Plus tard dans la matinée, elle retrouva Cheryl. Pacey lui avait passé un coup de téléphone, elle avait immédiatement accepté de la voir le matin même. C’était une femme d’un certain âge, difficile à définir. Elle portait un tailleur beige, était bien coiffée comme si elle sortait de chez le coiffeur. Maquillage très léger et souriante. Elle plut à Joey qui lui fit tout de suite confiance.
Cheryl : Pacey m’a dit que vous cherchiez un endroit pour installer votre cabinet, et également un appartement. J’ai ce qu’il vous faut, c’est justement en face du restaurant. Venez nous allons y aller.
Cheryl et Joey allèrent voir l’appartement, il se trouvait au rez de chaussée d’un petit immeuble. C’était un ancien cabinet de médecin. Le docteur avait installé son cabinet dans les deux pièces du devant et il habitait à l’arrière. L’appartement comprenait encore 2 chambres, une cuisine ouverte et une salle de bain. Joey était émerveillée.
Joey : C’est parfait, tout à fait ce qu’il me fallait, je ne pouvais pas rêver mieux.
Cheryl : Pour l’instant le médecin qui était là à laisser des affaires, il doit libérer l’appartement dans un mois, si ça vous intéresse vous pourrez alors emménager.
Joey : Marché conclu.
Cheryl : Très bien, je prépare les papiers. Ou dois je les envoyer ?
Joey : Passez-moi un coup de fil et je passerais les prendre.
Cheryl : Très bien, je vous tiens au courant.
lilis012 (21.04.2005 à 09:48)
De son restaurant, Pacey vit Cheryl et Joey sortir de l’immeuble d’en face. Joey avait l’air satisfaite. Elle traversa la rue et entra dans le restaurant. Elle retrouva Pacey derrière le bar.
Joey : Tu vas devoir me supporter comme voisine, enfin presque voisine.
Pacey : Tu as trouvé un endroit pour installer ton cabinet ?
Joey : Juste en face.
Pacey : Là où était le Docteur Moore ?
Joey : Oui, et je vais même y habiter, tu savais qu’il vivait dans l’appartement ?
Pacey : Oui il m’avait fait visiter un jour.
Joey : Encore l’une de tes relations.
Pacey : Il venait souvent déjeuner le midi.
Joey : Attends-toi aussi à me voir souvent venir déjeuner. Et puis tu vas devoir me supporter un mois entier, le Docteur Moore a laissé quelques affaires, l’appartement ne sera libre que dans un mois.
Pacey : Ca ne me dérange pas du moment que tu paies ton déjeuner !
Joey : Pacey !
Pacey : Allez viens, je t’offre à déjeuner aujourd’hui.
Joey s’installa au bar pendant que Pacey partit lui chercher une soupe de poisson. Elle remarqua une jeune femme entrer, elle était très belle, à voir son tailleur, et sa mallette elle devait travailler chez un avocat ou même dans une banque. Elle s’approcha du bar et demanda où était Pacey. Joey comprit tout de suite qu’il s’agissait d’Anna. Pacey avait toujours eu bon goût en matière de femme. Anna était blonde aux yeux clairs, sophistiquée. D’un autre côté, elle n’allait pas tellement avec le côté voyageur et désinvolte de Pacey. Pacey sortit des cuisines et Anna alla à sa rencontre.
Pacey : Anna ! Je croyais que tu ne venais que demain.
Anna : Mon affaire c’est terminé plutôt que prévu alors j’ai sauté dans ma voiture pour te rejoindre.
Elle l’embrassa devant Joey. Pacey lui déposa l’assiette.
Pacey : Anna je voudrais te présenter Joey une vieille amie, elle habite à la maison pour l’instant.
Anna : Enchantée.
Joey : Moi de même.
Anna : Qu’est ce qui vous amène à Capeside ?
Joey : Je viens ouvrir mon cabinet d’architecture.
Anna : C’est bien, il n’y en avait pas dans cette ville, je suis sûre que ça va bien marcher.
Joey : Je l’espère, enfin nous verrons bien. Pacey pour ce soir, j’irais dormir au B&B.
Anna : Non, restez.
Joey : Non, non je ne veux pas vous déranger, vous devez avoir beaucoup de choses à vous dire.
Anna : En fait je ne reste pas, je ne viens passer que l’après midi ici.
Pacey : Je croyais que tu restais ?
Anna : J’ai une nouvelle affaire et je dois travailler dessus ce week-end, c’est pour ça que je suis venue cet après midi, j’avais envie de passer du temps avec toi. Que dirais tu d’aller faire une balade en mer, le temps est magnifique.
Pacey : C’est une bonne idée.
Anna : Alors allons-y.
Pacey : Je t’abandonne.
Joey : Vas y.
lilis012 (21.04.2005 à 09:50)
Joey finit de déjeuner seule, pendant qu’elle était en ville, elle en profita pour aller voir Jen. Sa secrétaire était partie déjeuner et Jen était à son bureau.
Joey : Toc, toc.
Jen : Salut Joey.
Joey : J’étais dans le coin alors je me suis dit que j’allais passer te voir.
Jen : Tu as très bien fait.
Joey : Comment vas Jack, je n’ai pas eu l’occasion de lui parler hier soir.
Jen : Il fait comme si tout allait bien mais je sais qu’il souffre.
Joey : Pourquoi a-t-il quitté Doug ?
Jen : Je crois qu’il veut le faire réagir, il en a eu marre d’attendre.
Joey : C’est radical comme solution.
Jen : Mais je crois que ça marche, en ce moment ils doivent déjeuner ensemble.
Joey : C’est Jack qui l’a appelé ?
Jen : Non, Doug a appelé hier soir, il a insisté pour qu’ils se voient aujourd’hui il voulait lui parler.
Joey : Espérons que ce soit positif.
Jen : Et toi comment se passe la cohabitation avec Pacey.
Joey : Je ne suis chez lui que depuis hier soir, mais tout va bien, j’ai d’ailleurs trouvé un endroit pour vivre et travailler.
Jen : Déjà ! Ca a été vite.
Joey : Oui, Pacey a appelé Cheryl ce matin, et elle lui a dit qu’elle avait quelque chose de disponible.
Jen : Où est ce que c’est ?
Joey : A deux pas d’ici, en face du Ice House, l’ancien cabinet du Dr Moore.
Jen : C’est génial et tu emménages quand ?
Joey : Dans un mois seulement.
Jen : Tu vas rester chez Pacey alors ?
Joey : Oui il est d’accord je suis allée déjeuner au restaurant. J’ai même fait la connaissance d’Anna.
Jen : Elle et Pacey ne vont pas ensemble. Elle est avocate, elle vit toute la semaine à Providence et vient ici le week-end. Tant qu’il fait beau c’est agréable mais l’automne arrive et Capeside n’est plus aussi attrayant le reste de l’année.
Joey : Tu ne l’aimes pas beaucoup on dirait, Pacey sait ce que tu penses d’elle ?
Jen : Tu me connais, je ne me suis pas gênée pour le lui dire, je lui ai même dit qu’il sortait avec elle pour t’oublier.
Joey : Tu divagues Jen, Pacey n’a pas besoin de m’oublier.
Jen : Je sais qu’il s’est passé quelque chose entre vous aux ruines.
Joey : Tu devrais dire ce qu’il ne s’est pas passé.
Jen : Sois plus clair.
Joey : Disons que si Gary n’avait pas appelé, il se serait passé sûrement quelque chose, ce qui n’a pas été le cas.
Jen : Qu’aurais tu fait s’il s’était passé quelque chose ?
Joey : Je n’ai pas besoin de le savoir puisqu’il ne s’est rien passé.
Jen : Je suis sûre que Pacey et toi avaient encore une belle histoire à vivre, vous êtes fait l’un pour l’autre c’est évident.
Joey : Nous avons rompu d’un commun accord, je te le rappelle. Nous étions d’accord sur le fait qu’il n’y avait plus rien entre nous.
Jen : Tu étais de l’autre côté de l’océan, aujourd’hui tu es là, et tu vas vivre en face de chez lui !
Joey : Jen, arrête, c’est terminé depuis longtemps entre lui et moi.
Jen : Il n’y a que toi qui crois ça.
Joey : Pense ce que tu veux, ça m’est égal.
Joey sortit énervée, comment pouvait elle dire une chose pareille, elle ne savait pas ce qu’elle ressentait et encore moins ce que Pacey pouvait ressentir.
lilis012 (21.04.2005 à 09:52)
Le mois qui suivit Joey fit de nombreux aller retour à New York pour déménager et ramener toutes ses affaires. Le Docteur avait presque tout enlevé et Joey entreposait ces affaires au fur et à mesure. Jack et Doug ne s’étaient pas réconciliés, Doug lui avait demandé un peu plus de temps ce que Jack avait refusé rendant leur rupture officielle, il avait emménagé définitivement chez Mme Ryan. Anna venait tous les week-ends, Joey s’arrangeait pour aller à New York les week-ends où Anna venait, comme ça elle leur laissait l’appartement. Jen avait raison, Joey n’aimait pas non plus Anna, elle était trop différente de Pacey.
C’était sa dernière nuit chez Pacey, le lendemain elle s’installerait chez elle, elle aurait tout le temps d’installer son bureau une fois qu’elle serait vraiment bien installer. Elle avait passé toute la journée à nettoyer l’appartement, elle était épuisée. En rentrant, elle s’écroula sur le canapé. Pacey arriva à ce moment là les bras chargés de paquet.
Pacey : Potter, voudrais tu bien m’aider au lieu de me regarder me débattre avec mes paquets.
Joey se leva avec du mal du canapé.
Joey : Qu’est ce que c’est tout ça ?
Pacey : Comme c’est ton dernier soir, je me suis dit que j’allais te préparer un bon dîner.
Joey : C’est une merveilleuse idée. Et qu’as-tu prévu de bon ?
Pacey : Surprise, tu ferais mieux d’aller prendre un bon bain pendant que je fais à manger.
Joey : Tu me gâtes Pacey, fais attention je vais finir par ne plus vouloir partir.
Joey se dirigea dans la salle de bain et se fit couler un bain, pendant que Pacey préparait le dîner. Elle revint dans la cuisine les cheveux encore mouillés, Pacey la trouva très sexy, elle portait un pull noir et un jean. C’était elle, tout simplement, rien d’extravagant, simple et belle, infiniment belle. Elle s’approcha de lui et mit son nez au-dessus de la casserole pour sentir l’odeur délicieuse. Il put sentir l’odeur douce de Joey, un mélange fruitée. Il ferma les yeux, l’odeur lui rappelait de nombreux souvenirs. Il se ressaisit rapidement lorsque Joey releva la tête.
Joey : Je vais me régaler c’est un vrai festin que tu m’as préparé, ça me rappelle les repas que tu me cuisinais lorsque nous étions à Boston.
Pacey : On arrivait rarement jusqu’au dessert !
Joey : Disons qu’on le prenait avant !
Pacey et Joey étaient nostalgiques de cette période, l’année qu’ils avaient passé ensemble avait été pleine de joie et de bonheur, ils avaient mûri et vivaient leur relation au jour le jour jusqu’au jour où Joey eut la possibilité de partir pour Paris. C’était son rêve mais elle était prête à rester pour Pacey. Quant à lui, il ne voulait pas l’empêcher de vivre son rêve et l’avait poussé à partir lui promettant de venir la voir souvent. Il était venu une fois puis elle aussi et puis leur coup de téléphone et leur visite se firent plus rares jusqu’au jour où ils cessèrent totalement. Ils décidèrent d’un commun accord que cela ne les mènerait nulle part.
Pacey : Bon, si nous passions à table.
Joey et Pacey s’installèrent à table, il servit le vin et l’entrée.
Joey : C’est délicieux, je me régale.
Pacey souriait, il aimait la voir manger ainsi, Anna picorait comme un oiseau et ne voulait jamais faire de repas copieux.
Joey : Pourquoi tu me regardes comme ça ?
Pacey : Ca fait plaisir de te voir manger avec appétit.
Joey : Est-ce que tu insinues que je me goinfre !
Pacey : Je n’oserais jamais dire une telle chose.
Joey : J’ai tellement travaillé aujourd’hui que je mangerais un éléphant.
Pacey : Tout est prêt ?
Joey : Oui, il ne reste plus qu’à monter les meubles, Jack s’est proposé pour venir, j’ai également demandé à Doug de venir.
Pacey : Tu es sérieuse ? Jack ne va pas apprécier.
Joey : Jack vient le matin et Doug l’après midi, je ne vais pas me mêler de leurs affaires, même si je trouve dommage ce qu’il leur arrive.
Pacey : J’ai discuté avec Doug hier soir, il est vraiment mal, mais il n’arrive pas à assumer c’est trop dur pour lui.
Joey : Alors il préfère le laisser partir.
Pacey la regarda droit dans les yeux: C’est dur de laisser partir la personne qu’on aime quelque soit la raison.
Joey plongea son regard dans le sien, elle voulait y voir ce que cette phrase cachait. Ils restèrent quelques secondes les yeux dans les yeux puis la minuterie sonna. Pacey jeta un œil vers la cuisine.
Pacey : Les fondants au chocolat sont prêts.
Joey : Mon dessert préféré !
lilis012 (21.04.2005 à 09:55)
Après le dîner, ils s’installèrent dans le salon, Pacey avait loué un film. Joey s’installa dans le canapé et Pacey dans le fauteuil à côté. Le film terminé Pacey constata que Joey s’était endormie. Il la prit doucement dans les bras et la porta jusque dans sa chambre. Il l’allongea sur son lit et remonta délicatement la couverture jusque sur ses épaules. Joey se réveilla et lui murmura.
Joey : Reste avec moi cette nuit.
Pacey : Ce n’est pas une bonne idée.
Joey : Je veux juste que tu t’allonges à mes côtés.
Pacey s’exécuta, il s’allongea à ses côtés et Joey se blottit dans ses bras. Il resta éveillé une partie de la nuit. Avoir Joey à côté de lui réveillait en lui des sentiments qu’il pensait avoir oubliés depuis très longtemps. Depuis qu’il l’avait revu, il avait ressenti du désir mais c’était uniquement physique Joey était devenu une très belle femme, personne ne pouvait rester insensible à son charme. Mais ce soir c’était différent, il ressentait plus que du désir. Joey sentait son souffle dans son cou, elle voulait se retourner et l’embrasser, seul la présence d’Anna dans la vie de Pacey la retenait. Ce mois passé à ses côtés lui avait rappelé à quel point ils s’aimaient, à quel point ils étaient heureux lorsqu’ils étaient ensemble. Ils avaient retrouvé cette même complicité qui les unissait. Elle avait remarqué son regard posé sur elle quand ils étaient dans la cuisine, Pacey la désirait encore elle le savait, elle le sentait. Pacey ferma les yeux, il devait dormir pour éviter de penser à Joey, à son corps si près du sien. Joey se retourna. Pacey avait les yeux fermés, elle savait à sa respiration qu’il ne dormait pas. Elle soupira et se retourna. Pacey rouvrit les yeux, il avait senti le regard de Joey sur lui, il n’avait pas voulu ouvrir les yeux de peur de ne pas se contrôler. Ils s’endormirent tous les deux chacun pensant à l’autre.
lilis012 (21.04.2005 à 09:56)
Le lendemain Joey frissonna en se réveillant, elle constata que la place à côté d’elle était vide. Elle n’entendait aucun bruit dans l’appartement. Pacey devait être au travail, c’était mieux ainsi, ils évitaient d’avoir une discussion sur leur nuit à dormir l’un près de l’autre. Elle alla dans la cuisine et constata que le café était au chaud et les croissants sur la table. Il faisait souvent ça lorsqu’il partait travailler et qu’elle avait cours plus tard dans la matinée. Il y avait toujours aussi un petit mot pour elle, cette fois ci c’était différent, pas de petit mot. En se levant ce matin, elle sut qu’elle l’aimait toujours et qu’elle n’avait jamais cessé de l’aimer. Mais il fallait qu’elle oublie ses sentiments.
lilis012 (21.04.2005 à 09:57)
Elle passa la journée à ranger son appartement, Jack et Doug se croisèrent dans l’après midi, l’entraînement de Jack s’était terminé plutôt et il était revenu pour voir si elle avait encore besoin d’aide. En entrant, il tomba nez à nez avec Doug qui sortait un carton vide dehors. Jack fit immédiatement demi-tour. Doug le retint par le bras.
Doug : Attends.
Jack se retourna, ses yeux brillaient de colère, il se montra froid et distant.
Jack : Qu’est ce que tu fais là ?
Doug : Je suis venu aider Joey.
Joey sortit sur le perron à ce moment là: C’est moi qui lui ai demandé de venir comme tu ne pouvais pas rester.
Jack évitait de regarder Doug, il était toujours très en colère contre lui, contre son attitude.
Jack : Bon, puisque tu as de l’aide je m’en vais.
Doug : Jack attends !
Mais Jack était déjà parti. Doug rentra dans l’appartement suivi par Joey.
Joey : Il t’aime toujours.
Doug : Comment peux tu en être aussi sûr ?
Joey : Il est toujours en colère contre toi.
Doug : Ca me rassure ce que tu me dis là.
Joey : Tout ce qu’il te demande c’est de ne plus vous cacher et il a été assez patient avec toi jusqu’à maintenant, tu ne peux pas lui en vouloir.
Doug : J’aimerais qu’il comprenne ce que je ressens.
Joey : Il le comprend mieux que personne, il est gay et il a vécu ça ici, à Capeside, et regarde aujourd’hui ce qu’il est devenu, un enseignant respecté par tous, pourquoi ce ne serait pas le cas pour toi.
Doug : C’est différent.
Joey : Parce que tu es le shérif de la ville ? Révéler que tu es gay ne diminuera en rien tes capacités de shérif et c’est la plus belle preuve d’amour que tu puisses lui apporter, enfin si tu l’aimes vraiment. Il te faut juste un peu de courage une fois que se sera fait, tu te sentiras nettement mieux.
Doug resta silencieux puis sortit.
Joey : Doug où vas-tu ? Doug?
Joey le suivit sur le pas de la porte, Doug courait derrière Jack.
Doug : Jack, Jack, attends.
Jack se retourna.
Jack : Je n’ai plus rien à te dire.
Doug : Moi si.
Et Doug l’embrassa au milieu de la route, les voitures klaxonnaient pour les éviter. Les gens se retournaient en attendant les klaxons. Certains même sourirent de cette situation. Mais personnes n’avait l’air de porter un regard négatif au fait que deux hommes s’embrassaient au milieu de la route et encore moins sur le fait qu’il s’agissait du shérif. Une voiture passa en klaxonnant, des élèves de Jack étaient à l’intérieur. Ils klaxonnèrent et sifflèrent, l’un cria.
Elève : Faites attention Monsieur McPhee, c’est dangereux de sortir avec le shérif. Vous risquez de fnir avec des menottes.
Ils entendirent leurs éclats de rire s’éloigner avec le bruit du moteur.
Jack : Pourquoi ?
Doug : Parce que je t’aime et que je veux que tu reviennes à la maison. Je ne peux pas vivre sans toi.
Joey souriait, elle était heureuse pour eux, ils le méritaient vraiment. Ils partirent main dans la main, laissant Joey seule au milieu des cartons. Elle rentra satisfaite d’avoir pu les aider même si elle se retrouvait seule pour tout ranger. Elle saisit un tournevis et se mit à l’œuvre. Au bout d’une heure elle dut constater que c’était une catastrophe, elle ne savait pas monter une simple étagère. Pacey était rentré discrètement et la regardait l’air amusé.
Pacey : Besoin d’un coup de main ?
Joey : Pacey tu m’as fait peur !
Pacey : Désolé.
Il regarda autour de lui.
Pacey : Tu es seule ? Je croyais que Doug devait t’aider.
Joey : Il a trouvé mieux à faire.
Pacey : Ce n’est pas très sympa de sa part de te laisser en plan surtout quand on voit comment tu te débrouilles.
Joey : Merci du compliment ! Mais figures toi qu’il est en ce moment avec Jack.
Pacey : Avec Jack ?
Joey lui raconta ce qu’il s’était passé plutôt dans l’après midi.
Pacey : Je n’en reviens pas, sacré Douggie !
Joey : Je suis contente pour eux.
Joey lui tendit le tournevis.
Pacey : Qu’est ce que c’est ?
Joey : Un tournevis maintenant que tu es là, tu crois que je vais te laisser partir sans que tu m’aides ?
Pacey : J’ai mon restaurant qui m’attend.
Joey : Ce n’est pas toi qui m’as dit un jour qu’ils savaient très bien se débrouiller sans toi et que c’était pour ça que tu les avais engagés.
Pacey : Tu prends des notes à chaque fois que je dis quelque chose !
Joey : Au travail Witter !
Pacey s’exécuta, heureux de passer un moment avec Joey. Il regardait Joey accrochait des cadres par-ci par-là, il y avait beaucoup de photos de tout le groupe lorsqu’ils étaient au lycée, puis à Boston, également quelques-unes de Joey à Paris. La nuit était tombée depuis longtemps, Pacey n’avait pas vu l’heure passée et il devait aller travailler même si ses employés se débrouiller sans lui, il aimait être en cuisine ou servir en salle.
Pacey : Bon, je vais y aller.
Joey était silencieuse, la tête au-dessus d’un carton. Elle ne bougea pas. Pacey s’approcha doucement derrière elle.
Pacey : Joey ca va ?
Joey : Oui.
Il remarqua qu’elle tenait un cadre dans sa main.
Joey : J’avais complètement oublié cette photo, elle était rangée dans ce carton depuis longtemps.
Pacey s’approcha un peu plus et constata que la photo dont elle parlait était celle que Dawson avait prise d’eux à Noël.
Pacey : Cette photo est très belle.
Joey se leva.
Joey : Oui, elle me rappelle de très bons souvenirs.
Pacey : A moi aussi.
Lorsque Joey s’était relevée, elle était face à Pacey, ils se regardèrent dans les yeux et chacun put y lire le désir qu’ils éprouvaient en cet instant. Pacey fit un pas puis s’arrêta. Ce fut au tour de Joey de faire un pas. Elle posa le cadre sans quitter Pacey des yeux. Puis ils firent un pas en même temps. Ils n’étaient plus qu’à quelques centimètres l’un de l’autre.
Pacey murmura : Qu’est ce qui nous arrive ?
Joey lui murmura : Je ne sais pas.
Pacey regarda les lèvres de Joey, puis la regarda de nouveau dans les yeux. Pacey lui effleura la joue de sa main. Joey ferma les yeux profita de cette caresse si douce. Puis elle ouvrit les yeux, et Pacey l’embrassa. Leur baiser était tendre, puis il se fit passionner. Pacey enleva le T-shirt de Joey pendant qu’elle lui déboutonnait sa chemise. Sans cesser de s’embrasser, ils atterrirent sur le canapé. Leurs corps étaient empreints de désir, chaque geste, chaque baiser, chaque caresse avait un sens. Ils se connaissaient par cœur. Soudain Pacey se releva violemment et reboutonna sa chemise.
Pacey : Jo, je ne peux pas faire ça, je suis désolé.
Joey murmura : Anna.
Pacey : Ca ne serait pas honnête de ma part de lui faire une telle chose.
Joey se couvrit avec une couverture et se recroquevilla sur le canapé.
Joey : Il est temps que tu partes, merci pour ton aide.
Elle évitait de croiser son regard, en agissant ainsi, Pacey lui faisait comprendre qu’il était amoureux d’Anna, et que ce serait une erreur que de coucher avec elle. Pacey se rhabilla et partit sans se retourner. Il ferma la porte et s’adossa contre elle. Il venait de repousser Joey, la seule femme qui avait jamais compté dans sa vie, quel crétin il avait été, tout ça pour ne pas blesser Anna, mais en faisant ça c’est Joey qu’il avait blessé. Joey remit son t-shirt, se leva pour fermer la porte à clés, quand elle entendit frapper. Elle ouvrit, Pacey se tenait devant elle. Ils se regardèrent quelques secondes, puis Pacey avança et embrassa Joey avec fougue. Ils reculèrent, Pacey ferma la porte avec son pied, et tout en l’embrassant, il lui enleva son t-shirt pendant que Joey déboutonnait de nouveau sa chemise. Il passa ses mains dans ses cheveux, l’embrassa dans le cou et descendit le long de son bras pour remonter doucement dans le creux de sa nuque. Joey prit de nouveau possession de ses lèvres. Pacey caressait tout son corps, faisait naître des frissons, qui parcouraient le corps de Joey. Ils se dirigèrent vers la chambre sans arrêter de s’embrasser et bousculèrent tout sur leur passage. Pacey allongea Joey délicatement sur le lit. Elle caressa doucement la joue de Pacey et lui sourit. Elle avait souvent ce geste envers lui lorsqu’ils étaient ensemble. Elle plongea son regard dans le sien pour être vraiment sûr qu’il la désirait et ne la repousserait pas une deuxième fois. Ce qu’elle y vit la rassura. Pacey était au-dessus d’elle, elle se leva doucement et effleura ses lèvres, ils roulèrent sur le lit et Joey se retrouva sur lui. Elle avait ses cheveux qui pendaient sur son visage, d’un geste tendre, il lui glissa ses cheveux derrière l’oreille et lui sourit. Joey l’embrassa doucement sur les lèvres puis descendit le long de son torse, Pacey frissonna de plaisir, Joey remonta jusque dans son cou. Pacey prit de nouveau possession de ses lèvres, cette fois avec plus de passion et de fougue. Ils roulèrent de nouveau et cette fois rien ne les arrêta. Chaque geste, chaque caresse avaient un sens, une signification. C’était comme si leurs corps ne s’étaient jamais quitté toutes ces années, tous leurs gestes faisaient naître en eux encore plus de désir. Pacey lui fit l’amour tendrement, passionnément comme si c’était à la fois la première et la dernière fois. Haletant et épuisés, ils s’endormirent dans les bras l’un de l’autre.
lilis012 (21.04.2005 à 10:03)
Le lendemain lorsque Joey se réveilla, elle sentit comme un froid. Comme un air de déjà vu. Elle se retourna la place de Pacey était vide et froide. Elle se leva, fit le tour de l’appartement, rien pas un bruit. Elle constata que ses vêtements traînaient un peu partout, ils avaient même renversé un vase, l’eau était parterre avec les fleurs étalées et piétinées. Pacey était parti sans laisser un mot d’explication cette fois ci. Le visage de Joey s’assombrit, cette nuit avait été magique, merveilleuse, ils n’avaient jamais fait l’amour de cette façon. En quelques secondes la réalité lui sauta au visage. Il était évident que Pacey ne resterait pas, Anna devait arriver de Providence aujourd’hui. Elle avait été stupide d’imaginer que tout pourrait recommencer entre eux. Pacey avait quelqu’un dans sa vie, cette nuit n’avait été qu’une parenthèse, une de plus dans leur histoire. Elle ramassa tout ce qui pouvait lui rappeler cette nuit et alla prendre une douche pour se débarrasser de l’odeur de Pacey sur son corps.
lilis012 (21.04.2005 à 10:07)
Quelques jours passèrent sans que Joey et Pacey ne se voient. Ils avaient besoin tous les deux de faire le point sur ce qu’il s’était passé. Sa première réaction avait été de lui en vouloir d’être parti mais finalement cela l’arrangeait bien. Elle avait découvert des sentiments qu’elle croyait enfoui à jamais, une seule caresse, un seul baiser avant réussi à les faire resurgir instantanément. Elle luttait contre ses sentiments par respect pour Anna. Si elle l’apprenait, elle ne se le pardonnerait jamais, même sans vraiment la connaître elle ne voulait pas être à sa place. Eviter Pacey pendant ces quelques jours n’était pas faciles, elle se concentra alors sur son travail. Elle avait malgré tout écouté les conseils de Pacey et passa de la publicité pour son cabinet dans le journal de Capeside. Malheureusement, le téléphone ne sonnait jamais, et quand il sonnait c’était la plupart du temps des erreurs. Joey commençait à désespérer malgré ce que ses amis pouvaient lui dire. Soudain elle entendit la porte s’ouvrir. Elle voulut se précipiter mais attendit quelques minutes, il ne fallait pas qu’elle donne l’impression qu’elle n’avait que ça à faire. Elle réajusta sa coiffure et sortit de son bureau. Son sourire disparut lorsqu’elle vit qu’il s’agissait d’Ashley.
Ashley : Je suis contente de te voir moi aussi !
Joey : Désolée, je croyais que c’était un client.
Ashley : Il faut être patiente, tu viens d’ouvrir.
Joey : A ce rythme là je ne pourrais plus payer le loyer longtemps et je me retrouverais sans rien.
Ashley soupira: Joey, toujours aussi positive.
Joey : Et toi, que viens tu faire dans le coin ?
Ashley : J’ai suivi tes conseils, je suis venue voir si ton offre tenait toujours.
Joey : Bien sûr qu’elle tient toujours mais comme tu peux le voir, je n’ai pas un seul client.
Ashley : Je te l’ai dit, il faut être patiente.
Joey : Et Gary ?
Ashley : Je l’ai quitté, quitté le cabinet, quitté New York, plus je mettrais de distance entre nous et mieux je pourrais oublier son existence.
Joey : Je suis fière de toi, tu as pris la bonne décision.
Ashley : Ca n’est pas facile tous les jours, mais je tiens le coup.
Joey : Tu verras ici tu l’oublieras vite. Viens, je vais te présenter à mes amis.
Ashley : Juste une petite question, est ce que tu connais un hôtel ?
Joey : Le meilleur, viens nous y allons.
Joey emmena Ashley au B&B. Bessie avait justement une chambre qui s’était libérée le matin même.
Ashley : Tu ne m’avais jamais dit que ta sœur avait un B&B.
Joey : Il y a des tas de choses que tu ignores de moi.
Bessie : Je vous ai préparé la chambre du fond, vous y serez à l’aise.
Ashley : Merci.
Joey : Ce soir je te propose de dîner avec mes amis, qu’en dis tu ?
Ashley : Avec joie, tu m’as souvent parlé d’eux et puis j’ai hâte de rencontrer le fameux Pacey.
Bessie en profita: Fameux Pacey ! Tiens donc, alors comme ça, tu parles de lui à tes amies new-yorkaises.
Joey : J’ai du y faire allusion une ou deux fois.
Ashley : Mais non, Joey m’a souvent parlé de lui.
Bessie : Tiens comme c’est étrange !
Joey : Bon on y va.
Toute la joie de voir Ashley avait disparu en quelques secondes, elle faisait tout pour oublier la nuit qu’ils avaient passé, elle l’évitait au maximum, ce qui pour l’instant marchait plutôt bien vu qu’ils habitaient l’un en face de l’autre. Ashley avait remarqué que parler de Pacey n’avait pas vraiment fait plaisir à Joey. Une fois dehors elle lui demanda.
Ashley : J’ai dit une bêtise ?
Joey : Non, pas du tout.
D’après le ton que Joey avait emprunté, elle comprit qu’elle ne voulait pas en parler. De toute façon, elle savait très bien qu’elle était là pour elle si elle avait un problème comme elle avait su l’écouter quand Gary l’abandonnait pour passer le week-end avec femme et enfant.
Joey : Viens allons faire quelques courses pour ce soir.
Ashley : C’est toi qui vas cuisiner ?
Joey : Pas vraiment.
lilis012 (21.04.2005 à 10:09)
En route Joey appela Jen qui se chargea de prévenir tout le monde. Elles arrivèrent devant le restaurant de Gale.
Ashley : C’est comme ça que tu fais les courses ?
Joey : A chacun sa méthode, moi je fais au plus pratique.
Gale : Joey, quelle bonne surprise, qu’est ce que je peux faire pour toi ?
Joey : J’ai besoin de vos services, est ce que vous pourriez me préparer un petit repas pour ce soir, quelque chose qui donnerait l’impression que c’est moi qui ai cuisiné.
Gale : Bien sûr, pour combien de personnes ?
Joey : Nous serons…2,3,4,5, mais avec Jack et Doug prévoyez plutôt pour 7 personnes.
Gale : Tu n’auras qu’à passer prendre tout ça dans 1h30.
Joey : Gale, vous êtes un ange, et bien sûr pas un mot. Au fait je voudrais vous présenter Ashley, elle va travailler avec moi. Ashley je te présente Gale la mère de Dawson.
Ashley : Wouah ! La mère du Grand Dawson Leery, c’est un plaisir de vous rencontrer.
Joey : Ashley est fan de Dawson, au fait est ce que vous savez s’il a prévu de passer dans le coin ?
Gale : Il m’a appelé, il y a quelques jours, il devrait venir pour Noël avec Laura mais avec lui on n’est jamais sûr de rien.
Ashley : Oh mon dieu, je vais enfin rencontrer le grand Dawson !
Joey : Ne t’emballes pas trop, il est loin d’être ici. Rentrons préparer la table avant qu’ils n’arrivent.
lilis012 (21.04.2005 à 10:10)