Il était très tard. Tandis qu’elle marchait en direction de chez elle, elle se mit à penser à des tas de choses. Pourquoi Pacey l’avait-il embrassé ? Pourquoi elle n’avait pas envie de Dawson ? Pourquoi s’était elle trompé sur ses sentiments ? Tant de Pourquoi auxquels elle ne pouvait répondre.
Elle décida de ne pas rentrer chez elle directement et alla s’asseoir sur le ponton. Les yeux dans le vague.
Soudain, elle le sentit. Il était revenu, installé derrière l’arbre, il l’observait.
Elle sourit en baissant la tête et en fermant les yeux. Elle revoyait son sourire, son visage, son corps. Il l’avait embrassé et elle avait adoré ça.
Lentement, il sortit de l’ombre pour la rejoindre. A chaque pas, il se disait qu’il devrait faire demi tour. Il n’aurait pas du l’embrasser surtout chez Dawson, mais il n’en pouvait plus. Il pensait sans arrêt à elle, à ce qu’ils avaient vécu ensemble. Ce lien lui manquait et il savait que son amitié avec elle comptait plus que celle avec Dawson.
A son arrivée, elle se leva sans un mot, ils ne se quittaient pas du regard. Le baiser qu’ils avaient échangé comptait énormément pour l’un comme pour l’autre.
JOEY : Ca fait longtemps que tu fais ça ?
PACEY : Quoi ?
Il savait de quoi il parlait.
JOEY : Veiller sur moi ! Car je pense que c’est ce que tu fais ? A moins que tu ne m’espionnes.
Il émit un faible rire, mal à l’aise. Il aurait du arrêter de la regarder depuis que Dawson était revenu mais il ne désirait pas coupait les liens qui les unissaient tout de suite. Il adorait la regarder en cachette, c’était son secret, leur secret car elle savait ce qu’il faisait.
PACEY : Dawson ma demandé de veiller sur toi, de te protéger, alors je l’ai fait.
JOEY : Il m’en a parlé, ça m’a un peu surprise, d’ailleurs. Je croyais que tu avais pris cette initiative, seul.
PACEY : T’aurais préférée ?
JOEY : Oui, parce que la je me demande si finalement tu n’es pas devenu ami avec moi que pour cette promesse.
PACEY : Comment tu peux croire ça ?
JOEY : Par le comportement que tu as ces derniers temps.
Le jeune homme passa la main dans ses cheveux, énervé, sa respiration s’accélérait, il bougeait beaucoup pour ne pas laisser paraître son trouble.
JOEY : Pacey, tu es devenu quelqu’un que je ne reconnais pas. Tu n’es pas du tout le garçon formidable que tu étais lors de ces vacances. Tu es distant, exécrable avec tout le monde. Tu n’es plus…
Il l’interrompit.
PACEY : Comment tu sais ce que je suis ou ce que je ne suis pas ? Tu me connais ? Si ce que tu dis est vrai, si tu penses vraiment que je n’étais ami avec toi que cette promesse alors tu ne me connais pas. Et nous ne sommes pas ami.
Le jeune homme commença à s’en aller lorsqu’une main l’arrêta. Il en fut troublé car il ne voulait plus aucun contact avec elle, cela le torturait trop. Et ce soir, en l’embrassant il avait connue la plus grande.
Quand il se retourna vers la jeune fille, il se retrouva face à un visage d’ange baigné de larmes. Et il en fut blessé, il ne voulait pas qu’elle pleure par sa faute, il voulait la rendre heureuse.
JOEY (d’une petite voix) : Tu penses vraiment que nous ne sommes pas ami ?
Il la prit dans ses bras et la berça. Elle se réfugia au creux de son cou, sentant son parfum, Joey se serra plus fortement contre lui, pour lui transmettre tout l’amour et tout le manque qu’elle avait ressenti en ne le voyant plus.
Elle était amoureuse de lui, elle l’avait toujours su et s’était toujours battu contre cette force. Dawson comptait trop pour elle pour qu’elle le fasse souffrir mais Pacey comptait encore plus.
PACEY : J’étais réveillé ce soir là, quand tu es revenu de la piscine. J’étais réveillé, je t’ai entendu et je t’ai senti sur mes lèvres. Pour moi, c’était comme si tu me disais que tu m’aimais, j’en étais heureux. Si je me suis éloigné, c’était pour ne pas faire souffrir Dawson, car je savais que si je restais aussi proche avec toi, je n’allais pas résister. Car même s’il est mon meilleur ami, ta présence est plus importante que la sienne.
Joey leva son visage vers lui. Ils se regardèrent un instant jusqu’à ce qu’il penche la tête et l’embrasse. Il prit possession de ses lèvres, de sa langue, il la touchait, la caresser si lentement, qu’elle se senti défaillir. Les yeux clos, un flot d’émotions l’envahit et elle s’agrippa à ses épaules pour sentir le contact de ses lèvres encore plus profondément.
Ce soir, niché dans les bras de celui qu’elle aimait réellement, elle avait pris sa décision et elle ferait tout son possible pour que Dawson ne souffre pas trop de ce choix.
FIN