Les jours s’écoulèrent paisiblement. Ils avaient chacun retrouvé leur train de vie. Dawson continuait de vivre dans l’oisiveté. Jack s’occupait de gérer la petite entreprise d’informatique qu’il avait crée. Quant à Joey, elle allait à des ventes de charité, des galas, faisant bonne figure devant la haute société de Miami. En rentrant chez elle, elle aperçut des voitures de police qui partait de chez Mme Sherman. Poussée par la curiosité, elle se gara dans la rue et remonta l’allée à pied. Mme Sherman était toujours devant la porte en train de discuter.
Mme Sherman : Joséphine chérie ! Je suis contente de vous voir !
Joey : Que se passe-t-il je viens de voir la police partir de chez vous, tout va bien ?
Mme Sherman : Figurez vous que j’ai été cambriolé pendant mon voyage à Hawaï.
Joey perdit son sourire, comment avait-elle fait pour s’en rendre compte si vite. D’habitude ils mettaient toujours plusieurs mois à le découvrir.
Joey feignit l’indignation: Vous avez été cambriolé ! Mon Dieu !
Mme Sherman : Heureusement que nous n’étions pas là ! Quand j’y pense j’en ai des frissons !
Elle se tourna vers le jeune homme qui était à ses côtés.
Mme Sherman : Je manque à tous mes devoirs, veuillez m’excuser cette histoire m’a un peu perturbé, Joséphine, je voudrais vous présenter l’agent Pacey Witter du FBI.
Joey le regarda attentivement, elle le trouva immédiatement très séduisant. Il avait les cheveux bruns, les yeux d’un bleu azur, tellement bleu qu’on aurait voulu s’y noyer. Lorsqu’il posa son regard sur elle Joey se sentit rougir. Elle se ressaisit rapidement et se demanda ce que le FBI pouvait bien avoir à faire avec cette histoire.
Mme Sherman : Joséphine Potter est ma voisine.
Pacey : Enchanté, je voudrais vous poser quelques questions si vous n’y voyez pas d’inconvénients.
Joey : Bien sûr.
Joey sentait la nervosité monter en elle, il fallait qu’elle se calme cet inspecteur ne faisait que son travail.
Pacey : Le cambriolage a eu lieu apparemment pendant les vacances de Mme Sherman, vous n’avez rien remarqué d’étranges, un rôdeur, quelque chose d’inhabituel ?
Joey : Non, rien, si ça avait été le cas je l’aurais immédiatement signalé aux gardes qui font des rondes. Mindy, je pensais que vous auriez fait appel à eux pendant vos vacances ? Vous savez qu’ils peuvent venir faire des rondes plus souvent.
Mme Sherman : Bien sûr que si et c’est ce qui me mets encore plus en colère. Ils ont été incapables de surveiller ma maison.
Pacey : Melle Potter, vous êtes sûr de n’avoir rien vu, rien n’entendu.
Joey : Vous savez, agent…euh Witter, je suis rarement chez moi et même si nous sommes voisines nos maisons sont à l’opposé l’une de l’autre.
Pacey : Je vois. Bon et bien je vais y aller, dès que j’ai du nouveau je vous appelle.
Pacey s’éloigna, il ne croyait pas cette jeune femme, il avait pu lire dans ses yeux l’espace d’un instant de la peur, elle savait quelque chose il en était sûr.
Mme Sherman : Venez très chère, rentrons prendre le thé.
Joey suivit Mme Sherman, elle voulait en apprendre plus sur cette histoire.
Joey : Heureusement que vous n’étiez pas là quand c’est arrivé.
Mme Sherman : Quand j’y pense j’en ai la chair de poule !
Joey : Vous savez comment ils ont procédé ?
Mme Sherman : Ils ont réussi à rentrer je ne sais comment, à débrancher l’alarme qui m’avait coûté si cher et soit disant infaillible. Puis ils sont montés au coffre. Ils savaient ce qu’ils cherchaient, ils ne m’ont volé que mon tableau et ils ont pris au passage quelques bijoux, mais ce n’étaient pas ça qui les intéressaient vraiment sinon ils en auraient pris d’autres.
Joey maudit Jack en son fort intérieur, il n’avait pas pu s’en empêcher, c’était une manie chez lui de vouloir autres choses que ce qu’ils cherchaient. Plusieurs fois Joey lui avait fait remettre des objets et des bijoux à leur place. Cette fois ci elle n’avait rien vu.
Joey : Quand on pense qu’on paie un service de protection jour et nuit et qu’ils ne sont pas capables de nous défendre.
Mme Sherman : C’est vrai, surtout quand on sait que les Goodman se sont déjà fait cambriolé de la même façon.
Joey feignit de nouveau l’indignation: Oh mon Dieu ! C’est horrible. Je n’étais pas au courant.
Mme Sherman : Vous veniez d’emménager dans le quartier il me semble, ils ont agi de la même façon, ils ont subtilisé le tableau et l’ont remplacé par un faux, ils ont mis des mois à s’en rendre compte ! Vous vous imaginez, il était bien trop tard pour la police de relever des indices. Mais moi j’ai tout de suite vu que c’était un faux, j’ai un œil de lynx !
Joey : Vous avez immédiatement appelé la police ?
Mme Sherman : Tout de suite, ils sont venus, et ont appelé le FBI.
Joey : Pourquoi le FBI ?
Mme Sherman s’approcha d’elle et chuchota : Il paraitrait que ce ne sont pas leur premier vol et que le FBI les suit depuis 4 ans ! C’est cet agent, Pacey Witter, qui travaille sur cet affaire, il est dessus depuis 4 ans.
Joey : Et il a une piste ?
Mme Sherman : Il ne m’a rien dit mais si vous voulez mon avis, il n’a rien du tout, il piétine depuis 4 ans.
Joey fut soulagé, mais en même temps il fallait qu’elle prévienne les autres.
Joey : Merci pour le thé mais je vais devoir y aller. Avant que je n’oublie j’organise une réception le mois prochain en l’honneur de la nomination de Cassandra comme présidente de notre association, j’espère que vous serez des nôtres.
Mme Sherman : Avec grand plaisir.
Joey : Vous recevrez une invitation d’ici quelques temps.
Mme Sherman : Au revoir Joséphine et merci pour votre soutien.
En sortant Joey avait envie de courir pour tout raconter à Jack, mais elle descendit l’allée calmement, elle monta dans sa voiture qu’elle avait laissée devant et rentra chez elle quelques mètres plus loin. Elle n’avait pas vu l’agent Witter qui était resté dans sa voiture à l’espionner.
« C’est vraiment une très belle femme, et très riche apparemment, bien trop pour son âge » pensa Pacey. Il nota son nom sur son calepin, il allait faire quelques recherches sur elle.
Joey gara sa voiture et rentra chez elle en courant. Elle trouva Jack en train de faire des longueurs dans la piscine.
Joey: Jack!
Jack: Salut.
Joey: Je viens de voir le FBI chez Mme Sherman, elle a vu que le tableau était un faux.
Jack : Comment a –t-elle fait ?
Joey : Peut être parce qu’on lui a subtilisé quelques bijoux !
Jack Oups !
Joey : Combien de fois je t’ai dit de ne rien touché ! Tu es pire qu’un gamin. J’ai discuté un peu avec elle, le FBI est à la recherche de voleurs!
Jack : On ne risque rien.
Joey : Le FBI est à nos trousses, ils n’ont rien pour l’instant, ça fait 4 ans que cet agent nous traque sans succès. Sauf que là il va falloir qu’on se méfie, d’habitude ils mettent des mois, les Goodman ne s’en sont aperçus que 6 mois après. Ils ont fait le rapprochement entre les deux vols.
Jack : On ne risque rien.
Joey : Tu as fini de répéter la même chose. Peut être que pour l’instant non, mais il vaut mieux se méfier, j’ai l’impression que cet inspecteur ne m’a pas cru quand je lui ai dit que je n’avais rien vu.
Jack : Tu crois qu’il soupçonne quelque chose
Joey : Non, je ne pense pas. Mais il va falloir être prudent.
Jack : Jen ne va pas aimer ça.
Joey : Je vais immédiatement appeler Dawson.
Pendant ce temps Pacey était allé rendre une petite visite au Directeur de la compagnie d’assurances. Il le dirigea immédiatement vers Jen qui avait traité les deux dossiers.
Directeur : Melle Lindley, je vous présente l’agent Pacey Witter du FBI.
Lindley, ce nom ne lui était pas inconnu, ou avait-il bien pu le voir ? Jen se décomposa, le FBI ! Elle avait reçu ce matin le rapport de police concernant le vol du tableau de Mme Sherman, jamais elle n’aurait pensé que cette chère Mme Sherman puisse s’en rendre compte aussi tôt, et encore moins que le FBI s’intéresse à l’affaire. Elle essaya de reprendre contenance et lui fit son plus beau sourire.
Jen : Je suppose que vous voulez me poser quelques questions ?
Pacey : Oui, c’est vous qui avez traité les deux dossiers celui des Goodman et de Mme Sherman.
Jen : C’est exact.
Pacey : Vous avez mené une enquête pour le premier vol.
Jen : Une enquête est un bien grand mot, mais je leur ai posé quelques questions avant d’autoriser le versement des indemnités, en tant donné que ce sont de gros montants on ne donne pas l’argent à la légère, je suis déjà tombée sur des clients qui avaient besoin d’argent et qui n’avait pas hésité à mentir pour être dédommagé.
Pacey : J’ai lu votre rapport sur le vol des Goodman, vous avez écrit que les voleurs étaient entrés par l’arrière et qu’aucune effraction n’avait été commise.
Jen : Je me suis basée sur le rapport de police.
Pacey : Vous connaissez bien les Goodman ?
Jen : On peut dire ça comme ça, je les vois régulièrement lors qu’ils achètent de nouvelles œuvres que j’assure.
Pacey : Vous avez le même genre de relation avec tous vos clients ?
Jen : Vous savez à force, vous apprenez à les connaître, ils vous offrent quelque chose à boire, vous discutez un peu…
Pacey : Mme Sherman vous a contacté juste avant de partir ?
Jen : Oui, elle partait pour Hawaï et voulait que tout soit en ordre avant son départ.
Pacey : C’est pour ça que vous avez établi un contrat provisoire.
Jen : Nous faisons toujours ça pour ce type d’assurance, les objets ont une grande valeur, et le contrat définitif prend toujours plusieurs jours avant d’être établi et signé par les responsables de la compagnie.
Pacey : Heureusement pour Mme Sherman.
Jen : Je n’arrive pas à croire que les voleurs aient pu savoir si rapidement qu’elle avait ce Rembrandt chez elle et qu’elle partait en voyage.
Pacey : Moi non plus, c’est justement une question que je voulais vous poser, vous n’auriez pas une petite idée là-dessus ?
Jen était maintenant sur la défensive : Pourquoi je devrais ?
Pacey : Je ne sais pas, vous êtes l’une des rares personnes à savoir qu’elle avait fait une telle acquisition, ainsi que pour son voyage.
Jen : Vous oubliez que son comptable, les personnes de la galerie d’art étaient aussi au courant, ainsi que plusieurs personnes ici.
Pacey : C’était une simple question Melle Lindley. Bon et bien je vais interroger vos autres collègues. Merci pour votre aide.
Jen le regarda s’éloigner, elle ne l’aimait pas, elle avait vu juste, il soupçonnait quelque chose.
En partant Pacey rajouta le nom de Jen Lindley à celui de Joey. Il fallait qu’il sache pourquoi ce nom ne lui était pas inconnu. Sa théorie selon laquelle quelqu’un de la compagnie d’assurance était mêlée à tout ça, s’avérait peut être juste. Une fois qu’elle fut sûre qu’il était bien parti, elle téléphona immédiatement à Joey.
Jen : C’est moi, devine qui vient de sortir de mon bureau ?
Joey : Je donne ma langue au chat.
Jen : Ce n’est pas drôle, le FBI.
Joey : Ils sont venus te voir ?
Jen : Tu étais au courant ?
Joey : J’ai discuté avec un de leur agent, un certain Pacey Witter.
Jen : C’est lui qui est venu me voir, il me regardait avec un œil soupçonneux, je n’ai vraiment pas aimé.
Joey : Il n’a rien sur nous, rien du tout, alors calme toi, on se retrouve ce soir chez toi, je viens d’avoir Dawson au téléphone, il va sûrement chercher à te joindre.
Jen : A ce soir.
Le soir même ils se retrouvèrent comme prévu chez Dawson et Jen. Cette dernière était une vraie boule de nerf.
Joey : Calme toi Jen, ce n’est pas la première fois que tu reçois la visite de la police.
Jen : Ce n’est pas la police, c’est le FBI.
Joey : Ecoute s’il avait vraiment quelque chose, ils seraient venus voir Jack ou Dawson, cet inspecteur m’a seulement interrogé parce que j’étais là et que je suis la voisine de Mindy. Il voulait savoir si je n’avais rien vu.
Dawson : Elle a raison, il mène son enquête normalement, interroge les voisins, la compagnie d’assurance, rien de plus normal.
Jen : Je vous avais dit que j’avais un mauvais pressentiment.
Jack : Jen, nous ne sommes pas encore en prison, et si ça devient trop dangereux nous déménagerons, ça ne sera pas la première fois.
Jen : D’accord, je vais essayer de me calmer, mais au moindre pépin on décampe d’ici.
Dawson la prit dans ses bras pour la rassurer.
Pacey passa toute la nuit à éplucher les dossiers, il savait que cette Jen avait un rapport avec les vols, son instinct de flic le trompait rarement. Soudain il s’arrêta net et relut plusieurs fois le rapport. La compagnie d’assurance, représentait ici par Melle Lindley s’engage à dédommager Mr et Mme Ross pour le vol de….Lindley. Il feuilleta les autres rapports, son nom apparaissait 8 fois en tout sur les 20 vols sur lesquels il enquêtait, c’était un peu trop pour une coïncidence. Il décida de demander dès demain un rapport complet et détaillé sur la vie de Melle Lindley
lilis012 (02.05.2005 à 16:50)
Les jours s’écoulèrent paisiblement. Ils avaient chacun retrouvé leur train de vie. Dawson continuait de vivre dans l’oisiveté. Jack s’occupait de gérer la petite entreprise d’informatique qu’il avait crée. Quant à Joey, elle allait à des ventes de charité, des galas, faisant bonne figure devant la haute société de Miami. En rentrant chez elle, elle aperçut des voitures de police qui partait de chez Mme Sherman. Poussée par la curiosité, elle se gara dans la rue et remonta l’allée à pied. Mme Sherman était toujours devant la porte en train de discuter.
Mme Sherman : Joséphine chérie ! Je suis contente de vous voir !
Joey : Que se passe-t-il je viens de voir la police partir de chez vous, tout va bien ?
Mme Sherman : Figurez vous que j’ai été cambriolé pendant mon voyage à Hawaï.
Joey perdit son sourire, comment avait-elle fait pour s’en rendre compte si vite. D’habitude ils mettaient toujours plusieurs mois à le découvrir.
Joey feignit l’indignation: Vous avez été cambriolé ! Mon Dieu !
Mme Sherman : Heureusement que nous n’étions pas là ! Quand j’y pense j’en ai des frissons !
Elle se tourna vers le jeune homme qui était à ses côtés.
Mme Sherman : Je manque à tous mes devoirs, veuillez m’excuser cette histoire m’a un peu perturbé, Joséphine, je voudrais vous présenter l’agent Pacey Witter du FBI.
Joey le regarda attentivement, elle le trouva immédiatement très séduisant. Il avait les cheveux bruns, les yeux d’un bleu azur, tellement bleu qu’on aurait voulu s’y noyer. Lorsqu’il posa son regard sur elle Joey se sentit rougir. Elle se ressaisit rapidement et se demanda ce que le FBI pouvait bien avoir à faire avec cette histoire.
Mme Sherman : Joséphine Potter est ma voisine.
Pacey : Enchanté, je voudrais vous poser quelques questions si vous n’y voyez pas d’inconvénients.
Joey : Bien sûr.
Joey sentait la nervosité monter en elle, il fallait qu’elle se calme cet inspecteur ne faisait que son travail.
Pacey : Le cambriolage a eu lieu apparemment pendant les vacances de Mme Sherman, vous n’avez rien remarqué d’étranges, un rôdeur, quelque chose d’inhabituel ?
Joey : Non, rien, si ça avait été le cas je l’aurais immédiatement signalé aux gardes qui font des rondes. Mindy, je pensais que vous auriez fait appel à eux pendant vos vacances ? Vous savez qu’ils peuvent venir faire des rondes plus souvent.
Mme Sherman : Bien sûr que si et c’est ce qui me mets encore plus en colère. Ils ont été incapables de surveiller ma maison.
Pacey : Melle Potter, vous êtes sûr de n’avoir rien vu, rien n’entendu.
Joey : Vous savez, agent…euh Witter, je suis rarement chez moi et même si nous sommes voisines nos maisons sont à l’opposé l’une de l’autre.
Pacey : Je vois. Bon et bien je vais y aller, dès que j’ai du nouveau je vous appelle.
Pacey s’éloigna, il ne croyait pas cette jeune femme, il avait pu lire dans ses yeux l’espace d’un instant de la peur, elle savait quelque chose il en était sûr.
Mme Sherman : Venez très chère, rentrons prendre le thé.
Joey suivit Mme Sherman, elle voulait en apprendre plus sur cette histoire.
Joey : Heureusement que vous n’étiez pas là quand c’est arrivé.
Mme Sherman : Quand j’y pense j’en ai la chair de poule !
Joey : Vous savez comment ils ont procédé ?
Mme Sherman : Ils ont réussi à rentrer je ne sais comment, à débrancher l’alarme qui m’avait coûté si cher et soit disant infaillible. Puis ils sont montés au coffre. Ils savaient ce qu’ils cherchaient, ils ne m’ont volé que mon tableau et ils ont pris au passage quelques bijoux, mais ce n’étaient pas ça qui les intéressaient vraiment sinon ils en auraient pris d’autres.
Joey maudit Jack en son fort intérieur, il n’avait pas pu s’en empêcher, c’était une manie chez lui de vouloir autres choses que ce qu’ils cherchaient. Plusieurs fois Joey lui avait fait remettre des objets et des bijoux à leur place. Cette fois ci elle n’avait rien vu.
Joey : Quand on pense qu’on paie un service de protection jour et nuit et qu’ils ne sont pas capables de nous défendre.
Mme Sherman : C’est vrai, surtout quand on sait que les Goodman se sont déjà fait cambriolé de la même façon.
Joey feignit de nouveau l’indignation: Oh mon Dieu ! C’est horrible. Je n’étais pas au courant.
Mme Sherman : Vous veniez d’emménager dans le quartier il me semble, ils ont agi de la même façon, ils ont subtilisé le tableau et l’ont remplacé par un faux, ils ont mis des mois à s’en rendre compte ! Vous vous imaginez, il était bien trop tard pour la police de relever des indices. Mais moi j’ai tout de suite vu que c’était un faux, j’ai un œil de lynx !
Joey : Vous avez immédiatement appelé la police ?
Mme Sherman : Tout de suite, ils sont venus, et ont appelé le FBI.
Joey : Pourquoi le FBI ?
Mme Sherman s’approcha d’elle et chuchota : Il paraitrait que ce ne sont pas leur premier vol et que le FBI les suit depuis 4 ans ! C’est cet agent, Pacey Witter, qui travaille sur cet affaire, il est dessus depuis 4 ans.
Joey : Et il a une piste ?
Mme Sherman : Il ne m’a rien dit mais si vous voulez mon avis, il n’a rien du tout, il piétine depuis 4 ans.
Joey fut soulagé, mais en même temps il fallait qu’elle prévienne les autres.
Joey : Merci pour le thé mais je vais devoir y aller. Avant que je n’oublie j’organise une réception le mois prochain en l’honneur de la nomination de Cassandra comme présidente de notre association, j’espère que vous serez des nôtres.
Mme Sherman : Avec grand plaisir.
Joey : Vous recevrez une invitation d’ici quelques temps.
Mme Sherman : Au revoir Joséphine et merci pour votre soutien.
En sortant Joey avait envie de courir pour tout raconter à Jack, mais elle descendit l’allée calmement, elle monta dans sa voiture qu’elle avait laissée devant et rentra chez elle quelques mètres plus loin. Elle n’avait pas vu l’agent Witter qui était resté dans sa voiture à l’espionner.
« C’est vraiment une très belle femme, et très riche apparemment, bien trop pour son âge » pensa Pacey. Il nota son nom sur son calepin, il allait faire quelques recherches sur elle.
Joey gara sa voiture et rentra chez elle en courant. Elle trouva Jack en train de faire des longueurs dans la piscine.
Joey: Jack!
Jack: Salut.
Joey: Je viens de voir le FBI chez Mme Sherman, elle a vu que le tableau était un faux.
Jack : Comment a –t-elle fait ?
Joey : Peut être parce qu’on lui a subtilisé quelques bijoux !
Jack Oups !
Joey : Combien de fois je t’ai dit de ne rien touché ! Tu es pire qu’un gamin. J’ai discuté un peu avec elle, le FBI est à la recherche de voleurs!
Jack : On ne risque rien.
Joey : Le FBI est à nos trousses, ils n’ont rien pour l’instant, ça fait 4 ans que cet agent nous traque sans succès. Sauf que là il va falloir qu’on se méfie, d’habitude ils mettent des mois, les Goodman ne s’en sont aperçus que 6 mois après. Ils ont fait le rapprochement entre les deux vols.
Jack : On ne risque rien.
Joey : Tu as fini de répéter la même chose. Peut être que pour l’instant non, mais il vaut mieux se méfier, j’ai l’impression que cet inspecteur ne m’a pas cru quand je lui ai dit que je n’avais rien vu.
Jack : Tu crois qu’il soupçonne quelque chose
Joey : Non, je ne pense pas. Mais il va falloir être prudent.
Jack : Jen ne va pas aimer ça.
Joey : Je vais immédiatement appeler Dawson.
Pendant ce temps Pacey était allé rendre une petite visite au Directeur de la compagnie d’assurances. Il le dirigea immédiatement vers Jen qui avait traité les deux dossiers.
Directeur : Melle Lindley, je vous présente l’agent Pacey Witter du FBI.
Lindley, ce nom ne lui était pas inconnu, ou avait-il bien pu le voir ? Jen se décomposa, le FBI ! Elle avait reçu ce matin le rapport de police concernant le vol du tableau de Mme Sherman, jamais elle n’aurait pensé que cette chère Mme Sherman puisse s’en rendre compte aussi tôt, et encore moins que le FBI s’intéresse à l’affaire. Elle essaya de reprendre contenance et lui fit son plus beau sourire.
Jen : Je suppose que vous voulez me poser quelques questions ?
Pacey : Oui, c’est vous qui avez traité les deux dossiers celui des Goodman et de Mme Sherman.
Jen : C’est exact.
Pacey : Vous avez mené une enquête pour le premier vol.
Jen : Une enquête est un bien grand mot, mais je leur ai posé quelques questions avant d’autoriser le versement des indemnités, en tant donné que ce sont de gros montants on ne donne pas l’argent à la légère, je suis déjà tombée sur des clients qui avaient besoin d’argent et qui n’avait pas hésité à mentir pour être dédommagé.
Pacey : J’ai lu votre rapport sur le vol des Goodman, vous avez écrit que les voleurs étaient entrés par l’arrière et qu’aucune effraction n’avait été commise.
Jen : Je me suis basée sur le rapport de police.
Pacey : Vous connaissez bien les Goodman ?
Jen : On peut dire ça comme ça, je les vois régulièrement lors qu’ils achètent de nouvelles œuvres que j’assure.
Pacey : Vous avez le même genre de relation avec tous vos clients ?
Jen : Vous savez à force, vous apprenez à les connaître, ils vous offrent quelque chose à boire, vous discutez un peu…
Pacey : Mme Sherman vous a contacté juste avant de partir ?
Jen : Oui, elle partait pour Hawaï et voulait que tout soit en ordre avant son départ.
Pacey : C’est pour ça que vous avez établi un contrat provisoire.
Jen : Nous faisons toujours ça pour ce type d’assurance, les objets ont une grande valeur, et le contrat définitif prend toujours plusieurs jours avant d’être établi et signé par les responsables de la compagnie.
Pacey : Heureusement pour Mme Sherman.
Jen : Je n’arrive pas à croire que les voleurs aient pu savoir si rapidement qu’elle avait ce Rembrandt chez elle et qu’elle partait en voyage.
Pacey : Moi non plus, c’est justement une question que je voulais vous poser, vous n’auriez pas une petite idée là-dessus ?
Jen était maintenant sur la défensive : Pourquoi je devrais ?
Pacey : Je ne sais pas, vous êtes l’une des rares personnes à savoir qu’elle avait fait une telle acquisition, ainsi que pour son voyage.
Jen : Vous oubliez que son comptable, les personnes de la galerie d’art étaient aussi au courant, ainsi que plusieurs personnes ici.
Pacey : C’était une simple question Melle Lindley. Bon et bien je vais interroger vos autres collègues. Merci pour votre aide.
Jen le regarda s’éloigner, elle ne l’aimait pas, elle avait vu juste, il soupçonnait quelque chose.
En partant Pacey rajouta le nom de Jen Lindley à celui de Joey. Il fallait qu’il sache pourquoi ce nom ne lui était pas inconnu. Sa théorie selon laquelle quelqu’un de la compagnie d’assurance était mêlée à tout ça, s’avérait peut être juste. Une fois qu’elle fut sûre qu’il était bien parti, elle téléphona immédiatement à Joey.
Jen : C’est moi, devine qui vient de sortir de mon bureau ?
Joey : Je donne ma langue au chat.
Jen : Ce n’est pas drôle, le FBI.
Joey : Ils sont venus te voir ?
Jen : Tu étais au courant ?
Joey : J’ai discuté avec un de leur agent, un certain Pacey Witter.
Jen : C’est lui qui est venu me voir, il me regardait avec un œil soupçonneux, je n’ai vraiment pas aimé.
Joey : Il n’a rien sur nous, rien du tout, alors calme toi, on se retrouve ce soir chez toi, je viens d’avoir Dawson au téléphone, il va sûrement chercher à te joindre.
Jen : A ce soir.
Le soir même ils se retrouvèrent comme prévu chez Dawson et Jen. Cette dernière était une vraie boule de nerf.
Joey : Calme toi Jen, ce n’est pas la première fois que tu reçois la visite de la police.
Jen : Ce n’est pas la police, c’est le FBI.
Joey : Ecoute s’il avait vraiment quelque chose, ils seraient venus voir Jack ou Dawson, cet inspecteur m’a seulement interrogé parce que j’étais là et que je suis la voisine de Mindy. Il voulait savoir si je n’avais rien vu.
Dawson : Elle a raison, il mène son enquête normalement, interroge les voisins, la compagnie d’assurance, rien de plus normal.
Jen : Je vous avais dit que j’avais un mauvais pressentiment.
Jack : Jen, nous ne sommes pas encore en prison, et si ça devient trop dangereux nous déménagerons, ça ne sera pas la première fois.
Jen : D’accord, je vais essayer de me calmer, mais au moindre pépin on décampe d’ici.
Dawson la prit dans ses bras pour la rassurer.
Pacey passa toute la nuit à éplucher les dossiers, il savait que cette Jen avait un rapport avec les vols, son instinct de flic le trompait rarement. Soudain il s’arrêta net et relut plusieurs fois le rapport. La compagnie d’assurance, représentait ici par Melle Lindley s’engage à dédommager Mr et Mme Ross pour le vol de….Lindley. Il feuilleta les autres rapports, son nom apparaissait 8 fois en tout sur les 20 vols sur lesquels il enquêtait, c’était un peu trop pour une coïncidence. Il décida de demander dès demain un rapport complet et détaillé sur la vie de Melle Lindley
lilis012 (02.05.2005 à 16:50)
Durant le mois qui s’écoula, Pacey continua son enquête, les informations qu’il avait sur Joey n’avaient rien donné. Joey avait un frère, Jack, leurs parents étaient morts dans un accident de voiture lorsqu’ils avaient 18 et 19 ans. Jack était un petit génie de l’informatique et ils avaient crée leur start-up qui leur avait rapporté des millions. Voilà qui expliquer pourquoi elle roulait en Porsche malgré son jeune âge. Ils avaient souvent déménagé les 5 dernières années. Los Angeles, San Francisco, Dallas, New York et aujourd’hui Miami. Le reste était sans importance. Pourtant quelque chose dans son attitude l’avait dérangé, elle n’avait pas été très honnête avec lui, elle savait quelque chose. Il avait beaucoup pensé à elle ce derniers mois, son image revenait à son esprit d’une façon incessante. Dès qu’il n’ était pas concentré sur cette affaire, ses pensées se focalisaient vers elle. Lorsqu’il l’avait vu remonter l’allée chez Mme Sherman, il avait été subjugué. Il l’avait trouvé merveilleusement belle. Il n’avait jamais ressenti de telles sensations depuis…il secoua sa tête. Il prit son manteau et sortit. Il devait l’interroger une nouvelle fois pour en avoir le cœur net. En arrivant devant le portail il se rendit compte qu’elle donnait une réception, il se présenta au portier à qui il montra sa carte, il le laissa passer. Joey le vit tout de suite franchir la porte, il avait les cheveux en bataille et était mal rasé, ce qui ajoutait encore plus son charme.
Joey pensa en elle-même. « Ressaisis toi, tu ne vas tomber sous le charme de cet agent du FBI. Quoique se rapprocher de lui permettrait peut être d’obtenir des renseignements sur le déroulement de l’enquête ».
Elle lui fit son plus beau sourire et alla l’accueillir.
Joey : Agent Witter, que me vaut l’honneur de votre visite.
Pacey : Je ne savais pas que vous donniez une réception sinon je serais rentré chez moi me changer.
Joey : Vous n’avez pas l’air d’avoir beaucoup dormi, c’est cette affaire de vol ?
Pacey : Melle Potter…
Joey : Appelez-moi Joey si vous voulez bien.
Pacey : Joey, pourrions nous discuter dans un endroit plus calme ?
Joey : Bien sûr suivez-moi.
Joey l’emmena dans son bureau au rez de chaussée.
Pacey regarda autour de lui avec soin, cette fille avait beaucoup d’argent, bien plus que ce qu’il pensait.
Pacey : Vous avez une très belle maison.
Joey : Merci.
Pacey : Vous avez l’air d’aimer l’art ?
Joey : Je m’y intéresse un peu. Alors de quoi voulez-vous me parler ?
Pacey : Je vais être direct, la dernière fois que l’on s’est vu, j’ai eu l’impression que vous me cachiez quelque chose. Et je voudrais savoir quoi.
Joey se mit à rire. Pacey l’observa, elle était vraiment belle, trop belle. Il se sentait attiré par elle, c’était plus fort que lui, il devinait les courbes de son corps sous sa robe de cocktail, elle avait un corps parfait, bronzé, mais pas trop, pas comme toutes ce femmes riches que l’on pouvait rencontrer. Elle avait de la classe, c’était naturelle chez elle. Elle était très peu maquillée et sa coiffure était simple, ses cheveux étaient délicatement relevé, et certaines mèches retombaient et entouraient son visage. A cet instant il aurait voulu s’approcher d’elle, et l’embrasser. Il se ressaisit rapidement, et chassa cette idée de son esprit. Elle était un témoin potentiel.
Pacey : J’ai dit quelque chose de drôle ?
Joey : Agent Witter, pour quelles raisons vous aurais je cacher quelque chose ? Je suis rarement chez moi et quand je le suis-je ne m’intéresse pas à ce qu’il se passe chez mes voisins. D’ailleurs comme je vous l’ai dit nos maisons sont à l’opposé l’une de l’autre, si je voulais voir quelque chose je devrais sûrement prendre des jumelles.
Pacey se sentit stupide, il avait plus été poussé par l’envie de la revoir que pour raison professionnelles.
Pacey : Ca vous dérange si je fais le tour de votre jardin, il se peut qu’ils soient passés par chez vous.
Joey : Par chez moi ? Impossible. Mon frère a installé un système d’alarme qui détecte les mouvements dans la maison et hors de la maison. La nuit que je sois présente ou non, le système d’alarme est enclenché.
Pacey : Je vois. Bon je ne vais pas vous déranger plus longtemps.
Joey : Restez.
Elle avait dit ça impulsivement, elle n’avait pas envie qu’il parte tout de suite.
Joey : Enfin, je veux dire, vous pouvez profiter un peu de la fête.
Pacey : Volontiers.
Il avait répondu sans réfléchir, il n’était pas en service et rien ne l’obligeait à rester, il ne faisait pas parti de ce monde. C’était encore une fois l’envie d’être près d’elle qui avait répondu à sa place.
Ils se regardèrent un moment sans bouger les yeux dans les yeux. Pacey était comme hypnotisé par sa beauté, quant à Joey, elle se sentait attiré par lui comme un aimant. Ils savaient qu’ils ne devaient pas franchir cette barrière pourtant ils ne pouvaient pas résister. Pacey fit un pas vers elle quand la porte du bureau s’ouvrit. Jack entra.
Jack : Joey, te voilà, je…
Lorsqu’il vit Pacey il s’arrêta de parler.
Joey : Jack, je te présente l’agent Pacey Witter. Il enquête sur le vol du Rembrandt. Voici mon frère Jack.
Pacey tilta. Comment était-elle au courant pour le Rembrandt ?
Jack : Enchanté.
Pacey : J’aurais également quelques questions à vous poser.
Joey : Je vais vous laisser.
En sortant du bureau, Joey tomba nez à nez avec Jen.
Jen : A te voilà, je te cherchais.
Joey : Me voilà.
Jen : Mme Sherman voudrait te féliciter. Elle l’imita en prenant un air guindé. Pour ce magnifique buffet.
Elles se mirent à rire.
Joey : Tu aurais du devenir imitatrice au lieu d’agent d’assurance.
Jen : Comment aurais tu fait dans ce cas sans moi ?
Joey : C’est vrai, finalement tu as bien choisi ta voie. Allons retrouver tous ces aristos et leur faire de grand sourire.
Jen : Je ne comprends pas pourquoi tu organises ce genre de réceptions et encore moins pourquoi tu participes à leurs manifestations toi qui les déteste tant.
Joey : Que pourrais-je faire d’autre de mes journées, et puis j’aime quand même travailler dans ces associations caritatives. Quand je vois un enfant orphelin me sourire je me dis que mon argent sert au moins à quelque chose.
Pacey essayait tant bien que mal de se débarrasser de Mme Sherman. Joey l’observait avec un sourire aux lèvres. Elle l’examina plus attentivement. Malgré le fait qu’il ne soit pas rasé, il dégageait quelque chose, Joey se demandait ce qui se serait passé si Jack n’était pas entré. Elle avait subitement eu envie de l’embrasser, c’était plus fort qu’elle, comme si une force invisible la poussait vers lui. Il était évident qu’elle était attirée par lui. Au début elle avait pensé que jouer la carte de la séduction pourrait lui servir mais son attirance pour lui grandissait, ce serait trop dangereux pour elle, et pour les autres qu’elle entretienne une relation avec lui. Elle ne pouvait pas prendre de risques. Elle décida tout de même de l’arracher des griffes de Mindy.
Joey : Mindy, je viens de croiser Rachel, elle voudrait vous parler de la réunion de la semaine prochaine.
Mme Sherman : Merci Joséphine, je vais la rejoindre tout de suite.
Puis elle s’adressa à Pacey avec un sourire aguicheur.
Mme Sherman : Peut être à plus tard agent Witter.
Joey : Je crois que vous lui avez tapé dans l’œil. Puis en chuchotant. Il est de notoriété public qu’elle aime les hommes plus jeunes.
Pacey : Beaucoup plus jeune alors, elle doit avoir le double de mon âge si ce n’est plus.
Joey toujours en chuchotant : Personne ne sait réellement son âge, entre les liftings, les séances de botox, c’est comme si elle était éternel. Tout le monde sera surpris le jour de sa mort !
Pacey se rapprocha d’elle et chuchota à son tour : Pourquoi parlez vous si doucement.
Joey toujours en chuchotant : Si quelqu’un m’entendait dire ça, plus personne ne viendrait me voir, je serais bannie de leur petite société.
Pacey était toujours à quelques centimètres de Joey : Oui mais si tout le monde le sait.
Joey : Justement, dans ce monde tout se dit mais personne ne sait rien.
Pendant qu’ils discutaient, Pacey était à seulement quelques centimètres de Joey. Il pouvait sentir son doux parfum fruitée lui chatouillait les narines, voir la douceur de sa peau. Joey fut heureuse de constater qu’elle produisait un certain effet sur cet agent du FBI. Mais il ne fallait pas franchir la limite, en aucun cas. Soudain, elle s’entendit dire.
Joey : Voulez vous m’accompagner faire une balade dans le jardin, l’air est suffocant ici.
Ils marchèrent l’un à côté de l’autre, au fur et à mesure qu’ils rencontraient quelqu’un Joey lui dépeignait brièvement la personne. Ils s’éloignèrent sans se rendre compte et se retrouvèrent seuls. Ils s’installèrent sur un banc sous un immense rosier, à l’abri des regards. Ils avaient l’océan devant eux à perte de vue sous un ciel étoilé.
Pacey : La vue est splendide.
Joey : J’aime beaucoup venir ici, c’est un endroit calme où mon frère vient rarement me déranger.
Pacey : Vous avez l’air de bien vous entendre ?
Joey : Oui, nous n’avons qu’un an d’écart, et lorsque nos parents sont morts on s’est serré les coudes.
Pacey : Il vit avec vous ?
Joey : Oui
Un frisson parcourut Joey. La brise nocturne était encore fraîche en cette saison. Pacey retira sa veste et la posa sur les épaules de Joey. En tenant la veste qu’il lui présentait, la main de Joey rencontra celle de Pacey. Elle leva les yeux vers lui. Son regard était magnifique, Pacey fut subjugué. Sa main était douce et délicate, sa peau parfaite. Il se pencha doucement vers elle. Ils ne se quittaient pas des yeux. Il lui caressa doucement la joue. Sa peau était aussi douce qu’il l’avait imaginé. Il regarda ses lèvres et leva de nouveau les yeux vers elle. Elle n’avait pas bougé, elle le regardait toujours de la même façon. Il se rapprocha encore doucement d’elle de façon à n’être plus qu’à quelques millimètres de ses lèvres. Ce fut Joey qui fit le dernier pas. Elle effleura doucement ses lèvres. Elle leva de nouveau les yeux vers lui et cette fois ci c’est lui qui l’embrassa mais leur baiser ce fit plus passionné. Ce fut Pacey qui mit fin à leur étreinte. Il se leva brusquement du banc.
Pacey : Je m’excuse je n’aurais pas du.
Joey : Ce n’est rien.
Pacey : Je crois que je ferais mieux de m’en aller.
Joey lui tendit sa veste. En partant Pacey jeta un dernier regard à Joey. Elle regardait l’océan et ne bougea pas. Elle resta seule quelques minutes, le temps pour Pacey de partir. En traversant la maison, il aperçut Jen Lindley en grande conversation avec Jack, et un autre garçon, son petit ami certainement, à la façon qu’ils avaient de se regarder et de se parler.
Sa présence ici l’intriguait, elle avait l’air de bien connaître le frère de Joey. Joey, ses pensées se focalisèrent à nouveau sur elle. Lorsqu’il l’avait embrassé, il avait perdu la raison quelques secondes, il ne contrôlait plus rien. En rentrant à l’hôtel il prit une douche froide et s’installa devant ses dossiers avec un whisky.
Le lendemain soir Pacey décida de retourner voir Joey, il devait s’excuser pour son attitude de la veille. Elle était un témoin potentiel dans cette affaire et il ne mélangeait jamais le travail et le plaisir, enfin jusqu’à aujourd’hui. Cette fille le mettait dans tous ses états à chaque fois qu’il la voyait. Il prenait sur lui pour se contrôler, mais c’était de plus en plus dur. Il ne l’avait vu que deux fois, mais cela avait suffit pour qu’il pense sans arrêt à elle. En arrivant devant le portail, il voulut faire demi-tour. Mais il ne pouvait pas, il devait lui demander ce que faisait Jen Lindley chez elle, il pensait qu’elle était impliquée dans tous ces vols, elle devait sûrement fournir toutes les informations nécessaires aux véritables voleurs, s’ils étaient vraiment plusieurs. Une seule personne ne pouvait pas pénétrer dans la maison un tableau sous le bras. De plus il fallait être très doué pour reproduire les tableaux sans que les propriétaires s’aperçoivent que c’était un faux. Ils avaient interrogé les plus grands faussaires de ce pays, sans résultat. Il leur avait même montré les tableaux, certains pouvant reconnaître le travail d’un autre. Mais tous étaient restés dubitatifs et impressionnés, aucun ne connaissait le faussaire.
Lorsqu’il entra, un employé le fit patienter dans le bureau. Il regarda autour de lui, cette maison était décorée avec beaucoup de goût. Joey avait l’air d’aimer l’art et la peinture également. En épluchant son dossier, il put constater à quel point elle pouvait être riche. Elle et son frère était à la tête de plusieurs millions, qu’ils faisaient fructifier en bourse, leur capital avait quadruplé en quelques années. De plus la petite société de son frère leur rapportait, puisqu’elle y était associée, une petite rente supplémentaire, de quoi arrondir leur fin de mois, même si ce n’était en aucun cas nécessaire. Perdu dans ses pensées, il n’entendit pas la porte s’ouvrir.
Joey : Bonjour.
Pacey se retourna, elle était vêtue d’un pantalon de lin beige, et d’un chemisier blanc. Cela faisait ressortir son bronzage, ses cheveux retombés parfaitement sur ses épaules. Elle était encore plus belle au naturel que dans cette robe de cocktail.
Pacey : Bonjour.
Joey : Qu’est ce qui t’amènes ?
Pacey se ressaisit : Je voudrais te parler de Jen Lindley. Je l’ai aperçu hier soir et je voulais savoir quel rapport tu avais avec elle ?
Le tutoiement s’était installé naturellement entre eux.
Joey : C’est elle que je contacte quand j’ai quelque chose à assurer. Avec le temps, nous nous sommes liés d’amitié.
Pacey : Tu la connais depuis longtemps ?
Joey : Depuis que je me suis installée ici. Pourquoi me poses-tu ces questions sur Jen ?
Pacey : C’est pour l’enquête.
Joey : Je ne vois pas le rapport entre mon amitié avec Jen et ces affaires de vol.
Pacey : Il n’y en a pas avec toi, mais peut être avec Jen.
Joey resta muette quelques secondes. Il pensait qu’il y avait un lien avec Jen et les vols. Jusqu’à maintenant elle se sentait protégée, il n’avait rien sur eux. Elle reprit contenance.
Joey : Je ne vois pas trop le rapport, ce n’est pas parce que l’un de ses clients est cambriolé qu’elle a un lien avec tout ça.
Pacey : Ecoute, je ne peux pas t’en parler.
Joey : Comme tu veux, que dirais tu d’un bon dîner ?
Pacey : Volontiers.
Joey essayait de gagner sa confiance, elle voulait savoir ce qu’il savait sur Jen et s’il pouvait remonter jusqu’à elle. Ils dînèrent sur la terrasse à la lueur des chandelles. Elle avait créé une ambiance romantique et détendu pour qu’il se sente à l’aise. Elle allait jouer la carte de la séduction. Elle savait après le baiser d’hier soir que ce serait très dangereux, elle éprouvait des sentiments pour Pacey, elle ne pouvait pas dire qu’elle l’aimait mais elle était attirée par lui, elle avait été heureuse d’apprendre qu’il l’attendait dans son bureau, même si leur conversation était restée professionnelle, elle avait vu dans son regard l’espace d’un instant, le désir qu’il ressentait pour elle. La brise s’étant levée ils rentrèrent boire un dernier verre.
Joey : Whisky sec?
Pacey : Comment sais tu que je bois du whisky sec ?
Joey : C’est ce que tu buvais hier alors qu’il y avait un merveilleux champagne français.
Pacey : Alors comme ça tu m’observes ?
Joey : Je fais attention à ce que mes invités apprécient pour faire en sorte de les satisfaire.
Pacey : Ce monde ne te convient pas.
Joey fut interloquée.
Joey : Et pour quelles raisons ?
Pacey : Tu es à part, tu ne ressembles pas à toutes ces femmes riches obsédées par leur bronzage, leur maquillage et qui passent des heures chez le coiffeur.
Joey : Qui te dis que je ne suis pas allée chez le coiffeur cet après midi !
Pacey : Je le sais.
Joey : C’est peut être parce que je ne suis pas née dans ce monde. Mes parents étaient tous les deux avocats, nous avons eu une enfance très heureuse, nous n’avons manqué de rien mais nous étions loin de posséder des millions.
Pacey : Tu donnes l’impression d’aimer vivre dans ce monde mais en fait tu le détestes, tu détestes ces gens qui viennent dans ces réceptions, qui organisent des ventes aux enchères pour telle ou telle association, toi, tu donnes ton argent uniquement pour voir le sourire d’un enfant illuminait son visage.
Joey : Comment sais tu que je travaille pour cette association.
Pacey : J’ai fait mon enquête.
Joey : Tu as pris des renseignements sur moi ?
Pacey : Oui.
Joey : Et qu’as-tu appris ?
Pacey : Rien que je ne savais déjà, ton immense fortune, comment tu l’as gagné, tes origines.
Joey : Et pourquoi ?
Joey s’était installée près de lui sur le sofa, les lumières étaient tamisées. Pacey ressentit le besoin de lui dire la vérité. Ce soir, il avait appris à mieux la connaître, et à présent il avait des doutes, il se pouvait qu’elle lui ait dit la vérité.
Pacey : Quand nous nous sommes vus la dernière fois j’ai eu comme un pressentiment, que tu me mentais.
Joey : Pour quelles raisons ?
Pacey : Instinct de flic sûrement.
Joey : Et aujourd’hui ?
Pacey la regarda dans les yeux, ils étaient très proche l’un de l’autre, il pouvait sentir son parfum. Il posa son verre sur la table et prit celui de Joey qu’il posa à côté. Joey le regarda faire sans rien dire. Elle savait que ce qui allait se passer dans les prochaines minutes allait tout changer. Elle aurait tellement voulu lui dire la vérité qu’il avait raison, qu’elle lui avait menti. Elle savait ce jeu dangereux mais elle ne pouvait plus résister. Il prit ses mains dans les siennes et lui répondit.
Pacey : Je ne sais plus, quand je pense à toi, je n’arrive plus réfléchir, je n’ai qu’une envie c’est de t’embrasser.
Joey s’approcha un peu plus de lui, ils avaient toujours leurs mains entrelaçaient. Pacey s’approcha un peu plus, il la regarda un instant et l’embrassa. Leur baiser fut d’abord doux et tendre, puis il devint passionné. Pacey passait ses mains dans les cheveux de Joey et descendait doucement le long de son dos. Ils s’allongèrent sur le canapé, lorsqu’ils entendirent la porte d’entrée.
Jack : Joey, c’est moi je suis rentré.
Ils se relevèrent immédiatement, Joey tenta de se recoiffer, Pacey ajusta sa chemise.
Jack : Tu es….là. Bonsoir, agent Witter c’est ça ?
Pacey : Bonsoir.
Joey : Je vous raccompagne.
Pacey : Ca ira je connais le chemin.
Jack les observaient tous les deux, il aperçut la table dehors avec les bougies, les lumières tamisées. Il regarda Joey, elle avait l’air décoiffée, et tentait de masquer sa gêne.
Jack: Je peux savoir à quoi tu joues?
Joey : De quoi tu parles ?
Jack : Ne fais pas l’innocente, je te trouve allongée sur le canapé avec cet agent du FBI, et tu prétends qu’il n’y a rien !
Joey : On ne faisait rien de mal !
Jack : A d’autres Joey, il ne s’agit pas de charmer un « client » potentiel, il mène une enquête dont nous sommes les principaux acteurs, tu joues avec le feu.
Joey : Le fait que je sois proche de lui peut nous permettre d’avoir des informations.
Jack : Alors tu dois certainement savoir qu’il a mis Jen sous surveillance et qu’elle ne peut plus faire un pas sans être suivie.
Joey ne dit plus rien, il avait mis Jen sous surveillance.
Joey : Depuis quand ?
Jack : Ce matin, je reviens de chez elle, elle en est toute retournée, elle n’arrête pas de répéter qu’elle avait un pressentiment, qu’on n’aurait pas du.
Joey : Je vais la voir.
Jack : Surtout pas, s’il sait que tu la connais on est foutu.
Joey : Parce que tu crois qu’ils ne t’ont pas vu sortir de chez elle, de toutes façons il sait qu’on se connaît il l’a vu à la réception hier soir.
Jack : Si j’ai un conseil à te donner c’est de rester loin de lui, très loin.
Joey prit son sac et sa veste et sortit à toute vitesse.
Jack : Joey !
Dans sa voiture elle téléphona au poste de police et prétexta avoir une information urgente à communiquer à l’agent Witter. Un officier de police lui communiqua le nom et l’adresse de son hôtel. Elle se gara devant l’hôtel et alla directement à la réception. Une fois qu’elle obtint le numéro de sa chambre, elle prit l’ascenseur. Arrivée devant, elle eut un instant de doute, mais maintenant qu’elle était là, elle devait en avoir le cœur net. Elle frappa. Pacey mit un certain temps à ouvrir. Il était déjà couché et avait simplement enfilé un jean. Lorsque Joey le vit torse nu, elle constata avec plaisir la musculature de Pacey.
Pacey : Joey ?
Joey : Je peux entrer ?
Pacey s’effaça pour la laisser entrer.
Joey laissa éclater sa colère : Alors comme ça tu as mis Jen sous surveillance ?
Pacey : Comment l’as-tu appris ?
Joey : Jack, mais tu dois déjà le savoir puisqu’il était chez Jen.
Pacey : A ce que je vois ils sont toujours aussi discrets.
Joey : Pourquoi tu ne m’as rien dit ?
Pacey : Je mène une enquête dans laquelle tu es amie avec un suspect.
Joey : Suspect, alors pour toi Jen est un suspect dans cette affaire.
Pacey : Ecoute, j’ai épluché son dossier, elle a travaillé dans toutes les compagnies d’assurance dont certains clients ont été cambriolés, dans chacune des villes. C’est plus qu’une coïncidence.
Joey : Tu te bases sur ça c’est tout ?
Pacey : Il faut bien un début à tout.
Il soupira.
Pacey : Ecoute, toi et moi nous entretenons cette…étrange relation…tu ne devrais même pas être ici. Je suis dans une situation délicate, je suspecte ton amie de fournir les informations nécessaires aux voleurs, je me raisonne tous les jours, j’essaie de ne pas penser à toi mais c’est plus fort que moi. Alors le mieux pour nous deux, c’est que l’on évite de se voir.
La colère de Joey était retombée, même s’il suspectait Jen, à moins qu’elle n’avoue avec qui elle travaille, il ne ferait jamais le lien avec elle.
Joey : C’est vraiment ce que tu veux ?
Pacey : Non, mais c’est ce qui est le mieux.
Joey marcha en direction de la porte. Joey : Si tu as encore des questions à me poser, il serait préférable que tu envoies l’un de tes collègues.
Pacey était resté près de la porte pendant leur dispute. Lorsqu’elle passa devant lui pour sortir il lui prit le bras.
Pacey lui murmura: Reste.
Joey se retourna et Pacey l’attira contre lui pour l’embrasser. Ils s’embrassèrent fougueusement, libérant tout le désir contenu ces dernières semaines. Ils reculèrent doucement jusqu ‘au lit. Joey se laisse doucement tomber. Pacey était au dessus d’elle. Il lui caressa doucement le visage. Joey aimait ce contact sur sa peau, elle ferma les yeux. Il se pencha doucement et l’embrassa dans le cou, puis descendit doucement tout en déboutonnant son chemisier. Puis ile remonta vers ses lèvres et en prit possession. Ils continuèrent ce qu’ils avaient commencé un peu plus tôt dans la soirée.
Joey était blotti dans les bras de Pacey, elle passait ses mains sur son torse lorsqu’elle sentit une cicatrice.
Joey : Qu’est ce que c’est ?
Le visage de Pacey se referma. Joey aperçut un voile sombre passait dans son regard.
Pacey : Une balle perdue.
Joey : Tu veux bien me raconter.
Pacey : Il n’y a pas grand-chose à dire, nous étions en mission, ça a dégénéré et j’ai pris une balle en voulant protéger ma co-équipière.
Joey sourit : Ta co-équipière ? Elle est jolie ?
Pacey : Elle est morte.
Pacey se dégagea des bras de Joey et se leva. Il regardait par la fenêtre. Joey arriva derrière lui et lui enserra la taille.
Joey : Je n’aurais pas du te poser cette question.
Il se retourna et la prit dans ses bras. Il l’embrassa délicatement sur le front.
Pacey : Tu ne pouvais pas savoir. Ashley et moi travaillions ensemble depuis plus deux ans, nous nous sommes liés d’amitié avec le temps. Nous allions arrêter un type, il avait commis plusieurs viols, lorsque nous sommes arrivés il a tout de suite tiré sur nous. Je me suis jeté sur elle pour la protéger, malheureusement une balle avait eu le temps de l’atteindre. Elle est morte sur le coup.
Joey : Ca du être dur pour toi.
Pacey : Ca s’est passé il y a un peu plus d’un an.
Joey : Je ne sais pas pourquoi mais j’ai l’impression qu’entre vous il y avait plus que de l’amitié.
Pacey se détacha de nouveau d’elle. Elle avait raison, il y avait bien eu plus que de l’amitié entre eux, beaucoup plus. Il l’avait aimé comme jamais il n’avait aimé. Il avait vécu la plus belle année de sa vie. Ashley était pleine de vie, toujours optimiste, malgré sa musculature elle était si féminine si sensuelle. Elle était aussi très intelligente et tellement belle. Elle se faisait souvent charrier dans ce milieu. Lorsqu’elle était morte, il s’était juré de ne jamais plus aimer, il s’était tué au travail se lançant à cœur perdu dans cette enquête pour oublier. 4 ans, 4 ans qu’elle était morte Il n’avait jamais plus aimé, collectionnant les conquêtes. Et puis Joey était entrée dans sa vie et lui avait fait oublier ses résolutions.
Pacey : C’est vrai, nous étions plus que des amis, ça a duré un an avant qu’elle…
Joey s’était rapproché de lui et l’avait prit dans ses bras.
Joey : Je suis désolée.
Pacey : Parlons d’autres choses si tu veux.
Joey le regarda avec un sourire coquin.
Joey : Je n’ai pas trop envie de parler pour l’instant.
Pacey lui sourit, pendant que Joey le tirait doucement vers le lit.
Joey attendit que Pacey soit endormi. Elle se leva sans bruit et fouilla dans les dossiers de Pacey. Il n’avait effectivement rien de concret contre Jen. Elle lut son dossier, tous ces déménagements des dernières années y étaient. Avait-il fait le rapprochement avec Jen ? Si ce n’était pas le cas, il ne tarderait pas à le faire. Jack avait raison, ils étaient en danger, ils devaient tous partir quelques temps et se faire oublier, Jen la première. Elle s’habilla rapidement. En partant, elle jeta un dernier regard à Pacey plein de regret. Pour la première fois de sa vie, elle se sentait bien avec un homme, elle se sentait vivante. S’il n’y avait pas ce fossé entre eux, ils auraient pu vivre une merveilleuse histoire, elle le sentait au plus profond d’elle-même. Elle était tombée amoureuse de lui dès qu’elle l’avait vu, mais c’était fini, elle devait l’oublier. Elle referma la porte doucement.
En rentrant elle réveilla Jack.
Jack : Joey, mais il est 5 heures du matin !
Joey : Il faut que l’on parte !
Jack : Quoi ?
Joey : Pacey va faire le rapprochement entre Jen et nous, entre ces vols.
Jack : Je croyais qu’il n’avait rien !
Joey : Il n’a aucune preuve mais à partir du moment ou il ferait le lien, il en cherchera. Jen doit partir, dès demain.
Jack : Comment sa maison est surveillée nuit et jour !
Joey : Voilà ce qu’on va faire.
Joey lui expliqua ce qu’elle avait l’intention de faire.
Le lendemain matin, Jack alla chez Jen et Dawson. Il lui expliqua ce Joey avait planifié. Il était prévu qu’elle prenne l’avion privé de Joey en direction des Caraïbes, Joey avait acheté un hôtel sous un faux nom, des faux papiers étaient prévu pour chacun d’eux au cas ou ils en auraient besoin un jour. Dawson l’accompagnerait pendant que Jack et Joey régleraient les derniers détails ici. Ils avaient chacun des comptes ouverts à leur faux noms aux îles caïmans, Jack s’occuperait de faire transférer leur argent sur ces comptes, sans que la banque s’en aperçoive et impossible à retracer.
En début d’après midi Jack passa prendre Jen et Dawson. Ils avaient rentré la voiture au garage pour pouvoir y mettre leurs bagages. Comme prévu la voiture de police les suivait.
Jack : Ces flics ne sont pas très futés !
Jen : Ils ne sont pas discrets j’ai tout de suite vu qu’on me suivait, et puis ils campent devant la maison toute la nuit.
Dawson : J’aimerais bien voir leur tête quand ils verront que nous avons disparu.
A son réveil Pacey avait regretté de se retrouver seul, après la nuit qu’ils avaient passé, il avait pensé qu’elle resterait au moins prendre le petit déjeuner. Mais après tout c’était mieux ainsi, il devait éviter de la revoir. Il se replongea dans ses dossiers. Il ne cessait de penser à ce qu’avait dit Joey quand elle lui avait présenté son frère. « il enquête sur le vol du Rembrandt »
Comment pouvait-elle savoir ? Mme Sherman lui avait affirmé qu’elle ne l’avait dit à personne à part à l’assurance. Peut-être que Jen lui avait dit au détour d’une conversation. Malgré ce qu’il ressentait pour Joey, il était convaincu qu’elle avait un lien avec cette affaire. Peut être qu’elle couvrait son frère. Il reprit les dossiers, la réponse était sous ses yeux, il en était persuadé.
Ils se garèrent devant un magasin d’informatique, celui d’Ernest. La voiture de police s’arrêta un peu plus loin. Ils restèrent un long moment à l’intérieur, on ne pouvait voir ce qui se déroulait à l’intérieur, Ernest, ayant des activités peu légales, préférait qu’on évite de voir ce qu’il se passait dedans. Une demi-heure plus tard, Jack repartit seul. Les deux policiers furent d’abord étonnés de voir que Jen et Dawson n’étaient pas avec eux. Ils attendirent quelques minutes puis décidèrent d’aller voir. En entrant ils ne virent qu’Ernest à son comptoir.
Ernest : Je peux vous aider ?
Policier : Nous avons vu une femme et deux hommes entrer ici.
Ernest : Vous faites erreurs, ils n’y avaient que ce jeune homme qui est parti tout à l’heure.
Policier 2 : Merde, ils ont filé.
Ils ressortirent rapidement et appelèrent Pacey.
Pacey : Ne bougez pas j’arrive.
Pacey les rejoignit quelques minutes plus tard.
Policer : On les a vu rentrer mais pas ressortir, il n’y a aucune porte de sortie par l’arrière nous avons vérifié.
Pacey : Elle est bien à quelque part, elle n’a pas pu se volatiliser.
Il entra à son tour dans le magasin et fouilla partout sans succès. Il cuisina Ernest qui se décida à parler. Avec Jack ils avaient convenu qu’il ne dirait rien pendant environ une heure, le temps pour eux de filer à l’aéroport.
Ernest : Ok, pas la peine de me menacer, ce type est venu me voir, il m’a filé 100 dollars pour que cette fille passe par l’arrière, une voiture l’attendait.
Pacey : C’est pas vrai, bloquer les gares et les aéroports, les bus, lancer un avis de recherche. Vite !
Ils passèrent l’après midi à essayer de la retrouver, aucun passager enregistré sous ce nom, à la gare, à l’aéroport et à la gare routière. Même la photo ne leur disait rien. Il passa la nuit à la chercher.
Pacey rentra bredouille à l’hôtel, et se coucha, il avait passé une nuit blanche et avait besoin de repos pour réfléchir.
Pendant les jours qui suivirent, Joey et Jack organisèrent leur fuite, ils devaient partir le lendemain. Joey avait débarrassé sa cave, personne ne pourrait se douter qu’elle avait passé des heures à peindre dans cette pièce. Les affaires étaient prêtes. Joey n’avait presque pas dit un mot depuis la nuit ou elle était rentrée. Jack était persuadé qu’elle avait passé la nuit avec Pacey.
Jack : Tu es sûre qu’on fait le bon choix.
Joey : On ne peut plus reculer maintenant.
Jack : Tu l’aimes n’est ce pas ?
Joey : Quoi ?
Jack : Cet agent du FBI, tu l’aimes n’est ce pas ?
Joey : Non, nous avons passé la nuit ensemble, c’est tout.
Jack : Je te connais assez pour savoir que tu n’es pas le genre de fille à coucher sans sentiments, même pour une seule nuit.
Joey : Peu importe demain nous serons loin.
Jack : Avec le temps tu oublieras.
Joey : Oui, tu as raison, allons nous coucher, nous partons tôt demain matin.
Joey attendit que Jack soit endormi pour sortir, elle devait le voir une dernière fois, même si c’était trop dangereux.
Pacey avait passé des jours à réfléchir. La fuite de Jen lui prouvait au moins qu’elle avait un rapport avec cette histoire, que c’était bien elle qui fournissait tous les renseignements aux voleurs. Son attention fut attirée par une feuille qui dépassait d’un dossier. C’était le parcours et le dossier scolaire de Joey. Il lut et relut plusieurs fois. Certains mots le frappèrent, comment avait-il pu passer à côté de ça. Ecole d’art, peinture, élève très douée. Il reprit son dossier. Elle avait déménagé plusieurs fois, dans les mêmes villes que Jen, au même moment, c’était encore Jen qui assurait ses œuvres. Jack. Petit génie de l’informatique. Tout se mettait doucement en place dans son esprit. Jen qui repérait leurs « clients », Joey qui reproduisait les peintures, Jack qui connaissait les systèmes d’alarme et Dawson, qui devait sûrement s’occuper de revendre les œuvres. Pendant tout ce temps, il avait la solution devant son nez. Joey l’avait mené en bateau. Il resta plusieurs heures assis à réfléchir devait-il ou non l’arrêter, il n’avait pas de preuves de ce qu’il avançait mais il en trouverait. Seulement il n’avait pas envie d’en trouver, c’était envoyer Joey en prison et il ne pourrait pas. On frappa à sa porte. Lorsqu’il ouvrit, il fut étonné et content de la voir.
Pacey : Bonsoir.
Joey : Je ne te dérange pas ?
Pacey : Non, tu es venu me parler de Jen ?
Joey : Pas vraiment, plutôt de nous.
Pacey : De nous ?
Joey : Je suis désolée d’être partie comme une voleuse la nuit dernière.
Pacey sourit: Comme une voleuse !
Joey : Ce que je ressens pour toi c’est…
Pacey : indescriptible.
Joey : Oui.
Pacey : Je ressens la même chose.
Joey : J’ai envie d’être avec toi, près de toi, dans tes bras, mais je ne peux pas, tu ne peux pas.
Pacey : Quand cette affaire sera terminée plus rien ne nous empêchera d’être ensemble.
Joey murmura : Il sera trop tard.
Pacey : Joey, je crois que je suis tombé sous ton charme, le premier jour ou je t’ai vu, mais j’ai douté de toi, de ton implication dans cette affaire.
Joey : Et aujourd’hui ?
Pacey : Je suis tiraillé entre l’envie de découvrir la vérité et la peur de découvrir que c’est toi qui est derrière tout ça.
Joey : Alors il vaut mieux que l’on oublie nos sentiments, la nuit que nous avons passé, tu es flic, je suis un suspect.
Pacey : Tu savais pour le Rembrandt, personne ne le savait.
Joey : Jen le savait, c’est elle qui me l’a dit.
Pacey : Jen. Est-ce que tu saurais par hasard où elle se cache ?
Joey : Non.
Pacey : Tu sais, nous l’avons cherché partout, les gares, l’aéroport, les taxis, rien personne ne l’a vu, volatilisé. Mais il y a un endroit où l’on n’a pas cherché. L’aéroport privé. Tu as un jet, et il n’y était pas ce jour là.
Joey : Et alors ?
Pacey : Peut être que tu l’as aidé à s’enfuir.
Joey : Tout ça ne sont que des suppositions.
Pacey : Pour l’instant, bientôt j’aurais assez de preuves pour t’inculper, toi et ton frère. Tu ne m’avais pas dit que tu peignais, mais je ne t’en veux pas, tu m’aurais mis sur la voie, et ce n’était pas ton but, tu voulais plutôt me détourner. Quand je pense que j’avais la solution sous les yeux tout ce temps.
Joey : Alors tu sais ?
Pacey : Je dois reconnaître que vous étiez plutôt doués, très doués, tout fonctionnait à la perfection.
Joey : Qu’est ce que tu attends pour m’arrêter ?
Pacey : Comme je te l’ai dit je n’ai pas assez de preuves. Je ne suis même pas sûre de vouloir en trouver.
Joey : Que veux tu dire ?
Pacey : Que je te laisse 24 heures pour filer.
Joey : Quoi ?
Pacey : Je ne veux pas que tu ailles en prison pour finir par me détester, et comme un idiot je laisse mes sentiments me guider.
Joey : Je…
Pacey : Pars avant que je ne change d’avis.
Joey lui sourit une dernière fois avant de fermer la porte. Pacey se laissa tomber sur son lit en soupirant.
Le lendemain Jack et Joey se rendirent à l’aéroport. Au moment de monter dans l’avion, ils aperçurent une voiture de police sirène hurlante arriver.
Jack : Joey dépêche toi.
Joey sortit de la voiture et commença à monter dans l’avion. Elle se retourna lorsqu’elle entendit Pacey l’appelait.
Pacey : Joey, Joey !
Jack la tirait par le bras.
Jack : Joey, monte dans cet avion, maintenant !
Pacey lui cria : Je t’aime !
Un large sourire s’afficha sur le visage de Joey, elle descendit de l’avion et courut vers lui. Elle l’embrassa. Ils restèrent enlaçés un long moment, savourant cet instant, en sachant que ce serait la dernière fois qu’il se verrait. Joey le regarda dans les yeux.
Joey : Je t’aime. Pars avec nous.
Pacey : Je ne peux pas.
Joey : Rejoins nous plus tard.
Pacey : Peut être.
Joey : Nous allons…
Pacey posa un doigt sur sa bouche : Chut, ne me dis rien.
Joey : Comment pourras tu savoir ou nous serons ?
Pacey : Je te trouverais.
Il lui sourit.
Pacey : Allez file, on se verra bientôt. Je te le promets
Il l’embrassa une dernière fois et regarda son avion décoller.
Les mois avaient passé, Jen, Jack, Dawson et Joey vivaient tranquillement sur une île peu fréquentée par les touristes, d’abord par ce que la destination était hors de prix et puis parce que l’île était très petite. Ils lézardaient tous les quatre sous un parasol lorsqu’ils aperçurent quelqu’un s’avançait vers eux. Le soleil ne leur permettait pas de voir de qui il s’agissait. Ce n’est que lorsqu’il parla qu’ils le reconnurent.
Pacey : Bonjour, le temps est vraiment agréable.
Ils regardèrent autour d’eux pour voir s’il était seul.
Pacey : Ne vous inquiétez pas, je suis venu seul, je suis en vacances.
Jack avec un grand sourire : Comment un flic peut se payer une telle destination ?
Pacey : Un jour je me suis retrouvé à la tête de plusieurs milliers de dollar. Certainement une erreur de la banque.
Jack : Certainement. En regardant Jen et Dawson. Ca vous dirait de piquer une tête.
Jen : Ok.
Dawson : Le dernier arrivé dans l’eau a perdu.
Joey le regardait avec un grand sourire.
Pacey : Je t’avais dit que je te trouverais.
Joey : Je t’ai facilité la tâche.
Pacey : J’avoue que le fait que je sache d’où provienne cet argent m’a un peu aidé mais je t’aurais trouvé quand même.
Joey : Bien sûr, je n’en doute pas, tu es un agent du FBI.
Pacey : Ex-agent, j’ai démissionné lorsque l’affaire a été classé.
Joey : L’affaire est classée ?
Pacey : Oui, vous ne risquez plus rien. Mais je crois qu’il vaut mieux rester ici encore quelques temps.
Joey : Et profiter du soleil.
Pacey : C’est ça.
Pacey s’approcha doucement d’elle et l’embrassa.
FIN
lilis012 (02.05.2005 à 16:52)