Malheureusement pour eux l’orage les rattrapa, il commençait à pleuvoir et le port était toujours hors de vue. Joey était assise à l’intérieur, le bateau tanguait de plus en plus. Rares étaient les occasions où elle était remontée sur un bateau après leur été en mer. Mais pendant cette période ils ne rencontrèrent jamais un tel orage, ou alors ils étaient à terre.
Pacey : Est-ce que ça va ?
Joey: Hum, hum.
Pacey: Nous ne sommes plus très loin, nous allons être un peu secoués mais l’orage restera derrière nous. Je te le promets.
Joey : Je te fais confiance Pacey.
Elle esquissa un timide sourire que Pacey lui rendit. Il retourna dehors, Joey se leva pour le suivre.
Joey : Je viens avec toi.
Pacey : Tu vas être trempée si tu sors.
Joey : Je serais mieux là haut à t’aider qu’enfermer ici.
Pacey : Tu restes ici.
Pacey avait à peine terminé sa phrase que Joey se dirigeait dehors.
Pacey : Attends, mets ça.
Il lui tendit un ciré. Joey était sur le pont, elle aida Pacey à ranger la voile, le vent s’était levé et le bateau tanguait de plus en plus fort. Joey tomba à la renverse.
Pacey lui cria: Tout va bien ?
Joey : Oui, ne t’inquiète pas.
Pacey : Port de Capeside droit devant.
Une nouvelle rafale de vent secoua le bateau pendant que Joey se relevait, elle se retrouva de nouveau parterre. Elle s’accrocha au bastingage pour se relever lorsqu’une nouvelle rafale de vent lui fit perdre l’équilibre, elle passa par-dessus bord. Pacey la vit basculer dans l’océan, il lâcha la barre et se précipita sur le pont. Il regarda partout, cria son nom. Il ne la voyait pas, la pluie et le vent l’empêchaient de voir à plus de quelques mètres. Soudain il entendit son nom.
Joey: Pacey!
Pacey: Joey! Joey!
Joey: Pacey!
Soudain il l’aperçut.
Pacey lui cria : Gardes bien la tête hors de l’eau ! Je vais chercher une bouée.
Pacey courut chercher une bouée et la lança à Joey. Avec les courants et le vent la bouée arriva dans l’eau loin de Joey.
Pacey : Nage jusqu’à la bouée Joey !
Joey tenta tant bien que mal de nager jusqu’à la bouée, une grande vague vint s’écraser contre le bateau, Pacey perdit l’équilibre et lorsqu’il se releva, il ne voyait plus Joey. Il cria son nom de plus belle.
Pacey: Joey! Joey!
Quelques secondes plus tard il la vit sortir la tête hors de l’eau.
Pacey : Joey ! La bouée, attrape la bouée.
Après quelques efforts Joey empoigna la bouée, Pacey la tira vers le bateau et Pacey la hissa sur le pont. Elle tomba sur Pacey essoufflée. Ils restèrent un moment l’un sur l’autre.
Pacey : Ne me refais plus jamais une peur pareille Potter.
Il l’aida à se relever et l’emmena à l’intérieur. Le vent soufflait toujours.
Pacey : Tiens, enlèves tes vêtements et mets cette couverture sur toi, je vais te chercher des affaires sèches et des serviettes.
Joey attendait debout.
Pacey : Qu’est ce que tu attends, tu vas attraper la mort si tu restes trempée.
Joey : Je ne vais quand même pas me déshabiller devant toi.
Pacey : Joey, je te rappelle que je t’ai déjà vu toute nue.
Joey rougit légèrement : Oui mais c’était différent.
Pacey : Je te promets de ne pas regarder.
Joey commença à se déshabiller pendant que Pacey allait lui chercher des affaires.
Joey : Ferme les yeux
Joey s’emballa rapidement dans la couverture.
Joey : Vas y tu peux les ouvrir.
Joey était maintenant emballée dans la couverture, elle tremblait tellement elle avait froid.
Pacey se rapprocha d’elle, la prit dans ses bras et la frictionna.
Pacey : Ca va mieux ?
Joey : Oui, merci.
Leurs regards se croisèrent un instant, puis Pacey remonta sur le pont.
Pacey : On ne devrait plus être loin maintenant.
Joey resta seule dans la cabine, elle avait apprécié le contact de Pacey lorsqu’il l’avait prise dans ses bras pour la réchauffer. Elle s’était sentie en sécurité. Elle enleva la couverture mouillée et s’emballa dans une serviette sèche. Lorsqu’elle enleva la serviette pour s’habiller Pacey arriva au même moment. Lorsqu’elle le vit Joey reprit immédiatement la couverture.
Joey : Pacey sors d’ici tout de suite !
Pacey fit demi-tour et remonta sur le pont. Il avait encore devant ses yeux la vision de Joey qui dansait. Elle était toujours aussi belle, aussi parfaite. Son corps était légèrement hâlé. Il chassait rapidement cette vision de son esprit et redescendit. Cette fois il ferma les yeux.
Quand Joey le vit arriver, elle ne put s’empêcher de sourire.
Joey : Tu peux ouvrir les yeux Witter, je suis habillée.
Pacey sourit à son tour en la voyant. Il lui avait prêté l’un de ses pulls et un pantalon trop grand pour elle.
Joey avec un sourire moqueur: Tu as grossi Pacey !
Pacey : Moi, non !
Joey : Merci pour les vêtements.
Pacey : C’est normal, nous serons arrivés dans quelques minutes, l’orage est loin derrière nous, je ne sais même pas s’il va atteindre la côte.
Joey : Il pleut toujours ?
Pacey : Oui mais le vent est moins fort au fur et à mesure que l’on s’approche des côtes.
Joey : Je l’ai senti, le bateau tangue moins.
Pacey : On peut dire que tu l’as échappé belle.
Joey : Heureusement que tu étais là.
Pacey : Restes ici, je remonte, je viendrais te chercher quand nous serons arrivés. Je t’emmènerais au poste de garde.
Joey : Pourquoi ?
Pacey : Tu dois voir quelqu’un.
Joey : Je vais bien.
Pacey : Tu es tombée à l’eau ce n’est pas rien.
Joey : Puisque je te dis que je vais bien.
Pacey : Joey !
Joey : D’accord puisque tu insistes
lilis012 (21.04.2005 à 09:29)
Une fois arrivés au port, Pacey traîna Joey jusqu’au poste de garde.
Pacey : Salut Henry !
Henry : Salut Pacey, tu pars naviguer par ce temps !
Pacey : En fait j’en reviens, nous avons été surpris par l’orage.
Henry : Tu n’es pas le seul dans ce cas là. Moi-même j’avais prévu d’aller faire un tour cet après midi.
Pacey regarda Joey : Tu vois que cet orage n’était pas prévu par la météo.
Henry : Qui est cette charmante jeune fille ?
Pacey : Henry, je te présente Joey Potter.
Henry: Joey Potter? La fille de Mike Potter ?
Le sourire de Joey disparut.
Henry : Ca fait longtemps que je n’ai pas eu de ses nouvelles, depuis qu’il est sorti prison.
Joey le regarda, il connaissait mieux son père que ce qu’elle avait pensé, puis elle se souvint qu’il lui avait parlé un jour de ce vieux loup de mer d’Henry.
Joey : C’est vous qui veniez voir mon père en prison ?
Henry : Oui à chaque fois que je le pouvais. Que fait-il maintenant ?
Joey : Il travaille chez un menuisier.
Henry : Il a toujours été très habile de ses mains. Vous le voyez souvent ?
Joey : Rarement, à sa sortie de prison, il a préféré s’éloigner un peu le temps de faire le point. Et puis je n’ai pas l’occasion de revenir souvent dans le coin.
Henry : Je comprends.
Joey frissonna. Tout en parlant Henry avait préparé une boisson chaude pour Joey.
Henry : Tenez buvez ça.
Joey : Qu’est ce que c’est ?
Henry : Ca vous réchauffera.
Joey but la préparation, elle se sentit mieux au bout de quelques minutes.
Joey : C’est revigorant.
Henry : C’est le but, maintenant si vous voulez passer derrière, je vais vous examiner rapidement.
Joey s’exécuta pendant que Pacey attendait. Ils réapparurent quelques minutes plus tard.
Henry : Tout va bien, elle a juste besoin d’être au chaud.
lilis012 (21.04.2005 à 09:30)
Les jours s’écoulèrent tranquillement, Joey passait beaucoup de temps avec Bessie et Alexander et également avec Amy. Le jour du pique nique arriva, Joey avait pris avec elle, Alexander, et Lily. Ils étaient ravis de pouvoir aller dans les ruines. C’était un lieu étrange et captivant pour les plus jeunes. L’interdit attire toujours.
Joey : Tu n’as pas invité Duncan à se joindre à nous ?
Pacey : C’est un bon client mais nous sommes loin d’être amis.
Joey : Alexender, Lily, ne vous éloignez pas trop.
Alexender et Lily étaient déjà loin, et n’avaient pas écouté un mot de ce que Joey avait dit. Après déjeuner, Amy s’était endormie sur une couverture à l’ombre. Jack et Pacey étaient partis se promener, Jack avait besoin de lui parler.
Pacey : Alors de quoi voulais tu me parler ?
Jack : De Doug.
Pacey : Je m’en doutais un peu, au fait il ne vient pas ?
Jack : Il nous rejoint plus tard.
Pacey : Je t’écoute.
Jack : Ce n’est pas évident d’en parler.
Pacey : Tu sais que je suis ton ami et que tu peux tout me dire.
Jack : Oui, mais là il s’agit de ton frère.
Pacey : J’essayerais de rester impartial et de ne pas prendre parti pour pouvoir t’aider du mieux que je peux.
Jack : Tu sais que je tiens beaucoup à lui.
Pacey acquiesça.
Jack : Seulement je commence à en avoir marre de cette situation, je passe pour le colocataire gay du shérif et j’en ai marre de cette étiquette. Au début je ne voulais pas le brusquer, je sais ce que c’est de faire son coming-out, je suis passé par-là moi aussi. Mais ça fait plus d’un an maintenant et je me demande s’il le fera un jour.
Pacey : Je ne peux pas répondre à ta question Jack, tout ce que je sais c’est que lui aussi tient beaucoup à toi, sinon il ne t’aurait pas demandé de venir vivre chez lui. Est-ce que tu l’aimes ?
Jack : C’est une question indiscrète, mais oui je l’aime.
Pacey : Alors il lui faut un coup de pouce, un déclic pour qu’il réagisse.
Jack : Oui mais lequel ?
Pacey : A toi de trouver ce qui pourrait le pousser à assumer son homosexualité.
Jack et Pacey continuèrent à marcher un temps.
Jack : Et comment ça se passe avec Joey ?
Pacey : Bien, pourquoi cette question ?
Jack : Avec votre passé, ça ne doit pas être évident de se revoir.
Pacey : C’est ce que j’ai cru au début puis les choses se sont faites d’elles mêmes.
Jack : Est-ce que je peux te poser à mon tour indiscrète ?
Pacey : Vas y ?
Jack : Est-ce que l’aimes toujours ?
Pacey : C’est très indiscret mais je vais te répondre honnêtement. Je ne vais pas te mentir en disant qu’elle me fait toujours de l’effet mais je ne pense pas être amoureux d’elle.
Jack : C’est bizarre mais quand vous vous êtes remis ensemble, avec Jen on pensait que c’était pour de bon, on vous voyait déjà mariés avec des enfants, on avait même choisi des prénoms au cas où vous n’auriez pas d’idées.
Pacey éclata de rire.
Pacey : Quel genre de prénoms ?
Jack : On avait pensé à Drue pour un garçon et Abby pour une fille !
Pacey : De très beaux prénoms !
Jack : On était sûr que vous alliez aimer !
Pacey : Fais-moi penser le jour où j’aurais des enfants de ne pas m’aider à choisir leur prénom !
Ils rejoignirent les autres en rigolant.
Jen : On peut savoir ce qui vous fait rire ?
Jack : Rien, on parlait de prénom d’enfants.
Pacey fit un clin d’œil à Jack.
Pacey : Oui, et on se disait qu’Amy était vraiment un joli prénom.
Jen : Et c’est pour ça que vous rigoliez, vous vous moquer du prénom de ma fille !
Jack rigola de plus belle lorsqu’il vit la tête de Jen. Elle se leva et commença à lui courir après.
Jen : Tu vas voir toi !
Joey et Pacey les regardèrent s’éloigner en rigolant.
Pacey : Une balade ?
Joey : Volontiers. Alors dis moi, c’est quoi cette histoire de prénoms ?
Pacey était pris au dépourvu, il ne pensait pas que Joey remettrait ça sur le tapis.
Pacey : Rien.
Joey : Ce n’est pas rien, tu dis que je ne sais pas mentir mais toi ce n’est pas mieux. Allez dis-moi !
Pacey : Quant à toi, tu es toujours aussi curieuse.
Joey : On ne se refait pas. Alors !
Pacey : Ce n’est rien, je t’assure.
Joey : Très bien j’abandonne, mais j’irais cuisiner Jack avec lui c’est plus facile de savoir quelque chose.
Ils s’arrêtèrent au bord de l’eau.
Joey : Cet endroit ne te rappelle pas de crapuleux souvenirs avec un certain prof de littérature!
Pacey regarda Joey en souriant.
Pacey : Si, de très bons mêmes.
Joey : Passe-moi les détails si tu veux bien. Je n ‘ai pas vraiment envie de savoir comment c’est passé ta première expérience sexuelle même si j’en ai vu une partie sur vidéo !
Pacey : Je me souviens d’une fois aussi où on était tous les deux ici, si Duncan n’était pas venu nous interrompre nous aurions aussi des souvenirs crapuleux à partager.
Joey : C’est vrai j’avais oublié.
Pacey : On a tout de même pas mal de moments de ce genre à partager, tu ne crois pas ?
Joey : Oh si, pas au début mais après….
Pacey : Ouais, après comme tu dis….
Ils restèrent silencieux, chacun se rappelant la douceur de leurs étreintes, leurs mains caressant chaque partie de leur corps, la tendresse de leurs baisers. Ils se regardèrent les yeux dans les yeux, à cet instant chacun put lire dans les yeux de l’autre le désir. Pacey regarda les lèvres de Joey puis leva les yeux vers elle. Joey sentit des frissons lui parcourir tout le corps. Ils se rapprochèrent doucement l’un de l’autre, leurs lèvres n’étaient plus qu’à quelques centimètres l’une de l’autre.
Soudain le téléphone de Joey sonna. La sonnerie les sortit d’un doux rêve. Joey détourna son regard et s’éloigna pour répondre. Elle fut surprise d’entendre Gary à l’autre bout de la ligne.
Joey : Gary ! Comment as-tu eu mon numéro ?
Gary : Ashley !
Joey : Je vois, tu as réussi à l’avoir.
Gary : Tu sais à quel point je peux être persuasif.
Joey : Que lui as-tu proposé cette fois ci, une soirée romantique dans un grand restaurant new-yorkais.
Gary : Mieux que ça, un week-end dans une auberge en pleine campagne.
Joey : Je comprends mieux sa trahison !
Gary et Ashley entretenaient une relation depuis plus d’un an, Joey était la seule à le savoir pour les avoir surpris un jour dans l’une des salles de réunions. Ashley le menait par le bout du nez, malgré son côté macho, mais Gary savait aussi y faire avec elle. Il était aussi marié et avait un petit garçon, il lui faisait croire qu’il allait quitter sa femme mais qu’il avait besoin de temps inventant à chaque fois une nouvelle excuse. Joey voyait bien qu’Ashley en souffrait mais elle ne voulait pas le quitter.
Joey : Alors dis-moi pourquoi tu m’appelles pendant mes vacances, soit dit en passant les premières depuis plus d’un an !
Gary : Joey, je te promets que si tu reviens travailler, je te paierais un mois complet de vacances au soleil !
Joey : Alors c’est ça ! Tu veux que je revienne travailler.
Gary : C’est le contrat du siècle, mieux que Preston, si on le décroche c’est le gros lot pour nous.
Joey : Pour toi tu veux dire !
Gary : Il s’agit de construire un complexe commercial énorme en banlieue.
Joey : Pourquoi moi, John est disponible.
Gary : Je veux que ce soit toi, tu as fait des merveilles avec Preston.
Joey : Ca ne peut pas attendre mon retour de vacances.
Gary : Plutôt on commencera mieux ce sera.
Joey : Et si je refuse ?
Gary : N’y pense même pas Joey, tu es peut être ma meilleure architecte mais tu n’es pas irremplaçable.
Joey : Si je comprends bien tu ne me laisses pas le choix.
Gary : Tu as très bien compris.
Joey : Je serais au bureau mardi matin.
Gary : J’avais pensé que tu pourrais revenir demain matin déjà.
Joey : Mardi Gary pas avant.
Gary : Ok, à mardi.
Joey soupira en raccrochant.
Pacey : Le boulot ?
Joey : Un important contrat, je n’ai pas le choix, je dois y aller.
Joey vit de la déception dans les yeux de Pacey.
Joey : Pacey à propos de…
Pacey : Joey, retournes à New York, ton travail t’attend, ce n’est pas comme s’il s’était passé quelque chose entre nous.
Joey rejoignit les autres pour leur apprendre la mauvaise nouvelle. Pacey resta songeur au bord de l’eau. Il ne s’était rien passé entre eux, et c’était mieux ainsi, les quelques jours passés auprès d’elle lui avait fait oublier la triste réalité. Elle habitait New York, elle avait un travail, une vie. C’était mieux ainsi. Jen le rejoignit.
Jen : Joey t’a annoncé la mauvaise nouvelle ?
Pacey : J’étais là quand son patron a appelé.
Jen : C’est dommage, je m’étais habitué à sa présence parmi nous, elle va me manquer.
Pacey ne prit pas la peine de répondre et rejoignit le reste du groupe.
Le soleil commençait à se coucher doucement, ils remballèrent les affaires et rentrèrent silencieusement. Joey ne cessait de repenser à ce qui aurait pu se passer si le téléphone n’avait pas sonné. Elle avait passé du temps avec lui, leur escapade en mer les avait rapprochés, elle se sentait bien avec lui, pour la première fois depuis bien longtemps. Elle devait cesser d’y penser demain elle reprendrait sa vie de new-yorkaise.
lilis012 (21.04.2005 à 09:31)
Les jours s’écoulèrent tranquillement, Joey passait beaucoup de temps avec Bessie et Alexander et également avec Amy. Le jour du pique nique arriva, Joey avait pris avec elle, Alexander, et Lily. Ils étaient ravis de pouvoir aller dans les ruines. C’était un lieu étrange et captivant pour les plus jeunes. L’interdit attire toujours.
Joey : Tu n’as pas invité Duncan à se joindre à nous ?
Pacey : C’est un bon client mais nous sommes loin d’être amis.
Joey : Alexender, Lily, ne vous éloignez pas trop.
Alexender et Lily étaient déjà loin, et n’avaient pas écouté un mot de ce que Joey avait dit. Après déjeuner, Amy s’était endormie sur une couverture à l’ombre. Jack et Pacey étaient partis se promener, Jack avait besoin de lui parler.
Pacey : Alors de quoi voulais tu me parler ?
Jack : De Doug.
Pacey : Je m’en doutais un peu, au fait il ne vient pas ?
Jack : Il nous rejoint plus tard.
Pacey : Je t’écoute.
Jack : Ce n’est pas évident d’en parler.
Pacey : Tu sais que je suis ton ami et que tu peux tout me dire.
Jack : Oui, mais là il s’agit de ton frère.
Pacey : J’essayerais de rester impartial et de ne pas prendre parti pour pouvoir t’aider du mieux que je peux.
Jack : Tu sais que je tiens beaucoup à lui.
Pacey acquiesça.
Jack : Seulement je commence à en avoir marre de cette situation, je passe pour le colocataire gay du shérif et j’en ai marre de cette étiquette. Au début je ne voulais pas le brusquer, je sais ce que c’est de faire son coming-out, je suis passé par-là moi aussi. Mais ça fait plus d’un an maintenant et je me demande s’il le fera un jour.
Pacey : Je ne peux pas répondre à ta question Jack, tout ce que je sais c’est que lui aussi tient beaucoup à toi, sinon il ne t’aurait pas demandé de venir vivre chez lui. Est-ce que tu l’aimes ?
Jack : C’est une question indiscrète, mais oui je l’aime.
Pacey : Alors il lui faut un coup de pouce, un déclic pour qu’il réagisse.
Jack : Oui mais lequel ?
Pacey : A toi de trouver ce qui pourrait le pousser à assumer son homosexualité.
Jack et Pacey continuèrent à marcher un temps.
Jack : Et comment ça se passe avec Joey ?
Pacey : Bien, pourquoi cette question ?
Jack : Avec votre passé, ça ne doit pas être évident de se revoir.
Pacey : C’est ce que j’ai cru au début puis les choses se sont faites d’elles mêmes.
Jack : Est-ce que je peux te poser à mon tour indiscrète ?
Pacey : Vas y ?
Jack : Est-ce que l’aimes toujours ?
Pacey : C’est très indiscret mais je vais te répondre honnêtement. Je ne vais pas te mentir en disant qu’elle me fait toujours de l’effet mais je ne pense pas être amoureux d’elle.
Jack : C’est bizarre mais quand vous vous êtes remis ensemble, avec Jen on pensait que c’était pour de bon, on vous voyait déjà mariés avec des enfants, on avait même choisi des prénoms au cas où vous n’auriez pas d’idées.
Pacey éclata de rire.
Pacey : Quel genre de prénoms ?
Jack : On avait pensé à Drue pour un garçon et Abby pour une fille !
Pacey : De très beaux prénoms !
Jack : On était sûr que vous alliez aimer !
Pacey : Fais-moi penser le jour où j’aurais des enfants de ne pas m’aider à choisir leur prénom !
Ils rejoignirent les autres en rigolant.
Jen : On peut savoir ce qui vous fait rire ?
Jack : Rien, on parlait de prénom d’enfants.
Pacey fit un clin d’œil à Jack.
Pacey : Oui, et on se disait qu’Amy était vraiment un joli prénom.
Jen : Et c’est pour ça que vous rigoliez, vous vous moquer du prénom de ma fille !
Jack rigola de plus belle lorsqu’il vit la tête de Jen. Elle se leva et commença à lui courir après.
Jen : Tu vas voir toi !
Joey et Pacey les regardèrent s’éloigner en rigolant.
Pacey : Une balade ?
Joey : Volontiers. Alors dis moi, c’est quoi cette histoire de prénoms ?
Pacey était pris au dépourvu, il ne pensait pas que Joey remettrait ça sur le tapis.
Pacey : Rien.
Joey : Ce n’est pas rien, tu dis que je ne sais pas mentir mais toi ce n’est pas mieux. Allez dis-moi !
Pacey : Quant à toi, tu es toujours aussi curieuse.
Joey : On ne se refait pas. Alors !
Pacey : Ce n’est rien, je t’assure.
Joey : Très bien j’abandonne, mais j’irais cuisiner Jack avec lui c’est plus facile de savoir quelque chose.
Ils s’arrêtèrent au bord de l’eau.
Joey : Cet endroit ne te rappelle pas de crapuleux souvenirs avec un certain prof de littérature!
Pacey regarda Joey en souriant.
Pacey : Si, de très bons mêmes.
Joey : Passe-moi les détails si tu veux bien. Je n ‘ai pas vraiment envie de savoir comment c’est passé ta première expérience sexuelle même si j’en ai vu une partie sur vidéo !
Pacey : Je me souviens d’une fois aussi où on était tous les deux ici, si Duncan n’était pas venu nous interrompre nous aurions aussi des souvenirs crapuleux à partager.
Joey : C’est vrai j’avais oublié.
Pacey : On a tout de même pas mal de moments de ce genre à partager, tu ne crois pas ?
Joey : Oh si, pas au début mais après….
Pacey : Ouais, après comme tu dis….
Ils restèrent silencieux, chacun se rappelant la douceur de leurs étreintes, leurs mains caressant chaque partie de leur corps, la tendresse de leurs baisers. Ils se regardèrent les yeux dans les yeux, à cet instant chacun put lire dans les yeux de l’autre le désir. Pacey regarda les lèvres de Joey puis leva les yeux vers elle. Joey sentit des frissons lui parcourir tout le corps. Ils se rapprochèrent doucement l’un de l’autre, leurs lèvres n’étaient plus qu’à quelques centimètres l’une de l’autre.
Soudain le téléphone de Joey sonna. La sonnerie les sortit d’un doux rêve. Joey détourna son regard et s’éloigna pour répondre. Elle fut surprise d’entendre Gary à l’autre bout de la ligne.
Joey : Gary ! Comment as-tu eu mon numéro ?
Gary : Ashley !
Joey : Je vois, tu as réussi à l’avoir.
Gary : Tu sais à quel point je peux être persuasif.
Joey : Que lui as-tu proposé cette fois ci, une soirée romantique dans un grand restaurant new-yorkais.
Gary : Mieux que ça, un week-end dans une auberge en pleine campagne.
Joey : Je comprends mieux sa trahison !
Gary et Ashley entretenaient une relation depuis plus d’un an, Joey était la seule à le savoir pour les avoir surpris un jour dans l’une des salles de réunions. Ashley le menait par le bout du nez, malgré son côté macho, mais Gary savait aussi y faire avec elle. Il était aussi marié et avait un petit garçon, il lui faisait croire qu’il allait quitter sa femme mais qu’il avait besoin de temps inventant à chaque fois une nouvelle excuse. Joey voyait bien qu’Ashley en souffrait mais elle ne voulait pas le quitter.
Joey : Alors dis-moi pourquoi tu m’appelles pendant mes vacances, soit dit en passant les premières depuis plus d’un an !
Gary : Joey, je te promets que si tu reviens travailler, je te paierais un mois complet de vacances au soleil !
Joey : Alors c’est ça ! Tu veux que je revienne travailler.
Gary : C’est le contrat du siècle, mieux que Preston, si on le décroche c’est le gros lot pour nous.
Joey : Pour toi tu veux dire !
Gary : Il s’agit de construire un complexe commercial énorme en banlieue.
Joey : Pourquoi moi, John est disponible.
Gary : Je veux que ce soit toi, tu as fait des merveilles avec Preston.
Joey : Ca ne peut pas attendre mon retour de vacances.
Gary : Plutôt on commencera mieux ce sera.
Joey : Et si je refuse ?
Gary : N’y pense même pas Joey, tu es peut être ma meilleure architecte mais tu n’es pas irremplaçable.
Joey : Si je comprends bien tu ne me laisses pas le choix.
Gary : Tu as très bien compris.
Joey : Je serais au bureau mardi matin.
Gary : J’avais pensé que tu pourrais revenir demain matin déjà.
Joey : Mardi Gary pas avant.
Gary : Ok, à mardi.
Joey soupira en raccrochant.
Pacey : Le boulot ?
Joey : Un important contrat, je n’ai pas le choix, je dois y aller.
Joey vit de la déception dans les yeux de Pacey.
Joey : Pacey à propos de…
Pacey : Joey, retournes à New York, ton travail t’attend, ce n’est pas comme s’il s’était passé quelque chose entre nous.
Joey rejoignit les autres pour leur apprendre la mauvaise nouvelle. Pacey resta songeur au bord de l’eau. Il ne s’était rien passé entre eux, et c’était mieux ainsi, les quelques jours passés auprès d’elle lui avait fait oublier la triste réalité. Elle habitait New York, elle avait un travail, une vie. C’était mieux ainsi. Jen le rejoignit.
Jen : Joey t’a annoncé la mauvaise nouvelle ?
Pacey : J’étais là quand son patron a appelé.
Jen : C’est dommage, je m’étais habitué à sa présence parmi nous, elle va me manquer.
Pacey ne prit pas la peine de répondre et rejoignit le reste du groupe.
Le soleil commençait à se coucher doucement, ils remballèrent les affaires et rentrèrent silencieusement. Joey ne cessait de repenser à ce qui aurait pu se passer si le téléphone n’avait pas sonné. Elle avait passé du temps avec lui, leur escapade en mer les avait rapprochés, elle se sentait bien avec lui, pour la première fois depuis bien longtemps. Elle devait cesser d’y penser demain elle reprendrait sa vie de new-yorkaise.
lilis012 (21.04.2005 à 09:31)
Joey repartit le lendemain matin, pour se changer les idées et penser à autre chose que Pacey, elle décida d’aller travailler. Elle n’était pas de très bonne humeur et en voulait à Gary d’avoir gâcher ses vacances. Elle alla directement dans son bureau après avoir prévenu Ashley qu’elle ne voulait être déranger par personne et surtout pas par Gary. Ashley la rejoignit quelques minutes plus tard.
Ashley : Je croyais que tu ne venais travailler que demain.
Joey : J’étais chez moi alors je me suis dit que je pouvais très bien venir, mes vacances sont de toutes façons gâchées. Fais en sorte que Gary n’apprenne pas ma présence toute suite même s’il te propose de partir en week-end à Tombouctou.
Ashley : Je suis désolée, il a vraiment insisté, je n’ai rien pu faire.
Joey : Ce n’est pas grave je comprends il est aussi ton patron en plus d’être ton amant.
Ashley : Je te promets de faire tout mon possible pour que…
Gary entra dans le bureau à ce moment là.
Gary : Joey, heureuse de te voir parmi nous, je t’attends dans mon bureau dans 5 minutes pour parler du projet
Joey se força à sourire. Ashley était désolée pour elle, elle savait à quel point ses vacances lui auraient fait du bien, elle avait travaillé sans relâche toute cette année et encore plus pour le dossier Preston. Gary ne lui laissait aucun répit. Joey prit son bloc notes et s’exécuta à contre cœur.
Elle s’installa dans le bureau de Gary, pendant qu’il lui expliquait ce fabuleux projet de centre commercial en banlieue, énorme complexe regroupant un cinéma, une galerie marchande, une patinoire. Joey regardait dehors, elle écoutait à peine Gary parler, elle aurait voulu se trouver à Capeside, avec ses amis. Ces quelques jours auprès d’eux lui avait permis de constater que Capeside lui manquait, ses amis avaient une vie simple, sans stress, tout avait l’air plus facile là bas.
Gary remarqua que Joey avait l’air absente.
Gary : Tu m’écoutes Joey ?
Joey : Oui. Il faudrait que l’on aille voir l’endroit où se construira le complexe, ça me donnera une idée de l’environnement et du style à adopter pour les plans.
Gary : Nous irons là bas demain matin.
Joey : En attendant, je rentre chez moi, j’étais juste venue vois si j’avais des messages.
Gary : Tu ne veux pas te mettre au travail tout de suite ?
Joey : Comme je viens de te le dire, j’ai besoin de voir le terrain.
Gary : Tu ne verras pas grand chose pour l’instant, il y a encore des constructions.
Joey : Ca me donnera tout de même une idée.
Avant de rentrer chez elle, Joey alla faire un tour à Central Park, elle aimait s’y promener, elle s’asseyait sur un banc et observait les gens autour d’elle, il y avait des amoureux assis dans l’herbe, des gens qui faisaient du vélo ou du roller, des parents qui apprenaient à leurs enfants à faire du vélo ou des mamans avec leurs landaus. A cet instant précis elle se sentit seule, elle n’avait pas de petit copain avec qui s’asseoir dans l’herbe pour profiter du soleil, pas d’enfants à qui elle pouvait apprendre à faire du vélo. Elle n’avait que son travail. Elle rentra chez elle en se disant qu’un jour aussi elle aurait droit au bonheur, il fallait seulement qu’elle soit patiente.
lilis012 (21.04.2005 à 09:32)
Le lendemain, elle alla visiter le terrain avec Gary. Il se trouvait en dehors de la ville, en banlieue.
Lorsque Joey sortit de la voiture elle fit un tour sur elle-même, elle constata que le quartier était joli, il y avait des petites maisons avec des jardins, une école. Elle se demandait où ils allaient pouvoir construire cet énorme complexe. Elle se tourna vers Gary.
Joey : Je ne vois pas trop la place pour pouvoir mettre un tel complexe.
Gary : Devant toi, Joey, juste devant toi.
Joey : Devant moi ? Mais il y a des maisons et cette école.
Gary : Plus pour très longtemps, le propriétaire des terrains va les expulser, ces gens sont en location, la maison et encore moins le terrain ne leur appartiennent pas.
Joey : Quoi ! Mais où vont aller tous ces gens ?
Gary : C’est leur problème pas le mien, moi je suis seulement chargé de leur proposer des plans, le reste ne me concerne pas.
Joey : Mais tu ne te demande pas ce que vont devenir tous ces gens et l’école ?
Gary : Tout sera sûrement rasé, le propriétaire a trouvé plus rentable de vendre que de continuer à louer.
Joey : Je refuse de travailler sur un projet qui risque de mettre des gens dehors.
Gary : Tu ne peux pas te permettre de refuser Joey, c’est ça ou la porte.
Joey : Si je comprends bien c’est du chantage.
Gary : Tu es mon meilleur élément Joey j’ai besoin de toi sur ce coup là, si ça peut te rassurer, je me renseignerais sur le sort de ces gens.
Joey : Oui ce serait gentil de faire ça, si ces personnes n’ont aucun endroit où aller je refuse de travailler sur ce projet, est ce qu’on est d’accord ?
Gary : On est d’accord.
lilis012 (21.04.2005 à 09:41)
Joey prit ses affaires et partit le cœur léger. Elle avait pris la bonne décision, elle le savait. Elle rentra chez, prit quelques affaires et partit à la gare. Elle avait besoin de voir ses amis, besoin de voir Pacey. Il fallait bien se rendre à l’évidence, elle avait ressenti quelque chose au bord de l’eau aux ruines. Elle devait en avoir le cœur net. En arrivant à Capeside elle alla directement au B&B. Bessie était sous la véranda lorsque Joey descendit du taxi. Bessie s’avança vers elle.
Bessie : Joey mais qu’est ce que tu fais là ? Tu ne devrais pas être à New York pour la présentation de ton projet ?
Joey : Si mais j’ai démissionné.
Bessie : Quoi ! Mais pourquoi ?
Joey : Je n’étais pas d’accord avec les méthodes de Gary, il m’a menti pour me faire bosser sur ce projet alors qu’il savait que je ne serais pas d’accord si je savais la vérité. Ils veulent expulser des dizaines de familles entières et elles doivent se débrouiller pour se reloger, je ne veux pas participer à ce genre de projet, alors j’ai démissionné et pris la décision de venir me réinstaller à Capeside.
Bessie : Je suis contente pour toi mais que vas-tu faire ici, il n’y a pas de cabinet d’architecte dans le coin.
Joey : Justement, je vais m’installer à mon compte, ça prendra peut être du temps avant que ça ne marche mais j’ai envie de tenter le coup, ces quelques jours passés ici m’ont fait du bien et m’ont donné l’envie de revenir.
Bessie : Tu sais que pour l’instant je n’ai toujours pas de chambre.
Joey : Ne t’inquiète pas, je vais retourner chez Jen en attendant et puis, je compte bien me prendre mon propre appartement.
Bessie : Rentrons fêter ton retour. Que dirais tu si on organisait une petite fête, je suis sûre que tout le monde serait ravi de te revoir.
Joey : Pourquoi pas.
Bessie : Alors je m’occupe de tout, j’appelle tout le monde et nous leur ferons la surprise ce soir.
Joey : D’accord, où est Alex ?
Bessie : Avec Lily bien sûr, c’est deux là sont inséparables, comme tu l’étais avec Dawson pourtant ils n’ont pas le même âge et ne sont pas dans la même classe.
Joey : Ca ne s’explique pas, je crois qu’il y aura toujours une sorte d’alchimie entre les Potter et les Leery.
Bessie : Au fait tu as des nouvelles de Dawson ?
Joey : Il m’a appelé la semaine dernière, il a un projet de film avec Spielberg.
Bessie : Son rêve va enfin se réaliser.
Joey : Oui, il était tout excité quand il m’a appelé, on aurait dit un enfant.
Bessie : Il est toujours avec cette actrice ?
Joey : Laura ? Oui, apparemment c’est du sérieux entre eux, mais avec Dawson rien n’est sûr, il privilégiera son travail plutôt que sa vie privée mais étant donnée que Laura fait de même je crois que ça va vraiment marcher cette fois ci.
Bessie : Tu fais allusion à son histoire avec Audrey.
Joey : Oui, ils étaient si différents, au début que je pensais que ça pouvait marcher mais avec le temps ce genre de relation ne résiste pas.
Bessie : Et toi, nous parlons des autres mais toi, comment ça va les amours ?
Joey : Le calme plat depuis que Steve m’a quitté.
Bessie : Tu es sûre ?
Joey : Qu’est ce que tu insinues ?
Bessie : Quand tu es venue la dernière fois tu as passé beaucoup de temps avec Pacey et vu votre passé je pensais que tous les deux…
Joey : Tu te trompes complètement il n’y a rien entre Pacey et moi.
Bessie : Ca me rassure ce que tu me dis là, parce que si Pacey vient ce soir il sera sûrement accompagné d’Anna et au cas où lui et toi, enfin…
Joey : Non tout va bien.
Bessie : Tant mieux alors, je vais faire des courses et prévenir tout le monde pour ce soir. Profites en pour te reposer un peu.
Joey s’installa sur le ponton, elle aimait regarder le paysage et la rivière. C’était toute son enfance, toute sa vie. Ainsi Pacey avait trouvé quelqu’un avec qui partageait sa vie, elle avait été déçue d’apprendre qu’il avait quelqu’un mais après tout c’était mieux ainsi. En venant, elle avait beaucoup pensé à leur baiser raté, et à ce que cela aurait impliqué, elle ne savait pas trop quoi penser maintenant elle n’avait plus à s’en soucier. Pacey avait sa vie, elle devait faire la sienne.
lilis012 (21.04.2005 à 09:42)
Joey prit ses affaires et partit le cœur léger. Elle avait pris la bonne décision, elle le savait. Elle rentra chez, prit quelques affaires et partit à la gare. Elle avait besoin de voir ses amis, besoin de voir Pacey. Il fallait bien se rendre à l’évidence, elle avait ressenti quelque chose au bord de l’eau aux ruines. Elle devait en avoir le cœur net. En arrivant à Capeside elle alla directement au B&B. Bessie était sous la véranda lorsque Joey descendit du taxi. Bessie s’avança vers elle.
Bessie : Joey mais qu’est ce que tu fais là ? Tu ne devrais pas être à New York pour la présentation de ton projet ?
Joey : Si mais j’ai démissionné.
Bessie : Quoi ! Mais pourquoi ?
Joey : Je n’étais pas d’accord avec les méthodes de Gary, il m’a menti pour me faire bosser sur ce projet alors qu’il savait que je ne serais pas d’accord si je savais la vérité. Ils veulent expulser des dizaines de familles entières et elles doivent se débrouiller pour se reloger, je ne veux pas participer à ce genre de projet, alors j’ai démissionné et pris la décision de venir me réinstaller à Capeside.
Bessie : Je suis contente pour toi mais que vas-tu faire ici, il n’y a pas de cabinet d’architecte dans le coin.
Joey : Justement, je vais m’installer à mon compte, ça prendra peut être du temps avant que ça ne marche mais j’ai envie de tenter le coup, ces quelques jours passés ici m’ont fait du bien et m’ont donné l’envie de revenir.
Bessie : Tu sais que pour l’instant je n’ai toujours pas de chambre.
Joey : Ne t’inquiète pas, je vais retourner chez Jen en attendant et puis, je compte bien me prendre mon propre appartement.
Bessie : Rentrons fêter ton retour. Que dirais tu si on organisait une petite fête, je suis sûre que tout le monde serait ravi de te revoir.
Joey : Pourquoi pas.
Bessie : Alors je m’occupe de tout, j’appelle tout le monde et nous leur ferons la surprise ce soir.
Joey : D’accord, où est Alex ?
Bessie : Avec Lily bien sûr, c’est deux là sont inséparables, comme tu l’étais avec Dawson pourtant ils n’ont pas le même âge et ne sont pas dans la même classe.
Joey : Ca ne s’explique pas, je crois qu’il y aura toujours une sorte d’alchimie entre les Potter et les Leery.
Bessie : Au fait tu as des nouvelles de Dawson ?
Joey : Il m’a appelé la semaine dernière, il a un projet de film avec Spielberg.
Bessie : Son rêve va enfin se réaliser.
Joey : Oui, il était tout excité quand il m’a appelé, on aurait dit un enfant.
Bessie : Il est toujours avec cette actrice ?
Joey : Laura ? Oui, apparemment c’est du sérieux entre eux, mais avec Dawson rien n’est sûr, il privilégiera son travail plutôt que sa vie privée mais étant donnée que Laura fait de même je crois que ça va vraiment marcher cette fois ci.
Bessie : Tu fais allusion à son histoire avec Audrey.
Joey : Oui, ils étaient si différents, au début que je pensais que ça pouvait marcher mais avec le temps ce genre de relation ne résiste pas.
Bessie : Et toi, nous parlons des autres mais toi, comment ça va les amours ?
Joey : Le calme plat depuis que Steve m’a quitté.
Bessie : Tu es sûre ?
Joey : Qu’est ce que tu insinues ?
Bessie : Quand tu es venue la dernière fois tu as passé beaucoup de temps avec Pacey et vu votre passé je pensais que tous les deux…
Joey : Tu te trompes complètement il n’y a rien entre Pacey et moi.
Bessie : Ca me rassure ce que tu me dis là, parce que si Pacey vient ce soir il sera sûrement accompagné d’Anna et au cas où lui et toi, enfin…
Joey : Non tout va bien.
Bessie : Tant mieux alors, je vais faire des courses et prévenir tout le monde pour ce soir. Profites en pour te reposer un peu.
Joey s’installa sur le ponton, elle aimait regarder le paysage et la rivière. C’était toute son enfance, toute sa vie. Ainsi Pacey avait trouvé quelqu’un avec qui partageait sa vie, elle avait été déçue d’apprendre qu’il avait quelqu’un mais après tout c’était mieux ainsi. En venant, elle avait beaucoup pensé à leur baiser raté, et à ce que cela aurait impliqué, elle ne savait pas trop quoi penser maintenant elle n’avait plus à s’en soucier. Pacey avait sa vie, elle devait faire la sienne.
lilis012 (21.04.2005 à 09:42)
Le soir même tout le monde était réuni chez Bessie et chacun se demander pour quelles raisons elle les avait invités.
Jen : Pourquoi nous a-t-elle fait venir ? Tu crois qu’il est arrivé quelque chose à Joey ?
Jack : Je ne crois pas sinon elle n’aurait pas préparé ce festin de rêve.
Mme Ryan : Je crois plutôt qu’elle a une bonne nouvelle à nous annoncer, attendons de voir.
Gale : Pacey doit venir aussi, je pense comme Mme Ryan c’est plutôt une bonne nouvelle.
Bessie arriva dans le salon.
Bessie : Une fois que Pacey sera là je vais vous expliquer pourquoi je vous ai fait venir ce soir.
Pacey : Quelqu’un a prononcé mon nom !
Bessie : Pacey te voilà enfin, Anna n’est pas avec toi ?
Pacey : Non, elle a été retenue à Providence.
Bessie : Bon et bien maintenant que vous êtes tous réunis, je vais pouvoir vous dire pourquoi vous êtes là. En fait j’ai une bonne nouvelle à vous annoncer. Une personne que nous connaissons tous très bien ici va venir s’installer définitivement à Capeside.
Elle se tourna vers le couloir.
Bessie : Tu peux venir.
Joey arriva dans l’embrasure de la porte.
Jen : Joey !
Jack : Tu reviens vivre ici ?
Joey : Oui.
Tout le monde se précipita pour la prendre dans leurs bras, seul Pacey resta un peu à l’écart. Il n’en revenait pas, Joey venait revivre à Capeside, il avait tellement rêvé de ce jour, qu’elle revienne enfin, et maintenant qu’elle revenait, il avait refait sa vie.
Une fois que tout le monde eut félicité Joey, Pacey s’approcha et l’a prit dans ses bras.
Pacey : Content de te revoir parmi nous.
Joey : Merci.
Bessie : Bon, si nous passions à table.
Tous les convives s’installèrent, Joey leur raconta son histoire, son projet d’ouvrir un cabinet d’architecture, elle demanda également à Mme Ryan si elle pouvait l’héberger quelques temps.
Jack : Je suis désolé mais ça ne sera pas possible, j’occupe la chambre d’amis.
Joey : Pourquoi ? Et Doug ? Enfin, tu ne vis plus avec lui ?
Un silence pesant s’installa, tout le monde était au courant de sa situation sauf Joey.
Jack : Non c’est récent et Jen m’a proposé de m’héberger.
Joey vit que c’était un sujet douloureux, elle lui sourit tendrement pour lui montrer qu’elle était là si jamais il avait besoin d’elle.
Joey : Gale ?
Gale : Je n’ai que mon canapé à te proposer, nous faisons des travaux dans la maison.
Joey : Bon et bien il ne me reste plus que l’hôtel.
Pacey : Tu peux venir chez moi, je te prêterais ma chambre et je dormirais sur le canapé.
Joey : Je ne voudrais pas te déranger.
Pacey : Tu ne me déranges pas et puis c’est temporaire.
Joey : Alors j’accepte.
A la fin de la soirée, Pacey et Joey rentrèrent ensemble. Pacey habitait l’appartement au-dessus du restaurant. C’était au début un grenier, il avait tout aménagé pour en faire un magnifique appartement. Il n’était pas très grand mais pour lui seul ça suffisait largement et c’était pratique d’habiter au-dessus de son lieu de travail.
Joey : Tu es sûre qu’Anna ne dira rien.
Pacey : Elle est absente toute la semaine. En plaisantant. Et puis on ne dort pas dans le même lit.
Joey : Ouais, bon et bien il se fait tard, je vais me coucher. Bonne nuit.
Pacey : Bonne nuit.
lilis012 (21.04.2005 à 09:46)
Lorsque Joey se réveilla le lendemain matin, une bonne odeur de bacon grillé flottait dans ses narines. Elle enfila un peignoir et se leva. Pacey était dans la cuisine en train de préparer le petit déjeuner.
Joey : Pacey, ça sent merveilleusement bon, ta cuisine m’a manqué, je crois que c’est ce que je vais apprécier le plus pendant mon séjour ici.
Pacey : Ne t’y habitues pas trop !
Joey : C’est à toi de faire en sorte que je ne m’y habitue pas.
Pacey : Que comptes tu faire aujourd’hui ?
Joey : Je vais me lancer dans la recherche d’un endroit où je puisse installer mon bureau et puis aussi pour vivre.
Pacey : Si tu veux, tu n’as qu’à aller voir Cheryl, elle tient une agence immobilière, je lui passerais un coup de fil si tu veux.
Joey le regarda amusée.
Pacey : Quoi, qu’est ce qui te fais sourire, j’ai un truc sur le nez ?
Joey : Non, mais c’est marrant de voir à quel point toi qui n’avais qu’une envie c’était de fuir, tu te retrouves ici à tenir un restaurant et à connaître tout le monde, tu fais parti de la bonne société il ne te manque plus que l’entrée du Yacht Club !
A voir la tête de Pacey, Joey comprit tout de suite que Pacey faisait parti du Yacht Club.
Joey : Tu fais parti du Yacht Club !? Alors ta réussite est complète Pacey, je suis fier de toi, fier de voir à quel point tu as réussi ta vie, pas comme moi.
Pacey : Ne dis pas de bêtises, toi aussi tu as réussi ta vie, tu es une architecte de talent.
Joey : Comment peux tu le savoir ?
Pacey : Tu as toujours su dessiner et tu avais du talent, pourquoi ne serais tu pas capable de faire des plans !
Joey : Tu as toujours eu les mots qu’il faut pour me réconforter.
Pacey : C’est le privilège d’avoir été l’un de tes exs.
Joey : Ils ne sont pas tous restés mes amis.
Pacey : Et bien je suis bien content que l’on soit encore amis.
Joey : Moi aussi sinon je ne sais pas où j’aurais dormi hier soir !
Pacey et Joey éclatèrent de rire.
lilis012 (21.04.2005 à 09:47)