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Un an pour s'aimer

Série : Dawson's Creek
Création : 01.09.2005 à 15h34
Auteur : lilis012 
Statut : Terminée

P/J story

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Joey finissait de déballer les derniers cartons, Jen et Jack avaient trouvé cet appartement après la mort de Grams. Jen ne voulait plus habiter dans la maison où elle avait vécu avec sa Grand-Mère. Avec l’argent de l’héritage elle avait acheté un appartement à New York et bien sûr Jack était venu habiter avec elle. Elle avait proposé à Joey de venir habiter avec eux, lorsque celle-ci avait voulu quitter sa chambre universitaire. Ils avaient une chambre en plus et Joey s’y était donc installée, heureuse d’y vivre avec ses amis. Elle entamait sa dernière année d’université et celle-ci commençait plutôt bien. Jen apparut sur le pas de la porte.
Jen : Un coup de main ?
Joey : Non, merci j’ai presque fini.
Jen: Le dîner est bientôt prêt.
Joey leva un sourcil interrogateur : C’est toi qui as fait le dîner ?
Jen : Rassure toi c’est Jack.
Joey : Je préfère ça.
Jen : A ta place je me méfierais, il cuisine aussi bien que moi.

Au moment de se mettre à table Jack revint de la cuisine.
Jen : Alors où est ton superbe poulet ?
Jack : Je crois que nous allons dîner dehors ce soir.
Joey et Jen éclatèrent de rire.
Jen : Qu’est-il arrivé à ce malheureux poulet ?
Jack : Disons qu’après avoir cuit pendant une heure, il était encore un peu cru alors j’ai augmenté la chaleur du four et maintenant il est un peu trop cuit.
Joey était allée voir dans la cuisine.
Joey : Un peu trop cuit ?
Jack : D’accord, il est carrément brûlé.
Jen l’avait rejointe dans la cuisine.
Jen : C’est du charbon tu veux dire !
Jack : Ok ça va, allez je vous invite au restaurant, il y en a un au coin de la rue qui à l’air sympa.

Ils prirent leur veste et se rendirent au restaurant. Le serveur les installa à une table.
Jen : Pas mal ce serveur.
Jack : Pas mal du tout, je crois que nous allons souvent venir manger ici.
Joey : Je ne crois pas que l’on viendra souvent.
Jack : Pour quelles raisons ?
Joey lui tendit la carte.
Jen s’exclama : Oouah !!!
Quelques personnes se retournèrent.
Jen s’enfonça dans son fauteuil: Excusez-moi. Puis plus doucement. Je crois qu’on ferait mieux d’y aller.
Joey : Ca ne se fait pas de partir comme ça.
Jen : Je peux simuler un malaise.
Joey : On commande une petite entrée et on s’en va.
Jack : Je vous ai dis que je vous invitais alors je vous invite.
Jen : Tu es dingue !
Jack : Mon père m’a envoyé encore un chèque cette semaine, j’ai largement de quoi vous inviter.
Jen : Je croyais que tu ne voulais toucher à cet argent qu’en cas d’extrême nécessité.
Jack : Mais c’en est une, il faut bien que je m’occupe de vous, c’est moi l’homme de la maison, alors champagne Mesdemoiselles.

Jack commanda trois coupes de champagne et ils firent un vrai festin de fêtes. Soudain Jen se figea.
Jen : Quel est le nom du restaurant dans lequel nous mangeons ?
Jack : Le True Love je crois. On peut savoir ce qu’il te prend ?
Jen : Là, droit devant.
Jack et Joey se retournèrent.
Joey : Où ça ?
Jen : Derrière le bar, celui à côté de la serveuse blonde.
Jack : Sa tête ne m’est pas inconnue.
Joey : Ah moi non plus.
Jen : C’est normal puisqu’il est dans notre salon.
Joey : Le champagne te monte à la tête.
Jen : Il est en couverture d’un magazine, il s’agit de Pacey Witter.
Joey : Pacey Witter ? Ah oui je m’en souviens, il a ouvert son restaurant il y a peu de temps et il est déjà réputé comme étant le meilleur restaurant de tout New York.
Jack : Je comprends mieux les prix qu’il applique.
Jen : Ce n’est pas tout, ce n’est pas le premier restaurant qu’il ouvre, il en a un à Boston, Washington, Miami et Los Angeles. Il est également connu pour sa fortune, il investit en bourse et apparemment il fait plutôt de bon placement parce qu’il a ouvert la plupart de ces restaurants grâce à cet argent et il n’a que 30 ans. Il est également réputé pour être un homme à femmes, elles succombent toutes à son charme et il ne s’en prive pas.
Pacey Witter tourna la tête vers eux et remarqua qu’il était observé. Jack et Joey se retournèrent mal à l’aise d’avoir été pris en flagrant délit.
Jen : Quelle discrétion !
Jack : Et c’est toi qui dit ça.
Le serveur s’approcha de leur table.
Jack chuchota : On s’est fait repéré.
Serveur : Est-ce que vous fêtez quelque chose ?
Jack : Euh, oui, on peut dire ça comme ça.
Serveur : Si je vous demande cela c’est parce que le patron du restaurant à l’habitude d’offrir une coupe de champagne à ses clients pour tous évènements fêtés dans son restaurant.
Jen montrant Joey du doigt : C’est son anniversaire.
Serveur : Bon anniversaire Mademoiselle.
Joey : Mais ce n’est pas…
Jen lui donna un coup de pied sous la table. Joey la fusilla du regard et se retourna vers le serveur avec un grand sourire.
Joey : Merci.
Serveur : Je vous apporte vos verres tout de suite.
Joey à Jen : Ce n’était pas la peine de me donner un coup de pied.
Jen : On nous offre le champagne, ça ne se refuse pas.
Le patron du restaurant vint leur apporter lui-même les coupes de champagne.
Pacey : Bonsoir, je me présente Pacey Witter, patron de ce restaurant, on m’a dit que l’un d’entre vous fêter son anniversaire.
Jen : C’est elle.
Joey : Oui c’est moi.
Pacey : Alors je vous souhaite un très bon anniversaire.
Joey se sentit rougir sous le regard du patron, il avait les yeux d’un bleu magnifique.
Joey : Merci.
Pacey : Je peux vous demander votre nom.
Joey : Joey, et voici Jack et Jen.
Pacey : C’est la première fois que je vous vois ici.
Jen : Nous venons d’emménager dans le quartier. Regardant Jack. Nous ne savions pas quoi manger alors nous avons décidé de venir ici.
Pacey : Bon et bien je vais vous laisser continuer votre repas. J’espère que cela vous a plu.
Jen : C’était parfait.
Pacey : Bonne soirée. Puis se tournant vers Joey. Au plaisir de vous revoir.
Une fois qu’il fut parti Jen et Jack observèrent Joey.
Jen : Au plaisir de vous revoir. Tiens donc.
Joey : Quoi, il dit ça à tous ses clients c’est normal qu’il aimerait qu’on revienne.
Jack : Pas nous mais toi.
Joey : Arrête un peu, il parlait de nous.
Jen : Je te ferais remarquer que c’est à toi qu’il s’est adressé.
Joey : Ca suffit avec vos insinuations et puis de toute façon il est trop vieux.
Jen : Ne me dis pas que s’il t’invitait à dîner tu dirais non.
Joey : Il ne m’invitera jamais à dîner. Le sujet est clos. Trinquons à mon anniversaire, et n’oublions pas de fêter le vrai dans un autre restaurant.

lilis012  (01.09.2005 à 15:40)
Le mois de septembre s’écoula paisiblement, leur petite vie à trois se mettait doucement en place. Joey avait repris les cours à l’université, ainsi que Jack. Jen quant à elle avait trouvé un travail dans une galerie de Soho. Jack avait accepté l’argent que son père lui envoyé uniquement pour payer les frais liés à l’appartement. Il refusait toujours de lui pardonner la façon dont il s’était comporté avec lui et ce n’était pas avec son argent qu’il allait arranger les choses.

Joey était allée faire quelques courses pour dîner, elle entra dans une librairie, elle avait son sac de course dans une main et les livres qu’elle cherchait dans l’autre. Arrivée près de la caisse, elle percuta quelqu’un. Toutes ces provisions s’éparpillèrent et elle se retrouva les fesses parterre.
Joey : Vous ne pouvez pas faire attention, on est dans une librairie par sur un ring !
Elle vit une main s’avancer vers elle.
Personne : Je m’excuse je ne vous avais pas vu.
Joey : J’avais cru le remarquer.
Elle prit la main qu’on lui tendait et reconnu la personne.
Joey : Oh c’est vous.
Pacey : Heureux de vous revoir.
Joey commença à ramasser ses affaires.
Pacey : Laissez moi vous aider.
Il l’aida à ramasser ses affaires et porta ses livres jusqu’à la caisse.
Pacey : Zola, Maupassant, Hugo. Vous aimez la littérature française ?
Joey : C’est au programme cette année.
Pacey : Vous êtes encore à l’université ?
Joey : Oui en dernière année.
Ils sortirent ensemble de la librairie.
Joey : Vous connaissez ces auteurs ?
Pacey : J’ai lu quelques uns de leurs romans. Vous partez dans quelle direction ?
Joey : J’habite un peu plus haut dans la rue.
Pacey : Donnez moi vos sacs, je vais vous aider à les porter.
Joey : Oh non ce n’est pas la peine.
Pacey : C’est le moins que je puisse faire après vous avoir percuté.
Joey : D’accord.
Ils remontèrent la rue silencieusement puis soudain Pacey lui demanda si elle savait danser.
Joey : Pardon ?
Pacey : Est-ce que vous savez danser ?
Joey : Euh oui, mais pourquoi cette question?
Pacey : Je me rends demain soir à un gala de charité, je me demandais si vous seriez d’accord pour m’accompagner.
Joey : Un gala mais je n’ai rien à me mettre.
Pacey : Je m’en occupe, alors vous acceptez.
Joey : Euh, oui, d’accord.
Pacey : Parfait je passerais vous prendre à 19h00. A demain.
Ils étaient arrivés devant chez Joey. Il lui rendit ses paquets et continua son chemin jusqu’à son restaurant. Joey resta quelques instants devant la porte à essayer de comprendre ce qu’il s’était passé, ils marchaient tranquillement dans la rue et soudain elle s’était entendue accepter sa proposition. Jen la tira de sa rêverie.
Jen : Ce n’était pas Pacey Witter que je viens de voir partir.
Joey : Si, on s’est rencontré à la librairie et il m’a raccompagné.
Joey tourna la clé dans la porte pour entrer.
Jen : Il t’a juste raccompagné ?
Joey : Oui il allait au restaurant, c’était sur son chemin.
Jen : Pourtant je l’ai entendu dire à demain.
Jen était derrière elle dans les escaliers. Joey l’ignora et ne répondit pas. Elles étaient arrivées devant la porte de l’appartement.
Joey : Est-ce que tu peux m’aider à ouvrir s’il te plaît. Je suis plutôt chargée.
Jen ouvrit la porte.
Jen : Alors, ça voulait dire quoi à demain ?
Joey alla dans la cuisine déposer les provisions, Jen était toujours sur ses talons.
Joey : Tu es trop curieuse. Il disait ça comme ça.
Jen : Joey, je te connais assez bien pour voir que tu mens. Alors, dis moi. S’il te plaît !
Joey sourit devant l’attitude de son amie, elle était vraiment très curieuse, elle décida de la faire marcher un petit peu.
Joey : D’accord.
Mais elle resta silencieuse pendant qu’elle rangeait les courses. Jen était au supplice.
Jen : Alors !
Joey : Je range d’abord les courses.
Jen saisit le paquet de beurre et le lait et les rangea dans le frigo, puis elle rangea les céréales dans le placard sous l’œil amusé de Joey.
Jen : Voilà c’est rangé. Alors !
Joey : Je me prépare un thé, tu veux quelque chose ?
Jen : Oui, je veux savoir !
Jack entra à ce moment là.
Jen Texte en gras: Jack aide moi, par pitié. Joey ne veut rien me dire.
Jack : Te dire quoi ?
Jen : Pacey Witter l’a raccompagné et apparemment il a l’intention de la voir demain.
Jack : Je croyais qu’il était trop vieux pour toi.
Joey : 8 ans ce n’est pas beaucoup.
Jen : Alors tu vas sortir avec lui ?
Joey : Il m’a invité à un gala de charité demain soir.
Jen : Un gala de charité mais comment tu vas t’habiller ?
Joey : Je lui ai dit que je n’avais pas de robe, il m’a dit de ne pas m’inquiéter.

La sonnerie retentit à la porte, Jack alla ouvrir. Il revint dans la cuisine avec un gros paquet.
Jack : C’est pour toi Joey.
Joey : Pour moi ?
Jen : Est-ce qu’il y a une carte ?
Jack : Non.
Jen : Allez ouvre.
Joey ouvrit le paquet elle resta bouche bée devant ce qui était à l’intérieur.
Jen : Alors c’est quoi.
Joey : Une robe.
Jack : Une robe !
Joey la sortit du paquet.
Jen : Ouah, elle est magnifique.
Jack : Et bien c’est un service rapide.
Jen : Va vite l’essayer.
Lorsqu’elle revint de la chambre, Jen et Jack restèrent sans voix. Joey portait une robe longue blanche, cintrée à la taille, dos nu et qui était évasée sur le bas. A la place des manches pendaient des fleurs accrochées à un fil, une ceinture reprenant les mêmes fleurs étaient brodées sur la robe et descendaient en cascade jusqu’en bas.
Jack : Et bien il ne s’est pas moqué de toi.
Joey : Je ne pensais pas qu’il m’enverrait une robe à la maison.
Jen : Joey, tu es splendide.
Joey : Merci, mais est ce que ça en vaut vraiment la peine.
Jen : Pourquoi cette question ?
Joey : Nous savons très bien que c’est un coureur de jupon, et son intérêt pour moi est disons limiter dans le temps, alors pourquoi faire tout ça.
Jack : Pour t’amuser.
Jen : Tu n’es pas sorti avec quelqu’un depuis des lustres, je suis sûre que tu as oublié comment on pratiquait la chose.
Joey : Jen !
Jack : Sors et amuses toi.
Joey : Très bien, je vais suivre votre conseil.

Le lendemain, Joey était prête à 19h00. Jen l’avait aidé à se préparer. A 19h00 la sonnerie retentit, Joey descendit. Il l’attendait dehors, il lui ouvrit la portière et elle s’installa dans la voiture.

Pendant la soirée, ils dansèrent tous les deux sur la piste. Tous les regards étaient rivés sur la magnifique jeune femme qui accompagnait Pacey Witter.
Pacey : Vous ne dansez pas, vous flottez.
Joey : J’ai hérité ça de mon père. Quand j’étais petite je dansais toujours sur ses pieds lors des réunions familiales mais aussi à la maison. Il rentrait du travail, il mettait de la musique et nous dansions. J’avais l’impression de flotter, de voler. Et puis ma mère nous rejoignait et elle dansait avec mon père. Ma mère aussi adorait danser. Je les regardais danser, s’amuser comme deux enfants. Ils me manquent beaucoup.
Pacey : Vous ne voyez plus vos parents ?
Joey : Ils sont morts dans un accident de voiture lorsque j’avais 10 ans c’est ma sœur Bessie qui m’a élevée.
Pacey : Je suis désolé.
Joey lui sourit. Une autre valse débuta.
Pacey : On continue ?
Joey : D’accord.
Pacey : Vous savez que vous êtes magnifique.
Joey : Merci. Mais c’est grâce à vous cette robe est splendide. Au fait comment avez-vous fait pour trouver une robe aussi vite et me la faire livrer, à la bonne taille en plus.
Pacey : C’est un secret, et concernant votre taille je suis un bon observateur.
Joey : Très bien je vous repose la question mais cette fois soyez honnête.
Pacey : Quel genre de réponse attendez vous ?
Joey : Une réponse du genre, ma cavalière m’a laissé tomber au dernier moment, et la robe était prévue pour elle. Mais avant de répondre j’ai encore une autre question. Vous sortez avec les plus belles femmes de New York alors pourquoi m’avoir invité ? Et n’oubliez pas soyez honnête.
Pacey : Vous voulez que je sois honnête. Très bien, vous avez raison. Ma cavalière m’a abandonné à la dernière minute pour passer la soirée avec son mari en vue d’une réconciliation.
Joey : Et la robe lui était destinée, n’est ce pas ?
Pacey : Et la robe lui était destinée.
La musique s’arrêta à cet instant.
Pacey : Vous désirez boire quelque chose ?
Joey : Du champagne s’il vous plaît.

Joey descendit les marches pour se rendre à l’une des tables. En chemin une personne l’interpella.
Personne : Excusez-moi ?
Joey : Oui.
Personne : Je vous ai vu avec ce jeune homme, il s’agit bien de Pacey Witter ?
Joey : Oui vous le connaissez ?
Personne : J’ai beaucoup entendu parler de lui. Je m’appelle Andie.
Joey : Joey.
Andie vit Pacey revenir.
Andie : Excusez moi je dois vous laisser.
Pacey vit la jeune femme partir de dos, cette silhouette ne lui était pas inconnue.
Pacey : Qui était ce ?
Joey : Une certaine Andie.
Le regard de Pacey se voila un instant à l’évocation de ce prénom.
Joey : Vous voulez bien qu’on aille dehors je meurs de chaud ici.
Après avoir bu leur verre de champagne ils descendirent dans le parc qui bordait la propriété qui accueillait la réception.
Joey : Vous n’avez pas répondu à l’une de mes questions.
Pacey : Laquelle ?
Joey : Pourquoi moi ?
Ils s’arrêtèrent de marcher. Pacey la regarda droit dans les yeux.
Pacey : Parce que je n’ai pas cessé de penser à vous depuis que je vous ai vu dans mon restaurant.
Joey : Est-ce que c’est le discours que vous sortez à toutes vos conquêtes ?
Pacey rigola.
Joey : Qu’est ce qu’il y a de drôle ?
Pacey : Vous êtes une drôle de petite bonne femme.
Joey : Une drôle de petite bonne femme ?
Pacey : Je vous avoue que je vous ai invité parce que ma cavalière m’a laissé tombé et vous n’en paraissez pas offusqué, et maintenant vous…
Joey : Quoi ?
Pacey : Vous êtes déconcertante. Et j’aime ça.
Il se pencha doucement vers elle et l’embrassa.

Le lendemain matin, Joey fut réveillée par une douce odeur. Elle se leva et enfila la chemise de Pacey et le rejoignit dans la cuisine.
Joey : Hum ça sent bon.
Pacey : Tu as faim ?
Joey : Je suis affamée.
Pacey : Il va falloir que tu patientes ce n’est pas encore prêt.
Joey : Très bien je vais essayer.
Il avait préparé la table du petit déjeuner sur la terrasse.
Joey : Quelle vue magnifique !
Pacey la regardait manger en silence.
Joey : On t’a déjà dit que c’était malpoli de regarder une fille dévorée son petit déjeuner.
Pacey : Joey ?
Joey : Oui.
Pacey : Je ne devrais pas te le dire mais je tiens beaucoup à toi. J’aimerais que les choses soient claires. Pour qu’il n’y ait pas de confusion plus tard.
Joey : D’accord.
Pacey : Tout ce que je peux t’offrir c’est ce que nous vivons en ce moment. Juste ça, jusqu’à ce que ça finisse. Ce que j’essaie de te dire c’est que nous n’avons pas d’avenir. Je ne suis pas un homme qui s’engage auprès des femmes.
Joey : Je sais.
Après un court silence Joey ajouta.
Joey : Je suis malade.
Pacey : Qu’est ce que…qu’est ce que tu veux dire ?
Joey : C’est mon cœur. Personne, non personne ne pensait que je vivrais aussi longtemps. J’aurais pu ne pas le mentionner mais je tiens sincèrement à toi Pacey. Je te le dis parce que tu as été franc avec moi. Pour que tu comprennes que je suis parfaitement consciente qu’entre nous il n’y aura que ça.

Pacey était au restaurant, il discutait avec son meilleur ami.
Dawson : Tu ne vas pas te lancer dans une relation avec cette fille, elle pourrait être ta petite sœur.
Pacey : N’exagères quand même pas, nous avons 8 ans de différence mais ce n’est pas la peine d’en faire un drame.
Dawson : Ce n’est pas raisonnable, cette fille n’a pas besoin d’un garçon comme toi dans sa vie.
Pacey : Merci.
Dawson : Sois réaliste, que vas-tu faire le jour où elle tombera vraiment malade, tu lui tiendras la main à son chevet ?
Pacey : Ecoute, elle m’a dit qu’elle était malade mais pas qu’elle allait mourir demain. Et je te l’ai dit ce n’est pas une relation sérieuse.
Dawson : Pacey, je te connais depuis qu’on est gosses et le Pacey que je connais aurait pris ses jambes à son cou après l’annonce d’une telle nouvelle.
Pacey : Peut être que cette fille me plaît un peu plus que les autres.
Dawson : Ne fonce pas tête baissée dans une histoire qui te ferait souffrir, mesure bien les conséquences.
Pacey : D’accord je ne la reverrais plus.
Dawson : Peut être que tu devrais quand même l’appeler ?
Pacey : Quoi, mais tu viens de me dire que…
Dawson : Je sais ce que je t’ai dit.
Pacey : Alors quoi ?
Dawson : Peut être que c’est une bonne chose pour toi. En tout cas, quel que soit ton choix, traite la bien.

Pacey continua de voir Joey. Ils se promenaient dans Central Park. L’automne s’était installé et les feuilles teintes des couleurs automnales tombaient en pluie pour recouvrir le sol. Ils marchaient main dans la main.
Pacey : Je sens qu’il va pleuvoir. Rentrons. Et puis j'ai un rendez vous bientôt.
Joey : Non, continuons de marcher et de discuter
Pacey : D’accord, discutons alors.
Joey : Oh, oh !
Pacey : Quoi, tu n’aimes pas parler de ta maladie ?
Joey : Pourquoi vouloir en parler. Je suis là maintenant c’est ça le plus important. Parlons plutôt de toi. Je sais peu de chose après tout, tu as 30 ans, de nombreux restaurants à travers le pays et tu es un coureur de jupon.
Pacey : C’est très flatteur comme description !
Pacey regarda sa montre. Il était toujours pressé, il avait toujours quelque chose à faire et sans montre il était perdu. La dernière fois qu’il ne la retrouvait plus, il avait mis son appartement sans dessus dessous pour la retrouver. Joey lui saisit le poignet et lui enleva sa montre.
Pacey : Qu’est ce que tu fais ?
Joey : Je te la rendrais quand tu auras oublié que je l’ai. Continuons de marcher s’il te plaît.
Pacey s’exécuta et ils passèrent l’après midi à flâner dans New York, Joey interdisait à Pacey de regarder l’heure en lui disant de profiter de l’instant présent.

lilis012  (01.09.2005 à 15:52)
Joey passait beaucoup de temps avec Pacey. Après les cours, elle se rendait au restaurant, elle s’installait à une table pour travailler pendant que Pacey s’activait en cuisine. Lorsque les premiers clients arrivaient elle s’éclipsait discrètement, passait chez elle voir ses amis et récupérer ses affaires, avant de repartir chez Pacey pour l’attendre.
Un soir, ils étaient tous les deux dans la chambre à jouer comme deux enfants. Ils faisaient une bataille de polochon et riaient comme des fous. Soudain Joey se leva, elle fit quelques pas et se tint au mur, elle avait du mal à respirer. Pacey la prit dans ses bras pour la soutenir.
Pacey : Respire, respire.
Après quelques minutes la crise se calma. Mais Pacey l’emmena à l’hôpital malgré les protestations de Joey.

Elle était assise sur une chaise dans le couloir pendant que Pacey discutait avec son docteur.
Docteur : C’est une maladie qui touche particulièrement les enfants, rarement les adultes. Dans le cas de Joey, la tumeur se trouve dans sa cage thoracique. Elle comprime son cœur et augmente rapidement. Ni les radiations, ni la chimiothérapie n’en sont venus à bout.
Pacey : Il doit bien exister d’autres traitements, d’autres méthodes.
Docteur : La seule option qui lui reste est la chirurgie mais c’est risqué, tellement risqué qu’aucun médecin ne veut pratiquer une telle opération. De toutes façons Joey refuse tout autre traitement, elle a signé un document refusant tout acte chirurgical.
Pacey : Combien de temps lui reste-t-il ?
Docteur : 1 an. Dans le meilleur des cas.

Halloween arriva rapidement. Pacey était dans son salon, il attendait Joey qui était allé lui chercher un costume. Jen avait organisé une fête costumée pour l’occasion.
Il prit son courrier sur la table, il regarda les enveloppes les unes après les autres. Il s’arrêta lorsqu’il aperçut l’expéditeur d’une lettre. Il hésita à l’ouvrir puis il décacheta l’enveloppe. Il commença à la lire lorsque Joey fit irruption dans l’appartement.
Joey : Pacey, je suis là.
Pacey rangea la lettre dans un tiroir. Il avait d’abord rechigné à l’idée de venir déguiser mais Joey l’en avait convaincu. Elle lui avait trouvé un affreux costume de lapin. Joey était déguisée en fée.
Jen avait invité toutes leurs connaissances, il y avait du monde partout même sur le palier. Durant la soirée Joey chercha Pacey dans l’appartement.
Joey : Dawson, est ce que tu aurais vu Pacey par hasard ?
Dawson : Non.
Joey demanda à Jack et Jen mais ils ne l’avaient pas vu non plus. En passant devant la chambre de Jack elle entendit rire. En entrant elle découvrit Pacey en pleine conversation avec Sarah, la collègue de Jen.
Pacey : Joey, je te présente Sarah.
Joey : On se connaît et vous vous connaissez ?
Pacey : Sarah est une vieille amie.
Sarah : Bon, il se fait tard, je vais y aller. Bonsoir.

Joey passait la nuit chez Pacey. Son chauffeur était venu les chercher. Le retour en voiture se fit silencieusement. Joey regardait par la fenêtre.
Pacey : Tu as l’air en colère contre moi, pourquoi ?
Joey : Je ne préfère rien dire.
Pacey : Rien dire à propos de quoi.
Joey : Tu tiens vraiment à ce qu’on en parle maintenant.
Pacey : Oui.
Joey : As-tu eue une relation avec Sarah ?
Pacey : Par le passé ?
Joey : Je connais déjà la réponse à cette question je te parlais de ce soir.
Pacey : Sarah est une vieille amie. Il ne s’est rien passé ce soir.
Joey : C’est juste que…quand je vous ai vu rire dans cette chambre j’ai eu l’impression que…mais tu n’as pas l’air coupable et je me dis que s’il s’était passé quelque chose tu aurais l’air coupable.
Pacey : Parfaitement.
Joey : Mais tu es un coureur de jupons.
Pacey : Joey, je te jure qu’il ne s’est rien passé avec Sarah ce soir.
Joey : C’est bizarre, malgré ton air innocent, j’ai la désagréable impression que tu me mens.
Pacey : Pourquoi te mentirais-je ?
Joey : Il y a une chose que ma maladie m’a apprise, c’est à savoir lorsque les gens mentent simplement en posant une main sur leur cœur.
Joey joignit le geste à la parole.
Joey : Redis le moi.
Pacey fut incapable de parler.
Joey : C’est bien ce que je pensais. Tu as couché avec elle, et chez moi en plus. Arrêtez la voiture.
Le chauffeur stoppa la voiture en pleine rue. Joey sortit et partit en courant. Pacey était sur ses talons.
Pacey : Tu t’attendais à quoi Joey, tu savais que toi et moi on n’avait pas d’avenir, c’était une relation sans obligation, sans engagement.
Joey : Ca n’a jamais empêché d’être fidèle.
Pacey : Je…
Joey : Tu quoi ? Parce que nous n’avons pas d’avenir toi et moi ça te donne le droit de me tromper, de me faire souffrir. J’ai un cœur Pacey, même s’il est malade, il est là, et tu l’as brisé.
Pacey : Joey, il fallait s’attendre à ce que tout ça ait une fin.
Joey : Et quelle magnifique fin, digne d’un roman. Va-t-en Pacey, laisse moi.

Joey partit et Pacey resta seul. La pluie s’était mise à tomber, quand Joey rentra chez elle, elle était trempée. Jen alla immédiatement lui chercher une serviette. Elle ne lui posa pas de questions sachant que Joey lui en parlerait d’elle-même. Elle lui prépara un thé, pendant que Joey se changeait. Elle s’installa à la table de la cuisine avec Jen. Elles burent leur thé en silence pendant quelques minutes, puis Joey brisa enfin le silence.
Joey : Il a couché avec Sarah.
Jen : Quoi ! Mais quand ?
Joey : Ce soir, et dans la chambre de Jack.
Jen : C’est une plaisanterie Joey.
Joey : Ca n’en est pas une. J’aurais mieux fait de me casser une jambe au lieu d’accepter d’aller à ce maudit gala de charité.
Jen : Tu ne pouvais pas prévoir ce qui allait se passer.
Joey : Bien sûr que si, c’est un célibataire endurci, coureur de jupons, ça ne pouvait pas se passer autrement. J’avais naïvement espéré qu’il change.
Jen : Tu tiens à lui c’est normal.
Joey : Je me suis toujours interdit d’éprouver des sentiments pour quelqu’un, je n’ai jamais voulu imposer ma maladie à quelqu’un, sachant qu’à tout moment je pouvais mourir.
Jen : Joey ne dit pas ça.
Joey : C’est la réalité Jen et tu le sais, Jack et toi savez qu’un jour que je ne serais plus là. Nous avons grandi, nous avons vécu avec cette maladie, tous les trois.
Jen : Et nous y ferons face ensemble, seulement je n’aime pas parler de ça, je préfère vivre le moment présent et profiter de chaque minute, chaque seconde passées avec toi.
Joey : Je crois que la vie nous a déjà laissé assez de répit.
Jen : Qu’est ce que tu es en train de me dire Joey.
Joey : J’ai fait un malaise, il y a peu de temps. J’étais chez Pacey. Il m’a emmené à l’hôpital. J’ai parlé au Docteur, d’après elle il ne me reste qu’un an maximum.
Jen resta silencieuse sous le coup de la nouvelle.
Jen : Dis-moi que ce n’est pas vrai.
Les larmes commençaient à couler le long de ses joues.
Joey : Jen tu m’avais juré de ne jamais pleurer quand cela arriverait.
Jen : Bien sûr que je te l’avais promis mais avec les doigts croisés dans mon dos, tu ne peux pas me faire promettre une telle chose, Joey, tu es mon amie, ma sœur, qu’est ce que je vais devenir sans toi ?
Jen pleurait maintenant à chaudes larmes, Joey la prit dans ses bras alors que l’émotion la gagnait à son tour.
Joey : Tout ira bien, Jen, nous avons encore un peu de temps devant nous, alors profitons en, et préparons un Noël exceptionnel.
A ce moment là Jack entra dans la cuisine, lorsqu’il les vit toutes les deux il comprit immédiatement. Ils avaient appris à vivre avec sa maladie, au rythme des battements de son cœur. Ils savaient l’issu inévitable, mais la vie leur avait laissé du temps, encore et toujours, repoussant l’échéance.
Jack : Combien de temps ?
Joey murmura : Un an.
Jack s’approcha d’elles et ils restèrent dans les bras l’un de l’autre pendant de longues minutes essayant de se faire à l’idée qu’elle ne serait plus là le prochain Thanksgiving.

Le lendemain, Pacey était au restaurant avec Dawson. Il préparait ensemble la nouvelle carte.
Dawson : Joey ne devait pas venir aujourd’hui après les cours ?
Pacey : Elle ne viendra pas.
Dawson : Elle a un empêchement ?
Pacey : Non, elle n’a pas d’empêchement.
Dawson : Qu’est ce que tu as fait ?
Pacey : Pourquoi tu penses que j’aurais fait quelque chose de mal.
Dawson : Parce que tu as une certaine tendance à l’autodestruction, quand tout va bien avec une femme tu trouves le moyen de tout foutre en l’air, même si le plus souvent tu ne franchis pas le cap de la première nuit.
Pacey : Quelle analyse Docteur Freud. Si je suis célibataire, c’est uniquement parce que j’aime les belles femmes.
Dawson : Et parce que tu as souffert une fois et que tu ne veux pas que ça recommence.
Pacey : Ecoute, le fait qu’Audrey t’ait épousé toi et non moi n’a rien à voir là dedans.
Dawson : Je ne veux pas remuer le passé, on a tous assez souffert de cette histoire et aujourd’hui nous sommes de nouveau les meilleurs amis du monde. Mais Joey n’est pas Audrey.
Pacey : Mais elle va mourir.
Dawson : Justement pourquoi ne pas profiter du temps qu’il vous reste.
Pacey : Parce qu’elle ne me pardonnera jamais ce que je lui ai fait.
Dawson : Rien n’est impardonnable.
Pacey : Même le fait d’avoir couché avec Sarah Parker le soir de Thanksgiving et dans son appartement.
Dawson : Tu n’as pas fait ça ?
Pacey : J’en ai bien peur.
Dawson : Tu n’es qu’un imbécile. Je n’ai pas souvent été d’accord avec les choix que tu as faits, mais je les ai toujours respectés par amitié. Aujourd’hui laisse moi te dire que tu fais une grave erreur en laissant partir.
Pacey : Elle finira quand même par s’en aller.
Dawson : Mais pour l’instant, elle est là, elle est en vie. Qu’est ce que tu attends ?
Pacey : Je ne peux pas faire ça, j’en suis incapable.
Dawson : Très bien comme tu veux. Mais tu le regretteras.


lilis012  (01.09.2005 à 15:58)
Joey se promenait dans Central Park, elle s’installa sur un banc pour lire un livre. Elle aimait beaucoup les couleurs du parc en cette saison, malgré le froid qui s’était installé, elle venait y lire et étudier ses cours régulièrement. Absorbée dans son roman, elle ne vit pas que quelqu’un l’observait. Pacey s’était mis derrière un arbre, lorsqu’il l’avait aperçue. Son cœur s’était mis à battre la chamade. Elle était toujours aussi belle, elle avait les cheveux relevés et le visage à moitié caché par une énorme écharpe. Il hésita à aller la rejoindre, il ne supporterait pas l’idée de la perdre une nouvelle fois et pour toujours. Il ne se sentait pas le courage d’être à ses côtés au moment où elle mourrait. C’était trop lui demander. Quand elle lui avait annoncé sa maladie, il n’aurait jamais imaginé éprouver de tels sentiments pour elle. Elle était si belle, si intelligente, si gaie, si pleine de vie qu’il avait succombé à son charme. Il savait qu’il l’avait fait souffrir, il avait fait ça pour se prouver qu’il était toujours le même, qu’il n’avait pas changé, mais il avait tort, il avait changé, et c’était grâce à elle. Il soupira, fit demi tour et s’en alla. Joey se sentant observée tourna la tête et aperçut une silhouette qui s’éloignait. Elle la regarda partir et se replongea dans la lecture de son roman.

Les jours qui s’écoulèrent sans lui, lui paraissait ne jamais finir. Elle avait hâte de tomber dans les bras de Morphée pour ne plus penser à lui. Elle se rappelait sans cesse les moments passés avec lui. Elle se rappelait sa tendresse, ses caresses, ses baisers. Tout lui, lui manquait.
Quant à Pacey, il s’était rendu compte que vivre sans elle et l’oublier était plus dur que ce qu’il n’avait pensé. Il aimait son sourire, sa spontanéité, sa façon de réagir face à la maladie, face à la mort. Il aurait aimé avoir sa vision de la vie, et de la mort pour l’aider à l’affronter. Dawson avait raison, il regrettait son choix, il regrettait de ne pas avoir essayé de lui parler pour se faire pardonner.

Joey était à la librairie, elle était dans le rayon littérature anglaise. Elle avait dans les mains un livre qu’elle avait commencé à feuilleter. Elle avançait en direction de la caisse tout en lisant quand quelqu’un la bouscula.
Personne : Pardon.
Joey : Ce n’est pas …Joey reconnut Pacey…grave.
Elle s’écarta de lui pour continuer son chemin.
Pacey : Joey, attends.
Joey : Je n’ai rien à te dire.
Pacey : Moi oui.
Joey : Je n’ai pas envie de te parler.
Pacey : Joey s’il te plaît accordes moi 5 minutes, on peut aller boire un café pour discuter.
Joey : Ok tu as 5 minutes.
Pacey : Quoi maintenant ?
Joey : Tant pis.
Joey se retourna et partit.
Pacey : Non, attends, c’est d’accord, si tu veux qu’on discute ici, on discutera ici.
Ils étaient maintenant en plein milieu de la librairie. Joey regardait Pacey les bras croisés sur la poitrine.
Pacey : Voilà, je voudrais que tu me pardonnes.
Joey : Hors de question.
Pacey : Je n’ai pas fini de parler.
Joey : Alors dépêche toi l’heure tourne et je n’ai pas toute la vie devant moi.
Pacey se rendit compte de la réalité de cette expression.
Pacey : Je le sais que tu n’as pas toute la vie devant toi, et c’est bien ce qui me fait peur. Ce soir là à la fête je t’ai vu si rayonnante, si joyeuse. Et puis j’ai pensé à Noël, à ton anniversaire, à Thanksgiving l’année prochaine et soudain, je me suis rendu compte que tu ne serais peut être pas là, que le seul Noël que nous passerions ensemble serait celui-ci. Alors j’ai paniqué, et j’ai fait cette erreur de…
Joey : Une erreur, c’est bien plus qu’une erreur, tu as agi de façon stupide, déraisonnée mesquine, égoïste…
Pacey : Je sais que je t’ai fait souffrir. Mais mets-toi à ma place.
Joey : Et toi est ce que tu t’es mis à ma place 30 secondes ? Je me suis sentie humiliée, trahie. Tu as couché avec elle sous mon propre toit !
Pacey : J’ai fait une erreur, une énorme erreur. Je n’aurais jamais imaginé quand je t’ai rencontré avoir une relation si longue avec toi. On s’était dit que nous n’avions pas d’avenir, et puis les choses ont changé j’ai aperçu un avenir pour nous deux et tout s’est écroulé quand le docteur m’a dit qu’il ne te restait qu’un an. Je ne supportais pas l’idée de te perdre.
Joey : Et maintenant ?
Pacey : Je ne le supporte toujours pas.
Joey : Oh !
Pacey : Mais je suis prêt à y faire fasse avec toi, enfin si tu es d’accord.
Joey : Ce qui veut dire ?
Pacey : Que je tiens à toi et que je veux profiter des derniers instants qu’il nous reste, je veux te rendre heureuse comme tu ne l’as jamais été.
Joey : C’est vraiment ce que tu veux, parce que tu n’auras pas d’autre chance.
Pacey : Alors tu me pardonnes ?
Joey : J’en ai l’impression, je ne sais pas si j’ai raison de te pardonner mais pour une fois j’écoute ce que mon cœur me dit.
Pacey : Et qu’est ce qu’il te dit ?
Joey : Que je dois te croire et croire en nous.
Il s’approcha doucement d’elle, ils n’avaient pas remarqué que les clients de la librairie avait assisté à leur conversation. Il n’y avait plus qu’eux, ils étaient seuls au monde à cet instant. Pacey plongea ses yeux dans les siens et l’embrassa. Les gens applaudirent et ce ne fut qu’à ce moment là qu’ils se rendirent compte qu’ils avaient assisté à la scène. Pacey la prit par la main et ils sortirent de la librairie, ils coururent jusqu’à l’appartement de Joey qui était vide à cette heure de la journée.
Joey avait à peine ouvert la porte que Pacey l’embrassa, elle jeta les clés sur la commode au passage pendant que Pacey refermait la porte avec son pied. Tout en se déshabillant ils se dirigèrent vers la chambre et furent arrêté par le pied du lit. Ils étaient debout devant le lit, Pacey regarda Joey et lui caressa la joue. Il passa la main dans ses cheveux et avec sa main approcha la tête de Joey vers la sienne pour l’embrasser. Leur baiser se fit plus tendre, mais plus intense. Il la coucha délicatement sur le lit tout en continuant de l’embrasser. Ils firent l’amour comme si c’était la dernière fois pour s’imprégner de chaque geste de l’autre, chaque caresse, chaque baiser.

Lorsqu’ils se réveillèrent la nuit était tombée. Ils s’étaient endormis dans les bras l’un de l’autre. Pacey l’embrassa sur le front.
Pacey : Hey.
Joey : Hey.
Pacey : Je crois que nous avons mis l’appartement sans dessus dessous.
Joey : C’est bizarre, Jack et Jen ne sont pas encore là. Il est tard pourtant.
Pacey : Ils ont peut être prévu d’aller manger au restaurant.
Joey se redressa subitement sur le lit.
Joey : J’avais complètement oublié, on avait rendez vous dans un restaurant sur la cinquième avenue.
Joey se leva et passa un peignoir. Elle courut prendre son téléphone et appela Jen sur son portable.
Joey : Jen, salut c’est moi, désolée de ne pas avoir appelé plus tôt.
Jen : Ne t’en fais pas, on comprend pourquoi tu as préféré commencer par le dessert.
Ils se mirent à rire.
Joey : Vous savez pour quelles raisons je ne suis pas venue !
Jen : Et oui, je suis rentrée pour me changer avant d’aller au resto et quand j’ai ouvert la porte, j’ai vu des fringues étalées partout qui formaient un chemin jusqu’à la chambre. J’ai immédiatement refermé la porte et je suis partie rejoindre Jack.
Joey : D’accord.
Jen : Tout va bien ?
Joey : Je crois oui.
Jen : Tu nous raconteras ?
Joey : Je vous raconterais ce qui est racontable.
Jen : Nous réclamons les détails croustillants !
Joey : Jen !
Jen : Ok, ca va. Bonne soirée.
Joey : A vous aussi.

Au moment où Joey raccrocha, Pacey arriva derrière elle et l’enlaça.
Pacey : Alors ?
Joey : Ils ne m’attendaient pas, Jen est passée à l’appart.
Pacey : Elle est donc au courant de la situation.
Joey : Je ne pense pas qu’ils vont rentrer tout de suite, je crois que nous pouvons encore profiter de l’appartement.
Pacey : Est-ce que tu as faim ?
Joey : Je mangerais un éléphant.
Pacey : Alors allons voir ce qu’il y a de bon dans ta cuisine.
Pacey cuisina et ils s’installèrent dans le salon.
Joey : Hum c’est délicieux.
Elle s’approcha de lui à quatre pattes et l’embrassa.
Pacey : En quel honneur ?
Joey : Pour te remercier de cet excellent repas.
Pacey : Fais-moi penser à cuisiner plus souvent pour toi alors.
Joey : Je n’y manquerais pas.
A cet instant ils entendirent la clé dans la porte. Jack et Jen glissèrent la tête dans l’entrebâillement de la porte, les yeux fermés.
Joey : On est là, vous pouvez entrer.
Ils entrèrent les mains sur les yeux.
Jack: Vous êtes habillés?
Joey : Ca va, on est habillé.
Jack : Vous êtes sûrs ?
Joey : Mais oui.
Jen : Si vous voulez on peut repartir.
Pacey : Non, restez, il y a encore à manger si vous voulez.
Ils ôtèrent enfin leurs mains et s’installèrent avec eux. Jack se précipita sur la nourriture.
Joey : Je croyais que vous aviez dîné ?
Jen : Nous avons été au restaurant mais c’était infecte, nous n’avons rien mangé.
Jack : Un conseil, évite le chinois de la cinquième. Hum c’est délicieux ! Tu devrais venir plus souvent dîner à la maison.
Pacey : Merci.
Ils passèrent une agréable soirée, Pacey les quitta pour repartir au restaurant travailler. Joey eut droit alors à un interrogatoire en règle.
Jen : Est-ce que tu vas garder ton sourire béat encore longtemps ou est ce que tu vas finir par tout nous raconter.
Joey : Il n’y a pas grand-chose à raconter.
Jack : Je te signale qu’hier encore tu ne voulais pas parler de lui et aujourd’hui on te retrouve ici avec lui en train de vous faire des papouilles.
Joey : Je l’ai rencontré à la librairie cet après midi. Nous avons parlé et voilà.
Jen : Je veux des détails. Comment il t’a abordé, ce qu’il t’a dit, où il t’a embrassé et si vous avez passé un agréable moment, si tu vois ce que je veux dire.
Voyant que ses amis ne céderaient pas, Joey décida de leur raconter leur rencontre à la librairie, leur discussion et leur baiser.
Jen : C’est si romantique !
Jack : C’est peut être romantique mais ce n’est pas ça qui m’intéresse, qu’est ce qu’il s’est passé ensuite ?
Joey : Nous sommes venus ici et c’est tout ce que vous saurez.
Jen : Vous avez fait ça dans la chambre ?
Joey : Jen !
Jack : Tu t’es arrêté au plus intéressant, aies pitié de nous, nous n’avons pas eu de vie sexuelle depuis des lustres, on se contente de celle des autres.
Jen : Parles pour toi, moi je suis sortie avec quelqu’un il y a peu de temps.
Jack : Si tu parles de Mark c’était il y a 6 mois !
Jen : Tu peux parler ! Ta dernière conquête s’appelait…comment s’appelait-il déjà ? Je ne me souviens plus de son nom ça fait trop longtemps !
Jack : 8 mois, seulement 8 mois !
Jen : C’est bien plus que moi !
Joey : Puisque vous êtes en manque de sexe tous les deux, vous n’avez qu’à coucher ensemble. Bonne nuit.
Jen et Jack se regardèrent, ils s’imaginèrent un instant dans les bras l’un de l’autre.
Jack : Tu crois que…
Jen : Et toi tu crois que…
Jack : Non !
Jen : Non !
Jack : Quoique…
Jen : Tu penses vraiment que…
Jack : On pourrait essayer…
Jen : Mais tu es…
Jack : Justement…
Jen : Aucun sentiment…
Jack : Juste pour le sexe…
Jen : Rien que pour le sexe…
Jack : Alors ?
Jen : Alors ?
Pour toute réponse, ils se jetèrent l’un sur l’autre et commencèrent à s’embrasser, mais ils furent interrompu par Joey qui revenait dans la cuisine.
Joey : Je croyais que vous deviez aller vous coucher ?
Jack : Euh, oui.
Jen : Oui.
Ils se levèrent, Jack alla dans sa chambre et Jen se dirigea dans la salle de bain. Joey les regarda surprise par leur attitude puis retourna dans sa chambre.

lilis012  (01.09.2005 à 16:04)
Lorsqu’il rentra chez lui, Pacey s’installa à son bureau pour regarder son courrier. Il ouvrit son tiroir pour prendre le coupe papier lorsqu’il tomba sur la lettre qu’il avait caché. Il la prit et la lut. Une fois qu’il eut fini de la lire, il la reposa et soupira. Le lendemain matin, il prit le téléphone et composa le numéro noté dans la lettre. Il tomba sur un répondeur, le message était enregistré par un homme. Son mari sûrement, il avait reçu une invitation il y a quelques années mais il avait décidé de ne pas y aller. Il ne laissa pas de message.

Lorsqu’il arriva au restaurant, Joey était déjà là, elle discutait avec Dawson.
Dawson : Tu es en retard ! On ne fait pas attendre les jolies filles.
Pacey : Ca fait longtemps que tu es là ?
Dawson : Ca fait une demi-heure qu’elle t’attend, au moins !
Pacey : C’est vrai ?
Dawson : Bien sûr que c’est vrai.
Joey : Il te taquine, je viens d’arriver.
Pacey : Viens allons nous installer à une table.
Alors qu’il prenait leur petit déjeuner une femme passa devant le restaurant et s’arrêta. Pacey la regarda longuement avant de détourner le regard. La jeune femme s’en alla mais Joey la reconnut.
Joey : Tiens c’est la femme que j’ai rencontré au gala de charité, tu la connais ?
Pacey : Pas vraiment.
Joey : Tu ne veux pas en parler ?
Pacey : Cette femme est ma sœur jumelle.
Joey : Tu as une sœur jumelle ?
Pacey : Et un frère aussi. Mais ils ne font plus parti de ma vie depuis longtemps.
Joey n’insista pas, mais lorsqu’il partit en cuisine, elle alla parler à Dawson.
Joey : Pourquoi ne voit-il plus sa famille ?
Dawson : Je crois que c’est à lui de t’en parler.
Joey : Il ne le fera pas.
Dawson : Un conseil, n’insiste pas.
A ce moment là, Pacey revint des cuisines et Joey retourna s’assoir avec lui. La bonne humeur de Pacey s’était envolée.
Pacey : Tu avais besoin d’autre chose ?
Joey : Non.
Pacey : Qu’est ce que tu lui as demandé ?
Joey : Rien.
Pacey : Ecoute ce n’est pas à lui de te parler de ma famille.
Joey : Il ne m’a rien dit.
Pacey : Ca ne te regarde pas, ça ne regarde personne.
Joey : Ecoute Pacey, je respecte ton choix de ne pas vouloir m’en parler, mais laisse moi te dire une chose. On a qu’une famille et c’est vrai qu’on ne la choisit pas. Mais tu as la chance d’avoir encore tes parents, alors peu importe ce qu’il s’est passé il faut savoir pardonner parce que la famille c’est ce qu’il y a de plus important dans la vie, elle est toujours là quand on en a besoin.
Pacey : C’est là que tu trompes, ma famille n’a jamais eu besoin de moi et quand mon père m’a mis à la porte quand j’avais 18 ans, mon frère s’est rangé du côté de mon père, quant à ma sœur « jumelle », elle n’a même pas pris ma défense. Alors tu vois la famille ça ne te soutient pas dans les moments difficiles, au contraire, ça t’enfonce encore un peu plus la tête sous l’eau.
Pacey repartit en cuisine laissant Joey seule. Elle se leva et partit quand Dawson le rejoignit en cuisine.
Dawson : Est-ce que ça va ?
Pacey : J’ai connu des jours meilleurs.
Dawson : C’était Andie, n’est ce pas ?
Pacey : Elle m’a écrit une lettre, elle voudrait me voir pour que l’on se parle.
Dawson : Que vas-tu faire ?
Pacey : Rien.
Dawson : Tu sais Joey a raison quand elle dit qu’on ne choisit pas sa famille, mais elle a raison aussi quand elle dit qu’il faut savoir pardonner.
Pacey : Je ne pardonnerais jamais à mon père.
Dawson : Je ne parlais pas de ton père mais d’Andie.
Pacey : Dawson, tu étais là quand c’est arrivé, aujourd’hui tu es ma seule famille. Si tes parents ne m’avaient pas recueilli chez eux, je serais encore dans la rue. Ca fait douze ans maintenant et mon père n’a jamais essayé de me revoir, il ne m’a jamais demandé pardon pour le mal qu’il m’avait fait. Maintenant c’est trop tard, cette ordure est mort et je n’ai même pas pu lui dire ce que je pensais de lui.
Dawson : Andie a fait le premier pas vers toi, écoute au moins ce qu’elle a à te dire.

Le soir venu, Pacey était seul chez lui, il relut la lettre une seconde fois. Puis il attrapa sa veste et sortit. Au moment de sonner, il fit demi tour, mais se ravisa, il n’avait pas fait tout ce moment pour rien. Il remonta l’allée et sonna. Ce fut un petit garçon qui lui ouvrit la porte.
Petit garçon : Bonsoir.
Pacey fut étonné de voir un enfant lui ouvrir la porte, il ne savait pas que sa sœur avait un enfant.
Pacey : Euh, bonsoir, est ce qu’Andie, enfin, ta maman est là.
Le petit garçon disparut à l’intérieur de la maison en criant.
Petit garçon : Maman, Maman ! Oncle Pacey est là.
Oncle Pacey, alors elle lui avait parlé de lui. Andie apparut sur le seuil de la porte.
Andie : Bonsoir.
Pacey fut encore plus étonné de constater qu’elle était enceinte.
Pacey : Bonsoir.
Andie : Tu veux entrer ?
Pacey : Non.
Andie : Je suis contente que tu sois venu.
Pacey : Je n’aurais pas du c’est une erreur.
Il tourna les talons mais Andie le rappela.
Andie : Pacey, attends, laisse moi t’expliquer.
Pacey s’emporta et laissa éclater toute sa colère trop longtemps contenue.
Pacey : M’expliquer quoi, que tu as pris le parti de ce salaud, que tu ne m’as pas défendu, moi, ton frère, tu étais tout pour moi, ma sœur, ma confidente, celle qui me comprenait le mieux, qui me défendait devant lui. Et là tu n’as rien dit, tu m’as laissé partir et tu n’as même pas cherché à me contacter, au lycée tu m’évitais et après tu es partie à l’université. Comment peux-tu expliquer un tel comportement ? Je n’aurais pas du venir.
Il descendait l’allée lorsqu’elle lui dit.
Andie : Il me menaçait de me mettre aussi à la porte si j’osais te parler, te regarder, t’écrire ou même t’appeler.
Il se retourna et s’avança vers elle. Elle pleurait à présent.
Andie : Si tu savais comme ça a été dur pour moi, tu savais que je rêvais d’aller à l’université, de devenir médecin. Je devais choisir et je n’ai peut être pas fait le bon choix. Et puis les années ont passé et c’était de plus en plus dur pour moi de te contacter. D’abord je ne savais pas où tu étais, ce que tu étais devenu. Les Leery ont refusé de me dire où tu étais, ils me disaient simplement que tu allais bien et je m’en contentais. Et puis un jour j’ai lu un article sur toi, et je me suis rendue compte qu’on habitait la même ville. Toutes ces années à te chercher pour finalement me rendre compte que tu n’étais pas loin.
Il s’approcha d’elle et la prit dans ses bras.
Pacey : Tu m’as tellement manqué Andie.
Après être restés quelques instants dehors, le mari d’Andie leur proposa d’entrer. Il leur prépara du café et vint s’installer avec eux dans le salon.
Andie : Pacey, je te présente mon mari John.
John : Enchanté de faire enfin ta connaissance, Andie m’a tellement parlé de toi.
Pacey : Je suis content de te connaître également. Je n’en reviens pas tu es marié et tu as un enfant. Au fait comment s’appelle-t-il ?
John : Nous l’avons appelé Andrew.
Il se tourna vers Andie.
Pacey : Et quand est prévu l’heureux évènement ?
Andie : Début de l’année prochaine.
Pacey : C’est pour bientôt alors.
Andie : Et oui, et toi est ce que tu as quelqu’un dans ta vie, Monsieur le Tombeur ?
John : Andie m’a raconté que toutes les filles du lycée étaient folles de toi.
Pacey : Disons que je n’ai jamais vraiment eu de mal à inviter les filles à sortir avec moi.
Andie : D’après ce que j’ai pu lire dans les journaux tu n’as pas vraiment changé.
Pacey : Ca va te surprendre mais j’ai changé.
Andie : Et comment s’appelle celle qui a réussi à te changer ne me dit pas que c’est Audrey ?
Pacey : Non, Audrey est marié avec Dawson depuis 5 ans maintenant.
Andie : Audrey et Dawson ?
Pacey : Après avoir passé 2 ans ensemble, elle m’a quitté pour être avec lui.
Andie : Est-ce que tu les vois toujours ?
Pacey : Après quelques mois difficiles, nous avons réussi à nous retrouver et aujourd’hui Dawson est mon associé et meilleur ami.
Andie : Alors parles moi de celle qui a conquit ton cœur.
Pacey : Elle s’appelle Joey, elle est en dernière année à l’université. Elle étudie la littérature. Je te la présenterais, tu verras elle est pleine de vie, brillante, drôle et tellement belle.
Andie : On dirait que tu as trouvé la perle rare.
Le regard de Pacey se voila.
Andie : Qu’est ce qu’il se passe ?
Pacey soupira : Joey est très malade, depuis longtemps, il ne lui reste plus qu’un an à vivre.
Andie : Oh Pacey je suis désolée.
Pacey : Ne le sois pas, c’est la vie. Je vais tout faire pour qu’elle soit la plus heureuse des femmes.
Andie : Mais on ne peut pas la soigner ?
Pacey : Elle refuse tout traitement, elle a tellement souffert qu’elle ne veut plus rien tenté, d’après son médecin il resterait la chirurgie mais c’est risqué et elle refuse tout intervention chirurgical.
Andie : De quelle maladie s’agit-il ?
Pacey : Il y a une tumeur qui comprime sa cage thoracique et son cœur.
Andie : Je comprends que ce soit risqué, elle peut en mourir et rare sont les médecins qui pratiquent une telle opération.
Pacey : Mais il y en a ?
Andie : Il y en a, j’en connais quelques uns.
Pacey : Tu connais des médecins qui pourraient l’opérer ?
John : Tu oublies que tu parles à un chirurgien.
Pacey : Chirurgien, alors tu as finalement fait le métier que tu rêvais.
Andie : Oui j’y suis arrivée.
Pacey : Je suis fière de toi.
Andie : Je te ferais une liste des médecins, et je passerais quelques coups de fils pour toi si tu veux.
Pacey : Je ne peux pas refuser.
Ils passèrent la soirée à discuter, à rattraper les années perdues. Pacey repartit le cœur léger, heureux d’avoir retrouvé sa sœur et l’espoir de guérir Joey.

Quelques jours plus tard, Andie l’appela et lui dit qu’un médecin de l’Ohio était près à le recevoir demain. Pacey prit le premier avion et rencontra le Docteur Moore qui accepta de l’opérer. Il avait enfin trouvé une solution, il voyait enfin un avenir pour eux deux. Le plus dur serait de convaincre Joey. Et ça n’était pas gagné.

lilis012  (01.09.2005 à 16:08)
Le mois de décembre était déjà là et avec lui, le froid et la neige. Joey avait rencontré Andie et sa famille et ils avaient prévus de passer les fêtes ensemble chez Andie, Joey avait demandé à ce que Jen et Jack les accompagnent. Elle refusait de passer le réveillon de Noël sans eux. Sa sœur et son mari devaient les rejoindre le jour de Noël.
Jen et Jack avaient acheté pour cette occasion un énorme sapin, ils avaient du pousser quelques meubles pour pouvoir le mettre mais il était magnifique. Ils avaient fini de le décorer pendant que Joey aider Pacey à choisir un sapin. Jen et Jack contemplaient le sapin, fiers de leur travail.
Jen : Tu crois qu’elle aimera notre surprise, d’habitude on le décore toujours ensemble.
Jack : Bien sûr qu’elle va aimer, notre sapin est magnifique.
Jen eut soudainement les larmes aux yeux. Jack l’entendit renifler et se tourna vers elle.
Jack : Non, Jen je t’interdis de penser à ça !
Jen : Je ne peux pas c’est trop dur, c’est notre dernier Noël avec elle, comment veux tu que je sois gaie et joyeuse alors qu’elle va bientôt mourir.
Jack : Tu sais ce qu’elle te dirait si elle t’entendait. Qu’elle est encore là et bien vivante et qu’elle veut garder l’imagine de nous souriant, nous amusant et fêtant Noël comme n’importe quel autre Noël comme n’importe quelle autre famille. Sans penser qu’elle ne sera bientôt plus parmi nous car elle serait toujours présente en nous, toujours.
Jen se blottit dans ses bras.
Jen : C’est trop dur, Jack, c’est trop dur. Ca fait des semaines que je me force à sourire devant elle, mais je n’y arrive plus.
Elle pleura et Jack la serra dans ses bras.
Jack : Moi non plus, je n’arrive pas à me faire à cette idée, mais je le fais pour elle, parce que c’est ce qu’elle veut.
Jen releva la tête, les joues baignaient de larmes.
Jen : Je le ferais pour elle et pour nous.
Ils se regardèrent quelques instants puis Jack s’approcha doucement d’elle et l’embrassa. Au début ce fut un timide baiser comme s’ils se cherchaient et puis ils laissèrent la passion, le désir les envahir et ils firent l’amour sur le canapé.

Joey et Pacey avaient enfin trouvé un sapin de Noël. Ils réussirent tant bien que mal à la caser dans l’ascenseur. Pacey monta seul avec le sapin pendant que Joey attendait le prochain. Le concierge s’approcha d’elle.
Concierge : Vous avez trouvé votre sapin ?
Joey : Oui.
Concierge : Mr Witter n’est pas trop fatigué après son voyage éclair dans l’Ohio.
Joey : Voyage, mais quel voyage ?
Concierge : Je sais bien qu’aller dans l’Ohio n’est pas faire un grand voyage, mais moi je n’ai jamais quitté New York…
L’ascenseur arriva et Joey monta dedans sans prendre la peine d’écouter le concierge.
Pacey : J’ai mis le sapin dans la …
Joey le coupa: Qu’est ce que tu as été faire dans l’Ohio ? Réponds-moi.
Pacey : Je suis allé voir un chirurgien.
Joey : Je croyais avoir été claire à ce sujet, je suis déjà passée par là des millions de fois, je suis bien placée pour savoir qu’il n’y a plus aucun recours et je ne veux pas donner de faux espoir aux gens qui m’entourent.
Pacey : Il y a encore une chance, encore un espoir.
Joey cria : Non, il n’y plus aucune chance, je vais mourir et tu ne peux rien y faire, ni toi ni ce chirurgien.
Elle se refugia sur la terrasse. Pacey la rejoignit et la serra dans ses bras.
Pacey : On en parlera plus.
Ils restèrent ainsi plusieurs minutes savourant cet instant en sachant qu’il n’y en aurait plus beaucoup de ce genre.

Jen et Jack étaient dans les bras l’un de l’autre. Aucun des deux n’osaient briser le silence. Ils avaient apprécié ce moment passé ensemble, mais ils ne savaient pas trop ce que ça signifiait pour eux. Après quelques minutes, Jen brisa le silence.
Jen : Tu crois qu’on a fait une erreur ?
Jack : Je ne sais pas.
Jen : Cette histoire va changer pas mal de choses entre nous.
Jack : Nous serons simplement des amis qui se sont vus tout nus.
Jen rigola : Jack !
Jack : Ecoute Jen, tout ce que je sais pour l’instant c’est que j’ai apprécié ce moment avec toi et que tu es la seule femme avec qui j’ai eu envie de couché.
Jen : Je suis flattée. Et toi tu es le seul gay avec qui j’ai couché.
Jack : Tu peux être fier de toi, ce n’est pas facile de mettre un gay dans son lit, à moins qu’il ne soit ivre.
Jen : Tu as bu ?
Jack : Non je suis sobre.
Jen : Alors je suis fière de moi.
Jack : Qu’est ce qu’on va faire ?
Jen : Se lever et s’habiller, et nous verrons bien si nous avons envie de retenter l’expérience.
Jack : Tu aurais envie de retenter l’expérience ?
Jen : Et toi tu aurais envie ?
Ils se regardèrent et ils se jetèrent l’un sur l’autre. Ils firent de nouveau l’amour sur le canapé.
Jen : Ouaw !
Jack : Ouaw !
Jen : 2 fois !
Jack fier : 2 fois.
Jen : C’était encore mieux que la première fois.
Jack : Je vais te dire une chose, je crois que l’on va souvent s’adonner à ce genre de sport ensemble.
Jen : Je suis d’accord avec toi, on est plutôt doué.
Jack : On est doué.
Jen reprit son sérieux : Où est ce que ça va nous mener ?
Jack : Je ne sais pas, mais tentons le coup !
Jen : Tu es tout de même gay, et si un jour il y a plus que le sexe entre nous ?
Jack : Et bien il y aura plus que le sexe entre nous.
Jen : Oui mais s’il y a plus seulement pour l’un de nous deux et pas l’autre ?
Jack : Jen, si tu veux tout arrêter, arrêtons tout maintenant avant qu’il ne soit trop tard.
Jen : Je n’ai pas vraiment envie d’arrêter mais j’ai peur de continuer.
Jack : Je te promets que nous serons toujours amis, peu importe ce qu’il se passe.
Jen : Peu importe ce qu’il se passe ?
Jack : Nous sommes deux amis qui couchent ensemble et c’est tout.
Jen : Deux amis qui couchent ensemble, ça me convient.
Jack : Vivons cette relation au jour le jour.
Jen : D’accord.
Jen se blottit dans ses bras. Et ils restèrent ainsi dans les bras l’un de l’autre.

Le soir venu Pacey et Joey se rendirent à Time Square pour l’illumination du sapin de Noël. Ils étaient blottis dans les bras l’un de l’autre. Pacey se rendit compte à cet instant que c’était le premier mais aussi le dernier Noël qu’il passerait avec Joey. Il approcha doucement son visage du sien, il l’embrassa tendrement. Au moment où le sapin s’illumina, il lui murmura à l’oreille.
Pacey : Je t’aime.
Elle resta blottie silencieusement dans ses bras.

En rentrant chez elle, Joey prit les papiers qui stipulaient qu’elle ne souhaitait aucune intervention chirurgical, ni réanimation. Elle se mit devant Pacey et les déchira.
Pacey : Qu’est ce que tu fais ?
Joey : Je nous donne une chance.
Il s’approcha et la prit dans ses bras.
Pacey : Tu es sûre que c’est ce que tu veux ?
Joey : J’y ai réfléchi toute la journée. Je ne le fais pas seulement pour moi, je le fais pour nous, je le fais pour Jen et Jack, pour ma famille.

Peu avant Noël, ils allèrent patiner au centre ville. Pacey était resté au bord laissant Joey patiner. Elle était très douée. Au bout d’un certain temps Joey le rejoignit.
Joey : Tu es sûr que tu ne veux pas venir ?
Pacey : Non merci, je ne suis vraiment pas doué.
Joey : Allez, je t’apprendrais !
Pacey : Non.
Joey : S’il te plaît.
Pacey : Est-ce que tu sais ce que signifie le mot non !
Joey : Comme tu voudras.
Joey se dirigea vers le centre de la patinoire.
Joey : Regarde cette arabesque !
Pacey : Magnifique !
Soudain Joey s’écroula sur la glace.

Pacey était à l’hôpital en pleine discussion avec le médecin.
Docteur : La tumeur a encore grossi.
Pacey : Ce qui veut dire ?
Docteur : Que la prochaine fois qu’elle s’évanouira, elle risque de ne pas se réveiller tout de suite. Voir jamais.
Pacey : Combien de temps lui reste-t-il ?
Docteur : Ce n’est plus qu’une question de semaine.
Pacey : Une question de semaines ! Mais il y a 1 mois vous lui donniez un an.
Docteur : La maladie a progressé plus vite que je ne l’aurais pensé.
Pacey : Un an, vous m’aviez dit un an. Docteur, je veux mon année !
Docteur : Je suis désolé Mr Witter.

Pacey retrouva Joey dans sa chambre.
Joey : Salut.
Pacey : Salut. Comment tu te sens ?
Joey : Ca pourrait aller mieux. J’ai annoncé au docteur que j’étais d’accord pour subir une opération. Elle n’avait pas trop l’air d’apprécier la nouvelle.
Pacey : J’ai contacté de le Docteur Moore de l’Ohio, il est d’accord pour pratiquer l’opération en janvier, mais il faudra nous déplacer.
Joey : Tu resteras avec moi ?
Pacey : Je ne te quitterais jamais Joey.

C’était le matin de Noël, Joey fut réveiller par le froid. Elle se retourna et constata que le lit était vide. Elle appela Pacey, mais aucun bruit ne semblait venir de l’appartement. Elle se leva et mit l’un des pulls de Pacey. Elle traversa l’appartement et perçut un bruit venant de la terrasse.
Joey : Pacey ?
Soudain Pacey surgit.
Pacey : Non, reste là ne bouge pas.
Joey : Quoi, mais qu’est ce que tu fais ?
Pacey : Tu verras attends deux minutes.
Il disparut de nouveau derrière les rideaux de la porte fenêtre. Joey s’approcha intriguée.
Joey : Pacey, dis moi ce que tu fais, tu sais bien que je n’aime pas les surprises.
Elle l’entendait crier de dehors.
Pacey : Un peu de patience j’arrive.
Elle en profita pour sortir le cadeau de Pacey qu’elle avait caché dans l’un des tiroirs pour le déposer sur la table du salon. Pacey s’activait toujours au dehors, il fit les derniers branchements des guirlandes.
Pacey : Ca y est, tu peux venir.
Il n’entendit aucune réponse.
Pacey : Joey ?
Il passa la tête à travers les rideaux.
Pacey : Joey ?
Soudain il vit étendue par terre.
Pacey : Joey ! Joey !
Il appela immédiatement les secours et le médecin de l’Ohio. L’ambulance arriva rapidement, une fois à l’hôpital Pacey appela ses amis et sa famille. Jen et Jack arrivèrent au plus vite suivie par la sœur de Joey et son mari. Puis ce fut au tour d’Andie et de Dawson et Audrey.
Andie : Alors comment va-telle ?
Pacey : Pas très bien.
Andie : Tu as prévenu le docteur Moore ?
Pacey hocha la tête.
Pacey : Il arrive, il ne devrait plus tarder maintenant.
Une infirmière vint alors le prévenir que Joey voulait le voir. Il s’approcha doucement de son lit et s’installa à ses côtés. Joey lui prit la main et lui sourit faiblement. Elle essaya de parler mais Pacey l’en dissuada.
Pacey : Chut ne dis rien, tu dois te reposer, Le Docteur Moore arrive.
Au même moment il entra dans la pièce suivi par des infirmières.
Dr Moore : Le bloc est prêt ?
Infirmière : Oui, ils vous attendent.
Dr Moore : Alors ne perdons pas de temps.
Alors qu’ils emmenaient Joey, elle murmura.
Joey : Attendez.
Ils s’arrêtèrent et Pacey s’approcha d’elle.
Joey murmura faiblement : Je n’ai jamais eu…l’occasion de te le dire…. mais je voulais que tu le saches…Je t’aime.
Les infirmières poussèrent le lit de Joey vers la sortie, Pacey lâcha sa main et resta debout quelques secondes à la regarder partir. Une infirmière le dirigea vers la salle d’attente où tout le monde attendait. Pacey tournait en rond dans la salle d’attente, les secondes paraissaient des minutes, les minutes des heures et les heures des jours entiers.
Ils avaient passé la nuit à attendre silencieusement lorsque la silhouette du chirurgien se dessina au bout du couloir. Pacey retint son souffle. Lorsque le chirurgien jeta son bonnet par terre et leva les yeux vers eux, il comprit que c’était fini.

Lorsqu’il rentra chez lui il trouva le petit paquet sur la table. Il le prit et hésita à l’ouvrir. Il se dirigea vers la fenêtre, son appartement était tel qu’il l’avait laissé la veille. Les guirlandes étaient encore allumées. Il ouvrit délicatement la petite boîte. A l’intérieur se trouvait sa montre. Il regarda par la fenêtre et observa la neige tomber sur New York.

FIN.

lilis012  (01.09.2005 à 16:14)
Voilà, j'espère que ça vous a plus.
Le film dont jeme suis inspiré est Un Automne à New York. J'ai trouvé cette histoire touchante et j'ai eu envie de la transposer avec les persos de Dawson.
Dites moi ce que vous en pensez.

Aurélie.

lilis012  (01.09.2005 à 16:15)
je l'ai lu pendant que tu l'écrivais et c tout simplement magnifique!!

bravo, bravo, bravo!!

je connaisais deja le film mais avec les perso de dawson, c encore mieux!! et le changement des personnages, je trouve cela bien!! la fin est trop triste mais tu as du respecter le film! en tout cas, encore félicitation! j'adore!!!

titite  (01.09.2005 à 16:28)
elle est tout simplement magnifique ton histoire, j'en est les larmes aux yeux. continu comme sa j'ai hate de lire les prochaines. BRAVO.

joeyfan  (01.09.2005 à 17:07)
Très belle histoire, je ne connais pas le film mais bon ça donne envie de le voir.

spikygirl  (01.09.2005 à 17:43)

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