
Jen : C’est tout, sur un coup tête.
Joey : Je voudrais d’abord boire un café et prendre une douche.
Kelly : Je vais préparer du café pendant que tu es dans la salle de bain.
Joey : Merci.
Jen la regarda s’éloigner, elle agissait comme si ce n’était pas grave, comme si aujourd’hui était un jour ordinaire, Andrew l’avait laissé tombé le jour du mariage et elle était tout sourire. Lorsque Joey se rendit compte que Jen était sur ses talons, elle se dépêcha d’aller s’enfermer dans la salle de bain.
Jen : Joey ! Ouvre cette porte !
Joey : Non !
On entendait l’eau de la douche coulait.
Jen : Joey !!
Joey : Je n’entends rien, je suis sous la douche !
Kelly arriva : Qu’est ce qui lui prends ?
Jen : Je ne sais pas.
Kelly : Viens, allons l’attendre dans le salon.
Elles discutèrent de l’attitude de Joey en l’attendant.
Jen : Elle a du prendre un coup sur la tête !
Joey : Non, je n’ai pas pris de coup sur la tête, mais en tout cas merci de t’inquiéter de ma santé mentale.
Kelly : Elle réagit plutôt bien pour quelqu’un qui vient de se faire larguer le jour de son mariage.
Jen : A moins qu’elle ne soit soulagée.
Kelly : Tu crois ?
Jen : Elle s’est rendue compte que c’était la meilleure chose à faire, mais je ne comprends pas pourquoi c’est lui qui a annulé le mariage.
Joey : Je vous signale que je suis là et que je vous entends.
Kelly : Si tu nous racontais tout.
Joey s’installa à table avec elle
Joey : Andrew s’est rendu compte que je lui avais menti au sujet du père de Lily lorsqu’il m’a vu discuté avec lui.
Jen se mit à rire : Pacey est venu, mais quand ?
Joey : Hier soir.
Jen : C’est avec lui que tu as disparu tout ce temps.
Joey : Oui, mais à ta place je ne me réjouirais pas trop, si je suis dans une telle situation c’est à cause de toi, tu lui as dit la vérité.
Jen : C’est à dire que, enfin, je n’ai pas fait exprès.
Joey : C’est ce que j’ai cru comprendre. Je ne sais pas encore quelle sera la sentence mais crois moi elle sera terrible.
Kelly : Quelqu’un pourrait m’expliquer ce qu’il se passe ?
Joey : C’est une longue histoire.
Joey lui résuma la situation depuis le commencement. Comment elle est tombé amoureuse de Pacey au lycée, leur magnifique été, leur rupture puis leur réconciliation, son choix pour Eddy, son départ pour Paris, son retour à Capeside et sa nuit passée avec lui.
Kelly : Dawson m’avait parlé de lui. Si j’ai bien compris tout le monde ignore que Pacey est le père de Lily.
Joey : Oui, et pour l’instant j’aimerais que ça reste un secret.
Kelly : Comptes sur moi.
Jen : Il va falloir prévenir tout le monde que le mariage est annulé.
Joey : Kelly, est ce que tu peux joindre Dawson, Jack, et Bessie et leur dire qu’on les attend au restaurant, je voudrais leur annoncer la nouvelle moi-même.
Kelly : Oui.
Joey : Merci. On se voit là bas dans une demi-heure.
Joey était nerveuse à l’idée d’annoncer la nouvelle à ses amis. Lorsqu’elle entra ils étaient déjà tous là.
Joey : Bonjour, tout le monde, si je vous ai demandé de venir ici ce matin c’est que j’ai quelque chose à vous annoncer. Ca ne va pas être facile à dire alors j’aimerais que vous me laissiez parler.
Tous se regardèrent en se demandant quelle pouvait être cette nouvelle.
Joey : Voilà, j’irais droit au but, le mariage est annulé, Andrew est parti hier soir. Je sais que vous vous étiez tous investis énormément dans la préparation de ce mariage et je vous en remercie, quand aux frais qui ont été engagés, je m’engage à rembourser l’argent, notamment à vous, Gale qui prépariez le buffet.
Bessie : Andrew est parti mais pour quelles raisons ?
Joey : Disons qu’il a ouvert les yeux et les miens par la même occasion.
Le portable de Joey sonna à ce moment là. Elle s’éloigna pour répondre.
Joey : Allo…Oui, bonjour…c’est une très bonne nouvelle…quand ?…si tôt….partir en promo…dans quelques semaines…oui je viendrais lundi à la première heure…très bien…à lundi.
Elle raccrocha à grand sourire couvrait son visage.
Joey : Je crois qu’il n’y aura pas besoin de tout annuler finalement, nous avons une très bonne occasion de faire la fête ce soir.
Jen : Tu vas quand même te marier ?
Joey : Non, c’était mon éditeur au téléphone qui vient de m’annoncer que mon livre sortira en librairie la semaine prochaine et il me propose de faire la promo à travers les Etats-Unis et le Canada.
Jen : Joey, c’est génial !
Jack : Félicitations.
Dawson : Je réserve les droits d’auteur pour en faire un film !
Joey : Rien ne me ferait plus plaisir que tu réalises un film à partir de mon livre !
lilis012 (17.04.2005 à 22:32)
Joey dédicaçait ses livres dans l’une des librairies de Providence. Son livre était sorti il y a peine 3 mois et il était en tête des ventes. Sa maison d’édition lui avait dit qu’elle devait rapidement partir en promo. Elle avait beaucoup pensé à Pacey se demandant si elle devait lui accorder une nouvelle chance. Elle était toujours convaincu que Lily avait besoin de son père. Mais ferait-il un bon père ? Elle lui avait envoyé un exemplaire de son roman, elle avait espéré qu’il comprenne en le lisant les raisons qui l’avait poussé à de rien lui dire sur sa grossesse et pourquoi elle était tellement en colère contre lui lorsqu’elle l’avait revu.
Pacey avait été étonné de voir que Joey lui avait son roman. Lorsqu’il l’ouvrit il fut encore plus étonné de constater qu’elle lui avait dédié son llivre. En première page était écrit.
A Pacey, pour m’avoir appris à me dépasser et à être ce que je suis aujourd’hui malgré son absence.
Dans les journaux il avait lu qu’elle serait à Providence pour commencer une promo à travers les USA, elle dédicacerait son roman cet après midi.
Joey était là maintenant depuis 2 heures et la file de gens qui attendait était encore longue. Elle leva la tête pour demander le nom de la prochaine personne.
Joey : Quel est votre nom ?
Pacey : Pacey Witter.
Pacey était face à elle et lui souriait. Elle lui rendit son sourire.
Pacey : Merci pour la dédicace. Joey je voulais te demander si…
Joey le coupa : De rien, je le pense vraiment. En plaisantant.Tu veux un autographe ? Si tu veux, je t’apporterais ton livre au restaurant.
Pacey : Euh, si tu veux.
Plus tard, Joey pénétra dans le restaurant et se dirigea directement vers le bureau de Pacey sans attendre qu’on l’y accompagne. Personne ne la remarqua. Elle trouva Pacey plongeait dans les comptes du restaurant.
Joey : Qui aurait pu deviner qu’un jour tu n’aurais plus besoin de tes doigts pour compter !
Pacey le va la tête.
Pacey : Merci du compliment Jo.
Joey : Je suis venu te ramener ton livre. Et te poser une question.
Pacey : Je t’écoute.
Joey : Voilà je vais partir en promo à travers les Etats-Unis pendant quelques semaines, je prends Lily avec moi et je me demandais si tu voulais bien nous accompagner. Bien sûr ça n’a rien à voir avec une croisière mais ce sera l’occasion pour toi de faire connaissance avec Lily. Enfin si tu d’accord.
Pacey : Tu me demandes de partir avec toi ?
Joey : C’est ça.
Pacey : Mais Andrew, enfin ton mari !
Joey : Je ne me suis pas mariée, Andrew m’a quitté.
Pacey : Je ne sais pas si je dois être content pour toi ou triste.
Joey s’approchait doucement de lui.
Joey : Tu ne lis pas ta dédicace.
Pacey : Si.
Pacey était troublé par Joey, que cherchait-elle à faire.
A l’homme que j’aime et que j’aimerais toujours. Qu’il puisse me pardonner un jour de lui avoir volésles premières années avec Lily.
Joey : Je suis désolée de ne pas t’avoir dit que j’étais enceinte. Désolé de t’avoir empêché de la voir quand tu es revenu. Désolé de ne pas être partie avec toi sur ce bateau.
Pacey la regardait, elle venait lui dire qu’elle l’aimait, qu’elle voulait qu’il fasse parti de la vie de sa fille. Il s’approchait doucement d’elle, ils étaient maintenant à quelques centimètres l’un de l’autre, Pacey pouvait sentir son parfum lui chatouiller les narines.
Pacey : Tu crois qu’on va y arriver.
Joey : On peut toujours essayer, enfin si tu en as envie.
Pacey : J’en ai envie, même très envie.
Il plongea son regard dans le sien, regarda ses lèvres. Au début leur baiser était hésitant et puis ils retrouvèrent les gestes jamais oubliés. Il posa son front sur le sien. Joey était heureuse, elle souriait.
Pacey : Tu te rends compte que je ne vais plus te quitter, plus jamais.
Joey : Je n’en attends pas moins de toi. D’ailleurs il y a quelqu’un derrière cette porte qui attend pour te voir.
Joey ouvrit la porte, derrière elle, se tenaient Jen avec Lily, elle avait aujourd’hui 3 ans.
Joey : Lily, viens entre.
Lily entra timidement dans la pièce.
Lily : C’est le monsieur de la photo !
Joey : Oui c’est lui, Lily je te présente Pacey. Pacey voici Lily.
Lily : Bonjour Pacey, ma maman m’a dit que tu étais mon papa, c’est vrai ?
Pacey regarda Joey, il ne savait pas trop quoi répondre, la venue de Joey était inespérée, il y avait pensé tellement de fois, s'imaginant leurs retrouvailles, sa vie avec elles et aujorud'hui elles étaient là toutes les deux, prêtes à faire leur vie avec lui.
Pacey: Euh, Oui c’est vrai.
Joey regarda Pacey qui avait les larmes aux yeux, il regardait Lily avec plein de tendresse dans les yeux . Joey sut qu’elle avait fait le bon choix et qu’ils seraient heureux tous les trois. Pacey ferait un très bon père pour sa fille, le meilleur.
FIN
lilis012 (17.04.2005 à 22:34)
tout simplement génial.
je n'ai rien a dire a part qu'il est super ton épisode!!!
merci, et bravo, c magnifik.je l'ai lu du début a la fin , ne pouvant pas m'arreter!on se demande jusko bout si el va épousé andrew ou pardonner a pacey.
titite (17.04.2005 à 23:44)
lilis012 tu as réussi à me faire pleurer !! ton histoire est vraiment magnifique !! elle m'a vraiment plu !! j'ai ete hypnotisé par tes mots pendant toute la lecture vraiment bravo !! continue comme ca kiss aurele ++
AuReLe02 (18.04.2005 à 00:54)
Superbe histoire! On la lit d'une traite.
La fin est formidable.
Félicitations. Tes apparitions sont rares masi elles valent le détour!
Bzzbzz
Bzzbzz (18.04.2005 à 00:58)